• « La maternité est comme un tabou, même dans les mouvements féministes »

    Post-porno, grossesse et plaisirs : entretien avec Maria Llopis

    Par Laura Aznar

    Traduit du catalan par Angelina Sevestre
    Texte original : « Maria Llopis: “La maternitat és un tabú dins els mateixos moviments feministes” » El Crític , 2 mai 2017
    Illustrations : Judy Chicago.

    http://jefklak.org/maternite-restait-marge-tabou-sein-mouvements-feministes

    Maria Llopis est une activiste féministe connue pour son travail dans le post-porno, mouvement artistique qui cherche à réinventer les formes de la pornographie à l’aune des lectures féministes, queer et transsexuelles pour y remettre du politique. Avec son corps, Llopis explore les domaines de la performance, de la photographie et de la vidéo, dans le but d’élargir les possibilités de la sexualité et du désir. La post-pornographie et la maternité sont, pour cette artiste, deux luttes indissociables qu’elle aborde dans son dernier ouvrage, Maternidades subversivas ( Maternités subversives , Txalaparta, 2015). Entretien autour du féminisme, des sociétés matriarcales et de l’éducation : notre émancipation passe aussi par un combat pour une maternité heureuse.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2018/02/Une_Maternites_jefklak_OK_OK_4.jpg

    https://seenthis.net/messages/669349 via Jef Klak


  • Dossier : La fourchette entre les dents - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    http://cqfd-journal.org/Dossier-La-fourchette-entre-les

    On espère que vous avez de l’appétit ! Car voilà, enfin en ligne, l’intégralité du dossier « La fourchette entre les dents » : Cantines populaires, légumes de lutte, kébabs et frites de joie !

    Autant d’articles que pour les 13 desserts du réveillon provençal à dévorer ou redévorer sans risque d’indigestion.

    Hors-d’œuvre d’introduction et menu : ci-dessous.

    #alimentation #bouffe #convergences_des_luttes

    https://seenthis.net/messages/668062 via Sombre Hermano



  • «La #ferme_collective de l’Oseraie cherche des forces vives»
    https://a-louest.info/La-ferme-collective-de-l-Oseraie-cherche-des-forces-vives-301

    Depuis 2011, nous sommes installé-e-s à la ferme de l’#Oseraie, à une vingtaine de kilomètres de Rouen, en maraîchage, arboriculture, pain au levain et micro-brasserie... et diverses activités. Vous voyez les petits détours de la Seine entre Rouen et Le Havre ? Eh bien on est dans l’un de ses méandres.

    Inscrire notre lieu d’activité dans le monde qui nous entoure et dans ses problématiques a depuis le début fait partie de nos préoccupations. Ceux qui font vivre la ferme de l’Oseraie ne viennent pas du milieu agricole. Nous avons pour la plupart quitté un certain type de vie et de milieu qui ne nous convenait plus. La ferme est pour nous le point de départ de nos expérimentations, qu’elles soient du domaine technique ou de la pensée.

    Il nous tient à cœur de faire vivre une #paysannerie différente, où l’on a une prise sur ce que l’on fait, les décisions que l’on prend. Où l’on est maître de son temps et de son économie, dépendant le moins possible des emprunts.

    http://lejardindes400gout.wixsite.com/ferme-de-l-oseraie

    https://seenthis.net/messages/667988 via intempestive


  • https://exploitesenerves.noblogs.org/files/2018/02/Occup1.jpg

    Nous occupons aujourd’hui les locaux des services Allocations du Conseil départemental du Gard (10 rue Villeperdrix, 30900 Nîmes) pour dénoncer les difficultés faites aux ressortissants européens, qui ne parviennent pas à obtenir le #RSA . Plus largement, nous dénonçons les contrôles qui touchent les personnes au RSA, les radiations, etc...

