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La sélection de Seenthis, maison-mère du Zinc. Une minute plus tard.

  • #Industrie du #tourisme contre #calendrier #scolaire
    http://sudeducation.org/Industrie-du-tourisme-contre.html

    Apparemment très soucieux des élèves et de leur réussite quand il a imposé sa réforme des rythmes scolaires , le ministère l’est beaucoup moins quand il s’agit de favoriser les intérêts économiques et financiers de l’industrie du tourisme en choisissant de resserrer les périodes de vacances d’hiver et de printemps pour qu’elles ne débordent pas sur le mois de mai, parce qu’en mai il n’y a plus de neige. Conséquence, davantage de fatigue pour tout le monde avec la dernière période avant les congés d’été qui sera cette année de 12 semaines pour la zone C, 11 semaines pour la zone B et 10 semaines pour la zone A.

    En termes d’équilibre entre les périodes, on repassera. Tout cela pour favoriser le départ au ski des 8 % de la population qui ont accès à ce coûteux loisir . Et qu’importe si un-e enfant sur trois ne part jamais en vacances. Ils et elles n’auront que le droit de profiter de la fatigue accrue et des rythmes infernaux de cette fin de période.

    https://seenthis.net/messages/577121 via Agnès Maillard



  • La « métropolisation » stade suprême de l’urbanisation capitaliste
    https://larotative.info/la-metropolisation-stade-supreme-2119.html

    https://larotative.info/home/chroot_ml/ml-tours/ml-tours/public_html/IMG/jpg/metro2.jpg

    Réflexion sur le modèle métropolitain, à l’heure où la communauté d’agglomération Tour(s)plus s’apprête à devenir une métropole, sous les applaudissements de l’ensemble du personnel politique local (à l’exception de la maire PCF de Saint-Pierre-des-Corps). Ce texte de Jean-Pierre Garnier a initialement été publié dans le journal {Avatarium} en 2013.

    Tout d’abord, le « changement d’échelle » ne met pas fin à la ségrégation socio-spatiale inhérente à l’urbanisation capitaliste. Bien au contraire. L’extension sans fin de l’urbain ne fait que renforcer la séparation socio-spatiale et le séparatisme politico-idéologique qui l’accompagnent entre les « beaux quartiers » ou les « banlieues résidentielles » réservés aux riches, et les zones de relégation où sont parqués les pauvres. Mais surtout, tandis qu’une partie de l’urbain se disperse et se dilue au large des agglomérations, l’autre se concentre et se renforce au cœur de la ville centre pour se brancher sur les réseaux de l’économie globalisée et en capter les flux par des aménagements appropriés. C’est là que se regroupent les fonctions « nobles » dites aussi « directionnelles », avec les services et les équipements afférents, ainsi que les bourgeois et les « bobos » attachés, par obligation professionnelle et/ou par inclination culturelle, à la « centralité urbaine ». Pour leur faire de la place, il faut « étendre le centre », comme le serinent les aménageurs. Aussi, des opérations de « reconquête urbaine » sont-elles menées tambour battant.

    #urbanisme #métropole

    https://seenthis.net/messages/577097 via La Rotative


  • Un thème cher aux seenthisienNEs...
    États-Unis. La “bataille des toilettes” relancée pour les transgenres

    Les défenseurs américains des droits des personnes transgenres ont essuyé le 6 mars un revers juridique. La Cour suprême a renvoyé en appel l’affaire de Gavin Grimm, né de sexe féminin mais qui s’identifiait comme un garçon, sur laquelle revient l’hebdomadaire britannique The Economist. Surnommé la “bataille des toilettes”, ce dossier devait être examiné le 28 mars par la plus haute juridiction américaine.

    http://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_original_1280/public/assets/images/kal_2017-03-07.jpg?itok=iydKxcXp
    http://www.courrierinternational.com/dessin/etats-unis-la-bataille-des-toilettes-relancee-pour-les-transg

    #toilettes #genre #transgenre #LGBT #homosexualité

    https://seenthis.net/messages/577016 via CDB_77


  • Brain Magazine - Page Q - Le POV d’Ovidie : Le féminisme pro-sexe est-il mort ?
    http://www.brain-magazine.fr/article/page-q/35922-Le-POV-d-Ovidie-le-feminisme-pro-sexe-est-il-mort

    Chacune a développé ses propres idées, pour ma part les miennes étaient très inspirées d’Annie Sprinkle, travailleuse du sexe durant 18 ans, réalisatrice, artiste « post-porn moderne », activiste éco-sexuelle et j’en passe. Je croyais surtout mordicus à son désormais célèbre « the answer to bad porn isn’t no porn, it’s to try to make a better porn ». Et j’y ai tellement adhéré que cela fait 17 ans que je réalise mes propres films et que je répète tel un mantra les préceptes du féminisme pro-sexe. Sauf que depuis quelques temps je les répète avec de moins en moins de conviction. Certains discours du type « la sexualité libère » me font royalement chier. Non la sexualité ne libère pas. Au mieux elle est un facteur personnel d’épanouissement, au pire elle est un facteur supplémentaire d’oppression. Il est indispensable que chacune d’entre nous puissions gérer notre sexualité comme nous l’entendons. Si nous jouissons, tant mieux, grand bien nous fasse. Si nous ne jouissons pas, il est éventuellement intéressant de questionner notre environnement social afin de détecter son influence éventuelle négative. Mais croire qu’on peut faire la révolution au lit est une aberration.

    #féminisme #mea_culpa #sex_war #sexualité #pornographie #violences_sexuelles #domination_masculine #prostitution

    https://seenthis.net/messages/577039 via mad meg


  • "Que des gens meurent encore de faim, c’est un échec de l’humanité"

    Alors que la famine menace de tuer plusieurs centaines de milliers de personnes en Afrique et au Yémen, Gilles Carbonnier, professeur d’économie à Genève, rappelle les causes politiques de ces crises alimentaires.

    http://www.rts.ch/2017/03/03/10/34/8432421.image?w=1500&h=843#.jpg

    http://www.rts.ch/info/monde/8429764--que-des-gens-meurent-encore-de-faim-c-est-un-echec-de-l-humanite-.html

    #crises_alimentaires #famine #faim

    https://seenthis.net/messages/577119 via CDB_77


  • Bar PMU de #Sevran : la contre-enquête du Bondy Blog | Bondy Blog
    http://www.bondyblog.fr/201703101815/bar-pmu-de-sevran-la-contre-enquete-du-bondy-blog

    Nathalie Bayon regrette “ces traitements journalistiques qui tapent toujours sur les mêmes”. Et de poursuivre : “J’ai habité dans un immeuble juste à côté de ce bar pendant plus de 15 ans et je n’ai jamais eu de problème, je suis très choquée. Je crois que ce qui m’a le plus marqué c’est lorsque nous avons organisé une réunion de quartier juste après la polémique et que les habitants demandaient à ce que le maire réagisse. On nous disait : ‘Mais on nous salit, on nous stigmatise, on nous dénigre, alors que c’est faux’. Cette histoire a profondément touché à la dignité des gens”.

