• NANTES – 7 JUIN 2018
    Café-diplo

    Le jeudi 7 juin, à 19 heures, l’Alter café, 21, quai des Antilles à Nantes : « café-Diplo » autour de deux articles :

    de Michel Pigenet & André Vitalis « Épineuse indépendance syndicale » (Le Monde diplomatique, mai 2018).

    Certains proposent de la « réinterroger », d’autres de la « dépasser ». Parce qu’elle affirme l’indépendance des syndicats à l’égard des partis politiques, la charte d’Amiens est parfois présentée comme un obstacle à la convergence des luttes. Adopté par la Confédération générale du travail en 1906, ce texte fondateur ne se résume pourtant pas à une séparation hermétique entre social et politique.

    de Kyle G. Brown « L’Afrique dépouillée de ses poissons » (Le Monde diplomatique, mai 2018).

    Les océans font l’objet d’une exploitation si intense qu’elle met en péril la reproduction de nombreuses espèces. L’accaparement des eaux poissonneuses de l’Afrique par les chalutiers industriels français, espagnols, chinois, coréens, japonais ou russes menace la sécurité alimentaire du continent. Il prend une forme légale avec les accords ouvrant les zones côtières aux navires des pays riches, auxquels s’ajoute un pillage à grande échelle contre lequel la lutte semble inégale.

    Nous ajouterons Vous n’aurez pas ma souffrance de Walter Benn Michaels, dernière page - mai 2018.

    Claudie Desfosses | claudie.desfosses@orange.fr
    Autre contact : amdnantes44@gmail.com


  • NANTES – 17 MAI 2018
    Café-Diplo

    Le jeudi 17 mai, à 19 heures, au café « Le Flesselles », 3, allée Flesselles : « café-Diplo » autour de deux articles :

    de François Pellegrini & André Vitalis « L’ère du fichage généralisé » (Le Monde diplomatique, avril 2018).

    Au nom de la lutte contre l’usurpation d’identité (quelques centaines chaque année), le gouvernement français a autorisé en 2016 la création d’un mégafichier regroupant les données, notamment biométriques, de tous les titulaires d’une carte d’identité ou d’un passeport. Passée inaperçue dans le contexte sécuritaire actuel, cette décision ne pourrait que servir un éventuel régime autoritaire.

    de Anne-Cécile Robert « L’ordre international piétiné par ses garants » (Le Monde diplomatique, février 2018).

    En violant les résolutions des Nations unies sur Jérusalem, les États-Unis illustrent l’un des dangers majeurs de la géopolitique actuelle : l’affaiblissement des fondements de la légalité internationale, née en 1945 d’une certaine idée de la civilisation. Alors que la fin de la guerre froide offrait l’occasion de réaffirmer une règle commune, les Occidentaux ont poussé leur avantage et donné le mauvais exemple.

    Claudie Desfosses | claudie.desfosses@orange.fr

    Autre contact : amdnantes44@gmail.com ; nora.robin@yahoo.fr


  • COMMUNIQUE : SCIENCES PO ENTRE DANS LA LUTTE
    Les étudiant.e.s de Sciences Po Paris réuni.e.s en AG ce 17 avril ont pris collectivement la décision d’occuper pacifiquement le bâtiment principal de l’école de manière reconductible. Cette décision vaut jusqu’au retrait de la loi ORE et de toutes les lois antisociales et racistes portées par ce gouvernement (loi asile et immigration, casse de la fonction publique...), et pour lesquelles le terrain est préparé depuis de nombreuses législatures maintenant. Face à cette vaste entreprise néolibérale et raciste menée sur tous les fronts par Macron, nous considérons comme essentiel de nous mobiliser de manière concrète, en bloquant les lieux de production de richesses et de savoir.

    En tant qu’étudiant.e.s à Sciences Po, certaine.s diront que nous n’avons pas notre mot à dire dans le mouvement social étudiant actuel contre la sélection, puisque notre école est par essence sélective : nous estimons que notre école sert de laboratoire aux politiques d’éducation néolibérales et racistes telles que celles orchestrées aujourd’hui par le gouvernement.

    Malgré les mesures mises en place en faveur de plus de diversité, Sciences Po nous laisse un aperçu de ce à quoi ressemblera l’enseignement supérieur si nous laissons faire Macron. L’accès à l’école reste fortement inégalitaire, une sélection sociale qui se renforce au cours de la scolarité du fait de la pression scolaire et mentale subie. A cela s’ajoutent de fortes violences sexistes, racistes et de classe reproduites tant par l’institution que par le corps enseignant et étudiant et contre lesquelles rien n’est fait.

    De plus, occuper Sciences Po est fortement symbolique : en tant que fac où a étudié Emmanuel Macron et de nombreux membres de sa majorité parlementaire, celle-ci se fait le relais académique et symbolique de l’idéologie néolibérale et raciste dominante, qui transparaît tant dans la gestion de l’école que dans les contenus des enseignements. De nombreuses multinationales subventionnent notre école pour que soient vantées dans nos cours leurs pratiques d’exploitation des travailleur.euse.s, d’appropriation des ressources naturelles dans les pays du Sud Global, de violations des droits humains et de destruction de la planète. Cours d’économie néolibérale obligatoire en première année, cours néocoloniaux sur entrepreneuriat en Afrique, sur le droit du pétrole en master Énergie, sur la meilleure manière de licencier des salarié.e.s en master Ressources Humaines... Notre école est pleine de ces modules visant à former les hauts fonctionnaires zélés du régime libéral et autoritaire et les délinquants à col blanc qui ne cessent de renforcer leurs positions.

    Pour ces raisons, nous appelons tou.te.s les étudiant.e.s révolté.e.s par la politique de Macron, de Mion et de leurs allié.e.s à nous rejoindre pour faire de Sciences Po un lieu ouvert à tou.te.s, étudiant.e.s, chômeur.se.s, précaires, salarié.e.s, exilé.e.s, avec ou sans papiers, en vue de briser ce temple de l’enseignement injuste, inégalitaire et élitiste que l’on essaie de nous imposer.
    Nous, étudiant.e.s de Sciences Po réuni.e.s en AG :
    - tenons avant tout à préciser que les appariteur.se.s et personnels de sécurité ne sont pour rien dans notre mobilisation, et qu’aucune sanction ne sera tolérée contre elles et eux.
    - demandons la non-comptabilisation des absences les jours de manifestation, afin de permettre à chacun.e.s de pouvoir y participer et de se mobiliser pour ses droits.
    - actons le fait que le pouvoir est entre les mains d’une élite, et que les tractations de couloir sont malheureusement très efficaces pour faire advenir le changement. Aussi, nous demandons à Frédéric Mion, directeur de l’IEP, de faire marcher ses réseaux pour obtenir le retrait de tous les projets de loi que nous condamnons. Si des ordonnances permettent de les appliquer, deux ou trois coups de téléphone seront bien en mesure de les abroger.
    - Nous invitons les enseignant.e.s à réfléchir et discuter avec nous afin de construire une pédagogie nouvelle et de décloisonner les savoirs. Les enseignant.e.s vacataires, précarisé.e.s par les mêmes logiques qui conduisent aujourd’hui à la sélection, réclament que leurs cours soient payés quand bien même ils ne seraient pas assurés du fait de l’occupation.

