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La sélection de Seenthis, maison-mère du Zinc. Une minute plus tard.

  • La photographe Camille Lepage, un destin brisé - L’Obs
    http://internet.nouvelobs.com/photo/20170929.OBS5356/en-images-la-photographe-camille-lepage-un-destin-brise.html
    http://referentiel.nouvelobs.com/file/16252804-en-images-la-photographe-camille-lepage-un-destin-brise.jpg

    La mère de Camille Lepage, la jeune photographe assassinée en Centrafrique en mai 2014, publie un ouvrage consacré au travail remarquable de sa fille engagée auprès des populations civiles victimes des #guerres oubliées. Hommage.

    #photos #livre
    http://referentiel.nouvelobs.com/file/16252710.jpeg

    https://seenthis.net/messages/634229 via Agnès Maillard


  • La très étrange transaction de 170 millions d’euros entre Areva et M. Bolloré
    https://reporterre.net/La-tres-etrange-transaction-de-170-millions-d-euros-entre-Areva-et-M-Bol
    https://reporterre.net/IMG/arton13125.jpg

    En 2003, #Areva aurait pu acquérir l’usine de pièces nucléaires du Creusot pour une bouchée de pain. Il a préféré l’abandonner à Michel-Yves #Bolloré, et lui racheter trois ans plus tard pour 170 millions d’euros. Au coeur de la tractation, une usine d’où sont sorties des pièces défectueuses de l’#EPR de #Flamanville ...

    #nucléaire

    https://seenthis.net/messages/634075 via odilon


  • Où vivent les pauvres ? L’Insee infirme définitivement la thèse de la France périphérique
    http://www.lagazettedescommunes.com/311993/ou-vivent-les-pauvres-linsee-infirme-definitivement-la-these-d

    Les deux tiers des personnes pauvres vivent au coeur des grands pôles urbains. En livrant la répartition des personnes pauvres par type de territoire (1), l’Insee apporte une réponse détaillée à la question « où vivent les pauvres ? ».

    L’institut permet de quantifier ce qui relevait de l’évidence pour de nombreux d’observateurs : les plus démunis vivent dans les communes les plus peuplées, là aussi où habitent les plus riches , et où les inégalités de revenus sont les plus grandes. Le tiers qui reste vit pour 17 % dans les communes périurbaines, pour 13,4 % dans les petites et moyennes agglomérations ou leurs communes proches (2) et 5,4 % dans les communes rurales isolées. La France périurbaine et rural ne regroupe qu’une minorité de personnes pauvres.

    #pauvres #villes #inégalités

    https://seenthis.net/messages/634170 via colporteur


  • Laurent Alexandre, prophète du QI artificiel Le Comptoir le 22 septembre 2017 - Michel Juffé
    https://comptoir.org/2017/09/22/laurent-alexandre-prophete-du-qi-artificiel

    Les discussions autour de la technologie sont sujettes à de nombreuses spéculations plus ou moins rigoureuses. Le Comptoir vous propose ici une version remaniée d’un texte initialement paru sur le blog technocritique Mais où va le web ?. Plein de bon sens, le philosophe Michel Juffé y questionne les fondements et les errances intellectuelles des interventions-spectacles de Laurent Alexandre, (fut)urologue (spécialiste) de l’intelligence artificielle et fondateur du site Doctissimo dont le “sérieux” n’est plus à prouver. Le philosophe répond notamment à son entretien publié au Figarovox en juin 2017 et qui donne le ton : « “Bienvenue à Gattaca” deviendra la norme ».

    Laurent Alexandre n’hésite pas à déclarer que :

    « L’intelligence dans une société numérique est la clé de tout pouvoir politique et économique. Nous avons créé une société de la connaissance sans réfléchir aux conséquences. Nous avons bâti une économie de la connaissance, sans comprendre que nous allions donner un avantage immense aux gens maîtrisant les données, dotés de plasticité cérébrale leur permettant de changer régulièrement de métier et de se former leur vie durant : toutes qualités qui sont mesurées par le QI [quotient intellectuel, NDLR]. Un point de QI supplémentaire fera de plus en plus la différence dans la société de la connaissance. Il faudrait rebaptiser le QI et l’appeler QCIA, le Quotient de complémentarité avec l’intelligence artificielle, pour lui ôter son caractère stigmatisant. À partir de 2020, le QI minimum pour avoir un emploi va augmenter de l’ordre de cinq à dix points par décennie. »

    Le QI n’a jamais été présenté, par ses inventeurs, comme une mesure de l’intelligence au sens global du terme – qui mesurerait la capacité de discriminer, jugement, esprit d’analyse et de synthèse, créativité, etc. – mais comme une mesure de performances dûment étalonnées, c’est-à-dire, pour grossir le trait, celles qu’on attend d’un élève qui a appris à lire, écrire, compter et dessiner.
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    Prenons par exemple un test de QI en ligne (il y a des dizaines de sites du genre, ils sont rarement très sérieux…). On nous dit que : « Ce test de QI en ligne évaluera votre quotient intellectuel ou QI. Ce test QI rapide donne un résultat quantitatif et standardisé lié à l’intelligence abstraite. Nous utilisons la méthode du “QI par rang”. Elle permet à une personne de se comparer à un ensemble d’individus classés par secteur. » En clair, c’est un test comparatif, qui ne peut donner de valeurs absolues. Le QI donne donc un indice de dispersion autour d’une moyenne. En l’occurrence pour le QI standard, la moyenne est fixée à 100 pour des raisons arbitraires et historiques. La dispersion des valeurs de QI se situe généralement entre 60 à 140, sachant que moins de 70 est considéré comme “extrêmement inférieur” et que plus de 130 est “extrêmement supérieur”. À quoi ? Eh bien à la moyenne toujours arbitrairement fixée à 100. On a ainsi pu dire que le QI ne mesure que lui-même !

    Ainsi, quand on lit, par exemple, que le QI moyen des Français est de 98, que celui de la plupart des pays d’Afrique est de 70, et que celui de la Chine est de 105, c’est entièrement faux. N’y voir aucun préjugé racial ! Pour que de tels résultats soient valides, il faudrait placer un échantillon de toute la population mondiale dans un seul lot, un seul “secteur”, lui faire disposer des mêmes éléments culturels, des mêmes conditions de passation du test, et d’une garantie très forte de bonne lecture des résultats. C’est rigoureusement impossible. Ce que révèle l’édification du QI en mesure de l’intelligence ou encore en point de comparaison entre sociétés ou civilisations, c’est surtout une position idéologique très forte. Ce qu’on promeut à travers ce genre de démarche, c’est la correspondance accrue à un certain système de valeurs, à un environnement particulier qui valorise ce genre d’intelligence pour de bonnes ou de mauvaises raisons et avec de bons ou de mauvais effets. Rien ne dit que ces systèmes sont plus “intelligents” que les autres, plus humains, plus sains. L’histoire du QI ne dit pas autre chose : cette mesure a servi à justifier toutes les inégalités sociales, voire à produire des politiques publiques discriminantes.

