• Ciné – débat du 7 janvier 2017 à Avignon
    A propos du film « 3000 nuits » de Mai Masri

    Les Amis du Monde diplomatique associés à Présence Palestinienne, aux amis de l’Humanité, à Attac et à la LDH ont eu le bonheur de recevoir samedi 7 janvier 2017, la réalisatrice Mai Masri à l’occasion du ciné-débat organisé à Utopia Manutention d’Avignon avec son film « 3000 nuits ».
    Ce film à la fois poignant, bouleversant, révoltant a laissé la salle après un tonnerre d’applaudissements, médusée, sans voix...

    Puis de sa voix douce et tranquille Mai a raconté l’origine du film, son premier long métrage, réalisé avec d’authentiques acteurs dans une prison militaire désaffectée de Jordanie sur la base de témoignages de prisonnières palestiniennes ayant survécu à la torture psychologique et physique infligée par les gardiennes des prisons israéliennes.

    L’héroïne doit purger une peine de 8 ans. Elle se découvre enceinte à son entrée en prison, veut et garde son enfant, l’élève pendant ses deux premières années dans la prison.

    Certaines scènes de tortures sont insoutenables comme celles qui nous montrent l’interrogatoire de l’héroïne et son accueil dans une cellule déjà occupée par des prisonnières de droit commun israéliennes ou comme l’assassinat d’une détenue dans la cour de la prison par un militaire posté sur les grilles au dessus de cette même cour, ou encore le gazage des prisonnières révoltées.
    Bien sûr les troubles psychologiques engendrés par ces détentions sur toutes ces femmes, leurs enfants et leurs familles ne sont pas de nature à faciliter le rapprochement entre israéliens et palestiniens. Ils ne peuvent que produire la révolte.

    Une discussion fort intéressante a porté sur le parallèle que l’on peut faire entre l’occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale en France et l’occupation israélienne en Palestine : humiliations, crimes, spoliations...

    Mai Masri nous a fait part de son espoir que soit votée une résolution du conseil de sécurité des nations unies avant la fin du mandat de Barack Obama donnant toute sa souveraineté à l’état de Palestine… ?

    Y croire c’est peut-être déjà faire un pas vers le possible.

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  • Page Communiqué de l’UJFP : Une conférence inutile le 15 janvier à Paris.

    Le 15 janvier 2017, cinq jours avant l’entrée en fonction de Trump aux USA, doit se tenir au Quai d’Orsay, à l’appel du Président Hollande, une conférence pour la paix entre Israël et la Palestine.

    70 délégations sont invitées, sans les principaux intéressés. Mahmoud Abbas a cependant annoncé qu’il serait présent à Paris. Netanyahu, par contre, sans surprise, dénonce cette rencontre qui pourrait aggraver la condamnation d’Israël votée à l’ONU dans la résolution 2334.

    Pour le Président français qui a d’autant plus de temps libre qu’il n’est pas candidat à sa succession, et qu’il faut bien se donner une stature internationale pour compenser le vide national, il s’agit de réaffirmer l’engagement de la France, de l’UE et de la communauté internationale en faveur de la solution à deux États avec une référence aux frontières du 4 juin 1967 et aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations-Unies.

    Pour ce qui est de l’engagement français, on note surtout – dans la continuité d’un soutien de Hollande à Israël lors des crimes commis à Gaza en 2014 - celui de poursuivre en justice les militants de BDS, comme à Metz le 24 janvier, et d’identifier, à la demande du CRIF, l’antisionisme à de l’antisémitisme.

    Bref, rien de neuf à attendre de cette agitation politicienne. Sur ce terrain, l’essentiel, cependant très insuffisant, est déjà dit dans la résolution 2334.

    Cette résolution, n’exige même pas qu’Israël se retire de tous les territoires occupés et/ou annexés. Elle demande juste un gel des nouvelles implantations coloniales. Surtout, elle ne dit pas un mot du droit au retour des réfugiés palestiniens pourtant affirmé dans plusieurs résolutions de l’ONU. Et elle ne prévoit aucune action de contrainte contre l’occupant qui se moque de ces recommandations.

    Son défaut principal est de remettre encore en avant la solution caduque de deux États que l’État d’Israël, couvert par ses amis, s’obstine, année après année, jour après jour, à ruiner définitivement par tous ses actes à Gaza, en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et sur le Golan annexé.

    Il ne peut y avoir de solution satisfaisante sans la reconnaissance de l’égalité des droits de tous les citoyens de cette région, quelle que soit leur appartenance nationale ou leur religion. N’est-ce pas Israël qui, dans les faits et les actes, ne laisse de plus en plus comme solution que celle d’un seul État, de tous ses citoyens, quelle que soit la forme qu’il prendra ? Il est temps que ladite communauté internationale en prenne acte !

    L’Union juive française pour la paix dénonce l’appel à une manifestation de soutien à Israël devant son ambassade le 15 janvier. Le Consistoire, le CRIF, le FSJU et tous ces prétendus amis des Juifs et d’Israël, prennent une lourde responsabilité en soutenant cette cause injuste au moment où Netanyahu lui-même prend le parti de la grâce d’un soldat franco-israélien condamné par la justice israélienne pour avoir abattu un Palestinien à terre et déjà maîtrisé par les soldats. Ces gens ne représentent pas les Juifs et les mettent en danger. Nous menons un autre combat.

    Le Bureau national de l’UJFP, le 12 janvier 2016

    Lire ce communiqué sur notre site


  • Bonjour,

    Avec le Monde diplomatique chaque mois : « On s’arrête, on réfléchit », et quoi de plus enrichissant que de réfléchir à plusieurs, de confronter nos points de vue, nos attentes et nos actions dans ce monde en perpétuel mouvement qui nous entoure.

    Nous y réfléchirons ensemble à l’occasion de la prochaine sortie du film de Pierre Carles et Nina Faure

    – « On revient de loin » Opération Correa 2 -

    que Patrick Guivarc’h a programmé au cinéma Utopia Manutention le 28 novembre prochain à 20h.

