7h37

La sélection de Seenthis, maison-mère du Zinc. Une minute plus tard.

  • SANS METTRE DE GANTS - Le dernier jour d’une technicienne de surface

    Elle a 65 ans, Jacqueline.
    Elle est « technicienne de #surface ». Ce qui veut dire ouvrière nettoyeuse.
    Mais ouvrière, ouvrier, ça ne se dit plus. Et surtout, ça ne se montre plus.
    Aujourd’hui, les femmes et les hommes au travail sont quasiment absents des écrans, du spectacle médiatique. Portés disparus de la modernité. Comme s’il fallait les rendre #invisibles, sans existence réelle, sans métier, sans œuvre, sans parole. Pour mieux taire l’#exploitation, la #précarité, l’aliénation ?
    Nous, on va faire exactement le contraire. On va vous emmener à la rencontre de Jacqueline. On va vous montrer son métier d’ouvrière nettoyeuse qu’elle exerce depuis 25 ans, à l’usine.
    Et vous allez vivre, avec elle, son dernier jour de travail avant la pension.

    « Le rêve moderne du #capitalisme est celui d’une société débarrassée des #ouvriers, de leurs salaires, de leurs revendications, de leurs syndicats, des lois sociales, du code du travail… Une société de robots, un cauchemar climatisé. Cachez ces ouvriers que je ne saurais voir ! » Gérard Mordillat, écrivain et cinéaste.

    Un film à voir ici : https://www.youtube.com/watch?v=GYpjc7hrt74&t=863s

    https://seenthis.net/messages/639412 via kaparia


  • Carte blanche : #MeToo, pour ne rien voir, il faut le vouloir - Le Soir Plus
    http://plus.lesoir.be/120713/article/2017-10-23/carte-blanche-metoo-pour-ne-rien-voir-il-faut-le-vouloir

    Il faut quitter ce confort, car c’est celui du vieux monde, moribond, ringard, insatisfaisant pour les femmes mais aussi pour les hommes. Nous ne pouvons croire que si la moitié de l’humanité éprouve un malaise, qu’il soit existentiel ou relatif à l’espace public et/ou professionnel, l’autre moitié ne ressent pas un inconfort, tout assise qu’elle est sur ses privilèges. Nous pensons que ça doit lui faire mal aux fesses, la gêner aux entournures, plus ou moins consciemment. Nous croyons que nous sommes arrivés à un point de basculement.

    Que cette litanie de témoignages douloureux et les réactions parfois violentes qui ont suivi en sont la preuve.

    Que quand les femmes montrent le problème, les idiots débattent du hashtag.

    Tenez-vous prêts pour un changement de civilisation. Nous, nous le sommes.

    #BalanceTonPorc

    https://seenthis.net/messages/639387 via tetue


  • Désenchantés, les profs des écoles débutants baissent vite les bras (VousNousIls)
    http://www.vousnousils.fr/2017/10/10/desenchantes-les-profs-des-ecoles-debutants-baissent-vite-les-bras-etude

    Selon l’étude, la socialisation professionnelle des profs des écoles suit 3 phases : d’abord, les étudiants en ESPE adhèrent aux idéaux de l’institution (réussite de tous, bienveillance) ; ensuite, nommés à mi-temps, les PE en herbe rencontrent des difficultés, se sentent peu accompagnés et « voient que leurs collègues ont baissé les bras » ; enfin, une fois titularisés, ils se retrouvent « dans des postes souvent difficiles, fractionnés sur plusieurs classes », avec des prescriptions institutionnelles leur paraissant incompatibles avec leurs contraintes.

    Les professeurs des écoles débutants se rapprocheraient alors de leurs collègues démobilisés, et seraient à nouveaux déçus, face aux pratiques de ces derniers – évaluations des difficultés des élèves insuffisantes, quasi-absence de différenciation, manque d’indulgence envers les enfants en difficulté…

    Démobilisés, manquant de ressources et d’accompagnement, les profs des écoles débutants finiraient par se concentrer, comme leurs collègues, « sur les élèves sur lesquels le rendement du travail est meilleur »

    #éducation #école #formation_initiale #Institution #démobilisation #décrochage_enseignant #accompagnement #professionnalité

    https://seenthis.net/messages/639393 via Heautontimoroumenos


  • Les MOOC font pschitt
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/10/22/les-mooc-font-pschitt_5204379_3232.html
    http://s1.lemde.fr/image/2017/10/22/644x322/5204376_3_45f7_2017-10-19-a6a51e1-24292-q3bj2a-3ugtlnmi_4f80dc0a264028d73352519b1cc56f92.png

    Des vidéos en ligne de cours avec des quiz pour vérifier que les apprenants ne décrochent pas : une disruption, vraiment ?

    (...)

    En revanche, un débat fertile a (re)surgi à la ­faveur de l’éclatement de la bulle MOOC. Puisque le savoir est « partout sur la Toile, dis­ponible, objectivé, accessible à tous », comme ­l’écrivait, en 2011, Michel Serres, pourrait-on recentrer le rôle de l’enseignant sur le débat, la pensée critique, et les questions que se posent les étudiants ? Ce qui pourrait prendre la forme d’un dispositif bien connu avant l’arrivée des MOOC : la classe inversée.

    #mooc #grognons_du_numérique

    https://seenthis.net/messages/638963 via nicod_


  • L’#imposture de l’#art_contemporain - Zones subversives
    http://www.zones-subversives.com/2017/03/l-imposture-de-l-art-contemporain.html
    https://img.over-blog-kiwi.com/0/55/61/98/20170323/ob_14c286_art.jpg

    Les expositions d’#art contemporain restent incompréhensibles pour les non initiés. Mais cet élitisme bourgeois masque en réalité la vacuité d’un art creux sous emballage marketing.