    « Prendre le QI comme signe d’intelligence, c’est à peu près comme demander à un chien de chasse de sauter dans un cerceau, sans tenir compte de son intelligence de chasseur. »

    Revenons à notre (fut)urologue et calculons un peu. Selon Laurent Alexandre, dans 50 ans il faudra avoir un QI de 150 pour avoir un emploi, et dans 100 ans un QI de 200. C’est bien embêtant, car, en réalité, la moyenne restera toujours à 100, donc seulement 1/1000 de la population, au plus, aura un emploi. Et on ne pourra pas supprimer les autres, car cela ne servirait plus à rien d’avoir un QI de 200 et plus (faute de base : toujours cette satané moyenne !). Ici, je pense à la reine rouge d’Alice : il faut courir deux fois plus vite pour rester sur place.

    Le QI, ce Graal
    Moderniser l’école, bien sûr. Car à présent les « classes populaires » sont dépassées par « la technologie qui galope ».

    Il faut, nous dit Laurent Alexandre, augmenter les « capacités cognitives de la population, puisque dans le futur la quasi-totalité des inégalités seront liées aux capacités cognitives ». Comme c’est simple ! À concevoir tout au moins. Toujours la même erreur de raisonnement : si tout augmente, rien n’augmente.

    « La bétise, mieux vaut la prévenir, car on ne peut pas la guérir. »

    Peu importe. Le rôle de l’école va devenir « la programmation des prothèses cérébrales ». Sous le contrôle de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés), bien sûr ! On a eu chaud. Imaginons que le rôle de l’école soit d’augmenter la taille des élèves, leur poids ou la longueur de leurs cheveux, ce serait beaucoup plus difficile. Tandis que là, l’école aura seulement à s’occuper de mieux remplir le cerveau des élèves… Ce qu’elle fait déjà depuis 130 ans (avec l’obligation d’instruire toute la population), avec les programmes ministériels et les manuels scolaires. Ce seront toujours des manuels, mais sous forme d’implants cérébraux. La niaiserie, dont Laurent Alexandre accuse l’école, est plutôt celle des adorateurs des “manipulations cérébrales made in Californie” qu’il invoque comme d’autres invoquent les esprits de la forêt ou dansent devant un totem.
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    D’où cette mâle proposition : « On ne sauvera pas la démocratie si nous ne réduisons pas les écarts de QI. » Le QI devient ainsi une baguette magique… à mettre entre toutes les mains. Faut-il encore répéter – pour les malcomprenants – que le QI est une mesure de performances standardisées qui n’a de sens que par des écarts, sur une échelle conventionnelle ? Bref, le QI ne mesure pas l’“intelligence” mais des capacités combinatoires, numériques et géométriques, soit une faible partie des capacités intellectuelles, une goutte d’eau dans un océan de complexité. Prendre le QI comme signe d’intelligence, c’est à peu près comme demander à un chien de chasse de sauter dans un cerceau, sans tenir compte de son intelligence de chasseur. Par ailleurs, même en se plaçant dans un contexte de concurrence mondialisée “inévitable” qui semble être l’unique système de pensée supportant les analyses de Laurent Alexandre, le QI n’offre aucune garantie qu’on s’en tirera vraiment mieux ; puisqu’il ne mesure ni la créativité, ni le talent, qui seront pourtant les “compétences” les plus utiles dans le monde automatisé qui s’annonce.

    Foin de ces raffinements, ce qui compte est d’augmenter le QI, comme l’annonce le Prophète – Elon Musk – qui sait que l’augmentation “massive” du QI aura lieu par implants cérébraux. « La seule solution, avec le développement de colonies sur Mars, pour éviter que l’humanité tout entière soit exterminée d’un coup. » Elles sont quand même fortes ces IA ! Elles pourraient nous exterminer « d’un coup. »

    Vous ne connaissez pas Elon Musk ? Cet homme, dont le QI doit être très élevé, sûrement plus que 260 (le record officiel, de 250, est détenu par un américain – of course !), a 46 ans, est père de jumeaux et de triplés, pèse 17 milliards de dollars, et dirige plusieurs sociétés, grâce auxquelles il va nous transporter à 2 000 km/h par voie terrestre, nous envoyer sur Mars par millions, supprimer les bouchons des grandes villes et fusionner l’IA et le cerveau humain (dès 2021).

    IA, implantation : fusion et confusion
    Rappelons rapidement ce qu’est l’IA. L’intelligence artificielle est « l’ensemble de théories et de techniques mises en œuvre en vue de réaliser des machines capables de simuler l’intelligence » (Encyclopédie Larousse). C’est sommaire et un peu tautologique, mais cela nous suffira pour la suite.

    Quelles sont les possibilités d’une IA ? On parle d’IA depuis Turing (1950) mais on se heurte toujours à la question du traitement de données non formalisées, autrement dit des connaissances qualitatives – une grande partie de celles qui nous sont utiles. S’il est vrai que le “deeplearning” est un saut qualitatif en matière d’analyse du signal sonore ou visuel – reconnaissance faciale, reconnaissance vocale, vision par ordinateur, traitement automatisé du langage, par exemple – nous restons dans le connu, le perceptible et le sensible. Je veux dire par là que nous n’apprenons pas à créer par automatisme, et que dès que l’objet reconnu comporte un très grand nombre de dimensions (un corps humain en action par exemple), il devient inanalysable… pour le moment.

    « Durant la transmission électrochimique entre nos neurones, l’ordinateur, même s’il ne fonctionne qu’au ralenti a pu accomplir un million d’opérations, tandis qu’un être humain n’a pu en effectuer une seule. »

    Et s’il est vrai que la dictée orale de textes sur ordinateur est un vrai progrès pour ceux qui écrivent beaucoup, les corrections restent longues et fastidieuses. Quant à la traduction automatique, elle réserve de belles et parfois cocasses surprises. Il s’agit bien d’intelligence artificielle, si intelligere est avant tout discriminer, différencier, trier, comme le suggère l’étymologie latine. Mais la modélisation ne peut pas être illimitée, car quelles que soient la vitesse et l’architecture de traitement de données d’un ordinateur, l’augmentation des dimensions à paramétrer excède assez vite toute possibilité de calcul.

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    Ce qui est “profond” est le nombre de couches de traitement de données et non l’apprentissage lui-même, au sens habituel du terme. Et ce qui est important est le service rendu, par exemple à des aveugles pour se diriger et reconnaitre des objets et des personnes. Bref, l’IA ne va pas, par un coup de baguette magique, rendre les gens intelligents, mais elle facilite l’usage de leur intelligence et peut les dispenser des tâches qui requièrent une intelligence répétitive, habituelle, conventionnelle, etc. N’oublions pas, aussi, que l’IA reste opaque pour la plupart des usagers, à commencer par le GPS des voitures et des téléphones mobiles, les moteurs de recherches, et bien d’autres “applis” auxquelles ils ne comprennent rien. D’où non seulement le danger d’une grande fracture numérique mais aussi celui de distorsion et de falsification des informations, aides et renseignements recueillis.

