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La sélection de Seenthis, maison-mère du Zinc. Une minute plus tard.

  • « Les médias ne sont plus que très accessoirement des facteurs de l’utilité publique » – un entretien avec Alain Accardo
    https://www.vice.com/fr/article/les-medias-ne-sont-plus-que-tres-accessoirement-des-facteurs-de-lutilite-publi
    https://video-images.vice.com/articles/590a0b5740b58828fb929678/lede/1493831156549-589b2f4ac461881c548b46a5.png?crop=0.7275xw:0.998xh;0.1333xw,0.002xh&resize=1440:*

    Le sociologue revient pour nous sur le traitement médiatique d’une élection présidentielle en passe de se terminer.

    « Merdias », « journalopes », « vendus »… Les réseaux sociaux ne sont jamais avares de mots durs envers les journalistes. Pourquoi tant de haine, se demandent ces derniers ? La période qui a précédé les élections présidentielles n’a, de ce point de vue, pas été en reste et la défiance envers les médias a largement été de mise, au fur et à mesure que se multipliaient les unes des magazines consacrées à Emmanuel Macron. Avant le second tour, qui oppose le candidat d’En Marche ! à Marine Le Pen, nous avons donc souhaité nous entretenir avec Alain Accardo, sociologue et maître de conférences à Bordeaux III, afin d’analyser le « système médiatique » à l’œuvre. Ce spécialiste de Pierre Bourdieu vient en effet de faire paraître, dans la collection Cent mille signes des éditions Agone, une réédition d’un de ses textes de 2007, sous le titre « Pour une socioanalyse du journalisme, considéré comme une fraction emblématique de la nouvelle bourgeoisie intellectuelle ».

    https://seenthis.net/messages/596243 via marielle



  • Lettre ouverte à un futur président déjà haï » parue dans le monde du 5 mai François Ruffin - 4 Mai 2017

    https://www.facebook.com/FrancoisRuffin80/photos/a.642440839270790.1073741828.642036589311215/729140700600803/?type=3&theater

    EN INTEGRALITE :

    Monsieur Macron, je regarde votre débat, ce soir, devant ma télé, avec Marine Le Pen qui vous attaque bille en tête, vous, « le candidat de la mondialisation, de l’ubérisation, de la précarité, de la brutalité sociale, de la guerre de tous contre tous » , et vous hochez la tête avec un sourire. Ça vous glisse dessus. Je vais tenter de faire mieux.

    D’habitude, je joue les petits rigolos, je débarque avec des cartes d’Amiens, des chèques géants, des autocollants, des tee-shirts, bref, mon personnage. Aujourd’hui, je voudrais vous parler avec gravité. Vraiment, car l’heure me semble grave : vous êtes détesté d’emblée, avant même d’avoir mis un pied à l’Elysée.

    Lundi 1er mai, au matin, j’étais à la braderie du quartier Saint-Maurice, à Amiens, l’après-midi à celle de Longueau, distribuant mon tract de candidat, j’ai discuté avec des centaines de personnes, et ça se respire dans l’air : vous êtes haï. Ça m’a frappé, vraiment, impressionné, stupéfait : vous êtes haï. C’était pareil la veille au circuit moto-cross de Flixecourt, à l’intuition, comme ça, dans les discussions : vous êtes haï. Ça confirme mon sentiment, lors de mes échanges quotidiens chez les Whirlpool : vous êtes haï. Vous êtes haï par « les sans-droits, les oubliés, les sans-grade » que vous citez dans votre discours, singeant un peu Jean-Luc Mélenchon. Vous êtes haï, tant ils ressentent en vous, et à raison, l’élite arrogante (je ne vais pas retracer votre CV ici).

    Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Je vous le martèle parce que, avec votre cour, avec votre campagne, avec la bourgeoisie qui vous entoure, vous êtes frappé de surdité sociale. Vous n’entendez pas le grondement : votre heure, houleuse, sur le parking des Whirlpool, n’était qu’un avant-goût. C’est un fossé de classe qui, face à vous, se creuse. L’oligarchie vous appuie, parfait, les classes supérieures suivent.

    Il y a, dans la classe intermédiaire, chez moi, chez d’autres, encore un peu la volonté de « faire barrage », mais qui s’amenuise de jour en jour, au fil de vos déclarations, de votre rigidité. Mais en dessous, dans les classes populaires, c’est un carnage. Les plus progressistes vont faire l’effort de s’abstenir, et ce sera un effort, tant l’envie les taraude de saisir l’autre bulletin, juste pour ne plus vous voir. Et les autres, évidemment, le saisiront, l’autre bulletin, avec conviction, avec rage.

    Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Et c’est dans cette ambiance électrique que, sans concession, vous prétendez « simplifier le code du travail par ordonnances ». C’est dangereux. Comme si, le 7 mai, les électeurs vous donnaient mandat pour ça.

    Dimanche 30 avril, sur France Inter, une électrice de Benoît Hamon regrettait votre « début de campagne catastrophique », votre « discours indigent », votre « dîner à La Rotonde », votre manque d’« aise avec les ouvriers ». Nicolas Demorand la questionna : « Et vous allez voter au deuxième tour, Chantal ? » « Plus c’est catastrophique, plus je vais y aller, parce que j’ai vraiment peur de l’autre », lui répondit l’auditrice en un fulgurant paradoxe.

    A cet énoncé, que répliqua votre porte-parole, l’économiste Philippe Aghion ? Il recourut bien sûr à la tragique Histoire : Shoah, négationnistes, Zyklon B, Auschwitz, maréchal Pétain. En deux phrases, il esquissa toute l’horreur du nazisme. Et de sommer Chantal : « Ne pas mettre un vote, s’abstenir, c’est en fait voter Mme Le Pen. Il faut que vous soyez bien consciente de ça. » Contre ça, oui, qui ne voterait pas ?

    Mais de ce rejet du pire, vous tirez un blanc-seing. Votre économiste parlait, le 30 avril, comme un missionnaire du FMI : « Réduire la dépense publique », « les coupes d’abord dans le social », « sur l’assurance-maladie », « la tarification à l’acte », « l’assurance-chômage », « les collectivités locales ». Tout y passait.

    Et d’insister sur le traitement de choc : « C’est très important, le calendrier, il faut aller très vite. Il faut miser sur le capital politique de l’élection pour démarrer les grandes réformes dès le début, dès le début. Quand on veut vraiment aller vite sur ces choses-là, je crois que l’ordonnance s’impose. Je vois la France maintenant, un peu un parallèle avec l’après-guerre, je crois que nous sommes à un moment semblable à la reconstruction de 1945. » Rien que ça : la comparaison avec une France à genoux, qui a servi de champ de bataille, qui n’avait plus de ponts, plus d’acier, plus d’énergie, bref, ruinée, alors que le CAC 40 vient, cette année, de verser des « dividendes record » aux actionnaires.

    Mais de quel « capital politique » parlez-vous ? La moitié, apparemment, de vos électeurs au premier tour ont glissé votre bulletin dans l’urne moins par adhésion à votre programme que pour le « vote utile ». Et pour le second, si vous obtenez la majorité, ce sera en souvenir d’Auschwitz et du « point de détail ». Des millions de Français ne se déplaceront pas, qui ne veulent pas choisir entre « la peste et le choléra », qui vous sont d’ores et déjà hostiles.

