• Contre la résilience - regards.fr
    http://www.regards.fr/idees-culture/article/contre-la-resilience
    http://www.regards.fr/IMG/jpg/befunky-collage_2_-13.jpg

    Dans une tribune du Monde, la philosophe Eva Illouz mettait déjà en garde en 2016 contre les « usages idéologiques » de l’idéal de la résilience, qui « prive de légitimité les sentiments négatifs, pourtant inévitables et même nécessaires » dans les situations objectivement injustes et révoltantes. « Nos sociétés imposent au moi un devoir de performance psychologique où la psyché doit se montrer plus forte que les structures sociales, parfois écrasantes. »

    Macron ne s’y trompe pas. En baptisant son opération militaire « Résilience », le président signale qu’il ne s’attaquera surtout pas aux causes structurelles de l’épidémie : la destruction des habitats naturels et de la biodiversité qui favorisent la transmission du virus entre espèces, la mondialisation qui accélère la diffusion planétaire de l’épidémie, la démolition de la recherche publique scientifique qui nous prive de connaissances scientifiques sur les coronavirus et la dislocation de l’hôpital public qui complique le traitement des malades. Il n’est pas question, donc, de changer de système pour empêcher de futures épidémies, mais de sauver le système actuel et de tenter de survivre à la prochaine épidémie.


  • Opération Résiliation, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 31 mars 2020)
    https://blog.mondediplo.net/operation-resiliation

    « Je ne comprends pas : pourquoi n’ont-ils pas encore déclenché le plan pandémie ? On perd un temps précieux ». Ce sont les propos du directeur du SGDN (Secrétariat général de la défense nationale) qui sortent maintenant — on apprend surtout qu’ils ont été tenus le 29 janvier.

    #in_retrospect

    https://seenthis.net/messages/836911 via Fil


  • * lettre au président de la République - Annie Ernaux

    Monsieur le Président,

    « Je vous fais une lettre/ Que vous lirez peut-être/ Si vous avez le temps ». À vous qui êtes féru de littérature, cette entrée en matière évoque sans doute quelque chose. C’est le début de la chanson de Boris Vian Le déserteur, écrite en 1954, entre la guerre d’Indochine et celle d’Algérie. Aujourd’hui, quoique vous le proclamiez, nous ne sommes pas en guerre, l’ennemi ici n’est pas humain, pas notre semblable, il n’a ni pensée ni volonté de nuire, ignore les frontières et les différences sociales, se reproduit à l’aveugle en sautant d’un individu à un autre. Les armes, puisque vous tenez à ce lexique guerrier, ce sont les lits d’hôpital, les respirateurs, les masques et les tests, c’est le nombre de médecins, de scientifiques, de soignants. Or, depuis que vous dirigez la France, vous êtes resté sourd aux cris d’alarme du monde de la santé et ce qu’on pouvait lire sur la banderole d’une manif en novembre dernier -L’état compte ses sous, on comptera les morts - résonne tragiquement aujourd’hui. Mais vous avez préféré écouter ceux qui prônent le désengagement de l’Etat, préconisant l’optimisation des ressources, la régulation des flux, tout ce jargon technocratique dépourvu de chair qui noie le poisson de la réalité. Mais regardez, ce sont les services publics qui, en ce moment, assurent majoritairement le fonctionnement du pays : les hôpitaux, l’Education nationale et ses milliers de professeurs, d’instituteurs si mal payés, EDF, la Poste, le métro et la SNCF. Et ceux dont, naguère, vous avez dit qu’ils n’étaient rien, sont maintenant tout, eux qui continuent de vider les poubelles, de taper les produits aux caisses, de livrer des pizzas, de garantir cette vie aussi indispensable que l’intellectuelle, la vie matérielle.

