7h37

La sélection de Seenthis, maison-mère du Zinc. Une minute plus tard.

  • Où sont passés les oiseaux des champs ?
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/ou-sont-passes-les-oiseaux-des-champs

    L’alouette des champs ou la linotte mélodieuse font traditionnellement résonner leur chant dans les campagnes françaises. Mais pour combien de temps encore ? Deux études récentes dressent un constat alarmant : les populations d’oiseaux vivant en milieu agricole ont perdu un tiers de leurs effectifs en 17 ans.

    https://seenthis.net/messages/677971 via CNRS - Le Journal (RSS)


  • Les chants étranges de la glace noire
    http://www.laboiteverte.fr/chants-etranges-de-glace-noire
    http://www.laboiteverte.fr/wp-content/uploads/2018/03/les-chants-etranges-de-la-glace.jpg

    La #glace_noire est un phénomène qui se produit quand le #gel saisit la surface d’un cours d’#eau sans la moindre bulle, donnant cette glace très pure et transparente. Elle fait à peine 5cm d’épaisseur, ce qui représente un risque mais le réalisateur suédois #Henrik_Trygg y est habitué.

    Dans son film « the sound of silence », il décrit des courbes à sa surface pendant qu’elle ondule, et les vibrations produisent ces #sons irréels caractéristiques.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=188&v=66a3_MGTDoA

    https://seenthis.net/messages/678098 via odilon


  • La Revue de l’écoute n°13 est sortie !
    http://syntone.fr/la-revue-de-lecoute/#sommaire

    http://syntone.fr/wp-content/uploads/Syntone_13_couverture-web.jpg

    Au programme de ce numéro de printemps (nouveau format, nouvelle maquette), plusieurs voyages dans le temps, quarante, cinquante et même quatre-vingt-dix ans en arrière :

    Paul Deharme nous intrigue par son exaltation pionnière d’un art radiophonique encore en germe ; l’auditeur-blogueur Fañch Langoët recolle ses souvenirs d’adolescent sous le monopole d’État de la radiodiffusion française ; le philosophe Franco Berardi dit ‘Bifo’ témoigne de l’aventure censurée de Radio Alice à Bologne et décrypte l’évolution du contrôle de la parole.

    Par contraste avec ces travaux de mémoire pourrait-on dire, on s’ancre aussi dans la présence de l’écoute « nature » avec le désormais traditionnel son de saison, l’actualité des podcasts pour la jeunesse ou encore la contemporanéité des fictions audio-sensibles d’Olivier Cadiot.

    En plus de nos rubriques habituelles et de la fiche pratique dorénavant incontournable (consacrée cette fois à l’écoute au casque et sur enceintes), ce numéro 13 inaugure le parcours d’une personnalité du monde du son (ici Siham Mineur) et un feuilleton littéraire signé par la réalisatrice et comédienne Laure Egoroff.

    Cet opus 13 est le premier de notre nouveau format, plus spacieux et plus souple, conçu par Catherine Staebler.

    #création_sonore #création_radio

    https://seenthis.net/messages/678070 via Syntone



  • Financements libyens : Nicolas #Sarkozy est placé en garde à vue par la police
    https://www.mediapart.fr/journal/international/200318/financements-libyens-nicolas-sarkozy-est-place-en-garde-vue-par-la-police

    © Reuters Accélération spectaculaire dans l’affaire des financements libyens. L’ancien président de la République a été placé en garde à vue mardi 20 mars au matin, à Nanterre (Hauts-de-Seine), dans les locaux de l’Office anticorruption de la police judiciaire. Depuis 2013, la justice dénoue les fils de cette affaire hors normes.

    #International #France #Djouhri #Guéant #Hortefeux #kadhafi #Koussa #libye #Missouri #Saleh #Senoussi #Takieddine #Woerth

    https://seenthis.net/messages/677926 via Mediapart




  • Les oiseaux disparaissent des campagnes françaises à une vitesse « vertigineuse »
    http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2018/03/20/les-oiseaux-disparaissent-des-campagnes-francaises-a-une-vitesse-vertigineus
    http://img.lemde.fr/2018/03/20/331/0/5315/2654/644/322/60/0/1c0220b_10130-edp5yv.mcgz4.jpg

    Attribué par les chercheurs à l’intensification des #pratiques_agricoles de ces vingt-cinq dernières années, le déclin observé est plus particulièrement marqué depuis 2008-2009, « une période qui correspond, entre autres, à la fin des #jachères imposées par la politique agricole commune [européenne], à la flambée des cours du blé, à la reprise du #suramendement au #nitrate permettant d’avoir du blé #sur-protéiné et à la généralisation des #néonicotinoïdes », ces fameux #insecticides neurotoxiques, très persistants, notamment impliqués dans le déclin des #abeilles et la raréfaction des #insectes en général.

    Plus inquiétant, les chercheurs observent que le rythme de disparition des oiseaux s’est encore intensifié au cours des deux dernières années.

    #extinction_de_la_nature

    https://seenthis.net/messages/677925 via odilon


  • Les prisons japonaises accueillent plein de dames âgées qui ont souvent tout fait pour arriver là
    http://mashable.france24.com/monde/20180319-prisons-japon-femmes-personnes-agees-pauvres

    ...près d’une femme sur cinq dans les prisons japonaises a 65 ans ou plus. Ces criminelles ont souvent commis des délits mineurs pour échapper à la pauvreté et à la solitude en passant par la case prison. Certaines sont même des récidivistes. 9 femmes senior sur 10 ont ainsi été condamnées pour vol à l’étalage.