    https://seenthis.net/messages/576965 via Kassem


  • #Meghan_Murphy : À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, rappelons-nous du véritable sujet du féminisme : les femmes
    http://tradfem.wordpress.com/2017/03/09/a-loccasion-de-la-journee-internationale-des-droits-des-femmes-ra

    Des gens nous répètent constamment que le féminisme est pour tout le monde. Ce « féminisme » n’a rien d’inquiétant – tout ce qu’il signifie est « l’égalité ». Mais ces gens ont tort. Le féminisme n’est pas à propos de tout le monde, et peut-être que celles et ceux qui sont effrayés par ce mot ont raison de l’être. Le féminisme est à propos des femmes. Et si vous n’aimez pas cela, vous n’allez probablement pas aimer beaucoup le féminisme.

    La semaine dernière, les médias ont publié des allégations voulant que le « féministe masculin » Jamie Kilstein se soit comporté de manière prédatrice et violente à l’égard de femmes. Ce comédien et (maintenant ex) coanimateur de Citizen Radio, un populaire podcast engagé, a longtemps été accueilli par des féministes libérales américaines qui présentaient Kilstein comme exemple d’un véritable « féministe masculin ». Dans la revue Mic, Lauren Rankin écrit : « Les comédiens féministes masculins comme Jamie Kilstein et John Knefel contribuent à rendre le féminisme accessible et cool pour les jeunes hommes qui risquent de ne pas pouvoir le comprendre autrement. Les alliés féministes masculins peuvent rejoindre les hommes plus jeunes d’une manière dont les femmes sont sans doute incapables. »

    Même si je crois bel et bien que les hommes doivent remettre en question leurs confrères et les détourner de choses comme la virilité et la violence masculine, la préoccupation principale de Rankin, constamment répétée par d’autres voix libérales, me semble inquiétante. Elle se résume à « Comment faire pour aller chercher plus d’alliés féministes masculins ? »

    C’est une question étrange.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://i-d.vice.com/en_gb/article/on-international-womens-day-lets-remember-what-feminism-is-really-about-wo

    Meghan Murphy est écrivaine et journaliste indépendante, secrétaire de rédaction du soir pour le site rabble.ca, et fondatrice et directrice du site Feminist Current. Elle a obtenu une maîtrise au département d’Études sur les femmes, le genre et la sexualité de l’Université Simon Fraser en 2012. Elle travaille actuellement à un livre qui invite à un retour vers un féminisme plus radical, rappelant la deuxième vague et ancré dans la sororité.

    Meghan a commencé sa carrière radiophonique en 2007, dans une caravane installée au milieu d’un champ de moutons. Son émission s’appelait « The F Word » et était diffusée à partir d’une toute petite île au large des côtes de la Colombie-Britannique. Elle a pleinement profité de la liberté que lui laissait cette radio pirate : buvant de la bière à l’antenne, lisant des passages d’Andrea Dworkin, et passant du Biggie Smalls. Elle est revenue à Vancouver, où elle a rejoint l’émission de radio nommée, coïncidence, elle aussi « The F Word », qu’elle a produite et animée jusqu’en 2012.
    #feminist_current #journée_internationale_de_luttes_pour_les_droits_des_femmes #violences_masculines #féminisme_inclusif #Andrea_Dworkin

    https://seenthis.net/messages/576934 via Tradfem


  • La #grippe de 2016-2017 a fait autant de victimes que la canicule de 2003
    http://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250278763992

    Le chiffre principal reste toutefois celui des {décès. Santé publique France estime ainsi la surmortalité imputable à la grippe à environ 14.358 décès, concernant presque exclusivement des personnes âgées. Ce nombre est quasi identique à celui des décès imputables à la canicule d’août 2003 (environ 15.000 morts).

    https://seenthis.net/messages/576782 via Agnès Maillard


  • CC Search. Nouveau moteur de recherche d’images libres – Les Outils Tice
    https://outilstice.com/2017/02/cc-search-nouveau-moteur-de-recherche-dimages-libres
    https://i1.wp.com/outilstice.com/wp-content/uploads/2017/02/school.jpg?resize=768%2C395&ssl=1

    Un moteur de recherche qui va vous permettre de découvrir des milliers d’œuvres pouvant être copiées, distribuées, modifiées, remixées ou encore adaptées tout en respectant les lois sur le droit d’auteur.

    CCsearch est encore en phase de test, mais se présente déjà commeun outil très convaincant qui ne demande qu’à grandir. Pour le moment CCsearch va dénicher ses images dans les collections du Rijksmuseum, la bibliothèque publique de New York, le Metropolitan ou encore des services comme Flickr ou 500px. En tout ce sont près de 10 millions d’images qui y sont référencées.

    #images #libre #CC

    https://seenthis.net/messages/576761 via Fil


  • Certains compteurs électriques surestiment largement la consommation réelle

    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/certains-compteurs-electriques-surestiment-largement-la-consommation-reell

    Les compteurs électriques intelligents mesurent-ils vraiment de façon précise notre consommation électrique ? La réponse à cette question peut paraître évidente tant l’objet semble indispensable dans notre quotidien. Les mesures effectuées par certains compteurs peuvent pourtant donner des résultats complètement faussés - près de six fois supérieurs à la consommation réelle -, selon une étude publiée le 3 mars dans la revue scientifique IEEE Electromagnetic Compatibily Magazine.

    http://static.latribune.fr/full_width/654953/compteurs-electriques-a-barcelone.jpg

    Des compteurs inadaptés aux nouvelles ampoules

    Menée par l’université de Twente (Pays-Bas) en collaboration avec l’université d’Amsterdam des sciences appliquées, l’étude a connecté neuf compteurs intelligents construits entre 2004 et 2014 à un tableau électrique afin qu’ils mesurent la consommation de différents appareils. Au terme de l’expérimentation, cinq des neufs compteurs testés affichaient des données bien plus élevées que la consommation réelle - un écart allant jusqu’à 582% a été constaté - tandis que deux autres compteurs étaient nettement en deçà de la réalité - environ 30% - , comme le raconte un article publié sur le site de l’université de Twente.

