• Les gilets jaunes de Gironde choisiront leurs revendications par un vote en ligne
    https://rue89bordeaux.com/2018/11/gilets-jaunes-de-gironde-choisiront-leurs-revendications-vote-ligne

    Les représentants d’une dizaine de groupes girondins des gilets jaunes ont annoncé ce lundi soir l’organisation d’un sondage en ligne pour permettre aux sympathisants du mouvement d’arrêter leurs revendications. The post Les gilets jaunes de Gironde choisiront leurs revendications par un vote en (...)

    #Mouvement_des_gilets_jaunes



  • Amnesty International To Stage Worldwide Protests Against Google’s “Dystopian” Censored Search for China
    https://theintercept.com/2018/11/26/google-dragonfly-project-china-amnesty-international

    The campaign will include demonstrations outside Google offices in the United States, the United Kingdom, Australia, Canada, Germany, Hong Kong, the Netherlands, and Spain. The post Amnesty International To Stage Worldwide Protests Against Google’s “Dystopian” Censored Search for China appeared (...)

    #Free_Medias



  • En Grèce, des policiers impliqués dans la mort d’un activiste LGBT

    C’est un condensé de la Grèce éreintée par des années de crise et d’austérité. Un cocktail mortel de haine et d’intolérance, face à des passants silencieux. Mais c’est aussi une histoire qui montre les survivances, sous le pouvoir Syriza, des violences policières et d’une justice sélective qui ont longtemps caractérisé ce que l’on appelle en Grèce le parakratos, cet « État profond » qui s’est maintenu au sein de certaines autorités après la chute de la dictature des Colonels, en 1974.

    par Amélie Poinssot

    C’est un condensé de la Grèce éreintée par des années de crise et d’austérité. Un cocktail mortel de haine et d’intolérance, face à des passants silencieux. Mais c’est aussi une histoire qui montre les survivances, sous le pouvoir Syriza, des violences policières et d’une justice sélective qui ont longtemps caractérisé ce que l’on appelle en Grèce le parakratos, cet « État profond » qui s’est maintenu au sein de certaines autorités après la chute de la dictature des Colonels, en 1974.

    Cela se passe le 21 septembre dernier. Sur une vidéo, on voit un jeune homme coincé à l’intérieur d’une bijouterie, qui, pour s’en échapper, tape dans une vitre avec un extincteur. À l’extérieur de la boutique, deux autres hommes l’empêchent de sortir et le frappent violemment. Sur d’autres images, tournées quelque temps plus tard, on retrouve la victime dehors, gisant par terre, rouée de coups par des policiers. Autour de la scène, il y a des dizaines de témoins.

    Ce jeune homme, c’est Zak Kostopoulos – Zakie de son nom de scène –, une personne bien connue des milieux LGBTQI athéniens (voir sous l’onglet Prolonger). En quelques instants, tabassé sur la place publique et en plein jour, cet activiste gay et performeur drag queen de 33 ans a perdu la vie. Depuis, ses amis et sa famille se mobilisent pour faire établir la vérité et juger les coupables. Car, pour l’heure, tout indique que l’enquête n’a pas suivi un cours normal et que les auteurs des violences bénéficient d’étranges protections.

    https://www.youtube.com/watch?v=smRTYl2ygu8


    Les images de l’agression dont a été victime Zak Kostopoulos © Ert

    Plusieurs faits soulèvent en effet des interrogations. Tout d’abord, les huit policiers qui interviennent sur le lieu de l’altercation ne viennent en aucun cas porter secours à Zak. Au contraire : ils frappent à leur tour le jeune homme, puis le menottent alors qu’il est agonisant. La victime est ainsi emmenée, mains attachées, en ambulance à l’hôpital, où elle est déclarée morte à son arrivée. « C’est une pratique habituelle, que vous l’appréciiez ou non », dira, quelque temps plus tard, à propos de ces coups portés par les représentants de l’ordre, le porte-parole du syndicat de la police athénienne, Dimosthenis Pakos.

