• La typographie du mal _ Stéphane Baillargeon - 16 Aout 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/534580/la-typo-gothique-n-a-pas-reussi-sa-redemption-apres-1945

    Les polices de caractères ont souvent une histoire étonnante dans laquelle s’entremêlent enjeux graphiques, économiques et sociopolitiques. Dernier texte d’une série estivale consacrée au sujet.

    Le traitement de texte Word, de très, très loin le plus populaire du monde, propose des dizaines de polices de caractères — le Brunel Poster, le Tahoma, le Verdana et l’Optima —, mais pas le gothique, qui ne fait pas partie du lot de base. Normal. Qui en voudrait ? Qui s’en servirait ? Ce que les Anglais appellent la « black letter » et les Allemands, l’écriture brisée ou fracturée (Gebrochene Schrift ou Frakturschrift) a pratiquement disparu de l’usage courant.

    La typo caractéristique, avec ses arcs rompus, ne survit que dans les logos d’anciennes compagnies (Seagram) et de très vieux journaux (The New York Times), sur les pochettes de disque de groupes de musique métal et les écussons de clubs de méchants motards.

    https://media2.ledevoir.com/images_galerie/pt_647870_494933/image.jpg

    C’est un peu beaucoup la faute aux nazis. Le gothique est sorti exsangue de la Seconde Guerre mondiale, mais pas exactement pour les raisons que l’on pourrait croire. Les virages abrupts ne manquent pas avec cette manière d’écrire…

    Antiqua-Fraktur
    En Allemagne, les caractères de l’écriture fracturée (la Fraktur en allemand) ont été en concurrence avec l’écriture dite latine ou antique (l’Antiqua) bien avant 1933. L’opposition reposait sur des fondements politico-idéologiques multicentenaires.

    Sur son passionnant site http://j.poitou.free.fr/pro/html/ltn/gothique-a.html consacré aux langages, aux écritures et aux typographies, le professeur d’études germaniques Jacques Poitou rappelle que Luther exigeait les lettres gothiques pour sa traduction en allemand de la bible, laissant les formes latines aux textes en latin. Gutenberg a donc imprimé en Textura http://www.gutenbergdigital.de/bibel.html# (une variante gothique du XIVe siècle) ses premiers exemplaires du Livre.

    Au contraire, les frères Grimm, pourtant folkloristes à souhait, n’avaient que de mauvais mots pour cette typographie dite nationale. Ils la trouvaient « informe et laide », « dégénérée et sans goût ».

    Les Allemands parlent de la Schriftenstreit ou de l’Antiqua-Fraktur-Streit. Cette querelle (Streit) s’est amplifiée après l’unification de l’Allemagne à la fin du XIXe siècle.

    Pour les nationalistes, l’Antiqua « vide et creuse » symbolisait tout ce qui était étranger. La « profondeur » de la Fraktur devenait une spécificité nationale. Otto von Bismarck aurait refusé un livre qui n’était pas publié en gothique.

    Au contraire, une société pour l’ancienne écriture (Verein für Altschrift) a tenté à partir de 1885 de favoriser dans l’empire allemand l’expansion de l’écriture latine dominante dans le monde depuis la Renaissance. L’ancienne manière était à l’évidence la plus moderne. Le Reichtag a voté contre cette proposition en 1911.

    Une révolution culturelle
    Les nazis ont plongé dans la controverse politicotypographique. Dans un essai récent intitulé La révolution culturelle nazie (Gallimard), l’historien Johann Chapoutot expose la cohérence intellectuelle et rationnelle du projet hitlérien. Cette révolution conservatrice préconise un retour aux origines en s’appuyant sur les notions de la race, du sang et de la terre.

    Dans cette conception du monde, la communauté prime l’individu et la lutte pour la préservation du peuple germanique se fait en préservant les traits intrinsèques fantasmés tout en combattant à mort les supposées menaces extérieures biologiques, intellectuelles ou culturelles. Tous les éléments de la vie passent au tamis sombre, de l’histoire à la géographie, de l’art à l’éthique. Le professeur Chapoutot cite le juriste nazi Hans Frank qui modifie l’impératif catégorique universel de Kant avec cette formule : « Agis de telle sorte que le Führer, s’il prenait connaissance de ton acte, l’approuverait. »

    L’écriture est donc aussi enrôlée dans la révolution culturelle. Le gothique est célébré comme distinction graphique du peuple aryen. Les SS en pincent aussi pour l’alphabet runique. L’État militaire et totalitaire a trouvé sa police. Un décret de 1934 interdit aux éditeurs juifs d’utiliser la Fraktur. Le nombre d’ouvrages en allemand imprimés dans cette fonte passe de 5 % avant 1933 à près de 50 % en 1935. Mein Kampf, livre programmatique du Führer, est publié avec les caractères fracturés.

    Cette position change radicalement après le début de la Seconde Guerre mondiale. Les nazis se rendent à l’évidence que le reste de l’Europe utilise l’Antiqua. La propagande doit donc délaisser la Fraktur pour rejoindre les peuples conquis, habitués aux styles latins depuis des siècles.

    Dès mars 1940, Berlin décide que les publications préparées pour le Reich doivent se faire dans l’antique manière. Le 3 janvier 1941, la chancellerie publie un décret décrivant le gothique comme une « écriture juive », une de ses versions datant du Moyen Âge, la Schwabacher.

    Le 10 janvier, un communiqué de presse explique ainsi la décision : « Un peuple qui a l’ambition d’être une puissance mondiale doit avoir une écriture qui permette à tous les peuples d’étudier la langue allemande, sans qu’une prétendue écriture nationale les en empêche. »

    Folklorique
    Le pouvoir interdit aussi aux écoles d’enseigner la Sütterlin, une forme cursive dérivée de la Fraktur. Cette calligraphie inventée en Prusse en 1915 est remplacée par la Normalschrift, en fait la cursive latine qu’apprennent encore les écoliers allemands, comme tous les Européens.

    Dans les faits, le virage idéologico-typographique n’empêche pas le gothique de continuer une partie de sa vie enténébrée dans le IIIe Reich, bien qu’à moindre échelle. Der Stürmer, torchon antisémite de Julius Streicher, condamné du procès de Nuremberg, est publié avec les fontes cassantes jusqu’à son dernier exemplaire en 1945. D’autres journaux, comme le Berliner Morgenpost, mélangent les deux caractères : les titres en Fraktur et les sous-titres en Antiqua.

    L’Allemagne conquise va poursuivre un temps dans cette situation de « double écriture ». Dans les zones occupées, les consignes alliées s’affichent en style latin tandis que le nom des rues demeure en gothique. À la longue, la Fraktur a toutefois pris un sens folklorique, par exemple en publicité pour exprimer une idée de tradition. Une seule lettre a réussi son transfert d’une manière à l’autre, le eszett (ß), équivalent d’un double S.

    Pour le reste, la vieille police quasi millénaire ne s’est pas remise de l’association ambiguë avec le régime totalitaire. Dans l’imaginaire occidental, le gothique est en partie devenu la typographie du mal…

    _ D’une écriture à l’autre
    Le théologien Alcuin (mort en 804) encouragea la copie de nombreux manuscrits en utilisant une nouvelle écriture cursive ronde et régulière, la minuscule Caroline (nommée en l’honneur de l’empereur Charlemagne), qui s’imposa vite dans toute l’Europe. L’écriture gothique et ses tracés anguleux entrent en concurrence à partir du tournant de l’an 1000. Elle imite, ou en tout cas rappelle, l’arc brisé en architecture et devient l’écriture moyenâgeuse par excellence. Plusieurs manières gothiques se succèdent : primitive (jusqu’au XIIIe siècle) ; textura (XIIIe et XIVe siècles) ; rotunda (XIVe et XVe) ; bâtarde ou Schwabacher (XVe siècle) ; puis Fraktur (XVIe), qui va finir par désigner tous les gothiques allemands par opposition aux écritures latines (ou Antiqua). En langue allemande, tous ces styles sont des écritures brisées (Gebrochen Schriften), tandis que seule la textura est désignée comme « Gothische Schrift ».

    #Imprimerie #Police de #Caractère #Gothique #Histoire #livre #médias #littérature #art #typographique #typographie #mise_en_page #Lay_out #Allemagne

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  • Alain Deneault : « Ce système a un cancer généralisé »
    https://la-bas.org/5202

    À l’heure où, un peu partout, les destructions et les dégâts du néo-libéralisme entraînent des rejets et des mouvements profonds, en France, Emmanuel Macron, le leader du « free market » s’impose avec violence. Une violence que le philosophe québécois Alain Deneault nomme « l’extrême centre ». Deneault démonte et montre l’extrémisme de cet extrême centre, qui confisque, étouffe et finit par éliminer toute vitalité, toute démocratie réelle, et tout ce qui n’a pas un but lucratif, c’est-à-dire la plus grande majorité de l’humanité. Prenez le temps lire la version transcrite de cet entretien particulièrement lucide et stimulant par un des intellos les plus motivants d’aujourd’hui. Continuer la (...)

