7h37

La sélection de Seenthis, maison-mère du Zinc. Une minute plus tard.

  • Morts par la France - les arènes
    http://www.arenes.fr/livre/morts-par-la-france

    LʼHistoire est une compagne de voyage intransigeante et parfois impitoyable… Elle vous fait prendre des chemins escarpés, des sentiers semés de pièges, dʼembûches et de déceptions. Celle que je mʼapprête à vous raconter a été trop longtemps dissimulée. Enfouie sous des tonnes de mensonges, sous des tombereaux dʼhypocrisie. Mais la vérité est comme la vie, elle trouve toujours un chemin. »

    Le 1er décembre 1944, à #Thiaroye, au #Sénégal, lʼarmée coloniale française ouvre le feu et assassine des centaines de soldats « indigènes », anciens prisonniers de guerre. Depuis, lʼÉtat français ment sur cet épisode tragique en niant ce meurtre de masse. Armelle Mabon, historienne, se bat depuis vingt ans pour rétablir la vérité.

    Morts par la France rend hommage à ces soldats oubliés et tente de réhabiliter leur honneur bafoué.

    #bd

    https://seenthis.net/messages/858323 via Reka




  • Les gaz lacrymos lancés par la #police pourraient entraîner une deuxième vague de #coronavirus
    – The New York Times

    https://www.nytimes.com/2020/06/03/us/tear-gas-risks-protests-coronavirus.html
    https://static01.nyt.com/images/2020/06/02/us/02UNREST-TEARGAS/02UNREST-TEARGAS-facebookJumbo.jpg

    The billowing clouds of tear gas that the authorities are sending through protest crowds across the United States may increase the risk that the coronavirus could spread through the gatherings.

    Along with the immediate pain that can cause watering eyes and burning throats, tear gas may cause damage to people’s lungs and make them more susceptible to getting a respiratory illness, according to studies on the risks of exposure. The gas can also incite coughing, which can further spread the virus from an infected person.

    https://seenthis.net/messages/858315 via jurisquetout


  • A Randomized Trial of #Hydroxychloroquine as Postexposure Prophylaxis for Covid-19 | NEJM
    https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2016638?query=featured_home
    https://www.nejm.org/na101/home/literatum/publisher/mms/journals/content/nejm/0/nejm.ahead-of-print/nejmoa2016638/20200603/images/img_small/nejmoa2016638_f1.jpeg

    Étude randomisée en double aveugle : des sujets asymptomatiques ont reçu de l’HCQ ou un placebo dans les 4 jours après exposition (à « risque élevé » ou « modéré ») à des malades du COVID-19 : pas de différence statistiquement significative entre les deux groupes quant à une contamination (développement de symptômes ou PCR positif).

    Within 4 days after exposure, we randomly assigned participants to receive either placebo or hydroxychloroquine (800 mg once, followed by 600 mg in 6 to 8 hours, then 600 mg daily for 4 additional days). The primary outcome was the incidence of either laboratory-confirmed Covid-19 or illness compatible with Covid-19 within 14 days.

    RESULTS
    We enrolled 821 asymptomatic participants. Overall, 87.6% of the participants (719 of 821) reported a high-risk exposure to a confirmed Covid-19 contact. The incidence of new illness compatible with Covid-19 did not differ significantly between participants receiving hydroxychloroquine (49 of 414 [11.8%]) and those receiving placebo (58 of 407 [14.3%]); the absolute difference was −2.4 percentage points (95% confidence interval, −7.0 to 2.2; P=0.35). Side effects were more common with hydroxychloroquine than with placebo (40.1% vs. 16.8%), but no serious adverse reactions were reported.

    CONCLUSIONS
    After high-risk or moderate-risk exposure to #Covid-19, hydroxychloroquine did not prevent illness compatible with Covid-19 or confirmed infection when used as postexposure prophylaxis within 4 days after exposure.

    #HCQ

    https://seenthis.net/messages/858312 via Kassem


  • Masques : 10 millions de masques commandés au Vietnam par Bruno Le Maire, histoire de fermer les ateliers français. La France est #EnMarche
    https://www.lesechos.fr/pme-regions/auvergne-rhone-alpes/masques-leffort-de-production-en-passe-de-virer-a-la-surproduction-1207789

    Porcher, Boldoduc, Cepovett , Chamatex, Filtration SA ou Diatex pour ne citer que les plus grosses productions. En Auvergne-Rhône-Alpes, premier bastion français du textile avec 17.126 salariés, pas moins de 45 entreprises ont converti leurs métiers à tisser et leurs ateliers de couture pour confectionner 5 millions de masques non médicaux par semaine.

    Mais c’est « la douche froide » depuis la semaine dernière, explique Pierric Chalvin, le délégué général d’Unitex, qui fédère les entreprises du secteur. « Les commandes des collectivités locales et des entreprises s’effondrent, quand elles ne sont pas annulées face à la concurrence des produits d’importation à moindre coût », constate-t-il. Prix moyen de la production locale : 3 euros, pour 20 lavages. Une dizaine d’entreprises régionales déplorent déjà 450.000 invendus et des stocks de tissu représentant potentiellement 14 millions de masques.

    10 millions de masques commandés au Vietnam par Bruno Le Maire
    https://media.lesechos.com/api/v1/images/view/5ed7437cd286c23a8700be65/1280x720/0603332448087-web-tete.jpg
    Guillaume de Seynes, président du Comité stratégique de filière mode et luxe, a écrit le 28 mai à la secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher pour demander de flécher la commande publique vers les entreprises françaises ou de racheter les stocks. « On ne peut pas demander à la filière de se mobiliser et la laisser tomber deux mois plus tard », dénonce Pierric Chalvin, scandalisé par la commande du ministère de l’Economie de 10 millions de masques lavables au Vietnam.

