7h37

La sélection de Seenthis, maison-mère du Zinc. Une minute plus tard.

  • U.S. Jewish leader Ronald Lauder gave $1.1 million to covert group pushing anti-Muslim campaign
    https://www.haaretz.com/us-news/ronald-lauder-gave-1-1-million-to-group-pushing-anti-muslim-campaign-1.5977

    The president of the World Jewish Congress was one of the biggest backers of a secretive group that spent millions of dollars on targeted campaign ads predicting a Muslim takeover of the United States.
    Ronald Lauder gave $1.1 million to the group Secure America Now, the watchdog group Open Secrets revealed Thursday, citing IRS forms it had acquired. Secure America Now is not required to disclose its donors.

    https://seenthis.net/messages/684067 via Nidal


  • « Areva, rentre chez toi ! »
    http://www.zite.fr/areva-rentre-chez-toi

    Tout juste sept ans après la catastrophe #nucléaire de Fukushima, Emmanuel Macron a profité samedi 10 mars de sa visite en Inde pour confirmer qu’un accord serait bien signé pour la livraison de six réacteurs EPR à Jaitapur, territoire côtier situé en zone sismique. En réalité, rien n’est encore joué : le fiasco du chantier de Flamanville, avec ses surcoûts pharaoniques et ses retards tout aussi démesurés, marque les tractations. Cela n’a pourtant pas empêché New Delhi de commencer les réquisitions de terres, il y a quelques années. En 2012, Z avait séjourné dans les villages alentours, à la rencontre des habitants déterminés à sauver leurs cultures fruitières et leurs activités en mer. #reportage parmi « les opposants au progrès », ces nouveaux ennemis intérieurs.

    par Naïké Desquesnes avec ses dessins C’est une (...)

    #Z6

    https://seenthis.net/messages/683896 via Revue Z


  • Kenya : une faille mystérieuse interpelle les scientifiques
    https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/kenya-une-faille-mysterieuse-interpelle-les-scientifiques_2691266.html

    Comment expliquer ce phénomène ? Très vite, plusieurs experts ont avancé la thèse d’une fracture du continent africain, car cette faille se situe au beau milieu de la vallée du grand rift, une zone sismique où deux morceaux d’Afrique s’écartent loin de l’autre. Mais pour Yann Klinger, du CNRS, cette hypothèse est peu probable : « Si cette fracture était tectonique, on s’attendrait à avoir une activité sismique anormale, or aujourd’hui nous n’avons pas eu de séisme de magnitude conséquente dans la région. » Cette faille serait plutôt la conséquence de fortes pluies. La séparation de l’Afrique aura bien lieu, mais pour les scientifiques, pas avant 50 millions d’années.

    Une faille de 4km prend forme dans la prolongation du grand rift, mais non, ce n’est pas lié à la séparation de l’Afrique, parce que l’Afrique, elle va se séparer dans 50 millions d’années, du jour au lendemain.
    La faille aurait un nom, les décodeurs l’appeleraient Mélenchon, rien que pour pouvoir dire « mais nan, c’est pas lié au grand rift coco, faut pas croire les fake news, c’est pas avant 50 millions d’année que ça va se produire ».

    Je précise mon idée : la lutte contre les fake news dénature tous les articles de presse, jusqu’aux articles plus ou moins scientifiques, ou la moindre information complexe doit être « décodée » pour nous éclairer sur la « vérité ». Et en fonction du sens du vent, le journaliste va choisir de présenter les faits dans un sens ou dans un autre, de mettre en valeur le « contradicteur » qui illumine, face au « corrupteur » qui nous obscurcit...

    Ceci dit, tu regardes Google Maps en mode « image satellite », je trouve ça fort de trouver un scientifique qui parvienne à se comporter en « briseur de fakenews » suggérant que pas du tout, cette faille de 4km, elle n’a rien à avoir avec le grand rift et la séparation de l’Afrique.

    https://seenthis.net/messages/683483 via BigGrizzly



  • i24NEWS - Spokesman for Netanyahu’s Likud says all Gaza protesters ’legitimate targets’

    https://www.i24news.tv/en/news/israel/diplomacy-defense/171392-180402-israeli-lawmaker-says-idf-will-investigate-gaza-killings-contr