    #Articles #Idées #Politique #Mondialisation_libérale
    https://la-bas.org/IMG/arton5202.png?1534151770


  • Ce qu’il s’est passé vendredi 15 décembre à la cité Saint-Maurice à Fives Lille43000 - mercredi 20 décembre 2017 20:06
    http://lille43000.com/index.php/joomla-fr/en-peignoir/873-ce-qu-il-s-est-passe-vendredi-15-decembre-a-la-cite-saint-maurice-a-

    Nous relayons ci-dessous un texte publié ce matin par le C.R.I.M.E ( https://fr-fr.facebook.com/notes/le-crime/justice-pour-selom-et-mathis/1118772024925643 ) revenant sur l’affaire des jeunes happés par un train vendredi dernier à Lille, dont deux y sont restés. Alors que le parquet contredit formellement la mise en cause de la police, les survivants racontent comment ils ont couru justement pour lui échapper. Leur témoignage est accablant et rappelle la mort de Zyed et Bouna survenue il y a douze ans.

    • Il y a des textes qu’on aimerait ne pas devoir écrire. Vendredi 15 décembre vers 21 heures, quatre jeunes ont été happés par un Train Express Régional (TER) sur la ligne Lille-Calais-Dunkerque au niveau de la cité Saint-Maurice, à la frontière des quartiers de Fives et de Saint-Maurice Pellevoisin. Deux d’entre eux sont morts. Malgré le choc et les blessures, les deux rescapés témoignent. Et démentent dignement la version de la police et de la presse locale.
    Lundi dernier, à 20h45, une centaine de personnes se rassemblent sur la place Degeyter à Fives pour rendre hommage à Selom et Mathis, morts pendant le week-end.

    Quelques heures plus tôt, le procureur de la République explique que la version d’une course poursuite avec la police n’est qu’une « rumeur » et que les quatre jeunes auraient voulu prendre un « raccourci » le long des lignes SNCF… Les médias – La Voix du Nord en tête – se contentent de relayer cette version. Affaire classée.

    Un accident, vraiment ?
    Pour Ashraf et Aurélien, les deux rescapés que nous avons rencontrés, il ne s’agit pourtant pas d’un accident. Leurs témoignages se recoupent alors qu’ils n’avaient pas encore eu l’occasion de se parler. Ashraf, dans une chambre de l’hôpital Roger Salengro où il est encore en observation pour quelques jours, revient sur les faits :  « C’est allé hyper vite, entre trois et cinq minutes. On était assis dans la cité, ils sont entrés à six en uniformes avec leurs matraques. Ils ont couru vers nous, ils voulaient nous attraper. On a eu peur et on est partis en courant ». « Ils », ce sont les nouvelles unités de la police nationales déployées en grand nombre dans le quartier depuis septembre, tout particulièrement autour de la cité Saint-Maurice et de la place Degeyter. Le résultat ? Un net regain de tensions entre jeunes et forces de l’ordre. « Depuis deux-trois semaines, c’est vraiment tendu dans le quartier. »

    « On ne voulait pas se faire éclater encore une fois »
    Pourquoi ont-ils eu peur ? « C’est ceux qui nous frappent tout le temps, pour rien, explique Aurélien, blessé au bassin et au visage et obligé de se déplacer en fauteuil roulant. Encore hier, ils ont frappé quelqu’un. On ne voulait pas se faire éclater encore une fois. Tu sais combien de fois je me suis fait frappé ? Tu sais comment ils m’appellent ? Par mon nom de famille. Ils nous connaissent très bien et c’est toujours la même histoire. La nationale, ils te lâchent seulement quand tu cries et tu pleures... »

    Arrivés sur la voie ferrée, les jeunes ont à peine eu le temps de comprendre. « On a entendu un gros coup klaxon, raconte Ashraf. J’ai volé et je suis retombé plus loin. J’ai vu que les deux autres étaient tombés. Les secours me mettaient des claques pour pas que je m’endorme et m’obligeaient à regarder vers les buissons pour ne pas voir mes potes. Et après je me suis évanoui. Ça a été très violent : quand je me suis réveillé ici [à l’hôpital], je courais encore, dans ma tête, j’étais encore dans la poursuite. » Si Ashraf perd rapidement connaissance, Aurélien se souvient :

    « C’est un passager du train qui est venu faire les premiers secours et ensuite les contrôleurs et la sécu [la sûreté générale, la police de la SNCF] sont arrivés. »
    Contrairement à ce qui est dit dans la presse, le groupe de
    « CRS »
    arrivé sur place n’intervient pas suite au drame mais semble être celui qui a entrainé toute cette histoire.

    Les flics qui les poursuivaient ont-ils pu savoir ce qu’il leur est arrivé par la suite ? « Quand on a sauté vers les rails, ils étaient à cinq mètres derrière nous », explique Ashraf. Pour Aurélien, c’est sûr, « ils ont vu le train passer deux secondes après nous. Ils nous ont coursés jusqu’au bout. »

    Concernant la thèse du raccourci relayée dans la presse : « On va pas prendre un raccourci pour aller sur les rails ! s’exclame Ashraf. Un raccourci pour aller où ? »

    Intox
    On se pose donc la question : d’où vient cette version des faits ? Peut-être a-t-elle été recueillie lors d’interrogatoires réalisés le soir même, sur le lieu de l’accident (avec Aurélien) ou à l’hôpital (avec Ashraf), ce dernier ayant dû signer des documents pré-remplis et sans les lire. Au-delà du fait de témoigner contre la police auprès de la police, on imagine aussi ce que signifie ce genre de témoignage lorsqu’on vient de connaitre un traumatisme aussi important. « C’est que hier [lundi 18 décembre] que j’ai vraiment réalisé ce qui s’est passé », _ explique Ashraf.

    On comprend mieux ce qui a entrainé les feux de voitures de ce week-end à Fives. Et pourquoi les versions officielles de la justice, de la police et de la presse ont toujours autant de mal à passer aujourd’hui. L’affaire n’est donc pas classée. C’est tout un quartier qui réclame vérité et justice pour Selom et Mathis.

    Le C.R.I.M.E Lille
    Le 20 décembre 2017 *
    http://lille43000.com/images/banderolecourraient.jpg

    #Lille #Guerre-aux-pauvres #police #presse #lille_Fives #train


  • La Brique N° 52 - Automne 2017 - L’ombre des statues - Dans les kiosques ! Course à l’Union, Gare sans sauveur, Lille : Antitour, Partout chez nous (LGBT, CCL, Friches, Squats) - De l’info, de l’enquête, sans pub et sans pitié !

    AU SOMMAIRE
    2. Edito. Histoires à lutter debout.
    3. Olieux - Gare sans saveur.
    4-5 Pas d’outrage, pas de paye.
    En bref ! L’APU-Fives à l’asphyxie.
    6. Brèves
    – L’histoire de la métropole revisitée.
    – Pas de paix à Calais.
    – Je t’aime, moi non plus.
    – Syndiqués, vos papiers.
    – Norrent-Fontes : nos abris étaient moins insalubres que leurs idées.
    http://cdn.campuslille.com/images/stories/Libre_Pense/Agenda2017/201711/La_Brique_N_52_Agenda.jpg
    7. DOSSIER L’OMBRE DES STATUES.
    7. Lille City Tour...ne pas rond.
    8-9 L’Union fait la force.
    10-11 Squats : Partout chez nous.
    12-13 CCL : L’opidium du peuple.
    14-15 Friche artistique - Lieux sans nom.
    – Martha Desrumaux, la verve rouge.

    16-17 LGBT : Quand Lille sort du placard.
    – Appel à don de l’Echappée. Elle est où, la « grande cause nationale » ?

    18. Brèves
    – Linken-help
    – C’est dit !
    – Made in Ch’nord
    – Itier recasé
    – Pas assez de profs, ou trop d’étudiant.es ?
    – Un timbre poste pour Franck Hanoh ?
    – Valeureux Vallourec.
    – Région Hauts-de-France. La libération des imbéciles.
    19. Bar « La Pirogue ». « Dégage sale pédé ».
    20-21 BCE : Quels intérêts
    22-23 Un Samedi à Bazancourt
    24. Procès Hermant.... à suivre, ou comment la démocratie se dissout dans le facisme.
    – Le mineur, ce super-héros.

    http://www.campuslille.com/index.php/l-agenda/evenement/2101-la-brique-n-52-automne-2017-l-ombre-des-statues-dans-les-kiosques-

    #Lille #La_Brique #Presse_Alternative #Information #Enquête


  • Cher Le Média, les médias libres te souhaitent la bienvenue
    https://reporterre.net/Cher-Le-Media-les-medias-libres-te-souhaitent-la-bienvenue

    L’appel à créer un « nouveau média collaboratif, pluraliste, culturel et francophone, humaniste et antiraciste, féministe et pro LGBTI, écologiste et progressif » prépare le lancement de « Le Média », proche de la France insoumise. Les auteurs de cette #Tribune rappellent que des médias correspondant à ces critères existent déjà partout en France. La Coordination permanente des médias libres (CPML) est née de la volonté de plusieurs médias qui ne se reconnaissent ni dans l’audiovisuel public ni dans des médias (...)