    L’art contemporain peut susciter le scepticisme d’un public non avertit. Toute forme d’objet peut devenir artistique si le monde de l’art nous le présente comme tel. La créativité n’exprime plus rien et l’art contemporain semble se contenter d’un nombrilisme superficiel. Deux universitaires, Alain Troyas et Valérie Arrault, analysent ce phénomène dans le livre Du #narcissisme de l’art contemporain.

    https://seenthis.net/messages/639089 via Reka


  • The Angry Arab News Service/وكالة أنباء العربي الغاضب: This is by far the most Islamophobic disgusting thing the #New_York_Times ever published: if a Muslim is accused of rape, what does this have to do with Islam?
    http://angryarab.blogspot.com/2017/10/this-is-by-far-most-islamophobic.html

    Look at this disgusting headline: “Could this be the Harvey Weinstein of Islam?” What does this have to do about Islam. Now we know that if an individual Muslim commits a terrorist act, his act is blamed on Islam, the religion. But now it got to the point that if an individual Muslim commits a crime of any kind, it will also be blamed on Islam, the religion? David Duke and other Nazi anti-Semites used the Harvey Weinstein scandal to spew their anti-Semitic trash. But the New York Times is doing the same. if someone were to relate the Harvey Weinstein scandal to Judaism it would be seen—and rightly so—as anti-Semitism and the Times would be outraged. But the Times with its long history of bigotry and racism against Arabs and Muslims, found no problem in publishing this headline? I don’t know the person in question and the crime of rape should be investigated but why relate it to 1) Harvey Weinstein? and 2) to Islam? This is a new low for the Times. So if an individual Muslim were to steal, the New York Times will publish a headline about “Theft in Islam”?

    https://seenthis.net/messages/639016 via Kassem


  • Comment le « yield management » de l’industrie du tourisme vide nos classes à l’approche des vacances scolaires | L’instit’humeurs | Francetv info
    http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2017/10/21/comment-le-yield-management-de-lindustrie-du-tourisme-vide-nos-cla
    http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/files/2017/10/avion_illustration_fred_dufour_afp.jpg

    Bien sûr, dans le premier pays touristique du monde, il est illusoire d’imaginer une seconde restreindre les pratiques commerciales des compagnies de transport. En France, l’industrie du tourisme a souvent le dernier mot, surtout face à l’école.

    https://seenthis.net/messages/638988 via Franck


  • Philippe Briand et les danseuses de samba : éléments d’analyse d’un buzz
    https://larotative.info/philippe-briand-et-les-danseuses-2471.html

    https://larotative.info/home/chroot_ml/ml-tours/ml-tours/public_html/local/cache-vignettes/L700xH512/arton2471-51b6d-f5d1e.jpg?1508580956

    Retour sur l’inauguration de la station d’épuration de Luynes et le sexisme qui s’est donné à voir à cette occasion.

    A l’inverse, le premier adjoint à la mairie de Luynes, Gilles Ferrand, s’est élevé dans un post Facebook contre « les réactions de certains pisse-froid », et faisait mine de s’inquiéter :

    « Il y a une quarantaine d’années nous aurions vu pour la même occasion des majorettes avec des jupettes pas plus large qu’un cache-nez mais personne ne s’en serait offusqué ! Je pense que nous nous dirigeons vers une société où l’on va finir par interdire les carnavals avec leurs danseuses (...) car "l’image de la femme" y est dégradée... Probablement nous aurons des danseuses en niqab car ce doit être plus "politiquement correct" pour certains. »

    Pour l’élu UDI, la dénonciation du sexisme serait forcément une forme de soumission au rigorisme religieux — musulman en l’occurrence —, et on n’est pas loin des thèses d’extrême-droite sur le grand remplacement. Cette sortie, à la fois raciste et sexiste, n’est pas sans rappeler certains propos qui avaient fleuris suite à l’affaire DSK, accusé de viol par une femme de chambre d’un hôtel new-yorkais : le pauvre homme n’avait rien fait de mal, il était simplement victime du « puritanisme américain » [1]. Même son de cloche récemment, à l’occasion de la vague de dénonciations d’agressions sexuelles sur les réseaux sociaux via le hashtag #balancetonporc : pour l’intellectuel médiatique Alain Finkielkraut, « on est en train de transformer la France en province de l’Amerique néo-puritaine » [2]. Les hommes comme Gilles Ferrand veulent des femmes à moitié nues et livrées à leur convoitise : les autres sont renvoyées dans les rangs des religieux-ses, des pisse-froid et des peine-à-jouir.

    (...)

    En comparaison du buzz provoquée par la photo sur laquelle figurent les deux danseuses, cet article est passé relativement inaperçu. Alors que la présence sur la photo de femmes en jupes et brassières a énormément fait réagir (et à juste titre), la publication régulière de photos dont les femmes sont totalement absentes semble avoir été intégrée comme une situation normale. Ce sont pourtant les mêmes dynamiques sexistes qui sont à l’origine de l’absence totale de femmes ou de leur présence en qualité de faire-valoir.

    #sexisme #métropole #genre #pouvoir

    cc @reka @mad_meg

    https://seenthis.net/messages/638985 via La Rotative


  • "Comment nous allons sauver la Sécurité sociale", Agnès Buzyn, ministre de la santé
    http://www.lejdd.fr/politique/agnes-buzyn-au-jdd-comment-nous-aller-sauver-la-securite-sociale-3470834

    Le traditionnel discours du "sauvetage" (cf Unedic) lorsqu’il s’agit de jeter par dessus bord une part de la population.

