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  • Quand Ouest-France permet à Urvoas d’attaquer un lanceur d’alerte | Le Lanceur
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    Résolu à prévenir la presse locale, notamment Ouest-France, Jérôme Abbassene contacte à plusieurs reprises Christian Gouerou, un responsable de l’édition locale, en lui faisant suivre par SMS tous les éléments du dossier. Là, nouvelle surprise : l’un de ses SMS tombe dans les mains de Jean-Jacques Urvoas. Il a clairement été transmis par le journaliste à l’ancien ministre. “Le SMS envoyé sur mon téléphone professionnel avait vocation à être publié en l’état, assure au Lanceur Christian Gouerou. Je l’ai transmis à Urvoas par souci d’alimenter le débat contradictoire en vue d’un possible article.” Sauf qu’il n’y aura pas d’article de Ouest-France sur le sujet et que Christian Gouerou aurait dû cacher le nom de l’expéditeur, ce qui lui aurait permis de protéger sa source. “Cela constitue une violation caractérisée du secret des correspondances et de l’obligation du secret professionnel”, estime Jérôme Abbassene, qui vient de porter l’affaire devant la justice. Le lanceur d’alerte dépose également plainte contre Jean-Jacques Urvoas, notamment pour avoir “porté atteinte au secret des sources”. “Jamais je n’aurais pu imaginer qu’un SMS privé puisse être éventé auprès du principal intéressé, ce n’était qu’une invitation à enquêter, explique au Lanceur Jérôme Abbassene. C’est le propre du secret des correspondances, surtout pour un journaliste.”

    https://seenthis.net/messages/628880 via Agnès Maillard