    Cette rencontre nous donnera l’occasion de débattre sur ce qui pourrait être considéré comme un principe du fondement même de la démocratie :

    Peut-on imposer le bonheur d’en haut sans l’implication des principaux bénéficiaires ?

    Ce ciné-débat est organisé par les Amis du Monde diplomatique en partenariat avec : Attac, La ligue de droits de l’homme Avignon et les Amis de l’Humanité Vaucluse.

    • Très belle soirée hier au Ciné Duchère, à Lyon, où se tenait une projection débat de ce film en présence de Nina Faure.
      Salle pleine, beaucoup de questions et des réponses précises et pertinentes de Nina. La question de la dette et du refus de paiement a particulièrement fait écho ici dans la suite des « Huit heures pour la Grèce » organisées le samedi précédent par le Collectif lyonnais de soutien au peuple grec...



  • Compte rendu de Toulouse (procès BDS)
    jeudi 13 octobre 2016 par André Rosevègue
    Je pense comme beaucoup que seule cette campagne BDS peut faire pacifiquement advenir la paix entre palestiniens et israéliens, encore faut-il qu’elle soit relayée partout dans le monde et surtout en France où l’aveuglement du CRIF conforte la guerre et non la paix


  • Communiqué de l’UJFP : une falsification de notre histoire

    Farband, c’est l’Union des Sociétés Juives de France, une des associations qui entretient depuis de très nombreuses années la mémoire du judéocide et de la résistance juive au nazisme. Que trouve-t-on sur leur site, au moment même où ce communiqué est publié ? Un appel à une commémoration au cimetière de Bagneux avec le texte qui suit :

    « ZAKHOR - SOUVIENS-TOI des SIX MILLIONS de nos frères et sœurs, anéantis dans les plus grandes souffrances par les barbares nazis ;

    ZAKHOR - SOUVIENS-TOI des combattants héroïques du Ghetto de Varsovie et des autres Ghettos qui, les armes à la main, ont défendu l’honneur du Peuple Juif ;

    ZAKHOR - SOUVIENS-TOI des dizaines de milliers de soldats, résistants et partisans tombés sur tous les fronts en combattant l’ennemi nazi ;

    ZAKHOR - SOUVIENS-TOI des combattants juifs qui se sont sacrifiés pour l’Indépendance et l’existence de l’État d’Israël. »

    Cette dernière phrase, sans rapport avec le contexte qui la précède, procède d’un redoutable anachronisme, aplatit le temps et annule la perspective historique.

    Les résistants, juifs ou non, au nazisme se battaient contre la barbarie, contre le pire des racismes exterminateurs. Ils se battaient pour bâtir un monde d’égalité, de fraternité, de respect.

    En 1948, et cet épisode n’est plus discuté chez les historiens depuis l’ouverture des archives, la future armée israélienne a procédé à l’expulsion délibérée du peuple palestinien (plan Dalet) accompagnée d’une conquête coloniale et de nombreux crimes de guerre. Même si les acteurs de ce nettoyage ethnique n’en ont pas tous eu conscience sur le coup, l’histoire est limpide aujourd’hui.

    Assimiler la résistance au nazisme à la conquête sioniste de la Palestine, c’est réécrire l’histoire, c’est nier au passage la Nakba (la catastrophe pour le Palestiniens), c’est donc une forme de négationnisme.

    L’antisémitisme comme le génocide nazi sont des crimes européens et le peuple palestinien n’a rien à voir avec cette sinistre histoire européenne.

    La résistance juive au nazisme a été principalement communiste (en France la MOI) ou bundiste. Le commandant en second de l’insurrection du ghetto de Varsovie, Marek Edelman, était bundiste. Jusqu’à sa mort en 2009, il a très vivement critiqué le sionisme et l’État d’Israël. Il a refusé toute récupération politique de la part des gouvernements israéliens successifs

    La référence aux victimes du nazisme et aux résistants a été longtemps inexistante en Israël. Et les survivants du génocide ont été dans un premier temps méprisés, appelés les « savons » par les tenants de l’homme nouveau israélien (ceux qui n’avaient pas combattu le nazisme), puis oubliés dans les négociations israélo-allemandes pour le versement direct à l’État d’Israël des réparations qui auraient dû leur revenir. Nombre de ces survivants, aujourd’hui dans la misère, ont protesté et manifesté ces dernières années en Israël, en portant leur étoile jaune pour que justice leur soit rendue.

    Mettre sur un même plan les résistants au nazisme et ceux qui sont tombés dans une guerre menée par le sionisme contre le peuple palestinien a un côté obscène : cela vise à justifier, coûte que coûte et en forçant l’histoire, la colonisation et l’écrasement des Palestiniens. Farband a-t-il aussi l’intention « d’honorer » les soldats israéliens tués pendant la guerre de Suez (1956) ou les invasions du Liban ?
    68 ans après la Nakba, refuser de voir historiquement ce qu’elle a été et glorifier comme résistants ceux qui ont procédé à un nettoyage ethnique et à des crimes de guerre tourne littéralement le dos aux idéaux de la résistance.

    Tant que les droits fondamentaux du peuple palestinien (liberté, égalité, justice) seront niés, « l’indépendance et l’existence d’Israël » signifieront AUSSI nettoyage ethnique, colonialisme et apartheid.

    Assimiler la résistance au nazisme à l’apologie d’une politique raciste est une injure à nos morts. L’UJFP dénonce cette récupération éhontée.

    Le BN de l’UJFP, le 3 octobre 2016


  • UJFP
    Communiqué de l’UJFP : GAZA, GAZA, ON N’OUBLIE PAS ! (2014-2016)

    « Plus le mensonge est gros, plus il passe. Plus souvent il est répété, plus le peuple le croit » Joseph Goebbels, Berlin, 1933

    « Lorsque Sharon est venu en France, je lui ai dit qu’il doit absolument mettre en place un ministère de la propagande comme Goebbels » Roger Cukierman au journal israélien Haaretz en septembre 2001.