    #Bruno_Le_Maire sans #masques , ainsi qu’EnMarche , #chômage #mondialisation #textile

    https://seenthis.net/messages/858265 via Tout va trés bien


  • Les sacrifiés de la sucrerie de Toury, Florence Aubenas
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/06/03/les-sacrifies-de-la-sucrerie-de-toury_6041561_3224.html
    https://img.lemde.fr/2020/06/01/0/0/5610/2805/1440/720/60/0/99e2579_KzzgnumhDAm05jn2tioetxHn.JPG
    MALIK NEJMI / VU POUR « LE MONDE »

    Les 128 salariés de cette usine d’Eure-et-Loir ont beaucoup travaillé pendant le confinement, notamment en produisant de l’alcool pour les gels hydroalcooliques. Mais cela n’empêchera pas la fermeture du site et leur licenciement le 30 juin.

    Ça commence comme Le Déserteur , l’hymne antimilitariste de Boris Vian : « Monsieur le président, je vous fais une lettre… » Kévin Rabouin, 31 ans, ne le connaissait pas quand il a écrit à Emmanuel Macron, en rentrant de l’usine, une nuit d’avril, à l’heure des séries sur Netflix. D’ailleurs, M. Rabouin ne s’insurge pas contre « l’effort de guerre » : il la jouerait plutôt à l’inverse, une cantate – sans rime ni musique – pour ceux qui ont œuvré jusqu’au bout, en plein coronavirus. « Monsieur le président, (…) Dans cette conjoncture exceptionnelle de pandémie, mes collègues et moi travaillons. Nous travaillons car, comme mentionné sur l’attestation de notre employeur, nous sommes “indispensables”. Nous fabriquons du sucre pour donner à manger aux Français et de l’alcool pour les produits d’entretien et le gel hydroalcoolique. Nous travaillons le jour, la nuit, dimanche et fériés, nous participons à cet “effort de guerre” en prenant des risques pour notre santé. »

    La phrase suivante tombe comme un couperet, mais sans une plainte : « Nous sommes dévoués malgré notre licenciement le 30 juin. » A cette date, et tandis qu’Emmanuel Macron multiplie les déclarations sur la nécessité de reconstruire « l’indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique française », le glas sonnera pour la sucrerie de Toury, en Eure-et-Loir. Et Kévin, Flèche, Mathieu, Benjamin, Julien, Nénesse et les 128 salariés rejoindront cette nouvelle catégorie de Français, tout juste nés de la crise sanitaire : les travailleurs à la fois « indispensables » et « virés ».

    « Combien de temps il nous reste avant la fermeture ? » , lance Flèche. Ils sont une poignée d’ouvriers à boire des bières chez Kévin Rabouin, petit rite de déconfinement dans l’ombre verte des grands arbres. Aucun n’a le courage de répondre. On entend juste M. Rabouin lui-même batailler avec les saucisses et le barbecue. Marché mondial, restructuration, fusion. L’histoire est banale, eux-mêmes le disent, ils ont vu fermer tant d’usines, y compris des sucreries. Mais pour être sincères, ils ne pensaient pas que ça leur arriverait, à eux. L’autre jour, dans un bureau de l’usine, Mathieu, 30 ans, est tombé par hasard « sur le numéro de téléphone d’un gros ponte » . Une question lui brûlait les lèvres, il aurait voulu appeler : « Pourquoi nous ? On est des bons, pourtant. »

    Sucrerie petite mais performante

    Mathieu revoit l’émotion de sa mère le jour où il a été embauché : « Ça y est, tu as réussi ta vie. » A Toury, 2 900 habitants, il fallait voir le respect quand un employé de la sucrerie venait demander un emprunt à l’agence du Crédit mutuel. « Pour toi, pas la peine de prendre l’assurance perte d’emploi » , glissait le conseiller. L’usine fumait depuis cent quarante-cinq ans. Elle fumerait encore après eux. Une institution. Tous les jeunes voulaient y entrer, même ceux qui jouaient les caïds.

    Autour, la terre de Beauce dévore l’horizon jusqu’au ciel, un paradis agricole, avec des éoliennes plus hautes que les cathédrales, et l’A 19, surnommée « l’autoroute à betteraves », qui défile devant les cinq sucreries au sud de Paris. Trois d’entre elles appartiennent à Cristal Union, numéro 2 français, dont celle de Toury, acquise en 2011. A l’époque, la stratégie du groupe est de devenir le plus gros possible : les quotas européens pour la betterave doivent être supprimés en 2017 et ouvrir la concurrence sur le marché international. Evidemment, Toury n’est pas le Brésil, maître du monde sucrier avec ses plantations de canne. Mais Cristal Union, jusque-là basée dans l’est de la France, compte faire baisser ses prix de revient en multipliant les sites et en allongeant la durée d’exploitation.

    Au moment de son rachat, la sucrerie de Toury est « en bon état et avec des bénéfices » , se souvient Marcel Jolu, alors directeur général. Ici, on broie 10 000 tonnes de betteraves par jour, une petite structure même à l’échelle nationale, où certaines en font deux fois plus. Mais ses performances la classent parmi les meilleures du pays. En plus de la fabrication du sucre, Toury distille du bioéthanol et de l’alcool, recherché par les laboratoires pharmaceutiques et les parfumeurs de la « Cosmetic Valley », de Chartres à Orléans.