    Il ne faut pas, non plus, surestimer les performances d’une IA. Par exemple, depuis 2016, celle de battre un champion du jeu de Go. Il a bien fallu programmer l’ordinateur – pardon l’IA – pour qu’il combine des successions de coups. Et qui l’a programmé ? Des gens qui savent jouer au Go et ont eu tout leur temps pour bâtir ce programme. Ce qui est nouveau est que les concepteurs ont imité une forme d’intuition, produite par des milliards d’ajustements automatiques dont personne ne comprend la logique.

    Pour le reste, ça n’est qu’une question de vitesse relative : la transmission électrochimique (celle de nos neurones) est au mieux de 100 m/s, donc 1/200 de seconde pour 50 centimètres (entre l’œil et la main, par exemple). Durant cet intervalle, l’ordinateur, même s’il ne fonctionne qu’au ralenti – disons à 10­ 000 km/s – a pu accomplir un million d’opérations, tandis que par ailleurs, un être humain n’a pu en effectuer une seule, car le cerveau ne discrimine que des durées supérieures à 1/25 de seconde.

    L’IA de demain
    Aux dires de 252 experts en apprentissage par ordinateur (les plus qualifiés du monde, bien sûr), l’IA “battra” les humains en traduction des langues (à l’horizon 2024), en rédaction d’essais (2026), en vente (2031), en chirurgie (2050). En ce qui me concerne, encore neuf ans de patience et je pourrai arrêter d’écrire. En revanche rien n’est dit sur la fabrication des tartes aux pommes, où j’excelle, et je vais peut-être pouvoir continuer à en faire jusqu’en 2035 ou plus. Les mêmes prédisent que tous les emplois humains seront remplacés dans 120 ans. Encore une prédiction cocasse : comme on ne sait rien de notre mode de vie dans 120 ans, que peut-on prévoir sur l’emploi ou quoi que ce soit d’autre ? Qui aurait imaginé la machine à laver le linge et la pilule contraceptive au début du XXe siècle ? C’est pourtant ce qui a le plus changé la vie des femmes (donc de l’espèce humaine) durant ce siècle, en incluant les progrès de la chirurgie et de l’imagerie médicale. Personne n’aurait l’idée de parler d’IA à propos de la machine à laver, c’en est pourtant un des plus beaux succès.

    Toujours est-il qu’Elon Musk et ses compétiteurs (car c’est un marché de milliers de milliards de dollars, bien sûr) ne veulent pas que nous soyons dépassés par les IA (au sens fort du terme : machines capables d’apprendre, d’éprouver des émotions, de se reproduire).

    « Pour nous sauver des IA tyranniques, des composants électroniques seraient implantés dans le cerveau “entrelacés entre nos 83 milliards de neurones, ce qui nous transformerait en cyborgs” [sic(k)]. » Laurent Alexandre

    Car, ayant lu trop de science-fiction de médiocre qualité et ayant vu plusieurs fois Terminator I, II et III, ils sont persuadés de la révolte des machines, autrement dit que l’IA va “dépasser” (à droite ou à gauche ?) l’homme, ce qui « nous transformerait en animaux domestiques dans le meilleur des cas. »

    « Elon Musk, nous dit Laurent Alexandre, est très influencé par Nick Bostrom [44 ans, professeur à Oxford], le théoricien des IA hostiles, qui défend l’idée qu’il ne peut y avoir qu’une seule espèce intelligente (biologique ou artificielle) dans une région de l’univers. Ayant comme premier objectif sa survie, toute IA forte se protégera en cachant ses intentions agressives et en attaquant préventivement. » Qu’est-ce qu’une espèce intelligente ? Et pourquoi ne pourrait-il y en avoir qu’une dans une région de l’univers ? Et les fourmis, alors ? Et les rats, qui nous parasitent autant qu’ils veulent ? Et les arbres, sans lesquels nous n’existerions même pas ? J’oubliais : toutes ces choses-là (fourmis, rats, arbres) ne peuvent pas passer un test de QI, alors que les IA le peuvent.

    Bref, pour nous sauver des IA tyranniques, des composants électroniques – je suppose de la taille de quelques micromètres (10-6 µm), avec une finesse de gravure de 10 nanomètres (10-8 nm) – seraient implantés dans le cerveau « entrelacés entre nos 83 milliards de neurones, ce qui nous transformerait en cyborgs » (comme il peut y avoir jusqu’à 20 000 synapses par neurone, on ne sait pas très bien où se passera l’entrelaçage). Difficile de rester plus vague : à quoi serviront ces implants ? Faudra-t-il les remplacer ? À quel rythme deviendront-ils obsolètes ? Qui va les réparer ? Eux-mêmes ? Un couple de médecins et d’IA-médecins ? Leur porteur (puisqu’il est devenu très intelligent) ? Un électronicien ? Un plombier ?

    L’idée même de fusion – étape suivante de l’augmentation cérébrale – entre IA et êtres humains, sous des dehors riants (fusionner c’est augmenter, en mieux) est assez mal venue. La fusion est généralement une régression ; l’amour fusionnel diminue les deux partenaires et augmente leur fragilité. Le métal en fusion perd toute forme (mais le forgeron est là pour lui en donner une). Faire fondre quelque chose (du liquide au solide) peut être très utile, faire fusionner deux choses en les rendant liquides pour les mélanger (amalgame dentaire) aussi. La fusion de deux sociétés est quant à elle pleine d’aléas (si ce sont des réseaux ferroviaires, électriques ou bancaires, on en voit les avantages en termes de solidarité et de fiabilité, mais si ce sont des entités industrielles et/ou commerciales très variées, c’est souvent un échec). Mais fusionner deux organismes tels qu’un réseau de composants électroniques et un cerveau humain, si c’est seulement possible, relève d’une erreur d’attribution : ce n’est pas parce qu’on a parlé de réseaux de neurones en IA qu’il s’agit de vrais neurones artificiels. Cette prétendue fusion aboutirait plus probablement à Brendel/mouche/télépode (cf. le film La Mouche) – soit un abominable mélange régressif et non viable. En réalité, il ne s’agit pas de fusion mais de greffe (si la chose implantée s’incorpore à peu près complètement) ou de prothèse (si elle remplace passivement).

    À la question « Quel est le contraire de l’intelligence artificielle ? », Henri Atlan répondit « La bêtise humaine »

    Revenons au futur proche. “L’augmentation cérébrale”, en supposant qu’elle réussisse, serait-elle d’une quelconque utilité ? Si elle affine nos sens, nous permet de mémoriser plus aisément, de réagir plus vite, d’être plus précis dans nos gestes, elle ne sera pas mal venue. Rendra-t-elle plus intelligent ? Oui, si toutes les qualités susnommées nous rendent plus aptes à discerner, à juger, à nuancer, à peser, à imaginer, à choisir. Ce qui n’a rien de sûr, car les hautes performances corporelles ne garantissent en rien la moindre capacité à faire face aux diverses situations sociales, économiques, techniques, écologiques… auxquelles sont confrontés en permanence les êtres humains (comme tous les autres êtres vivants d’ailleurs). En revanche la saturation d’informations, l’implantation d’éléments à très haute vitesse et inaptes à se régénérer risquent d’induire de graves dysfonctionnements et des phénomènes de types cancéreux.