    La principale raison de cet écart est dû aux nouvelles technologies en matières d’éclairage domestique. Les nouvelles ampoules à basse consommation et LED altèrent en effet la forme « parfaite » du courant électrique, qui devient ainsi plus difficilement mesurable. Ainsi, les compteurs utilisant l’effet Hall, qui « produit une tension à l’image exacte du courant sortant » ont sous-estimé la consommation réelle. A contrario, ceux utilisant l’enroulement de Rogowski, qui mesure le courant alternatif, l’ont sur-estimée.

    https://seenthis.net/messages/576082 via enuncombatdouteux


  • Les billets de Jean Cadrey pour célébrer dignement le 8 mars

    – « Le jour de l’année où les femmes pourraient cesser de travailler n’est pas le 7 novembre mais le 28 septembre, et même… le 4 août ! »
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2017/02/28/le-jour-de-l%e2%80%99annee-ou-les-femmes-pourraient-cesser-

    Peut-être avez-vous entendu parler en 2016 de la date du 7 novembre, jour considéré comme le « equal pay day ». C’est le jour où les femmes ayant un emploi pourraient s’arrêter de travailler, en gagnant autant sur l’année, si leur salaire HORAIRE moyen était identique à celui des hommes.

    – « Sur l’ensemble d’une carrière, le manque à gagner moyen d’une femme par rapport à un homme est de 300.000 €. Il approche 480.000 € pour les plus diplômé.es ! »
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2017/03/03/sur-l%e2%80%99ensemble-d%e2%80%99une-carriere-le-manque-a-g

    – « Femmes et hommes face au temps partiel et au sous-emploi. Des inégalités qui se réduisent ? Pas du tout ! »
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2017/03/07/femmes-et-hommes-face-au-temps-partiel-et-au-sous-emploi-de

    Troisième et dernier billet pour célébrer dignement le 8 mars. Les femmes ayant de plus en plus des niveaux d’éducation supérieurs à ceux des hommes, on se dit qu’elles devraient être de moins en moins assignées au temps partiel et en particulier au temps partiel contraint ou sous-emploi, et que l’écart avec les hommes devrait se réduire.

    https://seenthis.net/messages/576598 via marielle


  • Lafarge, du financement de groupes armés au mur anti-migrants de Trump
    http://www.bastamag.net/Lafarge-du-financement-de-groupes-armes-au-mur-anti-migrants-de-Trump

    L’entreprise franco-suisse de ciment LafargeHolcim a reconnu, ce 2 mars, avoir financé des groupes armés en Syrie entre 2012 et 2014 pour maintenir en activité son usine syrienne dans un pays en pleine guerre (lire leur communiqué en anglais). Six mois après les premières révélations du quotidien Le Monde sur les pratiques douteuses de l’usine syrienne de Lafarge, l’entreprise a concédé que « les mesures prises pour poursuivre l’activité de son usine étaient inacceptables » et que la filiale locale de (...)

    En bref

    / #Guerres_et_résolution_des_conflits, #Multinationales, #Migrations, #Amériques, Proche et Moyen (...)

    #Proche_et_Moyen_Orient

    https://seenthis.net/messages/576119 via Basta !


  • Sergio le bon flic | Quartiers libres
    https://quartierslibres.wordpress.com/2017/03/08/sergio-le-bon-flic
    https://quartierslibres.files.wordpress.com/2017/03/good-police-will-see-no-evil-speak-no-evil-hear-no-evil.jpg

    Certains de bonne foi, face aux violences policières choisissent d’invoquer la bonne police face à la mauvaise espérant que Sergio et ces comparses « bon flic » prennent enfin un jour leur courage à deux mains. Il faudra bien pourtant un jour faire le bilan de ces invocations ? Combien de bons policiers ont témoigné lors d’un procès contre les méchants ces 20 dernières années ? Zéro … Est ce que le bon Sergio est allé voir le juge d’instruction en charge du viol de Théo pour lui dire les antécédents de ces collègues violeurs ? Non, le brave homme préfère un témoignage anonyme dans Médiapart pour soulager sa conscience.

    Il n’y aucun courage ou sursaut démocratique à attendre du corps policier français. Voilà ce que nous enseigne le témoignage de Sergio le bon flic.

    #ACAB

    https://seenthis.net/messages/576510 via gwyneth bison


  • Comment l’illustration d’une loi pour garantir la liberté des femmes (ici la contraception) sert de prétexte à faire l’apologie d’un homme. Ce timbre est exaspérant, regardez le bien, il montre à quel point les petites femmes, de la vieille à la jeune, doivent être redevables au #grand_homme.

    https://www.wikitimbres.fr/public/stamps/800/POSTE-2017-8.jpg

    Il me semble que la taille hiérarchisée des corps ou des visages a été beaucoup utilisée avant la renaissance, et à part les enfants, peu de dessins l’utilisent encore, sauf à faire dans la caricature.
    http://images.recitus.qc.ca/main.php?g2_view=core.DownloadItem&g2_itemId=1957&g2_serialNumber=14&image=.jpg

    D’autant que la phrase de l’affiche de 1978 qui sert de base au timbre « Un enfant si je veux quand je veux » a mystérieusement disparue, comme d’ailleurs toute référence à la contraception ou au planning familial …

    http://s3.e-monsite.com/2011/02/20/12/resize_550_550/un-bebe-quand-je-veux-si-je-veux.jpg

    https://www.laposte.fr/toutsurletimbre/rendez-vous-philateliques/tous-les-rendez-vous/en_cours/premier-jour-du-timbre-loi-neuwirth-50-ans

    #timbre #france_d'aujourd'hui #apprendre_à_voir

    https://seenthis.net/messages/576528 via touti


  • N°3 : Ogres et sorcières. Autres regards sur la société technicienne - L’An 02
    http://www.lan02.org/-No3-Ogres-et-sorcieres-Autres-regards-sur-la-societe-technicienne-17-

    Curieux sujet pour ce dossier… et lien peu évident que celui entre les sorcières et la société industrielle. Pourtant, un des actes fondateurs de la modernité n’aurait-il pas été, selon Françoise d’Eaubonne, la grande chasse aux sorcières des XVIe et XVIIe siècle comme sexocide de masse sur toute une partie de l’Europe (1) ? Au cœur de notre société contemporaine et de ses enjeux, d’autres regards apportent un éclairage original de la question écologiste.

    Nous trouverons bien quelques grognons qui soutiendront que les contes de fées détournent de l’urgence écologiste et sociale. Avant de faire des histoires de sorcières le nouvel opium du peuple, voire, pire, une « distraction », analysons la pertinence de ces approches alternatives.

    La société technicienne dans laquelle nous vivons repose notamment sur un imaginaire social de maîtrise rationnelle, et en premier lieu de maîtrise rationnelle du vivant. Néanmoins, cela ne signifie pas que cette société demeure invariablement sur le terrain de la stricte logique. Les décennies de triomphe du positivisme au XIXe siècle n’ont-elles pas été également celles du spiritisme, parfois colporté par les mêmes acteurs ?

    Pour cela, le recours à un champ d’analyse métaphysique nous permet d’identifier des mécanismes à l’œuvre, de témoigner sur les pratiques du pouvoir technicien pour mieux les conjurer. Ce champ est aussi pour certains le terrain d’expression d’une résistance et d’une espérance sociale et écologiste.