    Tous les salariés se souviennent du premier geste de Cristal Union : faire disparaître le buste d’Arthur Lambert, le fondateur. Le symbole ne trompe pas : la sucrerie vient de basculer d’un fonctionnement resté familial à celui d’un groupe agro-industriel, à la tête d’une dizaine d’usines. Voitures de fonction, va-et-vient de cadres parachutés. Un nouveau management est mis en place. « C’était notre usine et ils voulaient nous apprendre à faire du sucre » , dit Kévin Rabouin. Lui, c’est un garçon du coin, cool, pas le genre à s’exciter et qui vote du bout des doigts, surtout pour faire plaisir à ses parents.

    Les cours plongent

    En général, appartenir à un groupe permet des économies de fonctionnement. Ici, ça semble marcher à l’inverse. Les travaux et l’entretien ne sont plus réalisés en interne, mais facturés par des entreprises extérieures. Tout achat doit désormais transiter par la centrale de Cristal Union. Avec stupeur, Kamal, magasinier, voit les prix des fournitures bondir. Le manche à balai passe de 3 à 32 euros, le raccord d’eau de 4,60 à 65 euros. « Quand on disait : “C’est trop cher”, on nous répondait : “Qu’est-ce que ça peut te faire ? C’est toi qui paies ? On va vous booster, vous serez une usine pilote.” » Une déviation routière à 600 000 euros est financée par le département et la commune quand Cristal Union décide de remodeler son site.

    Mais lors de la suppression des quotas européens, rien ne se passe comme prévu : le cours du sucre s’effondre face à une surproduction mondiale. En France, la sécheresse puis de nouvelles règles sur les insecticides ont, en plus, plombé la récolte. Le 19 avril 2019, à Toury, les salariés sont appelés à se rassembler sur le parking. Il est 9 heures, un peu plus peut-être. L’annonce tombe dans la stupeur générale : fermeture définitive dans un an. L’usine est cataloguée « vieillissante » , notamment après une panne qui l’a handicapée quinze jours en 2018.

    Représentant CGT, Frédéric Rebyffé prévient le syndicat. Personne ne réagit vraiment au siège, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Aucun permanent national ne se déplace non plus lors de la manifestation à travers la ville, pas même « la Commerciale », comme on surnomme celle qui descend chaque année collecter les cotisations, une cinquantaine en tout. « On n’est peut être pas assez nombreux pour eux » , rigole Stéphane, un syndiqué. A l’automne, une délégation de parlementaires et d’élus locaux monte plaider la cause de l’usine auprès du ministre de l’agriculture et de l’alimentation, Didier Guillaume. « Ce qui intéresse Cristal Union ? Le fric, le fric, le fric » , martèle Philippe Vigier, député (UDI) d’Eure-et-Loir. En sortant de la réunion, Jean-Louis Baudron, président de la communauté de communes Cœur de Beauce, demande au ministre : « Vous croyez que ça va changer quelque chose ? » . Et l’autre : « Non. »

    A contre-courant de l’histoire

    La décision serait-elle la même, aujourd’hui, à Toury ? « Beaucoup ne le pensent pas, l’usine aurait toute sa place maintenant » , dit Laurent Leclercq, maire de la ville, lui aussi salarié de Cristal Union sur un autre site. La fermeture semble même aller à contre-courant de l’histoire. La crise sanitaire a fait exploser le chômage, révélé les fragilités et les dépendances françaises dans des secteurs essentiels. Partout, la demande d’alcool pharmaceutique bat des records, elle progresse en bioéthanol : une station-service est d’ailleurs en train de se monter à Toury. Ici comme ailleurs, on s’est enflammé pour le « made in France » et les circuits courts. Un fabricant local de pâtes fait un malheur, les asperges se sont arrachées chez les producteurs. Dans la cour de sa ferme, Eric Delorme, 50 ans, a installé un drive pour vendre ses pommes de terre. Ses champs sont à 6 km de la sucrerie, où la famille livre ses betteraves depuis trois générations. Mais au moment du rachat par Cristal Union, Eric Delorme a dû débourser 100 000 euros pour rester fournisseur : le groupe fonctionne en effet sur un modèle coopératif, auquel les planteurs doivent adhérer moyennant un droit d’entrée et une prise de participation. En échange, des garanties leur avaient été données pour la période redoutée d’après la suppression des quotas. Le groupe s’engageait à acheter les récoltes à un prix-pivot fixé d’avance : 27 euros la tonne sur trois ans, à partir de 2017.

    « Au début, on ne savait pas trop, mais on avait confiance : un agriculteur de la Marne est à la tête du groupe » , dit M. Delorme. Avec l’effondrement du cours mondial, la tonne sera, en réalité, payée 22 euros en 2018 et 2019. « Je suis beauceron : j’avais donné ma parole, eux la leur. Ils nous ont menés en bateau. On aime la betterave, la passion nous sauve. Sinon, toute la culture serait déjà partie à l’étranger. » En France, premier producteur européen, quatre sucreries viennent de fermer sur un total de 26. Trois groupes internationaux se les partagent, à l’exception de deux indépendants. Aujourd’hui, ce sont eux qui rémunèrent le mieux les agriculteurs, jusqu’à 25 % de plus.

