7h37

La sélection de Seenthis, maison-mère du Zinc. Une minute plus tard.

  • Le “tournant social” d’Emmanuel Macron tourne en rond face aux Gilets jaunes | Samuel Gontier
    https://www.telerama.fr/television/le-tournant-social-demmanuel-macron-tourne-en-rond-face-aux-gilets-jaunes,n

    De TF1 à France 2 en passant par BFMTV, les éditorialistes ont assuré le service après-vente des annonces faites par Emmanuel Macron à la télévision. Au besoin, en répandant de fausses nouvelles… Source : Ma vie au poste

    https://seenthis.net/messages/743313 via Rezo


  • Un « principe d’innovation » porté par l’industrie chimique pourrait entrer dans le droit européen
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/12/10/un-principe-d-innovation-porte-par-l-industrie-chimique-pourrait-entrer-dans
    https://img.lemde.fr/2018/12/10/0/0/2138/1394/688/0/60/0/3640239_6rJY6xyLcpnYdPdfIeJJCrOf.jpg

    Instaurer un « principe d’innovation ». L’idée sonne comme une belle promesse, innocente comme le bon sens. Elle pourrait pourtant gravement saper la protection de l’environnement et de la santé publique. Car ce concept qui s’apprête à faire une entrée officielle dans la législation européenne n’a pas été élaboré par des responsables publics. Il a été imaginé par des industriels soumis à des réglementations très strictes : tabac, pesticides, substances chimiques ou pétrole.

    Ce « #principe_d’innovation » figure en effet en préambule du texte établissant le prochain programme de recherche de l’UE qui distribuera près de 100 milliards d’euros en six ans. Appelé « Horizon Europe », il doit être discuté et mis au vote mercredi 12 décembre au Parlement européen en séance plénière. Que dit ce « principe » ? En des termes très généraux, que « l’impact sur l’#innovation devrait être pleinement évalué et pris en compte » à l’occasion de chaque initiative législative.

    « Aucune personne sensée ne pourrait s’y opposer. C’est le génie de cette opération de lobbying », décrypte Kathleen Garnett, une chercheuse indépendante, coauteure d’un article sur le sujet dans une revue académique de droit. Mais ce que ce concept, flou et consensuel en apparence, cible en réalité, explique-t-elle, ce sont les réglementations environnementales de l’UE, et en particulier celles qui encadrent l’usage des produits chimiques – comme le règlement Reach –, des #pesticides, des #OGM ou encore des nano et biotechnologies. Intégré à la loi, le « principe d’innovation » permettrait de faire contrepoids à ce que ces industriels estiment être un obstacle majeur à leurs affaires : le principe de précaution.

    et #paywall

    https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/17579961.2018.1455023?journalCode=rlit20

    https://seenthis.net/messages/743218 via odilon


  • Les directions syndicales répondent à l’appel de Macron pour maintenir l’ordre contre les gilets jaunes

    Une journée. Il n’a pas fallu une journée à Macron pour discipliner les directions syndicales. En échange du sacro-saint « dialogue social », la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l’UNSA, la FSU, ont répondu à l’appel à l’union sacrée du gouvernement visant à maintenir l’ordre contre les gilets jaunes qui font aujourd’hui trembler les classes dominantes.

    http://www.revolutionpermanente.fr/Les-directions-syndicales-repondent-a-l-appel-de-Macron-pour-ma

    #Macron #syndicats #dialogue_social #CFDT #CGT #FO #giletsjaunes #gilets_jaunes

    https://seenthis.net/messages/741895 via kaparia

    • Solidaires ne s’est pas associé à cette tentative d’ enterrement de 1ère classe... Son communiqué du 6 décembre au sortir de la réunion est sans équivoque. C’est dommage de ne pas le mentionner


  • (16) Face aux lycéens, des policiers sans expérience de maintien de l’ordre - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2018/12/11/face-aux-lyceens-des-policiers-sans-experience-de-maintien-de-l-ordre_169
    https://medias.liberation.fr/photo/1179525-manifestation-lyceenne-entre-stalingrad-et-republique.jpg?modified_at=1544559516&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    Des scènes devenues banales. Pratiquement lors de chaque mobilisation lycéenne, l’intervention des forces de l’ordre est sujette à critique et controverse. Avec une mécanique classique : un blocage de lycée, des élèves rassemblés devant, des heurts d’intensité variable et une réponse policière parfois disproportionnée. Puis ce sont des vidéos virales qui attestent de dérives et mobilisent l’opinion publique.

    Jeudi dernier, à Mantes-la-Jolie et dans toute la France, 700 lycéens ont été interpellés. Un lycéen d’un établissement huppé de Saint-Cloud raconte la même montée en tension lors de l’intervention de la police devant son lycée : « Les policiers ont envoyé du gaz lacrymogène un peu au hasard alors que c’était un blocus sans violence. Ça a attisé la haine des lycéens et créé une guerre de positions. » Selon lui, la situation s’est aggravée dans les jours qui ont suivi. « Lundi, ils ont interpellé un élève en se jetant à plusieurs dessus et l’un des policiers hurlait qu’ils allaient le tuer », assure-t-il encore sous le choc. Un exemple parmi tant d’autres des tensions de ces derniers jours.

    Non formés

    Si ces situations ne sont évidemment pas systématiques, elles s’expliquent, notamment, par le profil des policiers envoyés au contact des élèves. Avant l’affaire de Mantes-la-Jolie, le 6 décembre, les événements survenus au lycée Henri-Bergson, à Paris en mars 2016 lors de la mobilisation contre la loi travail, l’avaient parfaitement illustré. Deux policiers du commissariat du XIXe arrondissement ont été condamnés à des peines de prison avec sursis pour des coups portés à plusieurs lycéens. L’un d’eux avait, dans le cadre de l’enquête, évoqué sa totale inexpérience de ce genre de situation. Agent de police administrative, il était chargé ce jour-là d’établir des « physionomies ». Sa fiche de poste comprenait une consigne claire : « Eviter tout contact avec les manifestants. » Lui et une quinzaine de policiers, mal équipés, avaient pourtant tenté de disperser la foule et d’interpeller des lycéens. Une vidéo où un policier porte un violent coup au visage d’un élève, aura été vue plus de 2 millions de fois en quelques jours.

    Contrairement à l’encadrement des manifestations, ce ne sont pas des unités de forces mobiles - #CRS et #gendarmes mobiles - qui interviennent devant les établissements scolaires. « Pour ce genre d’événement, c’est l’unité disponible au moment où ça se passe qui intervient, donc la sécurité publique. Ils sont les premiers à arriver sur les lieux et les premiers à gérer. Ils ont la possibilité d’appeler en renfort des unités de forces mobiles, mais il n’y en a pas toujours de disponible », analyse un colonel de gendarmerie. A Mantes-la-Jolie, jeudi dernier, ce sont plusieurs policiers d’unités différentes de proximité qui sont intervenus, peu nombreux et non formés au maintien de l’ordre, un savoir-faire bien à part dans la police et la gendarmerie.
    Mâchoire

    Une autre donnée a alourdi les conséquences des interventions de la police devant les lycées : l’arrivée depuis une dizaine d’années des armes dites « intermédiaires ». La semaine dernière, au moins quatre lycéens ont été touchés au visage par des tirs de lanceurs de balles en caoutchouc (armes de type « #FlashBall »). L’un d’eux aurait perdu un œil, les autres ont été touchés gravement à la mâchoire. En 2010, c’est aussi un lycéen qui avait été l’une des premières victimes de cette arme, alors nouvellement utilisée à l’occasion de mobilisations sociales.

