• Castex, « Monsieur T2A », casseur de l’Hôpital | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/040720/castex-monsieur-t2a-casseur-de-l-hopital
    https://www.mediapart.fr/images/social/800/club.png

    Le monde de l’hôpital ne connait certes pas Jean Castex, mais il connait par contre très bien les effets de son passage au ministère de la santé. Il y fut en effet le promoteur zélé d’une réforme de la tarification dite « T2A », l’un des piliers de la transformation de l’Hôpital en entreprise.


  • Cisjordanie : L’occupation c’est la terreur, l’annexion c’est l’apartheid | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/dominique-vidal/blog/270620/cisjordanie-l-occupation-c-est-la-terreur-l-annexion-c-est-l-aparthe
    https://www.mediapart.fr/images/social/800/club.png

    Le « deal du siècle » imposé par Donald Trump et Benyamin Netanyahou est l’acte de délinquants internationaux. Il entérine l’impunité des autorités d’Israël et le régime d’apartheid. Nos voix pour la paix s’adressent à Emmanuel Macron et Josep Borrell, haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires extérieures et la politique de sécurité. Texte collectif.


  • Malgré la répression, les actions contre l’avion se multiplient
    https://reporterre.net/Malgre-la-repression-les-actions-contre-l-avion-se-multiplient
    https://reporterre.net/local/cache-gd2/9d/cd0f5d6a7522801346962a45d1dbfb.jpg?1593247468

    Vendredi 26 juin, 28 militants d’Extinction Rebellion ont bloqué un avion, dénonçant l’impact de ce mode de transport sur le climat. Ils ont été interpellés et placés en garde à vue... de même que notre journaliste Alexandre-Reza Kokabi, présent sur place pour relater l’événement. Alors que les actions de dénonciation de l’aérien se multiplient, la répression semble se durcir.


  • Dans la Drôme, la dynamique des listes citoyennes portée par l’exemple de Saillans
    https://reporterre.net/Dans-la-Drome-la-dynamique-des-listes-citoyennes-portee-par-l-exemple-de
    https://reporterre.net/local/cache-gd2/70/2d18b650e94c7f1b97647fa41f9909.jpg?1593184818

    Le second tour des élections municipales pourrait marquer la victoire de plusieurs listes citoyennes dans ce territoire rural, situé sur les contreforts du Vercors. Inspirées par Saillans, elles proposent de relever de concert les défis démocratiques, écologiques et sociaux.


  • Derrière la victoire attendue des écologistes à Lyon, l’espoir encore fragile d’un véritable renouveau - Basta !
    https://www.bastamag.net/Lyon-municipales-Metropole-EELV-Gregory-Doucet-vague-verte-Gerard-Collomb-
    https://www.bastamag.net/local/cache-gd2/c1/523ba5792e4a5c0caa9e8311b94534.jpg?1592971205

    Donnée favorite, la liste écologiste, désormais alliée à d’autres formations de gauche, pourrait faire coup double à Lyon, et remporter à la fois la mairie et la Métropole. Le plus dur restera encore à venir, tant certains aspects du programme demeurent imprécis et les alliances fragiles.


  • Fermeture d’usines médicales et suppression d’emplois : « Ils n’ont rien appris de ce qu’il s’est passé »
    https://www.bastamag.net/Suppression-d-emplois-delocalisation-Luxfer-Peters-Surgical-Famar-Sanofi-p

    « Rendre à la France son indépendance sanitaire » ? Le vœu pieux de Macron sonne bien faux alors que le gouvernement semble sourd aux appels de salariés et d’élus à sauver trois entreprises médico-pharmaceutiques dans la tourmente. Les députés LREM viennent également de refuser la création d’un pôle public du médicament. Après avoir produit plus de 40 000 sondes de réanimation par jour pour les hôpitaux français pendant toute la crise sanitaire, sept jours sur sept, 60 salariés de l’entreprise Péters (...) #Décrypter

    / A la une, #Fractures_sociales, #Enquêtes, Santé

    #Santé_

    https://seenthis.net/messages/861804 via Basta !


