7h37

La sélection de Seenthis, maison-mère du Zinc. Une minute plus tard.

  • Facebook finds Independence document ’racist’ - BBC News
    https://www.bbc.com/news/technology-44722728
    https://ichef.bbci.co.uk/news/1024/branded_news/18F4/production/_102388360_declarationofindependence.gif

    Facebook’s algorithms have ruled that parts of the US Declaration of Independence are hate speech and removed excerpts of them posted to the platform.

    In the run-up to Independence Day, a US community paper based in Texas had been posting small daily chunks of the historic document on its Facebook page.

    At issue was a part of it that referred to “merciless Indian savages”.

    Facebook later apologised and allowed the posting.

    The Liberty County Vindicator had been sharing excerpts from America’s founding document to its Facebook page in an attempt to encourage historical literacy among its readers.

    Part 10 did not appear, with the paper receiving a notice from Facebook saying the post went against its standards on hate speech.

    Editor Casey Stinnett wrote afterwards of the offending paragraph: "Perhaps had Thomas Jefferson written it as ’Native Americans at a challenging stage of cultural development’ that would have been better.

    “Unfortunately, Jefferson, like most British colonists of his day, did not hold an entirely friendly view of Native Americans.”

    The newspaper later confirmed that Facebook had had a change of heart and apologised.

    “It looks like we made a mistake and removed something you posted on Facebook that didn’t go against our community standards,” the company told the Vindicator.

    “We want to apologise and let you know that we’ve restored your content and removed any blocks on your account related to this incorrect action.”

    In a blogpost, assistant editor of political magazine Reason Christian Britschgi said the decision demonstrated the problem with automated searches for hate speech.

    “A robot trained to spot politically incorrect language isn’t smart enough to detect when that language is part of a historically significant document,” he said.

    #Intelligence_artificielle #Déclaration_indépendance #Facebook

    https://seenthis.net/messages/706699 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Pendant la Coupe du Monde, les violences faites aux femmes augmentent
    https://www.francetvinfo.fr/sante/soigner/pendant-la-coupe-du-monde-les-violences-faites-aux-femmes-augmentent_28
    https://www.francetvinfo.fr/image/75ivy6guy-0506/1500/843/15402447.png

    « [En Angleterre], les #violences_domestiques et la #Coupe_du_Monde sont étroitement liées. Le nombre d’incidents augmente de 26% si le pays gagne, et de 38% s’il perd. Le jour suivant, il augmente de 11%, quelle que soit l’issue du match », prévient le National Centre for Domestic Violence (NCDV, un organisme britannique dédié à l’aide aux victimes de violences domestiques). Le NCDV en veut pour preuve une étude de 2013 publiée dans le Journal of Research in Crime and Delinquency. Cette étude se base sur le nombre d’abus domestiques dans le nord-ouest de l’Angleterre rapportés à la police pendant les Coupes du Monde de 2002, 2006 et 2010.

    #foot #virilisme #masculinisme #femmes #sexisme #violence_contre_les_femmes

    https://seenthis.net/messages/706617 via odilon


  • Poétique politique, une histoire des chansons de luttes francophones.

    Pendant une semaine, Rocé explique sa recherche de plusieurs années sur l’histoire des musiques de luttes francophones, par les damnés elleux-mêmes, les colonisés, les ouvriers. Avec pas mal de femmes aussi dedans. Une redécouverte de slam et spoken word en français, depuis longtemps avant que le rap n’arrive de ce côté de l’océan. C’est un énorme projet ! Qui sort en septembre.

    Rocé, aux origines de la recherche
    http://nova.fr/podcast/nova-stories/roce-aux-origines-de-la-recherche
    http://nova.fr/sites/default/files/styles/ratio_1_8_xl/public/episode/2018-07/Roce.jpg

    (Je ne sais pas comment trouver les mp3 de l’émission comme sur radio france depuis les RSS ping @intempestive)

    Le rappeur Rocé livre les coulisses de son projet Par les damnés de la terre, qui va faire l’objet d’une compilation à la rentrée de septembre. Une recherche de plusieurs années, de rencontres de hasard en flair attentif, il est parti à l’origine du spoken word à la française, via les « chansons de luttes » depuis la fin des années 1960. On part dans le XIXe arrondissement de Paris, au Cameroun, au Burkina, à Haïti, à New York... « C’est important de réunir avec cohérence cette énergie du passé si présent dans nos quotidiens, ces voix qui résonnent aujourd’hui dans le rap et ailleurs, les voix des vaincus, des subalternes, des damnés de la terre », nous dit Rocé.

    Des morceaux qui servaient pour les luttes sociales ou anticoloniales. Une quête subjective, qui l’a mené de rencontres en rencontres. Selon lui, on trouve là une des sources d’un spoken word francophone, qui a nourri plus ou moins directement le slam et le hip-hop français. Comme une branche de l’arbre pas encore totalement découverte.

    2ème : L’esthétique et la politique
    http://nova.fr/podcast/nova-stories/lesthetique-et-la-politique

    Parti du free jazz, conseillé par un ami disquaire, mais passé aussi par un underground sans œillère et l’écoute de francs-tireurs multiples, le projet de Rocé se nourrit de multiples racines. Ce qui lui parle : le mélange d’une teneur politique, mais esthétique forte : funk, blues... « Je cherche les Last poets à la française », dit Rocé. « Le proto-rap, le rap avant le rap ». La playlist du jour va de Francis Bebey aux chants de luttes sociales de la Régie Renault à la fin des années 1960.

    3ème : Un nom en entraîne un autre
    http://nova.fr/podcast/nova-stories/un-nom-en-entraine-un-autre

    En partant d’une pochette de disque, Rocé trouve des noms de labels, puis des figures comme François Tusques, pièce maîtresse du free jazz français, et enfin des noms qui restent clandestins et compliqués à trouver. À l’écoute, notamment : « Déménagement », par Salah Sadaoui, « Le Mal du pays », par Manno Charlemagne...

    4ème : Dane Belany, l’aventure américaine
    http://nova.fr/podcast/nova-stories/dane-belany-laventure-americaine

    Le projet a permis à Rocé de retrouver des artistes oubliés. Dane Belany en faire partie. Chanteuse noire d’origine turque et sénégalaise, qui chantait dans les cabarets de Pigalle, elle côtoyait du beau monde parisien, avant de partir à New York. Là-bas elle a rencontré Thelonious Monk, Miles Davis, croisé James Baldwin. Une maladie lui fait perdre sa voix. Elle s’est mise à clamer des textes en français, de David Diop, Aimé Césaire... Ce qui donne un disque dédicacé à Frantz Fanon. Rocé l’a retrouvée...

    5ème : Un chapitre africain
    http://nova.fr/podcast/nova-stories/un-chapitre-africain

    On termine cette Nova Story par un zoom sur la partie africaine des recherches de Rocé. Qui commence par un morceau d’Abdoulaye Cissé, figure de la musique burkinabè, mandaté par le président Thomas Sankara, créateur à sa demande de deux groupes : Les chanteurs au poing levé et Les Colombes de la Révolution. Rocé retrouve Abdoulaye Cissé, qui l’aide aujourd’hui dans ses travaux.