    #Maintien_de_l'ordre #police #manifestations #lycées

    https://seenthis.net/messages/743318 via Davduf


  • Ces souffrances, je les ressens profondément et je veux que tous les Français sachent bien que leur adoucissement est l’objet constant de mes pensées.

    Je veux qu’ils sachent aussi que je comprends leur impatience, leur exaspération même devant l’insuffisance trop fréquente des remèdes apportés à leurs maux.

    Philippe Pétain, 13 août 1940

    Et, pour ajouter aux malheurs du temps, le site maréchal-petain.com, où l’on pouvait trouver ces fortes paroles compassionnelles est à vendre ($499, le nom de domaine est enregistré à Osaka…) je me vois donc contraint de recopier à partir de mon exemplaire du recueil de ses discours…
    https://dl.dropbox.com/s/t5wrq51b4aj5rzf/20181212_marechal_petain.png

    EDIT (pour référence ultérieure)
    les messages jusqu’à celui du 12/08/1941 (et donc, la reprise exacte (mais commentée) du recueil), manquent les suivants, ici
    http://pages.livresdeguerre.net/pages/sujet.php?id=docddp&su=48

    https://seenthis.net/messages/743410 via Simplicissimus


  • Un brouillon de texte sur les gilets jaunes et l’écologie...

    Quelque chose du gilet jaune

    C’est bientôt Noël et c’est déjà l’overdose. Des pubs qui dégoulinent de rouge, des passant·es avec leurs gros sacs en papier remplis de cadeaux venus du cœur et d’usines où le travail est bon marché, des questions existentielles sur ce qu’on aimerait recevoir alors qu’il faut bien l’admettre, on n’a franchement besoin de rien… ou bien de tout. C’est la grande bouffe et il y a du monde à table. Des week-ends en avion dans une ville où on n’a personne à aller voir (à part un hôte AirBnB) aux changements d’équipement parce qu’un nouveau vient de sortir qui est tellement mieux (et pas parce que l’ancien ne marche plus), tout déborde.

    Et à côté de ça, les histoires de ces familles qui payent les activités de leurs enfants, vingt euros l’année grâce aux aides municipales, en trois fois sans frais ou de ce petit garçon qui raconte à ses copains de classe qu’hier il a dîné – parce que c’est pas tous les soirs que ça arrive.

    Je suis à peu près aussi en colère en écoutant ces histoires de misère sordide qu’en entendant des discours dans lesquelles elles sont censées représenter les fins de mois difficiles des 80 % que je croise dans les magasins en train de s’acheter des merdes (car même si une sortie en magasin me semble plus relever de la nécessité que du loisir, on m’y croise également). Depuis le mouvement des gilets jaunes, je suis sommée d’entendre des adultes sans enfant me tirer des larmes avec leur plein temps au Smic qu’ils doivent absolument compléter d’heures sup pour « [s’]en sortir » alors que notre mode de vie (le monsieur au Smic est tout près du revenu médian avec ses heures sup) est un désastre écologique et que j’ai passé quinze ans à promouvoir un mode de vie plus sobre, à m’organiser avec des gens dont beaucoup étaient aux minima sociaux pour vivre en coloc, manger bio, réparer nous-même nos vélos et ne pas avoir besoin d’autant que ce Smic, que ce soit pour libérer un peu de temps de cerveau disponible que pour penser autrement la vie dans cette société, de manière plus écologique, plus autonome et politiquement plus enthousiasmante. (Tout en acceptant les contraintes pas toujours agréables qui vont avec notre mode de vie.)

    Alors quand j’ai vu débarquer le mouvement des gilets jaunes, j’ai soufflé un bon coup. Les déçu·es du macronisme, il y a dix ans déjà déçu·es du sarkozysme (« travailler plus pour gagner plus » !) et à qui on n’allait pas la refaire, hein, prennent la rue pour défendre leur pouvoir d’économiser toute une année pour aller passer une semaine en club en Tunisie. Merde alors ! Pourquoi est-ce que mon ancien coloc David, fils d’ouvrier·es, vit correctement depuis des années avec son RSA alors que mon ancien coloc Nicolas, lui aussi fils d’ouvrier·es, a une pauvre vie avec ses plus de deux mille euros par mois ? Les yeux rivés sur le petit pavillon pour lequel il économise (et escroque ses colocs (1)), sur tous les objets de consommation qui lui passent devant les yeux (il a craqué l’an dernier pour un gros 4x4 BMW blanc qu’il a été contraint de revendre quelques mois plus tard), Nico pleurniche. Il a beau ne plus être au Smic, il transpire la frustration et le besoin de reconnaissance. Je doute que Nicolas soit sur les barricades, il croit encore pouvoir réussir seul, mais je l’imagine facilement sympathisant : il joue le jeu et c’est comme ça qu’il est récompensé ? Il a beau ne pas être le mec bien qu’il rêve d’être, il a, comme tout le monde, de bonnes raisons.

    Et ces raisons sont plus convaincantes que les arguments d’un gouvernement qui se fait passer pour le moteur de la « transition écologique » après avoir pleuré de joie lors de l’inauguration du plus grand porte-container de France, promu le car pour pauvres à la place d’un train écologique et attractif, gelé les aides aux paysan·nes qui ne pourrissent pas les nappes phréatiques, grassement subventionné l’industrie de l’extraction au cyanure en Guyane et j’en passe. (Non, je fais pas la liste, je me suis déjà assez fait chier en 2016 pour les camarades de CQFD avec le bilan écolo du précédent et ce sera à peu près la même chose.) Les discours (pro-)gouvernementaux qui mettent en scène l’écologisme de façade de la Macronie m’ont donné envie de revoir ma copie de bobo pauvre devant les perspectives ouvertes par les gilets jaunes.

    D’abord, depuis quinze ans que je bouffe bio, le seul truc qui s’est passé, c’est que c’est devenu un marché plus attractif pour la grande distribution et l’industrie agro-alimentaire. La première ouvre des magasins bio à tous les coins de rue un peu « bien fréquentés » pour fourguer les merdes industrielles que la deuxième nous vend sous l’étiquette rassurante de vrai bio pas industriel qu’elle rachète à des petits producteurs bien connus. Ça n’a servi à rien, d’être consom’actrice et de promouvoir tout ça – sauf à bien bouffer. Et bien bouffer, ça n’a jamais aidé à bien penser, que ce soit après une bonne soupe au potimarron ou après un gros Noël écœurant au foie gras qui pique un peu mais au moins il y en a plein.

