• je relaie ceci, lu sur Bulledair.

    Réponse de Wilfrid Lupano au ministre de la Culture.

    Monsieur le ministre,

    À ma très grande surprise, vous m’avez adressé la semaine dernière un courrier pour m’annoncer que vous me décerniez le grade de chevalier des arts et lettres.
    Je vous remercie de cette délicate attention, mais j’ai bien peur de devoir refuser cet « honneur ».
    Déjà, spontanément, je n’ai jamais été très excité par les médailles. Pierre Desproges disait « les décorations, c’est la libido des vieux ». Je me plais à penser que je n’en suis pas encore là. Il y a cependant des distinctions plus réjouissantes que d’autres, et celle-ci a l’inconvénient, monsieur le ministre, d’être remise par un représentant politique.
    Or, comment accepter la moindre distinction de la part d’un gouvernement qui, en tout point, me fait honte ?
    Car oui, il s’agit bien de honte.

    J’ai honte de ce que votre gouvernement fait des services publics, au nom du refus dogmatique de faire payer aux grandes entreprises et aux plus grosses fortunes les impôts dont elles devraient s’acquitter. « il n’y a pas d’argent magique » martèle votre leader. Il y a en revanche un argent légal que monsieur Macron refuse d’aller chercher pour ne pas déplaire à ceux qui ont financé sa campagne.
    J’ai honte, lorsque j’entends monsieur Castaner s’indigner que l’on puisse « s’attaquer à un hôpital », comme il l’a fait récemment, alors que c’est bien votre gouvernement qui fait le plus de mal aux services de santé, et pas trois gilets jaunes qui cherchent à se mettre à l’abri au mauvais endroit.
    J’ai honte de ce gouvernement qui en supprimant l’ISF, a divisé par deux les ressources des associations qui prennent à leur charge les plus faibles, les plus démunis, les laissés pour compte, à la place de l’état.

    J’ai honte lorsque votre gouvernement refuse d’accueillir l’Aquarius et ses 160 réfugiés qui demandent de l’aide, et encore plus honte lorsque monsieur Castaner, encore lui, accuse les ONG qui tentent par tous les moyens de sauver des vies d’être « complices » des passeurs.
    J’ai honte lorsque je vois la police « escorter » les militants de Génération Identitaire après leur coup de com’ au col de Briançon pour les « protéger » contre les militants favorables à l’accueil des réfugiés. Certains de ces derniers furent d’ailleurs interpelés, alors que tous les membres de Génération Identitaire sont rentrés chez eux fêter leur coup de publicité.
    J’ai honte de votre politique indigne d’accueil des migrants, et en particulier des mineurs isolés. Le gouvernement auquel vous appartenez a accéléré le rythme des expulsions, voté l’allongement à 90 jours de la période de rétention pour les étrangers en situation irrégulière. De la prison, donc, pour des personnes n’ayant commis aucun crime, hommes, femmes, enfants, nouveaux-nés. Pendant ce temps, des préfets plusieurs fois condamnés pour non respect du droit d’asile sont maintenus en poste.
    Pour de sordides calculs électoraux, le gouvernement auquel vous appartenez foule aux pieds tous les principes philosophiques et moraux qui sont à la base de la constitution et de l’histoire de ce pays, et passe à côté du sens de l’Histoire. Soyez certain que l’Histoire s’en souviendra.

    J’ai honte de l’incapacité de ce gouvernement à prendre en compte l’urgence écologique, qui devrait pourtant être le seul sujet à vous préoccuper vraiment. En dehors d’effets d’annonce, rien dans les mesures prises depuis deux ans n’est à la hauteur des enjeux de notre époque. Ni sur la sortie des énergies fossiles, ni sur le développement du bio, des énergies renouvelables ou la condition animale. Votre gouvernement reste le loyal service après-vente des lobbies, de l’industrie agroalimentaire, des laboratoires, des marchands d’armes…