    « La prison est une oasis pour moi – un lieu de détente et de confort »
    Une prisonnière de 78 ans qui se présente sous le nom de Madame O a volé des boissons énergétiques, du café, du thé, des boulettes de riz et une mangue. Elle explique à Bloomberg : « La prison est une oasis pour moi – un lieu de détente et de confort. Je ne suis pas libre ici, mais je n’ai à me soucier de rien, non plus. Il y a plein de gens avec qui parler. On nous fournit des repas nourrissants trois fois par jour. »

    Le situation sociale des femmes âgées au Japon est particulièrement inquiétante. 25 % d’entre elles vivent sous le seuil de pauvreté, contre « seulement » 10 % des hommes, écrit Quartz. La retraite des femmes célibataires ne leur permet pas de vivre au-dessus de ce seuil. Et ces femmes disent souvent n’avoir personne à qui se confier.

    Face à cette situation, le gouvernement japonais cherche des solutions. Il construit des prisons pensées pour les personnes âgées et a lancé un programme de soutien social aux seniors récidivistes. Il met également en place des politiques visant à augmenter le personnel soignant. Mais il y a un décalage notable entre le nombre grandissant de personnes âgées et le manque pregnant d’encadrement spécialisé acceptant ce contact permanent avec la vieillesse.

    https://seenthis.net/messages/677788 via colporteur




  • Yale Launches an Archive of 170,000 Photographs Documenting the Great Depression

    During the Great Depression, The Farm Security Administration—Office of War Information (FSA-OWI) hired photographers to travel across America to document the poverty that gripped the nation, hoping to build support for New Deal programs being championed by F.D.R.’s administration.

    http://cdn8.openculture.com/wp-content/uploads/2014/09/dorothea-lange.jpg
    http://cdn8.openculture.com/wp-content/uploads/2014/09/walker-evans.jpg
    http://cdn8.openculture.com/wp-content/uploads/2014/09/rothstein-3.jpg
    http://www.openculture.com/2014/09/yale-launches-an-archive-of-170000-photographs-of-the-great-depression.
    #grande_dépression #histoire #photographie #archives #open_source
    cc @albertocampiphoto @reka @philippe_de_jonckheere

    https://seenthis.net/messages/677155 via CDB_77


  • On a chopé la censure ? – Le magasin des enfants
    https://magasindesenfants.hypotheses.org/6451

    a polémique autour du documentaire On a chopé la puberté a ravivé, une fois de plus, le débat sur la censure des livres destinés à la jeunesse. Il n’est sans doute pas de question plus inconfortable et difficile dans ce domaine : les jeunes lecteurs, le plus souvent, ont entre les mains et sous les yeux des livres choisis pour eux par des adultes prescripteurs et conçus par des adultes – créateurs, éditeurs – qui pensent leur proposer des œuvres belles, utiles, intéressantes, enrichissantes, drôles, originales, dérangeantes parfois, des œuvres qui, d’une manière ou d’une autre, les nourrissent et les divertissent. La censure (et aussi la critique, dans une moindre mesure) vient se nicher au creux de cette asymétrie fondamentale qui définit la littérature pour la jeunesse, comme a pu le rappeler Emer O’Sullivan : des adultes d’un côté, qui pensent et décident de ce qui est « bon » pour les jeunes lecteurs, de l’autre des enfants lecteurs qui ont peu souvent voix au chapitre.

    #littérature_jeunesse #censure

    https://seenthis.net/messages/677539 via Lydie


  • Ecrire à des gens qui ne répondent pas, éprouver... - Je ne voudrais vivre que des dimanches
    http://le-m-poireau.tumblr.com/post/137806874694/ecrire-%C3%A0-des-gens-qui-ne-r%C3%A9pondent-pas-%C3%A9prouver

    Ecrire à des gens qui ne répondent pas, éprouver leur silence, se sentir méprisé, regarder les autres se déplacer, charger les enfants dans la voiture, filer au travail, courir pour quelque chose, écrire à des gens qui ne répondent pas, recommencer, réviser son curriculum vitae, se dire que ça doit venir d’une mauvaise maquette, d’un choix de typo erroné puisqu’ils ne voient pas l’expérience, les savoirs multiples, puisqu’ils ne voient pas le type derrière qui sait faire, rencontrer son conseiller, tirer un bilan de ce rien, du temps qui passe qui ne contient pas de vie, de moins en moins de vie, refuser l’invitation au restaurant, affronter la peur d’ouvrir la boîte à lettres, laisser les enveloppes s’empiler sans plus les ouvrir, nier les factures ne les fait pas disparaitre, écrire à des gens qui ne répondent pas.

    #chômage

    https://seenthis.net/messages/677415 via Agnès Maillard


  • Les fourmis, redoutables stratèges militaires

    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/03/12/les-fourmis-redoutables-strateges-militaires_5269745_1650684.html

    En Côte d’Ivoire, l’observation de la lutte entre ces insectes et les termites a révélé des mœurs quasi militaires et un service de santé des armées très efficace.

    http://img.lemde.fr/2018/03/09/432/0/5184/2592/644/322/60/0/9d54779_28476-1bl6ikh.hp3s.jpg

    L’éclaireur s’est approché le premier. Tranquillement, prenant garde de ne pas se faire repérer, il a compté les ­ennemis, évalué leur force, avant de retourner parmi les siens recruter des soldats. La colonne s’est formée, mise en route, jusqu’à l’arrivée sur zone. Elle s’est préparée, puis a lancé l’assaut. Un combat terrible, inégal, décimant les défenseurs, sans toutefois épargner les assaillants. La bataille achevée, ces derniers ont ramené au camp les blessés susceptibles d’être sauvés. L’opération sanitaire a alors commencé : une heure de soins intensifs, méticuleux, permettant de remettre sur pied la plupart des invalides en vingt-quatre heures. Un bon repas – composé du cadavre des adversaires – et une nuit de sommeil ont suffi à reconstituer la troupe. Dès le lendemain, elle repartait au front chercher de quoi ­vivre, prête à mourir.