    https://exploitesenerves.noblogs.org/communique-des-occupants-du-service-allocation-du-conseil-departemental-du-gard/#more-910
    https://exploitesenerves.noblogs.org
    #Exploités_Énervés

    https://seenthis.net/messages/668791 via Vanderling


  • Une Charogne aux Fezouata
    http://www.madmeg.org/fezouata
    https://github.com/Fil/madmeg-webapp/blob/master/fezouata/vignette-1200x630.jpg?raw=true

    Une nouvelle webapps façonnée par @fil et moi à partir d’un dessin scientifique de mon cru. C’est une reconstitution d’un fond marin de l’époque ordovicienne. Les fossiles ont été découvert par Mohamed ‘Ou Saïd’ Ben Moula aux Fezouata au Maroc. Ce panorama a été publié dans « The Fezouata Biota : an exceptional window on the Cambro-Ordovician faunal transition » dans Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology.

    #shamless_autopromo #paléontologie #zoologie #fezouata #mad_meg

    https://seenthis.net/messages/544227 via mad meg


  • « Sur les conseils de mes élèves, j’allais à l’épicerie Chez Abdallah »
    http://jefklak.org/conseils-de-eleves-jallais-a-lepicerie-chez-adballah

    Depuis son expérience de prof à Nanterre, Laurence De Cock mène une réflexion critique sur la manière dont sont décidés les programmes d’histoire à l’école. Comment parle-t-on de la colonisation ? L’histoire est-elle une matière d’endoctrinement ou d’émancipation ? Le récit des événements doit-il servir les dominant·es ou les minorités opprimées ? Faut-il brûler l’école publique ou peut-on encore y insuffler un vent de liberté ? Au sein du collectif Aggiornamento et dans les deux tomes de La Fabrique scolaire de l’histoire (Agone, 2009 et 2017), plusieurs voix se font entendre pour proposer des pistes d’enseignement qui redonnent à tou.tes une capacité d’action politique et sociale. Source : Jef (...)

    https://seenthis.net/messages/668175 via Rezo


  • Le nouveau Notes et morceaux choisis : Les êtres vivants ne sont pas des machines, Bertrand Louart @tranbert, 2018
    https://sniadecki.wordpress.com/2018/02/08/louart-netmc13
    https://sniadecki.files.wordpress.com/2018/02/couverture-netmc13.jpg

    Aujourd’hui plus que jamais, la conception de l’être vivant comme machine est indissolublement liée au fait que nous vivons dans une société capitaliste et industrielle : elle reflète ce que les instances qui dominent la société voudraient que le vivant soit, afin de pouvoir en faire ce que bon leur semble.

    Cette évidence constitue le point de départ de notre enquête et de nos analyses critiques sur la biologie moderne, qui s’articulent autour de trois points principaux :

    1. Aussi étonnant que cela puisse paraître, le point aveugle de la biologie moderne, c’est son « objet », l’être vivant, l’organisme et la vie qui l’habite. Non seulement les biologistes et les biotechnologues ne savent pas ce qu’est un être vivant, mais surtout, ils ne veulent pas le savoir et préfèrent en faire une « machine complexe » qu’ils se font forts de « reprogrammer » à volonté.

    2. Or, la biologie est aussi et surtout l’étude du sujet, de son état natif jusque dans ses formes les plus développées, de la bactérie jusqu’à l’être humain. Dans leurs formes les plus simples, ils sont les premières manifestations d’une sensibilité propre et d’une activité autonome qui, en s’enrichissant d’organes et de fonctions au cours de l’évolution, aboutit à la conscience et à l’intentionnalité, à des formes d’autonomie plus élevées. Or, la philosophie d’inspiration cartésienne n’attribue la qualité de sujet qu’au seul être humain, reconduisant ainsi la scission entre l’humanité et les autres êtres vivants.

    3. Si la conception de l’être vivant comme machine est le pur produit de la société capitaliste et industrielle, c’est pour plusieurs raisons complémentaires. La méthode des sciences est la forme d’investigation et de connaissance qui convient à ce système : mettre au jour les « lois de la nature » pour ensuite construire les machines qui les matérialisent et les mettent en œuvre ; pour mettre en place des dispositifs économiques et techniques qui les font travailler sans relâche et indépendamment des conditions écologiques, sociales et politiques. La machine est aujourd’hui omniprésente, elle est comme le modèle des rapports sociaux, qui reconduit toutes les formes de domination, d’exploitation et d’aliénation.

