Mona Chollet

Cheffe d’édition au « Monde diplomatique »

  • Les commerçants en état de choc après les annonces d’Edouard Philippe
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/03/15/les-commercants-en-etat-de-choc-apres-les-annonces-d-edouard-philippe_603312
    https://img.lemde.fr/2020/03/15/482/0/4994/2494/1440/720/60/0/44589bd_rf-rZ8fwM706bPy3uQKb9bpr.JPG
    Une chaîne de restauration rapide ferme après l’annonce de nouvelles mesures contre l’épidémie de Covid-19 à Paris, le 14 mars.
    BENJAMIN GIRETTE POUR « LE MONDE »

    Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, doit rencontrer, lundi, les acteurs du commerce, du tourisme et de la restauration. En attendant, beaucoup de questions restent sans réponses.

    Le téléphone n’a pas arrêté de sonner, samedi 14 mars, dans la soirée pour Francis Palombi, président de la Confédération des commerçants de France (CDF), à la suite des annonces du premier ministre, Edouard Philippe, de fermer samedi à minuit tous « lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays » : restaurants, bars, discothèques, cinémas et commerces, à l’exception des magasins alimentaires, pharmacies, banques, bureaux de tabac ou encore stations essence.

    Ses adhérents, essentiellement des petits commerces dont 40 % sans aucun salarié s’inquiètent. « Un cafetier qui venait de s’installer avec un prêt sur le dos qu’il ne pourra plus payer ; la responsable d’une chaîne de chaussures qui se demande s’il y a obligation de mettre tout le monde en chômage partiel… », égrène M. Palombi. Et face à ces questions légitimes, il n’a malheureusement aucune réponse définitive. Et même encore plus de questions. « Nous sommes particulièrement effrayés par cette décision, lance-t-il. C’est arrivé plus vite que prévu. Certains restaurants nous demandent s’ils pourront au moins vendre de la restauration en vente à emporter, pour ne pas crever. »

    « Des commerçants vont péter un boulon »
    Si la réunion, prévue lundi 16 mars au matin, entre le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, et les acteurs du commerce, du tourisme et de la restauration est maintenue, il va même demander la mise en place d’une cellule psychologique car « il y a des commerçants qui vont péter un boulon. Certains étaient justes en trésorerie, d’autres venaient de commencer leur activité ».

    #paywall

    https://seenthis.net/messages/830809 via Simplicissimus


  • Maïa Mazaurette – Sortir la tête du trou (1/2) – Binge Audio
    https://www.binge.audio/maia-mazaurette-sortir-la-tete-du-trou-1-2
    https://www.binge.audio/wp-content/uploads/2020/01/LCSLTArtboard-600x315.png

    Dans cet épisode, il est question de trois idées reçues très répandues concernant la sexualité hétérosexuelle : que le sexe féminin serait un « trou », que la douleur physique serait le seul remède à l’ennui sexuel, et que le principe d’un consentement explicite et enthousiaste « casserait l’ambiance ».

    D’où viennent ces idées reçues ? En quoi sont-elles androcentrées, c’est à dire qu’elles prennent le masculin et le point de vue des hommes comme centre, comme référence neutre ? Comment en sortir et inventer de nouvelles normes sexuelles ?

    #sexualité #androcentrisme #pénétration

    https://seenthis.net/messages/821296 via Antonin



  • Le complexe d’universalisation : révélateur du déni de l’oppression patriarcale
    https://blogs.mediapart.fr/aurex/blog/291119/le-complexe-d-universalisation-revelateur-du-deni-de-l-oppression-pa

    Une professeure de sociologie nous apprends en cours que lorsqu’elle fait des interventions sur les violences masculines, elle se trouve presque obligée de commencer par une phrase en introduction « Oui, les hommes aussi sont victimes de violence », sinon, quelqu’un dans la salle le lui fera remarquer. Plusieurs amies et collègues se mettant en couple avec un homme séparé m’ont fait part de la « perversité narcissique » de l’ex femme du compagnon, particulièrement folle et calculatrice, décidée à pourrir la vie de leur compagnon, et la leur, donc, indirectement. Quand bien même ce compagnon a un casier judiciaire pour violence sur cette ex-compagne. « Elle a menti, il lui a juste tenu les poignets parce qu’elle l’a poussé à bout ». Je retrouve ce discours chez des amies dont c’est le frère ou le beau frère qui est victime de cette « hystérisation » de l’ex-compagne. Enfin, lorsque l’affaire de l’assassinat d’Alexia Daval a fait surface, une amie m’a dit avoir calculé le temps que l’on met pour étrangler quelqu’un : 7 minutes, à ses yeux, la mari d’Alexia Daval mentait, cela ne pouvait pas être une réaction spontanée de violence sans prise de conscience de l’acte. Ouf, je me dis. Mais quelques minutes plus tard, l’argument de la femme castratrice revient timidement, comme circonstance atténuante, même si elle n’y croit pas vraiment.

    Dernier exemple : une actrice explique qu’elle a été victime de violence de la part d’un ex conjoint : il l’a strangulé et lui a frappé le visage pendant qu’elle était inconsciente : la mâchoire et le menton ont été fracturés, elle a perdu 8 dents. Mais dans son discours, elle a quand même placé « ce n’est pas contre les hommes, c’est contre quelques hommes, et je connais un homme qui a été battu par sa femme, c’est une question sur l’humain en général ».

