• Mai 2017 : Bison Futé, route des Chicanes (D281), sur la zad #NDDL
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/39557905052

    Flickr

    https://farm5.staticflickr.com/4761/39557905052_6a84d3b5fa_m.jpg

    ValK. a posté une photo :

    Zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes, le 17 avril 2017. +> Infos, appels : zad.nadir.org & www.acipa-ndl.fr ++> toutes les photos : www.flickr.com/photos/valkphotos/collections/721576321492...

    https://seenthis.net/messages/658169 via Val K.


  • Traduire « Our Bodies, Ourselves » | Linda Gordon
    http://jefklak.org/?p=5441

    https://rezo.net/local/cache-vignettes/L89xH120/arton236059-6f7c4.jpg

    Un collectif de dix féministes françaises travaille en ce moment à une actualisation du manuel fondateur Notre corps, nous-mêmes (voir l’appel à participation plus bas). L’occasion de revenir sur l’évolution de ce texte, écrit en 1970 à Boston par des femmes pour les femmes, qui proposait de se réapproprier les outils nécessaires pour prendre en main sa santé, sa sexualité, le contrôle de sa fertilité. Les traductions de ce manuel féministe par des militantes du monde entier ont depuis enrichi ses questionnements et ont déplacé certaines de ses réflexions pour l’adapter à des contextes locaux et penser en même temps des identités de genre, de race ou de classe très diverses. Source : Jef (...)

    https://seenthis.net/messages/655611 via Rezo



  • Tapis dans le bocage : la vérité sur les armes secrètes des « zadistes »
    http://zad.nadir.org/spip.php?article4971

    Ce n’est pas la première fois que nous avons à faire face à ce type de campagnes médiatiques, qui nous informent avant tout sur les fantasmes de leurs auteurs. Leurs boniments hargneux peuvent bien nous faire rire parfois lors des veillées hivernales. Mais nous n’oublions pas, qu’au-delà de vendre du papier, ils appuient des objectifs précis et pourraient avoir des conséquences funestes.

    Pour préparer l’opinion à une éventuelle évacuation de la zad, il faut, de nouveau, créer l’image la plus étrangère et la plus anxiogène possible des personnes que l’on s’apprête à réprimer. Il s’agit d’opérer, dans les représentations, le glissement de la catégorie de « militant.e.s » vers celle de « terroristes ». Ce que le tableau des « djihadistes verts » vient alors légitimer, c’est que l’on emploie éventuellement demain des moyens de répression extrêmement brutaux et possiblement inédits contre nous.

    Peut-être ce communiqué de réponse à l’intox médiatique mériterait-il d’être mis en avant cc #toctoc @rezo

    https://seenthis.net/messages/654455 via Arnaud Ferrat


  • « Pour que la ZAD demeure un grenier de luttes »

    Entretien fleuve avec des occupant·es de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

    Par Mickaël Correia

    Photographies de ValK

    http://jefklak.org/?p=5418

    « Zone en état de siège permanent », « caches d’armes à feu » voire « risque de morts ». Depuis la remise au gouvernement du rapport sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes le 13 décembre dernier, la même rengaine d’une ZAD aux mains de « professionnels de la contestation » qui piétine l’ordre républicain revient sur le devant de la scène médiatique. À l’heure qu’il est, tout reste encore possible : abandon du projet par le gouvernement, expulsion des occupant·es, ultime report d’une décision presque impossible. Entretien long format avec des occupant·es de la ZAD sur les derniers mois du mouvement et les perspectives de lutte, aussi réjouissantes que périlleuses.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/12/Une_ZAD_jefklakOK4.jpg

    https://seenthis.net/messages/654364 via Jef Klak


  • Joëlle Léandre : Lettre ouverte aux Victoires du Jazz - Le son du grisli
    http://grisli.canalblog.com/archives/2017/12/15/35960093.html
    http://p4.storage.canalblog.com/40/37/335931/118463000.jpg
    #Bravo #Joëlle !!!

    Chers Messieurs,

    Non ! Que ce soit rance, trop vieux ou trop tard (il est vrai qu’avec les réseaux tout va si vite, j’oserais dire tout s’oublie vite aussi…), là, ce soir, sans farce et sans force, je refuse de me taire, de passer l’éponge, d’oublier...