    La critique du vivant comme machine est le fil directeur à partir duquel un diagnostic historique pertinent peut être précisément formulé, non seulement sur la biologie moderne mais aussi et surtout sur la société capitaliste et industrielle.

    Cette dimension socio-politique est l’angle mort de la critique du vivant comme machine, elle a échappé à la majeure partie des critiques d’ordre scientifiques formulées jusqu’à maintenant. Or, cette dimension est essentielle : la manière dont nous concevons le monde et les êtres vivants exprime avant tout un projet, la manière dont nous voudrions qu’ils soient afin que notre action sur eux s’opère sans heurt ni surprise.

    Sans cette dimension, la critique de l’être vivant comme machine ne peut que manquer de cohérence faute de perspective, elle ne peut s’élever à une philosophie de la nature susceptible d’articuler la critique et l’élaboration d’une nouvelle conception, c’est-à-dire qui puisse concevoir une réconciliation et une coopération entre l’humanité et la nature.

    Une biologie nouvelle (biologia novae) semble donc nécessaire à plus d’un titre. D’abord, elle permettrait de remettre au centre de la réflexion l’être vivant en tant que sujet réalisant une unité organique avec son milieu ; de mieux appréhender la sensibilité et l’autonomie dont l’être vivant fait preuve. Elle pourrait ainsi contribuer à la (re)formulation d’une pensée plus claire sur la liberté, mieux articulée avec l’idée d’autonomie, qui manque cruellement après deux siècles de capitalisme industriel…

    Le sujet étant fort complexe et très vaste, cette livraison de Notes & Morceaux choisis comprendra deux numéros. Celui-ci formule une critique approfondie de la conception de l’être vivant comme machine ; en montrant les impasses politiques et sociales où cette conception nous mène actuellement (chapitre 1), en examinant les ressorts idéologiques des trois piliers de la biologie moderne, le darwinisme, la génétique et la biologie moléculaire (chapitre 2) et en critiquant les diverses notions que ces idéologies scientifiques mettent en œuvre pour expliquer le monde vivant – sélection naturelle, hérédité, programme génétique, etc. – (chapitre 3).

    Un prochain numéro explorera des pistes pour une nouvelle approche de la vie sur Terre.

    #biologie #Darwin #machine #vivant #Notes_et_morceaux_choisis #Bertrand_Louard #critique_techno #Éditions_La_Lenteur #livre

    https://seenthis.net/messages/667490 via RastaPopoulos


  • Croire jusqu’au bord
    http://www.lebruitagene.info/portfolio/croire-jusquau-bord

    Samuel quitte son village au Burkina Faso à quinze ans, traverse les frontières et se cogne à l’impensable. Histoire d’une bataille jusqu’au refus. Ce documentaire a été réalisé à l’issue d’un atelier de six mois avec des mineurs exilés. Durée : 6 épisodes d’une dizaine de minutes chacun. Source : Le Bruitagène

    http://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/sons/3046196/3085614_CroireJusquAuBord_1-IlsInvoquentLeursAncetres_LeBruitag

    https://seenthis.net/messages/665426 via Rezo


  • « Sur les conseils de mes élèves, j’allais à l’épicerie Chez Adballah »

    Entretien long format avec Laurence De Cock sur l’éducation, l’histoire et le postcolonialisme

