• Hamburguerre sociale en Aveyron

    Trois mois de grève à McDonald’s,
    récit et décryptage d’une lutte débordante

    Par Ferdinand Cazalis

    http://jefklak.org/?p=5173

    Plus une lutte est longue, plus elle dévoile ses plaisirs et ses difficultés. Au McDonald’s de Villefranche-de-Rouergue dans l’Aveyron, cela fait plus de trois mois qu’un poignée de jeunes syndiqué·es ont arrêté le travail après le licenciement abusif d’un de leurs collègues. Ils demandent de meilleures conditions de travail et une augmentation de salaire. Mais leur combat déborde le triste ron-ron des conflits au travail. Les voilà à affronter homophobie, antisyndicalisme structurel, management d’extrême droite et pouvoir des multinationales… Récit en double voie de la banalité du mal et des puissances de résistance.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/12/Une_MacDo_JefKlakOK.jpg

    https://seenthis.net/messages/652035 via Jef Klak


  • Tiens, ils ont repeint ! 50 ans d’aphorismes urbains de 1968 à nos jours

    On dit des murs qu’ils ont des oreilles, mais sait-on qu’ils murmurent ? Celles et ceux qui, depuis le milieu du XIXe siècle, s’emploient illégalement à y laisser des traces – avec force craie, charbon, feutre, pinceau ou bombe aérosol – l’ont bien compris : les murs nous interpellent. Avec leur ironie revêche, leurs espoirs tronqués, leur fantaisie abrupte, ils font écho à des paroles enfouies au plus profond de nous. Ils portent les mots qui, inscrits là sans destination ni droit de cité, sont livrés à tous les regards et « contaminent » l’espace public, troublant ainsi l’ordre du discours.
    La folle et jouissive collecte textuelle d’Yves Pagès – plus de 4000 graffitis urbains du monde entier des cinquante dernières années, fidèlement retranscrits, datés et localisés – forme une mémoire inédite. Une mémoire de la joie virale du bon mot, de l’énergie politique gratuite, de l’audace minuscule, de la poésie mineure et éphémère, des marges de la syntaxe, de l’invention maladroite, du plaisir de l’inachevé. On pourra dévorer ce livre en respectant son avancée chronologique, s’y perdre par associations flâneuses d’idées, en extraire à mesure son propre florilège ou, tout simplement, l’ouvrir n’importe où et se fier au seul hasard d’un cadavre exquis.

    http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/DEC/P3/9782707197313.JPG
    http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Tiens__ils_ont_repeint__-9782707197313.html

    #livre #graffitis #art_de_rue #street-art #livre #Yves_Pagès
    merci @isskein

    https://seenthis.net/messages/651085 via CDB_77


  • S’organiser, faire vivre le lieu... Occupations du Chateau du Tertre / Université de #Nantes / infos et soutien en description : clic >
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/38168939204

    Flickr

    https://farm5.staticflickr.com/4515/38168939204_578d69559d_m.jpg

    ValK. a posté une photo : « > » />

    Occupations de la la faculté Censive et Chateau du Tertre pour héberger en urgence les personnes à la rue. Risques +++ expulsion et attaque facheuse : besoin de monde, particulièrement la nuit ! Nantes, le 5 decembre 2017. > suivi sur nantes.indymedia.org/articles/39223 +> cagnotte de solidarité : www.colleo.fr/cagnotte/4483/solidarite-avec-les-jeunes-ex... ++> des photos arrivent lentement sur fama.link/ValK

    https://seenthis.net/messages/650311 via Val K.


  • VIDÉO – 10min - 2017

    « Je ne peux rien faire d’autre que lutter pour mon quartier »

    Luttes d’habitantes dans le quartier de la Mouraria, Lisbonne

    Par Left Hand Rotation et Rita Silva (Habita)

    Pour Jef Klak :
    Traduit par Alexane Brochard et Mickaël Correia
    Sous-titrage : Marie Bottois

    En quelques années, Lisbonne est devenue l’une des destinations les plus prisées d’Europe. Encouragé par le gouvernement portugais et le FMI pour transformer l’économie, le tourisme de masse y bat chaque année de nouveaux records. Au point que les habitant·es des quartiers du centre-ville sont chassé·es pour faire place aux touristes, ce qu’on appelle ici la « touristification ». L’offre de logements Airbnb sur Lisbonne a ainsi été multiplié par quinze ces cinq dernières années, tandis que le prix des locations augmente de 8 % par an. Mais face à la spéculation immobilière menaçant les quartiers populaires, nombre de locataires résistent. Récit en vidéo du combat victorieux mené par les habitantes de la Mouraria.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/12/Une_Lisboa_JefKlak_3.jpg

    https://seenthis.net/messages/649803 via Jef Klak



  • Effondrement des postes aux concours du second degré
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2017/11/29112017Article636475378359158013.aspx

