• Victoire des salariés du nettoyage des gares franciliennes après 45 jours de grève - Basta !
    https://www.bastamag.net/Victoire-des-salaries-du-nettoyage-des-gares-franciliennes-apres-45-jours-
    https://www.bastamag.net/IMG/arton6507.jpg?1513762906

    Les salariés chargés de nettoyer les gares SNCF du nord de l’Ile-de-France avaient cessé le travail début novembre pour faire pression sur leur nouvel employeur : la société H. Reinier, filiale du groupe Onet, qui a remporté l’appel d’offres de la SNCF pour le nettoyage des gares concernées. Auparavant, les agents travaillaient pour la société SMP dont les contrats ont été transférés au nouveau prestataire le 1er novembre (voir ici). Pendant plus d’un mois, H. Reinier n’a rien voulu entendre. Quant à la SNCF, elle a envoyé des intérimaires nettoyer les gares et a décidé d’attaquer des agents de nettoyage grévistes pour occupation illégale de locaux.


  • #BalanceTonPorc : la libération de la parole sous caution médiatique - Acrimed | Action Critique Médias
    http://www.acrimed.org/BalanceTonPorc-la-liberation-de-la-parole-sous
    http://www.acrimed.org/IMG/png/1_speciste.png

    L’ « affaire » Weinstein et le hashtag #BalanceTonPorc lancé le 13 octobre sur Twitter par la journaliste Sandra Muller ont provoqué un mouvement massif de libération de la parole des femmes et porté sur le devant de l’espace public et médiatique le sujet du harcèlement et des violences qu’elles subissent. Très nombreuses sont celles qui ont publié – et continuent de publier – sur les réseaux sociaux, des témoignages de harcèlements, violences et viols, en nommant parfois leurs agresseurs [1]. Parmi elles, de nombreuses journalistes, dénonçant des comportements sexistes et des violences au sein de leurs rédactions.
    Le traitement médiatique – massif – de ce mouvement interroge à bien des titres : de quoi parlent les médias depuis le lancement du hashtag ? Comment parlent-ils des violences ? À qui donnent-ils la parole ? Comment les journalistes traitent-ils des cas de violences et de harcèlement mis en lumière dans leurs propres rédactions ou dans des structures « concurrentes » ? Comment les journalistes enquêtent-ils sur le sujet ? Autant de questions que nous essaierons de traiter dans une série de trois articles.

    A suivre donc après cette première partie bien intéressante !



  • Les 500 familles | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/cartographe-encarte/blog/181217/les-500-familles
    https://static.mediapart.fr/files/2017/12/18/graph1-v2.png

    Une infographie qui montre de façon claire, en quoi les grandes fortunes françaises s’enrichissent pendant que les classes populaires subissent des politiques austérité. Une sorte de vase communiquant entre pauvres et riches. Du ruissellement à l’envers... On m’aurait menti ?



  • L’ONU examine l’extrême pauvreté aux États-Unis | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/f-u/blog/151217/l-onu-examine-l-extreme-pauvrete-aux-etats-unis
    https://static.mediapart.fr/files/2017/12/15/philip-alston-in-la.jpg

    41 millions. Il existe officiellement 41 millions de personnes sous le seuil de pauvreté aux États-Unis. Plusieurs millions de ces personnes vivent dans une misère extrême. Philip Alston, le rapporteur spécial sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme de l’ONU, vient de passer deux semaines aux États-Unis pour préparer un rapport. La situation est stupéfiante.

    Quand „l’American dream” tourne au cauchemar...


  • Hold-up social : comment le droit du travail a été démantelé en Europe, sans aucun bénéfice sur l’emploi et les gens - Basta !
    https://www.bastamag.net/Hold-up-social-comment-le-droit-du-travail-a-ete-demantele-en-Europe-sans-
    https://www.bastamag.net/IMG/arton6444.jpg?1513166594

    L’Allemagne, la Grèce, l’Italie, la Roumanie, ou encore l’Espagne... Et maintenant la France. Ces dix dernières années, la plupart des pays de l’Union européenne ont subi de profondes réformes du droit du travail. Officiellement, au nom de la lutte contre le chômage. Mais les études réalisées depuis, y compris par les institutions les plus libérales, sont unanimes : leur impact sur l’emploi a été minime. En revanche, ces politiques se sont traduites par une explosion de la précarité et une baisse des rémunérations pour les salariés. Basta !, en collaboration avec les journalistes d’Investigate Europe, vous propose une enquête grand format sur le hold-up des « réformes structurelles ».