    Spokesman for Netanyahu’s ruling Likud party tells i24NEWS all 30,000 protesters ’legitimate targets’
    A spokesman for Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu’s ruling Likud faction, Eli Hazan, told i24NEWS on Monday that all 30,000 protesters who marched on the Israeli border from the Gaza Strip on Friday were “legitimate targets”, as the Israel Defense Force’s (IDF) use of lethal force against protesters came under intense scrutiny."Anyone who tries to infiltrate our borders is a legitimate target," Hazan, Likud’s foreign affairs director, said during a debate on i24NEWS’ “The Spin Room” on Monday. “All 30,000 are legitimate targets.”

    https://seenthis.net/messages/682918 via Nouvelles d’Orient



  • Artistes à l’eau, histoire d’embarcations pirates
    https://www.makery.info/2018/03/06/artistes-a-leau-histoire-dembarcations-pirates
    http://cdn.makery.info/wp-content/uploads/2018/03/Rame-Rowed-lab.jpg
    Pour anticiper « Trans//Border », hommage à l’activiste et navigatrice Nathalie Magnan à Marseille, plongée avec Rob La Frenais dans des projets aquatiques de makers, artistes et militants.

    #javaispavu @fil #femmage à @volt #transborder #navigation

    https://seenthis.net/messages/682853 via Supergéante


  • La régression sociale en cours touche d’abord les #femmes
    Par Fatima Benomar, Co-porte-parole des effronté-es , Huayra Llanque, Commission Genre d’Attac , Christiane Marty, Fondation Copernic , Céline Piques, Porte-parole d’Osez le féminisme ! et Suzy Rojtman, Porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes

    Quand il supprime plus de 120 000 postes dans le secteur public, où les femmes représentent 60% des effectifs, ou quand il réforme la fiscalité sur les retraites, Emmanuel Macron affaiblit concrètement l’égalité entre les sexes.

    http://www.liberation.fr/debats/2018/04/05/la-regression-sociale-en-cours-touche-d-abord-les-femmes_1640995

    Sur tous les fronts, le gouvernement organise le recul de l’Etat social avec le dépérissement des services publics, celui des systèmes de solidarité assurés par la Sécurité sociale, mais aussi avec le démantèlement des droits du travail. Cette évolution avait certes commencé lors des précédents quinquennats, mais elle franchit aujourd’hui un saut qualitatif.

    Dans la fonction publique, outre la disparition du statut, il est prévu notamment la suppression de 120 000 postes, alors que le personnel est déjà insuffisant pour assurer les missions de service public et répondre aux besoins sociaux, en particulier dans l’éducation, la santé, les établissements pour personnes âgées, la justice. Les rémunérations y sont à nouveau gelées, alors que les fonctionnaires ont déjà perdu près de 9% de pouvoir d’achat depuis sept ans. C’est une perte très sensible pour les catégories du bas de l’échelle des salaires, où la proportion de femmes est très forte.

    Si toute la population est bien entendu affectée par la régression en cours, les femmes le sont à double titre et ce, de manière structurelle. D’abord, en tant que principales salariées de ces secteurs : elles représentent plus de 60% des effectifs du secteur public (la SNCF, avec seulement 22%, de femmes est une exception) ; la suppression des postes, déjà initiée par les gouvernements précédents, a des conséquences importantes, avec une intensification du travail et des pressions, une flexibilité accrue, un stress croissant, qui affectent la santé physique et mentale des salarié·es. La situation est devenue critique, en particulier dans les secteurs les plus féminisés (secteur social, santé, hôpitaux, établissements pour personnes âgées, agences pour l’emploi, etc.). Les personnels sont souvent à bout, de plus en plus démunis face à une demande qu’ils déplorent ne pas satisfaire convenablement.

    A lire aussi Et si on faisait enfin la peau à l’inégalité salariale ?

    Ensuite, les femmes sont pénalisées en tant que principales bénéficiaires et usagères des services publics. Ce sont elles en effet qui assument très majoritairement le rôle de responsable principale de la famille, de l’éducation et la santé des enfants, des soins aux proches. Lorsque ferment des services hospitaliers, des maternités de proximité, lorsque le montant des prestations sociales est gelé, ce sont les femmes qui se heurtent à des difficultés encore accrues. Avec la fermeture de nombreux centres pratiquant les IVG, c’est aussi le droit à l’avortement qui s’avère concrètement menacé. Dans les Ehpad, les mobilisations récentes témoignent d’une situation intenable pour les salariées (aides-soignantes…) mais aussi pour les résidents, en majorité des résidentes. L’amélioration des conditions de travail et la reconnaissance des qualifications sont vitales pour assurer dignement les soins auprès des personnes âgées.