  • Au Congo-Kinshasa, c’est le remède qui risque de tuer le malade - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    http://cqfd-journal.org/Au-Congo-Kinshasa-c-est-le-remede

    En République démocratique du Congo, le Covid-19 reste encore discret. Mais les mesures prises pour éviter sa propagation ont des effets secondaires néfastes. Entre autres phénomènes, la fermeture des frontières, le ralentissement de l’économie et la réduction des budgets humanitaires dédiés à d’autres maladies pourraient faire bien plus de morts que le coronavirus. Photojournaliste basé à Goma, dans l’Est du pays, Alexis Huguet raconte ici la crise sanitaire dans sa version congolaise, sans oublier de jeter un regard caustique sur lui-même et ses semblables : les reporters, chercheurs et humanitaires occidentaux qui « vivent des crises ».


  • « L’expression de “privilège blanc” n’est pas dénuée de pertinence pour penser le contexte français », Claire Cosquer
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/06/16/l-expression-de-privilege-blanc-n-est-pas-denuee-de-pertinence-pour-penser-l

    La sociologue Claire Cosquer pense que le « privilège blanc », est inséparable du racisme, aux Etats-Unis comme en France.

    Tribune. Le racisme peut-il exister sans faire de « privilégiés » ? Le racisme est un système de hiérarchies sociales entre les personnes, positionnées selon la façon dont elles sont perçues et rattachées à une supposée hérédité. Il se traduit concrètement par un système d’avantages et de désavantages, formant un immense iceberg dont les discriminations, la violence physique et verbale à caractère racial ne sont que la partie émergée.

    L’expression « privilège blanc », propulsée de nouveau sur le devant de la scène médiatique par les manifestations récentes contre le racisme et les violences policières, désigne l’ensemble des avantages sociaux dont bénéficient les personnes qui ne sont pas les cibles du racisme. Elle souligne que le racisme relève d’un rapport social, c’est-à-dire d’une relation entre groupes sociaux : là où certains sont désavantagés, d’autres sont au contraire avantagés par les hiérarchies sociales. L’existence d’inégalités suppose donc, en toute logique, l’existence de privilèges. Dès lors, dire que le « privilège blanc » n’existe pas en France revient de façon rigoureusement identique à affirmer que le racisme n’existe pas en France. Prétendre que seul le second existe traduit soit une lecture très partiale de l’expression « privilège blanc », par exemple en la réduisant à un privilège en droit, soit une compréhension très restrictive du racisme, soit les deux.

    Trouvant son origine dans les luttes des militants antiracistes et anticolonialistes, l’expression de « privilège blanc » a été popularisée par le texte de la chercheuse étatsunienne Peggy McIntosh White Privilege. Unpacking the Invisible Knapsack, publié en 1989. McIntosh y énumère des « petites choses du quotidien » qui relèvent de l’évidence pour une personne blanche mais peuvent être problématiques, sinon impossibles, pour les autres : allumer la télévision et y voir des personnes auxquelles il est facile de s’identifier, déménager sans se soucier de l’accueil dans un nouveau quartier, ne pas avoir à éduquer ses enfants en leur apprenant à se protéger du racisme…

    Division raciale du monde

    Apparue outre-Atlantique, l’expression de « privilège blanc » n’est pas dénuée de pertinence pour penser le contexte français. Certes, les Etats-Unis et la France ont des histoires différentes. Les Etats-Unis forment une colonie de peuplement structurée sur son sol même par l’esclavage, où la ségrégation raciale n’a été abolie en droit qu’en 1968. Mais la France, détentrice de l’un des plus grands empires coloniaux au monde, dont l’« outre-mer » représente aujourd’hui les dernières miettes, a aussi construit sa richesse sur la division raciale du monde et des échanges.