    Choix étrange que le mot « résilience », signifiant reconstruction après un traumatisme. Nous n’en sommes pas là. Prenez garde, Monsieur le Président, aux effets de ce temps de confinement, de bouleversement du cours des choses. C’est un temps propice aux remises en cause. Un temps pour désirer un nouveau monde. Pas le vôtre ! Pas celui où les décideurs et financiers reprennent déjà sans pudeur l’antienne du « travailler plus », jusqu’à 60 heures par semaine. Nous sommes nombreux à ne plus vouloir d’un monde dont l’épidémie révèle les inégalités criantes, Nombreux à vouloir au contraire un monde où les besoins essentiels, se nourrir sainement, se soigner, se loger, s’éduquer, se cultiver, soient garantis à tous, un monde dont les solidarités actuelles montrent, justement, la possibilité. Sachez, Monsieur le Président, que nous ne laisserons plus nous voler notre vie, nous n’avons qu’elle, et « rien ne vaut la vie » - chanson, encore, d’Alain Souchon. Ni bâillonner durablement nos libertés démocratiques, aujourd’hui restreintes, liberté qui permet à ma lettre – contrairement à celle de Boris Vian, interdite de radio – d’être lue ce matin sur les ondes d’une radio nationale.

    Annie Ernaux

    #ernaux #covid

    https://seenthis.net/messages/836093 via Pierre-Emmanuel Weck


  • État d’urgence sanitaire - Nous exigeons | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-anselme/blog/270320/etat-durgence-sanitaire-nous-exigeons
    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2020/03/27/giacinto-gimignani-venus-cupido-und-chronos-1681-meisterdrucke-606273.jpg

    Nous mettons en demeure le Président de la République Emmanuel Macron, le Premier Ministre Édouard Philippe, le Ministre de la Santé Olivier Véran et tous les ministres concernés de prendre ces mesures sous peine de poursuites devant les juridictions nationales compétentes, la Cour européenne des droits de l’homme, pour mise en danger de la vie d’autrui en s’abstenant volontairement de prendre les mesures nécessaires pour prévenir un sinistre présentant un danger pour la sécurité des personnes.

    Ce que doit être le programme d’un « état d’urgence sanitaire » digne de ce nom..


  • Etat d’urgence sanitaire : « Augmenter le temps de travail revient à mettre en danger la population ! »
    https://www.bastamag.net/etat-urgence-sanitaire-covid19-RTT-conges-payes-teletravail-derogation-CGT

    La loi instaurant un « état d’urgence sanitaire » a été adoptée ce 22 mars au Parlement. Elle attribue des pouvoirs exceptionnels au gouvernement pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, ainsi qu’aux employeurs pour déroger au droit du travail. Précisions avec Sophie Binet, de la CGT. Députés et sénateurs se sont mis d’accord ce 22 mars sur la version finale de la loi instaurant un « état d’urgence sanitaire » pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. La loi met en place un régime d’exception, d’abord (...) #Résister

    / #Syndicalisme, #Conditions_de_travail, Santé , A la une

    #Santé_

    https://seenthis.net/messages/834174 via Basta !


  • « Pour Emmanuel Macron, tout l’enjeu consiste à sauver le capitalisme sanitaire et ses grandes industries »
    https://www.bastamag.net/Macron-plan-massif-pour-hopital-Etat-providence-Big-Pharma-covid19-neolibe

    Basta ! : Dans votre livre La casse du siècle. À propos des réformes de l’hôpital public, vous dénoncez le détricotage néolibéral des politiques de …

    https://www.bastamag.net/local/cache-gd2/8a/1ef2040875a733f4744a8fa96adedb.jpg?1585244305

    https://seenthis.net/messages/834796 via davidzentao


  • Dépister et fabriquer des masques, sinon le confinement n’aura servi à rien
    https://reporterre.net/Depister-et-fabriquer-des-masques-sinon-le-confinement-n-aura-servi-a-ri
    https://reporterre.net/local/cache-gd2/a8/99554e74d7779e8ba2070d1fc7c000.jpg?1585041869

    Pour sortir efficacement de la pandémie du Covid-19, le confinement seul ne suffira pas, explique l’auteur de cette tribune. Qui rappelle la priorité dans un contexte d’hôpital public martyrisé par des décennies de politiques néolibérales : permettre le dépistage et distribuer des masques de protection.



  • La casse du siècle | Raisons d’Agir
    http://www.raisonsdagir-editions.org/catalogue/la-casse-du-siecle

    Ce livre propose une analyse des politiques hospitalières successives qui ont abouti à la crise actuelle. Une véritable casse de ce service public est engagée par des réformateurs adeptes de l’acculturation de l’univers médical à des logiques managériales qui contredisent son bon fonctionnement.