    D’ailleurs, pourquoi les adorateurs de l’IA n’ont-ils pas pensé à quelque chose de bien plus simple : doubler, tripler ou décupler le nombre de neurones, ce qui nous rendrait – forcément – deux, trois ou dix fois plus “intelligents” ? Il suffirait d’augmenter aussi le volume intérieur de la boîte crânienne ou de la remplacer par un casque hémisphérique en tungstène.
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    Puces RFID implantées dans les mains.

    Revenons à notre ami Laurent Alexandre. Lorsque le journaliste (Vincent Tremolet de Villers) lui dit : « L’homme ne se réduit pas à son cerveau. Il est aussi sensibilité et vie intérieure. Ces deux dimensions sont-elles menacées ? », il a droit à cette réponse digne de figurer dans une anthologie du non-sens : « Vous avez à mon sens tort, l’homme se réduit à son cerveau. Nous sommes notre cerveau. La vie intérieure est une production de notre cerveau. L’Église refuse encore l’idée que l’âme soit produite par nos neurones, mais elle l’acceptera bientôt. »

    À l’appui de cette vérité définitive, Laurent Alexandre cite le révérend Christopher Benek [dont le site “illuminant” vaut le détour], qui souhaite que les machines douées d’intelligence puissent recevoir le baptême si elles en expriment le souhait. Ouf, nous sommes sauvés : c’est bien connu, des machines chrétiennes ne pourront être que des apôtres de l’amour universel et ne chercheront jamais à éliminer l’être humain. Bien mieux que les trois lois de la robotique d’Asimov.

    L’ordre numérique et la loi technologique
    Les élucubrations franchissent un cran dans la mégalomanie, lorsque Laurent Alexandre nous explique que nous, auditeurs moyens, n’avons pas encore compris que les “vrais” maîtres du monde sont les Gafa [Google, Amazon, Facebook, Apple, NDLR] et leurs semblables asiatiques. Ce sont eux qui font la “loi” (on ne sait pas laquelle, mais peu importe) et dictent leur conduite aux gouvernements (NB : avant c’était les Ford, les Rockefeller, etc.). « L’essentiel des règles n’émane plus des parlements mais des plateformes numériques. » Les parlements sont dépassés et même obsolètes, puisqu’ils ne comprennent rien à LA technologie, ne pourraient pas « auditer » les IA (je n’ai pas compris en quel sens Laurent Alexandre emploie le mot “auditer”). Bref, les politiques, comme les éducateurs, vivent dans le passé et feraient bien de se mettre à l’écoute des dirigeants de la révolution numérique, qui vont parvenir, enfin, à créer “l’homme nouveau” dont rêvaient les communistes dans les années 1920.

    « Deux choses sont infinies, l’univers et la bêtise humaine, et pour l’univers je n’en suis pas absolument sûr » citation attribuée à Albert Einstein

    Il est quand même douteux que les politiques y parviennent (à écouter les maîtres du monde) car ils « raisonnent à quinze jours, la Silicon Valley à 1 000 ans », clame Laurent Alexandre (cité par Hubert Guillaud sur le site Internetactu, d’après son discours déjanté à la conférence Unexpected sources of inspiration, centrée sur les enjeux du digital et créée il y a 10 ans ; elle a accueilli 1 800 personnes au Carrousel du Louvre en 2015).

    Quel manque d’ambition de la Silicon Valley (telle que l’imagine Laurent Alexandre). Car, en réalité, ses 6 000 entreprises de haute technologie et ses liens consubstantiels avec l’université de Stanford, une des meilleures du monde, sont capables de réalisations de grande qualité. Des auteurs tels que H.G. Wells, A.E. Van Vogt, A.C. Clarke, I. Asimov, R. Silverberg, etc. anticipent sur des centaines de milliers, des millions et même des milliards d’années (cf. La Cité et les Astres, d’Arthur Clarke, écrit en 1956).

    De plus, ce jugement est faux : les hommes d’État de quelque envergure ont depuis longtemps envisagé le futur sur des centaines d’années ou plus, et ont tout fait pour bâtir pour des millénaires. Il est également faux que tout se passe à la Silicon Valley. Les fabricants de matériel électronique, de systèmes, réseaux et terminaux (tels que les smartphones, par exemple) informatiques, œuvrent dans le monde entier. Et l’inventivité en matière d’usages du “numérique” n’est pas l’apanage de l’Amérique du Nord. Ce qui distingue les Californiens est d’une part une capacité à capitaliser vite et bien, et par suite à monter rapidement de grandes compagnies, d’autre part leur industrie du spectacle (show business) qui en fait les premiers “communicants” (baratineurs et propagandistes) du monde.

    Certes, une branche d’industrie peut vouloir “faire la loi” dans son domaine (comme EDF entre 1945 et 1985), mais ne peut pas voter les lois, et c’est pourquoi le lobbying et la corruption d’élus et de fonctionnaires existent.

    De l’urologie à la futurologie
    Laurent Alexandre est médecin diplômé d’urologie et a suivi les cours de MBA d’HEC, ce qui lui a manifestement réussi puisqu’il a créé Doctissimo – site plusieurs fois dénoncé pour son peu de fiabilité –, qu’il a vendu au groupe Lagardère pour 70 millions d’euros en 2008. Depuis, il a ajouté trois lettres à sa spécialité de départ, « f-u-t » comme dans futé, car il l’est, pour faire avaler de telles énormités. Car ce n’est pas fini : il est aussi généticien, cosmologue et visionnaire à très, très long terme.

    « Contre la stupidité, les dieux eux-mêmes luttent en vain » Friedrich Schiller, La pucelle d’Orléans, 1801

    Pour lui, l’espèce humaine va devenir immortelle… d’ici 1 000 ans au plus. Pour cela, il faudra avoir fusionné avec l’IA. « Le but ultime de la science est de combattre la mort de l’univers, par la création artificielle de nouveaux univers. Après la mort de la mort, la science se consacrerait à combattre la mort de l’univers. La cosmogénèse artificielle mobiliserait toute l’énergie de l’humanité dans les prochaines milliards d’années. »

    Isaac Asimov avait trouvé plus simple de construire un ordinateur, Multivac, qui, après des milliards d’années d’auto-perfectionnement (et suite à la fusion, hors espace-temps, entre ordinateur et être humain), découvrirait enfin, après la disparition de l’univers, la réponse à la question : « Peut-on inverser l’entropie ? » et engendrerait un nouvel univers en disant simplement : « Que la lumière soit ! » (La Dernière Question, 1956). Mais Laurent Alexandre ne cite pas Asimov.