    C’est sur cette base rikiki, sur cette légitimité fragile que vous comptez mener vos régressions à marche forcée ? Que ça passe ou ça casse ? Vous êtes haï, monsieur Macron, et je suis inquiet pour mon pays, moins pour ce dimanche soir que pour plus tard, pour dans cinq ans ou avant : que ça bascule vraiment, que la « fracture sociale » ne tourne au déchirement. Vous portez en vous la guerre sociale comme la nuée porte l’orage. A bon entendeur.

    #mondialisation #ubérisation #précarité #brutalité_sociale #guerre #régression #FMI #Social #macron #présidentielles_2017 #élections #CAC40 #Amiens #François_Ruffin

    Paru initialement dans Le monde : http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/04/francois-ruffin-lettre-ouverte-a-un-futur-president-deja-hai_5122151_3232.ht
    en intégralité : https://www.anti-k.org/2017/05/05/francois-ruffin-lettre-ouverte-a-futur-president-deja-hai


  • L’ombre de l’ultradroite dans l’affaire des noyés de la Deûle - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/05/04/l-ombre-de-l-ultradroite-dans-l-affaire-des-noyes-de-la-deule_1567285

    L’affaire avait été classée sans suite. Un suicide, pensaient alors les enquêteurs. Hervé Rybarczyk, guitariste des Ashtones, groupe lillois de punk-rock, avait été retrouvé mort dans le canal de la Deûle, en novembre 2011. En fait, il a sans doute été passé à tabac par un groupe de skinheads. La semaine dernière, trois membres de l’extrême droite radicale ont été mis en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, en réunion, avec préméditation ou guet-apens et avec arme », une information révélée ce mercredi par la Voix du Nord. Ces arrestations se sont tenues après le démantèlement d’une bande de l’ultradroite en Picardie, jugée en mars dernier à Amiens pour une série d’agressions. « C’est l’un d’eux qui a dû parler, soit par trouille, soit par bêtise », estime un proche du musicien.

    Il n’a pas été surpris de ces mises en examen. « Je savais qu’il ne s’était pas suicidé, explique-t-il. Par des fuites, j’avais appris qu’il avait le visage amoché quand on l’a retrouvé. Ce ne pouvait être qu’une agression. » Il ne comprend toujours pas pourquoi l’enquête a été stoppée nette. La PJ n’a même jamais été saisie. Certes, le groupe avait déjà été éprouvé par une mort violente, quelques mois auparavant : leur autre guitariste avait été tué par une balle perdue de chasseur, alors qu’il conduisait le van sur l’autoroute de Dijon, au retour d’une date à Marseille. Les policiers ne sont pas allés chercher plus loin.

    Pourtant, le contexte de l’époque était tendu, à Lille. La Deûle était devenue le croque-mitaine des fêtards : quatre hommes y avaient perdu la vie, entre octobre 2010 et septembre 2011, après une nuit arrosée. John Ani, 33 ans, opérateur technique chez SFR, Thomas Ducroo, 26 ans, concessionnaire d’un magasin de motos, Jean-Meriadec Le Tarnec, 22 ans, étudiant en droit à la faculté, Lloyd Andrieu, 19 ans, étudiant en communication. La rumeur avait enflé, imaginé un serial killer, le « pousseur de la Deûle », à tendance homophobe. En effet, John Ani ne cachait pas son homosexualité, Thomas Ducroo sortait ce soir-là d’un bar gay-friendly, et l’Esplanade, où les noyades ont eu lieu, est connue comme un lieu de drague masculin. Le procureur de l’époque, Frédéric Fèvre, avait ouvert une information judiciaire, mais les enquêteurs n’avaient rien trouvé : les corps étaient indemnes de coups, aucun objet n’avait été volé. Les affaires avaient été classées sans suite, et les décès considérés comme accidentels. Certains avaient été retrouvés la braguette ouverte, ce qui accréditait la thèse d’une envie pressante et d’une glissade sur les berges.

    Gilles Durand, journaliste, qui a consacré un livre aux zones d’ombre des noyés de la Deûle, raconte une étrange anecdote : un homme l’a contacté à l’automne 2015 pour lui affirmer qu’Hervé Rybarczyk n’était pas tombé tout seul dans la Deûle. « Il affirmait que c’était dans le cadre d’un règlement de comptes entre l’extrême gauche et l’extrême droite, par le même groupe qui avait attaqué le Resto Soleil [une pizzeria et salle de concerts lilloise appréciée des antifascistes, ndlr]. Ce soir-là, ils avaient décidé d’aller plus loin. » Et c’était prémédité, selon ce témoin anonyme : ils auraient enlevé la puce de leur téléphone portable pour ne pas être repérés. Une thèse qu’à l’époque, le journaliste n’arrive pas à recouper.
    « Nouveaux éléments suspects »

    Le décès d’Hervé Rybarczyk n’a jamais été considéré par les policiers comme faisant partie du dossier des noyés de la Deûle. Il était plus âgé, 42 ans, et son corps a été repêché dans une autre partie du canal, à Loos, dans la banlieue de Lille. Loin de l’Esplanade, où les autres noyades ont eu lieu. Cela avait d’ailleurs toujours été une interrogation pour ses amis : pourquoi avait-il été si loin, en pleine nuit ? Le musicien avait disparu après un concert donné à la Chimère, un café distant de la Deûle. Ce n’est qu’en 2015, lors de la réouverture de l’enquête sur les noyés de la Deûle, « à cause de nouveaux éléments suspects », dit le parquet, que son dossier y a été rattaché. Pourquoi ? Aucune réponse des services du procureur. « Il n’y a peut-être pas un lien avec tous les morts, mais avec certains, c’est probable », lâche l’ami d’Hervé. L’une des personnes mises en examen a été impliquée en 2013 dans le saccage du bar homosexuel le Vice-Versa, à Lille. Ce qui relance les spéculations sur un éventuel motif d’agression. Mais le parquet reste ferme sur le sujet : les mises en examen ne concernent que la mort d’Hervé Rybarczyk. Lui, et lui seul.

    Je ne comprend pas que Libé utilise le mot « ultra-droite ». C’est un élément de langage qui crée une différence artificielle avec l’extrême droite. Les citations dans l’article parlent bien d’"un règlement de comptes entre l’extrême gauche et l’extrême droite" et pas d’ultras. Ultra droite ca implique l’idée que l’extrême droite et l’ultra droite se distinguent par quelque chose et vu le contexte ca serait l’usage de la violence. L’extrême droite ne serait pas violente et radicale puisque c’est l’apanage de l’ultra-droite. C’est ce que me dit le mot « ultra-droite » et comme je sais que Libé demande d’autre part qu’on fasse obstacle au FN en votant massivement pour Macron, c’est bien cyniques de leur part de banalisé l’extrême droite en la faisant passer pour non-violente.

