• « Sur les conseils de mes élèves, j’allais à l’épicerie Chez Adballah »

    Entretien long format avec Laurence De Cock sur l’éducation, l’histoire et le postcolonialisme

    Propos recueillis par Céline Picard et Ferdinand Cazalis

    À lire et écouter ici :

    http://jefklak.org/?p=5663

    À la fin du XIXe siècle, un programme commun à l’ensemble du territoire français est décidé. Cela a trois finalités : 1. identitaire, car il faut fabriquer « du Français » dans un pays qui est fragmenté au niveau linguistique et culturel, et qui est par ailleurs éclaté en colonies ; 2. civique, il faut fabriquer des citoyen·nes républicain·nes au moment où la République est instable ; 3. intellectuelle, c’est-à-dire avec l’objectif de transmettre des connaissances (mais ce dernier niveau de lecture est secondaire). D’où l’idée de structurer l’école autour de programmes et de disciplines, qui, en France, ont parfois une rigidité que l’on ne retrouve pas dans tous les pays ; le terme de « programme » est quant à lui spécifiquement français : ailleurs on parle de « curriculum » ou de « plan d’étude ». Or ces mots – « disciplines » et « programmes » – sont à eux-seuls tout un programme, si j’ose dire : c’est un carcan idéologique servant quasiment des objectifs de dressage. L’enjeu est donc immense et touche à ce qui définit la nation et la patrie, au point que toute modification dans les programmes peut devenir un enjeu de société.

    L’histoire scolaire est écrite par les dirigeant·es selon deux objectifs. Le premier est politique : un programme d’histoire reflète à un instant « t » ce que le politique souhaite laisser comme trace du passé. Le deuxième est social : le programme cible le devenir de générations de jeunes ; c’est une projection à long terme de ce que le politique souhaite que la jeunesse devienne. On suppose qu’avec tel programme, les élèves vont développer tels types de comportements civiques et politiques. Par conséquent, pour un·e praticien·ne – un·e prof –, il est très compliqué de travailler avec ce matériau qui est surveillé en permanence. On essaie tant qu’on peut d’insister sur la dimension critique de l’histoire, mais ce n’est pas évident avec de tels enjeux qui nous dépassent. Car ce que nous souhaitons réellement enseigner relève d’une autre problématique que celle des gouvernements : quelle utilité peut avoir la connaissance et le raisonnement historiques pour une meilleure compréhension du monde ?

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2018/02/Une_DeCock_jefklak_2.jpg

    https://seenthis.net/messages/666527 via Jef Klak



  • Nou3 : l’humain, le cyborg et les espèces compagnes

    Par Bruno Thomé

    http://jefklak.org/?p=5635

    Et si Médor et Pupuce devenaient des armes de destruction massive ? C’est ce que le tandem écossais Morrison/Quitely a imaginé pour son one shot comic book : Nou3 , pur shoot stroboscopique de gore à fourrure. Histoire de réaliser une bonne fois pour toute que la guerre « zéro mort » n’existe que dans l’imagination des responsables de com’ en kaki.

    (...)

    Nou3 ne prétend pas offrir un point de vue original sur l’humain et les autres animaux – il ne s’agit nullement d’un manifeste cyborg ou en faveur des espèces compagnes. Plutôt un brûlot antimilitariste en forme de mélodrame gore et animalier, où empathie naturelle pour les compagnons à quatre pattes et fantasme de sauvagerie et d’instrumentalisation guerrière s’entrechoquent dialectiquement.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2018/02/we3-capa-thumb.jpg

    https://seenthis.net/messages/665448 via Jef Klak


  • La surproduction de l’intelligence

    Université, précariat, et reconfiguration des classes sociales aux États-Unis

    Par Gary Roth

    http://jefklak.org/?p=5598

    Traduit de l’anglais par Xavier Bonnefond et Emmanuel Broda-Morhange

    Article original : « The Overproduction of Intelligence », The Brooklyn Rail

    Aux États-Unis comme en France, le système éducatif est à la fois un acteur majeur de la reproduction des inégalités et un vecteur important d’ascension sociale pour les populations défavorisées. Dans les années 1960-70, décrocher son diplôme pouvait donner accès à la classe moyenne, à un emploi stable et bien payé, à la culture, à la consommation et au « confort moderne ». Cela permettait en tous cas d’espérer échapper à sa condition sociale. Mais, une fois les communautés ouvrières liquidées et la désindustrialisation réalisée, qu’advient-il aujourd’hui des diplômé⋅es du supérieur que le marché du travail ne peut plus absorber ? Le sociologue et anthropologue Gary Roth propose ici une histoire audacieuse de ces intérimaires, travailleurs et travailleuses à temps partiel et « freelances » états-unien⋅nes qui constituent ce nouveau précariat diplômé.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2018/01/Une_SurproductionIntelligence_jefklak.jpg