    Telles sont les références et les méthodes que reprennent toujours à leur compte le CRIF et ses officines dans leurs attaques récentes contre la campagne BDS et contre le peuple palestinien, n’hésitant pas – comme le ministre de la propagande du Troisième Reich - à mentir effrontément :

    Marwan Barghouti – la personnalité la plus respectée du peuple palestinien, qu’il appelle à la résistance non violente - présenté en assassin, en chef du terrorisme, en raison d’une condamnation lors d’un procès truqué,
    la campagne BDS, présentée comme antisémite et encouragement au terrorisme, alors que cette campagne non violente dénonce et poursuit l’antisémitisme,... Inutile de multiplier les exemples, et souvenons nous plutôt.

    C’était le 24 septembre 2014 à Bruxelles, le Tribunal Russell pour la Palestine tenait une Session spéciale à la suite de l’agression israélienne de l’été sur Gaza (territoire soumis à un blocus permanent et hors de toute légalité du point de vue du droit international), au cours de laquelle un nouveau carnage avait été perpétré, faisant plus de 2.250 victimes - en majorité des civils - dont 550 enfants et laissant plus de 11.200 blessés parmi la population civile. Réduisant à l’état de poussière le reste des infrastructures encore en place – maisons, usines, routes – par des bombardements intensifs avec pour objectifs de maintenir Gaza comme prison à ciel fermé par avions et drones, de maintenir l’enfermement, d’obliger les Gazaouis à survivre au milieu d’un amas de ruines et d’ordures et d’en faire des « assistés » obligés de mendier pour survivre, et de briser toute volonté de résistance – ce dernier objectif n’étant toujours pas atteint !

    Les conclusions de cette Session spéciale étaient sans appel :

    Israël, puissance occupante au sens du droit international, avait commis au cours des 52 jours de cette agression, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ; peut-être pire encore, le crime d’incitation au génocide avait été commis par des personnalités parmi les plus hautes autorités politiques, militaires et religieuses.
    Mettant également en garde la société civile internationale, le tribunal appelait l’attention sur cette situation où des crimes contre l’humanité étaient commis en toute impunité et où l’incitation directe et publique au génocide se manifestait dans tous les secteurs de la société. Il soulignait que « l’effet cumulatif du régime de punition collective à Gaza semble infliger les conditions de vie calculées pour entraîner la destruction graduelle des Palestiniens en tant que groupe à Gaza ». Effroyable constat.

    Nous étions appelés – nous, membres de la société civile mondiale – à accentuer nos efforts et à intensifier la campagne BDS – Boycott, Désinvestissements et Sanctions – afin de s’opposer à l’accès aux marchés internationaux des entreprises israéliennes et des organisations soutenant ou profitant de l’occupation, complices des crimes commis contre les Palestiniens assiégés.

    Or rien n’a changé depuis septembre 2014, et en août l’armée israélienne a commis de nouveaux bombardements massifs sur Gaza sans que nulle autorité ne s’en émeuve.

    Le CRIF et ses officines – avec la complicité des plus hauts responsables du gouvernement français actuel - traitent d’antisémites celles et ceux qui continuent à dire la réalité infligée aux Palestiniens et à nommer la nature des crimes commis, dont celui originel d’Apartheid.

    Notre solidarité avec le peuple Palestinien est plus que jamais une nécessité politique majeure, la dénonciation des crimes israéliens, de leur véritable nature, de leur finalité, une obligation morale et politique impérative.

    Notre vigilance active doit s’amplifier ; nous devons étendre la mobilisation de la société civile française en faveur de la campagne BDS.

    Si nous sommes unis, nous serons les plus forts !

    L’UJFP met et mettra toutes ses forces en œuvre pour gagner ce combat.

    Le Bureau National de l’UJFP, le 23 septembre 2016.


  • Bonjour,
    A lire sur le site de Terrasanta les déclarations de 500 personnalités israéliennes du monde de la culture et des institutions.

    " Le mouvement SISO réclame la fin de l’occupation israélienne des territoires palestiniens pour le mois de juin 2017.
    "Quittons les territoires palestiniens occupés d’ici à juin 2017". Avec un appel signé par 500 personnalités israéliennes la campagne du mouvement « Save Israël - Stop the Occupation » - SISO - est lancée.

    (M.B.) - La campagne du mouvement « Sauvons Israël – Arrêtons l’occupation » a été lancée par un appel public adressé aux juifs de la diaspora et signé par plus de 500 personnalités israéliennes du monde de la culture et des institutions. L’objectif de cette campagne : que les communautés juives de l’étranger élèvent leurs voix et demandent au gouvernement israélien qu’il exige le retrait des terres occupées avant le 5 juin 2017, date du cinquantième anniversaire de la guerre des six jours et de l’occupation militaire des territoires palestiniens.
    Ont signé la pétition : le prix Nobel d’économie Daniel Kahneman, l’artiste Noah, les écrivains Amos Oz et David Grossman, 20 ambassadeurs israéliens (parmi lesquels Alon Liel, Elie Barnavi, Colette Avital, Ilan Baruch), des dizaines de parlementaires de l’envergure d’Avraham Burg, 48 des écrivains et des scientifiques ayant reçu les plus hautes récompenses de l’Etat d’Israël, comme l’angliciste Alice Shavit, 160 enseignants d’universités israéliennes comme l’historien Zeev Sterhell qui a rejoint le philosophe Avishai Margalit de l’Université de Princeton (Etats-Unis)...."

    > http://www.terrasanta.net/tsx/lang/fr/p9542/duplicato-Israele-al-via-la-campagna-di-Siso-contro-lOccupazione



  • VALLS et le CRIF, ou comment développer l’antisémitisme en prétendant le combattre.

    Le dîner du CRIF a été l’occasion d’un nouveau festival de déclarations scandaleuses et terriblement dangereuses, la pire étant probablement cette assimilation pure et simple de l’antisionisme à l’antisémitisme dans la bouche d’un Premier Ministre parlant es qualité.