    Aujourd’hui, nous occupons Sciences Po pour bloquer la production de ce savoir dominant qui forme les fondations du monde actuel qui sont classistes, racistes, sexistes.
    Nous occupons Sciences Po pour bloquer la reproduction des élites libérales, celles qui aujourd’hui sélectionnent aux frontières et à l’université, privatisent le pays et précarisent les plus exposé.e.s.
    Nous occupons Sciences Po car nous ne voulons plus écouter la litanie de vos théories dominantes, qui ne laissent aucun espace aux savoirs critiques et passent au rouleau compresseur la possibilité d’inventer un autre savoir pour un autre monde.
    Nous occupons Sciences Po contre leurs contrôles et leurs caméras, et avec notre désir de faire de notre école un lieu de rencontre et d’émancipation ; contre leur néo-management, nous affirmons l’entraide, la solidarité, l’autogestion et la lutte concrète et efficace contre toutes les formes d’oppression.
    Nous occupons Sciences Po en soutien à tou.te.s les exilé.e.s et notamment celleux qui occupent le bâtiment A de Paris 8 et leur demande de régularisation collective.
    Nous occupons Sciences Po parce que Macron en est sorti, et que nous ne voulons pas finir comme lui.


  • Café-Diplo à Nantes
    Le jeudi 19 avril, à 19 heures, au café « Le Flesselles », 3, allée Flesselles : « café-Diplo » autour du numéro de mars 2018 :

    de Claire Lecœuvre « Pourquoi manger bio ? ».

    L’association Générations futures a dévoilé le 20 février un rapport sur la présence de pesticides dans les produits agricoles : 73 % des fruits analysés pendant cinq ans et 41 % des légumes étaient contaminés. De quoi renforcer encore l’intérêt pour l’agriculture biologique. Mais que disent les études scientifiques sur les bienfaits de cette dernière en termes d’environnement comme de santé ?

    de Gérard Pommier « La médicalisation de l’expérience humaine ».

    Une perturbation de l’humeur, des moments de chagrin ou de tension sont-ils toujours signes de maladie ? La psychiatrie européenne a longtemps su en évaluer la gravité et trouver les prescriptions appropriées, du médicament à la cure psychanalytique. L’industrie pharmaceutique incite en revanche, sous couvert de science, à transformer des difficultés normales en pathologies pour lesquelles elle offre une solution.

    Claudie Desfosses | claudie.desfosses@orange.fr


  • NANTES – JEUDI 22 MARS 2018
    CAFÉ-DIPLO
    à 19 heures, au café « Le Flesselles », 3, allée Flesselles

    Deux sujets :

    – Le saint empire économique allemand" de Pierre Rimbert (Monde Diplomatique Février 2018)

    – Overdoses sur ordonnance
    « café-Diplo » autour de l’article de Maxime Robin « Overdoses sur ordonnance », paru dans Le Monde diplomatique de février 2018.

    Ils tuent davantage que les accidents de la route ou les armes à feu. Après avoir ravagé les ghettos noirs dans les années 1990, les opiacés déciment désormais les banlieues pavillonnaires et la petite classe moyenne américaines. Inédite par son ampleur et par ses victimes, cette épidémie d’overdoses l’est aussi par son origine : les consommateurs sont devenus dépendants en avalant des antidouleurs prescrits par leur médecin.

    Contact :
    Claudie Desfosses | claudie.desfosses@orange.fr


  • Larzac 1973

    L’émission Concordance des temps sur France culture vient de consacrer une émission au conflit du Larzac dans les années 1970. Les paysans-travailleurs de Loire-Atlantique, sous la houlette du charismatique Bernard Lambert, firent beaucoup pour le succès du grand rassemblement de l’été 1973.

    Emission à écouter en streaming à cette adresse : https://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/le-conflit-du-larzac-archaique-ou-moderne


  • « Café-Diplo » à Nantes

    Le jeudi 15 février, à 19 h 30, au café « Le Flesselles », 3, allée Flesselles : « café-Diplo » autour du numéro de janvier 2018 et notamment deux articles :

    de Nabil Mouline « Petits arrangements avec le wahhabisme ».

    Héritier du trône, le Prince Mohammed Ben Salman entend réformer le royaume saoudien de manière profonde et sur tous les plans. Ses promesses de s’attaquer aux causes de l’extrémisme ne sont pas forcément synonymes d’une « déwahhabisation » du pays. Soutien et caution religieuse de la monarchie, les dignitaires wahhabites ont toujours su s’adapter aux précédentes tentatives de contrôle.

    de Vincent Sizaire « Le juge européen peut-il être un contre-pouvoir au service de la démocratie ? ».

    L’application du droit de l’Union européenne par la Cour de justice de Luxembourg verrouille l’empire du néolibéralisme sur la conduite des politiques publiques. Mais les ressources du droit européen dépassent ce cadre et cette grille de lecture. Déjà régulièrement garant des droits civils et politiques, le juge pourrait être saisi plus souvent sur l’application des droits sociaux.

    Contacts :
    claudie.desfosses@orange.fr
    nora.robin@yahoo.fr
    amdnantes44@gmail.com


  • Prochain café diplo à Nantes : 16/11 19h30

    Au café le Fleyselles, 3 allée Fleyselles. Nantes 44000

    Autour des articles
    – « L’enfer du miracle allemand », paru dans le numéro de septembre 2017
    – « Le complot des anticomplotistes », paru dans le numéro d’octobre 2017

    Débat animé par Claudie DESFOSSES (claudie.desfosses@wanadoo.fr)


  • AMD NANTES – 11 OCTOBRE 2017
    L’Empire de l’or rouge. Enquête mondiale sur la tomate d’industrie

    Le mercredi 11 octobre, à 19 h 30, au Flesselles, 3, allée Flesselles, rencontre avec Jean-Baptiste Malet autour de son ouvrage L’Empire de l’or rouge. Enquête mondiale sur la tomate d’industrie (Fayard) et de son article « Le capitalisme raconté par le ketchup » dans Le Monde diplomatique de juin.

    Réservation auprès de Claudie Desfossés : claudie.desfosses@wanadoo.fr

    La force d’un système économique tient à sa capacité à s’insinuer dans les moindres replis de l’existence, et en particulier dans nos assiettes. Une banale boite de concentré de tomate contient ainsi deux siècles d’histoire du capitalisme. Pour son nouvel ouvrage, Jean-Baptiste Malet a mené une enquête au long cours sur quatre continents. Une géopolitique de la « malbouffe » dont il présente ici un tour d’horizon inédit.


  • Prochain Rdv des AMD Nantes
    Débat conférence sur le commerce de la tomate

    Le 11 OCTOBRE, nous accueillerons Jean-Baptiste Malet de 19h00 à 22h au Fleyselles autour de son enquête mondiale sur la tomate « L’Empire de l’Or rouge » dont un extrait est paru dans le Monde Diplomatique de Juillet. Il viendra exposer son travail et nous pourrons débattre avec lui de cet exemple de développement du capitalisme mondial et de ses conséquences.
    A cette occasion, il dédicacera son livre. (Jean-Baptiste Malet est un jeune journaliste précaire)

    Venez nombreux.

    Contact :
    claudie.desfosses@wanadoo.fr


  • AMD Nantes

    Le premier documentaire de Jonathan Attias et Alexandre Lumbroso, « Des Clics de Conscience », sort le 4 octobre.

    Le film est notamment soutenu au niveau national et au niveau local par les Amis du Monde Diplomatique.

    Synopsis :
    Des pétitions, nous en signons de plus en plus sur internet. Mais que deviennent réellement ces clics une fois nos signatures récoltées ? En lançant #YesWeGraine, pétition destinée à préserver les semences traditionnelles, Alexandre et Jonathan ont mis en lumière la puissance du pouvoir citoyen.
    D’espoirs en désillusions, des potagers à la COP21, du Mexique au Sénat, Des Clics de Conscience fait germer le désir d’une reconquête démocratique.

    Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=Rp44nMlVYcQ



    ► Une avant-première du film à eu lieu jeudi 21 septembre à 20h30 au Cinéma Le Concorde de Nantes, suivie par un ciné-débat avec Alexandre Lumbroso (co-réalisateur et protagoniste) en présence des AMD de Nantes.