    Napoléon, héros national acclamé, a rétabli l’esclavage en 1802 et une statue de Jean-Baptiste Colbert, auteur du Code noir, trône devant le Palais-Bourbon. L’encodage racial du patrimoine national n’est pas qu’un héritage symbolique rappelant une inégalité révolue : les violences policières, les discriminations à l’embauche, au logement ou devant la justice sont les expressions les mieux connues du racisme. Elles suffisent à définir un « privilège blanc » à la française : subir moins de contrôles policiers, par ailleurs moins violents, ne pas se voir refuser un emploi ou un logement en raison de sa couleur de peau ou de son origine, réelle ou supposée.

    Ces privilèges reposent, en France comme aux Etats-Unis, sur un continuum du racisme qui relève aussi de ces « petites choses du quotidien », des avantages parfois peu perceptibles qui vont des sous-vêtements couleur « chair » conçus pour des peaux peu pigmentées au fait de n’être que très rarement la seule personne blanche dans la salle.

    Domination et habitus

    L’expression « privilège blanc » a certes des limites. Elle tend à consolider une image très statique des positions sociales : on serait ainsi ce que l’on détient, en matière de ressources, de capitaux et d’avantages, moins ce que l’on fait et ce que l’on reproduit, d’une façon consciente ou inconsciente. L’approche en matière de privilèges est à bien des égards moins riche que l’approche en matière de domination. A titre de comparaison, on peut plus ou moins rapidement faire le tour des « privilèges » de classe en les définissant par les revenus, les patrimoines, les statuts socioprofessionnels.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Thomas Piketty : face à notre passé colonial et esclavagiste, « affronter le racisme, réparer l’histoire »
    L’approche en matière de domination amène à explorer un niveau beaucoup plus fin des hiérarchies sociales : la notion devenue célèbre d’habitus, forgée par Pierre Bourdieu, permet de mettre en évidence que les inégalités de classe se reproduisent aussi au travers de pratiques, de goûts ou encore de comportements différenciés et inégalement valorisés. Les sciences sociales investissent aujourd’hui ce concept d’habitus, parmi d’autres outils analytiques, pour comprendre comment les inégalités raciales perdurent bien après leur abolition en droit. L’expression de « privilège blanc », finalement assez peu employée en sciences sociales, se révèle moins exigeante que les concepts de domination blanche ou d’habitus blanc, qui cristallisent les pistes de recherche les plus dynamiques.
    Loin de culpabiliser les personnes blanches, l’expression de « privilège blanc » permet plutôt de reconnaître à peu de frais certains avantages, sans engager d’introspection potentiellement plus douloureuse sur les comportements et les modes de pensée qui maintiennent le racisme contemporain. Si elle est imparfaite, elle contribue cependant à la compréhension du racisme comme une relation inégale entre groupes sociaux, là où le discours public est volontiers d’ordre humanitaire, identifiant des victimes et des discriminations mais passant sous silence les bénéfices et les bénéficiaires. Les réactions particulièrement défensives qu’elle suscite, méconnaissant souvent sa définition même, illustrent une réticence aiguë à penser les deux côtés de cette relation inégale.

    https://seenthis.net/messages/861042

    #privilège_blanc #racisme #rapports_sociaux #domination #domination_blanche #individualisation

    https://seenthis.net/messages/861443 via colporteur


  • J’étouffe | Raoul Peck
    https://le1hebdo.fr/journal/jetouffe/301/1/article/j-touffe-3898.html

    Ce matin en me levant, j’étais déjà brisé. Il y a eu tant de matins comme celui-là. Et chacun de ces matins laisse des traces. Des traces qui s’accumulent. Puis, ces cauchemars en sommeil, qui reviennent à chaque déflagration. Ce qui se passe en ce moment aux États-Unis me trouble à la nausée. Ce n’est cependant pas de l’Amérique dont je désire vous parler. Mais de la France. Par quelle extraordinaire magie celle-ci pourrait-elle rester en dehors de ce grand déballage ? Source : Le 1

    https://seenthis.net/messages/861492 via Rezo


  • Imen Mellaz
    @Mellazimen
    https://twitter.com/Mellazimen/status/1272929930611953666

