• « #Black_Mirror » ou l’ambiguïté du pire
    https://theconversation.com/black-mirror-ou-lambigu-te-du-pire-80027

    Chaque épisode semble en effet conduire à un avertissement moral simple et direct : abus du pouvoir des médias qui corrompent le politique (S01E01), totalitarisme des moyens de surveillance (épisode spécial Noël 2014), tyrannie mortifère des réseaux numériques (S03E01), cruauté des punitions que permet une technologie « neuronale » (S02E02), fabrication de combattants post-humains déshumanisés (S03E05), enfermement dans des vies numériques (S03E04), possibilités de chantage par le hacking de la vie numérique la plus intime (S03E03).

    Pourtant, les technologies et les situations humaines évoquées par ces épisodes conservent une certaine attractivité, et même une relative acceptabilité, en particulier aux yeux des étudiants avec lesquels il m’arrive de réfléchir sur ces fictions. Il en va de même dans les autres pays du monde, me confirment mes collègues. Une partie des spectateurs, surtout les jeunes, ne sont pas réellement effrayés, ou plus exactement pas seulement effrayés. Ils comprennent la volonté de leçon morale mais ils n’en concluent pas nécessairement qu’il faut changer de trajectoire.

    Il est toujours intéressant de se demander pourquoi une tentative de leçon de morale échoue : je propose ici plusieurs hypothèses.

    (…) Imaginons que ce qui est supposé inacceptable par un scénariste « moralement correct » ne corresponde pas aux intuitions morales d’une nouvelle génération, notamment parce que les intuitions morales des nouvelles générations ne se focalisent pas sur les mêmes points, mais s’appuient sur une vision plus large qui tient compte des risques mais aussi des opportunités, donc sans préjugé technophobe.

    #déterminisme #acceptabilité #critique_techno cc @mona @lucile

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