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La sélection de Seenthis, maison-mère du Zinc. Une minute plus tard.

  • L’Académie contre la langue française | Collection x x - y - z de Éditions iXe

    https://editions-ixe.fr/content/lacademie-contre-langue-francaise

    https://editions-ixe.fr/sites/default/files/styles/adapt/public/livres/couv/acad.1re-couv.jpg?itok=uXgF4djz

    sous la direction de :
    Viennot Eliane
    L’Académie contre la langue française
    Le dossier « féminisation »

    Avec la contribution, singulière et collective, de Maria Candea, Yannick Chevalier, Sylvia Duverger et Anne-Marie Houdebine.

    La collaboration d’Audrey Lasserre.

    Et l’aimable concours de Louise Labé

    "Le Secrétaire perpétuel [Hélène Carrère d’Encausse], et les membres de l’Académie française, ont la douleur de vous faire part de la disparition de leur confrère, Assia Djebar*, chevalier de la Légion d’honneur, commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres, décédé le 6 février 2015."

    En trois siècles et demi d’existence, l’Académie a beaucoup travaillé à masculiniser le français. Porte­bannière des partisans du « genre le plus noble », ce vestige de la monarchie absolue mène depuis le milieu des années 1980 une croisade contre la « féminisation », en dépit des besoins langagiers d’une société où l’égalité des sexes progresse – en dépit, surtout, des logiques de la langue française et des évolutions à l’œuvre dans les autres pays francophones. Sans se soucier de remplir le rôle pour lequel l’entretiennent les contribuables, les Immortel·les en habit vert campent sur des positions purement idéologiques, en proférant des sentences qui se veulent paroles d’Évangile alors qu’elles vont à rebours des dynamiques du français. Les « Quarante », il est vrai, ne sont ni grammairiens, ni linguistes, ni philologues – et pas toujours écrivains. Ce livre retrace cette guerre de trente ans, menée à coup de déclarations aussi péremptoires qu’infondées, réactionnaires et sexistes, face auxquelles les protestations n’ont pas manqué. Il permet également de faire le point sur les objets de ces controverses, et de comprendre pourquoi la France a fini par entamer sa « révolution langagière »… envers et contre les avis des Messieurs-Dames du Quai Conti.

    *Écrivaine et cinéaste algérienne, Assia Djebar est la première des femmes et hommes de lettres du Maghreb à avoir été élue à l’Académie française, en 2005.

    https://seenthis.net/messages/642640 via Reka


  • Affaire weinstein. Il s’agit désormais d’arrêter les coups
    https://www.humanite.fr/affaire-weinstein-il-sagit-desormais-darreter-les-coups-644576
    https://img.humanite.fr/sites/default/files/styles/abonnez_vous/public/images/52905.HR.jpg?itok=2VW8S-ao

    En parlant collectivement, les femmes forcent à reconnaître la réalité d’un même « ennemi principal » : non pas les hommes, non pas même les agresseurs, mais bien le système qui les génère, les fait profiter, les dote de privilèges et les protège.

    Dans le cas du sexisme, la question de la conscientisation politique est un véritable défi : il n’y a ni usine, ni ghetto rendant possible une mobilisation, comme l’évoquait Simone de Beauvoir dans le Deuxième Sexe. Un lieu où les femmes peuvent se retrouver entre elles, politiser leurs vécus et construire ensemble une lutte. Au lieu de cela, les femmes sont dispersées sur le territoire de leurs oppresseurs où la chasse au viol est ouverte toute l’année, isolées dans une réalité à la Walt Disney qui distille comme un mantra : « On ne naît pas princesse, on le devient. » Il se peut que #balancetonporc opère comme un lieu de rassemblement. Il s’agit désormais d’arrêter les coups et non de s’en remettre à l’État pour demander protection comme on demande à son mec ou à un ami de nous raccompagner le soir parce qu’on a peur – surtout quand on sait que la plupart des violences sexistes sont le fait de familiers. La parole solidaire transforme le silence en cri, la peur en rage. Elle libère nos corps puisque nous ne sommes plus seules mais des millions à qui cela arrive et qui désormais ne laisseront plus les coups nous abattre #kickyourpig.

    https://seenthis.net/messages/642706 via unagi



  • Au-delà du Mirena : que nous apprennent les polémiques récentes sur la #gynécologie-obstétrique ? - Pour une Médecine Engagée Unie Et Féministe
    https://www.pourunemeuf.org/2017/11/06/dela-mirena-apprennent-polemiques-recentes-gynecologie-obstetrique

    Côté théorie, on apprend par exemple à la faculté de #médecine l’adage « toute femme en âge de procréer est enceinte jusqu’à preuve du contraire » et ce, quels que soit ses dires (c’est même un classique des questions lors des examens écrits). Cela équivaut en réalité à apprendre que la parole des patientes ne vaut rien.

