• L’impact des méga-navires - Agnès Stienne, Olaf Merk, Philippe Rekacewicz et Philippe Rivière
    https://visionscarto.net/l-impact-des-mega-navires
    https://visionscarto.net/local/adapt-img/2048/10x/local/cache-vignettes/L3200xH2095/18905774121_7325-be193.jpg?1508392858
    https://visionscarto.net/local/adapt-img/2048/10x/local/cache-vignettes/L3000xH2340/18715221648_4e6b-70342.jpg?1508392860

    L’International Transport Forum, une unité de recherche de l’OCDE, a publié en mai 2015 un rapport sur « L’impact des méga-navires », piloté par Olaf Merk (PDF). Nous en reprenons ici les principaux graphiques

    #mer #transport_maritime #cartographie #megaships

    https://seenthis.net/messages/638268 via visionscarto


  • Pour celles et ceux qui souhaitent nous soutenir contre DEFEND EUROPE – Blog YY
    http://blogyy.net/2017/10/18/pour-celles-et-ceux-qui-souhaitent-nous-soutenir-contre-defend-europe
    http://blogyy.net/wp-content/uploads/2017/10/jean-jacques-rue-yannis-youlountas-defend-europe-identitaire-generation.jpg

    Vous le savez : les fascistes de Defend Europe ont décidé de se venger, deux mois après l’échec total de leur grand périple chevaleresque sous les auspices de Charles Martel qui a finalement tourné au feuilleton comique de l’été.

    POUR CELLES ET CEUX QUI SOUHAITENT NOUS SOUTENIR CONTRE DEFEND EUROPE

    En effet, les chefs identitaires ont décidé de faire deux exemples :
    1- en m’attaquant en Justice, en tant que membre du réseau antifasciste Defend Mediterranea qui s’est activé contre eux ;
    2- en attaquant également mon ami Jean-Jacques Rue qui a partagé et commenté avec sa verve habituelle l’une de mes publications.

    Notre procès aura lieu le 18 décembre à Nice. Trois des principaux responsables de Defend Europe nous poursuivent : Robert Timm, Clément Galant et Lorenzo Fiato, co-fondateurs de la première croisière en Méditerranée pour identitaires allemands, français et italiens, mais bof, sans escale nulle part, les toilettes bouchées, le réservoir de carburant plein de flotte et une vitesse moyenne inférieure à celle d’une trottinette

    Ces animateurs de colo façon croisade en canoé nous demandent des sommes astronomiques : plus de 30 000 euros de dommages et intérêts (auxquels il faut ajouter les amendes, le remboursement de leurs frais de Justice, et puis le règlement des nôtres, bien sûr).

    Leur but semble triple :
    1- s’offrir une revanche judiciaire dans une ville qui leur semble favorable, où Estrosi passe pour un gauchiste et Vauzelle pour un anarcho-autonome.
    2- se faire encore plus de fric, en plus des tee-shirts bleu chiotte et du fachothon de départ.
    3- cogner deux ennemis fauchés tout en fichant la trouille aux autres (je sens que plus personne va oser partager mes publis).

    Peut-être espèrent-ils ainsi me prendre le fourgon et la caméra, car ils savent que j’aide aussi des migrants sur d’autres terrains (convois solidaires, films…).

    Du coup, pour nous aider à nous défendre, un comité de soutien vient d’être créé, ce soir, avec pour première décision de lancer un pot commun :
    https://www.lepotcommun.fr/pot/hvfshv5n

    Merci à Annick et Eric Sirvin, mes vieux compagnons de lutte qui vont s’en occuper, avec Sandrine, Maud et quelques autres.

    Heps, les fachillons ! Nous aussi on a du monde qui nous soutient et c’est pas demain la veille qu’on va se laisser intimider par vos heaumes et vos étendards. Car sous vos armures en carton, il n’y a que des trouillards compulsifs qui ont simplement peur de la différence et qui en ont fait leur fond de commerce.

    Rendez-vous le 18 décembre !

    Yannis Youlountas

    #GUD #fascisme #Defend_Europe #C-Star

    https://seenthis.net/messages/638255 via Val K.


  • « Comment se fait-il que ces salauds d’ouvriers ne font pas ce que dit le Parti ? »

    Culture de base, refus du travail, ouvrier-masse et grèves métropolitaines dans l’Italie d’après-guerre.

