• AMD Nantes
    Débat conférence le 11/10/17
    « L’Empire de l’Or rouge »

    Le 11 OCTOBRE, nous accueillerons Jean-Baptiste Malet de 19h00 à 22h au Fleyselles autour de son enquête mondiale sur la tomate « L’Empire de l’Or rouge » dont un extrait est paru dans le Monde Diplomatique de Juillet. Il viendra exposer son travail et nous pourrons débattre avec lui de cet exemple de développement du capitalisme mondial et de ses conséquences.
    A cette occasion, il dédicacera son livre. (Jean-Baptiste Malet est un jeune journaliste précaire)

    Le nombre de places étant limité, il est impératif de s’inscrire et en cas de nombre important de participants, nous organiserons 2 interventions : l’une à 19H l’autre à 20H30.
    Merci de contacter Claudie Desfosses | claudie.desfosses@orange.fr


  • AMD Nantes 3 dates à retenir :
    – 14/09/17 Café-Diplo
    – 20/09/17 Cinéma le Concorde, en avant première : "Des clics de conscience"
    – 11/10/17 Débat-conférence autour d’une enquête mondiale sur la tomate "l’Empire de l’or rouge"

    Café-Diplo à Nantes

    Le jeudi 14 septembre, à 19 h 30, au café « Le Fleyselles », 3, allée Fleyselles : « café-Diplo » autour de deux articles du numéro d’août :

    « Anatomie d’une triple crise » de Razmig Keucheyan

    Il y a dix ans éclatait la crise financière la plus grave depuis 1929. Les banquiers ont repris leurs affaires habituelles, mais l’onde de choc continue de se propager. Elle a rendu caducs certains modèles de croissance et provoqué un discrédit massif du monde politique. À ces deux crises s’ajoute celle, écologique, qui menace la planète elle-même. Comment les pensées critiques articulent-elles ces trois dimensions ?

    et « L’air conditionné à l’assaut de la planète » de Benoît Bréville

    Qui n’a jamais rêvé, quand la chaleur devient étouffante, de brancher le climatiseur pour profiter d’une brise de fraîcheur ? Alimentée par les canicules à répétition, cette tentation n’a rien d’anodin : l’air conditionné change les modes de vie des pays où il s’implante.

    Cinéma

    Les Amis du Monde Diplomatique soutiennent le premier documentaire de Jonathan Attias et Alexandre Lumbroso "Des clics de conscience" qui sort le 4 Octobre

    EN AVANT PREMIERE A NANTES LE 20 SEPTEMBRE à 20H30

    ► au Cinéma Le Concorde de Nantes, la projection sera suivie d’un ciné-débat avec Alexandre Lumbroso (co-réalisateur et protagoniste).

    Synopsis :
    Des pétitions, nous en signons de plus en plus sur internet. Mais que deviennent réellement ces clics une fois nos signatures récoltées ? En lançant #YesWeGraine, pétition destinée à préserver les semences traditionnelles, Alexandre et Jonathan ont mis en lumière la puissance du pouvoir citoyen.
    D’espoirs en désillusions, des potagers à la COP21, du Mexique au Sénat, Des Clics de Conscience fait germer le désir d’une reconquête démocratique.

    Débat conférence

    Le 11 OCTOBRE, nous accueillerons Jean-Baptiste Malet de 19h00 à 22h au Fleyselles autour de son enquête mondiale sur la tomate "L’Empire de l’Or rouge" dont un extrait est paru dans le Monde Diplomatique de Juillet. Il viendra exposer son travail et nous pourrons débattre avec lui de cet exemple de développement du capitalisme mondial et de ses conséquences.
    A cette occasion, il dédicacera son livre. (Jean-Baptiste Malet est un jeune journaliste précaire)

    Le nombre de places étant limité, il est impératif de s’inscrire et en cas de nombre important de participants, nous organiserons 2 interventions : l’une à 19H l’autre à 20H30.
    Merci de contacter Claudie Desfosses | claudie.desfosses@orange.fr


  • NANTES – 14 SEPTEMBRE 2017
    Café-Diplo à Nantes

    Le jeudi 14 septembre, à 19 h 30, au café « Le Fleyselles », 3, allée Fleyselles : « café-Diplo » autour de deux articles du numéro d’août :

    « Anatomie d’une triple crise » de Razmig Keucheyan

    Il y a dix ans éclatait la crise financière la plus grave depuis 1929. Les banquiers ont repris leurs affaires habituelles, mais l’onde de choc continue de se propager. Elle a rendu caducs certains modèles de croissance et provoqué un discrédit massif du monde politique. À ces deux crises s’ajoute celle, écologique, qui menace la planète elle-même. Comment les pensées critiques articulent-elles ces trois dimensions ?

    et « L’air conditionné à l’assaut de la planète » de Benoît Bréville

    Qui n’a jamais rêvé, quand la chaleur devient étouffante, de brancher le climatiseur pour profiter d’une brise de fraîcheur ? Alimentée par les canicules à répétition, cette tentation n’a rien d’anodin : l’air conditionné change les modes de vie des pays où il s’implante.

    Claudie Desfosses | claudie.desfosses@orange.fr

    Nora Robin
    AMDNantes44@gmail.com


  • http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article111.html

    glossaire néo-libéral
    Voici la sixième édition de ce glossaire, enrichie de nouvelles contributions (comme celles de Paul Laurendeau et Mathieu Gauthier, du Canada, de Bernard Berthelot, de Saint-Quentin, dans l’Aisne, de Christian Paroissin, de Paris, de David Krieff, de New York, de Robert Libiszewski (que j’invite à me préciser le sens de Performance), de Maisons-Lafitte, et d’un lecteur – auteur de Rebondir – dont j’ai malheureusement perdu le nom et que j’invite à me recontacter). Je vous signale aussi la nouvelle adresse électronique de Gérard Leduc, à l’origine de cette initiative : yg.leduc@wanadoo.fr Pour rendre le texte plus visible, j’en ai aussi changé le titre.

    Le glossaire ci-après, avec l’introduction de Gérard Leduc (Ami du Diplo de Tours), constitue un travail de fond des Amis du Diplo de Tours. L’idée qui a présidé à sa naissance est que le maître des mots est maître des idées et celui-ci maître des esprits. En ce sens, il se situe dans le droit fil des préoccupations du Diplo, qui avait établi, il y a plusieurs années, que le communisme (entendu au sens courant) avait perdu la bataille des mots – donc la bataille des idées – bien avant de s’écrouler, à Berlin, le 9 novembre 1989. Ce glossaire est destiné à s’enrichir au fil des séances, au gré de l’imagination de chacun de nous. Il a pour dessein d’inciter le lecteur à débusquer, derrière des termes innocents, les perversions du langage provoquées par la doxa néo-libérale. Il s’agit donc, en décapant chaque mot, de repousser l’emprise du vocabulaire des nouveaux chiens de garde. Il n’est pas nécessaire d’éliminer les mots en question, il suffit de supprimer leur halo. Je m’explique : chaque mot ne se termine pas lorsqu’on a fini de l’énoncer. Le sens qu’il porte, comme la couleur d’un objet, irradie les termes environnants (ex. : le bleu ou le rouge n’apparaissent pas semblables selon qu’ils reposent sur une surface jaune, blanche ou noire). Il en est ainsi des mots qui, judicieusement disposés dans un discours, « colorent » ce discours d’une façon particulière. Leur influence est d’autant plus grande – et plus pernicieuse – qu’il s’agit de mots a priori « neutres ». Si nous les identifions, non seulement nous supprimons leur halo mais nous en éliminons l’influence, puisque leur force est précisément d’être invisibles. C’est le « test de Dracula » : exposés à la lumière, ils meurent.

    Albanais : modèle social paranoïaque, autarcique et bunkérisé de feu Enver Hodja auquel les zozos altermondalistes veulent délibérément ramener notre pays alors que celui-ci doit s’engager plus que jamais sur la voie de la repentance et du rattrapage économique par le truchement de sa douloureuse mais nécessaire modernisation. (Définition aimablement proposée par Jean-Luc Perrin).

    Archaïque (archaïsme) : traction hippomobile, lampe à pétrole, moulin à eau, impôt, salaire minimum, congés payés, grève, conventions collectives, retraite par répartition, refus de la Bourse. Les Français, non contents de garder leurs habitudes archaïques, s’y vautrent. Ainsi en est-il de leur regrettable réticence à l’égard de la Bourse, de leur attachement lamentable à des pratiques incompréhensibles, telle la réduction du temps de travail, que les pays étrangers (voir ce nom) considèrent avec la condescendance qui sied à ce genre de fantaisie. Superlatif : paléolithique (voir ce mot).

    Suite sur ce lien :
    http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article111.html


  • NANTES – 22 JUIN 2107
    Café-Diplo

    Le jeudi 22 juin, à 19 h 30, au café « Le Fleyselles », 3, allée Fleyselles : « café-Diplo » autour de deux articles du numéro de mai :

    « Le talon d’Achille du nucléaire français » d’Agnès Sinaï

    Pendant le prochain quinquennat, 53 des 58 réacteurs du parc atomique français dépasseront les quarante années de fonctionnement. Faudra-t-il prolonger leur exploitation au-delà de la durée prévue lors de leur conception, remplacer ces centrales par une nouvelle génération ou sortir progressivement du nucléaire ? L’histoire édifiante d’une pièce essentielle du dispositif de sûreté interroge les choix à venir.

    et « Les réfugiés, une bonne affaire » de Nicolas Autheman

    Les désastres humanitaires ne sont pas désastreux pour tout le monde. Cabinet d’audit, vendeur de cartes de paiement ou géant de l’ameublement : sitôt qu’un camp ouvre, des entreprises se précipitent pour profiter d’une « industrie de l’aide » dont le volume annuel dépasse 25 milliards de dollars.

    Claudie Desfosses | claudie.desfosses@wanadoo.fr

    Nora Robin
    amdnantes44@gmail.com


  • AMD Nantes
    Café-Diplo

    NANTES – 4 MAI 2017
    Et cette fois encore, le piège du vote utile ?

    Le jeudi 4 mai, à 19 h 30, au café « Le Fleyselles », 3, allée Fleyselles : « café-Diplo » autour de l’article de Serge Halimi « Et cette fois encore, le piège du vote utile ? » paru dans le numéro d’avril 2017.

    Le premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril, à opposé onze candidats aux opinions très diverses. Ce pluralisme a été en partie éclipsé par les affaires judiciaires et par la place que les médias ont consacrée au bal incessant des sondages. Néanmoins, la perception de la nature profondément antidémocratique des institutions françaises et européennes gagne les esprits. Mais la traduction en termes électoraux de cette conscience nouvelle risque d’être dévoyée par le piège d’un « vote utile » qui choisirait comme opposant à l’extrême droite un adorateur de la mondialisation.

    La discussion sera précédé d’un vote des participants, dont nous pourrons tiré les enseignements.

    Claudie Desfosses | claudie.desfosses@wanadoo.fr

    Nora Robin
    amdnantes44@gmail.com

    • http://www.monde-diplomatique.fr/2017/04/HALIMI/57398

      Avril 2017, pages 1, 16 et 17
      FRANCE : PAYSAGE AVANT LA BATAILLE ÉLECTORALE

      Et cette fois encore, le piège du vote utile ?
      Le premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril, opposera onze candidats aux opinions très diverses. Ce pluralisme a été en partie éclipsé par les affaires judiciaires et par la place que les médias ont consacrée au bal incessant des sondages. Néanmoins, la perception de la nature profondément antidémocratique des institutions françaises et européennes gagne les esprits. Mais la traduction en termes électoraux de cette conscience nouvelle risque d’être dévoyée par le piège d’un « vote utile » qui choisirait comme opposant à l’extrême droite un adorateur de la mondialisation.
      par Serge Halimi
      Et cette fois encore, le piège du vote utile ?↑

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      Théo Haggaï – de la série « Cailloux »
      http://theo-haggai.tumblr.com
      Nous entrons dans une ère politique où bien des phrases qui commencent par « Ce serait la première fois que... » semblent annoncer la réalisation d’une éventualité jusqu’alors inconcevable. En ce printemps 2017, l’élection présidentielle française marque ainsi la première fois que l’on ne s’interroge plus sur la présence du Front national (FN) au second tour : on pose l’hypothèse, encore très improbable, de sa victoire. La première fois que nul ne défend le bilan d’un quinquennat alors même que deux anciens ministres du président sortant, MM. Benoît Hamon (Parti socialiste, PS) et Emmanuel Macron (En marche !), participent au scrutin. La première fois aussi que les candidats du PS et de la droite, qui ont gouverné la France sans discontinuer depuis le début de la Ve République, pourraient être conjointement éliminés dès le premier tour.