    [...]
    Pour l’entourage du ministre la baisse devait correspondre « aux postes non pourvus aux concours en 2017 » et devait donc théoriquement être indolore. En réalité elle va bien plus loin que cela. Ainsi au concours externe de l’ #agrégation 1709 postes sont été pourvus en 2017 et il n’y a que 1555 postes offerts en 2018. Pour le #capes externe, 6011 postes ont trouvé preneur en 2017 et il n’y a que 5 833 postes offerts en 2018. Pour le #capet c’est 569 et 495. Au concours externe de PLP 1647 postes ont été pourvus en 2017 mais 1580 sont offerts en 2018. En EPS les 800 postes ont été pourvus en 2017 mais on passe à 630 postes en 2018.

    Le message envoyé aux étudiants est donc très clair : l’ #Éducation_nationale réduit ses recrutements. D’autant que la réalité pourrait bien être inférieure encore aux annonces.

    Les disciplines ne sont pas traitées avec équité

    En effet, l’ajustement aux réalités de recrutement des postes en 2017 n’est pas fait. Le ministre n’a pas sabré dans les disciplines qui ne trouvent pas de candidats mais qu’il flatte. Au capes externe d’allemand, seulement 125 postes ont été couverts en 2017 sur 345 proposés. En 2018, 275 postes sont offerts. En maths 1066 postes ont trouvé preneur en 2017 mais 1183 sont proposés en 2018 (c’était 1440 en 2017). En lettres classiques, 85 professeurs certifiés ont été recrutés en 2017 mais 183 postes sont offerts en 2018 (230 en 2017). En anglais l’éducation nationale a recruté 847 professeurs en 2017 pour 1190 postes offerts. En 2018 elle en attend 949. Par contre en arts plastiques 165 postes ont été couverts en 2017 sur 200 proposés mais seulement 125 sont offerts en 2018. Pour le capet, celui de tourisme disparait carrément et en STMS on passe de 48 à 27 postes seulement. Les disciplines ne sont pas traitées avec égalité.

    [...]

    https://seenthis.net/messages/648626 via Gastlag


  • Urbanisme Colonial à Pointe-à-Pitre | 1848 – 1967
    http://laboratoireurbanismeinsurrectionnel.blogspot.de/2014/06/urbanisme-colonial-pointe-pitre-1848.html
    http://1.bp.blogspot.com/-U_Z8e-YKbPQ/U6bqFYIv_aI/AAAAAAAAI_k/csaAEh0JfuE/s1600/Denise+Colomb+guadeloupe+1958+02.jpg

    « Elle a germé, la ville, d’un magma de misère et d’un maigre cadastre, d’une eau trouble, d’une aurore cassée. Ce n’était qu’un comptoir, qu’une maison de passe, qu’un enclos, qu’un caillot, qu’une dissidence, qu’une blessure ouverte de l’histoire. »
    Ernest Pépin | 2007

    L’urbanisme colonial, après l’abolition de l’esclavage en 1848 en France, adopte bien des configurations en fonction des particularités économiques du pays colonisé, de la nature « bonne » ou « méchante » des colonisés, du climat et des caprices des éléments naturels, de la géographie, de l’héritage urbain et architectural, autochtone pré-colonial ou importé, et de la vocation de la ville – militaire, commerçante, industrieuse, administrative, agricole - assignée par l’administration.

    Mais la colonisation est par définition une domination spatiale, qui se décline en plusieurs échelles, du grand territoire à l’espace urbain des villes que le pouvoir colonial organise, réglemente et contrôle, selon deux grands principes : un principe discriminatoire, et social et racial, associé au principe répressif, principes atténués mais aussi fonctionnels dans les villes post-coloniales de l’Union française de l’après seconde guerre mondiale. Aimé Césaire, longtemps maire de Fort-de-France en Martinique déclarait ainsi : « Nous avons reçu les premiers CRS avant de voir la première application de la Sécurité Sociale. »

    Le cas de Pointe-à-Pitre est particulier, car il s’agit d’une ville nouvelle, fondée tardivement en 1763, et les activités de commerce, dans toutes leurs déclinaisons, supplantera les fonctions militaire et administrative, dédiées à Basse-Terre, ville protégée par un fort.