    #homophobie #ACAB #extrême-droite #ultra #ultra-droite #langage #homophobie #banalisation

    https://seenthis.net/messages/596090 via mad meg


  • #FN #FN_Front_national
    Loi travail : les sénateurs FN défendent des mesures libérales et défavorables aux syndicats… puis les retirent | Public Sénat
    http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/loi-travail-mesures-liberales-defavorables-aux-syndicats-des-senateurs-f

    « Si le FN est discret sur la loi travail, les amendements de ses deux sénateurs, Stéphane Ravier et David Rachline, visent à contourner les syndicats et sont dans une veine libérale, chère au FN à Marion Maréchal-Le Pen. Surprise : après publication de notre article, ils ont été retirés… »

    Front national, virage social ? (1/3) - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
    http://www.fakirpresse.info/Front-national-virage-social.html

    Au Parlement européen, les votes méprisants du FN et de Marine Le Pen à l’égard des travailleurs - Basta ! PAR OLIVIER PETITJEAN
    https://www.bastamag.net/Au-Parlement-europeen-les-votes-meprisants-du-FN-et-de-Marine-Le-Pen-a-l-e

    "au Parlement européen, les eurodéputés frontistes montrent un tout autre visage : ils se désintéressent des accords de libre-échange et de leurs conséquences, refusent de lutter contre les délocalisations, soutiennent le « secret des affaires » qui protège les multinationales, s’opposent à l’égalité femmes-hommes au travail, freinent la prévention des cancers professionnels ou la lutte contre l’évasion fiscale. Les votes des députés d’extrême-droite démontrent qu’ils ne se préoccupent pas des intérêts des travailleurs, et ne souhaitent pas une société moins injuste."

    "la directive a été directement inspirée par des cabinets de lobbying au service de grandes multinationales, qui ont travaillé main dans la main avec la Commission, comme l’a montré une enquête de l’ONG bruxelloise Corporate Europe Observatory. C’est peut-être pourquoi Louis Aliot, compagnon de Marine Le Pen et lui aussi eurodéputé, a cherché ultérieurement à prétendre, face à des journalistes, que le FN n’avait en fait pas voté pour cette directive…"

    "Ils avaient recouru à des montages financiers « offshore » pour mettre à l’abri dans des paradis fiscaux des fonds provenant de leur société Riwal, principal prestataire du FN pour sa communication. Le but de l’opération était, selon leur propre aveu au Monde, d’« échapper à la pression médiatique ». La directive « secret des affaires » compliquera ce type d’investigations"

    "ils ont refusé de voter en faveur d’une résolution du Parlement, adoptée en décembre 2015, sur la lutte contre l’évasion fiscale en améliorant « la transparence, la coordination et la convergence des politiques en matière d’impôts sur les sociétés au sein de l’Union ». Explication de ce refus ? Cela risquait d’encourager une évolution vers une « union fiscale »"

    http://zinc.mondediplo.net/messages/14434#message23850

    Duplicité économique du #Front_National, par Renaud Lambert (Le Monde diplomatique, mai 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/05/LAMBERT/57493

    "En 2017, Mme Le Pen condamne la directive européenne sur les « travailleurs détachés » (6), semblant omettre qu’elle ne s’y est pas opposée lors d’un vote au Parlement européen en avril 2014. Mai 2016 : elle exige le retrait de la loi travail, alors même que les députés de son parti déposent des amendements visant à en renforcer la nature libérale. Et, dans son programme 2017, le FN promet, d’une part, un accroissement des dépenses et, de l’autre, un déficit structurel égal à zéro, l’équivalent de la « règle d’or » européenne qui impose l’austérité aux peuples du continent."

    • Lettre ouverte à un futur président déjà haï » parue dans le monde du 5 mai * _ François Ruffin -…
      http://zinc.mondediplo.net/messages/63663
      #Macron

      "A cet énoncé, que répliqua votre porte-parole, l’économiste Philippe Aghion ? Il recourut bien sûr à la tragique Histoire : Shoah, négationnistes, Zyklon B, Auschwitz, maréchal Pétain. En deux phrases, il esquissa toute l’horreur du nazisme. Et de sommer Chantal : « Ne pas mettre un vote, s’abstenir, c’est en fait voter Mme Le Pen. Il faut que vous soyez bien consciente de ça. » Contre ça, oui, qui ne voterait pas ?"

      "Mais de ce rejet du pire, vous tirez un blanc-seing. Votre économiste parlait, le 30 avril, comme un missionnaire du FMI : « Réduire la dépense publique », « les coupes d’abord dans le social », « sur l’assurance-maladie », « la tarification à l’acte », « l’assurance-chômage », « les collectivités locales ». Tout y passait."

      De la prise d’otages, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 3 mai 2017)
      http://blog.mondediplo.net/2017-05-03-De-la-prise-d-otages

      « que ceux qui ont si continûment œuvré à installer ce monde ignoble, à en chanter la supériorité et, partant, à en armer deux fois le légitime dégoût, que ce soient ceux-là qui viennent l’index tremblant et la morale en bandoulière mettre en demeure les électeurs de ne pas accomplir tout à fait les conséquences de ce qu’eux-mêmes ont préparé, sauf à ce que les malheureux en portent l’entière responsabilité. C’est que dans cette morale particulière de l’incendie, la responsabilité va exclusivement aux brûlés et jamais aux incendiaires

      Et comme le tableau doit être complet, que pas un détail dans l’obscénité ne doit manquer, voilà que ces derniers nous appellent à faire barrage aux effets en nous enjoignant de voter pour les causes »

      « Au tribunal de l’histoire, ce ne sont pas les abstentionnistes qui comparaîtront : ce seront tous ceux qui, en position de peser sur le cours des choses, ont délibérément agencé le paysage des différences pour n’y admettre que l’innommable fonctionnel du FN, ceux à qui a été répétitivement expliqué, exhibé, démontré la causalité irréfragable, confirmée dans bien d’autres pays, entre politiques néolibérales, délabrement social et pathologies politiques, et qui n’auront rien voulu entendre. Et puis aussi les directeurs éditoriaux du Point, de L’Express ou de Marianne, dont les innombrables couvertures islamophobes déguisées (ou même pas) en combat pour la laïcité, se seront fait un devoir d’exciter la pulsion raciste dans tout le pays »

      Chez LIP, debout sur la table, BHL s’écrie « NO PASARAN » (...)
      http://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/chez-lip-debout-sur-la-table-bhl-s-ecrie-no-pasaran

      "Les riches et les oligarques du CAC 40 ont toujours apprécié et soutenu ce FN qui les protège en canalisant la colère populaire contre l’immigré et l’étranger. La guerre des pauvres contre les pauvres a toujours fait la joie des riches."

      "le 28 mars 2017, Bernard Monot, brillant économiste du FN, rassurait le MEDEF : « Le FN est l’ami de toutes les entreprises et je rappelle que nous sommes de vrais libéraux, partisans sans ambiguïté de l’économie de marché et de la libre entreprise. »"

      Les bacchanales de la vertu : retour sur l’entre-deux tours de la présidentielle. par Mathias Reymond - Acrimed | Action Critique Médias
      http://www.acrimed.org/Les-bacchanales-de-la-vertu-retour-sur-l-entre

      "leçons de bienséance républicaine, de morale civique et de tactique électorale aux électeurs déviants. Un journalisme de prescription des choix électoraux légitimes et d’écrasement des opinions dissidentes."

      "indignation singulièrement sélective : ni les figures des Républicains [6] refusant d’appeler explicitement à voter Macron, ni Nicolas Dupont-Aignan ralliant et signant un accord de gouvernement avec Marine Le Pen, n’eurent à subir l’opprobre de toute le système médiatique."