    #musique #Rocé #Histoire #luttes_sociales #damnés_de_la_terre #colonisation #chanson #spoken_word #slam #radio #audio #Radio_Nova

    et cc @intempestive @sinehebdo @mad_meg @odilon @touti

    https://seenthis.net/messages/706642 via RastaPopoulos


  • Gmail : oui, des tiers lisent vos mails, et vous auriez dû le savoir - ZDNet
    https://www.zdnet.fr/actualites/gmail-oui-des-tiers-lisent-vos-mails-et-vous-auriez-du-le-savoir-39870674.htm

    Oui, admet Google, des développeurs tiers, c’est à dire ne travaillant pas pour Google, peuvent lire vos mails. Mais ce sont de gentils développeurs. Et surtout, au lieu de vous plaindre, vous devriez avant tout apprendre à lire

    (ah ouais ?)

    Quelques développements sur la question :

    https://www.zdnet.fr/actualites/gmail-ne-scanne-pas-vos-mails-ses-partenaires-en-revanche-39870632.htm

    Mais comme le révèle le Wall Street Journal, si Gmail a effectivement cessé d’analyser le contenu des messages, la société a en revanche laissé la porte ouverte aux développeurs tiers qui souhaiteraient en faire autant. Comme l’explique le quotidien américain, plusieurs éditeurs d’applications tierces peuvent en effet demander à l’utilisateur l’accès à ses emails afin de les analyser. Le Wall Street Journal cite notamment le cas de la société Edison mail, qui édite des applications mobiles utilisées pour la gestion du courrier. La société Return Path est également citée. Celle-ci aurait pu analyser les emails d’un peu plus de deux millions d’internautes en s’appuyant sur un réseau de 163 applications partenaires.

    #wtf

    https://seenthis.net/messages/706481 via Sombre


  • روحاني يُهَدِّد بإغلاقِ مَضيق هرمز.. وسليماني يُشيد ويَتعهَّد بالتَّنفيذ.. هل بَدَأ العَد التَّنازُلي للمُواجَهة؟ وما هِي قِصَّة “مجموعة العَمل” السِّريّة التي أسَّسَتها إسرائيل وأمريكا لتَفجير الاحتجاجات في إيران كمُقَدِّمة لتَغييرِ النِّظام وتِكرار السِّيناريو السُّوري؟ وهل سيَلتَقِي مُحامي ترامب والمُعارضة في طِهران العامَ المُقبِل؟ | رأي اليوم
    https://www.raialyoum.com/index.php/%d8%b1%d9%88%d8%ad%d8%a7%d9%86%d9%8a-%d9%8a%d9%87%d8%af%d8%af-%d8%a8%d8%a

    Important édito d’ABA qui devrait être bientôt traduit. En voici déjà le titre : "Rouhani menace de fermeture le détroit d’Ormuz et Suleimani confirme qu’il est prêt à la mettre en oeuvre. Le conte à rebours de la confrontation a-t-il commencé ? Qu’en est-il de ce "groupe de travail" secret israélo-étasunien pour provoquer des protestations en Iran en prélude à un changement de régime en renouvelant le scénario syrien ? L’avocat de Trump rencontrera-t-il l’opposition (iranienne) à Téhéran l’année prochaine ?"

    https://seenthis.net/messages/706519 via gonzo


  • Les dents - Le Monolecte
    https://blog.monolecte.fr/2018/07/04/les-dents
    https://blog.monolecte.fr/wp-content/uploads/2018/07/entretien-dentier.jpg

    Je viens d’un milieu suffisamment pauvre pour savoir que la malnutrition n’est pas l’amie des dents. Les dents, c’est plus souvent ce qui fait honte que ce qui s’affiche : tâchées, jaunies, gâtées, manquantes… les pauvres sont souvent emmerdés par leurs dents. C’est peut-être pour cela qu’elles sont si mal remboursées par la Sécu → un problème de pauvres, un problème de « sans-dents ».

    #santé #pauvreté #inégalité #vieux

    https://seenthis.net/messages/706441 via Agnès Maillard


  • Hold-up annoncé sur un pognon de dingue | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/ugictcgt/blog/020718/hold-annonce-sur-un-pognon-de-dingue
    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2018/07/02/mainsargent.jpg

    Chemin faisant, nous en arrivons à cette dernière dépêche du 27 juin lorsque sort le rapport de la Cour des Comptes qui annonce que « les excédents dégagés par les administrations de Sécurité Sociale seront "plafonnés" à partir de 2019, le surplus devant servir à réduire le déficit de l’État pour un montant qui pourrait atteindre 24 milliards d’euros en 2022, selon la Cour des Comptes ».

    Tiens donc ? On nous annonce ainsi un véritable hold-up sur nos cotisations à la Sécurité Sociale. On nous estime même le montant du préjudice... Et puis fermez le ban... Rappelons au passage que ce forfait à venir a été inscrit dans la loi de programmation des finances publiques (LPFP), adoptée en décembre avec le budget 2018 qui a prévu que ces excédents servent « à la réduction du déficit de l’État ». En clair, Macron va faire payer les milliards de cadeaux aux plus riches, les primes aux premiers de cordée, l’abandon de l’ISF en piquant l’argent de la protection sociale.

    https://seenthis.net/messages/706387 via Agnès Maillard


  • Nouvelle livraison de Patriarches. Les Misandrogynes.

    Patriarche n°1 - Le Paterfamilias
    http://www.madmeg.org/p1
    http://www.madmeg.org/p1/vignette-1200x630.jpg
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    Patriarche n°3 - L’Architecte
    http://www.madmeg.org/p3
    http://www.madmeg.org/p3/vignette-1200x630.jpg

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    Patriarche n°5 - L’Analyste
    http://www.madmeg.org/p5
    http://www.madmeg.org/p5/vignette-1200x630.jpg

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    Patriarche n°15 - Le Nouveau Père
    http://www.madmeg.org/p15
    http://www.madmeg.org/p15/vignette-1200x630.jpg

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    Patriarche n°22 - L’Escamoteur
    http://www.madmeg.org/p22
    http://www.madmeg.org/p22/vignette-1200x630.jpg

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    Patriarche n°37 - Le Cyborg
    http://www.madmeg.org/p37
    http://www.madmeg.org/p37/vignette-1200x630.jpg

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    Merci à toi @fil pour ces webapps parfaites pour explorer mes dessins.

    #mad_meg #shamless_autopromo #patriarches

    https://seenthis.net/messages/706378 via mad meg


  • Suite au rachat de #GitHub par #Microsoft, une analyse plutôt clairvoyante à propos d’une émission de France Culture dont on parle aussi ici : https://seenthis.net/messages/701820

    Comment les actions menées par la firme de Redmont en direction du monde de l’#open_source vont nous faire basculer dans une autre réalité, celle de l’#open_washing ...

    Que reste-t-il du logiciel libre ? Nous ! - alterlibriste
    http://alterlibriste.free.fr/index.php?post/2018/06/18/Que-reste-t-il-du-logiciel-libre-Nous- !