    Autre problème : les forces de police quittent aussitôt les lieux sans les sécuriser et sans faire de prélèvements. Pendant plus d’une heure, la bijouterie et ses alentours sont ouverts au tout-venant, le cordon sanitaire habituel n’est pas installé pour permettre l’enquête préliminaire, et le propriétaire du magasin qui a frappé Zak nettoie tranquillement sa boutique. « Il a eu assez de temps pour retirer les caméras de surveillance qui existent en principe dans toutes les bijouteries », souligne Stavroula Louzi, une amie de Zak, contactée par Mediapart. De fait, lorsque l’enquête commencera enfin, les premiers éléments indiqueront qu’il n’y avait pas de matériel vidéo dans la boutique. Or un enregistrement aurait été crucial pour reconstituer l’enchaînement des faits. Comment et pourquoi Zak s’est-il retrouvé tout seul coincé à l’intérieur du magasin ? La question pour l’instant est sans réponse.

    Une autre irrégularité est très vite constatée dans l’enquête : alors que les vidéos tournées à l’extérieur par des témoins de la scène font très rapidement le tour du Web, le procureur n’en tient pas compte dans le premier dossier judiciaire constitué. Circule alors dans les principaux médias grecs la version d’une tentative de vol. Selon ce scénario, la victime serait un toxicomane qui aurait voulu cambrioler la bijouterie et le propriétaire de la boutique aurait réagi en légitime défense. Ce scénario ne tient pas la route face aux vidéos amateurs, où l’on voit l’agresseur harceler une victime effrayée et paniquée. Mais il faudra attendre le 10 octobre – soit plus de deux semaines après le meurtre – pour que le procureur joigne ces éléments à l’enquête.

    Par ailleurs, regrette l’avocate de la famille de Zak, Anny Paparousou, les témoignages des très nombreuses personnes ayant assisté à la scène manquent à l’appel : « La police prétend que les personnes que l’on voit sur les vidéos ne sont pas identifiables. Elle n’a pas fait de recherche de témoins. Finalement, il nous manque donc deux matériaux importants : les caméras de surveillance et les témoignages. »

    Pourquoi de tels manquements ? D’après l’avocate, tout cela relève d’un « scénario de résistance », dont le but est de faire passer l’intervention de la police pour une simple interpellation et de minorer sa responsabilité dans la mort de Zak. Il faut dire que la Grèce a derrière elle une longue histoire de violences policières qui sont restées impunies ou n’ont été sanctionnées que très légèrement. La plus emblématique d’entre elles a été le meurtre de l’adolescent Alexis Grigoropoulos, tué par une balle de policier reçue dans le dos, il y a bientôt dix ans, le 6 décembre 2008. Ces violences ont par ailleurs émaillé les innombrables manifestations qui ont accompagné les cures d’austérité depuis 2010.

    Mais un autre élément intervient dans le tableau. L’endroit où s’est déroulée l’agression, près d’une des places centrales d’Athènes, Omonia, est un quartier depuis longtemps déshérité, où se croisent toxicomanes et petits trafics en tout genre. La crise économique et financière du pays a vu s’ouvrir là de nombreux petits magasins de rachat d’or, où les Grecs pouvaient vendre leurs bijoux de famille en échange d’argent liquide. De nombreux témoignages soulignent que ces « bijouteries » sont en réalité alimentées par des vols, et que tout cela se ferait en toute impunité devant les forces de police, qui sont présentes quotidiennement dans le quartier. On comprend bien, dès lors, pourquoi la police aurait tout intérêt à étouffer son rôle dans l’affaire.

