• “Il faudrait décréter l’anonymat obligatoire de tout auteur d’attentat” - Idées - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/idees/richard-rechtman-psychiatre-daech-se-comporte-comme-les-nazis,145555.php

    Pour certains, l’attentat de Nice est l’acte d’un déséquilibré. Pour d’autres, c’est un attentat terroriste. Vous ne semblez à l’aise avec aucune de ces deux interprétations...

    Permettez-moi d’abord de dire un mot sur l’acte pathologique : on n’a jamais vu un malade mental commettre un acte pareil avec une telle détermination. Ni un psychotique ni un psychopathe ne seraient capables de faire cela de cette manière. Un paranoïaque délirant ne massacrerait jamais des gens qui lui sont inconnus. Quant au psychopathe, c’est l’impulsivité et l’immé­diateté de la violence qui le caractérisent, et sûrement pas la préparation méthodique des jours à l’avance. Donc l’interprétation psychopathologique seule ne suffit pas. En revanche, il existe une offre — celle de #Daech — qui invite à commettre des #meurtres_de_masse, et qui rencontre un certain nombre de personnes susceptibles d’y répondre. J’emploie à dessein l’expression « meurtres de masse », car je ne crois pas qu’il s’agisse de terrorisme à proprement parler. L’attentat de Nice s’apparente plus, selon moi, à des meurtres de type #génocidaire, déterritorialisés depuis le #Proche-Orient, où ils sont désormais monnaie courante, et perpétrés avec les mêmes techniques ici que là-bas.

    “On est loin du terrorisme classique.”

    Qu’entendez-vous par meurtres génocidaires ?

    Tuer à la chaîne le plus de gens possible avec le minimum de moyens. ­S’attaquer à des personnes sans défense, qui ne peuvent ni parer les coups ni répondre. Des victimes innocentes, qui n’ont aucune raison de se méfier, aucune raison de réagir. A Mossoul et Raqqa, Daech se comporte comme les nazis, les Khmers rouges, les extrémistes hutu ou les nationalistes serbes à Sarajevo et Srebrenica. Avec la même technicité. On est loin du terrorisme classique : qu’ils soient basques, corses ou irlandais, les terroristes s’excusent en effet presque toujours de la mort donnée, au nom du symbole visé. Souvenez-vous de l’assassinat du préfet Erignac. Pendant des années, ses auteurs ont laissé entendre qu’ils regrettaient d’avoir tué l’homme, mais qu’il le fallait pour s’attaquer au symbole. Avec Daech, il y a plutôt une volonté de tuer en masse les impurs, tous les ­impurs, en Occident comme dans les pays musulmans. Le symbolisme du meurtre s’efface au profit du chiffre.

    Comment lutter contre ces crimes génocidaires ?

    Leur objectif, rappelons-le, est de créer le #chaos, la scission tous azimuts dans la société. Ils ont donc impérativement besoin d’une très grande #publicité autour de leurs #crimes. Or, malgré tous ses relais sur les réseaux sociaux, Daech ne dispose pas des mêmes moyens de diffusion que l’Occident. C’est dire à quel point ils ont besoin de nos canaux de diffusion pour donner l’ampleur qu’ils souhaitent à leurs actions et, par là même, recruter encore plus de candidats. L’#information est donc bien dans ce contexte un enjeu stratégique, pour ne pas dire #militaire. Cela veut dire que les informations dont nous disposons sur l’identité des auteurs d’attentats devraient être tenues secrètes quand ces crimes ont déjà eu lieu. Que l’on cherche à comprendre qui sont les personnes susceptibles d’agir, pour essayer d’anticiper et de prévenir leurs actes, c’est évidemment utile, et les travaux du psychanalyste tunisien Fethi Benslama, par exemple, nous éclairent beaucoup sur les candidats potentiels au martyre. En revanche, une fois le meurtre accompli, dire qui était la personne, raconter son passé et diffuser sa photo, c’est se transformer en caisse de résonance du crime et devenir l’allié objectif de Daech. La bonne question n’est pas de savoir pourquoi ces gens sont capables de commettre ces actes, mais bien pourquoi ils s’imaginent obtenir, grâce à leur forfait, une célébrité que rien ni personne ne peut leur offrir si ce n’est... nous-mêmes, et surtout les politiques et les médias. L’homme qui a brisé tant de vies à Nice s’est préparé pendant plusieurs mois à ce moment glorieux — et non religieux. Il a anticipé cette jouissance #narcissique dont il s’imaginait pouvoir profiter post mortem, en se projetant sur le moment où, après la mort, il pourrait observer les effets de son acte sur la population. En offrant une tribune exceptionnelle à ce fantasme, les politiques et les médias créent le terreau nécessaire à la naissance de dizaines d’autres candidats à la gloire. On le sait très bien avec le #suicide des #adolescents par exemple, plus on glorifie le sui­cidé, plus on en parle (en bien ou en mal), et plus on crée des vocations chez des jeunes et des moins jeunes qui parviennent à s’imaginer défier la mort en se représentant leurs propres obsèques ou ce que l’on dira d’eux une fois morts.

    “Les tueurs de Daech rêvent d’abord d’une mort glorieuse, et nous devons tuer cet espoir.”

    Que faire, alors ?