    En effet, cette façon de faire des Juifs de France les enfants chéris de la République, et de la critique d’Israël la preuve d’une haine antisémite, est le moyen le plus sûr de développer l’antisémitisme.

    Sous prétexte qu’il parle au dîner du CRIF, supposé être représentatif des Juifs de France, le Premier ministre disserte sur l’antisémitisme en lui donnant une place et un statut supérieurs à toute autre forme de racisme. Que Netanyahou trouve son compte dans un tel discours qui justifie son appel aux Juifs de France à rejoindre Israël, c’est évident.

    Certes il déclare que la France ne serait pas la France sans ses Juifs, un propos jamais tenu pour les autres composantes de la population de notre pays, et là encore il isole les Juifs dans la protection que la France leur doit. Il attise la concurrence des victimes en faisant des Juifs victimes de l’antisémitisme des victimes plus à protéger que les autres (au moment où les expulsions de Rroms se poursuivent dans un silence assourdissant du CRIF notamment, et où la France ne respecte pas ses obligations légales vis-à-vis des réfugiés).

    Et la campagne citoyenne et non violente « Boycott Désinvestissement Sanctions » serait antisémite, parce qu’elle délégitimerait Israël, alors qu’elle ne fait que mettre le doigt sur le fondement colonial et le système d’apartheid constitutifs de cet État.

    D’une certaine façon, après avoir fait porter la suspicion de terrorisme sur tous les « racisés », en particulier « arabo-musulmans », en enclenchant le débat foireux sur la déchéance de nationalité, il n’est pas loin d’encenser la double fidélité des Juifs de France à la France et à Israël.

    Nous espérons que cette fois beaucoup plus de Juifs comprendront que ce « philosémitisme » - ces déclarations d’amour aux Juifs de la part des autorités d’Etat -, loin d’être une protection, est le plus terrible ferment de développement de l’antisémitisme et même des théories du complot juif.

    Plus que jamais, la parole juive contre le racisme doit être une dénonciation de toutes les discriminations, et en particulier de celles dont l’État se rend coupable.

    Le Bureau national de l’UJFP, le 9 mars 2016.
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    Vers un Notre-Dame-des-Landes en Crète ?

    Oui, vous avez bien lu. En pleine série de grèves générales en Grèce depuis le 12 novembre, de manifs fleuves en émeutes assourdissantes, du blocage des ports à celui des grandes routes principales, des actions de sabotage dans les administrations qui collaborent avec la troïka à la chasse aux CRS par les paysans crétois au cœur d’Athènes, le gouvernement Tsipras vient de confirmer que l’aéroport d’Héraklion en Crète serait prochainement fermé et remplacé par un nouvel aéroport flambant neuf, un peu plus loin, à Kastelli. Le projet est colossal : la longueur des pistes se situeraient entre 3,2 km et 3,8 km et une grande route serait également construite pour s’y rendre.

    Qui plus est, l’aéroport actuel, condamné à la destruction, porte le nom de… Nikos Kazantzakis ! L’auteur de la devise : « La seule façon de te sauver toi-même, c’est de lutter pour sauver tous les autres. » Les grands travaux inutiles vont donc se poursuivre sur l’île grecque la plus réputée d’entre toutes pour sa culture de résistance.

    A l’occasion d’une mise à jour de la date de dépôt des candidatures pour la construction et l’exploitation (fixée au 6 mai), le gouvernement a confirmé que le nouvel aéroport (imaginé depuis 2010, mais sans financement jusqu’ici) serait bel et bien construit, avec l’accord unanime de la troïka et, cette fois, le soutien de la Banque Européenne d’Investissement pour financer les 850 millions d’euros minimum que devrait coûter ce projet colossal (sans doute le double).

    Et à qui ira l’argent ? Le favori parmi les candidats est… le tandem Vinci-Ellaktor ! Le PDG de Vinci, Xavier Huillard, s’était même déplacé en personne, aux côtés de François Hollande, les 22 et 23 octobre 2015, pour rencontrer Alexis Tsipras et les ministres grecs directement concernés par le projet :
    http://blogyy.net/2015/10/17/les-charognards-se-multiplient-sur-le-cadavre-encore-chaud-du-bien-commun-en

    Et aujourd’hui même, vendredi 19 février, le ministre adjoint des Affaires étrangères chargé des relations économiques internationales, Dimitris Mardas, est arrivé à Paris pour poursuivre la programme de privatisation en Grèce (le troisième mémorandum a fixé l’objectif de 50 milliards d’euros au total).

    Ce nom vous dit quelque chose ? Souvenez-vous ! Ce Dimitris Mardas, je vous l’avais déjà présenté au lendemain du « virage à 180 degrés » de Tsipras le 13 juillet 2015, comme l’un des instigateurs de la trahison du mandat du référendum du 5 juillet et, dès lors, de la collaboration :
    http://blogyy.net/2015/07/14/un-ancien-du-pasok

    Vous ne me verrez donc pas étonné aujourd’hui que ce soit précisément lui qui soit chargé de brader le bien commun aux rapaces du capitalisme français.

    La première réunion de Mardas à Paris vient d’avoir lieu à 16h. Qui était présent ? Les représentants des sociétés suivantes : ALSTOM (transports, trains), CLUB MED (vacances) SUEZ ENVIRONNEMENT (eau et gestion des déchets), THALES (électronique dans l’aérospatiale, la défense et la surveillance des opposants), TOTAL (pétrole et dérivés) et, bien sûr, VINCI (travaux publics, autoroute Patras-Athènes, nouvel aéroport de Crète…). Avec tout ce petit monde bien sympathique, en train de se répartir joyeusement le gâteau grec, étaient également présents des dirigeants du MEDEF et des représentants des ministères des Affaires étrangères et des finances français. Dimitris Mardas doit également rencontrer demain Loïc Armand (président de l’Oréal) et le tristement célèbre Louis Schweitzer, président de l’agence d’investissement « France-Initiative ».