    #masculinité #féminicide #hétérosexualité #couple #amour #assassinat #humanisme #hommerie #backlash

    https://seenthis.net/messages/813611 via mad meg


  • https://www.terrestres.org/2019/11/22/leffondrement-a-commence-il-est-politique

    “Il semble clair aujourd’hui que cette séquence est liée à la #mondialisation numérique et financière et à ses trois logiques socio-politiques dominantes : l’accentuation considérable des #inégalités, la financiarisation des dispositifs de gouvernance qui alimente la corruption des élites et la mise en # des systèmes politiques, notamment de #représentation. Ce dernier point est essentiel. Faute de système de médiation, toutes les souffrances, tensions sociales et conflits deviennent potentiellement explosifs. C’est pourquoi les situations d’émeutes et d’affrontements sont si diverses dans le monde alors que leurs modalités pratiques et leurs répertoires se ressemblent tant. L’accentuation des inégalités et la visibilité croissante de la corruption complètent le tableau et sapent de façon irrémédiable la #légitimité d’#Etats qui n’ont plus que la violence pour tenter de se faire respecter15. Par-delà la multiplication des explosions locales de #colère, le début du siècle a été marqué par des # auxquels la mise en perspective donne rétrospectivement un sens historique (cf. ci-dessous).“

    https://seenthis.net/messages/812431 via ant1


  • Map of Scots women accused of witchcraft published for first time - The Scotsman

    https://www.scotsman.com/heritage/map-of-scots-women-accused-of-witchcraft-published-for-first-time-1-500981
    https://images-e.jpimedia.uk/imagefetch/w_620,f_auto,ar_3:2,q_auto:low,c_fill/if_h_lte_200,c_mfit,h_201/https://www.scotsman.com/webimage/1.5009813.1569256118!/image/image.jpg

    A map that tracks more than 3,000 Scots women who were accused of being witches in the 16th and 17th Century has been published for the first time.

    The interactive document has been created by data experts at the University of Edinburgh.

    It builds on the university’s breakthrough work on the Scottish Witchcraft Survey which brought to life the persecution of women during the period, with many burned at the stake or drowned.

    #cartographie #écosse #sorcières cc @mona

    https://seenthis.net/messages/809063 via Reka


  • Le couple ou les convictions, une féministe hétéro aura difficilement les deux | Slate.fr
    http://www.slate.fr/egalites/le-feminisme-lepreuve-du-couple-hetero/episode-1-repartition-inequitable-taches-genre
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1200x680/public/nik-macmillan-qyvm0zxdkye-unsplash.jpg

    D’après un sondage de l’institut Ipsos mené en avril 2018, 55% des Français·es « considèrent que les inégalités hommes/femmes en matière de répartition des tâches ne sont plus vraiment un problème au sein du foyer ». Mais les chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) sont formels : selon les enquêtes « Emploi du temps », encore en 2010, les femmes s’acquittaient des trois quarts des tâches domestiques et y passaient en moyenne très exactement quatre heures et une minute quotidiennes contre deux heures et treize minutes pour les hommes ; si l’on zoome sur les tâches parentales, les femmes supplantent également les hommes en les prenant en charge à 65% (quarante-cinq minutes journalières, contre dix-neuf minutes pour les hommes).

    « Une lente et timide “réduction des inégalités” si l’on songe qu’entre 1986 et 2010 les femmes ont bel et bien consacré une heure de moins au ménage [et aux courses], tandis que les hommes n’y consacraient pour leur part que sept minutes de plus... Bref, si les femmes doivent remercier quelqu’un pour cette heure de corvée en moins, c’est peut-être leur lave-vaisselle, le magasin de surgelés d’à côté ou leur femme de ménage... mais sans doute pas leur conjoint », relate dans son ouvrage L’éducation vraiment positive la journaliste Béatrice Kammerer.

    Et il ne faudrait pas croire, dans un regain d’optimisme, que la situation s’est miraculeusement améliorée depuis.

    Via @mona.

    https://seenthis.net/messages/805302 via Antonin


  • Les #pneus de #voiture, premiers pollueurs des eaux par le #plastique

    Une vaste campagne de mesure effectuée en Californie prouve que les débris de pneus contribuent près de 300 fois plus à la pollution par les #microplastiques que les vêtements ou les produits cosmétiques.

    « Bannir les pailles, les cotons-tiges ou préférer la gourde en aluminium à la vilaine bouteille en PET : les propositions pour lutter contre la pollution par les plastiques ne manquent pas. Mais la plus efficace ne concernerait pas des objets de consommation courante, mais… nos voitures.

    Une étude menée en Californie conclut en effet que la source numéro un de la pollution aux microplastiques – les débris de plastique de diamètre inférieur à 5 millimètres – dans la baie de San Francisco serait l’usure des pneus, raconte le quotidien Los Angeles Times.

    Ces résultats sont le fruit d’une vaste campagne scientifique de trois ans menés par le San Francisco Estuary Institute et l’ONG 5 Gyres Institute dont le but était de dresser l’inventaire le plus complet possible des plastiques retrouvés dans les eaux de la baie autour de laquelle vivent plus de 7 millions de personnes.

    Les scientifiques ont effectué des prélèvements dans quelque 400 points de collecte répartis dans les eaux de la baie mais aussi dans les sédiments, les poissons et les évacuations d’eaux usées ainsi que les déversoirs d’orage. A l’aide de pinces, de microscopes et de spectromètres, ils ont patiemment analysé leur composition afin d’en déterminer l’origine.

