• #Dopamine sur #ARTE : quelques notes sur la propagande contre la propagande.

    Après avoir regardé toute la série Dopamine d’Arte je reste partagé sur l’utilité de cette petite série documentaire critique des technologies et de la manipulation cognitive. J’ai rédigé rapidement quelques notes à ce propos avant d’oublier, désolé si c’est un peu brouillon à lire.

    ~

    D’abord il y a de bonnes choses à prendre dans chaque épisode, de nombreuses références (même si balancées trop rapidement sans distance critique ni citation des sources), et si on prend le temps de mettre sur pause et de chercher plus de documentation et d’articles il faut bien dire que ça donne accès à une très bonne première base de critique et de recherche, notamment au sujet des expériences menées sur des groupes d’utilisateur⋅ices par les réseaux sociaux, ainsi que des études cognitives préalables (valables ou pas) qui les ont inspirées.
    C’est un sujet nécessaire à aborder, crucial, et flippant, puisque ces expériences se font à notre insu, sans contrôle extérieur, et qu’elles ont une influence sur une très large population.

    Mais pour avoir accès à ce genre de contenu critique vulgarisé faut-il pour autant laisser tomber nos propres exigences sur la qualité de l’information  ?

    # Difficile de faire abstraction du contexte parfois...

    Déjà première chose, pour situer un peu mon point de vue et le contexte, je ne suis pas fan des émissions télé, que je regarde peu et essentiellement en replay sur internet. Ça explique déjà une certaine réticence aux programmes formatés grand public.
    Dopamine est un format grand public, et court (moins de sept minutes).

    Habitué aux « programmes » Youtube, je ne suis pas non plus allergiques aux formats courts et montés assez « cut ». Mais je reste conscient qu’il s’agit d’une habitude de visionnage comme une autre, et j’essaie de ne pas devenir complètement désensibilisé à tout ce qui s’éloigne de la « monoforme », en regardant de tout, avec curiosité. (Même des plans interminables sur un dîner de famille ou une usine en friche. Même des comédies américaines grand public.)

    Le premier truc un peu désagréable pour une émission télé comme Dopamine, qui se veut une sorte de bouclier contre la manipulation, c’est qu’elle prend pour cibles les grandes icônes, ces GAFAM, forcément américains, qui sont devenus l’image accessible mais réductrice des dérives techno-scientistes, la Némésis des technologies quoi.

    Bien sûr c’est justifié, parce que l’ emprise de ces GAFAM s’étend dangereusement, que nos habitudes sont transformées en profondeur, très vite, sans que nous ayons le temps de prendre du recul, et que tous les domaines sont touchés par ces changements profonds, en particulier le travail où la précarité augmente en général avec les plateformes et la paupérisation du travail de création de contenu.

    Mais chaque fois que les vieux médias s’en prennent aux nouvelles technologies je ne peux pas m’empêcher de me demander à quel point les auteur⋅es de programmes sont de bonne foi.
    L’exemple le plus aberrant étant sans doute la critique de Youtube. La télévision aime se plaindre de youtube, le Uber de l’audiovisuel. Youtube serait responsable de toute la désinformation du monde, avec son méchant algorithme de recommandation (qui n’est pas une bonne chose selon moi non plus). Mais au final même une émission qui se veut critique comme celle-là, Dopamine, se retrouve à faire du format Youtube, court et sans grande rigueur scientifique ni journalistique.
    À croire que le 21e siècle a accouché des applis et des plateformes de consommation de contenus comme ça d’un coup, sans transition, et sans formatage audiovisuel préalable.

    J’aurai personnellement presque envie de renvoyer à l’émission sa propre critique (pourtant nécessaire) avec l’intitulé suivant, sur le même ton que celui de la série Propaganda du même réalisateur :

    « La télévision a été un des principaux moteurs culturels de l’expansion du capitalisme et du soft-power au 20e siècle. Vous pensiez qu’Arte était une gentille chaîne pour utopiste libérés des diktats publicitaires  ? Découvrez comment elle répond aussi à ses propres critères de logique spectaculaire et de marketing de validation sociale, tout comme les autres grands médias traditionnels »

    Arte a peut-être (de moins en moins  ?) la réputation d’être plus intellectuelle, plus lente, donc moins soumise aux lois du marché, il y a bien de fortes logiques marketing derrière.
    Et l’audience, mesure incontournable du PAF est l’outil pour parvenir à conserver les gros budgets, les salaires de direction, les carrières.
    Si ça parait moins machiavélique que de manipuler le taux d’engagements pour augmenter la valeur d’une société en bourse ça n’en reste pas moins une forme de manipulation à grande échelle aussi.