    Par contre, dans sa grande amabilité, le gars de chez Microsoft a donné la raison pour laquelle ils ont mis autant d’argent sur une structure si peu rentable. Ils ont loupé le tournant de l’informatique mobile, ils reconnaissent que leur OS est trop pourri pour les serveurs au point de préférer utiliser du Linux, ils ont vu arriver les réseaux sociaux sans comprendre ce qui arrivait mais c’est bien là qu’ils ont choisi d’attaquer. Laissant à Facebook et Google tous les aspects vie privée et monétisation des données personnelles pour le marketing, ils misent désormais tout sur les profils professionnels (rachat de LinkedIn) et les compétences de développement grâce au vivier représenté par GitHub. Comme il le dit, l’important ce n’est pas le code mais les interactions entre les développeurs et le fait que la plate-forme est devenue pour eux plus parlante qu’un CV par leurs participations et commits sur différents projets. Ils sont pris au piège s’ils veulent avoir un avenir professionnel dans le milieu. Et que les libristes à la petite semaine s’en aille en fulminant, il n’en a cure, ceux-là ne travaillent de toute façon pas pour des projets bankable.

    https://seenthis.net/messages/706288 via Sombre




  • Teresa Burga | An Artist or a Computer ? Oeuvres conceptuelles des années ‘70 - S.M.A.K.
    http://smak.be/fr/exposition/13128

    http://smak.be/assets/files/exhibitions/2018/Burga/Teresa_Burga_Borges_1975.jpg

    10.03 jusqu’à 13.05.2018

    Teresa Burga (°1935, Iquitos, Pérou) est une figure importante de la récente histoire artistique d’Amérique latine. Elle a débuté sa pratique dans le Pérou des années ’60 comme artiste pop et s’est consacrée ensuite à l’art conceptuel. Vu le contexte, elle semblait vouée à rester invisible ou à tomber vite dans l’oubli : elle était artiste, femme, péruvienne sous un régime militaire et rebelle dans un système traditionnel et patriarcal. En outre, son oeuvre ne représentait pas le caractère figuratif et folklorique auquel on pouvait s’attendre, mais elle était conceptuelle, immatérielle et se rapprochait davantage de la recherche scientifique que d’une imagination libre et artistique.

    Dans les années ’70, Teresa Burga créa des installations expérimentales basées sur des rapports administratifs, des diagrammes minutieux, des objets didactiques et des projets de machines absurdes. Elles comportent la réminiscence codée d’actions et d’instructions pour des projets concrétisés et pour de futurs projets. Elles quantifient également des entités tels que son corps, des poèmes ou des groupes démographiques. Sans être franchement politique, elle s’interrogea, par sa pratique non-conformiste, sur des aspects de la société moderne, comme la création d’images dans la culture de masse, l’automatisation et la bureaucratisation du travail et des loisirs, l’identité de la femme. Dans son oeuvre, Burga mit l’accent sur le processus ouvert. L’art est pour elle la formulation de propositions que le spectateur peut compléter en leur donnant du sens.

    L’exposition du S.M.A.K. entend offrir une vision de l’oeuvre conceptuelle de Teresa Burga avec les installations 4 Mensajes (1974) et Borges (1974), et une série de dessins et d’objets des années ’70.

    Le titre réfère à l’interview avec Teresa Burga qui était publié sous le même titre dans le magazine péruvien ’Correo’ (17 juillet 1972, p. 23).

    Le catalogue avec des textes supplémentaires
    http://smak.be/assets/files/exhibitions/2018/Burga/Expoguide_Teresa_Burga.pdf

    http://smak.be/assets/files/exhibitions/2018/Burga/Borges_Detail_web.jpg

    http://smak.be/assets/files/exhibitions/2018/Burga/Borges_Detail_8.jpg

    http://smak.be/assets/files/exhibitions/2018/Burga/Teresa_Burga_u-ed-062_web.jpg

    “As near as possible to fate” A dialogue with Teresa Burga | Manifesta Journal
    http://www.manifestajournal.org/online-residencies/miguel-lopez/near-possible-fate-dialogue-teresa-burga
    http://www.manifestajournal.org/sites/default/files/imagecache/desktop_full/u27/4_sin_titulo_1978_r150.jpg

    Une image de sa phase figurative

    #art #Perou

    https://seenthis.net/messages/706278 via klaus++


  • À Bure, l’Etat veut broyer la #lutte #antinucléaire
    Quelques chouettes hiboux de Bure
    https://reporterre.net/A-Bure-l-Etat-veut-broyer-la-lutte-antinucleaire
    https://reporterre.net/IMG/arton15118.jpg

    Quand l’#IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) et l’#ASN (Autorité de sûreté nucléaire) pointent du doigt les risques énormes liés au projet #Cigéo, quand près de 3.000 personnes se retrouvent dans les rues de Bar-le-Duc pour dénoncer ce projet absurde, demander la fin du nucléaire et affirmer leur solidarité aux militant.e.s locales, l’État abat sa dernière carte pour imposer sa poubelle nucléaire : la #répression. Pour les personnes vivant à Bure et dans les environs, la vie est déjà rendue complexe par une présence policière accrue : plusieurs patrouilles par heure, contrôles et fouilles de véhicules et des personnes… Sortir sans sa carte d’identité, c’est risquer une vérification d’identité de quatre heures ; laisser traîner un couteau suisse (et même une pelle à tarte) dans la portière de sa voiture, c’est risquer une #garde_à_vue et des #poursuites_pénales pour transport d’arme. Quand on parle d’État d’exception à Bure, on fait état de toutes ces mesures qui rendent pénible la vie au quotidien afin que ce bout de territoire se vide toujours plus de ses habitant.e.s et surtout de ses opposant.e.s à la poubelle nucléaire.

    L’instruction ouverte pour association de malfaiteurs décuple les activités répressives contre les militant.e.s, et, en brisant des vies, tente de broyer cette lutte. Ainsi, des personnes installées depuis des années se retrouvent avec des interdictions de territoire qui les privent de leur vie sociale tissée sur la durée. Des personnes qui luttent depuis des années contre ce projet se retrouvent dans l’interdiction de se voir, cassant toute possibilité d’organisation politique. En recherchant jusqu’aux personnes participant aux approvisionnements de nourriture et en mettant en place des filatures et des écoutes généralisées, l’État diffuse la peur parmi tou.te.s les opposant.e.s et tou.te.s les habitant.e.s. La défense collective contre cette attaque judiciaire est d’autant plus compliquée que les personnes concernées n’ont pas le droit de se voir et que le dossier d’instruction est protégé par le « secret de l’instruction ». La #procédure en cours est chronophage, mobilise des personnes pour la parer, diabolise les mis.e.s en examen aux yeux de voisin.e.s et des personnes qui découvrent les chefs d’inculpation. Elle prend ce temps si utile pour lutter. Cette instruction a pour unique but de paralyser la lutte et d’imposer le projet mortifère de la poubelle #nucléaire à #Bure.

    #intimidation

    https://seenthis.net/messages/706012 via odilon


  • La tragédie des communs était un mythe
    https://lejournal.cnrs.fr/billets/la-tragedie-des-communs-etait-un-mythe
    https://lejournal.cnrs.fr/sites/default/files/styles/visuel_principal/public/assets/images/rea_250858_038_72dpi.jpg

    La propriété commune d’une ressource conduit nécessairement à la ruine de celle-ci, concluait en 1968 un biologiste dans la revue Science. Son article, « La tragédie des communs », a façonné les raisonnements économiques et politiques de ces dernières décennies. L’historien Fabien Locher nous expose les enjeux de ce débat et en souligne les limites dans le cadre d’une pensée de l’environnement.