    J’ai honte, monsieur le ministre, de ce gouvernement mal élu ( le plus mal de la l’histoire de la cinquième république) qui ne tient plus que par sa police ultra violente.
    J’ai honte de voir, depuis des mois, partout en France, éclater des yeux, exploser des mains ou des visages sous les coups de la police, de Notre Dame des Landes aux Champs-Elysées, à Toulouse, Biarritz, Nantes. Le monde entier s’alarme de la dérive sécuritaire de votre gouvernement, de l’utilisation abusive d’armes de guerre dans le maintien de l’ordre, mais vous, vous trouvez que tout va bien.
    Je pense à Maxime Peugeot, 21 ans, et à sa main arrachée par une grenade dans un champ de Notre Dame des Landes. Qu’est-ce qui pouvait bien menacer à ce point la sécurité de la France, dans ce champ à vache du bocage breton, pour qu’on en arrive à faire usage d’une telle violence ? 2500 gendarmes, une opération de guerre à plusieurs millions d’euros menée pour détruire une trentaine de cabanes en bois ( « il n’y a pas d’argent magique »…) et procéder à une dizaine d’expulsions… Je pense à Lola Villabriga, 19 ans, défigurée à Biarritz par un tir de LBD que rien ne justifiait et qui vit désormais avec des plaques d’acier dans la mâchoire, alors que c’était sa première manifestation. Je cite deux noms, mais vous le savez sûrement, ils sont aujourd’hui des centaines. Suivez le travail de David Dufresne si le sujet vous intéresse.

    Comme vous le voyez, nous avons peu de points communs, politiquement. Et dans un monde où les distinctions culturelles seraient remises par le milieu culturel lui-même, sans intervention du politique, j’aurais accepté celle-ci avec honneur et plaisir. Mais il n’y a pas de geste politique qui ne soit aussi symbolique, et je sais déjà que si un jour j’atteins l’âge avancé où on prend son pied à exhiber ses breloques, j’aurais bien peu de plaisir à me rappeler que celle-ci me fut remise par le représentant d’un gouvernement dont j’aurais si ardemment souhaité la chute et la disgrâce.

    Passons malgré tout une bonne journée,

    Wilfrid Lupano

    https://seenthis.net/messages/782239 via L.L. de Mars


  • Prochaine Activité organisée par les AMD de Lyon, en partenariat avec Acrimed 69 et la librairie Terre des livres

    Le jeudi 23 mai à 19 heures

    Rencontre-débat avec Mathias Reymond autour de son livre Au nom de la démocratie, votez bien ! Retour sur le traitement médiatique des élections présidentielles de 2002 et 2017 . (Ed Agone).

    Les médias ont orchestré l’essentiel de la dramaturgie politique du second tour des élections présidentielles de 2002 et de 2017. Au débat démocratique qu’ils chérissent tant – et qu’ils piétinent si allègrement –, ils ont préféré asséner leurs leçons de bienséance républicaine, de morale civique et de tactique électorale aux électeurs déviants.
    En collaboration avec les communicants politiques, les médias fixent l’agenda électoral, influent sur ce à quoi il faut penser et disposent du pouvoir de consécration (ou de stigmatisation) des candidats. Ce journalisme de prescription des choix électoraux légitimes et d’écrasement des opinions dissidentes, on l’a déjà connu en 1992 et en 2005 avec les référendums sur le traité de Maastricht et sur le Traité constitutionnel européen.
    S’ils ne font pas toujours une élection, les médias cherchent à imposer un choix qui semble inéluctable. Le choix des maîtres. En 2002 et 2017, le rappel à l’ordre médiatique de l’entre-deux-tours eut pour fonction d’effacer le désastre du premier tour : « La récréation est finie ! Au nom de la démocratie, votez ! Mais surtout, votez bien ! »

    Mathias Reymond est économiste, enseignant à l’université de Montpellier, il co-anime le site de critique des médias Acrimed.

    Terre des livres
    86 Rue de Marseille
    LYON 7ème

    Entrée libre dans la limite des places disponibles


  • Fuir la police, comme Zyed et Bouna, et tant d’autres | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/nacira-guenif/blog/110519/fuir-la-police-comme-zyed-et-bouna-et-tant-dautres
    https://www.mediapart.fr/images/social/800/club.png

    Aujourd’hui, se tenait une rencontre publique à Mantes la Jolie du collectif des Jeunes du Mantois, pour rappeler les circonstances dans lesquelles 162 jeunes garçons et filles ont été interpellé-e-s et agenouillé-e-s des heures durant le 6 décembre dernier et pour penser les luttes locales et solidaires à venir qu’exige la lutte contre l’extension du domaine de la répression policière.