  • AMD Nantes
    Débat conférence le 11/10/17
    « L’Empire de l’Or rouge »

    Le 11 OCTOBRE, nous accueillerons Jean-Baptiste Malet de 19h00 à 22h au Fleyselles autour de son enquête mondiale sur la tomate « L’Empire de l’Or rouge » dont un extrait est paru dans le Monde Diplomatique de Juillet. Il viendra exposer son travail et nous pourrons débattre avec lui de cet exemple de développement du capitalisme mondial et de ses conséquences.
    A cette occasion, il dédicacera son livre. (Jean-Baptiste Malet est un jeune journaliste précaire)

    Le nombre de places étant limité, il est impératif de s’inscrire et en cas de nombre important de participants, nous organiserons 2 interventions : l’une à 19H l’autre à 20H30.
    Merci de contacter Claudie Desfosses | claudie.desfosses@orange.fr


  • AMD Nantes 3 dates à retenir :
    – 14/09/17 Café-Diplo
    – 20/09/17 Cinéma le Concorde, en avant première : "Des clics de conscience"
    – 11/10/17 Débat-conférence autour d’une enquête mondiale sur la tomate "l’Empire de l’or rouge"

    Café-Diplo à Nantes

    Le jeudi 14 septembre, à 19 h 30, au café « Le Fleyselles », 3, allée Fleyselles : « café-Diplo » autour de deux articles du numéro d’août :

    « Anatomie d’une triple crise » de Razmig Keucheyan

    Il y a dix ans éclatait la crise financière la plus grave depuis 1929. Les banquiers ont repris leurs affaires habituelles, mais l’onde de choc continue de se propager. Elle a rendu caducs certains modèles de croissance et provoqué un discrédit massif du monde politique. À ces deux crises s’ajoute celle, écologique, qui menace la planète elle-même. Comment les pensées critiques articulent-elles ces trois dimensions ?

    et « L’air conditionné à l’assaut de la planète » de Benoît Bréville

    Qui n’a jamais rêvé, quand la chaleur devient étouffante, de brancher le climatiseur pour profiter d’une brise de fraîcheur ? Alimentée par les canicules à répétition, cette tentation n’a rien d’anodin : l’air conditionné change les modes de vie des pays où il s’implante.

    Cinéma

    Les Amis du Monde Diplomatique soutiennent le premier documentaire de Jonathan Attias et Alexandre Lumbroso "Des clics de conscience" qui sort le 4 Octobre

    EN AVANT PREMIERE A NANTES LE 20 SEPTEMBRE à 20H30

    ► au Cinéma Le Concorde de Nantes, la projection sera suivie d’un ciné-débat avec Alexandre Lumbroso (co-réalisateur et protagoniste).

    Synopsis :
    Des pétitions, nous en signons de plus en plus sur internet. Mais que deviennent réellement ces clics une fois nos signatures récoltées ? En lançant #YesWeGraine, pétition destinée à préserver les semences traditionnelles, Alexandre et Jonathan ont mis en lumière la puissance du pouvoir citoyen.
    D’espoirs en désillusions, des potagers à la COP21, du Mexique au Sénat, Des Clics de Conscience fait germer le désir d’une reconquête démocratique.

    Débat conférence

    Le 11 OCTOBRE, nous accueillerons Jean-Baptiste Malet de 19h00 à 22h au Fleyselles autour de son enquête mondiale sur la tomate "L’Empire de l’Or rouge" dont un extrait est paru dans le Monde Diplomatique de Juillet. Il viendra exposer son travail et nous pourrons débattre avec lui de cet exemple de développement du capitalisme mondial et de ses conséquences.
    A cette occasion, il dédicacera son livre. (Jean-Baptiste Malet est un jeune journaliste précaire)

    Le nombre de places étant limité, il est impératif de s’inscrire et en cas de nombre important de participants, nous organiserons 2 interventions : l’une à 19H l’autre à 20H30.
    Merci de contacter Claudie Desfosses | claudie.desfosses@orange.fr


  • NANTES – 14 SEPTEMBRE 2017
    Café-Diplo à Nantes

    Le jeudi 14 septembre, à 19 h 30, au café « Le Fleyselles », 3, allée Fleyselles : « café-Diplo » autour de deux articles du numéro d’août :

    « Anatomie d’une triple crise » de Razmig Keucheyan

    Il y a dix ans éclatait la crise financière la plus grave depuis 1929. Les banquiers ont repris leurs affaires habituelles, mais l’onde de choc continue de se propager. Elle a rendu caducs certains modèles de croissance et provoqué un discrédit massif du monde politique. À ces deux crises s’ajoute celle, écologique, qui menace la planète elle-même. Comment les pensées critiques articulent-elles ces trois dimensions ?

    et « L’air conditionné à l’assaut de la planète » de Benoît Bréville

    Qui n’a jamais rêvé, quand la chaleur devient étouffante, de brancher le climatiseur pour profiter d’une brise de fraîcheur ? Alimentée par les canicules à répétition, cette tentation n’a rien d’anodin : l’air conditionné change les modes de vie des pays où il s’implante.

    Claudie Desfosses | claudie.desfosses@orange.fr

    Nora Robin
    AMDNantes44@gmail.com


  • http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article111.html

    glossaire néo-libéral
    Voici la sixième édition de ce glossaire, enrichie de nouvelles contributions (comme celles de Paul Laurendeau et Mathieu Gauthier, du Canada, de Bernard Berthelot, de Saint-Quentin, dans l’Aisne, de Christian Paroissin, de Paris, de David Krieff, de New York, de Robert Libiszewski (que j’invite à me préciser le sens de Performance), de Maisons-Lafitte, et d’un lecteur – auteur de Rebondir – dont j’ai malheureusement perdu le nom et que j’invite à me recontacter). Je vous signale aussi la nouvelle adresse électronique de Gérard Leduc, à l’origine de cette initiative : yg.leduc@wanadoo.fr Pour rendre le texte plus visible, j’en ai aussi changé le titre.

    Le glossaire ci-après, avec l’introduction de Gérard Leduc (Ami du Diplo de Tours), constitue un travail de fond des Amis du Diplo de Tours. L’idée qui a présidé à sa naissance est que le maître des mots est maître des idées et celui-ci maître des esprits. En ce sens, il se situe dans le droit fil des préoccupations du Diplo, qui avait établi, il y a plusieurs années, que le communisme (entendu au sens courant) avait perdu la bataille des mots – donc la bataille des idées – bien avant de s’écrouler, à Berlin, le 9 novembre 1989. Ce glossaire est destiné à s’enrichir au fil des séances, au gré de l’imagination de chacun de nous. Il a pour dessein d’inciter le lecteur à débusquer, derrière des termes innocents, les perversions du langage provoquées par la doxa néo-libérale. Il s’agit donc, en décapant chaque mot, de repousser l’emprise du vocabulaire des nouveaux chiens de garde. Il n’est pas nécessaire d’éliminer les mots en question, il suffit de supprimer leur halo. Je m’explique : chaque mot ne se termine pas lorsqu’on a fini de l’énoncer. Le sens qu’il porte, comme la couleur d’un objet, irradie les termes environnants (ex. : le bleu ou le rouge n’apparaissent pas semblables selon qu’ils reposent sur une surface jaune, blanche ou noire). Il en est ainsi des mots qui, judicieusement disposés dans un discours, « colorent » ce discours d’une façon particulière. Leur influence est d’autant plus grande – et plus pernicieuse – qu’il s’agit de mots a priori « neutres ». Si nous les identifions, non seulement nous supprimons leur halo mais nous en éliminons l’influence, puisque leur force est précisément d’être invisibles. C’est le « test de Dracula » : exposés à la lumière, ils meurent.

    Albanais : modèle social paranoïaque, autarcique et bunkérisé de feu Enver Hodja auquel les zozos altermondalistes veulent délibérément ramener notre pays alors que celui-ci doit s’engager plus que jamais sur la voie de la repentance et du rattrapage économique par le truchement de sa douloureuse mais nécessaire modernisation. (Définition aimablement proposée par Jean-Luc Perrin).