    Tribune

    / #Libertés

    « http://medias-libres.org/la-cpml/#pg-85-1 »
    « https://www.change.org/p/media-citoyen/fbog/29280103 »
    « http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/10/06/le-media-de-jean-luc-melenchon_5196833_823448.html »
    « https://www.change.org/p/media-citoyen »
    « http://medias-libres.org/les-medias-libres »
    « http://medias-libres.org/2017/10/11/soutenez-les-medias-citoyens »
    « https://pxhere.com/fr/photo/852210 »

    • L’appel à créer un « nouveau média collaboratif, pluraliste, culturel et francophone, humaniste et antiraciste, féministe et pro LGBTI, écologiste et progressif » prépare le lancement de « Le Média », proche de la France insoumise. Les auteurs de cette tribune rappellent que des médias correspondant à ces critères existent déjà partout en France.

      Soutenez les médias citoyens !
      L’information ne devrait pas être une marchandise, mais elle est de plus en plus sous la coupe des pouvoirs financiers et industriels. Pour faire vivre une presse libre, journalistes et citoyen•ne•s doivent inventer d’autres modèles économiques, émancipés de la publicité et des actionnaires.

      Nous nous réjouissons donc d’apprendre que des personnalités des médias, de la culture, du spectacle et de la politique ont la volonté de créer un « nouveau média collaboratif, pluraliste, culturel et francophone, humaniste et antiraciste, féministe et pro LGBTI, écologiste et progressif », comme ils et elles l’expliquent dans une pétition relayée le 25 septembre par une tribune publiée par le très « citoyen » journal le Monde.

      Mais depuis le 6 octobre, cet appel à la réflexion s’est déjà concrétisé avec le Média, dont le lancement prochain est clairement associé au parti la France insoumise.

      Nous nous étonnons toutefois que les signataires de cet appel, et en premier lieu les journalistes, semblent ignorer que des médias « fondamentalement alternatifs », y compris nationaux, en ligne et en accès libre, existent depuis longtemps déjà, regroupés pour certains dans une Coordination permanente des médias libres (CPML) et dans un réseau « Médias citoyens ».

      En effet, nous sommes des dizaines de médias, partout en France, à faire vivre la presse libre au quotidien. Audiovisuels, numériques ou papier. Coopératifs ou associatifs. Locaux, régionaux ou nationaux. Écolos, solidaires, féministes, décroissants ou « progressistes », selon des dosages qui varient en fonction des projets éditoriaux.

      L’horizontalité et la coopération au centre des démarches éditoriales
      Certains sont diffusés en kiosque, d’autres s’appuient sur leur réseau de lecteurs pour la distribution, d’autres encore sont en ligne, le plus souvent en accès gratuit, et vivent des dons de leurs lecteurs et lectrices. Les rares subventions qui nous sont accordées — des miettes par rapport à ce que touchent les « grands » médias — nous aident à boucler des budgets ric-rac. Notre liberté n’est bornée que par le manque de moyens humains et matériels. L’un de nos principaux défis consiste à élargir notre audience, sans campagnes de publicité et quand les revues de presse des médias parisiens nous ignorent royalement.

      Pour faire connaître notre travail au grand public, nous épauler mutuellement, réfléchir ensemble à l’avenir de la presse libre, nous nous réunissons régulièrement. Il y a quelques années, le journal régional le Ravi, basé à Marseille, a organisé les premières rencontres de la « Presse pas pareille », auxquelles ont participé des journaux papier de tout l’Hexagone. Une Coordination permanente des médias libres (CPML) a ensuite été créée, rassemblant des titres de presse écrite, numérique et audiovisuelle.

      Voici un extrait du texte collectif qui présente la CPML :

      Nous désirons lancer une pensée différente de celle des mass médias… Chacun peut nous rejoindre, à la condition qu’il entre dans notre charte éditoriale. Nous ne voulons pas de médias aux idées nauséabondes. Nous savons trop que la fachosphère tente de s’emparer de projets alternatifs. Nous luttons pour la démocratie, et nous aidons tous ceux qui se sentent opprimés, oppressés par l’information des grands médias. Une autre information existe, celle de l’alternative, de l’écologie, de l’éducation populaire, des luttes sociales. »

      https://reporterre.net/IMG/png/9_-_medias_francais_v9.png

      En lisant l’appel « Soutenez la création d’un nouveau média citoyen », publié sur change.org et sur le site du Monde, nous voyons donc notre travail, et notre existence même, tout simplement niés. « Quand l’information et la culture sont trop souvent traitées comme des marchandises, quel rôle les citoyen•ne•s peuvent-ils encore jouer pour faire vivre le pluralisme et le débat ? Cette question appelle une réponse qui ne saurait attendre », dit le texte. Étrange démarche que de prétendre apporter une réponse alternative et citoyenne en faisant comme si les réponses alternatives et citoyennes expérimentées depuis des années n’existaient pas. Et comme si la réponse à cette marchandisation forcenée devait être nécessairement pyramidale — créer un nouvel organe central qui comblerait à lui seul ce « manque », au moment où des dizaines de projets alternatifs mettent l’horizontalité et la coopération au centre de leurs démarches éditoriales.

      Il nous parait donc utile et nécessaire, pour la réussite de ce nouveau projet, d’apporter à ses promoteurs•trices quelques éléments d’information. Puisqu’il est si difficile, lorsque l’on vit et/ou travaille à Paris intra-muros, d’appréhender la réalité du vaste monde qui court au-delà du périphérique, voici un petit inventaire (non exhaustif !) de médias alternatifs nationaux.
      LES MEMBRES DE LA COORDINATION PERMANENTE DES MÉDIAS LIBRES

      Acrimed, observatoire des médias, éditeur de Médiacritique(s) ; Airelles Vidéo, réalisation de documentaires ; Aldudarrak Bideo, réalisation de documentaires ; Aquilenet, association de promotion d’un web libre ; Fédération de l’Audiovisuel Participatif ; Bateau Basta, média en ligne national ; Campagnes solidaires, média papier national ; Cram Cram édition, magazine jeunesse ; Demosphère, agenda citoyen ; Fakir, mensuel papier national ; Fokus21, réalisation de documentaires ; Global Magazine, média en ligne national ; L’âge de Faire, mensuel papier national ; La Canarde Sauvage, satirique papier local ; La Cathode, réalisation de documentaires ; La Feuille de Chou, mensuel papier local ; La Gueule Ouverte, média en ligne ; La Gazette à Gouzy, mensuel papier national ; La Lettre à Lulu, satirique papier nantais ; La Lorgnette.info, média en ligne ; La Maison écologique, magazine papier national ; La Télélibre, télévision nationale ; La Trousse Corrézienne, mensuel papier corrézien ; L’Insatiable, média en ligne national ; Le Bruitagène, radio locale ; Le Crieur de la Villeneuve, mensuel local papier ; Le Lot en Action, mensuel papier lotois ; Le Magazine des autres possibles, mensuel papier nantais ; Le Nouveau Jour J, journal papier lorain ; Le Ravi, mensuel papier de la région Paca ; Le Sans culotte 85, journal papier vendéen ; Le Trou des Combrailles, journal local ; Les pieds dans le PAF, association d’éducation aux médias ; Lutopik, mensuel papier national ; Mediacoop, réalisation de documentaires ; Médias Citoyens, réseau de médias citoyens ; Patatras Mag, magazine jeunesse ; Pierre Merejkowski, pixel libre ; Politis, mensuel papier national ; Primitivi, réalisation de documentaires ; Radical Cinema, média en ligne national ; Radio MNE, radio locale de Mulhouse ; Regard Actu, média en ligne national ; Rencontres médiatiques, association de soutien aux médias libres ; Reporterre, média national en ligne ; Ritimo, réseau d’information ; Rizhome, média en ligne charentais ; Riv’ Nord, réalisation de documentaire ; Rouge Midi, média en ligne national ; SideWays, réalisation de documentaire ; Silence, mensuel papier national ; Sisyphe Vidéo, réalisation de documentaire ; Sciences Critiques, média en ligne national ; Télé Sud-Est, télévision locale ; Transrural initiative, mensuel papier national ; TV Bruits, télévision locale ; Tvnet Citoyenne, télévision locale ; Yannis Youlountas, réalisation de documentaire ; Zelium, journal satirique national.

      #information #médias #CPML #médias_citoyens #pétition


  • Prendre le ciel d’assaut Le Courrier - Lundi 15 mai 2017- Benito Perez
    https://www.lecourrier.ch/149419/prendre_le_ciel_d_assaut

    Il va falloir s’y habituer. Emmanuel Macron est depuis hier le huitième président de la Ve République française et son discours lénifiant, entre best-seller de développement personnel et langue de bois 2.0, est devenu la doctrine officielle de la patrie des Lumières. Triste époque.
    Pour son intronisation, dimanche, le patron de la République en marche (REM) n’a pas déçu, assénant que les Français, à travers lui, avaient choisi « l’esprit de conquête », sans préciser quels nouveaux territoires il ambitionnait d’assujettir.

