• Beat Generation, le chœur des femmes
    http://next.liberation.fr/livres/2018/08/15/beat-generation-le-choeur-des-femmes_1672793

    Ainsi donc elles étaient quand même là. Et la Beat Generation n’était pas le cénacle masculin - et macho - que la légende a fabriqué autour des seules figures de Kerouac, Ginsberg et Burroughs. Dans une nécessaire et passionnante anthologie, Annalisa Marí Pegrum et Sébastien Gavignet ont réuni et traduit des dizaines de poèmes d’auteures inconnues qui faisaient - de très près ou d’un peu plus loin - partie du mouvement qui a révolutionné les lettres américaines dans les années 60.

    Qui connaît Elise Cowen, homosexuelle rebelle suicidée à 28 ans ? Mary Norbert Körte, qui quitte son couvent après avoir assisté à une conférence de Ginsberg ? Joanne Kyger, dont l’écriture est marquée par les expériences de prises de stupéfiants et le bouddhisme ? Diane di Prima, arrêtée par le FBI pour obscénité en raison de ses écrits ? Hettie Jones, juive qui se marie en 1958 - premier scandale - dans un temple bouddhiste avec - deuxième scandale - un artiste afro-américain, LeRoi Jones ?

    Dans les années 50 et 60, ces femmes ont partagé les expériences ou la vie de ceux que l’histoire littéraire a seulement retenus. Comme eux, leurs textes sont marqués par toutes les caractéristiques de la Beat Generation : une langue hachée influencée autant par les rythmes du jazz que par la prise de drogues diverses, une crudité dans la description de la sexualité, un goût pour le voyage et une quête spirituelle.

    Mais elles ont quelque chose en plus : rebelles, elles le sont aussi en tant que femmes dans une société américaine encore alors très globalement sexiste. Certes, les écrivains connus de la Beat Generation cassent les codes littéraires et donnent à lire leurs errements et leurs fantasmes, mais il était autrement plus révolutionnaire d’écrire au début des années 60 un poème comme « J’ai mes règles » (Diane di Prima) ou « Poème Dieu/Amour » (qui fut d’ailleurs censuré pour obscénité) dans lequel Leonore Kandel écrit en 1966 : « Ta bite s’élève et palpite dans mes mains / une révélation / comme en vécut Aphrodite. » Quelle femme écrivain décrit aussi crûment le désir féminin à la même période ?

    Voilà qui explique l’absence totale de postérité de ces femmes, relativement peu éditées à l’époque et encore moins rééditées. « L’art restait l’apanage des hommes », écrivent Annalisa Marí Pegrum et Sébastien Gavignet, qui prennent le soin d’accompagner leur recueil d’une biographie succincte de chacune des dix poètes. « Les femmes, elles, étaient avant tout les gardiennes du foyer, les concubines, ou bien les petites mains qui restaient à l’œuvre derrière les "grands" hommes. De façon consciente ou inconsciente, sous les poids des attentes de la société, elles ont laissé leur place. » Parfois elles ont été simplement censurées. Après la mort d’Elise Cowen en 1962, ses proches choqués brûlent ses poèmes. Il n’en subsiste plus aujourd’hui qu’un carnet, publié seulement en 2014. Extrait : « Je voulais une chatte de plaisir doré / plus pure que l’héroïne / A l’intérieur de laquelle t’honorer / Un cœur assez grand pour t’enlever / tes chaussures & étendre / L’anatomie de l’Amour. »
    Guillaume Lecaplain

    Sébastien Gavignet et Annalisa Marí Pegrum (dir.) Beat Attitude, femmes poètes de la Beat Generation Editions Bruno Doucey, 208 pp., 20 €.

    #historicisation #femmes #sexisme #beat_generation

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  • Partage des tâches ménagères : SOYONS DES MEGERES !
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/08/01/partage-des-taches-menageres-soyons-des-

    Parce qu’on nous a construit la figure de la mégère, cette espèce d’horrible femme qui est laide, qui est méchante, qui n’aime pas les autres et qui râle tout le temps. Mais en fait, si on réfléchit au personnage de la mégère, c’est un personnage positif, qu’il faudrait réintégrer : c’est juste quelqu’un qui dit : « non, il n’y a pas de raison que je fasse tout ! » Et l’égoïsme de la mégère, il faut qu’on en parle, il faut qu’on arrête de nous menacer avec ce cliché de vieille sorcière. C’est très bien, s’il faut être une mégère pour se faire respecter, soyons des mégères ! Une histoire d’amour peut survivre à une discussion sur les tâches ménagères.

    #megerisme

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  • La typographie du mal _ Stéphane Baillargeon - 16 Aout 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/534580/la-typo-gothique-n-a-pas-reussi-sa-redemption-apres-1945

    Les polices de caractères ont souvent une histoire étonnante dans laquelle s’entremêlent enjeux graphiques, économiques et sociopolitiques. Dernier texte d’une série estivale consacrée au sujet.

