7h37

La sélection de Seenthis, maison-mère du Zinc. Une minute plus tard.

  • Julien Coupat et Mathieu Burnel : la politique n’est « que le règne de la feinte et de la manigance »

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/04/20/mathieu-burnel-et-julien-coupat-se-rendre-ingouvernable-est-une-necessite-vi

    Dans un entretien exclusif, les deux membres du groupe de Tarnac portent un regard ironique sur la campagne présidentielle, un « cirque qui a assez duré ».

    http://s1.lemde.fr/image/2017/04/20/644x322/5114049_3_e6c1_une-campagne-d-affichage-de-l-association-so_a3e280992609d1dfb3a83ea1b568ac2f.jpg

    Julien Coupat et Mathieu Burnel sont poursuivis depuis plus de huit ans dans ce que l’on appelle « l’affaire de Tarnac », dont la Cour de cassation a considéré, le 10 janvier, qu’elle ne relevait pas du terrorisme. Souvent considérés comme membres du Comité Invisible, dont le premier opus, L’insurrection qui vient (La Fabrique, 2007), avait connu un succès retentissant, ils portent leur regard critique et ironique sur la campagne présidentielle, alors que sort en librairie, après A nos amis (La Fabrique, 2014), le nouveau texte de ce même groupe anonyme et révolutionnaire, Maintenant (La Fabrique, 155 pages, 9 euros).

    Quel jugement portez-vous sur la campagne présidentielle ?

    Quelle campagne ? Il n’y a pas eu de campagne. Il n’y a eu qu’un feuilleton, assez haletant à vrai dire, rempli de rebondissements, de scandales, de tension dramatique, de suspense. Beaucoup de bruit, un peu de fureur, mais rien qui soit à même de percer le mur de la perplexité générale. Non qu’il manque, autour de chaque candidat, de partisans diversement fanatisés tournant en rond dans leur bulle virtuelle. Mais ce fanatisme même ne fait qu’ajouter au sentiment d’irréalité politique.

    Un graffiti, laissé aux abords de la place de la Nation par la manifestation du 1er Mai 2016, disait : « Il n’y aura pas de présidentielle. » Il suffit de se projeter au lendemain du second tour pour s’aviser de ce que ce tag contenait de prophétique : quel qu’il soit, le nouveau président sera tout aussi fantoche que l’actuel, sa légitimité à gouverner sera tout aussi introuvable, il sera tout aussi minoritaire et impotent. Cela ne tient pas seulement à l’extrême usure de la politique, au fait qu’il est devenu impossible de croire honnêtement à ce qui s’y fait et à ce qui s’y dit, mais au fait que les moyens de la politique sont dérisoires au regard de la profondeur de la catastrophe en cours.

    Que peut la politique et son univers proclamatoire quand s’effondrent concomitamment les écosystèmes et les subjectivités, la société salariale et l’ordre géopolitique mondial, le sens de la vie et celui des mots ? Rien. Elle ne fait qu’ajouter au désastre. Il n’y a pas de « solution » au désastre que nous traversons. Penser en termes de problèmes et de solutions fait précisément partie de ce désastre : ce n’est qu’une manière de nous préserver de toute remise en question sérieuse. Or ce que l’état du monde met en cause, ce n’est pas seulement un système politique ou une organisation sociale, mais une civilisation, c’est-à-dire nous-mêmes, nos façons de vivre, d’être, de se lier et de penser.

    Les bateleurs qui montent sur des estrades pour vanter les « solutions » qu’ils se font fort de mettre en œuvre une fois élus, ne parlent qu’à notre besoin d’illusion. A notre besoin de croire qu’il existerait une sorte de changement décisif qui nous épargnerait, qui nous épargnerait notamment d’avoir à combattre. Toutes les « révolutions » qu’ils promettent ne sont là que pour nous permettre de ne rien changer à ce que nous sommes, de ne prendre aucun risque, ni physique ni existentiel. Ils ne sont candidats qu’à l’approfondissement de la catastrophe. De ce point de vue, il semble que chez certains le besoin d’illusion soit impossible à rassasier.

    Vous dites cela, mais jamais dans une élection il n’y a eu autant de candidats jurant de « renverser la table » ? Et comment pouvez-vous tenir pour rien l’enthousiasme soulevé ces dernières semaines par la candidature de Jean-Luc Mélenchon ?

    Jean-Luc Mélenchon n’est rien, ayant tout été, y compris lambertiste. Il n’est que la surface de projection d’une certaine impuissance de gauche face au cours du monde. Le phénomène Mélenchon relève d’un accès de crédulité désespéré. Nous avons les expériences de Syriza en Grèce ou d’Ada Colau à la mairie de Barcelone pour savoir que la « gauche radicale », une fois installée au pouvoir, ne peut rien. Il n’y a pas de révolution qui puisse être impulsée depuis le sommet de l’Etat. Moins encore dans cette époque, où les Etats sont submergés, que dans aucune autre avant nous.

    Tous les espoirs placés en Mélenchon ont vocation à être déçus. Les gouvernements de « gauche radicale », qui prétendent s’appuyer sur des « mouvements populaires », finissent plutôt par en venir à bout, non à coups de répression, mais de dépression. La virulence même des mélenchonistes atteste suffisamment de leur besoin de se convaincre de ce qu’ils savent être un mensonge. On ne cherche tant à convertir que de ce à quoi l’on n’est pas sûr de croire. Et en effet, nul n’a jamais renversé un système en en respectant les procédures.

    Au reste, les élections n’ont jamais eu pour fonction de permettre à chacun de s’exprimer politiquement, mais de renouveler l’adhésion de la population à l’appareil de gouvernement, de la faire consentir à sa propre dépossession. Elles ne sont plus désormais qu’un gigantesque mécanisme de procrastination. Elles nous évitent d’avoir à penser les moyens et les formes d’une révolution depuis ce que nous sommes, depuis là où nous sommes, depuis là où nous avons prise sur le monde.