    Entretien avec l’équipe de traduction de La Horde d’or (Partie 1/3)

    Par Bruno Thomé, Claire Feasson et Duccio Scotini

    http://jefklak.org/?p=4581

    Livre d’histoires et d’analyses politique, boîte à outils, auto-enquête, recueil de chansons, collection de tracts, livre partisan qui ne dit jamais « je » mais donne à entendre des centaines de voix, L’Orda d’oro est à ce jour le seul livre qui évoque aussi complètement la foisonnante inventivité sociale, théorique, culturelle et langagière de l’Italie des années 1960-1970. Et il aura fallu attendre le printemps 2017 pour retrouver cette histoire en hexagone, grâce à la traduction aux éditions de l’Éclat, enrichie par le collectif de traduction, d’un appareil de notes indispensable au lecteur français.
    En ces temps de crise « créative, politique, et existentielle », Jef Klak a décidé de mener trois entretiens avec les traducteurs et traductrices afin de parcourir avec eux cette période fondatrice de notre présent, inspirante pour nos luttes.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/10/Une_OrdaDoro_JefKlakBAT.jpg

    Affirmer, comme le fait ce livre, que le mouvement, c’est aussi la chanson sociale, les dissidences intellectuelles, les expériences contre-culturelles, les manières de vivre, etc., c’est rappeler que l’organisation politique échappe à la mainmise du Parti et passe par tous les domaines de la société : école, église catholique, musique, magistrature, médecine, psychiatrie, production éditoriale, etc. Cela permet de retracer une contre-histoire de l’organisation politique au sens large.

    https://seenthis.net/messages/638242 via Jef Klak


  • Marseille va construire 34 écoles via un partenariat public-privé

    https://www.la-croix.com/Famille/Education/Marseille-construire-34-ecoles-via-partenariat-public-prive-2017-10-16-120

    Si la décision de rebâtir ces établissements fait l’unanimité chez les élus de droite comme de gauche, la forme juridique retenue par l’équipe municipale, un partenariat public-privé, interroge. La procédure permet à une collectivité de déléguer à un groupe privé la construction et la gestion d’équipements publics sur une durée pendant laquelle la collectivité verse un « loyer », avant de récupérer le site en fin de contrat. Marseille versera ainsi aux promoteurs retenus 41 millions d’euros annuels durant vingt-cinq ans. Montant global de l’enveloppe : un milliard d’euros. « C’est le meilleur choix » et la garantie « de bonnes réalisations à des prix et des délais respectés », assure Roland Blum, adjoint chargé des finances, qui a piloté le dossier.
    Au sein de l’opposition, le recours à un partenariat public-privé (PPP) rencontre une franche hostilité. « Nous n’aurions pas besoin d’une réponse dans l’urgence si on n’avait pas laissé pourrir la situation depuis plus de vingt ans, pique Benoît Payan, le président du groupe PS au conseil municipal. Pour sauver ces écoles, il va falloir faire exploser notre dette (…) et réaliser la plus grande augmentation d’impôts de ces 30 dernières années. » Les socialistes regrettent également la possibilité offerte aux promoteurs d’utiliser l’emprise foncière autour des futurs bâtiments scolaires pour des « opérations immobilières connexes ».

    https://seenthis.net/messages/637712 via Jef Klak


  • Poing par poing, une éducation populaire

    École sauvage et travailleurs organisés

    Par Alexane Brochard

    http://jefklak.org/?p=4556

    La grande crise argentine, qui a frappé le pays entre 1998 et 2002, n’a pas seulement généré de la sueur, du sang et des larmes. L’épisode a aussi été l’occasion de multiplier les expérimentations passionnantes. Parmi elles, les ouvertures d’écoles populaires, initiées en 2004 à Buenos Aires avant d’essaimer dans les autres grandes villes, sont indissociables des célèbres transformations d’entreprises en coopératives par leurs ouvriers. Car c’est souvent dans les locaux des usines récupérées que les professeurs et militants de l’éducation populaire donnent leurs cours. Et c’est très largement à destination des ouvriers qu’ils dispensent leur enseignement. Rencontre avec Fernando Lazaro et Ezequiel Alfieri, deux militants pédagogiques ayant participé à l’ouverture de l’école de la Maderera Cordoba, une usine de bois récupérée par ses travailleurs en 2002. Une occasion de découvrir, à travers cet établissement hors normes de quatre-vingt-dix élèves, le mouvement dans lequel il s’inscrit.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/10/Une_e%CC%81ducationPopulaire_JefKlak.jpg