    Le traitement de texte Word, de très, très loin le plus populaire du monde, propose des dizaines de polices de caractères — le Brunel Poster, le Tahoma, le Verdana et l’Optima —, mais pas le gothique, qui ne fait pas partie du lot de base. Normal. Qui en voudrait ? Qui s’en servirait ? Ce que les Anglais appellent la « black letter » et les Allemands, l’écriture brisée ou fracturée (Gebrochene Schrift ou Frakturschrift) a pratiquement disparu de l’usage courant.

    La typo caractéristique, avec ses arcs rompus, ne survit que dans les logos d’anciennes compagnies (Seagram) et de très vieux journaux (The New York Times), sur les pochettes de disque de groupes de musique métal et les écussons de clubs de méchants motards.

    https://media2.ledevoir.com/images_galerie/pt_647870_494933/image.jpg

    C’est un peu beaucoup la faute aux nazis. Le gothique est sorti exsangue de la Seconde Guerre mondiale, mais pas exactement pour les raisons que l’on pourrait croire. Les virages abrupts ne manquent pas avec cette manière d’écrire…

    Antiqua-Fraktur
    En Allemagne, les caractères de l’écriture fracturée (la Fraktur en allemand) ont été en concurrence avec l’écriture dite latine ou antique (l’Antiqua) bien avant 1933. L’opposition reposait sur des fondements politico-idéologiques multicentenaires.

    Sur son passionnant site http://j.poitou.free.fr/pro/html/ltn/gothique-a.html consacré aux langages, aux écritures et aux typographies, le professeur d’études germaniques Jacques Poitou rappelle que Luther exigeait les lettres gothiques pour sa traduction en allemand de la bible, laissant les formes latines aux textes en latin. Gutenberg a donc imprimé en Textura http://www.gutenbergdigital.de/bibel.html# (une variante gothique du XIVe siècle) ses premiers exemplaires du Livre.

    Au contraire, les frères Grimm, pourtant folkloristes à souhait, n’avaient que de mauvais mots pour cette typographie dite nationale. Ils la trouvaient « informe et laide », « dégénérée et sans goût ».

    Les Allemands parlent de la Schriftenstreit ou de l’Antiqua-Fraktur-Streit. Cette querelle (Streit) s’est amplifiée après l’unification de l’Allemagne à la fin du XIXe siècle.

    Pour les nationalistes, l’Antiqua « vide et creuse » symbolisait tout ce qui était étranger. La « profondeur » de la Fraktur devenait une spécificité nationale. Otto von Bismarck aurait refusé un livre qui n’était pas publié en gothique.

    Au contraire, une société pour l’ancienne écriture (Verein für Altschrift) a tenté à partir de 1885 de favoriser dans l’empire allemand l’expansion de l’écriture latine dominante dans le monde depuis la Renaissance. L’ancienne manière était à l’évidence la plus moderne. Le Reichtag a voté contre cette proposition en 1911.

    Une révolution culturelle
    Les nazis ont plongé dans la controverse politicotypographique. Dans un essai récent intitulé La révolution culturelle nazie (Gallimard), l’historien Johann Chapoutot expose la cohérence intellectuelle et rationnelle du projet hitlérien. Cette révolution conservatrice préconise un retour aux origines en s’appuyant sur les notions de la race, du sang et de la terre.

    Dans cette conception du monde, la communauté prime l’individu et la lutte pour la préservation du peuple germanique se fait en préservant les traits intrinsèques fantasmés tout en combattant à mort les supposées menaces extérieures biologiques, intellectuelles ou culturelles. Tous les éléments de la vie passent au tamis sombre, de l’histoire à la géographie, de l’art à l’éthique. Le professeur Chapoutot cite le juriste nazi Hans Frank qui modifie l’impératif catégorique universel de Kant avec cette formule : « Agis de telle sorte que le Führer, s’il prenait connaissance de ton acte, l’approuverait. »

    L’écriture est donc aussi enrôlée dans la révolution culturelle. Le gothique est célébré comme distinction graphique du peuple aryen. Les SS en pincent aussi pour l’alphabet runique. L’État militaire et totalitaire a trouvé sa police. Un décret de 1934 interdit aux éditeurs juifs d’utiliser la Fraktur. Le nombre d’ouvrages en allemand imprimés dans cette fonte passe de 5 % avant 1933 à près de 50 % en 1935. Mein Kampf, livre programmatique du Führer, est publié avec les caractères fracturés.