  • CADTM - « Nous avons besoin d’un plan B pour l’Europe » - Entretien avec Éric Toussaint
    http://cadtm.org/Nous-avons-besoin-d-un-plan-B-pour

    Je suis entièrement convaincu que, pour toute une série de pays européens, tels que la Grèce, le Portugal, l’État espagnol, l’Irlande et Chypre, mais aussi d’autres pays, il y a des mesures fondamentales à prendre si l’on veut changer l’orientation politique et rompre avec l’austérité. Car il est très clair que dans plusieurs pays – dont le Portugal, comme l’ont montré les derniers mois, mais aussi la Grèce, et nous le verrons rapidement dans l’État espagnol comme nous le voyons déjà en Italie – la crise bancaire n’est pas résolue du tout. Dès que la situation économique internationale se détériore, le bilan des banques devient assez fragile (avec par exemple l’explosion des créances douteuses). Nous assistons aujourd’hui à une chute très importante sur les marchés boursiers, ce qui implique une fragilisation des banques. C’est pourquoi le besoin de prendre le contrôle effectif des banques fait partie des premières mesures à prendre. Dans certains cas (en Grèce par exemple), il sera nécessaire de les mettre en faillite afin d’en reprendre le contrôle. Bien sûr, nous les remettrions rapidement sur les rails, mais les mettre en faillite en premier lieu permettrait de faire payer les coûts de la crise à ceux qui en sont responsables. Dans l’exemple grec, je suis convaincu que c’est exactement ce qu’il aurait fallu faire.


  • UJFP

    BDS à la télé : le CRIF s’énerve.

    Le mur des médias dominants laisse parfois passer des paroles vraies.

    Il y a encore des journalistes dans ces médias qui pensent que le maintien d’un minimum de crédibilité (aujourd’hui bien écornée) suppose de donner la parole qui à des salariés victimes de licenciement abusif, qui à des victimes du racisme, qui à une présentation de la campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions tant qu’Israël ne respecte pas le droit international (comme le 11 février sur France 2 [1]).

    On comprend alors que le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) interpelle la direction de France Télévisions devant un tel scandale [2].

    À quoi bon réussir à réunir tout le gratin de « gauche » comme de droite dans ses dîners, à quoi bon exercer en permanence des pressions sur la direction des médias, à quoi bon se féliciter que le gouvernement Valls et la présidence Hollande soient les plus sionistes que la France ait connus si la mission que lui confie l’État d’Israël est ainsi contournée : un petit reportage honnête sur la campagne BDS est passé dans le journal télévisé du soir d’une chaîne publique, en l’occurrence celui de France 2 présenté par David Pujadas ?

    Comment expliquer cet échec du CRIF ? Il nous faut comprendre l’exaspération d’une profession, marquée par l’Affaire Enderlin, cette ignoble cabale [3] pour tenter de masquer la vérité du tir israélien qui a tué l’enfant palestinien Mohamed al Durah dans les bras de son père. Et peut-être aussi l’écho de Toulouse, quand le CRIF et la LICRA se font complices de fait des exactions contre le cinéma Utopia en raison d’une soirée de solidarité avec George I. Abdallah [4] . Les journalistes peuvent en avoir assez d’être globalement assimilés à quelques « people » médiatiques du type BHL ou Finkielkraut, celui-là même que la professeure d’anglais Wiam Berhouma a su déstabiliser en mettant en cause sa légitimité dans l’émission Des paroles et des Actes [5] , ce pourquoi le CRIF, encore lui, reproche là encore à David Pujadas de ne pas l’avoir interrompu suffisamment [6] !

    Décidément, pour le CRIF, l’état d’urgence ne va pas assez loin dans la censure.
    Rêvons que ce reportage sonne comme un réveil.

    Le Bureau national de l’UJFP, le 15 février 2016.

    [1] Voir le replay du journal de 20h (de 22’10" à 26’30") : http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-mercredi-10-fevrier-2016_1298011.html
    [2] Lire : http://www.crif.org/fr/lecrifenaction/le-crif-%C3%A9crit-%C3%A0-france-2/59376
    [3] Lire : https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Mohammed_al-Durah
    [4] Lire : http://www.ujfp.org/spip.php?article4700
    [5] Voir le replay de l’émission ( aller directement à 43’ ) : http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/des-paroles-et-des-actes/des-paroles-et-des-actes-du-jeudi-21-janvier-2016_1269257.html
    [6] Lire : http://www.crif.org/fr/revuedepresse/quand-la-t%C3%A9l%C3%A9-invite-les-ennemis-de-la-r%C3%A9publique/59015


  • Ci-dessous, une hallucination ... comment un médecin psychiatre ayant diagnostiqué un stress au travail à l’origine d’une maladie professionnelle, se trouve condamné aux thermes d’un sabir juridique, très éloigné du serment d’Hippocrate. Les harceleurs sont décidément mieux protégés que les harcelés...

    a-SMT
    http://www.a-smt.org

    0 Février 2016 : Le Dr Jean Rodriguez psychiatre a vu sa condamnation suite à plainte d’employeurs, totalement confirmée en appel.

    Le Dr Jean Rodriguez psychiatre a vu sa condamnation suite à plainte d’employeurs, malgré son irrecevabilité, totalement confirmée en appel. L’ordre des médecins confirme son projet d’empêcher tous les psychiatres et médecins généralistes d’attester du lien-santé travail. Encore une fois, il bafoue les principes de droit, dont le respect essentiel du secret médical. D Huez pour l’ass-SMT
    “ Considérant qu’il résulte de tout ce qui précède que les premiers juges ont, à bon droit, retenu à l’encontre du Dr Rodriguez, à raison de l’établissement des deux documents en date des 2 décembre 2011 et 20 mars 2012, des manquements aux règles déontologiques s’imposant à tout médecin, et, notamment, aux obligations résultant des articles R. 4127-28 et R. 4127-76 du code de la santé publique ; qu’ils n’ont pas fait une appréciation excessive de la gravité de ces manquements en les sanctionnant par la peine du blâme ; que, par suite, l’appel du Dr Rodriguez doit être rejeté “

    le jugement du CNOM
    Appel à soutenir le Dr RODRIGUEZ
    Comité de soutien
    http://csdr84.ne


  • CADTM - Quelques vérités sur la dette grecque
    http://cadtm.org/Quelques-verites-sur-la-dette

    Commission pour la Vérité sur la dette publique grecque

    Cette Commission d’audit a été créée en avril 2015 par la Présidente du Parlement grec, Zoé Konstantopoulou, et coordonnée par le porte-parole du CADTM, Eric Toussaint. Elle comprend des membres grec.que.s pour moitié et des membres venant de dix autres pays pour l’autre moitié.