    https://seenthis.net/messages/637694 via Jef Klak


  • Éloge du quatre pistes

    King Tubby & Lee « Scratch » Perry : le gros son du ghetto

    Par Bruno Le Dantec

    http://jefklak.org/?p=4549

    Peu de musiques ont incarné l’esprit d’un lieu comme l’a fait le « son du ghetto » – qu’on le nomme ska, rocksteady, reggae ou dub –, devenu en Jamaïque, dixit Lloyd Bradley, « une obsession nationale ». « J’aimais jouer aux dominos, j’aimais danser. Je n’ai jamais aimé travailler, parce que je ne souhaite à personne d’être esclave », professe Lee « Scratch » Perry, ce petit gars originaire de l’arrière-pays, où l’extraction intensive de roches de bauxite chassait des milliers de paysans. « J’aime être travaillé dans mon esprit. J’ai bossé deux semaines dans une carrière et le bruit des pierres m’a inspiré. J’ai entendu des rythmes, j’ai entendu des mots, et ces mots m’ont poussé vers la ville. » Mais l’inspiration n’est pas que divine et ce faux paresseux de Perry va le prouver. « La véritable créativité est le sous-produit d’un type de maîtrise qui s’obtient au terme de longues années de pratique », écrit Matthew Crawford dans son Éloge du carburateur , qui oppose le savoir-faire artisanal à l’appauvrissante aliénation du monde industriel. Et les studios d’enregistrement de Kingston avaient plus à voir avec un atelier mécanique de Bamako qu’avec une chaîne de montage Ford…

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/10/Une_LeeScratchPerry_JefKlak.jpg

    https://seenthis.net/messages/637275 via Jef Klak


  • Invitation : ateliers d’autoformation à la Générale du 13 au 15 octobre

    https://paris-luttes.info/invitation-ateliers-d-8852

    1. Création d’un livre : sur la violence policière pour penser et porter la question au-delà de nos cercles, un recueil sensible de différents parcours, avec un soin particulier sur la forme.
    2. Cortège de tête : formation au déplacement collectif, coordination des collectifs dans les actions et manifestations, créer un espace organisé et accueillant au sein du cortège de tête. [avec le groupe anarchiste Alhambra]
    3. Tête-à-tête avec un flic : se retrouver face aux flics, arrêté.e.s dans une action, convoqué.e.s au commissariat, interrogé.e.s en audition... Quelle préparation ? Quelles attitudes ? Quels outils se construire ? S’y entraîner concrètement pour se rendre compte des pièges et stratégies policières.
    4. Atelier de création d’affiches et autres visuels & détournements Radio : atelier et direct
    5. Dessinatrice publique : Histoires de rencontres avec la police racontées en bande-dessinée

    https://paris-luttes.info/home/chroot_ml/ml-paris/ml-paris/public_html/IMG/jpg/invitation_recto2_-jpeg_-3.jpg

    https://seenthis.net/messages/636779 via Jef Klak


  • La répartition des tâches entre les femmes et les hommes dans le travail de la conversation
    https://infokiosques.net/imprimersans2.php?id_article=239
    http://2.bp.blogspot.com/-TUxqJ0ydD6g/Ua1aL6sPXiI/AAAAAAAAuQw/KpfM2dgmh3U/s1600/Toilette+double.png

    Contrairement à l’impression première que l’on a, la conversation n’est pas une activité à laquelle on se livre spontanément ou inconsciemment. Il s’agit d’une activité structurée, ne serait-ce que par son ouverture, ses séquences et sa fermeture, et elle a besoin d’être gérée par les participant-e-s.

    Nous parlerons indifféremment de conversations, de dialogues ou de discussions pour faire référence à tout échange oral. Nous les caractériserons par le fait qu’aucun scénario n’en a été fixé à l’avance et que ces conversations sont en principe égalitaires, à la différence des entretiens dirigés, des cérémonies ou des débats. Nous allons donc nous intéresser à la gestion du dialogue mixte au regard du genre des personnes impliquées. Ainsi, nous verrons que les pratiques conversationnelles sont dépendantes du genre et nous en chercherons les conséquences sur le déroulement de la conversation.

    La conversation est une forme fondamentale de communication et d’interaction sociale et, à ce titre, elle a une fonction des plus importantes. Elle établit et maintient des liens entre les personnes, mais c’est aussi une activité « politique », c’est-à-dire dans laquelle il existe des relations de pouvoir. Dans une société où la division et la hiérarchie des genres est si importante, il serait naïf de penser que la conversation en serait exempte. Comme pratique sur laquelle nous fondons notre vie quotidienne, elle ne peut que refléter la nature genrée de la société. Nous nous demanderons si, au-delà du fait d’être un miroir de la société, elle ne réactive et ne réaffirme pas à chaque fois les différences et les inégalités de genre.