      On chercherait également en vain des précédents à une campagne aussi parasitée par l’information continue, les affaires judiciaires, l’incapacité générale à fixer son attention plus de vingt-quatre heures sur une question essentielle. Et on ne trouve assurément aucun cas antérieur d’un postulant important à la magistrature suprême poursuivi pour détournement de fonds publics alors qu’il proclame depuis dix ans que la France est en faillite.

      Le renoncement du président sortant à briguer un second mandat risque de dissimuler le point de départ de tous ces dérèglements. Le quinquennat qui s’achève a vu M. François Hollande devenir le chef d’État le plus impopulaire de la Ve République, et ce juste après que son prédécesseur, M. Nicolas Sarkozy, eut déjà été répudié. Or, le président socialiste l’a admis lui-même, il a « vécu cinq ans de pouvoir relativement absolu (1) ». En juin 2012, pour la première fois de son histoire, le PS contrôlait en effet la présidence de la République, le gouvernement, l’Assemblée nationale, le Sénat, 21 des 22 régions métropolitaines, 56 des 96 départements et 27 des 39 villes de plus de 100 000 habitants.

      De ce pouvoir M. Hollande a fait un usage discrétionnaire autant que solitaire. C’est lui qui a décidé l’état d’urgence, engagé la France dans plusieurs conflits extérieurs, autorisé l’assassinat de simples suspects par voie de drone. Lui, aussi, qui a fait modifier le code du travail, contraignant sa majorité parlementaire à une réforme qu’elle refusait d’endosser (recours à l’article 49-3 de la Constitution) et pour laquelle ni elle ni lui n’avaient reçu mandat du peuple. Sans oublier la refonte de la carte des régions françaises, que le chef de l’État a redessinée de son bureau de l’Élysée.

      Voilà qui pose avec acuité la question des institutions de la Ve République, que M. Hamon et M. Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) se sont engagés à remettre en cause, mais dont M. François Fillon (Les Républicains) et M. Macron s’accommodent, tout comme Mme Marine Le Pen. Aucune autre démocratie occidentale ne connaît une telle concentration du pouvoir entre les mains d’un seul. Au-delà du danger, bien réel, de voir un jour en disposer un chef de l’État moins débonnaire que celui qui achève son mandat, les proclamations ronflantes sur la démocratie française, la République, butent sur un constat que la présidence de M. Hollande a rendu aveuglant : l’exercice solitaire du pouvoir conforte la faculté illimitée de piétiner les engagements d’une campagne qui pourtant devrait fonder le mandat du peuple souverain.

      M. Hollande s’engageait à défendre la sidérurgie française, il a entériné la fermeture du site de Florange ; il devait renégocier le pacte de stabilité européen, il y a renoncé dès le premier jour de son mandat ; il promettait d’« inverser la courbe du chômage » avant la fin de l’année 2013, elle a poursuivi son envol trois ans de plus. Toutefois, si un sentiment de trahison s’est ancré aussitôt dans les esprits, c’est sans doute en raison d’une phrase qui a marqué sa campagne de 2012 et que chacun a réentendue cent fois depuis : « Mon seul adversaire, c’est le monde de la finance. » Or M. Hollande a pris sitôt élu un ancien banquier de Rothschild pour conseiller à l’Élysée, avant de lui confier les clés du ministère de l’économie.

      L’actuelle faveur dont semble bénéficier M. Macron dans l’opinion est d’autant plus déconcertante qu’elle risque de propulser vers le pouvoir suprême le digne héritier, fût-il parricide, de ce président sortant à l’impopularité inégalée. « Emmanuel Macron, c’est moi, a lâché un jour M. Hollande, il sait ce qu’il me doit. » Assurément, M. Macron n’est pas socialiste, mais M. Hollande non plus. L’un le proclame, l’autre biaise. Les propos du premier tournent le dos à une tradition de gauche qui pourfendait « l’argent » ou « la finance », mais cela correspond aux convictions que le second exprimait dès 1985 dans un ouvrage, La gauche bouge, qui avait également pour auteurs l’actuel ministre de la défense et le secrétaire général de l’Élysée (2).

      Dans ce livre, on trouvait déjà l’idée chère à M. Macron, même si elle est chez lui ensevelie sous des amas de mots cotonneux et creux, d’une nouvelle alliance sociale entre les classes moyennes cultivées et le patronat libéral, soudés par la volonté conjointe de se déployer dans un marché mondial. « Entrepreneuriat » plutôt qu’« assistanat », profit plutôt que rente, réformistes et modernistes contre extrémistes et passéistes, refus de la nostalgie « des chameliers et des porteurs d’eau » : entendre M. Macron, c’est réécouter ce que proclamaient M. William Clinton dès 1990, MM. Anthony Blair et Gerhard Schröder quelques années plus tard (3). Et le suivre reviendrait à s’engager plus hardiment encore que M. Hollande dans la « troisième voie » du progressisme néolibéral. Celle qui a enjôlé le Parti démocrate américain et la social-démocratie européenne, les laissant dans le ravin où ils gisent en ce moment.

      « Le projet d’Emmanuel Macron, c’est le marchepied du Front national »

      « Mondialistes » et « parti de Bruxelles » contre « patriotes » : Mme Le Pen se réjouirait que l’affrontement politique se résume à cette dialectique. Député PS et pilier de la campagne de M. Macron, M. Richard Ferrand semble devancer ses désirs : « Il y a, estime-t-il, d’une part, les néonationalistes réactionnaires et identitaires ; et, de l’autre, les progressistes qui pensent que l’Europe est nécessaire (4). » Une telle structuration du débat idéologique n’est pas innocente. Il s’agit, de part et d’autre, de submerger la question des intérêts de classe en alimentant pour les uns des terreurs « identitaires », en vitupérant pour les autres des pulsions « réactionnaires ».

      Mais, n’en déplaise à tous les progressistes de marché, ceux « qui pensent que l’Europe est nécessaire » sont situés socialement. Les « travailleurs détachés » qu’une directive bruxelloise de 1996 a enfantés, et dont le nombre a décuplé ces dix dernières années, sont plus souvent ouvriers du bâtiment ou salariés agricoles que chirurgiens ou antiquaires. Or ce que « pensent » les victimes de ce dispositif est aussi et d’abord le produit de ce qu’ils appréhendent, c’est-à-dire un dumping salarial qui menace leurs conditions d’existence. Pour eux, l’Europe ne se résume pas au programme Erasmus et à l’Ode à la joie.

      Stratège politique de M. Donald Trump, M. Stephen Bannon a compris le parti que la droite nationaliste pouvait tirer du déclassement social qui accompagne presque toujours les célébrations du village global. « Le cœur de ce que nous croyons, explique-t-il, c’est que nous sommes une nation avec une économie, et pas une économie dans je ne sais quel marché mondial aux frontières ouvertes. Les travailleurs du monde en ont assez d’être soumis au parti de Davos. Des New-Yorkais se sentent désormais plus proches des habitants de Londres ou de Berlin que de ceux du Kansas ou du Colorado, et ils partagent avec les premiers la mentalité d’une élite qui entend dicter à tous la façon dont le monde sera gouverné (5). » Quand, dans ses réunions publiques constellées de drapeaux européens, M. Macron exalte la mobilité, réclame la « relance par les marges des entreprises » et s’engage à supprimer les indemnités de chômage après le deuxième refus d’une « offre d’emploi décente (6) », comment distinguer ses propositions des intérêts des oligarques de l’argent et du savoir qui composent le « parti de Davos » ? On imagine les dégâts démocratiques qui découleraient d’un éventuel face-à-face entre lui et Mme Le Pen, celui-là même que les médias s’emploient à installer.

      Depuis plus de vingt ans, prôner le « vote utile » revient à présenter les deux partis dominants en remparts contre une extrême droite dont leurs choix successifs et concordants ont favorisé l’envol. « Aujourd’hui, estime M. Hamon, le projet d’Emmanuel Macron, c’est le marchepied du Front national (7). » Mais, réciproquement, la puissance du FN a affermi le monopole du pouvoir de ses adversaires, socialistes compris (8). Dès 1981, François Mitterrand calculait qu’une extrême droite puissante obligerait la droite à faire alliance avec elle, au risque de devenir ainsi inéligible (9). La manœuvre s’est renversée en avril 2002, quand M. Jean-Marie Le Pen a affronté M. Jacques Chirac lors du second tour de l’élection présidentielle. Depuis, la droite n’a plus qu’à devancer le PS dans n’importe quel scrutin, national ou local, pour devenir aussitôt aux yeux de presque toute la gauche l’archange de la démocratie, de la culture, de la République.

      Des institutions monarchiques qui permettent toutes les roueries, tous les reniements ; une vie politique verrouillée par la peur du pire ; des médias qui s’accommodent des unes tout en se repaissant de l’autre ; et puis, il y a… l’Europe. La plupart des politiques économiques et financières de la France y sont étroitement subordonnées, ce qui n’empêche pas l’essentiel de la campagne de s’être déroulée comme si le prochain président allait pouvoir agir en toute liberté.

      Une victoire de Mme Le Pen pourrait signer la fin de l’Union européenne — elle a prévenu : « Je ne serai pas la vice-chancelière de Mme Merkel. » Dans l’hypothèse où l’un des favoris du scrutin — et de Mme Angela Merkel —, c’est-à-dire M. Fillon ou M. Macron, s’installait à l’élysée, la continuité avec les présidents qu’ils ont servis respectivement serait en revanche assurée, la cohérence avec les orientations de la Commission européenne préservée et l’hégémonie allemande et l’ordolibéralisme confirmés, l’une faisant office de gardienne sourcilleuse de l’autre. La question se poserait différemment pour M. Hamon ou pour M. Mélenchon. Mis à part les tentations fédéralistes du premier et son appui à l’idée d’une défense européenne, leurs objectifs peuvent paraître proches. Mais leurs moyens de les atteindre diffèrent du tout au tout, au point que leurs deux candidatures se concurrencent et font courir à chacun le risque de l’élimination.

      Avec M. Hamon, difficile d’échapper à un sentiment de déjà-vu. Cherchant à concilier son attachement à l’Union européenne et son désir de la voir rompre avec l’austérité pour conduire une politique plus favorable à l’emploi et à l’environnement et moins impitoyable envers des États comme la Grèce que leur endettement accable, le candidat socialiste doit se persuader que la réorientation à laquelle il aspire est possible, y compris dans le cadre des institutions actuelles ; qu’il est concevable d’« atteindre des résultats tangibles sans se mettre à dos toute l’Europe ». Et il fonde son espérance sur un regain d’influence de la gauche européenne, allemande en particulier.

      Or c’est presque exactement l’hypothèse qu’avait laissée miroiter M. Hollande il y a cinq ans. Le 12 mars 2012, s’engageant « solennellement » devant ses camarades européens réunis à Paris à « renégocier le traité budgétaire » qu’avaient conclu Mme Merkel et M. Sarkozy, il précisait : « Je ne suis pas seul parce qu’il y a le mouvement progressiste en Europe. Je ne serai pas seul parce qu’il y aura le vote du peuple français qui me donnera mandat » (lire « L’engagement trahi »).

      Mme Cécile Duflot, qui devint sa ministre du logement, nous rappelle la suite : « Tout le monde attendait que [M. Hollande] engage le bras de fer avec Angela Merkel. (…) Nous allions enfin tourner le dos au Merkozy. (...) Tout libéral et rigide qu’il est, l’Italien Mario Monti comptait sur la France pour inverser la tendance. Le très conservateur Mariano Rajoy voyait dans l’élection de François Hollande la possibilité de desserrer l’étau qui étreignait l’Espagne. Quant à la Grèce et au Portugal, ils étaient prêts à suivre n’importe quel sauveur pour éviter la ruine (10). » On sait ce qu’il advint.