    Contrairement aux affirmations répétées du gouvernement, l’augmentation de la CSG sur les retraites, appliquée depuis janvier 2018, touche des retraites y compris très faibles ! Car le taux de CSG (normal, réduit ou nul), comme ici son augmentation, se détermine non pas en fonction du revenu de la personne, mais de celui de son couple dès lors qu’elle est mariée ou pacsée. Ce qui signifie que les femmes, qui ont en moyenne des retraites bien plus faibles que leur conjoint, voient leur pension diminuée si leur conjoint touche une pension suffisante pour faire passer le revenu du couple au-dessus du seuil défini. Par exemple, une femme avec 600 euros de retraite est touchée par la hausse de la CSG dès que son conjoint gagne plus de… 1 230 euros ! Ce n’est pas la petite « rectification » annoncée récemment par le Premier ministre – qui ne concernera que peu de retraité·es et pas avant 2019 – qui changera grand-chose à cette injustice. La fiscalité basée sur le couple et non sur la personne est critiquée depuis longtemps comme étant discriminatoire envers les femmes et contraire à l’égalité entre les sexes.

    A lire aussi Interpellé par des retraités, Macron leur demande « un petit effort » et « un peu de patience »

    Toujours sur les retraites, Emmanuel Macron a annoncé une nouvelle « réforme » visant à instaurer un régime par points. Or, ce système, outre le fait d’occulter la question principale qui est celle de la répartition de la richesse produite, a pour principe de renforcer le lien entre cotisations et pensions, ce qui réduit en contrepartie – voire fait disparaître – les mécanismes de solidarité (minimum retraite, pensions de réversion, droits familiaux)… qui bénéficient majoritairement aux femmes. On le voit, alors que l’égalité entre les femmes et les hommes devait être un chantier majeur du quinquennat Macron, la réalité se révèle bien différente !

    Comme le disait Pierre Bourdieu, les femmes ont partie liée avec l’Etat social. Sa régression actuelle affaiblit concrètement l’égalité entre les femmes et les hommes et l’émancipation de tous. Il s’agit donc, à l’opposé de la politique menée, de promouvoir un Etat social en tant qu’outil pour la réalisation des droits sociaux, avec des services publics améliorés, répondant aux besoins fondamentaux et associant les principes de solidarité et d’égalité entre les sexes.

    https://seenthis.net/messages/683490 via mad meg


  • Richard Stallman, le RGPD et les deux faces du consentement – – S.I.Lex –
    https://scinfolex.com/2018/04/05/richard-stallman-le-rgpd-et-les-deux-faces-du-consentement
    https://scinfolex.files.wordpress.com/2018/04/800px-richard_stallman_by_anders_brenna_01.jpg

    Par Lionel Maurel

    La question que l’on peut se poser est de savoir si le principe de protection par défaut du RGPD (privacy by default) va aussi loin que l’interdiction par défaut que Stallman propose. Il dit bien qu’un système n’aurait le droit de collecter des données que si ces dernières sont strictement nécessaires à l’accomplissement de ses fonctionnalités. Est-ce que le RGPD de ce point de vue va interdire à la RATP d’identifier les utilisateurs des transports à Paris au motif qu’il y aurait une façon pour le passe Navigo de fonctionner tout en garantissant l’anonymat des personnes ? Le RGPD ne va sans doute pas aussi loin, car il n’emploie pas la notion de finalité exactement de cette manière. Le texte dit qu’un traitement réalisé sans finalité précise est illicite, alors que Stallman propose que la finalité d’un traitement soit en elle-même déclarée illicite s’il y a moyen de faire fonctionner un système sans collecter de données personnelles, ce qui n’est pas la même chose.

    Néanmoins, il semble que le RGPD ne soit pas complètement fermé non plus à une telle interprétation et il n’est pas impossible qu’un service comme celui de la RATP doive revoir en profondeur ses principes de collecte et de traitement de données pour se mettre en conformité avec le RGPD. Mais c’est surtout la jurisprudence à venir qui sera déterminante, car c’est elle qui va fixer la portée exacte de principes comme celui de la protection par défaut des données (privacy by default). D’où l’importance des recours qui vont être lancés dans les premiers temps de l’application du texte, notamment les nouveaux recours collectifs, qui nous permettront de savoir si Stallman avait raison dans sa critique du RGPD ou si cette réglementation s’approchait au contraire de sa vision.