    Côté pratique, l’apprentissage de la médecine se fait beaucoup par compagnonnage, c’est-à-dire par l’exemple de ses maîtres de stage. Même sans l’expliciter, on reproduit les comportements de ses pairs : la façon dont les enseignant·e·s parlent des patientes, la façon dont ils abordent les questions du choix notamment en matière de contraception, la façon dont ils recueillent le consentement (à commencer par le consentement à être examiné en présence de ou par un·e étudiant·e) a autant voire plus d’influence sur l’exercice futur de l’étudiant·e que la théorie enseignée dans les livres ou à l’école.

    L’enseignement théorique peut parfois être plein de bonnes intentions : en tant qu’étudiant·e en médecine on apprend d’ailleurs bêtement par cœur les formules « information claire et loyale », « consentement libre et éclairé ». Mais si, dans les stages, les praticien·ne·s n’appliquent pas ces principes, ces mots et ce qu’ils impliquent ne seront jamais compris.

    Il faut souligner également que même si un·e étudiant·e le voulait, il est très difficile de questionner des mauvaises pratiques face à des soignant·e·s « seniors » lors d’un stage.

    Les soignant·e·s font obstacle à une remise en cause individuelle et collective de la part du corps médical, indispensable à une médecine de qualité. Accepter que le #sexisme est systémique, c’est accepter que l’on puisse être soi-même sexiste. Il en va de même pour l’exercice du pouvoir médical : accepter que le système médical est maltraitant de par son organisation, son fonctionnement, sa pratique… c’est devoir accepter que l’on puisse nous-même être maltraitant. Les femmes se retrouvent victimes à double-titre : des #violences sexistes et des violences médicales, qui prennent donc une forme particulière à leur encontre.

    https://seenthis.net/messages/642662 via Agnès Maillard



  • « Pôle emploi, c’est vraiment devenu une machine de guerre » - Basta !
    https://www.bastamag.net/Pole-emploi-c-est-vraiment-devenu-une-machine-de-guerre
    https://www.bastamag.net/IMG/arton6408.jpg?1509724296

    la dématérialisation, qui contraint les demandeurs d’emploi à s’inscrire par internet depuis début 2016, résume la politique globale de l’établissement : une mise à distance sans cesse renforcée des usagers, et plus particulièrement des plus vulnérables.

    « Comment font les gens qui n’ont pas d’Iphone ou de tablette ? Ou qui ne sont tout simplement pas à l’aise avec les nouvelles technologies ? C’est vite vu, ils ne s’inscrivent pas. » « On taille l’offre sur mesure pour les plus employables, et les autres, on les laisse sur le bord du chemin, voire on les pousse dans le fossé, enfonce Claude [1]. Pôle emploi, c’est vraiment devenu une machine de guerre. »

    #chômage #tri_sélectif

    https://seenthis.net/messages/642550 via Agnès Maillard


  • Un ex-ministre danois va en justice pour légaliser le cannabis

    http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2017/11/03/un-ex-ministre-danois-va-en-justice-pour-legaliser-le-cannabis_5209480_44971

    Au Danemark, l’importation de cannabis à usage médical est interdite. Manu Sareen, qui a pu constater lui-même ses bienfaits thérapeutiques, a porté plainte contre l’Etat pour violation de la législation européenne.

    http://img.lemde.fr/2017/11/01/60/0/1004/501/644/322/60/0/c21f0f9_9141-7ldq0k.h6o8byb9.jpg

    C’était lors d’un conseil des ministres, en 2014. Manu Sareen, 47 ans, alors membre de Gauche radicale, chargé de quatre portefeuilles – l’enfance, l’intégration, l’égalité des chances et les affaires sociales – se met à transpirer à grosses gouttes. Un fonctionnaire lui prend le pouls : il est très élevé, à 150 battements par minute. Son médecin lui prescrit aussitôt une batterie de somnifères. Il ne les prendra jamais : « Ça m’aurait foutu en l’air, je n’avais pas envie de devenir un zombie. »

    Il a révélé en début d’année qu’il avait alors commencé, sur les conseils d’un ami, à prendre de l’huile de cannabidiol, l’une des molécules présentes dans le cannabis. « Au bout de quelques jours, je dormais comme un bébé et tous les symptômes liés au stress avaient disparu. » Il regrette de ne pas en avoir parlé publiquement, alors qu’il était encore au gouvernement. « Il y aurait eu un débat public, dont nous avons vraiment besoin aujourd’hui. »

    L’ancien ministre, désormais auteur de livres pour enfants, est devenu le chef de file pour la légalisation du cannabis médical au Danemark. Vendredi 27 octobre, il a annoncé avoir porté plainte contre l’Etat danois, accusé de violer la législation européenne sur la libre circulation des marchandises, en interdisant et criminalisant l’importation du cannabis médical provenant d’autres Etats membres.

