7h37

La sélection de Seenthis, maison-mère du Zinc. Une minute plus tard.

  • La cour Suprême espagnole ordonne à l’État de dédommager la mère d’une enfant assassinée par son père lors d’une visite non surveillée
    https://tradfem.wordpress.com/2018/08/01/la-cour-supreme-espagnole-ordonne-a-letat-de-dedommager-la-mere-d

    Andrea, la fille d’Ángela, est née en 1996. Le partenaire d’Ángela l’a soumise à de fréquentes violences physiques et psychologiques. Ángela a déposé pas moins de 30 plaintes à la police et au tribunal. Son partenaire a été reconnu coupable d’une infraction mineure et a été condamné à payer une petite amende pour harcèlement. Une seule ordonnance judiciaire a protégé la mineure et a duré deux mois.

    La séparation conjugale a été ordonnée en novembre 2001. Le juge n’a pas mentionné la violence comme cause de la séparation. L’ordre autorisait des visites non supervisées entre père et fille, et le père avait droit à l’utilisation de l’habitation familiale. Ángela a interjeté appel de la décision mais a échoué. Andrea avait exprimé à plusieurs reprises son désir de ne pas voir son père. En avril 2003, le père a tué la fillette de 7 ans et s’est suicidé lors d’une visite non surveillée.

    Après des mois de deuil, Ángela a déposé une demande d’indemnisation pour erreur judiciaire. Le ministère de la Justice a rejeté la demande en 2005. Des appels administratifs et judiciaires ont suivi jusqu’à la Cour suprême, en 2010, et la Cour constitutionnelle, en 2011, a rejeté la demande.

    Ángela a alors déposé une plainte auprès du Comité CEDAW des Nations Unies en 2012 après avoir épuisé tous les recours internes. Dans sa décision finale sur le fond de 2014 (affaire 47/2012), le Comité a conclu que « la décision d’autoriser des visites non supervisées avait été prise sans les garanties nécessaires et sans tenir compte (…) de la violence domestique qui caractérisait les relations familiales pendant des années « (paragraphe 9.5) ; Ángela « a subi un préjudice de la plus grande gravité et un préjudice irréparable à la suite de la perte de sa fille et des violations décrites » (paragraphe 9.8). L’Espagne n’a pas agi avec la diligence voulue dans un cas particulièrement tragique de violence sexiste et cela équivaut à de la discrimination et à la violation des droits humains d’Ángela.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.ejiltalk.org/supreme-court-of-spain-un-treaty-body-individual-decisions-are-legally-binding/comment-page-1/#comment-261297

    #justice #cour_Suprême #droit #féminicide #violence_sexiste

    https://seenthis.net/messages/712638 via Tradfem


  • For these underprivileged young women in France, rugby provides strength, resilience and empowerment
    https://www.washingtonpost.com/news/in-sight/wp/2018/08/01/for-these-underprivileged-french-young-women-rugby-provides-strength

    Camilo Leon-Quijano is a Colombian-born photographer based in Paris. He is also a PhD Fellow in Sociology and a lecturer at the Gender Studies department of the EHESS of Paris (School for Advanced Studies in the Social Sciences). Leon-Quijano uses photography as a way to understand urban spaces. In Sight is sharing a project he did on the women rugby players in a suburb north of Paris. He told In Sight the following about the project:

    In January 2017, I started following a group of #rugby players from the #Chantereine High School of #Sarcelles, a stigmatized “banlieue” in the north of Paris. Banlieue is a French word to designate a suburb. The banlieues are often socially and politically dismissed by the state. Sarcelles is one of the most impoverished and stigmatized cities in the country, and a significant part of its population has an immigrant background.

    https://www.washingtonpost.com/resizer/xGdKLQ2YxV2ZWtYsx7k9n2kZU-c=/1484x0/arc-anglerfish-washpost-prod-washpost.s3.amazonaws.com/public/2U5IYFYAYU7VXPUMG422SWVPMI.jpg
    The team trains in the mud on the “Nelson Mandela” rugby field in Sarcelles. (Camilo Leon-Quijano)
    #photographie

    https://seenthis.net/messages/712204 via grommeleur


  • Dernières de cordée
    https://blog.monolecte.fr/2018/08/03/dernieres-de-cordee

    Nous devons absolument continuer d’être les pires chieuses de l’univers, parce que chaque fois que nous faisons mine de prendre des vacances, nous nous retrouvons immédiatement en fin de liste des combats sociétaux, quand nous n’en sommes pas tranquillement éjectées. Nous n’avons pas d’autres choix possibles que de remettre le couvert, jour après jour, sur […] L’article Dernières de cordée est apparu en premier sur Le Monolecte.


  • [Appli] migration des colombiens | Laura Kurgan et al.

    Cette carte réalisée par Laura Kurgan, Juan Francisco Saldarriaga, Dare Brawley and Anjali Singhvi (Center for Spatial Research, Columbia University) a remporté un prix (Compétition 2016) dans la catégorie Recherche.

    Elle explore les migrations - des campagnes vers les villes - qui résultént du conflit colombien entre la guérilla, l’armée et les paramilitaires, entre 1985 à 2015. Une présentation complète de l’application est disponible ici : http://cityvis.io/detail.php?id=98

    Lien vers la vidéo : https://vimeo.com/178423175

    https://pic.infini.fr/wMYkoTNy/dpQ2o6UV.jpg
    https://pic.infini.fr/VsAX40SB/zL63fERe.PNG

    Chaque lien correspond à un seul individu. De ce fait, utiliser l’opposition colorée permet de représenter l’orientation du déplacement. Les auteur.e.s parlent d’itinéraires, il ne s’agit pas d’itinéraires en tant que tel, seulement d’un trajet, d’un transfert... les lieux intermédiaires - pour rejoindre la destination depuis l’origine - ne sont pas représentés.

    #flowmap #carteflux #trajet #migrations #conflit #animation #video #Colombie

    https://seenthis.net/messages/712160 via fbahoken


  • Rhône | Des étudiants d’EM Lyon fichaient les filles de leur école
    https://www.leprogres.fr/rhone-69/2018/08/02/des-etudiants-d-em-lyon-fichaient-les-filles-de-leur-ecole

    Sur le mur d’un groupe #Facebook privé animé par des #étudiants de l’#EM_Lyon, environ 120 étudiantes de la même école de #commerce sont jugées, #évaluées et même #notées (de 2 à 17) sur leur apparence physique. Les yeux, les sourcils, la bouche et le reste… Dans de nombreux cas, il est également précisé si les filles sont “maquées” ou non.

    Le groupe, créé en juin 2017, ouvert par des étudiants à leurs camarades (#mâles) sur invitation, s’appelle “Mur pipos 2k17”. Le mot pipos faisant ici plus sûrement référence en argot à la verge masculine qu’aux étudiants de Polytechnique ou de Sciences politiques.

    Les étudiants de la sélective école de commerce, basée à Ecully, s’ennuieraient-ils entre leurs cours ? Sans aucun doute, il a fallu du temps pour construire et remplir ce tableau partagé aux “pipos” (les membres). Il s’agit d’« un véritable processus d’enquête, trop sérieux pour rester du domaine de la plaisanterie », comme le relève un étudiant de l’EM sous couvert d’anonymat. Au total, figurent les noms de plus de 450 jeunes femmes de 17 à 23 ans. La date de naissance étant indiquée pour la moitié d’entre elles. 