    Retour sur une rencontre très éclairante autour de cet ouvrage, organisée en novembre dernier à la Bourse du travail par les AMD de Lyon, Attac Rhône et la CGT santé, animée en duo par Pierre - André Juven et une infirmière engagée dans le Collectif inter hôpitaux...

    Piqûre de rappel : le risque épidémique décuplé que nous subissons actuellement a une origine ... qui se situe dans la destruction méthodique de l’hôpital public par les politiques menées depuis des décennies.
    Applaudissons les personnels soignants, ne serait-ce que pour les soutenir et les remercier une fois de plus de leur engagement dans leurs missions. Mais n’oublions pas ensuite d’exiger un changement radical de politique sur ce bien commun si précieux. Et de défendre les services publics en général dans le même mouvement.


  • « Jamais le scandale n’a été si palpable : nous jouons notre vie pendant qu’eux gèrent l’économie »
    https://www.bastamag.net/confinement-isolement-entraide-covid19-epidemie-services-publics-hopital-n

    « Face à la pandémie, retournons la stratégie du choc en déferlante de solidarité ! », appelle une tribune publiée par plusieurs médias indépendants, dont Basta !. Elle est signée par plus de 230 médecins, infirmier.e.s., psychologues, enseignant.e.s, comédien.ne.s, paysan.ne.s, artistes, chercheuses, scientifiques, musicien.ne.s, syndicalistes, éditeurs, libraires… qui appellent à s’auto-organiser face à la pandémie de Covid-19, révélatrice de bien des dysfonctionnements, des #Inégalités et de l’incurie (...) #Débattre

    / A la une, Inégalités, #Luttes_sociales, #Oligarchies

    https://seenthis.net/messages/832760 via Basta !


  • Coronavirus : les livreurs, travailleurs sacrifiés « pour des pizzas et des burgers »
    https://reporterre.net/Coronavirus-les-livreurs-travailleurs-sacrifies-pour-des-pizzas-et-des-b
    https://reporterre.net/local/cache-gd2/83/d08f75214d82d76e03a49dd98f1325.jpg?1584649984

    es livreurs des plateformes comme Uber Eats et Deliveroo continuent de travailler, en dépit de la crise sanitaire. Ne disposant ni de droit de retrait ni de chômage partiel, ils apportent quotidiennement des plats à des citadins confinés.


  • « Le gouvernement veut sauver l’économie avant les gens »
    https://reporterre.net/Le-gouvernement-veut-sauver-l-economie-avant-les-gens
    https://reporterre.net/local/cache-gd2/78/7aa3008083c39d64a34d13e1a66aef.jpg?1584695024

    Le projet de loi d’urgence sanitaire a été présenté en Conseil des ministres mercredi 18 mars. Ce texte prévoit « un accroissement exorbitant des pouvoirs » d’un gouvernement, qui agit « surtout à sauver le capitalisme », selon le syndicaliste Éric Beynel.



  • « Nous, les #ouvriers, on nous dit : “Allez travailler !” alors que les #cadres travaillent depuis chez eux »
    https://img.lemde.fr/2020/03/19/0/0/6000/4000/688/0/60/0/0140901_UJIzwjz5zh5KclW5L5NhTNdt.jpg

    Dans de nombreux secteurs, l’inquiétude des personnels est palpable. Le gouvernement surveille de près le climat social.

    Face à la pandémie liée au coronavirus, la colère gronde chez les salariés maintenus en poste, faute de pouvoir télétravailler. Et la peur tétanise de nombreux employés des secteurs jugés « essentiels . PSA a fermé tous ses sites de production européens. Renault a suspendu la production de ses douze usines en France. Les manufactures Chanel sont à l’arrêt. « Alors, pourquoi pas nous ? », s’agace un manutentionnaire, Jean-Christophe Leroy, élu CGT de La Redoute. A Wattrelos (Nord), une trentaine des 50 salariés de l’entreprise de vente à distance ont alerté la société, mardi 17 mars, lors d’un débrayage au sein de ce site qui expédie ses colis. Malgré la réduction des effectifs, la fermeture des vestiaires pour éviter la promiscuité et la distribution de gants, « il est aberrant de nous fairetravailler pour expédier des tee-shirts », juge M. Leroy.