    J’accuse, et je prends seule la responsabilité d’écrire car trop c’est trop (même une pantalonnade... Daniel, un producteur, se reconnaîtra). Tous ces Prix, ces Distinctions, ces Victoires du Jazz (ou plutôt Défaites du Jazz... Joël, d’un certain fanzine, se reconnaîtra), m’interpellent et me poussent à la réflexion. Je suis désolée, mais au vu des résultats des Victoires du Jazz et au look de ces quinze pingouins unis et souriant au-delà de leur talent (j’en connais plusieurs et je joue même avec certains), tout cela me questionne.

    Comment se fait-il qu’il n’y ait aucune femme jeune ou moins jeune parmi les nommés de 2017 ? Est-ce une provocation ? Un jeu ? Un je-m’en-foutisme ? Quel jury décide de cela ? Les labels, les agents sont-ils derrière tout ça ? Comment se fait-il qu’au XXIe siècle, encore et encore, aucune femme ne soit nommée ? Mais c’est quoi cette mascarade, cet archaïsme, ces décisions de salons perruqueés antiques et poussiéreuses ?

    Le Jazz ne s’est pas arrêté en 1950. Certains et certaines osent, proposent, provoquent et se questionnent en terme de formes, de structures, d’instrumentation, de rythmes et de timbres... et tant et tant... Le Jazz n’a été que rencontres, risque et aventure. C’est quoi ce bazar ? pense-t-on en voyant et en lisant ces résultats.

    Vous ne pensez pas qu’une femme puisse réfléchir, composer, avoir des projets, des groupes, en leader… filer sur les routes et proposer sa musique ? Mais où en est-on ? Comment voulez-vous qu’une jeune femme qui sort d’un conservatoire (ou pas), jouant super sa clarinette, son sax ou son piano n’ait pas ce sentiment. Elle peut être attirée par une autre musique : plus libre, plus créative, une envie d’aventure, la curiosité d’aller ailleurs.

    Être attirée par le Jazz (car le Jazz a toujours été une musique créative, le reste... je ne développe pas… je pourrais…). Bref, d’aimer cette Musique et voir et lire encore et encore vos résultats masculins ! Seriez-vous indifférents ? Sorry, c’est honteux. Je vous ai dit que je prenais seule le risque de vous écrire, je le fais ! Alors, au contraire, allez vers elles, accueillez-les, écoutez-les ! Soyez curieux au lieu de vous coller, de vous agglutiner comme dans tous ces bistrots, tous, entre copains avec vos petits pouvoirs. Oui, il y a de la colère.

    J’ai 66 ans et depuis 41 ans je suis sur les routes, dans le monde entier, avec mes potes (et quelques potesses) à jouer, créer, inventer ma Musique... crier même ! Croyez-vous que c’est moi qui ai appelé Steve Lacy, Anthony Braxton, George Lewis, Peter Brötzmann ou Marilyn Crispell et tant d’autres en Europe (ou des plus jeunes) et qu’on joue du Mozart ou du Monteverdi ensemble ?

    Arrêtons ! C’est du désir tout ça. Désir d’être, d’être Soi, de créer. C’est du collectif aussi où l’improvisation est majeure. Hommes et Femmes, Femmes et Hommes, et c’est toute l’histoire du Jazz ! Maintenant, avec les femmes aussi, n’oubliez pas ! Ne les oubliez plus ! Elles sont brillantes, fortes, dérangeantes, pleines de talent, de surprises, parfois riantes et bosseuses.

    À bon entendeur, salut !

    Joëlle Léandre - décembre 2017

    #récompense #sexisme #musique #jazz

    Les Diaboliques : Jubilation 1
    https://www.youtube.com/watch?v=uRyVL916YnM

    https://seenthis.net/messages/654231 via odilon




  • L’automne catalan
    Dossier sur la question de l’indépendance en Catalogne

    Par Jef Klak

    http://jefklak.org/?p=5252

    Loin du jeu électoral et politicien, Jef Klak propose un mini-dossier en quatre parties pour envisager les enjeux sociaux et politiques de la situation catalane en dehors des urnes. Un reportage sonore pour reprendre l’histoire de la Catalogne depuis Charlemagne jusqu’aux révoltes populaires de cet automne 2017 ; une vidéo sur la répression subie par les habitant·es de Barcelone le 1er octobre 2017 ; et enfin deux textes de philosophes libertaires, cherchant une voie d’émancipation en Catalogne sans État ni élections, mais pour plus de justice sociale.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/12/VignetteDossierCatalogne-1050x700.jpg