    S’ajoute à cela, comme à chaque présidentielle dans ce pays, une sorte de résurgence maladive du mythe national, d’autisme collectif qui se figure une France qui n’a jamais existé. Le plan national est devenu celui de l’impuissance et de la névrose. Notre puissance d’agir se situe en deçà et au-delà de cet échelon débordé de toute part.

    Mais alors, que proposez-vous ? De laisser Marine Le Pen accéder au pouvoir ?

    Il est patent que Marine Le Pen a une fonction précise au sein du système politique français : forcer par la menace qu’elle représente la participation à des procédures auxquelles plus personne ne croit, faire voter les uns et les autres « en se bouchant le nez », droitiser jusqu’à l’absurde les termes du débat public et figurer au sein du système politique une fausse sortie de celui-ci – alors même qu’elle en forme la clef de voûte.

    Evidemment que la question n’est pas de sortir de l’euro, mais de sortie de l’économie, qui fait de nous des rats. Evidemment que le problème n’est pas l’envahissement par les « étrangers », mais de vivre dans une société où nous sommes étrangers les uns aux autres et à nous-mêmes. Evidemment que la question n’est pas de restaurer le plein-emploi, mais d’en finir avec la nécessité de faire tout, et surtout n’importe quoi, pour « gagner sa vie ». Evidemment qu’il ne s’agit pas de « faire de la politique autrement », mais de faire autre chose que de la politique – tant il est devenu évident que la politique n’est, à tous les niveaux, que le règne de la feinte et de la manigance.

    Aucune révolution ne peut être plus folle que le temps que nous vivons – le temps de Trump et de Bachar, celui d’Uber et de l’Etat Islamique, de la chasse aux Pokémon et de l’extinction des abeilles. Se rendre ingouvernable n’est plus une lubie d’anarchiste, c’est devenu une nécessité vitale, dans la mesure où ceux qui nous gouvernent tiennent, de toute évidence, la barre d’un navire qui va au gouffre. Les observateurs les plus mesurés admettent que la politique se décompose, qualifient cette campagne d’« insaisissable » pour ne pas dire inexistante. Nous n’avons aucune raison de subir un rituel devenu si évidemment nocif. Nous sommes lassés de comprendre pourquoi tout va mal.

    Vous pensez donc qu’il n’y a rien à attendre de ces élections ?

    Si, bien sûr : leur débordement. Il y a un an, il a suffi de quelques youtubeurs et d’une poignée de lycéens pour lancer un intense conflit de plusieurs mois au motif de la loi travail. Ce qui s’est alors traduit par des affrontements de rue réguliers n’était que l’extrême discrédit de l’appareil politique, et par contrecoup le refus de se laisser gouverner.

    Croyez-vous qu’au lendemain d’élections qui prennent cette fois dès le premier tour la forme du chantage à la démocratie, le dégoût de la politique sera moindre qu’alors ? Croyez-vous que chacun va sagement continuer de constater devant son écran la démence du spectacle de la politique ? Qu’il ne viendra à personne l’idée d’investir la rue de nos corps plutôt que les candidats de nos espoirs ? Croyez-vous que ces élections aient quelque chance d’apaiser l’inquiétude des âmes ? Il faut être naïf pour penser que la génération qui s’est formée politiquement dans le conflit du printemps dernier, et n’a pas cessé depuis lors de se former encore, va avaler cette supercherie parce qu’on leur propose désormais du bio à la cantine et une assemblée constituante.

    Depuis plusieurs mois, il ne s’est pas passé deux semaines sans que des affrontements n’éclatent aux quatre coins du pays, pour Théo, contre la police ou tel ou tel meeting du FN. Evidemment, cela reste minoritaire et les élections, en tant que non-événement, vont bien avoir lieu. La question est donc la suivante : comment faire pour que le vide intersidéral qui éclatera au lendemain des élections, quel que soit le vainqueur, ne soit pas le seul fait des « jeunes », immédiatement réduits par un déploiement policier démesuré ?

    Pour cela, il nous faut d’urgence réarmer nos perceptions et notre imagination politiques. Parvenir à déchiffrer cette époque et à déceler les possibles qu’elle contient, les chemins praticables. Et tenir qu’il n’y a pas eu de présidentielle, que tout ce cirque a assez duré, que ce monde doit être mis à l’arrêt au plus vite partout où nous sommes, sans attendre l’abîme. Cesser d’attendre, donc. Reprendre confiance en nous-mêmes. On pourra alors dire, comme Benjamin Fondane (1898-1944) : « Le monde est fini. Le voyage commence. »

    https://seenthis.net/messages/591367 via enuncombatdouteux


  • Comment la France voyait internet en 1997 | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/136043/rapport-internet-france-1997
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1090x500/public/internet1997.jpg

    Certains préfèrent se connecter dans des cyber-cafés qui commencent à apparaître. Un article du Monde daté de mars 1996 explique que, contre 40 francs (8 euros aujourd’hui), on peut profiter d’un petit-déjeuner avec pain, croissant, café et une demi-heure de connexion sur un ordinateur « relié à Internet par une ligne spécialisée à haut débit (64 kbps) ». À Paris, une demi-heure dans un cyber-café revient alors à une trentaine de francs (environ 6 euros).

    Mais on se connecte à quoi ? Pour faire vos recherches, oubliez Google, il ne naîtra que l’année suivante. Alors, on passe par « Yahoo !, Excite, Infoseek, Echo (ex-Voila) et surtout AltaVista », rappelle NextInpact.