    #femmes #genre #conversation
    @mona

    https://seenthis.net/messages/630313 via mad meg



  • #Manif10octobre #Nantes #GameOfTags: «COMISSION MURS ET PEINTURE»
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/36920729794

    Flickr

    https://farm5.staticflickr.com/4499/36920729794_5c46f81001_m.jpg

    ValK. a posté une photo :

    Manifestation unitaire pour la Fonction Publique, contre la Loi Travail XXL et l’État d’Urgence permanent, Nantes le 10 octobre 2017. Suivi en direct par Radio Cayenne sur nantes.indymedia.org/articles/38758 Rappel, mes photos sont pour la lutte et les #médiaslibres, pas permettre aux mainstream ou réseaux sociaux de se faire du blé... merci !

    https://seenthis.net/messages/636501 via Val K.



  • « Les documents de la CIA parlent de population “afro-indienne négligeable” »

    USA : le cas colonial de Chagos
    Entretien avec l’anthropologue David Vine

    Par Sébastien Bonetti et S. Jean-Nöel Pierre

    http://jefklak.org/?p=4514

    « L’histoire de la base américaine de Diego Garcia et du cruel déplacement des habitants des Chagos a longtemps été caché au grand public. Nous avons une dette envers David Vine d’avoir révélé au grand jour cette histoire », explique Howard Zinn, en quatrième de couverture du livre Island of Shame . L’archipel des Chagos est un ensemble de cinquante-cinq îles situé dans l’océan Indien. Il abrite l’une des plus grandes bases militaires des États-Unis hors de son territoire (c’est notamment de là que partent les avions et autres navires vers l’Irak et l’Afghanistan). Pour travailler sur la tragédie qu’ont vécue ses habitants, violemment déportés, pour faire place aux soldats, à l’île Maurice et aux Seychelles, David Vine a vécu un an et demi à l’île Maurice. De retour dans son pays, ce professeur en anthropologie à l’université de Washington DC a publié en 2008 sa thèse sous le titre d’ Island of Shame ( L’Île de la honte ).

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/10/Une_Chagos_JefKlak.jpg

    https://seenthis.net/messages/636613 via Jef Klak


  • Les Inrockuptibles et Cantat ; de l’#impunité face aux #féminicides - Crêpe Georgette
    http://www.crepegeorgette.com/2017/10/10/cantat-feminicide

    Oh les hommes français, qu’ils soient de gauche ou de droite, aiment à corner qu’ils aiment les femmes en grands poètes de l’amour courtois qu’ils sont.
    Les femmes françaises se bercent de cette douce illusion et chacun de croire que c’est de l’amour si typiquement français que d’infliger tant de coups que le visage devient violet, que le nez éclate, qu’on finisse dans le coma, qu’on meure.
    Chacun finit par croire à la fable de l’homme brisé qui a voulu mourir tant il regrettait. Il ne regrettait pas au point de ne pas qualifier Marie Trintignant d’"hystérique" pendant le procès toutefois. Il ne regrettait pas au point de ne pas inventer une fable où il l’aurait poussée et où elle aurait heurté un radiateur ; thèse que le rapport d’autopsie a mise à mal. Il ne ne regrettait pas au point de ne pas laisser ses avocats fouiller dans le passé de Marie Trintignant afin de voir si elle n’avait pas le crâne fragilisé ce qui aurait pu expliquer qu’elle meure sous ses coups. Il ne regrettait pas au point de ne pas écrire de minables chansons sur le sujet pour chouiner sur son sort. Il ne regrettait pas au point de ne pas avoir la décence de taire son chagrin qu’il est bien le seul à avoir provoqué. Mais nous vivons dans un monde si tolérant envers les violences faites aux femmes qu’on en vient à plaindre un homme qui dit souffrir après avoir massacré sa compaagne. Et on parle bien ici de massacre, le mot n’est pas trop fort.

    https://seenthis.net/messages/636495 via Agnès Maillard


  • From Aggressive Overtures to Sexual Assault: Harvey Weinstein’s Accusers Tell Their Stories
    https://www.newyorker.com/news/news-desk/from-aggressive-overtures-to-sexual-assault-harvey-weinsteins-accusers-te

    In the course of a ten-month investigation, thirteen women interviewed said that, between the nineteen-nineties and 2015, Weinstein sexually harassed or assaulted them.

