• Paris, hier.
    https://www.mediapart.fr/journal/france/011218/les-gilets-jaunes-debordent-dans-les-rues-de-paris

    « La mobilisation parisienne a tourné en manifestation sauvage, se mêlant parfois au défilé syndical de la CGT, mais elle fut surtout rejointe par des militants de tous horizons, pour finir dans un nuage de lacrymogènes au centre de la capitale.

    Cette fois, c’était promis, les choses se passeraient dans le calme. Ce samedi 1er décembre à Paris, le dispositif policier serait à la hauteur, et la capitale ne connaîtrait pas les scènes d’émeutes qui ont marqué les Champs-Élysées samedi 24 novembre. Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, avait évoqué des points d’entrée rigoureusement contrôlés par les policiers, qui devaient fouiller les sacs et ne laisser passer que des manifestants pacifiques, pour garantir sérénité et sécurité aux « gilets jaunes », appelés à manifester sur les Champs-Élysées pour le troisième samedi consécutif, à 14 heures.

    Rien de tout cela ne s’est produit. La situation a dégénéré dès 10 h 30, quand les forces de l’ordre utilisaient déjà à plein gaz lacrymogènes et canons à eau, dans des situations guère éloignées de la guérilla urbaines (lire notre reportage près de la place de l’Étoile). Vers 11 heures du matin, Christophe Castaner en était déjà réduit à donner le chiffre ubuesque de « 200 manifestants pacifiques et 1 500 perturbateurs », alors que les personnes qui s’en prenaient au même instant aux forces de l’ordre ne pouvaient pas, loin de là, êtres rangées dans la classique catégorie des casseurs, qu’ils soient issus des Blacks blocs ou de l’extrême droite (même si certaines de ses figures étaient présentes).

    À 18 heures, le gouvernement annonçait 75 000 manifestants dans toute la France, mais aucun dispositif cohérent n’aura été en mesure de compter le nombre de « gilets jaunes » ou de syndicalistes parcourant Paris. Au fil des heures, des milliers de manifestants se sont retrouvés en de nombreux points de la capitale, un peu partout dans une bonne moitié de la rive droite. La préfecture de police de Paris dénombrait en fin de journée une centaine de blessés, dont 14 parmi les forces de l’ordre, un fusil d’assaut volé dans une voiture de police et 263 interpellations.

    En conséquence des sérieux affrontements qui ont opposé manifestants et forces de l’ordre du début de la matinée à la fin de l’après-midi sur les Champs-Élysées, des centaines et des centaines de « gilets jaunes » ont été refoulés lorsqu’ils ont voulu rejoindre le point de rendez-vous prévu. L’après-midi qui a suivi a donné lieu à de très inhabituelles séances de déambulations collectives dans les rues de Paris, traversées de brusques accès de tension, de scènes de panique, de débordements divers, mais aussi de quelques rencontres improvisées avec les manifestants plus aguerris qui avaient prévu de mener leurs cortèges dans l’après-midi, soit avec, soit à côté des « gilets jaunes ».

    À 13 heures, devant le parvis de la gare Saint-Lazare, un soutien est déjà en train de taguer « Justice pour Adama » sur des bâches de plastique jaunes. Autour de lui, des membres du désormais célèbre collectif contre les violences policières, des syndicalistes, des « gilets jaunes » de la région parisienne ou des militants de la première heure du mouvement social, qui se sont donné rendez-vous là en début de semaine, mais sont déjà un peu perdus.