    En revanche, il croit citer Darwin qui aurait “expliqué” que si l’univers mourrait, alors l’aventure humaine n’aurait eu aucun sens. On peut toujours chercher quoi que ce soit qui ressemble à ce genre de réflexion chez Darwin, ce serait en vain, car Darwin comprenait que l’espèce humaine est une espèce parmi d’autres, vouée à disparaître, comme les autres. Il est vrai que Darwin ne savait rien de l’IA. Quel était son QI, au fait ?

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    Il prétend aussi citer Teilhard de Chardin, qui aurait introduit en 1922 le terme de “noosphère”, alors que, même s’il y a pensé dans les années 1920, le terme a été d’abord utilisé publiquement par Édouard Leroy au Collège de France en 1927, et diffusé par Vernadski, auteur de La Biosphère (1926) – ouvrage traduit en français en 1929 – qui formule le triptyque suivant : lithosphère, biosphère, noosphère. Teilhard en parle dans Le Phénomène humain, qui n’a paru qu’en 1955, ayant été interdit par l’Église catholique durant près de dix ans. Ce qui est certain, c’est que Laurent Alexandre ne comprend rien à la pensée de Theilhard : « Le monde futur décrit par Teilhard est bien cette fusion neurotechnologique où le corps disparaît progressivement. » Teilhard n’a jamais envisagé ce genre de futur. Il voulait concilier la théorie darwinienne et un Dieu « Moteur, Collecteur et Consolidateur, en avant, de l’Évolution » (La place de l’homme dans la Nature : Le groupe zoologique humain, 1956 ; ce livre fut interdit à la publication durant sept ans).

    Laurent Alexandre est quand même un grand humaniste, porteur d’une nouvelle éthique : « Je suis persuadé que le sauvetage de notre corps constitue l’un des trois piliers essentiels de notre humanité avec le maintien du droit à nous déconnecter de la matrice et le maintien d’une part de hasard génétique. » Comme la vie humaine est simple : tous les autres maux dont nous pouvons souffrir ne sont rien à côté des trois qu’il dénonce !

    Par exemple : les maladies dégénératives, les guerres de religion, les pénuries alimentaires, les pollutions (air, sol, eau), les catastrophes naturelles, les accidents industriels, l’exploitation des enfants, les viols et violences continuels, etc. Laurent Alexandre vit déjà dans un monde virtuel où rien ne compte d’autre que la projection permanente de visions manichéennes (transhumains, tous bons – IA, toutes mauvaises) et d’ennemis imaginaires propres aux délires paranoïaques (au vrai sens du terme : se croire menacé de destruction). À moins qu’il ne fasse semblant, parce que ça peut rapporter encore plus d’argent que Doctissimo.

    #Qi #discriminations #IA #Elon_Musk #Laurent_Alexandre #RFID #stupidité #Urologie #futurologie #Doctissimo #Isaac_Asimov #noosphère

    https://seenthis.net/messages/633986 via BCE 106,6 Mhz


  • On basic small scale landcover rendering
    http://blog.imagico.de/on-basic-small-scale-landcover-rendering

    Many #OSM based #maps show #landuse areas at the high zoom levels in either a plain #color or using #patterns. At smaller scales landcover depiction is also useful in particular to delineate urban and rural areas and to allow the map user to identify different landscapes in particular if there is no relief depiction in the map. At small scales it is usually not the specific shape of individual landcover areas that needs to be shown but the overall distribution of the different landcover types. And due to the variable scale of the mercator projection certain needs for landcover depiction occur at different zoom levels depending on where on earth you look.

    http://blog.imagico.de/wp-content/uploads/2017/09/landcover-colors.png
    http://blog.imagico.de/wp-content/uploads/2017/09/lc_lz.png
    http://blog.imagico.de/wp-content/uploads/2017/09/lc_lz3.png
    http://blog.imagico.de/wp-content/uploads/2017/09/lc_lzf.png

    démos : http://maps.imagico.de/#map=5/45.089/43.813&lang=en&r=osmlz&o=1aa&ui=2

    https://seenthis.net/messages/633945 via b_b


  • Le témoignage des femmes victimes de viols au xixe siècle
    http://books.openedition.org/pur/16173?lang=fr
    https://static-origin.openedition.org/covers/OB/pur/16148/16148-225x270.jpg

    Les femmes peuvent-elles avoir recours à la justice en cas de violences sexuelles au xixe siècle ? La démarche de la plainte est socialement et psychologiquement extrêmement difficile. La procédure judiciaire est également longue et périlleuse avant qu’une condamnation des violeurs n’intervienne. Le Code pénal devait a priori permettre aux femmes de se plaindre, mais les échos de l’enquête, le caractère public des sessions d’assises et un jugement quelque peu aléatoire permettent d’en douter. Vu la quasi-impossibilité de porter plainte pour viol, il importe à l’historien de voir qui sont les rares femmes qui le font et les difficultés qu’elles rencontrent. Il convient aussi de voir dans quelle mesure leur démarche est couronnée de succès.

    1 Voir notre article, « Contribution à une histoire socio-législative des violences sexuelles à l’en (...)
    2 Nous limiterons notre propos aux cas rares de témoignages de femmes victimes de viols ou d’attenta (...)
    2L’histoire du viol s’inscrit dans un genre précis. La victime est toujours une fille ou une femme et l’agresseur un homme, dans un crime qui se définit par la pénétration « du sexe féminin par le membre viril » pour reprendre une terminologie de l’époque1. La victime doit surmonter ses préventions pour témoigner d’un crime qui concerne d’une certaine façon sa sexualité. Or son témoignage seul ne suffit pas à établir les faits de coït et de non-consentement. Des rares cas concernant des victimes de plus de quinze ans2, que nous avons relevés en Mayenne et en Maine-et-Loire, nous permettent d’affirmer que le caractère de publicité des faits ou une défloration récente semblent déterminants dans le recours à la justice. Les faits sont patents lorsque les blessures sont graves et invalidantes ou lorsqu’une intervention extérieure a pu empêcher ou stopper le viol. La multiplicité des agressions (cas de l’inceste notamment) sur une plus ou moins longue période ou la multiplicité des agresseurs permettent aussi la plainte. Certaines jeunes filles victimes d’inceste finissent par se plaindre auprès des voisins ou de parents, parfois pour protéger leur sœur ou éviter une grossesse à l’adolescence. Les affaires de viol collectif, en multipliant les protagonistes, rendent plus difficile le secret et, dans ce cas, on ne met pas en doute le non-consentement et la persévérance de la résistance des victimes. Apparaît ainsi une typologie des affaires qui arrivent à la justice : jeunes filles secourues à temps ou victimes de viols

    https://seenthis.net/messages/634076 via unagi


  • Vainqueurs du marathon de Bruxelles : 1000 euros pour l’homme, 300 pour la femme RTBF avec Agences - 1 Octobre 2017
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_vainqueurs-du-marathon-de-bruxelles-1000-euros-pour-l-homme-300-pour-la-

    _ Au cœur de la capitale européenne, le sexisme se porte trés bien.
    Ceci dit, que peut on attendre de ces compétitions sportives créées afin d’enrichir leurs organisateurs(trices) aux frais des contribuables.