    Sommaire
    1
    Histoire sonore et populaire de l’indépendantisme catalan
    Documentaire sonore, 73min.
    Par Melen Fanouillère

    2
    Le premier jour d’octobre
    Vidéo sur le jour de référendum du 1er octobre 2017, 37min.
    Par La Directa.

    3
    La Catalogne comme laboratoire politique
    Analyse libertaire, texte.
    Par Santiago López Petit

    4
    La Catalogne après la tourmente
    Analyse libertaire, texte.
    Par Tomás Ibáñez

    https://seenthis.net/messages/653618 via Jef Klak



  • Facebook valide 3 demandes d’information sur 4 concernant des comptes français
    http://www.numerama.com/politique/315892-facebook-valide-trois-demandes-dinformation-sur-quatre-concernant-d

    Une nouvelle édition du rapport de transparence concernant Facebook est disponible. Celle-ci porte sur le premier semestre 2017. Les chiffres fournis par Facebook sont formels : les demandes d’information émises par la justice et l’administration françaises ont encore augmenté au cours du premier semestre. C’est ce que l’on peut lire dans l’édition du rapport de transparence rédigé par le réseau social pour la période de janvier à juin 2017. Qu’il s’agisse des requêtes effectuées dans un processus (...)

    #Facebook #web #surveillance

    https://seenthis.net/messages/653376 via etraces


  • Politique du harcèlement sexuel
    Cadre juridique et autonomie du mouvement féministe

    Par Linda Gordon

    Traduction par Valentine Dervaux et Xavier Bonnefond

    http://jefklak.org/?p=5235

    Mis en ligne dernièrement par Viewpoint Magazine , ce texte est une version légèrement remaniée du discours d’ouverture d’un débat public sur le harcèlement sexuel, organisé par un groupe de militantes féministes à Boston en février 1981. Il avait été initialement publié dans un numéro spécial sur le harcèlement sexuel de la revue Radical America (1981). Sa republication aujourd’hui est un rappel douloureux non seulement des résistances aux campagnes féministes pour la désobjectification des femmes, mais également du retour en arrière concernant la liberté des femmes auxquels nous sommes confronté·es actuellement.

    http://jefklak.org/?p=5235

    Quelque radicale et ambitieuse soit notre vision sur le type de nouvelle société que nous souhaiterions, le point de départ doit être que le harcèlement sexuel est mauvais pour les femmes. Il les rend mal à l’aise sur leurs lieux de travail et les pousse par conséquent à accepter une position marginale sur le marché du travail ; il les enferme dans les pires emplois, et les maintient sous les ordres des hommes, de toutes les manières qu’il soit. Le harcèlement sexuel a pour fonction de laisser les femmes dans leur rôle domestique, d’appuyer la tradition selon laquelle l’espace public appartient aux hommes. Il nous enfonce encore plus dans l’impasse où nous nous trouvons toutes – tout spécialement les femmes hétérosexuelles – : pour être de vraies femmes, nous devons être sexuellement séduisantes, mais sans être trop sexuelles. Et il nous pousse à nous considérer comme coupables de ne pas pouvoir satisfaire ces injonctions contradictoires. Le harcèlement sexuel encourage les femmes à intégrer le bien-fondé d’une sexualisation passive ; il nous réduit fatalement à réagir et recevoir, jamais à inventer et initier des expériences sexuelles (ainsi que non sexuelles). Cette sexualisation passive dissuade les femmes de se prendre au sérieux par ailleurs. Il est difficile de se comporter en intellectuelle sérieuse quand on s’adresse à vous seulement pour vous faire des compliments sur votre apparence. Il est difficile d’accomplir un travail manuel requérant force et compétence quand on vous fait sans cesse concevoir votre corps selon la perception sexuelle qu’en ont les autres. Il est difficile d’être active politiquement quand on n’est pas entendue.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/12/Une_PolHar_JefKlakOK.jpg