    Ogres et sorcières habitent les peurs et les rêves des écologistes. L’An 02 les a rencontré·e·s pour vous.

    (1) Françoise d’Eaubonne, Le Sexocide des sorcières. Fantasme et réalité , L’Esprit frappeur, Paris, 1999.

    Entretien avec Starhawk, « Connaître un peu la magie est essentiel au sein du système capitaliste »
    http://www.lan02.org/Connaitre-un-peu-la-magie-est-essentiel-au-sein-du-systeme-capitaliste
    Clifford D. Conner, « Chasses aux sorcières, médecine et sciences modernes », extrait de Histoire populaire des sciences
    Jipé, « La France des sorcières »
    http://www.lan02.org/La-France-des-sorcieres
    Olivier Humbert, « La marque du sacré »
    http://www.lan02.org/La-marque-du-sacre
    Philippe Colomb, « Fée et libre »
    http://www.lan02.org/Fee-et-libre
    Mondher Kilani, « "Vache folle" et autophagie généralisée »
    http://www.lan02.org/Vache-folle-et-autophagie-generalisee
    Jean-Baptiste Bertrand, « Management et sorcellerie »
    http://www.lan02.org/Management-et-sorcellerie
    Low Life, par Makekazzo
    Entretien avec Frédéric Neyrat, « A partir de l’envoûtement… »
    http://www.lan02.org/A-partir-de-l-envoutement

    Interventions visuelles
    Visuel du dossier : Guillaume Trouillard
    « Droit de citation » : John Giorno/Marc Blanchard

    https://seenthis.net/messages/576513 via L’An 02


  • « Manterrupting », le sexisme ordinaire sur la voix publique http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/03/02/manterrupting-sexisme-sur-la-voix-publique_5088231_3224.html http://s1.lemde.fr/image/2017/03/02/644x322/5088229_3_87f6_les-hommes-coupent-trois-fois-plus-la-parole_d03f3a387a563ae4682a667990922f85.jpg

    En politique, au travail et dans la sphère privée, les hommes n’hésitent pas à interrompre leurs interlocutrices. Une forme de censure insidieuse.

    Le mot apparaît au début de l’année 2015, sous la plume de Jessica Bennett, une chroniqueuse pour le New York ­Times et le magazine Time. Dans un article intitulé « How not to be “manterrupted” in meetings » <http://time.com/3666135/sheryl-sandberg-talking-while-female-manterruptions> (« comment ne pas être interrompue par un homme en réunion »), elle raconte, études à l’appui, les étonnantes vicissitudes qui accompagnent la prise de parole des femmes. « Mes amies ont un terme pour ça : le manterrupting [contraction de man *et *interrupting] », conclut Jessica Bennett. Depuis, le mot s’est peu à peu imposé dans les débats sur le sexisme ordinaire.

    La conversation, un enjeu de pouvoir

    Malgré sa longue expérience politique – elle était la porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle de 2012 –, Nathalie Kosciusko-Morizet a fait l’amère expérience du manterrupting *pendant la primaire de la droite et du centre.

    Lors du troisième débat télévisé, elle a été interrompue vingt-sept fois… contre neuf pour Alain Juppé, dix pour Jean-François Copé, onze pour Jean-Frédéric Poisson, onze pour Bruno Le Maire et douze pour François Fillon et ­Nicolas Sarkozy. Commentaire de l’ancienne ministre : « Dans une assemblée mixte, les hommes ont tendance, parfois sans s’en rendre compte, à vouloir étouffer la parole des femmes et à la prendre. » S’agit-il d’une pratique du monde ­politique liée au fait que les femmes en ont longtemps été exclues ? Une spécificité de cet univers clos qui, malgré l’instauration de la parité, peine tant à se féminiser ? Pas vraiment.

    Nombre d’études démontrent en effet que le *manterrupting *est une règle qui gouverne tous les échanges entre hommes et femmes, qu’ils aient lieu dans les ­bureaux, les cafés, les écoles ou les ­familles. Et ce n’est pas tout à fait un ­hasard. « La conversation, loin d’être une activité anodine et spontanée, est traversée par des questions de pouvoir », écrit la féministe Corinne Monnet dans un article publié en 1998

    <https://infokiosques.net/lire.php?id_article=239> dans la revue *Nouvelles Questions féministes.

    [image : Au travail ou en politique, les hommes qui parlent beaucoup sont mieux perçus que les femmes qui font de même.]

    Si la théorie du manterrupting *suscite souvent la perplexité, c’est parce que la sagesse populaire raconte une tout autre histoire. « Selon l’opinion communément admise, ce sont les femmes qui parleraient plus que les hommes, poursuit Corinne Monnet. *Le stéréotype de la femme bavarde est certainement, en ce qui ­concerne la différence des sexes et la conversation, l’un des plus forts et des plus répandus. ­Paradoxalement, c’est aussi celui qui n’a jamais pu être confirmé par une seule étude. Bien au contraire, de nombreuses recherches ont montré qu’en réalité, ce sont les hommes qui parlent le plus. » Et qui interrompent le plus souvent leurs interlocuteurs – surtout si ce sont des femmes.

    Domination masculine

    La première étude d’ampleur

    <http://www.linguisticsnetwork.com/wp-content/uploads/Sex-Roles-Interruptions-and-Silences-in-Conversation.compressed.> sur le man­terrupting *a été réalisée en 1975 sur le campus de l’université de Santa Barbara (Californie). Cette année-là, deux sociologues, Don Zimmerman et Candace West, décryptent en ­détail 31 conversations enregistrées dans des cafés, des magasins et des lieux publics de l’université – des échanges ordinaires que les chercheurs appellent « everyday chit-chat ».

    Leurs conclusions sont stupéfiantes : dans les conversations non mixtes, les interruptions sont également réparties entre tous les participants, mais dès que la mixité s’installe, les chiffres s’emballent – les hommes sont responsables de 96 % des interruptions…

    Don Zimmerman et Candace West voient dans ce déséquilibre un signe de la domination masculine. « Les hommes affirment de manière asymétrique un droit de contrôle sur les sujets de conversation et ils le font avec des conséquences évidentes*, écrivent-ils. Il faut en conclure que, au moins dans ces transcriptions, les hommes ­contestent aux femmes le statut de partenaires égaux dans la conversation. »

    Bousculées par ces interruptions, les femmes peinent à maintenir le cap de leur discours. « Par toutes ces ­intrusions, les hommes parviennent à imposer leur propre sujet aux dépens de celui des femmes », poursuit Corinne Monnet.

