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La sélection de Seenthis, maison-mère du Zinc. Une minute plus tard.

  • « Les femmes sans abri ont peur des viols, elles se cachent » - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/11/08/les-femmes-sans-abri-ont-peur-des-viols-elles-se-cachent_1608808
    http://md1.libe.com/photo/1070909-social.jpg?modified_at=1510168412&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    Après avoir passé dix-sept ans dans la rue, Anne, 48 ans, est aujourd’hui bénévole au sein d’une association qui vient en aide aux SDF. Elle raconte à « Libération » ses années d’errance, décrit la vulnérabilité des femmes sans domicile fixe. Et comment elle s’en est sortie.

    Après avoir été victime d’inceste, Anne s’est retrouvée, à 18 ans, sans toit. Aujourd’hui âgée de 48 ans, elle est logée dans un appartement HLM et enseigne le français à des adultes étrangers. Mais cette mère de deux enfants se consacre avant tout à Entourage, une association d’aide aux SDF. Son but : sensibiliser le public à l’importance de la communication avec les sans-abri. De sa situation actuelle, elle dit : « C’est vrai que je fais encore la manche de temps en temps. Mais avant, quand un homme me proposait de me donner de l’argent contre une "faveur", je disais oui parce que j’étais bien obligée. Aujourd’hui, j’ai le choix. » Retour sur ce sauvetage, et l’errance qui l’a précédé.

    A quoi ressemble le quotidien d’une femme sans abri ?
    Pour être la plus discrète possible, je me cachais tous les soirs, sous un pont, sur les quais. Je résumerais mes années de rue en trois périodes. D’abord, les viols. J’ai été en état de choc pendant mes trois premières années. Je ne parlais plus. Black-out total. Ma seule action de la journée, c’était de manger. J’avais honte de mon corps qui s’était fait violer. Ensuite, j’ai rencontré d’autres femmes SDF, et ça allait un peu mieux. Puis, je suis tombée amoureuse d’un homme sans abri. Malheureusement, être avec lui ne m’a pas protégée pour autant des agressions. On se faisait tous les deux violer.

    Enfin, la troisième période c’est quand j’ai eu mon premier enfant. Réussir à le garder a été mon combat de tous les jours. La Ddass [Direction des affaires sanitaires et sociales] voulait me le prendre. Quand vous êtes une femme SDF, vous n’avez pas le droit d’être mère. Alors, elles ne font pas de papiers à leurs enfants, ce qui donne lieu à des accouchements sauvages. Elles ne peuvent pas non plus les inscrire à l’école, c’est un cercle vicieux.

    Selon le Samu social de Paris, 22 % des SDF de la capitale sont des femmes. Ce chiffre vous étonne ?
    Oui, parce que je pense qu’elles représentent plutôt 40 %. Les gens ne se doutent pas que les femmes sans abri peuvent être si nombreuses, car ils ne les voient pas. Elles ont peur des viols, des racketteurs, alors elles se cachent dans des parcs, des bibliothèques, des piscines gratuites. A Paris, elles n’ont que deux lieux d’accueil d’urgence non mixtes. Les femmes SDF n’ont aucune chance de s’en sortir. Elles ont peur d’aller dans des centres mixtes. Je me suis déjà fait violer à l’intérieur même de ces refuges. Alors, quand on est sans abri, on préfère la rue. Les femmes s’isolent et deviennent des proies plus faciles. Leur dédier plus de centres d’accueil, qui soient dirigés uniquement par des femmes bénévoles, est une urgence.

    Vous n’êtes plus dans la rue depuis treize ans. Qu’est-ce qui vous a sauvée ?
    Les gens de mon quartier. Une femme médecin en particulier. Elle passait tous les jours devant moi et venait me voir régulièrement. Elle m’auscultait et m’aidait à soulager mes douleurs. On a développé une vraie relation. C’est ce lien qui m’a sauvé. Elle a été mon repère. J’avais simplement besoin qu’on me parle. Cette femme a d’ailleurs longtemps été mon médecin traitant lorsque j’ai réussi à trouver un logement. Les SDF, en France, ne meurent pas de faim, mais d’isolement, et de manque d’hygiène médicale. Seuls 5 % des sans-abri sont visibles. C’est de cette manière qu’on peut les repérer, puis les aider : en développant une vraie relation avec les SDF de votre quartier, en allant les voir tout le temps.