    C’est une autre colonne, titrée “#stalking ” qui contient le lien vers le profil Facebook de nombreuses étudiantes. Pour rappel, le terme peut se traduire par harcèlement ou traque furtive. La colonne des adresses courriel, remplie pour l’ensemble des jeunes femmes porte aussi un intitulé évocateur : “send nudes” à savoir l’envoi de photographies dénudées.

    On ne connaît pas le nombre des futurs entrepreneurs et manageurs se livrant à ce “benchmarking” à l’égard de leurs camarades, traitées comme des produits à comparer. S’agit-il de quelques individus isolés, comme l’assure une étudiante qui s’inquiète de la réputation de son école ? Ou bien, sont-ils bien plus nombreux ? Ce qu’affirme le même étudiant choqué de ce fichier sexiste et selon lequel la pratique « fait partie des #traditions estudiantines de l’école ». « Chaque promotion crée son groupe et son tableau Excel », ajoute celui-ci.

    Selon une étudiante, le fichier a fait l’objet d’une communication aux associations en début d’année, mais le groupe ne serait plus actif. Pourtant, c’est bien ces dernières semaines qu’il est (ré)apparu. Quelques étudiants vraisemblablement impliqués n’ont pas répondu à nos sollicitations. Deux autres jeunes gens actifs dans la vie associative de l’école semblent pour leur part très gênés lorsqu’on les sollicite sur ce sujet. L’un d’eux se fend même d’un message aux présidents des associations pour leur recommander la discrétion face aux questions « de la journaliste ».

    Quant au directeur de l’EM Lyon, Bernard Belletante, assure « ne pas être au courant de ce fichier ». « Si cela avait été le cas, nous aurions immédiatement réagi te cela aurait conduit à un conseil de discipline » poursuit vigoureusement le directeur, qui regrette, si les faits sont avérés, que les associations étudiantes n’aient pas informé l’administration.

    #fichage #balancetonporc

    https://seenthis.net/messages/712511 via celine.a




  • Gaspard Glanz, le journaliste « à tuer direct » | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/gaspard-glanz-le-journaliste-tuer-direct-633960
    https://www.humanite.fr/sites/default/files/images/48433.HR.jpg

    « À tuer direct. Nous sommes en France ou pas ? Les anciens auraient pris le fusil depuis longtemps » ; « C’est sa gueule de con qu’il faut diffuser, avec à la clé une prime à celui qui lui explosera » ; « Y a pas une balle perdue pour ce fils de pute ? » Ces menaces et ces insultes, qui, tour à tour, peuvent prendre un caractère homophobe ou xénophobe, sont actuellement proférées en quantité sur la page Facebook dénommée « Soutien aux forces de l’ordre ». Elles visent toutes Gaspard Glanz, 29 ans, journaliste et gérant depuis 2012 de la société de production Taranis News.

    Le jeune homme fait ses premiers reportages en suivant le mouvement des zones à défendre, puis en se concentrant sur la question des réfugiés. Caméra au poing, il filme la route des Balkans et les différentes étapes de ce qui se trame à Calais, entre 2014 et fin 2016. Ses reportages agacent. Le 26 octobre dernier, à l’heure du démantèlement du bidonville de Calais, Gaspard se fait interpeller et est placé en garde à vue par des policiers en possession d’une photo de lui. On lui signifie une interdiction de séjour dans l’ensemble du Pas-de-Calais dans le cadre de son contrôle judiciaire jusqu’au 2 mars dernier. Le jeune journaliste est accusé par la préfecture d’avoir dérobé un talkie-walkie à un agent de police pendant une précédente manifestation de soutien aux exilés. Lui affirme que le fonctionnaire a fait tomber sa radio. Le procès de Gaspard vient d’être reporté au 7 juin. Rien à voir, cependant, avec les menaces dont il fait aujourd’hui l’objet. Du moins en apparence.

    https://seenthis.net/messages/712417 via unagi


  • INFO FRANCE 3. Un homme tombe dans le coma lors d’une garde à vue au commissariat de Créteil, une enquête est ouverte
    Mis à jour le 01/08/2018
    https://www.francetvinfo.fr/societe/justice/info-france-3-un-homme-tombe-dans-le-coma-lors-d-une-garde-a-vue-au-com

    Que s’est-il passé au commissariat de Créteil (Val-de-Marne), mardi 24 juillet ? Un homme de 40 ans a dû être hospitalisé après être tombé dans le coma, lors de sa garde à vue. Le parquet de Créteil a ouvert une enquête préliminaire pour comprendre comment les faits se sont déroulés.

    Selon les informations de France 3, l’homme est tombé dans le coma après une clé d’étranglement pratiquée face à son refus d’obtempérer. Un policier a tenté de le maîtriser et l’aurait ainsi saisi par le cou. Le gardé à vue s’est alors effondré, victime d’un malaise. Il a été transporté en urgence à l’hôpital de Créteil où il s’est réveillé après cinq jours de coma et où il se trouve encore, mercredi 1er août. Selon une source policière, il serait hémiplégique et aurait perdu l’usage de la parole. Le parquet de Créteil a demandé son examen par un médecin légiste pour évaluer la gravité des séquelles. (...)

    #violencespolicières

    https://seenthis.net/messages/712232 via Loutre


  • [Appli] Carto.metro.tramway.funiculaire | F. Jarrier

    Voila un site assez impressionnant vu la précision et le niveau de détail de ces différents réseaux (infrastructures) de transport, portant sur plusieurs villes françaises, quelques unes d’Europe et du monde.

    L’application est accessible ici : http://carto.metro.free.fr/cartes/rer-idf

    https://pic.infini.fr/5a9cEf8E/ciyrmu47.PNG

    #réseau #transport #infrastructure #application #RER #métro #Villes

    https://seenthis.net/messages/712177 via fbahoken


  • معاداة السامية، حملة منظمة ضد جيريمي كوربين زعيم حزب العمال البريطاني
    https://orientxxi.info/magazine/article2447

    منذ عدة أشهر، يواجه جيريمي كوربين قائد حزب العمال البريطاني، حملة تتهمه بمعاداة السامية. تأتي السهام إلى كوربين من يمين الحزب ممثلا في ورثة توني بلير، ومن الأوساط الموالية لإسرائيل، واللذَين يستهدفان في الوقت نفسه كلا من الخط اليساري الذي يتبناه كوربين ودعمَه لحقوق للشعب الفلسطيني. أمام رئيس المعارضة البريطانية جيريمي كوربين الكثير من التحديات. فعليه تحميل حكومة أقلية محافظة المسؤولية عن فيض من القضايا عالية الأهمية. ولكنه يمضي سحابة وقته في إخماد النيران، ففي داخل حزبه كما في خارجه، يتعرض للانتقاد بسبب عدم مهاجمته لمشكلة معاداة السامية المزعومة لدى أعضاء (...)