    #MiniRézo #ManifesteWebIndépendant #Uzine

    https://seenthis.net/messages/588827 via Davduf


  • Agents de dispersion
    https://blog.monolecte.fr/2017/04/19/agents-de-dispersion

    L’autre jour, je discutaillais au téléphone avec Frédéric et nous nous faisions la remarque de notre inévitable dispersion sur les réseaux sociaux, cette espèce de malström à idées. Bien sûr, le constat connexe et inévitable était que plus nous nous adonnions à la discussion en ligne et moins nous étions créateurs d’un contenu construit, utile… Lire plus

    #Le_Monolecte_expliqué_aux_enfants #débat #Internet #médias #technologie


  • Le JT de la Parisienne Libérée [vote, libertés, abeilles, nucléaire] - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=x3RJmKzdZno

    Sommaire : la fièvre électorale s’empare de la presse nationale / annonce bienveillante d’une interdiction de séjour généralisée / conversation électorale au bord de l’eau / spot promotionnel de la Finance Philosophe® contre les excès de la biodiversité / météo nucléaire

    Ah… toujours aussi bien réalisé. Cette #météo_nucléaire actualisée est toujours angoissante !

    #nucléaire et différents sujets en rythme.
    La suite de https://seenthis.net/messages/572149 donc.

    https://seenthis.net/messages/591475 via marcimat






  • Bose Headphones Secretly Collected User Data - Lawsuit | Fortune.com
    http://fortune.com/2017/04/19/bose-headphones-privacy
    https://fortunedotcom.files.wordpress.com/2016/12/quietcomfort_35_wireless_headphones_-_silver.jpg?w=720

    The audio maker Bose, whose wireless headphones sell for up to $350, uses an app to collect the listening habits of its customers and provide that information to third parties—all without the knowledge and permission of the users, according to a lawsuit filed in Chicago on Tuesday.

    According to the complaint, Bose created detailed profiles of customers’ listening histories and habits, and shared it with marketing companies, including a San Francisco firm called Segment whose website offers to “collect all or your customer customer data and send it anywhere.”

    Last month, for instance, a “smart sex toy” maker called We-Vibe agreed to pay around $3.75 million to settle claims its app had illegally collected information about how its customers used the product.
    According to Jay Edelson, the privacy lawyer who filed the Bose lawsuit, companies should not be able to help themselves to consumer data just because they can.
    “Companies need to be transparent about the data they take and what they are doing with it, and get consent from their customers before monetizing their personal information,” said Edelson.

    #surveillance #vie_privée

    https://seenthis.net/messages/591356 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Agents de dispersion
    https://blog.monolecte.fr/post/2017/04/19/agents-de-dispersion

    L’autre jour, je discutaillais au téléphone avec Frédéric et nous nous faisions la remarque de notre inévitable dispersion sur les réseaux sociaux, cette espèce de malström à idées. Bien sûr, le constat connexe et inévitable était que plus nous nous adonnions à la discussion en ligne et moins nous étions créateurs d’un contenu construit, utile… Lire plus

    #Le_Monolecte_expliqué_aux_enfants #débat #Internet #médias #technologie


  • Gabriele Del Grande, journaliste italien, réalisateur du film #Io_Sto_con_la_sposa (qui a gagné le Grand Prix au Festival des droits de l’homme à Genève il y a 2 ans) a été arrêté il y a 10 jours en Turquie.
    Il travaillait à son nouveau projet : un livre sur la naissance de l’ISIS. Son livre, #Un_partigiano_mi_disse, a été, comme le film Io sto con la sposa, produit via crowdfunding.

    Je vais mettre ici les nouvelles concernant son cas. Elles ne sont pas bonnes pour l’instant.
    Il y a quelques jours les autorités turques l’ont déplacé et mis dans une autre prison, et il a été placé en isolement. Il n’a pas eu la possibilité d’avoir de contacts ni avec la famille ni avec le consul italien en Turquie. Les turcs ne lui ont pas donné la possibilité de voir un avocat.
    Hier il a finalement pu appeler sa compagne, selon la presse italienne, où il a dit qu’il commençait une grève de la faim...

    http://i.imgur.com/qmeilFl.png
    –-> vu sur FB le 19.04.2017
    #Gabriele_Del_Grande #Turquie #arrestation #journalisme #médias

    Je vais mettre ci-dessous les nouvelles que je trouve sur Gabriele.
    cc @albertocampiphoto

    https://seenthis.net/messages/590795 via CDB_77


  • Cornichons et autoreproduction de la caste de haute hiérarchie militaire | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2017/04/19/cornichons-et-autoreproduction-de-la-caste-de-
    https://entreleslignesentrelesmots.files.wordpress.com/2017/04/9782748903294fs.gif

    L’auteure met d’emblée les pieds dans le plat : lorsqu’elle entame sa recherche sur l’institution militaire1, elle ne rencontre que désintérêt et sarcasmes de la part de ses collègues de l’Université : « En dehors d’un léger [c’est moi qui souligne] réflexe antimilitariste, le terrain militaire n’inspirait plus grand-chose aux intellectuels académiques ou critiques que je fréquentais. Si les uns et les autres avaient pu déployer une certaine énergie, quelques décennies auparavant pour éviter [c’est encore moi qui souligne] le service militaire […], ils ne semblaient pas avoir conservé grand-chose des critiques féroces que leurs aînés avaient, en leur temps, forgés contre la guerre d’Algérie et la conscription. » On devine derrière cette ironie que l’« antimilitarisme » évoqué n’est qu’une posture pour les dîners en ville où l’on raille à bon compte les militaires (les propos sont « plus volontiers moqueurs qu’assassins », note l’auteure), tout en laissant le soin aux « autres » – c’est-à-dire aux classes populaires – le soin de payer l’impôt du sang (la conscription hier) et le cens du sang (l’engagement aujourd’hui).❞

    https://seenthis.net/messages/590941 via demeter


  • MAERIL | ART BLOG
    http://maeril.tumblr.com/post/155487215611/10-histoires-ordinaires-premi%C3%A8re-histoire-la

    10 HISTOIRES ORDINAIRES - Première histoire.

    La série que je débute par cette planche est le résultat d’un travail de recherche basé sur des appels à témoignages, retranscrits ici sous forme graphique.

    Il s’agit de reproduire, sans m’interposer en donnant mon opinion, des histoires de la vie de tous les jours portant sur le racisme ordinaire, qui existe bel et bien, aujourd’hui en France. Il s’agit de présenter des exemples objectifs de ce que l’on peut actuellement vivre lorsque l’on est pas blanc (ou passant pour blanc), dans notre pays. Ces histoires sont donc toutes véridiques.