    Son mode d’urbanisation y est ainsi totalitaire, dans le sens où le dessin, la construction du socle sain de la ville – c’est-à-dire l’assainissement des terres marécageuses et leur viabilisation -, la gestion du foncier du domaine colonial propriété du Roy, puis de l’Etat, ont été assurés par l’administration militaire. L’urbaniste colonial dans ce cas précis se distingue par le dessin de la ville, l’organisation spatiale, l’affectation des sols, mais aussi par la distribution en concessions privées, des parcelles urbaines dans la ville viabilisée et des terrains sauvages de sa périphérie. Ville-port créée ex nihilo, rien ne peut échapper au contrôle de l’administration, tout y est organisé de manière à assurer à la fois la sécurité – contre les attaques des Anglais, des autochtones, des esclaves – et le bon développement de son économie ;

    https://seenthis.net/messages/648375 via unagi



  • Depuis 26 jours, ces agents ont cessé de nettoyer des gares d’Ile-de-France pour de meilleures conditions de travail | Bondy Blog
    http://www.bondyblog.fr/201711271511/depuis-26-jours-ces-agents-ont-cesse-de-nettoyer-des-gares-dile-de-france-

    Depuis 26 jours, les agents de nettoyage des 75 gares du réseau Paris-Nord sont en grève. Leur revendication : de meilleures conditions de travail. Les discussions entre salariés et direction sont au point mort. Rencontre avec les grévistes à Saint-Denis devant la gare du RER D où le conflit s’enlise et où les poubelles débordent.
    En trente ans de carrière, Oumou Geye fait grève pour la première fois. L’agent de nettoyage de 59 ans a quitté son domicile de Stains à 5 h ce matin. Mais cette fois-ci, elle n’ira pas travailler, comme les trois semaines qui viennent de s’écouler. Il est midi et là voilà qui rejoint ses collègues grévistes, à la gare de Saint-Denis, son lieu de travail, réunis pour un repas solidaire. Un moment de réconfort après trois semaines de grève. “J’ai 59 ans, je pourrais partir à la retraite dans deux ans si Dieu veut. Cette grève, je ne la fais pas pour moi mais pour tous les autres qui viennent d’intégrer l’entreprise”, dit-elle d’un ton à la fois ferme et calme. Oumou Geye, c’est un peu la mère des grévistes : elle a la patate à faire peur à la pile Alcaline” comme dirait le groupe Zebda ! Et ne s’arrête jamais : un mot de réconfort à une collègue qui flanche, un autre pour remonter le moral des troupes. “Moi ce que je veux au plus profond de moi, c’est que les conditions de travail s’améliorent, que l’on fasse preuve de respect à notre égard. Ni plus, ni moins”.

    #nettoyage #grève

    https://seenthis.net/messages/648134 via colporteur


  • Farmers in the Loneliness of Onion Fields — Information is Beautiful Awards
    https://www.informationisbeautifulawards.com/showcase/1738
    https://iibawards-prod.s3.amazonaws.com/projects/images/000/001/738/page.jpg?1504708261
    Puisqu’on parle de #shameless_autopromo, eh bien voilà ! On vient de voir une de mes cartes présentée sur le site Information is Beautiful !

    Farmers in the Loneliness of Onion Fields by Agnès Stienne, VisionsCarto

    https://seenthis.net/messages/634576 via odilon


  • « En tant qu’artiste, allions-nous prendre part à la gentrification en cours ? »

    Entretien avec Seth Tobocman, auteur de bandes dessinées sociales

    Par Paulin Dardel et Alexandra Josse
    http://jefklak.org/?p=5018

    1988. Des émeutes éclatent dans le quartier populaire du Lower East Side à New York pour protester contre la hausse des loyers. Cette résistance à la spéculation immobilière et à la guerre aux pauvres de l’État marque le point de départ d’une occupation d’un parc pendant trois ans, à deux pas de Wall Street. Sans-abri, squatteurs et squatteuses occupent des immeubles vacants dans tout le quartier. Dans sa bande dessinée Quartier en guerre (CMDE, 2017), Seth Tobocman raconte de l’intérieur ce que veut dire lutter, avec toutes les contradictions qu’on tait souvent dans les milieux concernés. Historien ? Militant ? Romancier ? Tobocman, qui n’a jamais connu ni gloire ni fortune, dit avoir tout puisé des comics, et vouloir rester un auteur de BD, pas plus que ça. Entretien autour de son œuvre singulière et de ce que bande-dessiner veut dire.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/11/VignetteTobocman-1050x700.jpg

    https://seenthis.net/messages/648185 via Jef Klak


  • Le procès pour #viol collectif qui indigne l’Espagne - La Libre
    http://www.lalibre.be/actu/international/le-proces-pour-viol-collectif-qui-indigne-l-espagne-5a16a6dbcd707514e8e1b024
    http://o1.llb.be/image/thumb/5a16a7bccd70fa5a065ec38a.jpg

    La décision du juge d’inclure dans le dossier l’enquête d’un détective privé sur la vie de la plaignante a mis le feu aux poudres.