    #Magazine

    / المملَكة المتّحِدة, أزمة سياسيّة, معاداة السامية, حزب العمال البريطاني

    #المملَكة_المتّحِدة #أزمة_سياسيّة #معاداة_السامية #حزب_العمال_البريطاني
    « https://www.standard.co.uk/news/politics/enough-is-enough-protest-labour-mps-join-hundreds-of-activists-outside-p »
    « https://www.theguardian.com/world/2018/apr/17/jeremy-corbyn-accused-of-lacking-moral-clarity-on-antisemitism »
    « https://publications.parliament.uk/pa/cm201617/cmselect/cmhaff/136/136.pdf »
    « https://www.huffingtonpost.co.uk/entry/labour-party-membership-soars-by-33000-in-four-days-since-general- »
    « https://www.independent.co.uk/news/uk/politics/jeremy-corbyn-election-result-vote-share-increased-1945-clement-attle »
    « http://www.jewishvoiceforlabour.org.uk/labour-party-policy/branch-motions-resolutions-expulsion-moshe-machover »
    « http://www.bbc.com/news/uk-politics-36177333 »
    « https://www.theguardian.com/politics/2016/jun/14/ken-livingstone-i-didnt-say-hitler-was-a-zionist »
    « https://labour.org.uk/wp-content/uploads/2017/10/Chakrabarti-Inquiry-Report-30June16.pdf »
    « https://www.independent.co.uk/news/uk/politics/labour-antisemitism-jeremy-corbyn-ruth-smeeth-jewish-mp-accused-of-co »
    « https://www.theguardian.com/politics/2016/sep/02/jewish-labour-mp-corbyn-must-name-and-shame-online-abusers »
    « https://cst.org.uk/news/blog/2018/02/22/new-publication-antisemitic-content-on-twitter »
    « https://www.theguardian.com/politics/2018/apr/27/labour-activist-marc-wadsworth-expelled-from-party-over-antisemitism-ro »
    « https://www.aljazeera.com/investigations/thelobby »
    « https://bdsmovement.net/ar »
    « https://electronicintifada.net/blogs/asa-winstanley/jewish-labour-movement-worked-israeli-embassy-spy »
    « https://www.lrb.co.uk/v39/n09/stephen-sedley/defining-anti-semitism »
    « https://www.theguardian.com/politics/2017/sep/26/new-antisemitism-row-for-labour-over-fringe-speakers-holocaust-remarks- »
    « https://www.theguardian.com/commentisfree/2017/sep/27/labour-denial-antisemitism-party-dark-place »
    « https://www.theguardian.com/commentisfree/2016/apr/29/left-jews-labour-antisemitism-jewish-identity »
    « https://www.theguardian.com/politics/2018/apr/03/jeremy-corbyn-called-irresponsible-after-attending-radical-jewish-event »
    « https://news.sky.com/story/jeremy-corbyn-criticised-for-meeting-radical-group-jewdas-amid-anti-semiti »
    « https://www.newstatesman.com/politics/uk/2018/03/combat-left-anti-semitism-corbynism-must-change-way-it-sees-world »


  • La vraie nature de la sacro-sainte Constitution des USA

    Très bon article du professeur #J.M._Opal de l’université McGill (sauf erreur, pas de VF)

    America looks hopeless – a lot like the ’mother country’ once did
    http://theconversation.com/america-looks-hopeless-a-lot-like-the-mother-country-once-did-10022
    https://images.theconversation.com/files/228614/original/file-20180720-142417-739dly.jpg?ixlib=rb-1.1.0&rect=25%2C455%2C736%2C367&q=45&auto=format&w=1356&h=668&fit=crop

    American revolutionaries had given up on the British model. They dreamed of a republic —literally, “the public thing” — where the common good overruled selfish demands and private interests. After the American Revolution, the U.S. Constitution of 1787 seemed to fulfil these hopes by rejecting aristocratic titles and naming “the People” as the basis of authority.

    Yet this same Constitution protected both slave-holders and bond-owners. It prohibited all kinds of popular interventions into the economy. And it arranged the federal government so that the general will of the population was divided, filtered and ultimately restrained.

    In this sense, it simply updated British constitutional forms for American conditions, in which land was plentiful, labour was scarce and white skin rather than high birth conferred status.
    Creative transformations rolled back

    During periods of democratic renewal, such as Reconstruction, the New Deal and the Civil Rights era, American politics pushed the Constitution beyond its original intentions. In these creative moments, active citizens shaped a more just society.

    But over the last 50 years, another alliance of old and new has taken up arms (sometimes literally) behind constitutional bulwarks, rolling back much of that progress.

    This alliance includes white voters who keep their traditional supremacy through gerrymandered districts, restrictive voting laws and mass incarceration of non-white people.

    #histoire #history #constitution #USA #Etats-Unis #esclavage #slavery

    https://seenthis.net/messages/712198 via David Sharp


  • Qui est Gerda Taro, à laquelle le Doodle du jour rend hommage ?
    01.08.2018 Bruno Labarbère.
    http://mizuwari.fr/index.php/2018/08/01/qui-est-gerda-taro-a-laquelle-le-doodle-du-jour-rend-hommage
    https://cdn-images-1.medium.com/max/1354/1*Oo5G8-CUj9MvjijH0bjDiA.jpeg
    François Maspero « Ombre d’une photographe, Greda Taro »

    Ombre parmi les ombres Gerda Taro a subi le plus cruel destin que puisse connaître les ombres : celui de ne même pas être sa propre ombre, mais celle d’un autre. Pendant plus de soixante ans, quand on cherchait son nom, on le trouvait certes cité des centaines de fois. Mais toujours associé, en quelques lignes, en quelques pages, à l’homme dont elle a un temps partagé la vie. Rien de plus. Fugace passage dans la biographie d’un personnage célèbre, et dont il ne restait que des traces brouillées, confuses, souvent contradictoires, mensongères, parfois même absurdes.

    #Femmes photographes #Gerda Taro #Guerre d’Espagne #Photojournaliste #Robert Capa

    https://seenthis.net/messages/712336 via Marie-Lou Chatel


  • Sur #Arte, documentaire « L’#Afrique, terre promise du numérique »

    https://www.arte.tv/fr/videos/071435-000-A/l-afrique-terre-promise-du-numerique

    Une catastrophe presque complète que ce documentaire, ou plutôt cette publicité pour une consultante omniprésente à l’écran. C’est très lénifiant (plus besoin de se préoccuper de l’Afrique, tous leurs problèmes sont en voie de solution grâce à l’innovation technologique), très solutionniste (tous les problèmes vont être résolus par le numérique), pro-capitaliste (on ne voit aucun service public, aucune université, aucune ONG, uniquement des entreprises à but lucratif, mais avec une « démarche sociale », attention), Uber est cité comme exemple et modèle à suivre. Un des patrons interviewés résume bien l’idéologie du film « malheureusement, 90 % des fonds vont encore aux ONG ».

    Bien sûr, il n’y a aucune réflexion sur les problèmes : la technologie est un but en soi. Par exemple, on nous dit que « Paygo permet de se passer d’espèces ». Mais pourquoi ? quel est l’intérêt de s’en passer ?

    Alors qu’on nous montre plein de solutions technologiques qui collectent énormément de données personnelles (comme ce Paygo, qui connait tous nos paiements), la seule référence aux dangers de la surveillance (une phrase en passant) concerne les risques dûs à l’État : zéro mention des risques dûs aux entreprises privées.

    À 45:12 arrive l’inévitable #blockchain, arme favorite des consultants pipeauteurs (on se souvient de la légende du cadastre blockchainisé au Ghana, souvent reprise mais jamais sourcée). Aucune explication, juste des promesses magiques (« c’est chiffré et infalsifiable »).

    #développement #pipeautage

    https://seenthis.net/messages/712150 via Stéphane Bortzmeyer


  • « La "demande de vidéosurveillance" est une construction sociale »
    https://usbeketrica.com/article/la-pretendue-demande-de-videosurveillance-est-une-construction-politiqu

    La réalité, c’est que la plupart du temps, les opérateurs de vidéosurveillance ne voient rien qui concerne la délinquance, et que le système est donc le plus souvent détourné pour faire autre chose. Depuis quelques années, le principal détournement - car c’est aussi le plus rentable - s’appelle la vidéoverbalisation. Les caméras ne servent donc pas principalement à confondre les voleurs ou les agresseurs, mais à augmenter le niveau de verbalisation des petites infractions routières de la vie quotidienne. — Permalink

    #surveillance

    https://seenthis.net/messages/711630 via Alexis J.