      Une Union européenne fébrile à chaque scrutin national

      Rien d’autre au fond que ce qui s’était déjà produit quinze ans plus tôt (11). À l’époque, M. Hollande dirigeait le PS et M. Lionel Jospin le gouvernement. En guise de prélude à la monnaie unique, un « pacte de stabilité et de croissance » venait d’être négocié qui prévoyait un ensemble de disciplines budgétaires, dont des amendes en cas de déficits excessifs. Chef de l’opposition, M. Jospin n’avait pas manqué de dénoncer dans le pacte un « super-Maastricht », « absurdement concédé aux Allemands ». Devenu premier ministre en juin 1997, il en accepta néanmoins tous les termes au Conseil européen d’Amsterdam, quelques jours plus tard. Pour prix de son consentement, prétendit M. Pierre Moscovici, alors ministre des affaires européennes, il aurait arraché « la première résolution d’un Conseil européen consacrée à la croissance et à l’emploi ». Une résolution à l’impact foudroyant, comme chacun a pu en témoigner depuis.

      MM. Hamon et Mélenchon entendent à leur tour renégocier les traités européens. Cette fois, s’en donnent-ils les moyens ? M. Hamon ne remet pas en question l’indépendance de la Banque centrale européenne, mais il espère « faire évoluer ses statuts ». Il consent à la règle des 3 % de déficit public, mais « souhaite des politiques de relance » compatibles avec ses ambitions écologistes. Il propose « la constitution d’une assemblée démocratique de la zone euro », mais il précise aussitôt : « J’accepterai qu’on en discute, évidemment. Je n’irai pas à Berlin ou ailleurs en disant : “C’est cela ou rien”, ça n’a pas de sens. »

      Certaines de ces réformes exigent l’accord unanime des membres de l’Union et aucune d’elles ne peut aujourd’hui se prévaloir de l’aval de Berlin. M. Hamon espère par conséquent modifier la donne grâce à un « arc d’alliance des gauches européennes ». Et il récuse le précédent peu encourageant de 2012 : « Je crois que les Allemands sont plus ouverts aujourd’hui qu’ils ne l’étaient quand M. Hollande est arrivé au pouvoir. » La crainte d’une dislocation de l’Union européenne d’une part, la perspective d’une alternance politique en Allemagne de l’autre auraient rebattu les cartes à son profit. « Je suis du parti de l’espérance », admet-il néanmoins.

      L’espérance de M. Mélenchon, elle, a changé depuis 2012. Puisque « aucune politique progressiste n’est possible » dans l’Union telle qu’elle existe, à défaut d’une « sortie concertée des traités européens » ou de leur refonte (plan A) il n’exclut plus une « sortie unilatérale » (plan B). Comme il ne croit pas trop à une poussée prochaine et simultanée des forces de gauche, lesquelles auraient plutôt tendance à refluer ces dernières années, la France, deuxième puissance de l’Union, devient à ses yeux le « levier de la bataille européenne ». Codirecteur de la rédaction de son programme présidentiel, Jacques Généreux résume ainsi l’équation : « La sortie contrainte de la France signifierait la fin de l’euro et la fin de l’Union européenne, tout simplement. Personne n’a intérêt à prendre ce risque. Surtout pas l’Allemagne. » Par conséquent, tout en refusant de se plier aux règles européennes qui contraignent ses priorités économiques, « la France peut sans crainte, et si elle le souhaite, rester dans l’euro aussi longtemps qu’elle veut (12) ».

      L’Union européenne était devenue indifférente aux choix démocratiques de ses peuples, assurée que les orientations fondamentales des États membres étaient verrouillées par des traités. Depuis le vote du « Brexit » et la victoire de M. Trump, la politique prend sa revanche. Une Union désormais fébrile observe chaque scrutin national comme si elle y jouait sa peau. Même la victoire d’un des candidats français qu’elle a adoubés ne la rassurerait pas longtemps.

      (13)


  • Café-Diplo
    NANTES – 6 AVRIL 2017

    Le jeudi 6 avril, à 19 h 30, au café « Le Fleyselles », 3, allée Fleyselles : « café-Diplo » autour de deux articles du numéro de mars :

    « Les pompiers entre dévouement et amertume » de Romain Pudal

    Les pompiers — majoritairement de jeunes hommes blancs peu diplômés — sont en contact permanent avec les plus défavorisés. Ils assistent depuis une vingtaine d’années à la dégradation simultanée de leurs conditions de travail, sous l’effet des politiques de rigueur, et des conditions de vie de ceux qu’ils aident. Avec des conséquences politiques dont les progressistes peinent à mesurer l’ampleur.

    et « Pékin, scène rock » de Léo de Boisgisson

    Fini le temps où les jeunes amateurs de musique occidentale devaient s’échanger sous le manteau les disques des groupes venus d’Europe ou d’Amérique. Les rockeurs les plus en vue sont désormais chinois et se produisent parfois sur les scènes internationales. Devenus très créatifs, ils découvrent les joies du marché sans être toujours à l’abri de la censure.

    Claudie Desfosses | claudie.desfosses@wanadoo.fr

    Nora Robin
    amdnantes44@gmail.com


  • Le Monde diplomatique

    http://www.monde-diplomatique.fr/mav/152
    Ethnicité, minorités, diversité
    L’engrenage identitaire
    Manière de voir n°152, avril - mai 2017
    http://www.monde-diplomatique.fr/local/cache-vignettes/L300xH381/arton57312-0ceab.jpg
    Tous les pays abritent des minorités ethniques, religieuses, régionales ou linguistiques, des populations indigènes ou des immigrants. Perçue comme une richesse ou comme une menace, cette diversité s’accompagne souvent d’inégalités. Comment les pouvoirs publics y font-ils face ? Cette livraison de « Manière de voir » explore les politiques mises en place pour organiser la cohabitation, en s’attachant particulièrement au prétendu « modèle français d’intégration ».
    Disponible en kiosques et sur notre boutique en ligne
    Numéro coordonné par Benoît Bréville

    Édition : Olivier Pironet

    Conception graphique : Boris Séméniako

    Carnavals
    Benoît Bréville

    I. Identités à la carte

    L’identité d’un individu fut longtemps considérée comme une donnée objective, déterminée dès l’enfance de façon binaire : on naissait homme ou femme, national ou étranger, dans une famille bourgeoise ou ouvrière. Depuis les années 1970-1980, ce caractère inné se trouve remis en question, l’identité apparaissant comme un phénomène construit, mouvant, pluriel. Appartenance de classe, sexuelle, ethnique, religieuse, nationale ou même politique, chacun est désormais libre de composer le cocktail de son choix, au risque de favoriser une fragmentation des revendications et des engagements.

    Un problème de type « cumul des mandats »
    Vincent Descombes

    La Pachamama et la Banque mondiale
    Maurice Lemoine

    Combats pour la différence sexuelle
    Gabriel Girard et Daniela Rojas Castro

    Choc des histoires dans les lycées américains
    Serge Halimi et John Seery

    Rien n’empêche le mépris de classe
    Owen Jones

    Partager la chaîne
    Marcel Durand

    Les Tchouques contre les Tchiches
    Bertolt Brecht

    De la question noire à la révolution mondiale
    Matthieu Renault

    L’universalisme, une arme pour la gauche
    Vivek Chibber

    II. Politiques de la diversité

    Tous les pays abritent des minorités ethniques, religieuses, régionales ou linguistiques, des populations indigènes ou des immigrants. Perçue comme une richesse culturelle ou comme une menace, cette diversité s’accompagne souvent d’inégalités, de rapports de domination, voire de persécutions. Comment les pouvoirs publics y font-ils face ? Quelles politiques mettent-ils en place pour organiser la cohabitation ? Tandis que certains États reconnaissent et favorisent l’expression des particularismes, d’autres s’emploient à les gommer afin de forger un sentiment d’unité. Loin de constituer des solutions miracles, ces modèles sont le fruit de l’histoire et des traditions nationales.

    De Rome à la Chine, les leçons des empires
    Jane Burbank et Frederick Cooper

    Les castes s’exportent au Royaume-Uni
    Alexia Eychenne

    En Algérie, l’école au défi des langues
    Akram Belkaïd

    Le conflit libanais n’était pas une guerre de religion
    Georges Corm

    L’Afrique du Sud dans le piège des quotas
    Johann Rossouw

    Persécution religieuse en Birmanie
    Warda Mohamed

    États en miettes dans l’Europe des régions
    Paul Dirkx

    Petite histoire du passeport
    B. B.

    III. Intégrations à la française

    Contrairement aux autres pays européens, la France est devenue une terre d’immigration dès le milieu du XIXe siècle. Des Belges, des Italiens, des Polonais puis des Espagnols, des Portugais, des Algériens ou encore des Sénégalais sont venus y chercher du travail et s’y installer, parfois définitivement. Ces migrants n’ont pas tous suivi le même chemin pour s’insérer dans leur nouvelle société, et les gouvernements ne leur ont pas réservé le même accueil. Ces différences contredisent l’idée qu’il existe un modèle d’intégration spécifiquement français, ancré dans la tradition républicaine et inchangé depuis cent cinquante ans.

    Le mythe d’une France accueillante
    Gérard Noiriel

    Une épée de Damoclès sur les salaires
    Michelle Perrot

    Haro sur les Lumières
    Zeev Sternhell

    Juifs de France en perte de repères
    Sylvie Braibant et Dominique Vidal

    Ces Tziganes dont personne ne veut
    Chantal Aubry

    Islamophobie ou prolophobie ?
    B. B.

    Binationaux, la suspicion
    A. B.

    L’arabe, parent pauvre de l’éducation nationale
    Emmanuelle Talon

    Iconographie

    Ce numéro est accompagné de photographies de Charles Fréger : www.charlesfreger.com et de Patrick Zachmann : www.magnumphotos.com/photogr...

    Le dernier livre de Charles Fréger, Yokainoshima. Célébration d’un bestiaire nippon, est disponible aux éditions Actes Sud.

    Signes particuliers

    Roule ma poule

    Puisque Lénine ne l’a pas dit...

    Universités inclusives

    Castes sans frontières

    L’histoire comme ciment

    Une république confessionnelle

    Protection internationale

    Les panthères du Québec libre

    À coups de stylet

    Baril de poudre

    Exploitation intra-africaine

    La traversée des Pyrénées

    Par la bande...

    Les Polonais contre les nouveaux migrants

    Cartographie

    Cécile Marin

    Modèles de cohabitation

    Tentations séparatistes

    Destins des enfants d’immigrés

    Documentation

    Olivier Pironet

    Chronologie : Des Bohémiens aux Roms


  • http://www.monde-diplomatique.fr/2017/03/DENORD/57249

    > Mars 2017, page 7, en kiosques

    EMMANUEL MACRON, LA FINANCE ET LE POUVOIR

    Les vieux habits de l’homme neuf

    Étroitement associé à la politique économique du président François Hollande, le candidat du mouvement En marche ! se présente pourtant comme un homme « hors système », loin des partis et des coteries. Cautionnée par la presse, la métamorphose de M. Emmanuel Macron en évangéliste politique masque mal la trajectoire banale d’un technocrate dont l’entregent lui a permis de brûler les étapes.

    par François Denord & Paul Lagneau-Ymonet

    aperçu

    Les vieux habits de l’homme neuf

    Michel Herreria. — « L’Os de la parole », 2009

    www.michelherreria.com

    Ce 17 mars 2015, l’agenda de M. Emmanuel Macron s’annonce chargé. À 7 h 45, la revue Politique internationale attend le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique pour un petit déjeuner-débat. Au menu : exposé face à un aréopage de patrons, de diplomates et de responsables politiques. Une heure plus tard, direction Bercy. Le ministre participe à l’ouverture d’une conférence sur les dispositifs publics de soutien à l’exportation, où se mêlent hauts fonctionnaires et dirigeants du privé, avant de s’entretenir avec les sénateurs socialistes au sujet de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques.