    En apprenant la fermeture, les ouvriers ont d’abord pensé bloquer Toury. Kévin Rabouin se souvient des discussions dans les bâtiments, dans une ambiance électrique, au milieu des dirigeants qui répétaient : « Votre boîte est pourrie, la retaper coûterait trop cher. » La grève ? Les équipes n’arrivent pas à s’y résoudre. Elles veulent « vivre à fond » la dernière « campagne » , des mois de travail intense, jour et nuit, hors du temps, où les betteraves fraîches sont écrasées, à mesure du ramassage. Regarder encore une fois la fumée de l’usine remplacer les nuages. Respirer son odeur avec délice, si redoutée pourtant des visiteurs. « On s’est dit : “Notre sucrerie, elle est belle. C’est eux qui ne savent pas la faire tourner. On va leur montrer de quoi on est capable.” » , raconte Kévin Rabouin. Aux chefs qui donnent un ordre, Albin, 30 ans, s’entend soudain répondre : « Retourne dans ton bureau. L’usine, elle est à nous. » Bientôt, les ouvriers travaillent en roue libre, maîtres à bord. « On est redevenu ce qu’on était avant, on a retrouvé notre fierté. »

    « Travailleurs indispensables »

    L’année précédente, il avait fallu treize jours pour sortir le premier kilo de sucre. Cette fois, trente-six heures ont suffi. Record battu, objectifs dépassés. « On a demandé le palmarès du rendement, boîte par boîte : ils ont refusé de nous le donner » , assure Stéphane, syndiqué CGT. A la fin, tous les téléphones se sont levés dans la cour pour filmer les cheminées qui s’éteignaient une à une. Les yeux se brouillent, les mains tremblent. « Cette histoire, ça va encore finir en “gilets jaunes” » , lâche quelqu’un.

    Le « monde d’après », Frédéric Rebyffé, le représentant CGT, en a surtout entendu parler à la télé. Il n’est pas sûr d’y croire, « un discours d’homme politique » , selon lui. L’élection présidentielle de 2002 lui revient à l’esprit, le FN au second tour et les banderoles qui proclamaient « Plus jamais ça ». Avec le recul, il trouve que « rien n’a bougé, sauf en pire. Pas un gouvernant ne changera nos vies : chacun doit le faire soi-même ».

    Les dernières semaines, seule la distillerie travaillait encore pendant le confinement, tout entière tournée vers la fabrication du gel hydroalcoolique. « On est fier d’avoir décroché l’agrément “travailleurs indispensables” » , poursuit Kévin Rabouin. Un matin, sur la table du petit déjeuner, sa compagne a trouvé la lettre adressée à Emmanuel Macron. Il a fallu qu’elle arrive au bout pour réaliser que c’est Kévin qui la signait, lui qui n’écrit jamais. Le président, lui, n’a pas répondu.

    #travail #ouvriers

    https://seenthis.net/messages/858264 via colporteur


  • Lieu noir roulé au nori
    Pour 4 personnes
    600 grammes soit environ 8 filets de lieu noir
    8 feuilles de nori
    De la sauce tomate (en bouteille)
    Du riz déjà cuit (blanc rond ou autre)
    3 gousses d’ail
    huile d’olive
    sauce soyu ou tamari
    1 citron
    Un peu de gomasio pour décorer

    Dans un plat allant au four, effiler l’ail, verser l’huile d’olive puis le soyu.
    Déposer une bonne couche de riz par dessus.
    Passer rapidement les feuilles de nori sous l’eau, rouler chaque filet de poisson dedans et replier avant de déposer sur le riz.
    Entre les trous qui restent, verser un peu de sauce tomate et décorer avec le gomasio et les tranches de citron.
    Mettre au four sans le préchauffer thermostat 4/5 environ 15 minutes.
    Accompagner d’une salade verte.

    Je note ici pour m’en souvenir et vous en faire profiter. C’est un plat extra bon et coloré (noir rouge et jaune) qui se fait rapidement et ne coûte pas une fortune. J’ai souvent des filets de lieu dans le congélateur que je sors la veille.

    https://seenthis.net/messages/858180 via touti


  • In America, the Rich Get Immunity. The Rest of Us Get “Law and Order”
    https://jacobinmag.com/2020/06/protests-george-floyd
    https://images.jacobinmag.com/wp-content/uploads/2020/06/01155018/GettyImages-1239164220.jpg

    Those new liability protections would be in addition to the de facto immunity he’s already giving his corporate friends: indeed, at a time when the Trump administration has dramatically increased immigration prosecutions, it has driven prosecutions of white-collar and environmental crimes to historic lows. That was an extension of trends that started under Obama, who increased immigration deportations and cracked down on whistleblowers while reducing white-collar prosecutions.

    #impunité #inégalité #justice #riches #whistleblower

    https://seenthis.net/messages/858121 via Antonin


  • Neuf élèves d’une même classe infectés au #coronavirus | Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/education/580048/neuf-eleves-d-un-meme-groupe-infectes-au-coronavirus
    https://media1.ledevoir.com/images_galerie/nwd_815641_647273/image.jpg?ts=1591157970

    Neuf élèves d’une classe de l’#école Louis-de-France, à Trois-Rivières, ont été infectés au coronavirus après qu’un #enfant a été contaminé en côtoyant un cas positif dans la communauté.

    Le virus s’est répandu dans le groupe malgré la distance de deux mètres entre chaque pupitre, le lavage des mains et le marquage au sol un peu partout dans l’école. Cette éclosion illustre les difficultés de prévenir la propagation du virus dans une école primaire même si les élèves et le personnel respectent autant que possible les règles sanitaires.

    [...]