    Comment peut-on réussir à se reconstruire après ce que vous avez subi pendant ces dix-sept ans de rue ?
    Avant tout, grâce à mes enfants. Ils sont mon moteur. Grâce à eux, j’ai réussi à survivre. Ils savent tout sur ma vie d’avant, sur les viols, et sont fiers de moi.Ils font même régulièrement des maraudes pour venir en aide aux sans-abri. Ensuite, il faut se créer des amitiés, même si c’est difficile : quand on vit aussi longtemps dans la rue, une autoprotection se développe dans la solitude. On ne fait plus confiance à personne. Mais être entouré par des amis bienveillants est malgré tout indispensable. Un autre moyen auquel on pense moins, c’est Facebook. Pour certaines de mes amies SDF, ça a été une façon de garder contact avec leurs proches, même si, souvent, elles ne leur disent pas qu’elles sont sans-abri. Pour moi, Facebook a été un bon convecteur pour trouver de l’aide, c’est ce qu’on appelle la « cyber-mendicité ». Enfin, bien sûr, il y a le suivi psychologique, même si le processus est très lent. Depuis que j’ai quitté la rue, je suis suivie par une psychologue. Mais comme vous pouvez le voir, je continue à pleurer encore aujourd’hui.

    Vous êtes bénévole pour Entourage, une association d’aide aux SDF. Quelles sont vos missions ?
    Sensibiliser. C’est quoi être SDF ? Comment aider un SDF ? Au lieu de lui jeter une pièce, il vaut mieux par exemple lui demander de quoi il a besoin, et le lui donner. Avec Entourage, je veux éduquer, expliquer à quel point communiquer avec un sans-abri peut lui sauver la vie. Malheureusement, ceux qu’on voit sont souvent les pires : alcooliques, drogués, agressifs… Mais il ne faut pas généraliser. Les sans-abri ont avant tout besoin de parler, l’indifférence des passants les enfonce. Ils sont fidèles avec ceux qui sont bienveillants avec eux. Je considère que créer un lien social, c’est la clé pour aider un SDF à se relever.

    On peut quand même noter que l’Aide sociale à l’enfance a pour solution 1ère d’enlever un enfant à sa mère plutôt que de les mettre tous les deux à l’abri. Mais ça ne m’étonne pas outre mesure vu ce que j’ai pu voir de l’action de leurs services.

    #SDF #sans_abri #femmes #viols #pauvreté

    https://seenthis.net/messages/643357 via ninachani


  • Comment YouTube s’est transformé | InternetActu.net
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/comment-youtube-sest-transforme
    /assets/images/logo_ia.png

    Longtemps, en matière de personnalisation, YouTube est resté assez timide : l’utilisateur pouvait s’abonner à des chaînes… et c’était à peu près tout. Le temps moyen passé sur YouTube ne progressait guère. Désormais (au grand drame des youtubeurs d’ailleurs), les chaînes ne dominent plus YouTube. Quand vous ouvrez YouTube, quelques recommandations proviennent encore des chaînes auxquels vous vous êtes abonnés, mais pas l’essentiel. Il vous recommande plutôt des vidéos selon des critères d’audience, de fraîcheur des contenus ou de centre d’intérêts liés aux mots clefs qui les indexent. Petit à petit, YouTube a modifié ses outils de recommandation dans le but d’augmenter le temps moyen que chacun passe à regarder des vidéos.

    Ce changement et cette réussite, YouTube le doit à Google Brain, la division intelligence artificielle de Google, à laquelle YouTube a recours depuis 2015. Alors que YouTube a longtemps recommandé des vidéos très similaires (d’autres vidéos d’un même compte ou d’un même humoriste par exemple), l’apprentissage automatisé a permis d’élargir la recommandation. Pour cela, YouTube a développé la catégorisation des vidéos (un peu comme Netflix et ses générations de catégories à la volée que décodait Ian Bogost…). Si pour l’instant elles ne semblent pas générées automatiquement, les catégories permettent de recommander des vidéos adaptées : recommander une vidéo politique à quelqu’un qui regarde de la politique par exemple.

    Google Brain s’est mis aussi à recommander des vidéos plus courtes à ceux qui se connectent à YouTube depuis un mobile et plus longues à ceux qui se connectent depuis un écran de télévision. YouTube a réalisé quelque 190 changements en 2016 et il devrait en réaliser plus de 300 cette année. Des tas de petites améliorations qui s’ajoutent les unes aux autres au fil du temps. Il a également adopté un fonctionnement plus rapide qui permet de mieux repérer les vidéos les plus récentes et identifier les vidéos virales pour mieux les recommander. Brain a eu un très fort impact : 70 % du temps passé sur YouTube est le fait des recommandations algorithmiques, estiment ses promoteurs.