    Propos recueillis par Céline Picard et Ferdinand Cazalis

    À lire et écouter ici :

    http://jefklak.org/?p=5663

    À la fin du XIXe siècle, un programme commun à l’ensemble du territoire français est décidé. Cela a trois finalités : 1. identitaire, car il faut fabriquer « du Français » dans un pays qui est fragmenté au niveau linguistique et culturel, et qui est par ailleurs éclaté en colonies ; 2. civique, il faut fabriquer des citoyen·nes républicain·nes au moment où la République est instable ; 3. intellectuelle, c’est-à-dire avec l’objectif de transmettre des connaissances (mais ce dernier niveau de lecture est secondaire). D’où l’idée de structurer l’école autour de programmes et de disciplines, qui, en France, ont parfois une rigidité que l’on ne retrouve pas dans tous les pays ; le terme de « programme » est quant à lui spécifiquement français : ailleurs on parle de « curriculum » ou de « plan d’étude ». Or ces mots – « disciplines » et « programmes » – sont à eux-seuls tout un programme, si j’ose dire : c’est un carcan idéologique servant quasiment des objectifs de dressage. L’enjeu est donc immense et touche à ce qui définit la nation et la patrie, au point que toute modification dans les programmes peut devenir un enjeu de société.

    L’histoire scolaire est écrite par les dirigeant·es selon deux objectifs. Le premier est politique : un programme d’histoire reflète à un instant « t » ce que le politique souhaite laisser comme trace du passé. Le deuxième est social : le programme cible le devenir de générations de jeunes ; c’est une projection à long terme de ce que le politique souhaite que la jeunesse devienne. On suppose qu’avec tel programme, les élèves vont développer tels types de comportements civiques et politiques. Par conséquent, pour un·e praticien·ne – un·e prof –, il est très compliqué de travailler avec ce matériau qui est surveillé en permanence. On essaie tant qu’on peut d’insister sur la dimension critique de l’histoire, mais ce n’est pas évident avec de tels enjeux qui nous dépassent. Car ce que nous souhaitons réellement enseigner relève d’une autre problématique que celle des gouvernements : quelle utilité peut avoir la connaissance et le raisonnement historiques pour une meilleure compréhension du monde ?

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2018/02/Une_DeCock_jefklak_2.jpg

    https://seenthis.net/messages/666527 via Jef Klak



  • Nou3 : l’humain, le cyborg et les espèces compagnes

    Par Bruno Thomé

    http://jefklak.org/?p=5635

    Et si Médor et Pupuce devenaient des armes de destruction massive ? C’est ce que le tandem écossais Morrison/Quitely a imaginé pour son one shot comic book : Nou3 , pur shoot stroboscopique de gore à fourrure. Histoire de réaliser une bonne fois pour toute que la guerre « zéro mort » n’existe que dans l’imagination des responsables de com’ en kaki.

    (...)

    Nou3 ne prétend pas offrir un point de vue original sur l’humain et les autres animaux – il ne s’agit nullement d’un manifeste cyborg ou en faveur des espèces compagnes. Plutôt un brûlot antimilitariste en forme de mélodrame gore et animalier, où empathie naturelle pour les compagnons à quatre pattes et fantasme de sauvagerie et d’instrumentalisation guerrière s’entrechoquent dialectiquement.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2018/02/we3-capa-thumb.jpg

    https://seenthis.net/messages/665448 via Jef Klak


  • La surproduction de l’intelligence

    Université, précariat, et reconfiguration des classes sociales aux États-Unis

    Par Gary Roth

    http://jefklak.org/?p=5598

    Traduit de l’anglais par Xavier Bonnefond et Emmanuel Broda-Morhange

    Article original : « The Overproduction of Intelligence », The Brooklyn Rail

    Aux États-Unis comme en France, le système éducatif est à la fois un acteur majeur de la reproduction des inégalités et un vecteur important d’ascension sociale pour les populations défavorisées. Dans les années 1960-70, décrocher son diplôme pouvait donner accès à la classe moyenne, à un emploi stable et bien payé, à la culture, à la consommation et au « confort moderne ». Cela permettait en tous cas d’espérer échapper à sa condition sociale. Mais, une fois les communautés ouvrières liquidées et la désindustrialisation réalisée, qu’advient-il aujourd’hui des diplômé⋅es du supérieur que le marché du travail ne peut plus absorber ? Le sociologue et anthropologue Gary Roth propose ici une histoire audacieuse de ces intérimaires, travailleurs et travailleuses à temps partiel et « freelances » états-unien⋅nes qui constituent ce nouveau précariat diplômé.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2018/01/Une_SurproductionIntelligence_jefklak.jpg

