• Newspapers : A Black & White Issue - Measuring racial diversity in journalism, by Matt Daniels and Amber Thomas (pudding.cool)
    https://pudding.cool/2017/10/asne
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    Along with the country as a whole, the press has too long basked in a white world, looking out of it, if at all, with white men’s eyes and a white perspective. That is no longer good enough. ––Kerner Commission, 1968

    #racisme #médias #presse #États-Unis (mais ailleurs aussi, même si en France c’est interdit d’en parler)

    #visualisation #storytelling #statistiques #d3.js

    https://seenthis.net/messages/646959 via Fil


  • Six Years After Fukushima, Robots Finally Find Reactors’ Melted Uranium Fuel - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2017/11/19/science/japan-fukushima-nuclear-meltdown-fuel.html

    https://static01.nyt.com/images/2017/11/21/science/21SCI-FUKUSHIMA4/21SCI-FUKUSHIMA4-facebookJumbo.jpg

    Now that engineers say they have found the fuel, officials of the government and the utility that runs the plant hope to sway public opinion. Six and a half years after the accident spewed radiation over northern Japan, and at one point seemed to endanger Tokyo, the officials hope to persuade a skeptical world that the plant has moved out of post-disaster crisis mode and into something much less threatening: cleanup.

    “Until now, we didn’t know exactly where the fuel was, or what it looked like,” said Takahiro Kimoto, a general manager in the nuclear power division of the plant’s operator, Tokyo Electric Power Co., or Tepco. “Now that we have seen it, we can make plans to retrieve it.”

    Tepco is keen to portray the plant as one big industrial cleanup site. About 7,000 people work here, building new water storage tanks, moving radioactive debris to a new disposal site, and erecting enormous scaffoldings over reactor buildings torn apart by the huge hydrogen explosions that occurred during the accident.

    C’est beau la com’ du nucléaire

    At the plant’s entrance, a sign warned: “Games like Pokemon GO are forbidden within the facility.”

    “We have finished the debris cleanup and gotten the plant under control,” said the guide, Daisuke Hirose, a spokesman for Tepco’s subsidiary in charge of decommissioning the plant. “Now, we are finally preparing for decommissioning.”

    In September, the prime minister’s office set a target date of 2021 — the 10th anniversary of the disaster — for the next significant stage, when workers begin extracting the melted fuel from at least one of the three destroyed reactors, though they have yet to choose which one.

    #Nucléaire #Fukushima #Propagande #Robots

    https://seenthis.net/messages/646342 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • [Ressources humaines] L’actualité actuEL RH : Interdiction du voile au travail : les juges français se conforment aux règles européennes
    http://www.actuel-rh.fr/content/interdiction-du-voile-au-travail-les-juges-francais-se-conforment-aux-regl

    23/11/2017
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    Hier, la Cour de cassation a adopté le raisonnement de la Cour de Justice de l’Union européenne concernant le port du voile islamique. Le licenciement d’une salariée pour refus d’ôter son voile lors des rendez-vous en clientèle est discriminatoire si le règlement intérieur de l’entreprise ne prévoit pas de clause de neutralité proportionnée aux objectifs poursuivis.
    Licenciée pour faute en 2009, cette ingénieure d’étude avait refusé de retirer son voile islamique lorsqu’elle se rendait en clientèle. Huit ans après son licenciement pour faute, la Cour de cassation vient finalement de lui donner raison, en déclarant que son licenciement était sans cause réelle et sérieuse. Dans un arrêt rendu le 22 novembre 2017, la chambre sociale de la haute Cour applique scrupuleusement le raisonnement adopté le 14 mars 2017 par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). La CJUE avait alors répondu à la question préjudicielle posée par les juges français, en affirmant que la prise en compte du souhait de la clientèle de ne plus vouloir travailler avec une salariée voilée ne peut pas être considéré comme une « exigence essentielle et déterminante » justifiant une discrimination.

    Une clause intégrée au règlement intérieur
    La Cour de cassation souligne le fait que l’interdiction faite à la salariée de porter son foulard lorsqu’elle était en contact avec des clients ne résultait que d’un ordre oral, qui ne visait qu’un signe religieux déterminé. Ce faisant, l’entreprise a commis une discrimination, directement fondée sur les convictions religieuses de la salariée. Si une entreprise souhaite mettre en place une telle interdiction, la Cour exige qu’une clause de neutralité générale, « interdisant le port visible de tout signe politique, philosophique ou religieux sur le lieu de travail » figure dans le règlement intérieur de l’entreprise (ou dans une note de service adjointe au règlement intérieur).

    La référence des juges au nouvel article L. 1321-2-1 du code du travail est explicite. Introduit par la loi Travail de 2016, ce texte permet aux entreprises privées d’inscrire dans leur règlement intérieur des clauses qui restreignent la manifestation des convictions des salariés « si ces restrictions sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché ». Même si cette règle ne pouvait être appliquée car les faits étaient antérieurs à l’entrée en vigueur de la loi, la Cour de cassation incite les entreprises à recourir à cette nouvelle possibilité. Et à se trouver ainsi en conformité avec le droit de l’Union européenne.