    L’article n’est pas en accès libre, contrairement à celui ci
    Santé : Agnès Buzyn, l’atout social d’Emmanuel Macron (sic)
    http://www.lejdd.fr/politique/sante-agnes-buzyn-latout-social-demmanuel-macron-3471269
    Une sociale killeuse, en fait : "Le burn out n’est pas une maladie professionnelle", dit-elle
    http://lelab.europe1.fr/le-multiplex-du-dimanche-22-octobre-avec-bayrou-buzyn-ciotti-et-le-mai

    Un résumé du plan d’économie : La ministre de la santé dévoile ses pistes pour réduire le déficit global de la « Sécu »
    http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/10/22/la-ministre-de-la-sante-devoile-ses-pistes-pour-reduire-le-deficit-global-de

    La chasse aux économies est lancée. Dans Le Journal du dimanche (Le JDD) du 22 octobre, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, évalue à 30 % les dépenses de l’Assurance-maladie qui ne sont « pas pertinentes » et elle explique comment elle entend traquer les actes « inutiles » dans les hôpitaux.

    Pour réduire de 3 milliards d’euros le déficit global de la Sécurité sociale en 2018, « il y a une marge de manœuvre énorme sans toucher à l’égalité des chances », argue-t-elle. Alors que l’Assemblée nationale doit engager la semaine prochaine l’examen du projet de budget de la Sécurité sociale (#PLFSS), Mme Buzyn détaille quelques axes d’économies et de meilleure utilisation des ressources.

    Cela commencera par « favoriser l’ambulatoire [hospitalisation de courte durée] » : « En chirurgie, par exemple, l’objectif est qu’en 2022, sept patients sur dix qui entrent à l’hôpital le matin en sortent le soir, contre cinq aujourd’hui, explique la ministre. Nous allons fermer les lits qui ne servent à rien ou les réorienter vers de nouveaux besoins et lutter contre les opérations inutiles ou les actes réalisés deux fois. »

    Mutualiser certaines dépenses

    Mme Buzyn estime que les hôpitaux pourraient en outre « économiser 1 milliard d’euros en mutualisant certaines dépenses, comme les achats de médicaments ». Enfin, elle met en avant sa méthode pour réformer le financement des hôpitaux en créant des « modes de tarification centrés sur la pertinence des soins », par exemple en octroyant « un bonus, un intéressement dès lors qu’ils répondront aux objectifs de qualité, de pertinence et d’efficience ».

    Parallèlement, la ministre entend renforcer la lutte contre les fraudes à l’Assurance-maladie. « Il faut cesser d’être laxiste avec ceux qui abusent d’un système généreux », dit-elle, évoquant notamment la hausse des arrêts de travail : « Jusqu’à quand l’Assurance-maladie palliera-t-elle les défaillances du management au travail ? »

    La Sécurité sociale « multiplie les contrôles en croisant les fichiers informatiques », et en 2016, la fraude relative aux cotisations et aux prestations « s’est élevée à 1,2 milliard d’euros, et le chiffre ne cesse de croître », avance-t-elle. En 2017, le déficit cumulé du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse doit atteindre 5,2 milliards d’euros. La branche maladie resterait déficitaire de 800 millions d’euros.

    Le cas du tiers payant

    Autre point abordé par la ministre, le tiers payant. Celui-ci « fonctionne » pour les patients remboursés à 100 % par l’Assurance-maladie – bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), femmes enceintes et patients atteints d’affections de longue durée –, mais « nous ne sommes pas prêts techniquement à l’étendre », dit Mme Buzyn.

    "L’égalité des chances" de ne pas pouvoir se soigner progresserait. Fermer des lits, c’est la politique qui a été applique à la psychiatrie depuis plus de trois décennies. Mais bon, tanqué sur un brancard avant d’être lourdé au plus vite, c’est déjà bien.

    Elle a travaillé pour les labos :
    seenthis.net/messages/599748
    Son dircab est... assureur :
    seenthis.net/messages/599963

    #santé #fermer_des lits #arrêts de travail #contrôle #austérité

    https://seenthis.net/messages/639033 via colporteur


  • #Balancetonporc : « Il n’est pas surprenant que certains hommes protestent vigoureusement » Eric Fassin
    http://abonnes.lemonde.fr/big-browser/article/2017/10/18/balancetonporc-il-n-est-pas-surprenant-que-certains-hommes-protesten
    http://img.lemde.fr/2017/10/18/270/0/5445/2720/644/322/60/0/6850f01_8681-17ugnl.c0uf3nxw29.jpg

    A partir du moment où le problème transgresse les catégories socioprofessionnelles, « on est obligés de comprendre qu’il y a des mécanismes sociaux dans lesquels nous sommes tous pris, et il n’est donc pas surprenant que certains hommes protestent vigoureusement ».

    Eric Fassin évoque à ce titre la différence de réactions que suscite ce « moment » et le soutien quasi unanime que remporte le projet de loi sur le harcèlement de rue :

    « Au fond, trouver que les autres sont des barbares ne coûte rien. Trouver qu’il y a un problème dans le monde dans lequel nous vivons est beaucoup plus compliqué. »

    Mais la violence de certaines réactions est également à la mesure du changement en cours. « Cette résistance, c’est aussi une résistance au fait que les choses sont en train de bouger », analyse le sociologue.