    Ce bref récit pourrait aisément trouver sa place dans un remake de La Guerre du feu. Chronique d’une tribu cannibale, au cœur de la préhistoire… Pourtant, tout ici est résolument exact, validé par la science. Pas davantage d’humains dans cette ­bataille homérique. Les scientifiques qui ont ­patiemment reconstitué chacun de ses épisodes ne font pas profession d’archéologues ou d’historiens. Ils ne fouillent pas les archives, et, lorsqu’ils grattent la terre, ils ne cherchent aucun témoignage du passé. Ils sont biologistes du comportement, avec une spécialité : la myrmécologie, autrement dit la science des fourmis.

    Car c’est d’un ­affrontement entre insectes qu’il s’agit. La rigueur voudrait que l’on évoque une chasse, puisqu’il ­oppose des proies et des prédateurs. Difficile pourtant de ne pas y sentir un parfum de guerre, tant la stratégie mise en place, la sophistication tactique, la précision de l’organisation et la rigueur dans l’application des consignes paraissent relever de la chose militaire. Une équipe de l’université de Würzburg (Allemagne) en a méthodiquement relaté les détails, dans cinq articles successifs.

    Publié le 13 février dans Proceedings B, la revue de la Royal Society britannique, le dernier décrit ce qui ressemble à s’y méprendre à l’action d’un service de santé des armées déployé sur le terrain pour accompagner une offensive de ses troupes. L’ultime acte d’une étonnante saga.

    http://img.lemde.fr/2018/03/08/0/0/3330/2302/534/0/60/0/23e1318_3710-q6dayd.jvk6.jpg
    L’observation de la chasse des fourmis «  Megaponera analis  » a révélé une organisation quasi militaire.

    Rien ne prédisposait Erik Frank à s’en faire le scribe. Né à Grenoble de parents originaires d’Argentine, le jeune biologiste a grandi à Munich et se souvient d’un « intérêt de toujours » pour les animaux. Mais pas d’un tropisme particulier pour les insectes, encore moins pour les fourmis. « Je les ai découvertes vers 6 ou 7 ans, dans le jardin familial. J’observais leur regroupement et je me racontais qu’elles partaient se battre. A vrai dire, j’ai toujours pensé ça… jusqu’à assez récemment, quand j’ai commencé à les étudier sérieusement à l’université. En fait, elles faisaient l’amour, pas la guerre. »

    Sa passion du règne animal, c’est sous les tropiques, auprès des singes, qu’il rêve de l’assouvir. Après sa licence, il file donc étudier les orangs-outans à Bornéo. « Passionnant, mais il y a déjà tant de spécialistes, j’avais l’impression que tout avait été découvert. » Il regagne l’Allemagne et l’université de Würzburg, où il boucle un master à vive allure. L’étudiant a six mois devant lui et toujours des fourmis dans les jambes. « C’est sur la homepage de l’université que j’ai vu l’annonce », se souvient-il.

    En ce début 2013, le professeur K. Eduard Linsenmair, sommité de l’établissement et éthologue de renommée mondiale, cherche des collaborateurs pour rouvrir la station scientifique de Comoé, en Côte d’Ivoire. Une drôle d’aventure que ce pôle installé au cœur de la savane. Eduard Linsenmair a débarqué là trois décennies plus tôt avec l’espoir de mieux connaître une improbable grenouille des pays secs. « Et, peu à peu, j’y ai monté un centre pluridisciplinaire étudiant toute la faune de la ­savane, des insectes aux éléphants, avec un équipement de pointe, 800 mètres carrés de laboratoires, des logements pour accueillir trente-cinq chercheurs. Ça m’a pris plus de vingt ans. »

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    Les fourmis «  Megaponera analis  » se nourrissent exclusivement de termites, qu’elles rapportent au nid après la chasse.

    Au printemps 2003, la station permanente prend son rythme de croisière. Mais, six mois plus tard, la guerre civile éclate en Côte d’Ivoire. Encore quelques mois et les rebelles s’emparent de la ­région. « Nous avons dû évacuer, raconte le biologiste avec émotion. Tout a été pillé, ordinateurs, équipements, matériel de cuisine, tables, chaises, et bien sûr les onze voitures que nous avions abandonnées. Ils n’ont laissé que le toit et les murs. » L’exil dure presque dix ans. Linsenmair poursuit ses travaux au Bénin et au Burkina voisins, avec un œil sur la situation politique qui, à partir de 2010, commence à s’améliorer. En 2012, la décision est prise de reconstruire la station.