    Car si, depuis 2011, les médecins danois peuvent prescrire des médicaments à base de cannabis synthétique aux patients atteints notamment de sclérose en plaques, ils sont encore peu nombreux à le faire. Les malades, raconte Manu Sareen, n’ont souvent pas d’autres choix que passer commande par la poste ou trouver un dealeur : « J’ai rencontré des personnes âgées qui avaient vu la police débarquer chez elles pour exiger qu’elles paient une amende de 3 000 couronnes [400 euros]. Elles en étaient toutes retournées. »

    https://seenthis.net/messages/642351 via enuncombatdouteux


  • Ecriture inclusive : c’est la panique à l’Académie française - L’Obs
    http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-nos-vies-connectees/20171027.OBS6605/ecriture-inclusive-c-est-la-panique-a-l-academie-francaise.html

    Tous les hommes un peu réveillés, ces jours-ci, sont en train de rembobiner le film de leur vie d’homme. De tenter de comprendre comment ils ont pu si longtemps prêter la main, être complices, et dans le meilleur des cas rester indifférents, trouver anecdotiques, tolérables, des comportements masculins qui provoquaient tant de souffrance.

    Comment ils ont pu rester prisonniers de phrases comme : "de toutes manières, les actrices ont toujours dû coucher pour décrocher les rôles". Ou bien : "quand elles disent non, ça veut dire oui".

    Ce genre de phrases, on est en train de réaliser qu’on nous les a mises dans la tête. On n’est pas né.e.s. avec. Combien sommes-nous, à réaliser en ce moment que nous avons été prisonniers de notre regard d’hommes, et d’une vaste narration collective exclusivement construite par les hommes ?

    https://seenthis.net/messages/642427 via tetue


  • Que faire pour la planète quand on est mort ?

    http://www.journaldelenvironnement.net/article/que-faire-pour-la-planete-quand-on-est-mort,87568?xtor=RSS-

    Avec la généralisation de la crémation, ces dernières années, l’intensité du débat n’a fait que croître : vaut-il mieux pour le climat se faire incinérer ou inhumer ?

    la crémation est quasiment à tous les coups le dispositif le plus bas carbone qui soit.

    Mais tout de même :

    Un simple enterrement ‘pleine terre et sans monument’ apparaît, avec 182 kg éq.CO2, comme le dispositif le plus bas carbone qui soit.

    https://seenthis.net/messages/642012 via vazy


  • De la belle théorie à une pratique effective - Les mots sont importants (lmsi.net)
    http://lmsi.net/De-la-belle-theorie-a-une-pratique

    La question est : combien de vos privilèges êtes-vous prêts à perdre, messieurs, pour un monde plus égalitaire, au-delà de vos vœux pieux ?

    Je dois avouer que ça coince sérieusement quand j’aborde la question de l’abandon du #privilège_mâle. Le fait que l’#égalité réelle ne peut se faire sans que les dominants acceptent de perdre des avantages que leur apportent concrètement leur statut de dominant, qu’ils le souhaitent ou non. Et ça ne s’arrête pas au fait que tout homme, dans une #compétition comme un #recrutement, par exemple, peut s’attendre à être favorisé de facto sur 50% des postulants. C’est aussi le fait que tout homme, qu’il le veuille ou non, a été conditionné à penser qu’il a naturellement des droits supérieurs et implicites, comme le droit à un service hôtelier gratuit à vie. C’est marrant comme ça clive quand j’aborde cet avantage précis.

    Je reconnais que si j’y avais droit de naissance, ça me serait effectivement très difficile d’y renoncer.

    https://seenthis.net/messages/642406 via Agnès Maillard



  • La Dialectique peut-elle casser des briques ? (1973) - René Viénet [MultiSub] - YouTube

    https://www.youtube.com/watch?v=Anr2d_Tuakg

    La #dialectique peut-elle casser des briques ? est un film français de #René_Viénet sorti en 1973. La dialectique peut-elle casser des briques est un film se rattachant au #mouvement_situationniste initié entre autres par #Guy_Debord. Il s’agit du détournement d’un film de kung-fu chinois (唐手跆拳道, 1972) dans lequel des pratiquants de taekwondo coréens s’opposent à des oppresseurs japonais. Le détournement cinématographique est une pratique visant à récupérer un film déjà réalisé et commercialisé en changeant le discours des personnages (post-doublage). Le dialogue original est remplacé par un autre dialogue, généralement à portée humoristique. Le scénario détourné relate comment des prolétaires tentent de venir à bout de bureaucrates violents et corrompus grâce à la dialectique et à la subjectivité radicale. La violence est finalement choisie du fait de l’incapacité des bureaucrates à suivre un argument logique. Le dialogue contient de nombreuses allusions à des révolutionnaires anticapitalistes (Marx, Bakounine, Wilhelm Reich), et évoque au passage des thèmes contemporains : conflits syndicaux, égalité des sexes, mai 68, gauche française et les #situationnistes eux-mêmes