    « Les “Nuit debout”, ils sont où ? interroge une vieille dame. C’était dur de choisir où aller ce matin… » « De toute façon, c’est le bordel partout, lui répond son compagnon. Sur les Champs-Élysées, ils sont au régime “canons à eaux” depuis trois heures… » Janos, un Franco-Hongrois, peste contre la scission du mouvement anti-raciste entre Nation (où défile le mouvement Rosa Parks) et Saint-Lazare. Julien peste lui contre la scission du mouvement social entre la CGT à Bastille et les « gilets jaunes » partout ailleurs. « Il y a une fenêtre qui s’ouvre là, faut y aller ! »

    Comme cela a été régulièrement constaté ces trois semaines dans cette mobilisation, des primo-manifestantes sont également présentes, hôtesses d’accueil, aides-soignantes, profs… « Je peux pas faire grève. J’élève seule mes trois enfants. Mon travail, c’est tout ce qu’il me reste, explique Rahma. Venir le samedi, c’est la seule manière pour moi de montrer ma colère. » Les banderoles des unes et des autres se déploient, celles des étudiants de Tolbiac, celle rose potache du CLAQ (Comité de libération et d’autonomie queer) et bien sûr celle du comité Adama. Le plan jusque-là est toujours de se diriger le plus possible vers les Champs-Élysées, pour rejoindre le gros des « gilets jaunes ».

    De fait, rien ne se passera comme prévu. Car ce sont les « gilets jaunes » qui viennent chercher Saint-Lazare. Des centaines d’entre eux déboulent du boulevard Haussman au son de « Macron démission ». L’objectif, saisi à la volée, semble être le Louvre, mais le cortège se forme et se reforme, au fil des rues commerçantes du centre de Paris. « On va se faire un petit “Black Friday” » lance en criant un participant, pour rire, en passant tout près des grands magasins tout illuminés.

    « On s’est fait gazer ce matin, et depuis, on suit le mouvement, expliquent des amis « gilets jaunes » venus de Dordogne. Aucun ne connaît Paris et ils marchent presque en touristes. « Il paraît même qu’on peut visiter », dit l’un d’entre eux, en arrivant devant l’Opéra. L’avenue est noire de monde jusqu’au Louvre. Il est 14 heures et la mobilisation des « gilets jaunes » à Paris s’est déjà transformée en une grande manifestation sauvage dans les rues de la capitale. « Les flics doivent être débordés, on en voit pas un seul… Personne ne nous arrête ! » s’étonne un cheminot de la CGT. Les clients du très chic Café de la paix sont sidérés, alors que les voitures s’arrêtent, pour laisser passer la foule.

    Des rues s’échappent des « grève générale ! », des « anti, anti-capitalistes ! » et autres « tous ensemble ! », slogans connus des cortèges de tête syndicaux de ces dernières années. Sauf que les « gilets jaunes » sont partout et font la masse. Comme cet ingénieur automobile, « très, très en colère », de la région parisienne, qui défile seul, ayant perdu ses compagnons en route. « Le diesel, ça fait 20 ans que l’on sait que c’est dangereux. Qui nous a poussés à en bouffer à toutes les sauces ? On crache du CO2, mais on coupe les arbres à tour de bras, de qui se moque-t-on ? Moi je veux aller à l’Élysée, pour lui dire, droit dans les yeux, à Macron, que ce n’est plus possible de continuer comme ça. »

    Sauf que la déambulation dans les rues de Paris se complique, une partie des forces de l’ordre désertant manifestement les Champs-Élysées pour tenter de remettre de l’ordre dans le centre de Paris. Car les manifestants marchent au milieu des cars de touristes, des passants des paquets plein les mains, des familles, qui regardent (et filment) le cortège, certains derrière les grilles du marché de Noël, installé dans le jardin des Tuileries.

    Les « gilets jaunes », souvent non familiers de la capitale, virent des bords, ne sachant guère ou aller, et la plupart des accès pour sortir du quartier sont désormais bloqués par les gendarmes mobiles. « Faut pas partir à Bastille, il n’y a personne là-bas ! » crie un jeune homme, très équipé, avec masque à gaz, sweat-shirt noir et gilet jaune. Il essaie de dévier le flux vers la cour du Louvre, sans grand succès. Une partie des manifestants décide néanmoins de tenter de rejoindre l’autre mouvement du jour, le défilé CGT.