    Une trentaine de juristes, économistes, politologues et membres de mouvements sociaux ont ainsi mis leurs compétences, leur temps et leur énergie au service de l’analyse des origines de la dette grecque et des causes de son augmentation. Ils et elles n’ont pas été rémunéréEs pour ce travail et ne le seront pas à l’avenir.

    L’échéance donnée pour réaliser ce travail était très courte, il y avait un manque de moyens logistiques et – surtout – des informations auxquelles la Commission n’a pas (encore) pu avoir accès. Citons pour exemple le refus du Gouverneur de la Banque de Grèce et ancien Ministre des Finances du gouvernement d’Antonis Samaras, Yannis Stournaras, de transmettre des documents essentiels à la Commission et de répondre aux 13 questions que celle-ci lui avait soumises.

    Cliquez sur les différents titres pour lire leur contenu
    1. La dette publique grecque ne provient pas de dépenses publiques excessives
    2. Toutes les prévisions de la Troïka étaient fausses
    3. La Grèce n’a aucunement profité des prêts
    4. Ces prêts ont été utilisés comme outil de domination
    5. Ces prêts, et leurs conditionnalités, étaient illégaux
    6. BONUS INFOS


  • Mais bon sang ou va la justice ?...
    Certes ce gouvernement n’est pas un gouvernement de "Gauche", mais les dérives sécuritaires et judiciaires en feraient-ils un gouvernement de la droite extrême ?
    José

    « Chaque résistance compte : le pouvoir ne s’y trompe pas, et pour les écraser, sort l’artillerie lourde ». Entretien avec Bernard Mezzadri
    http://www.revolutionpermanente.fr/Chaque-resistance-compte-le-pouvoir-ne-s-y-trompe-pas-et-pour-l


  • CR BN du 9 janvier 2016

    Cher-e-s ami-e-s, cher-e-s camarades

    Le BN de l’UJFP s’est réuni le 09.01.2016 en présence de tous ses membres.

    A. L’analyse de la situation en Israël Palestine a été introduite par Pierre Stambul à partir des observations qu’il a pu faire pendant son voyage de près de trois semaines, et dont le compte-rendu est sur notre site.

    Pierre Stambul nous a fait un certain nombre de rappels :

    • Il y a de la part des autorités israéliennes un « permis de tuer » et le résultat est terrible : 154 morts palestiniens entre le 1er octobre et le 31 décembre.
    • Il y a une très grande diversité chez les Palestiniens qui résistent. En particulier, les comités populaires rencontrés (Bil’in, Al Mas’ara et Beit Ommar) peuvent avoir des divergences sérieuses tout en étant en général proches du Fatah. Il ne faut surtout pas essayer d’instrumentaliser la parole palestinienne en essayant de faire dire aux résistants ce qu’on voudrait entendre.
    • A Hébron, la violence des colons armés et leur protection par l’armée israélienne créent en permanence une situation explosive.
    • Palestiniens et Israéliens anticolonialistes nous demandent d’en faire plus vis-à-vis des médias et du pouvoir, avec l’idée que le problème a été créé de l’extérieur et que la solution doit venir de l’extérieur (ou tout au moins sur la pression de l’extérieur).
    • Il y a une très grande colère contre les interventions armées occidentales au Proche-Orient.
    • En Israël, l’idée « qu’il n’y aura jamais de paix », ce qui conduit à accepter la politique de Nétanyahou, est largement majoritaire.

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    about:startpage


  • Le blog de Michel Staszewski
    http://michel-staszewski.blogspot.be

    Le conflit israélo-palestinien
    selon deux manuels scolaires utilisés en Belgique
    UN PARTI PRIS INACCEPTABLE

    La présente analyse critique concerne les deux manuels scolaires qui sont de loin les plus utilisés en Belgique francophone et, plus précisément, les volumes de ces manuels destinés à la sixième et dernière année de l’enseignement secondaire. Il s’agit de FuturHist 6ème [1], pour l’enseignement officiel (public), et de Construire l’histoire, tome 4 [2] pour l’enseignement catholique. J’insiste toutefois sur le fait que cet article ne porte pas un jugement d’ensemble sur ces manuels (lesquels sont d’ailleurs tous deux le fruit de la collaboration de plusieurs auteurs) mais uniquement sur ce qui y est consacré au conflit israélo-palestinien.[3]


  • Aux Amis du Monde diplomatiques
    je vous soumets un texte politique pour lequel je pense qu’il y a urgence. Qu’en pensez-vous ?

    Une proposition urgente

    Conseil National du bien commun et de la Fraternité

    Depuis des années des tentatives de renverser la classe politique dominante en mettant sur pied les conditions d’une nouvelle Constitution, sont veines et le resteront tant que cette même classe politique sera au pouvoir, car le pouvoir absolu est addictif et grisant, le mal est profond et le remède ne peut être que radical.

    Alors si quelque chose doit changer, si nous simples citoyens voulons que cela change, si une autre politique que celle que nos gouvernants nous servent depuis une bonne trentaine d’année, est possible afin de bâtir un monde solidaire et fraternel, alors il faut que nous nous en donnions les moyens et ne compter que sur nous-même.