    J’ai conscience aussi qu’il y a toujours des électrons plus ou moins libres dans ces rédactions et des réalisateur⋅ices ou producteur⋅ices qui font des choses instructives, édifiantes. Je garde moi-même quelques docs Arte qui valent le coup et m’ont appris plein de choses.

    Mais concernant Dopamine je crois que j’aimerais aussi voir le réalisateur nous expliquer sur un ton ironique et sans appel que les patrons de chaînes du service publique manipulent leurs téléspectateur⋅ices en les rendant addict à un mode de vie télévisuel passif.

    # La véracité vient d’en haut

    Un des principaux problèmes de forme que j’ai trouvé en regardant Dopamine découle peut-être directement de cette absence d’auto-critique.
    L’émission utilise le canal de diffusion Arte pour se poser en autorité dans la discussion aux sujets des réseaux sociaux et des applis. Et c’est à peu près tout.
    C’est encore assez soft grâce au ton ironique et à la durée courte, mais les mécanismes qui devraient permettre de prendre du recul et du temps pour réfléchir au sujet complexe sont malheureusement absents de l’émission. Il y a un manque de rigueur plus ou moins grand et gênant suivant les épisodes, et ce malgré la présence de cautions en expertise scientifique au générique.

    Comme pour d’autres formats lancés par des grands médias ou des institutions censés nous apprendre à nous désintoxiquer ou à mieux « décoder » l’information, sortir du complotisme, etc.., c’est toujours un problème d’utiliser le canal officiel comme un validateur suffisant pour les propos tenus.
    Avec Dopamine il y a plusieurs éléments de validation utilisés, celui de la caution implicite de la chaîne « Arte », celui de la science, et celui du bon sens commun qui sous-tend l’écriture et ses raccourcis parfois abrupts, son ironie pas toujours très utile.

    Les arguments scientifiques seraient a priori le moins pire de ces trois facteurs, mais le problème qui me crispe rapidement en regardant les épisodes c’est qu’il n’y a pas assez de distanciation avec l’argument simpliste « Il y a une étude, c’est scientifique ».

    Les études qui sont citées pour avoir servi de références de recherche dans le développement de nouvelles fonctions de telle ou telle appli sont systématiquement énoncées comme des faits établis et incontournables du fonctionnement cognitif humain. C’est tout. À prendre ou à laisser. Le père de l’anthropologie française dit que tout don appelle un contre-don  ? OK, ça doit être une règle sociale immuable alors. Les souris aiment les spectacles son et lumière ? Nous sommes prisonniers des notifications visuelles et sonores. Pas d’autres références, de sous-titres, de contexte critique.
    Attention je ne dis pas que ce n’est pas intéressant, mais simplement que le fait de ne pas différencier l’inspiration et le défrichage scientifique d’une part et les lois présentées comme universelles d’autre part est assez décevant. Surtout que dans le champ cognitif, des études il y en a pas mal il me semble, parfois même en contradiction les unes avec les autres. Certains thèmes et idées de recherches peuvent même être très intéressants mais tout de même partiellement biaisés ou revus par la suite (exemple la pyramide de Maslow).
    Tout ne tient pas uniquement dans la réussite d’expériences simples avec des souris ou des chimpanzés. Si ?

    Donc avant de citer toutes les hypothèses scientifiques qui servent aux méchants GAFAM à faire plus d’argent comme des vérités scientifiques absolues, pour justifier à tout prix l’axe de la série (les influx de dopamine), quelques précautions seraient peut-être nécessaires.

    # Les sources

    On arrive a un autre problème : la citation des sources. Je suis le premier enclin à croire tout ce que l’émission me raconte sur les recherches et les intentions des réseaux sociaux, et cela vient toujours conforter un peu ma vision (paranoïaque L.o.L ) des choses, mais à la longue je trouve vraiment que ça dessert le propos de ne jamais avoir le moindre élément de source, pour savoir « comment on sait » justement.

    Est-ce que ce sont les entreprises qui parlent ouvertement de leurs recherches  ? Des anciens employés qui témoignent  ? Y’a t’il eut des vérifications de ces recherches et historiques de développement quelque part que l’on peut consulter  ?