    D’après leurs résultats publiés dans un rapport, les pluies lessivent plus de 7 milliards de débris de microplastiques chaque année, la plupart sous forme de fibres de pneus de voiture qui arrivent dans la mer par les déversoirs de précipitations. Les pneus contribueraient ainsi environ 300 fois plus à la pollution totale de la région par les microplastiques que les suspects usuels tels que les vêtements en fibres synthétiques, les microbilles des produits cosmétiques et autres débris engloutis dans les siphons ménagers. »

    https://pbs.twimg.com/media/EGNBsfMW4AAyyN0?format=jpg&name=small#.jpg
    http://www.eauxglacees.com/Les-pneus-de-voiture-premiers
    #pollution #pollution_de_l'eau #eau #micro-plastique #microplastique #industrie_automobile

    https://seenthis.net/messages/805211 via CDB_77


  • Qui est Jean-Luc Brunel, l’agent de mannequin mouillé dans l’affaire Epstein ? - Marie Claire
    https://www.marieclaire.fr/affaire-epstein-jean-luc-brunel,1321520.asp
    https://cache.marieclaire.fr/data/photo/w600_h315_ci/5i/jeffrey-epstein-jean-luc-brunel-mode-mannequin.jpg

    Toujours dans son texte de 2017, Zoë Brock dresse un tableau assez effroyable de la #mode des années 90, que beaucoup aiment à voir comme un âge d’or : « Paris, au début des années 90, était un lieu de tabous. Il y avait peu de crainte de répercussion pour comportement délinquant et très peu de discrétion. [...] Les rapports sexuels étaient encore la plupart du temps non protégés et souvent anonymes. [...] Mes amies et moi, peu importe notre âges, étions mannequins. Nous avons fait ces clubs. Sans nous, il n’y aurait pas de clubs, car sans nous, il n’y aurait pas d’hommes riches et minables prêts à payer le prix fort pour une bouteille d’alcool. »

    « Nous ne pouvons pas être choqués par les informations faisant état de #trafic de #sexe sous couvert de #mannequinat, étant donné le déséquilibre des pouvoirs et l’absence de protection qui ont trop longtemps affecté l’industrie », écrivait Sara Ziff, la créatrice de l’organisation Model Alliance, le 22 juillet 2019 pour The Cut. Dans cet article d’opinion, elle déclare aussi : « En tant que jeune mannequin, je n’ai jamais pensé pouvoir faire part de mes préoccupations à mon agence. Il semblait probable qu’ils savaient, qu’ils encourageaient les modèles dans des situations compromettantes, voire dangereuses. Ils étaient plus prudents avec les mannequins les plus performants, mais il semblait généralement que l’allégeance de l’agence était envers les clients, pas avec les modèles dont ils étaient supposés représenter les intérêts »

    #viols #femmes @beautefatale

    https://seenthis.net/messages/797046 via Agnès Maillard


  • « J’ai vingt ans et je n’aurai jamais d’enfants ». Elles ont moins de trente ans et choisissent de se faire opérer pour éviter d’enfanter.
    https://files.newsnetz.ch/story/1/6/7/16727912/16/topelement.jpg

    « Je n’ai jamais été intéressée par les enfants, la #parentalité ou le fait de transmettre mes gènes. J’ai une vie bien remplie qui me convient et assez de responsabilités à mon goût. » Charlotte a 25 ans et a choisi la #stérilisation_volontaire il y a moins d’un an. L’opération qu’elle a dû subir, elle l’assimile à un bon souvenir. Elle renchérit : « Il y avait cette idée de le faire une bonne fois pour toutes, de ne pas avoir à penser à ma #contraception, ni prendre des rendez-vous pour la renouveler tous les ans. Le risque de tomber enceinte était un stress continu pour moi. »

    Ce témoignage étonnant n’est pourtant pas isolé. De nombreuses jeunes femmes font aujourd’hui le choix de la stérilisation. Selon une gynécologue des Hôpitaux universitaires de Genève (#HUG), le phénomène risque de prendre de l’ampleur. Cinq Genevoises de 19 à 27 ans ont accepté de témoigner pour la « Tribune de Genève ».

    Un choix drastique

    Margot, Loredana et Laure (identités connues de la rédaction) ont moins de 22 ans et envisagent toutes les trois la stérilisation. Si leurs raisons varient, elles ont un point commun : aucune d’entre elles ne veut d’enfant. Laure ajoute même avec conviction : « Si un jour je veux un enfant, je préfère l’adopter. » Elle évoque également sa vision pessimiste de l’avenir de l’humanité. Un point sur lequel la rejoint Margot : « Je trouve égoïste de mettre au monde quelqu’un dans une situation aussi catastrophique sur le plan climatique et politique. Si je change d’avis, l’adoption existe et je trouve bien plus éthique de donner une chance à un enfant en foyer plutôt que d’en faire un moi même. »

    Le manque de choix dans les techniques de contraception est également un thème récurrent. Margot s’inquiète des conséquences que les #hormones pourraient avoir à long terme sur son #corps. Prendre la #pilule tous les jours ne la met pas en confiance. Laure ne supporte tout simplement pas les effets secondaires de la pilule et le #stérilet en cuivre lui impose des règles douloureuses.

    Si elles sont toutes sûres de leur choix, elles diffèrent sur le moment de l’opération. Laure et Loredana aimeraient la faire dès que possible mais se heurtent aux refus des gynécologues. La première soutient : « Si je pouvais commencer les démarches demain, je le ferais. » Margot est plus modérée et voit cela dans un futur lointain : « J’imagine que je me déciderai à trente ou trente-cinq ans, si je n’ai pas changé d’avis d’ici là. Ce qui voudra dire que je suis certaine de mon choix. »

    Il existe plusieurs techniques de stérilisations qui ont le même but : rendre les trompes de Fallope inutilisables afin d’empêcher les spermatozoïdes de rencontrer l’ovule. Les plus courantes consistent à ligaturer ou sectionner directement les trompes, dans ce cas l’opération est irréversible. Il est également possible de pincer les trompes avec des clips ou anneaux. Ici, l’opération pour revenir en arrière est possible avec de faibles chances de réussite et des risques non négligeables de grossesses extra-utérines. Selon le site médical Sexual health info, peu importe la technique utilisée, il faut considérer la stérilisation comme définitive.