    La phrase « Yo si te creo » ("Moi, je te crois") a envahi les réseaux sociaux, avant d’être taguée à Madrid et scandée par des milliers de femmes lors de rassemblements à travers le pays.

    « Ce qui est censé culpabiliser la victime de +La Meute+, semer le doute sur sa condition morale, c’est qu’elle osait sortir dans la rue, boire des verres avec ses amies, après avoir été violée, au lieu de rester chez elle toutes fenêtres fermées et la tête couverte de cendres », s’est étranglée à la radio l’écrivaine Almudena Grandes.

    https://seenthis.net/messages/647074 via Agnès Maillard


  • « Blanchité », « racisé », « racisme d’État » : M. Blanquer, ces concepts sont légitimes dans le débat public
    Par Mélusine , #militante #féministe et #antiraciste — 23 novembre 2017 à 14:55
    http://www.liberation.fr/debats/2017/11/23/blanchite-racise-racisme-d-etat-m-blanquer-ces-concepts-sont-legitimes-da

    On avait accusé la #sociologie de fournir des « excuses » aux criminels, ce sont aujourd’hui ses concepts qui sont pris pour cibles. Un effort minimal aurait pourtant suffi au ministre de l’ #Éducation, #Jean-Michel_Blanquer, pour découvrir qu’en fait de « mots épouvantables », « #blanchité » et « #racisé » sont des termes scientifiques utilisés en France et ailleurs depuis plusieurs décennies. Ces concepts, consolidés au fil des ans, s’inscrivent dans des cadres théoriques partagés et font l’objet d’ouvrages et d’articles académiques nombreux. S’il est compréhensible que leur entrée dans l’espace du débat public provoque la surprise, leur condamnation lapidaire a de quoi inquiéter.

    La seconde moitié du XXe siècle a vu la disqualification scientifique et politique de la croyance en l’existence de #races humaines, aux différences physiologiques naturelles. Mais cette disqualification n’a en rien sonné la disparition du #racisme, à la fois comme idéologie – identifiant et hiérarchisant des groupes humains selon des critères culturels, ethniques, linguistiques, géographiques – et comme système social produisant des discriminations et des #inégalités entre ces groupes. S’il n’y a plus de races humaines, il y a toujours du racisme ; comme l’écrit la sociologue #Colette_Guillaumin : « C’est très exactement la réalité de la "race". Cela n’existe pas. Cela pourtant produit des morts. » C’est pour décrire et comprendre cette réalité – non pas biologique mais sociale – que la sociologie a élaboré des mots qui, évitant le piège de l’ #essentialisation, sont propres à la rendre dicible.

    Le mot « racisé » permet de nommer ce groupe social fondé non pas sur une couleur de peau ou une supposée appartenance ethnique, mais sur le partage de l’expérience sociale qu’est le racisme. Est racisé.e celle ou celui susceptible d’être assigné.e à une catégorie raciale, c’est-à-dire perçu.e comme appartenant à un groupe altérisé, distinct du groupe majoritaire ; comme un groupe homogène partageant des pratiques, des manières d’être, de vivre et de penser. Ce mot remplace opportunément d’autres termes, qui pèchent par une #euphémisation ridicule (« diversité »), prennent au sérieux le critère génétique (« minorité visible ») ou naturalisent des groupes pourtant artificiels (« minorité ethnique »). Le qualificatif ne désigne donc pas une qualité de l’être, mais une propriété sociale. Non pas une identité, mais une position dans la société, résultant d’un processus collectif : la #racisation.

    Dans L’ #idéologie_raciste (1972), #Guillaumin décrit ce processus comme une double dynamique d’altérité et d’hostilité qui, émanant d’un groupe dominant (le « groupe #racisant », considéré comme un allant-de-soi, une norme #neutre), enferme et opprime des groupes racisés, particularisés et dominés. Cette volonté d’appréhender le racisme non pas seulement à travers ses victimes, mais en s’intéressant aussi au groupe majoritaire, fonde la notion de blanchité (dont le pendant sexiste serait le patriarcat). Elle s’inspire du #concept de whiteness, d’abord développé dans le monde anglo-saxon, qui propose de mettre au jour l’existence d’un groupe blanc dont l’hégémonie sociale, politique et culturelle est telle qu’elle en devient invisible.