    À l’heure où l’on nous parle sans arrêt de la désinformation par les fausses news qu’on s’échange sans vérifier sur Facebook, simplement parce que ça conforte notre opinion, il serait peut-être temps d’utiliser d’autres méthodes. Ah mais j’oubliais que le canal officiel Arte avait pour effet de valider implicitement toutes les informations qui y passe. Je suis donc bête de demander les sources.

    # Format trop court ?

    Finalement est-ce que le vrai problème ne serait pas la durée trop courte de l’émission (environ 6 minutes) qui empêche de faire tout comme il faut ?
    Je veux bien le croire, pas facile de faire court, concis, et juste.

    Mais après avoir regardé aussi Propaganda du même réalisateur, j’ai comme un doute sur l’emploi des conclusions hâtives et des clichés, propres à faciliter le déroulement rythmé du programme (comment ça comme sur Youtube ?)

    Utiliser un raccourci est un choix, un cliché aussi, qui a un effet sur l’état de nos connaissances mobilisées pour la compréhension du propos.
    Quand on dit sur un ton ironique un peu douteux que « la Corée est un pays tout pourrit » de la même façon qu’on a dit précédemment des vérités communément admises (mais toujours de façon ironique), ou quand on assène sous prétexte d’aller droit au but que « l’inconscient pour faire simple c’est l’enfance », chez moi en particulier (puisque ce texte ici n’est que ma propre vision subjective des choses) il y a à la longue une sorte de méfiance qui se met en place vis-à-vis du propos en général. Allez savoir pourquoi...

    # Bonne petite compilation malgré tout

    Il y a quand même des choses intéressantes évidemment, et je garde les épisodes de Dopamine comme une compilation pour y revenir et faire des recherches plus en détails sur certains mécanismes ou stratégies marketing.
    Par exemple, ne jouant pas à Candy Crush je ne m’étais pas rendu compte que l’entreprise vendait tout simplement la possibilité de réussir les niveaux avancés trop difficile.
    Et l’épisode sur Uber fait du point de vue du conducteur avait enfin un ton un peu plus politique, avec des infos intéressantes sur le positionnement parfois désavantageux des courses proposées automatiquement dont je n’étais pas non plus au courant. Mais encore une fois, il serait bon d’avoir ne serait-ce qu’une idée des sources de ces informations.

    PS : Je suis beaucoup plus sévère sur la série Propaganda par contre qui me donne vite l’impression d’être moi-même manipulé tant les raccourcis sont simplistes et peu étayés.

    https://seenthis.net/messages/804224 via Wilem Ortíz



  • Ici, les parents adoptifs croyaient qu’elle avait 6 ans :
    – Leur fille adoptive de 6 ans se révèle être une adulte dangereuse atteinte de nanisme
    https://www.madmoizelle.com/couple-abandonne-naine-22-ans-sociopathe-1023863

    En fait, non, ils croyaient qu’elle avait 8 ans :
    – Esther en vrai : leur fille adoptive naine de 8 ans aurait 22 ans et aurait essayé de les tuer
    https://www.purebreak.com/news/esther-en-vrai-leur-fille-adoptive-naine-de-8-ans-aurait-22-ans-et-aurait-essaye-de-les-tuer/182581

    Ah non, il fallait lire 9 ans :
    – Maman affirme que sa fille ukrainienne de 9 ans a adopté était un jeune homme de 22 ans atteint de nanisme
    https://news-24.fr/maman-affirme-que-sa-fille-ukrainienne-de-9-ans-a-adopte-etait-un-jeune-homm

    Ah pardon, 10 ans :
    – Leur fille adoptive de 10 ans était en fait une naine sociopathe de 22 ans
    https://www.ledauphine.com/france-monde/2019/09/25/leur-fille-adoptive-de-10-ans-etait-en-fait-une-naine-sociopathe-de-22-a

    Ou bien 11 ans ?
    – Des parents abandonnent leur fille adoptive de 11 ans, selon eux il s’agit d’une naine âgée de 22 ans
    https://www.lavoixdunord.fr/642227/article/2019-09-24/des-parents-abandonnent-leur-fille-adoptive-de-11-ans-selon-eux-il-s-ag