    https://seenthis.net/messages/653031 via Jef Klak


  • Hamburguerre sociale en Aveyron

    Trois mois de grève à McDonald’s,
    récit et décryptage d’une lutte débordante

    Par Ferdinand Cazalis

    http://jefklak.org/?p=5173

    Plus une lutte est longue, plus elle dévoile ses plaisirs et ses difficultés. Au McDonald’s de Villefranche-de-Rouergue dans l’Aveyron, cela fait plus de trois mois qu’un poignée de jeunes syndiqué·es ont arrêté le travail après le licenciement abusif d’un de leurs collègues. Ils demandent de meilleures conditions de travail et une augmentation de salaire. Mais leur combat déborde le triste ron-ron des conflits au travail. Les voilà à affronter homophobie, antisyndicalisme structurel, management d’extrême droite et pouvoir des multinationales… Récit en double voie de la banalité du mal et des puissances de résistance.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/12/Une_MacDo_JefKlakOK.jpg

    https://seenthis.net/messages/652035 via Jef Klak


  • Tiens, ils ont repeint ! 50 ans d’aphorismes urbains de 1968 à nos jours

    On dit des murs qu’ils ont des oreilles, mais sait-on qu’ils murmurent ? Celles et ceux qui, depuis le milieu du XIXe siècle, s’emploient illégalement à y laisser des traces – avec force craie, charbon, feutre, pinceau ou bombe aérosol – l’ont bien compris : les murs nous interpellent. Avec leur ironie revêche, leurs espoirs tronqués, leur fantaisie abrupte, ils font écho à des paroles enfouies au plus profond de nous. Ils portent les mots qui, inscrits là sans destination ni droit de cité, sont livrés à tous les regards et « contaminent » l’espace public, troublant ainsi l’ordre du discours.
    La folle et jouissive collecte textuelle d’Yves Pagès – plus de 4000 graffitis urbains du monde entier des cinquante dernières années, fidèlement retranscrits, datés et localisés – forme une mémoire inédite. Une mémoire de la joie virale du bon mot, de l’énergie politique gratuite, de l’audace minuscule, de la poésie mineure et éphémère, des marges de la syntaxe, de l’invention maladroite, du plaisir de l’inachevé. On pourra dévorer ce livre en respectant son avancée chronologique, s’y perdre par associations flâneuses d’idées, en extraire à mesure son propre florilège ou, tout simplement, l’ouvrir n’importe où et se fier au seul hasard d’un cadavre exquis.

    http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/DEC/P3/9782707197313.JPG
    http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Tiens__ils_ont_repeint__-9782707197313.html

    #livre #graffitis #art_de_rue #street-art #livre #Yves_Pagès
    merci @isskein

    https://seenthis.net/messages/651085 via CDB_77


  • S’organiser, faire vivre le lieu... Occupations du Chateau du Tertre / Université de #Nantes / infos et soutien en description : clic >
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/38168939204

    Flickr

    https://farm5.staticflickr.com/4515/38168939204_578d69559d_m.jpg

    ValK. a posté une photo : « > » />

    Occupations de la la faculté Censive et Chateau du Tertre pour héberger en urgence les personnes à la rue. Risques +++ expulsion et attaque facheuse : besoin de monde, particulièrement la nuit ! Nantes, le 5 decembre 2017. > suivi sur nantes.indymedia.org/articles/39223 +> cagnotte de solidarité : www.colleo.fr/cagnotte/4483/solidarite-avec-les-jeunes-ex... ++> des photos arrivent lentement sur fama.link/ValK

    https://seenthis.net/messages/650311 via Val K.