    Néanmoins, on ne peut pas réduire le consentement à cette seule dimension « subjective » étant donné que la notion comporte aussi une face « objective », qui paraît bien plus intéressante en termes de protection des données. Dans cette conception, au lieu de donner à l’individu le pouvoir de fragiliser ses propres droits à travers son consentement, on va au contraire fixer des règles établissant qu’un consentement ne peut être valablement donné s’il a pour effet d’aboutir à une telle fragilisation des droits. C’est ce que permet la manière dont le consentement est défini dans le RGPD comme « toute manifestation de volonté, libre, spécifique, éclairée et univoque par laquelle la personne concernée accepte, par une déclaration ou par un acte positif clair, que des données à caractère personnel la concernant fassent l’objet d’un traitement ».

    Ce caractère « libre, spécifique, éclairé et univoque » du consentement constitue autant de critères « objectifs » qui vont permettre de déterminer des conditions dans lesquelles un individu ne pourra pas consentir valablement à un traitement de données. Il s’agit donc moins en réalité de donner à l’individu un pouvoir de consentir que de définir au contraire ce à quoi il ne peut pas consentir.

    Le G29 a fixé des lignes directrices pour l’interprétation de la notion de consentement dans le RGPD qui vont encore renforcer cette dimension « objective ». Les autorités de régulation européennes considèrent notamment que pour être véritablement libre, le consentement doit être « inconditionné« , c’est-à-dire que la personne doit avoir un véritable choix et que l’absence de consentement ne doit pas avoir de conséquences négatives pour elle. Cela va mettre fin à ce que l’on peut appeler le « chantage au service » qui reste la règle dans l’environnement numérique, vu que les plateformes nous placent généralement face au choix d’accepter telles quelles leurs conditions d’utilisation ou de renoncer au service qu’elles proposent.

    Mais tout ceci ne vaut que dans une conception « subjectiviste » du consentement, alors que le RGPD va accentuer au contraire la dimension « objective » de la notion. Or il existe une chance que le mode de fonctionnement de plateformes comme Facebook soient déclarées par les tribunaux « structurellement » incompatibles avec l’exigence du recueil d’un consentement libre et éclairé. Si cette lecture l’emporte dans la jurisprudence, alors le souhait de Stallman serait exaucé, car cela revient à dire que nous serons en mesure « d’arrêter la surveillance avant même qu’elle ne vienne demander le consentement » ou plutôt que les plateformes dont le modèle économique est intrinsèquement basé sur la surveillance ne seraient plus en mesure de demander un consentement valide. Comme le capitalisme de surveillance repose tout entier sur la « servitude volontaire » des individus, cela revient à dire que le RGPD aurait le potentiel de détruire purement et simplement ce modèle.

    Bien évidemment, les grands acteurs du numérique (mais aussi sans doute les États…) vont tout faire pour empêcher que cette lecture s’impose dans la jurisprudence. C’est la raison aussi pour laquelle ils manoeuvrent déjà dans le règlement ePrivacy pour faire en sorte que certains types de traitements (géolocalisation, profilage) échappent à l’obligation de recueillir le consentement des individus. Et le RGPD comporte lui-même de nombreuses failles qu’ils pourront essayer de faire jouer, notamment en invoquant d’autres fondements comme l’intérêt légitime ou l’exécution d’un contrat pour se passer du consentement individuel (mais surtout se protéger de son redoutable versant « objectif »).

    #RGPD #Consentement #Vie_privée

    https://seenthis.net/messages/683229 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier



  • Cartographier les anciennes voies navigables des #Premières_Nations
    https://ici.radio-canada.ca/espaces-autochtones/a-la-une/document/nouvelles/article/1093023/cartographier-anciennes-voies-navigables-premieres-nations-autochto
    https://images.radio-canada.ca/w_1250,h_703/v1/ici-info/16x9/wabanaki-nouveau-brunswick-malecites.jpg

    Sous une portion abandonnée de la route Transcanadienne, au Nouveau-Brunswick, se trouve une autre « autoroute », une voie de navigation vieille de plusieurs milliers d’années et utilisée autrefois par des communautés autochtones pour le commerce. Aujourd’hui, des chercheurs tentent de cartographier ces routes en utilisant une combinaison de logiciels et d’études linguistiques.
    Radio-Canada avec CBC

    En 2015, le gouvernement provincial a fermé le pont de Jemseg, construit dans les années 1960, laissant une grande partie de l’ancienne autoroute à l’abandon et inaccessible.

    Or, juste en dessous se trouve la rivière Jemseg, qui, avec des centaines d’autres rivières et ruisseaux, constituaient jadis des routes utilisées par les communautés autochtones qui s’y déplaçaient à l’aide de canots en écorce de bouleau.