    Cette femme, c’est ma mère. 50 ans, infirmière, elle a bossé pendant 3 mois entre 12 et 14 heures par jour. A eu le covid. Aujourd’hui, elle manifestait pour qu’on revalorise son salaire, qu’on reconnaisse son travail. Elle est asthmatique. Elle avait sa blouse. Elle fait 1m55.

    https://pbs.twimg.com/media/EaphqfsWoAEdNi5.jpg

    On ose me dire au téléphone, évidemment, « qu’on ne sait pas ce qu’il s’est passé avant ces vidéos, mais ayez confiance, si elle n’a rien fait on la relâche ». Oui, comme #AdamaTraore par exemple ? Bien sûr, « ayez confiance ». Elle est actuellement en garde à vue.

    Rien ne justifie de TOUTE FACON une telle interpellation. Pas quand on est désarmée, pas en blouse, pas quand on fait 1m55, pas face à autant de robocop. Non, non et non.

    ““““““““““““““““““““““““““““““““““““
    Remy Buisine
    @RemyBuisine
    https://twitter.com/RemyBuisine/status/1272935058630983681

    Une femme en blouse blanche, tirée par les cheveux, durant une interpellation, finira évacuée le visage en sang durant la manifestation aux Invalides. Elle réclamera à plusieurs reprises sa Ventoline.

    Images issue de mon direct sur @brutofficiel
    (1H45). #soignants

    #manif16juin #soignants #soignantes

    https://seenthis.net/messages/861379 via Loutre


  • Paysans, riverains… Dans le Rhône, des collectifs se battent pour préserver des terres agricoles
    https://reporterre.net/Paysans-riverains-Dans-le-Rhone-des-collectifs-se-battent-pour-preserver
    https://reporterre.net/local/cache-gd2/57/bdbe646346c8a4d1c13290622f175c.jpg?1591774235

    Dans l’ouest lyonnais, petit à petit, le bitume grignote du terrain. Objectif : exploiter économiquement au maximum les terres agricoles bordant l’autoroute. Dernier projet en date : la construction d’un bâtiment logistique de 20.000 m2. Paysans et riverains multiplient les actions de résistance.


  • « Nous n’avons pas d’électricité et tout le monde est malade » : auprès des femmes réfugiées dans le camp de Moria - Basta !
    https://www.bastamag.net/femmes-Moria-Lesbos-Grece-camps-refugies-migrations-reportage
    https://www.bastamag.net/local/cache-gd2/c6/697e252e8efb297b08b232d61d9153.jpg?1591262414

    Depuis le début de la crise sanitaire mondiale, les ONG appellent les pouvoirs publics grecs, européens et des autres pays du continent à évacuer les immenses camps de réfugiés des îles grecques de la mer Égée. Dans le camp de Moria, 20 000 personnes vivent dans des conditions sommaires. Parmi elles, de nombreuses femmes.


  • Police, États-Unis, France, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 2 juin 2020)
    https://blog.mondediplo.net/police-etats-unis-france
    https://blog.mondediplo.net/IMG/arton2148.jpg
    #politique #Lordon

    Le problème structurel de la police offre alors un étonnant parallèle, quoique à front renversé, avec celui de la finance : dans les deux cas on cherche l’exception pour racheter la structure. Mais dans la finance, l’exception, c’est la bad apple, alors que dans la police c’est la good ! Parce que le trader fou est fou, on ne doit pas douter que la structure générale des marchés soit saine. Dans la police à l’inverse, c’est la good apple qui doit prouver que tout le panier est de qualité. On comprend que la « démonstration par l’exception » soit moins bien partie pour la police que pour la finance : il est plus difficile de racheter le panier quand presque toutes les pommes sont pourries. On comprend surtout qu’un genou à terre ne changera rien à l’analyse.