    Vers 13 h 15, il retrouve les convives du Cercle Turgot pour un déjeuner-débat. Le président en exercice de ce think tank, M. François Pérol, patron du groupe Banque populaire - Caisse d’épargne (BPCE), l’accueille : « Bienvenue, Emmanuel. Tu arrives juste du Sénat. Y a-t-il trop d’articles à ton projet de loi ? Comme on disait en d’autres temps, trop de notes s’agissant de la musique de Mozart ? Pareil hommage tient en partie de l’autocélébration, tant la carrière de M. Macron ressemble à celle de M. Pérol : fils de médecin, énarque, passé par l’inspection des finances, par la banque Rothschild et par les services de l’Élysée. Le ministre a vite fait d’emballer financiers, journalistes et autres cadres, qui l’intronisent membre d’honneur de leur cercle. Après les questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, M. Macron s’attarde pour un long entretien avec M. Pierre Gattaz, président du Mouvement des entreprises de France (Medef). Puis, Saint-Patrick oblige, il reçoit M. Richard Bruton, son homologue irlandais.

    Une succession d’apparitions brèves dans les sphères du pouvoir, avec la volonté de faire forte impression à défaut de laisser une empreinte profonde : ce 17 mars 2015 résume à bien des égards la trajectoire du candidat à l’élection présidentielle française.

    Il se rêvait normalien, il atterrit à Sciences Po. Là, l’historien François Dosse le (...)

    Taille de l’article complet : 2 537 mots.

    CET EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS


  • 9 MARS 2017
    Nantes – Café-Diplo

    Le jeudi 9 mars, à 19 h 30, au café « Le Fleyselles », 3, allée Fleyselles : « café-Diplo » autour de deux articles du numéro de février :

    « Ce dont nous avons (vraiment) besoin » de Razmig Keucheyan

    Le génie du capitalisme d’après-guerre aura consisté à réorienter la volonté de changement vers l’insatiable désir de consommer. Ce modèle trouve à présent sa limite dans l’épuisement des ressources naturelles. Pour imaginer un mode de vie à la fois satisfaisant et durable, récuser l’empire de la marchandise ne suffit pas. Il faut d’abord réfléchir à ce qui nous est indispensable.

    et « Dans les villes rebelles espagnoles » de Pauline Perrenot et Vladimir Slonska-Malvaud.

    En Espagne, la jeune formation Podemos a manqué son objectif de « prendre le ciel d’assaut » : renverser le système politique par le biais des élections générales. De Barcelone à Madrid en passant par Valence ou Saragosse, les forces progressistes critiques de l’austérité ont toutefois conquis plusieurs municipalités-clés. Mais changer de maire permet-il de changer le monde ?

    Claudie Desfosses | claudie.desfosses@wanadoo.fr

    Nora Robin
    amdnantes44@gmail.com



  • NANTES – 4 FÉVRIER 2017
    Café-Diplo – Nantes

    Le samedi 4 février, à 10 h 30, à l’Epicierie – 6, place du Bouffay à Nantes, café-Diplo autour de deux articles du numéro de janvier :

    « « Terra nullius », une fiction tenace » de Maxime Lancien

    Lors des Jeux olympiques de Sydney, en 2000, l’Australie avait célébré dans l’allégresse la réconciliation nationale entre Aborigènes et descendants de migrants européens. La cérémonie d’ouverture mettait en scène l’histoire de son peuple premier, et l’athlète d’origine aborigène Cathy Freeman allumait la flamme olympique. Dix-sept ans plus tard, la question du droit à la terre et de la dette coloniale empoisonne à nouveau la société.

    et « Prostitution, la guerre des modèles » de William Irigoyen.

    Au nom de la lutte contre les violences faites aux femmes, la Suède est devenue, le 1er janvier 1999, le premier pays à pénaliser l’achat de services sexuels, tandis que d’autres, comme l’Allemagne en 2001, choisissaient de légaliser les maisons closes. Quinze années de recul permettent d’observer les effets de ces deux approches opposées de la prostitution.

    Claudie Desfosses | claudie.desfosses@wanadoo.fr

    Autre contact :
    Nora Robin
    amdnantes44@gmail.com


  • ENTRE LES FRONTIÈRES le dernier film d’Avi Mograbi sort en salles ce mercredi.

    Le 11 janvier, vous pourrez découvrir ce film présenté au dernier Festival de Berlin, en ouverture du Festival Cinéma du réel au Centre Georges Pompidou, aux États généraux du documentaire de Lussas ainsi qu’au Festival Cinéma et droits humains organisé par Amnesty International.

    >>> Voir la bande-annonce
    http://www.meteore-films.fr/content/frontieres/EntreLesFrontieres_TLR.mp4

    Avi Mograbi et Chen Alon partent à la rencontre de demandeurs d’asile africains que l’État d’Israël retient dans un camp en plein désert du Néguev.

    Par le biais d’un atelier inspiré du "Théâtre de l’opprimé", ils interrogent le statut de réfugié.

    Pourquoi Israël, terre de réfugiés, refuse de considérer le sort de ces exilés que la guerre et les persécutions ont jetés sur les routes ?

    Quel est l’élément déclencheur qui pousse un jour ces hommes et ces femmes à abandonner tout ce qu’ils possèdent pour plonger vers l’inconnu ?

    Le Théâtre peut-il créer un pont entre les Hommes pour qu’ils échangent et se comprennent ?

    OÙ VOIR LE FILM DÈS MERCREDI 11 JANVIER

    Dès mercredi, le film sera présenté dans les salles suivantes :

    Biarritz (Le Royal), Bordeaux (Utopia), Dijon (L’Eldorado), Grenoble (Le Méliès), Hérouville Saint-Clair (Le Café des images), Lyon (CNP Bellecour), Montpellier (Utopia), Montreuil (Le Méliès), Nantes (Le Concorde), Nîmes (Le Sémaphore), Paris (MK2 Beaubourg), Paris (Reflet Médicis), Rennes (Ciné TNB), Saint-Denis (L’Écran), Strasbourg (Le Star), Toulouse (American Cosmograph), Tours (Le Studio).

    D’autres villes et salles suivront et notamment : Aix-en-provence (Le Mazarin), Alès (CinéPlanet), Avignon (Utopia), Brest (Les Studios), Chilly-Mazarin (Cinéma François Truffaut), Ivry-sur-Seine (Le Luxy), Lille (Le Métropole), Malakoff (Marcel Pagnol), Noisiel (La Ferme du Buisson), Pantin (Ciné 104), Saint-Gratien (Les Toiles), Tremblay-en-France (Espace Jacques Tati), Versailles (Le Roxane), Villeneuve d’Ascq (Le Méliès)...

    Il s’agit d’un film important, réalisé par l’un des plus grands documentaristes actuels. ENTRE LES FRONTIÈRES a la grande qualité de présenter les demandeurs d’asile, pas seulement comme des victimes, mais aussi comme des acteurs de leur parcours. C’est l’une des grandes forces du film, qui lui permettent de dépasser l’étiquette de film "sur les migrants" et donnent aux spectateurs de nombreux moments de vie, faits de douleurs, de joies, de rires, de moments partagés entre eux et avec nous, rendant ces hommes aux destins inouïs magnifiquement proches de nous.

    « NOUS SOMMES TOUS ACTEURS :

    ÊTRE CITOYEN, CE N’EST PAS VIVRE EN SOCIÉTÉ,

    C’EST LA CHANGER » Augusto Boal – metteur-en-scène

    SÉANCES DÉBATS EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR

    Conjointement à la sortie, nous organisons ces jours-ci des séances débats en présence du réalisateur :

    Mercredi 11 janvier à 20:00 – MK2 Beaubourg (Paris)

    en présence d’Avi Mograbi (réalisateur) et Chen Alon (metteur-en-scène)

    Jeudi 12 janvier à 20:45 - Cinéma Le Méliès (Montreuil)

    en présence d’Avi Mograbi (réalisateur)

    Vendredi 13 janvier à 20:00 – L’Écran (Saint-Denis)

    en présence de Avi Mograbi (réalisateur) et Jean Bellorini (directeur du Théâtre G. Philippe)

    Samedi 14 janvier à 20:10 – Reflet Médicis (Paris)

    en présence de Avi Mograbi (réalisateur) et Léonard Vincent (journaliste à RFI et auteur, spécialiste de l’Érythrée)

    Lundi 16 janvier 18:00 + 20:00 – Terra Nova et American Cosmograph (Toulouse)

    en présence de Avi Mograbi (réalisateur)


  • Excellente année 2017 à tous et au plaisir de vous revoir le 12 janvier.

    Café Diplo à Nantes

    Le jeudi 12 janvier, à 19 h 45, au « Flesselles », 3, allée Flesselles Nantes

    Autour de l’article de Sylvain Leder et Renaud Lambert « Les enseignants aux bons soins du patronat », numéro de novembre 2016,

    En septembre dernier, « Le Monde diplomatique » publiait un « Manuel d’économie critique » présentant, de façon pédagogique et accessible, son traitement des programmes de première et terminale en sciences économiques et sociales. Depuis longtemps, d’autres s’y intéressent également. Notamment le patronat, qui ne ménage pas ses efforts pour sensibiliser les enseignants aux vertus de l’entreprise.

    de l’article de Cédric Gouverneur « Éleveurs de rennes contre mineurs »

    Dans le Grand Nord suédois, les relations se tendent entre les partisans de l’ouverture de nouvelles mines et les populations saames. Viscéralement attaché à la préservation de la nature, ce peuple autochtone aspire à l’autodétermination. Le cadre légal suédois n’offrait pas cette possibilité ; mais une récente décision de justice pourrait changer la donne.

    et de la cartographie du pouvoir médiatique en France, numéro de décembre 2016.

    Cette affiche prend le parti de la lisibilité plutôt que de l’exhaustivité. Y figurent des médias d’information qui « font l’opinion » et qui dépendent d’intérêts industriels ou financiers, de groupes de presse ou de l’État : publications généralistes nationales, quotidiens régionaux, audiovisuel national (et quelques chaînes de télévision locales). Les journaux départementaux, les titres indépendants (comme Le Canard enchaîné) ainsi que la presse dite alternative ne sont pas représentés. Enfin, on a limité les liens capitalistiques aux principaux actionnaires.

    Claudie Desfosses | claudie.desfosses@wanadoo.fr


  • Nous souhaitons une excellente année 2017 au Monde diplomatique à ses journalistes et collaborateurs qui font un travail de qualité ainsi qu’à ses amis et soutiens Les Amis du Monde diplomatique (AMD) qui oeuvrent et qui contribuent à sa prospérité et pour que vivent l’indépendance et la liberté de la presse.
    Signé AMD Nantes

    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/01

    Le Monde diplomatique
    Accéder au menu
    Janvier 2017, en kiosques
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/numeros/DPL-2017-01-01/DPL20170101001.jpg

    ÉDITORIAL
    Marionnettes russes
    Serge Halimi • page 1
    Un vent mauvais souffle sur l’Occident. Il suffit de douter des mesures prises contre la Russie, ou des complots prêtés à Moscou par la CIA — une institution dont nul n’ignore qu’elle est infaillible et irréprochable —, pour être suspecté de servir les desseins du Kremlin.
    Le monde selon Donald Trump
    Michael Klare • pages 1, 8 et 9aperçu

    « L’Amérique d’abord ! » Martelé depuis des mois par le prochain président des États-Unis, ce slogan suggère ce que sera sa politique étrangère. Un mélange d’unilatéralisme, de brutalité et de mercantilisme. Sans oublier une certaine imprévisibilité… →
    Ce qui attend l’Amérique latine
    Alexander Main • pages 8 et 9aperçu

    Le décès du dirigeant historique de la révolution cubaine Fidel Castro a plongé dans l’affliction une grande partie des progressistes latino-américains. De l’Argentine au Venezuela, une droite atlantiste et libérale accumule depuis quelque temps les victoires. Doit-elle également se réjouir de l’arrivée au pouvoir du nouveau président américain Donald Trump ? →
    Au nom de la loi… américaine
    Jean-Michel Quatrepoint •pages 1, 22 et 23 aperçu