  • VIDÉO – 10min - 2017

    « Je ne peux rien faire d’autre que lutter pour mon quartier »

    Luttes d’habitantes dans le quartier de la Mouraria, Lisbonne

    Par Left Hand Rotation et Rita Silva (Habita)

    Pour Jef Klak :
    Traduit par Alexane Brochard et Mickaël Correia
    Sous-titrage : Marie Bottois

    En quelques années, Lisbonne est devenue l’une des destinations les plus prisées d’Europe. Encouragé par le gouvernement portugais et le FMI pour transformer l’économie, le tourisme de masse y bat chaque année de nouveaux records. Au point que les habitant·es des quartiers du centre-ville sont chassé·es pour faire place aux touristes, ce qu’on appelle ici la « touristification ». L’offre de logements Airbnb sur Lisbonne a ainsi été multiplié par quinze ces cinq dernières années, tandis que le prix des locations augmente de 8 % par an. Mais face à la spéculation immobilière menaçant les quartiers populaires, nombre de locataires résistent. Récit en vidéo du combat victorieux mené par les habitantes de la Mouraria.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/12/Une_Lisboa_JefKlak_3.jpg

    https://seenthis.net/messages/649803 via Jef Klak



  • Effondrement des postes aux concours du second degré
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2017/11/29112017Article636475378359158013.aspx

    [...]
    Pour l’entourage du ministre la baisse devait correspondre « aux postes non pourvus aux concours en 2017 » et devait donc théoriquement être indolore. En réalité elle va bien plus loin que cela. Ainsi au concours externe de l’ #agrégation 1709 postes sont été pourvus en 2017 et il n’y a que 1555 postes offerts en 2018. Pour le #capes externe, 6011 postes ont trouvé preneur en 2017 et il n’y a que 5 833 postes offerts en 2018. Pour le #capet c’est 569 et 495. Au concours externe de PLP 1647 postes ont été pourvus en 2017 mais 1580 sont offerts en 2018. En EPS les 800 postes ont été pourvus en 2017 mais on passe à 630 postes en 2018.

    Le message envoyé aux étudiants est donc très clair : l’ #Éducation_nationale réduit ses recrutements. D’autant que la réalité pourrait bien être inférieure encore aux annonces.

    Les disciplines ne sont pas traitées avec équité

    En effet, l’ajustement aux réalités de recrutement des postes en 2017 n’est pas fait. Le ministre n’a pas sabré dans les disciplines qui ne trouvent pas de candidats mais qu’il flatte. Au capes externe d’allemand, seulement 125 postes ont été couverts en 2017 sur 345 proposés. En 2018, 275 postes sont offerts. En maths 1066 postes ont trouvé preneur en 2017 mais 1183 sont proposés en 2018 (c’était 1440 en 2017). En lettres classiques, 85 professeurs certifiés ont été recrutés en 2017 mais 183 postes sont offerts en 2018 (230 en 2017). En anglais l’éducation nationale a recruté 847 professeurs en 2017 pour 1190 postes offerts. En 2018 elle en attend 949. Par contre en arts plastiques 165 postes ont été couverts en 2017 sur 200 proposés mais seulement 125 sont offerts en 2018. Pour le capet, celui de tourisme disparait carrément et en STMS on passe de 48 à 27 postes seulement. Les disciplines ne sont pas traitées avec égalité.

    [...]

    https://seenthis.net/messages/648626 via Gastlag


  • Urbanisme Colonial à Pointe-à-Pitre | 1848 – 1967
    http://laboratoireurbanismeinsurrectionnel.blogspot.de/2014/06/urbanisme-colonial-pointe-pitre-1848.html
    http://1.bp.blogspot.com/-U_Z8e-YKbPQ/U6bqFYIv_aI/AAAAAAAAI_k/csaAEh0JfuE/s1600/Denise+Colomb+guadeloupe+1958+02.jpg

    « Elle a germé, la ville, d’un magma de misère et d’un maigre cadastre, d’une eau trouble, d’une aurore cassée. Ce n’était qu’un comptoir, qu’une maison de passe, qu’un enclos, qu’un caillot, qu’une dissidence, qu’une blessure ouverte de l’histoire. »
    Ernest Pépin | 2007

    L’urbanisme colonial, après l’abolition de l’esclavage en 1848 en France, adopte bien des configurations en fonction des particularités économiques du pays colonisé, de la nature « bonne » ou « méchante » des colonisés, du climat et des caprices des éléments naturels, de la géographie, de l’héritage urbain et architectural, autochtone pré-colonial ou importé, et de la vocation de la ville – militaire, commerçante, industrieuse, administrative, agricole - assignée par l’administration.