    Ce qui a tout changé, explique Jim McFadden, le responsable technique des recommandations de YouTube, c’est quand le moteur de recommandation a décidé de baser ses recommandations algorithmiques non pas sur le nombre de personnes ayant cliqué sur une vidéo, mais sur le temps que les gens passaient à la regarder, le fameux time watch. Le temps passé sur YouTube a alors augmenté de 50 % par an (et ne cesse d’augmenter à un rythme soutenu). Pour YouTube, le fait de regarder une vidéo est devenu un indicateur de sa qualité, tout comme le nombre de liens pointant vers une page a été le critère principal de qualité du pagerank de Google Search.❞

    Pour Todd Beaupre, responsable de la découverte chez YouTube, le moteur de recommandation de YouTube réussit à la fois à croiser ce que vous avez déjà aimé (essentiellement les catégories liées aux contenus sur lesquels vous avez passé du temps) avec ce qui est à la mode et populaire (lié aux mêmes catégories).
    Plutôt que d’élargir les choix, beaucoup reprochent à YouTube d’être très enfermant, notamment du fait de son choix de recommander ce que d’autres ont également regardé et sur lequel ils ont passé du temps. Ces choix de conception ne sont pas sans biais

    C’est moi qui souligne :

    La popularité et l’ addictivité semblent être devenues des critères forts de la recommandation chez YouTube, plus fort que la personnalisation déterminée par les like et dislike (qui semblent n’avoir plus aucun impact), les abonnements ou l’historique de navigation.

    En fait, tous les algorithmes des médias sociaux se désintéressent des choix de l’usager. Ainsi quand on suit une Page de Facebook, cela ne veut aucunement dire que l’on reçoit des informations de nouveautés sur cette page...

    En fait, ce n’est plus la « bulle de filtre » composée de notre réseau social qui est en jeu, mais une « bulle individuelle fabriquée par algorithme ». Le Meilleur des mondes quoi.

    #YouTube #Recommendation #Algorithme

    https://seenthis.net/messages/643234 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • CECI N’EST PAS UN TROU La Sécurité sociale expliquée à ma petite fille
    https://www.youtube.com/watch?v=9u-J8X7iFnQ

    La grand-mère : Yolande Moreau
    Le grand-père : Bouli Lanners
    Louise : Charline Vanhoenacker
    Le journaliste et le ministre : Yannick Bovy

    Réalisation : Lucie Thocaven
    Scénario, dialogues, coordination : Yannick Bovy et Aïcha Magha
    Animation : Lucie Thocaven et Lora D’Addazio
    Prise de son : Maxime Thomas – GSARA
    Mixage : Fanny Harcq – GSARA
    Archives : RTBF et extraits de « Misère au Borinage », d’Henri Storck et Joris Ivens (1933). Avec l’aimable autorisation de la Fondation Henri Storck.

    Musique : « Ici Bxl » - Jaune Toujours
    Merci à Yolande Moreau, Bouli Lanners et Charline Vanhoenacker pour leur participation solidaire.

    Merci à Pierre Fontaine, Linda Favarin, Noémie Lannoy, Vanessa Amboldi, David Lannoy, Philippe Reynaert, Vincent Tavier, Jojo Burnotte, Olivier Bonfond, Julien Dohet, Estelle Ceulemans, Jean-François Tamellini, Anne Panneels.

    Une production CEPAG - 2017
    Directrice : Anne-Marie Andrusyszyn

    www.cepag.be

    https://seenthis.net/messages/642995 via BCE 106,6 Mhz



  • Praud, Rost et Evra : c’est pire que ce que vous pensiez
    http://contre-attaques.org/magazine/article/praud-rost-et
    http://contre-attaques.org/local/adapt-img/640/10x/local/cache-gd2/12367ceb471f29a5fc745a20e09292a3.png?1510143807

    Après quelques minutes d’introduction et de rires, le débat s’ouvre. Rost, présenté dès le début comme « l’avocat de la défense », va tenter de contextualiser, sans forcément l’excuser, le coup de pied asséné par Evra à un supporter de l’Olympique de Marseille. Pour lui, cet accès de violence doit se lire, entre autres, à la lumière d’une carrière marquée par l’expérience quotidienne du racisme et des insultes négrophobes. Mais sur le plateau, l’artiste n’aura pas le temps de développer cette thèse. À peine le mot “raciste” est-il prononcé que Pascal Praud, censé incarner la neutralité, entre dans une colère noire - enfin blanche, pour le coup.

    Cet extrait a fait le tour du web et a été largement commenté par de nombreux internautes et journalistes qui se sont focalisés sur la partie la plus spectaculaire de la “disjonction” du présentateur. Pascal Praud a “pété les plombs”, il a “hurlé”, a “agressé” un chroniqueur qui voulait simplement évoquer un contexte raciste. Oui, tout à fait, et en plus d’être souligné, cela devrait être vivement dénoncé. Mais la séquence prise dans son intégralité nous offre la possibilité d’aller bien au-delà et de décrypter les mécanismes de résistance, des plus subtils aux plus grossiers, qui se mettent en place à chaque fois que la question raciale est abordée ; des mécanismes favorisés par un dispositif médiatique qui étouffe les voix minoritaires. Pour cette seule émission, nous en avons relevés 7 !