    Telle est la tâche d’Erik Frank en ce début 2013. Surveiller les travaux de gros œuvre et l’installation du nouvel équipement envoyé d’Allemagne. Son patron l’a accompagné pendant la première semaine, puis l’a laissé seul avec les employés ­locaux. « Il n’y avait ni eau courante ni électricité. Je dormais par terre. Les quatre conteneurs de matériel étaient bloqués en douane à Abidjan, à quinze heures de route. Avant de partir, Eduard m’avait conseillé de regarder les Megaponera analis, des fourmis mangeuses de termites. Je n’y connaissais pas grand-chose, mais j’avais du temps. »

    Vingt-neuf mois sur le terrain

    Du matin au soir, le jeune homme observe les ­insectes, assis devant leur nid. Il les suit lorsqu’ils partent en chasse, affronter leurs proies exclusives. « Au bout d’un mois, j’ai constaté que les valides ramenaient les blessés. Je ne savais pas si c’était vraiment nouveau et je n’avais pas de Wi-Fi pour vérifier ni de téléphone pour interroger mon professeur. Alors j’ai continué. A quoi ressemblaient les blessés ? Qui les transportait et comment ? Sur quelle distance ? Et comment les fourmis s’organisaient-elles avant l’attaque, la quantité de combattants, la proportion de blessés au cours des assauts ? Lorsque, trois mois plus tard, Eduard est revenu, il était enthousiaste. Il m’a tout de suite demandé si je voulais faire un doctorat. »

    L’étudiant a soutenu sa thèse en janvier 2018, après un total de vingt-neuf mois passés sur le terrain. L’essentiel a déjà fait l’objet de publications dans des revues de premier plan, dressant un ­tableau complet de ce que le professeur Linsenmair ­considère comme « un phénomène fondamental de ce milieu ». Directeur du département écologie et évolution à l’université de Lausanne, Laurent Keller explique : « On voit la savane comme une région habitée de lions, d’éléphants, d’antilopes… Mais, si l’on regarde la réalité de la biomasse, la savane, ce sont des termites, des fourmis et quelques mammifères pour faire joli. »

    Oublions donc la décoration et observons les termites. De sacrés clients, en vérité. Les ­scientifiques ont largement étudié les cathédrales que leurs colonies érigent, merveilles de ­robustesse, de climatisation naturelle, d’intégration écologique. Des forteresses inattaquables. Les fourmis l’ont bien compris. Sauf que, pour se nourrir, les termites doivent sortir de leur base et récupérer les matériaux morts (feuilles, tiges, écorces) qui alimenteront leurs champignonnières. Ils choisissent alors un site, le recouvrent d’une carapace de terre, pour se protéger du ­soleil et d’éventuels prédateurs, et le relient à la termitière par un tunnel.

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    Après la chasse, les fourmis «  Megaponera analis  » ramènent les insectes blessés au nid.

    Ce terrain de ravitaillement, les fourmis ont ­appris à le détecter. Ou plutôt certaines fourmis. Eclaireuses, elles battent la savane en quête de proies. Lorsque l’une d’entre elles repère un site cible, elle s’en approche avec précaution afin d’évaluer le nombre de termites déployés. « L’espionne doit rester discrète, car, si les gardiens la ­repèrent, ils lancent l’alerte et tous les termites ­retournent se mettre à l’abri », précise Erik Frank. L’information recueillie, l’éclaireuse rentre à la fourmilière lever l’armée dont elle aura besoin. Cent à six cents individus se mettent alors en ­ordre de marche. Devant caracole l’éclaireuse, suivie par deux rangs d’officiers chargés de renforcer la piste avec leurs phéromones, ces marqueurs chimiques qui guident les insectes dans leurs déplacements. Baptisés « majors », ces individus assurent aussi la protection à l’avant de la colonne. Le reste de la troupe avance derrière, en rangs par quatre. En queue de cette colonne de 2 à 3 mètres, d’autres majors ferment la marche.

    Plusieurs castes

    A proximité de la cible, la colonne s’arrête et se réorganise. Les majors et leurs 2 cm de long s’installent aux avant-postes. Qui lance le signal ? Erik Frank l’ignore encore. Mais soudain, ensemble, les majors attaquent. Leur objectif ? Détruire la cuirasse de terre érigée par les termites. Une ­tâche que ces ouvrières accomplissent rapidement. Les « minors » lancent alors leurs 5 mm de muscles à l’assaut des termites.

    Eux aussi sont organisés en deux castes. Les soldats et leurs puissantes mandibules affrontent vaillamment les agresseurs, tandis que les ouvriers tentent de gagner le tunnel pour s’échapper. « La résistance des soldats est héroïque, insiste Erik Frank. Ils mordent partout où ils le peuvent, tranchent pattes et antennes, s’accrochent à l’abdomen des fourmis et, tels des pitbulls, ne lâchent plus. D’autres fourmis viennent en renfort, les agrippent pour les faire lâcher, mordent à leur tour. Au point que leur corps se détache de leur tête, toujours accrochée… Les fourmis finissent toujours par l’emporter et fondent sur ce qu’il reste d’ouvriers. Mais elles payent un prix élevé. » D’après ses constatations, environ un tiers des assaillants sont blessés, plus ou moins grièvement, pendant les dix à quinze minutes d’assaut.

    C’est là que le plus étonnant intervient. Restées à l’écart pendant le combat, les majors reprennent du service. Certaines rapportent au nid le précieux festin, jusqu’à six termites chacune. D’autres se transforment en ambulancières, saisissant dans leur bouche les blessés. Ou plutôt certains blessés. Les plus sérieusement atteints, ceux qui ont perdu plus de trois pattes, sont abandonnés à leur triste sort. Un tri auquel les victimes contribuent elles-mêmes.

