• État d’urgence, État policier et loi de sécurité : table ronde avec cinq avocat·es
    https://archive.org/details/EtatDUrgence5AvocatsJefKlak

    « Depuis l’état d’urgence, il est devenu normal d’aller en prison pour ce qu’on pourrait faire, et non pour ce qu’on a fait » État d’urgence, État policier et loi de sécurité : table ronde avec cinq avocat·es Par Mathieu Rivat et Ferdinand Cazalis pour Jef Klak : http://jefklak.or....This item has files of the following types : Apple Lossless Audio, Archive BitTorrent, JPEG, Metadata

    #audio/opensource_audio #repression,_justice,_etat_d’urgence

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  • « Depuis l’état d’urgence, il est devenu normal d’aller en prison pour ce qu’on pourrait faire, et non pour ce qu’on a fait. »

    État d’urgence, État policier et loi de sécurité : table ronde avec des avocat·es

    Par Mathieu Rivat et Ferdinand Cazalis

    http://jefklak.org/?p=4853

    Dans nos parcours de militant·es ou dans notre vie quotidienne, on a de plus en plus souvent affaire à la police et à la justice. Les avocat·es peuvent alors se révéler d’important⋅es allié·es. Mais nous avons rarement le temps de discuter pour leur demander quel regard ils et elles portent sur leur métier. Jef Klak a mis autour de la table cinq avocat·es pénalistes du barreau de Paris, pour nous aider à y voir plus clair dans la période d’état d’urgence que nous venons de traverser et dans celle d’état d’urgence permanent où nous entrons.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/11/Une_Avocates_JefKlak_OK2.jpg

    Matteo : Selon la conception libérale classique, tout ce qui n’est pas interdit est permis. Aujourd’hui, nous sommes passés dans une doctrine prescriptive. Ce n’est pas « Il est interdit de marcher sur la pelouse », et à chacun de voir où et comment il marche, c’est « Il faut marcher comme ceci sur le chemin ». Nous vivons la régression d’un État de droit, certes imparfait, qui se mue en un État policier, avec une discipline prescrite des comportements des citoyens. Cela se double de mesures qui ne sont pas prises par un juge du siège, censé garantir le minimum de libertés, car appelé à juger sur la base de preuves après la commission d’une infraction, mais par les préfets et les services de renseignement, à titre préventif. Donc sans procédure ni débat contradictoire, et sans séparation des pouvoirs : le préfet, c’est la voix directe du gouvernement. Les pouvoirs du judiciaire passent donc dans les mains de l’exécutif, sous couvert de prévention du risque.

    Alice : Et à cela s’ajoute une moralisation des conduites : on va contrôler ton quotidien. Les fouilles de sacs et palpations pour « mesures de contrôle » sont devenues monnaie courante dans les lieux publics ou les magasins. Alors que ce n’est absolument pas permis par la loi, qui assimile la fouille des sacs à une perquisition et impose le respect d’une procédure précise. La violation de la loi par les agents de l’État ou de sécurité, sur ce point, est quotidienne, sans que cela pose problème. Si le droit était appliqué, il serait en certaines occasions protecteur, mais ce n’est pas le cas. Et cette longue habituation aux fouilles permanentes depuis Vigipirate (un dispositif d’« exception » en place depuis 1991 !) a permis de faire accepter la même chose à l’entrée des manifestations, et de se retrouver avec des procès pour port d’armes contre des gens qui avaient un tire-bouchon sur eux !

    https://seenthis.net/messages/643294 via Jef Klak


  • Nantes : Tétraplégique, il gagne en justice contre son fabricant de fauteuil électrique
    http://www.20minutes.fr/nantes/2134971-20170919-nantes-tetraplegique-gagne-justice-contre-fabricant-faute

    Cinq mois sans pouvoir descendre de chez soi. Ce mardi, Zig Blanquer, un Nantais tétraplégique de 37 ans, a gagné son combat symbolique. Le tribunal d’instance a en effet condamné son fabricant de fauteuil roulant électrique à lui verser 5.500 euros de dommages et intérêt. L’audience s’était déroulée au mois de septembre.

    De juin à novembre 2014, en raison d’une panne de son matériel, cet homme n’avait pas eu d’autre choix que de rester cloîtré chez lui, la procédure de réparation ayant traîné en longueur. Parce qu’aucun réel équipement de remplacement ne lui avait été fourni par le prestataire, il lui réclame aujourd’hui 7.940 euros de dommages et intérêts.
    Alité

    « Les délais de réparation de cette panne ont dépossédé M. Blanquer de la possibilité de mener sa vie, expliquait avant l’audience Gabrielle Gerll, membre du comité de soutien à l’autonomie technique des personnes handicapées, qui s’est créé pour dénoncer le cas de ce Nantais. Il est resté alité pendant cinq mois et tout s’est arrêté. Moralement et physiquement, c’était très violent, un cauchemar. »

    Car au-delà d’être son moyen de locomotion, le fauteuil en question permet à l’homme de changer de posture et relâcher ses tensions musculaires. Plusieurs appareils lui avaient été proposés « mais ce n’était pas approprié pour M. Blanquer, qui ne peut piloter qu’un mini joystick, avec un seul doigt », continue Gabrielle Gerll.