    Archaïque (archaïsme) : traction hippomobile, lampe à pétrole, moulin à eau, impôt, salaire minimum, congés payés, grève, conventions collectives, retraite par répartition, refus de la Bourse. Les Français, non contents de garder leurs habitudes archaïques, s’y vautrent. Ainsi en est-il de leur regrettable réticence à l’égard de la Bourse, de leur attachement lamentable à des pratiques incompréhensibles, telle la réduction du temps de travail, que les pays étrangers (voir ce nom) considèrent avec la condescendance qui sied à ce genre de fantaisie. Superlatif : paléolithique (voir ce mot).

    Suite sur ce lien :
    http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article111.html


  • NANTES – 22 JUIN 2107
    Café-Diplo

    Le jeudi 22 juin, à 19 h 30, au café « Le Fleyselles », 3, allée Fleyselles : « café-Diplo » autour de deux articles du numéro de mai :

    « Le talon d’Achille du nucléaire français » d’Agnès Sinaï

    Pendant le prochain quinquennat, 53 des 58 réacteurs du parc atomique français dépasseront les quarante années de fonctionnement. Faudra-t-il prolonger leur exploitation au-delà de la durée prévue lors de leur conception, remplacer ces centrales par une nouvelle génération ou sortir progressivement du nucléaire ? L’histoire édifiante d’une pièce essentielle du dispositif de sûreté interroge les choix à venir.

    et « Les réfugiés, une bonne affaire » de Nicolas Autheman

    Les désastres humanitaires ne sont pas désastreux pour tout le monde. Cabinet d’audit, vendeur de cartes de paiement ou géant de l’ameublement : sitôt qu’un camp ouvre, des entreprises se précipitent pour profiter d’une « industrie de l’aide » dont le volume annuel dépasse 25 milliards de dollars.

    Claudie Desfosses | claudie.desfosses@wanadoo.fr

    Nora Robin
    amdnantes44@gmail.com


  • AMD Nantes
    Café-Diplo

    NANTES – 4 MAI 2017
    Et cette fois encore, le piège du vote utile ?

    Le jeudi 4 mai, à 19 h 30, au café « Le Fleyselles », 3, allée Fleyselles : « café-Diplo » autour de l’article de Serge Halimi « Et cette fois encore, le piège du vote utile ? » paru dans le numéro d’avril 2017.

    Le premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril, à opposé onze candidats aux opinions très diverses. Ce pluralisme a été en partie éclipsé par les affaires judiciaires et par la place que les médias ont consacrée au bal incessant des sondages. Néanmoins, la perception de la nature profondément antidémocratique des institutions françaises et européennes gagne les esprits. Mais la traduction en termes électoraux de cette conscience nouvelle risque d’être dévoyée par le piège d’un « vote utile » qui choisirait comme opposant à l’extrême droite un adorateur de la mondialisation.

    La discussion sera précédé d’un vote des participants, dont nous pourrons tiré les enseignements.

    Claudie Desfosses | claudie.desfosses@wanadoo.fr

    Nora Robin
    amdnantes44@gmail.com

    • http://www.monde-diplomatique.fr/2017/04/HALIMI/57398

      Avril 2017, pages 1, 16 et 17
      FRANCE : PAYSAGE AVANT LA BATAILLE ÉLECTORALE

      Et cette fois encore, le piège du vote utile ?
      Le premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril, opposera onze candidats aux opinions très diverses. Ce pluralisme a été en partie éclipsé par les affaires judiciaires et par la place que les médias ont consacrée au bal incessant des sondages. Néanmoins, la perception de la nature profondément antidémocratique des institutions françaises et européennes gagne les esprits. Mais la traduction en termes électoraux de cette conscience nouvelle risque d’être dévoyée par le piège d’un « vote utile » qui choisirait comme opposant à l’extrême droite un adorateur de la mondialisation.
      par Serge Halimi
      Et cette fois encore, le piège du vote utile ?↑

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      Théo Haggaï – de la série « Cailloux »
      http://theo-haggai.tumblr.com
      Nous entrons dans une ère politique où bien des phrases qui commencent par « Ce serait la première fois que... » semblent annoncer la réalisation d’une éventualité jusqu’alors inconcevable. En ce printemps 2017, l’élection présidentielle française marque ainsi la première fois que l’on ne s’interroge plus sur la présence du Front national (FN) au second tour : on pose l’hypothèse, encore très improbable, de sa victoire. La première fois que nul ne défend le bilan d’un quinquennat alors même que deux anciens ministres du président sortant, MM. Benoît Hamon (Parti socialiste, PS) et Emmanuel Macron (En marche !), participent au scrutin. La première fois aussi que les candidats du PS et de la droite, qui ont gouverné la France sans discontinuer depuis le début de la Ve République, pourraient être conjointement éliminés dès le premier tour.

      On chercherait également en vain des précédents à une campagne aussi parasitée par l’information continue, les affaires judiciaires, l’incapacité générale à fixer son attention plus de vingt-quatre heures sur une question essentielle. Et on ne trouve assurément aucun cas antérieur d’un postulant important à la magistrature suprême poursuivi pour détournement de fonds publics alors qu’il proclame depuis dix ans que la France est en faillite.

      Le renoncement du président sortant à briguer un second mandat risque de dissimuler le point de départ de tous ces dérèglements. Le quinquennat qui s’achève a vu M. François Hollande devenir le chef d’État le plus impopulaire de la Ve République, et ce juste après que son prédécesseur, M. Nicolas Sarkozy, eut déjà été répudié. Or, le président socialiste l’a admis lui-même, il a « vécu cinq ans de pouvoir relativement absolu (1) ». En juin 2012, pour la première fois de son histoire, le PS contrôlait en effet la présidence de la République, le gouvernement, l’Assemblée nationale, le Sénat, 21 des 22 régions métropolitaines, 56 des 96 départements et 27 des 39 villes de plus de 100 000 habitants.

      De ce pouvoir M. Hollande a fait un usage discrétionnaire autant que solitaire. C’est lui qui a décidé l’état d’urgence, engagé la France dans plusieurs conflits extérieurs, autorisé l’assassinat de simples suspects par voie de drone. Lui, aussi, qui a fait modifier le code du travail, contraignant sa majorité parlementaire à une réforme qu’elle refusait d’endosser (recours à l’article 49-3 de la Constitution) et pour laquelle ni elle ni lui n’avaient reçu mandat du peuple. Sans oublier la refonte de la carte des régions françaises, que le chef de l’État a redessinée de son bureau de l’Élysée.

      Voilà qui pose avec acuité la question des institutions de la Ve République, que M. Hamon et M. Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) se sont engagés à remettre en cause, mais dont M. François Fillon (Les Républicains) et M. Macron s’accommodent, tout comme Mme Marine Le Pen. Aucune autre démocratie occidentale ne connaît une telle concentration du pouvoir entre les mains d’un seul. Au-delà du danger, bien réel, de voir un jour en disposer un chef de l’État moins débonnaire que celui qui achève son mandat, les proclamations ronflantes sur la démocratie française, la République, butent sur un constat que la présidence de M. Hollande a rendu aveuglant : l’exercice solitaire du pouvoir conforte la faculté illimitée de piétiner les engagements d’une campagne qui pourtant devrait fonder le mandat du peuple souverain.

      M. Hollande s’engageait à défendre la sidérurgie française, il a entériné la fermeture du site de Florange ; il devait renégocier le pacte de stabilité européen, il y a renoncé dès le premier jour de son mandat ; il promettait d’« inverser la courbe du chômage » avant la fin de l’année 2013, elle a poursuivi son envol trois ans de plus. Toutefois, si un sentiment de trahison s’est ancré aussitôt dans les esprits, c’est sans doute en raison d’une phrase qui a marqué sa campagne de 2012 et que chacun a réentendue cent fois depuis : « Mon seul adversaire, c’est le monde de la finance. » Or M. Hollande a pris sitôt élu un ancien banquier de Rothschild pour conseiller à l’Élysée, avant de lui confier les clés du ministère de l’économie.