  • Lire pour comprendre #2 - Les jacobins noirs : Toussaint Louverture et la révolution de Saint-Domingue, James, 2008 - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/Lire-pour-comprendre-2-Les-jacobins-noirs-18452

    Les Jacobins noirs est l’ouvrage majeur de James, dont on doit la dernière édition en français aux éditions Amsterdam (2008). On y apprend comment les chaînes de l’esclavage furent brisées à Saint-Domingue par des bataillons puissamment organisés de femmes et d’hommes analphabètes et n’ayant, pour beaucoup, jamais connu rien d’autre que la condition
    servile. Ceux-ci, affrontent tour à tour les armées des plus grandes puissances mondiales du monde civilisé de l’époque, la France, l’Espagne et l’Angleterre, jouant des contradictions commerciales, politiques et diplomatiques les opposant entre elles ainsi qu’aux jeunes États-Unis d’Amérique voisins. Leur avancée inexorable est accueillie d’abord avec crainte, puis avec enthousiasme par l’aile radicale et plébéienne de la révolution française ; les deux révolutions renforçant réciproquement leurs traits distinctifs de révolutions populaires, à vocation internationale.

    Une bonne idée de cadeau !


  • Les Républicains dans l’orbite de Laurent Wauquiez : sa campagne en 5 points
    http://www.rue89lyon.fr/2017/12/08/les-republicains-dans-lorbite-de-laurent-wauquiez-sa-campagne-en-5-points
    http://www.rue89lyon.fr/wp-content/uploads/2017/12/wauquiez-fillon.png

    Récap’ en 5 points des événements marquants de la campagne de Laurent Wauquiez en route pour prendre la tête du parti Les Républicains. Un marathon sans suspense dont l’issue devrait être connue ce dimanche, pour autant non dénué de tension, telle que le président d’Auvergne-Rhône-Alpes sait en générer.

    • Certes Laurent Wauquier est élu, mais il est mal élu. Un rapide calcul d’après les données fournies montre qu’il a été élu avec à peine 75 ooo voix sur les 234 556 adhérents appelés à voter ! Un peu plus du quart ! Il aura bien du mal à rassembler autour d’un programme frisant avec l’extrême(droite. D’ici que son élection soit contestée en interne et nous reviendrons au bon vieux temps Fillon versus Copé ! Décidément, Macron a de beaux jours devant lui ...


  • Une affaire d’État : l’acharnement continue contre la famille Traoré | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/011217/une-affaire-d-etat-l-acharnement-continue-contre-la-famille-traore
    https://www.mediapart.fr/images/social/800/club.png

    Face à la multiplication des « affaires », et au maintien en détention de Bagui et Yacouba Traoré (Cheikne pourrait les rejoindre après son procès prévu au printemps), des intellectuels, syndicalistes, politiques, et des collectifs ont rédigé un texte de soutien à la famille Traoré dans lequel ils dénoncent une « affaire d’Etat ».


  • Un Albigeois condamné à 7 ans ferme pour avoir aidé sa belle-famille syrienne à fuir la guerre

    https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/29/2694605-albigeois-condamne-7-ans-ferme-avoir-aide-belle-famille-syrienne.h

    Stéphan Pélissier a pris un coup de massue sur la tête aujourd’hui. Ce juriste albigeois vient d’apprendre, "écœuré", que la justice grecque l’avait condamné à 7 ans de prison ferme pour trafic de clandestins. En l’occurrence, pour avoir aidé sa belle-famille syrienne à fuir la guerre.

    https://static.ladepeche.fr/content/media/image/zoom/2017/11/29/20171129173057891-0.jpg

    Les faits qui lui sont reprochés remontent au mois d’août 2015. Marié trois ans plus tôt à Mouzayan Alkhatib, d’origine syrienne, Stéphan Pélissier décide de partir en Grèce pour aider sa belle-famille qui a fui la guerre et l’avancée de Daesh dans son pays. Il y a là, ses beaux-parents, un frère, une sœur et un cousin de sa femme. « Ils ont fait la traversée de la Turquie à la Grèce à soixante-quatre dans un zodiac en pleine nuit, après avoir marché pendant cinq heures. Le bateau a failli couler et ils auraient pu se noyer sans l’intervention des garde-côtes grecs. » La belle-mère s’est fracturé un poignet et le groupe veut à nouveau prendre une embarcation pour partir en Italie. « Je ne pouvais pas les laisser comme ça. Avec ma femme, nous étions très inquiets. Ils ont failli mourir en faisant la traversée et ont perdu quasiment tous leurs papiers. »