    Le syndicat avait en effet annoncé sa traditionnelle manifestation des précaires et des privés d’emploi depuis des semaines, entre la place de la République et celle de la Bastille, et a finalement attiré bien au-delà des militants qui participent classiquement à ce défilé. Dans le métro arrivant place de la République, des dizaines de « gilets jaunes » peuplent les rames qui arrivent régulièrement. Certains sortent à l’air libre, vers un espace libéré des gaz lacrymos, d’autres repartent, direction les Champs-Élysées, tous chantent « Macron, démission ! » Au départ du cortège, on trouve aux côtés des gilets rouges syndicalistes, de très nombreux gilets jaunes, pas seulement frappés du logo CGT.

    « Ici, c’est les pas-contents organisés, on se fera moins casser la gueule ! » rigole Franck, qui a entamé la conversation avec Marité, René et Magali, qui ne se connaissaient pas dix minutes plus tôt, mais qui ont vécu la même séquence d’événements et font les mêmes récits que leurs homologues ayant fui vers les grands boulevards.

    « On est venus ce matin aux Champs-Élysées et, lorsqu’on a voulu approcher des points d’entrée, on a immédiatement été inondés de lacrymogènes, déjà 300 mètres avant les checkpoints », raconte Franck, venu de Seine-et-Marne. La colère à peine contenue, il lâche que « Macron, il laisse gazer son peuple, comme Bachar el-Assad ! »

    Marité, retraitée venue de Rosny-sous-Bois, répète encore et encore : « Je demande pardon d’avoir voté Macron, je me dénonce devant la CGT ! » Elle a travaillé 42 ans, son mari 44, ils touchent à deux 2 900 euros de retraite et ne décolèrent pas. Elle détaille la pancarte qu’elle porte sur le dos : « En 2018, la hausse de la CSG nous a fait perdre 460 euros, et l’abattement de 30 % de la taxe d’habitation nous a rapporté 410 euros, c’est une perte nette de 50 euros ! »

    Longtemps après que les manifestants de la CGT, accompagnés de cortèges de Sud et de la FSU, ont quitté la place, des « gilets jaunes » arrivent à République, y restent quelque temps, puis repartent. Stéphane, Morgane et Marion viennent eux aussi de Seine-et-Marne. « On est venus, mais on ne savait pas où se poser. Aujourd’hui, c’est un peu partout dans Paris », glisse Stéphane. « On voulait être présents, mais sans être assimilés aux casseurs des Champs-Élysées », indique Morgane.

    En quelques minutes de conversation, les trois amis dénoncent les travaux pour la piscine au fort de Brégançon, la rénovation de la salle des fêtes de l’Élysée, la taxe carbone, « qui ne sert presque pas à la transition écologique », « les efforts qu’on demande toujours aux mêmes, aux petits », et dénoncent même les allocations obsèques offertes aux députés, « alors que toi, tu dois prendre un crédit pour payer le cercueil de ta grand-mère ». Les dents serrées, Morgane lance une phrase dont on entend des déclinaisons depuis le début du mouvement, un peu partout en France : « Marie-Antoinette s’est gavée elle aussi juste avant la Révolution. Et on lui a coupé la tête. »

    Dans le cortège de la manifestation CGT, on retrouve les marqueurs habituels de ce type de défilé. La sono envoie du Bernard Lavilliers, les slogans dénoncent la réforme de l’ISF et appellent à « éradiquer la pauvreté, [car] il n’y a pas de fatalité ! » Mais le speaker au micro du petit carré de la CGT Seine-et Marne répète aussi, dans un français fautif mais terriblement explicite, « Convergeons la colère ! »

    Pour converger, au milieu des militants syndicaux, Laurent, salarié d’Air France, a décidé de poser un jour de grève. « Je suis pour que les luttes se mettent ensemble et pour une fois, on voit que pas mal de gens, de colères, s’agrègent, s’enthousiasme-t-il. Alors, je me suis dit que suivre la CGT était pas mal, elle qui connaît bien la lutte sociale. »