    Il cite, à ce titre, l’attitude du ministre de l’économie, Bruno Le Maire. Sur France Info, quand on lui demande s’il dénoncerait un cas de harcèlement s’il en voyait un, M. Le Maire a répondu que « la dénonciation ne fait pas partie de [son] identité politique ». Mais, un peu plus tard, il s’est excusé sur Twitter en expliquant qu’il avait voulu réagir au mot « dénonciation », pas au fond du problème, le harcèlement sexuel.

    « C’est intéressant que Bruno Le Maire dise “ce n’est pas ce que j’aurais dû dire”, fait remarquer Eric Fassin. Cela signifie que le rapport de force est en train de changer. »

    #Féminisme #Agression_sexuelles #Culture_viol

    https://seenthis.net/messages/639001 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Harcèlement sexuel : « Nous sommes si nombreuses que c’en est impressionnant » par Irène Théry
    http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2017/10/21/irene-thery-pour-une-nouvelle-civilite-sexuelle_5204044_3232.html
    http://img.lemde.fr/2017/10/16/252/0/1570/778/644/322/60/0/c114cb7_16249-1n7c0he.kc9v6os9k9.jpg

    Aurais-je cédé à l’air du temps, et passé du côté de la délation et du déballage, moi qui, comme tant d’autres, ai pris mon clavier et tracé ces mots sur ma page Facebook, #MoiAussi, en donnant les âges auxquels ça m’est arrivé : 8, 24 et 35 ans. Faudrait-il trier le bon grain de l’ivraie, et séparer celles qui comme moi, ont utilisé le hashtag #MeToo, n’ont dénoncé personne et n’ont pas même exposé les faits, et celles qui ont choisi, au contraire, d’utiliser à plein la force humoristique de #balancetonporc, raconté sans détour ce qui leur était arrivé, et parfois même (très rarement, il faut le souligner) nommé celui qui les avait agressées ?

    Pour moi, la réponse est claire : entre la sobriété et la provocation, la retenue et le récit, c’est une simple question de style, peut-être d’âge ou de sensibilité – peu importe, au fond. Le fait important, c’est justement la rencontre évidente, amicale, solidaire de ces façons d’agir différentes. Ce que nous disons, ce que nous faisons en ce moment, est pour l’essentiel identique. Nous témoignons. Il n’y a pas moins de pudeur chez les unes que chez les autres, pas plus de vulgarité chez les autres que chez les unes.

    Ce pari sur l’intelligence dit une chose simple : ce qui se passe aujourd’hui n’est en rien une mise en cause du charme, du plaisir ou de la séduction. Il faut en finir avec ces amalgames : tout le monde sait parfaitement distinguer la séduction et l’agression. Tout le monde. Que l’on tente de séduire, ou qu’on se laisse séduire, on sait quand l’autre consent, et on sait quand on consent soi-même. La séduction, c’est justement l’art de lever un à un les possibles malentendus.

    Et c’est notre chance que cela ait été dit en premier par les actrices, ces incarnations de la séduction, dont nous admirons les silhouettes, dont nous aimons qu’elles montrent leurs jambes et leurs décolletés. Les comédiennes n’acceptent plus comme une fatalité de risquer les pelotages et les violences. Elles ne sont pas du gibier pour libidineux de petite ou de grande catégorie. Leurs témoignages sont comme ceux de milliers d’anonymes, et comme le mien aussi : l’appel à une nouvelle civilité sexuelle.

    #Féminisme #Consentement

    https://seenthis.net/messages/639005 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier



  • Le P’tit Libé - l’affaire Weinstein et le harcèlement sexuel
    http://ptitlibe.liberation.fr/affaire-weinstein,100879

    Un producteur américain de films, Harvey Weinstein, fait beaucoup parler de lui en ce moment. Il est accusé d’avoir fait beaucoup de mal à plusieurs actrices, pendant de nombreuses années. Il les a harcelées et agressées sexuellement. Ça crée un énorme scandale. Depuis que cette affaire a été révélée, beaucoup de femmes dans le monde, sans lien avec Harvey Weinstein, disent qu’elles aussi ont subi des violences de la part d’hommes.

    Je t’explique ce qui est reproché au producteur américain, quels problèmes ça a révélé et comment tu peux réagir si quelqu’un te fait du mal.

    Ce dossier a été relu par la pédopsychiatre Marie Rose Moro.

    Je savais pas qu’il y avait un libé pour les enfants. Ici un dossier sur les #violences_sexuelles suite à l’affaire #weinstein et au tag #balancetonporc
    A la fin il y a pas mal de livres proposés de 3 à 14 ans

    @heautontimoroumenos

    https://seenthis.net/messages/638848 via mad meg


  • New Study Shows Glyphosate Contaminates Soils - Half of Europe At Risk - Navdanya International
    https://www.navdanyainternational.it/en/news-navdanya-international/464-glyphosate-contaminates-soils

    Pesticides, once used, do not dissolve into thin air, but persist in the environment, contaminating soil, air and water.