    #canada #peuples_autochtones #cartographie

    https://seenthis.net/messages/682778 via Reka


  • Carte mondiale d’accessibilité des villes
    https://visionscarto.net/carte-accessibilite

    par Philippe Rivière Cette carte représente l’« accessibilité » des villes, c’est-à-dire le temps de trajet vers la ville la plus proche depuis tout point de la surface de la Terre. Elle est restituée sur une projection conçue par John Paul Goode en 1923, en empruntant les codes topographiques. L’œil y lit de façon naturelle la pente plus ou moins élevée qu’il faut « gravir » ou non pour atteindre chaque point. Les zones urbaines forment les plaines, de couleur vert foncé, et les régions désertiques ou (...)

    #Billets

    https://seenthis.net/messages/683104 via visionscarto


  • L’esprit du Turc mécanique

    Moyen-Orient : les petites mains du capitalisme informatique

    Par Miranda Hall

    Traduit par Ferdinand Cazalis et Xavier Bonnefond

    Texte original : « The Ghost of the Mechanical Turk », Jacobin, 16 déc. 2017.

    http://jefklak.org/lesprit-du-turc-mecanique

    Au Moyen-Orient, et sous couvert de lutte contre la pauvreté, le néolibéralisme exploite l’occupation et la guerre pour en retirer une main-d’œuvre la moins chère possible. Dans les territoires occupés de Palestine ou les camps de réfugié·es syrien·nes, les plans de développement de la Banque mondiale n’hésitent plus à promouvoir la sous-traitance de microtâches numériques pour le compte de grandes firmes internationales. Pour des rémunérations de misère et sans protection sociale, les plus vulnérables sont aujourd’hui forcé·es de jouer le jeu du « Turc mécanique » : travailler dans l’ombre pour faire croire aux populations occidentales que les nouvelles technologies fonctionnent comme par magie.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2018/04/Une_turc_jefklak3.jpg

    https://seenthis.net/messages/682438 via Jef Klak


  • Teen On Birthright Trip Hadn’t Expected To See So Many Dead Palestinians
    https://www.theonion.com/teen-on-birthright-trip-hadn-t-expected-to-see-so-many-1824265633

    “It was cool to see the Western Wall, and we all got to ride camels in the desert, but we still saw a couple bodies there, too. At first you think it’s just this one-time thing and you don’t worry about it, but pretty soon, you realize they are kind of everywhere. They didn’t really mention anything about this during the orientation.” Caplan was also surprised that there were so many people her age in the Israeli Defense Forces killing Palestinians.

    (Ah la vache! Ze Onion tout de même!)

    https://seenthis.net/messages/682826 via Nidal


  • It’s time to rebuild the web - O’Reilly Media
    https://www.oreilly.com/ideas/its-time-to-rebuild-the-web
    https://d3tdunqjn7n0wj.cloudfront.net/1400x933/wall-2997629_1920_crop-f1d80cccf2838b3d222e6e7ad3a6d59e.jpg

    The web was never supposed to be a few walled gardens of concentrated content owned by Facebook, YouTube, Twitter, and a few other major publishers. It was supposed to be a cacophony of different sites and voices. And it would be easy to rebuild this cacophony—indeed, it never really died. There are plenty of individual sites out there still, and they provide some (should I say most?) of the really valuable content on the web. The problem with the megasites is that they select and present “relevant” content to us. Much as we may complain about Facebook, selecting relevant content from an ocean of random sites is an important service. It’s easy for me to imagine relatives and friends building their own sites for baby pictures, announcements, and general talk. That’s what we did in the 90s. But would we go to the trouble of reading those all those sites? Probably not. I didn’t in the 90s, and neither did you.

    Yes, there would still be plenty of sites for every conspiracy theory and propaganda project around; but in a world where you choose what you see rather than letting a third party decide for you, these sites would have trouble gaining momentum.

    I don’t want to underestimate the difficulty of this project, or overestimate its chances of success. We’d certainly have to get used to sites that aren’t as glossy or complex as the ones we have now. We might have to revisit some of the most hideous bits of the first-generation web, including those awful GeoCities pages. We would probably need to avoid fancy, dynamic websites; and, before you think this will be easy, remember that one of the first extensions to the static web was CGI Perl. We would be taking the risk that we’d re-invent the same mistakes that brought us to our current mess. Simplicity is a discipline, and not an easy one. However, by losing tons of bloat, we’d end up with a web that is much faster and more responsive than what we have now. And maybe we’d learn to prize that speed and that responsiveness.