    Puisque nous sommes en guerre avec Daech, il faut commencer par identifier le cœur de sa stratégie de propagande, et la contrer. Cette stratégie consiste à utiliser toutes les chaînes de fonctionnement de la société occidentale pour donner une ampleur démesurée aux actes commis par les djihadistes. Je suggère donc que les responsables politiques décrètent l’#anonymat obligatoire de tout auteur d’atrocités, l’interdiction de diffuser ses images, ou tout renseignement sur son identité, l’interdiction de relayer le moindre élément permettant de l’identifier, bref de classer secret-défense tout ce qui concerne les personnes commettant ces attentats. La démocratie exige certes un libre accès à l’information, notamment sur le déroulement et les conséquences de ces crimes, mais elle exige aussi que l’on interdise de divulguer des informations susceptibles de mettre en danger la population. Or rendre impossible l’identification des assassins est une façon de faire que personne ne puisse s’identifier à eux. Que celui qui souhaite mourir avec la gloire sache qu’il mourra dans l’anonymat le plus total.

    Il faut donc « dé-héroïser » les auteurs d’attentats ?

    Ceux qui s’imaginent que les tueurs de Daech rêvent de trouver des vierges disponibles à leur arrivée au paradis se trompent. Ils rêvent d’abord d’une #mort_glorieuse, et nous devons tuer cet espoir en annonçant qu’ils ne sont pas des héros en devenir, mais des lâches qui retourneront à leur condition ­initiale d’anonymes, et le resteront pour l’éternité.

    Est-ce compatible avec le désir, légitime dans un pays démocratique, de donner du sens aux événements qui frappent ce pays en identifiant les criminels pour savoir ce qui a motivé leur geste ?

    Dans les crimes génocidaires, le véritable ennemi n’est pas la petite main qui commet le crime, mais le responsable qui l’inspire ou le commandite. J’ai pu le constater pendant les longues années que j’ai passées à étudier les Khmers rouges. Cela ne signifie pas que les acteurs sur le terrain ne sont pas responsables de leurs actes. Cependant, nous devons nous rappeler que nous ne luttons pas contre un individu mais contre une organisation qui développe des moyens gigantesques pour faire connaître sa cause. Tuer le plus de monde possible à moindre coût, en recevant la plus grande publicité disponible, c’est quasiment une stratégie commerciale pour Daech — et ça marche. Tous les régimes génocidaires ont fait cela. Les Einsatzgruppen assassinaient des milliers de Juifs à la chaîne au bord de fosses communes qu’ils leur avaient fait creuser ou avaient demandé aux villageois de préparer. Ils pensaient la mort à grande échelle et à rentabilité maximale. Sortons donc de la logique de focalisation sur les origines du soldat de Daech pour nous concentrer sur le rôle qu’il joue dans l’organisation génocidaire et le priver du bénéfice anticipé de ses actes. Il faut décréter — et le dire haut et fort — que ces « #soldats » mourront ici dans l’oubli le plus total, pour créer le doute dans la tête des candidats au martyre, et leur faire entrevoir le néant d’une mort anonyme.

    “Si on imagine que les tueurs de Daech sont simplement des produits de nos cités frappées par les difficultés sociales, on n’a rien compris.”

    Pourquoi les responsables politiques n’ont-ils pas pensé à cette stratégie ?

    Parce qu’ils n’ont pas saisi où réside le véritable danger de Daech. Ils pensent encore que si l’on décortique les motivations de ceux qui rejoignent l’organisation de l’Etat islamique, on va enfin comprendre et mieux protéger la population. Le phénomène est bien plus complexe, car ceux qui vont devenir des tueurs de masse ne sont pas nécessairement les mêmes que ceux qui ont souhaité partir. Parmi ces derniers, beaucoup ne deviendront pas des tueurs. Dès lors, si on imagine que les tueurs de Daech sont simplement des produits de nos cités frappées par les difficultés sociales, on n’a rien compris. Certains viennent de la banlieue, c’est vrai, mais le meurtre de masse n’est pas le produit de ces difficultés ! C’est comme si vous disiez que les SS étaient le simple produit des circonstances de leur enfance, et que vous cherchiez à expliquer le nazisme, le polpotisme et leurs effets dévastateurs à partir de cette seule composante vaguement psychosociologique ! Une fois que la barrière génocidaire est franchie, ce ne sont plus les origines sociales préexistantes qui sont déterminantes. L’anonymat est la réponse adaptée car elle contre la propagande de Daech sur son propre terrain. C’est l’anthropologue en moi qui arrive à cette conclusion. Quant au psychiatre, il vous dira que tout ce qu’il a pu lire sur le tueur de Nice ces derniers jours ne lui apprend strictement rien sur les motivations de son acte. Il battait sa femme ? Plein d’hommes battent leur femme, c’est très grave mais cela ne fait pas d’eux de futurs criminels de masse. L’offre de Daech s’adresse à des gens qui peuvent être issus de n’importe quel quartier, qui peuvent être des convertis récents ou des pratiquants de longue date, des gens posés ou des personnes instables, des gens tristes ou des personnes heureuses... Le génocidaire hutu était capable de tuer ses voisins simplement parce que Radio Mille Collines lui avait dit : « Ce sont des cafards, il faut aller les tuer. » Il était responsable de son acte, ce n’était pas un malade mental, chacun avait ses propres raisons de commettre ces atrocités. L’important, c’est donc bien la rencontre d’un individu avec l’offre qui lui est faite — et ce qu’il espère en retirer. En l’occurrence, pour celui qui répond à Daech, une semaine de gloire médiatique que rien ni personne ne pourrait lui offrir...

    Craignez-vous qu’une partie de la population ne finisse par se retourner contre les Français musulmans ?