    Le président délégué du Medef s’alarme déjà d’un « changement d’attitude brutal » des salariés, depuis l’adoption de mesures de confinement mardi. Car « de nombreux salariés ont demandé à ce que leurs employeurs prennent des mesures d’activité partielle sans quoi ils exerceraient un droit de retrait », a déclaré Patrick Martin mercredi, à l’Agence France-Presse (AFP), se disant « très préoccupé » par la situation.

    Fronde chez Amazon

    Chez Amazon, la fronde menace. Alors que le site de vente en ligne connaît un regain d’activité depuis la fermeture des magasins non alimentaires, samedi 14 mars, « les consignes contre le coronavirus ne sont pas respectées », assure Gaël Begot, élu CGT au sein de l’entrepôt du groupe américain, situé à Lauwin-Planque (Nord). Depuis mardi, des salariés Amazon s’y mobilisent contre les conditions de sécurité jugées insuffisantes et mal appliquées. Deux autres sites, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) et Montélimar (Drôme), sont aussi concernés, souligne Julien Vincent, délégué général CFDT Amazon. Plus d’une centaine d’employés ont exercé leur droit de retra it, estimant que le coronavirus les met en danger sur leur lieu de travail, selon la CFDT. SUD-Solidaires à Saran et la CGT à Lauwin-Planque l’envisagent aussi.

    A Strasbourg, dans l’usine Punch Powerglide (ex-General Motors), qui fabrique des boîtes de vitesse, les élus du personnel ont croisé le fer avant d’obtenir le chômage partiel. « Deux de nos collègues, infectés, ont été hospitalisés », rapport Julien Laurent (CFDT). D’après lui, des « mesures de confinement de la fonderie » ont été réclamées par les salariés, car un ouvrier de cette unité est tombé malade. En vain. « Révoltés » par l’attitude de leur employeur et inquiets pour la santé du personnel, les élus du comité social et économique de l’entreprise ont exigé l’arrêt de l’activité, mardi. Toujours en vain. Mercredi matin, aux aurores, « tous les gens sont sortis et ont fait jouer leur droit de retrait &raq uo ;, raconte M. Laurent. Leur initiative a alors porté ses fruits : Punch Powerglide va passer en chômage partiel durant quatre semaines.

    Chez Valeo, la CFDT espère obtenir « la fermeture provisoire des sites de production », confie un élu, Ivan Estlimbaum, selon lequel dans toutes les usines de l’équipementier auto les distances de sécurité sur les chaînesd’assemblage ne sont pas respectées. Et les gants et gels hydroalcooliques manquent.

    Ces équipements font aussi défaut dans les agences bancaires qui, elles, resteront ouvertes au public. Les banques ayant le statut d’opérateur d’importance vitale (OIV), leurs activités sont considérées comme indispensables pour la population qui doit conserver l’accès à son argent. « Compte tenu du statut OIV, les salariés qui se sentent en danger sur leur lieu de travail ne peuvent pas exercer leur droit de retrait », souligne Frédéric Guyonnet, le président national du syndicat SNB-CFE-CGC, pour qui l’angoisse est palpable.

    Sentiment d’injustice

    Or, partout, gants, masques et bidons de gel hydroalcoolique font défaut. Et ce manque d’équipements alimente un fort sentiment d’injustice. Y a-t-il deux poids deux mesures dans une même entreprise ?, s’interrogent les ouvriers. « Nous, les ouvriers, on nous dit : "Alleztravailler !", s’agace M. Leroy, élu CGT à Wattrelos, alors que les cadres travaillent depuis chez eux. »

    « La protection des travailleurs en activité [est] un gros point noir », a résumé Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, sur France Inter, mercredi 18 mars. « Il y a des insuffisances », a-t-il relevé, plaidant pour que ceux qui poursuivent leurs activités soient équipés « de manière rapide. »

    A défaut, l’exercice du droit de retrait il est ouvert à tout salarié si la situation de travail présente un danger grave et imminent pourrait vite prendre de l’ampleur, y compris au sein d’entreprises dites essentielles. Parce que La Poste a pris des mesures « insuffisantes pour protéger leur santé », selon le syndicat SUD-PTT, des préposés y ont eu recours dans des bureaux de poste de Loire-Atlantique, mais aussi à Grenoble. Des agents de la SNCF l’ont aussi exercé, reconnaît la société.