    À ses côtés, une jeune femme décidée et tout de noir vêtu ne veut pas donner son prénom mais se revendique « anonyme parmi les anonymes » : « Je suis salariée d’un grand groupe français, je rejoins le mouvement de ceux qui en ont marre de tout, je veux qu’on me respecte, qu’on m’écoute. Avec le même salaire, il y a dix ans, je vivais beaucoup mieux, aujourd’hui, je m’en sors tout juste. »

    Au hasard des rues, entre République et Nation, des « gilets jaunes » auront aussi pu croiser le cortège du collectif Rosa Parks, qui avait choisi de longue date ce samedi pour manifester contre « le racisme et le néolibéralisme ». Fort de seulement quelques dizaines de personnes à Nation à 14 heures, le défilé a atteint un millier de participants une heure plus tard en arrivant place Léon Blum, devant la mairie du XXIe arrondissement. On y trouve quelques figures connues, l’organisateur Omar Slaouti, la militante antiraciste Sihame Assbague, la figure des Indigènes de la République Houria Bouteldja, l’historienne Ludivine Bantigny.

    Les slogans, explicites, dessinent les combats de ces hérauts de l’antiracisme opposés à « l’universalisme » défendu par de nombreux intellectuels français : « La loi contre le voile, contre la burqa, on n’en veut pas ! Les “Je suis Charlie”, on n’en veut pas ! Les Badinter, les Fourest, les Finkielkraut, on n’en veut pas ! L’islamophobie, ça suffit ! »

    Une belle place est faite à l’association Droit au logement, aux adversaires de la Françafrique, à la coordination des sans-papiers, dont les slogans sont acclamés. Éric Beynel, le co-porte parole du syndicat Solidaires, est dans les rangs pour démarrer son après-midi, avant de se rendre ailleurs dans les rues de Paris. « On sent une vraie révolte, constate-t-il. Et l’absence de réponses concrètes du gouvernement et du président ne peut qu’entretenir cette révolte. »

    Retour vers Concorde, où des médias télé se font huer. « Usurpateurs », crient les manifestants, furieux d’être assimilés, selon eux, à des casseurs, alors que les premiers chiffres circulent sur la mobilisation du jour à Paris. « On voulait aller calmement manifester. Je suis venu en train, j’avais ma carte d’identité dans la poche. On s’est pris tellement de lacrymos qu’on a détalé comme des lapins », raconte un « gilet jaune » d’une cinquantaine d’années. Il sort une cartouche en caoutchouc de sa poche : « Voilà ce qu’on s’est pris, des tirs de Flash-Ball ! C’est qui les casseurs ? » Deux femmes, qui cherchent encore dans quel sens aller, opinent du chef.

    Et alors que le ciel au-dessus de la grande roue se noircit de la fumée des voitures incendiées, au point de friction entre les plus remontés et les forces de l’ordre, et que l’air sature à force de gaz lacrymogènes, certains poursuivent leurs discussions, imperturbables : « Si on lance un processus de destitution, ça peut faire avoir un effet », assure l’un, quand une autre se lamente : « Notre problème, c’est que nous ne sommes manifestement pas d’accord sur tout. Je ne vous connais pas mais j’imagine qu’on n’a pas voté pareil… Mais ce qui nous rassemble, c’est quand même que tous ici on trouve anormal de ne pas pouvoir vivre correctement avec un Smic, non ? » Un homme et sa belle-sœur, venus de l’Oise par le train de l’après-midi, laissent filtrer leur amertume et leurs idées politiques : « Il n’y a pas beaucoup de migrants avec nous ici, pourtant, avec tout l’argent qu’ils touchent ! »