    N’importe quelle personne majeure et capable de discernement peut demander une stérilisation. Les conditions sont les mêmes que pour toute opération : il faut le consentement libre et éclairé de la patiente et quarante-huit heures de réflexion.

    Selon notre interlocutrice des HUG, une gynécologue qui souhaite rester anonyme, la plupart du temps les stérilisations sont discutées durant la grossesse. Il est plus simple de stériliser une femme lors d’une césarienne. Ce sont des patientes qui ont généralement la quarantaine. À ce moment, la fertilité a de toute façon déjà diminué et la stérilisation permet d’en finir.

    Le principal obstacle à la stérilisation est l’opposition du médecin. Mélanie, 27 ans, est stérilisée depuis maintenant un an. Elle a dû consulter plusieurs gynécologues avant d’en trouver un qui accepte de l’opérer. « La première femme que j’ai vue m’a fait un sermon durant toute la séance. Elle me disait que je ne me rendais pas compte de ce que cela représentait, que j’allais changer d’avis ou rencontrer l’homme de ma vie et que c’était de toute façon hors de question de le faire pour elle. »

    La doctoresse des HUG explique : « Tout ce qu’un chirurgien fait, il doit le faire dans l’intérêt de sa patiente, c’est une grosse #responsabilité d’ouvrir le ventre d’une femme pour lui enlever la capacité de faire des enfants. À mon sens, on doit avoir le droit de refuser si on estime que ce qu’on fait n’est pas juste, sauf s’il y a un risque vital. À l’hôpital, la décision de stérilisation est discutée d’abord par le médecin qui rencontre la femme, puis avec le chef de clinique. Si le cas est compliqué, typiquement lorsque la femme est jeune, la discussion est reprise avec l’équipe au complet. »

    Le #refus_médical

    Notre interlocutrice explique ensuite les raisons qui poussent un médecin à refuser cette opération : « La question du #consentement_librement_éclairé ou non se pose. Est-ce qu’à vingt ans on a vraiment assez d’informations sur soi ? »

    Ces refus médicaux répétés ont poussé Charlotte et Mélanie à se rendre en #France pour y être opérées, dans des cliniques connues pour accepter les stérilisations sur des jeunes femmes. Toutes deux disent n’avoir aucune peur de regretter leur choix.

    « Je comprends pleinement les femmes qui se sentent frustrées après un refus, poursuit la médecin, je comprends également le sentiment d’#injustice à ne pas pouvoir disposer de son corps comme on le voudrait. Néanmoins, il y a un nombre non négligeable de femmes qui regrettent ensuite ce choix et qui veulent revenir en arrière. Plus la femme est jeune et plus elle a de chances de changer d’avis. » La spécialiste prévient que les opérations pour enlever les clips fonctionnent mal et que des techniques comme la PMA (Procréation médicalement assistée) sont longues, coûteuses et difficiles psychologiquement.

    « Pour finir, une stérilisation n’est pas une opération anodine, souligne-t-elle. Il s’agit d’une anesthésie générale et d’ouvertures dans le ventre. Si les complications sont rares, elles sont néanmoins réelles. Un bon chirurgien n’est pas uniquement un médecin qui opère bien, mais qui arrive aussi à mesurer toutes les implications de son travail. »

    Le droit à l’erreur

    La bioéthicienne Samia Hurst, professeure à l’Université de Genève, fait le point sur la situation : « La question du corps est importante en médecine et le #consentement du patient demeure fondamental. Dire non à un acte médical est un droit en or massif. Par contre, il y a une différence entre refuser un acte sur son corps et en exiger un. Si je refuse qu’on pratique un geste sur moi, un médecin doit aussi pouvoir refuser de le pratiquer. Demander d’agir n’est pas la même chose que de demander ne pas agir. »

    Elle questionne ensuite les raisons courantes d’un refus : « L’argument qui motive le plus souvent un refus est que les femmes ne devraient pas se faire stériliser car elles risquent de changer d’avis. C’est tout à fait vrai, les choix sont fluctuants. Les circonstances changent et les grandes décisions avec. Le problème avec ce raisonnement est qu’aucune décision de vie n’est totalement réversible. Se marier, avoir un enfant ou ne pas avoir d’enfant sont toutes des décisions qui auront un impact indélébile sur la suite de la vie d’un individu. »

    Samia Hurst remarque pourtant, « qu’on est beaucoup plus inquiets lorsqu’une femme prend la décision de ne pas avoir d’enfants plutôt que lorsqu’elle décide d’en avoir. Il y a une #norme_sociétale importante qui dit que les gens (et plus particulièrement les femmes) doivent avoir des enfants. Il demeure difficile de s’écarter de cette #norme pour les femmes qui veulent se stériliser et pour les médecins pratiquant l’opération. »

    La professeure d’#éthique conclut sur le #droit_à_l’erreur : « Accepter la #liberté de quelqu’un, c’est aussi lui laisser le droit de se tromper. Pour être libre, je dois prendre mes propres décisions, même si elles ne sont pas les bonnes. Un médecin n’a pas besoin d’adhérer à l’idée de sa patiente pour accéder à sa requête. »

    Militantisme ou manque de moyens

    Charlotte explique que, dans son cas, se stériliser est aussi une façon de donner un signal clair : « La société incite les femmes à vouloir des enfants et celles qui n’en veulent pas sont stigmatisées. On entend trop souvent dire que si on ne veut pas d’enfant à vingt ans, on va forcément changer d’avis plus tard. Pour moi, me stériliser était aussi un moyen de prouver à mon entourage ma volonté de ne pas enfanter. J’ai fait en sorte que mon corps ne soit pas capable d’avoir un enfant car je ne veux pas de cette vie. Je suis désormais enfin une femme libre et totalement détachée ! » Laure ne partage pas cette motivation mais la comprend : « Je pense que les femmes savent ce qu’elles veulent et qu’on ne doit pas choisir pour elles. »