      L’actuelle faveur dont semble bénéficier M. Macron dans l’opinion est d’autant plus déconcertante qu’elle risque de propulser vers le pouvoir suprême le digne héritier, fût-il parricide, de ce président sortant à l’impopularité inégalée. « Emmanuel Macron, c’est moi, a lâché un jour M. Hollande, il sait ce qu’il me doit. » Assurément, M. Macron n’est pas socialiste, mais M. Hollande non plus. L’un le proclame, l’autre biaise. Les propos du premier tournent le dos à une tradition de gauche qui pourfendait « l’argent » ou « la finance », mais cela correspond aux convictions que le second exprimait dès 1985 dans un ouvrage, La gauche bouge, qui avait également pour auteurs l’actuel ministre de la défense et le secrétaire général de l’Élysée (2).

      Dans ce livre, on trouvait déjà l’idée chère à M. Macron, même si elle est chez lui ensevelie sous des amas de mots cotonneux et creux, d’une nouvelle alliance sociale entre les classes moyennes cultivées et le patronat libéral, soudés par la volonté conjointe de se déployer dans un marché mondial. « Entrepreneuriat » plutôt qu’« assistanat », profit plutôt que rente, réformistes et modernistes contre extrémistes et passéistes, refus de la nostalgie « des chameliers et des porteurs d’eau » : entendre M. Macron, c’est réécouter ce que proclamaient M. William Clinton dès 1990, MM. Anthony Blair et Gerhard Schröder quelques années plus tard (3). Et le suivre reviendrait à s’engager plus hardiment encore que M. Hollande dans la « troisième voie » du progressisme néolibéral. Celle qui a enjôlé le Parti démocrate américain et la social-démocratie européenne, les laissant dans le ravin où ils gisent en ce moment.

      « Le projet d’Emmanuel Macron, c’est le marchepied du Front national »

      « Mondialistes » et « parti de Bruxelles » contre « patriotes » : Mme Le Pen se réjouirait que l’affrontement politique se résume à cette dialectique. Député PS et pilier de la campagne de M. Macron, M. Richard Ferrand semble devancer ses désirs : « Il y a, estime-t-il, d’une part, les néonationalistes réactionnaires et identitaires ; et, de l’autre, les progressistes qui pensent que l’Europe est nécessaire (4). » Une telle structuration du débat idéologique n’est pas innocente. Il s’agit, de part et d’autre, de submerger la question des intérêts de classe en alimentant pour les uns des terreurs « identitaires », en vitupérant pour les autres des pulsions « réactionnaires ».

      Mais, n’en déplaise à tous les progressistes de marché, ceux « qui pensent que l’Europe est nécessaire » sont situés socialement. Les « travailleurs détachés » qu’une directive bruxelloise de 1996 a enfantés, et dont le nombre a décuplé ces dix dernières années, sont plus souvent ouvriers du bâtiment ou salariés agricoles que chirurgiens ou antiquaires. Or ce que « pensent » les victimes de ce dispositif est aussi et d’abord le produit de ce qu’ils appréhendent, c’est-à-dire un dumping salarial qui menace leurs conditions d’existence. Pour eux, l’Europe ne se résume pas au programme Erasmus et à l’Ode à la joie.

      Stratège politique de M. Donald Trump, M. Stephen Bannon a compris le parti que la droite nationaliste pouvait tirer du déclassement social qui accompagne presque toujours les célébrations du village global. « Le cœur de ce que nous croyons, explique-t-il, c’est que nous sommes une nation avec une économie, et pas une économie dans je ne sais quel marché mondial aux frontières ouvertes. Les travailleurs du monde en ont assez d’être soumis au parti de Davos. Des New-Yorkais se sentent désormais plus proches des habitants de Londres ou de Berlin que de ceux du Kansas ou du Colorado, et ils partagent avec les premiers la mentalité d’une élite qui entend dicter à tous la façon dont le monde sera gouverné (5). » Quand, dans ses réunions publiques constellées de drapeaux européens, M. Macron exalte la mobilité, réclame la « relance par les marges des entreprises » et s’engage à supprimer les indemnités de chômage après le deuxième refus d’une « offre d’emploi décente (6) », comment distinguer ses propositions des intérêts des oligarques de l’argent et du savoir qui composent le « parti de Davos » ? On imagine les dégâts démocratiques qui découleraient d’un éventuel face-à-face entre lui et Mme Le Pen, celui-là même que les médias s’emploient à installer.

      Depuis plus de vingt ans, prôner le « vote utile » revient à présenter les deux partis dominants en remparts contre une extrême droite dont leurs choix successifs et concordants ont favorisé l’envol. « Aujourd’hui, estime M. Hamon, le projet d’Emmanuel Macron, c’est le marchepied du Front national (7). » Mais, réciproquement, la puissance du FN a affermi le monopole du pouvoir de ses adversaires, socialistes compris (8). Dès 1981, François Mitterrand calculait qu’une extrême droite puissante obligerait la droite à faire alliance avec elle, au risque de devenir ainsi inéligible (9). La manœuvre s’est renversée en avril 2002, quand M. Jean-Marie Le Pen a affronté M. Jacques Chirac lors du second tour de l’élection présidentielle. Depuis, la droite n’a plus qu’à devancer le PS dans n’importe quel scrutin, national ou local, pour devenir aussitôt aux yeux de presque toute la gauche l’archange de la démocratie, de la culture, de la République.

      Des institutions monarchiques qui permettent toutes les roueries, tous les reniements ; une vie politique verrouillée par la peur du pire ; des médias qui s’accommodent des unes tout en se repaissant de l’autre ; et puis, il y a… l’Europe. La plupart des politiques économiques et financières de la France y sont étroitement subordonnées, ce qui n’empêche pas l’essentiel de la campagne de s’être déroulée comme si le prochain président allait pouvoir agir en toute liberté.

      Une victoire de Mme Le Pen pourrait signer la fin de l’Union européenne — elle a prévenu : « Je ne serai pas la vice-chancelière de Mme Merkel. » Dans l’hypothèse où l’un des favoris du scrutin — et de Mme Angela Merkel —, c’est-à-dire M. Fillon ou M. Macron, s’installait à l’élysée, la continuité avec les présidents qu’ils ont servis respectivement serait en revanche assurée, la cohérence avec les orientations de la Commission européenne préservée et l’hégémonie allemande et l’ordolibéralisme confirmés, l’une faisant office de gardienne sourcilleuse de l’autre. La question se poserait différemment pour M. Hamon ou pour M. Mélenchon. Mis à part les tentations fédéralistes du premier et son appui à l’idée d’une défense européenne, leurs objectifs peuvent paraître proches. Mais leurs moyens de les atteindre diffèrent du tout au tout, au point que leurs deux candidatures se concurrencent et font courir à chacun le risque de l’élimination.

      Avec M. Hamon, difficile d’échapper à un sentiment de déjà-vu. Cherchant à concilier son attachement à l’Union européenne et son désir de la voir rompre avec l’austérité pour conduire une politique plus favorable à l’emploi et à l’environnement et moins impitoyable envers des États comme la Grèce que leur endettement accable, le candidat socialiste doit se persuader que la réorientation à laquelle il aspire est possible, y compris dans le cadre des institutions actuelles ; qu’il est concevable d’« atteindre des résultats tangibles sans se mettre à dos toute l’Europe ». Et il fonde son espérance sur un regain d’influence de la gauche européenne, allemande en particulier.

