• Jean Zay, Pierre Laval : deux vies, une morale, par Jacques Decornoy (septembre 1987)
    http://www.monde-diplomatique.fr/1987/09/DECORNOY/40253

    « Non, la trahison n’a pas attendu la défaite. » Ce constat est fait, le 29 avril 1941, par Jean Zay, dans sa prison de Riom. Jean Zay, ministre de l’instruction publique de 1936 à le guerre, député radical-socialiste, de père juif, de mère protestante, franc-maçon, parti en juin 1940 après la défaite à bord du Massilia pour continuer ailleurs le combat, arrêté au Maroc, condamné en France pour... « désertion en présence de l’ennemi ». Le 20 juin 1944, trois individus agissant sur ordre sortent de la prison et assassinent dans un bois un homme qui incarne tout ce qu’ils haïssent. Ils sont membres de la Milice, organisation terroriste créée et dotée d’immenses pouvoirs par Pierre Laval, chef du gouvernement de Vichy.