    La réponse des forces de l’ordre finit par porter ses fruits et les « gilets jaunes » côté Concorde se dispersent à nouveau dans les rues adjacentes, vers 17 heures. Les gens courent dans tous les sens. Une passante demande, innocemment, rue Caumartin, qu’on lui indique où se trouve l’hôtel du Ritz, des paquets dans les mains. « Alors là, madame, pour le Ritz, ça va être compliqué… », répond le seul non-« gilet jaune » du trottoir. Sur Haussmann, que l’on avait quitté deux heures plus tôt, la situation s’est considérablement tendue. Des camions de CRS barrent le boulevard et les consignes sont donnés par mégaphone : « Dispersez-vous. Les personnes repérées en train de jeter des projectiles s’exposent à des tirs de gaz lacrymogènes. »

    Vers 16 h 30, alors que le crépuscule arrive déjà, l’ambiance devient à contrario étrangement calme place de la Bastille. Les bataillons syndicaux du cortège CGT ont disparu depuis une bonne heure. Mais des grappes de « gilets jaunes », une petite centaine peut-être, sont répartis sur toute la place, avec un attroupement prononcé au milieu du rond-point, sous la colonne de Juillet. Pas un policier en vue pendant de longues minutes, alors qu’au croisement avec le boulevard Henri IV, certains manifestants ont profité d’une rue en travaux pour monter une barricade très étendue.

    Soudainement, plusieurs cars de police arrivent et la tension monte d’un cran. À peine débarqués et sans ménagement, les policiers chassent les « gilets jaunes » de leur position sous la colonne, dans un grand nuage de lacrymos. Ils se tournent ensuite vers ceux qui tiennent la barricade. L’incompréhension est totale de la part des manifestants qui observent la scène : « Nous, on est pacifiques, et ils viennent pour nous dégager… Comme ça, ça fait des images pour BFM, voilà », glisse l’un d’eux, avant de tourner les talons, à la recherche d’un autre lieu de rassemblement.

    Et la journée n’est pas finie : plusieurs magasins, dont les Galeries Lafayette et le Printemps, ont été évacués en fin d’après-midi. Selon Le Monde, des personnes s’en sont pris en début de soirée au palais Brongniart, qui accueillait autrefois la Bourse de Paris, dans le IIe arrondissement parisien. Selon les constatations de journalistes sur place, des vitrines sont brisées et des boutiques pillées rue de Rivoli. En début de soirée, les policiers semblaient reprendre le contrôle de la place de l’Étoile, où des centaines de manifestants étaient encore présents. Les barricades montées au nord de la place de la Concorde étaient en cours de démontage. La maire de Paris a fait part de sa « profonde indignation » face aux violences dans la capitale.

    Repoussée et bloquée sur toutes les avenues menant à l’Étoile, la foule des manifestants est redescendue vers Saint-Lazare par le boulevard Haussman, où les barricades ont été nombreuses. Aux abords de la gare, les forces de l’ordre ont chargé à cheval. « Ce sont des chevaux qui n’ont peur de rien, ils sont éduqués pour », témoigne une « gilet jaune » venue avec sa fille d’une vingtaine d’années. « Les femmes descendent dans la rue, et même toutes seules, ça devrait interpeller les gens non ? Un peuple heureux ne se soulève pas. » Vers 18 h 30, des groupes de deux à trois cents personnes continuaient de renverser des voitures et d’ériger des barricades à proximité des Champs-Élysées, poursuivis par la police.

    Sous terre, c’est à peine mieux. Les agents de la RATP égrènent la longue liste des stations de métro fermées au public, sur une large partie de la rive droite. Les gens vont et viennent dans les couloirs, de plus en plus fâchés. Sur la ligne 8, un « gilet jaune » brandit un bout de carton, sur lequel il a écrit « Initiative législative citoyenne », et tente de lancer la discussion avec les passagers. Une femme décline son offre : « Non, merci, mais si vous voulez bien me dire comment rentrer chez moi, je ne suis pas contre. » »

    https://seenthis.net/messages/740432 via Agnès Maillard


  • « Gilets jaunes » : une multitude d’actions dans les régions
    https://www.mediapart.fr/journal/france/011218/gilets-jaunes-une-multitude-d-actions-dans-les-regions

    Environ 75 000 personnes ont participé samedi après-midi dans toute la France à de nombreuses actions de blocage menées par de petits groupes de « gilets jaunes ».