    Je suppose qu’on a le Google News qu’on mérite…

    https://seenthis.net/messages/803626 via ARNO*


  • Mapping All of Earth’s Roads and Buildings from Space
    https://www.planet.com/pulse/mapping-all-of-earths-roads-and-buildings-from-space
    https://planet-pulse-assets-production.s3.amazonaws.com/uploads/2019/09/global-detections.jpg

    Above is a map of all the roads and buildings on Earth. To our knowledge, it is the most complete and up to date map of these features ever created. It reveals details not available in popular mapping tools, in both industrialized cities and rural settlements. Built from a diversely sampled training set, the model produces quality results across a wide variety of terrains, densities, and land cover types. // Credit: Leanne Abraham, Planet

    https://seenthis.net/messages/803523 via Fil


  • Where to put #buttons on #forms
    https://adamsilver.io/articles/where-to-put-buttons-in-forms
    https://adamsilver.io/assets/images/button-placement/alignment.png

    Align the primary button to the left edge of the inputs

    illuminate a clear path to completion. Aligning inputs and actions with a strong vertical axis clearly communicates how to go about completing a form."

    This layout also helps screen magnifier users to see it without having to pan across.

    Les boutons des formulaires de #SPIP seraient mal placés ?

    https://seenthis.net/messages/803184 via b_b



  • Why are #queer people so mean to each other? | Xtra
    https://www.dailyxtra.com/why-are-queer-people-so-mean-to-each-other-160978
    https://www.dailyxtra.com/content/uploads/2019/08/25-1200x676.jpg

    Small perceived betrayals are, to our animal bodies, indistinguishable from all the many betrayals and abuses of the past. Our friends and loved ones who disappoint us become untrustworthy in our eyes, dangerous; we regress mentally to those moments in childhood when we were made to feel helpless and unworthy of love. Here it is again. Yet another example of how no one can be trusted. How could we not be enraged? How could we not lash out, demand punishment and shunning, try to get rid of the ones who have hurt us? We learned our lessons well when we were young. Punishment is the only way to make people learn. When someone has been too bad, then we have to get rid of them in order to be safe. 

    Our trauma thinking is not bad or evil. On the contrary, it is very good — it has allowed us to survive the unthinkable. My point here is not that we need to get rid of our #trauma survival strategies, or to doubt our own bodies, but that perhaps we might need to stop thinking of our trauma as individual and see it as collective. So that we are not suffering alone in our trauma, a community comprised of “one-against-the-world” thinking, but rather community based on “healing together.”

    via https://twitter.com/MarguerinLDN/status/1171732082688761859

    https://seenthis.net/messages/801285 via baroug


  • Jodorowsky : « Ni le pouvoir, ni l’argent, ni la célébrité » (1/2)
    https://www.nova.fr/podcast/nova-book-box/jodorowsky-ni-le-pouvoir-ni-largent-ni-la-celebrite-12
    http://www.nova.fr/sites/default/files/styles/ratio_1_8_xl/public/episode/2019-09/thumbnail_0260877.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

    Premier moitié d’interview de Jodorowsky par Nova, la suite dimanche prochain, sur son documentaire qui arrive sur sa psychomagie.

    Quête spirituelle au domicile du poète et réalisateur chilien de « La Montagne sacrée », de retour au cinéma avec un extraordinaire documentaire sur cet art qui guérit : la psychomagie.

    https://podcast.nova.fr/sites/default/files/podcast-episode/2019-09/NBB_20190908.mp3

    #Alejandro_Jodorowsky #Jodorowsky #psychomagie #inconscient #psychologie #performance #corps #tarot #interview #audio #radio #Nova

    https://seenthis.net/messages/800872 via RastaPopoulos


  • What We Are Doing – Our Data Bodies
    https://www.odbproject.org/about/what-we-are-doing

    Based in marginalized neighborhoods in Charlotte, North Carolina, Detroit, Michigan, and Los Angeles, California, we are:

    Looking at digital data collection and our human rights;
    Helping local communities, community organizations, and social support networks;
    Growing a national conversation on safety, privacy, and data protection needs of marginalized communities; and,
    Showing how different data systems impact re-entry, fair housing, public assistance, and community development.