  • Les 500 grandes fortunes françaises possèdent 30 pour cent du PIB français - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2018/07/25/fort-j25.html

    Depuis le krach de 2008, les Français les plus riches ont triplé le pourcentage de l’économie qu’ils détiennent personnellement. De 2009 à 2018, leur fortune collective est passée de 10 à 30 pour cent du Produit Intérieur Brut (PIB) du pays, atteignant un niveau record de 650 milliards d’euros, selon le classement 2018 du magazine Challenges. La production nationale, quant à elle, n’a crû que de 12 pour cent.

    #PIB #richesse #inégalités

    https://seenthis.net/messages/712185 via Sombre


  • Ce qui est bien, avec les pailles, c’est que le capitalisme peut difficilement être blâmé pour leur présence dans les océans. On trouvera d’abord toi, le ou la coupable qui sirotes innocemment ton verre plein de glaçons, ensuite l’immonde cabaretier ou cabaretière qui l’a imposée dans ton verre (alors que tu sais boire en évitant les glaçons ou que tu es devenu·e « no déchets » et que tu en as une en métal que tu as achetée lors de tes dernières vacances au soleil, à dix heures d’avion) et finalement il se trouvera bien une usine de pailles à blâmer. Pendant ce temps, de multiples substances arrivent sur le marché (donc l’environnement) sans être proprement évaluées, pendant ce temps aucune des substances qui font crever les abeilles n’est interdite sauf pour l’usage domestique, pendant ce temps les porte-containers et les poids-lourds continuent à sillonner le monde pour transporter les marchandises, pendant ce temps on continue à produire des déchets nucléaires qu’on ne sait pas stocker, pendant ce temps la déforestation continue pour donner à bouffer de la barbaque et de l’huile à l’industrie (alimentaire ou du carburant). Mais les écolos s’occupent à pointer du doigt les pailles. C’est la feel-good campagne, celle qui te fais croire que tu ne vis pas tout à fait dans un monde de merde qui obéit à la loi du profit, que tu n’es pas le ministre qui dit oui-oui à toutes les merdes anti-écolo et que tu peux faire des choses dans ton coin, façon #égologie. Va crever, gentil·le écolo qui m’emmerdes avec tes pailles. (Je dis ça, et je croise plein de gens démuni·es devant le truc et qui se sont lancé·es dans le défi de vivre sans paille, si ça leur fait plaisir... Mais être une grosse ONG ou Hulot et se soucier de pailles !)

    #zéro_déchet de merde #plastique #déchets #océans #eau

    https://scontent-sit4-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/38136110_10156649210212458_1831819370108551168_n.jpg?_nc_cat=0&oh=65199b78ba46ff719286e8e0cbdce424&oe=5C0C7C87

    https://seenthis.net/messages/712158 via aude_v


  • [Appli] Pittsburgh Bus Bunching | Mark Egge

    Cartographie du trafic en bus qui apporterait leur lot de mauvaises nouvelles : des bus pleins, surchargés et d’autres vides ; un problème de fréquence qui engendrerait des temps d’attentes trop importants... liés à un « regroupement » de bus.

    Est-ce que ce « regroupement » de bus à certains endroits de la ville suit un modèle prévisible ? Pour explorer cette hypothèse, le projet propose de géo visualiser les fréquences spatio-temporelles des trajets en bus (ex. de Pittsburgh, pour le mois de mars 2016). L’objectif général étant de montrer les zones de concentration des bus, de congestion en fonction de l’heure de la journée, pour tenter d’anticiper les problèmes de gestion du trafic et des flux de passagers qui en découlent.

    Deux types de représentations créées par M. Egge (http://www.markegge.com) sont proposées.
    – la première présente une application interactive permettant de visualiser sous la forme de matrice d’information géographique ordonnée (cf. matrice-Bertin), chacune des lignes de bus. En ligne figurent les stations et en colonnes, les horaires ; la cellule est teintée d’un rouge +/- intense qui correspond à la part (en %) de voyages supportés par la station sur la tranche horaire, par rapport à l’ensemble de la journée (rouge pur : voyage > 80%).
    – la seconde représentation est une carte animée du trafic de l’ensemble des bus. La carte présente un rendu de type type carte de chaleur, avec un effet arc-en-ciel dont on est pas sûre qu’il ait été choisi par l’auteur (puisque une teinte correspond à un bus, ce qui est exact sur le plan #semio). Le rouge sur la carte indique par exemple la présence de bus de la ligne 61 (61A, 61b, 61C, 61D).

    Les représentations ont été créées dans le cadre du projet The When and Where of Pittsburgh’s Bunched Buses accessible ici :http://www.markegge.com/the-when-and-where-of-pittsburghs-bunched-buses

    Le code de l’application est disponible ici : http://bunching.github.io
    https://pic.infini.fr/YQMcruZq/coCm5R6Z.PNG
    https://pic.infini.fr/JuDCXnEt/WOOP50cN.PNG

    #réseau #transport #bus #carte_de_chaleur #matrice_ ordonnée #Pittsburg #matrice_Bertin

    https://seenthis.net/messages/712181 via fbahoken


  • Les idéologues parasitent tout #débat sur #Twitter | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/165272/internet-reseaux-sociaux-twitter-debat-rokhaya-diallo-identite-bleus-football-
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1200x680/public/twitter_debat.jpg

    Souvent, mes points de vue font l’objet de débats assez vifs. Dernièrement, j’ai néanmoins remarqué que lorsque je les exprimais sur Twitter, ils étaient systématiquement contredits par des personnes qui, dans leur sillage, entraînaient une meute d’internautes finissant par polluer mes conversations en me submergeant par leur caractère massif et hostile.

    #trolls

    https://seenthis.net/messages/712029 via Kassem


  • Questions publiques au gouvernement français
    31 juil. 2018 Par pierre Stambul Blog : Le blog de pierre Stambul
    https://blogs.mediapart.fr/pierre-stambul/blog/310718/questions-publiques-au-gouvernement-francais

    Monsieur Emmanuel Macron, Monsieur Edouard Philippe, Monsieur Jean-Yves Le Drian,

    Vos discours sont lisses quand vous parlez d’Israël/Palestine. Vous prenez un ton grave pour parler de paix, de sécurité. Mais vos actes disent le contraire.

    Alors répondez aux vraies questions :

    Al Awda, bateau de la flottille de la liberté en route pour Gaza a été arraisonné en eaux internationales par la marine israélienne à cinquante milles nautiques de Gaza. Il y a eu des blessés et tous les passagers ont été transférés dans la prison de Givon. Cet acte est-il légal, oui ou non ?

    L’article 224-6 du code pénal dit que « Le fait de s’emparer ou de prendre le contrôle par violence ou menace de violence d’un aéronef, d’un navire ou de tout autre moyen de transport à bord desquels des personnes ont pris place, ainsi que d’une plate-forme fixe située sur le plateau continental, est puni de vingt ans de réclusion criminelle. » Allez-vous poursuivre en justice l’État d’Israël conformément à nos lois que vous avez le devoir de faire appliquer ?