    « La société évoque une particularité de santé de mon client pour expliquer l’absence de matériel de remplacement, avait plaidé Me Stéphane Vallée, avocat du plaignant. Or, un fauteuil correspondant à ses besoins était tout à fait trouvable, plutôt que de le laisser sans équipement pendant plus de 140 jours. C’est écrit dans le Code de la santé publique, qui fixe l’obligation d’un prêt de matériel le plus proche possible du matériel initial. »

    « Nous attendons de la justice qu’elle reconnaisse le préjudice subi, afin que toute personne faisant face à ces problèmes récurrents de maintenance […] se sente légitime à faire valoir ses droits », indiquait le comité de soutien à l’autonomie technique des personnes handicapées. L’association indique avoir porté cette affaire auprès du défenseur des droits.

    https://seenthis.net/messages/643156 via mad meg


  • La numérisation de l’école mérite un débat public contradictoire

    https://tableauxnoirsblog.wordpress.com/le-monde-30102017

    Notre affaire a fait son petit bruit. Dans le Tarn, au collège Albert Camus, des profs sont poursuivis, mis en cause et perquisitionnés pour une sombre histoire de « vol de tableaux noirs » … On vous expose l’affaire.

    [...]

    Avec le sentiment tragique de vivre dans un monde qui tourne à la farce, nous tâchons aujourd’hui d’éclaircir cette situation ubuesque. Dans un collège gouverné par un management dans l’air du temps, nous, les professeurs, sommes devenus des opérateurs. Nous devons non seulement nous soumettre aux réformes successives, mais aussi aux contraintes « techniques » multiples, motivées par les lobbyings de la rénovation. Pendant ce temps, les conseils élus pour nous représenter restent sourds aux besoins criants que nous exprimons pour pouvoir exercer notre métier. Le pouvoir politique, propriétaire de notre établissement, comme ailleurs, considère les constructions, les rénovations, les équipements comme des cadeaux. Mais des cadeaux au service de qui ? Le plan numérique dans l’Éducation Nationale a débouché fin 2015 sur un accord entre Microsoft et notre Ministère qui se refusent à appuyer le développement et l’usage des logiciels libres.

    [...]

    Nous demandons aux collectivités locales et à l’État un véritable bilan de l’équipement numérique : combien de milliards ont été dépensés dans ce domaine depuis ces quinze dernières années ? Comment a été ventilé cet argent public (quelles entreprises en ont été bénéficiaires) ? Et surtout, quel est son impact pédagogique ? A-t-il permis d’améliorer la réussite des élèves en matière de lecture, d’écriture, d’acquisition des connaissances et de l’esprit critique ? A-t-il permis de réduire les inégalités à l’École ?

    https://tableauxnoirsblog.files.wordpress.com/2017/10/logo-tn.jpg

    https://seenthis.net/messages/643058 via Jef Klak


  • La censure augmente en #france - Entretien de Autistici avec Indymedia #Nantes et Indymedia #grenoble
    https://nantes.indymedia.org/articles/39075

    « Supprimez cet article sous 24h ou votre site web disparaitra de la surface d’Internet ». C’est en substance le contenu d’un email reçu par les administrateurices de Indymedia Nantes et Indymedia Grenoble le soir du 21 septembre. De l’autre côté de l’écran, ceux qui ont appuyé sur « envoyer l’email » étaient les flics de l’OCLTIC (acronyme pour Office Central de Lutte Contre la Criminalité Liée aux Technologies de l’Information et de la Communication) - une équipe de cyberpoliciers à laquelle il a été accordé des pouvoirs spéciaux par Paris après l’instauration de l’état d’urgence en 2015.Derrière un sigle si long on retrouve bien sûr toujours la même merde : censure et #Répression, sur le web comme dans la rue. Ce qui a provoqué le courroux des commissaires Maigret du clavier était une (...)

    #Informatique #Informatique,Répression

    https://seenthis.net/messages/642992 via nantes.indymedia.org


  • PANTHERE PREMIERE | PP ?
    http://pantherepremiere.org/le-dilemme-de-cologne.html

    Ce carcan de femme si serré qu’il fait corps, qui démange atrocement dès lors qu’on remarque son existence, que je sens chaque jour, il croise ses mailles avec le filet de la race, et jamais mon expérience concrète ne démêle ce tissage étroit. Cette double appartenance sociale s’incarne, je crois, chez l’individu dans son inextricable unité. Il n’y a pas de rapports sociaux de genre qui ne soient médiés par la race ; il n’y a pas de rapports sociaux de race qui ne soient médiés par le genre. On n’est jamais que femme : on est femme-arabe, femme-blanche, femme-pauvre ; et alors femme n’est plus exactement la même chose.

    par #Mélusine
    #genre #race #intersectionnalité #féminisme

    https://seenthis.net/messages/642977 via Panthère Première



  • Appel à soutien du journal CQFD
    SOS d’un canin en détresse

    http://lavoiedujaguar.net/Appel-a-soutien-du-journal-CQFD

    On le sait : les appels à soutien, c’est triste comme un jour sans vin. Et par les temps qui courent, c’est un peu trop tous les jours. Si on en est réduit, contraint et forcé, à cette extrémité, ce n’est pas par plaisir de la jouer lacrymal. Mais parce qu’il y a danger mortel pour le Chien rouge. Car oui : CQFD ne va pas bien. Du tout.

    Il nous faut, au minimum, 1 000 abonnés supplémentaires pour nous maintenir sur notre frêle esquif. Alors, hardi, abonnez-vous et abonnez largement autour de vous ! Mais vous pouvez faire encore plus ! Faites connaître CQFD, donnez vos vieux numéros, affichez vos unes ou posters préférés, twittez à qui mieux-mieux, inondez les réseaux sociaux autant que les bistros, les radios, les squats ou les locaux associatifs…

    #presse #critique_sociale #appel

    https://seenthis.net/messages/642906 via la voie du jaguar


  • Aude : 2000 personnes réunies contre un projet d’AREVA à Narbonne - France 3 Occitanie
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/aude/narbonne/aude-2000-personnes-reunies-contre-projet-areva-narbonn
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2017/11/05/img_0915_2-3344683.jpg?itok=lweFvkJC

    Le projet consiste à traiter des effluents liquides nitratés générés par la transformation de l’uranium. Le procédé thermique qui doit être utilisé entraîne des rejets de gaz et de fumée dans l’atmosphère. Les opposants au projet craignent que cela soit dangereux pour l’environnement et la santé.