    https://seenthis.net/messages/636541 via Arnaud Ferrat



  • La Catalogne entre deux feux
    Par Martin Garrigue

    Suivi de
    « Indépendance : bien au-delà d’un État en soi »
    Par Ivan Miró

    http://jefklak.org/?p=4503

    Dimanche 1er octobre, jour du référendum pour l’indépendance de la Catalogne, jugé illégal par le Tribunal constitutionnel de l’État espagnol, plus de deux millions de Catalan.es se sont rendu.es aux urnes, accueilli.es par de violentes charges policières. Les déclarations du président Mariano Rajoy « fier de l’action de la police », celles du roi (« Le problème en Catalogne, c’est les indépendantistes ») et le soutien des socialistes libéraux et journalistes d’État creusent encore le fossé. Face aux aspirations à l’autodétermination, les autorités espagnoles refusent tout dialogue et cherchent à imposer le statu quo par la force. Pour comprendre ce qui s’est passé ces derniers jours, voici le témoignage d’un français qui a vécu les événements depuis Barcelone, suivi de la traduction d’un article datant de 2012, montrant deux visions de l’indépendance qui coopèrent et s’affrontent tour à tour : social-libéral versus libertaire-révolutionnaire.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/10/Une_Catalogne_JefKlakoK.jpg

    Pour beaucoup de collectifs et de personnes impliquées dans les luttes sociales en Catalogne, les contradictions de ce mouvement ne manquent pas. Le patriotisme nous est particulièrement étranger. Voir des marées de drapeaux aux couleurs de la Catalogne est pénible, surtout quand ceux-ci servent à cacher les différences de classe qui traversent la société locale. Se retrouver dans la rue avec des gens de droite est plutôt bizarre, voire franchement désagréable. On a souvent peur d’être les idiot.es utiles de la construction d’un nouvel État qui sera probablement aussi corrompu que les autres. Les politiciens indépendantistes ont besoin de la mobilisation de rue, mais sont effrayés par un débordement possible sur leur gauche, et surtout désireux de garder le contrôle sur ce mouvement populaire si divers et chaotique. Pour garder la main, ils en appellent en permanence au seny , ce mélange de bon sens et de modération censé caractériser les Catalan.es. Pour les partisans du nouvel ordre catalan, le seny serait même le fondement de la construction du pays sur un modèle de démocratie libérale, intégré à (et sauvé par) l’Union Européenne.

    Dans un même mouvement, les politiciens et journalistes mainstream de Barcelone tentent par tous les moyens de construire l’unité patriotique. Et s’indignent des violences de la Guarda Civil, tout en glorifiant la police catalane – pourtant bien connue pour sa brutalité au cours des luttes sociales de ces dernières années. C’est la bataille pour ce qu’on appelle ici el relat : le récit de l’histoire, celle qui restera la version officielle. La référence permanente à Ghandi, Mandela et Luther King participe de la construction de ce mythe. Ceci est fortement alimenté par la peur compréhensible que la situation tourne à la guerre civile, ce que personne ne veut ; ou plutôt à l’occupation militaire du pays, ce que tout le monde craint.

    Malgré ces contradictions, une grande majorité des militant.es a décidé de s’impliquer dans la résistance populaire. Comme le disait un camarade sur un des nombreux points de blocage de la grève générale : « Si on reste à la maison, ce mouvement provoquera un changement seulement institutionnel. Mais si on s’en mêle, avec la force qu’ont nos réseaux anticapitalistes sur tout le territoire, on aura forcément une incidence sur les événements. Pour nous, c’est dans la rue et depuis la base que les choses se jouent. » Comme dit le slogan le plus repris de ce mouvement, hérité directement des mouvements squat et antifascistes : « Els carrers seran sempre nostres ! »

    https://seenthis.net/messages/636029 via Jef Klak


  • « Le mot “sécurité” arrête la communication des êtres, des espaces et des expériences »

    Jacques Rancière rencontre Jef Klak et « Cortège de tête »
    Par Jef Klak
    Avec le concours de Thierry Gaubert

    http://jefklak.org/?p=4474

    Jef Klak s’efforce de faire se côtoyer des réalités hétérogènes. Comme ce 11 avril 2017, quand le collectif de la revue a invité le philosophe Jacques Rancière à s’exprimer après une lecture-théâtre parlant du Cortège de tête 1 durant les manifestations contre la loi Travail de 2016. Au cours de cette soirée dans l’institutionnel lieu culturel de La Gaîté Lyrique à Paris, des personnes bloquées à l’entrée par les vigiles et l’administration du lieu ont interrompu les discussions. Celles et ceux à l’intérieur sont intervenues pour faire rentrer une partie du public aux portes. Non sans esclandre. Voici donc les paroles de Jacques Rancière ce soir-là, répondant aux questions préparées par Jef Klak, et improvisant face à celles posées par la situation.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/10/Une_Ranciere_JefKlak2-1.jpg

    La loi Travail, c’est quoi ? C’est une loi qui dit : le travail, désormais, ce sera un truc que chacun gérera à sa façon. C’est-à-dire que le travail ne sera au fond qu’une forme d’existence individuelle. Jusqu’ici, le travail était une chose collective et non individuelle, et cela pesait dans l’existence d’un mouvement révolutionnaire. Les syndicats sont en quelque sorte les héritiers de cette histoire-là.