    #communs #propriété_privée #économie #néolibéralisme

    https://seenthis.net/messages/706187 via riff-raff



  • La France et ses entreprises participent à l’écrasement du peuple égyptien
    http://obsarm.org/spip.php?article310

    Un nouveau rapport dévoile aujourd’hui comment l’État et plusieurs entreprises françaises ont participé à la sanglante répression égyptienne des cinq dernières années, en fournissant au régime d’Abdel Fattah al-Sissi du matériel militaire et de surveillance. Dotant les services de sécurité et de répression égyptiens de puissants outils numériques, elles ont participé à la mise en place d’une architecture de surveillance et de contrôle orwellienne, utilisée pour briser toute velléité de dissidence et de (...)

    #Actualité_des_transferts_d'armes

    / #Égypte, Transferts / exportations, #Coopération_militaire

    #Transferts_/_exportations
    http://obsarm.org/IMG/pdf/egypte716frweb.pdf

    https://seenthis.net/messages/706020 via Obsarm


  • Private ships play big role in Europe’s migrant crisis

    Two years ago, a small, privately-run ship set out to lend a hand to military operations in the Mediterranean rescuing migrants on boats near capsizing off Libya.

    http://www.thelocal.it/20160806/small-aid-ships-play-big-role-in-europes-migrant-crisis
    #privatisation #asile #migrations #secours #naufrages #mer #Méditerranée #mourir_en_mer #réfugiés #sauvetages #MOAS #SOS_Méditerranée

    https://seenthis.net/messages/514535 via CDB_77



  • sur la colère : émission radio
    https://grenoble.indymedia.org/2018-06-30-sur-la-colere-emission-radio

    Pétage de cable, hystérie et hurlements, la colère des femmes est souvent caricaturée et ridiculisée, quand elle n’est pas carrément pathologisée. Quelles sont les formes et les figures de la colère des « femmes » ? Pétage de cable, hystérie et hurlements, la colère des « femmes » est souvent caricaturée et ridiculisée, quand elle n’est pas carrément pathologisée. À travers des extraits audio, on revient sur ces formes de décrédibilisation, et on se demande ce qui provoque ces explosions ; avant de traverser (...)

    #Articles

    / #Infos_locales, Féminisme / Genres / Sexualités

    #Féminisme_/_Genres_/_Sexualités
    https://dijoncter.info/?sur-la-colere-207

    https://seenthis.net/messages/706042 via Indymedia Grenoble


  • « Trois ans après, l’innocent de la rue Myrha attend son non-lieu »... et Soren Seelow (Le Monde) lâche le morceau : « En désignant un suspect, les enquêteurs se sont achetés du temps. »

    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/07/02/trois-ans-apres-l-innocent-de-la-rue-myrha-attend-son-non-lieu_5324170_16535

    En 2015, un incendie fait huit morts dans le 18e, à Paris. Un SDF est envoyé en prison. Un an plus tard, un autre homme avoue. Depuis, le sans-abri se bat pour que la justice reconnaisse son erreur.

    Son regard ne se pose jamais tout à fait, ses phrases restent en suspens. Attablé au fond d’un café parisien, une casquette enfoncée à mi-front, Mourad Sadi a l’œil incertain des hommes qui errent depuis trop longtemps, la voix pâle de ceux qui ne demandent plus rien.

    Il y aurait beaucoup à dire, pourtant… Un sourire fragile aux lèvres, il se contente de répondre poliment aux questions, comme il l’avait fait, il y a bientôt trois ans, avant d’être conduit en prison.

    Au milieu d’une phrase sans élan, il pose sa cuillère et prend un stylo. Il s’applique à dessiner un rectangle, comme il l’avait fait, à l’été 2015, dans les locaux de la brigade criminelle de Paris. Rue Léon, rue Stephenson, rue Cave… Il écrit le nom des voies arpentées cette fameuse nuit, comme tant de nuits avant. Il n’écrit pas « rue Myrha » : « Je n’y vais jamais, je n’aime pas cette rue. J’avais raison de ne pas l’aimer, dit-il, elle m’a envoyé en prison. » Bipolaire et sans abri, Mourad Sadi a 38 ans et des phrases d’enfant.

    Ce 2 septembre 2015, vers 1 h 30, il a quitté la laverie de la rue Doudeauville, où il avait trouvé refuge quelques semaines plus tôt avec d’autres naufragés de la ville. Il est parti en « balade », chercher des « trucs » pour survivre, en suivant son parcours habituel. Rue Stephenson, rue Cave, rue Léon… La vidéosurveillance indique qu’il est rentré à la laverie à 4 h 17. Dans ce laps de temps, deux incendies se sont déclarés au 4, rue Myrha, au cœur du quartier populaire de la Goutte d’or.

    « Comportement suspect »

    Lorsqu’ils se présentent pour la première fois à cette adresse, à 2 h 30 du matin, les pompiers ne s’attardent pas. Un bout de papier a bien pris feu dans une boîte aux lettres, mais il s’est éteint de lui-même. C’est son propriétaire, Thibaut Garagnon, qui les a appelés, disant avoir senti une odeur de brûlé depuis son appartement du deuxième étage. En quittant cet immeuble d’une quinzaine de logements, les pompiers claquent le portail, fermé par un digicode.

    Deux heures plus tard, ils sont appelés pour un nouveau départ de feu à la même adresse. A leur arrivée, l’immeuble s’est transformé en brasier. Parties d’une poussette entreposée au rez-de-chaussée, les flammes ont envahi la cage d’escalier avant de dévorer les appartements. Deux habitants se sont défenestrés, six seront découverts carbonisés chez eux. Parmi les huit victimes figurent quatre membres d’une famille d’origine sénégalaise, dont deux enfants âgés de 8 et 14 ans.

    En analysant la vidéosurveillance, les policiers remarquent un « individu au comportement suspect », tel qu’ils le décrivent sur procès-verbal, déambulant dans le quartier au moment des faits. A 2 h 41, il a été filmé rue Stephenson, la main tendue en direction d’une poubelle, puis de nouveau à 4 h 06. Il n’apparaît pas sur les images de la caméra rotative de la rue Myrha, mais les enquêteurs n’excluent pas qu’il ait pu se glisser, le temps d’une rotation, jusqu’à l’immeuble incendié à partir de la rue Stephenson.

    « T’as fait quelque chose »

    Le 2 septembre en fin de matinée, les policiers se présentent à la laverie et interpellent Mourad Sadi, retrouvé en possession de plusieurs briquets. Dans une autre vie, il travaillait dans une station-service de la région parisienne. A la rue depuis 2008 après que sa femme l’a quitté, puis diagnostiqué bipolaire, il errait depuis sept ans à la Goutte d’or quand les policiers l’ont attrapé : « Ils m’ont dit : “T’as fait quelque chose, faut qu’on t’emmène.” Alors je les ai suivis… »

    Conduit au 36, quai des Orfèvres, il tente de s’expliquer, mais son esprit s’enraye : « Je ne sais pas quoi faire, je suis bloqué. Je ne comprends pas, je suis près de l’incendie, mais je n’ai rien fait. J’ai jamais été pyromane. »

    « Vous êtes absent de la laverie entre 1 h 29 et 4 h 17 et, alors que vous vadrouillez dans le secteur, deux départs d’incendie se déclarent dans un immeuble situé sur votre parcours ? Qu’avez-vous à déclarer ?, demande l’officier.