    La situation se tend. La population arabo-musulmane issue de l’immigration postcoloniale — désormais française à part entière — n’a pourtant rien à voir avec ces histoires et compte de très nombreuses victimes dans les attentats. Mais il faut un bouc émissaire... Quand j’entends un homme politique proposer comme première mesure après le massacre de Nice d’interdire le voile, alors qu’on sait que plusieurs femmes portant le voile ont été tuées à Nice, je me dis : « Quelle indécence ! Quelle irresponsabilité ! » Etre candidat à la présidentielle et faire exactement ce que Daech attend de vous...


  • Comment les jeux se jouent-ils de nous ? Pokémon, économie des données et analyse comportementale | LINC
    http://linc.cnil.fr/comment-les-jeux-se-jouent-ils-de-nous-pokemon-economie-des-donnees-et-ana

    Les #applications peuvent tout d’abord permettre à leur éditeur d’obtenir des revenus par de la #publicité. Dans ce cadre, les #données_personnelles sont, comme toujours, au cœur des mécanismes de fixation des prix sur le marché publicitaire. Si la publicité est diffusée dans l’application, l’éditeur voudra indiquer aux annonceurs à quel prospect ils s’adressent, a minima avec des données sociodémographiques de base. Mais si l’éditeur veut générer davantage de revenus, il sera incité à collecter des #informations #comportementales ou #contextuelles, comme la #géolocalisation. Si la publicité n’est pas diffusée dans l’application, l’application sert souvent de prétexte à la collecte et à la revente de données sur un « marché secondaire » où coexistent des dizaines d’acteurs, des plateformes d’enchères en temps réel (le RTB) aux #data_brokers.

    Un autre modèle est celui du #freemium. L’accès au service de base est alors gratuit, mais pour une partie du service plus avancée, il faut s’acquitter d’un paiement, généralement d’un #abonnement. C’est par exemple le modèle choisi par les acteurs de la musique en streaming, tels que Deezer et Spotify, qui permettent la création d’un compte gratuit mais cherchent ensuite à faire avancer leurs utilisateurs vers l’abonnement. Là aussi, les données collectées jouent un rôle majeur : par la personnalisation de l’expérience et en particulier de la recommandation, le service cherche à créer de la satisfaction et de l’engagement.

    Dans le domaine du #jeu_vidéo, le modèle freemium se développe notamment via des #achats_in-app : niveaux supplémentaires, nouvelles options, bonus permettant d’avancer plus vite dans le jeu, voire simplement d’acheter le fait de gagner du temps. La mécanique du jeu change entièrement sous l’influence de ce modèle : pour gagner de l’argent, l’éditeur devra exploiter au mieux la disposition à payer de ses utilisateurs et donc évaluer une demande individuelle extrêmement contextuelle et éventuellement fugace. Comme nous l’expliquions dans notre cahier IP 3, le modèle « Free to play » requière donc « une micro-gestion dynamique de chaque joueur et de son expérience de jeu » (selon l’expression de Myriam Davidovici-Nora) pour être rentable. La fine compréhension des ressorts #psychologiques des joueurs est donc bien plus qu’auparavant un enjeu commercial : dans le monde du jeu vidéo, le #neuromarketing n’est plus vraiment une prédiction ou une hypothèse, c’est une réalité émergente.

    Cette réalité est décrite dans un article et une vidéo de Vox intitulé « How free games are designed to make money » (« comment les jeux gratuits sont-ils conçus pour faire de l’argent »). La réponse à cette question est à chercher du côté de la psychologie et de l’économie comportementales, dans la manière dont les jeux gratuits nous incitent à dépenser de l’argent (création d’un intermédiaire monétaire qui rend le calcul de la dépense plus compliqué, euphémisation de la dépense, et au contraire création d’une sensation de perte d’opportunités ou de frustration dans le déroulement du jeu, …). Au final, les développeurs sont incités à faire deux choses qui ne sont pas alignées avec les intérêts des joueurs : intégrer volontairement des éléments frustrants dans le jeu, et… collecter le plus de données possibles pour être en mesure de régler finement ce nudge (c’est-à-dire ces incitations à l’achat, ces frustrations, ces récompenses).


  • https://soundcloud.com/radiodebout/reportage-au-meeting-organise-par-le-journal-fakir-au-havre

    Reportage au Havre. Le 2 Juin dernier, Radio Debout est monté à bord du car affrété par le journal Fakir. Direction la Normandie avec Serge Halimi du Monde Diplomatique et Gerard Filoche membre du bureau national du PS pour un meeting « nous sommes la majorité » en soutient aux dockeurs, raffineries et autres industries en grève. Un événement qui a réuni plusieurs milliers de personnes à la maison des syndicat du Havre.

    #radio_debout


  • La taxe sur les #transactions_financières, cet #impôt que l’#Europe n’ose pas enterrer
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/06/17/la-taxe-sur-les-transactions-financieres-cet-impot-que-l-europe-n-ose-pas-en
    http://s1.lemde.fr/image/2016/06/17/644x322/4952251_3_e7ea_la-bourse-de-frankfurt-le-9-juin_d05150a2dcaabbd2dc5cb8b793bad399.jpg

    « La quoi ? La TTF ? Vous êtes sûrs que c’est encore un sujet ? Elle n’était pas morte l’année dernière ? » « Non, tu exagères, elle bouge encore… Même si c’est un peu un zombie. » Voici un exemple, parmi d’autres, des échanges que la taxe sur les transactions financières (TTF) – la #taxe_Tobin version européenne – suscite désormais à Bruxelles. L’ennui, l’indifférence et quelques plaisanteries.