    Mais la colonisation est par définition une domination spatiale, qui se décline en plusieurs échelles, du grand territoire à l’espace urbain des villes que le pouvoir colonial organise, réglemente et contrôle, selon deux grands principes : un principe discriminatoire, et social et racial, associé au principe répressif, principes atténués mais aussi fonctionnels dans les villes post-coloniales de l’Union française de l’après seconde guerre mondiale. Aimé Césaire, longtemps maire de Fort-de-France en Martinique déclarait ainsi : « Nous avons reçu les premiers CRS avant de voir la première application de la Sécurité Sociale. »

    Le cas de Pointe-à-Pitre est particulier, car il s’agit d’une ville nouvelle, fondée tardivement en 1763, et les activités de commerce, dans toutes leurs déclinaisons, supplantera les fonctions militaire et administrative, dédiées à Basse-Terre, ville protégée par un fort.

    Son mode d’urbanisation y est ainsi totalitaire, dans le sens où le dessin, la construction du socle sain de la ville – c’est-à-dire l’assainissement des terres marécageuses et leur viabilisation -, la gestion du foncier du domaine colonial propriété du Roy, puis de l’Etat, ont été assurés par l’administration militaire. L’urbaniste colonial dans ce cas précis se distingue par le dessin de la ville, l’organisation spatiale, l’affectation des sols, mais aussi par la distribution en concessions privées, des parcelles urbaines dans la ville viabilisée et des terrains sauvages de sa périphérie. Ville-port créée ex nihilo, rien ne peut échapper au contrôle de l’administration, tout y est organisé de manière à assurer à la fois la sécurité – contre les attaques des Anglais, des autochtones, des esclaves – et le bon développement de son économie ;

    https://seenthis.net/messages/648375 via unagi



  • Depuis 26 jours, ces agents ont cessé de nettoyer des gares d’Ile-de-France pour de meilleures conditions de travail | Bondy Blog
    http://www.bondyblog.fr/201711271511/depuis-26-jours-ces-agents-ont-cesse-de-nettoyer-des-gares-dile-de-france-

    Depuis 26 jours, les agents de nettoyage des 75 gares du réseau Paris-Nord sont en grève. Leur revendication : de meilleures conditions de travail. Les discussions entre salariés et direction sont au point mort. Rencontre avec les grévistes à Saint-Denis devant la gare du RER D où le conflit s’enlise et où les poubelles débordent.
    En trente ans de carrière, Oumou Geye fait grève pour la première fois. L’agent de nettoyage de 59 ans a quitté son domicile de Stains à 5 h ce matin. Mais cette fois-ci, elle n’ira pas travailler, comme les trois semaines qui viennent de s’écouler. Il est midi et là voilà qui rejoint ses collègues grévistes, à la gare de Saint-Denis, son lieu de travail, réunis pour un repas solidaire. Un moment de réconfort après trois semaines de grève. “J’ai 59 ans, je pourrais partir à la retraite dans deux ans si Dieu veut. Cette grève, je ne la fais pas pour moi mais pour tous les autres qui viennent d’intégrer l’entreprise”, dit-elle d’un ton à la fois ferme et calme. Oumou Geye, c’est un peu la mère des grévistes : elle a la patate à faire peur à la pile Alcaline” comme dirait le groupe Zebda ! Et ne s’arrête jamais : un mot de réconfort à une collègue qui flanche, un autre pour remonter le moral des troupes. “Moi ce que je veux au plus profond de moi, c’est que les conditions de travail s’améliorent, que l’on fasse preuve de respect à notre égard. Ni plus, ni moins”.

    #nettoyage #grève

    https://seenthis.net/messages/648134 via colporteur


  • Farmers in the Loneliness of Onion Fields — Information is Beautiful Awards
    https://www.informationisbeautifulawards.com/showcase/1738
    https://iibawards-prod.s3.amazonaws.com/projects/images/000/001/738/page.jpg?1504708261
    Puisqu’on parle de #shameless_autopromo, eh bien voilà ! On vient de voir une de mes cartes présentée sur le site Information is Beautiful !