    En revanche, depuis quelques jours, on connaît mieux ces « helpers », ces « CEO » et autres « startuppers » qui ont permis à l’ancien « managing director » de Rothschild et ministre de François Hollande de devenir supposément l’homme du « renouveau » (en tout cas de la langue française). Epluchant les documents dérobés par des pirates informatiques, Libération décrit dans son édition de vendredi la communauté agissante et fortunée qui a fabriqué de toutes pièces le phénomène Emmanuel Macron : cadres et patrons d’entreprises, financières et technologiques, sortis de l’ENA ou de HEC.

    Une France d’en haut mais aussi d’ailleurs, puisque les dons ont afflué de l’étranger, où les exilés fiscaux et les « expats » n’ont pas lésiné pour donner une forte impulsion à leur champion, comme l’a décrit Mediapart. Ces réseaux – habilement actionnés jusqu’à concurrence de 20 000 euros par tête de pipe pour ne pas outrepasser les limites légales – dessinent clairement la pyramide sociale incarnée par le nouveau chef de l’Etat : moins de 2% des donateurs ont contribué à près de la moitié du budget de campagne de M. Macron. Une aubaine financière à laquelle il faut encore ajouter l’emprunt personnel de 8 millions d’euros généreusement consenti malgré l’absence de patrimoine à mettre en gage.

    Bref : une fusée politique propulsée du haut 1 vers le bas et dont la conception hiérarchique du monde s’exprime assez naturellement dans son offensive actuelle sur l’Assemblée nationale. Ainsi, dans l’entreprise En Marche, les candidats à la députation sont « embauchés » directement par la cellule de recrutement d’Emmanuel Macron, sur CV, lettre de motivation puis entretien... Etrange démocratie, où l’exécutif compose librement sa future armée législative ! Seules exceptions à ces députés-employés : les transfuges des partis en place, notamment socialistes, cooptés en fonction de leur capacité à arracher des bouts d’appareil, à l’instar des affidés du parrain lyonnais Gérard Collomb.
    Le fait du Prince et la tambouille locale, voilà qui va très nettement révolutionner la façon de faire de la politique en France !

    Non contents d’instiller le poison de la gestion managériale et de la rentabilité aux services publics, les socio-libéraux à la sauce Macron ont donc trouvé moyen de privatiser la vie démocratique. Face à cette tentation autoritaire, rendue possible par la faillite du Parti socialiste, ce qu’il reste de la gauche française devra réagir rapidement, pour ne pas se laisser marginaliser. Surtout, elle devra suivre un chemin diamétralement opposé, tant dans ses objectifs politiques que dans sa future organisation, démocratique et participative. Une fusée propulsée d’en bas, pour « prendre le ciel d’assaut » 2 .  

    • 1. Il faudrait encore ajouter la contribution des patrons de presse, détaillée par la journaliste Aude Lancelin : https://audelancelin.com/2017/04/20/emmanuel-macron-un-putsch-du-cac-40
    • 2. Expression de Karl Marx, reprise par le leader de Podemos, Pablo Iglesias.

    #emanuel_macron #nationnal_libéralisme #en_marche #ENA #HEC #gérard_collomb #prince #marquis #gestion #socio-libéraux #privatisation


  • Le 3ème tour Radio Campus Lille - C’est l’heure de l’mettre - 10 Mai 2017
    http://www.campuslille.com/index.php/entry/le-3eme-tour

    Ne nous voilons pas la face derrière notre petit doigt : nous restons sur notre faim.
    L’épisode le plus récent de la campagne ne saurait constituer un épilogue. Nous ne saurions confondre une parenthèse avec un point final.
    De fait, sauf à croire que nous serions perdus dans les désordres d’une république bananière dirigée par des acteurs de série B, la campagne n’est pas terminée.

    (Le lien direct vers le MP3 fonctionne)
    http://www-radio-campus.univ-lille1.fr/ArchivesN/LibrePensee/CHDM170510.mp3

    http://cdn.campuslille.com/images/stories/HDM/2017/hdm100517.jpg

    Pouvons-nous accepter que ce pays est profondément divisé entre, d’un côté, de ignares et des poltrons qui votent comme on leur dit, et de l’autre des aigris et des racistes qui votent comme on vomit ? Ce n’est pas possible.

    Est-il envisageable que ce pays ne soit plus que le terrain d’expérimentation par excellence de Monsieur le Profit, de ses cyniques et de ses sondeurs ? Non.

    La Grande Caravane Publicitaire Qui Nous Informe va-t-elle voguer de plus belle, charriant en son incessant cortège ses funambules boiteux et ses piteux illusionnistes ? Avec des oripeaux toujours plus merveilleusement trompeurs et des bons de réduction factices en veux-tu en voilà ? Sous les regards vidés d’une foule applaudissant au sordide spectacle de ses défaites ? Ce serait gros...

    Non. Le troisième tour est à venir. C’est l’heure de l’mettre !

    (Dimanche, nombreux sont celles et ceux qui n’ont pas su choisir, tant il est vrai que les deux candidats allaient si bien ensemble. Pour les aider à y voir plus clair, nous reviendrons sur la formidable ascension du président – sans majuscule, ainsi que sur la nature profonde de son opposante désignée, y compris au niveau local.)

    _ L’heure de l’mettre

    Le fil de l’émission. _
    – Le générique quiquenal
    – 2mn50s : L’éphéméride : Saint 3ème tour
    – 10mn22s : Le point sur la malheureuse candidate aux présidentielles avec Kader, d’Action Antifachiste Lille, https://luttennord.wordpress.com le point sur les identitaires de Lille.
    – 58 mn : Parlons Argent, le nouveau PDG, et ses Amis.
    – 67 mn : Une bonne idée pour les Législatives, présentez vous : http://www.moicandidat.fr
    – 84 mn : La rubrique cassette. 20 Décembre 1999.

    #Audio #Radio #Radios_Libres #Radio_Campus_Lille #fn #Elections #Législatives #Démocratie #Candidat #artivisme #lutte_sociale #émancipation #alternatives


  • Quand Veolia privatise la plage de La Baule
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/0212059341398-quand-veolia-privatise-la-plage-de-la-baule-2085518.php
    https://www.lesechos.fr/medias/2017/05/10/2085518_quand-veolia-privatise-la-plage-de-la-baule-web-tete-0212059805864.jpg

    C’est une première en France. Fin avril, #Veolia a lancé le processus de gestion d’une nouvelle et inédite #concession : les 5,4 kilomètres de la #plage de #La_Baule, la station balnéaire de Loire-Atlantique. Le contrat a été signé avec l’Etat, propriétaire du domaine maritime, mi-décembre 2016, après un appel d’offres auquel la société de services a été la seule à répondre, la #SAUR ayant finalement renoncé.

    ...

    Le principe étant de repartir de zéro, tous les établissements doivent raser leurs locaux et les reconstruire selon un standard en forme de parallélépipède bleu démontable chaque hiver pour les saisonniers. Un coût allant de 200.000 à 700.000 euros. Veolia va, lui, financer la rénovation des accès, des toilettes publiques et le nettoyage de la plage. Pour rentabiliser les 150.000 euros d’abord, puis 177.000 (contre 33.330 pour Pornichet...) versés à l’Etat chaque année, le groupe va collecter, selon l’association La plage, coeur de La Baule, un total de redevances de 452.000 euros la première année, grimpant à 805.000 euros la quatrième saison. Veolia indique, lui, une hausse maximale de 57 %.

    #privatisation

    https://seenthis.net/messages/597225 via odilon


  • Bernard-Henri Lévy de nouveau entarté en Serbie

    Le philosophe français Bernard-Henri Lévy a été entarté une nouvelle fois, cette fois à Belgrade où il était venu mercredi soir présenter son film « Peshmerga ».
    Selon l’agence Tanjug, des militants d’un groupuscule communiste serbe, appelé SKOJ, entendaient reprocher à BHL ses prises de positions pendant les conflits en ex-Yougoslavie dans les années 1990. . . .

    Bernar Anri Levi gađan tortom
    https://www.youtube.com/watch?v=459zJmtoWZE

    Au moment où, chemise ouverte, il prenait la parole mercredi devant le public du festival de documentaires Beldoks, un jeune homme est passé devant lui en courant et lui a jeté un gâteau à la figure.

    Deux autres, se revendiquant de SKOJ, ont crié : « assassin, va-t’en de Belgrade ! », selon l’agence Tanjug.

    « Cet homme s’est employé à faire bombarder la Yougoslavie, huit ans avant les frappes de l’Otan » contre la Serbie en 1999, ont-ils déclaré au public.

    Bernard-Henri Lévy a frappé un des militants avec sa veste . . . . .