    Les années 1970 sont loin, pensera-t-on : ­depuis cette époque, la révolution de l’égalité a bouleversé les règles du jeu. Ce n’est pas vraiment le cas. En 1998, deux professeurs de psychologie américains, Kristin J. Anderson et Campbell Leaper, analysent 43 études

    <http://link.springer.com/article/10.1023/A:1018802521676> publiées de 1968 à 1998 consacrées aux ­« effets de genre sur les interruptions pendant les conversations ».

    Les déséquilibres mesurés à Santa Barbara sont loin d’avoir disparu. « On constate dans les recherches que les hommes ont, de manière significative, une tendance plus prononcée que les femmes à couper la ­parole de leurs interlocuteurs pendant une ­conversation », résument-ils.

    Une dissymétrie invisible

    Pour en avoir le cœur net, deux chercheurs américains, Adrienne B. Hancock et Benjamin A. Rubin, analysent, en 2015, 80 conversations

    <https://www.researchgate.net/publication/275005639_Influence_of_Communication_Partner%27s_Gender_on_Language> entre 40 participants – 20 femmes et 20 hommes. Pour éviter tout biais, ils choisissent des sujets « neutres », comme l’utilisation du téléphone portable – pas de thèmes étiquetés ­féminins ou masculins.

    Les chiffres laissent rêveurs : dans un article publié dans le Journal of Language and Social Psychology, ils constatent qu’en moyenne, au cours d’une conversation de trois minutes, les femmes interrompent les hommes une seule fois alors que l’inverse se produit… 2,6 fois.

    Ces règles du jeu ont beau gouverner la plupart des échanges entre hommes et femmes, elles passent le plus souvent inaperçues. « Lorsque le genre est à l’œuvre, comme dans la distribution de la parole, c’est le plus souvent de manière indirecte, donc invisible », *soulignent les politistes Frédérique Matonti et Delphine Dulong dans un article paru en 2007 <https://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=SR_024_0251> dans *Sociétés & Représentations (Publications de la Sorbonne). Pour mettre fin à cette myopie, les deux chercheuses ont, pendant plus d’un an, observé la répartition des rôles féminins et masculins au sein du ­conseil régional d’Ile-de-France.

    Leur travail permet de prendre la mesure de l’ampleur de la dissymétrie entre hommes et femmes dans la prise de parole. Malgré l’instauration de la parité, le verbe continue à se ­ décliner au masculin.

    « Le genre constitue un handicap, toutes choses égales par ailleurs, écrivent-elles. En séances plénières, quel que soit en effet le type d’intervention (dépôt d’amendement, rappel au règlement, questions orales, ­explications de vote), les hommes interviennent toujours plus que les femmes : sur huit séances entre avril 2004 et mars 2005, les hommes sont intervenus 142 fois et les femmes 80. »

    Une source d’angoisse

    Les hommes ne se contentent pas de parler plus que les femmes : ils écoutent aussi beaucoup moins. « Quel que soit leur capital politique et à rebours des stéréotypes genrés, les hommes bavardent beaucoup plus que les femmes avec leurs voisins lorsque les autres s’expriment, *constatent les chercheuses. *Certains, les plus aguerris, se lèvent même pour pouvoir parler avec un camarade assis plus loin alors qu’aucune femme ne s’autorise à le faire. Il faut ajouter que les hommes coupent beaucoup plus souvent la parole que les femmes et qu’ils la prennent davantage avant qu’on ne la leur ait donnée. »

    La dissymétrie est aussi une question de style : le verbe impérieux des hommes tranche souvent avec la parole hésitante des élues.

    « Elles renoncent beaucoup plus facilement que les hommes à prendre la parole après l’avoir demandée au motif qu’un intervenant précédent aurait déjà dit ce qu’elles avaient à dire, écrivent Frédérique Matonti et Delphine Dulong. Leurs interventions sont beaucoup plus courtes que celles des hommes, et ce parce qu’elles ­ posent plus de questions qu’elles n’expriment une opinion. (…) Elles “avouent” en outre beaucoup plus facilement qu’eux leurs doutes, leur absence d’opinion, voire leur incompétence. »

    Nulle surprise, dans ce contexte, que la prise de parole soit, pour les femmes, une source d’angoisse. L’une des élues interrogées dans le cadre de cette étude raconte ainsi s’être ­ réveillée, un jour de discours, « avec l’impression d’avoir avalé un parpaing ».

    « Cette expérience est partagée par toutes les élues, *constatent Frédérique Matonti et Delphine Dulong. *Claire Le Flécher, par exemple, s’oblige à prendre la parole, comparant l’exercice à un sport où l’entraînement est central. Anne Souyris parle longuement de sa difficulté à prendre la parole – une “transgression”, un “traumatisme”, un “supplice” qui revient, selon elle, à “se violer”. »

    Sentiment d’illégitimité

    Près de vingt ans après l’inscription du principe de parité dans la Constitution de la Ve République, les femmes ont encore du mal à ­imposer leur voix dans les enceintes politiques.

    Pour Frédérique Matonti, ce manque d’aisance renvoie à une longue histoire. « En France, les femmes sont encore des nouvelles venues en politique : le droit de vote leur a été accordé très tardivement, en 1944 – soit bien après les Finlandaises (1906), les Danoises (1915), les Américaines (1919) ou les Britanniques (1928). C’est d’ailleurs en France que l’écart entre la date du suffrage masculin (1848) et ­féminin (1944) est le plus important. »

    Cette histoire a façonné des attitudes très différentes : selon Frédérique Matonti et Delphine Dulong, les hommes politiques se comportent comme s’ils jouissaient d’un « droit “naturel” à s’exprimer » *alors que « tout, dans le comportement des femmes, manifeste leur sentiment d’illégitimité ». Quand les femmes sont dans des positions de pouvoir, confirme la philosophe et mathématicienne Laurence Bouquiaux dans *Les Faiseuses d’histoire (La Découverte, 2011), un livre des philosophes belges Vinciane Despret et Isabelle Stengers, elles se conduisent comme si elles avaient* « investi des lieux qui ne leur étaient pas destinés ».

    Diagnostic inversé

    Dans cet ouvrage, Laurence Bouquiaux ­raconte avec subtilité cette manière de se montrer « soumise et docile » pour faire oublier qu’on ne se sent pas tout à fait à sa place. Elle évoque ainsi, dans les milieux universitaires, « les bonnes élèves, bosseuses, voire besogneuses, qui savent qu’elles sont tolérées pour autant qu’elles restent inoffensives ».

    « Nous [les femmes] laissons parler les hommes (dans les réunions, dans les colloques et même, peut-être, dans les livres) parce que beaucoup de nos collègues ne nous pardonneront d’être intelligentes que si nous renonçons à être brillantes. »

    Ces règles tacites ne concernent pas que la scène politique ou le milieu universitaire : nombre de travaux anglo-saxons montrent que, dans les entreprises, la prise de parole des femmes est mal accueillie.