    Farmers in the Loneliness of Onion Fields by Agnès Stienne, VisionsCarto

    https://seenthis.net/messages/634576 via odilon


  • « En tant qu’artiste, allions-nous prendre part à la gentrification en cours ? »

    Entretien avec Seth Tobocman, auteur de bandes dessinées sociales

    Par Paulin Dardel et Alexandra Josse
    http://jefklak.org/?p=5018

    1988. Des émeutes éclatent dans le quartier populaire du Lower East Side à New York pour protester contre la hausse des loyers. Cette résistance à la spéculation immobilière et à la guerre aux pauvres de l’État marque le point de départ d’une occupation d’un parc pendant trois ans, à deux pas de Wall Street. Sans-abri, squatteurs et squatteuses occupent des immeubles vacants dans tout le quartier. Dans sa bande dessinée Quartier en guerre (CMDE, 2017), Seth Tobocman raconte de l’intérieur ce que veut dire lutter, avec toutes les contradictions qu’on tait souvent dans les milieux concernés. Historien ? Militant ? Romancier ? Tobocman, qui n’a jamais connu ni gloire ni fortune, dit avoir tout puisé des comics, et vouloir rester un auteur de BD, pas plus que ça. Entretien autour de son œuvre singulière et de ce que bande-dessiner veut dire.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/11/VignetteTobocman-1050x700.jpg

    https://seenthis.net/messages/648185 via Jef Klak


  • Le procès pour #viol collectif qui indigne l’Espagne - La Libre
    http://www.lalibre.be/actu/international/le-proces-pour-viol-collectif-qui-indigne-l-espagne-5a16a6dbcd707514e8e1b024
    http://o1.llb.be/image/thumb/5a16a7bccd70fa5a065ec38a.jpg

    La décision du juge d’inclure dans le dossier l’enquête d’un détective privé sur la vie de la plaignante a mis le feu aux poudres.

    La phrase « Yo si te creo » ("Moi, je te crois") a envahi les réseaux sociaux, avant d’être taguée à Madrid et scandée par des milliers de femmes lors de rassemblements à travers le pays.

    « Ce qui est censé culpabiliser la victime de +La Meute+, semer le doute sur sa condition morale, c’est qu’elle osait sortir dans la rue, boire des verres avec ses amies, après avoir été violée, au lieu de rester chez elle toutes fenêtres fermées et la tête couverte de cendres », s’est étranglée à la radio l’écrivaine Almudena Grandes.

    https://seenthis.net/messages/647074 via Agnès Maillard


  • « Blanchité », « racisé », « racisme d’État » : M. Blanquer, ces concepts sont légitimes dans le débat public
    Par Mélusine , #militante #féministe et #antiraciste — 23 novembre 2017 à 14:55
    http://www.liberation.fr/debats/2017/11/23/blanchite-racise-racisme-d-etat-m-blanquer-ces-concepts-sont-legitimes-da

    On avait accusé la #sociologie de fournir des « excuses » aux criminels, ce sont aujourd’hui ses concepts qui sont pris pour cibles. Un effort minimal aurait pourtant suffi au ministre de l’ #Éducation, #Jean-Michel_Blanquer, pour découvrir qu’en fait de « mots épouvantables », « #blanchité » et « #racisé » sont des termes scientifiques utilisés en France et ailleurs depuis plusieurs décennies. Ces concepts, consolidés au fil des ans, s’inscrivent dans des cadres théoriques partagés et font l’objet d’ouvrages et d’articles académiques nombreux. S’il est compréhensible que leur entrée dans l’espace du débat public provoque la surprise, leur condamnation lapidaire a de quoi inquiéter.

    La seconde moitié du XXe siècle a vu la disqualification scientifique et politique de la croyance en l’existence de #races humaines, aux différences physiologiques naturelles. Mais cette disqualification n’a en rien sonné la disparition du #racisme, à la fois comme idéologie – identifiant et hiérarchisant des groupes humains selon des critères culturels, ethniques, linguistiques, géographiques – et comme système social produisant des discriminations et des #inégalités entre ces groupes. S’il n’y a plus de races humaines, il y a toujours du racisme ; comme l’écrit la sociologue #Colette_Guillaumin : « C’est très exactement la réalité de la "race". Cela n’existe pas. Cela pourtant produit des morts. » C’est pour décrire et comprendre cette réalité – non pas biologique mais sociale – que la sociologie a élaboré des mots qui, évitant le piège de l’ #essentialisation, sont propres à la rendre dicible.