    #data_feminism

    https://seenthis.net/messages/799913 via Fil


  • A Hole in the Head: A History of Trepanation | The MIT Press Reader
    https://thereader.mitpress.mit.edu/hole-in-the-head-trepanation
    https://thereader.mitpress.mit.edu/wp-content/uploads/2019/08/hole-in-head-lede-700x420.jpg

    In 1865, in the ancient Inca city of Cuzco, Ephraim George Squier, explorer, archeologist, ethnologist and U.S. charge d’affaires in Central America, received an unusual gift from his hostess, Señora Zentino, a woman known as the finest collector of art and antiquities in Peru. The gift was a skull from a vast nearby Inca burial ground. What was unusual about the skull was that a hole slightly larger than a half-inch square had been cut out of it. Squier’s judgment was that the skull hole was not an injury but was the result of a deliberate surgical operation known as trepanning and furthermore, that the individual had survived the surgery.

    #trépanation #histoire #chirurgie #médecine

    https://seenthis.net/messages/799680 via mad meg



  • Computational Photography :: From Selfies to Black Holes :: vas3k’s blog
    http://vas3k.com/blog/computational_photography
    https://i.vas3k.ru/900/89a.jpg

    There’s a thing many people don’t care, but it’s crucial for understanding the entire mobile photography: Modern smartphone camera starts taking photos as soon as you open it. (…)

    When you tap “take a photo” button, the photo has actually already been taken, and the camera is just using the last picture from the buffer

    explications techniques très détaillées du fonctionnement des appareils photo des smartphones.

    https://seenthis.net/messages/793809 via Fil


  • Des vers se sont réveillés après 40 000 ans passés dans le pergélisol
    http://www.fredzone.org/des-vers-se-sont-reveilles-apres-40-000-ans-passes-dans-le-pergelisol-698

    Un ver de 41 000 ans ramené à la vie

    En examinant un échantillon prélevé sur place, un échantillon placé une nouvelle fois dans une boîte de Pétri, Vishnivetskaya et son équipe ont eu la surprise de découvrir plusieurs vers ronds appartenant à la classe des nématodes, des vers constitués d’une bouche et d’un anus.

    Des vers qui ont réussi à revenir à la vie après avoir été exposés à une température ambiante.

    D’après les prélèvements effectués à l’époque, l’un de ces nématodes était âgé d’environ 41 000 ans et il existait donc déjà à l’époque de Neandertal.

    https://seenthis.net/messages/792329 via BigGrizzly


  • Tiens, une configuration en #CSS pour fabriquer directement du scroll doux (« smooth scroll ») :

    scroll-behavior: smooth;

    Ça permet du coup de se débarrasser des scripts JS avec lesquels on fait ça d’habitude.

    Inconvénient, Safari ne le prend pas en compte (mais ça se dégrade très bien, puisque le scroll sera effectif, simplement il ne sera pas « progressif »).

    Avantage, on peut le désactiver facilement avec une media query pour les gens qui ont le mal de mer :

    html {
     scroll-behavior: smooth;
    }
    @media (prefers-reduced-motion: reduce) {
     html {
       scroll-behavior: auto;
     }
    }

    https://seenthis.net/messages/789833 via ARNO*



  • Au pied de mon arbre - Quand jardin et technocratie ne font pas bon ménage | Édith Hallauer
    https://strabic.fr/gestion-des-pieds-d-arbres-parisiens

    Paris comporte aujourd’hui entre 130 000 et 140 000 arbres d’alignement, marqueurs identitaires de la voirie parisienne. Mais la gestion hasardeuse des pieds d’arbres génère l’insatisfaction et l’incompréhension des citoyens. Que se passe-t-il derrière la mythique grille ? Le jardinier aurait-il quitté le navire ? Rencontre avec Julien Defait, également auteur des illustrations. Source : Strabic

    https://seenthis.net/messages/786956 via Rezo


  • #shamless_autopromo

    Gang Of Witches - Patriarchy is Burning
    https://medias.liberation.fr/photo/1226475-patriarchy_is_burning_facebook_1200x630px.jpg?modified_at=1560163784&width=975
    Witch please

    Militant jusqu’au bout des ongles, voici Patriarchy is Burning, initié par le collectif artistique, féministe et écolo Gang of Witches. Un combo composé de jeunes artistes et activistes, qui « aborde les thèmes des violences faites aux femmes, de la masculinité libérée des injonctions patriarcales, et interroge les codes du genre pour une prise de conscience globale vers plus d’égalité et de diversité ». Deux jours durant, Gang of Witches réunit peintres, sculpteurs, écrivains, photographes, vidéastes, musiciens, danseurs et performeurs, avec, parmi les invités, l’activiste Funmilola Fagbamila. L’événement, gratuit, s’accompagne de la sortie d’un livre et d’un album éponymes.