    – Je ne sais pas. »

    Après trois jours de garde à vue, le vagabond est déféré devant la juge d’instruction Virginie Van Geyte en vue de sa mise en examen. Faute d’aveux et de preuves matérielles, son interrogatoire se focalise sur sa promenade dans le quartier au moment des faits.

    « Vous souvenez-vous avoir parlé avec un pompier ?, lui demande la magistrate

    – Oui, il m’a demandé si j’avais vu quelque chose, car quelqu’un avait provoqué un incendie. Je lui ai dit que je n’avais rien vu et que j’espérais qu’il l’attraperait, et après c’est moi qu’on a attrapé. C’est comme si j’avais prononcé une formule contre moi-même.

    – Avez-vous quelque chose à ajouter ?

    – Je suis innocent, réellement innocent. »

    Mis en examen pour « dégradation par moyen dangereux ayant entraîné la mort », Mourad Sadi est incarcéré le 5 septembre à Fresnes. Il est rapidement submergé par l’angoisse : « Dès le premier jour, ça n’allait pas. Je me disais : “Mon Dieu, et s’ils n’arrêtent pas le vrai coupable ?” Les pyromanes, c’est des fous. Il a tué huit personnes quand même ! Y avait des enfants. C’est pour ça, je me voyais partir pour trente ans… »

    « Des images, des cris, des odeurs »

    L’émotion provoquée par le drame est intense, la pression médiatique forte. En désignant un suspect, les enquêteurs se sont achetés du temps. Mais ils ont un doute : la porte de l’immeuble est fermée par un digicode, et aucune empreinte de Mourad Sadi n’a été retrouvée sur la scène de crime. Un conflit de voisinage n’étant pas à exclure, les policiers s’intéressent aux occupants de l’immeuble, dont ils épluchent les relevés téléphoniques.

    Le 23 septembre 2015, ils constatent que Thibault Garagnon, le locataire du 2e, est un usager compulsif des numéros d’urgence. Au cours de l’été, il a appelé les services de police à vingt-sept reprises et quatre fois les pompiers : le 6 août pour un départ de feu imaginaire sur son paillasson, le lendemain après la découverte d’un papier brûlé dans sa boîte aux lettres, le 2 septembre pour un nouveau départ de feu dans la même boîte et, quelques heures plus tard, afin de signaler l’incendie qui fera huit morts.

    L’enquête suit son cours, les semaines s’écoulent. Seul dans sa cellule, Mourad Sadi passe ses journées à dormir, shooté au valium, et vit avec 20 euros par mois, « le pécule des indigents ». « Quand je suis entré en prison, je n’avais rien, juste mes vêtements. J’allais en promenade une heure le matin, une heure l’après-midi. Le reste du temps, je dormais et je pensais au suicide. »

    Une année passe. Le 2 septembre 2016, une cérémonie de commémoration est organisée devant l’immeuble sinistré à l’initiative de Thibault Garagnon. Le jeune homme de 19 ans pose en photo dans Le Parisien à côté de familles de victimes. « On est là pour ne pas oublier, insiste-t-il. Ce sont toujours des images qui viennent nous hanter, des cris, des odeurs. On est là aussi parce qu’on se sent abandonnés par les enquêteurs, les pouvoirs publics, les assurances… »

    « Je suis un monstre »

    Son surinvestissement dans cet anniversaire, et quelques étrangetés dans son attitude (des témoins affirment qu’il se rend presque chaque jour devant l’immeuble) intriguent les enquêteurs. Thibault Garagnon est placé sur écoute, puis interpellé le 20 septembre 2016. Bien que tardive, sa garde à vue sera un modèle de psychologie :

    « Qu’avez-vous à dire sur les faits qui vous ont conduit en garde à vue ? interroge le lieutenant de police.

    – Tout ce que j’ai fait, c’est avoir déplacé les poussettes dans le hall. Elles me gênaient… »

    Le policier lui fait remarquer qu’il vient spontanément d’évoquer les poussettes dont est parti l’incendie, pour la première fois depuis le début de l’enquête. Une brèche est ouverte. L’audition se poursuit. Après quarante-cinq minutes de conversation, l’enquêteur revient sur l’épisode des poussettes, et passe soudain au tutoiement.

    « Comment étaient initialement positionnées les poussettes quand elles vous gênaient ?

    – Elles étaient dans le hall…

    – Pourquoi ne pas avoir évoqué ce détail chez le juge ?

    – Pour moi ce n’était pas important.

    – Thibault, on sait que tu ne voulais pas provoquer ça.

    – Je suis désolé. C’était une simple allumette que j’ai mis sur les poussettes. Je pensais pas que ça partirait si loin. [Il pleure] Je vais finir en prison ?

    – Et la boîte aux lettres ?

    – Parce qu’il y avait des papiers dedans. Je sais même pas pourquoi j’ai fait ça…

    – Et l’histoire de l’incendie du paillasson, début août ?

    – Il n’y a pas eu de feu de paillasson. J’ai appelé les pompiers ce soir-là car je voulais qu’ils m’emmènent dans un hôpital psychiatrique. Je sais même pas comment, pendant un an, j’ai réussi à tout garder pour moi. (…) Le pire, c’est que j’ai réussi à me persuader moi-même que ce n’était pas moi. Je suis un monstre, je suis désolé…

    – Sais-tu qu’un individu est en prison depuis un an pour ces faits ?

    – Oui. Si j’avais su que ça se passerait comme ça… Je suis con. »

    Le lendemain de ces aveux, un surveillant ouvre la cellule de Mourad Sadi. « Il m’a dit : “T’es libérable.” C’est tout. J’ai laissé mes affaires, et je suis sorti. Personne ne m’attendait. C’était le soir. » Livré à lui-même, il fraude les transports en commun pour rejoindre la Goutte d’or. Après « un an et dix-sept jours » de cauchemar carcéral, le vagabond retourne à son errance. « J’ai fait nuit blanche en marchant. Je me suis posé rue Doudeauville avec quelques bières et j’ai fait la fête sur un coin de trottoir, tout seul… »

    Signe de l’embarras de la justice, sa libération s’est faite dans la précipitation, avant même la fin de la garde à vue de Thibault Garagnon. Les avocats du sans-abri, Mes Paul Fortin et Alexandre Luc-Walton, n’ont pas été prévenus à temps pour l’accueillir à sa sortie de prison. Ils retrouveront sa trace deux jours plus tard, à la Goutte d’or, pour lui annoncer l’arrestation du coupable.

    « Le temps qui passe »

    Voilà un an et demi que Mourad Sadi a retrouvé la rue, mais pas son innocence. Malgré l’absence de preuves à son encontre et les aveux du pyromane, le SDF qui passait par là avec un briquet dans la poche est toujours mis en examen. Le regard perdu, il touille machinalement son café, partagé entre soulagement et vertige : « J’ai été victime de la justice, mais d’un autre côté, ils ont arrêté le vrai coupable. S’il était mort dans l’incendie, je serai sans doute encore en prison. Je ne sais pas quoi en penser… »

    Mourad Sadi vit aujourd’hui avec 800 euros d’allocation adulte handicapé, mais une partie des sommes versées durant sa détention demeure bloquée sur un compte bancaire. « Il faudrait que je montre un document prouvant mon innocence », explique-t-il.