    Stéphan prend donc sa voiture et laisse Mouzayan, enceinte de sept mois, à Albi. Arrivé en Grèce, il retrouve sa belle-famille et achète des billets pour prendre un ferry et se rendre à Ancone en Italie. Malheureusement pour eux, la police grecque les arrête avant de pouvoir embarquer. « Ils regardaient certains véhicules et comme on était nombreux dans la voiture, nous avons été contrôlés. Ma belle-famille n’avait pas les papiers nécessaires, on a été arrêté… ».

    Avec son avocate grecque, Stéphan Pélissier a tenté de faire requalifier les faits en simple délit et de faire reconnaître à la justice grecque le lien familial, arguant du fait qu’il n’avait agi que par humanité pour aider ses beaux-parents dans la détresse. Il n’a pas été entendu.

    https://seenthis.net/messages/648611 via enuncombatdouteux


  • Prochaine projection débat organisée par les AMD de Lyon

    Lundi 4 décembre, à 20 heures
    Ciné Mourguet de Ste Foy-lès-Lyon,
    Des bobines et des hommes
    débat en présence de la réalisatrice, Charlotte Pouch.

    En partenariat avec le Ciné Mourguet, ATTAC Lyon Sud-Ouest et la MJC de Ste Foy-lès-Lyon.

    Entrée payante aux tarifs habituellement pratiqués par le cinéma.

    Synopsis

    En juin 2014, le patron de l’usine textile Bel Maille annonce à ses ouvriers le redressement judiciaire de l’entreprise. Au rythme des machines, la chronique de ces quelques mois nous fait rencontrer des Hommes lucides et extraordinaires qui jusqu’au bout vont affronter la réalité sans se résigner


  • Boire de l’eau ou skier, faudra-t-il bientôt choisir ? - Basta !
    https://www.bastamag.net/Boire-ou-skier-faudra-t-il-bientot-choisir
    https://www.bastamag.net/IMG/arton6400.jpg?1511784648

    Dans les Alpes et les Pyrénées, les premières stations de ski ouvrent leurs pistes. Face à la hausse des températures et à la baisse de l’enneigement, les stations croient avoir trouvé la parade, avec la généralisation des canons à neige. Problème : les quantités d’eau nécessaires pour produire la neige artificielle sont considérables, menaçant les réserves locales en eau potable. Ce qui n’empêche pas les régions alpines de consacrer des millions d’euros de subventions à ces équipements. Alors que les glaciers fondent et que l’eau se raréfie, l’enneigement artificiel est-il vraiment une priorité collective ? Enquête.


  • Enquête. Les écoles d’Espérance banlieues, un danger public
    https://humanite.fr/enquete-les-ecoles-desperance-banlieues-un-danger-public-646259
    https://humanite.fr/sites/default/files/styles/abonnez_vous/public/images/ecole-esperance-banlieues.png?itok=C9qxpbxr

    Ces établissements portent une conception réactionnaire et rigoriste de l’éducation.

    C’est un courriel de professeurs du Rhône qui a levé le lièvre : « Le numéro deux de la région Rhône-Alpes, Étienne Blanc (“Les Républicains” — NDLR), a assisté le 6 novembre à la cérémonie de remise des uniformes aux élèves d’Espérance banlieues Pierre-Bénite. » Suivaient quelques lignes décrivant ces écoles hors contrat, « fer de lance de la mouvance réac-républicaine », qui, « sous couvert de lutte contre le décrochage scolaire », privilégieraient une approche « néocoloniale » de l’éducation avec « lever des couleurs » hebdomadaire au son de la Marseillaise et inscription dans le règlement intérieur de l’« interdiction de parler la langue des parents ». Des établissements gérés par « la droite catholique et réactionnaire », qui cherchent à s’implanter en banlieue, ciblant un public pour partie d’origine immigrée et/ ou de confession musulmane, du moment qu’il paie. Un réseau dont la gestion va « à l’encontre de (leur) vision d’une école émancipatrice », alertaient ces enseignants. Le ton grave du message, les mots alarmants sont partagés par toutes les personnes que nous avons interrogées sur le fonctionnement de ces écoles hors contrat. De Montfermeil (Seine-Saint-Denis) à Marseille (Bouches-du-Rhône), en passant par Pierre- Bénite (Rhône), la fondation Espérance banlieues, parfois appuyée au plus haut sommet de l’État, organise son réseau dans le but – officieux mais dénoncé par de nombreux enseignants – de « dynamiter l’école publique ».