    Les entreprises européennes ont dû payer aux États-Unis un pactole de plus de 40 milliards de dollars (38,5 milliards d’euros) ces dernières années. La justice américaine les accuse de ne pas respecter les sanctions décidées par Washington (et non par les Nations unies) contre certains États. Le droit devient alors une arme pour absorber ou éliminer des concurrents. →
    Coûteuse double nationalité
    J.-M. Q. • page 22 aperçu
    Les chauffards du bobard
    Pierre Rimbert • page 2
    « Mon voisin vote Front national »
    Willy Pelletier • page 3 aperçu

    Combattre un parti impose-t-il de condamner ceux qu’il a réussi à séduire ? Un militant de longue date de diverses organisations antiracistes d’extrême gauche interroge les formes de lutte dont il a usé, sans succès, contre le Front national. Son témoignage aide à comprendre comment celui-ci a réussi à devenir l’un des acteurs décisifs de la prochaine élection présidentielle française. →
    L’icône de la démocratie birmane ménage les militaires
    Christine Chaumeau • pages 4 et 5 aperçu

    Depuis le 1er novembre 2016, près de trente mille Rohingyas, victimes d’exactions, ont fui la Birmanie. Les divisions ethniques demeurent. Un an après son élection, toujours tributaire des généraux, Mme Aung San Suu Kyi doit aussi faire face aux problèmes économiques intérieurs. →
    Les prisonniers politiques oubliés
    Ch. Ch. • page 5 aperçu
    « Révolution des bougies » à Séoul
    Sung Il-kwon • page 6 aperçu

    Bravant des températures inférieures à 0°C, plus d’un million de Sud-Coréens ont manifesté chaque semaine pendant plus de deux mois. Du jamais-vu depuis la chute de la dictature, en 1987. Ils ont obtenu la mise à l’écart de la présidente Park Geun-hye, accusée de corruption et de faiblesse — le tout sur fond de chamanisme. Désormais, ils se battent pour des changements plus profonds. →
    Le double défi de la gauche brésilienne
    Guilherme Boulos • page 7aperçu

    Le 31 août 2016, le Sénat brésilien a voté la destitution de Mme Dilma Rousseff. Le nouveau président, le conservateur Michel Temer, pourrait connaître le même sort. Quant à la gauche, elle fait face à un double défi : son crédit est entamé alors même que la droite repart à l’offensive. Le dirigeant de l’un des principaux mouvements sociaux présente son analyse. →
    Trafics d’influence en Afrique
    Anne-Cécile Robert • pages 10 et 11 aperçu

    Passé quasiment inaperçu, le quatrième sommet afro-arabe s’est tenu à Malabo, en Guinée-Équatoriale, en novembre. Cette rencontre traduit l’intérêt croissant des pays du Golfe pour l’Afrique et, pour celle-ci, une diversification inédite de ses partenaires. Les pays situés au sud du Sahara redessinent leur insertion dans la géopolitique mondiale. →
    Les Yézidis, éternels boucs émissaires
    Vicken Cheterian • page 12aperçu

    Alors que la bataille pour la reprise de Mossoul semble s’enliser, les Yézidis qui ont fui le nord-ouest de l’Irak en 2014 hésitent à regagner leur région natale. Persécutés par l’Organisation de l’État islamique, ils reprochent aux peshmergas de les avoir abandonnés à leur sort. →
    « Terra nullius », une fiction tenace
    Maxime Lancien • page 13 aperçu

    Lors des Jeux olympiques de Sydney, en 2000, l’Australie avait célébré dans l’allégresse la réconciliation nationale entre Aborigènes et descendants de migrants européens. Dix-sept ans plus tard, la question du droit à la terre et de la dette coloniale empoisonne à nouveau la société. →
    Quand Le Corbusier redessinait Paris
    Olivier Barancy • pages 14 et 15aperçu

    Classée au patrimoine mondial de l’Unesco en juillet 2016, l’œuvre architecturale de Le Corbusier est célébrée comme une contribution exceptionnelle au mouvement moderne. Mégalomane, fasciné par l’ordre, l’architecte suisse était aussi, selon un ouvrage à paraître, un urbaniste doctrinaire. →
    Ankara et Téhéran, alliés ou concurrents ?
    Mohammad-Reza Djalili & Thierry Kellner • pages 16 et 17 aperçu

    Des tensions opposent de manière récurrente la Turquie à son partenaire historique allemand et à son rival ancestral iranien. Elles devraient persister, malgré une dynamique de rapprochement diplomatique entre Ankara et Téhéran pour la recherche d’un cessez-le-feu durable entre tous les acteurs du conflit syrien. →
    Entre l’Allemagne et la Turquie, l’enjeu des réfugiés
    Hans Kundnani & Astrid Ziebarth• pages 16 et 17 aperçu
    En mars 2016, la chancelière allemande Angela Merkel a négocié pour le compte de l’Union européenne un accord controversé avec la Turquie, afin de dissuader les migrants de traverser la mer Égée en bateau. Il semblerait que les deux partenaires entendent renouer aujourd’hui une alliance stratégique semblable à celle qu’ils entretenaient par le passé. →
    Condamnés à s’entendre
    Th. K. & Mohammed Reza Djalili •page 17 aperçu
    Des histoires parallèles
    Prostitution, la guerre des modèles
    William Irigoyen • pages 18 et 19aperçu
    Au nom de la lutte contre les violences faites aux femmes, la Suède est devenue, le 1er janvier 1999, le premier pays à pénaliser l’achat de services sexuels, tandis que d’autres, comme l’Allemagne en 2001, choisissaient de légaliser les maisons closes. Quinze années de recul permettent d’observer les effets de ces deux approches opposées de la prostitution. →

    Éventail de législations
    Cécile Marinaperçu
    Matteo Renzi se rêve en phénix
    Raffaele Laudani • page 19aperçu

    Alors que les arrestations et démissions pour corruption se multiplient dans l’entourage de la maire de Rome, issue du Mouvement 5 étoiles, ce dernier apparaît comme le grand vainqueur du référendum organisé par le président du conseil, M. Matteo Renzi. Les électeurs n’ont pas seulement rejeté le projet de réforme constitutionnelle : ils ont massivement condamné la politique menée depuis février 2014. →
    La résistance wallonne, bluff ou brèche ?
    Raoul Marc Jennar • page 20aperçu
    Le CETA a finalement été signé le 30 octobre 2016. L’opposition farouche de la Wallonie en avait bloqué l’adoption pendant plusieurs semaines. Habitués à l’échec, les opposants au libre-échange ont imaginé en avoir subi un nouveau. Ont-ils raison ? →
    Pluie de critiques sur les casques bleus
    Barbara Szurek • page 21aperçu
    Mise en échec en Syrie, l’ONU a pu obtenir du Conseil de sécurité l’autorisation d’envoyer des observateurs pour superviser l’évacuation d’Alep. L’organisation semble plus démunie que jamais. Même ses opérations de maintien de la paix suscitent de vives critiques, comme au Rwanda en 1994, en ex-Yougoslavie en 1995 ou plus récemment en Centrafrique. →

    Contributions au maintien de la paix
    C. M. aperçu
    Un esthète révolutionnaire
    Marion Leclair • page 27 aperçu

    Au XIXe siècle, le Britannique William Morris choisit d’accorder son action et ses convictions politiques : il entreprend de réhabiliter l’artisanat et de vulgariser la pensée marxiste, au nom d’une radicalité qui, chez lui, s’affirmera progressivement. →
    Mais que fait la police ?
    Anthony Caillé & Jean-Jacques Gandini • page 28 aperçu

    Avec le soutien du Front national, qui recueillerait plus de 50 % des suffrages parmi les policiers et militaires, les gardiens de la paix cherchent à élargir leur mouvement aux autres corps relevant de la sécurité — gendarmes, pompiers, personnels soignants — et demandent aux « civils » de s’y associer. Faut-il y voir un risque de sédition ? →
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    « Comprendre l’islam politique. Une trajectoire de recherche sur l’altérité islamiste, 1973-2016 »
    François Burgat aperçu

    « La mosaïque de l’islam. Entretien sur le Coran et le djihadisme avec Perry Anderson »
    Suleiman Mourad aperçu

    « L’ordre de la dette. Enquête sur les infortunes de l’État et la prospérité du marché »
    Benjamin Lemoine aperçu

    « Le Front national »
    Joël Gombin aperçu

    « La fin de l’intellectuel français ? De Zola à Houellebecq »
    Shlomo Sand aperçu

    « Refuser de parvenir. Idées et pratiques »
    Coordonné par le CIRAaperçu

    « Qu’est-ce que j’entends par marxisme ? »
    Alain Badiou aperçu

    « Les élites françaises entre 1940 et 1944. De la collaboration avec l’Allemagne à l’alliance américaine »
    Annie Lacroix-Riz aperçu

    « Tarentella ! Possession et dépossession dans l’ex-royaume de Naples »
    Alèssi Dell’Umbria aperçu

    « Jaurès. Esquisse biographique »
    Lucien Lévy-Bruhl aperçu

    « Histoire de l’Égypte moderne. L’éveil d’une nation (XIXe-XXIe siècle) »
    Anne-Claire de Gayffier-Bonneville aperçu

    « L’Algérie gourmande. Voyage culinaire dans la cuisine d’Ourida »
    Claire et Reno Marca, Ourida Nekkache aperçu

    « Les politiques migratoires »
    Nicolas Fischer et Camille Hamidi aperçu

    « Le tour de France de la corruption »
    Jacques Duplessy et Guillaume de Morantaperçu

    « Skeleton Tree »
    Nick Cave & the Bad Seedsaperçu

    « Camarades ou apparatchiks ? Les communistes en RDA et en Tchécoslovaquie, 1945-1989 »
    Michel Christian aperçu

    « Sortir l’Afrique de la servitude monétaire. À qui profite le franc CFA ? »
    Sous la direction de Kako Nubukpo, Martial Ze Belinga, Bruno Tinel et Demba Moussa Dembele aperçu

    « Power and Glory. France’s Secret Wars with Britain and America, 1945-2016 »
    R. T. Howard aperçu

    « L’Assemblée générale de l’ONU ouvre la porte à un traité d’interdiction des armes nucléaires »
    Jean-Marie Collin
    ← décembre 2016
    À LA « UNE »