    Quelques experts indépendants ont par ailleurs renforcé l’inquiétude des manifestants. Ils ont mis en avant des erreurs de chiffrages dans les différentes études présentées lors de l’enquête publique effectuée par AREVA.

    En parallèle de cette manifestation, une pétition circule sur les réseaux sociaux : elle a recueilli plus de 10 000 signatures.

    Le préfet de l’Aude doit statuer jeudi 9 novembre

    .
    #nucléaire

    https://seenthis.net/messages/642701 via vazy


  • « Nous n’enseignerons plus que "le masculin l’emporte sur le féminin" » | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/153492/manifeste-professeurs-professeures-enseignerons-plus-masculin-emporte-sur-le-f

    Nous, enseignantes et enseignants du primaire, du secondaire, du supérieur et du français langue étrangère, déclarons avoir cessé ou nous apprêter à cesser d’enseigner la règle de grammaire résumée par la formule « Le masculin l’emporte sur le féminin ».

    Trois raisons fondent notre décision :

    • La première est que cette règle est récente dans l’histoire de la langue française, et qu’elle n’est pas nécessaire. Elle a été mise au point au XVIIe siècle. Auparavant, les accords se faisaient au gré de chacun·e, comme c’était le cas en latin et comme c’est encore souvent le cas dans les autres langues romanes.

    Bien souvent, on pratiquait l’accord « de proximité », venu du latin, qui consiste à accorder le ou les mots se rapportant à plusieurs substantifs avec celui qui leur est le plus proche. Par exemple : « afin que ta cause et la mienne soit connue de tous » (Ronsard, épître à la Response aux injures et calomnies…, 1563).

    La nouvelle règle a d’ailleurs dû attendre la généralisation de l’école primaire obligatoire pour être appliquée massivement : « On peut aller sur le lac [d’Évian], en bateaux à vapeur ou petits-bateaux, et visiter les coteaux et montagnes voisines, à pied ou en voiture » (Dr Linarix, Guide pratique de la Savoie et Haute-Savoie médicale et pittoresque, 1896).

    • La seconde raison est que l’objectif des promoteurs de la nouvelle règle n’était pas linguistique, mais politique : « Parce que le genre masculin est le plus noble, il prévaut seul contre deux ou plusieurs féminins, quoiqu’ils soient plus proches de leur adjectif. » (Dupleix, Liberté de la langue françoise, 1651) ; « Le masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle » (Beauzée, Grammaire générale… 1767).

    Si l’école de la République a préféré abandonner cette formule au profit de celle qu’on connaît, c’est en reconduisant l’ordre de valeur qui est à son fondement. Un ordre que les classes politiques maintenaient parallèlement, en refusant aux femmes les droits politiques jusqu’en 1944, et en refusant plus longtemps encore de leur ouvrir les grandes écoles ou d’abroger les dernières dispositions du « Code Napoléon ».

    • La troisième raison est que la répétition de cette formule aux enfants, dans les lieux mêmes qui dispensent le savoir et symbolisent l’émancipation par la connaissance, induit des représentations mentales qui conduisent femmes et hommes à accepter la domination d’un sexe sur l’autre, de même que toutes les formes de minorisation sociale et politique des femmes.

    #enseignement #langue #féminin #masculin #règle_de_proximité #accord_de_proximité

    https://seenthis.net/messages/642850 via odilon


  • Panthère Première, numéro 1, automne 2017, 100 pages
    Panthère Première dans La Voix sans maître

    Vendredi 3 novembre, l’équipe de La Voix sans maître recevait Aude et Judith d’une nouvelle revue baptisée Panthère Première !
    Le lien direct vers le mp3 fonctionne
    L’émission : http://www-radio-campus.univ-lille1.fr/ArchivesN/2017-11-03/Voix_sans_maitre_03-11-2017_20h00.mp3

    http://cdn.campuslille.com/images/panth%C3%A8re_couv_r%C3%A9duite.jpg
    Dans ce premier numéro, alors que les pelles mortes se ramassent à la feuille et que le duende andalou s’invite dans nos pages, on sortira des marins du grand bleu et de l’oubli, on suivra des contrebandières dans les ressacs de la chute du bloc soviétique, on marquera un arrêt dans la salle télé d’un HP, on éprouvera le dilemme de femmes prises en étau entre féminisme blanc et anti-racisme viril, on servira le déni au dîner le temps d’un dimanche familial et fleuri, on coupera la chique à ceux qui tranchent les vulves pendant les accouchements, on écoutera les témoignages des récents massacres mexicains, on s’attardera en images sur la guerre Iran-Irak, on mangera des broussailles par la racine, on chantera ensemble, main dans la main, « Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime... ! » et le moment venu – roulements de tambour et lever de rideau – on pénétrera dans QUIPROCLASH, l’univers des paroles déplacées à la sauce Panthère, celui des langues déliées et des langues mordues, et il y en aura pour tout le monde, petit·es et grand·es, esclaves sous l’Inquisition, psychanalystes et dissident·es chinois·es !

    La Voix sans maître, tous les ven­dre­dis de 20h à 21h sur Radio Campus (106.6 MHz) ou sur http://www.campuslille.com/index.php
Contact : lavoix­sans­mai­tre[at]her­bes­fol­les.org

    #féminisme #audio #radio #radio_campus_lille

    https://seenthis.net/messages/642738 via BCE 106,6 Mhz


  • La guerre des oliviers

    Italie du Sud : arbres millénaires et labos tueurs

    Par Alexik

    http://jefklak.org/?p=4749

    Novembre 2015. Deux cents personnes entrent dans la gare de San Pietro Vernotico, région des Pouilles, en Italie. En bloquant les voies ferrées, elles s’opposent au plan Silletti, qui prévoit l’abattage massif des oliviers du Sud, supposément infectés par la bactérie « Xylella », ainsi que la pulvérisation massive de pesticides mortels. 46 personnes passent en procès ce 6 novembre 2017 pour « manifestation non déclarée et interruption d’un service public ». L’occasion de revenir sur une lutte contre le développement industriel imposé aux habitant.es du sud de l’Italie par l’État, les laboratoires de recherche publics et une poignée de multinationales : comment la modernité combat ses méfaits en en produisant de nouveaux. Et comment les arbres résistent.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/11/Une_Oliviers_JefKlak_2-1024x478.jpg

    Ils vinrent avec les bulldozers.