    Source : http://www.7sur7.be/7s7/fr/1527/People/article/detail/3154410/2017/05/10/Bernard-Henri-Levy-de-nouveau-entarte.dhtml


  • MOI CANDIDAT AUX LEGISLATIVES http://www.moicandidat.fr

    Pourquoi être candidat ?

    Les élections législatives reposent sur un système simple où il y a beaucoup de libertés et peu d’interdits.

    Vous avez le droit d’être candidat, comme chaque personne jouissant de ses droits civiques.

    Vous avez des idées à exprimer, des revendications à porter ? Vous ne vous retrouvez dans aucun programme, dans aucun parti ?

    Alors, pourquoi ne pas vous présenter ?

    Pourquoi ne pas peser sur les décisions qui se prennent dans notre pays ?

    Comme tout à chacun, vous avez le droit de contribuer au débat, vous avez le droit de parler de politique, vous avez le droit de porter une voix hors des stratégies politiciennes des partis.

    Vous n’avez besoin que d’un suppléant et d’un mandataire financier pour que votre équipe de campagne soit complète.

    _ Alors, qu’est ce qu’on attend ? _

    http://www.moicandidat.fr/img/portfolio/cartes2.gif

    Qui sommes-nous ?

    Nous sommes de simples citoyens, indépendants du ministère de l’intérieur et des partis, qui avons pour but de démystifier le système électoral. Alors que les élections législatives approchent, (éclipsées par l’élection présidentielle), il est temps de faire une mise au point.
    En effet, les clichés qui tournent autour de l’acte de candidature ont la vie dure !
    Non, il ne faut pas être investi par un parti politique.
    Non, il n’est pas obligatoire de dépenser des fortunes pour être candidat.
    Non, il n’est pas obligatoire d’imprimer des centaines de milliers de bulletins de vote.
    Non, il ne faut pas de parrainages ou de signatures d’autres élus pour être candidat aux législatives ou à un mandat exécutif local.
    Non, vous n’êtes pas obligé de vivre dans la circonscription dans laquelle vous voulez vous présenter. Votre suppléant non plus.
    Il n’est même pas obligatoire d’être inscrit sur les listes électorales.
    Vous ne le saviez pas ? Peut-être est-ce parce que tout est fait pour.

    Les règles qui entourent les élections législatives sont pourtant très simples. Mais les textes de lois et autres mémentos à l’usage des candidats sont écrits dans une novlangue inutilement complexe et verbeuse à l’instar de toutes les lois de la République, pour justement vous décourager de mettre le nez dedans.

    Nous avons simplement décidé de traduire ce fouillis d’expressions sans queues ni têtes dans un langage d’êtres humains.
    Parce que chacun d’entre nous a des idées et est capable de développer une pensée, ne nous laissons pas confisquer les élections par les juristes, les avocats et les partis qui ont les moyens de se payer ce genre de traduction.

    #Elections #Législatives #Démocratie #Candidat #artivisme #lutte_sociale #émancipation #alternatives



  • L’invasion peu spectaculaire des extraterrestres | La préhistoire du futur, saison 2
    https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-la-vie-moderne/la-prehistoire-du-futur-de-benjamin-abitan-saison-2-15-linvasion

    La Préhistoire du Futur est une fresque d’anticipation épique et grandiose qui recommence à chaque fois en 2017 et ne finit jamais. Durée : épisode de 7 min. Source : France Culture

    http://rf.proxycast.org/1296586041741811712/11475-08.05.2017-ITEMA_21316963-0.mp3

    https://seenthis.net/messages/596996 via Rezo


  • Le journalisme sacrifié La Brique - AF - 9 Mai 2017

    La Voix du Nord fait rarement sa Une sur les plans de licenciements ou alors pour critiquer les syndicats et les manifestant.es, créer des « casseurs » et sanctifier le patronat. Quand il s’agit de sa propre liquidation, c’est le vide sidéral. Pourtant un plan de licenciement concerne directement les 700 salarié.es du groupe VDN, 178 vont perdre leur emploi dont 55 journalistes. Pour la holding Rossel, propriétaire de dizaines de quotidiens, un journal se doit d’être rentable. Le combat des syndicats était-il perdu d’avance ?
     
    La Voix du Nord n’est qu’un des petits rouages de la grosse machine de presse du groupe Rossel. Ce consortium belge possède plus de 160 filiales, dont des dizaines de quotidiens régionaux belges et français parmi lesquels La Voix du Nord, Nord Éclair, La Meuse, L’Aisne nouvelle... En gros quasi toute l’information belge et les quotidiens du Nord-Pas de Calais-Picardie sont à leurs bottes. Le groupe possède aussi dans le Nord les quotidiens gratuits 20 minutes et Direct Matin, des radios (RTL Belgique), des chaînes de TV (Wéo, TV News) . Autant dire que si la famille Hurbain, à la tête de cet ensemble à 560 millions d’euros de chiffre d’affaires par an, ne veut pas qu’une info sorte, elle ne sera pas publiée.

    La Voix du Nord n’en est pas à son premier plan « social ». En 2000, le journal tombe partiellement entre les mains de Rossel. Une grève de dix jours est alors organisée mais la lutte ne payera pas. Dassault (2004-2005) rachète le titre puis le revend l’année suivante à Rossel. Le groupe fait fusionner les deux quotidiens La Voix du Nord et Nord Éclair et débarque les anciens dirigeants empêtrés dans les affaires de revente d’actions1. En 2008, le groupe VDN SA rachète Le Courrier Picard puis L’Union et L’Est Éclair en 2012. Début 2017, la direction annonce un plan de licenciement de 25 % des effectifs du journal, 170 personnes vont être virées.

    Alors que La Brique se paye le traitement journalistique de La Voix du Nord depuis sa création, Robert2, journaliste dans le quotidien depuis 20 ans, a pourtant accepté de répondre à nos questions.

    http://labrique.net/images/numeros/numero50/rossel_carte3.jpg
    Télécharger la carte en A3 : http://labrique.net/images/numeros/numero50/rossel_carte.pdf
     
    Première application de la loi travail
     
    Pour pouvoir licencier, l’entreprise a trois mois maximum pour négocier les départs volontaires ou les conditions de licenciement avec les syndicats. . . . . .

    La suite : http://labrique.net/index.php/thematiques/histoires-du-bocal/895-le-journalisme-sacrifie

    #Journalisme #Presse #médias #la_voix_du_mort #La_Brique #Nord_Éclair #La_Meuse #L_Aisne_nouvelle #Le_Courrier_Picard #L_Union #L_Est_Éclair #Rossel #RTL_Belgique #Wéo #Le_Soir #Hurbain


  • Mais où est donc passé Manuel Valls ? Inconnu au siège du PS FNLP - 9 Mai 2017
    http://www.fnlp.fr/news/385/17/Mais-ou-est-donc-passe-Manuel-Valls/d,lp_detail.html

    La Fédération nationale de la Libre Pensée a décerné récemment le 2ème Prix Cléricalis 2017 , catégorie « Purée muslim », à monsieur Manuel Valls pour l’ensemble de son œuvre et particulièrement pour son strabisme politique en matière de laïcité. En effet, celui-ci voit des atteintes à la laïcité systématiquement quand il s’agit de citoyens, suspects d’être « musulmans » et jamais quand il s’agit de l’Eglise catholique.
    http://www.fnlp.fr/uploads/images/articles/clericalis9mai/Clericalis%202017%202e%20prix.jpg

    C’est ainsi que le « laïc très radical » (selon une certaine presse aux ordres) que serait monsieur Manuel Valls n’hésite jamais à participer es-qualité à des cérémonies religieuses. Rappelons son agenouillement au Vatican pour la canonisation de Jean XXIII et de Jean-Paul II.

    La Libre Pensée a donc envoyé en recommandé les diplômes à tous les récipiendaires du _ Prix Cléricalis 2017 _ : Emmanuel Macron, François Fillon, Marine Le Pen, Gérard Collomb, Laurent Wauquiez et Manuel Valls.
    Pour ce dernier, il a été envoyé en recommandé au siège du parti socialiste au 10 rue Solferino à Paris . _ Ce pli vient de nous être retourné avec la mention « Destinataire inconnu à l’adresse ». _ Manuel Valls est donc un inconnu au siège du Parti socialiste. Prenons-en acte.

    http://www.fnlp.fr/uploads/images/articles/clericalis9mai/NPAI%20VALLS09052017.jpg

    Tel Roger Rabbit, la question se pose : mais où est donc passé Manuel Valls ?

    Si le Mouvement En Marche ! ( la République en marche , maintenant) ne l’investit pas aux élections législatives pour juin 2017, l’ex-Premier ministre risque de devenir un SDF de la politique.

    _ « Faire du neuf avec du vieux » ou « On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres », même les Evangiles n’avaient pu le faire ( Matthieu - 9,17). *
    http://www.fnlp.fr/uploads/images/articles/clericalis9mai/valls01.jpg

    On comprend alors pourquoi 16 millions de nos concitoyens ont refusé de voter pour un quelconque candidat au deuxième tour des élections présidentielles du 7 mai 2017.