    Cette position change radicalement après le début de la Seconde Guerre mondiale. Les nazis se rendent à l’évidence que le reste de l’Europe utilise l’Antiqua. La propagande doit donc délaisser la Fraktur pour rejoindre les peuples conquis, habitués aux styles latins depuis des siècles.

    Dès mars 1940, Berlin décide que les publications préparées pour le Reich doivent se faire dans l’antique manière. Le 3 janvier 1941, la chancellerie publie un décret décrivant le gothique comme une « écriture juive », une de ses versions datant du Moyen Âge, la Schwabacher.

    Le 10 janvier, un communiqué de presse explique ainsi la décision : « Un peuple qui a l’ambition d’être une puissance mondiale doit avoir une écriture qui permette à tous les peuples d’étudier la langue allemande, sans qu’une prétendue écriture nationale les en empêche. »

    Folklorique
    Le pouvoir interdit aussi aux écoles d’enseigner la Sütterlin, une forme cursive dérivée de la Fraktur. Cette calligraphie inventée en Prusse en 1915 est remplacée par la Normalschrift, en fait la cursive latine qu’apprennent encore les écoliers allemands, comme tous les Européens.

    Dans les faits, le virage idéologico-typographique n’empêche pas le gothique de continuer une partie de sa vie enténébrée dans le IIIe Reich, bien qu’à moindre échelle. Der Stürmer, torchon antisémite de Julius Streicher, condamné du procès de Nuremberg, est publié avec les fontes cassantes jusqu’à son dernier exemplaire en 1945. D’autres journaux, comme le Berliner Morgenpost, mélangent les deux caractères : les titres en Fraktur et les sous-titres en Antiqua.

    L’Allemagne conquise va poursuivre un temps dans cette situation de « double écriture ». Dans les zones occupées, les consignes alliées s’affichent en style latin tandis que le nom des rues demeure en gothique. À la longue, la Fraktur a toutefois pris un sens folklorique, par exemple en publicité pour exprimer une idée de tradition. Une seule lettre a réussi son transfert d’une manière à l’autre, le eszett (ß), équivalent d’un double S.

    Pour le reste, la vieille police quasi millénaire ne s’est pas remise de l’association ambiguë avec le régime totalitaire. Dans l’imaginaire occidental, le gothique est en partie devenu la typographie du mal…

    _ D’une écriture à l’autre
    Le théologien Alcuin (mort en 804) encouragea la copie de nombreux manuscrits en utilisant une nouvelle écriture cursive ronde et régulière, la minuscule Caroline (nommée en l’honneur de l’empereur Charlemagne), qui s’imposa vite dans toute l’Europe. L’écriture gothique et ses tracés anguleux entrent en concurrence à partir du tournant de l’an 1000. Elle imite, ou en tout cas rappelle, l’arc brisé en architecture et devient l’écriture moyenâgeuse par excellence. Plusieurs manières gothiques se succèdent : primitive (jusqu’au XIIIe siècle) ; textura (XIIIe et XIVe siècles) ; rotunda (XIVe et XVe) ; bâtarde ou Schwabacher (XVe siècle) ; puis Fraktur (XVIe), qui va finir par désigner tous les gothiques allemands par opposition aux écritures latines (ou Antiqua). En langue allemande, tous ces styles sont des écritures brisées (Gebrochen Schriften), tandis que seule la textura est désignée comme « Gothische Schrift ».

    #Imprimerie #Police de #Caractère #Gothique #Histoire #livre #médias #littérature #art #typographique #typographie #mise_en_page #Lay_out #Allemagne

    https://seenthis.net/messages/715366 via BCE 106,6 Mhz



  • Tomgram : Nick Turse, A Grim Inheritance | TomDispatch
    http://www.tomdispatch.com/post/176456/tomgram%3A_nick_turse%2C_a_grim_inheritance

    Le site TomDispatch est bloqué par le département de La Défense pour « racisme et incitation à la haine » alors que les sites d’extrême-droite Breitbar et Infowars sont libres d’accès....

    It looks like #TomDispatch may have a few less readers from now on. Perhaps it will surprise you, but judging by the mail I get, some members of the U.S. military do read TomDispatch — partially to check out the range of military and ex-military critics of America’s wars that this site publishes. Or rather they did read TomDispatch. No longer, it seems, if their computers are operating via Department of Defense (DoD) networks. The DoD, I’ve heard, has blocked the site. You now get this message, I’m told, when you try to go to it: “You have attempted to access a blocked website. Access to this website has been blocked for operational reasons by the DOD Enterprise-Level Protection System.” Oh, and the category that accounts for it being blocked? “Hate and racism.” Mind you, you can evidently still read both Breitbart and Infowars in a beautifully unblocked state via the same networks.

    #Etats-Unis

    https://seenthis.net/messages/713256 via Kassem


  • La typographie du livre français | Polylogue
    http://polylogue.org/la-typographie-du-livre-francais

    par Nicolas Taffin.