    7 réactions typiques que provoque toute tentative de discussion sur le sujet.

    1. « Arrêtez de tout ramener au racisme, c’est obsessionnel chez vous. »

    https://seenthis.net/messages/643198 via unagi


  • La censure augmente en #france - Entretien de Autistici avec Indymedia #Nantes et Indymedia #grenoble
    https://nantes.indymedia.org/articles/39075

    « Supprimez cet article sous 24h ou votre site web disparaitra de la surface d’Internet ». C’est en substance le contenu d’un email reçu par les administrateurices de Indymedia Nantes et Indymedia Grenoble le soir du 21 septembre. De l’autre côté de l’écran, ceux qui ont appuyé sur « envoyer l’email » étaient les flics de l’OCLTIC (acronyme pour Office Central de Lutte Contre la Criminalité Liée aux Technologies de l’Information et de la Communication) - une équipe de cyberpoliciers à laquelle il a été accordé des pouvoirs spéciaux par Paris après l’instauration de l’état d’urgence en 2015.Derrière un sigle si long on retrouve bien sûr toujours la même merde : censure et #Répression, sur le web comme dans la rue. Ce qui a provoqué le courroux des commissaires Maigret du clavier était une (...)

    #Informatique #Informatique,Répression

    https://seenthis.net/messages/642992 via nantes.indymedia.org


  • Au-delà des gentils et des méchants. | TRADFEM
    https://tradfem.wordpress.com/2017/11/07/au-dela-des-gentils-et-des-mechants
    https://tradfem.files.wordpress.com/2017/11/robert-jensen.jpg

    S’il faut en juger par les normes établies par ces hommes qui encourent aujourd’hui la réprobation générale, la plupart d’entre nous les hommes semblons presque être des saints, et là se situe un danger. La divulgation publique du comportement de ces hommes – qu’il s’agisse d’offenses routinières ou de crimes occasionnels – est une excellente chose, et toutes les personnes à avoir été harcelées ou violées devraient continuer à le dire haut et fort.

    Mais nous ne devrions pas laisser les cas les plus flagrants faire déraper l’analyse de la façon dont un large éventail de comportements sexuels masculins intrusifs et violents envers les femmes (ainsi qu’envers les filles, les garçons et les hommes vulnérables) sont à ce point imbriqués dans le tissu quotidien de la vie dans une société patriarcale que ces intrusions et ces violences sont souvent invisible pour les hommes.

    #patriarcat #domination_masculine #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/643088 via Agnès Maillard



  • Forbiddenstories, un site pour poursuivre les #enquêtes qui ont coûté la vie ou la liberté à des journalistes - Basta !
    https://www.bastamag.net/Forbiddenstories-une-plateforme-pour-publier-les-histoires-interdites-qui-
    https://www.bastamag.net/IMG/arton6421.png?1509640408

    Partout dans le monde, des journalistes perdent la vie ou sont privés de liberté pour avoir révélé des informations. La plateforme « Forbidden stories » (histoires interdites), qui vient d’être lancée par Freedom Voices Network avec Reporters Sans Frontières, vise à poursuivre les enquêtes de ces journalistes assassinés ou menacés. Et à envoyer ainsi un signal : « Même si vous parveniez à stopper le messager, vous ne tuerez pas le message ». Le journaliste Laurent Richard, fondateur de Forbiddenstories, en détaille les enjeux.

    #journalisme

    https://seenthis.net/messages/642776 via Agnès Maillard


  • Panthère Première, numéro 1, automne 2017, 100 pages
    Panthère Première dans La Voix sans maître

    Vendredi 3 novembre, l’équipe de La Voix sans maître recevait Aude et Judith d’une nouvelle revue baptisée Panthère Première !
    Le lien direct vers le mp3 fonctionne
    L’émission : http://www-radio-campus.univ-lille1.fr/ArchivesN/2017-11-03/Voix_sans_maitre_03-11-2017_20h00.mp3

    http://cdn.campuslille.com/images/panth%C3%A8re_couv_r%C3%A9duite.jpg
    Dans ce premier numéro, alors que les pelles mortes se ramassent à la feuille et que le duende andalou s’invite dans nos pages, on sortira des marins du grand bleu et de l’oubli, on suivra des contrebandières dans les ressacs de la chute du bloc soviétique, on marquera un arrêt dans la salle télé d’un HP, on éprouvera le dilemme de femmes prises en étau entre féminisme blanc et anti-racisme viril, on servira le déni au dîner le temps d’un dimanche familial et fleuri, on coupera la chique à ceux qui tranchent les vulves pendant les accouchements, on écoutera les témoignages des récents massacres mexicains, on s’attardera en images sur la guerre Iran-Irak, on mangera des broussailles par la racine, on chantera ensemble, main dans la main, « Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime... ! » et le moment venu – roulements de tambour et lever de rideau – on pénétrera dans QUIPROCLASH, l’univers des paroles déplacées à la sauce Panthère, celui des langues déliées et des langues mordues, et il y en aura pour tout le monde, petit·es et grand·es, esclaves sous l’Inquisition, psychanalystes et dissident·es chinois·es !