    La quasi-totalité de ce groupe de l’école Louis-de-France, soit 9 élèves sur 11 ou 12, selon la Dre Godi, a été infectée par le coronavirus.

    https://seenthis.net/messages/858188 via Kassem


  • Police, États-Unis, France, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 2 juin 2020)
    https://blog.mondediplo.net/police-etats-unis-france
    https://blog.mondediplo.net/IMG/arton2148.jpg
    #politique #Lordon

    Le problème structurel de la police offre alors un étonnant parallèle, quoique à front renversé, avec celui de la finance : dans les deux cas on cherche l’exception pour racheter la structure. Mais dans la finance, l’exception, c’est la bad apple, alors que dans la police c’est la good ! Parce que le trader fou est fou, on ne doit pas douter que la structure générale des marchés soit saine. Dans la police à l’inverse, c’est la good apple qui doit prouver que tout le panier est de qualité. On comprend que la « démonstration par l’exception » soit moins bien partie pour la police que pour la finance : il est plus difficile de racheter le panier quand presque toutes les pommes sont pourries. On comprend surtout qu’un genou à terre ne changera rien à l’analyse.


  • « 80% des Blancs sont tués par des Noirs » aux Etats-Unis, selon Zemmour. C’est cinq fois moins
    https://factuel.afp.com/80-des-blancs-sont-tues-par-des-noirs-aux-etats-unis-selon-zemmour-cest

    Le polémiste Eric Zemmour a affirmé lundi sur la chaîne CNews que 80% des Blancs tués aux Etats-Unis sont « tués par des Noirs », et que « les Blancs ont deux fois plus de chance d’être tués que des Noirs ». Faux, selon les données du FBI, le principal service fédéral de police judiciaire américain.

    Comme c’est une foutaise que j’entends assez régulièrement, deux éléments assez incontournables :
    – 82,4% des « Blancs » avaient été tués par des « Blancs »
    – Statistiquement, les Noirs ont ainsi près de 7 fois plus de chance d’être tués que les Blancs.

    https://seenthis.net/messages/857990 via ARNO*


  • Hydroxychloroquine : « The Lancet » met en garde contre une étude publiée dans ses colonnes
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/06/03/hydroxychloroquine-le-journal-the-lancet-met-en-garde-contre-une-etude-publi

    La revue médicale britannique a émis une « expression of concern » sur un article qui avait conduit l’OMS a suspendre provisoirement un essai clinique et la France à mettre fin à l’utilisation à l’hôpital de cette molécule contre le Covid-19.

    La revue médicale britannique The Lancet a émis, mardi 2 juin, une mise en garde (« expression of concern ») vis-à-vis d’une étude publiée dans ses colonnes le 22 mai. L’étude en question, s’appuyant sur 96 000 dossiers médicaux électroniques de patients hospitalisés pour Covid-19 suggérait que ceux traités avec de la chloroquine ou de l’hydroxychloroquine, combinées ou non à des antibiotiques comme l’azithromycine, présentaient un taux de mortalité supérieur et plus d’arythmies cardiaques.
    « D’importantes questions scientifiques ont été soulevées concernant les données rapportées dans l’article de Mandeep Mehra et al, annonce le Lancet dans un communiqué. Bien qu’un audit indépendant sur la provenance et la validité des données ait été commandé par les auteurs non affiliés à Surgisphere [la société américaine qui les avait collectées] et soit en cours, avec des résultats attendus très prochainement, nous publions une expression d’inquiétude pour alerter les lecteurs sur le fait que de sérieuses questions scientifiques ont été portées à notre attention. Nous mettrons cet avis à jour dès que nous aurons de plus amples informations. »

    https://seenthis.net/messages/858046 via Simplicissimus


  • Je ne suis pas fan de Trudeau, mais je remarque qu’après son petit sketch (20 secondes silence) pour (ne pas) dire ce qu’il pense des positions de Trump, il ajoute ceci :
    https://nationalpost.com/news/canada/as-u-s-boils-over-trudeau-says-systemic-racism-in-canada-must-be-addre

    “But it is a time for us as Canadians to recognize that we too have our challenges, that black Canadians and racialized Canadians face discrimination as a lived reality every single day.

    “There is systemic discrimination in Canada, which means our systems treat Canadians of colour, Canadians who are racialized, differently than they do others.”

    En France on en est encore à :
    https://www.liberation.fr/france/2020/05/28/laurent-nunez-le-racisme-n-a-pas-sa-place-dans-la-police_1789710

    Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur défend des forces de sécurité mises en cause pour leur action pendant le confinement et réfute la défiance d’une partie de la jeunesse et des mouvements sociaux.

    https://seenthis.net/messages/858067 via ARNO*



  • Mort d’Adama Traoré : une nouvelle contre-expertise met en cause les gendarmes
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/06/02/nouvelle-contre-expertise-independante-dans-l-affaire-adama-traore-le-plaqua

    Dans ce document daté du 2 juin, que Le Monde a pu consulter, l’expert, professeur spécialiste des maladies systémiques, dont la sarcoïdose (une maladie inflammatoire avancée par certaines expertises comme étant l’une des causes possibles d’une défaillance cardiaque de la victime), conclut que le « décès fait suite à un syndrome asphyxique. Le syndrome asphyxique fait suite à un œdème cardiogénique. L’œdème cardiogénique fait suite à une asphyxie positionnelle induite par le plaquage ventral. Le plaquage ventral a entraîné “la mise en position corporelle entravant l’échange normal de gaz et avec l’impossibilité de se libérer de cette position”. Aucune autre cause de décès n’est identifiée. » « L’œdème cardiogénique n’est que la conséquence de l’asphyxie et non la cause », est-il précisé. « Ce rapport démonte point par point l’expertise de la semaine dernière et désigne le plaquage ventral comme ayant causé la mort d’Adama Traoré », se félicite Me Yassine Bouzrou, l’avocat de la famille.

    – Le type est vivant
    – un flic s’assied sur lui (technique qui a donné naissance au slogan « i can’t breathe » depuis… 2014)
    – quand les flics le livrent aux pompiers, il est mort.