    Vive le temps long que permet le livre...

    Avec quelques années de retard, puisque cet ouvrage a 10 ans… (mais c’est une qualité du livre de permettre ce temps long, et j’ai l’excuse de l’avoir découvert tardivement, l’an passé) je voulais laisser ici un compte rendu de lecture de l’ouvrage La typographie du Livre Français réalisé par un groupe d’enseignants et étudiants de la filière « Métiers du livre » de l’IUT Michel de Montaigne à Bordeaux, sous la direction d’Olivier Bessard-Banquy et Christophe Kechroud-Gibassier, et publié aux Presses universitaires de Bordeaux en… 2008. Mieux vaut tard que jamais ?

    Ce petit livre assez élégant et très dense constitue une excellente introduction à la typographie, son histoire et sa pratique contemporaine et présente une très bonne base de réflexion, le tout dans un esprit que les Rencontres de Lure ne démentiraient pas, teinté d’exigence, d’un brin de nostalgie, mais de beaucoup d’énergie créative aussi. Il permet notamment de recueillir la parole de Jean François Porchez, Massin, Gérard Berréby, Franck Jalleau et Philippe Millot — quasiment tous venus à Lure d’ailleurs. Il est divisé en deux parties, précédées par une introduction sur l’évolution graphique du livre et une histoire-musée-imaginaire de la typo.

    #Edition #Typographie

    https://seenthis.net/messages/713158 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier




  • Sorcières - Mona CHOLLET - Éditions La Découverte
    http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Sorci__res-9782355221224.html
    http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/DEC/P3/9782355221224.jpg

    Sorcières
    La puissance invaincue des femmes
    Mona CHOLLET
    Qu’elles vendent des grimoires sur Etsy, postent des photos de leur autel orné de cristaux sur Instagram ou se rassemblent pour jeter des sorts à Donald Trump, les sorcières sont partout. Davantage encore que leurs aînées des années 1970, les féministes actuelles semblent hantées par cette figure. La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. Mais qui étaient au juste celles qui, dans l’Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie ? Quels types de femme ces siècles de terreur ont-ils censurés, éliminés, réprimés ?
    Ce livre en explore trois et examine ce qu’il en reste aujourd’hui, dans nos préjugés et nos représentations : la femme indépendante – puisque les veuves et les célibataires furent particulièrement visées ; la femme sans enfant – puisque l’époque des chasses a marqué la fin de la tolérance pour celles qui prétendaient contrôler leur fécondité ; et la femme âgée – devenue, et restée depuis, un objet d’horreur. Enfin, il sera aussi question de la vision du monde que la traque des sorcières a servi à promouvoir, du rapport guerrier qui s’est développé alors tant à l’égard des femmes que de la nature : une double malédiction qui reste à lever.

    Version papier : 18 €

    Vivement la rentré !

    https://seenthis.net/messages/709730 via mad meg




  • The Long View: #Surveillance, the #Internet, and Government Research - Los Angeles Review of Books
    https://lareviewofbooks.org/article/the-long-view-surveillance-the-internet-and-government-research
    https://lareviewofbooks-org-cgwbfgl6lklqqj3f4t3.netdna-ssl.com/wp-content/uploads/2018/06/surveillancevalley.jpg

    At first blush Yasha Levine’s Surveillance Valley: The Secret Military History of the Internet (2018) seems to fit the bill. A former editor of The eXile, a Moscow-based tabloid newspaper, and investigative reporter for PandoDaily, Levine has made a career out of writing about the dark side of tech. In this book, he traces the intellectual and institutional origins of the internet. He then focuses on the privatization of the network, the creation of Google, and revelations of NSA surveillance. And, in the final part of his book, he turns his attention to Tor and the crypto community.

    He remains unremittingly dark, however, claiming that these technologies were developed from the beginning with surveillance in mind, and that their origins are tangled up with counterinsurgency research in the Third World. This leads him to a damning conclusion: “The Internet was developed as a weapon and remains a weapon today.”

    To be sure, these constitute provocative theses, ones that attempt to confront not only the standard Silicon Valley story, but also established lore among the small group of scholars who study the history of computing. He falls short, however, of backing up his claims with sufficient evidence. Indeed, he flirts with creating a mythology of his own — one that I believe risks marginalizing the most relevant lessons from the history of computing.

    https://seenthis.net/messages/707195 via Kassem


  • Suite au rachat de #GitHub par #Microsoft, une analyse plutôt clairvoyante à propos d’une émission de France Culture dont on parle aussi ici : https://seenthis.net/messages/701820

    Comment les actions menées par la firme de Redmont en direction du monde de l’#open_source vont nous faire basculer dans une autre réalité, celle de l’#open_washing ...

