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  • Vingt mille fraises sous la terre

    http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2017/03/18/vingt-mille-fraises-sous-la-terre_5096841_4497916.html

    Des fermes urbaines testent la culture maraîchère bio et sans pesticides dans les parkings, tunnels et conteneurs.

    http://s1.lemde.fr/image/2017/03/18/644x322/5096837_3_789c_en-bordure-du-parc-de-bercy-a-paris-la_9d9288156c03da392579dfbfb460ef99.jpg

    « Elle a été cultivée où, cette salade ? » Au second sous-sol d’un parking. « Et ces fraises ? » Fraîchement récoltées dans un ancien conteneur maritime, dans le 12e arrondissement de Paris. Boutades ? Pas du tout. Installée sous une barre HLM située porte de la Chapelle, dans le nord de Paris, ­La Caverne, une micro-ferme urbaine souterraine développée par la jeune start-up Cycloponics, prévoit de produire à terme 30 tonnes de fruits et légumes par an et 24 tonnes de champignons dans les 3 000 m2 désaffectés d’un garage. Les premières récoltes sont attendues avant l’été.

    Un peu plus au sud, en bordure du parc de Bercy, Guillaume Fourdinier et Gonzague Gru, tous deux fils d’agriculteurs, vont ­implanter fin mars leur premier conteneur de 70 m2 dans lequel pousseront 3 600 plants de fraises installés à la verticale. Leur société, ­Agricool, a pour ambition de produire toute l’année 7 tonnes de fraises goûteuses, garanties sans OGM ni pesticides. Les premières barquettes de 250 g seront vendues ce printemps, 3 euros l’une, par l’intermédiaire du réseau La Ruche qui dit oui !.

    Malgré ces réserves, le mouvement est en marche. Les jardins des villes ne permettront jamais l’autosuffisance mais l’arrivée d’une génération d’entrepreneurs high-tech bouscule une agriculture ­urbaine historiquement portée par des associations ou des collectifs à l’ADN plus social et écologique que marchand. Les méthodes de culture suscitent aussi des interrogations. Quid du respect des saisons et des produits quand on cultive hors-sol, toute l’année et en milieu fermé ? Quelle est l’empreinte carbone de ces légumes poussés aux LED ? « Rien n’est naturel dans cette production, mais elle est le plus écologique possible, répond Guillaume Fourdinier. Il n’y a aucune pollution due au transport, nous n’utilisons aucun produit phytosanitaire, l’air pollué de l’extérieur est filtré, l’énergie utilisée est 100 % issue du renouvelable et notre consommation d’eau est 90 % plus faible que sous serre conventionnelle. »

    https://seenthis.net/messages/579735 via enuncombatdouteux