    https://seenthis.net/messages/642064 via Reka



  • La fin de l’université avance masquée – L’image sociale
    http://imagesociale.fr/5210
    https://i1.wp.com/imagesociale.fr/wp-content/uploads/LObs_171026.jpg?fit=610%2C790

    par André Gunthert

    Attribuer cette débâcle à la seule incompétence serait néanmoins une erreur. Comme la dégradation du système de santé, le sabotage systématique du supérieur suit le programme éprouvé de l’agenda néolibéral, qui vise à affaiblir les services publics jusqu’à ce que les usagers, lassés de leur détérioration, acceptent de les voir basculer dans les mains du privé. L’horizon américain, avec des droits universitaires qui atteignent 60.000 dollars l’an pour les meilleurs établissements, est observé avec gourmandise par les experts, qui font circuler l’idée que le chiffre d’affaires du supérieur, appuyé sur le crédit, pourrait dépasser celui de l’automobile.

    Face à la croissance des effectifs, la réponse par la sélection plutôt que par l’investissement indique clairement que la voie choisie par le gouvernement prolonge celle de ses prédécesseurs. Ajoutons que la liquidation en marche de l’université ne pourrait avoir lieu sans le soutien d’une presse indifférente à la recherche et acquise au discours de la faillite des services publics.

    #Université #Education

    https://seenthis.net/messages/641748 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier





  • Le simulateur d’indemnités de licenciement abusif choque les syndicats
    http://www.leparisien.fr/economie/le-simulateur-d-indemnites-de-licenciement-choque-les-syndicats-03-11-201

    Mis en ligne sur le site officiel Servicepublic.fr, le simulateur permettant de calculer les indemnités en cas de lincenciement abusif indigne les syndicats de salariés.

    « Totalement scandaleux ! » tonne Eric Scherrer, le président du Seci-Unsa, le syndicat des employés du commerce et de l’industrie. « Voilà la porte ouverte à tous les abus », s’étouffe de son côté Philippe Nackaerts, secrétaire général du Comité CGT-Chômeurs. Depuis quelques jours, un nouvel outil mis en ligne sur Servicepublic.fr, le site officiel de l’administration, à la suite de la publication au « Journal officiel », fin septembre, des ordonnances réformant le Code du travail, déclenche une salve de réactions outrées tant dans les rangs syndicaux que sur les réseaux sociaux.
    En cause ? Le « simulateur des indemnités en cas de licenciement abusif » à destination des chefs d’entreprise et des salariés qui indique le montant minimal et maximal susceptible d’être fixé par les juges des prud’hommes en cas de licenciement abusif, c’est-à-dire sans cause réelle ni sérieuse.

    En quoi consiste concrètement cet outil ? En quelques clics, Jean-Marc — appelons-le ainsi —, patron d’une entreprise de plus de onze salariés, peut désormais savoir en se connectant sur le site Servicepublic.fr qu’il devra débourser trois mois de salaire brut au minimum et sept mois de salaire brut au maximum s’il veut se séparer du dénommé Robert, six ans d’ancienneté. Si c’est plutôt Sylvie, embauchée depuis douze ans, que Jean-Marc veut licencier, il devra payer jusqu’à onze mois de salaire brut. De la même manière, Robert et Sylvie peuvent aussi être informés grâce à ce site de la somme qu’ils vont toucher s’ils sont licenciés abusivement par Jean-Marc.

    Une initiative saluée par le Medef (...)

    On est pas prêts d’avoir un simulateur pour précaires permettant de connaître les effet sur un minima ou une alloc lorsque l’on accède à 200, 300, 1000 euros ou davantage de revenu supplémentaire, ponctuel ou non. #opacité_défensive

    De quoi "simplifier la séparabilité"_ (cf. #Aghion)

    SIMULATEUR DES INDEMNITÉS EN CAS DE LICENCIEMENT ABUSIF
    https://www.service-public.fr/simulateur/calcul/bareme-indemnites-prudhomales

    Simulateur de calcul de l’indemnité de rupture conventionnelle
    https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/R32720