    Le meurtre de Zak a donné lieu à des réactions officielles. Le ministre de la protection du citoyen (équivalent du ministre de l’intérieur, le ministère de tutelle de la police grecque) a exprimé ses regrets. « Il semble qu’il y ait une volonté politique, mais c’est comme si les services n’y obéissaient pas ou étaient totalement déconnectés entre eux, explique l’avocate Anny Paparousou à Mediapart. Il y a une distorsion entre les propos exprimés par les responsables politiques et la situation réelle des services chargés de l’enquête. Les deux agissent de façon asymétrique. »

    Les huit policiers qui ont participé au tabassage de Zak ont été suspendus jusqu’à nouvel ordre. Mais ils ne sont pas mis en cause dans l’enquête pour l’instant. De son côté, après avoir été placé en détention provisoire pendant 24 heures, le propriétaire du magasin a été remis en liberté. D’après des journalistes grecs, son complice – que l’on voit également frapper Zak sur les vidéos – continue, sous le nom de Snake (serpent), de répandre sur Twitter la thèse d’un cambrioleur drogué. Ils ont par ailleurs établi que cet homme était membre d’un groupuscule ultranationaliste grec, Front patriotique.

    Lundi 19 novembre, les examens histologiques (c’est-à-dire des tissus biologiques) et toxicologiques effectués sur le corps de la victime ont établi formellement ce que disaient ses proches depuis le début : Zak n’était aucunement sous l’effet de drogues lorsqu’il s’est retrouvé dans le magasin. Ce n’était pas un toxicomane à la recherche d’argent. « Un pas a été fait vers la vérité », estime Stavroula Luzi. Mais le chemin est encore long. « Je n’ai pas seulement perdu un ami. Et ce n’est pas seulement un meurtre à caractère raciste et homophobe, poursuit la jeune femme. C’est une affaire politique. Car Zak représentait beaucoup de choses. Il avait fait partie des premiers en Grèce, il y a huit ans, à déclarer publiquement sa séropositivité. Pour lui, ce virus ne devait pas être une honte, et il encourageait les autres personnes touchées à faire de même. »

    Les associations liées aux communautés gay, lesbienne et trans d’Athènes, ainsi que les proches de Zak, ont organisé de nombreuses manifestations pour que justice soit faite sur le meurtre de leur ami. La prochaine, le 1er décembre, se déroulera sous les fenêtres du commissariat central d’Athènes.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/241118/en-grece-des-policiers-impliques-dans-la-mort-d-un-activiste-lgbt

    #Grèce #policiers #activiste #LGBT #crise #Syriza #violences_policières #justice #Zak #LGBTQI #gay #drag_queen # #vidéos #Grigoropoulos #lesbienne #trans #Athènes

    https://seenthis.net/messages/738367 via kaparia


  • Coupe du monde 2022 au Qatar : nouvelle plainte contre Vinci
    http://multinationales.org/Coupe-du-monde-2022-au-Qatar-nouvelle-plainte-contre-Vinci

    Accusé d’exploitation et de mise en danger des ouvriers migrants sur ses chantiers au Qatar, le groupe de BTP Vinci est l’objet d’une nouvelle plainte de l’association Sherpa, du Comité contre l’esclavage moderne et de six anciens travailleurs indiens et népalis. Une première plainte, déposée en (...)

    #Économie


  • Hongrie : nouveau coup de boutoir contre le droit du travail
    https://courrierdeuropecentrale.fr/hongrie-nouveau-coup-de-boutoir-du-fidesz-contre-le-droit-du

    Le Fidesz au pouvoir en Hongrie propose d’augmenter le nombre d’heures maximum supplémentaires annuelles de 250h à 400h. Partis d’opposition et syndicats sont vent debout. « Nous croyons en des choses simples : dans le travail, dans la famille, et dans la patrie », avait déclaré, lors de son discours annuel sur l’état de la nation le 18 février, Viktor Orbán, le Premier ministre hongrois qui se targue de bâtir une « société du travail ». Mardi dernier, son gouvernement a [...] L’article Hongrie : nouveau coup de boutoir contre le droit du travail est apparu en premier sur Le Courrier d’Europe centrale.