    Au regard de ses maigres ressources, il peut espérer environ 30 000 euros d’indemnisation pour l’année perdue derrière les barreaux. Encore faudrait-il, là aussi, que la justice lui accorde un non-lieu…

    En avril 2017, Me Fortin a envoyé une requête en ce sens à la juge qui instruit le dossier. Elle est restée sans réponse. En octobre, puis en novembre, il a renouvelé sa demande, en précisant que l’innocence de son client était « maintenant prouvée depuis près de quatorze mois ». Il s’est de nouveau heurté au silence de la magistrate. « La justice sait être expéditive pour envoyer un SDF en prison, constate-t-il. Elle est en revanche d’une infinie lenteur pour réparer ses erreurs. »

    De guerre lasse, l’avocat s’est résolu à saisir la chambre de l’instruction, qui a rejeté sa quatrième requête, le 11 janvier, au motif que « le temps qui passe n’altère en rien » le droit de son client à solliciter une indemnisation. « Le temps qui passe », selon la formule de la justice, est précisément ce que Mourad Sadi ne retrouvera pas : « On m’a volé un an de ma vie, dit-il. Aujourd’hui, j’aimerais juste qu’on me dise : “Tu es innocent, fin de l’histoire”. »

    #police #justice #prison

    https://seenthis.net/messages/706053 via colporteur


  • « Le moment néofasciste du néolibéralisme »

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/06/29/le-moment-neofasciste-du-neoliberalisme_5323080_3232.html

    Le sociologue Eric Fassin estime, dans une tribune au « Monde », que l’on retrouve aujourd’hui des traits du fascisme historique.

    https://img.lemde.fr/2018/06/29/449/0/5392/2696/644/322/60/0/1b7bd74_5884090-01-06.jpg

    « Hello, dictator ! » Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, accueillait ainsi le hongrois Viktor Orban au sommet de Riga en 2015 – dans la bonne humeur, avec une tape affectueuse sur la joue. Le contraste avec les diktats imposés au même moment à la Grèce par l’Eurogroupe était saisissant.

    C’est qu’on ne plaisante pas avec le néolibéralisme : l’économie est une chose trop grave pour la confier aux peuples. En revanche, la démocratie, on a bien le droit d’en rire. La farce de Lettonie rappelle d’ailleurs Le Dictateur, de Charlie Chaplin, quand Mussolini salue Hitler d’une grande bourrade : « Mon frère dictateur ! »

    Les « délinquants solidaires » persécutés

    Comment penser ensemble la montée des extrêmes droites et la dérive autoritaire du néolibéralisme ?

    D’un côté, il y a le suprémacisme blanc avec Donald Trump, et en Europe, la xénophobie politique d’un Viktor Orbán ou d’un Matteo Salvini.

    De l’autre, il y a des coups d’Etat démocratiques : il n’est pas besoin d’envoyer l’armée contre la Grèce (« des banques, pas des tanks »), pas plus qu’au Brésil (des votes au lieu des bottes) – même si, comme en France, les champions du néolibéralisme ne reculent pas devant les violences policières pour réprimer les mouvements sociaux. D’un côté comme de l’autre, les libertés publiques reculent.

    Et les deux n’ont rien d’incompatible : l’Europe s’accommode de l’extrême droite au pouvoir, et l’Union sous-traite la gestion des migrants à la Turquie ou à la Libye. Avec l’arrivée de la Lega (la « Ligue ») au pouvoir, Emmanuel Macron peut bien dénoncer la « lèpre qui monte » ; mais à la frontière franco-italienne comme en Méditerranée, les milices de Génération identitaire agissent illégalement sans être inquiétées par les autorités. En revanche, la justice française persécute les « délinquants solidaires », tel Cédric Herrou ; et déjà en 2017, l’Italie dirigée par le Parti démocrate poursuivait en justice les ONG qui sauvent les migrants en mer.

    Responsabilité des Clinton et d’Obama

    Au moment où le Sénat examine la loi sur l’asile et l’immigration, le président français s’indigne contre ceux qui « trahissent même l’asile ». En même temps, il fustige « les donneurs de leçon », qui, au nom de la solidarité, voudraient « tout et n’importe quoi ». Et il propose sans rire des « sanctions en cas de non-solidarité », comme si la France n’était pas la première concernée, avant de reprendre à son compte le discours de Matteo Salvini sur les ONG accusées de « faire le jeu des passeurs ».

    Nonobstant les beaux discours, la « tentation “illibérale” » n’est donc pas réservée à l’extrême droite europhobe ; elle menace les dirigeants europhiles. Emmanuel Macron incarne bien ce néolibéralisme « illibéral » qui prétend nous sauver de l’extrême droite en imitant sa politique.

    Faut-il parler d’un « moment populiste » ? Si la philosophe belge Chantal Mouffe refuse le qualificatif d’extrême droite pour lui préférer l’expression « populisme de droite », c’est qu’elle plaide « pour un populisme de gauche » : les deux auraient en commun « un noyau démocratique », puisqu’ils font entendre, en leur donnant des réponses différentes, les demandes des « perdants de la mondialisation néolibérale ». Or, non seulement les dirigeants néolibéraux n’hésitent pas à mobiliser un populisme xénophobe, mais, en retour, les leaders populistes, comme Trump, Orban ou Erdogan, promeuvent des politiques néolibérales.

    Mieux vaut donc parler d’un « moment néofasciste ». On retrouve aujourd’hui des traits du fascisme historique : racisme et xénophobie, brouillage des frontières entre droite et gauche, leader charismatique et célébration de la nation, haine des élites et exaltation du peuple, etc. Après l’élection de Trump, le philosophe américain Cornel West dénonçait la responsabilité des politiques économiques des Clinton et d’Obama : « aux Etats-Unis, l’ère néolibérale vient de s’achever dans une explosion néofasciste. » Depuis, cependant, il est clair que la seconde n’a pas détruit la première…

    Une forme politique nouvelle

    Faut-il plutôt suivre la politologue américaine Wendy Brown qui privilégie la lecture néolibérale ? Pour cette politiste, avec Trump la combinaison paradoxale de l’« étatisme » et de la « dérégulation », soit d’un « autoritarisme libertarien », est une forme politique nouvelle, « effet collatéral de la rationalité néolibérale » ; on ne saurait donc la réduire aux figures anciennes du fascisme ou du populisme. Sa critique rejoint celle de Robert Paxton : pour l’historien de Vichy, « l’étiquette “fasciste” occulte le libertarisme économique et social de Trump. »

    Mais n’est-ce pas le principe même d’un idéal type wébérien que de regrouper des exemples empruntés à divers contextes historiques ? C’est vrai du fascisme ou du populisme – comme du néolibéralisme d’ailleurs : le protectionnisme de Trump n’en est qu’une déclinaison nouvelle, tandis que l’ordolibéralisme allemand en est une variante, qui ne se confond pas davantage avec l’idéologie du Fonds monétaire international… Le mot « néofascisme » permet de penser, dans sa spécificité historique, ce moment du néolibéralisme.

    Non pas que le néolibéralisme soit condamné au fascisme. Certes, il n’est pas voué à la démocratie, comme on l’entendait après la chute du mur de Berlin. Toutefois, Tony Blair et José Luis Zapatero, qui y ont converti la sociale-démocratie en Europe, loin de surfer sur la vague xénophobe, revendiquaient l’ouverture aux migrants économiques. Quant à la chancelière allemande, « Kaiser Merkel » n’est-elle pas devenue, quelques mois après la « crise grecque », lors de la « crise de l’asile » de 2015, « Mutti Angela » ? Mais ces deux moments appartiennent au passé.