      "les médias oublient un peu vite le rôle qu’ils ont joué depuis plusieurs décennies dans la dédiabolisation du Front National. Ce sont eux qui surfent sur la vague sécuritaire, qui se demandent si « l’Islam est soluble dans la République », qui réfutent toutes contestations du libéralisme ou de l’Union Européenne.

      Ils ont la mémoire courte ces médias indignés qui se sont mués en grands défenseurs de la morale."


  • L’ennemi principal
    https://blog.monolecte.fr/2017/05/06/lennemi-principal

    Le capitalisme est bâti sur un mensonge, celui de l’abondance. Faire un tour chez Disney permet de comprendre très précisément comment ce mythe fonctionne. Ce que Disney et les parcs d’attractions construits sur le même modèle vendent, c’est l’idée d’un réservoir pratiquement infini d’amusements, de jeux, de sensations et de plaisir. Ce que l’on obtient […] L’article L’ennemi principal est apparu en premier sur Le Monolecte.


  • Assassinat de notre camarade Hervé Rybarczyk par les identitaires
    https://luttennord.wordpress.com/2017/05/04/urgent-assassinat-de-notre-camarade-herve-rybarczyk-par-les-id

    Suite à la révélation de l’assassinat de notre camarade Hervé Rybarczyk par les fascistes lillois, rassemblement hommage vendredi 12 mai à 19h sur la Grand Place de Lille (plus d’infos à la fin de l’article). Ci-après l’article revenant sur ces évènements, et les zones d’ombres de l’affaire publié par l’AFA NP2C. Source : Lutte en nord

    https://seenthis.net/messages/596039 via Rezo


  • Une question qui me tarraude un peu, pour laquelle je ne semble pas trouver la trace d’un questionnement commun, mais aussi, c’est ma faute, je me suis volontairement coupé de la campagne en cours et je n’ai pas vraiment l’intention de remettre les doigts dans la prise, je tente surtout de venir en aide à ma grande fille nouvelle électrice et qui se désole du choix qui est désormais le sien, bref je ne vois pas beaucoup d’interrogations à propos des prochaines élections de l’Assemblée. Si Le Pen est élue j’imagine que le sort de l’Assemblée sera de peu d’importance, la Vème république devrait se retrovuer hors sol très rapidement. En revanche si Macron est élu avec quelle majorité va-t-il gouverner ?

    Je dis ça je ne dis rien, comme dirait la jeune électrice à laquelle j’essaye de venir en aide. Vous qui suivez tout cela avec un peu plus d’attention et de suite dans les idées que moi, est-ce que c’est un sujet qui est plus communément abordé ?

    https://seenthis.net/messages/595617 via Philippe De Jonckheere



  • L’intervention télévisée de MBS sur les chaînes du Golfe. Editorial d’ABA Rai al-yom

    ABA revient longuement sur l’interview donnée par MBS, le vive-vice héritier du trône, et reprise par la plupart des grandes chaînes du Golfe en Arabie saoudite mais aussi aux Emirats et à Bahrein. Il souligne son importance, et même son caractère sans précédent, lié au fait que ce vice-héritier agit délibéremnent comme s’il était d’ores et déjà l’actuel roi couronné du pays.

    ABA critique les différents aspects abordés par l’entretien, essentiellement sur quatre axes : le rétablissement des hausses de salaire pour les fonctionnaires et la crise économique, ABA soulignant les critiques des milieux économiques sur cet aspect des choses dans le plan dit vision 2030 ; "sa" guerre du Yémen qu’il estime pouvoir remporter en quelques jours alors que l’armée saoudienne est de plus en plus empêtrée dans un conflit sans fin ; les relations avec l’Iran pour lesquelles MBS envisage une attaque frontale via des soulèvements intérieurs en se servant des minorités non-perses ; la question égypto-saoudienne des deux îlots et les éventuellement périlleuses attaques verbales lancées contre les Frères musulmans et les médias égyptiens en général.

    الأمير محمد بن سلمان يقدم أوراق تتويجه كملك قادم : نقل المعركة الى العمق الإيراني بتثوير الأقليات العرقية والمذهبية واغلاق الأبواب امام الحوار.. ويؤكد ان الوقت لصالحه في اليمن.. ما هي فرص نجاح هذه السياسات “التهديدية” من النجاح؟ وكيف سيكون رد الطرف الآخر؟ قراءة في مقابلته التلفزيونية الاهم | رأي اليوم
    http://www.raialyoum.com/?p=668513

    conclusion

    مقابلة الأمير محمد بن سلمان هذه مهمة وخطيرة جدا، وكل كلمة وعبارة فيها تحتاج الى تحليل وتأمل، ولكن الأهم في كل ذلك انها تنبيء بتغييرات وشيكة في هياكل الحكم السعودي بدأت بإصدار العاهل السعودي 42 مرسوما ملكيا عينت امراء جدد شباب من المقربين لولي ولي العهد، وقد تكون مقدمة للمرسوم الأهم، وهو تتويج الأمير بن سلمان وليا للعهد وملكا فعليا للسعودية ينتظر لحظة التتويج الرسمية.
    السعودية تقف على عتبة تغييرات سياسية وهيكلية غير مسبوقة، وتدخل بشكل متسارع في عهد ولي عهد، او ملك اسمه محمد بن سلمان، الا اذا حدثت معجزة قوية داخلية تخلط الأوراق.. والأيام بيننا.

    Cet entretien de MBS est à la fois très important et dangereux. Chacun des mots employés mériterait analyse. Mais le plus important, c’est qu’il annonce des changements imminents dans la structure du pouvoir en Arabie saoudite, qui ont commencé avec la promulgation de 42 ordonnances royales portant sur la nomination de jeunes princes proches du vice-vice héritier. Elles pourraient être le prélude à une autre, plus importante, portant sur la nomination de MBS comme premier héritier et roi de facto avant de l’être officiellement. L’Arabie saoudite est à la veille de changements politiques et structurels sans précédents. Elle se précipite dans l’ère du vice-vice héritier, ou d’un roi nommé MBS, sauf s’il devait se produire un miracle qui viendrait redistribuer toutes les cartes.

    #arabie_saoudite

    https://seenthis.net/messages/595566 via gonzo


  • Quand les dealers veulent nous désintoxiquer
    Oui, les Décodeurs du Monde nous baratinent encore.

    Le problème avec les défenseurs du capital ou plus généralement de la propriété, c’est que très souvent ils oublient ou ils masquent une des fonctions premières de la propriété : l’accumulation du pouvoir entre quelques mains. Pour masquer cela, ils raisonnent en volume au lieu de raisonner en volume par propriétaire.

    C’est ce que font les Décodeurs, dans un article qui, selon l’objectif de cette "équipe d’élite" du Monde, veut nous désintoxiquer du baratin des fascistes du Front National représentés par Marine Le Pen :

    https://framapic.org/k8f9NS66BOzi/vYfoXiiCeSC4.png

    Ici je m’attarderai sur la présentation du CICE faite par les Décodeurs le 4 mai 2017 (lendemain du débat entre Le Pen et Macron).