  • Sites classés : le gouvernement veut ouvrir la voie au béton
    https://reporterre.net/Sites-classes-le-gouvernement-veut-ouvrir-la-voie-au-beton
    https://reporterre.net/IMG/arton17568.jpg

    « Il y a un parallélisme complet entre le projet de décret sur les sites classés et celui concernant le CNPN, estime David Couzin. Ce sont deux wagons du même train. » Pourtant, lundi 6 mai Emmanuel Macron, après un entretien avec des scientifiques de l’IPBES — l’équivalent du Giec pour la biodiversité — annonçait notamment son souhait d’étendre la surface des aires marines et protégées jusqu’à 30 % de la surface du territoire français. Une lutte accrue contre la bétonisation était aussi affirmée. Julien Lacaze, de Sites et Monuments, insiste : « Les déclarations du président de la République nous ont fait tristement sourire. Il y a des effets d’annonce alors que, dans le même temps, des mesures très techniques vont dans l’autre sens, tout est comme ça dans notre expérience du gouvernement actuel. »


  • Les occupations d’écoles se multiplient : « Il n’y a pas de raison que les enseignants soient seuls à monter au front » - Basta !
    https://www.bastamag.net/greve-occupation-ecole-education-nationale-parents-d-eleve-reforme-blanque
    https://www.bastamag.net/IMG/arton7304.jpg?1557341709

    Les vacances scolaires n’ont pas eu raison de la mobilisation contre la loi Blanquer. La grève nationale de la fonction publique du 9 mai a été suivie par plus d’un enseignant sur cinq. De leur côté, les parents continuent la lutte, aux quatre coins du pays, pour dire leur attachement à une école publique, proche des élèves et des parents, favorisant l’égalité. Dans l’ouest de la France, plusieurs occupations d’écoles ont été organisées fin avril. Reportage à Saint-Joachim, petite commune de Loire-Atlantique.

    Vu sur une banderole à la mainf du 9 mai : BLANQUER PARTOUT, CONFIANCE NULLE PART


  • La liberté de manifester n’est déjà plus un droit à défendre, mais à reconquérir - J.Salingue
    https://archive.org/details/LiberteDeManifester_Salingue
    https://ia801406.us.archive.org/35/items/LiberteDeManifester_Salingue/20190308_211640_Nantes_manif_feministe_web_cc_ValK.jpg
    (photo : @val_k )

    La manifestation parisienne du 1er mai a été l’occasion, pour le pouvoir, de franchir un nouveau cap répressif. Une ville en état de siège, près de 18 000 contrôles préventifs, et des techniques de « maintien de l’ordre » qui apparaissent de plus en plus comme étant destinées à dissuader quiconque de revenir défiler dans la rue. À Paris et ailleurs, beaucoup se posent la question : pourra-t-on encore, demain, manifester en France ?

    This item has files of the following types : Archive BitTorrent, Columbia Peaks, Item Tile, JPEG, JPEG Thumb, Metadata, Ogg Vorbis, PNG, Spectrogram, VBR MP3, Windows Media #Audio

    #opensource_audio #Repression

    https://seenthis.net/messages/779672 via karacole



  • Pour avoir pollué l’Isère, Lactalis condamné à une amende dérisoire
    https://reporterre.net/Pour-avoir-pollue-l-Isere-Lactalis-condamne-a-une-amende-derisoire
    https://reporterre.net/IMG/arton17531.jpg

    La filiale de Lactalis l’Étoile du Vercors vient d’être condamnée à 100.000 euros d’amende pour pollution de l’Isère, dont 50.000 avec sursis. Cette décision de justice intervient après des années de procédures administratives et laisse aux habitants le sentiment amer que le géant du lait a encore gagné.