    #HTML #Web #Design

    https://seenthis.net/messages/682732 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Paléontologie  : une belle découverte sans lendemain

    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/04/03/paleontologie-une-belle-decouverte-sans-lendemain_5279838_1650684.html

    Il y a dix ans, le géologue Abderrazak El Albani découvrait au Gabon des fossiles multicellulaires de 2,1 milliards d’années, les plus anciens. Mais, faute de financements, ses recherches furent suspendues.

    http://img.lemde.fr/2018/03/29/295/0/3543/1771/644/322/60/0/fba0354_11703-rifh4k.v0wom.jpg

    Comment perdre quand on peut ­gagner ? Question de sportifs de haut niveau… mais aussi de scientifiques, tant la compétition côtoie la coopération dans les labos. Une équipe peut perdre en s’acharnant sur une mauvaise idée. En se trompant dans ses calculs. En se montrant incapable de piétiner le savoir acquis pour le dépasser. Mais perdre parce qu’elle manque d’argent alors qu’elle a démarré la compétition en tête, par chance mais aussi par capacité à renverser les idées antérieures, c’est rageant.

    Abderrazak El Albani, professeur à l’université de Poitiers, ne cache pas son amertume devant le refus répété – « cinq fois ! », s’exclame-t-il – de l’Agence nationale de la recherche (ANR) de ­financer la poursuite de recherches saluées par de prestigieuses publications ou par leur mise en valeur par le CNRS pour le grand public sur une fresque du métro parisien. Surtout lorsqu’il voit arriver sur le terrain Noah Planavsky, de Yale, et Andrey Bekker, de Riverside (Etats-Unis), Yuichiro Ueno, de Tokyo, le Norvégien Aivo Lepland ou l’Américain Tony Prave, tout contents de l’aubaine, certains de publier dans les meilleures revues sur un sujet aussi excitant.

    Multiplier les preuves pour convaincre

    En 2008 l’équipe d’El Albani tombe sur un sujet de classe mondiale, dans une carrière de grès au Gabon, près de Franceville. Il y déniche, dans des roches de 2,1 milliards d’années, des macro-fossiles d’organismes multicellulaires de plusieurs dizaines de centimètres. Ils obligeront à réécrire tous les manuels sur l’émergence de la vie complexe. Les paléontologues faisaient jusqu’alors remonter les premiers êtres multicellulaires de taille macroscopique à la faune d’Ediacara (620 à 542 millions d’années). Avant, seuls des unicellulaires, présents depuis 3,8 milliards d’années, peuplent la Terre, « même si de rares traces sont interprétées par certains chercheurs comme de minuscules multicellulaires il y a 1,7 milliard d’années », précise le géologue.

    Abderrazak El Albani a découvert ces plaques d’argile portant la trace d’organismes multicellulaires fossiles près de Franceville, au Gabon.
    Le jeune universitaire sait qu’il devra multiplier les preuves pour convaincre des collègues interloqués. A affirmation extraordinaire, preuves extraordinaires, réclame le conservatisme éclairé des scientifiques. Il s’entoure de pointures mondiales en paléontologie (le Suédois Stephan Bengston) et en histoire de la Terre primitive (l’Américain Donald Canfield). Il multiplie les analyses physico-chimiques à l’aide d’équipements sophistiqués. Bingo ! avec la parution saluée en « une » dans la revue Nature. Les fossiles gabonais et leur milieu de vie seront l’objet de nombreuses publications (PNAS, PloS One, Scientific Reports ou des revues plus spécialisées) et d’une dizaine de thèses dirigées par El Albani. Elles ont permis de ­préciser le contexte géochimique, environnemental et la transformation de l’atmosphère – le taux plus élevé d’oxygène durant cet épisode semble la clé de son émergence puis de sa disparition lorsqu’il baisse vers 1,9 milliard d’années.

    Pourtant, Abderrazak El Albani ne parvient pas à réunir les fonds pour continuer son action. Les élus locaux, très fiers de pouvoir dire qu’à Poitiers aussi on fait de la science de classe mondiale, financent des équipements sur les fonds européens régionaux. Le président de l’université a très peur de perdre sa vedette, rapidement promue professeur. L’université Columbia de New York lui propose un contrat de cinq ans et un million de dollars pour la recherche. Une grande université française veut le débaucher. Très attaché à sa région, soucieux de sa famille, El Albani fait le pari de rester à Poitiers. Mais le financement scientifique national va faire défaut. Une seule exception, significative, lorsqu’il peut s’expliquer « les yeux dans les yeux » avec le directeur de l’Institut national des sciences de l’Univers du CNRS, Jean-François Stephan (décédé en 2013), qui mobilise 50 000 euros rapidement afin de sauver le chantier. « Sans cette décision, le projet se serait arrêté dès 2011 », précise El Albani.