    Le passage sur le CICE commence comme ça :

    Selon un rapport du ministère de l’économie publié en janvier 2016, l’Etat avait versé – à cette date – 18,6 milliards d’euros de CICE aux entreprises qui en avaient fait la demande.

    On note au passage que l’article des Décodeurs se base sur un article du Monde (impartialité oblige, hahaha, indiquer ses sources primaires avec un lien c’est pour les autres) daté de janvier 2016 à partir d’un communiqué officiel du ministre des Finances et des Comptes publics, Michel Sapin :
    https://www.economie.gouv.fr/deplacement-loiret-michel-sapin-dresse-bilan-cice-pour-2015 & http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/20375.pdf

    alors que le dernier rapport officiel sur le CICE date de septembre 2016 :
    http://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/rapport_cice2016_28095016_ok.pdf

    Mais depuis 8 mois l’unité d’élite de la statistique et de la vérité du Monde n’a pas eu le temps d’actualiser ses données. C’est dommage parce que depuis on sait que le CICE a coûté, depuis son lancement jusqu’au 1er janvier 2017, 31,2 milliards d’euros et que cela va s’accélérer : 16 milliards supplémentaires en 2017 puis au moins 20 milliards par an à partir de 2018.

    https://framapic.org/MOTqRcdluGyV/0RtbLlbvEOiY.jpg

    Puis l’argument massue censé invalider l’argument « Le CICE, vous l’avez donné en priorité aux grands groupes. » :

    Le dispositif bénéficiait d’abord aux « très petites entreprises » (TPE) et aux « petites et moyennes entreprises » (PME), qui représentaient 48 % des crédits enregistrés sur 2013 et 2014. Suivaient ensuite les grandes entreprises (30 %) et les entreprises de taille intermédiaire (22 %).

    C’est là qu’intervient la fameuse capacité d’accumulation de la propriété. C’est bien beau de dire que 48% du pactole est versé aux TPE-PME et 30% aux grandes entreprises (GE) et 22% aux entreprises de taille intermédiaire (ETI) . Mais si on ne dit pas que les grandes entreprises (GE) à recevoir 30% du pactole sont environ 200 alors que les TPE-PME qui se partagent 48% du pactole sont au nombre de 515 000 on manque une information cruciale.

    Pour être clair : une grande entreprise touche en moyenne 19 millions d’euros, quand une TPE touche 4 mille euros et une PME 37 mille euros.

    https://framapic.org/Lriv7m7PTi7Y/OmY0oSlzr4hs.png

    https://framapic.org/JjktfHgk8eao/KwE283w9fyfx.jpg

    Les quelques grands propriétaires de grandes entreprises vont toucher en moyenne 19 000 000 d’euros, quand le million de petits propriétaires de petites entreprises vont toucher en moyenne 4 000 euros. Et il n’est pas du tout sûr que cet argent soit réinvesti dans les entreprises ni transformé en emplois. Quand aux millions de salariés de ces entreprises, ils toucheront éventuellement ce que les propriétaires des entreprises veulent bien leur laisser.

    On note aussi que le mélange "TPE-PME" utilisé par Le Monde permet de gommer encore plus les inégalités avec les ETI et les GE. Pour la seule année 2015 :

    Les TPE sont 420 000 à se répartir 1,6 milliards d’euros
    Les PME sont 115 000 à se répartir 4,4 milliards d’euros
    Les ETI sont 4 400 à se répartir 3,2 milliards d’euros
    Les GE sont 250 à se répartir 4,6 milliards d’euros

    Sans oublier que les TPE et les PME n’ont pas grands chose à voir, voici les définitions :

    TPE : moins de 10 salariés
    PME : 10 à 249 salariés
    ETI : 250 à 4 999 salariés
    GE : plus de 5 000 salariés

    99,14 % des entreprises se partagent 44% du CICE et 0,86% des entreprises (les grosses) se partage 56% du CICE. À eux seuls les grands groupes (0,05% des entreprises) captent 33% du CICE. Oui le CICE est majoritairement au bénéfice des grandes entreprises, dont les grands groupes.

    Aussi n’oublions pas que à l’intérieur de ces 4 catégories les entreprises ne sont réparties de manière égale. Les Grandes entreprises commencent à 5 000 salariés, mais les plus grandes d’entre elles regroupent autour de 200 000 salariés, autant de justificatifs pour recevoir de l’argent de l’État :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Classement_des_plus_grandes_entreprises_fran%C3%A7aises#Classements
    https://framapic.org/5zLHn8qUZ96o/UKktI95B1Zpi.jpg

    Enfin le dernier argument est aussi pertinent que le reste du "décodage" :

    De surcroît, le seul rapport du comité de suivi du CICE publié à ce jour soulignait que 78 % de la masse salariale des TPE/PME était éligible au CICE (donc concerné par la baisse des charges), contre 56 % dans les entreprises de plus de 2 000 salariés.

    Si on prend du recule, qu’on considère les chiffres que j’ai présenté ci-dessus, on voit que cet argument est très faible, voire ne vaut rien. Car ce qui permet de gagner de l’argent offert par l’État ce n’est pas le pourcentage de salariés "éligibles" mais le nombre de salariés "éligibles" dans l’entreprise (rappelons que bien que les salariés soient dit éligibles, l’argent ne leur revient pas. Elle va aux entreprises puis très certainement dans les poches de ceux qui les dirigent : les propriétaires).

    Mais quand il s’agit de reprendre la propagande du ministère on peut compter sur les Décodeurs. En effet ce dernier point est directement issu des éléments de langage diffusés par le ministère de Michel Sapin :

    https://framapic.org/eZMo4UOFG6UI/NyUX8r9sdA40.jpg

    https://framapic.org/pNsOBbIzbc4h/NHHaibE2DAcX.jpg

    https://framapic.org/JzWzgegZiBjD/62BhJDMhyHZC.jpg

    Du coup, contrairement aux Décodeurs je ne pense pas que cette phrase soit exagérée ni que c’est une intox. Je dois avouer que je suis assez d’accord avec elle :
    « Le CICE, vous l’avez donné en priorité aux grands groupes. »

    Je dirais même plus « Le CICE, vous l’avez donné en priorité aux grands propriétaires . »

    Avec ce cas, on retrouve tout le problème du second tour Le Pen contre Macron : un débat entre l’empoisonneur et le poison. Un méli-mélo d’intox et de contre-intox intoxiquées.

    https://seenthis.net/messages/595610 via Gastlag


  • Un panorama du phénomène de la sorcellerie et de sa répression au fil des siècles, relié aux études sur l’hystérie, ainsi qu’un réquisitoire violent contre l’Inquisition. Fascinant par son sens extraordinaire de la composition et sa force expressive.
    « Ce documentaire reconstitué est d’une liberté déconcertante ; la magie triomphe et les vieilles sorcières trempent dans leur potage des crapauds et des membres de jeunes enfants, […]. Les diables et les animaux maudits allument des feux d’enfer et les fidèles embrassent le derrière du démon […]. Häxan n’est pas seulement la description fidèle d’une époque magique, son but est plus vaste et Christensen dépose avec son film le plus violent réquisitoire contre la criminelle Église […]. Ce documentaire devrait passer dans tous les lycées du monde.