    Entre les familles qui sont à vingt euros près et les Nicolas qui galèrent avec deux mille euros mensuels, il y a un monde. Mais entre eux et les bien-pensants qui refusent de comprendre leurs contraintes, il y a peut-être un fossé encore plus grand. Ces contraintes, elles sont de plusieurs ordres mais elles ont en commun de faire des vies pauvres. Les dépenses contraintes (2), justement, font diminuer le revenu disponible. La course à la métropolisation fait grimper en flèche les loyers des villes où on a une chance de trouver du boulot tandis que les autres deviennent d’abordables déserts dotés de services publics encore plus dégradés. Et je vais consacrer un petit développement à une autre de ces contraintes, qui a justement été au centre du débat : la bagnole. (Sans amour excessif pour cet objet puisque la lutte contre la culture de la voiture est mon premier engagement politique et que sur mon vélo je subis presque tous les jours négligence coupable et parfois violence routière gratuite.)

    La dépendance à la bagnole est un trait regrettable des sociétés qui ont été riches et ont créé autour de la tonne de métal qui roule toute seule un monopole radical, c’est à dire une difficulté très forte à vivre sans, quand bien même on le voudrait, notamment parce que, tout le monde ou presque pouvant s’en payer une, les transports en commun sont tombés en déshérence partout où ce n’était pas embouteillé et les formes urbaines ont été adaptées pour devenir hostiles aux autres usages. Cette dépendance ne baisse pas et les budgets qu’elle pompe dans les ménages augmentent, sans rendre plus heureuses les personnes qui ont des bagnoles. La voiture dite « propre », qui semble être le seul argument écolo de la Macronie, est un bon prétexte pour envoyer à la casse une Seat de 1999 avec un contrôle technique toujours plus drastique alors qu’il est possible qu’en dix ans de modestes usages elle pollue moins qu’une Prius avant son premier kilomètre (3). Et cela fait deux ou trois décennies que nos brillants dirigeants, qui se flattent d’avoir une si longue vue, ne touchent pas à la fiscalité du diesel alors qu’on connaît sa nocivité et que plus les ménages sont pauvres, plus leurs investissements automobiles les engagent à long terme. Un terme dans lequel l’action politique, elle, semble incapable de s’inscrire. Une temporalité un peu décente qui donne au moins cinq ans – il en faudrait plus – aux personnes qui viennent d’acquérir un diesel en prenant comme repère les prix à la pompe en 2018. Moi aussi, je serais en rogne si je prenais la bagnole tous les jours, sans plaisir, pour mes obligations et sans véritable choix, si j’étais sommé·e de tirer la croissance avec mes dépenses automobiles et qu’en échange je me faisais traiter de seule responsable de l’état inquiétant dans lequel se trouve la planète.

    Certes, les ravages que l’économie inflige au climat, aux forêts tropicales ou aux sols prend comme prétexte les besoins des classes consommatrices. Des besoins dopés aux amphétamines publicitaires, aux efforts des départements de R&D qui s’emmerdent à trouver des trucs nouveaux à nous vendre et qui au fond ne servent qu’à concentrer les richesses. Les rêves des ménages sont toujours moins toxiques que l’activité économique que s’acharnent à défendre des dirigeants qui se payent ensuite des déclarations écologistes en pointant du doigt le consommateur final. Une écologie dévoyée est devenue le nouveau visage du mépris de classe et une nouvelle menace autoritaire. Ça suffirait presque à donner envie de se vautrer dans tout ce qu’on peut acheter, de se faire un beau Noël qui déborde de partout, de s’acheter la belle bagnole qui fait rêver. Être « rien », mais avoir. C’est le même mécanisme dans les autres classes qui n’ont pas la maîtrise de leur vie même si elles ont la ressource pas négligeable de pouvoir éditorialiser dessus. Et même si elles adoptent des manières de compenser (apparemment) plus immatérielles et plus sortables : le tourisme (4) et le loisir sont de nouvelles drogues qui nous font supporter d’habiter dans des métropoles saturées, de voir nos métiers et nos richesses collectives disparaître sous les politiques d’austérité, de voir les réflexes fascistes et racistes bridés par aucun « barrage démocratique » de la part des élites politiques de ce pays. Tout le monde se soigne comme il peut en compensant, à coups de distinction ou de distraction (et pas assez de révolution). Finalement, nous sommes nombreuses et nombreux à avoir quelque chose du gilet jaune.

    (1) Je remercie ici l’Atelier populaire d’urbanisme de Fives qui m’a permis de de faire valoir mon droit comme à tant d’autres de locataires démuni·es.
    (2) Loyer, énergie et toutes ces dépenses qui ne sont pas du « tiens, je vais m’offrir ça » mais qui font que la plupart des dépenses sont déjà fléchées, pré-dépensées.
    (3) J’exagère mais la part des nuisances écologiques à la fabrication ne cesse de croître et les voitures dites « propres » polluent plus que les autres avant leur premier kilomètre. Lire Airvore de Laurent Castaignède (Écosociété, Montréal, 2018) pour en savoir plus sur ce symbole du capitalisme verdi.
    (4) « Le tourisme est une industrie de la compensation : je souffre, je travaille toute l’année, donc je m’octroie ces quelques semaines de répit. » Rodolphe Christin dans CQFD n°167 de juillet-août 2018. Un mécanisme qu’il doit être possible de retrouver dans d’autres dimensions de nos vies, y compris les plus nobles…

    https://seenthis.net/messages/743316 via aude_v


  • Le gilet jaune interdit de vente en Égypte
    Valérie Cantié, France Inter, le 11 décembre 2018
    https://www.franceinter.fr/monde/le-gilet-jaune-interdit-de-vente-en-egypte

    Les autorités égyptiennes restreignent la vente de gilets jaunes par peur d’une envie de l’opposition de copier les « gilets jaunes » français.

    El-Sissi a récemment accusé la révolution de 2011 d’avoir entraîné son pays dans une crise à la fois économique et politique. Les manifestations sont sensées être interdites en Égypte et El-Sissi rappelle souvent que la dureté est nécessaire à la stabilité du pays. Depuis son arrivée au pouvoir, il n’y a pas eu de grande manifestation dans le pays malgré la crise.

    C’est cohérent avec cette autre « information » : Les frères musulmans seraient derrière les gilets jaunes, d’après une consultante Cnews
    https://www.youtube.com/watch?v=YxNvKR14zss

    #Gilets_Jaunes #France #Egypte

    https://seenthis.net/messages/743152 via Dror@sinehebdo


  • Identité et immigration : à quoi joue Emmanuel Macron ? - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2018/12/11/identite-et-immigration-a-quoi-joue-emmanuel-macron_1697271

    Les oreilles traînaient ailleurs. Du côté de ces acronymes synonymes de hausses ou de baisses de revenus, les smic, CSG et autres ISF… Pourtant, après une avalanche de formules alambiquées annonçant de vraies fausses mesures économiques, l’allocution présidentielle a dérivé vers un rivage qu’il avait jusqu’alors évité. En parallèle de « l’état d’urgence économique et social », Emmanuel Macron veut mettre « d’accord la Nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde ». Il faut « que nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter », a glissé le chef de l’Etat à la fin de son allocution, après avoir ajouté à la liste des « malaises » français la « laïcité bousculée ».