    William Morris, esthète révolutionnaire
    Marion Leclair, janvier 2017
    Au XIXe siècle, le Britannique William Morris, promis par son éducation, son aisance financière et ses talents à une belle carrière d’artiste et d’écrivain, choisit d’accorder son action et ses convictions politiques : il entreprend de réhabiliter l’artisanat et de vulgariser la pensée (...) →
    Marionnettes russes
    Serge Halimi, janvier 2017
    Les innocentes confidences de M. Hans Tietmeyer, architecte de l’euro
    Pierre Bourdieu, septembre 1997
    Israël ou la religion de la sécurité
    Gideon Levy, octobre 2016
    Le monde selon Donald Trump ; unilatéralisme tous azimuts des États-Unis ; « Mon voisin vote Front national » ; l’icône de la démocratie birmane ménage les militaires ; « révolution des bougies » à Séoul ; le double défi de la gauche brésilienne ; trafics d’influence en Afrique ; les Yézidis, éternels boucs émissaires ; en Australie, les Aborigènes dans la rue ; quand Le Corbusier redessinait Paris ; Ankaraet Téhéran, alliés ou concurrents ? Entre l’Allemagne et la Turquie, l’enjeu des réfugiés ; prostitution, la guerre des modèles ; Matteo Renzi se rêve en phénix ; la résistance wallonne, bluff ou brèche ? Pluie de critiques sur les casques bleus ; William Morris, esthète révolutionnaire ; mais que fait la police ? (…)
    Sur les routes russes, avec les camionneurs en colère
    Hélène Richard, juin 2016
    Ces protestations ont rompu le consensus apparent dont jouissait le gouvernement russe dans l’opinion malgré la forte récession économique, causée par les sanctions occidentales après le rattachement de la Crimée à la Russie ainsi que par la chute des prix du pétrole dans le courant de l’année 2015. La capacité de résistance de la population à l’érosion de ses revenus réels aurait-elle des limites ? Les routiers sont les premières victimes de la crise. →
    Ankara et Téhéran, alliés ou concurrents ?
    Mohammad-Reza Djalili & Thierry Kellner, janvier 2017
    Ravivées par la guerre en Syrie et par l’afflux de réfugiés en Europe, des tensions opposent de manière récurrente la Turquie à son partenaire historique allemand et à son rival ancestral iranien. Elles devraient persister, malgré une dynamique de rapprochement diplomatique entre Ankara et Téhéran pour la recherche d’un cessez-le-feu durable entre tous les acteurs du conflit syrien. →
    EN KIOSQUES
    Répertoire ancien pour xénophobie moderne
    Philippe Videlier, octobre 1993
    André Gorz, vers l’émancipation
    Antony Burlaud, décembre 2016
    Des temps obscurs, une ligne claire
    décembre 2016
    « Mon voisin vote Front national »
    Willy Pelletier, janvier 2017
    Combattre un parti impose-t-il de condamner ceux qu’il a réussi à séduire ? Un militant de longue date de diverses organisations antiracistes d’extrême gauche (...) →
    DOSSIER INTERNETGRAND MARCHÉ TRANSATLANTIQUE
    « Révolution des bougies » à Séoul
    Sung Il-kwon, janvier 2017
    Bravant des températures inférieures à 0°C, plus d’un million de Sud-Coréens ont manifesté chaque semaine pendant plus de deux mois. Du jamais-vu depuis la chute de la dictature, en 1987. Ils ont obtenu la mise à l’écart de la présidente Park Geun-hye, accusée de (...) →
    Etes-vous sûr d’être français ?
    Maurice T. Maschino, juin 2002
    Ouf ! Au second tour de l’élection présidentielle, les Français ont écarté, par 82,2 % des suffrages exprimés, M. Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national. Le déshonneur qui accablait le pays, tombé comme plusieurs de ses voisins dans le piège de l’extrême droite, n’était (...) →
    Grande braderie en Grèce
    Niels Kadritzke, juillet 2016
    Alors même que le Fonds monétaire international reconnaît qu’il ne faut plus infliger à Athènes davantage d’austérité, le Mécanisme européen de stabilité, emmené par le ministre allemand des finances Wolfgang Schaüble, a suspendu des mesures d’allègement de la dette grecque. Objectif ? Sanctionner le (...) →
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  • Dans ce lien la carte des médias 

    http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/ppa

    Le Monde diplomatique

    Cartes > Questions transversales > Médias
    INFORMATION SOUS CONTRÔLE
    Médias français : qui possède quoi
    Marie Beyer & Jérémie Fabre, juillet 2016 

    http://www.monde-diplomatique.fr/local/cache-vignettes/L890xH532/ppa-1-7-d54a8-770da.png

    Cette infographie sur les médias français est une refonte de la carte du Parti de la presse et de l’argent (PPA) réalisée pour Le Plan B en 2007 et mise à jour à l’occasion de la sortie du documentaire Les Nouveau Chiens de garde en 2012.

    Plutôt que l’exhaustivité, nous avons, avec l’association Action-Critique-Médias (Acrimed), fait le choix de la lisibilité, en simplifiant l’information. Ainsi, seuls les principaux propriétaires des médias sont indiqués ici, plutôt que la multitude de petits actionnaires qui cohabitent souvent avec eux (1).

    De même, alors qu’il existe plusieurs milliers de titres de presse en France (2), ne sont ici représentés que : 
    • les titres de presse écrite papier à diffusion nationale de type généraliste, économique et politique ; 
    • les titres de la presse quotidienne régionale ; 
    • la télévision nationale (et quelques chaînes de télévision locales) ; 
    • les canaux de radio à portée nationale ; 
    • certains sites d’information en ligne.

    Enfin, les groupes indépendants des puissances d’argent (Société nouvelle du journal L’Humanité, groupe Bayard-Presse propriétaire du quotidien La Croix) ainsi que la presse dite alternative ne sont pas représentés (3).

    Un travail en cours

    Il n’existe pas de source centralisée sur la composition du capital des titres de presse. Nous avons dû procéder groupe par groupe, média par média, afin de vérifier les informations contenues dans cette infographie. Des erreurs peuvent subsister. Pour nous les signaler ou proposer des améliorations : nous écrire ici.
    (1) Ces propriétaires n’ont cependant pas besoin de posséder une majorité d’actions au sein des groupes pour exercer leur pouvoir. Ainsi, grâce à des montages financiers complexes, Vincent Bolloré contrôle Vivendi avec 20 % des actions, Arnaud Lagardère contrôle Lagardère SCA avec 8 %, etc.

    (2) 4 351 en 2014, d’après l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

    (3) Lire « Quelques îlots résistent... » et Dominique Pinsolle, « Critique des médias, une histoire impétueuse », Le Monde diplomatique, avril 2016. Pour le cas particulier du Monde diplomatique, indépendant au sein du groupe Le Monde, voir « “Le Monde” et nous » (juillet 2010) et « “Le Monde” et le “Diplo” » (avril 2003).

    VOIR AUSSI

    Information sous contrôle
    Serge Halimi & Pierre Rimbert
    La dérive autoritaire du gouvernement de M. Manuel Valls doit beaucoup au climat de guerre sociale qu’entretiennent les principaux médias du pays. Subissant la férule de ses propriétaires, la presse renonce au rôle de défenseur des libertés politiques. →
    La plume dans la paie
    S. H. & P. R.
    Tous ensemble, tous ensemble…


  • Le Monde diplomatique
    Noam Chomsky et ses calomniateurs, par Jacques Bouveresse
    https://www.monde-diplomatique.fr/2010/05/BOUVERESSE/19088#st

    Voilà quelques années, Chomsky soulignait que les intellectuels de gauche peuvent très bien être victimes, par rapport aux gens ordinaires qu’ils prétendent représenter et défendre, d’un retard inquiétant qui s’est aggravé récemment de façon très perceptible. Déplorant ce qu’il appelle une tendance de la gauche à l’autodestruction, dont la conversion d’une bonne partie de ses représentants aux idées postmodernes constitue un symptôme caractéristique, il constatait qu’« il existe une base populaire pour affronter les problèmes humains qui font partie depuis longtemps du “projet des Lumières”. Un des éléments qui lui font défaut est la participation des intellectuels de gauche. (…) Leur abandon de ce projet est le signe (…) d’une nouvelle victoire de la culture du pouvoir et des privilèges, et il y contribue (2) ».

    Accuser les #médias, comme le fait Chomsky, de ne pas représenter la réalité telle qu’elle est et de déformer ou de passer régulièrement sous silence certains faits importants n’aurait évidemment pas grand sens si l’on devait accepter l’idée qu’il n’y a pas vraiment de faits, mais seulement des représentations de diverses sortes. Tout comme George Orwell, Chomsky trouve difficilement compréhensible et inquiétant le peu d’empressement que les intellectuels de gauche mettent à défendre des notions comme celles de « #vérité » et d’« #objectivité », quand ils ne proposent pas ouvertement de les considérer désormais comme réactionnaires et dépassées


  •  La sociale- La Fille de Brest : Deux films à ne pas Louper .

    «  La Sociale  » film Documentaire de Gilles PERRET dans lequel il rappelle les rôles historiques de Ambroise CROIZAT et pierre LAROQUE dans la réalisation de la Sécurité-Sociale, d’où l’accés aux soins .

    Aprés avoir vu ce documentaire, il convient de franchir une passerelle jusqu’au film d’emmanuelle BERCOT

    «  La Fille de Brest  » .

    Comment un médecin de l’hôpital public avec une équipe va réussir à convaincre, de l’escroquerie d’un laboratoire pharmaceutique,

    causant la mort de milliers de patients .

    Comment un tel laboratoire pèse de toute sa puissance sur les prescripteurs médecins et organismes publics .

    Alors pourquoi la Caisse d’Assurance Maladie ne se porte pas partie civile dans cette affaire .?



  • Le Monde diplomatique
    Dans le numéro de décembre 2016

    États-Unis, aux racines de la débâcle ; Venezuela, les raisons du chaos ; qui sont les rebelles syriens ? Les communs, un projet ambigu République démocratique du Congo ; le péril djihadiste gagne le Bangladesh ; Éleveurs de rennes contre mineurs en Suède ; timide introduction de la justice réparatrice dans le système français ; critique des médias, vingt ans après ; cartographie du pouvoir médiatique en France ; vieillir au féminin ; Boutros Boutros-Ghali, bête noire de l’administration Clinton ; révisionnisme au service des nationalistes en Europe centrale et orientale ; kung-fu et lutte de classe ; si chers amis (...)

    Venezuela, les raisons du chaos
    Renaud Lambert

    En novembre, manifestations populaires et tentatives de déstabilisation ont intensifié les convulsions politiques que connaît le Venezuela. Tout au long des années 2000, les réussites de la « révolution bolivarienne » d’Hugo Chávez avaient pourtant suscité l’enthousiasme des progressistes par-delà les frontières. Comment expliquer la crise que traverse actuellement le pays ?

    Building the Commune. Radical Democracy in Venezuela

    R. L.

    L’armée, le peuple et la mystique révolutionnaire

    Dirk Kruijt

    Comme en Bolivie, en Équateur et au Pérou, l’armée vénézuélienne recrute essentiellement parmi la classe ouvrière ou la frange basse de la classe moyenne. La formation militaire inculque aux soldats un nationalisme fervent qui mêle bien souvent patriotisme et notions de justice sociale.

    Qui sont les rebelles syriens 

    Bachir El-Khoury

    Après quatre ans de guerre, la bataille d’Alep reste cruciale pour l’avenir de la Syrie. Assiégés depuis septembre par les forces progouvernementales dans la partie est de la ville, les insurgés appartiennent essentiellement à des mouvements islamistes. Mais leurs milices n’ont pas le monopole de la radicalisation, de l’intégration de combattants étrangers ou du discours religieux.

    La bataille d’Alep et ses acteurs

    Cécile Marin

    DOSSIER ÉTATS-UNIS

    Aux racines de la débâcle

    Lâché par les médias conservateurs mais soutenu par ceux de la « droite alternative », M. Donald Trump, homme d’affaires sans expérience politique rendu célèbre par la télé-réalité, a remporté l’élection présidentielle américaine. Avec deux millions de voix de moins que son adversaire sur l’ensemble du pays, il doit sa victoire aux États-clés de la Rust Belt (« ceinture de la rouille ») qu’a délaissés Mme Hillary Clinton, jugée distante par les ouvriers blancs et méprisante par les Américains peu diplômés.

    La déroute de l’intelligentsia

    Serge Halimi

    Les Américains n’ont pas seulement élu un président sans expérience politique : ils ont également ignoré l’avis de l’écrasante majorité des journalistes, des artistes, des experts, des universitaires. Le choix en faveur de M. Donald Trump étant souvent lié au niveau d’instruction des électeurs, certains démocrates reprochent à leurs concitoyens de ne pas être assez cultivés.

    Triomphe du style paranoïaque

    Ibrahim Warde

    Les ambitions présidentielles de Donald Trump ne datent pas d’hier. Dès 1988, le promoteur immobilier avait tenté de devenir le colistier de George H. W. Bush. Les convictions de celui qui, le 20 janvier prochain, deviendra le quarante-cinquième président des États-Unis demeuraient cependant floues.

    Comment perdre une élection

    Jerome Karabel

    Un adversaire désavoué par son propre camp, une évolution démographique favorable, des moyens financiers considérables : les démocrates avaient toutes les cartes en main pour remporter l’élection présidentielle. Ils ont finalement été défaits, victimes de leur stratégie désastreuse.

    Tir groupé contre Bernie Sanders

    Thomas Frank

    Jamais la presse américaine n’avait aussi ouvertement pris parti dans une élection. Mois après mois, elle s’est employée à discréditer tous les candidats qui lui déplaisaient, à commencer par le sénateur « » du Vermont Bernie Sanders, concurrent de Mme Hillary Clinton lors de la primaire démocrate.

    Les communs, un projet ambigu
    Sébastien Broca

    Revivifiée dès les années 1980, la notion de « » ou de « biens communs » connaît une popularité croissante chez les militants de gauche. Qu’il s’agisse de la fourniture d’eau potable ou des logiciels libres, la gestion collective fait un sort au mythe selon lequel la privatisation serait garante d’efficacité. Mais ses partisans se défient aussi de l’État, auquel ils n’attribuent qu’un rôle circonscrit.