    En effet, les fourmis blessées commencent toutes par tenter de ­regagner le nid, claudiquant comme elles le ­peuvent sur la piste. Lorsque les sauveteuses ­approchent, les plus vaillantes ralentissent puis se dressent, émettent des phéromones de ­détresse, avant de prendre une position favorable, pattes pliées sous le corps – comme à l’état de nymphe –, prêtes à être prises en charge. A l’inverse, les plus gravement blessées n’émettent aucun signal chimique ni n’adoptent la posture privilégiée. « Ce n’est pas un sacrifice volontaire, un mouvement ­individuel, précise Erik Frank. ­Elles ne peuvent pas se dresser et donc transmettre le signal de détresse. Mais ce comportement ­collectif, basé sur un mécanisme simple, apparaît particulièrement efficace. »

    http://img.lemde.fr/2018/03/08/0/0/1598/1229/534/0/60/0/029e7da_2923-xgkk0v.jhlqd.jpg
    Après le combat, les fourmis «  Megaponera analis  » blessées sont soignées grâce au bon soin de congénères qui s’occupent de lécher leurs plaies.

    Ecologue à l’université Paris-Sud, Franck ­Courchamp s’éblouit de ces résultats. « Ce que je trouve fascinant, c’est qu’on y voit l’évolution et l’adaptation à une autre échelle que ce dont on a l’habitude », remarque-t-il. Non plus de quoi permettre à l’individu de s’alimenter et de transmettre ses gènes, mais à la colonie de se nourrir et de prospérer. Il détaille : « D’une part, les fourmis ­doivent s’adapter à un environnement qui est en grande partie constitué de la présence de colonies de termites et donc on assiste à l’évolution de morphologies et de physiologies adaptées à combattre cet ennemi mortel. Et, d’autre part, les fourmis sont des animaux coloniaux et donc les comportements qui préservent les membres de la colonie sont favorisés puisque cela bénéficie à tous. »

    Salive magique

    La suite de l’opération illustre encore son propos. Une fois la colonne rentrée au nid, les médecins prennent en effet le relais des ambulanciers. Pareils termes en feront bondir certains. Ils y ­décèleront un anthropomorphisme coupable. Mais comment qualifier alors ce que les chercheurs allemands ont découvert en glissant leurs caméras miniatures dans six fourmilières transplantées en laboratoire ? Dès l’arrivée des éclopées, certaines de leurs congénères les prennent en charge, les débarrassent des restes de termites ou des saletés restées dans les plaies, mais surtout lèchent ensuite avidement celles-ci. ­« Elles ont une heure pour agir, car, ensuite, les plaies cicatrisent et l’infection gagne le corps », explique K. Eduard Linsenmair.

    Le professeur et son élève ont voulu mesurer l’efficacité du traitement. Ils ont donc sélectionné 120 blessés à qui il manquait deux pattes, ont laissé certains sans traitement, placé immédiatement d’autres dans un univers stérile et confié les troisièmes aux soins de leurs semblables. Quatre-vingts pour cent du premier groupe sont morts dans les vingt-quatre heures, 20 % du second et seulement 10 % du troisième. On ­mesure l’efficacité des soins.

    « Ce qui est spectaculaire dans ce travail, c’est aussi la façon dont Erik est parti de l’observation de la nature, salue Laurent Keller. Aujourd’hui, pour obtenir des financements, il faut poser des hypothèses. Difficile de dire que vous allez juste vous asseoir devant une fourmilière en Afrique. C’est pourtant comme ça qu’on fait de grandes ­découvertes. » Le scientifique suisse a du reste ­accueilli le jeune lauréat dans son laboratoire. Avec, cette fois, des questions bien ciblées : de quoi meurent les victimes, autrement dit, quelle est la nature des infections ? Quelle est la composition de la salive magique ? Et la nature du traitement, prophylactique ou curatif ?

    Observer le mode de vie des fourmis, entre ­extrême promiscuité et échanges permanents. Comprendre leurs processus défensifs. Et, qui sait, s’en inspirer pour trouver de nouvelles classes d’antibiotiques. Dans un article publié le ­7 février, dans Royal Society Open Science, une équipe de l’université d’Arizona a ainsi analysé les sécrétions trouvées sur la peau de vingt espèces de fourmis américaines. Elle a constaté que 60 % d’entre elles disposaient de pouvoirs antimicrobiens, mais que les autres 40 % en étaient totalement dépourvues. Développer des stratégies qui évitent les résistances ou, à l’inverse, ­lutter contre les infections pathogènes sans produits antibactériens : dans les deux cas, la fourmi et ses dizaines de millions d’années d’évolution pourraient bien nous montrer la voie.

    https://seenthis.net/messages/676240 via enuncombatdouteux


  • Pompeo, Big Oil and the attack on Iran Deal | Informed Comment
    https://www.juancole.com/2018/03/pompeo-attack-iran.html