  • Climat : les grandes banques françaises en parlent beaucoup mais ne font rien
    http://multinationales.org/Climat-les-grandes-banques-francaises-en-parlent-beaucoup-mais-ne-f

    Trois ans après l’Accord de Paris, les grandes banques françaises continuent à financer massivement le développement des énergies sales au détriment des renouvelables. Et les engagements verts du secteur du financier paraissent plus décrédibilisés que jamais. Alors qu’une nouvelle conférence (...)

    #Écologie


  • Les Gilets jaunes sur les Champs-Elysées : « Pourquoi on ne taxe pas les riches ? »
    https://reporterre.net/Les-Gilets-jaunes-sur-les-Champs-Elysees-Pourquoi-on-ne-taxe-pas-les-ric

    Samedi 24 novembre, des milliers de "Gilets jaunes" ont manifesté sur les Champs-Elysées. Leurs revendications ne sont pas tant contre les mesures écologiques que contre l’injustice fiscale. Reportage. Paris, reportage Samedi 24 novembre, la « plus belle avenue du monde » a un visage (...)

    #Mouvement_des_gilets_jaunes




  • Ça cracke à Stalingrad (3/3). Le quotidien des camés et des dealers de crack
    https://la-bas.org/5333

    Ils font peur, on les fuit, genre de rats humains. Les consommateurs de crack sont des ombres au tableau de la ville. Entre 5 000 et 10 000 dans la région parisienne. On ne sait pas au juste. Quelques centaines place Stalingrad à Paris, juste à côté du local de LA-BAS. Mais qui sont-ils ? Aujourd’hui rencontre avec Sylvie. Comment trouver les 100 euros nécessaires chaque jour ? « Nous les femmes on a notre corps ». Pour lutter contre ces naufrages, les associations, les médecins, les pouvoirs publics, se heurtent à une question, ces crackers sont ils « des délinquants ou des malades ? ». Réponse impossible dit-on car il y a en #France, un « verrou moral » qui empêche d’avancer. Pourtant d’autres pays comme le Portugal ont mis en place une « décriminalisation » qui (...)

    #Radio #Société
    https://la-bas.org/audio.api/free/aW5sYnM6Ly9mb2xkZXItNDI0MTkvbXAzLTQ3Ni80NDU4OC1jcmFja19lbWlzc2lvbjNfZXh0cmFpdC5tcDM=/44588-crack_emission3_extrait.mp3



  • Koweït. La police de la pensée renforce son contrôle
    https://orientxxi.info/magazine/massacre-litteraire-au-koweit,2768

    Alors que se déroule le salon du livre du Koweït (14-24 novembre), l’émirat connaît une vague de censure sans précédent, qui vise non seulement les essais, mais aussi les romans. On est loin de l’image libérale dont l’émirat se prévalait. Pour nombre de Koweïtiens qui ont décidé de contre-attaquer sur Twitter, cette censure évoque le cauchemar dépeint par Ray Bradbury dans Fahrenheit 451. En 2016, lors d’une conférence culturelle, le romancier koweïtien Saoud Al-Sanoussi faisait part d’une désagréable (...)

    #Social


  • Mainmise des généraux sur le ciment égyptien – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/11/22/mainmise-des-generaux-sur-le-ciment-egyptien
    https://orientxxi.info/IMG/arton2767.jpg?1542564975

    Ouvriers de Tourah Cement Company, la plus ancienne cimenterie d’Égypte.