    En même temps, une tension apparaît, il y a un cortège qui dit : « On en a marre, on ne veut plus défiler derrière les syndicats, derrière les sonos, c’est pas beau, ça sert à rien. » Et ce cortège de tête s’impose en brisant la tradition des services d’ordre. Ce n’est pas une nouveauté dans l’absolu, parce qu’après tout, des bagarres pour savoir qui va marcher en tête dans les manifs, il y en avait déjà en 1968. La nouveauté, c’est que ça s’est nommé « cortège de tête ». Je ne pense pas que cette idée existait avant. Tout d’un coup, il y a quelque chose comme une bascule : sur un terrain de lutte qui normalement était le terrain des syndicats, il y a un groupe qui se désigne par le fait qu’il est là, qu’il se place en tête, qu’il met ses gestes et son action en tête.

    Il y a comme une bipolarité : d’un côté, des gens qui ont une certaine légitimité – en quelque sorte historique, institutionnelle –, et de l’autre côté, des gens qui passent devant, qui leur marchent sur les pieds. Ça veut dire aussi qu’on est dans une sorte de rapport, qu’on connaît bien, de parasitisme. Les syndicats mènent toujours la danse, mais ne sont plus en tête de cortège.

    https://seenthis.net/messages/635053 via Jef Klak


  • allez jeune fainéant si tu veux pas rester chômeur c’est 2,93€ de l’heure

    Collectif des Livreurs Autonomes Parisiens (Clap75) :

    Joli message de @Deliveroo_FR pour inviter les livreurs dilettantes à remonter en selle.
    C’est sûr qu’à ce tarif là...
    #HonteDeRien

    https://twitter.com/_CLAP75/status/915299090266763264

    https://pbs.twimg.com/media/DLPKESvWsAIFC1p.jpg

    #précarité

    https://seenthis.net/messages/634647 via colporteur


  • PANTHERE PREMIERE
    http://pantherepremiere.org

    Félin pour l’autre

    Imaginer une revue qui s’appelle Panthère Première, c’est se retrouver en février 2016 à Marseille et se dire qu’on a envie de se lancer dans cette aventure toutes ensemble, celles qui s’étaient connues autour d’autres revues et celles qu’on rencontrerait chemin faisant. C’est se dire, oui, une revue mais pas n’importe comment : en réunissant des équipes éditoriale et technique non-mixtes pour s’essayer à d’autres manières de travailler ; en ouvrant nos colonnes aux plumes qui se font trop discrètes ; en réfléchissant à une économie de la revue qui nous offrirait les moyens matériels nécessaires à une production de qualité et qui ne reposerait pas entièrement sur le bénévolat.

    Concevoir une revue qui s’appelle Panthère Première, c’est commencer par lister des titres de rubriques absurdes et enchaîner les jeux de mots carnassiers avant de s’accorder, en mai 2016, sur l’idée d’une revue généraliste et féministe qui s’intéresse aux différentes manières dont le personnel est politique. C’est décider d’explorer, d’un numéro à l’autre, les intersections entre ce qui est communément renvoyé à la sphère du privé – famille, enfance, habitat, corps ou sexualités – et les sphères systémiques – État, marché, travail… – en partant du principe que les formes de domination, de résistance et de créativité s’ancrent et se pérennisent dans ces plis. C’est adopter une ligne éditoriale qui reconnaît que les expériences vécues peuvent faire l’objet de questionnements critiques.

    Éditer une revue qui s’appelle Panthère Première, c’est lancer ce premier numéro en s’intéressant à la portée subversive des actes de langage dans notre dossier Quiproclash ! C’est penser que le papier n’est pas une tour d’ivoire ; se laisser toucher et prendre position, s’engager au-delà de la publication et espérer vous toucher aussi car, chère lectrice, cher lecteur, nous sommes, au fond, certainement félin pour l’autre.