    https://seenthis.net/messages/664823 via Jef Klak


  • Le projet Macron pour l’enseignement supérieur : une offensive sur le terrain de la valeur des études

    par Aurélien Casta

    https://www.questionsdeclasses.org/?Le-projet-Macron-pour-l-enseignement-superieur-une-offensive-su

    Deux positions coexistent ainsi encore aujourd’hui. Elles opposent des partisans du droit d’accès des bacheliers à l’enseignement supérieur et leurs opposants qui soutiennent la loi Vidal. Le conflit porte fondamentalement sur la valeur des études et sur le statut économique de l’étudiant. La valeur économique des études et de la formation est-elle, comme le pensent les initiateurs de la loi Vidal, la valeur capitaliste qu’elles produisent, directement dans les écoles supérieures payantes ou après les études une fois que les étudiants sont diplômés, occupent un emploi mieux rémunéré et remboursent le prêt qu’ils ont contracté (ici les étudiants sont des consommateurs et des personnes qui ne produisent de la valeur qu’une fois leurs études finies) ? Ou est-ce que, comme ont commencé à l’affirmer dans l’esprit du Plan Langevin-Wallon les syndicats étudiants et une partie des organisations universitaires, une valeur économique non capitaliste est produite au cours des études gratuites par les personnels et par les étudiants (ici, les étudiants sont des travailleurs à qui il s’agit de donner un salaire) ? Pour trois raisons, on peut voir dans la loi Vidal une nouvelle attaque destinée à contrer les projets issus de l’après-guerre et à renforcer les pratiques et croyances fondatrices de la valeur capitaliste.

    https://www.questionsdeclasses.org/local/cache-vignettes/L200xH111/telechargement_1_-ce2e1.jpg?1516702552

    https://seenthis.net/messages/663706 via Jef Klak

    • Activité des amis des Amis à Lyon
      Conférence débat organisée par l’AFAL (Association France Amérique Latine) et SUTE (syndicat unique des travailleurs de l’éducation - Chili)
      « Les problèmes sur la privatisation de l’éducation au Chili »
      Mercredi 31 Janvier à 18h30
      Palais du Travail
      9 Place lazare Goujon
      Villeurbanne

      En présence du président du syndicat SUTE, Monsieur Luis Yanez

      Pour compléter la réflexion et l’analyse sur les enjeux de la réforme en cours en France à la lumière de l’expérience chilienne, où les frais d’inscription dans l’enseignement supérieur sont parmi les plus chers du monde....


  • BRUXELLES L’occupation du siège bruxellois de Deliveroo se poursuit, annoncent les syndicats RTBF avec Belga - 25 Janvier 2018
    https://www.rtbf.be/info/regions/bruxelles/detail_l-occupation-du-siege-bruxellois-de-deliveroo-se-poursuit-annoncent-les-

    L’occupation du siège bruxellois de Deliveroo, entamée mercredi après-midi par le collectif des coursiers, se poursuit ce jeudi matin, indiquent les syndicats.
    https://ds1.static.rtbf.be/article/image/1248x702/7/7/4/2e44cf01555477ec97ec077def8fb8ab-1516869477.jpg

    Le collectif souhaite rencontrer la direction pour discuter d’un statut de salarié pour les travailleurs qui ne veulent pas du statut d’indépendant, et d’une garantie de salaire horaire minimum.

    « La direction n’a envoyé personne pour tenir cette discussion et souhaite lever le siège par voie judiciaire. Elle n’a pour le moment pas obtenu son jugement en référé pour pouvoir le faire », assure la CNE. « L’occupation a donc toujours lieu et de nombreux coursiers viennent se relayer, marquer leur soutien ou chercher des informations sur la situation en cours » , ajoute le syndicat chrétien en rappelant que ce jeudi après-midi, une délégation des coursiers ira demander au ministre de l’Emploi, Kris Peeters, pourquoi l’enquête qu’il a promise n’a toujours pas abouti.