    Par le biais de ce projet, j’ai pour objectif d’aider à la prise de conscience sur l’urgence de repenser la définition du mot “racisme” que l’on trouve en ce moment encore dans notre dictionnaire, et qui ne reflète en rien les réalités actuelles : elle ne prend pas en compte le fait qu’il peut être normalisé, intériorisé, institutionnel, bref, systémique. Et surtout, il est selon moi urgent de lever le tabou sur la différence de traitement entre une personne blanche et une personne racisée, et de commencer à aborder le privilège blanc : ce n’est qu’en reconnaissant des privilèges qu’on peut comprendre et aider ceux qui n’en bénéficient pas.

    Je souhaiterai encore une fois remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont eu le courage et la gentillesse de partager leur histoire avec moi.

    Bonne lecture !

    http://68.media.tumblr.com/172d6e714d1f01d949d52649f477d8c6/tumblr_ojdb8cpjKa1shxz3to1_500.png

    #racisme #BD #islamophobie

    https://seenthis.net/messages/590932 via mad meg


  • Panthère Première
    https://www.helloasso.com/associations/panthere-premiere/collectes/panthere-premiere

    Soutenir un nouveau média indépendant

    Panthère Première,c’est une nouvelle revue indépendante de critique sociale qui lance son premier numéro en septembre 2017 : une publication de cent pages, semestrielle, distribuée en librairies et dans les lieux amis (collectifs, militants, festivals...).

    Panthère Première, c’est une revue d’enquêtes, de partage de réflexions, de récits qui explore les intersections entre sphères dites privées ou intimes (famille, enfance, souvenirs, habitat, corps, sexualité...) et phénomènes qui cherchent à faire système (État, industrie, travail, colonialisme, rapports de genre...) - partant du principe que les formes de domination et d’injustice se nourrissent, se pérennisent, se révèlent souvent dans ces plis.

    Panthère Première, c’est une revue généraliste taillant la part belle à l’image, friande de formats courts, jouant avec les registres narratifs (bande-dessinée, témoignage, fiction...) et comportant un dossier thématique, différent à chaque numéro.

    Comment s’organise Panthère Première ?

    Panthère Première, c’est aussi un collectif d’édition exclusivement constitué de femmes investies dans des activités de recherche, d’écriture, de création, dont la plupart anime (ou a animé) d’autres médias indépendants (Revue Z,Jef Klak, CQFD, L’An 02, Art’Pi !, Article 11, Tada...).

    ...

    Dans le premier Panthère Première ?

    Dans le premier numéro, on suivra des contrebandières dans les ressacs de la chute du bloc soviétique, on se plongera dans les minutes haletantes d’un procès inquisitorial, on pénétrera dans l’intimité joliment érotique d’une famille ariégeoise au XIXème siècle, on s’interrogera sur la caractère subversif de la démence sénile, on disséquera la fabrique des langages hors-normes, on accompagnera des prostituées chinoises dans le dédale institutionnel, on mangera des broussailles par la racine, on sortira des marins du grand bleu et de l’oubli, on reviendra sur les témoignages des récents massacres mexicains, on convoquera des artistes issu.es des diasporas de l’ex-Empire britannique, on s’attardera sur l’Iran des années 1980...

    L’équipe de Panthère Première (Clara Alloing, Jeanne Bally, Marie-Noëlle Battaglia, Norah Benarrosh-Orsoni, Adèle Blazquez, Mathilde Blézat, Denia Chebli, Judith Chouraqui, Claire Feasson, Lucie Gerber, Laurène Le Cozanet, Sharmila Naudou, Claire Richard, Aël Théry, Delphine Thibon, Annabela Tournon, Aude Vidal (@aude_v), Julia Zortea).

    #revue #financement_participatif

    https://seenthis.net/messages/590850 via odilon


  • L’application #Seenthis_Export pour iPhone et iPad est disponible !
    https://itunes.apple.com/fr/app/seenthis-export/id1227247531

    Il s’agit d’une extension pour Safari, qui grosso modo remplace le bookmarklet que l’on utilise sur ordinateur de bureau. La « app » elle-même contient un mode d’emploi pas-à-pas : tout l’intérêt est d’ajouter un bouton de partage « Seenthis » dans le bouton « Partage » depuis Safari.

    Le mode d’emploi est également dispo sur cette page :
    http://www.orientpalms.com:8080/demo/spip.php?rubrique8

    (1) Sélectionnez l’extrait de texte que vous souhaitez citer sur Seenthis
    http://www.orientpalms.com:8080/demo/IMG/png/partage-1.png

    (2) Faites apparaître et cliquez sur le bouton Partager de Safari.
    http://www.orientpalms.com:8080/demo/IMG/png/partage-2.png

    (3) Dans le menu qui apparaît, cliquez sur l’icône de Seenthis.
    http://www.orientpalms.com:8080/demo/IMG/png/partage-3.png

    (4) La page du site Seenthis.net apparaît. Si vous êtes déjà identifié, le formulaire est pré-rempli : il vous reste à ajouter votre propre commentaire et à poster votre message.
    http://www.orientpalms.com:8080/demo/IMG/png/partage-4.png

    https://seenthis.net/messages/590743 via Seenthis




  • #Aaronswartz
    J’animerai une projection-débat, en compagnie d’Olivier Chambon a.ka.Babozor (la grotte du barbu) autour de The Internet’s Own Boy, the story of Aaron Swartz de Brian Knappenberger à Grenoble le vendredi 21 avril à 20:00 au Magasin des Horizons (Magasin-Cnac - Site Bouchayer-Viallet 8 esplanade Andry-Farcy). On parlera accès au savoir, de droit d’auteur, de libertés individuelles et... guess what des internet.
    Entrée gratuite sur réservation : reservation@magasin-cnac.org (nombre de places limitées).
    http://fr.web.img3.acsta.net/c_215_290/pictures/14/04/23/14/16/248879.jpg
    #shameless_autopromo #welcome #faitessuivrelinfo