    Patriarchy is Burning, Paris, Palais de Tokyo (Yoyo), entrée libre, les 15 et 16 juin.
    https://next.liberation.fr/culture/2019/06/10/biches-patriarchy-is-burning-marsatac-notre-selection-des-festivals-

    J’y serais samedi pour la signature du N°2 de cette revue à laquelle je participe.

    https://seenthis.net/messages/786441 via mad meg



  • Complices du négationnisme | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/dominique-vidal/blog/120619/complices-du-negationnisme

    Qu’importent leurs centaines de milliers de victimes, les milliers de témoins survivants, les archives de leur construction, les factures de Zyklon, les aveux des tueurs, les recherches des historiens... Rien n’empêche Chouard de douter, lui aussi, de ce « point de détail ».

    Le plus grave, c’est qu’un journaliste comme Denis Robert ait tendu le micro à cet olibrius pour qu’il y crache ses obscénités. Sous prétexte, commente le provocateur Daniel Schneiderman, de faire tomber le masque. Mais tous les salopards l’ont baissé depuis des décennies. Le négationnisme est l’antisémitisme des lâches.

    Cet exercice scandaleux a eu pour théâtre le Média TV, la chaîne créée par la France Insoumise. Ce mouvement a-t-il vraiment besoin de ce nouveau scandale, après son échec aux Européennes et le départ de nombreux cadres ? Cette tache-là risque fort d’être indélébile.

    Au-delà de la loi Gayssot, qui punit sévèrement quiconque nie un crime contre l’Humanité - et pourrait s’appliquer en l’occurrence à l’interviewé comme à l’intervieweur -, il est temps de le rappeler aux complices des assassins de la mémoire : on ne discute pas avec ces derniers, on les combat.

    Mon père a 96 ans. Il a passé 20 mois à Auschwitz, où tous les jours il a vu fumer les cheminées et senti l’odeur de la chair brûlée, puis dans les Marches de la mort. Denis Robert ira-t-il lui expliquer le sens de cette interview ?

    P.S. : Entre-temps, LeMediaTV a posté l’intégrale de cette émission. Son visionnage efface tout doute sur la "pensée" de Chouard, mais aussi sur le rôle de Denis Robert. Celui-ci affirme d’emblée que Chouard n’est ni antisémite ni négationniste, et le répète au bas mot dix fois tout au long de la conversation. Et si Mathias Enthoven tient sa place de journaliste, Denis Robert adopte la posture d’un avocat, voire d’un professeur de "politiquement correct" apprenant à son invité comment éviter d’être attaqué.

    https://seenthis.net/messages/786865 via mad meg


  • #Material #Icons Library
    https://icons.pixsellz.io
    https://d3n32ilufxuvd1.cloudfront.net/56a9eedb5f77288b5500dc81/1315442/screenshot-d8155d70-82ae-11e9-bf4d-9586041fb3cc_readyscr_1024.jpg

    Free Collection of 1000+ Icons for Popular Graphics Tools

    Compatible with Sketch App, Figma, SVG, Invision Studio, Adobe XD & Photoshop

    3 Styles / 24x24 px / 16 Categories / 6 File Formats

    Available under Apache License Version 2.0

    https://seenthis.net/messages/785145 via b_b



  • Constellation
    http://polylogue.com/constellation

    C’est un antimoteur de recherche, l’idée c’est qu’on y fouine comme chez le bouquiniste.

    http://polylogue.com/images/constellation.png

    Constellation est une bibliothèque imaginaire, virtuellement infinie, qui vous propose de passer les cinquante prochaines années dans la lecture d’ouvrages scientifiques…
    Inspirée par Borges et Queneau, elle propose aujourd’hui environ 13000 ouvrages scientifiques de la Bibliothèque nationale de France, accessibles numériquement avec l’API Gallica. Mais cette quantité augmente rapidement et qui sait combien d’ouvrages seront disponibles quand vous en serez au dernier ?
    Ce qui est certain c’est qu’alors l’informatique y tiendra une place majeure…

    via https://twitter.com/NT_polylogue/status/1132745260390596618

    https://seenthis.net/messages/783416 via enuncombatdouteux


  • « La science-fiction aborde des enjeux planétaires » : entretien avec trois maîtres de la SF
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/05/26/la-science-fiction-aborde-des-enjeux-planetaires-entretien-avec-trois-maitre

    La science-fiction française a un faible pour l’anticipation. Depuis les années 1970, il existe un courant de la SF très engagé. Est-ce que le rôle de l’écrivain de science-fiction est politique ?