    « Le temps presse ! Nous appelons le ministre Peeters a accélérer son enquête car le 1er février, les coursiers devront devenir des indépendants (ou arrêter leur travail) et donc assumer tous les risques afférents à leur travail, ce qui est inacceptable pour nous » , pointe de son côté l’UBT (FGTB).

    #Bruxelles #deliveroo #Syndicats #Luttes #Salaires #Belgique #ubérisation #livreurs_à_vélo #coursiers #indépendants #economie

    https://seenthis.net/messages/663050 via BCE 106,6 Mhz


  • Mais ils sont où, les fainéants ? | Jean-Baptiste Bernard
    http://cqfd-journal.org/Mais-ils-sont-ou-les-faineants

    Ils animent un lieu collectif. Font vivre des médias libres. Mettent la main à la pâte militante. Et vivent, ou survivent, grâce aux minima sociaux ou aux Assedics. Proches de CQFD ou participant au journal, ils appartiennent de fait à cette frange contestataire à laquelle pensait Macron en fustigeant les « fainéants et extrêmes ». Des fainéants, eux ? Tout le contraire, bordel. Source : CQFD

    https://seenthis.net/messages/662979 via Rezo


  • « Je lui dis des secrets et il les garde en lui »

    Quatre enfants, dix mille doudous

    Par Jef Klak

    Objet transitionnel pour la psychanalyse ou nid à bactéries pour la médecine, peu importe. La parole est aux enfants. Hugo, Anna, Sara et Meïmouna nous racontent leurs doudous : tour à tour ami·e d’aventures imaginaires, confident·e des nuits parallèles et plus mieux encore…

    Propos recueillis par Mathieu Rivat, Émilie Lebarbier, Noémi Aubry, Hélène Pujol, Bruno Thomé et Julia Zortea

    http://jefklak.org/?p=5546

    Qui a des souvenirs de doudou  ?

    Sara  : Moi, j’ai deux doudous. Un, c’est un animal. Mais c’est Meïmouna qui me l’avait prêté, donc je l’avais volé, en fait. Il s’appelait…

    Meïmouna  : Soussou.

    Sara  : Parce que c’était une souris. Et puis l’autre, sa tête était comme une poupée, et son corps comme un doudou. Elle s’appelait Bibika.

    Et maintenant, tu n’as plus ce doudou  ?

    Sara  : Ben si. Mais je l’ai perdu. Enfin, je l’ai vu il y a cinq jours. Je ne le trouve plus.

    Est-ce que tu as déjà vraiment perdu un doudou  ?

    Sara  : Oui, j’étais triste au début, mais ensuite je me suis habituée. L’année dernière, je l’avais aussi perdu pendant longtemps. En fait, je le perds, et ensuite je le retrouve.

    Et quand tu le retrouves, tu en fais quoi  ?

    Sara  : Ben, je le prends. Pour dormir avec.

    C’est que pour dormir  ?

    Sara  : Oui. Quand j’ai peur. Mais maintenant, j’ai moins peur.

    Tu avais peur de quoi  ?

    Sara  : J’avais peur que la maison s’écroule. Et j’aime pas rester toute seule des fois. Et aussi, j’avais peur qu’il y ait le feu à la maison. Avec le doudou, j’avais moins peur. J’étais pas trop toute seule. [ Baissant la voix ] Parce que moi je pensais que le doudou, il était vivant. Et comme j’en avais deux, eh ben des fois, quand je faisais un câlin au premier, je croyais que l’autre il était jaloux.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2018/01/P1000812-1024x768.jpg

    https://seenthis.net/messages/662961 via Jef Klak


  • Face aux poursuites-bâillons de #Bolloré : nous ne nous tairons pas !
    https://www.bastamag.net/Face-aux-poursuites-baillons-de-Bollore-nous-ne-nous-tairons-pas-575

    Face aux poursuites-bâillons de Bolloré : nous ne nous tairons pas !