    https://seenthis.net/messages/634546 via Panthère Première


  • Dommage à la Catalogne

    https://quartierslibres.wordpress.com/2017/10/02/dommage-a-la-catalogne

    https://quartierslibres.files.wordpress.com/2017/10/maxresdefault.jpg?w=490

    On pourrait bien sûr s’interroger sur l’intérêt que les classes populaires catalanes auraient à avoir leur propre État, leurs propres patrons, leurs propres milices nationales : l’exploitation en catalan ne sera pas forcément moins dure qu’en castillan. En revanche, si on avait encore des doutes, l’intervention d’hier permet de comprendre pourquoi une majorité d’entre eux ne veut plus rien avoir à faire avec l’État espagnol. Les relations entre la Catalogne et la monarchie espagnole ont historiquement toujours été compliquées ne peuvent tenir que si les conditions d’une large autonomie de la Catalogne historique est assurée. A chaque fois que le pouvoir centraliste espagnol a voulu imposer sa volonté de manière autoritaire, les Catalans ont rappelé qu’ils entendaient décider de leur destin eux-mêmes. C’était vrai en 1640, c’était vrai pendant la république espagnole, dans les années 1930, sous le franquisme et ça l’est toujours aujourd’hui.

    Hier soir, les franquistes fêtaient à Madrid, le bras tendu, les coups de matraques et les confiscations d’urnes ordonnées par Rajoy et appliqués avec zèle par ce qui ne peut plus apparaître que comme des forces d’occupation espagnole en Catalogne. Le tout au son du « Cara al sol », l’hymne de la Phalange, sans que personne ne trouve à y redire, alors que cela relève clairement de l’apologie de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, la répression franquiste en Catalogne et dans le reste de l’Espagne ayant fait des dizaines de milliers de morts.

    https://seenthis.net/messages/634259 via Jef Klak


  • Only anarchists are pretty
    Balade sonore avec The World/Inferno Friendship Society

    Par Paulin Dardel
    2 octobre 2017

    « Après toutes ces années à vivre dans la peur, je me fous de la bombe et du reste. Après toutes ces années à m’inquiéter pour ma vie, j’ai enfin commencé à m’amuser – et les seuls à s’en plaindre sont mes créanciers et mes propriétaires. Et vous savez quoi ? Qu’ils aillent se faire foutre. Désolé si ça les dérange, mais les papillons qui vivaient dans mon estomac se sont envolés en passant par ma gorge, et ils ont appris à aimer l’air libre. » Il se peut que ces paroles de la chanson « Please my Favorite don’t be Sad » représentent à elles seules la philosophie de l’inclassable groupe de Brooklyn The World/Inferno Friendship Society (WIFS)…

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  • Entretien avec Jean-Baptiste Malet
    « Raconter le capitalisme à travers la tomate »

    http://cqfd-journal.org/Raconter-le-capitalisme-a-travers

    paru dans CQFD n°157 (septembre 2017), rubrique Le dossier, par Christophe Goby, illustré par Baptiste Alchourroun

    http://cqfd-journal.org/IMG/jpg/-194.jpg

    Les Chinois tiennent désormais 90% du marché du concentré de tomates en Afrique de l’Ouest, où ils écoulent des boîtes de concentré frelaté, coupé à l’amidon, au dextrose, à la fibre de soja et aux colorants rouges – car la pâte qu’ils retravaillent est souvent noire : « l’encre noire », la pire qualité de concentré sur le marché mondial. Les additifs des boîtes de concentré frelaté ne sont pas indiqués sur les étiquettes. J’ai enquêté en Chine et en Afrique sur ce scandale, qui concerne tout le continent africain.

    Les institutions financières internationales ont voulu imposer le néolibéralisme à l’Afrique. Résultat ? Des usines qui hier transformaient sur place des tomates pour nourrir les Africains ferment du jour au lendemain, à cause de la concurrence déloyale de la pâte chinoise. De jeunes producteurs de tomates sénégalais ou ghanéens, ruinés, partent vers l’Europe. J’ai aussi rencontré de nombreux migrants cueilleurs de tomates dans les vastes bidonvilles du sud de l’Italie. Certains cueillaient hier des tomates dans leur pays. Désormais, ils sont encadrés par la criminalité organisée et récoltent les « tomates pelées » que nous retrouvons, en boîte, dans les supermarchés.

    https://seenthis.net/messages/634125 via Jef Klak


  • Dret a decidir | Ferdinand Cazalis
    https://jefklak.org/?p=4321

    Mariano Rajoy voit rouge. Et jaune. Et encore rouge. Et encore jaune… Mercredi 20 septembre, le chef de l’État espagnol a pris la décision que la plupart des catalan.es ne pensaient pas possible la veille encore : employer la force militaire pour empêcher le référendum sur l’indépendance de la Catalogne prévu le 1er Octobre prochain. Source : Jef Klak

    https://seenthis.net/messages/633942 via Rezo


  • #Viol d’un #enfant : « notre loi protège les agresseurs »
    https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/23019-Viol-d-un-enfant-notre-loi-protege-agresseurs/amp
    https://www.pourquoidocteur.fr/media/article/stock-image-33304471-m-2015-1506531459.jpg

    Un enfant ne veut pas d’un acte sexuel. Les gens n’ont pas le courage de se représenter une fillette de 11 ans avec un pénis d’adulte dans la bouche. Ils ne veulent pas imaginer ce qu’est le vagin d’une petite fille, pénétré par celui d’un adulte de 28 ans. Il y a un déficit de la représentation. Pourtant, dit comme ça, c’est assez clair ?