      Or c’est presque exactement l’hypothèse qu’avait laissée miroiter M. Hollande il y a cinq ans. Le 12 mars 2012, s’engageant « solennellement » devant ses camarades européens réunis à Paris à « renégocier le traité budgétaire » qu’avaient conclu Mme Merkel et M. Sarkozy, il précisait : « Je ne suis pas seul parce qu’il y a le mouvement progressiste en Europe. Je ne serai pas seul parce qu’il y aura le vote du peuple français qui me donnera mandat » (lire « L’engagement trahi »).

      Mme Cécile Duflot, qui devint sa ministre du logement, nous rappelle la suite : « Tout le monde attendait que [M. Hollande] engage le bras de fer avec Angela Merkel. (…) Nous allions enfin tourner le dos au Merkozy. (...) Tout libéral et rigide qu’il est, l’Italien Mario Monti comptait sur la France pour inverser la tendance. Le très conservateur Mariano Rajoy voyait dans l’élection de François Hollande la possibilité de desserrer l’étau qui étreignait l’Espagne. Quant à la Grèce et au Portugal, ils étaient prêts à suivre n’importe quel sauveur pour éviter la ruine (10). » On sait ce qu’il advint.

      Une Union européenne fébrile à chaque scrutin national

      Rien d’autre au fond que ce qui s’était déjà produit quinze ans plus tôt (11). À l’époque, M. Hollande dirigeait le PS et M. Lionel Jospin le gouvernement. En guise de prélude à la monnaie unique, un « pacte de stabilité et de croissance » venait d’être négocié qui prévoyait un ensemble de disciplines budgétaires, dont des amendes en cas de déficits excessifs. Chef de l’opposition, M. Jospin n’avait pas manqué de dénoncer dans le pacte un « super-Maastricht », « absurdement concédé aux Allemands ». Devenu premier ministre en juin 1997, il en accepta néanmoins tous les termes au Conseil européen d’Amsterdam, quelques jours plus tard. Pour prix de son consentement, prétendit M. Pierre Moscovici, alors ministre des affaires européennes, il aurait arraché « la première résolution d’un Conseil européen consacrée à la croissance et à l’emploi ». Une résolution à l’impact foudroyant, comme chacun a pu en témoigner depuis.

      MM. Hamon et Mélenchon entendent à leur tour renégocier les traités européens. Cette fois, s’en donnent-ils les moyens ? M. Hamon ne remet pas en question l’indépendance de la Banque centrale européenne, mais il espère « faire évoluer ses statuts ». Il consent à la règle des 3 % de déficit public, mais « souhaite des politiques de relance » compatibles avec ses ambitions écologistes. Il propose « la constitution d’une assemblée démocratique de la zone euro », mais il précise aussitôt : « J’accepterai qu’on en discute, évidemment. Je n’irai pas à Berlin ou ailleurs en disant : “C’est cela ou rien”, ça n’a pas de sens. »

      Certaines de ces réformes exigent l’accord unanime des membres de l’Union et aucune d’elles ne peut aujourd’hui se prévaloir de l’aval de Berlin. M. Hamon espère par conséquent modifier la donne grâce à un « arc d’alliance des gauches européennes ». Et il récuse le précédent peu encourageant de 2012 : « Je crois que les Allemands sont plus ouverts aujourd’hui qu’ils ne l’étaient quand M. Hollande est arrivé au pouvoir. » La crainte d’une dislocation de l’Union européenne d’une part, la perspective d’une alternance politique en Allemagne de l’autre auraient rebattu les cartes à son profit. « Je suis du parti de l’espérance », admet-il néanmoins.

      L’espérance de M. Mélenchon, elle, a changé depuis 2012. Puisque « aucune politique progressiste n’est possible » dans l’Union telle qu’elle existe, à défaut d’une « sortie concertée des traités européens » ou de leur refonte (plan A) il n’exclut plus une « sortie unilatérale » (plan B). Comme il ne croit pas trop à une poussée prochaine et simultanée des forces de gauche, lesquelles auraient plutôt tendance à refluer ces dernières années, la France, deuxième puissance de l’Union, devient à ses yeux le « levier de la bataille européenne ». Codirecteur de la rédaction de son programme présidentiel, Jacques Généreux résume ainsi l’équation : « La sortie contrainte de la France signifierait la fin de l’euro et la fin de l’Union européenne, tout simplement. Personne n’a intérêt à prendre ce risque. Surtout pas l’Allemagne. » Par conséquent, tout en refusant de se plier aux règles européennes qui contraignent ses priorités économiques, « la France peut sans crainte, et si elle le souhaite, rester dans l’euro aussi longtemps qu’elle veut (12) ».

      L’Union européenne était devenue indifférente aux choix démocratiques de ses peuples, assurée que les orientations fondamentales des États membres étaient verrouillées par des traités. Depuis le vote du « Brexit » et la victoire de M. Trump, la politique prend sa revanche. Une Union désormais fébrile observe chaque scrutin national comme si elle y jouait sa peau. Même la victoire d’un des candidats français qu’elle a adoubés ne la rassurerait pas longtemps.

      (13)


  • Café-Diplo
    NANTES – 6 AVRIL 2017

    Le jeudi 6 avril, à 19 h 30, au café « Le Fleyselles », 3, allée Fleyselles : « café-Diplo » autour de deux articles du numéro de mars :

    « Les pompiers entre dévouement et amertume » de Romain Pudal

    Les pompiers — majoritairement de jeunes hommes blancs peu diplômés — sont en contact permanent avec les plus défavorisés. Ils assistent depuis une vingtaine d’années à la dégradation simultanée de leurs conditions de travail, sous l’effet des politiques de rigueur, et des conditions de vie de ceux qu’ils aident. Avec des conséquences politiques dont les progressistes peinent à mesurer l’ampleur.

    et « Pékin, scène rock » de Léo de Boisgisson

    Fini le temps où les jeunes amateurs de musique occidentale devaient s’échanger sous le manteau les disques des groupes venus d’Europe ou d’Amérique. Les rockeurs les plus en vue sont désormais chinois et se produisent parfois sur les scènes internationales. Devenus très créatifs, ils découvrent les joies du marché sans être toujours à l’abri de la censure.

    Claudie Desfosses | claudie.desfosses@wanadoo.fr

    Nora Robin
    amdnantes44@gmail.com


  • Le Monde diplomatique

    http://www.monde-diplomatique.fr/mav/152
    Ethnicité, minorités, diversité
    L’engrenage identitaire
    Manière de voir n°152, avril - mai 2017
    http://www.monde-diplomatique.fr/local/cache-vignettes/L300xH381/arton57312-0ceab.jpg
    Tous les pays abritent des minorités ethniques, religieuses, régionales ou linguistiques, des populations indigènes ou des immigrants. Perçue comme une richesse ou comme une menace, cette diversité s’accompagne souvent d’inégalités. Comment les pouvoirs publics y font-ils face ? Cette livraison de « Manière de voir » explore les politiques mises en place pour organiser la cohabitation, en s’attachant particulièrement au prétendu « modèle français d’intégration ».
    Disponible en kiosques et sur notre boutique en ligne
    Numéro coordonné par Benoît Bréville

    Édition : Olivier Pironet

    Conception graphique : Boris Séméniako

    Carnavals
    Benoît Bréville

    I. Identités à la carte

    L’identité d’un individu fut longtemps considérée comme une donnée objective, déterminée dès l’enfance de façon binaire : on naissait homme ou femme, national ou étranger, dans une famille bourgeoise ou ouvrière. Depuis les années 1970-1980, ce caractère inné se trouve remis en question, l’identité apparaissant comme un phénomène construit, mouvant, pluriel. Appartenance de classe, sexuelle, ethnique, religieuse, nationale ou même politique, chacun est désormais libre de composer le cocktail de son choix, au risque de favoriser une fragmentation des revendications et des engagements.