    L’incrédulité est d’autant plus grande que cette phrase – dans un discours où chaque mot était pesé au milligramme près sur la balance de la colère – est venue se glisser juste avant l’annonce, évasive, d’un « débat sans précédent » sur tous les « changements de fond » nécessaires pour le pays. Débat, laïcité, identité, immigration, affronter. L’association politiquement sulfureuse rappelle les grandes heures du sarkozysme, quand « l’identité nationale » était un concept logé dans un ministère en bonne et due forme. C’est la résurgence des « démons de l’ancien monde », s’alarme David Cormand, secrétaire général d’Europe Ecologie-les Verts.

    #racisme #clivage #nationalisme #EnMarcheVersLeFN

    https://seenthis.net/messages/743172 via mad meg


  • Identité et immigration : à quoi joue Emmanuel Macron ? - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2018/12/11/identite-et-immigration-a-quoi-joue-emmanuel-macron_1697271

    Les oreilles traînaient ailleurs. Du côté de ces acronymes synonymes de hausses ou de baisses de revenus, les smic, CSG et autres ISF… Pourtant, après une avalanche de formules alambiquées annonçant de vraies fausses mesures économiques, l’allocution présidentielle a dérivé vers un rivage qu’il avait jusqu’alors évité. En parallèle de « l’état d’urgence économique et social », Emmanuel Macron veut mettre « d’accord la Nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde ». Il faut « que nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter », a glissé le chef de l’Etat à la fin de son allocution, après avoir ajouté à la liste des « malaises » français la « laïcité bousculée ».

    L’incrédulité est d’autant plus grande que cette phrase – dans un discours où chaque mot était pesé au milligramme près sur la balance de la colère – est venue se glisser juste avant l’annonce, évasive, d’un « débat sans précédent » sur tous les « changements de fond » nécessaires pour le pays. Débat, laïcité, identité, immigration, affronter. L’association politiquement sulfureuse rappelle les grandes heures du sarkozysme, quand « l’identité nationale » était un concept logé dans un ministère en bonne et due forme. C’est la résurgence des « démons de l’ancien monde », s’alarme David Cormand, secrétaire général d’Europe Ecologie-les Verts.

    #racisme #clivage #nationalisme #EnMarcheVersLeFN

    https://seenthis.net/messages/743172 via mad meg


  • Centrafrique : Des gilets jaunes réclame la fin du Franc CFA et du système néocolonial de la France
    http://www.24jours.com/des-gilets-jaunes-reclame-la-fin-du-franc-cfa
    http://www.24jours.com/wp-content/uploads/2018/12/les-gillet-jaune-centrafriacain-825x489.jpg

    À Bangui, capitale de la République centrafricaine, un groupe de plus de 300 hommes vêtus d’un gilet jaune sur des motos sont allé dans la rue en criant pour la fin de la FCFA et du système néocolonial de la France. Cela vient après que le mouvement des gilet jaune en france ont revendiquent dans leur charte la fin du pillage de l’Afrique par la France

    #francafrique #giletsjaune #vive_internet

    https://seenthis.net/messages/743231 via GillesM


  • « #Gilets_jaunes » : une #enquête pionnière sur la « révolte des revenus modestes »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/12/11/gilets-jaunes-une-enquete-pionniere-sur-la-revolte-des-revenus-modestes_5395

    Une équipe de 70 #universitaires mobilisée
    Collectif d’universitaires, nous avons lancé, dès la fin du mois de novembre, une enquête de terrain pour comprendre le mouvement des « gilets jaunes ». Nous sommes allés les rencontrer dans différentes régions de France, dans les manifestations et sur les ronds-points. Nous livrons ici les premiers résultats sur les profils et les motivations qui apparaissent derrière les « gilets jaunes ».

    Le 21 octobre, Priscillia Ludosky crée une pétition en ligne « Pour une baisse des prix du carburant à la pompe ! ». Rapidement et massivement diffusée sur les réseaux sociaux, relayée par les médias, la pétition atteint 200 000 signataires en quelques jours, et plus de 1 million aujourd’hui.

    Une journée d’action est prévue le 17 novembre, avec pour mots d’ordre la baisse des taxes et du prix des carburants. Cette mobilisation est préparée de manière décentralisée et autonome par des groupes locaux et nationaux, qui s’organisent notamment sur la plate-forme Facebook. Le 17 novembre, ce sont plus de 280 000 personnes, vêtues d’un gilet jaune, qui participent à cette mobilisation dans la France entière, principalement à travers des actions de blocage des routes, au niveau des ronds-points ou péages. A Paris, une manifestation a lieu sur les Champs-Elysées et certains manifestants tentent de se rendre au palais de l’Elysée, avant d’être bloqués par la police. Dans les jours qui suivent cette journée de mobilisation, les blocages continuent et d’autres journées de manifestations sont lancées pour les samedis suivants.

    Au lendemain du 17 novembre, des chercheuses du Centre Emile-Durkheim (Bordeaux) lancent un appel à participation auprès de la communauté des chercheurs et chercheuses en science politique pour comprendre le mouvement. Le collectif compte aujourd’hui près de 70 personnes, qui sont des enseignants-chercheurs, des chercheurs au #CNRS et à l’#INRA, des docteurs sans poste, des étudiantes et étudiants. #Sociologues, #politistes et #géographes travaillent ensemble sur la base du volontariat.

    L’ampleur du mouvement et la rapidité avec laquelle il s’est constitué, en dehors des organisations syndicales et des partis, tout comme ses modes d’action et ses mots d’ordre interpellent. Qui sont les « gilets jaunes » ? Que souhaitent-ils ? Assiste-t-on à un renouvellement profond des modalités de la protestation et de la politique ? Faut-il y voir un retour de formes traditionnelles de révoltes populaires ? Comment un tel mouvement est-il susceptible d’évoluer dans le temps et comment comprendre sa portée ?

    166 #questionnaires analysés
    L’objectif de l’enquête « gilets jaunes » est de récolter des données pour saisir sociologiquement ce mouvement. Il s’agit de comprendre sa complexité, sa composition et son évolution, de recueillir les revendications de ses participants et participantes et de mesurer la variété de ses modalités d’organisation et de mobilisation. Des groupes de travail se sont mis en place à partir de différentes méthodes : observation sur le terrain, analyse lexicométrique des réseaux sociaux, questionnaires, entretiens, cartographie. Parallèlement à ce questionnaire, une équipe de géographes mène une enquête complémentaire en Normandie. Les données sont toujours en cours de décryptage. Les premiers résultats présentés ici sont basés spécifiquement sur l’analyse des questionnaires administrés dans les manifestations, sur les ronds-points et aux péages.

    https://seenthis.net/messages/743069 via ant1


  • La Commission européenne vigilante face aux mesures annoncées par Macron
    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/12/10/97002-20181210FILWWW00310-la-commission-europeenne-vigilante-face-aux-mesur

    La Commission européenne se montrera vigilante face à l’éventuel impact budgétaire des mesures annoncées lundi soir en France par Emmanuel Macron, a déclaré le vice-président de l’exécutif européen, Valdis Dombrovskis.