    Toujours dans les limbes, après cinq ans d’atermoiements, cet impôt sur les établissements financiers, qui est censé réfréner la #spéculation et contribuer à de nobles causes – la lutte contre le réchauffement climatique ou la recherche sur le sida –, ne passionne plus grand monde. Ni les fonctionnaires européens, ni les politiques, ni les médias, sursollicités par des crises – « Brexit », migration –, forcément plus urgentes.

    Et, à chaque « réunion TTF » des ministres des finances (ils ne sont plus que dix concernés désormais, le Français, l’Autrichien, le Belge, le Slovène, le Portugais, l’Allemand, l’Italien, l’Espagnol, le Grec et le Slovaque), la même question se pose : ça y est, on l’enterre ? Le rendez-vous du jeudi 16 juin, à Luxembourg, en marge d’une rencontre des grands argentiers de la zone euro, n’a pas fait exception.

    Le travail continue

    Mais une fois de plus, comme en décembre 2015, comme en mars 2016, les ministres ont réussi à sortir de la salle en assurant que le travail continuait. « Nous avons pris acte qu’un accord est possible », a déclaré le Français Michel Sapin. « Nous avons une position commune sur 99 % du compromis »,...

    #parti_socialiste #fiscalité


  • La Nef, une banque coopérative qui pratique la démocratie
    http://reporterre.net/ALT-La-Nef-la-banque-cooperative-qui-donne-un-role-a-ses-societaires-La-

    Forte de 37.000 sociétaires — dont 250 actifs — et de 80 salariés, la Nef s’appuie sur la richesse de sa vie coopérative. En élargissant la marge d’action de ses sociétaires, la banque pratique la démocratie dans la gestion des finances. Depuis novembre 2014, la Nef, banque sous statut de coopérative à capital variable, s’est dotée d’une coordinatrice nationale de vie coopérative. Marie Brandt a ainsi rejoint quatre autres salariés travaillant sur le même sujet, répartis dans les quatre délégations (...)

    #Alternative

    / #Quotidien

    « http://www.revuesilence.net »


  • Who Are the World’s Super-Rich? Where Do They Live? - The Atlantic
    http://www.theatlantic.com/business/archive/2016/05/getting-to-know-the-worlds-super-rich/483018
    https://cdn.theatlantic.com/assets/media/img/posts/2016/05/Billionaires_1/6f4fbbc2e.png

    A new report from the Peterson Institute for International Economics helps us better understand this population by developing a comprehensive database of the world’s #billionaires, drawn from two decades of data from Forbes’s annual World’s Billionaires list. The report, which covers the years 1996-2015, divides the world into eight regional categories: Europe, Latin America, sub-Saharan Africa, the Middle East and North Africa, South and Central Asia, East Asia, and Anglo countries (which include the U.S., Canada, Australia, and New Zealand). It also groups industries into five broad sectors: resource-related, new, traded, non-traded, and financial. Even more interestingly, it compares the world’s self-made billionaires to those who have #inherited their wealth.

    #1% #richesse #redistribution #milliardaires


  • La Commune (Paris, 1871) (2000) est un #film français de Peter Watkins.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Commune_%28Paris,_1871%29

    Napoléon III perd la guerre contre la Prusse après un siège de Paris particulièrement dur pour le peuple parisien. Nous sommes en 1870-1871 et la misère est grande. Le 17 et 18 mars 1871, le peuple parisien, qui refuse la capitulation, se révolte. La Commune de Paris est née.

    Alors que la télévision versaillaise rapporte l’événement de façon partielle et orientée, une télévision communarde se crée et s’organise pour relayer ce moment qui, bien que majeur dans l’histoire du mouvement ouvrier, reste néanmoins l’une des périodes les plus méconnues de l’histoire de France.

    Les équipes de télé se rendent sur les lieux où vit la Commune : mairie, barricades, clubs féministes, etc. et procède à des interviews pour rendre compte à la population de la réalité. Les gens disent leurs rêves, leurs révoltes, leurs combat et opposent leur opinions...

    https://www.youtube.com/watch?v=G5u800LsWsk

    https://www.youtube.com/watch?v=-epNkV6yqBM

    #radio_debout http://www.leradiophone.net/radiodebout?emission=79_mars

    #media #mouvement_social #histoire


  • Éric Verhaeghe : « Pourquoi je claque la porte du #Medef » | L’Humanité (2011)
    http://www.humanite.fr/eric-verhaeghe-pourquoi-je-claque-la-porte-du-medef

    Non, le coût du #travail n’est pas trop élevé, c’est la rapacité de l’oligarchie qu’il faut attaquer ! Ex-directeur des affaires sociales de la fédération patronale des assurances, Éric 
Verhaeghe claque la porte du Medef. Il dénonce une doctrine économique qui met en péril la société et la démocratie.

    [...]

    Éric Verhaeghe. J’ai voulu exercer un droit d’inventaire sur la pensée économique dominante depuis quarante ans. Né à la fin des années 1960, je suis d’une génération qui n’a jamais connu que la #crise, une génération qui a vécu dans la nostalgie des Trente Glorieuses. Avec l’implosion du modèle soviétique, quand l’économie de marché est restée comme seul système global, il y a eu un pari : plus on développera ce système, plus vite on arrivera à l’essence du #marché en concurrence libre et parfaite, plus vite on sera prospères et on renouera facilement avec la croissance des Trente Glorieuses. Pendant la décennie 1980, on a fait de la privatisation à tout-va ; pendant la décennie 1990, on a abaissé le coût du travail – on a quand même dépensé 1,5 point de PIB en allégements de charges… Le résultat est terrible. En réalité, au bout de quarante ans, non seulement ça ne va pas mieux, mais au contraire, le système est en train de s’autodétruire. Cette crise n’est pas imputable à la rigidité du marché, mais au contraire, à sa #flexibilité. Cela oblige à remettre en cause nos vieilles croyances. Collectivement, les élites de ce pays ne peuvent plus continuer à soutenir que les recettes d’avant 2008 vont nous sortir du marasme, elles sont la cause de la crise !