    Ils vinrent avec leurs uniformes et une feuille à la main : « Injonction d’abattre, au nom de la loi, de l’Europe et de la Science ». Au nom d’analyses menées dans le secret des laboratoires, et qui n’ont jamais été montrées aux propriétaires terriens.

    C’était le 13 avril 2015, lorsque le premier olivier séculaire d’Oria (province de Brindisi), marqué comme étant infecté, éclata en morceaux sous les tronçonneuses. Autour, les paysans indignés et solidaires, avaient réussi en protestant, à bloquer les bulldozers pendant quelques heures.

    https://seenthis.net/messages/642605 via Jef Klak


  • De la belle théorie à une pratique effective - Les mots sont importants (lmsi.net)
    http://lmsi.net/De-la-belle-theorie-a-une-pratique

    La question est : combien de vos privilèges êtes-vous prêts à perdre, messieurs, pour un monde plus égalitaire, au-delà de vos vœux pieux ?

    Je dois avouer que ça coince sérieusement quand j’aborde la question de l’abandon du #privilège_mâle. Le fait que l’#égalité réelle ne peut se faire sans que les dominants acceptent de perdre des avantages que leur apportent concrètement leur statut de dominant, qu’ils le souhaitent ou non. Et ça ne s’arrête pas au fait que tout homme, dans une #compétition comme un #recrutement, par exemple, peut s’attendre à être favorisé de facto sur 50% des postulants. C’est aussi le fait que tout homme, qu’il le veuille ou non, a été conditionné à penser qu’il a naturellement des droits supérieurs et implicites, comme le droit à un service hôtelier gratuit à vie. C’est marrant comme ça clive quand j’aborde cet avantage précis.

    Je reconnais que si j’y avais droit de naissance, ça me serait effectivement très difficile d’y renoncer.

    https://seenthis.net/messages/642406 via Agnès Maillard


  • La CREA réquisitionne Toulouse
    Une histoire du CREA
    Par Deor

    http://courroie.info/La-CREA-requisitionne-Toulouse.html

    La Campagne de réquisition pour l’entraide et l’autogestion (CREA) fête ses 5 ans en 2016. Au moins un millier de personnes y ont croisé leurs chemins avec des niveaux d’implication différents : des simples coups de mains pour les activités, à une vie à plein temps dans les collectifs qui occupent ensemble bâtiments. Il y aurait donc plus d’un millier de manières de raconter la CREA.

    Ceci n’est donc qu’un récit partiel et partial de l’histoire de ce réseau. Il s’appuie sur des entretiens et des rencontres lors d’assemblées générales, des soirées, des procès, des ouvertures de squats, des manifestations.

    Étrangement, La CREA est peut-être plus connue parmi les militant.e.s des autres villes de France qu’à Toulouse, où beaucoup la résumeraient presque à un simple collectif d’anarchistes qui occupent ensemble un bâtiment. Ce texte a été écrit pour tenter de montrer la richesse de ce mouvement.

    http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L300xH198/arton2273-1eebf.png?1509890822

    https://seenthis.net/messages/642583 via Jef Klak


  • Le loup de Moscou

    Un bestiaire de Vladimir Vyssotski

    Par Yves Gauthier

    http://jefklak.org/?p=4700

    Chanteur-loup, poète-cheval et gueule d’acteur, Vladimir Vyssotski chante démuselé les silences soviétiques. Vie à vif d’un anticonformiste à guitare, dont la voix rugueuse hurle et arrache la liberté. Portrait animalier de celui qui « trottait autrement ».

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/11/Une_Vyssotski_JefKlak-1.jpg

    https://www.youtube.com/watch?v=bbPtLG295rM

    https://seenthis.net/messages/642166 via Jef Klak



  • La chapelle Saint-Lazare
    Longue histoire d’un lieu, brève histoire d’une lutte

    Par Alexane Brochard

    http://jefklak.org/?p=4685

    Le texte qui suit est le récit d’une bataille – encore en cours – contre trois formes de privatisation qui ont menacé la chapelle Saint-Lazare dans le X e arrondissement de Paris. Par un riche propriétaire pour en faire un espace de coworking. Par un collectif artistique, pour garder le lieu fermé et en faire un espace exclusivement dédié à ses productions. Par un public, homogène, qui viendrait à en exclure d’autres. Prendre l’embourgeoisement par le petit bout de la lutte et produire notre petite histoire, c’est le défi que nous nous sommes fixé. C’est un témoignage de ce que vouloir ouvrir un lieu de quartier aujourd’hui à Paris veut dire. Tout ce qui y est raconté est vrai, mais les dialogues sont romancés et les personnages anonymisés.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/10/Une_Chapelle_JefKlakOK.jpg

    https://seenthis.net/messages/641544 via Jef Klak


  • Des contrats vraiment pas aidés - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    http://cqfd-journal.org/Des-contrats-vraiment-pas-aides