    https://seenthis.net/messages/648149 via unagi


  • Faire la manche : un nouveau #travail pour le pole emploi allemand
    http://www.revolutionpermanente.fr/Faire-la-manche-un-nouveau-travail-pour-le-pole-emploi-allemand
    http://www.revolutionpermanente.fr/IMG/arton10061.jpg

    faire la manche ou plutôt une collecte de dons privés ne rapporte en moyenne que 6 euros par jour, et seulement vingt jours par mois. Ce qui fait 120 euros, moins 30 euros au titre de l’exonération pour les dons, soit 90 euros.
    Mais le jobcenter, ne compte pas se contenter de moyenne et a envoyé une lettre à Michael afin qu’il tienne un journal de son activité, avec le décompte exact de ses revenus ainsi qu’une projection pour les douze prochains mois. Il a également été invité à se rendre au bureau du commerce afin de déterminer si son activité relevait du « travail indépendant ».

    https://seenthis.net/messages/648131 via Agnès Maillard

    • Quand on pense que c’est ce modèle qui inspire le projet de (contre) réforme de l’assurance chômage inscrit à l’agenda du gouvernement Macron, ça donne d’excellentes raisons de se mobiliser !


  • Salariés détachés : un accord européen en trompe-l’œil pour la France | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/herve-guichaoua/blog/241117/salaries-detaches-un-accord-europeen-en-trompe-l-oeil-pour-la-france
    https://www.mediapart.fr/images/social/800/club.png

    L’accord politique obtenu le 23 octobre 2017 au sein du Conseil de l’Union européenne sur la législation du travail applicable aux salariés détachés va-t-il réellement renforcer les obligations sociales des entreprises étrangères qui détachent ces salariés sur le territoire français ? L’analyse détaillée des cinq mesures que contient cet accord conduit à relativiser très sensiblement son apport.


  • « Blanchité », « racisé », « racisme d’État » : M. Blanquer, ces concepts sont légitimes dans le débat public
    Par Mélusine , #militante #féministe et #antiraciste — 23 novembre 2017 à 14:55
    http://www.liberation.fr/debats/2017/11/23/blanchite-racise-racisme-d-etat-m-blanquer-ces-concepts-sont-legitimes-da

    On avait accusé la #sociologie de fournir des « excuses » aux criminels, ce sont aujourd’hui ses concepts qui sont pris pour cibles. Un effort minimal aurait pourtant suffi au ministre de l’ #Éducation, #Jean-Michel_Blanquer, pour découvrir qu’en fait de « mots épouvantables », « #blanchité » et « #racisé » sont des termes scientifiques utilisés en France et ailleurs depuis plusieurs décennies. Ces concepts, consolidés au fil des ans, s’inscrivent dans des cadres théoriques partagés et font l’objet d’ouvrages et d’articles académiques nombreux. S’il est compréhensible que leur entrée dans l’espace du débat public provoque la surprise, leur condamnation lapidaire a de quoi inquiéter.

    La seconde moitié du XXe siècle a vu la disqualification scientifique et politique de la croyance en l’existence de #races humaines, aux différences physiologiques naturelles. Mais cette disqualification n’a en rien sonné la disparition du #racisme, à la fois comme idéologie – identifiant et hiérarchisant des groupes humains selon des critères culturels, ethniques, linguistiques, géographiques – et comme système social produisant des discriminations et des #inégalités entre ces groupes. S’il n’y a plus de races humaines, il y a toujours du racisme ; comme l’écrit la sociologue #Colette_Guillaumin : « C’est très exactement la réalité de la "race". Cela n’existe pas. Cela pourtant produit des morts. » C’est pour décrire et comprendre cette réalité – non pas biologique mais sociale – que la sociologie a élaboré des mots qui, évitant le piège de l’ #essentialisation, sont propres à la rendre dicible.