    Gilets jaunes : où va le mouvement ?

    #Gilets_jaunes_:où_va_le_mouvement ?_


  • Gilets Jaunes : Paris brûle-t-il ?
    https://radioparleur.net/2018/12/01/gilets-jaunes-paris-brule-t-il

    À Paris, les alarmes des berlines ont crié leur détresse ce samedi 1er décembre. Place de l’Étoile, avenue Kléber, rue de Rivoli, place Saint-Augustin, au Trocadéro, à Concorde, des groupes de Gilets Jaunes ont ravagé tous les symboles d’une richesse qui s’exhibe. Près180 incendies ont enflammé ces (...)

    Gilets jaunes : où va le mouvement ?

    #Gilets_jaunes_:où_va_le_mouvement ?_


  • L’extrême droite espagnole de Vox espère sortir de l’ombre en Andalousie
    https://www.mediapart.fr/journal/international/021218/l-extreme-droite-espagnole-de-vox-espere-sortir-de-l-ombre-en-andalousie

    C’est l’un des enjeux des élections en Andalousie, dimanche 2 décembre : l’extrême droite de Vox va-t-elle obtenir un, voire plusieurs sièges ? Née en 2013, cette formation, longtemps ultraconfidentielle, a gagné en visibilité l’an dernier, grâce à la crise catalane et au retour des discours sur l’« unité de (...)

    #Politique


  • La couleur des gilets jaunes
    https://laviedesidees.fr/La-couleur-des-gilets-jaunes.html

    Jacquerie, révolte des périphéries, revanche des prolos… Les premières analyses du mouvement des gilets jaunes mobilisent de nombreuses prénotions sociologiques. Ce mouvement cependant ne reflète pas une France coupée en deux, mais une multiplicité d’interdépendances territoriales.

    Gilets jaunes : où va le mouvement ?

    #Gilets_jaunes_:où_va_le_mouvement ?_


  • Des agents de ménages sommés de rembourser 2,8 millions d’euros à leur employeur
    https://www.bastamag.net/Des-femmes-de-menages-sommees-de-restituer-2-8-millions-d-euros-a-leur

    183 femmes et hommes de ménage marseillais, payés au Smic et souvent à temps partiel, doivent rembourser entre 5000 et 30 000 euros à leur employeur, la société de nettoyage Elior Services. Soit 2,8 millions d’euros au total, comme le rapporte le journal La Provence. La société réclame à ces employés le remboursement de primes qu’elle avait été précédemment contrainte par la #Justice de leur verser. « On pousse les gens dans la misère », s’indigne Tony Hautbois, syndicaliste CGT. Comment en est-on arrivé à (...)

    En bref

    / #Syndicalisme, Justice, #Inégalités, #Conditions_de_travail

    https://seenthis.net/messages/740009 via Basta !



  • Le changement climatique amplifie les migrations mondiales
    https://reporterre.net/Le-changement-climatique-amplifie-les-migrations-mondiales

    Sécheresses, montée des eaux, ouragans, désertification… les catastrophes et les dégradations lentes de l’environnement poussent un nombre croissant de personnes sur les chemins de l’exil. Si le dérèglement climatique n’est pas en soi créateur de migrations, il agit comme un multiplicateur de menaces. (...)