    La blanchité désigne ainsi à la fois le système raciste spécifique dans lequel nous vivons et la position sociale qu’y occupent les membres du groupe dominant : elle n’est pas un caractère intrinsèque des individus, mais une qualité qui peut s’acquérir. Dans #How_the_Irish_Became_White, l’historien #Noel_Ignatiev étudie ainsi la manière dont les immigré.e.s irlandais.e.s aux États-Unis, d’abord victimes de racisme, ont été progressivement incorporé.e.s au groupe dominant. Être blanc.he est donc moins une question d’épiderme que de position sociale et économique dans un contexte socio-historique donné. De la même manière, « racisé » ne désigne pas une #identité communautaire, mais une marque associée à une position sociale, économique, politique et symbolique subalterne.

    Ces mots proposent une approche du racisme qui tranche radicalement avec l’acception habituelle. Ils ne désignent plus seulement l’hostilité de quelques-un.e.s, les violences ou discriminations ponctuelles dont les racisé.e.s peuvent être victimes, mais un système structurant où le stigmate racial détermine la position sociale relative des personnes. La notion de « #racisme_institutionnel » expose les mécanismes de discriminations directes et indirectes auxquelles font face les racisé.e.s à l’école, sur le marché du travail ou auprès de l’administration et des services publics. L’idée de « #racisme_d’État », quant à elle, interroge l’impact du système raciste sur la structure même de l’État (statut des territoires d’Outre-mer, modalités d’acquisition de la nationalité) et les choix de politiques publiques (en particulier celles relatives aux migrations, à la population rom ou aux questions sécuritaires).

    Il est normal et fructueux que ces concepts fassent débat. Doit-on par exemple parler de racisme d’État en France, quand d’autres pays s’appuient, eux, sur des lois et des structures explicitement racistes ? Mais ces débats ne sauraient être disqualifiés d’avance, par ignorance ou malhonnêteté. Condamner l’usage de mots permettant de rendre compréhensible le fonctionnement du racisme – les qualifier eux-mêmes de racistes ! – c’est détruire les outils intellectuels et politiques nécessaires à la lutte contre le racisme. En refusant des décennies de travaux scientifiques et en prétendant contrôler le vocabulaire de militants syndicaux, le ministre de l’Éducation outrepasse sa compétence et sa fonction.

    Les mots et les #concepts ne sauraient être condamnés au prétexte qu’ils permettraient de décrire une réalité politiquement inacceptable. Ils ne sauraient faire l’objet de plaintes devant un tribunal parce qu’ils mettraient en cause le fonctionnement d’un État ou d’une société, sous peine de jeter à bas toute prétention au #débat démocratique et scientifique.

    https://twitter.com/melusine_2

    https://seenthis.net/messages/647064 via Gastlag


  • Réédition d’un manuel écrit par des femmes, pour les femmes
    https://www.helloasso.com/associations/notre-corps-nous-memes/collectes/reedition-de-notre-corps-nous-memes
    https://www.helloasso.com/assets/img/uploads/ncnm-equipe1977-1510505378753-6024b4398f5543748e5a73cfbc6b96c1.jpg

    Aux États-Unis, en 1970, un collectif de femmes formé à Boston commence à diffuser une brochure intitulée Our bodies, ourselves

    Pour ces femmes, il s’agit alors de s’approprier leur corps pour mieux le connaître, dans toutes les étapes de la vie, de ne plus abandonner cette connaissance au seul monde médical ; et de s’adresser à l’ensemble des femmes. Ce qui n’était d’abord qu’une brochure devient un livre, réédité plusieurs fois : la dernière version américaine date de 2011.
    En France, en 1977, un autre collectif de femmes tente de le traduire avant de conclure que le contexte américain est trop loin de ce qu’elles vivent : il faut le réécrire, l’adapter

    Elles utilisent la même méthode (partir de leur propre vécu et des témoignages qu’elles récoltent) pour rapporter une multiplicité de voix et d’expériences. Ainsi, personne ne se place en surplomb, décrétant ce qui est normal et ce qui ne l’est pas, ou ce qui est moral ou ne l’est pas. Le livre sera publié en 1977, chez Albin Michel, sous le titre Notre corps, nous-mêmes.
    Réimprimé plusieurs fois, il reste un grand classique féministe, présent dans de nombreux plannings familiaux et transmis de mères en filles. Mais il est épuisé depuis bien trop d’années et n’a jamais été actualisé.