    Après Salah Hamouri détenu sans procès depuis de nombreux mois, c’est Sarah Katz, citoyenne française également, qui est en prison en Israël. Pourquoi n’avez-vous pas fait une déclaration publique exigeant sa libération ?

    Pourquoi vos services (cellule de crise du Ministère des Affaires Étrangères ou Consulat de France à Tel-Aviv) sont-ils à la limite de l’impolitesse et ne montrent aucune intention d’aide réelle quand on les interroge sur le sort de Sarah Katz ? Vous la jugez coupable de quelque chose ?

    Deux millions de Gazaouis vivent depuis de nombreuses années dans une prison à ciel fermé bouclée par terre, par mer et par air. Approuvez-vous ce blocus inhumain ?

    Les soldats israéliens ont tiré impunément sur une foule désarmée à plusieurs reprises à Gaza. On en est à 150 mort·e·s et 15 000 blessé·e·s. Les balles explosives sont interdites contre les éléphants mais on les utilise contre les Gazaouis. Vous n’avez rien à dire là-dessus ? Pourquoi ce silence ? Vous approuvez ? (...)

    #Flottille #Gaza

    https://seenthis.net/messages/712098 via Loutre


  • En Alsace, le football amateur en flagrant déni - Libération
    http://www.liberation.fr/sports/2018/07/27/en-alsace-le-football-amateur-en-flagrant-deni_1669395

    Victime de graves violences pendant un match, le joueur d’origine africaine Kerfalla Sissoko a pourtant été suspendu par une commission qui dément tout acte raciste. « Libération » a enquêté.

    « Si Kerfalla était mort, ils auraient donné son nom à un tournoi. » Cette phrase, terrible, est de l’entraîneur de Kerfalla #Sissoko. A mesure qu’on s’immergeait dans le contexte, elle devenait une ritournelle lancinante. Le contexte ? Sympathique, a priori : le foot des patelins, le foot à la bonne franquette. Quand le village se retrouve le dimanche au match, assis sur des chaises en plastique dépareillées, à prendre des nouvelles des voisins, de la famille, du boulot. Kerfalla Sissoko, joueur amateur de l’équipe de #Benfeld, a failli y laisser sa peau début mai. Sa peau noire, sur le terrain de #Mackenheim, village alsacien de 800 habitants, qui a placé Marine Le Pen en tête au second tour de la présidentielle avec 54 % des suffrages. C’est l’histoire d’un racisme ordinaire, d’une violence extraordinaire. Un #racisme qui se murmure, qui se banalise, qui s’institutionnalise. Kerfalla Sissoko a été coursé avec un couteau de cuisine, roué de coups… puis suspendu par les instances du football.

    Coups de crampons

    Fin mai, sur le parvis du District de football d’Alsace à Strasbourg, Kerfalla Sissoko, 25 ans, est silencieux. Il est convoqué en commission de discipline. Lui et son coéquipier Moudi Laouali, aussi victime de coups et d’injures racistes, ont été suspendus à titre conservatoire. A leurs côtés, les membres de leur club, l’AS Benfeld, petite ville de 6 000 habitants située à 30 kilomètres au sud de Strasbourg, sont plutôt confiants. Là, ils vont avoir l’opportunité de refaire ce match chaotique à tête reposée. En attendant leur tour, ils nous livrent le récit de ce dimanche 6 mai.

    Le match oppose deux équipes de D3, la plus basse division en football amateur. L’enjeu pour Benfeld est quasi nul. Tout ce qu’ils peuvent décrocher, c’est le titre du fair-play : ils n’ont reçu aucun carton rouge de la saison. Dès le coup d’envoi, la tension est palpable. « Nos trois joueurs d’origine africaine sont tout de suite pris pour cible par l’équipe adverse, qui les avait repérés au match aller, et leur a réservé un traitement de faveur au retour », raconte l’entraîneur Gérald Cimolaï. Sur le terrain, les contacts sont de plus en plus violents, assortis d’insultes et de menaces chuchotées : « On en a encore pour toi », « ça ne fait que commencer ». L’autorité de l’arbitre est continuellement mise à l’épreuve. « Ça pouvait dégénérer à tout moment. Et il a suffi d’une toute petite étincelle », ajoute le coach. Elle se produit à la 43e minute. Alors que Mackenheim mène 1 à 0, Kerfalla Sissoko, milieu défensif, est sifflé. Faute, carton jaune. Le jeu reprend jusqu’au choc entre Moudi Laouali et un joueur de Mackenheim. Immédiatement, les supporteurs descendent des gradins, envahissent le terrain pour se ruer sur les joueurs noirs. Kerfalla Sissoko et Loïc Huinan, le troisième joueur d’origine africaine, dégagent Moudi, qui s’en sort avec des blessures superficielles. Ils essuient des coups, s’échappent en courant. Tentant de fuir vers les vestiaires, au pied de la tribune, Kerfalla Sissoko se retrouve nez à nez avec un grand couteau de cuisine. Le supporteur armé le prend en chasse, ainsi que Moudi Laouali qui parviendra finalement à se réfugier au vestiaire. Kerfalla Sissoko, lui, fait demi-tour, traverse le terrain dans l’autre sens. Mais un autre groupe l’attend, mêlant joueurs et supporteurs. Là aussi, il y a un couteau. Traqué, piégé, Sissoko retourne au centre. Il est frappé au visage. Il s’effondre et reçoit encore des coups de crampons dans le dos et les côtes. « Ils sont à quatre ou cinq sur lui », se souvient le coach, qui se précipite à son secours avec le capitaine, Guillaume Paris. Sissoko convulse. Paris plonge ses mains dans la bouche du joueur qui est en train d’avaler sa langue. Il le met en position latérale de sécurité. C’est « le seul moment » où il s’est « senti en danger », « parce qu’agenouillé à côté de Kerfalla », dit-il. L’arbitre distribue les cartons, deux pour Benfeld, deux pour Mackenheim. Sissoko, inconscient, reçoit le premier carton rouge de sa vie de footballeur. A la 45e minute, la fin du match est sifflée. « Les gars en face enlevaient leurs maillots pour ne pas être reconnus », se souvient Gérald Cimolaï, qui les fait reculer en dégainant son portable pour filmer.

    Le président du club, Jean-Michel Dietrich, accourt sur le rond central, demande que quelqu’un appelle les secours. Personne ne bouge au club-house. C’est la secrétaire de l’AS Benfeld, venue assister à la rencontre, qui passera l’appel depuis son portable. Quand les secours arrivent, « les supporteurs s’évaporent dans la nature tandis que le staff de Mackenheim discute avec l’arbitre », observe le coach, aussitôt entraîné à l’écart par trois hommes. Encerclé, il doit montrer son téléphone. « J’ai dû effacer toutes les vidéos devant eux, sinon je ne repartais pas », dit-il. Les gendarmes, arrivés avec les pompiers, n’embarquent personne. Kerfalla Sissoko est évacué en urgence. Il a une fracture ouverte de la tempe, trois autres au niveau de la pommette, un traumatisme crânien, la mâchoire déplacée, des hématomes dans le dos, sur les côtés… Le lendemain, le président de l’AS Benfeld publie sur son compte Facebook une lettre adressée au District d’Alsace de football, « pour le mettre face à ses responsabilités ». Les médias relaient. Kerfalla Sissoko et ses deux coéquipiers noirs ont déposé plainte à la gendarmerie de Marckolsheim pour violences et injures racistes.