    En témoigne une étude américaine

    <http://gap.hks.harvard.edu/who-takes-floor-and-why-gender-power-and-volubility-organizations> réalisée par Victoria L. Brescoll, professeure à l’université Yale : cette ­experte en psychologie sociale a demandé à 156 personnes de noter, sur une échelle de 1 à 7, la compétence, l’efficacité, l’avenir professionnel et l’aptitude au leadership de deux types de manageurs – les premiers parlent beaucoup, se mettent en avant et font volontiers état de leurs opinions personnelles, les seconds sont discrets et s’expriment peu en réunion.

    Publiés en 2012 dans la revue *Administrative Science Quarterly, les résultats font froid dans le dos. Les hommes qui parlent peu sont considérés comme de piètres dirigeants alors que ceux qui s’expriment longuement obtiennent d’excellentes notes. Un diagnostic qui pourrait parfaitement se comprendre… s’il ne s’inversait totalement pour les femmes.

    La ­faconde et l’éloquence, considérées comme d’utiles qualités pour les hommes, deviennent de terribles défauts pour les femmes : les dirigeantes silencieuses et réservées en réunion sont bien notées alors que celles qui ­s’expriment longuement sont rejetées…

    Peur d’avoir l’air agressive

    Pour Sheryl Sandberg, numéro deux de Facebook, et le psychologue Adam Grant, professeur à l’université de Pennsylvanie, cette étude prouve que les femmes qui craignent de parler en réunion ne sont pas paranoïaques : elles savent simplement qu’en parlant autant, voire plus que les hommes, elles seront jugées avec sévérité.

    « Lorsqu’une femme s’exprime dans un cadre professionnel, elle marche sur une corde raide, résument-ils en 2015 dans le New York Times <https://www.nytimes.com/2015/01/11/opinion/sunday/speaking-while-female.html?action=click&contentCollection=Opinion&module=Re.

    Soit elle est à peine entendue, soit elle est jugée trop agressive. Quand un homme dit la même chose qu’elle, tout le monde approuve d’un signe de tête cette bonne idée. Résultat : les femmes considèrent souvent qu’il vaut mieux parler peu. »

    Comment expliquer cette étrange alchimie sociale qui endigue la parole des femmes ? Pour la politiste Frédérique Matonti, la réponse tient en un mot : la socialisation.

    « Les études sur l’éducation montrent que les parents, sans en avoir conscience, encouragent les filles au retrait plutôt qu’à la mise en avant*, explique-t-elle. Les garçons ont souvent le droit de faire du bruit alors que les filles doivent rester discrètes et baisser la voix. Petit à petit, les enfants ­intériorisent ces valeurs masculines et féminines : les garçons apprennent à prendre la parole, à dire qu’ils n’ont pas peur et à faire face, les filles à écouter et à faire attention aux autres. » Ces différences se manifestent dans les familles, mais aussi à l’école.

    Dans les années 1970 et 1980, deux sociologues de l’éducation américains, Thomas L. Good et Jere E. Brophy, montrent, en observant le fonctionnement des classes, que les professeurs, sans le savoir, appliquent la « règle des deux tiers/un tiers » : ils ont, en moyenne, deux fois plus d’échanges avec les garçons qu’avec les filles. « Ils consacrent aux garçons les deux tiers de leur temps tandis que les garçons émettent les deux tiers des propos tenus par les élèves dans la classe », résume la sociologue Marie Duru-Bellat dans L’Ecole des filles. Quelle formation pour quels rôles sociaux ? (L’Harmattan, 2004).

    « Stéréotypes »

    Avec le temps, les chiffres ont évolué mais aujourd’hui encore, l’égalité de traitement n’est pas au rendez-vous. « Les enseignants consacrent un peu moins de temps aux filles – environ 44 % de leur temps contre 56 % aux garçons, *souligne Marie Duru-Bellat. *La différence peut paraître minime, mais elle devient considérable dès lors qu’on comptabilise le temps qu’un élève passe en classe. Ce temps consacré aux garçons reflète en outre des interactions plus formatrices sur le plan pédagogique : les enseignants passent plus de temps à réagir aux interventions des garçons et à attendre leurs réponses. »

    Nul procès envers les hommes ici : les enseignantes, rappelle Marie Duru-Bellat, se comportent de la même manière que leurs collègues masculins. « Les hommes comme les femmes sont profondément imprégnés par des stéréotypes sur le féminin et le masculin qui sont véhiculés par notre société, constate-t-elle. Ce sont des processus inconscients qui définissent les normes de comportement des garçons et des filles – et donc les attentes et les comportements que l’on a envers eux. Pour les bousculer, il faut commencer par en prendre conscience. »

    En démontrant qu’hommes et femmes ne sont pas – encore – des partenaires égaux dans la conversation, les études sur le *manterrupting *ouvriront peut-être la voie à un dialogue plus équilibré entre hommes et femmes.

    Lire aussi : Aux Etats-Unis, des stratégies pour contrer le « manterrupting »

    <http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/03/02/aux-etats-unis-des-strategies-pour-contrer-le-manterrupting_5088214_3232.htm>

    https://seenthis.net/messages/576439 via Aude


  • The Impossibility of the International Women’s Strike is Exactly Why It’s So Necessary | Novara Media

    http://novaramedia.com/2017/03/06/the-impossibility-of-the-international-womens-strike-is-exactly-why-its
    by Camille Barbagallo

    Signalé par @isskein que je remercie bien

    http://novaramedia.com/wp-content/uploads/2017/03/Javier-Sanchez-Salcedo-flickr-cc-1200x630.jpg

    The international women’s strike is impossible. Really, it is. But let’s be very clear – the impossibility of the women’s strike is precisely why it is one of the most important things that needs to be done. The impossibility of the women’s strike is not because the women’s strike is not a ‘real’ strike (you know, when blokes in unions walked out of factories); nor is it impossible because apparently it’s only for ‘privileged’ women, or because unprivileged women cannot strike. The impossibility emerges when we confront the reality of women’s work and what striking means today.