    Aujourd’hui, aucun moyen de contraception féminin n’est dépourvu d’effet secondaire. De plus, la charge de devoir penser à la contraception au mieux tous les ans ou au pire tous les jours revient toujours aux femmes. Pour Laure, c’est ce déficit qui pose problème : « Si j’avais accès à une contraception sans hormones qui ne me demande pas de repasser sur la chaise du gynéco pendant trente minutes tous les cinq ans, je ne penserais même pas à la stérilisation. Je trouve qu’actuellement la recherche dans le domaine de la #contraception_féminine n’est pas assez poussée. »

    https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/j-vingt-ans-naurai-jamais-denfants/story/16727912

    #stérilisation #femmes #corps #femmes

    https://seenthis.net/messages/796550 via CDB_77


  • Je ne suis pas une voyageuse | Ma vie à Téhéran
    https://blog.courrierinternational.com/ma-vie-a-teheran/2019/07/05/je-ne-suis-pas-une-voyageuse

    https://blog.courrierinternational.com/ma-vie-a-teheran/wp-content/uploads/sites/27/2019/07/IMG_3325-reduite.jpg

    A l’étranger, cette routine agit comme un repère, une trace de soi, mais aussi comme une sorte de rite d’intégration. Mes premiers horaires de travail en Inde, ma première carte de métro en Iran, mon premier café fétiche pour étudier au Liban, mes virées dans les mythiques supermarchés 7/11 en Asie du Sud, mes plantes à arroser aux Émirats, mes cours de yoga à l’aube en Inde : tous ces petits détails me restent comme des souvenirs émus, comme autant de rites de passage vers un nouveau moi qui vit et s’épanouit à l’étranger.

    #voyages

    https://seenthis.net/messages/791269 via Mona


  • There’s a Rape Problem at Music Festivals and Nobody Seems to Care - VICE
    https://www.vice.com/en_us/article/ywmmeg/theres-a-rape-epidemic-at-music-festivals-and-nobody-seems-to-care
    https://broadly-images.vice.com/images/articles/meta/2015/08/11/untitled-article-1439286831.jpg?crop=1xw:0.8483063328424153xh;center,center&resize=1200:*

    Sexual harassment and assault don’t cease to exist once women get weekend wristbands and pitch their tents. So why aren’t organizers doing more to protect them?

    (pas lu)

    https://seenthis.net/messages/790610 via gwyneth bison


  • Are crystals the new blood diamonds? | The Guardian
    https://www.theguardian.com/global/2019/jun/16/are-crystals-the-new-blood-diamonds-the-truth-about-muky-business-of-he
    https://i.guim.co.uk/img/media/604686b14025a0cee3c1c7ca4c61bbb844a040ea/1421_740_7107_4264/master/7107.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-align=bottom%2Cleft&overlay-width=100p&overlay-base64=L2ltZy9zdGF0aWMvb3ZlcmxheXMvdG8tZGVmYXVsdC5wbmc&enable=upscale&s=b646a827ea9a61be2dc409804167f42b

    “It would be a great shame,” says Sophia Pickles, the campaign leader at Global Witness, “if consumers buying goods that they believe help them ‘connect with the Earth’ are, in fact, making purchases that are connected to grave human-rights abuses, environmental destruction, conflict and corruption. Unfortunately, this is a very real risk for products like crystals.”

    https://seenthis.net/messages/787714 via Fil


  • La CAF s’immisce dans la chambre à coucher, elle est déboutée
    https://www.estrepublicain.fr/actualite/2019/05/23/la-caf-s-immisce-dans-la-chambre-a-coucher-elle-est-deboutee

    C’est avec surprise qu’Elodie, en avril 2016, a pris connaissance du courrier de la CAF 54 qui lui réclame 7.355 €. Cette somme correspond au remboursement d’un trop perçu de prestations sociales. En clair, à des sommes qu’elle aurait touchées indûment. La quinquagénaire, qui vit en colocation dans le Saintois touche l’allocation adulte handicapé et l’allocation logement. Le montant de ces aides varie en fonction des ressources du bénéficiaire mais aussi de celles de son éventuel conjoint ou concubin.

    La CAF, dans son courrier, assure qu’au terme de l’enquête qu’elle a menée, Elodie ne vit pas en colocation avec Antoine mais « maritalement », qu’il y a « une communauté d’adresse » et surtout une « communauté d’intérêts » : Elodie règle seule le loyer et Antoine les charges courantes. Elodie a beau assurer à la CAF qu’elle vit en colocation, présenter le bail de son appartement sur lequel figure cette mention, rien n’y fait. Et sa requête amiable est rejetée. « Ma cliente n’a pas eu d’autre solution que de saisir le tribunal des affaires sanitaires et sociales (TASS) », explique Me Fabrice Gossin qui relève, avec malice, qu’« une communauté d’adresse, pour des colocataires, cela semble normal, non… ? Par ailleurs, ils n’ont pas de compte bancaire commun ».

    Deux chambres séparées
    Le TASS a donc débouté la CAF de sa demande de trop-perçu. Pour les magistrats, « deux colocataires peuvent librement décider de partager leurs charges non par moitié mais selon une autre proportion ou décider qu’un paiera un certain type de charges et l’autre d’autres ». Par ailleurs, « une situation de concubinage nécessite une communauté matérielle de vie mais également une intention, un souhait d’entretenir des relations amoureuses et/ou intimes ». Or, lors de sa visite, relève Me Gossin, « l’agent de la CAF n’a pas noté de chambre commune mais bien deux chambres séparées ». En outre, Antoine, dans une attestation, a déclaré que son orientation sexuelle ne lui permettait pas d’avoir une relation sentimentale avec Elodie.