    Nous avons décidé d’adapter ce livre au contexte actuel

    Lorsque le livre est sorti en 1977, on ne parlait pas encore du sida, l’homosexualité était classée comme une maladie mentale, le terme « violences obstétricales » n’existait pas et le viol conjugal n’était pas reconnu. Aucune actualisation n’a été faite au fil du temps, sans doute avant tout parce qu’elle aurait représenté un travail immense pour des auteures quasiment bénévoles. Puis, dans les années 1980, on a vu fleurir des livres et manuels d’un autre genre, des « conseils santé » écrits par des experts et des médecins, qui ont peu à peu remplacé cette parole des femmes. Enfin, sont apparus les forums en ligne où il n’est pas toujours aisé de trouver une information fiable et dépourvue de jugement.

    Aujourd’hui, nous avons envie de rendre accessible une information fondée et bienveillante, de reconquérir ce terrain, de disposer d’un livre de confiance, qui soit transmissible à nos filles, nos sœurs, nos mères, nos amies, nos compagnes… dès l’adolescence et jusqu’à la vieillesse.

    Nous avons formé un collectif de dix femmes en variant les origines, les âges, les contextes sociaux, les orientations sexuelles et les vécus. Depuis un an, nous nous réunissons régulièrement pour écrire une nouvelle version de ce livre, qui aura pour ambition d’accompagner toutes les femmes dans les différentes expériences de leur vie (règles, sexualités, accouchements, ménopause, prise de conscience de son corps, choix de vie, travail...) et de les aider à se défendre contre les violences auxquelles elles pourraient faire face.

    Le livre paraîtra en septembre 2019 chez une nouvelle maison d’édition indépendante et féministe, Hors d’atteinte, dont les premiers titres sortiront dans un an.

    Mais pour ce travail colossal, nous avons besoin de votre soutien !

    Pour adapter le livre dans de bonnes conditions, nous avons besoin de moyens. Nos réunions mensuelles ont un coût, qui varie en fonction de nos lieux de résidence et de nos conditions matérielles d’existence, diverses. Le fait que nous soyons dix personnes démultiplie les frais, mais c’est le collectif qui fait la force de ce travail. Nous comptons donc sur votre soutien pour pouvoir avancer l’esprit libre...

    https://seenthis.net/messages/646765 via Panthère Première



  • Le vêtement comme seconde peau

    Brève biographie textile de Frida Kahlo

    Par Rachel Viné-Krupa

    http://jefklak.org/?p=4947
    Illustrations par Maud Guély

    Apparence et style vestimentaire riment-ils avec pure futilité ? L’œuvre et la vie de Frida Kahlo affirment l’inverse. Tout au long de sa carrière, l’artiste mexicaine a joué de sa propre image comme d’un véritable langage. C’est notamment en exposant ses propres meurtrissures corporelles et ses choix vestimentaires au moyen d’autoportraits qu’elle a sublimé/mis en scène ses écueils biographiques, et développé un discours politique questionnant la féminité ou la culture indigène de son pays.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/11/Une_FridaKhalo_JefKlak.jpg

    https://seenthis.net/messages/646221 via Jef Klak



  • A Berlin, la révolution anar et 2.0 des livreurs à vélo

    « De plus en plus crispés par leurs conditions de travail, les précaires à vélo de chez Foodora et Deliveroo s’organisent dans une lutte sociale 2.0, à base de groupes WhatsApp et de discussions Facebook, avec l’aide active d’un syndicat anarchiste. »

    http://www.liberation.fr/planete/2017/11/13/a-berlin-la-revolution-anar-et-20-des-livreurs-a-velo_1609702

    #Précarité #Travail #Anarchisme

    https://seenthis.net/messages/644948 via SerpentⒶPlumes


  • LANGUES DE FRONDE | Une émission féministe meufs, gouines, trans – tous les 2e lundis du mois à 18h sur FPP 106.3FM
    https://languesdefronde.noblogs.org

    Pour cette émission de novembre 2017, nous sommes allées à la rencontre de Aude et de Claire, membres de la nouvelle revue Panthère Première, créée en non-mixité.