    By Juan Cole | (Informed Comment) | – –
    All you need to know about Mike Pompeo, the four-term congressman from Kansas who is actually from California, is that most of his life he has been in business with the Koch brothers. His appointment as Secretary of State puts a seal on Trump’s withdrawal from the Paris climate accords.
    More dangerously, Trump was straightforward that he put Pompeo in to replace Rex Tillerson in order to destroy the 2015 Joint Comprehensive Plan of Action treaty between the United Nations Security Council and Iran.
    Pompeo, despite his obvious brilliance, appears to be driven by profound currents of anger, resentment and vindictiveness, and to be unable to feel remorse for purveying falsehoods. His shameful performance at the circus he ran attempting to blame Secretary of State Hillary Clinton for the 2011 Benghazi attack and its aftermath demonstrated a willingness to play fast and loose with the facts and an inquisitorial, McCarthyite mindset.
    His lack of a moral compass makes his connection to the Kochs especially dangerous.
    Charles and David Koch, the notorious billionaires gnawing like termites at the foundations of American democracy, are all about petroleum. They fund phony climate denialism with a Potemkin village of foundations and expert frauds, to make sure oil keeps its value for as long as possible (even at the cost of visiting catastrophes on our children and grandchildren, since burning oil is causing catastrophic global heating).

    https://seenthis.net/messages/676363 via Nouvelles d’Orient


  • Comment Stephen Hawking a soutenu la cause palestinienne
    15 03 2018 | Source : Al Jazeera News | Traduction : Lauriane G. pour l’Agence Média Palestine
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/03/15/comment-stephen-hawking-a-soutenu-la-cause-palestinienne
    http://www.agencemediapalestine.fr/wp-content/uploads/2018/03/924e6a11be474e938dab6d69fe8681db_18-300x167.jpg

    Stephen Hawking, le scientifique de renommée mondiale qui est décédé mercredi à l’âge de 76 ans, était connu non seulement pour ses travaux révolutionnaires mais aussi pour son soutien à la Palestine.

    Hawking, qui avait une maladie neuro-motrice, a fait les gros titres en mai 2013 lorsqu’il a décidé de boycotter une conférence de haut rang en Israël où il devait prendre la parole.

    Le physicien travaillait alors à l’Université de Cambridge au Royaume-Uni.

    La « Conférence Présidentielle », un évènement universitaire organisé à Jérusalem, était présidée par l’ancien président israélien Shimon Pérès.

    Dans une lettre qu’Hawking a envoyé aux organisateurs le 3 Mai, il déclarait qu’ il est très probable que la politique de l’actuel gouvernement israélien conduise à la catastrophe ».

    « J’accepte l’invitation à la Conférence Présidentielle avec l’intention que cela me permettra non seulement d’exprimer mon avis sur les perspectives d’accords de paix mais aussi sur la Cisjordanie.

    « Cependant, j’ai reçu de nombreux emails de la part d’universitaires palestiniens. Ils sont unanimes quant au fait que je devrais respecter le boycott. Compte tenu de cela, je dois me retirer de la conférence. »

    « Si j’avais participé à la conférence j’aurais exprimé mon opinion sur le fait qu’il est très probable que la politique de l’actuel gouvernement israélien conduise à la catastrophe, » dit la lettre.

    https://seenthis.net/messages/676695 via Loutre


  • Libéralisme : l’heure de payer l’addition Alternatives Economiques - Christian Chavagneux - 15 Mars 2018
    https://www.alternatives-economiques.fr/christian-chavagneux/liberalisme-lheure-de-payer-laddition/00083626

    Un sondage ne fait pas un pays mais celui d’OpinionWay pour le Printemps de l’économie 2018 surprend par la violence qu’il exprime du rejet de la mondialisation par les Français. Avec pour conséquence une forte demande de protectionnisme et un pessimisme qui n’augurent rien de bon. En prônant l’ouverture à tout crin et en refusant d’en traiter les effets anti-redistributifs, le libéralisme économique finit par produire sa propre remise en cause.

    Un rejet généralisé
    Premier résultat : 60 % des Français ont une mauvaise opinion de la mondialisation. En termes d’âge, on trouve les plus récalcitrants chez les 50 ans et plus. Mais la moitié des moins de 35 ans déclarent également leur méfiance : terrible constat d’une jeunesse pour moitié repliée sur elle-même ! Et le discours sur la différence entre des élites bien formées mondialisées et des ouvriers peu formés nationalistes ne fonctionne pas : 58 % des CSP+ ont une mauvaise opinion de la mondialisation.

    Sur quoi se fonde ce rejet ? Plusieurs points saillants émergent : ce sont les multinationales qui font majoritairement la loi, l’Asie et les Etats-Unis sont les gagnants et l’Europe est parmi les perdants. La mondialisation est perçue comme poussant à l’innovation technologique mais dégrade l’environnement, ne réduit pas la pauvreté et va à l’encontre de l’égalité entre hommes et femmes. De plus, quasiment la moitié des Français pensent qu’elle a des effets négatifs sur la croissance, 58 % qu’elle réduit leur pouvoir d’achat, 64 % qu’elle a des effets négatifs sur l’emploi et 65 % sur les salaires.

    Un sentiment pessimiste
    A partir de ce constat, nulle surprise sur les solutions : le protectionnisme commercial est plébiscité. 66 % des Français souhaitent l’imposition de normes plus strictes sur les produits entrants et sortants.
    L’avenir n’est pas rose : les trois-quarts des sondés pensent que la mondialisation économique va continuer à s’étendre, 60 % que c’est incompatible avec la lutte contre le changement climatique et 54 % cela se traduira par encore plus d’uniformisation culturelle.
    Les débats entre économistes sur le ralentissement de la mondialisation et le fait qu’elle ait atteint un plateau n’ont donc pas d’effets sur l’opinion française, pas plus que le travail des anthropologues du politique soulignant combien face à un capitalisme mondialisé chaque territoire se l’approprie de manière différente, loin de toute uniformisation.
    Du fait de la mondialisation, 71 % des Français sont inquiets pour leurs enfants, 67 % pour l’avenir de la France, 65 % pour l’avenir du monde et 63 % pour leur propre avenir. Un tableau noir.