  • « Tout le monde voulait échapper aux forces de l’ordre » : comment la machine policière a brisé la manif du 1er mai - Basta !
    https://www.bastamag.net/Tout-le-monde-voulait-echapper-aux-forces-de-l-ordre-comment-la-machine
    https://www.bastamag.net/IMG/arton7311.png?1557149875

    Selon les autorités, une partie des manifestants auraient « volé » le défilé du 1er mai à Paris. Depuis le cortège, et à écouter les témoignages, c’est un autre tableau qui se dessine. Au niveau de la Pitié-Salpêtrière et sur le boulevard Saint-Marcel, des milliers de personnes de tous âges ont été contenues dans une immense nasse, progressivement refermée à coups de matraques et de lacrymogènes. Une partie d’entre-elles ont dû se réfugier dans les halls d’immeubles pour éviter l’écrasement et la suffocation. Fidèles aux consignes données, les forces de l’ordre ont fait preuve d’une agressivité qui, loin de se limiter à ses adversaires déclarés, a brutalisé l’ensemble de la manifestation.


  • Gaza au-delà de toute limite - [UJFP]
    http://www.ujfp.org/spip.php?article7165

    Ainsi donc la même rengaine est repartie, en boucle dans nos médias et dans les réactions des gouvernements occidentaux, 437 attaques de roquettes sur Israël qui répond en bombardant le territoire. Engrenage de la violence, spirale de la violence, on compte les morts de chaque côté, dans une symétrie parfaite 5 en Israël, 20 à Gaza, et toujours pas de contexte, ni aucune mise en perspective.


  • “Comme un bruit qui court” : la fin d’une émission trop militante pour France Inter ? - Radio - Télérama.fr
    https://www.telerama.fr/radio/comme-un-bruit-qui-court-la-fin-dune-emission-qui-fait-tache-sur-france-int
    https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/styles/simplecrop1000/public/075_savoranineri-framay1s190501_npsvm.jpg?itok=-Kq1SxTj

    L’émission magazine de France Inter consacrée aux luttes sociales, héritière de la mythique “Là-bas si j’y suis”, de Daniel Mermet, pourrait ne pas être reconduite à la rentrée. Son coût de production est jugé trop onéreux au regard des audiences. Et si c’était plutôt son “militantisme” qui gênait la direction ?


  • France Télécom : le procès sans précédent d’un management déshumanisé soumis aux marchés financiers - Basta !
    https://www.bastamag.net/France-Telecom-le-proces-sans-precedent-d-un-management-deshumanise-soumis
    https://www.bastamag.net/IMG/arton7301.jpg?1556622444

    Un procès exceptionnel s’ouvre ce 6 mai : celui de trois anciens hauts dirigeants de la multinationale France Télécom, devenue Orange. Ils sont accusés de harcèlement moral par une centaine de parties civiles. Les audiences vont durer deux mois. Entre 2007 et 2009, les personnels de France Télécom/Orange ont été soumis à des « réorganisations désordonnées », à des « incitations répétées au départ », à des « mobilités géographiques forcées » ou à des « manœuvres d’intimidations », ayant pour principal but de pousser vers la sortie 22 000 salariés. Ce « management par le stress » a eu pour effet de provoquer un profond mal-être social, se traduisant notamment par des dépressions et des suicides.


  • « C’est gentil les excuses mais c’est pas professionnels, c’est comme la soit disant erreur de Castaner » , « le problème c’est la machine »
    C’est une des punchlines de la soirée, offerte par @davduf qui revient sur ses 777 (!) signalements de violences et abus policiers mais aussi sur l’énorme intox gouvernementale autour de l’Hôpital Pitié-Salpétrière.
    https://www.france.tv/france-5/c-politique-la-suite/c-politique-la-suite-saison-2/973619-c-politique-la-suite.html
    https://pbs.twimg.com/media/D50nktIWkAAMmKe.jpg

    Autres punchlines :
    "La déclaration de Castaner : « C’est une attaque et non une intrusion ! » Ce n’est pas une connerie ! C’est une déclaration dégueulasse !"
    "Les médias sont extrêmement coupables."

    Comme il le dit, le soir même, nous étions bien peu, face au rouleau compresseur du 20H à avoir pris le temps d’aller vérifier l’info avant de tweeter et à tenter de contrer la version officielle reprise partout, j’avais alerté sur l’intox par ici : https://seenthis.net/messages/778352

    https://seenthis.net/messages/779122 via ¿’ ValK.