    Aujourd’hui, refuser de nommer le néofascisme autorise à ne rien faire. Il ne faut pas se bercer de l’illusion que le populisme, qui en est le symptôme, pourrait en être le remède. Et les euphémismes empêchent la mobilisation d’un antifascisme qui, loin d’être la caution démocratique des politiques économiques actuelles, désigne la responsabilité du néolibéralisme dans la montée du néofascisme. Bref, chanter Bella Ciao n’a rien d’anachronique – contre Matteo Salvini ou son prédécesseur, Marco Minniti, ou contre son homologue, Gérard Collomb, même s’il en a « un peu marre de passer pour le facho de service. »

    https://seenthis.net/messages/705735 via enuncombatdouteux


  • Hier, le Gouvernement a déposé au Palais du Luxembourg ce qu’on appelle un “amendement de suppression” –expression terrible en soi– contre l’amendement du sénateur LR François-Noël Buffet sur l’amnésie traumatique. En clair, cela signifie que le gouvernement s’oppose à cette disposition.

    « Suppression! » - Moi aussi amnésie
    https://moiaussiamnesie.fr/suppression
    https://moiaussiamnesie.fr/wp-content/uploads/2018/06/tokyo.jpg

    Que dit cet amendement de suppression ? (http://www.senat.fr/encommission/2017-2018/487/Amdt_COM-) que la loi prévoit déjà la possibilité de demander des expertises au juge en cas de violences sexuelles sur mineurs et d‘obstacle insurmontable. Et donc de ce fait l’amendement Buffet est “inutile” car non normatif.

    Ce à quoi nous répondons qu’au contraire, il est normatif car il pourra permettre de combattre une jurisprudence défavorable aux victimes de violences sexuelles et d’amnésie traumatique. J’ai moi même tenté de faire valoir l’obstacle insurmontable en raison de mon amnésie traumatique devant la Cour de cassation en décembre 2013. Et la cour a rejeté ma demande d’où l’importance du recours au législateur.

    En outre, le code pénal précise l’objet des expertises alors pourquoi ne pas admettre l’objet de l’amendement de M. Buffet à savoir demander à une expertise de déterminer l’”obstacle insurmontable”.

    Cet amendement est loin de révolutionner le système judiciaire. Il ne mentionne même pas “l’amnésie traumatique” uniquement évoquée dans son objet, échappant ainsi à nos nombreux détracteurs. Il a cependant le mérite de préciser et de clarifier la voie vers la reconnaissance officielle de l’amnésie traumatique.

    S’il était adopté, il serait aussi un premier pas symbolique pour reconnaître l’impact psychotraumatique des violences sexuelles et combler le retard immense de la France en la matière. Cela encouragerait la recherche, la formation, la médecine…etc.

    https://seenthis.net/messages/705677 via unagi


  • Adieu, mes trompes « RETARD → Magazine
    http://retard-magazine.com/adieutrompes

    Se faire retirer les implants est un véritable parcours du combattant. Il faut déjà trouver un.e chirurgien.ne qui soit convaincu.e des effets indésirables du dispositif, et donc enclin.e à les enlever. Beaucoup ne souhaitent pas risquer l’explantation sous prétexte que les effets secondaires seraient « dans la tête » des patientes. Bah oui, les femmes sont des petites natures névrosées qui s’inventent des problèmes, c’est bien connu. Ensuite, il faut trouver celui ou celle ayant déjà plusieurs expériences de retrait (rappelons qu’il s’agit pour l’instant d’une opération peu pratiquée ne bénéficiant d’aucune directive officielle) dont la technique de chirurgie semble sûre. C’est limite s’il n’est pas plus simple de trouver un nain de jardin bleu dans son frigo.

    J’ai rencontré plusieurs chirurgiens. Les discours paternalistes et culpabilisateurs de ces messieurs m’ont mise plus bas que terre à un moment de ma vie où j’avais désespérément besoin d’être soutenue. Je me suis sentie abandonnée par le corps médical et j’ai subi de plein fouet la misogynie crasse de la médecine :

     »Mais voyons Madame, une stérilisation à 29 ans, c’était de toute façon inconscient ! »

    #Essure

    https://seenthis.net/messages/703966 via Mona


  • Violences gynéco : des étriers à l’épisio, un rapport douloureux - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/06/28/violences-gyneco-des-etriers-a-l-episio-un-rapport-douloureux_1662694

    Une enquête du Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes, publiée ce vendredi, met en lumière le sexisme dans le suivi gynécologique et obstétrical. Des cabinets d’examen aux plus hautes instances, les dysfonctionnements persistent.

    Présentez un spéculum vaginal à un homme. Demandez-lui de le toucher, puis de dire ce qu’il ressent. « C’est primitif, effrayant, froid », s’exclame l’air médusé l’un d’entre eux dans le documentaire Paye (pas) ton gynéco, réalisé par Nina Faure (1). L’objectif du court-métrage : mieux faire entendre la voix des femmes victimes de violences gynécologiques et demander des explications aux représentants de la profession. Et là, on n’est pas déçu, quand un ponte affirme que « non, un toucher vaginal n’est pas invasif » ou lorsqu’un gynéco après une auscultation prend la tension (plutôt basse) de la patiente en s’exclamant : « Hé ben, je vous excite pas des masses. » Tellement délicat. Tellement vrai ? Ce docu, disponible depuis le 27 juin, tombe à pic alors que le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (#HCE) saisi par la secrétaire d’Etat à l’Egalité publie ce vendredi un rapport intitulé : « Les actes sexistes durant le suivi gynécologique et obstétrical. Des remarques aux violences, la nécessité de reconnaître, prévenir et condamner le sexisme ». Compilant des remarques faites à des parturientes - c’est-à-dire des femmes en train d’accoucher - ou patientes (du style « Vous avez mal pendant les rapports ? Mettez-y un peu du vôtre »), les 170 pages de cet état des lieux assorti de préconisations sont le fruit de neuf mois d’une enquête très attendue après la polémique qui monte depuis près de cinq ans.

    Lancé sur Twitter en 2014, le hashtag #PayeTonUtérus a fait affleurer plus de 7 000 témoignages de femmes en vingt-quatre heures. Dans la foulée, en 2015, le blog « Je n’ai pas consenti » recense une centaine de témoignages de patientes ayant subi des actes non consentis dans un cadre médical.

    Scandale, toujours cette année-là : des documents de la faculté de médecine de l’université Lyon-Sud révèlent qu’il est attendu, dans le cadre de leur formation, que les étudiants pratiquent des touchers vaginaux sur des patientes « endormies », sans leur consentement donc. Depuis, les témoignages n’ont cessé de se multiplier sur ces violences qui méritent d’être reconnues pour mieux être combattues. L’an passé, le Tumblr et la page Facebook « Paye ton gynéco » se sont créés simultanément, recensant des « témoignages de sexisme et/ou de violences gynécologiques/obstétricales ». Un pic est atteint l’été dernier lorsque la secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène #Schiappa, s’insurge contre le taux exorbitant (et en fait surévalué par la secrétaire d’Etat) d’#épisiotomies pratiquées lors des accouchements : tempête sur les réseaux sociaux.