    https://seenthis.net/messages/589073 via Supergéante


  • Color Is a Dance Between Your Brain and the World - Facts So Romantic
    http://nautil.us/blog/color-is-a-dance-between-your-brain-and-the-world

    http://static.nautil.us/12159_e58478453181d060df81288ac2012452.jpg

    Since our experience of color is mediated by neurobiological processes, there’s been a tendency in the philosophy of color to argue that color—rather than being a property or feature of an object—is actually an illusion.Photograph by Nick Quaranto / FlickrWhen Robbert Dijkgraaf was a little boy, growing up in the Netherlands, he’d play in his home attic after school, often with a friend. It was dark inside except for the light streaming in from one window. One time, they closed the shades so only a sliver of photons could pass through. Robbert, holding a prism to the beam, found that it was like “holding a rainbow in your hand.” The prism, as Newton had observed centuries before, divided the white light, by refraction, into its constituent colors. The magic of that moment inspired him to (...)

    https://seenthis.net/messages/590412 via nautilus [RSS]


  • Machine Learning & Big Data : des dangers pour les logiciels libres ?, par Vincent Jousse
    http://vincent.jousse.org/blog/les-dangers-du-big-data-pour-les-logiciels-libres
    http://vincent.jousse.org/images/schema_dev_opensource_donnees.png

    le nerf de la guerre, c’est maintenant les données. C’est très vrai pour les entreprises, ça l’est encore plus pour le monde du #logiciel_libre. Les entreprises peuvent mettre les moyens, le monde du logiciel libre beaucoup moins. (…)

    Peut-être pourrions-nous créer ce que Framasoft est pour le #logiciel, mais pour les #données : une association/organisation qui s’assure que le monde du libre propose une alternative aux géants qui ont l’argent pour avoir des données à ne plus savoir qu’en faire. Aller plus loin que ce qui se fait sur l’#OpenData en France actuellement en créant de la donnée à destination des systèmes d’#apprentissage_automatique.

    #machine_learning #copyright

    https://seenthis.net/messages/590405 via Fil


  • ‘First protest in space’ targets Trump with an astronaut’s famous words - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/news/speaking-of-science/wp/2017/04/14/first-protest-in-space-targets-trump-with-an-astronauts-famous-words/?tid=sm_tw
    https://images.washingtonpost.com/?url=http://img.washingtonpost.com/news/speaking-of-science/wp-content/uploads/sites/36/2017/04/protest-space.jpg&w=1484&op=resize&opt=1&filter=antialias

    The tweet was quoting Apollo 14 astronaut Edgar Mitchell, the sixth person to walk on the moon. He famously said of viewing Earth from space: “You want to grab a politician by the scruff of the neck and drag him a quarter of a million miles out and say, ’Look at that, you son of a bitch.’ ” This quote has been cited as an example of the overview effect, a perspective shift toward global unity and conservation reported by astronauts struck by the planet’s fragility.

    https://seenthis.net/messages/589907 via Aude



  • http://www.desordre.net/photographie/numerique/vanites/700/198.jpg

    http://www.desordre.net/bloc/ursula/2017/sons/haden-blackwell-cherry.mp3

    (ouh la comment je sens que je vais me faire engueuler par @intempestive et @reka sur ce coup-là)

    (Il est possible de lire cette chronique depuis cette adresse http://www.desordre.net/bloc/ursula/2017/index_194.htm laquelle donne accès aux nombreux liens hypertextes qui l’émaillent)

    J – 8 : Fin.

    Oui, je sais il y a rupture, je ne vais pas jusqu’au bout. Je n’irai pas jusqu’au bout. Et je reconnais mon échec. A vrai dire cet échec, si c’en est un, est le cadet de mes soucis.

    Il y a une chose que je veux faire désormais, apprendre à boucler, à écrire le mot Fin quand c’est effectivement la fin. Ne pas laisser les projets ouverts, non finis.

    Ca a l’air de me prendre comme ça. En fait pas du tout. Celles et ceux qui lisent entre les lignes, se sont sans doute rendus compte qu’en filigrane de Qui ça ? grandissait une histoire d’amour, j’ai tenté d’être le plus pudique et allusif possible (en gardant notamment des tas de pages secrètes, et les garder pour plus tard, peut-être, si Qui ça ? un jour devenait, par exemple, un livre en papier, au train où vont les choses dans le milieu de l’édition, il y aurait prescription quand cela sortirait), mais j’ai, malgré tout, produit quelques allusions pour la justesse de l’éclairage qu’elles apportaient — je n’aurais pas voulu que l’on me trouve anormalement bienveillant dans une chronique sans raison, il faut croire. Cette histoire d’amour vient de connaître une fin cassante qui me laisse sans force. Sans force comme on l’est au terme d’une nuit sans sommeil, nuit pendant laquelle j’ai eu peur et froid, nuit pendant laquelle il m’est arrivé de sangloter comme un enfant, une nuit de faille

    Il importe désormais que je me retranche.

    Le but plus ou moins avoué et plus ou moins annoncé de Qui ça ? était de tenir le journal d’une indifférence militante à la mascarade électorale en cours, je m’étais donné comme but d’en ignorer le plus possible, de systématiquement regarder ailleurs, un peu comme on se coupe par exemple de la télévision et tout d’un coup on se rend compte que l’on pense différemment sans le bruit de fond de la télévision justement, qui est tout sauf anodin — personnellement des décennies que je suis coupé de ce bruit de fond au point de de me demander si j’y ai vraiment été exposé. Ce but est atteint, mon indifférence est complète, pour le coup cette indifférence non feinte et complète est une victoire. Une victoire éclatante mais une victoire à la Pyrrhus. J’y laisse des plumes, c’est certain.