    Jean-Michel Truong : Je ne le conçois pas autrement. Notre mission, c’est d’exercer le ministère de la vigilance en mettant à profit notre capacité à nous projeter dans un futur plus ou moins lointain pour faire le diagnostic de la situation présente et avertir des dérives possibles. Les bons auteurs de science-fiction devraient uniquement concevoir leur rôle comme politique. Mais beaucoup d’entre eux s’en méfient et préfèrent appliquer leur talent à des sujets anodins…

    Pierre Bordage : Tu as sorti les sabres ! Il y a aussi une part de divertissement dans le récit à laquelle je tiens beaucoup. Si je dois soulever des réflexions pour le lecteur, je veux que ce soit sous forme d’aventures. Qu’il soit entraîné par l’histoire et amené à se poser des questions naturellement. Je n’impose pas mes idées. Pour moi, la SF est une littérature du grattage, elle doit divertir, faire réfléchir et soulever des enjeux philosophiques. Dans le space opera par exemple, en se projetant dans l’espace-temps, on interroge la nature même de l’être humain.

    Jean-Michel Truong : Le divertissement est indispensable, c’est sûr, mais il doit se mettre au service de la réflexion.

    Alain Damasio : Je n’aime pas trop le terme « divertir », parce que je l’associe toujours à son étymologie « sortir de la voie ». Je défends plutôt le « subvertissement ». La science-fiction a une ampleur que n’a pas souvent la littérature blanche qui reste très intimiste. En SF, on aborde des enjeux planétaires. En touchant des affects et des percepts, on va chercher un public qui n’ouvrirait pas un essai de philosophie ou de sociologie, mais qui est content de spéculer et de réfléchir à la société. L’identification au personnage est un vecteur extraordinaire qui permet d’embarquer le lecteur dans un vaisseau spatial. C’est la clé de tout. Mais la SF est forcément politique. On va nécessairement croiser le champ politique à un moment donné du récit et soulever des questions sur le vivre-ensemble, le rapport au pouvoir, le lien collectif…

    https://seenthis.net/messages/783369 via enuncombatdouteux


  • Prélèvement à la source : à quand une réforme fiscale féministe ?
    https://www.liberation.fr/debats/2019/05/15/prelevement-a-la-source-a-quand-une-reforme-fiscale-feministe_1726928

    Quand on évoque le thème de la fiscalité, on se dit, de prime abord, que le féminisme n’a rien à faire là-dedans, qu’il s’agit simplement de calculs neutres appliqués aux revenus des individus peu importe leur sexe. Et puis, si on creuse un peu, on se rend vite compte que le patriarcat, comme dans tous les autres domaines, s’est immiscé à ce niveau-là aussi et de façon bien plus subreptice puisque largement non visible.

    Alors que pour chacune et chacun, c’est le moment de remplir sa déclaration de revenus 2018, arrêtons-nous donc un instant sur le mode de calcul de l’impôt sur le revenu, un mode de calcul laissé inchangé dans le cadre de la réforme du prélèvement à la source.

    Outre la prise en compte des ressources annuelles détenues par le foyer fiscal, le calcul de l’impôt sur le revenu s’effectue à la suite de l’application de deux mécanismes importants : le quotient conjugal et le quotient familial. Le quotient conjugal, qui consiste pour un couple marié ou pacsé à être imposé conjointement est un mécanisme qui n’a pas le même impact selon que les revenus au sein du couple sont égaux ou inégaux. En effet, du fait de l’application du quotient conjugal au barème tranche par tranche (1), la réduction d’impôt obtenue est d’autant plus forte que les revenus au sein du couple sont inégaux et que le revenu global est élevé (2). De fait, la division, puis re-multiplication par deux de revenus inégaux permet de réduire le taux d’imposition.