    Le dimanche suivant, Jean-Michel Dietrich est convoqué à la gendarmerie. Pour témoigner, pense-t-il. Il emmène son fils, cela ne devrait pas être long. Finalement, il y passera la matinée. Le club de Mackenheim, qui n’a jamais formulé d’excuses ni pris des nouvelles des joueurs blessés, l’attaque pour diffamation. En cause, une menace de mort. Pas sur le terrain de foot. Non, dans un commentaire sur Facebook. Jean-Michel Dietrich doit retirer le texte, se plier au relevé d’empreintes, aux photos. Pendant qu’il est fiché, un gendarme promène le fils, histoire de faire diversion. « Je me suis senti humilié », dit-il. Il a « honte », envie de tout arrêter.

    « Reste dans ta brousse »

    A Strasbourg, le jour décline. Une petite agitation sur le parvis du siège du District indique que notre présence dérange. Kerfalla Sissoko, convoqué par la commission de discipline, est appelé à se présenter. Le groupe s’engouffre dans le bâtiment. Nous nous sommes procuré un enregistrement sonore de l’audience. Le président ouvre la séance en affirmant que le dossier est vide, qu’il n’y a aucun élément concret. L’avocate de Sissoko produit les plaintes, les certificats médicaux, les dix jours d’ITT. Le capitaine de l’équipe de Mackenheim, récidiviste, déjà suspendu pour violences, reconnaît avoir porté des coups mais parle de légitime défense et nie les propos racistes. Comment pourraient-ils être racistes puisqu’eux-mêmes ont des joueurs d’origine étrangère ? Les membres du district se penchent sur la liste de noms, ils n’ont pas que des consonances alsaciennes, effectivement. L’argument semble convaincre. L’arbitre a vu le couteau de cuisine dans la main d’un homme à capuche. Mackenheim ne sait pas de qui il s’agit. Mais sait que ce n’est pas un licencié. Sissoko tente d’expliquer sa version des faits. On lui coupe la parole. Idem pour le témoignage de la secrétaire du club qui a entendu une dame marteler : « Mettez les Noirs dehors, ils n’ont rien à faire sur le terrain. »

    Du racisme, l’arbitre n’a rien entendu. Kerfalla Sissoko explique que ce sont des insultes qui fusent dans un contact ou quand l’arbitre tourne le dos. « Reste dans ta brousse, c’est chez toi », lui lance-t-on, par exemple, alors qu’il va chercher un ballon sorti du terrain. Sissoko aurait dû aller se plaindre à l’arbitre, lui dit-on. Il objecte que s’il allait se plaindre à chaque fois, il ne toucherait plus le ballon… Parce que « c’est tout le temps ». Et puis, seul le capitaine est en droit de s’adresser à l’arbitre et le capitaine de Benfeld est gardien de but… Qu’importe. Kerfalla Sissoko est sommé de s’expliquer. Parce que les insultes, finalement, il n’y a « que lui qui les a entendues », résume le président de la commission de discipline, qui balance : « Le racisme est devenu accessoire dans cette affaire. » A la sortie, une heure plus tard, les membres de l’AS Benfeld sont sidérés par tant de « légèreté ». « Ce sont des juges qui décident de tout, même de ce qu’ils veulent entendre, s’étrangle Gérald Cimolaï. Et c’est à nous de prouver le racisme. Si on ne peut pas, c’est que cela n’existe pas. » C’est alors que l’entraîneur prononce cette phrase terrible, mais plausible : « Si Kerfalla était mort, ils auraient donné son nom à un tournoi. » Kerfalla Sissoko, lui, paraît hagard, sonné par ce « racisme accessoire ». « Comme si le racisme, on pouvait le porter sur soi, l’enlever, selon les jours… » se désole-t-il.

    On le retrouve début juin, au bord du terrain, à Benfeld (ses copains disputent le ballon aux joueurs d’Hipsheim). L’équipe est convalescente. Kerfalla Sissoko ne les regarde pas vraiment. Il explique être sans cesse assailli par les images de son agression, ce moment où il s’est vu mourir. Il n’arrive pas à rechausser les crampons. De toute façon, il a interdiction de jouer. Le District vient de rendre son verdict. Kerfalla Sissoko a été sanctionné, comme son coéquipier Moudi Laouali, comme les deux joueurs de Mackenheim. Même tarif, pour tous : dix matchs de suspension, pour le banal motif de « brutalité à l’égard d’un joueur ». Tout le monde au piquet, en somme comme pour une chamaillerie de cour d’école. Le club de Mackenheim a été condamné pour l’envahissement du terrain : « menace avec arme de la part d’un spectateur ». Il devra payer une amende de 60 euros. Jean-Marie Dietrich a fait appel, pour « sortir du déni de racisme », pour réhabiliter ses joueurs. Peine perdue. Le 5 juillet, le District a maintenu les sanctions contre eux, se fondant sur « les conclusions de l’instructeur », un membre du District, envoyé enquêter sur place. Elles « permettent d’écarter la notion de comportement collectif systématique à caractère raciste ou discriminatoire de la part du club de l’AS Mackenheim », et si « des propos de cette nature ont pu être tenus, ils l’ont été par des personnes isolées », indique le PV de la commission. Quant à « l’agression subie par le Kerfalla Sissoko »,elle trouve « son explication dans le comportement violent de ce dernier qui asséné le premier un coup-de-poing ». Mot pour mot les arguments de l’AS Mackenheim, inlassablement démentis par l’AS Benfeld. Le traumatisme crânien, les multiples fractures au visage ne sont que les séquelles d’une légitime défense. Affaire classée. Circulez, il n’y a rien à voir. Seul changement, pour manquement à la sécurité, l’AS Mackenheim est suspendue de terrain pour quatre matchs, son amende relevée à 100 euros… « Ils ne veulent pas parler de racisme de peur que cela les salisse », estime Jean-Michel Dietrich. L’essentiel des débats s’est d’ailleurs concentré sur lui, le District estimant « particulièrement regrettable » qu’il « se permette de dénoncer médiatiquement » les faits. Assigné en justice pour diffamation, le président de l’AS Benfeld passera en correctionnelle le 31 juillet.

    « Le foot c’est un système féodal, c’est de la politique, des discours, des réunions organisées par des carriéristes avides de pouvoir qui nous ridiculisent, méprisent la réalité, déplore Jean-Michel Dietrich. Ce sport doit se poser des questions, avoir le courage de sanctionner une équipe pour son comportement, même si elle gagne. » Pour Gérald Cimolaï, il y a deux poids, deux mesures, entre foot des villes et foot des champs : « Ils crachent sur les clubs des quartiers, mais dans les villages, rien n’est grave. »

    Le « foot des champs », c’est pourtant là que se concentrent désormais les problèmes, assure un ancien arbitre. « Longtemps, les clubs des quartiers faisaient peur quand ils venaient jouer dans les patelins. Maintenant, c’est l’inverse. Ce sont ces clubs qui ont peur d’aller à la campagne, parce qu’ils vont être provoqués, poussés à bout, jusqu’au basculement dans la violence. »Du coup, « les noms de villages chauds circulent », ceux où l’ambiance autour des matchs est connue pour être raciste, indique un entraîneur d’origine africaine. « Des villages où soit tu te bats, soit tu pleures », résume un joueur. Zone urbaine ou rurale, le racisme est partout, d’après Jean-Marie Dietrich. Mais il a différents visages : « En ville, le foot est un prétexte pour un affrontement entre communautés. On se mesure, on se fait peur. A l’écart, c’est la xénophobie, la peur de l’autre qui s’exprime. Le foot des campagnes, c’est la guerre des clochers. Ne pas être du village, c’est déjà compliqué… »