    « Nous surveillons de près les possibles nouvelles mesures annoncées, mais nous ne pouvons faire aucun commentaire avant qu’elles aient été formellement annoncées et détaillées », a dit Dombrovskis devant les parlementaires européens.

    Après trois semaines de crise des « gilets jaunes », le président français a annoncé lundi une hausse du smic de 100 euros, l’annulation de la hausse de CSG pour les retraités percevant moins de 2.000 euros par mois et la défiscalisation des heures supplémentaires.

    https://seenthis.net/messages/743163 via BigGrizzly


  • La parité s’arrête encore aux portes du pouvoir local

    Malgré de nets progrès depuis le début des années 2000, les #hommes monopolisent toujours le #pouvoir (présidence, délégations) au sein des institutions locales. La preuve ? En France, en 2018, 84% des #maires sont encore des hommes. Des données que s’est procuré Mediacités confirment l’ampleur du problème, a fortiori dans les #métropoles et #intercommunalités.

    https://www.mediacites.fr/wp-content/uploads/2018/12/Une-parite.jpg
    https://www.mediacites.fr/decryptage/2018/12/10/la-parite-sarrete-encore-aux-portes-du-pouvoir-local
    #genre #femmes #égalité #parité #mairies #France

    https://seenthis.net/messages/743006 via CDB_77


  • Generation Hate

    Dans le cadre d’une enquête, Al Jazeera s’est infiltré dans l’extrême droite française et démontre les liens entre des extrémistes violents de GI et le FN/RN ou la police. Entre comm’ publique lissée et nazisme larvé, la nausée monte...
    Et ce n’est que la première partie.

    Le reportage :
    https://youtu.be/Il2GbD4mrrk


    L’article : https://www.aljazeera.com/amp/news/2018/12/generation-hate-french-violence-racism-exposed-181208155503837.html

    https://seenthis.net/messages/743025 via ¿’ ValK.


  • Arranca nuevo Gobierno de México con más de 250 muertos en una semana - RT
    https://actualidad.rt.com/actualidad/298669-arranca-nuevo-gobierno-mexico-254-muertos
    https://img.rt.com/actualidad/public_images/2018.12/article/5c0ea913e9180f5b7f8b456b.JPG

    En 24 estados mexicanos, del total de 32 que tiene el país, se registraron al menos 254 asesinatos solo durante la última semana.

    A ce rythme-là, un fléau de plus de 1500 morts par an.

    #mexique

    https://seenthis.net/messages/743020 via gonzo



  • L’éternel retour de la loi anticasseurs
    https://www.nouvelobs.com/justice/20181210.OBS6865/tribune-gilets-jaunes-l-eternel-retour-de-la-loi-anticasseurs.html
    https://media.nouvelobs.com/referentiel/1200x630/16689439.jpg

    Par Vincent Tolédano, avocat au barreau de Paris.

    Qui s’en souvient ? Le 5 mai 2009, Christian Estrosi et un groupe de députés UMP, dont son ancien collaborateur Eric Ciotti, déposent sur le bureau de l’Assemblée nationale une proposition de loi « renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public ».

    Un an plus tard, la proposition des parlementaires devient la loi du 2 mars 2010 promulguée sous la signature de Nicolas Sarkozy, François Fillon, Michèle Alliot-Marie et Brice Hortefeux. Elle insère dans le Code pénal un article 222-14-2 ainsi rédigé :

    « Le fait pour une personne de participer sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. »

    A défaut des 35 heures, la droite vient de renverser l’un des totems de la gauche en rétablissant de fait la loi anticasseurs dont l’abrogation en décembre 1981 réalisait l’une des 101 propositions de François Mitterrand.

    Elu deux ans après, François Hollande n’abrogera pas le texte qui permet aujourd’hui d’arrêter et poursuivre les « gilets jaunes » pourtant soutenus par Christian Estrosi et Eric Ciotti, qui ne sont plus amis, du seul fait de leur présence à une manifestation. Et tant pis si les « faits matériels » sont des plus ténus. A charge pour les juges, dernier rempart de la démocratie, de faire primer les principes fondamentaux du droit sur la communication du pouvoir exécutif. « Il n’y a point de crime ou de délit sans intention de le commettre », dit aussi le Code pénal.

    En finir avec la chienlit

    Promulguée sous la signature de Georges Pompidou, Jacques Chaban-Delmas et René Pleven, la loi du 8 juin 1970 tendait « à réprimer certaines formes nouvelles de délinquance ». Elle punissait jusqu’à cinq ans d’emprisonnement, outre les organisateurs, les participants volontaires à une manifestation ayant entraîné des violences ou des dégradations. Après le joli mois de mai, le retour à l’ordre. Sous les pavés, la prison.

    « Les casseurs seront les payeurs », plaidait Chaban. Cette mauvaise loi limite le droit de manifester en introduisant une responsabilité collective, répondit Mitterrand qui fit de l’abrogation de la loi anticasseurs l’un de ses chevaux de bataille vers la victoire finale.

    Après les violences du 1er mai 2018, la droite qui a la mémoire courte demandait encore le rétablissement de la loi anticasseurs pourtant effectué huit ans plus tôt par Nicolas Sarkozy. Eternel retour. Président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau qui vote la loi mais ne la lit pas, proposait d’introduire « dans notre droit une responsabilité pénale et pécuniaire collective de ceux qui, en bande, cassent et brûlent ce qui leur tombe sous la main ». Les Black Blocs seront les payeurs. Il faut en finir avec la chienlit.

    50 ans après mai 68, le débat demeure. Responsabilité collective ou personnelle. Délit intentionnel ou restriction du droit de manifester. Politique pénale ou communication gouvernementale. Les arrestations « préventives » du week-end dernier réalisent la prophétie du François Mitterrand de 1970 qui sonne comme un avertissement à Emmanuel Macron : « Craignez que demain l’opinion ne se retourne contre vous. Un jour, elle saura qu’elle a été trompée. Elle voulait réduire la violence. Vous lui avez offert en prime la fin du droit de rassemblement. Bientôt la somme des injustices réveillera ceux qui vous approuvent aujourd’hui ».

    #gilets_jaune #état_d'urgence

    https://seenthis.net/messages/742852 via riff-raff


  • http://lmsi.net/Du-bon-usage-des-barbeles
    Du bon usage des barbelés
    Olivier Cyran

    Dans une récente interview à la revue Ballast, le philosophe et économiste Frédéric Lordon aborde la question des violences infligées aux migrantes et aux migrants en concluant qu’il est illusoire de lutter pour la liberté de circulation. Lui plaide pour des frontières « plus intelligentes ». Au passage, il met en cause le journaliste indépendant Olivier Cyran, accusé de tenir sur le sujet des positions déraisonnables. Dans un contexte de forte mobilisation sociale et de vive confusion politique, ce dernier se saisit de cette perche pour questionner le rapport de la gauche aux frontières et la stratégie périlleuse de sa principale composante, la France insoumise.