    #précarisation #fabrique_du_chômage #État_patron #chômeurs #licenciement #licenciements_abusifs #ruptures_conventionnelles

    https://seenthis.net/messages/642317 via colporteur


  • Viols. L’affaire Ramadan réveille les haines
    Adrien Rouchaleou | Mardi, 31 Octobre, 2017 | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/viols-laffaire-ramadan-reveille-les-haines-644766
    https://img.humanite.fr/sites/default/files/images/52954.HR.jpg

    (...)
    Mais loin du travail de la justice, sur la Toile, l’affaire Ramadan sert de prétexte à de violentes sorties. Côté soutiens de l’intellectuel, les tweets et commentaires vont de la mise en cause de la victime à l’antisémitisme le plus crasse, en passant par le complotisme. « En islam, comme on le sait tous, il est interdit de s’isoler avec un homme, même s’il est un proche de la famille. Elle a accepté en faisant semblant », écrit par exemple un certain Karim Kheloufi sur la page Facebook de la première plaignante. Sur YouTube, Ha’s58 y voit une « Histoire fabriqé par des juifs pour casser Tarik, c une put tout simplement » (sic.).

    En face, les adversaires de toujours de Tariq Ramadan n’hésitent pas non plus à instrumentaliser l’affaire pour servir leurs agendas respectifs. Ainsi Amine El Khatmi, président de l’association ultralaïque proche de Manuel Valls Printemps républicain, qui, lors du lancement du hashtag #balancetonporc, estimait que le fait « qu’un réseau social tienne lieu de tribunal est tout sauf un progrès, c’est juste terrifiant ! », s’indigne désormais du « silence assourdissant » de l’association féministe musulmane Lallab. Sur les réseaux sociaux, nombre d’internautes dénoncent aussi la maladresse du quotidien Libération, dont la une d’hier s’indignait du « silence dans les rangs musulmans », comme si l’appartenance à la communauté musulmane entraînait de fait une solidarité avec les agresseurs. Alors que certains annoncent d’autres dénonciations à venir, il semble que cette affaire ne pourra échapper aux tentations de l’instrumentalisation. Dommage, car cette histoire mériterait d’être traitée avec considération pour ce qu’elle est : le révélateur du phénomène très répandu qui s’appelle la domination masculine et qui n’a ni religion ni appartenance communautaire.

    https://seenthis.net/messages/641259 via Loutre


  • Le premier ministre libanais, Saad Hariri, annonce sa démission
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/11/04/le-premier-ministre-libanais-saad-hariri-annonce-sa-demission_5210238_3218.h

    Le premier ministre libanais, Saad Hariri, a annoncé sa démission, samedi 4 novembre, à la surprise générale. Il a accusé le Hezbollah chiite et son allié iranien de « mainmise » sur le Liban et a affirmé avoir peur d’être assassiné.

    « J’annonce ma démission du poste de premier ministre », a ainsi déclaré M. Hariri, qui se trouve actuellement en Arabie saoudite, dans un discours retransmis par la chaîne satellitaire Al-Arabiya. Selon les informations du Monde, un des conseillers de M. Hariri lui avait déjà suggéré de démissionner il y a quelques semaines, mais l’idée avait alors été écartée.

    « L’Iran a une mainmise sur le destin des pays de la région (…). Le Hezbollah est le bras de l’Iran non seulement au Liban mais également dans les autres pays arabes », a dénoncé le premier ministre démissionnaire. Et « ces dernières décennies, le Hezbollah a imposé une situation de fait accompli par la force de ses armes », a-t-il ajouté.

    Bien entendu, le Monde-avec-AFP (ainsi que l’ensemble des médias francophones) qualifie la démission de Hariri de « totalement inattendue »… Si ces gens faisaient un tout petit peu leurs devoirs, ils sauraient que le renversement du gouvernement et la mise en accusation du Hezbollah ont été très clairement annoncés lundi par les Séoudiens :
    https://seenthis.net/messages/641376
    que Hariri s’était déjà rendu en Arabie séoudite ce même lundi, et y et retourné hier :
    https://www.lorientlejour.com/article/1081985/hariri-se-rend-a-nouveau-en-arabie-saoudite.html

    Le chef du gouvernement libanais se rend à Riyad pour une visite de travail. Lors de son dernier déplacement, il avait été reçu par le prince héritier saoudien, Mohammad Ben Salmane. M. Hariri avait affirmé être totalement en phase avec Riyad pour ce qui a trait à la stabilité du Liban.

    https://seenthis.net/messages/642308 via Nidal


  • Le recours à l’automatisation menace les emplois des informaticiens indiens

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/11/04/le-recours-a-l-automatisation-menace-les-emplois-des-informaticiens-indiens_

    A Bangalore, les informaticiens déchantent. Le secteur informatique en Inde a perdu de son lustre et voit la croissance de ses exportations diminuer.