    #CAF #TASS #vie_maritale

    https://seenthis.net/messages/782935 via colporteur


  • C’est une lettre qu’un vieil homme batek, qui appartient à un peuple autochtone de chasseurs-cueilleurs en Malaisie péninsulaire, a souhaité adresser au monde. Il l’a donnée à Lye Tuck-po, une anthropologue qui délivre cette lettre et ce message dans son livre Changing Pathways. C’est une lettre orale, retranscrite en langue batek, traduite mot à mot et de manière plus littéraire en anglais par Lye Tuck-po et en français par mes soins. Le texte original est très elliptique et la traduction de Lye Tuck-po sonne très étrangement mais donne une idée de cette forme d’expression. Les Batek sont convaincu·es que les arbres font tenir le monde et que sans forêt, le monde disparaîtra. Ils et elles s’inquiètent non seulement de la disparition de leur milieu de vie mais aussi notre terre à nous tou·tes. Ce vieil homme utilise la deuxième personne du pluriel dans une forme tour à tour inclusive et exclusive que j’espère ne pas avoir traduite trop lourdement.

    Qu’on enlève la forêt et ce sera la fin monde. Nous voulons que les gens sachent que le monde peut finir. Il n’y a déjà plus d’arbres.
    Quand ils font exploser la dynamite, le dieu Gubar fait pleuvoir longtemps. Nous nous en souvenons.
    Ne prenez pas plus de forêt, posez là la limite. Nous avons tou·tes besoin de trouver à manger. Nous ne pouvons pas être cupides, nous devons ne prendre que ce dont nous avons besoin pour vivre. Nous ici, nous souhaitons discuter de cela.
    La rivière Temoh n’a déjà plus d’arbres, seulement de l’huile de palme.
    Nos âmes se nourrissent des arbres. La forêt, c’est les veines et les tendons de nos vies.
    Cette terre est une île. Comment peut-elle tenir sans arbres ?
    Par le passé, l’humanité vivait en paix et elle n’était pas en train de perdre le monde.
    Les êtres surhumains (les dieux) disent qu’ils ont créé le cœur de la terre.
    Les êtres surhumains se souviennent qu’ils sont nostalgiques.
    Ils ont pitié des Batek quand ils entendent leurs chants.
    Ils nous aiment tellement qu’ils nous préviennent de ce qui est en train de se passer.
    Nous ici, nous entendons ce qu’ils disent, nous nous raccrochons à leurs voix.
    Quand les arbres auront disparu, l’humanité n’aura plus nulle part où s’abriter.
    L’humanité peut se concerter. Nous nous rencontrons et nous discutons de ce qui peut être fait. Nous discutons, nous décidons et nous partons faire les choses. N’abandonnons pas le monde. Ne le perdons pas. Nous devons savoir de combien nous avons besoin pour manger, pour dormir.
    Les Malais pensent à des routes et posent des plantations de palmier à huile. Rendez-vous compte qu’ils tuent le monde. Où allons-nous tou·tes vivre ? Parce qu’ils tuent notre monde à tou·tes. Par le passé, l’humanité était en bonne santé. Maintenant nous ne pouvons plus espérer être en bonne santé. Donc tout le monde vit selon les mêmes règles.
    Nous ici regrettons les temps de paix. Nous nous souvenons et nous regrettons. Nous montrons comment.
    La terre est déjà coupée en morceaux. L’âme des rivières est bloquée. C’est important, de comprendre le danger. Les rivières ne peuvent plus couler, elles inondent leurs rives. Le sol devient mou et s’effondre. Ils ouvrent des canaux ailleurs, c’est par là que la terre se fissure.
    C’est comme si l’humanité cherchait sa nourriture – avec la nourriture nous sommes riches mais le monde est parti. Nous devrions savoir comment le garder. Nous ne pouvons pas devenir riches et tuer le monde. Nos vies sont raccourcies, nous ne vivons plus longtemps quand nous sommes trop cupides. Nous les Batek, nous savons comment garder le monde. Quand nous les humains gagnons nos vies, nous devons donner de la valeur à l’âme du monde. Mais s’ils ne savent pas donner de la valeur à l’âme du monde, je ne sais pas.
    Nous ici, nous pourrions être riches mais nous donnons de la valeur à l’âme du monde. Nous avons un peu changé maintenant mais nous nous souvenons toujours du passé. Aussi longtemps que nous vivons dans la forêt, nous donnerons ces conseils. Nous ne voulons pas nous battre, nous tuer les un·es les autres.
    Il y a des Batek qui veulent être riches. Ce n’est pas facile de vivre comme cela, nous souffrons. Mais c’est mieux que de tuer le monde, comme cela se fait hors de la forêt. La manière dont ils vivent entraîne la fin des vies.
    Nous les Batek allons à un endroit, puis nous nous en souvenons et nous y retournons. Les personnes domestiquées, elles tuent le monde. Les fonctionnaires qui encadrent les populations autochtones se moquent de nous parce que nous sommes libres, dans la nature sauvage. Ils ne savent pas comment penser. Je veux qu’ils sachent comment penser.

    Lye Tuck-po, Changing Pathways. Forest Degradation and the Batek of Pahang, Malaysia (Lexington Books, USA, 2005 et Strategic Information and Research Develoment Centre, Malaisie, 2018).
    #Malaisie #déforestation #peuples_autochtones #forêt

    https://seenthis.net/messages/781265 via aude_v


  • « Ma sœur était partie se soulager. Elle s’est fait manger par un léopard » - Heidi.news
    https://www.heidi.news/articles/ma-mere-etait-partie-faire-caca-elle-s-est-fait-manger-par-un-leopard

    https://heidi-f385.kxcdn.com/photos/da03f2a7-b38e-440e-b5db-30ffd638a1d1/large

    Où l’on fait connaissance de familles ayant été victimes de léopards lorsqu’elles pratiquent la défécation en plein air, et de gardiens de léopards bien désolés du comportement de leurs fauves préférés.