    Le mot « racisé » permet de nommer ce groupe social fondé non pas sur une couleur de peau ou une supposée appartenance ethnique, mais sur le partage de l’expérience sociale qu’est le racisme. Est racisé.e celle ou celui susceptible d’être assigné.e à une catégorie raciale, c’est-à-dire perçu.e comme appartenant à un groupe altérisé, distinct du groupe majoritaire ; comme un groupe homogène partageant des pratiques, des manières d’être, de vivre et de penser. Ce mot remplace opportunément d’autres termes, qui pèchent par une #euphémisation ridicule (« diversité »), prennent au sérieux le critère génétique (« minorité visible ») ou naturalisent des groupes pourtant artificiels (« minorité ethnique »). Le qualificatif ne désigne donc pas une qualité de l’être, mais une propriété sociale. Non pas une identité, mais une position dans la société, résultant d’un processus collectif : la #racisation.

    Dans L’ #idéologie_raciste (1972), #Guillaumin décrit ce processus comme une double dynamique d’altérité et d’hostilité qui, émanant d’un groupe dominant (le « groupe #racisant », considéré comme un allant-de-soi, une norme #neutre), enferme et opprime des groupes racisés, particularisés et dominés. Cette volonté d’appréhender le racisme non pas seulement à travers ses victimes, mais en s’intéressant aussi au groupe majoritaire, fonde la notion de blanchité (dont le pendant sexiste serait le patriarcat). Elle s’inspire du #concept de whiteness, d’abord développé dans le monde anglo-saxon, qui propose de mettre au jour l’existence d’un groupe blanc dont l’hégémonie sociale, politique et culturelle est telle qu’elle en devient invisible.

    La blanchité désigne ainsi à la fois le système raciste spécifique dans lequel nous vivons et la position sociale qu’y occupent les membres du groupe dominant : elle n’est pas un caractère intrinsèque des individus, mais une qualité qui peut s’acquérir. Dans #How_the_Irish_Became_White, l’historien #Noel_Ignatiev étudie ainsi la manière dont les immigré.e.s irlandais.e.s aux États-Unis, d’abord victimes de racisme, ont été progressivement incorporé.e.s au groupe dominant. Être blanc.he est donc moins une question d’épiderme que de position sociale et économique dans un contexte socio-historique donné. De la même manière, « racisé » ne désigne pas une #identité communautaire, mais une marque associée à une position sociale, économique, politique et symbolique subalterne.

    Ces mots proposent une approche du racisme qui tranche radicalement avec l’acception habituelle. Ils ne désignent plus seulement l’hostilité de quelques-un.e.s, les violences ou discriminations ponctuelles dont les racisé.e.s peuvent être victimes, mais un système structurant où le stigmate racial détermine la position sociale relative des personnes. La notion de « #racisme_institutionnel » expose les mécanismes de discriminations directes et indirectes auxquelles font face les racisé.e.s à l’école, sur le marché du travail ou auprès de l’administration et des services publics. L’idée de « #racisme_d’État », quant à elle, interroge l’impact du système raciste sur la structure même de l’État (statut des territoires d’Outre-mer, modalités d’acquisition de la nationalité) et les choix de politiques publiques (en particulier celles relatives aux migrations, à la population rom ou aux questions sécuritaires).

    Il est normal et fructueux que ces concepts fassent débat. Doit-on par exemple parler de racisme d’État en France, quand d’autres pays s’appuient, eux, sur des lois et des structures explicitement racistes ? Mais ces débats ne sauraient être disqualifiés d’avance, par ignorance ou malhonnêteté. Condamner l’usage de mots permettant de rendre compréhensible le fonctionnement du racisme – les qualifier eux-mêmes de racistes ! – c’est détruire les outils intellectuels et politiques nécessaires à la lutte contre le racisme. En refusant des décennies de travaux scientifiques et en prétendant contrôler le vocabulaire de militants syndicaux, le ministre de l’Éducation outrepasse sa compétence et sa fonction.

    Les mots et les #concepts ne sauraient être condamnés au prétexte qu’ils permettraient de décrire une réalité politiquement inacceptable. Ils ne sauraient faire l’objet de plaintes devant un tribunal parce qu’ils mettraient en cause le fonctionnement d’un État ou d’une société, sous peine de jeter à bas toute prétention au #débat démocratique et scientifique.

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