• interpelle le maitre, rappelle lui d’interpréter l’élève
    interpelle tes rêves, qu’ils puissent interpeller ton être
    interpelle l’élève, dis lui d’interpréter le maître
    interprète ton être, au lieu d’interpréter leurs rêves
    ok la machine est bien faite, mais sa conception reste abstraite
    est ce que les radicaux laïques s’rendent compte qu’ils prient l’grand architecte ?
    on manquera d’haricots magiques comme toujours, quand de grandes foules
    s’affronteront pour sauvegarder l’héritage des vendeurs d’ampoules
    sais-tu c’que t’as dans l’boule ? veux tu l’voir pour y croire
    ce tiroir sans fond m’rend fou depuis que j’ai défoncé l’miroir
    le savoir est une arme, pourrait dire Yuri Orlov
    « un sur douze, les onze autres » et ca vaudrait toutes nos strophes
    en voix off, les gardiens disent qu’on s’éloigne du droit chemin
    qu’on ne fait que développer un biz quand on s’improvise devin
    mais sans traitrise, à notre manière, on se fabrique juste une echelle
    avec les barreaux d’la remise où ils s’affairent sur nos cervelles
    genre à noel, un tiercé d’faits divers tristes nous gavent l’oreille
    et on sent la haine jaillir du fond des abdomens, réaction pavlovienne
    rappelles aux fourmis qu’nos bergers se stimulent à l’oseille
    Dieu n’a jamais perdu les pédales à l’aide de la grosse pelle
    tes idoles chantent en gospel et remplissent l’encéphale
    mais dans ces fables, il y a c’que tu rejettes dans l’Ancestral
    des inconnus, des exactions, des contritions, des Graals
    dessein convenu dès rédaction des conditions légales
    pourquoi faire mal au sein qu’on suce, y’avait pas d’poison à la source
    ou comment maintenir par les bourses des mains et des demain qu’on use
    ils en abusent mais peu importe, l’amour et la maille
    nous donneront raison dans l’cadre de la poutre et la paille
    chérie, courbe l’échine, que la sueur redessine ta taille
    bombe le torse, remonte le string.. est-ce que t’es bonne pour la maille ?
    il y a des hommes derrière tes actes, des axes dans ta faille
    il y a toujours des lignes derrière nos habitus et nos batailles
    oui j’ai peur pour les anus et les rétines qu’on dilate
    quand, tous en choeur, le coeur plein d’celsius, on est charlie-ponce-pilate
    soldats fiers car audimat du Zaibacher, vision d’un leurre
    on s’hydrate d’un sang impur abreuvant l’sillon du 20h
    et du coup c’est nous les feinteurs, alors qu’ils choisissent et omettent
    nous la mettent comme un dauphin dans les 20 secondes de la Roquette
    suis-je trop bete ou bien malade car au courant du poids des mots
    à l’heure où l’émotion balade tout le public 2.0
    à l’heure des avis par défaut visant le camp des faux d’en face
    alors qu’on sait qu’il y a peu d’chances qu’un jour de grands égos s’embrassent
    l’histoire des balanciers qui veulent que la nuance s’efface
    et nous avec par peur qu’un jour on vienne les pendre sur toutes les places
    efficace est l’systeme, car l’impuissance et la tristesse
    nous trace et déplace vers une résistance qui nous cloue les fesses
    et nous opposent à ceux fidèles aux subventions tenus en laisse
    une riche idée 1905, à quand la même avec la presse ?
    les memes qui trinquent et la sagesse est bazardée
    est ce que la liberté d’penser s’applique autant qu’celle de parler ?
    comment leur expliquer sans les traiter de putains d’attardés
    qu’on peut douter sans s’accoupler à un chauve sur un canapé ?
    ils ont cadenassé les issues, donnant la clé aux plus avares
    leurs phares détournant nos visus, comme le rempart en terre barbare
    ces batards, au sens propre, nous gavent de pluie et de beau temps
    divisant pour préserver la billevesée de l’Otan
    l’unité n’est qu’un écran, pour l’heure, un instant sur l’écran
    et en coulisses, l’espoir pleure arrosant les quêtes du présent
    d’un tas de branleurs qui n’veulent pas voir qu’ils ont fui carré pour losange
    aussi vrai que les bonnes histoires partent pas d’un excès d’jus d’orange
    si t’y vois une apologie qui te dérange, lis entre les lignes
    entre mes rimes, il y a mille et une vies qui se dessinent
    mais tu t’obstines à confondre parole libre et inutile
    « je sais qui j’suis » disent-ils, mais quel verbe utilisent-ils ?

    interpelle le maitre, rappelle lui d’interpréter l’élève
    interpelle tes rêves, qu’ils puissent interpeller ton être
    interpelle l’élève, dis lui d’interpréter le maître
    interprète ton être, au lieu d’interpréter leurs rêves
    c’est l’ère des prises de tête et d’l’inutile donc les artistes fascinent
    et les intellectuels enracinent notre arrogance assassine
    car l’ignorance s’installe quand la suffisance est un style
    « je sais qui j’suis » disent-ils
    mais quel verbe utilisent-ils ?

    https://youtu.be/a17iH6bsmwI