    Paris, le 9 mai 2017

    #manuel_valls #PS #SDF #Laïcité #FNLP #en_marche #eglise_catholique #vatican #Inconnu #Roger_Rabbit
    #emmanuel_macron #françois_fillon #marine_le_pen #gérard_collomb #laurent_wauquiez


  • Auderghem : un contrôle anti-drogues avant le voyage scolaire ? RTBF - Barbara Boulet 8 Mai 2015 _
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_une-ecole-bruxelloise-annonce-un-controle-anti-drogues-avant-un-sejour-l

    Un contrôle de police organisé à la demande de la direction de l’école : c’est ce que les élèves de cinquième secondaire de l’Athénée Royal d’Auderghem s’attendaient à devoir subir, ce lundi matin, à l’occasion de leur départ en voyage linguistique en Angleterre. Le contrôle n’a finalement pas eu lieu. Mais la procédure a suscité un débat au sein de l’établissement et chez les parents d’élèves.

    La démarche entreprise pour lutter contre la consommation de drogue divise les parents depuis la semaine dernière, lorsque les élèves ont été avertis. « Toutes les classes de cinquième ont été réunies, explique Laurent Welcomme, le père d’un élève. On leur a expliqué qu’un contrôle de police aurait lieu lundi matin et que ce contrôle se ferait avec fouille et chien. »
    . . . . . . . .
    « Est-ce que le rôle de l’école est d’appuyer les systèmes de répression ?, interroge Laurent Welcomme. Moi j’estime que c’est un sanctuaire, que s’il y a bien un endroit où on peut débattre des dépendances, et toutes les dépendances, que ce soit dépendance aux stupéfiants, aux drogues, à la nourriture, aux GSM ou aux jeux vidéo, l’école est effectivement un lieu adéquat pour ça. Or, ici, on a l’impression d’être revenu dans les années 80. C’est absolument incroyable ».

    Un avis que partage Nico Hirtt, cofondateur de l’Aped, l’Appel pour une école démocratique. « Si on appelle la police pour faire des fouilles préventives, on donne aux élèves un message selon lequel l’usage de drogues serait aussi grave qu’un vol à l’étalage, qu’une prise d’otage ou que sais-je. On justifie alors un recours à la police plutôt que des mesures disciplinaires internes à l’établissement, et cela me semble assez dangereux » , juge Nico Hirt qui parle d’un message éducatif inapproprié.

    #Ecole #Enfants #violence #police #Belgique #Bruxelles

    • Berchem-Sainte-Agathe : une école secondaire privée pour hockeyeurs
      http://bx1.be/news/berchem-sainte-agathe-une-ecole-secondaire-privee-pour-hockeyeurs

      « Boost Hockey & Education », une école privée combinant hockey et préparation au jury central, ouvrira ses portes dès la prochaine rentrée scolaire, a annoncé vendredi lors d’une conférence de presse son administratrice, Donatienne Nève. Elle sera située au sein du complexe B.Sports, à Berchem-Sainte-Agathe. La direction sportive du projet a été confiée à l’entraîneur adjoint des Red Lions, Philippe Goldberg.

      Le projet Boost s’adresse aux hockeyeurs âgés de minimum 14 ans, affiliés à un club depuis au moins une saison et qui préparent le jury central du niveau CE2D (3e et 4e secondaire) ou CESS (5e et 6e). Son coût est de 18.500 euros par an. La partie scolaire sera assurée, au sein du site de B.Sports, par la structure privée bilingue « Réussit’School », qui a déjà travaillé avec des jeunes affiliés au Sporting d’Anderlecht ou membres de l’académie de Justine Hénin.

      Vingt heures de cours par semaine sont au programme, suivant un horaire adapté. Le volet sportif, avec au moins 10 heures de pratique hebdomadaire, a lui été placé sous la responsabilité de Philippe Goldberg. Des joueurs de hockey renommés tels que Vincent Vanasch et Barbara Nelen viendront ponctuellement renforcer l’encadrement. « Le projet mise avant tout sur l’approche personnalisée, tant au niveau étude qu’au niveau hockey« , souligne Mme Nève, dont l’objectif annoncé est d’avoir au moins douze inscrits à la rentrée. (Belga)

      #école #néo_libérée #Bruxelles #union_européenne



  • https://www.youtube.com/watch?v=je0lFe0MHjU

    Je me demande si je n’ai pas fini par me trouver un dérivatif, une sorte d’hymne contre le malheur (amoureux) du moment, avec cette vidéo. Or je vois bien que nombreux parmi nous des raisons assez objectives d’avoir du vague à l’âme en ce moment. Alors des fois que ce médicament qui marche pour moi marche pour d’autres, ce serait bête de ne pas partager mes antidépresseurs.

    https://seenthis.net/messages/596683 via Philippe De Jonckheere


  • Un front républicain contre l’abstention disent-ils ???
    L’autre visage du Fascisme et du chaos mondial se déclare républicain !!! BHL/Estrosi/Kouchner
    C’est affolant, ils ne lâchent rien.
    http://estaticos03.cache.el-mundo.net/elmundo/imagenes/2010/02/09/1265720738_0.jpg

    http://images.niooz.fr/safe_image.php?width=500&i=/cache/mediaid/1/5/5/1/1/1/15511193.jpg
    http://laregledujeu.org/files/2013/02/Bernard-kouchner.jpg

    http://www.ouest-france.fr/sites/default/files/styles/image-900x500/public/2017/05/05/valls-nkm-royal-et-estrosi-ensemble-contre-l-abstention.jpg?itok=QO0yFthX

    http://m.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/36653-presidentielle2017-lepen-macron-bhl-reunit-valls-raffarin.html

    #Présidentielle2017
    BHL réunit NKM, Valls, Raffarin, Estrosi et Royal ce vendredi contre le FN

    ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
    L’idée partait sûrement d’un bon sentiment, mais l’image qu’elle renvoie pourrait ne pas être bien perçue par tous. Des personnalités politiques de droite et de gauche participeront ce vendredi à Paris, dans les dernières heures de la campagne pour le second tour, à un forum « contre l’abstention » face au « cauchemar » Marine Le Pen, ont annoncé ce mardi les organisateurs. Le problème ? C’est Bernard-Henri Lévy, qui co-préside cette rencontre baptisée « Forum républicain contre l’abstention » et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a pris des risques avec sa liste d’invités. En plus de l’intellectuel controversé, de nombreuses personnalités politiques prendront la parole. Dont les anciens Premiers ministres Manuel Valls et Jean-Pierre Raffarin, la ministre de l’Environnement Ségolène Royal, le président Les Républicains de la région Paca Christian Estrosi, le commissaire européen Pierre Moscovici et l’ancien ministre Bernard Kouchner. On imagine d’ici la photo-souvenir de l’événement. Le forum se tiendra vendredi à la Maison de la Chimie à Paris, entre 17h et minuit pile, heure officielle de la fin de la campagne pour le second tour de la présidentielle.

    PUBLIÉ LE 05/05/17


  • Désintéressons-nous, une fois pour toutes, des élections ! Par Alain Badiou 27 04 2017
    https://www.les-crises.fr/desinteressons-nous-une-fois-pour-toutes-des-elections-par-alain-badiou

    *

    Dans un texte confié à Mediapart, le philosophe Alain Badiou invite à se désintéresser des élections, terrain de prédilection des adversaires de l’émancipation. « Hystériser, de façon à la fois dépressive et déclamatoire, des résultats électoraux, est non seulement inutile, mais nuisible », écrit-il, en appelant à « un véritable labeur politique » contre la servitude actuelle. *

    Je comprends l’amertume des protestataires, notamment les déçus du Mélenchonisme, à l’issue du premier tour des élections. Ceci dit, ils ont beau faire et beau dire : il n’y a dans ce vote aucune escroquerie, aucune aberration particulière.

    Il n’y a eu, en fait, que deux anomalies partidaires, qui ont malheureusement (pour les pouvoirs réels) décomposé le bloc parlementaire central. Ce bloc est composé de la droite et de la gauche classiques. Il soutient depuis quarante ans, voire deux siècles, le déploiement du capitalisme local. Or, le sortant local de la prétendue gauche, Hollande, ne se représentait pas, ce qui a décomposé son parti. D’autre part, la droite classique, à cause des funestes primaires, n’a pas choisi son meilleur vieux cheval : Juppé, mais un bourgeois de province à la triste figure, trop éloigné des délices « sociétaux » du capital moderne.

    Le deuxième tour “normal” aurait dû être Hollande/Juppé, ou au pire Le Pen/Juppé, avec dans les deux cas, une élection facile de Juppé. En l’absence des deux partis de gouvernement décomposés, nos vrais maîtres depuis deux siècles, à savoir les propriétaires et gestionnaires des capitaux, étaient quelque peu à la peine. Heureusement (pour eux), avec leur personnel politique habituel, les vieux briscards de la réaction ; avec aussi, bien entendu, l’aide de résidus sociaux-démocrates (Valls, Le Drian, Ségolène Royal et consorts), ils ont bricolé un substitut présentable du bloc parlementaire central en déshérence. Ce fut Macron. Ils ont aussi, chose très utile, et de grande portée à venir, rallié Bayrou, le vieux sage centriste expérimenté, l’homme de toutes les guerres électorales, y compris les plus difficiles. Tout cela fut fait avec brio, en un temps record. Le succès final est pratiquement assuré.