    Une poignée d’hommes et de femmes ont pu en temps de guerre mettre sur pied un programme social solidaire humaniste au sein du Conseil National de la Résistance, cette chose a fonctionné et fonctionne toujours tant bien que mal en résistant aux assauts du MEDEF, de l’oligarchie financière et des multinationales.
    Toute ces entités capitalistiques ne visent que leurs intérêts et se faisant détruisent pas à pas le bien commun : la planète avec les émissions de CO2, les vies humaines et animales, la biodiversité … Au nom de l’inévitable mondialisation et de la sainte croissance dont la seule finalité inavouée est le gonflement sans limite du portefeuille des actionnaires et autres fonds spéculatifs.

    Chacun de nous est concerné par cette évolution insidieuse qui se construit au sein de réunions privées et secrètes (Groupe de Bildeberg, Société du Mont Pèlerin, rencontres de Davos …).
    Face à cela qu’avons nous à opposer ? Des partis politiques incapables de se rassembler sur l’essentiel et qui ne sont plus crédibles tant leurs notions du bien commun sont sans consistance et demeurent floue ; des syndicats divisés et qui n’attirent plus grand monde.

    Il nous faut donc donner un bon coup de balai et repartir sur autre chose.
    Cette autre chose qui ne peut plus s’appeler « de gauche » tant ce qualificatif est empreint d’imposture, serait un programme politique en opposition à l’UMPS, à la droite et au FN, mais qui serait une alternative de gouvernement crédible, solide, réaliste, fondé sur la raison, pour lui permettre d’arriver au sommet du Pouvoir, condition nécessaire pour changer de République. Ce programme n’existe pas aujourd’hui. Ce n’est qu’un malheureux constat qu’il est facile de faire à chaque échéance électorale. Donc, les partis politiques classés à gauche, tous sans exception ne sont pas à la hauteur d’une telle ambition de gouvernement.

    C’est pourquoi, à l’image du CNR, il conviendrait de former un nouveau conseil en charge de réfléchir à un contenu politique rationnel, capable d’assurer à chacun une bonne qualité de vie, une bonne éducation, une bonne santé, un épanouissement personnel et collectif ; un contenu politique qui assurerait la redistribution équitable des richesses produites, qui mettrait l’économie à son service ; un contenu politique qui ferait de la justice sociale qui défendrait les libertés individuelles, et mettrait la police au service des citoyens. Un programme politique au service du Bien Commun.

    Comment et avec qui ?
    Certainement pas avec toutes celles et ceux qui sont dans les mouvances politiques actuels, ils ont fait la démonstration de leur incapacité à construire ce programme crédible de gouvernement.
    Mais nous avons de la ressource, la France dispose de penseurs et de talents : philosophes, écrivains, musiciens, acteurs, scientifiques dans des domaines aussi variés que les sciences dures : mathématiques, physique, astronomie, que dans les sciences de l’homme : sociologie, psychologie, biologie …
    Ce Conseil National du Bien Commun pourrait être composé de ces personnes issues du Collège de France, du CNRS, des facultés … mais aussi du monde associatif, coopératif ...
    Ils seraient invités à bâtir ce projet en bannissant tout dogmatisme, d’où qu’il vienne. Une tâche immense et salutaire qui serait remise à une organisation politique en charge de la défendre dans les débats publics lors de la prochaine échéance électorale : l’élection présidentielle.
    En 2017 au second tour, nous aurons le choix entre deux candidats : l’actuel locataire de l’Élysée ou au mieux un LR ou au pire un FN. La Gauche ne sera plus représentée, si tant est qu’elle a pu l’être depuis 1983 … !
    Il y donc urgence de réunir ce Conseil National du Bien Commun. Qui d’autres que le Monde diplomatique et ses réseaux pourraient s’y atteler ?


  • Les Amis du Monde diplomatique
    http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article4705.html

    Le samedi 9 janvier 2016 à Utopia Manutention d’Avignon, ciné-débat avec le film « La Trahison » de Philippe Faucon, sorti le 25 janvier 2016. La projection prévue à 10h30 sera précédée d’un accueil avec un café à partir de 10h. Le débat sera animé par Pierre Daum journaliste et écrivain notamment auteur de « Le dernier Tabou ». Le débat en salle pourra se prolonger au restaurant La Manutention. Le but de cette rencontre est d’apporter un peu de lumière et d’apaisement sur un sujet de blocage diplomatique entre l’Algérie et la France.

    Synopsis :

    Pendant la guerre d’Algérie, le sous-lieutenant Roque est stationné dans un village de l’est algérien. Usé par le conflit, il assume tant bien que mal sa fonction, entre une population locale soumise à la répression et à la torture, et des soldats dont il doit entretenir le moral tout en maintenant sa vigilance.

    L’évolution de ses rapports avec Taïeb, un jeune soldat déchiré de souche nord-africaine, exacerbe les contradictions et l’absurdité de la « guerre sans nom ».

    José Ruiz AMD Vaucluse
    ruiz.bouqueyran@wanadoo.fr


  • Après les déclarations de Messieurs Meyer Habib et Manuel Valls à l’Assemblée Nationale le 16 décembre 2015
    vendredi 18 décembre 2015 par le Bureau national de l’UJFP

    La crise du régime politique français révélée par les réactions aux attentats du 13 novembre et soulignée par les résultats des élections régionales, n’a fait que découvrir un peu plus le visage ultralibéral de notre actuel gouvernement.

    On n’hésite plus à parler de suppression des notions gauche/droite et pour cause...

    Or aujourd’hui, qui dit ultralibéral dit sioniste radical, et la parole sioniste, devenue parole occidentale, se retrouve jusqu’au plus haut niveau de l’Etat.

    La partition jouée le 16 décembre par Mrs Meyer Habib et M Manuel Valls à l’Assemblée Nationale à propos de la campagne internationale BDS – Boycott, Désinvestissement et Sanctions - initiée par la société civile palestinienne tout entière en 2005, leur appréciation commune sur la nature démocratique du régime israélien, les propos racistes et islamophobes tenus par Meyer Habib évoquant « la gangrène islamique » [1] et non condamnés par le premier ministre, nous éclairent, mieux que tout, sur la concordance politique et les objectifs communs que partagent les partis de ces deux personnages et, plus généralement, l’essentiel de la classe politique française.