  • Mort de George Floyd : à Minneapolis, le caractère multiracial des émeutes ébranle les certitudes des autorités, Laurent Borredon
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/05/31/mort-de-george-floyd-a-minneapolis-le-caractere-multiracial-des-emeutes-ebra

    Des responsables de la communauté noire à la Maison Blanche, tout le monde a voulu voir, samedi, la main des militants « antifas » derrière les destructions. La réalité est bien plus complexe.

    « C’est notre ville » , explique, tout simplement, l’un des volontaires. Samedi 30 mai, Minneapolis (Minnesota) est à peine réveillée d’une nuit d’émeutes, qu’une nuée d’habitants équipés de pelles et de balais est déjà à l’œuvre pour nettoyer les décombres fumants, tout juste éteints par les pompiers à l’aube.

    A Midtown, sur Lake Street, et tout particulièrement à l’intersection avec Chicago Avenue, les stigmates sont sévères. Cinq jours après la mort de George Floyd – un Afro-Américain – lors de son interpellation par un policier blanc, Derek Chauvin, à South Minneapolis, et quelques heures seulement après l’annonce de l’inculpation de ce dernier pour meurtre, les destructions n’ont pas connu de répit.

    En l’absence de la police et de la Garde nationale, occupées, à l’est de la ville, à sécuriser les ruines du commissariat du troisième district, incendié la veille, et, à l’ouest, à bloquer l’accès au poste du cinquième district, encore debout, les casseurs ont eu toute la nuit pour passer leur rage sur les commerces de la rue, qui ont brûlé jusqu’aux dernières heures de la nuit. Ce n’est que vers 5 heures que les pompiers, accompagnés de membres de la Garde nationale, ont fait leur apparition. Les bâtiments ne sont déjà plus qu’un souvenir.

    Qui est le responsable de ce désastre ? Avec une belle unanimité, tout le monde a désigné les « antifas » , militants d’extrême gauche. Des groupes de casseurs qui seraient venus d’autres Etats. Un épouvantail bien commode.

    Emballement

    Pour les représentants traditionnels des Afro-Américains – l’un d’eux, lors d’une conférence de presse avec le gouverneur de l’Etat, a clairement pointé du doigt « les Blancs » –, cela permet de détourner l’attention de leur communauté, mais aussi de leur propre décalage avec une jeunesse en colère qui ne veut plus se satisfaire de prières et de citations de Martin Luther King. Les autorités locales, elles, diluent la responsabilité de leur échec patent et tentent de mettre un coin dans une mobilisation dont elles ne comprennent pas les ressorts. Quant au président Donald Trump, lui, qui a affirmé sans preuve que « 80 % des émeutiers venaient de l’extérieur de l’Etat » , il reste dans son registre habituel.

    L’emballement a atteint les chaînes d’information en continu, samedi. On a ainsi vu apparaître sur MSNBC un retraité de l’antiterrorisme expliquer doctement, confiné dans son bureau à des centaines de kilomètres du Minnesota, que de nombreux manifestants portaient des « signes distinctifs » des antifas. Et un bruit s’est même répandu comme une traînée de poudre dans la ville traumatisée : ce serait en fait des militants d’extrême droite qui seraient venus jeter de l’huile sur un feu déjà bien vif.

    En fin de journée, la réalité a rattrapé le fantasme. Le maire de Saint Paul, la ville sœur de Minneapolis, affirmait que « 100 % » des personnes arrêtées venaient de l’extérieur ? Elles n’étaient en fait que 4 sur 18, ont prouvé les registres de la prison du comté. L’édile a dû reconnaître, en fin de journée, son erreur. Au total, 83 % des interpellés vendredi dans l’agglomération venaient de l’Etat – l’exact inverse du chiffre cité par Donald Trump – et 56 % de Minneapolis-Saint Paul.