    Une exigence professionnelle essentielle et déterminante
    Cependant, toute clause de neutralité inscrite au règlement intérieur ne protège pas l’entreprise. Car une obligation en apparence neutre peut entraîner dans les faits, un désavantage particulier pour les personnes adhérant à des convictions. Dans ce cas, la restriction vestimentaire s’analyse en une discrimination indirecte. Cette dernière doit, pour être licite, répondre à une exigence professionnelle essentielle et déterminante constituée en raison de la nature de l’activité professionnelle ou des conditions de son exercice, comme l’impose la directive fixant le cadre européen en faveur de l’égalité de traitement (article 4, §1). L’objectif de la différence de traitement doit être légitime, et l’exigence proportionnée.

    Une caractéristique liée à la religion ne peut répondre à ces conditions que dans des cas très limités. Ainsi, dans le second arrêt rendu par la CJUE en mars 2017 (qui concernait une affaire belge) les juges européens ont considéré que la volonté de l’entreprise d’afficher une politique de neutralité politique, philosophique ou religieuse dans ses relations avec ses clients était un élément objectif pouvant fonder une obligation de neutralité vestimentaire. En revanche, la volonté de l’employeur de tenir compte des souhaits particuliers d’un client est une considération subjective. Dès lors qu’elle vise indifféremment toute manifestation de convictions, une politique de neutralité dans l’entreprise traite de la même façon tous les travailleurs. Attention toutefois, une telle politique est justifiée si elle s’applique uniquement à l’occasion des contacts avec la clientèle.

    La Cour de cassation s’inscrit dans une ligne logique après son arrêt Baby Loup, rendu le 25 juin 2014 en Assemblée plénière. Dans cet arrêt, elle avait admis comme légitime et proportionnée l’interdiction, pour les salariés d’une association en contact avec de jeunes enfants, de porter des signes religieux. La clause de neutralité générale était valide notamment car elle concernant une association employant seulement 18 salariés.

    Reclasser plutôt que licencier
    Autre point de la jurisprudence de la CJUE repris par la Cour de cassation : le comportement à adopter face au refus par le salarié de se conformer à la règle de l’entreprise. Ainsi, si la salariée refuse de retirer son voile lors de ses relations clientèle, l’entreprise doit d’abord rechercher si elle peut proposer à cette salariée un poste sans contact visuel avec les clients plutôt que d’opter pour un licenciement. Les juges tempèrent toutefois cette règle, en précisant que le choix doit être fait en tenant compte des contraintes inhérentes à l’entreprise, et de façon à ce que cette dernière ne subisse pas de charge supplémentaire.

    Laurie Mahé Desportes
    –-

    https://seenthis.net/messages/646756 via Nouvelles d’Orient


  • « Il n’y a ni contrepartie, ni information », rencontre avec la Fabrique de la Ville sur l’évolution des Pentes - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/Il-n-y-a-ni-contrepartie-ni-information-18358

    Pour rencontrer la Fabrique de la Ville, rendez-vous le mercredi 22 novembre (19h30-21h30) à la Salle Paul Garçin (Lyon 1er)
    Le Plan Local d’Urbanisme et de l’Habitat a été adopté par les élus de la Métropole de Lyon, il exprime une certaine vision de la ville. Une enquête publique vous permettra prochainement de vous exprimer.
    Nous habitant-es du quartier, vous proposons de comprendre ensemble ce que décline ce plan d’urbanisme c’est à dire la ville qu’il dessine pour les 15 années à venir et de nous interroger : dans quelle ville souhaitons nous vivre ?



  • Dans les coulisses de la #modération du « 18/25 » de jeuxvideo.com
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/11/16/jeuxvideo-com-les-moderateurs-racontent-les-coulisses-du-forum-18-25_5215777
    http://img.lemde.fr/2017/11/15/534/0/3500/1750/644/322/60/0/cf6af0e_5409-73635e.ntyu45z5mi.jpg

    (…) Tous racontent l’histoire de mesures prises dans la précipitation. Les modérateurs bénévoles du « 18-25 » auraient été prévenus le jour même, par un simple message privé. « Les explications sont restées floues », raconte Mickaël, 23 ans, le vétéran de l’équipe. « Chez Webedia, ils ont été des grosses billes sur le coup, y va plus franchement Nicolas (prénom modifié), 22 ans. On n’a eu des informations que jeudi soir, après une journée entière de censure durant laquelle les utilisateurs étaient perdus – et nous aussi. »

    Dans la nuit, une équipe de modérateurs salariés (aussi appelés « administrateurs ») est entrée en action. L’un des modérateurs bénévoles parle de dix postes en CDD. Contactés pour certains par Le Monde, ces « admins » ont invariablement expliqué ne pas avoir le droit de parler à la presse.

    Leur tâche, dans un premier temps : nettoyer les forums de fond en comble, sans faire dans le détail. Les insultes sexistes ou racistes sont systématiquement supprimées, mais aussi des termes jugés polémiques, comme « féministe » ou « Shoah », indépendamment du contexte dans lequel ils sont utilisés.