    https://seenthis.net/messages/664823 via Jef Klak


  • Le projet Macron pour l’enseignement supérieur : une offensive sur le terrain de la valeur des études

    par Aurélien Casta

    https://www.questionsdeclasses.org/?Le-projet-Macron-pour-l-enseignement-superieur-une-offensive-su

    Deux positions coexistent ainsi encore aujourd’hui. Elles opposent des partisans du droit d’accès des bacheliers à l’enseignement supérieur et leurs opposants qui soutiennent la loi Vidal. Le conflit porte fondamentalement sur la valeur des études et sur le statut économique de l’étudiant. La valeur économique des études et de la formation est-elle, comme le pensent les initiateurs de la loi Vidal, la valeur capitaliste qu’elles produisent, directement dans les écoles supérieures payantes ou après les études une fois que les étudiants sont diplômés, occupent un emploi mieux rémunéré et remboursent le prêt qu’ils ont contracté (ici les étudiants sont des consommateurs et des personnes qui ne produisent de la valeur qu’une fois leurs études finies) ? Ou est-ce que, comme ont commencé à l’affirmer dans l’esprit du Plan Langevin-Wallon les syndicats étudiants et une partie des organisations universitaires, une valeur économique non capitaliste est produite au cours des études gratuites par les personnels et par les étudiants (ici, les étudiants sont des travailleurs à qui il s’agit de donner un salaire) ? Pour trois raisons, on peut voir dans la loi Vidal une nouvelle attaque destinée à contrer les projets issus de l’après-guerre et à renforcer les pratiques et croyances fondatrices de la valeur capitaliste.

    https://www.questionsdeclasses.org/local/cache-vignettes/L200xH111/telechargement_1_-ce2e1.jpg?1516702552

    https://seenthis.net/messages/663706 via Jef Klak

    • Activité des amis des Amis à Lyon
      Conférence débat organisée par l’AFAL (Association France Amérique Latine) et SUTE (syndicat unique des travailleurs de l’éducation - Chili)
      « Les problèmes sur la privatisation de l’éducation au Chili »
      Mercredi 31 Janvier à 18h30
      Palais du Travail
      9 Place lazare Goujon
      Villeurbanne

      En présence du président du syndicat SUTE, Monsieur Luis Yanez

      Pour compléter la réflexion et l’analyse sur les enjeux de la réforme en cours en France à la lumière de l’expérience chilienne, où les frais d’inscription dans l’enseignement supérieur sont parmi les plus chers du monde....


  • BRUXELLES L’occupation du siège bruxellois de Deliveroo se poursuit, annoncent les syndicats RTBF avec Belga - 25 Janvier 2018
    https://www.rtbf.be/info/regions/bruxelles/detail_l-occupation-du-siege-bruxellois-de-deliveroo-se-poursuit-annoncent-les-

    L’occupation du siège bruxellois de Deliveroo, entamée mercredi après-midi par le collectif des coursiers, se poursuit ce jeudi matin, indiquent les syndicats.
    https://ds1.static.rtbf.be/article/image/1248x702/7/7/4/2e44cf01555477ec97ec077def8fb8ab-1516869477.jpg

    Le collectif souhaite rencontrer la direction pour discuter d’un statut de salarié pour les travailleurs qui ne veulent pas du statut d’indépendant, et d’une garantie de salaire horaire minimum.

    « La direction n’a envoyé personne pour tenir cette discussion et souhaite lever le siège par voie judiciaire. Elle n’a pour le moment pas obtenu son jugement en référé pour pouvoir le faire », assure la CNE. « L’occupation a donc toujours lieu et de nombreux coursiers viennent se relayer, marquer leur soutien ou chercher des informations sur la situation en cours » , ajoute le syndicat chrétien en rappelant que ce jeudi après-midi, une délégation des coursiers ira demander au ministre de l’Emploi, Kris Peeters, pourquoi l’enquête qu’il a promise n’a toujours pas abouti.