    Sur l’autoroute de 120 km qui relie le gouvernorat de Beni Suef au Caire, trois imposantes constructions se dressent en plein désert : une aciérie, propriété d’un affairiste proche des services de renseignement militaire, une prison et la plus grande cimenterie du monde contrôlée par l’armée égyptienne. Le 15 août 2018, le président Abdel Fattah Al-Sissi a inauguré en grande pompe ce gigantesque complexe d’une capacité de 12,8 millions de tonnes/an (Mt/an) qui a bouleversé le marché du ciment en Égypte. Sixième producteur mondial en 2017, sa production totale (69 Mt/an) est le fait de 29 entreprises. À partir de 2015, l’armée a augmenté sa production de 4 Mt/an, la portant à plus de 22 Mt/an et a porté un coup sévère à ses concurrents du privé comme du secteur public, conduisant notamment à la disparition d’un important groupe appartenant à l’État.

    FERMETURE DES ENTREPRISES D’ÉTAT
    Al-Quomia a fermé le 17 mai 2018 en raison de pertes considérables : 47,452 millions d’euros (971,3 millions de livres égyptiennes, LE) pour l’exercice 2017, mettant au chômage plus de 2 300 salariés. Jusqu’en 2014, le groupe, rare rescapé des privatisations de l’ère Moubarak, produisait plus de 4,5 Mt/an, mais à partir de l’année suivante, il a dû fermer l’une après l’autre ses quatre cimenteries. Sa direction invoque la hausse des coûts de production, de l’exploitation des carrières, de la maintenance. De même, sur ordre du gouvernement, la conversion au charbon à la place du gaz naturel — meilleur marché — comme combustible.

    Dans son allocution, le président Al-Sissi a prétexté les salaires élevés des ouvriers, près de 14 000 LE (700 euros) par mois pour justifier la fermeture d’Al-Quomia, mais des sources internes font état de 6 000 à 7 000 LE et la Cour des comptes, assez indépendante, juge que l’arrêt de la production début 2017 a « causé de lourdes pertes au lieu de régler les problèmes ». Un actionnaire privé (3 % du capital échappe à l’État) a même accusé en public la direction du groupe de « complicité dans l’accaparement du marché par les militaires ». Il ne reste plus qu’une seule société d’État dans le secteur, Al-Nadha, désormais dirigée elle aussi par un général.

    Selon le président Al-Sissi, la nouvelle cimenterie de Beni-Suef répond aux besoins du marché et réduira l’importation de ciment. Il n’en est rien. Selon le vice-président de la branche ciment à la Fédération des industries égyptiennes (Federation of Egyptian Industries, FEI) Ahmed Draz, en 2017 la capacité de production était de 69 Mt/an, « alors que la demande n’a pas dépassé 52 Mt ». Selon lui, le secteur affronte la hausse des coûts, la surproduction de ciment et le problème des carrières, autant de défis qui affaiblissent les entreprises.

    Malgré leurs pertes et la surproduction qui pèsent sur le secteur, les généraux ont voulu s’imposer à tout prix. Cela a commencé en 2001 avec la construction de la cimenterie d’Al-Arich, au Nord-Sinaï (4 Mt/an), mais depuis 2015 leur appétit a été décuplé. En 2014, un décret d’Al-Sissi confère à l’armée le droit de gérer les carrières. « Depuis, les tarifs du sable ont triplé » , dit-on à la FEI. En février 2018, Al-Arich a porté sa production à 9,6 Mt/an. Avec la nouvelle unité de Beni-Suef qui a coûté 1,2 milliard de dollars (1,05 milliard d’euros) financés par l’armée, mobilisé 8 000 ouvriers nuit et jour pendant deux ans et emploie une technologie chinoise, la production totale de ciment en Égypte sera en année pleine de 87 Mt/an.

    LE QUART DE LA PRODUCTION NATIONALE
    L’objectif de cette offensive à la hussarde est de redessiner la carte du ciment en Égypte. « Les forces armées veulent restructurer le marché, contrôler le prix du ciment et empêcher les privés de le manipuler », affirme Ahmed Al-Zeini, président de la branche à la FEI. Selon la banque CL Capital, l’armée est désormais le cimentier n° 1 en Égypte, avec le quart de la production nationale. Le marché subira de fortes fluctuations pendant des années, « l’impact des projets militaires sur le secteur se fera sentir jusqu’en 2022 », note la banque. Certaines entreprises en souffrent déjà, notamment les multinationales étrangères.