    Le mot « racisé » permet de nommer ce groupe social fondé non pas sur une couleur de peau ou une supposée appartenance ethnique, mais sur le partage de l’expérience sociale qu’est le racisme. Est racisé.e celle ou celui susceptible d’être assigné.e à une catégorie raciale, c’est-à-dire perçu.e comme appartenant à un groupe altérisé, distinct du groupe majoritaire ; comme un groupe homogène partageant des pratiques, des manières d’être, de vivre et de penser. Ce mot remplace opportunément d’autres termes, qui pèchent par une #euphémisation ridicule (« diversité »), prennent au sérieux le critère génétique (« minorité visible ») ou naturalisent des groupes pourtant artificiels (« minorité ethnique »). Le qualificatif ne désigne donc pas une qualité de l’être, mais une propriété sociale. Non pas une identité, mais une position dans la société, résultant d’un processus collectif : la #racisation.

    Dans L’ #idéologie_raciste (1972), #Guillaumin décrit ce processus comme une double dynamique d’altérité et d’hostilité qui, émanant d’un groupe dominant (le « groupe #racisant », considéré comme un allant-de-soi, une norme #neutre), enferme et opprime des groupes racisés, particularisés et dominés. Cette volonté d’appréhender le racisme non pas seulement à travers ses victimes, mais en s’intéressant aussi au groupe majoritaire, fonde la notion de blanchité (dont le pendant sexiste serait le patriarcat). Elle s’inspire du #concept de whiteness, d’abord développé dans le monde anglo-saxon, qui propose de mettre au jour l’existence d’un groupe blanc dont l’hégémonie sociale, politique et culturelle est telle qu’elle en devient invisible.

    La blanchité désigne ainsi à la fois le système raciste spécifique dans lequel nous vivons et la position sociale qu’y occupent les membres du groupe dominant : elle n’est pas un caractère intrinsèque des individus, mais une qualité qui peut s’acquérir. Dans #How_the_Irish_Became_White, l’historien #Noel_Ignatiev étudie ainsi la manière dont les immigré.e.s irlandais.e.s aux États-Unis, d’abord victimes de racisme, ont été progressivement incorporé.e.s au groupe dominant. Être blanc.he est donc moins une question d’épiderme que de position sociale et économique dans un contexte socio-historique donné. De la même manière, « racisé » ne désigne pas une #identité communautaire, mais une marque associée à une position sociale, économique, politique et symbolique subalterne.

    Ces mots proposent une approche du racisme qui tranche radicalement avec l’acception habituelle. Ils ne désignent plus seulement l’hostilité de quelques-un.e.s, les violences ou discriminations ponctuelles dont les racisé.e.s peuvent être victimes, mais un système structurant où le stigmate racial détermine la position sociale relative des personnes. La notion de « #racisme_institutionnel » expose les mécanismes de discriminations directes et indirectes auxquelles font face les racisé.e.s à l’école, sur le marché du travail ou auprès de l’administration et des services publics. L’idée de « #racisme_d’État », quant à elle, interroge l’impact du système raciste sur la structure même de l’État (statut des territoires d’Outre-mer, modalités d’acquisition de la nationalité) et les choix de politiques publiques (en particulier celles relatives aux migrations, à la population rom ou aux questions sécuritaires).

    Il est normal et fructueux que ces concepts fassent débat. Doit-on par exemple parler de racisme d’État en France, quand d’autres pays s’appuient, eux, sur des lois et des structures explicitement racistes ? Mais ces débats ne sauraient être disqualifiés d’avance, par ignorance ou malhonnêteté. Condamner l’usage de mots permettant de rendre compréhensible le fonctionnement du racisme – les qualifier eux-mêmes de racistes ! – c’est détruire les outils intellectuels et politiques nécessaires à la lutte contre le racisme. En refusant des décennies de travaux scientifiques et en prétendant contrôler le vocabulaire de militants syndicaux, le ministre de l’Éducation outrepasse sa compétence et sa fonction.