    Face à ce phénomène, le gouvernement table sur l’instauration de l’état d’urgence sanitaire pour maintenir l’activité dans les entreprises « de secteurs particulièrement nécessaires à la sécurité de la nation ou à la continuité de la vie économique et sociale », selon le texte du projet de loi discuté, mercredi 18 mars après-midi, en conseil des ministres. Objectif : éviter un arrêt complet de l’économie tricolore, alors que la France s’impose des mesures de confinement pour lutter contre l’épidémie due au coronavirus.

    Quelques heures avant la discussion du projet, Bruno Le Maire, ministre de l’économie, avaitinvité « tous les salariés des entreprises encore ouvertes et des activités indispensables au bon fonctionnement du pays (nettoyage, traitement des eaux, industrie agroalimentaire, grande distribution) à se rendre sur leur lieu de travail .

    Jeudi 19 mars, c’est Elisabeth Borne, ministre de la transition écologique et solidaire, qui a publié une lettre ouverte aux agents et salariés de l’énergie, des transports, de l’eau et des déchets, dans laquelle elle loue leur « rôle fondamental pour la vie de la nation .

    Cette reconnaissance sera-t-elle suffisante, alors que les salariés du secteur de traitement des déchets commencent aussi à se mobiliser ? En Seine-Saint-Denis, chez Otus, filiale de Veolia, certains camions-poubelles sont restés au garage, mercredi 18 mars. Dix-huit éboueurs ont exercé leur droit de retrait, rapporte Abdelkader Dif, représentant du personnel CGT. En cause, entre autres : un nombre insuffisant de flacons de gel hydroalcoolique. « Quatorze pour 130 salariés. Nous travaillons par équipes de trois, ça ne fait même pas un gel par équipe ! »

    Caissières, manutentionnaires...

    Des employés de la Blanchisserie blésoise, près de Blois, envisagent eux aussi d’avoir recours à ce droit, assure Eric Gondy, secrétaire général Force ouvrière du Loir-et-Cher. Dans ce site industriel où, de jour comme de nuit, 180 opérateurs lavent le linge d’hôpitaux franciliens, « nous avons du gel, des gants, mais pas de masques », déplore l’un d’entre eux en évoquant « les chariots de draps souillés, parfois gorgés de sang et d’excréments » qui y sont triés. « On sait tous qu’il faut continuer de traiter le linge pour ne pas paralyser les hôpitaux, mais on ne veut pas y laisser notre peau », explique ce dernier.

    Qu’en sera-t-il dans les secteurs de la grande distribution, de ses fournisseurs et de ses transporteurs ? Le président de l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA), Richard Girardot, a mis en garde mercredi contre d’éventuelles difficultés logistiques de nature à perturber le fonctionnement des magasins. Le gouvernement y surveille de près le climat social. « Il n’y a pas de problème d’approvisionnement aujourd’hui (...), mais il commence à y avoir une tension dans un certain nombre de supermarchés,de commerces, en matière de salariés », a reconnu le ministre des finances, Bruno Le Maire, à l’issue du conseil des ministres, mercredi soir.

    Le gouvernement multiplie les gestes d’encouragement aux caissières, employés et manutentionnaires qui travaillent dans les grandes surfaces. Mercredi, le ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, et M. Le Maire ont diffusé dans la matinée un message « d’encouragement et de reconnaissance » aux salariés du secteur, saluant leur « sens des responsabilités » qui permet « d’assurer aux Français qu’ils pourront se nourrir sainement et sans privation . « Nous comptons sur vous », ont fait valoir les deux ministres en promettant qu’ « en retour, l’Etat sera à [leurs] côtés pour traverser cette période difficile .

    En première ligne

    Car, partout en France, en magasin, à l’entrée, derrière la caisse, en réserve ou lors des livraisons, les employés des supermarchés sont en première ligne. La foule se presse en magasins depuis plusieurs jours, accroissant les risques de propagation du virus. « Les employés sont très angoissés, mais ils viennent quand même », rapporteLaurence Gilardo, déléguée syndicale FO du Groupe Casino. Lundi 16 mars, Carrefour avait enregistré moins de 10 % d’absentéisme dans ses effectifs. Ont-ils toujours le choix ? « Certains magasins Leclerc mettent la pression sur les salariés pour qu’ils ne se mettent pas en arrêt pour s’occuper de leurs enfants », a dénoncé le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.