    Elles nous racontent comment elles en sont venues à créer cette revue, leur volonté d’en faire un media accessible ; et nous livrent aussi leur article préféré. Nous émaillons l’émission de quelques extraits de la revue et de belles musiques !

    https://crabgrass.riseup.net/assets/423648/LDF13112017.mp3


    #audio #radio

    https://seenthis.net/messages/645278 via Panthère Première


  • Sur les ruines du futur

    Contre-récit de la révolution des textiles innovants à Roubaix

    Par Mickaël Correia

    http://jefklak.org/?p=4877

    À Roubaix, la zone de l’Union est l’ancien « cœur battant » de l’industrie textile française du XXe siècle. Grèves dans les usines, syndicalisme ouvrier, main-d’œuvre immigrée mais aussi restructurations et délocalisations ont animé ce quartier industriel et populaire jusqu’à ce qu’il devienne au début des années 2000 une des plus grandes friches industrielles du pays. Depuis maintenant près de dix ans, les élus et acteurs économiques locaux ont lancé un vaste chantier de réhabilitation de l’Union pour que la zone devienne à terme un pôle de compétitivité et d’innovation industrielle au service de la métropole lilloise. Symbole de ce projet titanesque, le Centre européen des textiles innovants, qui réunit start-ups, entreprises familiales et laboratoires de recherche, se veut le fer de lance de la future révolution textile. Entre projet de rénovation urbaine, relégation des ancien·nes ouvrier·es du textile et économie de l’innovation, reportage en quatre actes, quatre espaces, sur la friche de l’Union.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/11/Une_Aroubaix_JefKlak_OK2.jpg

    https://seenthis.net/messages/644937 via Jef Klak


  • Grièvement blessé au pied par les gendarmes à Bure, Robin témoigne
    https://reporterre.net/Grievement-blesse-au-pied-par-les-gendarmes-a-Bure-Robin-temoigne

    Le 15 août, des manifestants opposés à la « poubelle nucléaire » que l’État construit à Bure ont été la cible de la violence policière. Robin a eu le pied fracturé par une grenade offensive. Il témoigne. Et appelle à se rassembler contre les grenades « assourdissantes » et les violences policières, dimanche 10 septembre, à 14 h, devant la préfecture de Bar-le-Duc (Meuse). Je suis Robin. La personne qui a été gravement blessée au pied par une des nombreuses grenades que les gendarmes ont tirées à la manifestation (...)

    #Tribune

    / #Déchets_nucléaires, #Libertés

    « https://paris-luttes.info/suite-au-15-aout-a-bure-autopsie-8576?lang=fr »
    « https://vmc.camp/2017/09/07/dimanche-10-septembre-rassemblement-contre-les-violences-policieres-et-pour-li »
    « https://vmc.camp »


  • SOS d’un canin en détresse : #CQFDvivra !
    https://nantes.indymedia.org/articles/39092

    On le sait : les appels à soutien, c’est triste comme un jour sans vin. Et par les temps qui courent, c’est un peu trop tous les jours. Si on en est réduit, contraint et forcé, à cette extrémité, ce n’est pas par plaisir de la jouer lacrymal. Mais parce qu’il y a danger mortel pour le Chien rouge. Car oui : CQFD ne va pas bien. Du tout. paru dans CQFD n°159 (novembre 2017), par l’équipe de CQFD, illustré par Etienne Savoye, illustré par Vincent Croguennec

    #Médias #marseille

    https://seenthis.net/messages/643334 via nantes.indymedia.org


  • État d’urgence, État policier et loi de sécurité : table ronde avec cinq avocat·es
    https://archive.org/details/EtatDUrgence5AvocatsJefKlak

    « Depuis l’état d’urgence, il est devenu normal d’aller en prison pour ce qu’on pourrait faire, et non pour ce qu’on a fait » État d’urgence, État policier et loi de sécurité : table ronde avec cinq avocat·es Par Mathieu Rivat et Ferdinand Cazalis pour Jef Klak : http://jefklak.or....This item has files of the following types : Apple Lossless Audio, Archive BitTorrent, JPEG, Metadata

    #audio/opensource_audio #repression,_justice,_etat_d’urgence

    https://seenthis.net/messages/643376 via karacole


  • « Depuis l’état d’urgence, il est devenu normal d’aller en prison pour ce qu’on pourrait faire, et non pour ce qu’on a fait. »

    État d’urgence, État policier et loi de sécurité : table ronde avec des avocat·es

    Par Mathieu Rivat et Ferdinand Cazalis

    http://jefklak.org/?p=4853

    Dans nos parcours de militant·es ou dans notre vie quotidienne, on a de plus en plus souvent affaire à la police et à la justice. Les avocat·es peuvent alors se révéler d’important⋅es allié·es. Mais nous avons rarement le temps de discuter pour leur demander quel regard ils et elles portent sur leur métier. Jef Klak a mis autour de la table cinq avocat·es pénalistes du barreau de Paris, pour nous aider à y voir plus clair dans la période d’état d’urgence que nous venons de traverser et dans celle d’état d’urgence permanent où nous entrons.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/11/Une_Avocates_JefKlak_OK2.jpg