  • Gilets jaunes  : nous ne sommes pas dupes   !
    Par Des personnalités du monde de la culture — 4 mai 2019
    https://www.liberation.fr/debats/2019/05/04/gilets-jaunes-nous-ne-sommes-pas-dupes_1724724

    Tribune. Depuis plusieurs mois, le mouvement des gilets jaunes, sans précédent dans l’histoire de la Ve République, bat le pavé de nos rues.

    Un mouvement de citoyen·ne·s, né spontanément, qui ne se rattache à aucun parti politique. Un mouvement qui mobilise des dizaines de milliers de Français·e·s chaque samedi, depuis plus de six mois, et qui est soutenu par des millions d’autres. Un mouvement qui réclame des choses essentielles  : une démocratie plus directe, une plus grande justice sociale et fiscale, des mesures radicales face à l’état d’urgence écologique.

    Ce qu’ils demandent, ils le demandent pour tou·te·s. Les gilets jaunes, c’est nous. Nous, artistes, technicien·ne·s, aut·eur·rice·s, de tous ces métiers de la ­culture, précaires ou non, sommes absolument concerné·e·s par cette mobilisation historique.

    Et nous le proclamons ici  : Nous ne sommes pas dupes  ! Nous voyons bien les ficelles usées à outrance pour discréditer les ­gilets jaunes, décrits comme des anti-écologistes, extrémistes, racistes, casseurs… La manœuvre ne prend pas, ce récit ne colle pas à la réalité même si médias grand public et porte-parole du gouvernement voudraient bien nous y faire croire. Comme cette violence qu’ils mettent en exergue chaque samedi. Pourtant la violence la plus alarmante n’est pas là.

    Le bilan de la répression s’aggrave chaque semaine. Au 19 avril, on recensait 1 décès, 248 blessé·e·s à la tête, 23 éborgné·e·s, 5 mains arrachées chez les manifestant·e·s. C’est indigne de notre République. Et nous ne sommes pas les premier·e·s à le dénoncer  : Amnesty International, la Ligue des droits de l’homme, l’ONU, l’Union européenne, le Défenseur des droits, tou·te·s condamnent les violences poli­cières sur les gilets jaunes en France. (...)

    SIGNATAIRES
    http://www.nousnesommespasdupes.fr

    https://seenthis.net/messages/778817 via Loutre


  • Pitié-Salpêtrière : le collectif des 34 interpellés livre sa version
    4 mai 2019 Par Marine Turchi - Mediapart

    Réunis dans un collectif baptisé « des 34 de la Pitié », une partie des interpellé·e·s de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière a livré samedi sa version des faits des événements du 1er Mai, lors d’une conférence de presse. Ils disent avoir été victimes d’« abus de pouvoir » et de « violences psychologiques » lors de leur trente heures de garde à vue.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/040519/pitie-salpetriere-le-collectif-des-34-interpelles-livre-sa-version
    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2019/05/04/capture-d-e-cran-2019-05-04-a-20-51-39.png

    (...) Arrivé au dépôt du Quai des Orfèvres, leurs feuilles d’interpellations leur ont été distribuées avec différents motifs : « intrusion », couplé pour certains à « rassemblement en vue de violences » ou « violences » ou « dégradations ». « Tout le monde était choqué, nous ne comprenions pas d’où sortaient ces accusations », assure le collectif.

    Ils affirment que certains ont « subi des violences dès l’arrivée » : « fouilles abusives en public, port des menottes injustifié, dégradation des biens personnels ». Ils ont ensuite relaté les conditions difficiles de leurs « 28 à 30 heures » de garde à vue, émaillées selon eux d’« une pression morale violente et inadmissible ». « Trois femmes ont été isolées dans une cellule de dégrisement d’environ huit mètres carrés avec caméra pendant trente heures. D’autres étaient en cellules partagées mais ne disposaient que de deux matelas pour quatre, ou n’ont pas pu manger de repas avant le lendemain 13 heures. Certains ont eu leurs lunettes de vue retenues lors de la fouille et ont dû signer des papiers sans savoir à quoi ils s’engageaient. Ils nous ont mis dans des cellules surchauffées ou glaciales, à même le sol. Certains n’ont pas eu accès à leurs médicaments pendant la durée entière de la garde à vue, ont demandé un médecin qu’ils n’ont jamais eu », ont-ils énuméré.