    This is the most recent red flag to emerge as a result of a new joint study by the University of Wageningen, the Joint Research Center of the European Commission and RIKILT laboratories - recently published in the scientific journal “Science of the Total Environment” – which shows that almost half of European soils are contaminated. Results of the analysis of 300 soil samples in 10 different European countries reveal that 45% of agricultural land in Europe contains glyphosate and its metabolite AMPA. This is just the latest, and certainly not the last blow to the theories on the presumed, and never proven safety of agrochemicals in agriculture.

    https://ars.els-cdn.com/content/image/1-s2.0-S0048969717327973-gr2.jpg
    http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0048969717327973
    #glyphosate #pollution #sol #eau #air #cartographie #visualisation

    https://seenthis.net/messages/638492 via odilon


  • La pollution, responsable de 9 millions de morts dans le monde par an
    http://www.lemonde.fr/pollution/article/2017/10/20/la-pollution-responsable-de-9-millions-de-morts-dans-le-monde-par-an_5203511

    Les études se suivent et les chiffres sont de plus en plus vertigineux. Dans son rapport 2017 sur la qualité de l’air publié le 11 octobre, l’Agence européenne pour l’environnement estimait que la pollution de l’air était à l’origine de plus de 500 000 décès prématurés (avant 65 ans) en Europe par an. Celle publiée vendredi 20 octobre dans la très respectée revue médicale The Lancet porte ce décompte macabre à 6,5 millions à l’échelle de la planète pour la seule année 2015 et à un total estimé à 9 millions en ajoutant les morts liées à la pollution de l’eau et des sols (1,8 million) et en milieu professionnel (0,8 million).

    #pollution #air #décès
    http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(17)32345-0/abstract

    https://seenthis.net/messages/638551 via odilon


  • Du danger de (trop) s’indigner en ligne
    http://abonnes.lemonde.fr/big-browser/article/2017/10/20/du-danger-de-trop-s-indigner-en-ligne_5203946_4832693.html
    http://s1.lemde.fr/image/2017/10/20/644x322/5203945_3_1523_2015-07-29-b7fbc69-32136-1estyoz_3df103e85fb025df8fc2b60590c15eeb.jpg

    L’indignation de leurs utilisateurs est un des carburants qui font tourner Twitter ou Facebook. Elle est recherchée et encouragée par ces multinationales car elle est au cœur même du fonctionnement des plates-formes qu’elles ont créées. Le contenu à fort quotient émotionnel génère le plus de likes, de commentaires, de partages – une des émotions qui rapportent le plus est la colère. Pour que ces services, que nous utilisons gratuitement, soient rentables, ces entreprises ont besoin de toujours plus de trafic, donc de revenus publicitaires. Elles ont intérêt à ce qu’on y reste le plus longtemps possible.

    C’est une réalité qu’on a trop tendance à oublier lorsqu’on traite de polémiques nées sur les réseaux sociaux. Molly Crockett, professeure adjointe de psychologie à l’université Yale (Connecticut), le rappelle justement dans « Indignation morale à l’ère digitale », une étude qui s’intéresse « à la façon dont la technologie peut transformer l’expression de l’indignation morale et ses conséquences sociales ».

    Le dernier mouvement qui est apparu, massif et organique, est incarné en France par le hashtag #balancetonporc avec lequel des milliers de femmes ont partagé sur Twitter leurs expériences d’agression ou de harcèlement sexuels. A moins d’une semaine d’existence, on ne peut pas encore dire s’il restera une explosion cathartique de victimes tentant de se libérer d’un poids trop longtemps enfoui, ou s’il aboutira à des avancées tangibles pour lutter contre le harcèlement et les violences envers les femmes.

    Il n’est pas surprenant que cette prise de parole collective ait pu naître et essaimer sur les réseaux, mais comme le dit le chercheur Olivier Ertzscheid sur Rue89, « ce serait une catastrophe que ces débats commencent et terminent sur Twitter ou sur Facebook. Comme ce serait une catastrophe de croire que ces plates-formes protégeront ». Si ces espaces deviennent des agoras numériques où des problèmes de société émergent et débordent jusque dans la « vie réelle », c’est qu’ils remplissent un vide laissé par les pouvoir publics et les médias.

    Pour Twitter et Facebook, #balancetonporc n’est qu’un hashtag parmi d’autres, intéressant uniquement dans la mesure où il rapporte du trafic. Olivier Ertzscheid rappelle, lui aussi, une vérité qu’on oublie trop souvent :

    « Il n’y a pour ces plates-formes ni victimes ni bourreaux, ni opprimés ni oppresseurs, seulement des usagers et des clients. »

    #Médias_sociaux #Indignation #Activisme #Olivier_Ertzscheid

    https://seenthis.net/messages/638830 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Dans nos archives. Rédemption d’un macho | Courrier international
    https://www.courrierinternational.com/article/dans-nos-archives-redemption-dun-macho

    Pendant des années, j’ai été un idiot qui se croyait drôle. […] Mon seul hashtag sincère est #MeHagoCargo [J’assume]. Je suis seulement venu dire que je suis coupable et que j’ai fait partie du problème. […] Cette lutte est, sans aucun doute, la plus révolutionnaire que connaisse l’Argentine depuis des décennies. Un jour, nous regarderons en arrière et il nous semblera incroyable que nous ayons tant tardé à réagir.

    #CultureDuViol #PassivitéMasculine

    https://seenthis.net/messages/638823 via tetue


  • Erik Olin Wright : « Les rapports de classe se sont historiquement complexifiés » | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/les-rapports-de-classe-se-sont-historiquement-complexifies-erik-olin-wright

    Après avoir longtemps travaillé sur une redéfinition des classes sociales à partir des transformations contemporaines et des apports sociologiques à Marx, le professeur de sociologie à l’université du Wisconsin (États-Unis) cherche, dans son ouvrage Utopies réelles (1), une voie scientifique pour des alternatives afin d’« éroder le capitalisme ».

    cc @colporteur

    https://seenthis.net/messages/638775 via Sombre Hermano


  • Quel héritage laisseront les cimetières nucléaires

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/10/21/memorial-nucleaire_5204103_3232.html

    Les déchets du centre d’enfouissement de Bure (Meuse) resteront létaux pendant des centaines de milliers d’années. Comment prévenir du péril nos lointains descendants ?

    http://img.lemde.fr/2017/10/16/0/0/1920/1080/534/0/60/0/8f6048a_13651-qvw30w.t94w75jyvi.jpg

    Que pensera dans trois siècles, ou dans trois mille ans, un humain découvrant un sombre bois fait d’aiguilles de granit géantes ? Est-ce qu’il comprendra que ses ancêtres ont voulu le prévenir d’un danger effroyable ? C’est ce que nous espérons, nous qui laissons à l’humanité le cadeau empoisonné de nos cimetières nucléaires.