    Toute l’attention est fixée sur le consentement de cette fillette. On ne met pas le projecteur sur l’adulte de 28 ans, père de deux enfants. Lui savait parfaitement ce qu’il faisait. Il s’agit ni plus ni moins de #pédocriminalité.

    https://seenthis.net/messages/633820 via Agnès Maillard


  • Plérin. EDF lui coupe le courant, son fauteuil ne peut plus avancer
    https://www.ouest-france.fr/bretagne/plerin-22190/cotes-d-armor-edf-lui-coupe-le-courant-son-fauteuil-ne-peut-plus-avance

    Une habitante de Plérin (Côtes-d’Armor), atteinte de myopathie, n’a plus de courant depuis mardi. En raison de factures impayées, EDF a coupé son compteur. Elle ne peut plus utiliser son fauteuil électrique.

    Elle est assise dans la pénombre. À quelques mètres d’elle, son fauteuil électrique. Hors-service. « Je ne peux plus l’utiliser », se désole cette femme de 60 ans, atteinte de myopathie. Et pour cause, depuis lundi, cette habitante de Plérin n’a plus d’électricité. « J’ai découvert qu’EDF me l’avait coupée en rentrant de l’hôpital, poursuit-elle. Or, sans courant, je ne peux pas recharger mon fauteuil. »

    Cette Plérinaise de 60 ans n’a plus d’électricité depuis mardi. Cette Plérinaise de 60 ans n’a plus d’électricité depuis mardi.

    Une habitante de Plérin (Côtes-d’Armor), atteinte de myopathie, n’a plus de courant depuis mardi. En raison de factures impayées, EDF a coupé son compteur. Elle ne peut plus utiliser son fauteuil électrique.

    Elle est assise dans la pénombre. À quelques mètres d’elle, son fauteuil électrique. Hors-service. « Je ne peux plus l’utiliser », se désole cette femme de 60 ans, atteinte de myopathie. Et pour cause, depuis lundi, cette habitante de Plérin n’a plus d’électricité. « J’ai découvert qu’EDF me l’avait coupée en rentrant de l’hôpital, poursuit-elle. Or, sans courant, je ne peux pas recharger mon fauteuil. »

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    La sexagénaire a bien essayé d’appeler à plusieurs reprises le fournisseur. Sans succès : « On me fait toujours la même réponse : « débrouillez-vous ! » » Sur la table du salon, quelques lettres de relance sont étalées. « Vous voyez, j’ai payé 173 € en septembre, montre-t-elle. Pour me rétablir le courant, EDF me réclame encore 149 €. Mais je ne les ai pas ! »

    « 810 € par mois, c’est indigne ! »

    Avec un peu plus de 810,89 € mensuel d’allocation adulte handicapé (AHH), cette Costarmoricaine peine à boucler ses fins de mois. « Comme beaucoup d’autres handicapés, je vis au-dessous du seuil de pauvreté. C’est indigne ! »

    Son prochain versement ne devrait tomber que le 6 octobre : « D’ici là, je n’ai pas de solution… À part ramper ! »EDF, de son côté, rappelle que la cliente a une dette importante : « Ses impayés s’accumulent depuis la fin de la trêve hivernale. Nous avons établi un échéancier avec elle mais elle ne le respecte pas. Nous l’avons aussi orientée vers les services sociaux. »

    « Une mesure de dernier ressort ! »

    Avant d’insister : « On ne coupe pas l’électricité comme ça ! C’est vraiment une mesure de dernier ressort. Mais nous allons refaire le point sur ce dossier. »

    Dans son canapé, la Plérinaise repense, elle, à l’annonce du gouvernement : « L’allocation adulte handicapé va augmenter de 50 € en décembre 2018. » Et conclut : « En attendant, c’est galère ! »

    Trouvé sur touiter, le festival des horreurs... Et Ouest France de conclure l’article sur l’augmentation de l’#AAH annoncée par le gvt (le chiffre cité est celui du taux plein)

    #dette #EDF

    https://seenthis.net/messages/633553 via colporteur