    Mais, avec les réformes et les budgets sarkoziens puis hollandais, les directions du CNRS n’ont plus grand-chose à distribuer sur la base d’une stratégie scientifique. Tout doit passer par l’ANR, censée permettre aux jeunes de s’affranchir de la tutelle de leurs aînés et des directions. El Albani va donc déposer, chaque année depuis 2013, des demandes pour un programme de ­recherche séduisant. L’idée ? « Elucider les raisons de l’apparition de ces formes de vie multicellulaires et complexes, leur règne de près de 200 millions d’années, puis leur disparition : les gènes de ces organismes ont-ils disparu ou ont-ils été réactivés lors du redémarrage de la vie multicellulaire, plus d’un milliard d’années après ? »

    Pas un centime d’euro en cinq ans

    Le programme d’El Albani exige de comparer l’écosystème gabonais avec des fossiles du « milliard d’années ennuyeux » lui succédant, s’amuse-t-il, et avec la faune d’Ediacara. Il propose donc des sites et des équipes, en France et à l’étranger, disponibles pour faire ce travail avec lui. Peine perdue. Pas un centime d’euro en cinq ans. Même les missions au Gabon, onze depuis 2010, sont financées de bric et de broc. Des centaines de fossiles rapportés à Poitiers attendent leur étude, faute de crédits. L’ANR, pour justifier ces refus, avance souvent qu’il n’y a pas assez d’argent pour financer toutes les recherches. Un euphémisme, puisque près de 90 % des projets déposés en recherche fondamentale ne sont pas financés ces dernières années. En 2016, cette ­situation avait conduit le jury de la commission maths et informatique à démissionner, jugeant que son travail ressemblait plus à une « loterie » qu’à une évaluation scientifique.

    Les difficultés d’El Albani montrent que l’ANR est moins capable que les directions scientifiques des organismes de recherche de financer des petites équipes de province lorsqu’elles sont à la pointe de la science. Cela conduit à ­arroser « là où c’est déjà mouillé ». Alain Fuchs, dans sa lettre aux personnels, lorsqu’il a quitté la direction du CNRS en octobre 2017 dénonçait « la chute vertigineuse des crédits de l’ANR » mais disait aussi son regret « de ne pas avoir pu suffisamment convaincre la puissance publique de l’importance cruciale de la recherche scientifique pour notre avenir ». Quant au budget 2018, avec zéro création de postes de chercheurs, d’ingénieurs et de techniciens et des crédits en berne, il ne rassure guère El Albani devant ­l’arrivée de concurrents beaucoup mieux dotés que lui. « Les Japonais sont arrivés à quinze au Gabon », s’alarme-t-il.

    https://seenthis.net/messages/682493 via enuncombatdouteux



  • Des rapaces protègent des collégiens de goélands - Edition du soir Ouest France - 03/04/2018
    https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/22176/reader/reader.html?t=1522771689099#!preferred/1/package/22176/pub/32012/page/11

    La présence des goélands sur les toits et dans les rues saint-vaastaises est devenue un fléau pour les habitants. De mars à fin juin, en période de nidification, ponte, couvaison et surveillance des petits, les volatiles n’hésitent pas à agresser les passants. Dans la cité, les habitants râlent quant à leur présence. « Ils sont partout en ville et dépouillent les poubelles. Quand on veut les effaroucher, quelques-uns deviennent agressifs. C’est pire avec la naissance de leurs petits car dans ces moments-là, ils attaquent. »

    Des #goélands qui, pour bon nombre, ont déserté l’#île_Tatihou voisine qui leur servait de réserve. Une colonie qui décline depuis 2014. « Au moins 35 % entre 2014 et 2015, avec un échec de la reproduction des oiseaux nichant au sol entre 2014 et 2016 », déclaraient des spécialistes du Gon (groupe ornithologique normand). « Selon les quartiers, des habitants viennent se plaindre en mairie pour nuisance », poursuit Jean Lepetit, le maire.[...]