    En France, c’est dans la commune de Bure (Meuse), à 490 mètres sous terre, au cœur d’une épaisse couche d’argile jurassique, que nous allons enterrer des produits radioactifs dont la toxicité est fatale à l’homme pour des périodes estimées entre 240 000 et 500 000 ans. Les experts de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radio­actifs ­(Andra) assurent que cette veine ­d’argilite dure est restée stable depuis sa formation « il y a 160 millions d’années » – ce que, du reste, contestent ­certains géologues.

    On doit donc pouvoir y enfouir pour une éternité provisoire nos indestructibles et mortels poisons. Mais comment prévenir les générations futures qu’un gisement létal est enterré sous leurs pieds ? Déjà, des spécialistes de l’Andra planchent pour savoir sur quel support physique transmettre ces informations. Les technologies changent trop rapidement, il faut donc utiliser le « papier permanent » – durée de vie : plusieurs siècles. Ou graver un disque en saphir qui devrait résister un million d’années – hélas, il est cassant et fragile. Et pour y écrire quoi ? Les ­linguistes s’interrogent : saurons-nous lire notre langue dans cinq cents ans ? Dans mille ans ?

    Humains du futur

    Aux Etats-Unis, les responsables du Waste Isolation Pilot Plant (WIPP), qui, depuis 1999, sont chargés d’enterrer les déchets nucléaires américains au Nouveau-Mexique, ont demandé à des artistes d’imaginer des œuvres pérennes qui alertent les humains du futur. Certains ont proposé de graver dans la pierre une bande dessinée inspirée par Le Cri du peintre norvégien Edvard Munch… L’anthropologue David ­Givens, spécialiste en communication non verbale, s’est demandé si un tel message allait être « pris au sérieux ».

    D’autres artistes voudraient dresser des piliers de granit hauts de 7,5 mètres de haut, encerclés d’un mur de terre incrusté de diamants et de réflecteurs. Michael Brill et Safdar Abidi, se réclamant du land art, ont dessiné un champ d’épines noires colossales. Ce projet a inspiré les images futuristes du film Containment (2015), codirigé par Peter Galison, professeur d’histoire des sciences à Harvard, attentif à faire comprendre au public « les temporalités incommensurables » en jeu.

    En France, l’Andra aussi a lancé un appel à projets auprès d’artistes. Une des œuvres a été primée en 2015, La Zone bleue, de Stéfane Perraud et Aram ­Kebabdjian. Il s’agit d’une forêt géné­tiquement modifiée qui s’oxyde en ­virant au bleu. Au milieu, des stèles expliqueront qu’il s’agit d’une forêt très ­ancienne, légendaire…

    Tous ces projets n’empêchent pas historiens et anthropologues de s’interroger : ces œuvres persuaderont-elles les humains du futur que le lieu est dangereux ? N’y verront-ils pas plutôt des œuvres protégeant des trésors ­extraordinaires, ce qui engagera à aller creuser sous la surface ?

    Le sociologue allemand Ulrich Beck, auteur, en 1986, de La Société du risque (Aubier, 2001), écrivait après la catastrophe de Tchernobyl : « Nous proposons à l’humanité d’embarquer dans un avion pour lequel aucune piste d’atterrissage n’a encore été construite. »

    https://seenthis.net/messages/638795 via enuncombatdouteux


  • #Pérou : le #mur de la #honte | Actu et société | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/078636-000-A/perou-le-mur-de-la-honte
    https://static-cdn.arte.tv/resize/bKswpOytO4f3r1BT9RnW2BHOujc=/940x530/smart/filters:strip_icc()/apios/Img_data/22/078636-000-A_2219521.jpg

    Environ deux tiers de la population vit à Pamplona alta, à la périphérie de la capitale péruvienne. Ici, ni gaz, ni électricité, ni eau courante, mais des cabanes en bois et en tôle accrochées à flanc de montagne. De l’autre côté du #mur, à Las Casuarinas et la Molina, des rues goudronnées ourlées d’espaces verts accueillent des villas cossues avec jardins et piscine.

    #richesse #pauvreté #racisme #classes #discrimination

    https://seenthis.net/messages/638732 via odilon


  • Et il ne restera que la colère - Crêpe Georgette
    http://www.crepegeorgette.com/2017/10/19/colere

    Beaucoup de femmes, dont je suis, ont observé, poings serrés et cœur au bord des lèvres, tous les témoignages déposés sur les réseaux sociaux par des victimes de violences sexuelles. Ces femmes témoignaient de tous les pays, avaient toutes les couleurs, les origines, tous les âges, toutes ou aucune religion.