    À ces arguments somme toute classiques, Benjamin Christensen en ajoute un autre plus novateur pour l’époque car d’inspiration féministe. La sorcellerie telle que le cinéaste la représente prend en effet des allures de véritable guerre des sexes, menée par les hommes à l’encontre des femmes. La mise en scène du segment que consacre Häxan à l’Inquisition est à ce titre particulièrement révélatrice. Rares sont les plans cadrant ensemble un homme et une femme. Et si tel est le cas, soit l’homme témoigne alors de sa crainte à l’égard de la femme - comme ce moine effrayé par le désir que lui inspire une jeune veuve -, soit la femme est montrée comme brutalement soumise par l’homme - telle cette même veuve désormais accusée de sorcellerie, entravée dans un carcan et interrogée par un inquisiteur. La plupart du temps, Benjamin Christensen utilise le champ/contrechamp pour séparer et opposer de manière quasi hermétique la phalange masculine formée par les moines à leurs victimes féminines. Usant parfois de la contre-plongée pour photographier les hommes et de la plongée concernant les femmes, le cinéaste achève ainsi de camper un cadre social phallocratique. Et la croyance en la sorcellerie apparaît dès lors comme un moyen de pérenniser celui-ci ; ainsi que le dit l’un des intertitres à propos des temps médiévaux : « Il ne fait pas bon être vieille et laide ou jeune et belle. » Ou, est-on tenté d’ajouter, femme d’une manière plus générale ! »
    http://www.dvdclassik.com/critique/haxan-la-sorcellerie-a-travers-les-ages-christensen

    Häxan : Witchcraft Through the Ages (1968)

    https://www.youtube.com/watch?v=C59lNmbfDtA

    https://seenthis.net/messages/595630 via unagi


  • Bouteille à la mer en direction des cartographes (au sens large) de seenthis (@reka, @fil, @simplicissimus, @cdb_77, @odilon etc...).

    Madeleine (18 ans, en pleines révisions de bac) : Papa j’ai vraiment du mal, j’ai sept cartes que je dois apprendre par coeur pour l’épreuve d’histoire-géo et je n’arrive pas à me les foutre en tête.

    Papa (c’est moi, 52 ans, en plein spleen sentimental) : Mémoriser ce serait mieux que foutre dans la tête , même si c’est un peu la même chose. As-tu reçu de la part de ton prof une méthodologie ?

    Madeleine : ben le prof il dit que c’est en mode par coeur, alors genre il ne va pas nous apprendre à apprendre quelque chose par coeur.

    Papa : je pourrais évoquer une théorie toute personnelle à propos de l’inculture visuelle généralisée qui du coup invaliderait le discours du prof mais j’imagine que cela ne t’intéresse pas trop genre ?

    Madeleine : tu pourrais m’aider ?

    Papa : il se trouve que je connais quelques éminents cartographes avec lesquels j’échange sur seenthis , je devrais leur poser la question.

    Madeleine : Seenthis c’est ton FB bio ? et ce sont tes amis ? Genre tu vas leur demande d’aider ta fille dans ses révisions de bac. Ils ont peut-être des vies tes amis seenthis .

    Papa : tu serais surprise, si cela se trouve cela peut les intéresser. Et du coup tu seras obligée de t’inscrire sous seenthis pour suivre la conversation.

    Madeleine, Papa je ne serais jamais ton amie sur ton FB bio !

    Papa : t’inquiète

    Bref chers amis cartographes de mon FB bio, est-ce qu’il existe des méthodes (une méthodologie) pour mémoriser une carte ? Je précise que Madeleine m’assure que par ailleurs (et j’ai vérifié) elle n’a pas de difficulté de compréhension des significations des cartes en question et elle a les connaissances théoriques attendues par ailleurs. Je dis ça parce que genre des fois les jeunes ils sont en mode ils n’ont pas trop appris le cours qui va avec genre .

    https://seenthis.net/messages/595423 via Philippe De Jonckheere




  • @gata cite ce texte :

    « Avec moi » (le 7 mai)
    Pierre Tevanian, Les Mots Sont Importants, le 30 avril 2017
    http://lmsi.net/Avec-moi-le-7-mai

    Avec ce commentaire (https://seenthis.net/messages/594094) :

    Je ne sais pas trop quoi en penser mais Tevanian (dans son long texte, très bon et honnête, texte évoqué dans ce fil mais jamais cité pour l’instant, je crois) parle aussi de la peur (de sa peur) à la fin et il écrit aussi ça :

    J’ai évoqué le paternalisme, c’est-à-dire ce mélange de posture antiraciste protectrice, de condescendance raciste et de tolérance sans limites à l’égard des discriminations, que Macron partage par exemple avec François Hollande. Mais dans beaucoup des prises de positions que j’ai lues, la question du racisme n’est même pas évoquée, et on se contente d’affirmer un lien mécanique entre l’ultralibéralisme de Macron et le triomphe du lepénisme dans cinq ans. Je reconnais dans ces équations simplistes une pauvreté intellectuelle typiquement franchouillarde, qui consiste d’une part à réduire le vote FN à un vote de protestation sociale, un vote ouvrier, un vote de pauvre, de perdant de la mondialisation libérale, bref un cri de souffrance, en minorant gravement la centralité du racisme dans ce vote (pourtant maintes fois revendiquée par les électeurs eux-mêmes, dans les enquêtes « sortie des urnes »), y compris dans sa frange ouvrière (qui par ailleurs ne représente qu’un septième du vote FN), et d’autre part à ne parler du racisme de cet électorat que comme un réflexe mécanique de peur de l’autre lié à la conjoncture économique – ce qui revient à nier les mécanismes sociaux, culturels et idéologiques spécifiques qui alimentent le racisme ou au contraire le battent en brèche.

    –---------------------------------------------------

    Je respecte et j’apprécie le travail de Tevanian, mais cette fois ci je ne suis pas d’accord, je ne sais pas ce que les autres en pensent.

    Mona Chollet, Dominique Vidal et Pierre Tevanian, parmi d’autres, avancent cet argument : Macron ce sera le capitalisme, alors que Le Pen ce sera le capitalisme + le racisme. Ils ajoutent que le racisme est le point qui leur semble le plus important, et que c’est trop facile de s’abstenir pour des blancs qui n’en subiront pas les conséquences.

    Je suis effectivement un blanc, un bourgeois relativement épargné par l’avenir sombre que nous proposent Trump et Le Pen, et aussi un marxiste qui pense que tout est d’abord question de domination sociale. Je suis conscient que l’un des effets les plus sévère, violent, injuste, cruel, insupportable est celui du racisme, de la discrimination de populations entières à cause de leurs origines, de leur aspect ou de leurs pratiques, et je suis aussi de ceux qui pensent que c’est l’une des questions les plus urgentes à régler, à combattre, et à laquelle il faut s’adresser. Néanmoins, je ne confonds pas l’effet et la cause. Je continue de croire (j’ai peut-être tort, mais je ne suis pas naïf) que le racisme n’est qu’une conséquence des inégalités sociales, du malaise social, de la crise sociale.