    Et ça fait depuis 2016 qu’on a besoin de multiplier les expertises et les contre-expertises pour vérifier que, de fois, il ne serait pas décédé de mort naturelle.

    https://seenthis.net/messages/857978 via ARNO*


  • Covid-19 : pourquoi tant de confusions ? – {Sciences²}
    https://www.lemonde.fr/blog/huet/2020/06/02/covid-19-pourquoi-tant-de-confusions
    https://asset.lemde.fr/prd-blogs/2020/05/45c61484-quatre-pays.jpg
    L’épidémie est très loin d’être terminée au plan mondial, avec plusieurs pays – ici le Brésil, la Russie, le Mexique et le Pérou – où le nombre de décès journaliers est en vive croissance.

    La confusion règne toujours sur les recherches thérapeutiques visant à mettre au point des traitements antiviraux efficaces contre le Sars-Cov-2. Vendredi dernier, les trois Académies concernées (des sciences, de médecine et de pharmacie) ont publié un communiqué commun qui alerte contre la dispersion et le manque de coordination des études, mais aussi le manque d’éthique dans la communication des résultats. Les citoyens peuvent en effet légitimement se mettre en colère devant la confusion provoquée par le manque de coordination qui interdit de trouver de manière fiable les réponses aux questions posées quant à l’efficacité et à la mesure des effets secondaires négatifs des différents traitements proposés ou mis en oeuvre.
    […]
    Le communiqué commun des trois Académies souligne ; lui, la nécessité d’une coordination nationale, européenne et mondiale autour de la production de savoirs fiables sur le virus et la maladie. Une coordination nécessaire, souligne également une analyse du syndicat national des travailleurs de la recherche scientifique (SNTRS CGT) : « Les robinets financiers fermés jusqu’à peu pour les recherches sur les coronavirus se sont subitement et largement ouverts via une multitude d’appels à projets non coordonnés. Comme si les moyens financiers concédés dans la précipitation allaient rattraper des années de pénurie. Alors que la démarche scientifique exige de la méthode, du temps et … de l’esprit critique. Nous avons au contraire assisté à une absence totale de coordination nationale qui a laissé libre cours à tout et n’importe quoi, notamment à des essais cliniques contraires aux principes de la déontologie médicale. Il n’en peut ressortir qu’un immense gâchis ».

    https://seenthis.net/messages/857931 via Simplicissimus


  • Les hommes n’ont pas d’amis et les femmes en portent le fardeau – Melanie Hamlett
    https://repeindre.info/2019/05/23/les-hommes-nont-pas-damis-et-les-femmes-en-portent-le-fardeau

    Contrairement aux femmes, qui sont encouragées à développer une profonde intimité platonique dès leur plus jeune âge, les hommes américains – avec leurs poitrines gonflées, leurs coups de poing et leurs étreintes maladroites – grandissent en croyant qu’ils doivent non seulement se comporter comme des robots stoïques devant les autres hommes, mais que les femmes sont les seules personnes auxquelles ils peuvent s’adresser pour un soutien moral – si jamais ils le peuvent. Et comme les relations modernes continuent d’exercer une pression sur « l’autre » pour être « la seule autre » (où les hommes choisissent leurs femmes et leurs petites amies pour être les meilleures amies, les amantes, les conseillères de carrière, les stylistes, les secrétaires sociales, les pom-pom girls émotionnelles, pour eux, leurs futurs enfants ou les deux – et éventuellement, les thérapeutes sur demande moins les 200 $/h), cette forme de gold digging (NdT : recherche de personne aisée pour se marier) émotionnel ne nuit pas seulement aux hommes, elle fatigue toute une génération de femmes.

    L’idée d’un “emotional gold digger” a été évoquée pour la première fois en 2016 par l’écrivaine Erin Rodgers avec un tweet qui continue d’être rediffusé sur les médias sociaux, autant par des femmes mariées à des hommes féministes autoproclamés qu’à des maris plus conservateurs. Elle a récemment gagné en popularité car les femmes, se sentant de plus en plus accablées par un travail émotionnel non rémunéré, ont pris conscience des conséquences de la masculinité toxique, qui maintient les hommes isolés et incapables de se soutenir les uns sur les autres. Toutes les femmes semblent se plaindre de la même chose : pendant qu’elles lisent d’innombrables livres de développement personnel, écoutent des podcasts, cherchent des conseillers en orientation professionnelle, se tournent vers des amies pour obtenir des conseils et du soutien, ou dépensent une petite fortune en thérapeutes pour traiter de vieilles blessures et des problèmes actuels, les hommes dans leur vie comptent simplement sur elles.

    C’est pour cette raison que l’artiste Lindsay Johnson se fait appeler en plaisantant « Beck and Call Girl ». Non seulement elle s’occupe de son mari et de ses enfants, mais elle vient d’emménager avec sa mère pour s’occuper d’elle aussi, car elle sait que ses frères ne le feront pas. Tous deux récemment divorcés, ses frères se tournent déjà vers elle (mais jamais l’un vers l’autre) pour subvenir aux besoins que leurs épouses comblaient précédemment.