    #frontières #migrants

    cf. https://seenthis.net/sites/1533692

    https://seenthis.net/messages/742915 via zorba


  • Gilets jaunes : samedi à Paris, la police avait une arme secrète [du #liquide_incapacitant ? parole de flic et de journaliste, mais qui sait, ndc]
    https://www.marianne.net/societe/gilets-jaunes-paris-police-arme-secrete
    https://www.marianne.net/sites/default/files/capture_decran_2018-12-10_a_18.27.14.png

    Selon nos informations, certains des blindés de la #gendarmerie disposés pour la première fois dans Paris ce samedi 8 décembre étaient secrètement équipés d’une réserve de liquide incapacitant. Un dispositif radical qui ne devait servir qu’en dernier recours.
    C’est dire si le pouvoir a eu peur. Samedi 8 décembre, certains des blindés de la gendarmerie disposés pour la première fois dans Paris étaient secrètement équipés d’un dispositif radical, qui n’aurait été utilisé « qu’en dernier recours » : une réserve de liquide incapacitant. Selon nos sources, la pulvérisation de ce liquide sur une foule de gilets jaunes aurait été capable de « les arrêter net, mettant les gens à terre, même avec des masques ». Chaque engin aurait pu « neutraliser » une surface de plusieurs terrains de football… « Heureusement, que l’on n’en est pas arrivé là », ajoute cette source haut placée dans le dispositif policier. « L’autorité politique », comme le disent les fonctionnaires, aurait approuvé l’éventuel emploi d’un tel produit, qui n’aurait été utilisé qu’en cas de « débordement ultime ». Une sorte de « dernier rempart », utilisable sur décision politique… Interrogée, la préfecture de police de Paris renvoie au #ministère_de_l'Intérieur.

    C’est le premier enseignement de la journée du 8 décembre : le préfet de police de Paris a perdu son leadership sur le maintien de l’ordre dans la capitale. La semaine dernière, le ministère de l’Intérieur, sous la double commande de Christophe Castaner et Laurent Nuñez, a pris les choses en main, largement épaulé en ce sens par les #syndicats_policiers. Cette mainmise du ministère de l’Intérieur ne s’est pas faite sans friction avec la préfecture de police de Paris, où le #préfet #Michel_Delpuech a grincé à plusieurs reprises devant la mise en place d’un dispositif mobile et décentralisé, contraire aux pratiques antérieures. Selon nos informations, le préfet a d’ailleurs réclamé en fin de semaine dernière « des instructions écrites », ce qui, en mœurs préfectoraux, consiste à « se couvrir » à l’approche d’une situation controversée. « D’un point de vue policier, le #maintien_de_l’ordre de samedi à Paris a finalement été un succès, ces frictions ne sont plus d’actualité », sourit une source à la préfecture de police. Bilan en six points.

    1 - Un nettoyage sans précédent. De mémoire de policier, aucune #manifestation parisienne contemporaine n’avait mobilisé autant de préparatifs en amont. Quasiment toute la rive droite avait tiré les stores, barricadé ses vitrines et rangé ses voitures. Le mobilier urbain avait été démonté et la plupart des chantiers de voirie vidés sur un large périmètre, pas seulement autour de la place de l’Etoile. Lors de la première manifestation sur les Champs-Elysées, celle du 24 novembre, un seul chantier sur l’avenue avait servi de combustible aux barricades. Lors de la deuxième manifestation, ce sont tous les chantiers autour de l’Etoile qui ont joué le même rôle… Samedi 8 décembre, pour ne pas fournir « armes et combustibles aux manifestants », la majeure partie de la rive droite ressemblait à une ville morte.

    2 - Des mesures d’exception aux abords. Autre initiative policière restée cachée jusqu’à samedi matin, les #fouilles_préventives. Vendredi, les #procureurs compétents, notamment aux péages de la région parisienne, avaient pris des réquisitions judiciaires autorisant les contrôles d’identité, invoquant les risques d’infractions liées à la manifestation sur Paris. Ces contrôles ont permis de saisir des objets potentiellement dangereux comme des boules de pétanque, des manches de pioche, ou d’autres signant la participation à un rassemblement, comme des masques de plongée. Résultat, samedi, Paris a battu son record de #gardes_à_vue. Le dispositif initial permettant d’en absorber 800 a même été dépassé. Il y en a finalement eu 974 en région parisienne. Mais « seulement » 278 ont donné lieu à un déferrement judiciaire. Dans la majorité des cas, les gardes à vue étaient levées ou se soldaient par un « #rappel_à_la_loi ». Autrement dit une admonestation [non, le rappel à la loi est la reconnaissance d’une infraction suite à laquelle les dispositions prévues pour la récidive légale sont applicables : aggravation de la peine encourue, ndc] , la simple possession d’un masque de plongée ou d’une bombe à peinture ne pouvant pas, en tant que tel, constituer un délit.

    Les interpellations de Julien Coupat, figure de l’ultragauche, ainsi que d’autres activistes d’extrême droite, dès samedi matin, participent du même « dispositif préventif » inédit et controversé. Henri Leclerc, ancien président de la Lige des droits de l’Homme, dénonce un potentiel usage « liberticide très grave ». En clair, une sorte d ’interdiction de manifester qui ne dirait pas son nom .

    « On assume, confie une source policière. Au moins, ces gens n’étaient pas dehors. Cela a fait dégonfler les effectifs de durs potentiels ». Autre dispositif en amont, la plupart des gilets jaunes, avant de rejoindre les principaux « spots » de manifestation (Champs-Elysées, Bastille, République), étaient systématiquement fouillés. La plupart y perdaient leurs masques de protection contre les lacrymogènes. Pour parvenir jusqu’au Champs-Elysées, avec toutes les stations de métro bloquées et les barrages de policiers disposés à certains endroits autour du périmètre interdit, la plupart des gilets jaunes ont dû marcher plusieurs heures… Résultat, une grosse partie des manifestants errait d’un point à un autre, sans parvenir à rejoindre aucun « point chaud ». De fait, durant la quasi-totalité de la journée, le rapport de force sur les lieux de friction est toujours resté à l’avantage des policiers [ en jouant sur la #mobilité et une certaine rapidité "on a évite la formation de #nébuleuses" disait un type du syndicat des commissaires, ndc] .