    Un problème de type « cumul des mandats »
    Vincent Descombes

    La Pachamama et la Banque mondiale
    Maurice Lemoine

    Combats pour la différence sexuelle
    Gabriel Girard et Daniela Rojas Castro

    Choc des histoires dans les lycées américains
    Serge Halimi et John Seery

    Rien n’empêche le mépris de classe
    Owen Jones

    Partager la chaîne
    Marcel Durand

    Les Tchouques contre les Tchiches
    Bertolt Brecht

    De la question noire à la révolution mondiale
    Matthieu Renault

    L’universalisme, une arme pour la gauche
    Vivek Chibber

    II. Politiques de la diversité

    Tous les pays abritent des minorités ethniques, religieuses, régionales ou linguistiques, des populations indigènes ou des immigrants. Perçue comme une richesse culturelle ou comme une menace, cette diversité s’accompagne souvent d’inégalités, de rapports de domination, voire de persécutions. Comment les pouvoirs publics y font-ils face ? Quelles politiques mettent-ils en place pour organiser la cohabitation ? Tandis que certains États reconnaissent et favorisent l’expression des particularismes, d’autres s’emploient à les gommer afin de forger un sentiment d’unité. Loin de constituer des solutions miracles, ces modèles sont le fruit de l’histoire et des traditions nationales.

    De Rome à la Chine, les leçons des empires
    Jane Burbank et Frederick Cooper

    Les castes s’exportent au Royaume-Uni
    Alexia Eychenne

    En Algérie, l’école au défi des langues
    Akram Belkaïd

    Le conflit libanais n’était pas une guerre de religion
    Georges Corm

    L’Afrique du Sud dans le piège des quotas
    Johann Rossouw

    Persécution religieuse en Birmanie
    Warda Mohamed

    États en miettes dans l’Europe des régions
    Paul Dirkx

    Petite histoire du passeport
    B. B.

    III. Intégrations à la française

    Contrairement aux autres pays européens, la France est devenue une terre d’immigration dès le milieu du XIXe siècle. Des Belges, des Italiens, des Polonais puis des Espagnols, des Portugais, des Algériens ou encore des Sénégalais sont venus y chercher du travail et s’y installer, parfois définitivement. Ces migrants n’ont pas tous suivi le même chemin pour s’insérer dans leur nouvelle société, et les gouvernements ne leur ont pas réservé le même accueil. Ces différences contredisent l’idée qu’il existe un modèle d’intégration spécifiquement français, ancré dans la tradition républicaine et inchangé depuis cent cinquante ans.

    Le mythe d’une France accueillante
    Gérard Noiriel

    Une épée de Damoclès sur les salaires
    Michelle Perrot

    Haro sur les Lumières
    Zeev Sternhell

    Juifs de France en perte de repères
    Sylvie Braibant et Dominique Vidal

    Ces Tziganes dont personne ne veut
    Chantal Aubry

    Islamophobie ou prolophobie ?
    B. B.

    Binationaux, la suspicion
    A. B.

    L’arabe, parent pauvre de l’éducation nationale
    Emmanuelle Talon

    Iconographie

    Ce numéro est accompagné de photographies de Charles Fréger : www.charlesfreger.com et de Patrick Zachmann : www.magnumphotos.com/photogr...

    Le dernier livre de Charles Fréger, Yokainoshima. Célébration d’un bestiaire nippon, est disponible aux éditions Actes Sud.

    Signes particuliers

    Roule ma poule

    Puisque Lénine ne l’a pas dit...

    Universités inclusives

    Castes sans frontières

    L’histoire comme ciment

    Une république confessionnelle

    Protection internationale

    Les panthères du Québec libre

    À coups de stylet

    Baril de poudre

    Exploitation intra-africaine

    La traversée des Pyrénées

    Par la bande...

    Les Polonais contre les nouveaux migrants

    Cartographie

    Cécile Marin

    Modèles de cohabitation

    Tentations séparatistes

    Destins des enfants d’immigrés

    Documentation

    Olivier Pironet

    Chronologie : Des Bohémiens aux Roms


  • http://www.monde-diplomatique.fr/2017/03/DENORD/57249

    > Mars 2017, page 7, en kiosques

    EMMANUEL MACRON, LA FINANCE ET LE POUVOIR

    Les vieux habits de l’homme neuf

    Étroitement associé à la politique économique du président François Hollande, le candidat du mouvement En marche ! se présente pourtant comme un homme « hors système », loin des partis et des coteries. Cautionnée par la presse, la métamorphose de M. Emmanuel Macron en évangéliste politique masque mal la trajectoire banale d’un technocrate dont l’entregent lui a permis de brûler les étapes.

    par François Denord & Paul Lagneau-Ymonet

    aperçu

    Les vieux habits de l’homme neuf

    Michel Herreria. — « L’Os de la parole », 2009

    www.michelherreria.com

    Ce 17 mars 2015, l’agenda de M. Emmanuel Macron s’annonce chargé. À 7 h 45, la revue Politique internationale attend le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique pour un petit déjeuner-débat. Au menu : exposé face à un aréopage de patrons, de diplomates et de responsables politiques. Une heure plus tard, direction Bercy. Le ministre participe à l’ouverture d’une conférence sur les dispositifs publics de soutien à l’exportation, où se mêlent hauts fonctionnaires et dirigeants du privé, avant de s’entretenir avec les sénateurs socialistes au sujet de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques.

    Vers 13 h 15, il retrouve les convives du Cercle Turgot pour un déjeuner-débat. Le président en exercice de ce think tank, M. François Pérol, patron du groupe Banque populaire - Caisse d’épargne (BPCE), l’accueille : « Bienvenue, Emmanuel. Tu arrives juste du Sénat. Y a-t-il trop d’articles à ton projet de loi ? Comme on disait en d’autres temps, trop de notes s’agissant de la musique de Mozart ? Pareil hommage tient en partie de l’autocélébration, tant la carrière de M. Macron ressemble à celle de M. Pérol : fils de médecin, énarque, passé par l’inspection des finances, par la banque Rothschild et par les services de l’Élysée. Le ministre a vite fait d’emballer financiers, journalistes et autres cadres, qui l’intronisent membre d’honneur de leur cercle. Après les questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, M. Macron s’attarde pour un long entretien avec M. Pierre Gattaz, président du Mouvement des entreprises de France (Medef). Puis, Saint-Patrick oblige, il reçoit M. Richard Bruton, son homologue irlandais.

    Une succession d’apparitions brèves dans les sphères du pouvoir, avec la volonté de faire forte impression à défaut de laisser une empreinte profonde : ce 17 mars 2015 résume à bien des égards la trajectoire du candidat à l’élection présidentielle française.

    Il se rêvait normalien, il atterrit à Sciences Po. Là, l’historien François Dosse le (...)

    Taille de l’article complet : 2 537 mots.

    CET EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS


  • 9 MARS 2017
    Nantes – Café-Diplo

    Le jeudi 9 mars, à 19 h 30, au café « Le Fleyselles », 3, allée Fleyselles : « café-Diplo » autour de deux articles du numéro de février :

    « Ce dont nous avons (vraiment) besoin » de Razmig Keucheyan

    Le génie du capitalisme d’après-guerre aura consisté à réorienter la volonté de changement vers l’insatiable désir de consommer. Ce modèle trouve à présent sa limite dans l’épuisement des ressources naturelles. Pour imaginer un mode de vie à la fois satisfaisant et durable, récuser l’empire de la marchandise ne suffit pas. Il faut d’abord réfléchir à ce qui nous est indispensable.

    et « Dans les villes rebelles espagnoles » de Pauline Perrenot et Vladimir Slonska-Malvaud.

    En Espagne, la jeune formation Podemos a manqué son objectif de « prendre le ciel d’assaut » : renverser le système politique par le biais des élections générales. De Barcelone à Madrid en passant par Valence ou Saragosse, les forces progressistes critiques de l’austérité ont toutefois conquis plusieurs municipalités-clés. Mais changer de maire permet-il de changer le monde ?