    « Les hommes drainent la vie émotionnelle des femmes », dit cette femme de 41 ans, qui vit à Nashville, au Tennessee. « Je les aime, mais Seigneur, ils sont devenus le fléau de mon existence. » Johnson admet qu’elle favorise ses frères en disant oui tout le temps, en partie par culpabilité, mais aussi en partie parce qu’elle aime qu’on ait besoin d’elle – « pour se sentir importante », explique Johnson. « C’est un piège, ça finit par devenir trop et je finis par être épuisée et plein de ressentiment. »

    https://seenthis.net/messages/856123 via colporteur


  • Mort de George Floyd : à Minneapolis, le caractère multiracial des émeutes ébranle les certitudes des autorités, Laurent Borredon
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/05/31/mort-de-george-floyd-a-minneapolis-le-caractere-multiracial-des-emeutes-ebra

    Des responsables de la communauté noire à la Maison Blanche, tout le monde a voulu voir, samedi, la main des militants « antifas » derrière les destructions. La réalité est bien plus complexe.

    « C’est notre ville » , explique, tout simplement, l’un des volontaires. Samedi 30 mai, Minneapolis (Minnesota) est à peine réveillée d’une nuit d’émeutes, qu’une nuée d’habitants équipés de pelles et de balais est déjà à l’œuvre pour nettoyer les décombres fumants, tout juste éteints par les pompiers à l’aube.

    A Midtown, sur Lake Street, et tout particulièrement à l’intersection avec Chicago Avenue, les stigmates sont sévères. Cinq jours après la mort de George Floyd – un Afro-Américain – lors de son interpellation par un policier blanc, Derek Chauvin, à South Minneapolis, et quelques heures seulement après l’annonce de l’inculpation de ce dernier pour meurtre, les destructions n’ont pas connu de répit.

    En l’absence de la police et de la Garde nationale, occupées, à l’est de la ville, à sécuriser les ruines du commissariat du troisième district, incendié la veille, et, à l’ouest, à bloquer l’accès au poste du cinquième district, encore debout, les casseurs ont eu toute la nuit pour passer leur rage sur les commerces de la rue, qui ont brûlé jusqu’aux dernières heures de la nuit. Ce n’est que vers 5 heures que les pompiers, accompagnés de membres de la Garde nationale, ont fait leur apparition. Les bâtiments ne sont déjà plus qu’un souvenir.

    Qui est le responsable de ce désastre ? Avec une belle unanimité, tout le monde a désigné les « antifas » , militants d’extrême gauche. Des groupes de casseurs qui seraient venus d’autres Etats. Un épouvantail bien commode.

    Emballement

    Pour les représentants traditionnels des Afro-Américains – l’un d’eux, lors d’une conférence de presse avec le gouverneur de l’Etat, a clairement pointé du doigt « les Blancs » –, cela permet de détourner l’attention de leur communauté, mais aussi de leur propre décalage avec une jeunesse en colère qui ne veut plus se satisfaire de prières et de citations de Martin Luther King. Les autorités locales, elles, diluent la responsabilité de leur échec patent et tentent de mettre un coin dans une mobilisation dont elles ne comprennent pas les ressorts. Quant au président Donald Trump, lui, qui a affirmé sans preuve que « 80 % des émeutiers venaient de l’extérieur de l’Etat » , il reste dans son registre habituel.

    L’emballement a atteint les chaînes d’information en continu, samedi. On a ainsi vu apparaître sur MSNBC un retraité de l’antiterrorisme expliquer doctement, confiné dans son bureau à des centaines de kilomètres du Minnesota, que de nombreux manifestants portaient des « signes distinctifs » des antifas. Et un bruit s’est même répandu comme une traînée de poudre dans la ville traumatisée : ce serait en fait des militants d’extrême droite qui seraient venus jeter de l’huile sur un feu déjà bien vif.

    En fin de journée, la réalité a rattrapé le fantasme. Le maire de Saint Paul, la ville sœur de Minneapolis, affirmait que « 100 % » des personnes arrêtées venaient de l’extérieur ? Elles n’étaient en fait que 4 sur 18, ont prouvé les registres de la prison du comté. L’édile a dû reconnaître, en fin de journée, son erreur. Au total, 83 % des interpellés vendredi dans l’agglomération venaient de l’Etat – l’exact inverse du chiffre cité par Donald Trump – et 56 % de Minneapolis-Saint Paul.

    A tous les niveaux, les officiels semblent avoir des difficultés à appréhender la réalité d’une rébellion multiraciale, qui rassemble la jeunesse afro-américaine, les immigrants d’origine somalienne, les Latinos et enfin les habitants, majoritairement blancs, des banlieues résidentielles. Entre le chômage et la fermeture des universités liés au confinement dû à l’épidémie de coronavirus, tous sont disponibles, simultanément, de manière inédite. Dans l’Etat voisin du Michigan, à Detroit, pas moins des deux tiers des personnes interpellées viennent ainsi des « suburbs ».

    Merci « d’être avec nous aujourd’hui »

    Cette réalité, samedi après-midi, les participants à la manifestation pacifique devant le commissariat du cinquième district n’avaient pas de problèmes à l’accepter. La majorité de l’assistance est blanche, et une intervenante n’hésite pas à remercier ces « alliés blancs » dans la lutte contre les violences policières subies par les minorités aux Etats-Unis.

    Elle balaye d’une phrase les condamnations des destructions de la nuit : « Je m’en fiche de Target [grand magasin incendié jeudi], de Wells Fargo [une banque dont les ruines fument encore derrière l’assemblée d’un petit millier de personnes]. Parce que vous savez qui n’ira jamais chez Target, chez Wells Fargo ? » « George Floyd », crie, de concert, la foule.

    Quelques minutes plus tard, une autre jeune femme noire issue du quartier remercie les mêmes « d’être avec nous aujourd’hui » et les exhorte à éduquer leurs enfants : « Vos enfants sont les policiers, les procureurs, les juges de demain. Ayez cette conversation [sur les discriminations raciales] à la table du dîner ce soir. » Face à elle, les manifestants opinent.