    The timing of the international women’s strike to coincide with international women’s day is a powerful reminder of women’s history. Firstly, women have always worked – it is just that sometimes we don’t receive a wage for the work that we do. The history of international women’s day – beginning with a strike of women garment workers – many of them immigrants – in Manhattan in 1908 forces us to complicate the easy picture of men at work and women in the home and reminds us of the centrality of women’s waged labour to the development of capitalist production and that women have always struggled and gone on strike. Not only for better wages and conditions but also, as the thousands of striking Russian women of 1917 did, for peace, for bread and for roses.

    https://seenthis.net/messages/576472 via Reka


  • Donald Trump’s Worst Deal - The New Yorker

    http://www.newyorker.com/magazine/2017/03/13/donald-trumps-worst-deal

    La vie des grands prédateurs

    http://www.newyorker.com/wp-content/uploads/2017/03/Davidson-Trump-FB-Social-Share.jpg

    Heydar Aliyev Prospekti, a broad avenue in Baku, the capital of Azerbaijan, connects the airport to the city. The road is meant to highlight Baku’s recent modernization, and it is lined with sleek new buildings. The Heydar Aliyev Center, an undulating wave of concrete and glass, was designed by Zaha Hadid. The state oil company is housed in a twisting glass tower, and the headquarters of the state water company looks like a giant water droplet. “It’s like Potemkin,” my translator told me. “It’s only the buildings right next to the road.” Behind the gleaming structures stand decaying Soviet-era apartment blocks, with clothes hanging out of windows and wallboards exposed by fallen brickwork.

    #trump #azerbaidjan #bakou #corruption #pouvoir

    https://seenthis.net/messages/576171 via Reka


  • The Christian Right’s Origins of Fake News and ’Alternative Facts’ | Alternet
    http://www.alternet.org/news-amp-politics/christian-rights-origins-fake-news-and-alternative-facts

    http://www.alternet.org/sites/default/files/story_images/9161316577_5e63d3438f_z.jpg

    As we’ve moved from an election dominated by fake news to a new Trump administration run on the principle of “alternative facts,” it’s worth taking some time to ponder what seems to be contemporary conservative credulity. We should certainly be reminded of the term “truthiness” that Stephen Colbert invented in October 2005 to capture some of the pronouncements of the George W. Bush administration. As he explained then, truthiness was the truth that “comes from the gut,” not from actual facts—“the truth we want to exist,” that feels right.

    And the way fake news tends to get better reception among conservatives than liberals, even by a two-to-one margin, has also been recognized. (When one fake news creator was interviewed, he explained, “We’ve tried to do similar things to liberals. It just has never worked, it never takes off. You’ll get debunked within the first two comments, and then the whole thing just kind of fizzles out.”)

    To see this connection, it bears recalling what it meant to be a Christian “fundamentalist” in the early 20th century. Christian fundamentalism was characterized in particular by its rejection of two theologically disturbing bodies of knowledge that emerged from the 19th century: the theory of evolution, and the historical-critical method of Bible scholarship. While mainstream Protestant and Catholic churches have had considerable success in coming to terms with these expert knowledge consensuses, Christian fundamentalism is defined primarily by its rejection of them.

    The historical-critical method of Bible scholarship meanwhile threatened the idea of scripture as the inerrant, uniform word of God. [...]Fundamentalist Christians rejected these accounts. But more importantly, fundamentalists critiqued the methods, assumptions, and institutions of the expert elites. Fundamentalists questioned the biologists’ and Bible scholars’ suspension of the question of God’s supernatural intervention.

    This alternative knowledge—the forerunner of today’s alternative facts— took the form of creationism and an alternative Bible scholarship demonstrating the Bible’s inerrancy and traditional authorship.

    This alternative educational and media ecosystem of knowledge was galvanized and mobilized when the Christian Right emerged in the late 1970s to influence the Republican Party. There were two long-term consequences for our fake news world. First, theologically and politically conservative Christians learned to distrust the proclamations of the supposedly neutral media establishment, just as they had grown to suspect the methods and conclusions of elite experts like scientists or historians. And second, they learned to seek the truth from alternative sources—whether a church sermon, Christian media (newspapers, books, radio or television shows), or a classroom in a Christian college.

    In the following years, the areas of rejected expert knowledge has grown to include climate change, the efficacy of abstinence-only sex education, and even the supposed link between vaccinations and autism. One could make the argument that even issues that don’t appear to have any religious resonance at all—such as the efficacy of supply-side economic policies, or the idea that Saddam Hussein had Weapons of Mass Destruction and ties to Al Qaeda—are likewise successful partly because of this conservative cognitive training in the rejection of mainstream media and the cultivation of other sources of information, like Fox News at first, but also now websites like Breitbart, 4chan, Infowars, and others.

    The goal of “fake news” and “alternative facts” goes beyond providing different data. Their purpose is actually to destroy the notion that there could be impartial news and objective facts. Maria Bustillos calls this endgame “dismediation,” “a form of propaganda that seeks to undermine the medium by which it travels.”

    https://seenthis.net/messages/576086 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Ce que l’abondance et la diversité des données numériques font aux sciences sociales - Séminaires et colloques de l’Ined - Rencontres scientifiques - Ined - Institut national d’études démographiques
    http://www.ined.fr/fr/actualites/rencontres-scientifiques/seminaires-colloques-ined/abondance-et-diversite-donnees-numeriques

    Données de l’Internet, données administratives, données de capteurs, fichiers de gestion (du personnel, d’adhérents, d’anciens élèves), etc. ... le volume d’informations numériques disponibles a fortement cru ces dernières années. Une fois passée la fascination pour ces gisements de données en apparence gratuites, abondantes et immédiatement disponibles, les questions soulevées par l’usage scientifique de ces masses numériques sont nombreuses. Certaines sont classiques, d’autres moins, d’autres enfin se posent avec une acuité renouvelée.

    Le plus souvent produites à des fins gestionnaires, administratives ou commerciales, les informations collectées ne sont pas toujours utiles pour les chercheur-e-s, en tous cas pas immédiatement ; quoique massives, elles ne sont pas toujours plus précises, ni plus fiables que des données d’enquête classique ; les questions d’accès et de propriété des données compliquent le travail ou modifient la place des chercheur-e-s, qu’elles-ils soient demandeur-e-s ou, de manière croissante, sollicité-e-s par les producteurs pour les traiter.
    L’objectif de ces journées d’étude est de prolonger ces réflexions théoriques, méthodologiques, épistémologiques et éthiques pour savoir ce que l’abondance et la diversité des données numériques font aux pratiques de recherche en sciences sociales, en France comme à l’étranger. Les communications pourront s’appuyer sur des récits d’expériences ou des restitutions de recherches déjà menées, en vue d’expliciter ces pratiques de manière réflexive, ou de saisir d’éventuels changements de ces dernières au cours du temps. Des présentations sur la production ou les usages que les administrations ou les entreprises font des données numériques pourront aussi être proposées. Les comparaisons (historiques et/ou avec d’autres disciplines scientifiques) sont particulièrement bienvenues afin de mieux cerner l’éventuelle nouveauté de la situation actuelle.

    programme (bien rempli) en pdf
    avec des discutants de qualité (dont au moins un seenthisien…)
    http://www.ined.fr/fichier/s_rubrique/25873/prog.sciencexxl.fr.pdf

    https://seenthis.net/messages/576017 via Simplicissimus


  • Vault 7: CIA Hacking Tools Revealed
    https://wikileaks.org/ciav7p1

    Today, Tuesday 7 March 2017, WikiLeaks begins its new series of leaks on the U.S. Central Intelligence Agency. Code-named “Vault 7” by WikiLeaks, it is the largest ever publication of confidential documents on the agency.