    C’est dire s’il était temps qu’une enquête au-dessus de tout soupçon fasse le point. Mette au jour toutes ces fois « où les femmes ne sont pas considérées comme des êtres pensants et vivants mais seulement comme des corps » par le monde médical, comme l’explique Margaux Collet, corapporteure de ce travail qui recommande au gouvernement de réaliser la première enquête de santé publique dédiée au suivi gynécologique. Il souligne aussi la nécessité de renforcer la formation initiale et continue des professions médicales et paramédicales en matière de bientraitrance, de respect du consentement et de dépistage des violences sexistes et sexuelles ou encore de faciliter et améliorer les procédures de signalements lorsque violence il y a eu.

    En attendant, zoom sur quelques points de ce rapport.

    Accouchement : episio, c’est toujours trop

    Le chiffre évoqué l’été dernier par Marlène Schiappa avait fait l’effet d’une bombe : 75% de taux d’épisiotomies en France ? « Foutaises ! » avaient scandé les organisations représentatives des gynécologues-obstétriciens. Selon le dernier rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médiale (Inserm), cette intervention clinique - une incision du périnée sur quelques centimètres effectuée pour agrandir la taille de l’orifice vulvaire et faciliter l’expulsion du bébé - concerne 20% des accouchements par voie basse. Ce taux atteint 34,9% pour les primipares (premier accouchement) et descend à 9,8% pour les multipares. Oui mais problème : c’est encore beaucoup trop. Car cette « routine » dite « préventive » ne diminuerait en rien les possibilités de déchirures graves et entraîne des complications non négligeables (pertes importantes de sang, infection). En 2005, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français avait même confirmé l’absence de bénéfices de cette pratique. Certaines maternités ont réduit drastiquement la pratique. C’est le cas du centre hospitalier de Besançon et son fameux 0,3% de taux d’épisiotomies, malgré sa spécialisation dans « l’accueil de grossesses pathologiques et à grands risques ». D’autres en revanche frôlent encore les 45%. Et surtout, sans prévenir en amont les premières concernées. Selon le HCE, une femme sur deux « déplore un manque (16%) ou l’absence totale d’explication (31%) sur le motif de l’épisiotomie ».

    Absence de consentement : violences ordinaires

    Refuser de poser un stérilet à une nullipare (qui n’a jamais eu d’enfant) en bonne santé. Introduire un spéculum sans informer la patiente en amont. Palper les seins sans demander l’autorisation. Imposer la position du décubitus dorsal (allongée sur le dos, les pieds dans les étriers) pour un examen gynécologique sans même proposer la position latérale (qui existe). Réaliser un frottis sur des femmes jeunes, au premier rendez-vous, sans nécessité médicale. Pratiquer une épisiotomie sans l’accord explicite de la femme qui accouche. Puis la recoudre légèrement plus serrée, de manière à rendre plus étroit le canal vaginal (le fameux « point du mari »)…

    Les témoignages recueillis par le Haut Conseil à l’égalité recouvrent une multitude de pratiques mais soulèvent une unique problématique : celle des violences ordinaires. Celle du mépris pour le consentement, aussi. Il y a bien la fameuse loi Kouchner de 2002, qui formule « qu’aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé » du patient. Mais dans les faits, la parole des femmes est trop souvent bafouée par les professionnels de santé. Mais comment leur apprendre à entendre une patiente dire « non, je ne veux pas » ? La question se pose quand on sait que, en moyenne, une femme va avoir 50 consultations gynécologiques et obstétricales au cours de sa vie (#frottis réguliers, renouvellement de #contraception, #IVG…).

    Instances : que d’hommes, que d’hommes

    Bien sûr, si les témoignages de #femmes mal traitées, mal respectées ou mal informées affluent, nul ne songerait à jeter l’opprobre sur celles et ceux qui accompagnent les patientes et parturientes. Un monde d’ailleurs largement féminin.

    Les hommes ne représentent que 2,6% des sages-femmes. Les femmes sont majoritaires (94%) au sein de la gynécologie médicale. Et depuis peu, la #gynécologie-obstétrique est exercée à 51% par des femmes. La parité est donc enfin atteinte.

    Mais c’est au-dessus, là où les impulsions doivent être données ou les sanctions prononcées (lire ci-dessous) que cela se gâte. Près de 90% des membres du Conseil national de l’Ordre des médecins sont des hommes ; ils représentent également 89% des doyens des facultés de médecine ; 74% des membres du bureau du Collège national des #gynécologues et #obstétriciens français et 100% des membres du bureau, du conseil d’administration, des présidents de comité, des présidents et secrétaires des commissions de l’Académie nationale de médecine.

    Autre fait préoccupant, en dépit de l’augmentation importante de la part des femmes dans le secteur médical, les relations entre les deux sexes demeurent empreintes de sexisme : 86% des internes de médecine (95% des femmes et 68% des hommes) déclarent avoir été exposés à du sexisme et près d’un interne sur dix déclare avoir été victime de harcèlement sexuel.

    Avertissements, suspensions, radiations : des plaintes qui se perdent

    C’est peut-être le constat le plus fâcheux relevé par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes : les violences sexistes (remarques sexistes et/ou à connotation sexuelle, harcèlements, agressions, viols) dans le suivi gynécologique et obstétrical font encore trop peu l’objet de signalements et aboutissent rarement à des sanctions ou condamnations. Qui peut s’en étonner ? L’institution a étudié les 104 plaintes portées devant la chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins de 2007 à 2016. Sur l’ensemble des poursuites, seules 29% ont conduit à une radiation du professionnel de santé. Pour le reste, on parle d’avertissement, d’interdiction temporaire d’exercer (d’un mois à trois ans), voire d’absence totale de condamnation (22 %). Des chiffres qui concernent uniquement les femmes qui ont osé porter plainte.

    Et toutes les autres ? Celles qui se sont murées dans le silence ? Qui méconnaissent leur droit ? Qui redoutent l’expertise judiciaire car elle comprend un examen gynécologique ?

    Difficile d’évaluer leur nombre. Mais le HCE est clair sur un point : tant que l’Ordre des médecins et des sages-femmes organisera des réunions de conciliation entre les victimes et leur agresseur, « un nombre conséquent de plaintes ne verront jamais le jour ». Pour rappel : ce mode de médiation est formellement interdit par la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Que la France a ratifiée en 2014.

    Le petit documentaire :
    https://www.youtube.com/watch?v=fsRZ59Urc2I


    Et au détour des commentaires on apprend que Nisand donne des conférences sur la sexualité dans les collèges !!!! À l’aide !

    #santé_publique #sexisme #violences_obstétricales #violences_médicales

    https://seenthis.net/messages/705378 via ninachani


  • Engagement_atypique
    https://framablog.org/2018/06/30/engagement-atypique

    Une trajectoire hors du commun au bénéfice du bien commun : on aimerait bien qu’il y en ait beaucoup comme elle pour s’engager de façon aussi déterminée et compétente. Son parcours méritait bien une interview. Nous espérons entamer une série d’interviews … Lire la suite­­

    #Communs #Contributopia #Droits_numériques #Internet_et_société #Libertés_Numériques #Non_classé #ARCEP #Asso #Association #Bayart #FAI #Fédération #FFDN #Illyse #LGBT #Quadrature #Régulation #Télécoms