    Transition à haut risque en République démocratique du Congo

    Sabine Cessou

    Après des mois de contestation sévèrement réprimée en République démocratique du Congo, un premier ministre issu de l’opposition, M. Samy Badibanga, a été nommé le 17 novembre. Mais la transition politique reste incertaine, car le président Joseph Kabila pourrait briguer un troisième mandat, en dépit des remous que cela susciterait dans le pays et dans toute l’Afrique centrale.

    Omniprésence des intérêts étrangers

    S. C.

    Le péril djihadiste gagne le Bangladesh

    Jean-Luc Racine

    Marginalisés pour s’être compromis avec le Pakistan lors de la guerre de libération en 1971, les islamistes bangladais ont progressivement retrouvé leur influence. Certains sont passés à l’action violente. Les assassinats de personnalités athées et progressistes, puis l’attentat commis à Dacca cet été, ont placé la première ministre Sheikh Hasina face à ses responsabilités.

    Une histoire courte mais agitée

    Éleveurs de rennes contre mineurs

    Cédric Gouverneur

    Dans le Grand Nord suédois, les relations se tendent entre les partisans de l’ouverture de nouvelles mines et les populations saames. Viscéralement attaché à la préservation de la nature, ce peuple autochtone aspire à l’autodétermination. Le cadre légal suédois n’offrait pas cette possibilité ; mais une récente décision de justice pourrait changer la donne.

    Le seul peuple « » d’Europe

    C. G.

    Extraction minière en territoire saame

    C. M.

    « Il y a le procès, la condamnation... et puis plus rien 

    Léa Ducré & Margot Hemmerich

    À l’heure où le bien-fondé de la seule incarcération est de plus en plus discuté, le premier ministre français Manuel Valls a annoncé la construction de dix nouvelles prisons. D’autres solutions ont pourtant montré leur intérêt, en particulier celles impliquant les victimes. Innovation majeure de la loi de 2014, la justice réparatrice reste cependant encore confidentielle.

    Le rôle-clé des bénévoles au Canada

    L. D. & M. H.

    Des temps obscurs, une ligne claire

    Vieillir au féminin

    Juliette Rennes

    En avril 2016, en Suisse, une octogénaire a demandé - et obtenu - une aide au suicide car, « » selon son médecin, elle ne supportait pas de vieillir. Un signe du stigmate particulier attaché à l’avancée en âge chez les femmes. En France, deux personnalités se sont emparées de cette question longtemps négligée par les féministes.

    Un caillou dans la chaussure américaine

    Jean Ziegler

    En butte à l’hostilité de Washington, Boutros Boutros-Ghali n’a pu effectuer qu’un seul mandat de secrétaire général des Nations unies (1992-1996). En relatant cet épisode dans son dernier livre, le diplomate suisse Jean Ziegler balise le chemin étroit que devra emprunter M. António Guterres.

    Le choc des mémoires au mépris de l’histoire

    Jean-Arnault Dérens

    Dans plusieurs pays d’Europe centrale et orientale, la crise démographique et le pourrissement des questions sociales nourrissent le terreau des négationnistes. De façon de plus en plus ouverte, les nationalismes bâtis sur une réécriture de l’histoire font office de programmes politiques. De Stepan Bandera en Ukraine aux oustachis en Croatie, les criminels redeviennent des héros.

    Frénésie nationaliste en Hongrie

    Corentin Léotard

    Dominant la scène politique depuis 2010, le national-conservatisme du premier ministre Viktor Orbán prétend reconnecter la Hongrie au supposé cours naturel des choses et rejeter la gauche, qu’elle soit postcommuniste ou libérale, dans le camp des partisans d’une histoire honnie.

    Ukraine, jeux de miroirs pour héros troubles

    J.-A. D. & Laurent Geslin

    Début juillet 2016, le conseil municipal de Kiev décidait de rebaptiser l’avenue de Moscou « avenue Stepan-Bandera », du nom de ce nationaliste ukrainien très controversé. Ce changement de nom vise à mettre à distance l’héritage de l’Union soviétique autant que l’ombre menaçante du Kremlin. Il rappelle quelques mauvais souvenirs en Pologne, de l’autre côté de la frontière.

    Kung-fu et lutte de classe

    Daniel Paris-Clavel

    Loin de se résumer à de simples divertissements, beaucoup de films d’arts martiaux chinois parlent avant tout de justice et de dignité. Celle d’un individu, d’une classe ou d’un peuple opprimé qui relève la tête, se frotte le nez et fiche une raclée méritée à un tyran mieux armé. De quoi faire rêver bien des salariés...

    Si chers amis

    François Cusset

    Hier, l’amitié évoquait un lien aristocratique entre héros grecs ou écrivains fusionnels. Elle est descendue cette fois sur le plancher des vaches, jusqu’aux tuyaux de nos correspondances et aux allées du grand supermarché qui nous sert de monde. Elle est aujourd’hui partout et nulle.

    Certains articles sont désormais lus par des comédiens : retrouvez-les sur la page « Journal audio ».

    http://www.monde-diplomatique.fr/audio?mois=2016-12


  • Les moments forts du DIplo et de ses amis
    RENCONTRE DU 8 OCTOBRE DES AMD A PARIS

    Quand les intervenants évoquent les grands combats du « Diplo »

    La rencontre organisée à Paris le 8 octobre dernier pour célébrer le vingtième anniversaire de la création des Amis du Monde diplomatique a réuni plusieurs centaines de lecteurs, dont un grand nombre de jeunes.

    Le programme s’articulait autour de deux axes : d’un côté les menaces qui pèsent sur le peu qui subsiste de l’indépendance de la presse, et les propositions pour la restaurer et la garantir ; d’un autre côté, les grands combats duDiplo au cours des dernières décennies. Ces thèmes ont été traités par une dizaine d’intervenants et mis en débat avec le public.

    Beaucoup de participants ont souhaité pouvoir disposer des textes et vidéos des interventions. Les cinq premières que nous publions sont :

    « Pourquoi nous combattons » par Serge Halimi ;

    « Europe, la crise nécessaire » par Bernard Cassen (avec la vidéo) ;

    « Leur écologie et la nôtre, quarante ans après » par Razmig Keucheyan ;

    « Le Grand marché transatlantique n’est pas une pâtisserie comme les autres » par Renaud Lambert ;

    « Sommes-nous toujours en démocratie ? » par Anne Cécile Robert (avec la vidéo) .

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    BULLETIN D’ADHESION 2017

     


  • NANTES
    Café-Diplo – 3 décembre 2016

    Le samedi 3 décembre, à 11 heures, au Lieu Unique, café-Diplo autour de deux articles du numéro de novembre :

    « La deuxième génération des Mingong » de Loup Espargilière et Théau Monnet
    Prix du meilleur article étudiant de l’année 2016

    Leurs parents se sont tués à la tâche pour faire marcher « l’atelier du monde ». Comme eux, ils ont quitté la campagne par millions, partant à l’assaut des mégapoles chinoises dans l’espoir d’une vie meilleure. Mais leurs rêves se heurtent aux difficultés de la vie en ville, où ils ne disposent pas des mêmes droits que ceux qui y sont nés. Rencontre avec des « mingong », dans les quartiers ouvriers de Canton.

    et

    « Quitte ou double, de la Russie à Alep » de Jacques Lévesque

    Ravageuses, les guerres en Irak et en Syrie impliquent chaque jour davantage les puissances étrangères. La bataille qui s’engage à Mossoul inquiète les États-Unis, contraints de composer avec les rivalités régionales, notamment entre la Turquie, l’Iran et l’Arabie saoudite. D’autre part, une reprise sanglante d’Alep pourrait compromettre la dynamique diplomatique qui avait suivi l’engagement militaire direct de la Russie aux côtés du régime syrien.

    Contacts :
    Claudie Desfosses | claudie.desfosses@wanadoo.fr

    Nora Robin
    AMDNANTES44@GMAIL.COM
     


  • Retour sur nos 20 ans
    http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article5159.html Europe, la crise nécessaire
    PAR BERNARD CASSEN, PROFESSEUR ÉMÉRITE DE L’UNIVERSITÉ PARIS 8, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE MÉMOIRE DES LUTTES.

    Comme l’écrit Serge Halimi dans Le Monde diplomatique de ce mois d’octobre pour expliquer le regain d’influence du journal, « nous disposons d’une colonne vertébrale, de convictions anciennes et solides ».

    Chacune des interventions de cet après-midi présentera un thème - une vertèbre si nous voulons filer la métaphore anatomique –, à savoir un thème rédactionnel, et son articulation avec notre tronc commun de valeurs. La question européenne constitue à cet égard un cas d’école politique et médiatique.

    Cette question n’est véritablement entrée dans le débat public français que dans la deuxième moitié des années 1980 avec l’Acte unique de 1986, puis avec le traité de Maastricht de 1992. Auparavant, et cela depuis le traité de Rome de 1957, les élites politiques et administratives du continent, principalement issues des mouvances social-démocrate et démocrate chrétienne, s’étaient mises d’accord sur un principe simple : la construction européenne ne naîtrait pas d’une aspiration populaire, mais de la mise en œuvre en catimini et de manière terriblement efficace de la méthode dite « méthode Monnet », visant à créer des « solidarités de fait » baptisées « acquis communautaire » et donc irréversibles car verrouillées institutionnellement. Elles se situaient ainsi désormais hors de portée du suffrage universel.

    Ce qui pouvait se justifier dans le contexte d’après-guerre, pour lancer un processus susceptible de dépasser l’antagonisme franco-allemand, a été érigé en mode d’emploi permanent en vue de tenir les citoyens à l’écart. On comprend pourquoi. A l’insu de leur plein gré s’est en effet mis en place un objet politique que Jacques Delors avait jadis qualifié de non identifié, mais que l’histoire a rapidement permis de caractériser comme l’imposition du dogme néolibéral. Les mots clés de cet objet politique étaient et demeurent marché, concurrence, compétitivité, flexibilité, libre-échange, réformes structurelles. 
    Une autre conception de l’Europe, certainement très majoritaire dans les opinions publiques, aurait pu s’incarner dans d’autres mots clés tels que solidarité, coopération, réduction des inégalités, justice sociale. Il est significatif que les fameuses « libertés fondamentales » constamment invoquées par l’Union européenne soient les libertés de circulation des capitaux, des biens et des services. A cela s’ajoute une quatrième liberté, celle de la circulation et d’établissement, mais entendue comme outil de dumping social. Qui, parmi vous, serait disposé à descendre dans la rue pour défendre ces trois premières libertés et même la quatrième dont l’une des traductions récentes est le scandale des travailleurs détachés ?

    Le Diplo a joué un rôle majeur, et pas seulement en France, dans la mise en évidence de la véritable nature de l’Union européenne, tout en accueillant des contributions sur une autre Europe possible. Gênés aux entournures, les eurobéats des médias et de la politique ont souvent tenté de travestir les positions du journal en les qualifiant d’anti-européennes. Ce tir de barrage a atteint son paroxysme lors de la campagne du référendum sur le traité de Maastricht en 1992, et encore davantage dans celle du Traité constitutionnel européen en 2005. Pourtant, et contrairement à la plupart des éditorialistes des grands médias,- y compris ceux du service public - partisans inconditionnels du « oui » dans ces deux consultations populaires, le Diplon’a pas donné de consignes ou de vote à ses lecteurs. Il leur a fourni des éléments d’analyse que l’on ne trouvait pas beaucoup ailleurs et qui, il faut le reconnaître, n’étaient sans doute pas de nature à conduire au vote « oui ».

    Je dirais volontiers que la posture de notre journal est bien résumée dans le titre du numéro 22, de mai 1994 de Manière de voir : « Europe, l’utopie blessée », ce qui revient à dire que l’histoire de l’Europe ne se réduit pas au colonialisme, au grand massacre de la guerre de 14-18 et à l’Holocauste, et que son unité peut être une idée positive, une utopie réaliste. Tout comme l’est le rêve bolivarien d’intégration latino-américaine.