    Dans ces conditions, tout à fait explicables, le vote entérine, de façon plus claire que d’habitude, que la subjectivité pro-capitaliste et droitière, y compris sous ses formes quelque peu fascistoïdes, est absolument majoritaire dans ce pays.

    Une partie des intellectuels et une partie de la jeunesse refusent de le voir, ou le regrettent amèrement. Mais quoi ? Veulent-ils, ces amateurs d’élections démocratiques, qu’on leur change le peuple des votants, comme on fait d’une chemise sale ? Qui vote doit consentir au vœu de la majorité, tout de même ! En vérité, ces deux groupes mesurent le monde à l’aune de leur propre situation et de leurs propres rêves, sans en tirer la conclusion qui s’impose : il n’y a absolument rien à attendre du vote “démocratique”.

    Déjà Napoléon III, en 1850, avait vu que le suffrage universel était, non pas l’horreur que la bourgeoisie bien-pensante imaginait qu’il était, mais une véritable bénédiction, une légitimation inattendue et précieuse des pouvoirs réactionnaires. C’est encore vrai aujourd’hui, partout dans le monde. Napoléon le petit avait découvert que dans des conditions historiques à peu près normales, à peu près stables, la majorité numérique est toujours fondamentalement conservatrice.

    Concluons calmement. Hystériser les résultats d’une élection ne mène à rien qu’à une dépression vaine. Habituons-nous à ceci : il n’y aura jamais de mise à mort de notre servitude actuelle sans, au plus loin des rituels électoraux, la liaison historique de quatre facteurs :

    1 : une situation historique instable, qui bouscule fortement les subjectivités conservatrices. Très probablement, hélas, une guerre, comme pour la Commune de Paris en 1871, la révolution russe en 1917 et la révolution chinoise entre 1937 et 1947.

    2 : une division idéologique fortement établie, naturellement d’abord chez les intellectuels, mais finalement dans les larges masses elles-mêmes, sur le fait qu’il y a deux voies et non une seule, que tout l’espace de la pensée politique doit se structurer autour de la contradiction antagonique capitalisme/communisme, ou de tel ou tel de ses équivalents. Je rappelle au passage les principes de la deuxième voie : Etablissement, contre la propriété privée, de formes collectives de la gestion des moyens de production, du crédit et des échanges ; polymorphie du travail, notamment mise à mal de l’opposition manuel/intellectuel ; internationalisme conséquent ; formes de gestion populaire travaillant à la fin de l’Etat séparé

    3 : une levée populaire, certainement comme toujours minoritaire, mais qui met au moins en suspens le pouvoir d’Etat, levée souvent liée au point 1.

    4 : une organisation solide apte à proposer une synthèse active des trois premiers points en direction d’un effondrement des ennemis et de la mise en place aussi rapide que possible des éléments constitutifs de la deuxième voie, la communiste, ceux que j’ai rappelés ci-dessus.

    Deux de ces 4 points, le 1 et le 3, dépendent de la conjoncture. Mais nous pouvons dès maintenant travailler activement au point 2, tout à fait crucial. Et nous pouvons également travailler au point 4, notamment en soutenant, à la lumière partagée du point 2, des réunions et actions communes entre une fraction des intellectuels d’une part, et d’autre part le prolétariat sous trois de ses formes : les ouvriers et petits employés actifs, les familles ouvrières frappées et démoralisées par la désindustrialisation frénétique de la France depuis 30 ans, le prolétariat nomade, de provenance africaine, moyen-orientale ou asiatique.

    Hystériser, de façon à la fois dépressive et déclamatoire, des résultats électoraux, est non seulement inutile, mais nuisible.

    C’est se situer sans aucun recours sur le terrain des adversaires. Nous devons devenir indifférents aux élections, qui relèvent tout au plus du choix purement tactique entre : s’abstenir de jouer dans cette fiction « démocratique », ou soutenir tel ou tel compétiteur pour des raisons de conjoncture par nous précisément définies, dans le cadre, par ailleurs étranger aux rituels du pouvoir d’Etat, de la politique communiste. Nous devons consacrer notre temps, toujours précieux, au véritable labeur politique qui ne peut s’inscrire que dans les quatre points ci-dessus.

    Alain Badiou

    @Dror@sinehebdo https://seenthis.net/messages/594505


  • Lettre ouverte à un futur président déjà haï » parue dans le monde du 5 mai François Ruffin - 4 Mai 2017

    https://www.facebook.com/FrancoisRuffin80/photos/a.642440839270790.1073741828.642036589311215/729140700600803/?type=3&theater

    EN INTEGRALITE :

    Monsieur Macron, je regarde votre débat, ce soir, devant ma télé, avec Marine Le Pen qui vous attaque bille en tête, vous, « le candidat de la mondialisation, de l’ubérisation, de la précarité, de la brutalité sociale, de la guerre de tous contre tous » , et vous hochez la tête avec un sourire. Ça vous glisse dessus. Je vais tenter de faire mieux.

    D’habitude, je joue les petits rigolos, je débarque avec des cartes d’Amiens, des chèques géants, des autocollants, des tee-shirts, bref, mon personnage. Aujourd’hui, je voudrais vous parler avec gravité. Vraiment, car l’heure me semble grave : vous êtes détesté d’emblée, avant même d’avoir mis un pied à l’Elysée.

    Lundi 1er mai, au matin, j’étais à la braderie du quartier Saint-Maurice, à Amiens, l’après-midi à celle de Longueau, distribuant mon tract de candidat, j’ai discuté avec des centaines de personnes, et ça se respire dans l’air : vous êtes haï. Ça m’a frappé, vraiment, impressionné, stupéfait : vous êtes haï. C’était pareil la veille au circuit moto-cross de Flixecourt, à l’intuition, comme ça, dans les discussions : vous êtes haï. Ça confirme mon sentiment, lors de mes échanges quotidiens chez les Whirlpool : vous êtes haï. Vous êtes haï par « les sans-droits, les oubliés, les sans-grade » que vous citez dans votre discours, singeant un peu Jean-Luc Mélenchon. Vous êtes haï, tant ils ressentent en vous, et à raison, l’élite arrogante (je ne vais pas retracer votre CV ici).

    Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Je vous le martèle parce que, avec votre cour, avec votre campagne, avec la bourgeoisie qui vous entoure, vous êtes frappé de surdité sociale. Vous n’entendez pas le grondement : votre heure, houleuse, sur le parking des Whirlpool, n’était qu’un avant-goût. C’est un fossé de classe qui, face à vous, se creuse. L’oligarchie vous appuie, parfait, les classes supérieures suivent.

    Il y a, dans la classe intermédiaire, chez moi, chez d’autres, encore un peu la volonté de « faire barrage », mais qui s’amenuise de jour en jour, au fil de vos déclarations, de votre rigidité. Mais en dessous, dans les classes populaires, c’est un carnage. Les plus progressistes vont faire l’effort de s’abstenir, et ce sera un effort, tant l’envie les taraude de saisir l’autre bulletin, juste pour ne plus vous voir. Et les autres, évidemment, le saisiront, l’autre bulletin, avec conviction, avec rage.

    Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Et c’est dans cette ambiance électrique que, sans concession, vous prétendez « simplifier le code du travail par ordonnances ». C’est dangereux. Comme si, le 7 mai, les électeurs vous donnaient mandat pour ça.

    Dimanche 30 avril, sur France Inter, une électrice de Benoît Hamon regrettait votre « début de campagne catastrophique », votre « discours indigent », votre « dîner à La Rotonde », votre manque d’« aise avec les ouvriers ». Nicolas Demorand la questionna : « Et vous allez voter au deuxième tour, Chantal ? » « Plus c’est catastrophique, plus je vais y aller, parce que j’ai vraiment peur de l’autre », lui répondit l’auditrice en un fulgurant paradoxe.

    A cet énoncé, que répliqua votre porte-parole, l’économiste Philippe Aghion ? Il recourut bien sûr à la tragique Histoire : Shoah, négationnistes, Zyklon B, Auschwitz, maréchal Pétain. En deux phrases, il esquissa toute l’horreur du nazisme. Et de sommer Chantal : « Ne pas mettre un vote, s’abstenir, c’est en fait voter Mme Le Pen. Il faut que vous soyez bien consciente de ça. » Contre ça, oui, qui ne voterait pas ?

    Mais de ce rejet du pire, vous tirez un blanc-seing. Votre économiste parlait, le 30 avril, comme un missionnaire du FMI : « Réduire la dépense publique », « les coupes d’abord dans le social », « sur l’assurance-maladie », « la tarification à l’acte », « l’assurance-chômage », « les collectivités locales ». Tout y passait.