    A tous les niveaux, les officiels semblent avoir des difficultés à appréhender la réalité d’une rébellion multiraciale, qui rassemble la jeunesse afro-américaine, les immigrants d’origine somalienne, les Latinos et enfin les habitants, majoritairement blancs, des banlieues résidentielles. Entre le chômage et la fermeture des universités liés au confinement dû à l’épidémie de coronavirus, tous sont disponibles, simultanément, de manière inédite. Dans l’Etat voisin du Michigan, à Detroit, pas moins des deux tiers des personnes interpellées viennent ainsi des « suburbs ».

    Merci « d’être avec nous aujourd’hui »

    Cette réalité, samedi après-midi, les participants à la manifestation pacifique devant le commissariat du cinquième district n’avaient pas de problèmes à l’accepter. La majorité de l’assistance est blanche, et une intervenante n’hésite pas à remercier ces « alliés blancs » dans la lutte contre les violences policières subies par les minorités aux Etats-Unis.

    Elle balaye d’une phrase les condamnations des destructions de la nuit : « Je m’en fiche de Target [grand magasin incendié jeudi], de Wells Fargo [une banque dont les ruines fument encore derrière l’assemblée d’un petit millier de personnes]. Parce que vous savez qui n’ira jamais chez Target, chez Wells Fargo ? » « George Floyd », crie, de concert, la foule.

    Quelques minutes plus tard, une autre jeune femme noire issue du quartier remercie les mêmes « d’être avec nous aujourd’hui » et les exhorte à éduquer leurs enfants : « Vos enfants sont les policiers, les procureurs, les juges de demain. Ayez cette conversation [sur les discriminations raciales] à la table du dîner ce soir. » Face à elle, les manifestants opinent.

    Ce que les autorités ont bien compris, néanmoins, c’est l’échec de leur stratégie de maintien de l’ordre. Samedi soir, dès la tombée du couvre-feu, la police de Minneapolis, assistée de la police d’Etat, a dispersé violemment un groupe de manifestants qui quittait, pourtant, les lieux de la manifestation de l’après-midi. A la surprise générale, vu sa passivité des jours précédents. De New York à Los Angeles, en passant par Minneapolis, les autorités ont décidé, samedi, d’éteindre l’incendie à coups de matraques et de gaz lacrymogènes.

    #George_Floyd #Black_lives_matter #émeutes #riots

    https://seenthis.net/messages/857372 via colporteur


  • La #fraude patronale au chômage partiel pendant la crise sanitaire s’élève au moins à 6 milliards d’euros, voilà l’information - FRUSTRATION
    https://www.frustrationmagazine.fr/la-fraude-patronale-au-chomage-partiel-pendant-la-crise-sanitair

    Selon l’enquête en ligne Lutte Virale, 31 % des personnes en #chômage partiel ou en arrêt maladie pour garde d’enfant ont dû continuer à travailler dont 10 % déclarent l’avoir fait souvent ou tout le temps. Une autre enquête, menée par le cabinet d’expertise Technologia, a plus récemment aboutit à des résultats encore plus alarmants : plus de la moitié des élus du personnel interrogés lors de cette étude estime qu’il y a eu des abus. Le chômage partiel a donc été utilisé par nombre d’employeurs comme une façon de faire des économies sur le dos de la crise sanitaire.

    https://seenthis.net/messages/857384 via Agnès Maillard



  • Mulhouse : descente aux enfers et retour | Making-of
    https://making-of.afp.com/mulhouse-descente-aux-enfers-et-retour
    https://making-of.afp.com/sites/default/files/styles/twitter_card/public/medias/aa_new_posts/countries/france/sante/mulhouse-covid-may20/000_1pl391.jpg?itok=3VIoMuny