    Permanente à Asud, lieu d’auto­support pour usagers de drogue, Sylvie est « une ex-emploi jeune » : « Nous avons perdu deux postes cet été : un médiateur santé et un animateur de réduction des risques. Socialement stigmatisés, puisque eux-­mêmes usagers, ils l’ont mal vécu. On les a repris en CDD, mais avec leur salaire amputé, faute de trésorerie. On sera dans le rouge avant la fin de l’année. » Les #CUI‑­CAE n’étaient donc pas un raccourci vers le plein emploi, mais la voie rapide vers une radicalisation de la précarité. Pour que les gens acceptent des boulots de merde, il faut rendre inhospitalières ce genre de « niches ». La ministre du Travail Pénicaud se veut rassurante : on va activer le service civique. Hollande voulait déjà que la moitié d’une tranche d’âge fasse l’apprentissage de la vie active dans cette antichambre de la galère. Non salariés, les jeunes de moins de 26 ans reçoivent une indemnité de l’État à peine supérieure au RSA, assortie d’un petit bonus de 100 et quelques euros payables par l’employeur. Sans ouverture de droits au chômage, ni points retraite… « Notre syndicat réclame l’abrogation du service civique, se cabre Joris. Ainsi que le transfert des CUI‑­CAE vers le droit commun, des moyens pour la formation et le retour à des subventions de fonctionnement, pour pouvoir salarier de manière non précaire et se concentrer sur l’activité. » Claire, en CAE menacé et syndiquée CGT‑­Précaires : « Il faudrait trouver un outil juridique et monter des coopératives de travailleurs du secteur associatif, pour ne pas tomber dans l’auto‑­entreprenariat, qui nous isole et masque le caractère non marchand de nos activités. » Aide-­toi, car l’État ne t’aidera plus.

    #travail #précarité

    https://seenthis.net/messages/640891 via Agnès Maillard


  • Les Palestiniens saluent la municipalité de #Cadix pour son annulation d’une série de films parrainée par #Israël#BDS France
    https://www.bdsfrance.org/les-palestiniens-saluent-la-municipalite-de-cadix-pour-son-annulation-dun
    https://www.bdsfrance.org/wp-content/uploads/2017/10/cadiz-e1508946808517.jpg

    La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (#PACBI) salue la municipalité de Cadix qui a annulé une série de films israéliens en raison de son parrainage par l’ambassade israélienne. La cérémonie d’ouverture prévue incluait la participation du directeur des projets culturels de l’ambassade israélienne en #Espagne, Jesus Arcos Garcia.

    https://seenthis.net/messages/640573 via Kassem


  • La fabrique de l’aérobic

    Chimie, lycra et VHS

    Par Rafael Luna

    Traduction par Julia Zortea, via Clift .

    http://jefklak.org/?p=4657

    Que se passe-t-il quand un médecin militaire rencontre un chimiste, lequel croise un producteur de cassettes VHS, qui aperçoit à son tour une actrice célèbre dans la rue ? Un business fluo, tonique, intrusif, et singulièrement lucratif. Petite démonstration.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/10/Une_Aerobic_JefKlak-1.jpg

    https://seenthis.net/messages/640077 via Jef Klak


  • Le port d’Anvers et le village fantôme

    Containérisation du monde et déplacements de vies

    Par Andrea Bottalico

    Traduction l’italien par Claire Feasson

    Article original : « Anversa, il villaggio fantasma e il porto più efficiente del mondo », Napoli Monitor, 13 septembre 2017.

    http://jefklak.org/?p=4629

    Les marchandises s’en viennent, la vie s’en va. À l’extrême nord de la Belgique, sur les rives de l’Escaut, Anvers est aujourd’hui le deuxième port d’Europe, derrière Rotterdam, et la première place boursière mondiale. Comme au Havre en France, la zone portuaire veut s’étendre encore et toujours, et augmenter ainsi le flux de containers arrivés du monde entier. Mais ces monstres-boîtes, qui acheminent nos biens de consommation, mangent peu à peu les gens alentour. Entre les grues du port et une centrale nucléaire, le petit bled de Doel prend des airs de ville fantôme. Malgré une lutte digne et énergique des habitant.es, la population est passée d’un millier dans les années 1990 à une dizaine aujourd’hui.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/10/Une_OAnversDoel_JefKlak.jpg

    https://seenthis.net/messages/639177 via Jef Klak


  • La Horde d’or (Italie 1968-1977), une note de lecture littéraire et « existentielle », Stéphanie Eligert
    http://laviemanifeste.com/archives/11593

    La parution en février 2017 de la première traduction française de la Horde d’or – livre en constante réimpression depuis sa première édition en Italie, en 1988 – est un événement considérable, et cela à tout point de vue : politique, existentiel, théorique, textuel, narratif, documentaire, stratégique, etc.

    Pourquoi ? On a l’habitude d’entendre les 70’s italiennes qualifiées d’« années de plomb », ledit plomb étant supposé évoquer ce mélange à vocation terrifiante d’attentats et de lutte armée que n’aurait porté qu’une petite marge déviante, voire manipulée, d’« individus » issus des mouvements contestataires de 1968. Or dès les premières pages du livre – constituées des différentes préfaces et notes aux éditions de La Horde d’or en Italie, en 1988 et 1997 -, l’on comprend tout de suite que l’expression « les années de plomb », en réalité, a exactement la même fonction dans l’ordre du langage que les grenades lacrymogènes dans l’ordre policier : on les lance sur n’importe quel mouvement animé par un désir révolutionnaire afin d’enfumer, faire écran et produire de l’irrespirable là où justement, de l’espace était en train d’être rendu à l’air libre.
    Ainsi de ce bref et percutant extrait de l’avant-propos à l’édition de 1988 : Années de plomb, services secrets, massacres d’état, complot, répression, terrorisme, état d’urgence …. Ou bien, au contraire : les plus belles années de notre vie, transformation radicale de la vie quotidienne, utopie, besoin de communisme, révolution sexuelle, lutte armée, etc .
    (...)