    Ils dénoncent également des « violences psychologiques » : « Il s’agissait de nous faire croire tout et n’importe quoi quant à l’issue de notre garde à vue, entre une sortie au bout de deux heures et une défération au dépôt pour passer au tribunal de grande instance, qui peut se suivre d’une comparution immédiate. (...) Dans la nuit, de nouveaux chefs d’accusation sont apparus sur les feuilles d’interpellation de certains nous : bande armée et utilisation d’objets explosifs. Tout cela n’avait aucun sens. Nous n’avons pas tous pu voir nos avocats avant de réaliser nos dépositions. (...) Certains d’entre nous ont été appelés en pleine nuit pour leur déposition », affirment-ils. Pour certains, les questions étaient posées de façon à nous inculper, tandis que d’autres se faisaient amadouer pour témoigner. Certains se sont fait insulter et humilier lors de ces dépositions, étant menacés d’être renouvelés de garde à vue pour 24 heures et de finir au dépôt le vendredi soir. (...) Tout était mis en place pour nous forcer à témoigner malgré notre droit de garder le silence. »

    Ils estiment avoir été « victimes d’un engrenage politique dont [ils n’étaient] pas responsables », voyant leur garde à vue prolongée à 16 heures jeudi 2 mai, pour les besoins de l’enquête, dans un contexte de forte médiatisation. Ils ont finalement été libérés à partir de 20 h, « sous le choc » après « 30 heures d’incompréhension, d’injustice et de peur », soulignent-ils. (...)

    #Pitié-Salpêtrière

    https://seenthis.net/messages/778941 via Loutre


  • Livreur à vélo, l’exploitation à la cool | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/jerome-pimot/blog/020519/livreur-velo-lexploitation-la-cool
    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2019/05/02/frichtar.png

    Depuis plus de trois ans que je navigue sur les réseaux sociaux au contact des livreurs, dont je fus, jamais je n’avais lu un tel témoignage. Jules, livreur à vélo, en plus de nous « délivrer » ici un texte poignant, authentique et précis sur son travail, nous amène à penser que la start-up française Frichti est sans doute PIRE que les étrangères Deliveroo ou Uber Eats.



  • « Ne parlez pas de répression, vous insultez la start-up nation ! » - Basta !
    https://www.bastamag.net/La-Parisienne-Liberee-Ne-parlez-pas-de-repression
    https://www.bastamag.net/IMG/arton7288.jpg?1556525948

    Le président et son gouvernement mènent à l’encontre des gilets jaunes une politique de maintien de l’ordre d’une extrême brutalité, avec au moins 2200 blessés et 8700 gardes à vues. Pour tenter d’étouffer la contestation, l’État a également recours à des violences symboliques : dans cet édito musical au vitriol, la Parisienne libérée montre comment, au mépris de la réalité, le chef de l’État prétend proscrire l’usage du mot de « répression ».

    Simplement excellent...


  • Les Etats-Unis refusent de laisser passer une résolution de l’ONU contre le viol comme arme de guerre
    https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2019/04/23/les-etats-unis-s-opposent-a-une-resolution-de-l-onu-contre-le-viol-comme-arm
    https://img.lemde.fr/2019/04/23/398/0/5568/2784/644/322/60/0/905af07_xph072w26ai7pM774jyk_i2S.jpg

    Les Nobel de la Paix 2018 congolais Denis Mukwege et yazidie Nadia Murad ont dénoncé la posture des Etats-Unis, qui agitent la menace d’un veto devant le Conseil de sécurité.


  • Allocution de Macron : tout ça pour ça ? par les Pinçon-Charlot - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/04/26/allocution-de-macron-tout-ca-pour-ca-par-les-pincon-charlot_1723542
    https://medias.liberation.fr/photo/1214163-000_1fx6pv.jpg?modified_at=1556294987&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    Le couple de sociologues réagit aux annonces faites par le chef de l’Etat jeudi soir. Spoiler : ils n’ont pas apprécié.