    C’était difficile.
    Difficile parce que chaque témoignage ramenait chaque femme à ce qu’elle a vécu.
    C’était difficile de voir des femmes se souvenir.
    C’était difficile de voir des femmes, qui habituellement ne veulent pas parler de tout cela, qui habituellement font "comme si", témoigner.
    C’était difficile de voir des hommes feindre de s’étonner alors que c’est le 50eme hashtag sur le sujet et qu’on ne peut plus faire en 2017 comme si on ne savait pas.
    C’était difficile de voir des hommes louer cette libération de la parole, alors que chaque témoignage me donnait envie de hurler à n’en plus finir.
    C’était difficile de voir des hommes m’expliquer que « les choses avancent » au moment où l’on est noyé sous les témoignages de viols et d’agressions. Et il faut se taire parce qu’ils sont gentils ceux-là ; si on les agresse, il ne restera personne.
    Difficile parce que j’ai été témoin au début des années 2000 de la première prise de parole collective de victimes de violences sexuelles, sur le forum des Chiennes de garde et que très peu a changé depuis lors : nous avons parlé, on nous a dit qu’on nous écoutait, il ne s’est rien passé.
    C’était difficile d’avoir à la fois envie que la parole se libère et qu’elle s’arrête, qu’on se taise toutes, parce que c’est trop, trop de souffrance et surtout trop d’indifférence.
    C’était difficile de voir chaque insulte et chaque moquerie adressée à chaque victime parce qu’elles font écho à beaucoup d’histoires personnelles. Comment « se foutre des trolls » quand votre père, votre mère, vos amis, votre mari, la police, la justice ont eu le même discours ?

    https://seenthis.net/messages/638620 via mad meg


  • Первый эшелон (1955, Pervyy eshelon, First Echelon)
    J’aime les tractoristes ;-)
    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d5/Stamps_of_Germany_%28DDR%29_1959%2C_MiNr_0728.jpg

    https://www.youtube.com/watch?v=tKlS2Ez2UqY

    https://en.wikipedia.org/wiki/The_First_Echelon

    a 1955 Soviet feature film directed by Mikhail Kalatozov, for which Dimitri #Shostakovich wrote the music. A touching novel of the Secretary of the Komsomol organization Alexey Uzorov and tractor driver Anna Zalogina on the background of Virgin Lands Campaign in #Kazakhstan.

    https://letterboxd.com/film/the-first-echelon
    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/a/ab/The_First_Echelon.jpg

    In one of the steppe regions of Kazakhstan arrives on Komsomol youth squad. Severe frosts, spring mud flows, exhausting work than their specialty – the development of virgin land does not come easy. But the young are young – they work, enjoy life, fall in love. In the center of the story – the touching romance secretary of the Komsomol organization and tractor driver Anne.

    Izolda Izvitskaya (1932 - 1971)
    https://en.wikipedia.org/wiki/Izolda_Izvitskaya

    The Forty-First (1956 film)
    https://en.wikipedia.org/wiki/The_Forty-First_(1956_film)
    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/9/9f/The_Forty-First_%281956_film%29.jpg

    http://video.chtoby-pomnili.com/%D0%9E%D0%BB%D0%B5%D0%B3%20%D0%A1%D1%82%D1%80%D0%B8%D0%B6%D0%B

    The film is set during the Russian Civil War and tells the story of a tragic romance between a female sniper of the Red Army and an officer of the White Army.

    https://www.youtube.com/watch?v=jMmwgEwsPd8

    https://translate.google.de/translate?hl=de&sl=auto&tl=fr&u=http%3A%2F%2Fchtoby-pomnili.com%2Fp

    http://chtoby-pomnili.com/gallery/cache/259_08.jpg_max.jpg

    Le jury du Festival de Cannes (1957) a décerné au film « Forty-First » un prix spécial « Pour poésie et scénario original ». A été apprécié et le talent Izvitskaya. Les magazines populaires « New York Magazine » et « Parisien Libre » sont sortis avec ses portraits sur la couverture. En son honneur, des réceptions ont été organisées. A Paris, a ouvert un café « Isolde ».
    ...
    Elle prit une bouteille cachée de Stolichnaya dans le papier journal, la posa sur la table de la cuisine, puis versa deux petites piles de vodka et servit des collations avec des croissants noirs, qu’ils séchaient toujours et gardaient au cas où. Quand elle a ouvert le réfrigérateur dans la cuisine, j’ai remarqué qu’il était vide. Apparemment, tous ces derniers jours elle a été tourmentée par la faim, mais l’argent pour la vodka Isolda a quelque part. Après le premier verre, elle perdit l’équilibre et attrapa le bord de la table de la cuisine. Effrayée, j’ai enroulé ses bras autour d’elle et l’ai traînée jusqu’à l’ottoman. Quand elle est venue, je lui ai dit au revoir et je suis parti ... ".
    ...
    à la fin de février 1971, l’actrice a disparu. Tatyana Gavrilova a déclaré : "Le 3 mars, le répartiteur du théâtre s’inquiétait du fait que le téléphone d’Izvitskaya ne répondait pas, a appelé Bredun et lui a demandé d’aller dans l’appartement de son ex-femme et si personne ne répondait. - La porte était fermée, et la clé sortait dans le trou de la serrure de l’autre côté. La milice, le serrurier du bureau du logement, appela, et ils ouvrirent la porte.