    Tout est donc parti « des besoins concrets et matériels », les pratiques théoriques comme les pratiques ouvrières – l’inventivité de l’une s’est nourrie de l’autre, sans domination ou vision douteuse d’une avant-garde de « cadres » venus éclairer une masse de salariés supposée inapte à se libérer seule. C’est donc cette influence mutuelle, source de construction d’un « savoir sans intermédiaire », « immédiat » édifié « contre le pouvoir du capital » et sur la base de situations précises, ici et maintenant, qui a permis de libérer une inventivité demeurant aujourd’hui encore proprement magnifique. Ainsi, par exemple de la grève appelée du beau nom d’« à la chat sauvage », mise en pratique dans les milieu des années 60, dans les usines automobiles du Nord :

    La grève à « la chat sauvage » procède par arrêts imprévisibles aux points nodaux du cycle de production. Ces interruptions sont « spontanément » décrétées par les ouvriers, c’est à dire minutieusement préparées par une intelligence ouvrière qui sait utiliser à ses propres fins l’articulation productive de la coopération capitaliste. La grève « à la chat sauvage » est tout le contraire d’une simple lutte protestataire, éventuellement puissante, mais désorganisée. Elle requiert un très haut degré de cohésion et des formes actives d’organisation autonome. Celle du 15 octobre 1963 est historique parce qu’elle montre l’émergence à la FIAT d’une organisation ouvrière capable de mener une grève complètement en dehors du cadre des organisations officielles du mouvement ouvrier. Elle dément la vieille idée selon laquelle seul un petit groupe déterminé, détenteur de la conscience antagoniste ouvrière, serait en mesure d’organiser la lutte dans l’usine.
    (...)

    Livre-foule

    Le camarade du mouvement cité a également souligné autre chose d’essentiel : « Il est compliqué de parler de 77 » – je dirais : comme d’écrire à son sujet et sur tout le livre de la Horde d’or. Ainsi, depuis le début de ce texte, j’ai beau estimé nécessaire d’avoir fait des zooms précis, successifs sur les Quaderni rossi, le CUB Pirelli, les Circoli, etc. -, je ne me départis pas de l’impression, du coup, d’avoir forcé au silence tous les autres mouvements, groupes, tendances, etc., en ne les nommant pas … C’est que pour bien faire et rendre exactement compte de ce qui se passe, en termes d’impressions brutes de lecture, il faudrait sans cesse ajouter à un article sur ce livre des incises qui insufflent partout de la profondeur de champ, une multiplicité d’actions et d’acteurs (« tandis que », « en parallèle », etc.), des grondements d’usines avec 25 000 ouvriers en grève, les climats de Milan, Turin, une vaste atmosphère bienveillante, de la foule, etc.

    Et cette impression n’est pas un hasard. C’est en plus d’être un chef d’œuvre documentaire et historique, la Horde d’or est aussi une merveille formelle. Cet effet-foule, il ne me semble pas que la littérature et la poésie (expérimentale ou non) l’aient une seule fois produit – jamais, en tout cas, avec un dispositif d’une telle intensité. Ainsi, chaque zoom sur un aspect du mouvement ne semble jamais isolé des autres et de ce point de vue, la Horde d’or fonctionne comme l’anti-catalogue par excellence ; elle ne présente pas des « produits », des groupes successifs ayant pour seul étant leur fiche d’identité, mais elle tresse leurs influences dans une sorte de grande ondulation croissante. Et comme chaque composante du mouvement est toujours décrite alors qu’elle est prise dans une situation concrète, avec toutes les analyses et perceptions plurielles qui en découlent, etc., le tout, au fil de la lecture, accumule son foisonnement de détails et crée une sensation de rumeurs illimitées, d’horizons toujours plus vastes peuplant le hors cadre de la page. Comment ce livre réussit-il cela ? Tout s’est joué, semble-t-il, dans le processus d’écriture, que Nanni Balestrini (également romancier et poète – détail d’importance) décrit ainsi :
    Au fur et à mesure que nous avancions, une méthode a commencé à se dégager et tous les éléments ont trouvé leur place, petit à petit, chapitre après chapitre. Cela s’est fait de manière assez improvisée, dans un même élan, et c’est peut-être ce contexte d’écriture qui a permis que le livre soit vivant et donne cette impression d’exhaustivité. Nous avions bien sûr une idée générale, mais ce n’était pas un travail systématique, comme on l’aurait fait pour écrire un livre d’histoire. Nous avons plutôt choisi de donner une série de coups de projecteurs sur différentes situations, et c’est bizarrement cela qui donne l’impression d’un tout homogène.

    C’est le « contexte d’écriture » et donc une nouvelle fois, une situation précise, un certain agencement des subjectivités qui a précipité la mise en forme de la Horde d’or. Dans le même entretien, Balestrini explique d’ailleurs que les auteurs s’étaient retrouvés dans un appartement de Rome, travaillant au milieu d’une pièce où étaient progressivement ramenés, par grosses valises, tous les livres, tracts, documents imprimés durant les deux décennies révolutionnaires. En termes d’ambiance (et de la masse de souvenirs qui a dû « se lever » de ces textes, du grain du papier, des particularités d’impression, etc. – comme les fleurs de papier japonaises de la Recherche), il est évident que les auteurs ne pouvaient qu’opter pour un travail non systématique, qui se laisse absorber par l’acuité successive des « coups de projecteurs sur différentes situations ». C’est que le mouvement de la Horde d’or a été si fondamentalement existentiel (dans ses causes politiques, ses expressions, ses expérimentations théoriques, ses stratégies, etc.) qu’un livre en racontant l’histoire ne pouvait pas trouver d’autre matrice formelle que le récit. De fait, Bianchi, toujours dans le même entretien, précise que lors de la composition du livre, c’est Balestrini qui a « transposé son art du montage du roman à l’essai », et il ajoute que :

    La spécificité du livre tient au fait qu’il met en présence des matériaux très divers. Il y a bien sûr des textes théoriques, mais la structure de fond reste celle du récit. Les luttes avaient produit une telle richesse qu’il n’était pas nécessaire d’adopter un point de vue surplombant comme l’aurait fait une démarche universitaire. Le simple récit des faits était déjà porteur d’énormément de sens.