    3 - Un dispositif mobile et décentralisé. C’est la grande nouveauté de cette journée. Les policiers et gendarmes sur Paris étaient « mobiles » et leur commandement largement décentralisé, par secteur . « Bien sûr, il y avait toujours autant de galonnés autour du préfet, dans la salle de commandement de la préfecture de police, se désole un fonctionnaire, mais pour la première fois, c’est vraiment le commissaire de terrain qui menait sa troupe en fonction de ce qu’il voyait sur place » . Avec une efficacité spectaculaire, à l’œuvre sur les Grands Boulevards, où, avançant au milieu de deux canons à eau, des policiers et gendarmes « nettoyaient » au fur et à mesure les feux de poubelles moins de cinq minutes après leur déclenchement. « Comme à l’entraînement ! On avançait vite, sans leur laisser le temps de former une véritable barricade devenant vite un point de fixation », raconte un fonctionnaire. Ce dispositif a permis d’éviter la confrontation générale du 1er décembre, avec une place de l’Etoile occupée par les gilets jaunes et des forces de l’ordre assiégées des heures durant, en direct sous les yeux des caméras du monde entier. « Samedi, dans l’après-midi, il y a eu des moments de grande tension , notamment autour de l’Etoile, mais ils se sont moins vus », admet cette source.

    Jusque-là, le maintien de l’ordre parisien « habituel » privilégiait l’absence de contact avec la foule [ heu oui, toujours très variable ce principe, ndc] . « Pour ce genre de manifestation, la mobilité était souhaitable depuis longtemps, il y aura un avant et un après samedi 8 décembre », se réjouit un commissaire parisien, saluant pour sa part l’efficacité du dernier dispositif. « On nous rétorque depuis des années que le contact risque d’augmenter le nombre de blessés, cela n’a pas été le cas », ajoute-t-il. Le bilan de samedi est de 264 blessés dont 39 fonctionnaires. Un manifestant a eu une main arrachée à cause d’une grenade, une femme a perdu un œil sur les Champs-Elysées, vraisemblablement à cause d’un tir de flash-ball. Dès vendredi, après des premiers incidents liés à des #flash-ball lors de manifestations lycéennes, 200 personnalités, dont plusieurs députés de gauche, ont appelé à cesser immédiatement l’usage de ces armes.

    4 - Une mobilisation en hausse. Autre constat, malgré les appels incitant à ne pas manifester à Paris, la mobilisation des gilets jaunes a grossi d’une semaine sur l’autre. Le message envoyé par l’Elysée, selon lequel certains « venaient pour tuer » [ et que on va légitimement se défendre avec nos joujoux ; menaces de mort contre les manifestants, ndc] , n’est pas parvenu à inverser la tendance. Aucune arme n’a pourtant été saisie lors des contrôles de police. « La dramatisation n’a pas empêché le monde, de l’ordre de 10.000 personnes » [ quelle rigolade, encore une fois : qui informe les journalistes ? ndc] , admet un fonctionnaire. Ce 8 décembre, les #gilets_jaunes étaient visibles par grappes de Bastille à l’Etoile en passant par République et les grands Boulevards, quand le week-end précédent, ils n’étaient concentrés que sur l’Etoile. « Raison de plus pour se féliciter de notre dispositif », glisse un syndicaliste qui espère, sans trop y croire, « que la tension va désormais retomber ». « Si ce samedi, on avait fait comme le week-end d’avant, on aurait eu une nouvelle journée de chaos, dit-il. Mais je ne sais pas combien de samedis consécutifs on tient encore comme cela ». Face aux 136.000 gilets jaunes recensés dans toute la France, ce 8 décembre, le ministère de l’Intérieur avait déployé 89.000 policiers. Sans parler des effectifs d’agents municipaux pour ranger et réinstaller le mobilier urbain, et des efforts des commerçants pour barricader et débarricader leurs vitrines.

    5 - Un déséquilibre Paris-Province. Autre constat, la province trinque. Saint-Etienne, Toulouse, Bordeaux notamment ont été le théâtre d’affrontements d’une rare violence. « Sur 150 unités, 50 étaient à Paris et cent en province », indique une source au ministère de l’Intérieur. Un tiers, deux tiers… Officiellement, pas question d’avouer que certaines zones avaient été dégarnies faute de troupes. Ce lundi matin, en déplacement à Bordeaux, Laurent Nuñez a estimé que les effectifs (4 unités) y avaient été suffisants. Une affirmation qui fait sourire certains syndicalistes. « Le ministre ne peut pas le dire, mais certains secteurs étaient très dégarnis. Samedi, on était à notre maximum. On ne peut pas plus… Au delà, c’est l’armée qu’il faut appeler », dit un policier. C’est d’ailleurs le paradoxe de ce mouvement. Etant durable, disséminé sur tout le territoire et violent, il met les forces de l’ordre au bord de la rupture. Samedi prochain, en cas d’acte V, Paris sera-t-il délaissé de certaines unités au profit de villes de province ? La décision politique, au ministère de l’Intérieur, ne sera pas facile à prendre.

    6 - Des pillages du soir en hausse. Le dernier constat concerne ce que certains policiers appellent la troisième mi-temps des manifestations de gilets jaunes : les #pillages. Samedi soir à Paris, ils ont été « deux fois plus nombreux encore que ceux du 1er décembre », selon un policier de terrain. « Ce sont des petits groupes, pour la plupart de #jeunes_de_banlieue, qui attendent la fin de la journée et la tombée de la nuit pour cibler des boutiques et se servir », se désole-t-il. De fait, les 90 mineurs arrêtés samedi à Paris l’ont tous été en flagrant délit de pillage, ainsi que bon nombre de « jeunes majeurs ». « Un gérant de bijouterie a tiré au flash-ball… Si ces pillages continuent, cela peut dégénérer », prévient ce policier, qui craint un « sérieux risque de bavure » de ce coté-là. « De toute façon, maintenant, on marche sur le bord d’un volcan », conclut-il. Jusqu’à quand ?

    Le message émis le 1er décembre à Paris, au Puy en Velay et ailleurs a été entendu et repris le 8 décembre dans de nombreuses grandes villes et villes moyennes. Ce que l’action de la police a parfois favorisé, comme dans le cas de ces bordelais qui avaient payé leur billet de train mais ont été empêchés de « monter à Paris » par la police.

    Avec sa tête de bon élève ce soir (la pitoyable scène de contrition est la seule que j’ai vue), et sa fausse hausse du SMIC, nul doute que nombreux seront ceux pour qui Jupiter fait à minima office de tête à claque.

    https://seenthis.net/messages/742940 via colporteur


  • Smic net = 1200€
    Cotisations salariales = 310€ (santé, retraite)
    Cotisations patronales = 200€ (santé, retraite) (exonération de 410€)

    100 euros de plus de salaire sans que cela coûte plus aux patrons... cela signifie... que les cotisations vont baisser !

    On ne change pas une recette qui fonctionne ! Jouer avec l’argent des caisses de solidarité, c’est fastoche en définitive.

    https://seenthis.net/messages/742902 via BigGrizzly


  • 3300 arrestations, 1052 blessés, un coma, un décès : l’engrenage d’une répression toujours plus brutale
    https://www.bastamag.net/gilets-jaunes-repression-arrestations-blesses-grenades-LBD-garde-a-vue

    L’engrenage de répression et de violences ne semble plus vouloir s’arrêter depuis quatre semaines. Le mouvement des gilets jaunes bat ainsi tous les records en nombre de gardes à vue, de personnes déferrées en #Justice, de milliers de grenades et balles de défense tirées sur les manifestants et de personnes estropiées. Les inquiétants « records » répressifs contre la mobilisation sur la loi travail et lors de l’évacuation de la Zad de Notre-Dame-des-Landes sont désormais désuets. Jusqu’où le gouvernement (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Luttes_sociales, Justice, #Atteintes_aux_libertés

    https://seenthis.net/messages/742851 via Basta !