    « Le temps presse ! Nous appelons le ministre Peeters a accélérer son enquête car le 1er février, les coursiers devront devenir des indépendants (ou arrêter leur travail) et donc assumer tous les risques afférents à leur travail, ce qui est inacceptable pour nous » , pointe de son côté l’UBT (FGTB).

    #Bruxelles #deliveroo #Syndicats #Luttes #Salaires #Belgique #ubérisation #livreurs_à_vélo #coursiers #indépendants #economie

    https://seenthis.net/messages/663050 via BCE 106,6 Mhz


  • Mais ils sont où, les fainéants ? | Jean-Baptiste Bernard
    http://cqfd-journal.org/Mais-ils-sont-ou-les-faineants

    Ils animent un lieu collectif. Font vivre des médias libres. Mettent la main à la pâte militante. Et vivent, ou survivent, grâce aux minima sociaux ou aux Assedics. Proches de CQFD ou participant au journal, ils appartiennent de fait à cette frange contestataire à laquelle pensait Macron en fustigeant les « fainéants et extrêmes ». Des fainéants, eux ? Tout le contraire, bordel. Source : CQFD

    https://seenthis.net/messages/662979 via Rezo


  • « Je lui dis des secrets et il les garde en lui »

    Quatre enfants, dix mille doudous

    Par Jef Klak

    Objet transitionnel pour la psychanalyse ou nid à bactéries pour la médecine, peu importe. La parole est aux enfants. Hugo, Anna, Sara et Meïmouna nous racontent leurs doudous : tour à tour ami·e d’aventures imaginaires, confident·e des nuits parallèles et plus mieux encore…

    Propos recueillis par Mathieu Rivat, Émilie Lebarbier, Noémi Aubry, Hélène Pujol, Bruno Thomé et Julia Zortea

    http://jefklak.org/?p=5546

    Qui a des souvenirs de doudou  ?

    Sara  : Moi, j’ai deux doudous. Un, c’est un animal. Mais c’est Meïmouna qui me l’avait prêté, donc je l’avais volé, en fait. Il s’appelait…

    Meïmouna  : Soussou.

    Sara  : Parce que c’était une souris. Et puis l’autre, sa tête était comme une poupée, et son corps comme un doudou. Elle s’appelait Bibika.

    Et maintenant, tu n’as plus ce doudou  ?

    Sara  : Ben si. Mais je l’ai perdu. Enfin, je l’ai vu il y a cinq jours. Je ne le trouve plus.

    Est-ce que tu as déjà vraiment perdu un doudou  ?

    Sara  : Oui, j’étais triste au début, mais ensuite je me suis habituée. L’année dernière, je l’avais aussi perdu pendant longtemps. En fait, je le perds, et ensuite je le retrouve.

    Et quand tu le retrouves, tu en fais quoi  ?

    Sara  : Ben, je le prends. Pour dormir avec.

    C’est que pour dormir  ?

    Sara  : Oui. Quand j’ai peur. Mais maintenant, j’ai moins peur.

    Tu avais peur de quoi  ?

    Sara  : J’avais peur que la maison s’écroule. Et j’aime pas rester toute seule des fois. Et aussi, j’avais peur qu’il y ait le feu à la maison. Avec le doudou, j’avais moins peur. J’étais pas trop toute seule. [ Baissant la voix ] Parce que moi je pensais que le doudou, il était vivant. Et comme j’en avais deux, eh ben des fois, quand je faisais un câlin au premier, je croyais que l’autre il était jaloux.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2018/01/P1000812-1024x768.jpg

    https://seenthis.net/messages/662961 via Jef Klak


  • Face aux poursuites-bâillons de #Bolloré : nous ne nous tairons pas !
    https://www.bastamag.net/Face-aux-poursuites-baillons-de-Bollore-nous-ne-nous-tairons-pas-575

    Face aux poursuites-bâillons de Bolloré : nous ne nous tairons pas !