    http://img.lemde.fr/2017/11/04/0/0/1595/1938/534/0/60/0/17913ac_25387-19fq5pa.lgmyzj8aor.jpg

    Il y a encore quelques mois, Sanjay (un nom d’emprunt), 43 ans, était un ingénieur fier de son parcours chez Capgemini, l’entreprise française de services informatiques, dont près de la moitié des employés travaillent en Inde. Originaire d’une petite ville du sud de l’Inde, il s’était acheté une maison à Bangalore, la capitale indienne de l’informatique, avait inscrit ses enfants dans une école privée et voyageait régulièrement à l’étranger pour des missions de quelques mois. Jusqu’au jour où les responsables des ressources humaines l’ont convoqué pour un entretien. « Ils m’ont demandé de démissionner contre le versement de trois mois de salaires, explique Sanjay, et, si je refusais, ils menaçaient de me licencier en écrivant sur mes lettres de “décharge” que j’étais incompétent. »

    Ces lettres d’appréciations, comparables aux livrets d’ouvriers en vogue au XIXe siècle, sont données à chaque employé indien pour qu’il les fasse lire à de potentiels recruteurs. Quelques mois auparavant, Sanjay avait reçu une mauvaise note lors de l’entretien d’évaluation. « Mon manageur m’a dit que j’avais fait du bon travail, mais que la politique de l’entreprise l’obligeait à me donner une mauvaise appréciation. Il avait en fait un quota d’employés à licencier dans son équipe. »

    Sanjay a ensuite été « mis sur le banc » pendant cinq mois, l’expression qui désigne la période pendant laquelle les ingénieurs sont entre deux missions. Ils n’ont alors accès à aucun ordinateur, n’ont plus de poste de travail et doivent passer leurs journées à la cantine, parfois dans la salle d’accueil.

    Mis à l’écart, poussés à la démission

    Les plus chanceux suivent de courtes formations. D’autres employés indiens de Capgemini contactés par Le Monde témoignent des mêmes pratiques : leurs compétences professionnelles sont dépréciées, ils sont ensuite mis à l’écart et, enfin, poussés à la démission. Une employée a pu enregistrer ses échanges tendus avec deux responsables des ressources humaines de Capgemini.

    Un enregistrement audio auquel a eu accès Le Monde. « Savez-vous pourquoi vous avez été convoquée ? », lui demandent ses deux interlocuteurs. « Oui, vous allez me dire qu’il n’y a plus d’opportunités pour moi dans l’entreprise et que je dois démissionner », répond l’employée, avec huit ans d’expérience dans l’entreprise.

    L’une des responsables des ressources humaines acquiesce. L’employée tente alors de sauver son cas, expliquant qu’elle est prête à prendre n’importe quel poste ailleurs en Inde, puis les supplie de lui laisser deux mois supplémentaires avant de démissionner. « Avez-vous clairement indiqué que vous étiez prête à prendre une mission n’importe où en Inde ? En êtes-vous certaine ? Je vous le répète pour la troisième fois : êtes-vous certaine ? Et si ce n’est pas le cas ? », lui demande l’un des responsables, avant que sa collègue n’embraye : « Alors, si c’est le cas, cela nous facilite la tâche. Nous sommes dans une situation où Capgemini ne se porte pas bien du côté du banc. Nous avons beaucoup trop d’employés sur le banc. »

    « L’industrie indienne devrait être en panique »

    Contactée par Le Monde, l’entreprise française reconnaît que « l’évaluation des compétences des collaborateurs (…) conduit, chaque année, un nombre variable d’employés à quitter l’organisation ». Sur l’année 2017, Capgemini a prévu le recrutement en Inde de 20 000 employés, soit le cinquième de ses effectifs dans le pays… et le départ de 11 000 autres.

    Capgemini est loin d’être la seule entreprise accusée, en Inde, de pousser ses employés à la démission, pour éviter les procédures longues et coûteuses de licenciements. Entre avril et septembre, les effectifs de Cognizant, Infosys, Wipro and Tech Mahindra ont été réduits. Le secteur informatique indien a perdu de son lustre. L’industrie, qui pèse environ 150 milliards de dollars (129 milliards d’euros), soit 0,7 % du produit intérieur brut de la péninsule, voit la croissance de ses exportations diminuer. Celle-ci est passée de 13,8 %, lors de l’année fiscale 2013-2014 (close fin mars), à 10,3 % en 2015-2016, et devrait se situer entre 7 % et 8 % pour 2017-2018.

    La stratégie de réduction des coûts atteint ses limites. « L’industrie indienne devrait être en panique, et à juste titre, puisqu’elle n’a pas tenu le rythme de l’innovation », a expliqué l’ancien patron du cabinet de conseil McKinsey, Rajat Gupta, à New York en mai.

