• Grèce : Les Échos désertent le terrain économique et administrent des leçons de morale - Acrimed | Action Critique Médias
    http://www.acrimed.org/article4721.html

    À l’unisson de la presse généraliste et refusant d’étudier sérieusement certains arguments factuels, les éditorialistes et chroniqueurs des Échos désertent ce qui semblait quand même être l’objet du journal, fusse-t-il orienté – là n’est pas le sujet : l’analyse économique. Désertion confirmée par les propos de l’expert du jour (« L’invité des Échos », en dernière page de l’édition du mardi 7 juillet), Dominique Moïsi, qui, après avoir confirmé son adhésion à la ligne éditoriale du journal en qualifiant le gouvernement grec « (d’)incompétent techniquement » (sans s’embarrasser lui non plus de la moindre explication), nous propose une analyse tout en finesse :

    « L’Europe se trouve aujourd’hui face à trois menaces : le djihadisme, le poutinisme et le populisme. D’un côté de la Méditerranée, il y a Dieu dans ce qu’il a de plus intolérant, de plus dur, et de notre coté, un retour au marxisme qui ne se cache plus du tout ».

    On tremble de peur… Ou de rire ?

    #dette #grece #LesEchos #medias

    • Lire @MonaChollet, « Aux sources morales de l’#austérité » (mars 2012)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2012/03/CHOLLET/47512

      Rigueur, austérité, efforts, sacrifices, discipline, règles strictes, mesures douloureuses… A force d’assiéger nos oreilles de ses fortes connotations moralisatrices, le vocabulaire de la crise finit par intriguer. En janvier dernier, à la veille du Forum économique de Davos, son président, M. Klaus Schwab, parlait carrément de « péché » : « Nous payons les péchés de ces dix dernières années », diagnostiquait-il, avant de se demander « si les pays qui ont péché, en particulier ceux du Sud, ont la volonté politique d’entreprendre les réformes nécessaires ». Dans Le Point, sous la plume de Franz-Olivier Giesbert, le décompte de nos bacchanales débridées est plus large : l’éditorialiste déplore « trente ans de bêtises, de folies et d’imprévoyance, où l’on a vécu au-dessus de nos moyens ».

      Dirigeants et commentateurs ressassent le même récit fantasmatique : en se montrant paresseux, insouciants, dispendieux, les peuples européens auraient attiré sur eux, comme une juste punition, le fléau biblique de la crise. Maintenant, ils doivent expier. Il faut « se serrer la ceinture », remettre à l’honneur les bonnes vieilles vertus d’épargne et de frugalité. Le Monde (17 janvier 2012) cite en exemple le Danemark, pays modèle auquel une « cure de patates » a permis de revenir dans les bonnes grâces des agences de notation. Et, dans son discours de prise de fonctions, en décembre 2011, le président du gouvernement espagnol, M. Mariano Rajoy, haranguait ses compatriotes : « Nous sommes confrontés à une tâche ingrate, comme celle de ces parents qui doivent se débrouiller pour nourrir quatre personnes avec l’argent pour deux. »

    • L’austérité, un "nouveau colonialisme"pour le pape François
      http://www.latribune.fr/economie/international/l-austerite-un-nouveau-colonialisme-pour-le-pape-francois-491257.html

      Lors d’un discours tenu en Bolivie, le pape François a dénoncé le pouvoir des institutions à l’origine des programmes d’austérité comme « un nouveau #colonialisme », et appelé à « un changement structurel » de l’économie mondiale.

      #religion #spiritualité