    Equipes monochromes

    Outre le contexte de chaque village, sa coloration plus ou moins frontiste, pourquoi l’ambiance sur les terrains est-elle devenue si délétère ces dernières années ? « Les joueurs qui posent problème dans les grands clubs saturés des villes sont virés. Ils échouent dans les basses divisions qu’ils gangrènent », explique le président du FC Hipsheim, Nicolas Smargiassi. Malgré leur comportement agressif, comme ils ont plutôt un bon niveau et la peau plutôt claire, ils atterrissent là où on veut bien d’eux, là où on est même parfois prêt à les rémunérer, souvent dans les petits villages qui peinent à trouver suffisamment de jeunes pour constituer une équipe. Des clubs ruraux qui ne sont pas trop regardants, puisqu’il en va de leur survie même. D’autres clubs, pourtant confrontés au même déficit de jeunes, ont une autre réponse : ils fusionnent avec le club voisin, choisissent la mixité… A la campagne, il y a donc les équipes monochromes, et les autres. Quand elles se rencontrent, ce ne sont pas seulement des profils de joueurs différents qui se font face, mais deux visions du foot qui s’affrontent.

    A Benfeld, « le ménage a été fait », affirment plusieurs dirigeants de club du même groupe (G de la troisième division). Quand Jean-Michel Dietrich a repris le club voilà deux ans, il avait mauvaise réputation. « Un petit groupe de jeunes du coin se l’accaparait, les autres ne pouvaient pas évoluer », assure-t-il. Il monte alors un nouveau projet, qui prône la diversité, l’acceptation de l’autre, va chercher des joueurs de toutes origines, crée une équipe féminine. Ceux qui ne voulaient pas se mélanger ont été invités à prendre une licence ailleurs. Voilà pourquoi Kerfalla Sissoko, technicien d’usinage à Strasbourg, est prêt à quitter le quartier populaire de Cronenbourg, où il vit avec ses parents, et à faire trente minutes de voiture pour venir s’entraîner le soir. A Benfeld, il s’est senti « bien accueilli ». Aujourd’hui, le club fait corps autour de lui, monte au créneau pour le défendre.

    Dans les clubs urbains, saturés, les places sont plus chères. « En ville, ça devient le business », confirme un autre joueur noir. A la campagne, ce n’est pourtant pas toujours la panacée. Certains clubs de village ont des équipes colorées mais cela résulte davantage d’une mixité concédée, non encouragée. « Mal classées, les équipes sont boudées par les jeunes blancs du village qui préfèrent jouer ailleurs, alors elles prennent des joueurs noirs par défaut. Ils ont besoin de nous pour constituer une équipe mais, en même temps, on les dérange », remarque un entraîneur.

    Seul joueur noir dans un club rural, Francis Mante dit des autres joueurs et des habitants du village qu’il « croyai[t] qu’ils [l]’aimaient ». Jusqu’au jour où, ayant changé de formation, il est revenu dans le village disputer un match sous d’autres couleurs : « A chaque coin du terrain, des supporteurs sifflaient et m’insultaient… » Dans sa nouvelle équipe, il est de nouveau le seul noir. Un coéquipier l’a traité de « sale singe » lors d’un match, devant l’entraîneur et le président. Francis Mante a déposé plainte, le club lui a demandé de la retirer, sans quoi ils ne pouvaient pas le garder. « Je l’ai retirée et je me suis fait jeter », assure-t-il. Il a arrêté le foot.

    Aujourd’hui, la parole des joueurs, entraîneurs, arbitres noirs se libère si on garantit leur anonymat. Autour et sur le terrain, « sale nègre » et sa variante « sale noir », demeurent des grands classiques avec « sale bougnoule ». On entend parfois des « Elsass frei » (« Alsace libre », slogan autonomiste régulièrement repris par l’extrême droite identitaire), ou « retournez chez vous, ici c’est le FN ». Un joueur d’un club de la banlieue de Strasbourg raconte qu’un jour, son équipe a été accueillie par « la musique de Hitler », le Horst Wessel Lied, l’hymne officiel nazi. C’était il y a dix ans. Aucun des joueurs de cette équipe métissée n’a oublié.

    « Le racisme, c’est courant », soupire un arbitre d’origine somalienne, habitant de Strasbourg, qui a officié sur des matchs amateurs dans tout le Bas-Rhin pendant sept ans. L’histoire de Kerfalla Sissoko l’épouvante. Lui-même craint de se retrouver face à un semblable déchaînement de violences, sans personne pour le défendre, sans vestiaire pour se replier… L’arbitre est seul. Et quand il est noir, il se retrouve souvent soupçonné d’incompétence : « C’est la première fois que vous arbitrez ? » « Vous êtes sûr que vous en êtes capable ? » entend-t-il souvent. Ou, venant des supporteurs : « Vous êtes chez nous », quand ce n’est pas juste des « bananes » qui fusent. Il a fini par raccrocher, « par lassitude ». Même son fils ne fait plus de foot. Sa mère l’a inscrit au karaté, « là où on apprend le respect », a-t-elle dit.

    Raccrocher les crampons, Francis Mante aussi l’a fait, voilà deux ans. Devenu arbitre, il s’est fait alpaguer à la fin d’un match début mai par une dame lui reprochant d’avoir mal sifflé. Le mari de celle-ci surenchérit et balance « va manger ta banane ». L’arbitre lui demande de répéter. L’homme blanc le fait, devant tout le monde. Francis Mante le gifle. Deux joueurs s’en mêlent, l’insultent et lui donnent un coup. « C’est la première fois que j’en venais aux mains… Hélas, mais il faut un acte, sinon c’est parole contre parole, improuvable. » Francis Mante apprendra plus tard que l’homme giflé s’avère être le président du club, qui avait appelé le District d’Alsace pour demander qu’on ne lui envoie plus d’arbitres noirs. Après l’incident, il porte plainte contre Francis Mante, qui est suspendu. Devant la commission de discipline, l’homme tutoie Francis Mante (le PV l’atteste), reconnaît ses propos mais ne voit pas le problème. « Je rigolais », a-t-il déclaré, faisait « de l’humour ». La Commission l’a suspendu dix mois de ses fonctions. Les joueurs qui s’en sont pris à Francis ont, eux, été privés de quelques matchs.

    Vent de révolte

    Un dimanche de juin, on a rendez-vous pour une rencontre dans un patelin figurant sur la fameuse « liste des villages chauds ». L’entraîneur est noir, une bonne partie de l’équipe aussi. Il les a « briefés » toute la semaine. Il leur a répété de « faire profil bas », quoi qu’il arrive. L’entraîneur de l’équipe adverse les avait traités de « négros » au match aller. Ambiance. Alors ils ont rempli des voitures de supporteurs. Les gens du village sont venus encourager leurs joueurs et empêcher tout dérapage. Du système D, qui fonctionne. « Des délégués représentant le district assistent parfois aux matchs, explique le coach, mais ils ne réagissent jamais aux insultes racistes. Ils s’assurent juste que les arbitres sont payés, les cotisations à jour. Dans le foot pro, il y a un peu plus de réactions, parce qu’il y a beaucoup d’argent en jeu. Si un club est connoté raciste, il vendra moins de maillots. Nous, on peut crever. »