    #Écologie



  • « Gilets jaunes » : derrière la rationalité de façade du gouvernement, une idéologie
    https://www.mediapart.fr/journal/france/291118/gilets-jaunes-derriere-la-rationalite-de-facade-du-gouvernement-une-ideolo

    Derrière les « impossibilités » rationnelles et autres « paradoxes » avancés par le gouvernement pour justifier son peu d’écoute des revendications des « gilets jaunes » se cache une vision idéologique de la réalité de l’économie française.

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    #Gilets_jaunes_:où_va_le_mouvement ?_


  • Les outre-mer carburent encore au charbon et au diesel
    https://reporterre.net/INF-Les-incoherences-de-la-transition-energetique-en-outre-mer-Les-outre

    La loi impose aux outre-mer d’avoir une énergie entièrement d’origine renouvelable en 2030. Une gageure pour des départements ultramarins qui doivent établir leur feuille de route alors qu’ils sont très dépendants des énergies fossiles et contraints par des choix d’EDF en faveur de centrales (...)

    #Écologie


  • Gilets jaunes : François Ruffin appelle Paris à s’engager dans le mouvement
    https://www.mediapart.fr/journal/france/301118/gilets-jaunes-francois-ruffin-appelle-paris-s-engager-dans-le-mouvement

    Jeudi soir, place de la République à Paris, le député de La France insoumise a rassemblé les troupes de Nuit debout. Il a plaidé pour une convergence des luttes entre gilets jaunes périurbains et Parisiens, et prône une alliance entre classes populaires et classes (...)

    Gilets jaunes : où va le mouvement ?

    #Gilets_jaunes_:où_va_le_mouvement ?_


  • Wattrelos, son maire expert en finances et le gouffre de la dette
    https://www.mediacites.fr/lille/enquete-lille/2018/11/30/wattrelos-son-maire-expert-en-finances-et-le-gouffre-de-la-dette

    Trois rapports sur les finances de la ville (2002, 2013 et 2018), un rapport spécial sur la politique municipale en faveur de la petite enfance en 2012 et un rapport sur le centre communal d’action sociale en 2013. Les magistrats de la Chambre régionale des comptes (CRC) des Hauts-de-France n’ont (...)

    #Économie


  • Bure : la Cour de cassation valide la mise sous surveillance des opposants
    https://www.bastamag.net/Bure-la-Cour-de-cassation-valide-la-mise-sous-surveillance-des-opposants

    Les militants antinucléaire de Bure, qui s’opposent au projet d’enfouissement des déchets radioactifs (Cigéo), font face depuis des mois à une répression toujours plus forte. Plusieurs d’entre eux sont mis en examen pour « association de malfaiteurs », un chef d’accusation qui leur fait encourir (...)

    #Écologie


  • Alain Bertho : « Le gouvernement paye le prix de s’être débarrassé des corps intermédiaires »
    http://www.regards.fr/la-midinale/article/alain-bertho-le-gouvernement-paye-le-prix-de-s-etre-debarrasse-des-corps

    Le mouvement des gilets jaunes est-il inédit ? Quel avenir pour le mouvement ? Quel jeu joue le gouvernement ? Quelle(s) réponse(s) des politiques ? L’anthropologue, spécialiste des mouvements sociaux dans le monde, Alain Bertho était l’invité de #LaMidinale. VERBATIM Sur la forme de la (...)

    Gilets jaunes : où va le mouvement ?

    #Gilets_jaunes_:où_va_le_mouvement ?_


  • Nouveaux OGM : la Commission veut-elle leur traçabilité ?
    https://www.infogm.org/6678-nouveaux-ogm-commission-europe-veut-elle-tracabilite

    La Commission européenne avait refusé en 2017 que ses experts travaillent sur la détection et traçabilité des nouveaux OGM. Elle les presse en novembre 2018 de rendre un rapport avant mars 2019. Un rapport dont les conclusions sont peut-être déjà écrites… par l’industrie. En juillet 2018, la Cour de (...)