    Elle est désormais menacée par l’automatisation de certaines tâches les moins qualifiées, comme la gestion d’infrastructures ou le développement d’applications, et par la nouvelle politique de restriction des visas accordés aux ingénieurs indiens, décidée par Donald Trump, alors que le marché américain constitue un débouché important. « Les ingénieurs indiens ont préféré devenir des manageurs, diriger des équipes, plutôt que d’acquérir des compétences dans les nouvelles technologies », souligne un analyste qui tient à rester anonyme. Les gagnants de la mondialisation sont en train de devenir les perdants de l’automatisation des tâches informatiques. L’industrie, qui a si longtemps dépendu de la sous-traitance à bas coût, doit changer de modèle. « Entre 60 % et 65 % des ingénieurs informatiques ne peuvent pas être formés à nouveau, a toutefois prévenu Srinivas Kandula, le directeur de Capgemini en Inde, lors d’une conférence en février. Le chômage va toucher en majorité les ingénieurs des échelons intermédiaires ou supérieurs. » En Inde, les entreprises informatiques se séparent de leurs seniors peu qualifiés pour recruter des jeunes diplômés spécialisés dans des domaines comme l’Internet des objets ou l’intelligence artificielle.

    « Nous ne connaissions rien au droit du travail »

    Pour la première fois, des articles de journaux donnent des conseils en matière de licenciement. « Respectez ceux qui quittent l’entreprise. Montrez-leur la même considération que lorsque vous les avez intégrés » ou « échelonnez le départ des salariés dont les enfants passent des examens ou qui doivent s’occuper de parents malades », préconisait le magazine Business Standard à ses lecteurs, en septembre.

    Les ingénieurs indiens commencent à mieux comprendre ce qui est arrivé à leurs collègues européens ou américains il y a deux décennies, lorsque leurs entreprises ont commencé à sous-traiter leurs tâches informatiques en Inde.

    Le premier syndicat d’ingénieurs de la péninsule, le Forum for IT Employees (FITE), est sur le point d’être enregistré, ce qui était impensable il y a encore quelques années. « Nous avons pris conscience que nous ne connaissions rien au droit du travail. Nous avons vu les premiers employés partir sans trop nous poser de question jusqu’au premier plan social de 2014 chez Tata Consultancy Services, explique, dans un café de Bangalore, Raghu (un nom d’emprunt), l’un des responsables du FITE. Ce plan social a été un choc, car nous pensions que notre métier était garanti à vie, un peu comme dans la fonction publique. »

    « Les employés sont isolés »

    Ceux qui demandent de l’aide au FITE sont en majorité des cadres de plus de 40 ans, qui peinent à retrouver du travail. « Dans une entreprise informatique, les employés sont isolés. Ils ne connaissent pas leur voisin de bureau, travaillent chez les clients ou dans des équipes qui disparaissent au bout de quelques mois », témoigne Raghu. FITE travaille essentiellement sur les réseaux sociaux pour se faire connaître. Il est suivi par près de 20 000 internautes sur Facebook, et compte un millier de membres. Une goutte d’eau sur les 4 millions de salariés que compte le secteur.

    Les fondateurs du FITE ont découvert un vide juridique en matière de droit du travail. Les ingénieurs informatiques doivent utiliser une vieille loi encadrant le travail dans les usines et prouver qu’ils sont des exécutants, comme des ouvriers, pour défendre leurs droits. « Les industries informatiques se sont développées en bénéficiant d’avantages fiscaux, de terrains gratuits, les autorités n’ont pensé qu’à leur développement sans penser aux droits des informaticiens », affirme Raghu avec amertume.

    Pour les centaines de milliers d’ingénieurs indiens arrivés sur le marché du travail dans les années 2000, leur licenciement est vécu comme un déclassement social. « Toutes nos vies se sont construites autour de nos salaires, explique Vinod A.J., membre du FITE, et quand vous tombez au chômage, votre vie s’effondre, car tout se paie en Inde, de l’éducation à la santé. »

    Après sa démission forcée, Sanjay s’est payé une formation pour retrouver un emploi, en vain. « Si Bangalore est devenue si riche, c’est grâce à nous, et pourtant, le gouvernement nous oublie », se lamente Sanjay. L’ancien employé de Capgemini lit des ouvrages de développement personnel pour garder confiance en lui. Dans quelques mois, s’il est toujours au chômage, il repartira dans son village se lancer dans l’agriculture biologique ou – peut-être – ouvrir une concession automobile.