    #Inde #toilettes

    @fil

    https://seenthis.net/messages/780999 via Mona


  • Shade, by Sam Bloch
    https://placesjournal.org/article/shade-an-urban-design-mandate
    https://placesjournal.org/wp-content/uploads/2019/04/bloch-00-shade.jpg

    “Shade was integral, and incorporated into the urban design of southern California up until the 1930s,” [Mike] Davis said. “If you go to most of the older agricultural towns … the downtown streets were arcaded. They had the equivalent of awnings over the sidewalk.” Rancho homes had sleeping porches and shade trees, and buildings were oriented to keep their occupants cool. The original settlement of Los Angeles conformed roughly to the Law of the Indies, a royal ordinance that required streets to be laid out at a 45-degree angle, ensuring access to sun in the winter and shade in the summer (…)

    All that changed with the advent of cheap electricity. In 1936, the Los Angeles Bureau of Power and Light completed a 266-mile high-voltage transmission line from Boulder Dam (now Hoover Dam), which could supply 70 percent of the city’s power at low cost. Southern Californians bought mass-produced housing with electric heating and air conditioning. By the end of World War II, there were nearly 4 million people living in Los Angeles County, and the new neighborhoods were organized around driveways and parking lots. Parts of the city, Davis said, became “virtually treeless deserts.”

    #ombre #bien_public #urbanisme

    (un essai remarquable)

    https://seenthis.net/messages/780817 via Fil


  • La Note de Géraldine
    http://tr.news.lexpress.fr/do?613527B1D85B233CB313B20AA033EEE2168AAB0E8C03261E288D2A3B43A48115

    Mon trouble est longtemps resté une énigme : comment puis-je effacer autant de gens de ma mémoire alors que je suis si attentive aux autres ? Les scientifiques se sont penchés sur la question, mais c’est en me regardant faire quand je discute avec quelqu’un que j’ai, peut-être, trouvé une réponse : je dépense tant d’énergie à décrypter son langage non verbal pour le mettre à l’aise, à l’écouter et à essayer de le comprendre que je n’en ai plus pour mémoriser quoi que ce soit.

    #prosopagnosie via @mona

    https://seenthis.net/messages/778541 via Agnès Maillard


  • Manifestation de deuil et de rage - une femme est morte de rue - Paris-luttes.info via @mona
    https://paris-luttes.info/manifestation-de-deuil-et-de-rage-12028
    https://paris-luttes.info/home/chroot_ml/ml-paris/ml-paris/public_html/IMG/arton12028.jpg

    Elle a été retrouvée sous le pont de l’échangeur, près d’un matelas et d’une tente, sous une couverture.
    Certain.es veulent nous faire croire que c’est le crack qui l’a tuée !

    Elle était Somalienne, c’était une femme âgée. Elle était enfermée dehors, assignée à résidence dans la rue. Elle était gazée chaque matin par les flics, réveillée à coups de pied, usée par la file d’attente de Cergy, de Clignancourt, jouant à la loterie du logement à coups de jetons chez France Horizons tous les matins à 8h au métro Cité à 100 m de la préfecture, ou au « squat officiel » des Grands Voisins à Denfert Rochereau.

    Elle était de la rue et dans la rue, là où par le froid, la faim et les talons qui claquent, l’État mène la chasse aux Noirs, aux Arabes, aux Rroms, à tout··es celles et ceux à la mélanine suspecte.

    https://seenthis.net/messages/776010 via Agnès Maillard


  • Roseaux — La mégère ou le paillasson
    http://roseaux.co/2019/04/la-megere-ou-le-paillasson

    http://roseaux.co/wp-content/uploads/2019/04/proposition-3-707x1000.jpg

    Il arrive, un jour, dans la vie d’une féministe – généralement c’est un jour où elle finit sur les rotules après ce qui a plus tenu de la partie de catch que de la discussion – où promouvoir la pédagogie comme condition absolue voire unique de l’émancipation des femmes devient vraiment très difficile. Ce jour peut arriver après vingt ans de lutte comme il peut arriver après un an de débats politiques acharnés dont tu croyais qu’un jour ils porteraient leurs fruits et justifieraient alors que tu aies perdu plusieurs heures par semaine, par mois, que sais-je, à jouer à la maîtresse d’école. Et, quand il arrive, il se peut que la féministe que tu es se sente perdue parce que si l’éducation et la pédagogie ne marchent pas, alors que faut-il faire ? En ce qui me concerne, j’ai décidé d’accepter d’être une mégère à qui « on ne peut plus rien dire » pour ne plus être qu’un paillasson.

    @mad_meg

    https://seenthis.net/messages/776058 via Mona


  • Notre-Dame de Paris : qui étaient ces invisibles bâtisseuses du Moyen Âge ?
    https://information.tv5monde.com/terriennes/notre-dame-de-paris-qui-etaient-ces-invisibles-batisseuses-du-
    https://information.tv5monde.com/sites/info.tv5monde.com/files/assets/images/1200px-Meister_der_Cite_des_Dames_002.jpg

    Ignorées ou oubliées... Encore une fois les femmes s’effacent ou plutôt sont effacées des livres d’histoire. Avec l’incendie de Notre-Dame de Paris sont parties en fumée des centaines de milliers d’heures de travail d’ouvriers mais aussi d’ouvrières et d’artisanes. Car les femmes, elles aussi, ont contribué à l’édification de ce chef-d’oeuvre d’art, d’architecture et d’artisanat à l’immense dimension spirituelle.