    The first full part of the series, “Year Zero”, comprises 8,761 documents and files from an isolated, high-security network situated inside the CIA’s Center for Cyber Intelligence in Langley, Virgina. It follows an introductory disclosure last month of CIA targeting French political parties and candidates in the lead up to the 2012 presidential election.

    Recently, the CIA lost control of the majority of its hacking arsenal including malware, viruses, trojans, weaponized “zero day” exploits, malware remote control systems and associated documentation. This extraordinary collection, which amounts to more than several hundred million lines of code, gives its possessor the entire hacking capacity of the CIA. The archive appears to have been circulated among former U.S. government hackers and contractors in an unauthorized manner, one of whom has provided WikiLeaks with portions of the archive.

    “Year Zero” introduces the scope and direction of the CIA’s global covert hacking program, its malware arsenal and dozens of “zero day” weaponized exploits against a wide range of U.S. and European company products, include Apple’s iPhone, Google’s Android and Microsoft’s Windows and even Samsung TVs, which are turned into covert microphones.

    Since 2001 the CIA has gained political and budgetary preeminence over the U.S. National Security Agency (NSA). The CIA found itself building not just its now infamous drone fleet, but a very different type of covert, globe-spanning force — its own substantial fleet of hackers. The agency’s hacking division freed it from having to disclose its often controversial operations to the NSA (its primary bureaucratic rival) in order to draw on the NSA’s hacking capacities.

    https://seenthis.net/messages/576008 via Nidal


  • Calendrier : les dix étapes-clés de l’élection présidentielle - Conseil constitutionnel présidentielle 2017
    http://presidentielle2017.conseil-constitutionnel.fr/calendrier-dix-etapes-cles-de-lelection-presidentielle
    http://presidentielle2017.conseil-constitutionnel.fr/wp-content/uploads/2017/01/calandar.jpg

    3- Du samedi 25 février au vendredi 17 mars 18 heures

    Pendant cette période de trois semaines : réception, validation et publication des #parrainages en continu (deux fois par semaine, le mercredi 1er mars puis le mardi et le vendredi, sur le site Internet du Conseil constitutionnel). Au total : six publications en trois semaines.

    Je ne sais pas (encore) produire de #carte, cependant j’imagine ne pas être seul⋅e à espérer pouvoir en #voir...

    @reka ; @fil et ...

    https://seenthis.net/messages/573561 via fred1m


  • Deliveroo débarque à Tours, et ce n’est pas une bonne nouvelle
    https://larotative.info/deliveroo-debarque-a-tours-et-ce-n-2096.html

    https://larotative.info/home/chroot_ml/ml-tours/ml-tours/public_html/local/cache-vignettes/L700xH469/arton2096-2d8d8-2c37b.jpg?1488299198

    L’entreprise spécialisée dans la livraison à vélo de plats cuisinés va s’installer en Indre-et-Loire. Son fonctionnement étant basé sur l’exploitation des livreurs, il n’y a pas de quoi se réjouir.

    Contrairement au modèle traditionnel de livraison organisé par des pizzerias ou des restaurants de sushis, dont les livreurs sont salariés, le modèle Deliveroo fait appel à des travailleurs « indépendants », qui sont généralement auto-entrepreneurs. Les coursiers ne signent pas un contrat de travail, mais un contrat de prestation de services. Ce modèle, popularisé en France par l’entreprise Uber, est de plus en plus vivement critiqué. L’autoentrepreneuriat est devenu un outil utilisé par ces boîtes « pour faire bosser les gens sans gérer l’emploi, sans embaucher, sans payer de cotisations », comme l’explique la sociologue Sarah Abdelnour.

    (...)

    Dans un premier temps, les livreurs Deliveroo pouvaient espérer gagner un minimum de 7,50 euros par heure, auquel s’ajoutait le montant des « courses » réalisées pendant cette heure. Désormais, les minimums garantis ne concernent que certains créneaux horaires, et la course est payée autour de 5 euros brut. Compter donc deux courses par heure pour atteindre un salaire brut de 10 euros, sur lequel le livreur devra payer les cotisations et charges diverses liées à son statut d’auto-entrepreneur [1]. Le montant des bonus, versés en cas d’intempéries ou pour garantir une rémunération motivante certains soirs, peut varier sur décision unilatérale de Deliveroo. A une époque, Deliveroo promettait aux coursiers de « gagner jusqu’à 20€ de l’heure (sans compter les pourboires) ». Pour le recrutement de livreurs à Tours, l’entreprise annonce désormais « jusqu’à 150€ par week-end », sans préciser le nombre d’heures travaillées.

    (...)

    Depuis, de nombreux « collaborateurs » de Take Eat Easy luttent pour faire requalifier leurs contrats de prestation de service en contrats de travail. A Lyon, un collectif s’est constitué pour organiser la solidarité entre les coursiers. Dans un tract du collectif, on pouvait lire :

    « Les plateformes nous niquent depuis trop longtemps ! Nous n’avons aucun droit au chômage, aucun droit à la retraite, aucune prime de risque, aucun accompagnement en cas de blessure ! Et elles nous imposent leurs rémunérations, elles contrôlent nos horaires, elles ne payent aucune charge patronale ! Il est plus que temps de nous fédérer et de trouver des moyens de nous asseoir à la table des négociations ! »

    #Deliveroo #foodtech #uberisation #flexibilité

    https://seenthis.net/messages/575847 via La Rotative


  • Israël est, par définition, une colonie européenne - [UJFP]
    lundi 6 mars 2017
    par Aaron Tordjman (article publié dans Haaretz le 27 février 2017).
    Traduit de l’hébreu par Michel Bilis.
    http://www.ujfp.org/spip.php?article5453

    Comment se fait-il que la Palestine, partie intégrante du Moyen-Orient, et morceau de terre habité depuis l’Antiquité par une population orientale ayant adopté, depuis plus d’un millénaire, la culture et la langue arabe, à l’instar de la Syrie, de l’Égypte ou de l’Algérie, soit, en une centaine d’années, devenue un État peuplé de migrants venus du monde entier ? On s’interrogera également pour comprendre comment la population originelle de la Palestine est dispersée dans des camps de réfugiés, une partie étant soumise à un pouvoir militaire d’occupation, et une minorité d’entre –elle, seulement, disposant de la citoyenneté dans le nouvel État d’immigrés, qui se considère comme faisant partie de l’Occident. Les réponses à ces interrogations se situent dans un contexte en dehors duquel le conflit entre le sionisme et le monde arabe demeure incompréhensible ; à savoir : le colonialisme.(...)

    https://seenthis.net/messages/575756 via Loutre