    Les mots et les #concepts ne sauraient être condamnés au prétexte qu’ils permettraient de décrire une réalité politiquement inacceptable. Ils ne sauraient faire l’objet de plaintes devant un tribunal parce qu’ils mettraient en cause le fonctionnement d’un État ou d’une société, sous peine de jeter à bas toute prétention au #débat démocratique et scientifique.

    https://twitter.com/melusine_2

    https://seenthis.net/messages/647064 via Gastlag


  • Le #Congo (RDC) : un génocide au XXIe siècle ? D’un massacre de masse déterminé par l’industrie #numérique
    http://www.contretemps.eu/congo-rdc-genocide-industrie-numerique

    Comme l’indique le titre de ma communication, je voudrais évoquer les ravages de l’industrie numérique, en ciblant mon propos sur un conflit oublié, toujours en cours, qui se déroule au Congo. Le comité d’organisation du colloque Penser l’émancipation écrivait dans son appel à contribution : « pour être à la hauteur du défi révolutionnaire aujourd’hui, des rébellions vaincues, des révoltes écrasées, des défaites les plus amères, la théorie doit pouvoir se hisser à son plus haut niveau et mener – citant Marx – “la critique impitoyable de tout ce qui existe” ». Or aujourd’hui, « tout ce qui existe » et qui prend une forme totalisante, et inévitable, c’est entre autres ce qui dépend de près ou de loin du numérique, devenu la nouvelle religion, symbole d’innovation, de (...)

    #Conjoncture #Diaporama #Afrique #capitalisme #extractivisme #impérialisme #médias #néocolonialisme #pillage #RDC #technologie


  • « Il n’y a ni contrepartie, ni information », rencontre avec la Fabrique de la Ville sur l’évolution des Pentes - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/Il-n-y-a-ni-contrepartie-ni-information-18358

    Pour rencontrer la Fabrique de la Ville, rendez-vous le mercredi 22 novembre (19h30-21h30) à la Salle Paul Garçin (Lyon 1er)
    Le Plan Local d’Urbanisme et de l’Habitat a été adopté par les élus de la Métropole de Lyon, il exprime une certaine vision de la ville. Une enquête publique vous permettra prochainement de vous exprimer.
    Nous habitant-es du quartier, vous proposons de comprendre ensemble ce que décline ce plan d’urbanisme c’est à dire la ville qu’il dessine pour les 15 années à venir et de nous interroger : dans quelle ville souhaitons nous vivre ?


  • La Relève et La Peste
    https://lareleveetlapeste.fr/juan-branco-macron-on-va-vers-letouffement-de-toute-alternative-po
    https://lareleveetlapeste.fr/wp-content/uploads/2017/11/Image-FB-24.jpg

    Nous avons rencontré Juan Branco, conseiller juridique de Julian Assange (WikiLeaks), docteur en droit et philosophie, ex-candidat aux législatives, auteur de L’ordre et le monde et actuellement avocat et professeur de philo. En une interview fleuve (publiée en 2 parties), il revient sur son engagement politique, sa vision sur l’élection d’Emmanuel Macron et son exercice du pouvoir, un « pouvoir sans source », nécessairement autoritaire, qui s’inscrit au coeur d’un bouleversement majeur de nos sociétés…




  • La honte et son contraire | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/ali-saber/blog/101117/la-honte-et-son-contraire
    https://www.mediapart.fr/images/social/800/club.png

    Le documentaire « Derrière les fronts – résistances et résiliences en Palestine » porte sur les aspects psychologiques de l’occupation en Palestine. Il incite entre autres à s’interroger sur le rôle de la honte et de l’humiliation dans les situations d’oppression politique, ainsi que sur les divisions, les hiérarchies et les dispositifs de conditionnement mis en place par le système d’occupation.



  • De la belle théorie à une pratique effective - Les mots sont importants (lmsi.net)
    http://lmsi.net/De-la-belle-theorie-a-une-pratique

    La question est : combien de vos privilèges êtes-vous prêts à perdre, messieurs, pour un monde plus égalitaire, au-delà de vos vœux pieux ?

    Je dois avouer que ça coince sérieusement quand j’aborde la question de l’abandon du #privilège_mâle. Le fait que l’#égalité réelle ne peut se faire sans que les dominants acceptent de perdre des avantages que leur apportent concrètement leur statut de dominant, qu’ils le souhaitent ou non. Et ça ne s’arrête pas au fait que tout homme, dans une #compétition comme un #recrutement, par exemple, peut s’attendre à être favorisé de facto sur 50% des postulants. C’est aussi le fait que tout homme, qu’il le veuille ou non, a été conditionné à penser qu’il a naturellement des droits supérieurs et implicites, comme le droit à un service hôtelier gratuit à vie. C’est marrant comme ça clive quand j’aborde cet avantage précis.

    Je reconnais que si j’y avais droit de naissance, ça me serait effectivement très difficile d’y renoncer.

    https://seenthis.net/messages/642406 via Agnès Maillard