    Les attentats du 13 novembre dernier à Paris, ont marqué une offensive ultra - sécuritaire en France qui cherche au passage à identifier la résistance palestinienne au terrorisme de Daech, et fait d’Israël une victime en miroir avec la France du 13 novembre. C’est ainsi que nous avons vu des députés comme Julien Dray expliquer que les méthodes israéliennes antiterroristes devaient être adoptées par la France [2], tout comme nous avons vu Valérie Pécresse adresser par courrier à ses « compatriotes juifs » des serments d’allégeance à la cause sioniste.

    Cette résurgence des pires amalgames dans le discours de la classe politique française, hier pour rallier l’électorat juif, aujourd’hui à l’Assemblée Nationale pour attaquer la campagne BDS, stigmatiser nos concitoyens musulmans, tend à replacer Israël au cœur du débat politique national où dominent des discours racistes et islamophobes.

    En réintroduisant la question du BDS dans le débat français, celle de son prétendu antisémitisme, en qualifiant d’antisémite le combat contre le sionisme [3] et en stigmatisant des pans entiers de la société civile française - principalement les jeunes des quartiers populaires - le gouvernement et ses alliés nous confirment l’inscription totale de leur vision politique dans celle de la politique du choc des civilisations, dans celle du combat de l’Occident (devenu judéo-chrétien) contre le monde musulman dans son ensemble.

    Dans leur volonté – ici, en France – de continuer à nous diviser et à nous dresser les uns contre les autres pour mieux nous réprimer, et retarder au maximum la nécessaire unité que nous devons réaliser pour résister efficacement aux menaces qu’ils font peser sur la démocratie et nos libertés à toutes et tous.

    Le soutien raisonné par un nombre de plus en plus important de nos concitoyens au combat légitime du peuple palestinien, la condamnation par les mêmes de la politique d’apartheid israélienne, de sa politique de conquêtes et de colonisation ; les crimes de toute nature commis à Gaza, dans les Territoires Palestiniens Occupés, en Israël même, sont au cœur de leur adhésion à la campagne BDS.

    Nul ne peut en inverser la dynamique !

    Ce soutien traduit, en ce début du XXIe siècle, la réflexion de chacun sur cette dernière expression du colonialisme européen des XIXe et XXe siècles qu’est le sionisme, son ultime visage tel que nous l’observons à travers les discours et les pratiques du gouvernement israélien actuel d’extrême droite conduit par Benjamin Netanyahou : apartheid, épuration ethnique, colonisation, occupation, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

    Ce soutien traduit également la réflexion de chacun sur les dangers qui pèsent sur le droit international en général, sur le droit humanitaire international, sur le droit des peuples à disposer d’eux mêmes, à être secourus, à être protégés, sur le peu de cas qu’en font les pays occidentaux, à l’image de leur protégé israélien.

    La dénonciation du sionisme est aujourd’hui tout cela : une expression contemporaine de la condamnation du colonialisme, une expression contemporaine de la solidarité internationale, une expression contemporaine de cette exigence de justice pour tous les peuples opprimés à travers le monde, pour le peuple palestinien en particulier, symbole absolu de tous les renoncements et de toutes les trahisons de la communauté internationale.

    Messieurs Meyer Habib, Manuel Valls [4] et consorts n’y feront rien !

    La politique coloniale de la France, son soutien indécent à Israël et à sa politique criminelle, les menaces que le gouvernement fait peser sur la société civile française aujourd’hui en particulier par l’état d’urgence, ses pratiques et sa prolongation, ne peuvent être masquées par leurs incantations sur l’antisémitisme, sur l’antisionisme, et leur haine vis-à-vis de la campagne BDS, son prétendu racisme.

    En ce qui nous concerne, nous membres de l’UJFP, nous mobiliserons tous nos efforts dans la nécessaire lutte contre l’islamophobie, la nécessaire mobilisation pour la défense de nos libertés, dans l’affirmation de notre solidarité sans réserve avec toutes les victimes des guerres impériales qui ravagent le Moyen-Orient, dans notre
    solidarité absolue avec la lutte du peuple palestinien.

    Tous nos efforts dans le renforcement de la campagne française BDS.

    Le Bureau national de l’UJFP, le 18 décembre 2015.


  • En défense de l’OXI grec pour une Europe des droits sociaux et démocratiques
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    Pour Frédéric Lordonvi, “l’avenir de la gauche se joue entre ces quatre propositions” :

    1. L’euro interdit radicalement toute politique progressiste possible.

    2. S’il en était encore besoin, le traitement criminel infligé à la Grèce en six mois de brutalisation (rebaptisée « négociation ») prouve que l’entreprise de « transformer l’euro », ou l’hypothèse d’un « autre euro possible », sont des chimères qui, par désillusions successives, ne mènent qu’à l’impasse et à la désespérance politiques.

    3. Abandonner aux extrêmes droites (qui au demeurant n’en feront rien [1]…) toute perspective politique d’en finir avec l’euro et ses institutions est une faute politique qui condamne les gauches européennes à l’impuissance indéfinie.

    4. Sauf à continuer de soupirer après ce qui n’arrivera pas — un « autre euro » et l’« Europe sociale » qui va avec — le réarmement des gauches européennes passe donc impérativement par l’imagination de l’après-euro.

    Que sont devenus ces 4 propositions au sein de la Gauche ? RIEN... Vous ne trouvez pas cela un peu désolant ! Ne sommes plus capable de faire ce que le Conseil National de la Résistance a fait alors que la France était sous occupation. Comment lancer un appel à tous les penseurs politiques, économiques, sociologiques, philosophiques ... pour se mettre autour d’une table et construire ce nouveau Conseil National de la Gauche et pourquoi pas sous l’égide du Monde Diplomatique ?