    Un vent de révolte souffle contre le district. « On va prendre les mesures qui s’imposent puisqu’ils ne font rien », lâche le président du FC Hipsheim, Nicolas Smargiassi. Plusieurs clubs du groupe ont décidé de boycotter Mackenheim. Ils lui donneront leurs points, mais n’iront plus. Les joueurs d’Hipsheim ne veulent plus y mettre les pieds de toute façon, tant le match aller fut houleux : insultes et crachats. Le président a écrit au district pour dénoncer le climat d’insécurité. Lettre morte. Pour son match retour face à Mackenheim, le club de Duppigheim n’a pas hésité à payer deux juges de touche supplémentaires, pour protéger ses joueurs. Plusieurs dirigeants de club s’indignent : « Le District aurait dû rayer Mackenheim de la carte. »

    Le président du District d’Alsace, René Marbach, le plus grand de France avec 80 000 licenciés, est bien embêté avec cette affaire : « Cela défraye la chronique parce que c’est croustillant. Mais cela fout en l’air tout le travail ! » Ce qui l’ennuie surtout, c’est « le buzz ». Alors qu’il y a « 2 000 matchs chaque week-end en Alsace, et [que] tout va bien », même si « ce printemps a été le plus chaud qu’[il] ait connu », admet-il. « Il n’y a pas que des blessés physiques dans cette affaire. Il faut penser aussi à tous ces blessés moraux, ces milliers de bénévoles, d’éducateurs, qui œuvrent et se battent pour des valeurs », poursuit-il, dépité. Rayer des clubs de la carte semble impensable alors que le foot amateur est en voie d’extinction dans les campagnes. René Marbach pronostique « la disparition de 200 clubs sur les 600 que compte l’Alsace d’ici cinq ans ». « Voilà le vrai problème », d’après lui.

    Concernant les incidents du 6 mai, « les sanctions n’ont été prononcées que pour les choses avérées », insiste René Marbach. Le racisme n’en fait pas partie. De son côté, la gendarmerie de Marckolsheim, chargée de l’enquête préliminaire suite aux plaintes des joueurs noirs, renvoie vers la compagnie de Sélestat, qui gère la communication pour le secteur. Au bout du fil, un gendarme soupire. L’enquête sera bientôt bouclée. Les principaux intéressés, les joueurs, n’ont toujours pas été entendus. Le gendarme nous prévient que « quand tout sera fini, va falloir débriefer avec les journalistes, parce qu’il y a eu de l’emballement ». Quand l’avocate de Kerfalla Sissoko a tenté d’obtenir des nouvelles, le son de cloche a été similaire : « Ça se dégonfle comme un soufflé cette affaire », aurait lâché un gendarme. Me Caroline Bolla s’inquiète que l’enquête de la gendarmerie, comme l’instruction conduite par le district, repose entièrement sur le rapport d’arbitrage, rédigé par l’arbitre, « un ancien gendarme », précise-t-elle, sous-entendant que puisqu’il s’agit d’un ex-collègue, qui dit n’avoir rien entendu, sa parole pourrait ne pas être mise en doute. Une insinuation qui irrite l’avocat du club de Mackenheim, Me Grégoire Mehl, qui rétorque : « L’arbitre est la seule personne neutre dans l’histoire. » D’autant que « c’est déjà monté quand même très haut, à partir d’éléments non avérés », insiste-t-il.

    Le président du club de Mackenheim, qui n’a pas voulu répondre à nos questions, a reçu fin mai une lettre de Frédéric Potier, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme. Il le prie de préciser son point de vue sur les faits et les mesures qu’il compte prendre. Du côté de Kerfalla Sissoko, ça ne va pas fort. Il va devoir être opéré de la tempe et du tympan.
    Noémie Rousseau correspondante à Strasbourg. Photo Pascal Bastien pour Libération.

    Cette histoire est scandaleuse du début à la fin. Ça en dit long sur le racisme profond qui gangrène toutes les institutions, y compris dans le sport. Une déclaration de soutien de la part des joueurs noirs champions du monde de foot serait bienvenue à minima, mais bon…

    #football #agression #impunité

    https://seenthis.net/messages/711327 via ninachani


  • « Emmanuel Macron : cet homme est dangereux » – Retour sur expérience 2017-2018 | ANICET LE PORS
    21 juillet 2018
    http://anicetlepors.blog.lemonde.fr/2018/07/21/emmanuel-macron-cet-homme-est-dangereux-retour-sur-experie
    http://anicetlepors.blog.lemonde.fr/files/2018/06/Unknown-1.jpeg

    Je reprends ici, sans aucune modification, le texte posté sur mon blog le 4 mai 2017 (repris par Médiapart le 5 mai) par lequel j’analysais, 3 jours avant le 2e tour de l’élection présidentielle, les raisons qui me conduisaient à voter « blanc » en me refusant ainsi à apporter un quelconque soutien à l’actuel président de la République. Chacun et chacune pourra ainsi saisir l’occasion de juger de la pertinence des choix opérés alors par les uns, les unes, et les autres … Même en politique, la démarche scientifique ne peut se dispenser d’un retour permanent sur expérience.
    (...)

    https://seenthis.net/messages/712032 via Loutre


  • #JULIE_BINDEL : La dépénalisation de la prostitution était censée protéger les travailleuses du sexe – au contraire, elle les met en plus grand danger.
    https://tradfem.wordpress.com/2018/07/30/la-depenalisation-de-la-prostitution-etait-censee-proteger-les-tr

    Je fais campagne contre l’industrie mondiale du sexe depuis plus de 20 ans. J’ai passé de longues journées dans des bordels légaux ou semi-légaux en Australie, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande et au Nevada.

    J’ai également visité des « quartiers chauds » dans de nombreux pays en développement, notamment en Afrique du Sud et en Asie, où le même libéralisme bien intentionné mais erroné a conduit les autorités locales à décriminaliser l’exploitation de la prostitution.

    Dans tous ces endroits, tout comme dans le quartier de Holbeck à Leeds*, au Royaume-Uni, la déréglementation a non seulement échoué à actualiser ses promesses, condamnant la majorité des femmes impliquées à une vie de dégradation physique et mentale épouvantable, mais elle a également provoqué une augmentation de la demande masculine et considérablement aggravé le problème.

    Dans les pires cas, maintenant évidents en Europe et dans une grande partie du monde en développement, cela a entraîné une explosion de la traite de jeunes femmes et de jeunes filles.

    Pour chaque prostituée heureuse (s’il en existe vraiment), il y en a des milliers pour qui la vie est sordide et dangereuse.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.telegraph.co.uk/news/2018/07/23/decriminalising-prostitution-supposed-keep-sex-workers-safe

    Julie Bindel est une auteure et commentatrice féministe de premier plan et elle est l’auteure de The Pimping of Prostitution, Abolishing the Sex Work Myth (Palgrave Macmillan, 2017).
    #prostitution #travail_du_sexe #réglementarisme #abolition #modèle_nordique

    https://seenthis.net/messages/711899 via Tradfem



  • OPH de Rennes : sanction pécuniaire pour une utilisation du #fichier des #locataires incompatible avec la finalité initiale | CNIL
    https://www.cnil.fr/fr/oph-de-rennes-sanction-pecuniaire-pour-une-utilisation-du-fichier-des-locataire

    La formation restreinte de la CNIL a prononcé une sanction de 30 000 euros à l’encontre de l’OPH de Rennes Métropole ARCHIPEL HABITAT pour avoir utilisé le fichier de ses locataires à d’autres fins que celle de gestion de l’habitat social.

    https://seenthis.net/messages/711890 via Agnès Maillard