Frustration, magazine politique trimestriel

Frustration est une revue associative qui promeut l’écriture collective pour plus de lisibilité et de rigueur. Critique de l’oligarchie et alternatives pour une société réellement démocratique.

  • Pour qui travaille Michel Sapin ? Chronique biographique de Frustration

    Michel Sapin est un ministre important du gouvernement de Manuel Valls. Il a été ministre du Travail, puis des Finances et des Comptes publics, attributions auxquelles s’est ajoutée, fin août, l’Économie. Il est à ce titre un chantre de l’austérité et de la prudence budgétaire, incitant les Français à se serrer la ceinture. Or, ce régime a nettement profité aux grandes entreprises, qui ont quant à elles bénéficié des largesses budgétaires et du laxisme réglementaire du gouvernement. Michel Sapin s’est particulièrement illustré dans cette bienveillance générale à l’égard du secteur privé : de sa promotion du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) à sa réalisation d’une loi très molle contre la fraude fiscale (« Sapin 2 »), en passant par son refus de réclamer à Apple les impôts que le géant américain devait à la France, il est devenu de plus en plus évident que l’action du ministre de l’Économie et des Finances ne jouait pas en faveur de la majorité des citoyens. Si Michel Sapin ne travaille pas pour nous, pour qui travaille-t-il donc ?

    http://www.frustrationlarevue.fr/?p=934


  • « La compétence politique n’existe pas » :

    Alain Minc, conseiller du pouvoir français depuis des décennies, a exprimé franchement le préjugé : « le Brexit, c’est la victoire des gens peu formés sur les gens éduqués ». Cette croyance en la supériorité de quelques-uns sur la masse est un argument massue pour notre élite, qui peut faire passer en force de nombreuses lois contre l’opinion de la majorité des gens sous prétexte que ceux-ci n’y connaîtraient rien et ne seraient pas aptes à penser le long terme. À Frustration, nous défendons depuis notre premier numéro l’idée que nous sommes tous à égalité face à la politique et que « les gens éduqués » ne sont en rien supérieurs aux « gens peu formés » pour prendre les décisions. Pour que ceux qui se sentent incompétents arrêtent de se censurer et qu’on cesse de suivre aveuglément les « gens cultivés » de tout bord, nous montrons ici que la compétence politique, ça n’existe pas.

    http://www.frustrationlarevue.fr/?p=968


  • Sortie du n°8 de Frustration : "L’esprit coursier contre le capitalisme" :

    Ce nouveau numéro contient :

    UN REPORTAGE Vous pouvez en croisez dans la plupart des grandes villes de France et d’Europe. Des jeunes gens à vélo, sac cubique sur le dos et conduite nerveuse, livrant des particuliers en plats de restaurant. A priori isolés, mis en concurrence les uns les autres et exploités à cause du statut trompeur d’auto-entrepreneur, les coursiers parisiens ont pris le chemin de la contestation après la faillite d’une de leur plate-forme, Take Eat Easy. Nous vous racontons l’histoire du « Collectif coursier » francilien et de son initiateur, Matthieu, qui combat l’ubérisation. – L’esprit coursier contre le capitalisme – Quand les ex-coursiers de l’entreprise Take Eat Easy menacent l’uberisation du travail

    LA CRITIQUE D’UN DISCOURS “La politique je n’y connais rien” – Lors du référendum sur le Brexit comme lors de la plupart des rares référendums en Europe, les élites politiques, médiatiques et intellectuelles critiquent la participation du peuple aux décisions. Celui-ci ne serait pas assez compétent face au monde “complexe” dans lequel nous vivons. Mais elles ne sont pas les seules à dire ça : beaucoup de nos concitoyens sont persuadés qu’ils ne peuvent pas avoir d’avis politique valable. C’est faux et cet article démontre pourquoi. – “La politique je n’y connais rien” – Pourquoi la compétence politique n’existe pas

    UNE ENQUÊTE “Une banque qui appartient à ses clients, ça change tout”, tel est le slogan de certaines banques mutualistes qui prétendent défendre des valeurs différentes, plus humaines et moins capitalistes. Est-ce vrai ? Devrait-on faire davantage confiance au Crédit mutuel plutôt qu’à la BNP ? Cette enquête montre que les banques mutualistes n’ont pas grand-chose de différent des banques ordinaires et explique comment l’idéal mutualiste a été dévoyé. Une banque démocratique ça serait tout autre chose. – Une banque qui appartient à ses clients, ça ne change rien – Enquête sur la normalisation des banques mutualistes