    La spécificité de la Horde d’or, c’est d’abord sa « structure de fond de récit », et non sa description théorique de l’autonomie ; « le simple récit des faits » a été suffisant – nul besoin de « surplomb », et donc de dénivelé hiérarchisant, dominant entre narration et faits narrés, et qui aurait eu, en plus, pour conséquence de séparer l’interprétation des expériences vécues. Or ces expériences ont été d’« une telle richesse » qu’elles ont formulé, à même leur réalisation concrète, « déjà énormément de sens ». La théorie était pratique – et en cela, il était inévitable que l’autonomie, dans son constant « processus de singularisation », trouve sa plus juste forme discursive dans le récit ou disons, pour faire large (et débarrasser tout de suite ce point de l’analyse de la question de la fiction) : la description subjective, la libre analyse à hauteur de « je » et de « nous ».

    Certes, tous les livres traitant un moment d’histoire révolutionnaire comportent des récits, mais la particularité radicale de la Horde d’or, c’est que les fragments subjectifs n’y sont pas utilisés comme des accessoires figuratifs, mis en position d’illustrer l’affirmation centrale des historiens, etc. Le schéma de la Horde d’or est totalement autre : les récits y forment le cœur même des chapitres ou de toute partie destinée à re-présenter une tension théorique et pratique ponctuelle dans l’histoire du mouvement. Précisons qu’il s’agit de récits de manifestation bien sûr, mais aussi de comptes-rendus d’actions dans les villes, d’exposés stratégiques ou de divergences, de tracts, de chansons, etc.

    En plus, même les passages théoriques sont des récits puisqu’à la lecture, ils n’apparaissent jamais sous l’allure de concepts en train de dérouler leur logique ; au contraire, dans presque tous les textes choisis, les auteurs / collectifs racontent comment des concepts se sont directement articulés à des configurations existentielles réelles (telle grève, telle réaction à telle occupation, etc.). Même, et surtout, les textes de Primo Moroni et Nanni Balestrini – introductifs ou conclusifs, montant les différents documents entre eux – se construisent comme des récits où l’essentiel d’une situation politique est planté « sous les yeux » avec une efficacité toujours admirable (en trois ou quatre paragraphes, tout est là : les grandes données socioéconomiques d’une ville à tel moment, son climat, les enjeux théoriques précis qui la traversent, etc.).

    En fait, il n’y a quasiment pas de théorie « pure » dans la Horde d’or, ou de théorie hors sol (si ce n’est le chapitre sur le marxisme-léninisme !). Il n’y a pas même, je crois, de pire contresens pour la Horde d’or que l’idée d’une « théorie hors sol ». C’est que l’émergence de la « vague révolutionnaire » italienne, comme sa durée, n’ont été possibles, on l’a dit, que parce que la théorie avait su, à un moment donné, devenir creativa, immanente, articulée à même l’existentiel, comme les grèves à la chat sauvage. Et là où cela intéresse pleinement la littérature et la théorie du texte, c’est qu’en procédant ainsi, par « coups de projecteurs » successifs, le montage de la Horde d’or invente une nouvelle forme de livre, elle aussi autonome. En effet, est-ce que ce « tout homogène » qui réussit à être créé alors qu’il n’y a « bizarrement » aucune unification des multiples matériaux cités, cela ne rappelle pas exactement l’atmosphère et le degré de maturité hallucinant auquel était parvenu le mouvement en 77, dans les couloirs de l’université de Bologne ? Que ce soit sur un plan structurel ou dans le détail des textes, l’homologie est complète entre la forme-foule de la Horde d’or et celles inventées pendant deux décennies par le mouvement.
    (...)

    La Horde d’or maintenant

    Quels sont-ils, ces raccords dans l’axe ? Il faudrait un long texte pour déployer dans le détail toutes les résonances (théoriques, affectives, stratégiques) qui se bousculent à la lecture de la Horde d’or. Mais pour le dire vite, disons que l’aire des autonomies, comme on l’a surnommée, vient nous montrer la manière dont combler les blancs, ou les fondus au noir, de la tradition insurrectionnaliste française, et cela donc grâce à :

    – Une proximité sensible fondamentale et incontournable avec les lieux d’exploitation (cf. les enquêtes ouvrières des Quaderni rossi et le désir de connaître précisément « la vie dans l’usine », « l’organisation du commandement » dans les ateliers ou dans les entreprises, les open space, etc. – en transformant les paroles recueillies en corecherche et « savoir immédiat, direct » d’une lutte) ;

    – Une attention maximale portée à la dimension existentielle et subtile de situations diffuses de révolte, où qu’elles surgissent (sur le marché du travail, dans les universités, les zones rurales, etc.) ;

    – Une mise en phrase simple et anti-idéologique de ces révoltes existentielles (cf. les passages cités d’Elvio Fachinelli, du CUB Pirelli et du Gruppo Gramci), propre à susciter chez n’importe quel lecteur une reconnaissance concrète de ses propres sensations, et donc une bascule possible dans la lutte ;

    – Le choix du récit ou de toutes formes textuelles susceptibles de mettre en forme l’autonomie in situ ou « dans le temps » comme disait Proust.

    Car c’est peut-être cela l’essentiel de la Horde d’or, cette richesse merveilleuse, ce contre-capital qu’elle donne en partage au fil de ses 660 pages et laisse en souvenir : l’autonomie en acte – c’est à dire l’autonomie en tant qu’elle réussit à être « l’immanence : une vie » ou « réappropriation de la vie » comme disaient les Circoli. Et avec cet héritage d’actions directes, situées, sensibles, immanentes, nous – aujourd’hui – savons aussi comment transformer « le plomb » en or.