    [...]

    il y a eu un pari : plus on développera ce système, plus vite on arrivera à l’essence du marché en concurrence libre et parfaite, plus vite on sera prospères et on renouera facilement avec la croissance des Trente Glorieuses. Pendant la décennie 1980, on a fait de la privatisation à tout-va ; pendant la décennie 1990, on a abaissé le coût du travail – on a quand même dépensé 1,5 point de PIB en allégements de charges… Le résultat est terrible. En réalité, au bout de quarante ans, non seulement ça ne va pas mieux, mais au contraire, le système est en train de s’autodétruire.

    [...]

    Lorsque Liliane Bettencourt reçoit un chèque de 30 millions d’euros au titre du bouclier fiscal, ce chèque est financé par de la dette que Liliane Bettencourt achète sous la forme d’emprunts d’État et, du coup, quand on la rembourse, on lui fait un nouveau cadeau. Le bouclier fiscal est une opération de passe-passe qui permet d’accroître le patrimoine des gros revenus en le faisant financer par l’écrasante majorité des citoyens.

    [...]

    Je suis partisan du démantèlement des très grandes entreprises : dès lors qu’une entreprise atteint une taille qui la rend plus puissante qu’un État, il faut la démanteler. On sait le faire quand l’entreprise constitue une menace pour la libre concurrence. Je ne vois pas pourquoi on n’aurait pas ce pouvoir dès lors qu’elle menace la souveraineté des peuples.

    #économie, #finance, #fiscalité, #revenus, #protection_sociale


  • Comment 97% des députés ont fait capoter la loi pour lutter contre l’évasion fiscale | Denis Dupré
    http://www.huffingtonpost.fr/denis-dupre/comment-97-des-deputes-ont-fait-capoter-la-loi-pour-lutter-contre-lev
    http://i.huffpost.com/gen/3846612/images/o-FRENCH-PARLIAMENT-facebook.jpg

    Un rapport parlementaire d’octobre 2015 estimait entre 40 et 60 milliards d’euros les bénéfices des entreprises qui échappent à l’#impôt, soit un manque à gagner de 15 milliards d’euros pour les caisses de l’État. "La lutte contre l’#évasion_fiscale « agressive », c’est-à-dire l’utilisation abusive de mécanismes légaux afin d’échapper à l’impôt, est aujourd’hui une nécessité européenne et mondiale", rapportaient les auteurs, les députés Marc Laffineur (Les Républicains) et Isabelle Bruneau (#Parti_Socialiste). Ces chiffres sont peut-être même sous-estimés puisqu’en novembre 2015, la Commission européenne a publié que l’évasion fiscale des #multinationales coûtait 1000 milliards d’euros par an à l’#Europe.

    Dans le cadre du Projet de Loi de Finances Rectificatif 2015, les députés français ont semblé franchir un pas décisif dans cette lutte contre l’évasion fiscale avec l’amendement 340, déposé par Valérie Rabault, Yann Galut, Pascal Cherki et Dominique Potier. Cet amendement prévoyait que les entreprises multinationales rendent publiques chaque année leur chiffre d’affaires, leurs bénéfices, le nombre de leurs filiales et de leurs employés ainsi que le montant des impôts payés et ce, dans chacun des pays étrangers dans lesquels elles sont implantées. Cette transparence permettrait de pouvoir débusquer plus facilement l’évasion fiscale des entreprises pratiquant ce que l’on appelle les prix de transfert pour localiser les bénéfices dans les filiales dans des paradis fiscaux.

    Cet amendement 340 a d’abord été adopté en première lecture le 4 décembre. Puis dans la soirée du 15 décembre, vers 1 heure du matin, sur un total de 577 députés, 52 étaient présents pour le vote de deuxième lecture dont le résultat a été en faveur de la transparence.

    Or, 40 minutes plus tard, a eu lieu une procédure inhabituelle. L’amendement a été soumis à un second vote. Certains #députés sont partis, d’autres arrivés. En tout, 46 présents. 25 députés vont voter contre la transparence fiscale et 21 pour. L’amendement est refusé.

    Au second vote, 21 députés dont 13 socialistes ont voté pour la transparence fiscale : Laurence Abeille, Éric Alauzet, Danielle Auroi, Denis Baupin, Sergio Coronado, Paul Molac, Eva Sas, Philippe Noguès et Ibrahim Aboubacar, Kheira Bouziane-Laroussi, Isabelle Bruneau, Fanélie Carrey-Conte, Pascal Cherki, Catherine Coutelle, Yves Daniel, Yann Galut, Chantal Guittet, Audrey Linkenheld, Christian Paul, Dominique Potier et Suzanne Tallard.

    25 députés dont 20 socialistes ont voté contre la transparence : Gilles Carrez, Marie-Christine Dalloz, Véronique Louwagie, Frédéric Reiss, Charles de Courson et Frédéric Barbier, Jean-Marie Beffara, Jean-Claude Buisine, Christophe Caresche, Pascal Deguilhem, Sébastien Denaja, Jean-Louis Dumont, Jean-Louis Gagnaire, Joëlle Huillier, Bernadette Laclais, Jean-Yves Le Bouillonnec, Viviane Le Dissez, Bruno Le Roux, Victorin Lurel, Frédérique Massat, Christine Pires Beaune, François Pupponi, Valérie Rabault, Pascal Terrasse, Jean-Jacques Urvoas.