    La Voix sans maître, tous les ven­dre­dis de 20h à 21h sur Radio Campus (106.6 MHz) ou sur http://www.campuslille.com/index.php
Contact : lavoix­sans­mai­tre[at]her­bes­fol­les.org

    #féminisme #audio #radio #radio_campus_lille

    https://seenthis.net/messages/642738 via BCE 106,6 Mhz



  • « Nous n’enseignerons plus que "le masculin l’emporte sur le féminin" » | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/153492/manifeste-professeurs-professeures-enseignerons-plus-masculin-emporte-sur-le-f

    Nous, enseignantes et enseignants du primaire, du secondaire, du supérieur et du français langue étrangère, déclarons avoir cessé ou nous apprêter à cesser d’enseigner la règle de grammaire résumée par la formule « Le masculin l’emporte sur le féminin ».

    Trois raisons fondent notre décision :

    • La première est que cette règle est récente dans l’histoire de la langue française, et qu’elle n’est pas nécessaire. Elle a été mise au point au XVIIe siècle. Auparavant, les accords se faisaient au gré de chacun·e, comme c’était le cas en latin et comme c’est encore souvent le cas dans les autres langues romanes.

    Bien souvent, on pratiquait l’accord « de proximité », venu du latin, qui consiste à accorder le ou les mots se rapportant à plusieurs substantifs avec celui qui leur est le plus proche. Par exemple : « afin que ta cause et la mienne soit connue de tous » (Ronsard, épître à la Response aux injures et calomnies…, 1563).

    La nouvelle règle a d’ailleurs dû attendre la généralisation de l’école primaire obligatoire pour être appliquée massivement : « On peut aller sur le lac [d’Évian], en bateaux à vapeur ou petits-bateaux, et visiter les coteaux et montagnes voisines, à pied ou en voiture » (Dr Linarix, Guide pratique de la Savoie et Haute-Savoie médicale et pittoresque, 1896).

    • La seconde raison est que l’objectif des promoteurs de la nouvelle règle n’était pas linguistique, mais politique : « Parce que le genre masculin est le plus noble, il prévaut seul contre deux ou plusieurs féminins, quoiqu’ils soient plus proches de leur adjectif. » (Dupleix, Liberté de la langue françoise, 1651) ; « Le masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle » (Beauzée, Grammaire générale… 1767).

    Si l’école de la République a préféré abandonner cette formule au profit de celle qu’on connaît, c’est en reconduisant l’ordre de valeur qui est à son fondement. Un ordre que les classes politiques maintenaient parallèlement, en refusant aux femmes les droits politiques jusqu’en 1944, et en refusant plus longtemps encore de leur ouvrir les grandes écoles ou d’abroger les dernières dispositions du « Code Napoléon ».

    • La troisième raison est que la répétition de cette formule aux enfants, dans les lieux mêmes qui dispensent le savoir et symbolisent l’émancipation par la connaissance, induit des représentations mentales qui conduisent femmes et hommes à accepter la domination d’un sexe sur l’autre, de même que toutes les formes de minorisation sociale et politique des femmes.

    #enseignement #langue #féminin #masculin #règle_de_proximité #accord_de_proximité

    https://seenthis.net/messages/642850 via odilon


  • Le fermier pulvérise son champ pendant la récré : 40 écoliers évacués
    http://www.lavenir.net/cnt/dmf20171106_01081196/le-fermier-pulverise-son-champ-pendant-la-recre-40-ecoliers-evacues
    https://avecdn.akamaized.net/assets/images_upload/actu24/2017/11/06/5286a2c0-c2f4-11e7-9515-198ae94e5b51_web__scale_0.09725_0.09725.jpg?watermark=ave-overlay&width=747&height=393&mode=crop
    Efficacité prouvée !

    Lundi, à l’heure de la récréation, un agriculteur était occupé à pulvériser son champ qui jouxte l’école Jean Baptiste Hermand. Quelques instants plus tard, des élèves se sont plaints d’étourdissements, de nausée et de mal de ventre.