    Ce que les autorités ont bien compris, néanmoins, c’est l’échec de leur stratégie de maintien de l’ordre. Samedi soir, dès la tombée du couvre-feu, la police de Minneapolis, assistée de la police d’Etat, a dispersé violemment un groupe de manifestants qui quittait, pourtant, les lieux de la manifestation de l’après-midi. A la surprise générale, vu sa passivité des jours précédents. De New York à Los Angeles, en passant par Minneapolis, les autorités ont décidé, samedi, d’éteindre l’incendie à coups de matraques et de gaz lacrymogènes.

    #George_Floyd #Black_lives_matter #émeutes #riots

    https://seenthis.net/messages/857372 via colporteur


  • La #fraude patronale au chômage partiel pendant la crise sanitaire s’élève au moins à 6 milliards d’euros, voilà l’information - FRUSTRATION
    https://www.frustrationmagazine.fr/la-fraude-patronale-au-chomage-partiel-pendant-la-crise-sanitair

    Selon l’enquête en ligne Lutte Virale, 31 % des personnes en #chômage partiel ou en arrêt maladie pour garde d’enfant ont dû continuer à travailler dont 10 % déclarent l’avoir fait souvent ou tout le temps. Une autre enquête, menée par le cabinet d’expertise Technologia, a plus récemment aboutit à des résultats encore plus alarmants : plus de la moitié des élus du personnel interrogés lors de cette étude estime qu’il y a eu des abus. Le chômage partiel a donc été utilisé par nombre d’employeurs comme une façon de faire des économies sur le dos de la crise sanitaire.

    https://seenthis.net/messages/857384 via Agnès Maillard


  • « La Brune et moi », plongée maudite du punk parigot 1979
    http://www.davduf.net/la-brune-et-moi-plongee-maudite-du-punk-parigot

    Grosse découverte et petite claque ce soir : La Brune et moi (Philippe Puicouyoul, 1979), film rare, punk et maudit. Jusqu’ici, jamais entendu parlé de ce film, tourné en en 79, retiré de l’affiche une semaine après sa sortie, avec un casting long comme un avis de décès (ils sont tous morts, ou disparus, ou presque) Pour devenir une « punk star », la jeune groupie Anouschka accepte les avances du banquier Xavier de Royan. Dès lors, la punkette entraîne son producteur-manager dans un marathon de (...) #sous-culture

    / Une

    https://www.cinematheque.fr/henri/film/56302-la-brune-et-moi-philippe-puicouyoul-1979
    https://twitter.com/Quasiment

    https://seenthis.net/messages/857337 via Davduf


  • En partenariat avec les collectifs anti-mines, L’âge de faire publie un cahier spécial de 4 pages sur les nombreux projets miniers existant sur le territoire français, qui ont en commun une recherche de productivisme au mépris de l’environnement, de l’économie locale et des habitants des territoires. Il s’agit d’un support d’information conçu pour une large diffusion au grand public.
    http://www.lagedefaire-lejournal.fr/collectifs-mines
    http://alternatives-projetsminiers.org
    http://www.lagedefaire-lejournal.fr/wp-content/uploads/2016/07/ADF-mines72.jpg
    #environnement #extractivisme #mines #exploitation_industrielle

    https://seenthis.net/messages/509899 via Vanderling


  • Illisible carte du déconfinement - romy.tetue.net
    http://romy.tetue.net/illisible-carte-du-deconfinement

    Rouge, vert, orange… En cette période de crise sanitaire, le gouvernement communique sur le déconfinement progressif de chaque département à l’aide d’une carte colorée… malheureusement difficile à comprendre.

    « Hier, mon fils de 24 ans, humilié, m’a demandé la couleur de notre département… Le codage des départements en vert, orange et rouge n’a pas été pensé pour les personnes avec daltonisme : 2 500 000 personnes en France, 4 % de la population »

    http://romy.tetue.net/IMG/png/carte-deconfinement-officielle-daltonisme.png

    #MapFail #cartographie #daltonisme #sémiologie #accessibilité #a11y #RGAA

    https://seenthis.net/messages/857343 via tetue


  • It’s the virus, stupid ! | Didier Lestrade
    https://didierlestrade.blogspot.com/2020/05/its-virus-stupid.html

    Larry Kramer. Les Français célèbrent le livre « Faggots » et sa pièce « The Normal Heart », mais ils n’ont pas lu ses autres livres, tout simplement parce qu’ils n’ont pas été traduits en français. Même ses livres plus récents comme « The Tragedy of Today’s Gays ». Le monde de l’édition, l’académie, les universitaires l’ont écarté de la connaissance parce que son radicalisme, sa colère et surtout son éloquence n’ont trouvé aucun intérêt à leurs yeux. Source : Relevé sur le Net...

    https://seenthis.net/messages/857292 via Rezo


  • 16 morts dans un Ehpad : « inadmissible », le coup de gueule de Dominique Bussereau contre l’ARS
    https://www.sudouest.fr/2020/05/30/charente-maritime-inadmissible-le-coup-de-gueule-du-president-bussereau-con

    C’est en parcourant l’actualité sur le site internet de « Sud Ouest », vendredi soir, que le président du Conseil départemental, Dominique Bussereau a appris le décès de 16 résidents d’un Ehpad de Tonnay-Charente (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), Les Portes du jardin.

    En apprenant cette nouvelle, l’ancien ministre a donc passé plusieurs coups de fil pour se faire confirmer l’information mais surtout pour comprendre pourquoi il n’avait pas été mis au courant. Ses interlocuteurs n’étaient visiblement pas mieux renseignés.

    https://seenthis.net/messages/857276 via ARNO*