    Et d’insister sur le traitement de choc : « C’est très important, le calendrier, il faut aller très vite. Il faut miser sur le capital politique de l’élection pour démarrer les grandes réformes dès le début, dès le début. Quand on veut vraiment aller vite sur ces choses-là, je crois que l’ordonnance s’impose. Je vois la France maintenant, un peu un parallèle avec l’après-guerre, je crois que nous sommes à un moment semblable à la reconstruction de 1945. » Rien que ça : la comparaison avec une France à genoux, qui a servi de champ de bataille, qui n’avait plus de ponts, plus d’acier, plus d’énergie, bref, ruinée, alors que le CAC 40 vient, cette année, de verser des « dividendes record » aux actionnaires.

    Mais de quel « capital politique » parlez-vous ? La moitié, apparemment, de vos électeurs au premier tour ont glissé votre bulletin dans l’urne moins par adhésion à votre programme que pour le « vote utile ». Et pour le second, si vous obtenez la majorité, ce sera en souvenir d’Auschwitz et du « point de détail ». Des millions de Français ne se déplaceront pas, qui ne veulent pas choisir entre « la peste et le choléra », qui vous sont d’ores et déjà hostiles.

    C’est sur cette base rikiki, sur cette légitimité fragile que vous comptez mener vos régressions à marche forcée ? Que ça passe ou ça casse ? Vous êtes haï, monsieur Macron, et je suis inquiet pour mon pays, moins pour ce dimanche soir que pour plus tard, pour dans cinq ans ou avant : que ça bascule vraiment, que la « fracture sociale » ne tourne au déchirement. Vous portez en vous la guerre sociale comme la nuée porte l’orage. A bon entendeur.

    #mondialisation #ubérisation #précarité #brutalité_sociale #guerre #régression #FMI #Social #macron #présidentielles_2017 #élections #CAC40 #Amiens #François_Ruffin

    Paru initialement dans Le monde : http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/04/francois-ruffin-lettre-ouverte-a-un-futur-president-deja-hai_5122151_3232.ht
    en intégralité : https://www.anti-k.org/2017/05/05/francois-ruffin-lettre-ouverte-a-futur-president-deja-hai


  • Assassinat de notre camarade Hervé Rybarczyk par les identitaires
    https://luttennord.wordpress.com/2017/05/04/urgent-assassinat-de-notre-camarade-herve-rybarczyk-par-les-id

    Suite à la révélation de l’assassinat de notre camarade Hervé Rybarczyk par les fascistes lillois, rassemblement hommage vendredi 12 mai à 19h sur la Grand Place de Lille (plus d’infos à la fin de l’article). Ci-après l’article revenant sur ces évènements, et les zones d’ombres de l’affaire publié par l’AFA NP2C. Source : Lutte en nord

    https://seenthis.net/messages/596039 via Rezo


  • Les classes populaires et le FN - Willy Pelletier Intégrales - Radio Campus Lille
    http://www.campuslille.com/index.php/entry/les-classes-populaires-et-le-fn-willy-pelletier

    Ce lundi 24 avril 2017, les Amis du Monde Diplomatique de Lille organisaient une rencontre à Lille, avec Willy Pelletier autour de l’ouvrage collectif : Les classes populaires et le FN aux éditions du Croquant.
    http://cdn.campuslille.com/images/ART94fn/1705Willy_Pelletier.jpg
    Les votes FN ne forment pas un « électorat », mais « un conglomérat ». 

    (Le lien direct vers le MP3 fonctionne)
    http://www-radio-campus.univ-lille1.fr/ArchivesN/LibrePensee/AMD170424.mp3

    Dans ce « conglomérat » particulièrement volatile ne figure qu’un ouvrier sur sept, mais il inclut néanmoins une composante populaire qui n’est pas négligeable : plus de la moitié des votes FN se recrute chez les ouvriers et les employés (actifs ou retraités). Si ce vote FN d’une fraction des classes populaires – dont le premier parti est, et de loin, celui de l’abstention – ne surprend pas ceux qui les assimilent à la figure du « beauf » machiste et homophobe, raciste et xénophobe, il interpelle les autres. Les enquêtes ethnographiques rassemblées dans ce livre tentent d’élucider les raisons et les causes de ces votes populaires en faveur du FN. Que veut dire l’ouvrier ou la femme de ménage qui votent FN ? Un ouvrier qui vote FN est-il un « ouvrier raciste » et que signifie « raciste » dans son cas ? L’est-il au même sens qu’un aristocrate qui vote, lui aussi, FN ? Ces enquêtes portent à conséquences politiques : outre qu’elles invitent à rectifier la vision stéréotypée de « l’électeur FN », elles montrent que la lutte politique contre le FN peut prendre appui sur les contradictions latentes au sein de ce « conglomérat » pour travailler à son implosion.

    Intégrales, c’est la mise en ligne des documents originaux, dans leur totalité, non retouchés, diffusés lors des émissions de Radio Campus Lille. Document libre d’usage, suivant le respect du droit des auteurs.

    #Audio #Radio #Radios_Libres #Radio_Campus_Lille #fn #Sociologie #Willy_Pelletier #Classes_Sociales


  • La Brique Lille sur les ondes - le numéro 50 : Les chiens ne font pas des chats
    On a pris le magnétophone, l’escalier (400 marches) , et on a frappé à la porte, au milieu du chant des sirènes lilloises.
    – Présentation du N° 50 : Ré création Permanente et de son dossier : L’enfance et l’éducation, l’offensive.
    
- Le collège sécuritaire de Lille Moulin : Bienvenue à Alcatraz ! Chacun(e) à sa place.

    – Le beau bar de génération identitaire : La Citadelle à Lille.
    
- Métro de Lille, drôle d’odeur à Saint Maurice Pellevoisin.

    – Plus il y a de riches au M2, plus il y a d’arbres : L’Argent des Mulliez planqué chez les 3 Suisses. Notre bourgeoisie locale.

    (Le lien direct vers le MP3 fonctionne)
    http://www-radio-campus.univ-lille1.fr/ArchivesN/LibrePensee/LB170502.mp3


    http://cdn.campuslille.com/images/stories/EulBCE/ART93Brique50/Lille_le_Beffroi.jpg
    Les Soeurs Chamots (Ta geule)
    https://www.youtube.com/watch?v=6TVYc-nylf8

    Leur Soundcloud : https://soundcloud.com/les-chamots

    Loïc Lantoine : Quand les Cigares
    https://www.youtube.com/watch?v=GFzmO5_KMoQ


    Rappel : Les Willot, quatre frères dans le vent (Images d’archive INA)
    https://www.youtube.com/watch?v=IN5k6zx_4ik

    A propos du rachat des usines Boussac par la société Ferinel (Bernard Arnault)
    https://www.youtube.com/watch?v=2hgBYD10MZs

    #La_Brique #Lille #Enfance #Education #Ecole #Lille_Moulin #Collège #identitaire #fn #Métro #kéolis #Parfum #Mulliez #Croix #3_Suisses #Immobilier #Audio #Radio #Radios_Libres #Radio_Campus_Lille #violence_sociale



  • Six mois de prison pour avoir volé un rouleau de papier aluminium à Liège (1,99 euros) RTBF - Belga - 27 Avril 2017
    https://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_six-mois-de-prison-pour-avoir-vole-un-rouleau-de-papier-aluminium-a-lieg

    Un Géorgien âgé de 36 ans a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Liège à une peine de 6 mois de prison avec sursis pour le surplus de la détention préventive après avoir commis le vol d’un rouleau de papier aluminium d’une valeur de 1,99 euro. Pour ces faits, le prévenu avait déjà effectué plus de 40 jours de détention.

    Le prévenu avait été surpris en flagrant délit de vol d’un rouleau de papier aluminium par le vigile d’un magasin Aldi de Liège le 27 janvier 2015. Plutôt que de rendre le produit d’une valeur de 1,99 euro ou de le payer, il avait utilisé cet objet pour tenter de frapper le vigile et de prendre la fuite.
    Maîtrisé, l’homme avait ensuite été enfermé dans l’attente de l’arrivée de la police. L’individu, un réfugié géorgien, était en situation précaire. Il avait été jugé par défaut avant d’être arrêté en mars dernier, d’être placé en détention préventive et de faire opposition. Son avocat, Me Simonis, avait dénoncé une forme de démesure et avait critiqué l’habilitation des agents de sécurité à exercer la séquestration d’un suspect dans le cadre d’un vol au préjudice aussi peu élevé.

    La valeur peu importante de l’objet dérobé n’exonère cependant pas le prévenu de la prévention de vol. Le tribunal a déclaré les faits établis et a condamné le prévenu à une peine de 6 mois de prison avec sursis pour le surplus de la détention préventive. Le prévenu a donc bien effectué 40 jours de détention pour un vol de faible importance.  « Le parquet a été brutal dans le cadre de cette affaire » , a estimé l’avocat du prévenu, Me Simonis.

    https://ds1.static.rtbf.be/article/image/1248x702/2/8/0/3d7680030e4fe2cd3f909054fb155603-1493305058.jpg

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