    Une vingtaine de procédures en diffamation ont été lancées par le groupe Bolloré et son partenaire commercial, la holding luxembourgeoise Socfin, contre des médias, des journalistes et des organisations indépendantes, depuis une dizaine d’années. « Objectif : les dissuader d’enquêter et les réduire au silence, pour que le "secret des affaires", quand celles-ci ont des conséquences potentiellement néfastes, demeure bien gardé », dénoncent, dans une tribune commune inédite, les journalistes, dont l’équipe de Bastamag, et organisations attaquées ainsi que leurs soutiens.

    https://seenthis.net/messages/662727 via Reka


  • Le vivant ne sera pas pucé

    Appel des opposant⋅es au puçage électronique des brebis et des chèvres

    Par le collectif Faut Pas Pucer

    http://jefklak.org/?p=5558

    Pour identifier leurs bêtes à l’usage des services vétérinaires et administratifs, les éleveurs et éleveuses de brebis devaient apposer sur chacune de leurs bêtes une, puis deux boucles à l’oreille. Depuis 2015, c’est à présent une puce RFID émettant des informations par lecture sans contact qui est devenue obligatoire. Sous couvert de traçabilité, cette technologie de contrôle sert avant tout à industrialiser plus encore les mouvements des animaux, qui sont décrits dans les textes officiels comme du « minerai-viande ». Une logique gestionnaire et informatique qui n’a rien à voir avec la pratique des bergers et bergères qui s’occupent de petits troupeaux, font de la vente directe et gardent un lien de compagnonnage avec les bêtes. Aussi certain·es se sont regroupé·es autour du collectif Faut pas pucer, pour continuer à mener leur vie et organiser leur métier dignement. Des contrôles réguliers de l’administration statuent sur le montant des prestations sociales indexées à la soumission aux normes d’identification électroniques. Depuis 2013, le collectif Faut pas pucer résiste à ces contrôles en les rendant publics, et ce sont des dizaines de camarades qui viennent chaque fois en soutien. La solidarité et aussi de mise, pour aider collectivement les petit·es éleveurs et éleveuses qui subissent de lourdes sanctions financières. Le 22 novembre 2017, ce sont 100 personnes qui sont venues soutenir deux berger·es contrôlé·es dans dans une ferme du Tarn.

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2018/01/Une_BrebisPuces_jefklak.jpg

    https://seenthis.net/messages/662044 via Jef Klak


  • Tunisie : Qu’est-ce qu’on attend ?

    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/tunisie-quest-ce-quon-attend

    « Qu’est-ce qu’on attend ? » : c’est le nom du mouvement de colère qui se fait entendre dans les rues de Tunis depuis plusieurs jours.

    De ceux qui ne peuvent plus payer leurs factures ou les produits de première nécessité à ceux qui dénoncent les violences policières : qui sont ces Tunisiens sortis dans la rue ces derniers jours ? A quoi ressemble leur vie quotidienne sept ans après la Révolution ?

    Chanson de fin : « Smek » par Yuma - Album : « Chura » (2016) - Label : Innacor.

    Reportage : Emilie Chaudet
    Réalisation : Philippe Baudouin

    @intempestive

    https://seenthis.net/messages/661448 via Jef Klak



  • « Faire du cinéma comme on occupe des zones à défendre »