    Al-Suez, 2e producteur du pays, qui appartient à l’allemand Heidelberg et à l’italien Italcementi, a déjà perdu 1,1 milliard de LE (54 millions d’euros) en 2017 et s’attend à de nouvelles pertes en 2018. Pour s’en sortir, Lafarge Égypte, 3e producteur (environ 10 Mt/an), exporte jusqu’à 20 % de sa production. Ce n’est pas la solution miracle, les prix internationaux sont inférieurs au coût de revient local.

    Privées ou publiques, égyptiennes ou étrangères, les entreprises sont coincées entre un marché intérieur déprimé qui achète au meilleur prix et un concurrent en kaki qui jouit d’énormes avantages : l’armée ne paie ni droits de douane ni impôts, elle emploie des conscrits non rémunérés dans ses installations, bénéficie de réductions sur les transports et dispose gratuitement de carrières. Enfin, des généraux à la retraite sont en poste dans des ministères de tutelle décisifs pour le secteur comme les transports, l’approvisionnement et l’habitat.

    DES SINÉCURES POUR LES OFFICIERS
    Fort de ses privilèges, les cimenteries militaires vendent en moyenne la tonne de ciment 860 LE (42,59 euros) alors que les coûts de production dans le privé et chez Al-Nadha, la dernière société d’État, atteignent 940 LE (46,55 euros).

    De fait, le ciment n’est pas une exception. L’armée investit en effet dans presque tous les secteurs de l’économie : acier, marbre, cuir, agroalimentaire, électroménager, médicament en liaison avec des laboratoires étrangers… Les profits, s’il y en a, vont directement dans la poche de l’institution militaire dont le budget reste un secret et qui s’érige peu à peu en pôle économique rival du secteur public. L’État y perd d’importantes recettes fiscales et des ressources pour ses services publics, les militaires y gagnent des postes pour les officiers généraux mis à la retraite, la population un ciment à peine moins cher compte tenu de la lourdeur des circuits de distribution.

    Si Gamal Abdel Nasser nationalisait pour rendre le pays autosuffisant, Al-Sissi étend l’emprise des généraux à toute l’économie à coup d’avantages exclusifs et de coups de pouce discrets pour offrir des sinécures aux officiers supérieurs   .JAMAL BOUKHARI  Journaliste basé en Egypte.                                  https://orientxxi.info/magazine/mainmise-des-generaux-sur-le-ciment-egyptien,2767


  • Les pays du Golfe et la Turquie s’affrontent en Afrique
    https://orientxxi.info/magazine/comment-les-divergences-dans-le-golfe-sont-exportees-en-afrique,2765

    Une des victimes méconnue des rivalités entre l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar et la Turquie (sans même parler de l’Iran) est le continent africain où ces pays s’affrontent à coup de dollars. Le 24 octobre 2018, lors du « Davos du désert » que l’affaire Khashoggi avait largement torpillé, le premier ministre éthiopien a chaleureusement serré la main du prince héritier saoudien Mohamed Ben Salman au moment où de telles marques de sympathie étaient rares. Quinze jours plus tôt, c’était son (...)

    #Politique



  • « Gilets jaunes » : les syndicats hésitent à entrer dans la danse
    https://www.mediapart.fr/journal/france/231118/gilets-jaunes-les-syndicats-hesitent-entrer-dans-la-danse

    Si la plupart des centrales syndicales se bouchent le nez à l’évocation des « gilets jaunes », localement, des militants franchissent le pas au nom de l’urgence sociale. La fracture reste néanmoins vive, à cause principalement des incidents racistes et de certaines revendications (...)