    Claudie Desfosses | claudie.desfosses@wanadoo.fr

    Nora Robin
    amdnantes44@gmail.com



  • NANTES – 4 FÉVRIER 2017
    Café-Diplo – Nantes

    Le samedi 4 février, à 10 h 30, à l’Epicierie – 6, place du Bouffay à Nantes, café-Diplo autour de deux articles du numéro de janvier :

    « « Terra nullius », une fiction tenace » de Maxime Lancien

    Lors des Jeux olympiques de Sydney, en 2000, l’Australie avait célébré dans l’allégresse la réconciliation nationale entre Aborigènes et descendants de migrants européens. La cérémonie d’ouverture mettait en scène l’histoire de son peuple premier, et l’athlète d’origine aborigène Cathy Freeman allumait la flamme olympique. Dix-sept ans plus tard, la question du droit à la terre et de la dette coloniale empoisonne à nouveau la société.

    et « Prostitution, la guerre des modèles » de William Irigoyen.

    Au nom de la lutte contre les violences faites aux femmes, la Suède est devenue, le 1er janvier 1999, le premier pays à pénaliser l’achat de services sexuels, tandis que d’autres, comme l’Allemagne en 2001, choisissaient de légaliser les maisons closes. Quinze années de recul permettent d’observer les effets de ces deux approches opposées de la prostitution.

    Claudie Desfosses | claudie.desfosses@wanadoo.fr

    Autre contact :
    Nora Robin
    amdnantes44@gmail.com


  • ENTRE LES FRONTIÈRES le dernier film d’Avi Mograbi sort en salles ce mercredi.

    Le 11 janvier, vous pourrez découvrir ce film présenté au dernier Festival de Berlin, en ouverture du Festival Cinéma du réel au Centre Georges Pompidou, aux États généraux du documentaire de Lussas ainsi qu’au Festival Cinéma et droits humains organisé par Amnesty International.

    >>> Voir la bande-annonce
    http://www.meteore-films.fr/content/frontieres/EntreLesFrontieres_TLR.mp4

    Avi Mograbi et Chen Alon partent à la rencontre de demandeurs d’asile africains que l’État d’Israël retient dans un camp en plein désert du Néguev.

    Par le biais d’un atelier inspiré du "Théâtre de l’opprimé", ils interrogent le statut de réfugié.

    Pourquoi Israël, terre de réfugiés, refuse de considérer le sort de ces exilés que la guerre et les persécutions ont jetés sur les routes ?

    Quel est l’élément déclencheur qui pousse un jour ces hommes et ces femmes à abandonner tout ce qu’ils possèdent pour plonger vers l’inconnu ?

    Le Théâtre peut-il créer un pont entre les Hommes pour qu’ils échangent et se comprennent ?

    OÙ VOIR LE FILM DÈS MERCREDI 11 JANVIER

    Dès mercredi, le film sera présenté dans les salles suivantes :

    Biarritz (Le Royal), Bordeaux (Utopia), Dijon (L’Eldorado), Grenoble (Le Méliès), Hérouville Saint-Clair (Le Café des images), Lyon (CNP Bellecour), Montpellier (Utopia), Montreuil (Le Méliès), Nantes (Le Concorde), Nîmes (Le Sémaphore), Paris (MK2 Beaubourg), Paris (Reflet Médicis), Rennes (Ciné TNB), Saint-Denis (L’Écran), Strasbourg (Le Star), Toulouse (American Cosmograph), Tours (Le Studio).

    D’autres villes et salles suivront et notamment : Aix-en-provence (Le Mazarin), Alès (CinéPlanet), Avignon (Utopia), Brest (Les Studios), Chilly-Mazarin (Cinéma François Truffaut), Ivry-sur-Seine (Le Luxy), Lille (Le Métropole), Malakoff (Marcel Pagnol), Noisiel (La Ferme du Buisson), Pantin (Ciné 104), Saint-Gratien (Les Toiles), Tremblay-en-France (Espace Jacques Tati), Versailles (Le Roxane), Villeneuve d’Ascq (Le Méliès)...

    Il s’agit d’un film important, réalisé par l’un des plus grands documentaristes actuels. ENTRE LES FRONTIÈRES a la grande qualité de présenter les demandeurs d’asile, pas seulement comme des victimes, mais aussi comme des acteurs de leur parcours. C’est l’une des grandes forces du film, qui lui permettent de dépasser l’étiquette de film "sur les migrants" et donnent aux spectateurs de nombreux moments de vie, faits de douleurs, de joies, de rires, de moments partagés entre eux et avec nous, rendant ces hommes aux destins inouïs magnifiquement proches de nous.

    « NOUS SOMMES TOUS ACTEURS :

    ÊTRE CITOYEN, CE N’EST PAS VIVRE EN SOCIÉTÉ,

    C’EST LA CHANGER » Augusto Boal – metteur-en-scène

    SÉANCES DÉBATS EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR

    Conjointement à la sortie, nous organisons ces jours-ci des séances débats en présence du réalisateur :

    Mercredi 11 janvier à 20:00 – MK2 Beaubourg (Paris)

    en présence d’Avi Mograbi (réalisateur) et Chen Alon (metteur-en-scène)

    Jeudi 12 janvier à 20:45 - Cinéma Le Méliès (Montreuil)

    en présence d’Avi Mograbi (réalisateur)

    Vendredi 13 janvier à 20:00 – L’Écran (Saint-Denis)

    en présence de Avi Mograbi (réalisateur) et Jean Bellorini (directeur du Théâtre G. Philippe)

    Samedi 14 janvier à 20:10 – Reflet Médicis (Paris)

    en présence de Avi Mograbi (réalisateur) et Léonard Vincent (journaliste à RFI et auteur, spécialiste de l’Érythrée)

    Lundi 16 janvier 18:00 + 20:00 – Terra Nova et American Cosmograph (Toulouse)

    en présence de Avi Mograbi (réalisateur)


  • Excellente année 2017 à tous et au plaisir de vous revoir le 12 janvier.

    Café Diplo à Nantes

    Le jeudi 12 janvier, à 19 h 45, au « Flesselles », 3, allée Flesselles Nantes

    Autour de l’article de Sylvain Leder et Renaud Lambert « Les enseignants aux bons soins du patronat », numéro de novembre 2016,

    En septembre dernier, « Le Monde diplomatique » publiait un « Manuel d’économie critique » présentant, de façon pédagogique et accessible, son traitement des programmes de première et terminale en sciences économiques et sociales. Depuis longtemps, d’autres s’y intéressent également. Notamment le patronat, qui ne ménage pas ses efforts pour sensibiliser les enseignants aux vertus de l’entreprise.

    de l’article de Cédric Gouverneur « Éleveurs de rennes contre mineurs »

    Dans le Grand Nord suédois, les relations se tendent entre les partisans de l’ouverture de nouvelles mines et les populations saames. Viscéralement attaché à la préservation de la nature, ce peuple autochtone aspire à l’autodétermination. Le cadre légal suédois n’offrait pas cette possibilité ; mais une récente décision de justice pourrait changer la donne.

    et de la cartographie du pouvoir médiatique en France, numéro de décembre 2016.

    Cette affiche prend le parti de la lisibilité plutôt que de l’exhaustivité. Y figurent des médias d’information qui « font l’opinion » et qui dépendent d’intérêts industriels ou financiers, de groupes de presse ou de l’État : publications généralistes nationales, quotidiens régionaux, audiovisuel national (et quelques chaînes de télévision locales). Les journaux départementaux, les titres indépendants (comme Le Canard enchaîné) ainsi que la presse dite alternative ne sont pas représentés. Enfin, on a limité les liens capitalistiques aux principaux actionnaires.

    Claudie Desfosses | claudie.desfosses@wanadoo.fr