    #sexisme #discrimination #inégalités #sexisme_ordinaire #domination_masculine #femmes #bruxelles #sexisme_finacier

    https://seenthis.net/messages/633971 via BCE 106,6 Mhz


  • Les sites en texte seul font leur retour
    https://www.poynter.org/news/text-only-news-sites-are-slowly-making-comeback-heres-why

    A few days before Hurricane Irma hit South Florida, I received a query on Twitter from a graphic designer named Eric Bailey.

    “Has anyone researched news sites capability to provide low-bandwidth communication of critical info during crisis situations?” he asked.

    The question was timely — two days later, CNN announced that they created a text-only version of their site with no ads or videos.

    https://seenthis.net/messages/633736 via Ari


  • [NUMÉRO ZÉRO] Les mille maux de l’enseignement du français aux étrangers
    http://lenumerozero.lautre.net/Les-mille-maux-de-l-enseignement-du-francais-aux-etrangers

    Dans les années 2000 a été petit à petit mis en place le « contrat d’accueil et d’intégration », devenu en 2016 le « contrat d’intégration républicaine » (CIR) [1]. Ce document doit être signé par chaque nouvel.le arrivant.e (sauf personne ayant étudié dans un établissement français) qui s’engage ainsi à suivre des formations pour intégrer les lois et les valeurs français, à les respecter et à apprendre la langue française. En contrepartie, l’Etat s’engage à fournir lesdites formations qui doivent obligatoirement permettre d’arriver à un niveau minimum de maîtrise du français. [...]
    Les cours de français prévus par le CIR sont subventionnés par l’Etat, mais ne sont pas pour autant assurés par des fonctionnaires comme c’est le cas dans l’Education nationale. Ils sont assurés par différents organismes, par l’intermédiaire d’appels d’offre. [...] Cette mise en concurrence devrait, selon les discours officiels, pousser chacun à faire « toujours mieux » avec des salarié.e.s « toujours mieux » formé.e.s et des formations « toujours mieux » conçues. Dans les faits, c’est surtout un facteur de précarité de l’emploi du point de vue des salarié.e.s, pour qui le CDI semble « toujours plus » inaccessible [2]. Du point de vue des bénéficiaires, l’accès à ces cours subventionnés n’a rien d’évident (tentez, pour vous en rendre compte, une partie du jeu de l’oie fourni en pages centrales) : il faut avoir auparavant franchi un bon nombre de barrières administratives auxquelles s’ajoutent les critères de sélection des organismes de formation ; notamment, certains n’acceptent que les apprenant.e.s maîtrisant déjà l’écriture et quelques bases de français ; les autres sont orienté.e.s (théoriquement) vers les « ateliers socio-linguistiques » des centres sociaux, qui restent des acteurs majeurs de l’enseignement du français comme langue étrangère (FLE), dans la régions stéphanoise comme ailleurs.

    http://lenumerozero.lautre.net/local/cache-vignettes/L540xH500/arton3542-76c1b.jpg?1506704077

    #migrants #FLE #subventions

    https://seenthis.net/messages/633734 via alimielle



  • Un général américain ordonne à ses élèves-officiers racistes de « foutre le camp » (vidéo)
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_le-coup-de-gueule-anti-raciste-d-un-general-de-l-us-air-force-academy-a-

    Il leur a demandé de sortir leur smartphone de leur poche : « Je suis sérieux, prenez vos téléphones, je veux que vous fassiez une vidéo de tout ceci, que vous la gardiez, que vous l’utilisiez ».

    « Si vous n’êtes pas capable de traiter quelqu’un d’une autre race ou d’une autre couleur de peau avec dignité et respect, alors il faut partir », a-t-il ensuite lancé aux élèves-officiers, qui écoutaient au garde-à-vous. « Si vous n’êtes pas capables de traiter quelqu’un avec dignité et respect, foutez le camp ! », a ajouté le général dans ce discours filmé par l’académie.

    Se voulant accrocheur, le titre est nul comme d’hab dans la « grande presse » désormais. L’incident qui mène à cette intervention est raciste. Le discours s’adresse à ceux-là puis s’élargit à toutes les relations humaines : « If you demean someone in anyway, you need to get out »...

    Pourquoi partager ça ici ? Je ne sais pas trop en fait.. C’est parfois étonnant comme je peux me retrouver à la limite de l’émotion face à l’affirmation d’évidences comme celle-ci, probablement principalement parce qu’elle viennent d’un milieu duquel je n’espère pas grand-chose en terme d’accointances philosophiques et/ou politiques... Cela arrive à d’autres ici ?

    https://youtu.be/WfjZ1otkS3o

    https://seenthis.net/messages/633887 via Suske


  • RSA : lorsque la chasse aux pauvres tourne au harcèlement. Témoignage.
    https://mrmondialisation.org/rsa-lorsque-la-chasse-aux-pauvres-tourne-au-harcelement

    En tant qu’allocataire du RSA (et non « bénéficiaire », comme on peut trop souvent le lire et l’entendre), Mélanie a été interrogée par surprise à son domicile pendant plus d’une heure par une inspectrice décidée à dénicher la moindre irrégularité, quitte à fouiller dans sa vie privée et suggérer des relations intimes avec son propriétaire. Par son témoignage, elle a tenu à dénoncer les méthodes utilisées, d’une grande violence psychologique, explique-t-elle. Alors que Mélanie est déjà fragilisée par sa situation, la tournure de son contrôle interpelle. « Le pauvre » semble jugé coupable par défaut de sa situation, et tout est fait pour lui enlever ses maigres moyens de subsistance. Que peut justifier une telle violence morale et de telles atteintes à la vie privée à l’égard de ceux qui souffrent de la précarité dans laquelle ils vivent ?

    https://i0.wp.com/mrmondialisation.org/wp-content/uploads/2017/09/ATD-QM_220x285_Fraudes-2-914ac-1b7ba-e1506691611594.jpg

    #rsa #pauvres #allocations

    https://seenthis.net/messages/633880 via alimielle


  • Adidas fait poser une mannequin qui ne s’épile pas et soulève une vague de haine - La Libre
    http://www.lalibre.be/lifestyle/mode/adidas-fait-poser-une-mannequin-qui-ne-s-epile-pas-et-souleve-une-vague-de-h
    http://o3.llb.be/image/thumb/59ce2432cd70461d265684e8.jpg
    À #poil, les haineux !

    « Va te raser ! », « Ferme ta gueule, sale féministe imbécile, c’est moche cette merde », « Dégueulasse, proprement dégueulasse » ou encore « Eh bah maintenant c’est sûr, je ne porterai jamais d’Adidas », peut-on lire en commentaires (et encore ce sont les moins « pires »).