    #pesticide #agriculture #santé #pollution

    https://seenthis.net/messages/642890 via Agnès Maillard



  • « Portrait d’une présidente »
    http://www.vacarme.org/article3084.html

    Brigitte Tijou pratique à merveille l’art de l’amitié, ainsi que celui du montage et de l’activisme (à #Act_Up-Paris, chez Vacarme, du côté des intermittents et des étrangers...). Elle a réalisé en 1995, Portrait d’une présidente, un documentaire renversant sur Cleews Vellay, qui sera projeté le mercredi 15 novembre à 17h au MK2 Beaubourg dans le cadre du Festival Chéries Chéris. Cleews Vellay a été président d’Act Up-Paris de 1992 à 1994. Cleews n’était pas un héros, mais il a toujours eu conscience que (...)

    Actualités / #Cinéma, Act Up-Paris, #Clews_Vellay

    https://seenthis.net/messages/642745 via Vacarme


  • L’Académie contre la langue française | Collection x x - y - z de Éditions iXe

    https://editions-ixe.fr/content/lacademie-contre-langue-francaise

    https://editions-ixe.fr/sites/default/files/styles/adapt/public/livres/couv/acad.1re-couv.jpg?itok=uXgF4djz

    sous la direction de :
    Viennot Eliane
    L’Académie contre la langue française
    Le dossier « féminisation »

    Avec la contribution, singulière et collective, de Maria Candea, Yannick Chevalier, Sylvia Duverger et Anne-Marie Houdebine.

    La collaboration d’Audrey Lasserre.

    Et l’aimable concours de Louise Labé

    "Le Secrétaire perpétuel [Hélène Carrère d’Encausse], et les membres de l’Académie française, ont la douleur de vous faire part de la disparition de leur confrère, Assia Djebar*, chevalier de la Légion d’honneur, commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres, décédé le 6 février 2015."

    En trois siècles et demi d’existence, l’Académie a beaucoup travaillé à masculiniser le français. Porte­bannière des partisans du « genre le plus noble », ce vestige de la monarchie absolue mène depuis le milieu des années 1980 une croisade contre la « féminisation », en dépit des besoins langagiers d’une société où l’égalité des sexes progresse – en dépit, surtout, des logiques de la langue française et des évolutions à l’œuvre dans les autres pays francophones. Sans se soucier de remplir le rôle pour lequel l’entretiennent les contribuables, les Immortel·les en habit vert campent sur des positions purement idéologiques, en proférant des sentences qui se veulent paroles d’Évangile alors qu’elles vont à rebours des dynamiques du français. Les « Quarante », il est vrai, ne sont ni grammairiens, ni linguistes, ni philologues – et pas toujours écrivains. Ce livre retrace cette guerre de trente ans, menée à coup de déclarations aussi péremptoires qu’infondées, réactionnaires et sexistes, face auxquelles les protestations n’ont pas manqué. Il permet également de faire le point sur les objets de ces controverses, et de comprendre pourquoi la France a fini par entamer sa « révolution langagière »… envers et contre les avis des Messieurs-Dames du Quai Conti.

    *Écrivaine et cinéaste algérienne, Assia Djebar est la première des femmes et hommes de lettres du Maghreb à avoir été élue à l’Académie française, en 2005.

    https://seenthis.net/messages/642640 via Reka


  • Affaire weinstein. Il s’agit désormais d’arrêter les coups
    https://www.humanite.fr/affaire-weinstein-il-sagit-desormais-darreter-les-coups-644576
    https://img.humanite.fr/sites/default/files/styles/abonnez_vous/public/images/52905.HR.jpg?itok=2VW8S-ao

    En parlant collectivement, les femmes forcent à reconnaître la réalité d’un même « ennemi principal » : non pas les hommes, non pas même les agresseurs, mais bien le système qui les génère, les fait profiter, les dote de privilèges et les protège.

    Dans le cas du sexisme, la question de la conscientisation politique est un véritable défi : il n’y a ni usine, ni ghetto rendant possible une mobilisation, comme l’évoquait Simone de Beauvoir dans le Deuxième Sexe. Un lieu où les femmes peuvent se retrouver entre elles, politiser leurs vécus et construire ensemble une lutte. Au lieu de cela, les femmes sont dispersées sur le territoire de leurs oppresseurs où la chasse au viol est ouverte toute l’année, isolées dans une réalité à la Walt Disney qui distille comme un mantra : « On ne naît pas princesse, on le devient. » Il se peut que #balancetonporc opère comme un lieu de rassemblement. Il s’agit désormais d’arrêter les coups et non de s’en remettre à l’État pour demander protection comme on demande à son mec ou à un ami de nous raccompagner le soir parce qu’on a peur – surtout quand on sait que la plupart des violences sexistes sont le fait de familiers. La parole solidaire transforme le silence en cri, la peur en rage. Elle libère nos corps puisque nous ne sommes plus seules mais des millions à qui cela arrive et qui désormais ne laisseront plus les coups nous abattre #kickyourpig.