    531 avaient sans doute mieux à faire.



  • A la Nuit debout, les réunions non mixtes des féministes font débat
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/04/21/a-la-nuit-debout-les-reunions-non-mixtes-des-feministes-font-debat_4905848_3

    « Non, messieurs s’il vous plaît, cette réunion-là est non mixte. Pour la réunion féministe mixte, vous pouvez revenir à 20 heures, vous serez les bienvenus », s’époumone à plusieurs reprises Matt, 23 ans, l’une des participantes de la commission « Féminismes » du mouvement Nuit debout, place de la République à Paris. L’étudiante désigne la grande pancarte qui préside le cercle : « Réunion non mixte : meufs et minorités de genre ». Rien à faire : malgré les écriteaux pédagogiques expliquant ce choix, malgré les cordes tendues entre les arbres pour délimiter l’espace du cercle de discussion, des hommes campent autour pour écouter.

    « Vous vous comportez comme des oppresseurs en ne respectant pas notre choix ! », s’énerve une participante en s’adressant à un quinquagénaire décidé à rester. Lui s’emporte : « Je n’accepte pas, sur une place publique, d’être dépossédé du débat et d’être choisi comme cible ! Si vous rentrez dans une logique d’exclusion et de séparation, c’est plus Nuit debout mais Mort debout ! »

    #féminisme #non-mixité

    http://seenthis.net/messages/482595 via Aude V

    • Je crois qu’il faut y voir la conséquence inéluctable du retour du débat théorique, qui avait disparu depuis des décennies. Il faut donc plutôt se réjouir de voir le raisonnement faire un come back plutôt inespéré. N’oublions pas que le féminisme des années 70 était tout aussi fanatique, tandis que, côté politique, les trotskistes affrontaient les pro chinois. Une démarche intelligente, à base de remises en question, et de déductions purement théoriques, ne conduit que rarement à des conclusions intelligentes. Mais l’ensemble de la réflexion a malgré tout à terme un effet positif, une fois éliminées les dérives les plus caricaturales de la pensée. Le culte de Mao et de son accablant Petit Livre Rouge en est un bon exemple.
      Je me souviens aussi du fait que, dans les années post 68, le MLF était surtout animé par des lesbiennes aigries. Cela conférait au mouvement une coloration un peu étrange.
      Il n’empêche : Le MLF a largement contribué à faire avancer la cause des femmes, et changer les mentalités machistes.
      Il faut se souvenir de ce qui existait avant...


  • Nuit Debout // l’Arche de Radio Talkie
    http://radiotalkie.com/nuitdebout
    http://www.radiotalkie.com/nuitdebout/nuit-debout.jpg

    En ce mois d’avril 2016, le mouvement #Nuit_Debout réveille la France. L’équipe de Radio Talkie est allée installer quelques unes de ses machines de captation sonore dans la capitale. Des machines offertes comme des invitations à la parole. Des machines installées pour venir récolter la parole, celle de ceux qui sont debout comme de ceux qui passent et s’interrogent.
    Bonne écoute !

    #audio


  • #Revenu_universel : des chiffres qui donnent le vertige
    http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2016/04/21/revenu-universel-des-chiffres-qui-donnent-le-vertige_4906414_3232.ht
    http://s1.lemde.fr/image/2016/04/21/644x322/4906405_3_7079_a-1500-euros-par-adulte-et-750-euros-par-min_ba2236dbaa08b8b6ee759763bb2a978e.jpg

    Tous les opposants au revenu de base s’accordent à dire qu’une telle mesure coûterait trop cher. Les chiffres bruts sont, il est vrai, assez vertigineux  : un revenu de base de 450 euros pour les 51 millions de Français majeurs et de 255 euros pour les 15 millions de mineurs représenterait 320 milliards d’euros  ; à 800 euros par personne, c’est 450 milliards, soit les dépenses de la Sécurité sociale  ; à 1 500 euros par adulte et 750 euros par mineur, comme le préconisent les partisans d’un ­ ­ «  revenu d’existence  », tel l’économiste et sociologue Bernard Friot (université Paris-Ouest), c’est 1 000 milliards, la moitié du PIB  !

    L’économiste Pierre Cahuc (Centre de recherche en économie et statistique, Crest), spécialiste du marché du #travail, estime que si son montant est bas, le revenu de base ne fera pas mieux que le RSA et les transferts sociaux et fiscaux tels qu’ils existent aujourd’hui  : la nouveauté serait seulement de simplifier le système, ce sur quoi tout le monde est d’accord… à ceci près que chaque niche fiscale ou sociale a ses défenseurs. Mais si son montant est élevé, ajoute Bruno Palier ­ (Sciences-Po), spécialiste de la protection sociale, comment le financer  ? En supprimant les prestations sociales  ? Cela reviendrait à appliquer le programme ultralibéral, alors que la société a plus que jamais besoin d’investissements publics dans l’éducation, la santé, la dépendance, le logement…

    Les partisans du revenu de base rétorquent que ces sommes ne s’ajoutent pas aux budgets existants, mais remplacent nombre d’entre eux. La technique de l’impôt négatif, dit Gaspard ­Koenig, transfère le produit de l’impôt des poches de l’Etat et des administrations sociales à celles des contribuables. Selon le Mouvement français pour le revenu de base (MFRB), le revenu de base se substituerait à la plupart des aides sociales, aux subventions des entreprises en faveur de l’emploi, aux allocations et au quotient familial – remplacé par le forfait enfant.