    Que reste-t-il du logiciel libre ? Nous ! - alterlibriste
    http://alterlibriste.free.fr/index.php?post/2018/06/18/Que-reste-t-il-du-logiciel-libre-Nous- !

    Par contre, dans sa grande amabilité, le gars de chez Microsoft a donné la raison pour laquelle ils ont mis autant d’argent sur une structure si peu rentable. Ils ont loupé le tournant de l’informatique mobile, ils reconnaissent que leur OS est trop pourri pour les serveurs au point de préférer utiliser du Linux, ils ont vu arriver les réseaux sociaux sans comprendre ce qui arrivait mais c’est bien là qu’ils ont choisi d’attaquer. Laissant à Facebook et Google tous les aspects vie privée et monétisation des données personnelles pour le marketing, ils misent désormais tout sur les profils professionnels (rachat de LinkedIn) et les compétences de développement grâce au vivier représenté par GitHub. Comme il le dit, l’important ce n’est pas le code mais les interactions entre les développeurs et le fait que la plate-forme est devenue pour eux plus parlante qu’un CV par leurs participations et commits sur différents projets. Ils sont pris au piège s’ils veulent avoir un avenir professionnel dans le milieu. Et que les libristes à la petite semaine s’en aille en fulminant, il n’en a cure, ceux-là ne travaillent de toute façon pas pour des projets bankable.

    https://seenthis.net/messages/706288 via Sombre


  • « Nicki Minaj est la transfiguration du mythe vaudou de Mami Wata »

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/06/29/nicki-minaj-est-la-transfiguration-du-mythe-vaudou-de-mami-wata_5323238_3212

    Pour le sociologue gabonais Joseph Tonda, l’imaginaire des Africains continue d’être colonisé par l’utopie occidentale au moyen des écrans.

    https://img.lemde.fr/2018/06/27/373/0/5565/2779/600/315/60/0/7c7a3f6_14622-orzp7b.9owfm.jpg

    Joseph Tonda : Toutes les situations de colonisation sont des situations de rencontre. Chacun voit l’autre en fonction de son histoire et de sa culture, son écran en quelque sorte. Les Européens, blancs, en venant en Afrique, ont vu des diables, des bêtes. Les Africains noirs, eux, ont vu des fantômes de leurs ancêtres. Cette rencontre a produit ce que j’appelle un éblouissement, une subjugation qui a emprisonné les Africains dans la soumission. Ces éblouissements se transmettent aujourd’hui par les écrans, devenus dispositifs perpétuant la colonisation. Cela ne concerne pas que les Africains. Aujourd’hui, la civilisation de l’écran est mondiale. Tout le monde est exposé à leurs éblouissements. Il faut voir derrière ces écrans un outil idéal de reproduction du capitalisme, un spectre qui colonise l’inconscient de tous et modifie nos comportements.

    Comment sortir de ce schéma ? Les Africains doivent-ils concrétiser leurs propres utopies au lieu de se nourrir de l’Occident ?

    C’est une voie possible. L’Afrique doit sortir de la nuit pour se projeter dans le futur, anticiper. L’anthropologue Roger Bastide disait que ce qui caractérise la civilisation occidentale, c’est que, devant une situation dystopique, elle se projette dans le futur en créant des utopies, alors qu’en Afrique, devant situation semblable, elle s’enfonce dans la nuit, croyant y trouver des réponses. Frantz Fanon avait fait remarquer que dans la transe nocturne, l’Africain trouvait une solution provisoire ou dérisoire lui permettant de résister. Un moyen de résilience devant la dureté de la situation coloniale. Ce qui va permettre de se décoloniser, c’est l’instruction, la réflexion et l’intelligence de nos peuples capables de se regarder en face plutôt que de regarder les écrans.

    https://seenthis.net/messages/706034 via enuncombatdouteux


  • À l’Élysée, ces diners confidentiels où l’on parle des tiques
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/06/04/01016-20180604ARTFIG00240-ce-diner-tres-discret-organise-a-l-elysee-sur-la-
    https://www.lepointveterinaire.fr/images/0f9/a0833a186fd1d8d03558098d2d495/tique.jpg

    Au cours d’un dîner de travail, le président de la République a réuni une vingtaine de personnalités d’horizons variés. Elles ont défendu leur point de vue avant la révision de la loi sur la bioéthique.

    Un dîner discret, qui ne figurait pas dans l’agenda du président, a été organisé le 23 mai à l’Élysée sur le thème de la procréation médicalement assistée (PMA) et de la génomique. Cette soirée, dont la tenue a été révélée par le journal La Croix, s’inscrit dans une série de trois dîners de travail sur la bioéthique en présence d’Emmanuel Macron avant la révision de la loi.

    Autour de la table, une vingtaine de suceurs de sang ...

