• Réalisatrices palestiniennes (1/2) : Maysaloun Hamud – Culture et politique arabes
    https://cpa.hypotheses.org/6327

    Comme un mauvais film au scénario écrit à l’avance, on ne se lasse pas, dans nos médias, de s’émerveiller devant la grande scène de la-courageuse-femme-arabe-se-levant-contre-l’oppression-de l’islam-et/ou-de-la-société-machiste-et-rétrograde. Le monde du cinéma s’en fait une spécialité, avec, entre autres exemples récents, au Maroc Much Loved, de Nabil Ayouch (avec l’actrice Loubna Abidar) ou en Tunisie Ni Allah, ni maître, devenu Laïcité, Inch’Allah de Nadia El Fani. De nombreux titres viennent à l’esprit, comme nous le rappelle le Huffpost Maghreb en évoquant « ces œuvres qui nous montrent la révolution cinématographique des femmes dans les pays arabes ». Bien entendu, le courage dont font preuve des cinéastes arabes, femmes en particulier, pour aborder des sujets qui dérangent ne peut que susciter admiration et soutien. Mais pas au point de perdre tout esprit critique, sur la qualité artistique des œuvres en question ou encore, et ce sera l’objet de ce billet, sur les ressorts politiques, pas toujours très conscients et encore moins défendables, qui motivent bien des sorties enthousiastes.

    #cpa

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