    Les partisans du revenu d’existence, quant à eux, estiment que des marges de manœuvre fiscales existent (en mettant fin à la fraude et à l’évasion fiscales) et que les banques centrales peuvent s’affranchir des règles budgétaires en versant directement de l’argent dans les poches des citoyens  : c’est ce que l’économiste australien Steve Keen nomme le «  quantitative easing for the ­people  » («  la création de richesse pour le peuple  »).

    #fiscalité #financement


  • Le #revenu_universel, généalogie d’une utopie
    http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2016/04/21/le-revenu-universel-genealogie-d-une-utopie_4906393_3232.html
    http://s1.lemde.fr/image/2016/04/21/644x322/4906496_3_60ef_2016-04-20-0b4e2ad-23603-1rqcngw_10ce1ae27a65f30202ac5a536ad61ac7.jpg

    Une variante de cette filiation «  communiste  », plus radicale et incarnée par le philosophe André Gorz (1923-2007), l’un des inspirateurs de l’écologie politique, considère le ­ «  revenu d’autonomie  » comme le moyen de s’affranchir de l’aliénation du #travail imposée par le #capitalisme. Le revenu de base devient ainsi le moyen de refuser les #emplois sous-payés ou privés de tout sens social (ceux que l’anthropologue américain David Graeber appelle les «  #bullshit_jobs  », littéralement «  les emplois de merde  »), pour pouvoir vivre d’activités socialement utiles, mais que le marché ne rémunère pas forcément (par exemple, le travail associatif). Il permettrait aussi, notait le philosophe Michel Foucault (1926-1984), qui en était partisan, de se libérer du contrôle social étatique et stigmatisant attaché à la vérification des «  droits sociaux  » – un «  bénéfice secondaire  » d’ailleurs également mis en avant par… les libéraux  !


  • Murdered Italian student #Giulio_Regeni paid the ultimate price for his investigation into Al-Sisi’s Egypt | Voices | The Independent

    http://www.independent.co.uk/voices/murdered-italian-student-giulio-regeni-paid-the-ultimate-price-for-hi

    http://static.independent.co.uk/s3fs-public/thumbnails/image/2016/02/04/20/21-Giulio-Regeni.jpg

    We’ve all grown so used to the “Muslim terror” narratives of our favourite dictators – I’m talking about Nasser, Sadat, Mubarak and now, of course, Field Marshal-President al-Sissi of Egypt – that we’re in danger of believing them. The Muslim Brotherhood and its campaign of “terror” (in fact, Egypt’s violence has nothing to do with the Brotherhood) has allowed al-Sissi’s thugs to beat up, lock up, torture, murder and otherwise execute thousands of his people who object to his outrageous police state behaviour.

    #italie #égypte

    http://seenthis.net/messages/481054 via Reka


  • Absurdes et vides de sens : ces jobs d’enfer
    http://abonnes.lemonde.fr/m-perso/article/2016/04/22/dans-l-enfer-des-jobs-a-la-con_4907069_4497916.html?xtmc=bullshit_jo
    http://s1.lemde.fr/image/2016/04/22/644x322/4907068_3_6dcf_image-extraite-de-la-serie-open-space_41cb0d01ed2d257bf80ac3be7ffdbb0f.jpg

    c’est un article signé de David Graeber, « Sur le phénomène des jobs à la con », qui avait conceptualisé les #bullshit_jobs. Anthropologue à la London School of Economics, amateur de pantalons en flanelle et de barricades altermondialistes – il est venu à la rencontre des militants de #Nuit_Debout, à Paris, à la mi-avril, et était l’un des piliers du mouvement Occupy Wall Street –, ce chercheur américain affirmait que les progrès technologiques, loin de réaliser la prophétie de Keynes, qui imaginait l’avènement d’une semaine limitée à quinze heures travaillées, auraient à l’inverse permis l’explosion et la prédominance du secteur administratif. « Dans la théorie économique du capitalisme (…), la dernière chose que le marché et l’entreprise sont censés faire, c’est de donner de l’argent à des travailleurs qui ne servent à rien, écrit David Graeber. C’est pourtant bien ce qu’il se passe ! La plupart des gens travaillent efficacement probablement pendant quinze heures par semaine, comme l’avait prédit Keynes, et le reste du temps, ils le passent à critiquer l’organisation, organiser des séminaires de motivation, mettre à jour leurs profils Facebook et télécharger des séries TV. »

    #travail #temps_libre



  • « Savoir écouter tous ces gens qui ont été balayés » : entretien avec #Radio_Debout | Syntone
    http://syntone.fr/savoir-ecouter-tous-ces-gens-qui-ont-ete-balayes-entretien-avec-radio-debout
    http://syntone.fr/wp-content/uploads/RadioDebout_coordonnees.jpg

    Ça fait très plaisir d’entendre des gens parler, de sortir des usages habituels, d’un discours médiatique, de poser une parole alternative aussi simplement. Une personne qui avait l’air très marginale nous a demandé de passer à l’antenne, nous l’avons fait sans trop savoir ce que ça allait donner, et elle était excellente. C’est ce que dit Amy Goodman, la productrice états-unienne de l’émission Democracy Now ! : quand on sait écouter tous ces gens qui ont été balayés, ils ont des choses passionnantes à dire. Ce ne sont pas des questions de spécialistes. Nous partons d’un point de vue beaucoup plus terre à terre pour comprendre la situation en profondeur.


  • Radio debout — émission du #42mars

    Rediffusion de l’émission enregistrée en direct de la place de la République à Paris, à partir de 19h pendant #nuitdebout.

    https://soundcloud.com/radiodebout/radio-debout-42-mars

    https://twitter.com/radio_debout

    Radio debout, radio en direct le soir à partir de 18h depuis la place de la république à Paris pendant #Nuit_Debout.