    Ainsi, plus les revenus du couple tendent vers l’égalité, moins le mécanisme de quotient conjugal n’apporte de réduction d’impôts et pour un couple dont les revenus seraient totalement égaux, le bénéfice est même totalement nul : en effet, le fait de diviser par deux le revenu du couple fait retomber chaque conjoint dans la même tranche d’imposition que s’il avait été seul.
    Trappe à pauvreté

    Non seulement, le système du quotient conjugal bénéficie davantage aux couples dont les revenus sont inégaux, mais il désincite aussi le conjoint dont les ressources sont les plus faibles, soit les femmes le plus souvent, à reprendre une activité ou bien à passer d’un mi-temps à un plein-temps puisque son revenu sera alors immédiatement imposé, lui aussi, à un taux élevé, autrement dit, dans les tranches hautes du barème.

    Or sachant que le revenu salarial net moyen des femmes est inférieur de 25 % à celui des hommes (3), qu’elles occupent 55 % des bas salaires et 63 % des emplois non qualifiés (4), il n’est pas difficile d’en conclure, qu’au sein du couple, ce sont majoritairement les femmes qui ont les ressources les plus faibles (5).

    Le quotient conjugal est donc un système qui décourage proprement le travail des femmes et les maintient dans l’occupation d’emplois précaires et faiblement rémunérés. Il agit comme une trappe à pauvreté mais uniquement à destination des femmes. Autant dire qu’une politique réellement soucieuse de l’égalité femmes-hommes devrait avoir depuis bien longtemps supprimé le quotient conjugal.

    A contrario, le choix, dans le cadre de la réforme actuelle, d’avoir évité une « "déconjugalisation" de l’impôt, qui aurait pénalisé les foyers où les revenus personnels sont déséquilibrés entre conjoints » (6) apparaît comme un choix délibéré en faveur d’une politique publique qui continue à favoriser les déséquilibres de revenus au sein du couple et donc, à maintenir bien souvent les femmes dans une situation de dépendance et de précarité. Réforme moderne, vraiment ?

    Quant au quotient familial, qui consiste à adapter le montant de l’impôt brut à l’importance du foyer et fonctionne selon le même modèle que le quotient conjugal, outre sa forte régressivité (7), il agit comme la mise en œuvre d’une véritable politique nataliste exhortant les femmes à faire des enfants et au moins trois si possible (8). Décidément, la politique fiscale française semble s’attacher à imposer certains choix de vie aux femmes, et ce, bien au-delà de la question de l’impôt sur le revenu.
    Conception conservatrice

    Il y a un terme qui unit et justifie les mécanismes de quotient conjugal et familial, c’est celui de foyer fiscal. Un terme qui résume à lui seul la conception conservatrice et patriarcale de la politique fiscale française et qui enferme les femmes dans des rôles sociaux et familiaux.

    Par exemple, une discorde, même longue entre époux, ne suffit pas à entraîner la dissolution du foyer fiscal. Ainsi, même séparée dans les faits de son conjoint (sans qu’il n’y ait eu divorce ou rupture de pacs), la femme doit donc continuer d’être rattachée au foyer fiscal. On imagine alors toutes les difficultés auxquelles peut faire face une femme dans le cas où elle subirait des violences (physiques, sexuelles) suite à cette séparation.

    Autre exemple : si une demi-part supplémentaire est attribuée pour le 1er enfant à charge des personnes seules, c’est seulement à condition que celles-ci ne vivent pas en concubinage. Une vision qui présuppose que lorsque la femme vit avec un concubin, alors celui-ci automatiquement partage la charge de l’éducation de l’enfant. Ce qui est loin d’être évident.

    En revanche, ce qui est évident avec ces deux exemples, c’est la volonté de la politique fiscale française de rattacher la femme à son conjoint, de la mettre sous tutelle, peu importe la situation. De fait, si la femme est séparée de son concubin, mais sans que la séparation soit officielle, alors elle reste rattachée à lui et si, situation inverse, la femme est seule mais vit avec un conjoint de façon non officielle alors elle est également rattachée à lui et perd sa demi-part. Dans tous les cas, elle n’a donc pas le choix et son autonomie est bafouée.

    Une réforme qui ne favorise pas l’émancipation des femmes, mais les maintient dans des situations de dépendance et de vulnérabilité, ce n’est pas une réforme moderne, mais la simple perpétuité d’une conception patriarcale de la société.

    Supprimer la notion de foyer fiscal et mettre en place une réelle individualisation de l’impôt sur le revenu constituent en revanche les premiers jalons d’une politique fiscale véritablement attentive à l’égalité femmes-hommes.

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