    Je ne dis pas que le vote FN n’est qu’un vote d’ouvrier et de pauvres, mais oui, en total désaccord avec Pierre Tevanian, je dis que le vote FN est un vote de colère, de protestation, de perdants de la mondialisation libérale, de réflexe lié à la conjoncture économique, de laissés pour compte qui voient une classe dirigeante et financière s’enrichir de façon indécente tout en nous disant que c’est la crise et qu’il faut se serrer la ceinture, qu’on ne pourra plus avoir une retraite, une éducation et des soins gratuits, alors que notre pays et notre planète n’ont jamais été aussi riches, etc. C’est un vote de perte de confiance envers les hommes et les femmes politiques et leurs partis qui nous gouvernent et nous ruinent depuis des décennies, et qui assombrissent notre avenir. Cette perte de confiance, elle me touche aussi. Je ne vote pas Le Pen parce que je ne pense pas que ce soit la solution, mais je comprends la colère, et je comprends aussi le majeur dressé sous forme de Brexit, de Trump ou de Le Pen.

    Alors oui, je pense que dans un tel contexte, le racisme n’est qu’une conséquence, la recherche d’une solution facile, d’un bouc émissaire à faire payer en temps de crise. Oui, je remarque que là où la crise est moins sévère, le fascisme et le racisme avancent moins fortement. Et nos dirigeants actuels en sont, à mon avis, triplement responsables : 1) car ce sont également eux qui, dans leurs discours, ont pointé du doigt ces boucs émissaires ; 2) parce que dans leurs pratiques, ils n’ont pas attendu le FN pour commencer déjà à les opprimer socialement, géographiquement, judiciairement etc. 3) parce que, ils le savent, le capitalisme pourra fleurir tout aussi bien sous un gouvernement FN.

    Donc je suis convaincu que Macron n’est pas la solution à Le Pen. Macron est la cause de Le Pen, et celui qui jette de l’huile sur son feu. Pour combattre le racisme de Le Pen, il faut combattre sa source qui est, selon moi, dans l’ultralibéralisme de Macron. Je me demande même si on n’a pas perdu trop de temps à combattre le racisme sans combattre le capitalisme, car pendant ce temps, plus de 7 millions de Français ont rejoint le vote FN. Ce sont ces 7 millions de Français qui devraient poser question. Toute solution cherchée ailleurs, chez les abstentionnistes par exemple, est d’une myopie qui, me semble-t-il, ne résoudra rien, ni à court ni à long terme...

    #France #Elections_présidentielles_2017 #Abstention #Barrage
    #Pierre_Tevanian

    https://seenthis.net/messages/595515 via Dror@sinehebdo


  • Peut-on tout dire avec la langue la plus concise du monde ?
    http://www.ulyces.co/roc-morin/peut-on-tout-dire-avec-la-langue-la-plus-concise-du-monde-toki-pona-ithkuil

    Ce procédé métaphorique est au cœur de Toki Pona, la langue la plus concise au monde. Tandis que Le Robert illustré compte 200 000 entrées et que même Koko le gorille communique en employant plus de mille gestes tirés de la langue des signes américaine, l’ensemble du vocabulaire de Toki Pona ne compte que 123 mots. Pourtant, comme sa créatrice Sonja Lang et de nombreux locuteurs l’affirment, cela suffit à exprimer presque n’importe quelle idée. Cette forme si économique est obtenue en réduisant la pensée symbolique à ses éléments les plus basiques, en fusionnant des concepts liés et en utilisant certains mots pour de multiples fonctions du discours.

    http://www.ulyces.co/wp-content/uploads/2015/09/ulyces-tokipona-07.jpg

    Je viens de rencontrer des locuteurs du toki pona... Ça me fait penser au malais : matahari, mata mata, des combinaisons métaphoriques intéressantes. Une autre #langue_artificielle choisit la complexité, ça fait plus « Papous dans la tête ».

    En combinant 58 phonèmes au sein d’un cadre grammatical exigeant, Ithkuil est conçue pour exprimer précisément toutes les pensées humaines possibles. La langue est si complexe que même son créateur met souvent 10 minutes ou plus pour former un seul mot.

    https://seenthis.net/messages/595186 via Aude



  • Un long article détaillé sur les questions de filtrage/modération/censure sur #Mastodon, qui ont récemment connu un regain d’intérêt avec l’afflux de nombreux japonais, aux critères différents des nôtres. Je pense que cet article ne plaira pas à beaucoup de monde sur SeenThis, vu les positions de l’auteur (par exemple la façon dont il décrit le GamerGate, où il « oublie » complètement de mentionner l’abominable comportement de ces trolls) mais il soulève des points nouveaux et rarement mentionnés, notamment sur les différences nationales (par exemple, la plupart des Codes of Conduct qu’on trouve pour des conférences internationales sont en fait très étatsuniens, surtout question puritanisme). Ici, son exemple principal est la question de la pédopornographie au Japon, et notamment de la différence entre ロリコン (légale et socialement acceptée au Japon, mais inacceptable et illégale, par exemple en France) et 児童ポルノ (illégale et répugnante au Japon).

    Je pense que le problème sera difficile à résoudre : il y a des différences nationales (c’est plutôt une bonne chose, d’ailleurs) et le réseau qui met tout le monde en contact crée forcément des frictions. Tans que les japonais publiaient leurs dessins uniquement dans des librairies physiques, le problème ne se manifestait pas trop, même si cela choquait les visiteurs de passage. Sur l’Intenet, tout à coup, ça se voit. Soit on suit la méthode étatsunienne (appliquer au monde entier les règles étatsuniennes, ce que font les GAFA), soit on développe des nouveaux mécanismes adaptés à l’Internet (ce qui ne va pas être facile).

    http://ansuz.sooke.bc.ca/entry/335

    #liberté_expression #pornographie #censure

    https://seenthis.net/messages/595036 via Stéphane Bortzmeyer



  • « La martingale d’Emmanuel Macron » : quelques éléments de réponse à pourquoi le « front républicain » de 2017 ne peut pas fonctionner comme en 2012
    http://imagesociale.fr/4376

    Personne n’a rien compris au film. Alors que la présence de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle est anticipée depuis plusieurs années, et a fait partie intégrante de la stratégie de tous les candidats de premier tour, spéculant sur une victoire facile grâce au « plafond de verre », alors que les sondages indiquent avec constance un écart de vingt points en faveur d’Emmanuel Macron, depuis le 23 avril au soir, le revirement est brutal. La patronne du Front national, repeinte en émule d’Adolf Hitler, est devenue le pire danger qui menace la République.

    (...) Si l’antifascisme avait vraiment été une donnée de l’élection, il aurait été bien préférable d’empêcher l’accès de Marine Le Pen au second tour – par exemple en appelant à voter Jean-Luc Mélenchon, dont la présence a plus contribué à affaiblir le score frontiste que les appels à la vertu.

    Une telle hypothèse n’a jamais fait partie des scénarios recevables. Le procès en illégitimité qui a systématiquement associé le leader des Insoumis à l’égérie du FN dans la dénonciation bruyante des ennemis de la République est l’élément le plus significatif de cette séquence1. Dans son discours du 1er mai, Emmanuel Macron, visiblement moins inquiet de sa victoire que les militants du vote utile, a surpris en refusant de tendre la main aux Insoumis. Cette déclaration fournit l’indication la plus distincte de la stratégie de troisième tour du futur président de la République, et révèle combien le débat de l’entre-deux tour a été manipulé par ses soutiens.