    Direct : http://mixlr.com/radiodebout
    Rediffusions : #radio_debout
    Archives : https://soundcloud.com/radiodebout


    https://archive.org/details/@radiodebout

    #radiodebout #radio_debout #nuit_debout
    #audio #marmite


  • Les Echos.fr - Actualité à la Une - Les Echos
    http://m.lesechos.fr/redirect_article.php?id=021804552994&fw=1

    Cette génération précédente savait pouvoir compter sur la sécurité de l’#emploi, pouvait espérer se marier jeune, devenir propriétaire - peut-être même d’une résidence secondaire - et finalement prendre sa retraite en bénéficiant d’une sécurité raisonnable. Globalement, les individus de cette génération pouvaient espérer vivre une existence plus prospère que celle de leurs parents.

    Même si cette #génération passée s’est heurtée à un certain nombre d’embûches, ses attentes ont dans l’ensemble été satisfaites. Ces anciens ont pour certains gagné probablement davantage en richesse de capitaux grâce à leurs biens immobiliers que grâce au fruit de leur travail. Sans doute trouvaient-ils cela étrange, mais ils ont accepté volontiers ce cadeau offert par nos marchés spéculatifs, se félicitant bien souvent d’avoir acheté au bon endroit, au bon moment.

    Les jeunes d’aujourd’hui, où qu’ils se situent dans la pyramide de répartition des #revenus, ne peuvent précisément espérer que le contraire. L’insécurité de l’#emploi les suit tout au long de leur vie. En moyenne, nombre de diplômés de l’université auront à chercher plusieurs mois avant de décrocher un emploi - bien souvent après avoir accepté plusieurs stages non rémunérés.

    Aujourd’hui, les jeunes diplômés de l’université américaine croulent sous les #dettes. Plus ils sont démunis, et plus ils doivent d’argent. Ainsi ne s’interrogent-ils pas sur le métier qu’ils aimeraient exercer, mais se demandent-ils tout simplement quel emploi leur permettra de rembourser leur prêt universitaire, voué à peser sur eux pendant vingt ans, voire plus. De même, l’accès à la propriété est pour eux un lointain rêve.

    Autrement dit, les jeunes d’aujourd’hui entrevoient le monde sous le prisme de l’équité intergénérationnelle. Les enfants de la classe moyenne supérieure s’en sortiront peut-être favorablement au bout du compte, puisqu’ils hériteront de la richesse de leurs parents. Bien que certains d’entre eux puissent regretter cette forme de dépendance, ils craignent encore bien davantage l’éventuelle alternative : celle d’un « nouveau départ », dans lequel les cartes et les atouts seraient redistribués en fonction de leurs actes sur un chemin autrefois considéré comme le mode de vie classique de la classe moyenne.

    #Stiglitz


  • Radio debout — émission du #41mars

    Rediffusion de l’émission enregistrée en direct de la place de la République à Paris pendant #NuitDebout.

    https://ia601509.us.archive.org/1/items/RadiotDebout2016-04-10/Radio.Debout_5.mp3

    39:25 - Commission : travail / revenu / logement
    44:04 - Commission : économie / dette
    49:44 - Architectes urbanistes
    88:12 - Nuits debout internationales
    89:00 - « Incidents » en marge de Nuit debout (polémique)
    94:01 - Conditions de travail à domicile dans l’édition
    126:00 - Appel contre la loi travail par les étudiants
    131:10 - Chanson
    133:20 - Duplex avec Podemos / faut-il un représentant du mouvement social ? / tolérance politique / détérioration de l’image du mouvement par les personnes qui squattent en buvant des coup ?
    146:24 - Nuit debout Strasbourg
    151:18 - Actions violentes en débat
    155:00 - Bibliodebout
    160:00 - Appel des enseignants chercheurs - précarité
    174:00 - Limite du cumul des mandats / Non violence
    177:23 - Syndicat : « Ce n’est pas seulement la loi El Khomeri mais aussi son monde qu’on veut foutre par terre ».
    187:00 - Usage de la force suite (polémique suite).
    196:00 - Dessins debout
    205:00 - Usage de la force en débat. Détournement des panneaux publicitaires.
    209:30 - Nuit debout Angers
    224:40 - Réalisatrice de films engagés
    239:45 - Emprise de la finance sur l’homme / revenu garanti
    243:50 - Génocide au Rwanda, doctrine "École de guerre"
    249:35 - Appel pour le Sahara Occidental - prisonniers politiques
    259:16 - Étudiant(e)s Paris 8 « racisé(e)s » - semaine de la parole non-blanche. La société est structurellement raciste et machiste, objection du communautarisme.
    270:00 - comparaison Nuit debout / Mai 68
    274:00 - Indignés Congolais (Brazzaville) sous bombardement par le gouvernement dictatorial.
    277:30 - Bankrun
    292:00 - David Graeber Occupy Wall street

    https://pbs.twimg.com/profile_images/718045861406773248/WhShTk3t.jpg

    https://twitter.com/radio_debout

    Radio debout, radio en direct le soir à partir de 18h, parfois plus tôt, depuis la place de la république à Paris pendant #Nuit_Debout.

    Direct : http://mixlr.com/radiodebout
    Rediffusions : #radio_debout
    Archives : https://archive.org/details/@radiodebout
    Archives bas débit : http://desguin.net/spip/spip.php?article265

    #radiodebout #radio_debout #nuit_debout
    #audio