    Matteo : Selon la conception libérale classique, tout ce qui n’est pas interdit est permis. Aujourd’hui, nous sommes passés dans une doctrine prescriptive. Ce n’est pas « Il est interdit de marcher sur la pelouse », et à chacun de voir où et comment il marche, c’est « Il faut marcher comme ceci sur le chemin ». Nous vivons la régression d’un État de droit, certes imparfait, qui se mue en un État policier, avec une discipline prescrite des comportements des citoyens. Cela se double de mesures qui ne sont pas prises par un juge du siège, censé garantir le minimum de libertés, car appelé à juger sur la base de preuves après la commission d’une infraction, mais par les préfets et les services de renseignement, à titre préventif. Donc sans procédure ni débat contradictoire, et sans séparation des pouvoirs : le préfet, c’est la voix directe du gouvernement. Les pouvoirs du judiciaire passent donc dans les mains de l’exécutif, sous couvert de prévention du risque.

    Alice : Et à cela s’ajoute une moralisation des conduites : on va contrôler ton quotidien. Les fouilles de sacs et palpations pour « mesures de contrôle » sont devenues monnaie courante dans les lieux publics ou les magasins. Alors que ce n’est absolument pas permis par la loi, qui assimile la fouille des sacs à une perquisition et impose le respect d’une procédure précise. La violation de la loi par les agents de l’État ou de sécurité, sur ce point, est quotidienne, sans que cela pose problème. Si le droit était appliqué, il serait en certaines occasions protecteur, mais ce n’est pas le cas. Et cette longue habituation aux fouilles permanentes depuis Vigipirate (un dispositif d’« exception » en place depuis 1991 !) a permis de faire accepter la même chose à l’entrée des manifestations, et de se retrouver avec des procès pour port d’armes contre des gens qui avaient un tire-bouchon sur eux !

    https://seenthis.net/messages/643294 via Jef Klak


  • Nantes : Tétraplégique, il gagne en justice contre son fabricant de fauteuil électrique
    http://www.20minutes.fr/nantes/2134971-20170919-nantes-tetraplegique-gagne-justice-contre-fabricant-faute

    Cinq mois sans pouvoir descendre de chez soi. Ce mardi, Zig Blanquer, un Nantais tétraplégique de 37 ans, a gagné son combat symbolique. Le tribunal d’instance a en effet condamné son fabricant de fauteuil roulant électrique à lui verser 5.500 euros de dommages et intérêt. L’audience s’était déroulée au mois de septembre.

    De juin à novembre 2014, en raison d’une panne de son matériel, cet homme n’avait pas eu d’autre choix que de rester cloîtré chez lui, la procédure de réparation ayant traîné en longueur. Parce qu’aucun réel équipement de remplacement ne lui avait été fourni par le prestataire, il lui réclame aujourd’hui 7.940 euros de dommages et intérêts.
    Alité

    « Les délais de réparation de cette panne ont dépossédé M. Blanquer de la possibilité de mener sa vie, expliquait avant l’audience Gabrielle Gerll, membre du comité de soutien à l’autonomie technique des personnes handicapées, qui s’est créé pour dénoncer le cas de ce Nantais. Il est resté alité pendant cinq mois et tout s’est arrêté. Moralement et physiquement, c’était très violent, un cauchemar. »

    Car au-delà d’être son moyen de locomotion, le fauteuil en question permet à l’homme de changer de posture et relâcher ses tensions musculaires. Plusieurs appareils lui avaient été proposés « mais ce n’était pas approprié pour M. Blanquer, qui ne peut piloter qu’un mini joystick, avec un seul doigt », continue Gabrielle Gerll.

    « La société évoque une particularité de santé de mon client pour expliquer l’absence de matériel de remplacement, avait plaidé Me Stéphane Vallée, avocat du plaignant. Or, un fauteuil correspondant à ses besoins était tout à fait trouvable, plutôt que de le laisser sans équipement pendant plus de 140 jours. C’est écrit dans le Code de la santé publique, qui fixe l’obligation d’un prêt de matériel le plus proche possible du matériel initial. »

    « Nous attendons de la justice qu’elle reconnaisse le préjudice subi, afin que toute personne faisant face à ces problèmes récurrents de maintenance […] se sente légitime à faire valoir ses droits », indiquait le comité de soutien à l’autonomie technique des personnes handicapées. L’association indique avoir porté cette affaire auprès du défenseur des droits.

    https://seenthis.net/messages/643156 via mad meg