    Une vingtaine de procédures en diffamation ont été lancées par le groupe Bolloré et son partenaire commercial, la holding luxembourgeoise Socfin, contre des médias, des journalistes et des organisations indépendantes, depuis une dizaine d’années. « Objectif : les dissuader d’enquêter et les réduire au silence, pour que le "secret des affaires", quand celles-ci ont des conséquences potentiellement néfastes, demeure bien gardé », dénoncent, dans une tribune commune inédite, les journalistes, dont l’équipe de Bastamag, et organisations attaquées ainsi que leurs soutiens.

    https://seenthis.net/messages/662727 via Reka


  • Le vivant ne sera pas pucé

    Appel des opposant⋅es au puçage électronique des brebis et des chèvres

    Par le collectif Faut Pas Pucer

    http://jefklak.org/?p=5558

    Pour identifier leurs bêtes à l’usage des services vétérinaires et administratifs, les éleveurs et éleveuses de brebis devaient apposer sur chacune de leurs bêtes une, puis deux boucles à l’oreille. Depuis 2015, c’est à présent une puce RFID émettant des informations par lecture sans contact qui est devenue obligatoire. Sous couvert de traçabilité, cette technologie de contrôle sert avant tout à industrialiser plus encore les mouvements des animaux, qui sont décrits dans les textes officiels comme du « minerai-viande ». Une logique gestionnaire et informatique qui n’a rien à voir avec la pratique des bergers et bergères qui s’occupent de petits troupeaux, font de la vente directe et gardent un lien de compagnonnage avec les bêtes. Aussi certain·es se sont regroupé·es autour du collectif Faut pas pucer, pour continuer à mener leur vie et organiser leur métier dignement. Des contrôles réguliers de l’administration statuent sur le montant des prestations sociales indexées à la soumission aux normes d’identification électroniques. Depuis 2013, le collectif Faut pas pucer résiste à ces contrôles en les rendant publics, et ce sont des dizaines de camarades qui viennent chaque fois en soutien. La solidarité et aussi de mise, pour aider collectivement les petit·es éleveurs et éleveuses qui subissent de lourdes sanctions financières. Le 22 novembre 2017, ce sont 100 personnes qui sont venues soutenir deux berger·es contrôlé·es dans dans une ferme du Tarn.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2018/01/Une_BrebisPuces_jefklak.jpg

    https://seenthis.net/messages/662044 via Jef Klak


  • Tunisie : Qu’est-ce qu’on attend ?

    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/tunisie-quest-ce-quon-attend

    « Qu’est-ce qu’on attend ? » : c’est le nom du mouvement de colère qui se fait entendre dans les rues de Tunis depuis plusieurs jours.

    De ceux qui ne peuvent plus payer leurs factures ou les produits de première nécessité à ceux qui dénoncent les violences policières : qui sont ces Tunisiens sortis dans la rue ces derniers jours ? A quoi ressemble leur vie quotidienne sept ans après la Révolution ?

    Chanson de fin : « Smek » par Yuma - Album : « Chura » (2016) - Label : Innacor.

    Reportage : Emilie Chaudet
    Réalisation : Philippe Baudouin

    @intempestive

    https://seenthis.net/messages/661448 via Jef Klak



  • « Faire du cinéma comme on occupe des zones à défendre »

    ZAD, rituel, micropolitique et cinéma : entretien avec les Scotcheuses

    Propos recueillis par Nicolas Rey

    http://jefklak.org/?p=5496

    Dans l’histoire du cinéma, y compris celle du cinéma militant, on trouve peu de films réalisés collectivement, c’est-à-dire des productions où chacun prend part à la réalisation, de manière horizontale et non hiérarchique. En France, il y a les exemples célèbres des différents groupes de la fin des années 1960 et des années 1970, groupes Medvedkine 1 ou Dziga Vertov 2 en tête. À la même période, on peut aussi citer Cinema Action au Royaume-Uni, le Kasseler Filmkollektiv en RFA, des collectifs participant au mouvement des Newsreels aux États-Unis, d’autres en Amérique du Sud. Sans oublier les collectifs féminins comme le Collettivo Femminista di Cinema di Roma, London Women’s Film Group, le Frauenfilmteam de Berlin, et en France, autour de Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder 3… Aujourd’hui, les exemples de créations collectives dans le champ du cinéma se font plus rares. C’est pourtant le choix fait par les Scotcheuses, un groupe mouvant, fabriquant des films en Super 8, formé en 2013, et qui a déjà finalisé quatre films. Les trois premiers ont été fabriqués dans des temps très courts, tournés, développés et montés sur le lieu même du tournage et montrés sous une forme performative avec un accompagnement sonore en direct. No Ouestern, leur dernière production, a été réalisé en un an sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, avec un temps d’écriture préalable, pour aboutir à une forme fixée, accompagné d’un son synchronisé à la projection.