    #Mouvement_des_gilets_jaunes


  • Nord : le naufrage de la protection de l’enfance
    https://www.mediacites.fr/lille/decryptage-lille/2018/11/23/nord-le-naufrage-de-la-protection-de-lenfance

    La coque de l’arche conçue pour abriter les plus fragiles d’entre les fragiles se fissure. Ce radeau pour enfants maltraités, violés, destructeurs ou autodestructeurs, c’est le système de la protection de l’enfance. Une mission confiée aux collectivités départementales. « Les premiers signes de (...)

    #Social


  • Le projet de loi justice menace de généraliser le fichage génétique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/221118/le-projet-de-loi-justice-menace-de-generaliser-le-fichage-genetique

    Un amendement prévoit d’étendre considérablement le domaine d’application du Fichier national des empreintes génétiques, en permettant d’y stocker l’ADN dit « codant », contenant plus d’informations. Les associations de défense des droits de l’homme y voient un immense « fichier des gens honnêtes ». Un amendement au projet de loi sur la justice, déposé en toute fin de parcours législatif, prévoit d’étendre considérablement le champ d’application du Fichier national des empreintes génétiques (Fnaeg) qui (...)

    #biométrie #génétique #activisme #surveillance #FNAEG #CNIL

    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2018/04/20/adnreuters.jpg

    https://seenthis.net/messages/737735 via etraces


  • Pédophilie : l’ancien évêque d’Orléans condamné pour non-dénonciation
    https://www.mediapart.fr/journal/france/221118/pedophilie-l-ancien-eveque-d-orleans-condamne-pour-non-denonciation

    L’ex-évêque d’Orléans André Fort a été condamné jeudi à huit mois de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé les agissements d’un prêtre pédophile, Pierre de Coye de Castelet, condamné pour sa part à deux ans de prison ferme.

    #Social


  • « Gilets jaunes » : le gouvernement cherche une porte de sortie
    https://www.mediapart.fr/journal/france/221118/gilets-jaunes-le-gouvernement-cherche-une-porte-de-sortie

    Alors que le mouvement des « gilets jaunes » se poursuit, l’exécutif peine à trouver une réponse politique qui lui permette de calmer la mobilisation sans dévier du fameux « cap » fixé par Emmanuel Macron. Dans la majorité, des voix s’inquiètent du manque de souplesse du (...)

    #Mouvement_des_gilets_jaunes


  • Congrès du PCF : on en prend d’autres et on recommence ?
    http://www.regards.fr/politique/article/congres-du-pcf-on-en-prend-d-autres-et-on-recommence

    De vendredi à dimanche aura lieu le 38ème congrès du Parti communiste français à Ivry-sur-Seine dans le Val-de-Marne. Nouveau secrétaire national, nouveau comité exécutif national, nouvelle base programmatique : les enjeux sont nombreux et les esprits échaudés par des semaines, voire des mois de (...)

    #Politique


  • Belges et belles baraques
    http://cqfd-journal.org/Belges-et-belles-baraques

    Voilà plus de quarante ans qu’une chouette expérimentation d’habitat léger a démarré dans le quartier de la Baraque, juste à côté de Louvain-la-Neuve. Après un rapide retour sur les événements qui ont rythmé cette aventure, nous avons cru bon de laisser la parole à trois « baraquis » pour qu’ils nous (...)

    #Habitat_écologique_et_social


  • À Marseille, le lobby mondial de l’eau imaginé par Veolia sous pression
    http://multinationales.org/A-Marseille-le-lobby-mondial-de-l-eau-imagine-par-Veolia-sous-press

    Le Conseil mondial de l’eau, basé à Marseille et généreusement soutenu par son équipe municipale, avait été imaginé par Veolia et les autres géants du secteur pour asseoir l’hégémonie du secteur privé sur le débat international. Organisateur tous les trois ans de « Forums mondiaux de l’eau » très contestés, (...)

    #Économie