    Mais cette aspiration est prise en otage, mise à mal et délégitimée par les politiques de l’Europe réellement existante. Au point que, de l’avis même des dirigeants des institutions de Strasbourg, de Bruxelles et de Francfort, et aussi de bon nombre de responsables gouvernementaux, c’est l’existence même de l’Union européenne et de l’euro qui pourrait être remise en question. Ce qui ne signifie pas qu’ils en tirent toutes les conséquences. Sous couvert de relance, de réorientation ou de refondation de l’UE, ce qu’ils proposent est généralement une fuite en avant institutionnelle, mais au service des mêmes politiques néolibérales. C’est au moins un sujet sur lequel ils sont d’accord, alors qu’ils étalent leurs divisions sur la question devenue cruciale des flux migratoires.

    Aujourd’hui le diagnostic posé depuis longtemps par leDiplo est amplement validé. Sauf à s’accommoder d’un enlisement de l’UE sans perspective alternative, la nécessité est devenue criante de redéfinir un nouveau projet européen, mais un projet « qui intéresse les peuples » pour reprendre la formule de De Gaulle. Toute la question est de savoir s’il peut être mis en œuvre dans le cadre institutionnel actuel, ce qui me paraît relever de la quadrature du cercle, ou si, après une crise inaugurale, il implique une sortie de ce cadre pour en élaborer un nouveau, si possible en associant les forces de plusieurs pays.

    Le Diplo a fait œuvre pédagogique et civique en montrant que, dans les domaines les plus importants, il n’y a plus de politiques nationales, mais seulement des déclinaisons nationales de décisions prises au niveau européen, et dans la plupart des cas sans aucun contrôle des parlementaires des Etats membres. Dans ces conditions, tout programme électoral, présidentiel ou législatif, est un attrape-nigaud s’il ne commence pas par une redéfinition du contenu de l’objet politique Europe et de ses relations avec les nations qui le composent. Ne rien dire sur ce sujet reviendrait à cautionner le statu quo et à leurrer les électeurs par de fausses promesses.

    Dans la campagne des élections de l’an prochain en France, nous verrons bien si les candidats se prêtent à cet exercice… Le Diplo pourrait les y inciter par la publication de contributions en forme de piqûres de rappel. A partir de ces contributions, c’est un vaste chantier dont pourraient s’emparer dès à présent les Amis et leurs très actifs groupes locaux. Je suis persuadé qu’ils imprimeraient encore plus leur marque et celle du journal dans le débat public.
     


  • http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2016-11-26-mort-de-Fidel-Castro

    Le Monde diplomatique
    Les blogs du « Diplo » > La Valise diplomatique Mort de Fidel Castro

    Fidel Castro est mort vendredi 25 novembre, à l’âge de 90 ans. Il avait transmis le pouvoir en 2006 à son frère Raúl.
    26 novembre 2016
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    Fidel Castro, Havana, 1978
    cc Marcelo Montecino

    http://www.monde-diplomatique.fr/local/cache-vignettes/L890xH584/fidel-b545a.jpg

    Lors du deuxième sommet de la Communauté d’États latino-américains et caraïbes (Celac), le 29 janvier 2014, les dirigeants des trente-trois pays de la régions ont proclamé Fidel Castro « guide politique et moral d’Amérique », un titre qui illustre la stature singulière du « líder máximo ».

    David moderne, l’homme incarne la résistance contre le Goliath nord-américain. Invasion, tentatives d’assassinat, embargo économique, financement de l’opposition : Washington aura tout tenté pour renverser les « barbus » parvenus au pouvoir en 1959 et démontrer le danger de leurs ambitions. De la même façon que la menace soviétique a conduit les élites européennes à quelques concessions au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, Cuba a — un temps — obligé les États-Unis à modifier leur approche de leur « arrière-cour ». Dès le 13 mars 1961, le président John Fitzgerald Kennedy proclame : « Transformons à nouveau le continent américain en un vaste creuset d’idées révolutionnaires (…). Réveillons à nouveau notre révolution américaine jusqu’à ce qu’elle guide les combats des peuples en tout lieu. ». Aurait-il employé un tel vocabulaire si les combattants de la Sierra Maestra n’avaient pas, défiant tous les pronostics, toutes les prudences, défait une dictature corrompue inféodée aux États-Unis ? Il fallut néanmoins attendre plus d’un demi siècle avant que Washington ne lève (en partie) l’embargo qu’il infligea à l’État et au peuple qui avaient introduit le désordre — c’est-à-dire un peu de justice — dans une région longtemps peuplée de dictateurs et de tyrans.

    Cuba a presque la population de sa voisine Haïti. Cela donne une idée de ce qu’aurait pu devenir le pays en matière d’éducation, de santé, de fierté nationale, de prestige international sans la révolution. Quel pays aujourd’hui n’est pas représenté à La Havane par des diplomates de talent ? Une telle reconnaissance, nourrie par l’épopée d’une des plus grandes révolutions de l’histoire de l’humanité, a reposé sur des hommes hors du commun. Au départ, ils n’étaient qu’une poignée. Fidel Castro fut du nombre. A l’âge de 13 ans, il organisait sa première insurrection : celle des travailleurs des champs de canne à sucre de son père (1).

    En 1960, en visite à Cuba, Jean-Paul Sartre choisit justement de titrer « Ouragan sur le sucre » la série d’articles qu’il consacra à l’île qui venait de rendre sa fierté à l’Amérique latine et qui s’apprêtait à devenir un quartier général des révolutionnaires de la Tricontinentale. Sartre écrivait : « Le plus grand scandale de la révolution cubaine n’est pas d’avoir exproprié les planteurs, mais d’avoir mis les enfants au pouvoir. (…) S’il faut un fil conducteur — et il en faut un — la jeunesse est l’évidence la plus immédiate, la plus indéniable ; (…) ici, sans cesser d’être un âge de la vie, elle est devenue une qualité intérieure de ses chefs. (…) Il faut n’avoir pas trop vécu pour commander ; pour obéir, il suffit d’avoir plus de trente ans. (2) »

    Mais le philosophe avertissait : « Quand l’homme-orchestre est trop vieux, la révolution grince, elle est raide. » Au fil des décennies, les pénuries, les procès, la répression ont assombri le bilan éclatant de la révolution. Et, depuis des années déjà, Cuba n’appartient plus vraiment à l’homme orchestre qui l’a fait exister dans la conscience des peuples du monde entier.

    Lire aussi :
    DANS « LE MONDE DIPLOMATIQUE »
    La conférence de la Havane pourrait donner le signal d’une nouvelle marche en avant
    Edouard Bailby, janvier 1966
    La conférence tricontinentale, qui siège du 3 au 14 janvier 1966, à La Havane, constitue pour le régime de M. Fidel Castro une double victoire. Elle souligne, d’une part, quelques (...) →
    Cuba poursuit ses efforts pour affirmer sa volonté d’indépendance nationale
    Claude Julien, mars 1969
    Des incidents relativement mineurs viennent périodiquement rappeler que la fièvre règne toujours autour de Cuba. Si l’année 1968 a enregistré un record par le nombre d’avions étrangers (...) →
    Le nouveau défi cubain
    Bernard Cassen, janvier 1976 aperçu
    « Nous ne nous croisons pas les bras quand nous voyons un peuple africain, un peuple frère, brutalement attaqué par l’Afrique du Sud. Nous ne nous croisons pas les bras et nous ne nous (...) →
    Julio Cortazar : les couleurs contre la « grisaille socialiste »
    Julio Cortazar, février 1977
    Au cours d’un voyage de plusieurs semaines en Amérique centrale (Costa-Rica, Jamaïque, Trinité-et-Tobago, Guadeloupe, Mexique, Venezuela), l’écrivain argentin Julio Cortazar a passé un (...) →
    Révolutions
    Ignacio Ramonet, septembre 1989
    « Le premier trait de la corruption des moeurs, c’est le bannissement de la vérité. » Montaigne. « Ni rois, ni nobles » , avaient décrété les hommes de 1789, et cela parut alors la plus (...) →
    Cuba confrontée à la question noire
    Francis Pisani, septembre 1992
    De tous les pays d’Amérique latine, Cuba est celui qui a le plus fait pour combattre le racisme, en particulier par l’éducation et la scolarisation de ses enfants. Mais, plus de trente (...) →
    Cuba, forteresse assiégée
    Janette Habel, février 1993 aperçu
    Quelle attitude adoptera le nouveau président des Etats-Unis à l’égard de Cuba ? De la réponse à cette question dépend, en grande partie, l’évolution du régime de M. Fidel Castro confronté (...) →
    Miser sur l’Eglise pour sauver la révolution cubaine ?
    J. H., février 1997 aperçu
    Alors qu’un embargo imposé par les Etats-Unis gêne considérablement la vie économique à Cuba, la nouvelle loi Helms-Burton, votée à Washington, en aggrave les effets. D’autant que les (...) →
    Une Internationale… de la santé
    Hernando Calvo Ospina, août 2006
    Au Venezuela, 14 000 médecins cubains soignent gratuitement les plus pauvres. Rarement médiatisée, cette opération n’est toutefois que la partie émergée d’une coopération sanitaire de La (...) →
    Age d’or
    I. R., Manière de voir nº 90, décembre 2006-janvier 2007 aperçu
    L’Amérique latine connaît une sorte d’âge d’or politique. Au cours de son histoire tragique, depuis le début du XIXe siècle, jamais cette région n’a vécu une si large période de paix (un (...) →
    Cinq Cubains à la Une
    Maurice Lemoine, novembre 2010
    Il y a dix ans, le 27 novembre 2000, s’ouvrait à Miami le procès de cinq Cubains qui, pour avoir infiltré les réseaux criminels agissant contre l’île depuis la Floride, ont été condamnés (...) →
    Ainsi vivent les Cubains
    Renaud Lambert, avril 2011
    La population cubaine savait que M. Fidel Castro avait cédé la présidence du pays à son frère Raúl. Le 22 mars, elle a découvert qu’il lui avait également confié la direction du Parti (...) →
    Dégel sous les tropiques entre Washington et La Havane
    Patrick Howlett-Martin, novembre 2014
    De part et d’autre de l’Atlantique, un mouvement similaire de détente vis-à-vis de Cuba semble se dessiner. Le 11 octobre 2014, un éditorial du très influent « New York Times » enjoignait (...) →
    Histoire Communisme Géopolitique Personnalités Relations Est-Ouest Relations internationales Cuba États-Unis (affaires extérieures)

    La Valise diplomatique contient essentiellement des textes signés — ou non-signés — par des membres de la rédaction, ou commandés par eux, en réaction à une actualité dont le journal papier ne s’est pas emparé sur le moment.

    Elle héberge également des dossiers d’actualité, souvent composés d’une liste d’archives du Monde diplomatique et de ressources externes.


  • NANTES
    Café-Diplo – 3 décembre 2016

    Le samedi 3 décembre, à 11 heures, au Lieu Unique, café-Diplo autour de deux articles du numéro de novembre :

    « Quitte ou double, de la Russie à Alep » de Jacques Lévesque.

    Ravageuses, les guerres en Irak et en Syrie impliquent chaque jour davantage les puissances étrangères. La bataille qui s’engage à Mossoul inquiète les États-Unis, contraints de composer avec les rivalités régionales, notamment entre la Turquie, l’Iran et l’Arabie saoudite. D’autre part, une reprise sanglante d’Alep pourrait compromettre la dynamique diplomatique qui avait suivi l’engagement militaire direct de la Russie aux côtés du régime syrien.

    et « La deuxième génération des Mingong » de Loup Espargilière et Théau Monnet
    Leurs parents se sont tués à la tâche pour faire marcher « l’atelier du monde ». Comme eux, ils ont quitté la campagne par millions, partant à l’assaut des mégapoles chinoises dans l’espoir d’une vie meilleure. Mais leurs rêves se heurtent aux difficultés de la vie en ville, où ils ne disposent pas des mêmes droits que ceux qui y sont nés. Rencontre avec des « mingong », dans les quartiers ouvriers de Canton.

    Claudie Desfossès
    Desfosses |claudie.desfosses@wanadoo.fr

    Nora Robin
    amdnantes44@gmail.com