    Entre autres choses je réalise qu’en mettant un point final à Qui ça ? je mets également une manière de point final au cycle des Ursula . Et, est-que ce cycle des Ursula n’est pas aussi le dernier chapitre de Désordre . Entendons-nous bien. Désordre est un projet ouvert et sans bords et il apparaît donc assez vain d’y chercher ou d’y trouver une fin. Il y a bien une première page, et elle n’est pas jojo, il faut bien le dire, mais c’est la première, il y a une fausse dernière page aussi (voulue ironique), dont je sais où elle se trouve dans l’arborescence du Désordre , mais je n’ai plus aucune idée du chemin initial qui y mène, mais on comprend bien que ni cette première page, désormais uniquement accessible depuis la page historique du Désordre , ni cette fausse dernière page peuvent constituer des bords, des fins, ou même un début.

    En 2009, lorsque j’animais un stage de construction de sites Internet à l’école du Documentaire à Lussas, un stagiaire, Frédéric Rumeau pour ne pas le nommer, a eu cette question, le jour où je présentais le site et, comme me l’avait demandé Pierre Hanau, d’en donner à voir les ressorts de narration, Frédéric donc, m’avait posé cette question, mais pourquoi est que ce projet est sans fin, est-ce que vous ne pourriez pas, comme on fait avec un film, le terminer et en commencer un autre ? C’était une putain de question et elle ne m’a plus quitté depuis. Parfois cette question se rapprochait de moi avec beaucoup de prégnance, d’insistance même. Par exemple, début 2014, quand j’ai décidé de tenter une première grande expérience d’Ursula (un autre projet issu des stages de Lussas), certes je l’ai développée à l’intérieur du Désordre, pour commencer, mais dans mon idée, une fois que cette dernière aurait une forme satisfaisante, aboutie, je la déplacerai, et c’est pour cette raison d’ailleurs que ce soit le seul endroit du Désordre où il y a de nombreux fichiers doublons, notamment sonores, parce que je voulais pouvoir exporter Ursula hors du Désordre en un www.ursula.net qui n’a jamais vu le jour en tant que tel. Après six mois de développement en secret de ce projet, je me suis rendu compte que cela n’avait pas de sens qu’ Ursula était bien la fille du Désordre et que cela permettait même de donner une épaisseur supplémentaire au Désordre , d’autant qu’ Ursula commençait elle-même à produire des petits, notamment Le Jour des Innocents , le journal de Février , Arthrose , et donc Qui ça ? il était donc temps de réintégrer la fille prodigue du Désordre dans le désordre.

    Il existe plusieurs formes Ursula , l’initiale qui est assez roots , mais dont le principe est sain et bon, développé à la demande de Pierre Hanau pour Lussas. Puis il y a la première vraie Ursula , celle alimentée pendant toute l’année 2014, ses bouquets, son premier vrai enfant, Le Jour des Innocents qui est sans doute l’une des réalisations du Désordre dont je suis le plus fier et qui m’aura permis de passer le cap des 50 ans dans une manière de joie solaire, je sais on ne dirait pas sur la photographie.

    Février est la suite quasi naturelle, inscrite dans une logique de flux notamment d’images qu’il était presque inhumain, sans exagération de ma part, de tenir pour un seul homme, d’ailleurs le matériel a cédé un peu avant moi, l’appareil-photo, épuisé, au bout de presque 300.000 vues, chez le vétérinaire, ils n’en revenaient pas, ils n’avaient jamais vu un D300 usé jusqu’à la corde de cette manière, puis l’enregistreur, personne ne m’ayant prévenu qu’un tel appareil — pourtant vendu avec sa coque protectrice, j’aurais du me douter —, n’avait pas la robustesse d’un appareil-photo et ne devait en aucun cas être trimballé dans ma besace avec aussi peu de soin. Puis ce fut l’appareil-photo qui faisait office de caméra, lui n’a pas résisté à mon empressement lors de la réalisation d’une séquence de time lapse truquée, l’eau dont j’avais les mains pleines dans cette réalisation a pénétré le boitier, c’est désormais un ex-appareil-photo. Guy, mon ordinateur s’appelle Guy, a lui aussi manqué de lâcher, trop souvent soumis à des traitements en masse d’images et à des calculs de séquence vidéo qui n’étaient plus de son âge, il a manqué d’y passer, désormais il est à la retraite comme les vieux chevaux, je ne monte plus dessus mais on se promène encore ensemble.

    Bien sûr j’ai fini par racheter un appareil-photo tant il m’apparaissait inconcevable de n’en pas disposer d’un, ne serait-ce que pour photographier l’enfance autour de moi, leur laisser ce témoignage, mais il est étonnant de constater comment la frénésie dans laquelle j’avais été conduit avec la tenue du journal de Février a laissé le pas à un recul sans doute sain. Le seul petit flux que j’ai laissé ouvert est finalement celui de l’arbre du Bois de Vincennes, et sans doute que je continuerai avec l’entrée du hameau dans les Cévennes. Mais cette espèce de sauvegarde du réel, du quotidien, c’est comme si j’avais, enfin, compris, d’une part, sa vacuité, son impossibilité et même l’épuisement de soi qui se tramait derrière. Quand je pense qu’il m’arrive désormais de faire des photographies avec mon téléphone de poche !

    Ces deux dernières années, j’ai surtout passé beaucoup de temps à écrire. J’ai fini par reprendre Raffut qui était en jachère, sa première partie presque entièrement écrite, que j’ai achevée en un rien de temps et, dans la foulée, j’ai écrit la seconde partie. Quasiment au moment même où je mettais un point final à Raffut , sont survenus les attentats du 13 novembre 2015 dont j’ai réchappé miraculeusement en n’allant finalement pas dîner au Petit Cambodge . Le vertige que cela m’a donné, je l’ai soigné en écrivant Arthrose en un peu moins d’un mois et demi, j’y étais attelé tous les soirs jusque tard, j’avais commencé par en écrire le début de chaque partie ou presque et je faisais mon possible pour rédiger ces parties ouvertes en faisant appel à des souvenirs et des sensations encore tout frais. Ces deux rédactions coup sur coup ont lancé une dynamique, ont creusé un sillon, et je me suis lancé dans la réécriture d’ Une Fuite en Egypte avec l’aide précieuse de Sarah, puis de J. , puis de Je ne me souviens plus , puis, la première page de Punaises ! , les cinquante premières pages des Salauds , et au printemps j’entamais Elever des chèvres en Ardèche , sur lequel je continue de travailler encore un peu mais l’essentiel est là. Et il faudrait sans doute que je reprenne Portsmouth , et j’ai seulement brouilloné le début de La Passagère — je me lance courageusement dans la science fiction féministe.