    « On a perdu pas mal de sujets parlant d’Hitler par exemple, et ce sur tous les forums, précise Nicolas. Ce qui a un peu énervé le modérateur du forum Histoire, par exemple. Ça s’est assoupli depuis, heureusement : les nouveaux salariés ont reçu de nouveaux ordres. »

    Mais la brutalité paye : dans une certaine mesure, l’ordre semble être aujourd’hui à peu près revenu sur le forum « 18-25 » de Jeuxvideo.com. Si l’on y trouve encore des messages misogynes et des blagues plus que douteuses, les appels au harcèlement semblent, pour le moment, contenus.

    *Pour combien de temps ? « De ce que j’ai entendu, les CDD courent jusqu’au 31 décembre », croit savoir Nicolas. Qui ne sait pas s’ils seront prolongés à cette issue.¨ « L’un des administrateurs est pour, semble-t-il presque regretter. Mais si les contrats sont prolongés, les bénévoles comme moi n’auront plus trop de raison d’être. »

    Les bénévoles n’ont plus à s’occuper des sujets agressifs qui pullulaient ces derniers jours et ont même été invités à repenser leur rapport au forum. « Animation, sujets à débat, relais entre les utilisateurs et les administrateurs… », énumère Thomas, modérateur expatrié à Londres. L’avenir qui se dessine pour eux semble d’abord être celui de gestionnaires de communautés.

    Du calme revenu, Thomas se félicite. Lui qui « soutient la cause féministe dans tous ses aspects » dit s’être porté candidat à la modération pour en finir avec ces débordements. Il regrette que les efforts de son équipe, lors des derniers mois, aient été si régulièrement niés.

    « Nous réclamions de meilleurs outils depuis longtemps », poursuit-il. Pour les modérateurs bénévoles, ce n’est pas leur bonne volonté qu’il faut mettre en cause, mais l’évolution trop rapide des forums.

    #digital_labor

    https://seenthis.net/messages/645414 via tbn


  • À New Delhi, les autorités pulvérisent de l’eau pour réduire la pollution
    http://www.france24.com/fr/20171110-inde-eau-pulverisee-contre-pic-pollution-new-delhi-particules-fin

    Pour le deuxième hiver consécutif, Delhi étouffe sous la pollution
    http://lemonde.fr/planete/article/2017/11/10/pour-le-deuxieme-hiver-consecutif-delhi-etouffe-sous-la-pollution_5213353_32

    Les autorités envisagent de faire voler des hélicoptères pour arroser la capitale de gouttelettes d’eau et faire tomber les particules de pollution.

    "La pollution atmosphérique a entraîné 525 000 morts prématurées en Inde en 2015, soit le quart du total mondial, selon une étude publiée par la revue The Lancet en octobre. A New Delhi, les premiers à avoir vu ou senti la couche de pollution sont les sans-abri, endormis sur la banquette arrière de leur tricycle, ou les gardes de sécurité postés devant les résidences des quartiers aisés de la capitale. Les autres l’ont découverte le matin dans leur chambre, en se réveillant au milieu d’une fumée blanchâtre. Depuis ce jour, l’air de Delhi pique les yeux et irrite la gorge des habitants. On y respire comme dans un pot de peinture. « New Delhi est devenu une chambre à gaz », a reconnu Arvind Kejriwal, le dirigeant de l’Etat de Delhi. (...)
    Les autorités indiennes, qui font face à leur deuxième hiver « airpocalyptique » d’affilée, sont toujours aussi désemparées. La pollution atmosphérique est causée par les incinérations de déchets à ciel ouvert, les briqueteries, les usines, la circulation automobile, l’usage de combustibles polluants comme le coke de pétrole, ou encore la poussière des chantiers de construction. Mais les autorités de l’Etat de Delhi ont surtout pointé du doigt la culture du brûlis pratiquée à cette période de l’année dans l’Etat voisin du Pendjab. Son ministre en chef, Amrinder Singh, a répondu que le gouvernement régional n’avait pas les moyens de verser des compensations financières aux paysans pour qu’ils arrêtent de brûler leur champ, et a renvoyé la balle dans le camp du premier ministre indien, lequel ne s’est toujours pas exprimé sur la question."

    #vraiment_formidable

    https://seenthis.net/messages/643840 via Supergéante



  • Une stratégie européenne pour la gauche, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 6 novembre 2017)
    https://blog.mondediplo.net/2017-11-06-Une-strategie-europeenne-pour-la-gauche #st
    https://blog.mondediplo.net/IMG/arton1897.jpg

    Si la dernière élection a confirmé quelque chose, c’est bien que l’euro est l’hypothèque posée sur toute stratégie de conquête du pouvoir à gauche. Même les débris de la social-démocratie ont fini par s’en apercevoir, un peu tard cependant, et, mettant les bouchées doubles pour rattraper un si long silence, pensent avoir trouvé avec le « parlement de l’euro » de quoi racheter vingt-cinq ans d’errements. C’est que, si plus personne ne croit, ni même ne peut entendre, la promesse devenue outrageante de « l’Europe sociale », celle de « l’Europe démocratique » a pris le relais — en apparence plus fraîche, mais en réalité aussi résolument creuse.