    Impossible de savoir combien de curés pédophiles Macron a invité en secret pour décidé du corps des femmes.

    https://seenthis.net/messages/699847 via mad meg


  • Des étudiants enfarinent le directeur des Beaux-Arts de Paris

    La façade de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts (Ensba) de Paris.
    La cérémonie ne s’est pas vraiment déroulée comme prévu. Alors que les prix des Amis des Beaux-Arts de Paris devaient être solennellement remis, jeudi 28 juin, à l’occasion du vernissage de l’exposition des diplômés 2017, un étudiant a surgi pour enfariner le directeur de la prestigieuse école, Jean-Marc Bustamante.

    Une de ses comparses s’est alors emparée fermement du micro, pour souhaiter « une très belle retraite » à celui qui avait annoncé, en mai, sa reconduction pour un an. Sous les applaudissements d’une trentaine de ses acolytes, et devant un public ébahi, elle a lu une lettre féroce, qui commençait ainsi : « Vous avez, M. le directeur, bien mérité le pot de départ que nous vous avons concocté avec amour et délicatesse, car vous avez une liste considérable de bienfaits à votre actif. »

    Lire le compte-rendu : Jean-Marc Bustamante nommé à la tête de l’Ecole des beaux-arts

    A suivi une longue liste de reproches, au premier titre desquels « l’absence totale de considération pour les signalements répétés de cas de harcèlement de professeurs envers les étudiant-e-s et le mépris et l’humour caustique qui caractérisent votre attitude envers ces problématiques ». Allusion sans fard aux débats qui ont agité l’école depuis l’automne 2017, dans le sillage du mouvement #metoo.

    Lire l’enquête : L’Ecole des beaux-arts à l’épreuve du harcèlement

    Un petit groupe d’élèves avait alors lancé une pétition, alarmés par les récits d’étudiants qui se disaient victimes de gestes et de propos déplacés, voire de violence morale. « On a recueilli beaucoup de témoignages, un technicien qui menace de nous casser les jambes, un prof qui caresse une cuisse ou s’enferme avec les étudiantes, un autre qui brise volontairement l’œuvre d’une élève ; bref, des choses belles et douces, ironise l’un des initiateurs du mouvement. Et quand on en a fait part à Bustamante, ça l’a fait marrer. Il nous disait : “Mais ça, c’est de la drague”. Alors, comme certains réclament le droit d’importuner, nous, ce soir, on le prend ! »

    « Petit groupe d’énervés manipulés »

    Interrogé juste après les événements dans son bureau encore constellé de farine, Jean-Marc Bustamante s’insurge contre cette prétendue indifférence : « J’ai considéré la situation avec le plus grand sérieux, contrairement à ce qu’affirme ce petit groupe d’énervés manipulés. On a fait notre maximum pour répondre à leurs inquiétudes : on a écrit une charte de bonne conduite à la demande du ministère, on a mis en place une cellule d’écoute. Résultat : pas un seul témoignage. Aucune plainte avérée. Pas une preuve. C’est la parole de l’un contre l’autre. Que faire dans ce cas ? »

    Autre vif reproche évoqué par la lettre ouverte : l’indifférence à l’affaire d’injures racistes dont ont été victimes les personnels de nettoyage, qui a ébranlé l’école au printemps. « On a alerté pendant des mois, zéro réaction de la direction, qui se protégeait en disant que c’était au prestataire de gérer ça », résume Djabril Boukhenaïssi, l’étudiant qui a levé le lièvre. Il dénonce l’impunité du « chef de la sécurité qui a couvert ces faits, connu à l’école pour ses habits militaires et sa croix de fer allemande ». « C’est un personnage haut en couleur, un peu désinvolte, je lui ai souvent dit de ne pas s’habiller comme ça, rétorque Jean-Marc Bustamante. Une procédure est en cours, il est écarté de l’école, en congé maladie. » Ces sujets devraient être à l’ordre du jour du prochain conseil d’administration. Prévu le 12 juillet, il promet d’être mouvementé.

    L’e.monde oubli de rappeler que ce directeur des beaux arts de Paris est connu pour ses déclarations misogyne sur l’incapacité des femmes à etre artistes. Trop popote manque d’esprit de conquete.

    https://seenthis.net/messages/705385 via mad meg


  • La tragédie des communs | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/tragedie-communs/00085162

    Un petit article de Denis Clerc et Orianne Lassus qui, malgré la candeur de la phrase de conclusion (les auteur·es semblent avoir oublié les dérives mercantiles de l’économie collaborative-solidaire-coopérative), a le mérite de faire connaître les thèses de Garrett Hardin(un biologiste) et la controverse que lui porte Elinor Ostrom, « la seule femme nobélisée en économie à ce jour ». Heureusement, la petite illustration est là pour nous rappeler qu’il ne faut pas confondre coopération et solidarité avec la marchandisation des #communs ...