    https://seenthis.net/messages/642706 via unagi



  • Au-delà du Mirena : que nous apprennent les polémiques récentes sur la #gynécologie-obstétrique ? - Pour une Médecine Engagée Unie Et Féministe
    https://www.pourunemeuf.org/2017/11/06/dela-mirena-apprennent-polemiques-recentes-gynecologie-obstetrique

    Côté théorie, on apprend par exemple à la faculté de #médecine l’adage « toute femme en âge de procréer est enceinte jusqu’à preuve du contraire » et ce, quels que soit ses dires (c’est même un classique des questions lors des examens écrits). Cela équivaut en réalité à apprendre que la parole des patientes ne vaut rien.

    Côté pratique, l’apprentissage de la médecine se fait beaucoup par compagnonnage, c’est-à-dire par l’exemple de ses maîtres de stage. Même sans l’expliciter, on reproduit les comportements de ses pairs : la façon dont les enseignant·e·s parlent des patientes, la façon dont ils abordent les questions du choix notamment en matière de contraception, la façon dont ils recueillent le consentement (à commencer par le consentement à être examiné en présence de ou par un·e étudiant·e) a autant voire plus d’influence sur l’exercice futur de l’étudiant·e que la théorie enseignée dans les livres ou à l’école.

    L’enseignement théorique peut parfois être plein de bonnes intentions : en tant qu’étudiant·e en médecine on apprend d’ailleurs bêtement par cœur les formules « information claire et loyale », « consentement libre et éclairé ». Mais si, dans les stages, les praticien·ne·s n’appliquent pas ces principes, ces mots et ce qu’ils impliquent ne seront jamais compris.

    Il faut souligner également que même si un·e étudiant·e le voulait, il est très difficile de questionner des mauvaises pratiques face à des soignant·e·s « seniors » lors d’un stage.

    Les soignant·e·s font obstacle à une remise en cause individuelle et collective de la part du corps médical, indispensable à une médecine de qualité. Accepter que le #sexisme est systémique, c’est accepter que l’on puisse être soi-même sexiste. Il en va de même pour l’exercice du pouvoir médical : accepter que le système médical est maltraitant de par son organisation, son fonctionnement, sa pratique… c’est devoir accepter que l’on puisse nous-même être maltraitant. Les femmes se retrouvent victimes à double-titre : des #violences sexistes et des violences médicales, qui prennent donc une forme particulière à leur encontre.

    https://seenthis.net/messages/642662 via Agnès Maillard



  • « Pôle emploi, c’est vraiment devenu une machine de guerre » - Basta !
    https://www.bastamag.net/Pole-emploi-c-est-vraiment-devenu-une-machine-de-guerre
    https://www.bastamag.net/IMG/arton6408.jpg?1509724296

    la dématérialisation, qui contraint les demandeurs d’emploi à s’inscrire par internet depuis début 2016, résume la politique globale de l’établissement : une mise à distance sans cesse renforcée des usagers, et plus particulièrement des plus vulnérables.

    « Comment font les gens qui n’ont pas d’Iphone ou de tablette ? Ou qui ne sont tout simplement pas à l’aise avec les nouvelles technologies ? C’est vite vu, ils ne s’inscrivent pas. » « On taille l’offre sur mesure pour les plus employables, et les autres, on les laisse sur le bord du chemin, voire on les pousse dans le fossé, enfonce Claude [1]. Pôle emploi, c’est vraiment devenu une machine de guerre. »

    #chômage #tri_sélectif

    https://seenthis.net/messages/642550 via Agnès Maillard


  • Un ex-ministre danois va en justice pour légaliser le cannabis

    http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2017/11/03/un-ex-ministre-danois-va-en-justice-pour-legaliser-le-cannabis_5209480_44971

    Au Danemark, l’importation de cannabis à usage médical est interdite. Manu Sareen, qui a pu constater lui-même ses bienfaits thérapeutiques, a porté plainte contre l’Etat pour violation de la législation européenne.

    http://img.lemde.fr/2017/11/01/60/0/1004/501/644/322/60/0/c21f0f9_9141-7ldq0k.h6o8byb9.jpg

    C’était lors d’un conseil des ministres, en 2014. Manu Sareen, 47 ans, alors membre de Gauche radicale, chargé de quatre portefeuilles – l’enfance, l’intégration, l’égalité des chances et les affaires sociales – se met à transpirer à grosses gouttes. Un fonctionnaire lui prend le pouls : il est très élevé, à 150 battements par minute. Son médecin lui prescrit aussitôt une batterie de somnifères. Il ne les prendra jamais : « Ça m’aurait foutu en l’air, je n’avais pas envie de devenir un zombie. »