    En septembre j’ai eu l’idée de Qui ça ?

    Arthrose j’avais décidé dès le début que ce serait un récit hypertexte ce que j’ai finalement réussi à faire, cela aura été du travail, mais un travail dont je me suis toujours demandé si quiconque en avait pensé quoi que ce soit, en tout on ne m’en a rien dit.

    Avec Qui ça ? , j’ai eu l’idée de faire vivre le texte en cours d’écriture sur seenthis , en même temps que j’expérimentais avec une nouvelle forme Ursula . Mais même pour les parties de Qui ça ? qui demandaient un peu de travail avec les images ou encore les mini sites qui le composaient de l’intérieur, j’ai senti que mon enthousiasme était moindre. J’ai eu un regain d’intérêt quand j’ai eu l’idée de faire en sorte que les différentes Ursula soient imbriquées les unes dans les autres, mais une fois réalisé (et cela n’a pas pris plus d’une heure), le plaisir était comme envolé, une fois que mon idée a été entièrement testée.

    Finalement elle est là la question, c’est celle du plaisir, de mon bon plaisir (et de mon propre étonnement parfois) quand je travaille dans le garage. Et le plaisir ces derniers temps était ailleurs, plus du tout dans le brassage de milliers de fichiers, surtout des images, au point qu’à force d’être laborieux et de peu jouir finalement, j’ai fini par me tarir. Pour le moment, je ne vois plus comment je pourrais encore secouer le Désordre , lui faire faire je ne sais quelle mue, je ne sais quelle danse, il faut dire aussi qu’à l’image du taulier, l’objet est un danseur lourd, 300.000 fichiers tout de même. Et puis je vois bien aussi que mes manières de faire ont vécu, qu’elles ne sont plus du tout comprises de la plupart des visiteurs qui doivent rapidement se décourager à l’idée de devoir manier ascenseurs, chercher les parties cliquables des images, naviguer, bref tout un ensemble de gestes qui ne sont plus attendus, qui sont entièrement passés de mode et avec eux ce qui relevait du récit interactif, peut-être pas, disons du récit hypertexte.

    Il faut que je me régénère, que je trouve de nouvelles idées. Si possibles compatibles avec les nouveaux usages. Ce n’est pas gagné.

    Paradoxalement avec la sortie d’ Une Fuite en Egypte en livre papier, le format du livre m’est apparu comme un havre, une retraite bien méritée en somme. En écrivant des livres, je n’ai plus besoin d’un ou deux ordinateurs connectés à un scanner, à une imprimante, avec une carte-son digne de ce nom, un lecteur de CD et DVD pour extraire des morceaux de musique et des bouts de films, des disques durs et des disques durs dans lesquels déverser des milliers d’images, des centaines de milliers d’images en fait, des logiciels pour traiter en nombre ces images, les animer éventuellement, les monter et, in fine, un programme également pour écrire le récit hypertexte qui reprend en compte toute cette matière première et la mettre en ligne. Une montagne, en comparaison d’un petit ordinateur de genou, simplement muni d’un sommaire traitement de texte et des fichiers, un par texte en cours, que je m’envoie par mail de telle sorte de pouvoir les travailler d’un peu partout, y compris depuis le bureau.

    Or je me demande si après dix-sept années de Désordre , je n’aspire pas un peu à la simplicité. Me recentrer, me retrancher. Par exemple, j’ai l’intuition que cela pourrait me faire du bien à la tête de ne pas avoir à mémoriser, et faute de pouvoir le faire, de devoir chercher mes petits dans cet amas de fichiers, de répertoires, de sous-répertoires et d’arborescences foisonnantes. En revanche je sais aussi très bien que si je retire mes doigts de la prise, il n’est pas garanti que je sois de nouveau en capacité dans quelques mois, dans quelques années de m’y remettre, le Désordre c’est un vaisseau pas facile à manier dans une rade, faut toujours avoir en tête ses dimensions et ses proportions et se rappeler des endroits où sont stockés objets et commandes — et je ne peux plus compter sur l’hypermnésie qui était la mienne il y a encore une dizaine d’années, ma mémoire du court terme a été sérieusement érodée par des années d’apnées nocturnes.

    Les prochains temps, je vais continuer le chantier en cours qui consiste surtout à reprendre toutes les pages qui contiennent un fichier sonore ou vidéo (et elles sont assez nombreuses, bordel de merde) pour les mettre dans un standard universel et qui le restera j’espère plus de six mois. Il y a aussi quelques chantiers de peinture ici ou là que j’ai pu laisser en l’état pendant ces dernières années en me promettant d’y revenir, j’ai gardé une liste de trucs à revoir. Je pourrais, j’imagine, de temps à autre penser à une petite série d’images, mais il ne sera plus question de remuer le site de fond en comble comme j’ai pu le faire les trois dernières années. De même je me garde le canal ouvert sur le Bloc-notes du Désordre et son fil RSS pour ce qui est de divers signalements — comme par exemple de vous dire que je vais présenter, lire et signer Une Fuite en Egypte , le mardi 16 mai à 19H30 à la librarie Mille Pages de Vincennes (174 Rue de Fontenay, 94300 Vincennes, métro Château de Vincennes) — mais qui pourrait dire que ce n’est pas la fin ? Ce que les joueurs de rugby appellent la petite mort , le jour où vous décidez que ce n’est plus de votre âge de mettre la tête où d’autres n’oseraient pas mettre les mains, le jour où l’on raccroche les crampons, le dernier match, le dernier placage, le dernier soutien, un sourire, des poignées de main et c’est fini.