    Mi-mars à Mulhouse, le virus nous semblait bien lointain : Chine, Italie… Nous ignorions qu’il gagnait du terrain, en silence, parmi les fidèles de l’église évangélique "La Porte ouverte chrétienne", rassemblés dans le quartier de Bourtzwiller. Nos habitudes avaient peu changé. Nous nous serrions la main entre collègues et nous posions des questions aux réponses parfois confuses : “Faut-il porter des gants ? Un masque ? Non, les masques ne servent à rien…”. Le 15 mars, dimanche de premier tour des municipales, j’ai couvert le scrutin. Pour le reste, j’en étais encore à faire ce que l’on appelle des “images d’illustration”, des photos qui illustrent un lieu et une situation mais qui ne sont pas porteuses d’infos en tant que telles. La photo du bâtiment de "La Porte ouverte chrétienne" par exemple.


  • Un appel de Vincent Lindon : « Comment ce pays si riche… » - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060520/un-appel-de-vincent-lindon-comment-ce-pays-si-riche?fbclid=IwAR2Xuj6ERH4cO
    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2020/05/05/vincent-lindon-max-jouan.jpg

    Le comédien a confié à Mediapart une longue réflexion, lue face caméra chez lui, sur ce que la pandémie révèle du pays qui est le nôtre, la France, sixième puissance mondiale empêtrée dans le dénuement (sanitaire), puis le mensonge (gouvernemental) et désormais la colère (citoyenne). Un texte puissamment politique, avec un objectif : ne pas en rester là.


  • 95 centimes le masque chirurgical : « En février dernier, c’était 7 centimes ! », dénoncent des médecins | LCI
    https://www.lci.fr/sante/95-centimes-le-masque-chirurgical-en-fevrier-dernier-c-etait-7-centimes-denoncen
    https://photos.lci.fr/images/613/344/masques-chirurgicaux-chine-coronavirus-edda57-0@1x.jpeg

    Pour preuve, le Dr. Perez nous montre un catalogue reçu au mois de février dernier, quelques semaines avant la crise sanitaire du coronavirus. Les 50 masques sont affichés au prix de 5,70 euros, avec une promotion à partir de trois boites ce qui revient à 4,75 euros.

    Or, d’après les tarifs pratiqués par le même fournisseur aujourd’hui, les 50 masques coûtent 29,90 euros. Des prix comparables qui peuvent même être plus élevés chez la concurrence. Après négociation au téléphone, un autre dentiste nous affirme que le lot de 50 masques était proposé à 35 euros. Des tarifs qui ne comprennent pas les frais de port. Et il ne faut pas oublier que le gouvernement a décidé mi-avril de baisser la TVA de de 20 % à 5,5 %. Cette taxe pèse donc moins sur le prix des masques.

    Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, a décidé d’encadrer les prix des masques chirurgicaux avant que les supermarchés ne soient autorisés à les vendre. « 95 centimes me paraît vraiment très élevé quand on se souvient du prix d’avant la crise », s’insurge le Dr. Marty.

    Alors comment a été déterminé le tarif de 95 centimes pour les masques chirurgicaux ? Contacté par LCI, Bercy explique que ce prix « tient compte des offres pratiqués sur les marchés d’importation » dans l’objectif de « contenir les marges des revendeurs. » 95 centimes ne seraient donc pas un prix finalement trop élevé. Il existe désormais un marché international du masque, où tous les acteurs jouent des coudes pour en acquérir.

    L’indépendance de la France !
    #masques #profiteurs_de_guerre #marché mondial vs. #planification

    https://seenthis.net/messages/850102 via Antonin


  • En Afrique du Sud, l’entraide au jardin pour faire face à la faim et au coronavirus
    https://reporterre.net/En-Afrique-du-Sud-l-entraide-au-jardin-pour-faire-face-a-la-faim-et-au-c
    https://reporterre.net/local/cache-gd2/e9/7b8dff1f76335a5bbe7d4ad518761b.jpg?1588261152

    L’Afrique du Sud est le pays africain le plus touché par la pandémie du Covid-19. Si les mesures de confinement précoces semblent avoir ralenti la propagation du virus, elles infligent aussi de grandes souffrances aux millions de Sud-Africains les plus pauvres. Mais l’entraide permet de faire face.