    Le prix d’un trop fort libéralisme
    Ce sondage ne fait que confirmer ce que le Brexit, l’élection de Donald Trump et la montée des partis nationalistes nous clament plus fortement : faute d’avoir reconnu les #coûts_sociaux qu’il engendre et accepté de les traiter, le #libéralisme_économique fait désormais l’objet d’un rejet croissant.
    Les libéraux vantent les effets positifs de la mondialisation commerciale sur le pouvoir d’achat puisque l’on achète des produits moins chers ailleurs. Mais un pays peut également y perdre des emplois ou connaître une pression à la baisse sur les salaires. Quel effet l’emporte ? La seule étude récente sur le sujet a été proposée à l’été 2017 par la Banque d’Angleterre sur le secteur textile britannique. Résultat : d’un côté, un gain de pouvoir d’achat cumulé grâce à l’ouverture de 3 %, de l’autre, une perte de 1,25 %.
    Au niveau macroéconomique, les gains s’avèrent donc supérieurs aux pertes. Généralement, les libéraux s’arrêtent là. Sauf que les gains bénéficient à tous les consommateurs tandis que les pertes sont concentrées sur quelques territoires. L’étude regarde alors de près les marchés du travail : les régions qui concentraient une plus grande part d’industrie textile au début des années 1980 ont connu une plus faible croissance de l’emploi que les autres et un retrait plus marqué des personnes du marché du travail. Un effet qui se fait toujours sentir…

    Les coûts locaux de la mondialisation

    Une étude récente de la Banque de France s’interroge, elle, sur le coût local des importations chinoises en France. Résultat : sur la période 2001-2007, une perte d’environ 90 000 emplois dans le secteur manufacturier, soit 13 % du déclin sur la période... mais aussi 190 000 en dehors de ce secteur. L’explication ? La baisse de l’emploi manufacturier induit une baisse de la demande locale, qui fait largement sentir ses effets sur les secteurs a priori protégés de la concurrence internationale.
    Enfin, une récente recherche du Fonds monétaire international aboutit à trois résultats importants. Tout d’abord, participer à la mondialisation accroît la richesse d’un pays. Ensuite, plus le niveau d’intégration internationale d’un pays est élevé, plus les gains qu’il tire d’une poursuite de l’intégration diminue. Enfin, les gains de la mondialisation profitent aux plus riches et accroissent les #inégalités. La France se situe clairement dans la catégorie des pays mondialisés qui ne profitent plus d’une ouverture supplémentaire, la mondialisation étant l’un des facteurs expliquant la montée des inégalités.

    Bref, la #mondialisation fait des gagnants mais aussi des #perdants. Les #politiques suivies ces dernières décennies n’ont pas suffisamment cherché à aider ceux qui sont tombés du mauvais côté. Aujourd’hui, ils répondent. Si cela conduit finalement à une mondialisation raisonnable et à un capitalisme moins libéral et moins inégalitaire, on s’en sortira bien. Mais la probabilité d’une montée des #guerres_commerciales n’est pas exclue. Ni même qu’au-delà du seul libéralisme économique débridé, la démocratie soit aussi emportée par le flux.

    https://seenthis.net/messages/677187 via BCE 106,6 Mhz




  • Un SDF reçoit 200 euros d’amende pour « mendicité » dans le métro la voix du nord -Morgane Baghlali-Serres - 15 Mars 2018
    http://lavdn.lavoixdunord.fr/336122/article/2018-03-15/un-sdf-recoit-200-euros-d-amende-pour-mendicite-dans-le-metro

    L’association Une touche d’espoir a publié lundi sur Facebook une photo rapidement devenue virale : celle d’une amende Transpole reçue par un sans-abri, parce qu’il était assis dans le métro de la gare Lille-Flandres. Les bénévoles déplorent une amende d’un montant excessif (200 euros), Transpole répond que c’est le règlement.
    http://lvdneng.rosselcdn.net/sites/default/files/dpistyles_v2/ena_16_9_extra_big/2018/03/15/node_336122/39233260/public/2018/03/15/B9715069203Z.1_20180315175935_000%2BGB2AT6DV5.1-0.jpg?itok=qru06Bid

    Dimanche, en maraude dans le centre-ville, sept bénévoles d’Une touche d’espoir rencontrent un sans-abri devant la gare, qui leur raconte une drôle d’histoire. Alors qu’il était assis en bas de l’escalator de l’arrêt de métro Lille-Flandres, l’homme s’est vu verbalisé d’une amende de 200 euros. « Il nous a sorti l’amende de sa poche, apparemment il en avait déjà reçu d’autres. Est-ce une pratique courante ou un excès de zèle ? », s’interroge un bénévole de l’association. La publication émeut les internautes. Ils sont plus de 1 500 personnes à la partager.

    Contacté, Transpole répond dans un communiqué qu’ils « travaillent main dans la main avec l’association ABEJ Solidarité pour aider les plus vulnérables. Deux éducateurs de l’ABEJ sont ainsi présents quotidiennement sur le réseau et opèrent des maraudes (…) » Cependant, Transpole justifie que ses agents « veillent au respect du règlement d’utilisation du réseau (…) » Et parmi les dispositions « figure l’interdiction de pratiquer toute forme de mendicité dans l’enceinte des transports guidés de voyageurs. Toute personne contrevenant à cette disposition s’expose à une amende prévue pour les contraventions de 4e classe (décret nº2016-541 du 3 mai 2016) ».