  • À la Réunion, les Gilets jaunes abandonnent Facebook pour les civic tech
    https://ecologiepress.wordpress.com/2018/12/07/a-la-reunion-les-gilets-jaunes-abandonnent-facebook-pour-le

    Rénover la démocratie grâce à la transparence et la consultation des citoyens… Une revendication de Gilets jaunes ? Oui, mais pas seulement. Depuis …

    https://www.wedemain.fr/photo/art/default/28668727-28146359.jpg?v=1544197895

    https://seenthis.net/messages/742375 via davidzentao


  • Excellente analyse de Samuel Hayat sur le mouvement en cours, qui offre des points de comparaison historiques et des instruments précieux (au premier rang desquels le concept d’"économie morale", emprunté à E. P. Thompson) pour penser son caractère inédit, son unité ("surprenante", écrit l’auteur, au regard de son horizontalité avérée), ses dangers, ses possibles. Mobiliser le concept d’’économie morale" me paraît d’autant plus pertinent que ce terme éclaire les stratégies discursives et la grille de lecture (économie domestique, bon sens, « bons comptes » faisant les « bons amis »...) appliquées par l’élite européenne en place (totalement inféodée par ailleurs aux règles de l’économie financiarisée) à la gestion de la crise grecque - et qui lui ont permis d’imposer au Sud de l’Europe des plans d’austérité sévère avec le consentement d’une part conséquente de leurs opinions publiques. Le hiatus entre cette « économie morale » et l’économie financiarisée (radicalement a-morale et destructrice de solidarités) est bien au coeur de notre époque, et le stratagème développé par ces élites pour rendre la crise grecque intelligible (et les plans d’austérité acceptables) est bien le signe que les principes de fonctionnement de l’économie financiarisée ne « font pas discours » (ni société) - ne peuvent inspirer et nourrir aucun discours proprement politique (sinon évidemment le discours de la prédation et de la guerre des possédants contre ceux qui ont peu ou n’ont rien : mais ce sont précisément des choses « qu’on ne dit pas », des choses « qui ne peuvent pas se dire »). A travers le mouvement des « gilets jaunes », cette même « économie morale » (qui apparaît beaucoup plus comme une idéologie relativement indéfinie que comme un modèle économique) se retourne aujourd’hui contre ceux qui étaient parvenus avec succès à en mobiliser les termes (qu’on se souvienne des « proverbes campagnards » sur la dette cités aussi bien par Hollande que Schäuble, Sarkozy ou Merkel pour justifier les mémorandums). Un enjeu majeur de la période, concernant la participation d’une part croissante de militant.e.s de gauche à ce mouvement (voir le texte de Tristan Petident publié hier sur son profil FB), serait probalement de saisir dans quel sens et par quels biais il est aujourd’hui possible d’orienter cette « économie morale » largement indéfinie dans le sens d’une économie sociale, écologique, non-fondée sur la division entre « nationaux » et « étrangers ». Ma conviction est que cette compréhension et ce travail ne pourront émerger que dans la pratique et la participation, et non dans le retrait et l’observation en surplomb.

    Les Gilets Jaunes, l’économie morale et le pouvoir

    Difficile de ne pas être saisi par le mouvement en cours. Tout y est déconcertant, y compris pour qui se fait profession de chercher et d’enseigner la science politique : ses acteurs et actrices, ses modes d’action, ses revendications. Certaines de nos croyances les mieux établies sont mises en cause, notamment celles qui tiennent aux conditions de possibilité et de félicité des mouvements sociaux. D’où sinon la nécessité, du moins l’envie, de mettre à plat quelques réflexions issues de la libre comparaison entre ce que l’on peut voir du mouvement et des connaissances portant sur de tout autres sujets. A côté des recherches sur le mouvement en cours, espérons que l’éclairage indirect que donne la confrontation à d’autres terrains pourra dire quelque chose de différent sur ce qui a lieu.

    https://samuelhayat.wordpress.com/2018/12/05/les-gilets-jaunes-leconomie-morale-et-le-pouvoir/amp/?__twitter_impression=true

    #giletsjaunes #gilets_jaunes #Thompson #économie_morale #finance #mobilisation #peuple #solidarités #sociabilités

    https://seenthis.net/messages/742695 via kaparia


  • Honneur aux lycéens | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/laurence-de-cock/blog/081218/honneur-aux-lyceens
    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2018/12/08/photo-fred.jpg

    Qui n’est pas enseignant ne peut mesurer l’effroi que ces images de Mantes produisent chez nous qui accompagnons les jeunes quotidiennement dans l’apprentissage de savoirs critiques, émancipateurs. Nul angélisme ici, des élèves violents, décrocheurs, insaisissables, nous en avons tous eus. Nous avons connu les classes revêches, le sentiment d’impuissance et d’inutilité qui submergent l’enseignant dépassé par la tâche. Et pourtant nous sommes nombreuses et nombreux – et je crois même que nous sommes une grande majorité – à ne pas supporter que l’on court-circuite notre fragile tâche par des excès d’autoritarisme et de répression bien burnée. Nous ne le supportons pas car elle nous humilie à notre tour. Et la petite phrase du vidéaste amateur en témoigne : « Voilà une classe qui se tient sage, je pense qu’ils n’ont jamais vu ça, on va faire voir ça à leurs profs ». Ils ont donc aussi voulu s’adresser à nous, et nous faire prendre la mesure de leur efficacité à soumettre nos élèves comme des criminels, menottés, face au mur, sommés de regarder droit devant ». IIs ont cru sans doute que nous allions applaudir, remercier, fondre en larmes de gratitude. Mais c’est toute une profession qu’ils ont piétinée. Nous n’oublierons pas non plus.

    https://seenthis.net/messages/742789 via Simplicissimus


  • allo @Place_Beauvau - c’est pour un signalement
    https://i.imgur.com/85kBUPS.png
    https://twitter.com/search?f=tweets&vertical=default&q=allo+%40Place_Beauvau+-+c%27est+pour+un+

    –-> #David_Dufresne @davduf a décidé d’alerter le #Ministre_de_l'Intérieur chaque fois qu’une vidéo montre des pratiques policières qui ne sont pas conformes à la Loi et aux réglements du maintien de l’ordre. https://twitter.com/search?f=tweets&vertical=default&q=allo+%40Place_Beauvau+-+c%27est+pour+un+ … Il demande aux vidéastes et aux autres de l’aider.

    #twitter #réseaux_sociaux #dénonciation #résistance #violences_policières #police #signalement #gilets_jaunes

    ping @isskein

    https://seenthis.net/messages/742663 via CDB_77