    ZAD, rituel, micropolitique et cinéma : entretien avec les Scotcheuses

    Propos recueillis par Nicolas Rey

    http://jefklak.org/?p=5496

    Dans l’histoire du cinéma, y compris celle du cinéma militant, on trouve peu de films réalisés collectivement, c’est-à-dire des productions où chacun prend part à la réalisation, de manière horizontale et non hiérarchique. En France, il y a les exemples célèbres des différents groupes de la fin des années 1960 et des années 1970, groupes Medvedkine 1 ou Dziga Vertov 2 en tête. À la même période, on peut aussi citer Cinema Action au Royaume-Uni, le Kasseler Filmkollektiv en RFA, des collectifs participant au mouvement des Newsreels aux États-Unis, d’autres en Amérique du Sud. Sans oublier les collectifs féminins comme le Collettivo Femminista di Cinema di Roma, London Women’s Film Group, le Frauenfilmteam de Berlin, et en France, autour de Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder 3… Aujourd’hui, les exemples de créations collectives dans le champ du cinéma se font plus rares. C’est pourtant le choix fait par les Scotcheuses, un groupe mouvant, fabriquant des films en Super 8, formé en 2013, et qui a déjà finalisé quatre films. Les trois premiers ont été fabriqués dans des temps très courts, tournés, développés et montés sur le lieu même du tournage et montrés sous une forme performative avec un accompagnement sonore en direct. No Ouestern, leur dernière production, a été réalisé en un an sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, avec un temps d’écriture préalable, pour aboutir à une forme fixée, accompagné d’un son synchronisé à la projection.

    ++ Bonus son et vidéo en fin de texte ++

    ⋅ Anomalies, un ciné-tract contre le puçage des animaux

    ⋅ Une carte postale sonore contre le projet d’enfouissement de Bure

    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2018/01/VignetteCineZAD-940x700.jpg

    https://seenthis.net/messages/660600 via Jef Klak



  • Les policiers français ont abattu 18 personnes en 2017 - Basta !
    https://www.bastamag.net/Les-policiers-francais-ont-abattu-18-personnes-en-2017

    Selon le décompte que nous réalisons chaque année, 17 personnes ont été tuées par balles par des policiers ou gendarmes en France en 2017, et une personne est décédée des suites d’un tir de flashball, à Auxerre, le 6 janvier 2017. Spécificité de l’année 2017 : la moitié des personnes abattues l’ont été par des policiers en dehors de leur service. (...)

    Dans le cas des neuf autres personnes abattues lors de mission traditionnelle de maintien de l’ordre, cinq n’étaient pas armées, trois étaient armées d’une arme blanche (couteaux) [1], une avait ouvert le feu sur un policier – le 26 septembre, lors de l’expulsion d’un logement à Draguignan (Var). En plus de ces 18 personnes tuées par balles ou par flashball, 16 personnes sont mortes des suites d’une intervention policière en 2017.

    Trois sont décédées pendant leur garde à vue suite à un malaise : un motard arrêté pour excès de vitesse meurt dans sa cellule du commissariat d’Arpajon (Essonne) le 3 juillet ; un jeune homme de 16 ans issu de la communauté des « gens du voyage » décède pendant sa détention dans une gendarmerie en Charente le 13 octobre ; un Espagnol d’origine sénégalaise de 24 ans meurt des suites d’une asphyxie après avoir été interpellé à Paris le 22 novembre.

    Parmi ses 16 personnes tuées lors d’une intervention, cinq se sont tuées en fuyant la police, deux alors qu’elles tentaient d’échapper en voiture à des patrouilles à Toulouse, deux autres à Lille poursuivies par une équipe de la brigade anticriminalité, une par noyade en se jetant dans la Seine après avoir été menottée. Enfin, un quinquagénaire est renversé par une voiture de patrouille alors qu’il circule à scooter, à Créteil (Val-de-Marne) le 14 juin.

    #police

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  • Et vogue la galère

    Reportage sur les quais précaires de Saint-Nazaire

    Par Emmanuel Sanséau

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    Ce fut le premier déplacement en région du président de la start-up nation : Saint-Nazaire et ses chantiers navals. Emmanuel Macron daignera même les sauver d’une cession au groupe italien Fincantieri par une « nationalisation ». C’est que le bastion ouvrier était « Macron compatible » avant l’heure. En vingt ans de lourdes restructurations dans la gestion de leur main-d’œuvre, les chantiers ont fait figure de laboratoire de la précarisation.

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