    ++ Bonus son et vidéo en fin de texte ++

    ⋅ Anomalies, un ciné-tract contre le puçage des animaux

    ⋅ Une carte postale sonore contre le projet d’enfouissement de Bure

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2018/01/VignetteCineZAD-940x700.jpg

    https://seenthis.net/messages/660600 via Jef Klak



  • Les policiers français ont abattu 18 personnes en 2017 - Basta !
    https://www.bastamag.net/Les-policiers-francais-ont-abattu-18-personnes-en-2017

    Selon le décompte que nous réalisons chaque année, 17 personnes ont été tuées par balles par des policiers ou gendarmes en France en 2017, et une personne est décédée des suites d’un tir de flashball, à Auxerre, le 6 janvier 2017. Spécificité de l’année 2017 : la moitié des personnes abattues l’ont été par des policiers en dehors de leur service. (...)

    Dans le cas des neuf autres personnes abattues lors de mission traditionnelle de maintien de l’ordre, cinq n’étaient pas armées, trois étaient armées d’une arme blanche (couteaux) [1], une avait ouvert le feu sur un policier – le 26 septembre, lors de l’expulsion d’un logement à Draguignan (Var). En plus de ces 18 personnes tuées par balles ou par flashball, 16 personnes sont mortes des suites d’une intervention policière en 2017.

    Trois sont décédées pendant leur garde à vue suite à un malaise : un motard arrêté pour excès de vitesse meurt dans sa cellule du commissariat d’Arpajon (Essonne) le 3 juillet ; un jeune homme de 16 ans issu de la communauté des « gens du voyage » décède pendant sa détention dans une gendarmerie en Charente le 13 octobre ; un Espagnol d’origine sénégalaise de 24 ans meurt des suites d’une asphyxie après avoir été interpellé à Paris le 22 novembre.

    Parmi ses 16 personnes tuées lors d’une intervention, cinq se sont tuées en fuyant la police, deux alors qu’elles tentaient d’échapper en voiture à des patrouilles à Toulouse, deux autres à Lille poursuivies par une équipe de la brigade anticriminalité, une par noyade en se jetant dans la Seine après avoir été menottée. Enfin, un quinquagénaire est renversé par une voiture de patrouille alors qu’il circule à scooter, à Créteil (Val-de-Marne) le 14 juin.

    #police

    https://seenthis.net/messages/658589 via colporteur


  • Et vogue la galère

    Reportage sur les quais précaires de Saint-Nazaire

    Par Emmanuel Sanséau

    http://jefklak.org/?p=5488

    Ce fut le premier déplacement en région du président de la start-up nation : Saint-Nazaire et ses chantiers navals. Emmanuel Macron daignera même les sauver d’une cession au groupe italien Fincantieri par une « nationalisation ». C’est que le bastion ouvrier était « Macron compatible » avant l’heure. En vingt ans de lourdes restructurations dans la gestion de leur main-d’œuvre, les chantiers ont fait figure de laboratoire de la précarisation.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2018/01/Une_SaintNazaire_jefklak-2.jpg

    https://seenthis.net/messages/658209 via Jef Klak


  • Mai 2017 : Bison Futé, route des Chicanes (D281), sur la zad #NDDL
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/39557905052

    Flickr

    https://farm5.staticflickr.com/4761/39557905052_6a84d3b5fa_m.jpg

    ValK. a posté une photo :

    Zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes, le 17 avril 2017. +> Infos, appels : zad.nadir.org & www.acipa-ndl.fr ++> toutes les photos : www.flickr.com/photos/valkphotos/collections/721576321492...

    https://seenthis.net/messages/658169 via Val K.