    Arvida Byström a même déclaré avoir reçu des menaces de viol dans sa messagerie privée. « Je n’imagine même pas ce que ça fait d’exister dans ce monde sans avoir tous mes privilèges. Plein d’amour, et rappelons-nous que chaque personne est différente. Et merci pour tout le soutien ! » a-t-elle écrit sur son compte Instagram.

    https://seenthis.net/messages/633818 via Agnès Maillard


  • https://www.franceculture.fr/s3/cruiser-production/2017/09/77551532-6584-4325-86b0-b148f6acb3bb/738_munirbechir_babylonmood.jpg
    https://www.franceculture.fr/emissions/metronomique/nazem-et-salima-le-temps-ou-bagdad-chantait

    Nous sommes en #Irak dans les années 1940, sous le règne de la monarchie hachémite qui, avant que la révolution ne la mette à bas en 1958, vit dans l’opulence grâce à la manne pétrolière.
    A #Bagdad, on trouve de nombreux musiciens et chanteurs. Parmi eux un homme et une femme, Nazem el Ghazali et Salima Mourad... mais aussi deux frères juifs venus du Koweït voisin : Saleh et Daoud al Koweiti.
    La #musique alors est partout, dans les maisons pour des fêtes privées (mariage, circoncisions...) dans les cafés et les clubs et bien sûr, via les stations de radio qui viennent d’apparaître. Tous les vendredis, juste avant la grande prière, la voix du chanteur Hedeiri Abou Aziz s’échappe des postes, ensorcelant les auditeurs rassemblés au café ou à la maison : pendant une heure, la ville se fige... Cette relative insouciance sera bientôt ébranlée par les sirènes du nationalisme arabe et la création de l’Etat d’Israël en 1948.

    #playlist #Babylone
    https://www.youtube.com/playlist?list=PLKpTasoeXDrrk7g8StmipliZlAE86Gv34
    http://ustazaparis.tumblr.com

    https://seenthis.net/messages/633753 via Vanderling



  • Marcel Proust soudoyait des titres de presse pour de bonnes critiques
    https://www.actualitte.com/article/monde-edition/marcel-proust-soudoyait-des-titres-de-presse-pour-de-bonnes-critiques/85077
    https://www.actualitte.com/images/facebook/27899632655-bc21abc4d3-z-59ce6fb90218f.jpg

    Hi, hi hi, bravo l’artiste... les moyens ont certainement changé, mais pas la méthode ;-)

    Proust écrit ainsi à son éditeur Louis Brun, chez Grasset, pour lui demander de dactylographier un mot, « afin qu’il n’y ait aucune trace de mon écriture » et ainsi l’éloigner « de tout ce qui pourrait relier à cet échange d’argent ». Tel un vulgaire acheteur de critiques positives sur Amazon, Proust aurait manigancé depuis son chez-lui, en laissant à l’éditeur le soin de transmettre l’argent avant « bien sûr, de le rembourser intégralement ».

    Pire encore, les lettres font apparaître les différents montants versés : 300 francs pour Le Figaro et une mention positive en Une, ou 660 francs pour une critique enjouée, rédigée par un de ses amis, bien sûr, sur la première page du Journal des Débats. Des sommes conséquentes, que l’écrivain n’hésitait pas à débourser malgré tout. Pour s’assurer que tout ce qui concernait son livre était de bon aloi, Proust transmettait même une base sur laquelle la critique devait être écrite, un texte signé par son ami le peintre Jacques Émile-Blanche.

    Proust proposait même quelques formules bien choisies, qu’un attaché de presse studieux n’aurait pas reniées : La Recherche du Temps perdu « chasse comme un coup de vent les vapeurs soporifiques », tandis que les écrits de Marcel Proust « sont presque trop lumineux pour le regard », tout simplement.

    https://seenthis.net/messages/633692 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • #Viol d’un #enfant : « notre loi protège les agresseurs »
    https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/23019-Viol-d-un-enfant-notre-loi-protege-agresseurs/amp
    https://www.pourquoidocteur.fr/media/article/stock-image-33304471-m-2015-1506531459.jpg

    Un enfant ne veut pas d’un acte sexuel. Les gens n’ont pas le courage de se représenter une fillette de 11 ans avec un pénis d’adulte dans la bouche. Ils ne veulent pas imaginer ce qu’est le vagin d’une petite fille, pénétré par celui d’un adulte de 28 ans. Il y a un déficit de la représentation. Pourtant, dit comme ça, c’est assez clair ?

    Toute l’attention est fixée sur le consentement de cette fillette. On ne met pas le projecteur sur l’adulte de 28 ans, père de deux enfants. Lui savait parfaitement ce qu’il faisait. Il s’agit ni plus ni moins de #pédocriminalité.

    https://seenthis.net/messages/633820 via Agnès Maillard



  • Inspecteur Ruffin mène l’enquête : chronique de la divergence des luttes
    https://leseumcollectif.wordpress.com/2017/09/24/inspecteur-ruffin-mene-lenquete-chronique-de-la-divergenc

    https://rezo.net/local/cache-vignettes/L120xH68/arton234815-b95ad.jpg

    Qui se souvient du 32 Mars 2016 et des semaines qui suivirent ? Qui se souvient des nuit-deboutistes qui, la main sur le cœur, appelaient à la convergence des luttes ? Qui se souvient des AG en plein air avec, entre deux interminables diarrhées verbales de poètes maudits, des appels solennels adressés à – retenez votre souffle – les-quar-tiers-po-pu-laires. “Parce que le gouvernement est notre adversaire à tou-te-s donc faut s’unir, faut con-ver-ger !’’ Et les appels du pied devenaient vite des sommations vexées (« mais pourquoi diable nous snobent-ils ? ») et vexantes (« mais vous ne comprenez pas, pauvres bougres, qu’on a des intérêts communs » ?!). Source : Le Seum (...)

    https://seenthis.net/messages/632193 via Rezo


  • La nouvelles stratégie anti-casseurs de la police
    http://telegra.ph/Manifestations--la-nouvelle-strategie-anticasseurs-de-la-police-09-29
    Prise d’ADN sur les pavés in situ, vidéos partout et utilisation des tel personnels policiers, la contre-insurrection « en mode dégradé » déroule sa feuille de route

    (...) Des « Live Tweet » et des panneaux lumineux en remplacement des haut-parleurs pour gérer les cortèges (...) « Il faut que les manifestants de bonne foi sachent ce qui se passe, puissent partir par une voie d’évacuation balisée afin que l’usage de la force ne se concentre que sur les fauteurs de troubles, déclare-t-on au cabinet du directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN). (...)

    ● Pour identifier les casseurs, des agents de police scientifique et des procéduriers intègrent les dispositifs Face à des émeutiers de plus en plus organisés, furtifs et équipés comme pour aller à la guerre, les stratèges de l’ordre public commencent à déployer au sein même des dispositifs des experts en police scientifique pour récupérer « à chaud », au cœur de l’action des indices, des pièces à conviction voire des effets personnels comme des anoraks abandonnés par leurs adversaires sur le champ de bataille. (...)

    ● Gagner la bataille des images et de la communication (...)

    ● Filtrages et fouilles préalables pourraient se généraliser (...) « Reste à transposer une disposition qui s’applique en temps normal à une enceinte privée recevant des spectateurs à la voie publique soumise aux principes constitutionnels de la liberté d’aller et venir », tempère un officier.