    #luttes #autonomie #Italie #histoire #récit #toctoc ?

    https://seenthis.net/messages/638810 via colporteur


  • 5 fat activists sound off on how thin people can become real allies
    https://mic.com/articles/185380/5-fat-activists-sound-off-on-how-thin-people-can-become-real-allies

    https://thumbs.mic.com/NGIxMDc2MGI5NSMvWk1KNzFoaXljdkpwSFd1WDU0Q0tLWnBENTJnPS8weDA6ODczeDQ5MS84MDB4NDUwL2ZpbHRlcnM6Zm9ybWF0KGpwZWcpOnF1YWxpdHkoODApL2h0dHBzOi8vczMuYW1hem9uYXdzLmNvbS9wb2xpY3ltaWMtaW1hZ2VzL29rc2Rob3M2ZmxlbnhqYWM3bDQ2M2hkanAxaGo1cHBlNGo4M3d0cjhzNTh1eXkwbHI2dXdxZXF1Y3JudjB6cnIuanBn.jpg

    The question of when and how thin women should take part in various body positivity movements is a very hot topic — and for good reason. Arguably, the mainstreaming of body positivity has hit an all-time high (how else can we explain even Weight Watchers calling itself #BoPo?). And with that comes critical pushback from fat activists, who are frustrated by how their decades of work are being erased while thin, white, conventionally attractive women take center stage.

    #poids #féminisme #privilège

    https://seenthis.net/messages/638742 via Beauté fatale


  • L’impact des méga-navires - Agnès Stienne, Olaf Merk, Philippe Rekacewicz et Philippe Rivière
    https://visionscarto.net/l-impact-des-mega-navires
    https://visionscarto.net/local/adapt-img/2048/10x/local/cache-vignettes/L3200xH2095/18905774121_7325-be193.jpg?1508392858
    https://visionscarto.net/local/adapt-img/2048/10x/local/cache-vignettes/L3000xH2340/18715221648_4e6b-70342.jpg?1508392860

    L’International Transport Forum, une unité de recherche de l’OCDE, a publié en mai 2015 un rapport sur « L’impact des méga-navires », piloté par Olaf Merk (PDF). Nous en reprenons ici les principaux graphiques

    #mer #transport_maritime #cartographie #megaships

    https://seenthis.net/messages/638268 via visionscarto


  • Pour celles et ceux qui souhaitent nous soutenir contre DEFEND EUROPE – Blog YY
    http://blogyy.net/2017/10/18/pour-celles-et-ceux-qui-souhaitent-nous-soutenir-contre-defend-europe
    http://blogyy.net/wp-content/uploads/2017/10/jean-jacques-rue-yannis-youlountas-defend-europe-identitaire-generation.jpg

    Vous le savez : les fascistes de Defend Europe ont décidé de se venger, deux mois après l’échec total de leur grand périple chevaleresque sous les auspices de Charles Martel qui a finalement tourné au feuilleton comique de l’été.

    POUR CELLES ET CEUX QUI SOUHAITENT NOUS SOUTENIR CONTRE DEFEND EUROPE

    En effet, les chefs identitaires ont décidé de faire deux exemples :
    1- en m’attaquant en Justice, en tant que membre du réseau antifasciste Defend Mediterranea qui s’est activé contre eux ;
    2- en attaquant également mon ami Jean-Jacques Rue qui a partagé et commenté avec sa verve habituelle l’une de mes publications.

    Notre procès aura lieu le 18 décembre à Nice. Trois des principaux responsables de Defend Europe nous poursuivent : Robert Timm, Clément Galant et Lorenzo Fiato, co-fondateurs de la première croisière en Méditerranée pour identitaires allemands, français et italiens, mais bof, sans escale nulle part, les toilettes bouchées, le réservoir de carburant plein de flotte et une vitesse moyenne inférieure à celle d’une trottinette

    Ces animateurs de colo façon croisade en canoé nous demandent des sommes astronomiques : plus de 30 000 euros de dommages et intérêts (auxquels il faut ajouter les amendes, le remboursement de leurs frais de Justice, et puis le règlement des nôtres, bien sûr).

    Leur but semble triple :
    1- s’offrir une revanche judiciaire dans une ville qui leur semble favorable, où Estrosi passe pour un gauchiste et Vauzelle pour un anarcho-autonome.
    2- se faire encore plus de fric, en plus des tee-shirts bleu chiotte et du fachothon de départ.
    3- cogner deux ennemis fauchés tout en fichant la trouille aux autres (je sens que plus personne va oser partager mes publis).

    Peut-être espèrent-ils ainsi me prendre le fourgon et la caméra, car ils savent que j’aide aussi des migrants sur d’autres terrains (convois solidaires, films…).

    Du coup, pour nous aider à nous défendre, un comité de soutien vient d’être créé, ce soir, avec pour première décision de lancer un pot commun :
    https://www.lepotcommun.fr/pot/hvfshv5n

    Merci à Annick et Eric Sirvin, mes vieux compagnons de lutte qui vont s’en occuper, avec Sandrine, Maud et quelques autres.

    Heps, les fachillons ! Nous aussi on a du monde qui nous soutient et c’est pas demain la veille qu’on va se laisser intimider par vos heaumes et vos étendards. Car sous vos armures en carton, il n’y a que des trouillards compulsifs qui ont simplement peur de la différence et qui en ont fait leur fond de commerce.

    Rendez-vous le 18 décembre !

    Yannis Youlountas

    #GUD #fascisme #Defend_Europe #C-Star

    https://seenthis.net/messages/638255 via Val K.