  • Traduire « Our Bodies, Ourselves » | Linda Gordon
    http://jefklak.org/?p=5441

    https://rezo.net/local/cache-vignettes/L89xH120/arton236059-6f7c4.jpg

    Un collectif de dix féministes françaises travaille en ce moment à une actualisation du manuel fondateur Notre corps, nous-mêmes (voir l’appel à participation plus bas). L’occasion de revenir sur l’évolution de ce texte, écrit en 1970 à Boston par des femmes pour les femmes, qui proposait de se réapproprier les outils nécessaires pour prendre en main sa santé, sa sexualité, le contrôle de sa fertilité. Les traductions de ce manuel féministe par des militantes du monde entier ont depuis enrichi ses questionnements et ont déplacé certaines de ses réflexions pour l’adapter à des contextes locaux et penser en même temps des identités de genre, de race ou de classe très diverses. Source : Jef (...)

    https://seenthis.net/messages/655611 via Rezo



  • Tapis dans le bocage : la vérité sur les armes secrètes des « zadistes »
    http://zad.nadir.org/spip.php?article4971

    Ce n’est pas la première fois que nous avons à faire face à ce type de campagnes médiatiques, qui nous informent avant tout sur les fantasmes de leurs auteurs. Leurs boniments hargneux peuvent bien nous faire rire parfois lors des veillées hivernales. Mais nous n’oublions pas, qu’au-delà de vendre du papier, ils appuient des objectifs précis et pourraient avoir des conséquences funestes.

    Pour préparer l’opinion à une éventuelle évacuation de la zad, il faut, de nouveau, créer l’image la plus étrangère et la plus anxiogène possible des personnes que l’on s’apprête à réprimer. Il s’agit d’opérer, dans les représentations, le glissement de la catégorie de « militant.e.s » vers celle de « terroristes ». Ce que le tableau des « djihadistes verts » vient alors légitimer, c’est que l’on emploie éventuellement demain des moyens de répression extrêmement brutaux et possiblement inédits contre nous.

    Peut-être ce communiqué de réponse à l’intox médiatique mériterait-il d’être mis en avant cc #toctoc @rezo

    https://seenthis.net/messages/654455 via Arnaud Ferrat


  • « Pour que la ZAD demeure un grenier de luttes »

    Entretien fleuve avec des occupant·es de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

    Par Mickaël Correia

    Photographies de ValK

    http://jefklak.org/?p=5418

    « Zone en état de siège permanent », « caches d’armes à feu » voire « risque de morts ». Depuis la remise au gouvernement du rapport sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes le 13 décembre dernier, la même rengaine d’une ZAD aux mains de « professionnels de la contestation » qui piétine l’ordre républicain revient sur le devant de la scène médiatique. À l’heure qu’il est, tout reste encore possible : abandon du projet par le gouvernement, expulsion des occupant·es, ultime report d’une décision presque impossible. Entretien long format avec des occupant·es de la ZAD sur les derniers mois du mouvement et les perspectives de lutte, aussi réjouissantes que périlleuses.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/12/Une_ZAD_jefklakOK4.jpg

    https://seenthis.net/messages/654364 via Jef Klak


  • Joëlle Léandre : Lettre ouverte aux Victoires du Jazz - Le son du grisli
    http://grisli.canalblog.com/archives/2017/12/15/35960093.html
    http://p4.storage.canalblog.com/40/37/335931/118463000.jpg
    #Bravo #Joëlle !!!

    Chers Messieurs,

    Non ! Que ce soit rance, trop vieux ou trop tard (il est vrai qu’avec les réseaux tout va si vite, j’oserais dire tout s’oublie vite aussi…), là, ce soir, sans farce et sans force, je refuse de me taire, de passer l’éponge, d’oublier...

    J’accuse, et je prends seule la responsabilité d’écrire car trop c’est trop (même une pantalonnade... Daniel, un producteur, se reconnaîtra). Tous ces Prix, ces Distinctions, ces Victoires du Jazz (ou plutôt Défaites du Jazz... Joël, d’un certain fanzine, se reconnaîtra), m’interpellent et me poussent à la réflexion. Je suis désolée, mais au vu des résultats des Victoires du Jazz et au look de ces quinze pingouins unis et souriant au-delà de leur talent (j’en connais plusieurs et je joue même avec certains), tout cela me questionne.