    Un effarouchement qui s’effectue avec #buses et #faucons conditionnés pour chasser le goéland. « Après plusieurs attaques, le goéland perçoit que la zone est dangereuse. Le but est de les faire repartir sur Tatihou, leur réserve », poursuit Frédéric Plonka dont les rapaces font leur œuvre. Les goélands ont disparu du collège. « Il faut surveiller pour éviter un retour. »

    Mais pas facile de nicher sur l’île. « Il y a au moins une famille de renards. Ce sont de vrais prédateurs au sol. Il faut que l’île soit sécurisée pour le retour des volatiles, déclare le fauconnier qui a proposé un plan d’action au département. Il s’agirait d’opérer une régulation de la population de renard sur Tatihou en parallèle de l’effarouchement sur le continent. » Le fauconnier est toujours en attente d’une réponse.

    #la_revanche_du_goéland

    https://seenthis.net/messages/682575 via odilon


  • Le sanglier barbu de Bornéo, jardinier des forêts et protecteur des hommes
    https://theconversation.com/le-sanglier-barbu-de-borneo-jardinier-des-forets-et-protecteur-des-
    https://images.theconversation.com/files/212829/original/file-20180402-189795-g3zkjy.jpg?ixlib=rb-1.1.0&rect=6%2C543%2C4250%2C2122&q=45&auto=format&w=1356&h=668&fit=crop
    on connaissait depuis peu le sanglier laineux, voici le #sanglier_barbu qui parait plutôt moustachu

    Ce sanglier – dont on distingue deux sous-espèces, S. barbatus oi présent uniquement à Sumatra et S. barbatus barbatus, présent sur la péninsule malaise et l’ile de Bornéo – doit son nom à une abondante touffe de longs poils redressés recouvrant ses joues et son maxillaire inférieur.

    Il a la particularité d’être un infatigable migrateur : seul ou en hordes pouvant réunir plusieurs centaines d’individus, le sanglier barbu parcoure des centaines de kilomètres pour obtenir sa nourriture. Ce faisant, il officie comme véritable jardinier des forêts de Bornéo, qui ne pourraient se maintenir sans lui.

    #bornéo #déforestation #forêt #dipterocarpacées (c’est un #arbre) #écosystème

    https://seenthis.net/messages/682579 via odilon



  • Le mystère Adèle Ferrand, identification d’une artiste réunionnaise - 7 Lames la Mer
    http://7lameslamer.net/le-mystere-adele-ferrand-1569.html
    http://7lameslamer.net/IMG/arton1569.jpg

    Qui était la vraie Adèle Ferrand ? Et qui était la fausse ? La vraie était une artiste peintre dont l’oeuvre est l’un des trésors du Musée Léon-Dierx. Au cours d’une carrière fulgurante, elle a conquis les critiques jusqu’au Salon Royal du Louvre. Terrassée à 30 ans par la fièvre typhoïde, elle meurt le 1er avril 1848 à Saint-Pierre. A ses côtés, son fils adoré de 16 mois encore au berceau et un portrait inachevé de son père sur le chevalet. Identification d’une femme, farouchement hostile à l’esclavage, « Créole par le cœur et par la descendance », écrivait Raphaël Barquisseau... qui nous a légué une œuvre immense.

    #art #adèleferrand #écoleromantique #laréunion #kervéguen



  • On refait l’Oreille en Coin
    http://oufipo.org/loreille-en-coin

    30 mars 2018, L’Oreille en coin a juste cinquante ans... Pendant 22 ans, L’Oreille en coin, « Une radio dans la radio », inventa un laboratoire permanent de création en cassant les cadres, les formats, les narrations. Plusieurs acteurs de cet âge d’or radiophonique sont venus sur la scène du Petit théâtre du Quartz ce dimanche 4 février au festival Longueur d’ondes pour « Refaire… l’Oreille en coin ». Durée : 3 parties de 44 min., 56 min. et 49 min. Source : Oufipo

    oufipo.org/IMG/mp3/L_Oreille_1.mp3

    https://seenthis.net/messages/681627 via Rezo



  • Thomas Porcher : « Il faut en finir avec le discours dominant »
    https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/idees/thomas-porcher-en-finir-avec-discours-dominant
    https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/hubfs/grandentretien-porcher.jpg?t=1522516865283#keepProtocol

    Lorsqu’un gouvernement vous présente une réforme, il faut se demander une seule chose : à qui cela profite-t-il ? Car toute réforme modifie la contribution des efforts et la répartition des richesses.

    https://seenthis.net/messages/682115 via Agnès Maillard