Mona Chollet

Cheffe d’édition au « Monde diplomatique »

  • Le revenu universel ou l’#assistanat à vie, Jean-Philippe Delsol, avocat, président de l’Iref (Institut de recherches économiques et fiscales) et auteur de « L’Injustice fiscale. Ou l’abus de bien commun »
    http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/021783145873-le-revenu-universel-ou-lassistanat-a-vie-1208843.php

    L’idée est d’attribuer à chaque citoyen une somme mensuelle assurant sa subsistance, le cas échéant différenciée selon l’âge du bénéficiaire. Cette allocation dite « universelle », d’un montant variable de 470 à 800 euros par mois selon les scénarios, pourrait ainsi remplacer tout ou partie des aides sociales, dont le maquis nuit à une juste attribution. Tous auraient un filet de sécurité garanti par la collectivité. En contrepartie, certains proposent l’institution d’un impôt proportionnel dont l’#allocation_universelle serait déduite. Tous les citoyens seraient ainsi traités égalitairement dans le cadre d’un système si simple qu’il en devient séduisant. Mais cette séduction est celle de l’enfer pavé de bonnes intentions.
    Ce revenu universel aurait tôt fait de laisser croire à chacun qu’il peut donc vivre en tendant la main, sans travailler. Certes, il ne pourrait le faire que modestement, mais ce serait possible de subsister d’oisiveté, le cas échéant en s’associant avec d’autres compagnons de prébende. Rien ne dit d’ailleurs que bientôt la pression ne se ferait pas pour augmenter cette aubaine prélevée sur les autres, ceux qui travailleraient encore. L’exemple de l’impôt progressif sur le revenu, dont le taux de 2 % à sa création en 1914 a été porté jusqu’à 90 % en 1925, est éloquent à cet égard. Et même si très peu devaient profiter indûment de ce revenu universel pour vivre aux dépens des autres sans en avoir nécessité, ce serait toujours trop et #immoral dans le principe. Par définition, ces profiteurs seraient les prédateurs du revenu des autres. Et cette allocation universelle détruirait la #propriété et le #travail sans lesquels le progrès et la #civilisation s’affadissent à défaut de permettre à la liberté de s’épanouir.
    Bien plus, ce concept est le prototype des droits créances consistant à faire croire à chacun qu’il peut exiger des autres le paiement d’une dette qu’ils n’ont jamais contractée. Cette illusion dénature les rapports sociaux en contribuant à leur déséquilibre et en favorisant des #revendications_infondées.

    http://seenthis.net/messages/472684 via colporteur

    • Cette critique du revenu universel ressemble énormément à celle que fait Damien Teillier de la démocratie. Une critique néo-libérale, à peu de chose près anarcho-libérale...

      Donc en même temps qu’elle détruit les richesses par la prédation fiscale et la redistribution, la démocratie développe presque toutes les formes de conduites indésirables à des niveaux dangereux : dépendance, négligence, imprévoyance, incivilité, cynisme et délinquance.

      Ces comportements sont favorisés par le court-termisme. La constitution d’une épargne ou d’un patrimoine suppose de s’imposer une discipline, de faire des sacrifices, d’accepter la gêne immédiate en vue d’un avenir meilleur. Or la démocratie incite au contraire à ne pas penser au lendemain puisqu’il est toujours possible de recourir aux allocations, aux logements sociaux et de vivre avec l’argent des autres. Seul compte alors le moment présent et le plaisir immédiat. D’où l’hédonisme et le consumérisme infantiles, sans aucune responsabilité de soi ni des autres.

      http://www.contrepoints.org/2013/12/04/148689-lillusion-democratique-causes-consequences-et-remedes

      Décidément ces vilains impôts...

      Et à côté de ça on a Bernard Friot :)

      http://www.revue-ballast.fr/bernard-friot