    « C’est commode de parler de règlement mais ce n’est pas suffisant, réagit un bénévole de l’association Une touche d’espoir. 200 euros d’amende pour un SDF c’est une aberration.  »

    #sdf #mendicité #Transpole #kéolis #agression #violence #Lille la #ville du #PS et de Madame #martine_aubry #haut_de_france #mel

    https://seenthis.net/messages/676957 via BCE 106,6 Mhz



  • Oh le joli tour de passe-passe de #France_Culture : « La publicité envahit-elle France Culture ? »
    http://mediateur.radiofrance.fr/chaines/france-culture/publicite-envahit-france-culture

    Un certain nombre d’auditeurs estiment que la #publicité a envahi France Culture. Et comble du comble, France Culture ferait de la pub pour Amazon… Qu’en est-il exactement ? Pour répondre : Serge Schick, directeur du #marketing_stratégique et du développement de Radio France.

    Plusieurs auditeurs, comme Mathieu, interpellent le médiateur : « J’ai été désagréablement surpris ce matin vers 7h avec l’apparition d’une publicité pour #Audible, une filiale d’Amazon. Que vient faire une telle pub sur France Culture ? ».

    "Il s’agit de #parrainage et non de publicité. La publicité, c’est un écran de publicité classique tandis que le parrainage c’est lorsqu’un annonceur choisit un programme parce qu’il estime qu’il est proche de son image de marque pour être présent sur nos antennes. Il n’y a pas de publicité classique sur France Culture, c’est interdit par le cahier des charges. En revanche, le parrainage est présent à l’antenne.

    En l’occurrence, Audible est une marque qui produit des livres audio dans des champs assez proches de la culture."

    Dans les #podcasts, en revanche, même ceux dits de rattrapage (le replay), le petit laïus d’une marque n’est plus du parrainage mais de la publicité :

    En revanche certains auditeurs s’étonnent que l’on répète « pas de pub sur France Culture », mais que pour écouter les podcasts, il faille passer par l’écoute d’un message publicitaire. Les règles ne sont pas les mêmes ?

    "Il n’y a aucune obligation concernant la publicité par voie électronique. Nous avons décidé d’établir les mêmes règles sur les podcasts que pour la publicité classique. Nous faisons donc attention à la nature de l’annonceur. Il n’y a pas non plus de publicité sur les podcasts liés à l’information."

    En quoi les podcasts coûtent-ils chers à Radio France ?

    "Tout simplement, car nous sommes « victimes » de notre succès. En janvier 2018, il y a eu plus de 22 millions de podcasts chargés sur France Culture contre 15 millions l’année dernière. Or contrairement aux voies hertziennes, pour les podcasts, plus il y a de téléchargements, plus ça coûte de l’argent (il faut plus de bande-passante). Cela permet également de financer les podcasts natifs et d’avoir un accès libre et gratuit aux podcasts."

    Le parrainage d’Audible (livres audio, podcasts) « permet donc aussi de financer des podcasts originaux » de France Culture. Peut-on imaginer qu’un jour prochain, Audible (Amazon) produise directement des podcasts pour France Culture ? Binge Audio (mené par un ancien de Radio France et qui co-produit un podcast avec... tiens tiens... Audible) est déjà en train de proposer son expertise dans les « contenus audio » à différents médias (Le Figaro, Libération), ce qui donne pour l’instant des résultats... disons, discutables :
    https://seenthis.net/messages/669351

    https://seenthis.net/messages/676886 via Syntone


  • Renvoi de Tillerson : un cadeau de Trump aux adversaires du Qatar, par Abdel Bari Atwan dans Rai Al Youm - Actuarabe
    http://actuarabe.com/renvoi-de-tillerson-cadeau-de-trump-aux-adversaires-qatar
    http://actuarabe.com/wp-content/uploads/2017/11/atwan-ok8-400x2642-400x264.jpg

    Trump a maintenant à ses côtés un Ministre des Affaires étrangères croyant à la diplomatie de la guerre et qui a acquis une expérience sans précédent pour fomenter les complots en tant que directeur de la CIA. Il est considéré comme un va-t-en guerre face à l’Iran et la Corée du Nord, et aura donc beaucoup de partisans en Arabie saoudite, aux Emirats Arabes Unis, au Bahreïn et en Egypte. Il n’est pas exclu qu’il prenne la tête de l’aile demandant le transfert de la base aérienne américaine d’Al Oudeid (au Qatar) dans un de ces pays, notamment les Emirats Arabes Unis et l’Arabie saoudite. Le Président Trump soutient d’ailleurs cette mesure.

    https://seenthis.net/messages/676375 via actuarabe


  • Google Is Helping the Pentagon Build AI for Drones
    https://gizmodo.com/google-is-helping-the-pentagon-build-ai-for-drones-1823464533

    Google has partnered with the United States Department of Defense to help the agency develop artificial intelligence for analyzing drone footage, a move that set off a firestorm among employees of the technology giant when they learned of Google’s involvement. Google’s pilot project with the Defense Department’s Project Maven, an effort to identify objects in drone footage, has not been previously reported, but it was discussed widely within the company last week when information about the (...)

    #Google #algorithme #drone #militarisation

    https://seenthis.net/messages/674665 via etraces