    #Écologie


  • Les Gilets jaunes ont peut-être de bonnes raisons de détruire les radars
    https://la-bas.org/5345

    Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, a affirmé que « plus de sécurité, oui ça veut dire plus de radars » et que le produit des amendes allait « intégralement au financement de la sécurité routière ». C’est faux, et c’est aller un peu (...)

    Gilets jaunes : où va le mouvement ?

    #Gilets_jaunes_:où_va_le_mouvement ?_



  • Élections de mi-mandat 2018 et émergence d’une conscience de classe aux États-Unis
    https://www.equaltimes.org/elections-de-mi-mandat-2018-et

    La forte participation des démocrates aux récentes élections de mi-mandat aux États-Unis — ce que l’on a appelé la « vague bleue » — a mis un terme à la mainmise des conservateurs sur le gouvernement. Les démocrates ont repris le contrôle de la Chambre des représentants et remporté des scrutins importants, (...)

    #Politique


  • Fermeture de Sandvik : la députée En Marche découvre les effets des ordonnances Macron
    https://larotative.info/fermeture-de-sandvik-la-deputee-en-3039.html

    Alors qu’elle a validé les ordonnances réformant le Code du travail qui ont facilité la fermeture de l’usine Sandvik de Fondettes, Sabine Thillaye dénonce « une décision brutale » d’un groupe qui réalise d’énormes bénéfices. - infos locales / Une, Vie politique locale, Travail - (...)

    #Économie


  • Pour la Cour de cassation, les coursiers à vélo sont des salariés comme les autres
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/281118/pour-la-cour-de-cassation-les-coursiers-velo-sont-des-salaries-comme-les-a

    La plus haute juridiction française vient de trancher ce mercredi 28 novembre : au regard du droit, les livreurs de repas travaillant par l’intermédiaire de la plateforme Take Eat Easy, qui a fait faillite en 2016, ne peuvent pas être considérés comme des travailleurs indépendants. Les conséquences de (...)

    #Économie


  • #Grèce : le tournant répressif de Syriza
    https://la-bas.org/5344

    Dans la gauche européenne, on se dit que la situation en Grèce va en s’améliorant, et que le gouvernement Syriza reste une force de gauche qui protège les travailleurs et les défavorisés dans des conditions difficiles. Pour Stathis Kouvélakis, professeur de théorie politique, la réalité est quelque peu différente…Continuer la lecture…

    #Vidéo #Mondialisation_libérale #Précarité_-_chômage
    https://la-bas.org/IMG/arton5344.jpg?1543423516


  • En Andalousie, une élection test pour les socialistes espagnols
    https://www.mediapart.fr/journal/international/281118/en-andalousie-une-election-test-pour-les-socialistes-espagnols

    La région la plus peuplée d’Espagne se rend aux urnes le 2 décembre. Malgré des cas de corruption, les socialistes sont donnés favoris dans leur fief historique. Mais la formation d’un exécutif régional s’annonce difficile, dans un contexte d’instabilité à (...)

    #Politique


  • “It Is Not a Natural Disaster” : Dana Frank on How U.S.-Backed Coup in Honduras Fueled Migrant Crisis
    http://www.democracynow.org/2018/11/28/it_is_not_a_natural_disaster

    As the United States continues to face criticism for tear gassing asylum seekers on the U.S.-Mexico border, we look at the crisis in Honduras and why so many Hondurans are fleeing their homeland. Honduras has become one of the most violent countries in the world because of the devastating drug (...)

    #Free_Medias


  • Killing Asylum : How Decades of U.S. Policy Ravaged Central America
    https://theintercept.com/2018/11/28/killing-asylum-how-decades-of-u-s-policy-ravaged-central-america

    Honduran professor Suyapa Portillo Villeda, journalists Ryan Devereaux and Melissa del Bosque, and director Alex Winter are this week’s guests. The post Killing Asylum: How Decades of U.S. Policy Ravaged Central America appeared first on The (...)

    #Free_Medias