    Comment se fait-il qu’il n’y ait aucune femme jeune ou moins jeune parmi les nommés de 2017 ? Est-ce une provocation ? Un jeu ? Un je-m’en-foutisme ? Quel jury décide de cela ? Les labels, les agents sont-ils derrière tout ça ? Comment se fait-il qu’au XXIe siècle, encore et encore, aucune femme ne soit nommée ? Mais c’est quoi cette mascarade, cet archaïsme, ces décisions de salons perruqueés antiques et poussiéreuses ?

    Le Jazz ne s’est pas arrêté en 1950. Certains et certaines osent, proposent, provoquent et se questionnent en terme de formes, de structures, d’instrumentation, de rythmes et de timbres... et tant et tant... Le Jazz n’a été que rencontres, risque et aventure. C’est quoi ce bazar ? pense-t-on en voyant et en lisant ces résultats.

    Vous ne pensez pas qu’une femme puisse réfléchir, composer, avoir des projets, des groupes, en leader… filer sur les routes et proposer sa musique ? Mais où en est-on ? Comment voulez-vous qu’une jeune femme qui sort d’un conservatoire (ou pas), jouant super sa clarinette, son sax ou son piano n’ait pas ce sentiment. Elle peut être attirée par une autre musique : plus libre, plus créative, une envie d’aventure, la curiosité d’aller ailleurs.

    Être attirée par le Jazz (car le Jazz a toujours été une musique créative, le reste... je ne développe pas… je pourrais…). Bref, d’aimer cette Musique et voir et lire encore et encore vos résultats masculins ! Seriez-vous indifférents ? Sorry, c’est honteux. Je vous ai dit que je prenais seule le risque de vous écrire, je le fais ! Alors, au contraire, allez vers elles, accueillez-les, écoutez-les ! Soyez curieux au lieu de vous coller, de vous agglutiner comme dans tous ces bistrots, tous, entre copains avec vos petits pouvoirs. Oui, il y a de la colère.

    J’ai 66 ans et depuis 41 ans je suis sur les routes, dans le monde entier, avec mes potes (et quelques potesses) à jouer, créer, inventer ma Musique... crier même ! Croyez-vous que c’est moi qui ai appelé Steve Lacy, Anthony Braxton, George Lewis, Peter Brötzmann ou Marilyn Crispell et tant d’autres en Europe (ou des plus jeunes) et qu’on joue du Mozart ou du Monteverdi ensemble ?

    Arrêtons ! C’est du désir tout ça. Désir d’être, d’être Soi, de créer. C’est du collectif aussi où l’improvisation est majeure. Hommes et Femmes, Femmes et Hommes, et c’est toute l’histoire du Jazz ! Maintenant, avec les femmes aussi, n’oubliez pas ! Ne les oubliez plus ! Elles sont brillantes, fortes, dérangeantes, pleines de talent, de surprises, parfois riantes et bosseuses.

    À bon entendeur, salut !

    Joëlle Léandre - décembre 2017

    #récompense #sexisme #musique #jazz

    Les Diaboliques : Jubilation 1
    https://www.youtube.com/watch?v=uRyVL916YnM

    https://seenthis.net/messages/654231 via odilon




  • L’automne catalan
    Dossier sur la question de l’indépendance en Catalogne

    Par Jef Klak

    http://jefklak.org/?p=5252

    Loin du jeu électoral et politicien, Jef Klak propose un mini-dossier en quatre parties pour envisager les enjeux sociaux et politiques de la situation catalane en dehors des urnes. Un reportage sonore pour reprendre l’histoire de la Catalogne depuis Charlemagne jusqu’aux révoltes populaires de cet automne 2017 ; une vidéo sur la répression subie par les habitant·es de Barcelone le 1er octobre 2017 ; et enfin deux textes de philosophes libertaires, cherchant une voie d’émancipation en Catalogne sans État ni élections, mais pour plus de justice sociale.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/12/VignetteDossierCatalogne-1050x700.jpg

    Sommaire
    1
    Histoire sonore et populaire de l’indépendantisme catalan
    Documentaire sonore, 73min.
    Par Melen Fanouillère

    2
    Le premier jour d’octobre
    Vidéo sur le jour de référendum du 1er octobre 2017, 37min.
    Par La Directa.

    3
    La Catalogne comme laboratoire politique
    Analyse libertaire, texte.
    Par Santiago López Petit

    4
    La Catalogne après la tourmente
    Analyse libertaire, texte.
    Par Tomás Ibáñez

    https://seenthis.net/messages/653618 via Jef Klak