    Il a révélé en début d’année qu’il avait alors commencé, sur les conseils d’un ami, à prendre de l’huile de cannabidiol, l’une des molécules présentes dans le cannabis. « Au bout de quelques jours, je dormais comme un bébé et tous les symptômes liés au stress avaient disparu. » Il regrette de ne pas en avoir parlé publiquement, alors qu’il était encore au gouvernement. « Il y aurait eu un débat public, dont nous avons vraiment besoin aujourd’hui. »

    L’ancien ministre, désormais auteur de livres pour enfants, est devenu le chef de file pour la légalisation du cannabis médical au Danemark. Vendredi 27 octobre, il a annoncé avoir porté plainte contre l’Etat danois, accusé de violer la législation européenne sur la libre circulation des marchandises, en interdisant et criminalisant l’importation du cannabis médical provenant d’autres Etats membres.

    Car si, depuis 2011, les médecins danois peuvent prescrire des médicaments à base de cannabis synthétique aux patients atteints notamment de sclérose en plaques, ils sont encore peu nombreux à le faire. Les malades, raconte Manu Sareen, n’ont souvent pas d’autres choix que passer commande par la poste ou trouver un dealeur : « J’ai rencontré des personnes âgées qui avaient vu la police débarquer chez elles pour exiger qu’elles paient une amende de 3 000 couronnes [400 euros]. Elles en étaient toutes retournées. »

    https://seenthis.net/messages/642351 via enuncombatdouteux


  • Ecriture inclusive : c’est la panique à l’Académie française - L’Obs
    http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-nos-vies-connectees/20171027.OBS6605/ecriture-inclusive-c-est-la-panique-a-l-academie-francaise.html

    Tous les hommes un peu réveillés, ces jours-ci, sont en train de rembobiner le film de leur vie d’homme. De tenter de comprendre comment ils ont pu si longtemps prêter la main, être complices, et dans le meilleur des cas rester indifférents, trouver anecdotiques, tolérables, des comportements masculins qui provoquaient tant de souffrance.

    Comment ils ont pu rester prisonniers de phrases comme : "de toutes manières, les actrices ont toujours dû coucher pour décrocher les rôles". Ou bien : "quand elles disent non, ça veut dire oui".

    Ce genre de phrases, on est en train de réaliser qu’on nous les a mises dans la tête. On n’est pas né.e.s. avec. Combien sommes-nous, à réaliser en ce moment que nous avons été prisonniers de notre regard d’hommes, et d’une vaste narration collective exclusivement construite par les hommes ?

    https://seenthis.net/messages/642427 via tetue


  • Que faire pour la planète quand on est mort ?

    http://www.journaldelenvironnement.net/article/que-faire-pour-la-planete-quand-on-est-mort,87568?xtor=RSS-

    Avec la généralisation de la crémation, ces dernières années, l’intensité du débat n’a fait que croître : vaut-il mieux pour le climat se faire incinérer ou inhumer ?

    la crémation est quasiment à tous les coups le dispositif le plus bas carbone qui soit.

    Mais tout de même :

    Un simple enterrement ‘pleine terre et sans monument’ apparaît, avec 182 kg éq.CO2, comme le dispositif le plus bas carbone qui soit.

    https://seenthis.net/messages/642012 via vazy


  • De la belle théorie à une pratique effective - Les mots sont importants (lmsi.net)
    http://lmsi.net/De-la-belle-theorie-a-une-pratique

    La question est : combien de vos privilèges êtes-vous prêts à perdre, messieurs, pour un monde plus égalitaire, au-delà de vos vœux pieux ?

    Je dois avouer que ça coince sérieusement quand j’aborde la question de l’abandon du #privilège_mâle. Le fait que l’#égalité réelle ne peut se faire sans que les dominants acceptent de perdre des avantages que leur apportent concrètement leur statut de dominant, qu’ils le souhaitent ou non. Et ça ne s’arrête pas au fait que tout homme, dans une #compétition comme un #recrutement, par exemple, peut s’attendre à être favorisé de facto sur 50% des postulants. C’est aussi le fait que tout homme, qu’il le veuille ou non, a été conditionné à penser qu’il a naturellement des droits supérieurs et implicites, comme le droit à un service hôtelier gratuit à vie. C’est marrant comme ça clive quand j’aborde cet avantage précis.

    Je reconnais que si j’y avais droit de naissance, ça me serait effectivement très difficile d’y renoncer.

    https://seenthis.net/messages/642406 via Agnès Maillard