    Isolda Vasilievna était allongée sur le sol, vêtue d’une robe française matelassée, la tête dans la cuisine, le corps mince dans la pièce. Apparemment, l’actrice est allée à la cuisine, mais, inconsciente, est tombée et est morte. Apparemment, elle était comme ça pendant plus d’une semaine. Il n’y avait pas de nourriture dans la maison, seulement un morceau de pain, épinglé sur une fourchette, gisait dans un hangar-verger métallique. Sur la demande urgente de Bredun, la mort d’Izvitskaya a été expliquée par « empoisonner le corps avec des poisons inconnus, la faiblesse du système cardio-vasculaire ».

    https://www.prime-movies.ru/aktyory-i-rezhissyory/aktrisy-sovetskogo-kino/aktrisa-izolda-izvickaya-filmografiya
    https://www.prime-movies.ru/wp-content/uploads/2015/05/180343.jpg

    https://www.google.de/search?hl=de&tbm=isch&source=hp&biw=1230&bih=751&q=%D0%98%D0%B7%D0%BE%D0%BB%D :

    #URSS #film #alcoolisme

    https://seenthis.net/messages/638768 via klaus++


  • #BalanceTonPorc : elles parlent, ils mecspliquent… | Ladies & gentlemen | Francetv info
    http://blog.francetvinfo.fr/ladies-and-gentlemen/2017/10/18/balancetonporc-elles-parlent-ils-mecspliquent.html
    http://blog.francetvinfo.fr/ladies-and-gentlemen/files/2017/10/iStock-175176212-2.jpg

    En moins de 48 heures, plus de 160 000 femmes (j’en suis) ont témoigné de harcèlement et d’agressions sexuelles dont elles ont été victimes. Ainsi le hashtag #BalanceTonPorc est devenu en moins de deux jours, un mouvement. Celui d’une libération de la parole de toutes celles qui, parfois depuis plusieurs années, voire décennies, gardaient sur le coeur ou bien réservaient aux conversations chuchotées dans l’intimité craintive de représailles, la vérité sur les violences dont elles ont fait l’objet.

    Et l’on découvrit ce que le déni renvoyait lâchement à des cas isolés, des rencontres malheureuses, des quiproquos (de mon c...) : on découvrit — ou fit semblant de découvrir — un fait social massif. Le harcèlement sexuel touche un nombre incalculable de femmes. Celles qui l’ont directement subi, indiscutablement très très très nombreuses ; celles qui ont intériorisé le risque que ça leur arrive et vivent avec ce sentiment d’insécurité, adaptent leur comportement en fonction, espérant y échapper en évitant de « provoquer » (culture du viol, quand tu nous tiens). A savoir, à l’arrivée, presque toutes les femmes.

    Une foule de représentantes de la moitié de la population parle pour dire le traumatisme vécu, mais aussi la défiance permanente dans laquelle le fait social massif de harcèlement lié à leur genre les tient, au travail, dans la rue, dans l’espace public comme dans l’intimité conviviale ou familiale. Et les hommes influents n’ont rien de mieux à leur retourner que du #mansplaining. En français : de la #mecsplication. C’est à dire des petites leçons condescendantes sur la façon dont on s’y prend (mal) et dont on devrait plutôt s’y prendre.

    https://seenthis.net/messages/638284 via Agnès Maillard


  • Ces 570 #bidonvilles que la #France ne veut pas voir

    En 2017, 16 000 hommes, femmes et enfants vivent dans l’Hexagone dans des #cabanes de fortunes ou dans des #squats insalubres. Avant la trêve hivernale, la course aux démantèlements s’accélère.

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/10/19/la-france-compte-plus-de-500-bidonvilles_5203014_3224.html
    #chiffres #statistiques #habitat #logement #hébergement #démantèlement

    https://seenthis.net/messages/638550 via CDB_77


  • Du serial lover au serial rapist ; comprendre la sexualité pour comprendre les violences sexuelles - Crêpe Georgette
    http://www.crepegeorgette.com/2017/10/17/violences-sexuelles

    Pourtant tout nous prouve, dans la construction de la sexualité occidentale, que le sexe entre hommes et femmes est traversé de rapports de pouvoir, de violence, de domination et d’abus. « Baiser quelqu’un » désigne à la fois le fait de pénétrer une femme (une femme ne baise pas les hommes dans le langage courant, elle est baisée) et le fait de piéger quelqu’un. Dans une société où le sexe ne serait que source de plaisirs et de joies, « se faire baiser » devrait être synonyme d’une situation très agréable. On dirait alors : « ah je suis allée au restaurant, j’ai très bien mangé, j’ai bien été baisée » pour qualifier son contentement. Or, non « se faire baiser » est synonyme d’une situation où l’on s’est fait avoir, où l’on se sent un peu ridicule, d’où rien de positif ne ressort. Le langage familier autour du sexe est lui aussi synonyme de violences, blessures, chasse, meurtre : baiser, défoncer, percer, trouer, casser les pattes arrières, bourriner, défoncer, déglinguer, etc. Les métaphores autour de la sodomie sont l’archétype de moments très désagréables ; ainsi les syndicats persistent, à chaque manifestation, à les employer pour qualifier des mesures jugées mauvaises. Encore une fois, si vraiment la sexualité était une pratique dénuée de rapports de pouvoir et de violence, pourquoi la pénétration qui en constitue une part importante, est-elle systématiquement synonyme d’événements négatifs ?

    Guillaume Erner, hier sur France Inter, s’émouvait du fait qu’on puisse établir un continuum entre violences sexuelles et drague lourde. J’irai plus loin. Il y a un continuum entre la sexualité, au moins hétérosexuelle, et les violences sexuelles. Les réactions négatives aux témoignages de violences sexuelles en sont d’ailleurs un bon indice. Beaucoup d’hommes et de femmes sont totalement incapables de percevoir que ce qui pose problème dans les violences sexuelles est le non consentement de la victime. Comment le pourraient-ils ? Est-il tellement pris en compte dans ce qu’on appelle le sexe consenti ? Regardez des séries, regardez des films, lisez ! Constatez le nombre de fois où l’on sent les femmes totalement consentantes aux actes sexuels. Ils sont peu nombreux. Constatez les fois où leur non consentement nous est présenté comme excitant et prélude à une sacrée bonne baise.

    https://seenthis.net/messages/638168 via gwyneth bison