    Parlez-vous l’éco ? La tragédie des communs
    Denis Clerc et Oriane Lassus
    22/06/2018

    Inutile d’aller chercher chez Racine. Les tragédies qu’il a écrites mettaient en scène des aristocrates ou des puissants plutôt que des gens du peuple, souvent dédaigneusement appelés alors (par la haute société) « le commun ». Les gens quelconques, pauvres et sans culture, dont il ne valait guère la peine de se soucier. Ces hommes « sans qualité » ont effectivement vécu une tragédie. Paysans sans terre, ils survivaient grâce à quelques animaux qui pouvaient brouter l’herbe des « communaux », ces terres seigneuriales mises en jachère une année sur trois.
    Surexploitation

    Bienfait ? Selon Garrett Hardin - un biologiste américain (1915-2003) -, ce libre accès incitait chaque paysan « à augmenter les effectifs de son troupeau de manière illimitée dans un monde qui est limité », en sorte que la pâture profite à ses bêtes plutôt qu’à celles du voisin. Le surpâturage finit par ruiner tout le monde, usagers et propriétaire. D’où les clôtures (enclosures) par la noblesse anglaise entre 1650 et 1800, qui y mit ses moutons à la place de ceux des sans-terre, priés d’aller se vendre à vil prix aux manufactures naissantes.

    Les économistes goûtaient avec délectation l’angélique musique « propriété privée et restriction d’usage = saine gestion » Twitter

    Toute ressource « commune » tend à être surexploitée, car nul n’a le pouvoir d’en limiter l’usage et chacun s’efforce d’en bénéficier le plus possible, concluait Hardin, dont l’article de cinq pages, publié en 1968, est devenu l’un des plus cités... pas par les biologistes, mais par les économistes, qui goûtaient avec délectation l’angélique musique « propriété privée et restriction d’usage = saine gestion ». Quand une ressource est limitée, elle est dilapidée si chacun peut se servir sans limite. On tente de refiler aux autres l’effort à fournir pour la sauvegarder : regardez la pêche en haute mer ou la réduction des émissions de gaz à effet de serre. C’est humain, non ?
    Une régulation spontanée

    Eh bien non ! Elinor Ostrom (1933-2012), la seule femme « nobélisée » en économie à ce jour, a contesté l’analyse d’Hardin, cette vision « d’individus impuissants pris dans un inexorable processus de destruction de leurs propres ressources ». Elle cite nombre de cas où la gestion de ressources limitées s’effectue avec la participation active (et dans l’intérêt) de chacun et contribue à faire accepter par tous des règles rarement transgressées, dès lors que des sanctions sont prévues. Prendre conscience d’un intérêt commun conduit à des comportements sociables et à un effort collectif. Pas contre les intérêts des parties prenantes, mais à leur bénéfice commun. L’économie peut ainsi parfois prendre des aspects sympathiques, lorsqu’elle privilégie la coopération plutôt que la loi du marché.

    https://dl.dropbox.com/s/m4ah14ptnjgqz1w/planchetragediecommuns.png?dl=0

    https://seenthis.net/messages/704675 via Sombre



  • “Ce serait mieux si…” (Séance d’écriture-flash n°6, CM2)

    Consigne : Je vais taper dans les mains une fois et vous devrez faire silence. Mes instructions seront écrites au tableau et vous n’aurez aucune autre indication. Impossible de me poser des questions, impossible d’en discuter avec vos camarades, le silence doit être complet. Lorsque je frapperai par deux fois dans mes mains, cette contrainte sera levée. Des questions ?
    – Prenez une feuille de classeur et un crayon.
    – Écrivez votre prénom.
    – Écrivez une phrase ou un court texte commençant par « Ce serait mieux si… ».
    – Je chronomètre 3 minutes à l’horloge et je relève les feuilles.

    Productions des élèves (1er jet, orthographe et syntaxe corrigées par moi)