    ● Des canons à sons, le stroboscope et des billes de « marquage » à l’étude (...)

    Objectif prioritaire : tracer par l’action policière une frontière séparant manifestants et casseurs, ça pioche pas mal dans le modèle allemand du #maintien_de_l'ordre

    #police #justice #toctoc

    https://seenthis.net/messages/633744 via colporteur


  • Quand les hommes m’expliquent - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Quand-les-hommes-m-expliquent

    Certes, il arrive à tout le monde de s’emporter dans une discussion, de vouloir à tout prix avoir le dernier mot, et je ne suis d’ailleurs pas la dernière à ce jeu. Mais ce qui tient au genre, à la manière dont on enseigne différemment la vie aux filles et aux garçons, c’est que, si les hommes ont une grande variété d’attitudes, les femmes partent presque toutes avec le même handicap. Qu’est-ce donc qui fait qu’une écrivaine a pour première réaction d’admettre la possibilité qu’un livre important sur le même sujet que le sien ait été publié sans qu’elle l’ait su ? Que l’éditrice d’un paquet de journaux politiques, en français ou en anglais, photocopiés ou imprimés en quadri, s’interdise de penser qu’elle sait aussi bien que ce doctorant qui sort pour la première fois de l’école ce que doit être un édito ? C’est le doute… la possibilité qu’éventuellement une information nous ait échappé, l’angoisse de la ramener en disant une bêtise. Solnit raconte comment, des années après la première mésaventure, elle va chercher sur Internet, suite à une malheureuse rencontre avec un interlocuteur trop assertif, la confirmation d’un fait dont elle a déjà rendu compte dans un ouvrage d’histoire très proprement documenté. Simplement parce que son interlocuteur avait l’air très assuré, d’une confiance en soi agressive. Tous les hommes n’agressent pas ainsi les femmes mais presque toutes les femmes se remettent en cause dans le cas d’une telle controverse. Même quand elles ont été validées dans leur métier ou leurs connaissances, le doute et l’angoisse sont toujours là.

    #mecsplication #sexisme

    https://seenthis.net/messages/633714 via Aude


  • Indemnités prud’homales : les trois mensonges de Pénicaud face à Elise Lucet - Libération
    http://www.liberation.fr/desintox/2017/09/28/indemnites-prud-homales-les-trois-mensonges-de-penicaud-face-a-elise-luce
    http://md1.libe.com/photo/1059773-000_rz7rp.jpg?modified_at=1506614084&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    Dans « Cash Investigation » sur France 2, la ministre du Travail a tenté de justifier l’instauration d’un barème des indemnités prud’homales, au prix de grosses contre-vérités.

    Très bon article de Libération qui détaille :
    – d’une part la façon dont la ministre a voulu faire croire que les indemnités prud’homales n’allaient pas baisser avec la nouvelle loi.
    – qu’elle a essayé aussi de prouver que la loi allait régler le problème des disparités entre les décisions
    – ses mensonges concernant le cas précis d’une des personnes licenciée dans le reportage.
    J’en reviens à ce que j’avais dit par ailleurs, il aurait fallu quelqu’un de plus compétent sur la loi pour pouvoir démontrer tout ça en direct. Le faire dans un article quelques jours plus tard ça n’a pas du tout le même impact.
    #travail #exploitation #penicaud #prud'hommes #licenciement #loi_travail #code_du_travail #cash_investigation

    https://seenthis.net/messages/633612 via ninachani


  • Le Vatican et la croisade « anti-genre » : prêcher l’inégalité par d’autres moyens - Les mots sont importants (lmsi.net)
    http://lmsi.net/Le-Vatican-et-la-croisade-anti

    La « guerre au gender » ne date pas de la Manif pour tous. Ou plutôt la manière bien particulière dont la Manif pour tous s’est opposée à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe est l’héritage d’une plus longue histoire. Dans son livre La loi de la #parenté, l’historienne Camille Robcis propose une généalogie savante du dogme de la « différence des sexes », façonné par des universitaires comme Françoise Hériter et Irène Théry à partir de penseurs structuralistes. Pour combattre la loi Taubira, la Manif pour tous a défendu la « différence des sexes » contre le « genre » - s’attaquant, à travers le genre, au dévoilement d’un système construit, organisant la #hiérarchie entre les hommes et les femmes. Dans La croisade « anti-genre », Sara Garbagnoli et Massimo Prearo reviennent sur le rôle joué par le Vatican des années plus tôt. Pour contrer les avancées politiques et scientifiques du « genre », plusieurs papes vont s’efforcer de légitimer autrement la hiérarchie – en premier lieu à travers l’idée de complémentarité entre les hommes et les femmes. La première partie de l’ouvrage, rédigée par Sara Garbagnoli, revient sur cette réélaboration idéologique qui, sous couvert de valorisation des #femmes, permet de les maintenir dans la subordination.

    #sexisme #religion

    https://seenthis.net/messages/633633 via Agnès Maillard



  • Au-delà du mur : l’#algorithme de #Facebook mis à l’épreuve
    https://theconversation.com/au-dela-du-mur-lalgorithme-de-facebook-mis-a-lepreuve-84295
    https://cdn.theconversation.com/files/187053/width1356x668/file-20170921-20996-uj8uz5.jpg

    Presque tous les groupes ont observé une #polarisation de leur mur d’actualité en lien avec les idées du candidat suivi. Pour autant, c’est plus les #médias (et leur couleur politique) que les contenus eux-mêmes qui semblaient déterminants pour l’algorithme.

    Voici schématiquement les concordances entre les médias principalement présents dans le fil d’actu et la couleur politique des profils :

    Profils Macron : BFM, Les Echos, Le Point, Marianne ;

    Profils Hamon : Libération et Médiapart ;

    Profils Fillon : Le Figaro et Valeurs Actuelles ;

    Profils Le Pen : Valeurs Actuelles, Français de souche et Boulevard Voltaire.

    Et le tri effectué est redoutable. Pour l’ensemble des groupes, le News Feed ne se concentre que sur une dizaine de médias.

    L’algorithme est peu subtil

    Ceux qui ont voulu tester des hypothèses un peu complexes, voire mettre en défaut l’algorithme, ont été déçus ! Car l’algorithme n’offre finalement que peu de résistance aux challenges et s’avère très peu subtil dans la compréhension de ses usagers. Par exemple, ceux qui ont voulu commenter de manière négative des posts associés à leur opposant politique ou encore réagir à des contenus avec des « Grrrr » pour marquer leur mécontentement se sont rapidement aperçus que de telles subtilités échappaient à l’algorithme et qu’une action, qu’elle soit positive ou négative, vaut la même chose. Seule la trace de l’interaction, « l’engagement » dans le vocabulaire facebookien, compte. Ainsi, s’évertuer à commenter des posts de Français de souche pour déconstruire son discours produit finalement l’effet inverse : l’algorithme vous servira d’autres contenus d’extrême droite par la suite.

    https://seenthis.net/messages/632583 via Agnès Maillard