    https://seenthis.net/messages/642329 via enuncombatdouteux


  • USA : Viking Ship Discovered Near Mississippi River

    http://worldnewsdailyreport.com/usa-viking-ship-discovered-near-mississipi-river

    Après avoir découvert des pièces de monnaies arabes sur un site archéologique viking en Scandinavie, on découvre un vaisseau viking sur les rives du Mississippi... Il va falloir mettre à jour les livres d’histoire (une fois de plus).

    http://worldnewsdailyreport.com/wp-content/uploads/2014/08/drakkar.png

    Memphis, TN | A group of volunteers cleaning up the shores of the Mississippi river near the biggest city in Tennessee, have stumbled upon the remains of an ancient boat encrusted in mud. A team of archeologists from the University of Memphis that was rapidly called to the site, confirmed that the ship is most certainly a Viking knarr, suggesting the Norse would have pushed their exploration of America a lot further than historians previously thought.

    https://seenthis.net/messages/642226 via Reka


  • Interruption du séminaire au Collège de France de monsieur start-up nation , le conseiller de la présidence Philippe Aghion - Quelques travailleurs du dimanche et multirécidivistes du refus
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=8788

    D’une pierre trois coups. En dénonçant pour le prime time des « multirécidivistes du refus d’emploi », Macron criminalise tous ceux qui n’acceptent pas de travailler dans n’importe quelles conditions et à n’importe quel tarif. Il prépare une vague de radiations des chômeurs et, en même temps , par ce choix du terme pénal « multirécidiviste », menace toute opposition qui ne serait pas sans conséquences .

    Mardi 31 octobre, des chômeuses, intermittentes et précaires, sont intervenues au séminaire de Philippe Aghion au Collège de France, conseiller « officieux » de la présidence, pour y diffuser le tract qui suit et prendre la parole pour en restituer l’argument : le discours de cet économiste du régime a pour fonction de masquer la terrible violence sociale organisée par les dirigeants économiques en charge de l’entreprise France.

    Une partie d’un public nombreux constitué majoritairement de septuagénaires à l’allure bourgeoise sans doute venus vérifier la qualité de leur placement a tenté de mettre fin à la main à cette intervention rapidement relayés par les vigiles maison. Refusant de participer au pugilat qui s’annonçait et menaçait de tourner au lynchage, les contradicteurs ont alors décidé d’aller prendre l’air.

    Tout ce que nous souhaitons à Macron et à ses semblables est d’avoir à subsister en conduisant un fenwick dans un entrepôt frigorifique en équipe de nuit.

    À quoi peut donc servir un économiste du régime ? (...)

    On peut voir le clip de #Philippe_Aghion à droite de cette page
    http://www.college-de-france.fr/site/philippe-aghion/course-2017-2018.htm

    #toctoc #militants_de_l'économie #start_up_nation #violence_sociale #économiste #luttes #chômeurs #précarisation #croissance

    https://seenthis.net/messages/641447 via colporteur


  • « Les Lointains Suicidés de la République » - nouvelobs.com

    http://teleobs.nouvelobs.com/la-selection-teleobs/20171026.OBS6540/ne-ratez-pas-les-lointains-suicides-de-la-republique.html
    http://referentiel.nouvelobs.com/file/16288875-ne-ratez-pas-les-lointains-suicides-de-la-republique.jpg

    C’est comme si la lumière était en train de s’éteindre", explique un jeune Wayana. En 2005, puis en 2010, une vague de suicides endeuillait cette communauté amérindienne de Guyane - un nombre vingt fois supérieur à celui de l’Hexagone. Sur les rives des fleuves Maroni et Oyapock, cette funeste épidémie touche les jeunes, filles et garçons, dès l’adolescence. Les médecins eux-mêmes ont du mal à repérer les signes avant-coureurs des dépressions qui minent cette population culturellement peu encline à se livrer. Ces passages à l’acte sont des expressions individuelles d’une situation collective dramatique.

    #guyane #france #peuples_autochtones #violence #massacres

    https://seenthis.net/messages/642045 via Reka


  • RFC 8280 : Research into Human Rights Protocol Considerations

    Ce #RFC très politique est le premier du groupe de recherche #IRTF #HRPC, dont le nom veut dire « Human Rights and Protocol Considerations ». À première vue, il n’y a pas de rapport entre les #droits_humains et les protocoles réseau. Les premiers relèvent de la politique, les seconds de la pure technique, non ? Mais, justement, le groupe HRPC a été créé sur la base de l’idée qu’il y a de la politique dans le travail de l’#IETF, que les protocoles ne sont pas complètement neutres, et qu’il était nécessaire de creuser cette relation complexe entre protocoles et droits humains. Le premier RFC analyse le problème de base : « #TCP/IP est-il politique ? »

    http://www.bortzmeyer.org/8280.html

    #droits_de_l_homme #DUDH

    https://seenthis.net/messages/641927 via Stéphane Bortzmeyer