    UN MOT-CLÉ “Il faut baisser les charges sociales pour réduire le chômage” – Les “charges” sociales, en réalité cotisations sociales donc salaire différé, sont accusées de tous les maux. Régulièrement on entend des patrons se plaindre du coût des cotisations sociales, et des politiques prétendre que leur baisse résoudra tout. A l’approche des présidentielles, nous vous livrons une démonstration claire et réutilisable, pour convaincre tous ceux qui sont prêts à sacrifier leurs droits essentiels pour l’hypothétique bon fonctionnement d’une économie qui leur en demandera toujours plus. – Arnaque au coût du travail – Pourquoi la baisse des cotisations sociales ne créera pas d’emploi

    UN TÉMOIGNAGE Comment parvenir à avoir des représentants à l’Assemblée nationale lorsque vous faites partie d’une organisation politique montante ? C’est quasi-impossible. Nos institutions sont dédiées au bipartisme et ne tolèrent que les satellites du PS et des Républicains. Pour ceux qui veulent jouer un rôle dans la vie politique française, c’est un énorme casse-tête qui commence, où la compromission avec les forces existantes reste en l’état la seule solution. C’est ce que nous explique un membre d’un petit parti politique préparant les législatives de 2017, pour qui seul un bouleversement profond de nos institutions permettra de nous débarrasser des deux cartels qui nous gouvernent depuis près d’un demi-siècle. – La preuve que nous ne sommes pas en démocratie – Comment les élections législatives assurent le monopole du PS et de LR sur notre vie politique

    UN OBJET Si pour vous “jeu de société” rime avec affrontement de petits soldats rouges et jaunes ou construction d’hôtels de luxe rue de la Paix, alors vous serez heureux d’apprendre qu’il existe une alternative à ces jeux compétitifs : les jeux de sociétés coopératifs permettent aux joueurs de poursuivre un objectif commun et de travailler ensemble. On pourrait croire que c’est niais, ennuyeux et moins stimulant pour l’esprit que de chercher à ruiner son adversaire, mais non : cet article sur le jeu d’artificiers Hanabi décrit un jeu social, démocratique et passionnant. – Hanabi, la coopération en jeu.

    UNE QUESTION QUOTIDIENNE Vous aussi vous avez le sentiment que la vie est de plus en plus chère ? Que du logement à la nourriture, c’est plutôt rude pour votre portefeuille et ça le sera sans doute encore plus pour vos enfants ? Pourtant les indicateurs statistiques disent plutôt l’inverse : notre pouvoir d’achat aurait augmenté. Alors d’où vient cette impression ? Elle est bien réelle, si l’on considère des évolutions majeures dont cet article fait la synthèse. Pourquoi vivons-nous moins bien que nos parents ? – La vie chère est un choix politique
    http://www.frustrationlarevue.fr/?p=905


  • http://www.frustrationlarevue.fr/?p=460

    Actuellement en librairie, le n°4 de la revue Frustration. Frustration est une revue associative, qui pratique l’écriture collective et qui a une ligne éditoriale radicalement anti-élitiste et hostile au capitalisme.

    SOMMAIRE :

    La Preuve que nous ne sommes pas en démocratie

    La démocratie, on se l’est mise derrière l’oreille : on vote, et pourtant on n’a aucun contrôle sur ce qui nous arrive. Cet article nous démontre par A+B que tout ceci n’est pas qu’une impression. Car si nous n’avons aucun contrôle, ce n’est pas que l’intérêt général ou le consensus gouverne, c’est qu’une élite politico-financière a détourné nos institutions à son profit.

    Le capitalisme en ligne. Internet n’est pas encore l’utopie rêvée

    Internet, Eldorado de la démocratie ? Pas si sûr ! L’utopie voudrait pourtant que les inégalités s’effacent derrière les écrans de nos ordinateurs, que du plus pauvre au plus riche, chacun puisse avoir accès aux mêmes savoirs et aux mêmes chances de réussites. Mais Internet n’est pas gratuit : il demande du matériel, des connaissances, du temps que tous ne partageons pas. Comme « dans la vraie vie », les inégalités traditionnelles intimement liées au système capitaliste persistent et profitent à une poignée de grands groupes « 2.0 ».

    Perdu au supermarché. Comment reprendre le pouvoir sur notre alimentation ?

    On ne sait plus quoi acheter qui ne soit pas écologiquement nuisible ou dangereux pour notre santé : c’est normal, car une dizaine de multinationales vendent l’essentiel des marques disponibles et contrôlent l’information et l’expertise scientifique sur le sujet. Notre article « Perdu au supermarché » vous montre comment, et donne quelques pistes pour s’en sortir »

    L’école, service après-vente du capitalisme ? L’école face à la misère sociale.

    Nous avons parlé de l’École de manière plutôt théorique dans notre numéro 3. Cette fois-ci, nous avons décidé d’aborder la question scolaire par le biais d’un témoignage argumenté, réalisé par un nouveau contributeur qui partage son expérience professionnelle pour ce numéro 4 de Frustration