    (...) Le chantage moral qui s’exerce aujourd’hui sur les électeurs – voter Macron ou favoriser le chaos – est la ligne de force qui permettra de réunir, bon gré mal gré, les européistes des deux bords, à un moment où PS et LR se fracturent sous les tensions internes. Contrairement aux sommations antifascistes, qui réclament un Front au plus bas, Macron a intérêt à un rapprochement des scores, qui permettra de préserver dans l’opinion l’idée d’un risque populiste, même après la présidentielle. Comme il est par ailleurs impossible d’associer Insoumis et frontistes dans une même alliance, Macron a l’assurance d’une opposition durablement divisée. Mélenchon est piégé, et la gauche résiduelle promise au triste destin de l’identification au souverainisme. On pourra vérifier lors des scrutins législatifs la pertinence de cette hypothèse, mais l’entre-deux tours a donné un avant-goût de l’efficacité de la martingale.

    Une conclusion bien différente par ici
    https://seenthis.net/messages/594763

    Bien sûr et malgré tout, vous voterez peut-être Macron. Chacune et chacun « choisira » avec son anxiété, son dégoût ou sa détermination. L’essentiel alors, c’est que nous nous retrouvions très vite, partout, dans les luttes, sur les places, dans toutes nos formes d’expression, pour s’opposer au bulldozer : il ne nous écrasera pas si nous lui résistons. Mais ça ne suffira pas.

    Revenons en deux mots à Christine Angot. À propos du vote Macron, elle croit bon de lancer cette vindicte, en des termes choisis qui ne font pas dans la dentelle au cas où on n’aurait pas compris : « Si nous ne faisons pas ce minimum, nous sommes des salauds »[6]. Encore une fois, allons bon : si « salauds » il y a, il faudrait un peu mieux les chercher. Surtout, ce « minimum »-là, ce petit bulletin, n’est rien. Nous en avons entendu des vertes et des pas mûres contre l’abstention, de la part de certains qui ne font rien au quotidien et croient que la chose politique et son histoire se résument à leur isoloir.

    Ce qui compte, infiniment plus, c’est ce que nous pourrons imaginer et réaliser pour que cesse cette situation – dont certains s’accommodent à longueur de temps et réagissent seulement une fois tous les cinq ans. Notre tâche est immense mais beaucoup, beaucoup l’ont déjà commencée : celles et ceux qui luttent dans des syndicats et des associations, occupent des places, des zones à défendre, organisent des marches pour la justice et la dignité, combattent la guerre, la violence policière, la xénophobie et l’islamophobie, défendent une réelle émancipation de nos sexualités, bâtissent concrètement des alternatives au capitalisme et à un cortège d’oppressions, inventent du commun.

    C’est à ce travail qu’il faut continuer à nous atteler : le faire par-delà toutes les pressions et les donneurs de leçons, y consacrer avec bonheur notre énergie, est l’une des belles façons de leur dire « non ».

    https://seenthis.net/messages/595088 via intempestive


  • Le putois, ce faux « nuisible » - Journal de l’environnement
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-putois-ce-faux-nuisible,82167?xtor=RSS-31
    http://www.journaldelenvironnement.net/mediatheque/7/7/4/000021477_5.jpg

    outre la chasse, le piégeage et la destruction de l’habitat, le putois souffre de la raréfaction de ses proies (lapin de garenne, amphibiens, campagnols amphibies, etc.), mais aussi des collisions routières, de la pollution (industrielle, rodenticides) et de pathologies. Sans oublier les espèces envahissantes, dont le vison d’Amérique, et surtout les pièges mis en place contre eux, dans lesquels le putois se fait régulièrement prendre.

    Sans protection en France, l’espèce est protégée dans plusieurs pays voisins, dont l’Italie, le Royaume-Uni, la Suisse ainsi que plusieurs Etats allemands et provinces espagnoles. Elle a même fait l’objet de réimplantations en Angleterre, en Suisse et en Autriche. D’où la demande de la SFEPM : cesser de considérer le putois comme une espèce nuisible, pour au contraire l’ériger en espèce protégée.

    https://seenthis.net/messages/595120 via vazy


  • Déjà, nous allions vers la catastrophe et nous le savions …
    Nous en étions conscients !
    Car il ne faudrait pas croire que les responsables d’hier étaient plus ignorants de la situation que ne le sont ceux d’aujourd’hui !
    Oui ! La catastrophe, nous le pensions, était pour demain !
    C’est-à-dire qu’en fait elle devait être pour aujourd’hui !
    Si mes calculs sont justes !
    Or, que voyons-nous aujourd’hui ?
    Qu’elle est toujours pour demain !
    Alors, je vous pose la question, mesdames et messieurs :
    Est-ce en remettant toujours au lendemain la catastrophe que nous pourrions faire le jour même que nos l’éviterons ?

    31/12/1979, Raymond Devos « Parler pour ne rien dire » | Archive INA
    https://www.youtube.com/watch?v=hz5xWgjSUlk

    https://seenthis.net/messages/594972 via Simplicissimus


  • Convertisseur franc-euro | Insee
    https://www.insee.fr/fr/information/2417794

    Convertisseur franc-euroPouvoir d’achat de l’euro et du franc

    Le convertisseur franc-euro mesure l’érosion monétaire due à l’inflation (convertisseur 1901-2017)

    Date de publication : 12/01/2017

    Il permet d’exprimer, sur la période 1901-2016, le pouvoir d’achat d’une somme en euros ou en francs d’une année donnée en une somme équivalente en euros ou en francs d’une autre année, corrigée de l’inflation observée entre les deux années.

    #monnaie #convertisseur 1901-2017

    https://seenthis.net/messages/594936 via Reka


  • Tout en haut du monde (Rémi Chayé) | (e)space & fiction

    https://spacefiction.wordpress.com/2017/05/02/tout-en-haut-du-monde-remi-chaye

    siganlé par Thierry Joliveau sur Twitter

    https://spacefiction.files.wordpress.com/2017/04/06globe-e1493148371499.jpg

    Sacha, l’héroïne qui vit à Saint-Pétersbourg souhaite réhabiliter la mémoire de son grand-père Oloukine, grand explorateur qui a disparu à bord de son brise-glace, le Davaï lors d’une expédition scientifique à la conquête du pôle Nord. Les recherches menées pour retrouver le bateau n’ont rien donné jusqu’à ce que Sacha découvre un feuillet manuscrit indiquant une autre route que celle imaginée jusque là…

    Les géodispositifs multiples qui apparaissent tout au long du film (cartes, globes, boussole, instruments de navigation, etc.) intègrent trois registres différents de contributions à l’histoire.

    Les cartes et globes sont d’abord des éléments de décors qui permettent de se plonger dans l’univers des sociétés savantes du XIXe (figure 1).
    Les cartes jouent aussi un rôle de relais entre le grand-père et sa petite-fille. Elles sont un objet intermédiaire qui permet à l’enfant de suivre à distance puis d’imaginer le parcours de l’explorateur. A ce titre, le générique est un modèle du genre (figure 2) : le déplacement du bateau miniature sur la carte permet de suivre sa trajectoire, le trait plein se transforme en pointillés lorsque le parcours devient incertain puis un fondu du blanc de la carte à la banquise laisse apparaître les traces du grand-père dans la neige.

    #cartographie #dessin_animé

    https://seenthis.net/messages/594978 via Reka