    Dans le secteur du transport, ce taux d’absentéisme ne cesse de croître. « Nous sommes un peu plus inquiets qu’hier [mardi] », déclare Alexis Degouy, délégué général de l’Union des entreprises transport et logistique de France. Est-ce aussi un effet collatéral de l’indemnisation élargie du chômage partiel ? A l’en croire, « c’est une très bonne mesure pour les salariés, mais elle fonctionne aussi comme une incitation à rester à la maison .

    Alors que l’épidémie de coronavirus prend de l’ampleur, le gouvernement surveille de près le climat social, notamment dans le secteur de la grande distribution alimentaire où de nombreux salariés hésitent à se rendre au travail.
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/03/19/coronavirus-la-colere-gagne-les-salaries-contraints-de-travailler-par-leurs-
    #inégalités #coronavirus #confinement #confinés #non-confinés #classes_sociales #coronavirus #épidémie

    https://seenthis.net/messages/832177 via CDB_77


  • Les cadres en télétravail, les prolos au charbon ? - regards.fr
    http://www.regards.fr/politique/article/tribune-les-cadres-en-teletravail-les-prolos-au-charbon
    http://www.regards.fr/IMG/jpg/2020-03-18-12.49.06.jpg

    Le ministère du travail estime que seuls un peu plus de quatre emplois sur dix peuvent être effectués en télétravail. Pour les autres, la situation expose au virus et à une anxiété redoublée. Les profits ou la vie ? Choisissons décidément la vie.


  • #Coronamaison : l’idée lumineuse de Pénélope Bagieu pour dessiner le confinement - Les Inrocks
    https://www.lesinrocks.com/2020/03/16/actualite/societe/coronamaison-lidee-lumineuse-de-penelope-bagieu-pour-dessiner-le-confine
    https://statics.lesinrocks.com/content/thumbs/uploads/2020/03/16/1452078/width-1200-height-630-watermark-2/coronamaison2.jpg

    Ou comment transformer cette période anxiogène en un moment poétique.

    Et si le confinement était une période propice à la création ? C’est en tout cas ce que suggère l’initiative lancée par Pénélope Bagieu ce dimanche 15 mars. Sur Twitter, la dessinatrice des Culottées et le designer de jeux vidéos Oscar Barda ont initié une opération un peu spéciale : #Coronamaison. Autrement dit un cadavre exquis géant où chacun·e dessine l’étage d’un immeuble.


  • Pour le climat, il y aura « un avant et un après coronavirus »
    https://reporterre.net/Pour-le-climat-il-y-aura-un-avant-et-un-apres-coronavirus
    https://reporterre.net/local/cache-gd2/9b/75c279cfaef6a44f51571ad53af873.png?1584432938

    En ralentissant l’activité économique, la pandémie de coronavirus baisse aussi les émissions de gaz à effet de serre et la pollution atmosphérique. Mais le répit ne pourrait être que de courte durée... À moins que la situation ne provoque une prise de conscience inédite.


  • Les caissières, largement exposées au coronavirus, oubliées de la « guerre » annoncée par Macron - Basta !
    https://www.bastamag.net/Coronavirus-covid19-supermarches-caissieres-masques-gel-courses-Auchan-Car
    https://www.bastamag.net/local/cache-gd2/78/41daaed77d6b6cc4451205add0fd41.jpg?1584445589

    Au contact de centaines de personnes chaque jour, et pas toujours protégés, les salariés de la distribution alimentaire s’inquiètent de leurs conditions de travail trop souvent « indigentes » face aux dangers de propagation et de contamination du Covid-19.


  • Naomi Klein : comment l’élite mondiale va tenter d’exploiter la pandémie
    https://zintv.org/naomi-klein-comment-lelite-mondiale-va-tenter-dexploiter-la-pandemie

    La crise est l’occasion de faire passer des politiques impopulaires Le coronavirus est officiellement une pandémie mondiale qui a jusqu’à présent infecté dix fois plus de personnes que le SRAS en 2003. Aux États-Unis, des écoles, des universités, des musées et des théâtres ferment leurs portes, et bientôt, des villes entières en feront autant. Les experts avertissent que certaines personnes soupçonnés d’être atteintes du virus aux États-Unis poursuivent leur routine quotidienne, parce que leur emploi ne leur permet pas de prendre des congés payés en raison des défaillances systémiques du système de santé américain privatisé. Source : (...)