  • Le CHU de Nancy, symbole de la désorganisation managériale de l’hôpital public - Basta !
    https://www.bastamag.net/ARS-CHU-Nancy-Covid-Grand-Est-deces-a-l-hopital-suppression-de-postes-mana
    https://www.bastamag.net/local/cache-gd2/1a/16838af810166f1263203417d09a69.jpg?1588006360

    L’hôpital de Nancy est en première ligne face à la pandémie de Covid-19. Qu’importe : une énième « réorganisation », validée en comité interministériel, prévoit la suppression de 600 postes. La restructuration a été suspendue, mais pas annulée, et le directeur de l’agence régionale de santé a été remplacé par une autre haut-fonctionnaire à l’origine du plan d’austérité. Ces absurdités managériales vont-elles continuer, demain, à frapper l’hôpital, ses personnels et ses patients ?


  • 1er Mai à Lyon : les manifestant·es respectent les gestes barrière, pas la police ! - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/1er-Mai-a-Lyon-les-manifestant-es-22255
    https://rebellyon.info/IMG/arton22255.png?1588360708

    Ce 1er mai à Lyon comme dans toute la France, malgré le confinement imposé par l’Etat, de nombreux appels à manifester dans la rue ont circulé. Trois points de RDV étaient donnés à Lyon, et une cinquantaine de personnes se sont rassemblées sur chacun d’eux. Si à X Rousses et Villeurbanne les flics sont restés à distance, à la Guill comme depuis le début du confinement, les flics ont joué les cow-boys. Ils ont poussé et gazé à bout pourtant les manifestant.es. Retour sur cette manifestation.


  • CrimethInc. : L’agit-prop de la pandémie : Affiches, autocollants et graffitis du monde entier
    https://fr.crimethinc.com/2020/04/29/lagit-prop-de-la-pandemie-affiches-autocollants-et-graffitis-du-monde
    https://cloudfront.crimethinc.com/assets/articles/2020/04/28/header.jpg

    Pour avoir une idée de la façon dont les anarchistes et autres rebelles ont réagi face à la pandémie COVID-19 et face aux coups de force autoritaires qui l’accompagnent, nous avons rassemblé des photos d’affiches, d’autocollants et de graffitis provenant d’Autriche, du Brésil, du Chili, de France, d’Allemagne, de Grèce, du Mexique, de Slovénie, d’Espagne et des États-Unis. Nous les présentons ici accompagnées de traductions et d’annotations.


  • Les applaudissements ne suffiront pas…
    https://1ermai2020unitaire69.wesign.it/fr
    http://1erMai2020unitaire69.wesign.it/uploads/picture/5ea7e95559052.jpg

    Les applaudissements ne suffiront pas…

    En ce 1er mai 2020,date de la journée internationale de lutte des travailleurs nous sommes toutes et tous assigné-e-s à residence mais nous ne sommes pas resigné-e-s loin de là.

    Même confiné-es, manifestons toutes et tous. Soyons visibles, solidaires, déterminées. Transformons le monde de demain en un monde vivable, de justice sociale, écologiste et féministe !

    Ainsi, pour ce 1er Mai, afin de partager et de faire connaitre notre determination à ce que ce 1er mai, soit cette année plus que jamais, une journée de revendications pour le progrès social, l’intersyndicale du Rhône vous invite à signer et à faire signer la Tribune des travailleuses et travailleurs du Rhône pour un monde meilleur.

    Chacun chez soi, mais tous ensemble, donnons de la couleur et de la dynamique à ce 1er mai !