    – Ce serait mieux si chez moi il y avait deux salons et des animaux de compagnie et une PS4, et aussi une télé.
    – Ce serait mieux si on avait une habitation, une famille, de la nourriture. Ce serait mieux si on vivait sans problèmes.
    – Ce serait mieux s’il n’y avait plus de problèmes. Et si on n’arrêtait de se disputer. Et si on n’arrêtait de m’embêter et qu’on arrêtait de parler derrière mon dos.
    – Ce serait mieux si on avait une maison au lieu d’un immeuble et aussi si j’avais un frère. Ça changerait un peu : il n’y aurait pas que des filles à la maison. Il y aurait peut-être plus de bêtises et aussi plus de joie. Mon père ne dirait plus : « Allez les gars, c’est l’heure d’aller au lit. »
    – Ce serait mieux si je vivais dans un château avec ma famille, avec une piscine et un jacuzzi.
    – Ce serait mieux s’il n’y avait plus de pollution, plus de pauvreté ni de faim dans le monde. Ce serait mieux s’il n’y avait plus de racisme.
    – Ce serait mieux si Maître Coutil passait une journée dans notre classe, si on faisait moins de Picot.
    – Ce serait mieux si on allait à Paris voir la Tour Eiffel.
    – Ce serait mieux si je parlais quand on m’interroge parce que quand on m’interroge, je ne parle pas beaucoup.
    – Ce serait mieux si personne ne se disputait et que tout le monde était amies.
    – Ce serait mieux si on pouvait voler dans les airs et aussi voir à travers les murs comme ça la maîtresse pourrait voir ceux qui font des bêtises. À côté, ce serait mieux si notre mère ne mourrait pas et puis aussi si j’avais tout ce que je voulais.
    – Ce serait mieux si dans ce monde il n’y avait plus jamais de problèmes ou de disputes et mieux encore si on s’acceptait : couleurs de peau ou pas, fille ou garçon.
    – Ce serait mieux si on allait tout le temps au cinéma.
    – Ce serait mieux si un jour un monsieur passait. Il serait au téléphone et dirait : « Bon bébé, je te laisse, je dois travailler ». Et là un monsieur viendrait et dirait : « Mais c’est quoi ce menteur ! Arrête de mentir ! »
    – Ce serait mieux si j’avais une grande maison, on aurait plus d’espace et un grand jardin et si avec mes amies on s’était amusées.
    – Ce serait mieux s’il faisait beau, je veux du soleil !
    – Ce serait mieux si l’école ouvrait à 10h, comme ça on pourrait dormir plus longtemps.

    #école #témoignage #production_d'écrits #CM2

    https://seenthis.net/messages/703129 via Pierre Coutil



  • Affaire de Nazino — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_de_Nazino

    L’affaire de Nazino est la déportation massive de 6 000 personnes, dont 4 000 mourront sur l’île de Nazino (en russe : остров Назино) en URSS en 1933. La petite île isolée de Sibérie est située à 800 km au nord de Tomsk. Elle est surnommée en russe « l’île de la mort » (Остров Смерти, Ostrov Smerti) ou encore l’« île des cannibales », les déportés ayant été abandonnés avec seulement de la farine pour nourriture, aucun outil, leurs seuls vêtements qu’ils portaient lors de leur arrestation et sans abris1. Surveillés par des gardes recrutés localement, très rapidement dépassés par les événements, et par des commandants profitant de la situation, les déportés les plus faibles furent rapidement victimes d’actes de cannibalisme pratiqués par des bandes organisées.

    Un rapport sur les événements fut envoyé à Staline par Vassili Arsenievich Velichko et distribué par Lazare Kaganovitch aux membres du Politburo, rapport qui sera archivé à Novossibirsk. Dans celui-ci, il déclare que « 6 114 éléments socialement nuisibles ou sans classe »2 sont arrivés sur l’île fin mai 1933. Une partie de ces déportés étaient de petits délinquants récidivistes, mais l’immense majorité se composait de vagabonds et de paysans dékoulakisés qui avaient fui leurs villages et étaient sans papiers. Arrêtés lors de rafles ordonnées par Staline, ils ont été transportés de Moscou et de Leningrad par train jusqu’à Tomsk et par barges fluviales jusqu’à Nazino. Au moins 27 déportés sont morts lors du transport.

    L’île est située sur l’Ob et mesure 3 kilomètres de long sur 500 mètres de large3. Il n’y avait pas d’abri, il a neigé la première nuit et aucune nourriture ne fut distribuée pendant 4 jours. Le premier jour, 295 personnes ont été enterrées.

    Une commission spéciale fut mise en place en septembre 1933 par le comité régional du parti communiste de la Sibérie occidentale. Leurs rapports seront publiés en 2002 par l’ONG russe Memorial4.

    #cannibalisme #crime_de_masse #déportation #stalinisme #travail_forcé #sans-papiers #goulag

    https://seenthis.net/messages/702686 via mad meg





  • The Marshmallow Test: What Does It Really Measure? - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/family/archive/2018/06/marshmallow-test/561779
    https://cdn.theatlantic.com/assets/media/img/mt/2018/06/GettyImages_668046320/facebook.jpg?1527862044

    the new study finds limited support for the idea that being able to delay gratification leads to better outcomes. Instead, it suggests that the capacity to hold out for a second marshmallow is shaped in large part by a child’s social and economic background—and, in turn, that that background, not the ability to delay gratification, is what’s behind kids’ long-term success.

    #richesse #inégalités #étude_récente

    https://seenthis.net/messages/699196 via Fil