    –---

    Le président des ultra-riches - Éditions Zones

    https://www.editions-zones.fr/livres/le-president-des-ultra-riches

    Quand la peste se fout de la gueule du cholera

    https://www.editions-zones.fr/wp/wp-content/uploads/2019/01/9782355221286-le-president-des-ultra-riches.jpg

    « Macron, c’est moi en mieux », confiait Nicolas Sarkozy en juin 2017. En pire, rectifient Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot.

    https://seenthis.net/messages/777587 via Reka


  • Qu’a-t-il donc compris? - Le Courrier
    https://lecourrier.ch/2019/04/25/qua-t-il-donc-compris
    https://lecourrier.ch/app/uploads/2019/02/appel-a-suspendre-lusage-du-lbd.jpg

    Annonce d’une baisse de l’impôt sur le revenu – mais pas le retour de l’impôt sur la fortune (ISF) – tout en promettant de renforcer les services publics, ce qui nécessitera une réduction de la dépense publique… Vous avez dit antinomique ? Aux Français qui souffrent des emplois précaires aboutissant à de maigres retraites, il répond allongement du travail. Emmanuel Macron a eu beau marteler qu’il fallait « réhumaniser [son] projet de transformation de la société », l’intention est de poursuivre au pas de charge des réformes ultralibérales qui ont mis le pays à feu et à sang.

    Littéralement. Car sa méthode pour calmer les foules réside dans la répression par les forces de l’ordre. Gardes à vue à la pelle, fichage des manifestants depuis les hôpitaux de Paris, violences policières y compris envers des personnes pacifiques. On répondra qu’il y avait des casseurs, des insultes racistes et antisémites dans les cortèges… La France en est arrivée à l’arbitraire, la punition collective, sans droit à un jugement équitable.

    https://seenthis.net/messages/777348 via Agnès Maillard


  • 7e leçon des jeunes au gouvernement : place à l’éco-construction
    https://reporterre.net/7e-lecon-des-jeunes-au-gouvernement-place-a-l-eco-construction
    https://reporterre.net/IMG/arton17275.jpg

    Le sujet de ce vendredi 19 avril adressé au gouvernement concerne le secteur du bâtiment. Celui-ci est en effet une illustration stupéfiante de l’absurdité à laquelle mène souvent l’organisation capitaliste actuelle, et du gâchis écologique qu’elle engendre. En France, il représente à lui seul près de 40 % des émissions de CO2, en plus de concentrer un nombre considérable d’emplois socialement précaires, éprouvants voire dangereux, et qui sont presque exclusivement masculins. La production de ciment, matériau principal employé pour la plupart des constructions actuelles, est un scandale environnemental : alors même que le ciment ne constitue pas un bon isolant, l’industrie cimentière est extrêmement carbonée et engendre à elle seule plus de 5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit plus que l’ensemble du trafic aérien international. De plus, l’ensemble de la production française est détenue par seulement cinq grands groupes, dont dépendent complètement la majorité des nouvelles constructions.


  • Des élus de tous les partis demandent au gouvernement de stopper le projet Lyon-Turin
    https://reporterre.net/Des-elus-de-tous-les-partis-demandent-au-gouvernement-de-stopper-le-proj
    https://reporterre.net/IMG/arton17325.jpg

    Dans cette lettre ouverte, 27 élus – sénateurs, députés, maires, conseillers régionaux... – s’élèvent contre le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin. Ils arguent de sa « difficile soutenabilité financière » et prônent une réallocation budgétaire vers « des propositions réellement créatrices d’emplois, d’améliorations environnementales et de santé publique ».


  • « Le gouvernement d’Emmanuel Macron est composé de lobbies »
    https://reporterre.net/Le-gouvernement-d-Emmanuel-Macron-est-compose-de-lobbies
    https://reporterre.net/IMG/arton17309.jpg

    Plusieurs organisations écologistes mèneront vendredi 19 avril une action de désobéissance civile contre « la République des pollueurs ». Clément Sénéchal, de Greenpeace, décrit l’influence des lobbies les plus polluants sur le pouvoir et comment lutter contre eux.