    https://seenthis.net/messages/831363 via Rezo


  • Lettre d’Italie au temps du Coronavirus | Potere al Popolo
    https://poterealpopolo.org/lettre-ditalie-au-temps-du-coronavirus
    https://poterealpopolo.org/wp-content/uploads/2020/03/5103156_1705_coronavirus_italia_bollettino_oggi.jpg

    L’Italie est aujourd’hui le deuxième pays le plus touché après la Chine, avec plus de 17 000 cas confirmés et plus de 1 200 décès, et ce chiffre ne cesse d’augmenter. L’Italie peut donc être considérée comme un scénario de test pour déterminer comment le virus pourrait affecter d’autres États du Nord. La situation évolue très rapidement, créant beaucoup de confusion, mais nous avons pensé qu’il serait utile de partager quelques brèves réflexions sur certains aspects de cette crise : l’attitude de l’État face à la propagation du virus ; les mesures gouvernementales ; les luttes sociales qui en découlent ; la manière dont nous nous organisons dans ces circonstances.


  • – Le médecin : "L’hôpital public est en train de flamber à la même vitesse que Notre-Dame a failli flamber, ça s’est joué à rien et, là, en ce moment, ça se joue à rien...
    – Macron : « Je compte sur vous... »
    – Le médecin : « vous pouvez compter sur moi, l’inverse reste à prouver... »

    «  On est à bout, reprenez la main car vous n’êtes pas là !
    Refinancez en urgence l’ #hopitalpublic, donnez nous les moyens de soigner !
     »

    Bravo à ce médecin de l’ hôpital de la #PitiéSalpetrière qui dit ses 4 vérités à Emmanuel Macron.
    https://www.youtube.com/watch?v=EfKmYcDQF7k


    De moins en moins flamboyant, Jupiter, dans ses confrontations avec la résistance…

    Qui lui a happé intelligemment la main, l’empêchant du coup de filer. Et a eu le temps de lui dire ce que tout le monde (même non toubib, juste patient) sait.
    #coronavirus
    https://www.franceinter.fr/politique/le-medecin-qui-a-interpelle-macron-il-fallait-qu-il-recoive-le-message-d

    Jeudi matin le médecin François Salachas a interpellé, avec des mots forts, le président de la République sur la crise de l’hôpital public. Il s’en explique : « Si on veut sauver l’hôpital public, ce qui est notre bien commun national, auquel les Français sont attachés, il y a un caractère d’urgence ».

    https://seenthis.net/messages/827934 via marielle




  • Le palmarès 2019 des éditocrates (BD) - Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/Le-palmares-2019-des-editocrates-BD
    https://www.acrimed.org/IMG/jpg/logo-3.jpg

    Une chose est sûre : ils ne se sont pas ménagés. Aussi la compétition a-t-elle été rude et le choix difficile. Mais nous vous proposons notre palmarès 2019 : le meilleur du pire des éditocrates ! Les visuels sont issus du dernier numéro de notre revue Médiacritiques... que vous pouvez encore vous procurer, si ce n’est pas déjà fait !


  • AMD Lyon

    27 Février 2020 à 20 Heures à la librairie Le bal des ardents

    Les Amis du Monde Diplomatique de Lyon et Acrimed 69, en partenariat avec les Editions Grasset et la librairie Le bal des ardents, organisent une rencontre avec le journaliste indépendant David Dufresne, à propos de son ouvrage Dernière sommation

    David Dufresne, spécialiste des questions de police et auteur de divers ouvrages sur les problèmes de sécurité, s’est notamment fait connaître par le grand public durant le mouvement des Gilets Jaunes, à travers son travail de recension des témoignages de manifestants blessés, ce qui a contribué à la prise en compte des violences policières dans le débat public.

    Le bal des ardents
    17 Rue Neuve
    LYON 1er

    Pour davantage d’informations, vous pouvez consulter la page facebook de la librairie : https://www.facebook.com/Le-Bal-des-ardents-235657986450564, celle des éditions Grasset : https://www.facebook.com/editionsgrasset, ou encore la page web des AMD de Lyon : https://www.amis.monde-diplomatique.fr/-Lyon-.html.

    Entrée libre, mais attention, il est prudent de se présenter à la librairie avant 20h