    Il y aura au moins une chose que je regrette de n’avoir pas faite et que je ferai peut-être un jour, c’est le projet que j’avais intitulé Tuesday’s gone . Mais cela suppose un équipement dont je n’ai pas les moyens pour le moment — un scanner de négatifs haute définition —, et de partir à la recherche de mes archives américaines. Ne serait-ce que pour faire la sauvegarde de cette étrange partie de moi, la partie américaine, ses images, ses souvenirs, ses notes. Plus tard. Si j’en ai la force, l’envie. Je devrais sans doute déjà réserver le nom de domaine www.tuesdaysgone.net !

    Et au fait, à toutes celles et ceux auxquels j’ai demandé de s’arranger pour ne pas me faire partager les contours de la mascarade électorale en cours et de faire attention de me maintenir dans l’ignorance même du résultat final, vous êtes relevés de votre devoir, vous pouvez bien me le dire, ou pas, désormais je m’en fous royalement. Mais d’une force.

    Adieu A. C’était merveilleux de vous aimer et d’être aimé par vous, au point d’être à ce point douloureux ce matin, après cette nuit.

    Back to the trees.

    Merci à mes amis, tellement chers, qui m’ont soutenu pendant cette semaine de précipice, J., Sarah, Martin et Isa, Jacky, Valérie, Clémence, Daniel, Laurence, ça va, je vais remonter la pente, je remonte toutes les pentes jusqu’à la dernière chute.

    FIN (possible) du Désordre .

    Le Désordre reste en ligne, je rétablis même sa page d’accueil avec le pêle-mêle qui est finalement sa page index naturelle.

    #qui_ca

    https://seenthis.net/messages/590119 via Philippe De Jonckheere


  • Publication du sondage sur l’opinion arabe 2016 :
    http://arabcenterdc.org/survey/arab-opinion-index-2016

    Il y a quelques éléments qui me semblent contredire le discours majoritaire sur le monde arabe en France…

    59% des personnes interrogées considèrent que la France représente une menace pour la stabilité du monde arabe (Wait ? What ?)

    – 77% des personnes interrogées considèrent que les Arabes forment une seule nation.

    – 89% ont une opinion négative (80% très négative) d’ISIS

    – il y a de nombreux résultats qui me semblent quasiment inexploitables, parce qu’il sont présentés sous forme de réponses exclusives, avec un résultat total de 100%, alors qu’il me semble clair que plusieurs réponses devraient pouvoir être données en même temps (de manière grotesque, par exemple, la question sur la nature de la démocratie, dont toutes les entrées sont valables, mais qui sont présentées comme si chaque personne n’avait pu en retenir qu’une).

    Du coup, les questions finales concernant ISIS ne sont pas très intéressantes :
    – 29% pensent qu’ISIS est le produit de conflits et de forces internes à la région,
    – 59% pensent qu’ISIS est le produit d’interventions étrangères
    (Alors que, si on discute avec n’importe qui dans la région, on aura largement l’idée que les deux propositions sont certainement vraies.)

    De la même façon :
    – 43% pensent qu’ISIS est le produit de l’extrémisme religieux au Moyen Orient
    – 35% pensent qu’ISIS est le produit des politiques des régimes arabes.
    (Même remarque. Malgré cela, ce résultat n’est pas anodin à mon avis.)

    – curieusement, le Liban et la Tunisie sont les deux pays dont les répondants ont la pire image des conditions politiques (90% des Libanais pensent que la situation politique dans leur pays est mauvaise ou très mauvaise, et la Tunisie n’est pas loin) ; alors que 83% des Séoudiens considèrent la situation politique dans leur pays comme bonne ou très bonne.

    – et à nouveau le Liban hors-normes, avec environ 70% des répondants qui pensent que la situation économique dans leur pays est très mauvaise (les pays suivants sont l’Iraq, la Palestine et la Tunisie, où ce taux de réponses en « très mauvaise » est autour de 40%). Le Liban est aussi le pays avec une quasi-unanimité (nettement plus de 90%) à considérer la situation économique comme mauvaise ou très mauvaise (avec derrière, l’Iraq à 90%).

    – 68% des répondants se tiendraient informés par la télévision, 13% via l’internet, 6% par la radio et 6% par les journaux (à nouveau : il semble que ces réponses soient exclusives l’une de l’autre, ce qui est sans doute idiot). Les Libanais se caractérisent en disant s’informer à 89% par la télévision.

    – 66% des répondants utilisent l’internet ; et parmi eux 82% ont un compte Facebook, 33% un compte Twitter ; 70% des utilisateurs de réseaux sociaux déclarent les utiliser pour obtenir leurs informations politiques.

    – 73% des répondants pensent qu’aucune autorité religieuse ne peut déclarer les membres des autres religions comme infidèles. 89% des Libanais et 82% des Tunisiens. 73% des personnes interrogées ne sont pas d’accord avec l’idée que les personnes non religieuses seraient forcément « de mauvaises personnes ». 74% disent que les gouvernements n’ont pas le droit d’utiliser la religion pour obtenir le soutien à leurs politiques.

    https://seenthis.net/messages/590067 via Nidal


  • [uZine 3] Manifeste du Web indépendant
    http://www.uzine.net/article60.html

    Pourtant le Web indépendant et contributif est menacé ; menacé par la fuite en avant technologique qui rend la création de sites de plus en plus complexe et chère, par l’écrasante puissance publicitaire du Web marchand, et bientôt par les accès dissymétriques, les Network Computers, les réseaux privés, le broadcasting, destinés à cantonner le citoyen au seul rôle de consommateur.

    hi hi ! pas vu venir le wordpress et le web 2.0 les petits jeunes ;-) bon en 1997, c’était pas facile !

    https://seenthis.net/messages/9273 via Girafe