    Difficiles, pourtant, de distinguer les personnages féminins dans les archives et autres sources, même quand celles-ci sont conséquentes - ce qui n’est pas le cas pour la construction de Notre-Dame, alors que les chantiers en Provence, en Italie ou en Espagne, par exemple, sont, eux, bien documentés. Dans tous les cas, on devine les femmes sans les voir - elles n’ont pas de nom. [...]

    La main-d’oeuvre féminine n’en était pas moins un rouage essentiel sur les grands chantiers du Moyen Âge, cathédrales ou remparts : sans surprise pour l’intendance, l’apport en nourriture et les travaux de finesse, comme l’ornementation, mais aussi pour le gros oeuvre, comme l’explique la chercheuse : « Contrairement à l’image que l’on peut avoir de l’économie médiévale, les femmes effectuent toutes sortes de travaux, dont des tâches très physiques. Elles peignent, brodent les vêtements liturgiques, se chargent des délicats ouvrages de décors, mais elles portent aussi des pierres, brassent la chaux, travaillent les ardoises, construisent des échafaudages, tressent des cordes et des paniers… »

    #femmes #femmes_de #fille_de #veuve via @mona

    https://seenthis.net/messages/775467 via odilon


  • Il vit perché dans sa cabane en forêt, la justice lui demande de la détruire
    https://www.wedemain.fr/Il-vit-perche-dans-sa-cabane-en-foret-la-justice-lui-demande-de-la-detruire
    https://www.wedemain.fr/photo/art/grande/32515607-30299674.jpg?v=1554822167

    Seulement voilà : Xavier n’a pas demandé de permis de construire sur ce terrain qui lui appartient. Au début du projet, la maire de Cléron, Chantal Guillaume, le prévient des risques qu’il encourt mais ne s’y oppose pas, voyant plutôt d’un bon oeil cette drôle de construction écolo.

    En 2014, changement d’équipe municipale : le nouveau maire Alain Galfione exige de Xavier un permis de construire… qui lui est refusé. En juillet 2016, une décision de justice du Tribunal de grande instance donne toutefois raison au propriétaire de la cabane. En avril 2018, le tribunal administratif condamne même en première instance la commune de Cléron à lui verser 1 000 euros.

    Mais la municipalité ne lâche pas. Elle dépose un recours et, le 26 mars dernier, la Cour d’appel infirme la décision de première instance : Xavier Marmier a six mois pour abattre sa cabane, avec une amende de 100 euros par jour supplémentaire. Il doit en sus payer 3 000 euros à la commune de Cléron pour les frais de justice…

    Le fondement de cette décision : le site de la vallée de la Loue est classé en zone Natura 2000 « qui doit rester libre de toute construction et, qui en outre, est répertorié en aléa très fort de risque de glissements de terrain », précise l’arrêt du 26 mars 2019.

    https://seenthis.net/messages/774281 via Agnès Maillard


  • Kreatur n°5 - Mieux soigner le corps des #femmes | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/088132-001-A/kreatur-n-5
    https://static-cdn.arte.tv/resize/6VfHlVaeMnLxHtrpf7jCmEe8_CQ=/1920x1080/smart/filters:strip_icc()/apios/Img_data/cache-buster-1554983253/9/088132-001-A_2719999.jpg

    Face à la #médecine, les femmes et les hommes ne sont pas égaux. Diagnostic mal posé, douleurs minimisées voire ignorées, car la norme, c’est le #corps masculin. Celui des femmes est encore trop considéré comme « physiologiquement pathologique ». Comment faire bouger les choses ? Kreatur pose cette question avec Murielle Salle, historienne et Bettina Pfleiderer, professeure médecine « genrée ».

    https://seenthis.net/messages/774306 via Agnès Maillard


  • Aider un proche au RSA peut lui faire perdre ses allocations - Journal L’Union
    http://www.lunion.fr/id57699/article/2019-04-12/aider-un-proche-au-rsa-peut-lui-faire-perdre-ses-allocations

    La raison ? Depuis 2016, les comptes des bénéficiaires du RSA sont scrutés à la loupe par les Départements, qui versent cette allocation mensuelle.

    Les allocataires ont l’obligation de déclarer tous leurs revenus. Une mesure très décriée. Le Défenseur des droits avait ouvert une enquête à ce sujet en 2017.

    « On parle de libéralités lorsque les sommes versées démontrent un caractère régulier. Il va de soi que nous regardons surtout les proportions des libéralités à l’égard de l’allocation. La jurisprudence considère que, oui, c’est de la fraude dans ce cas  », indique de son côté le département du Bas-Rhin à 20 Minutes.

    Des cas « ubuesques »
    Ce système produit des cas jugés « ubuesques » par les délégués du Défenseur des droits. Même quand il ne s’agit pas de dons familiaux.

    « Il y a par exemple une quadragénaire qui a prêté une somme d’argent et se retrouve avec un trop-perçu réclamé par la CAF parce qu’elle perçoit le remboursement de cette dette sur son compte. Ou un homme proche de la retraite, auto-entrepreneur et allocataire au RSA qui se fait rembourser des frais kilométriques. Des sommes considérées comme un revenu régulier par la CAF, qui lui réclame un trop-perçu de plusieurs milliers d’euros. Ces personnes se retrouvent dans une situation financière très délicate alors qu’elles sont déjà fragilisées. C’est une incitation à verser ces sommes en liquide  », regrette le délégué Jacques Dentz.

    « Si les sommes sont modiques, elles ne seront pas prises en compte », tempère le Département du Haut-Rhin qui indique que « les sorties du dispositif au seul motif des libéralités perçues par les parents sont quasi inexistantes », sans donner plus de précisions.

    Une position assumée

    Dans le Bas-Rhin, le Département assume sa position et indique, chiffres à la clef, que 330 000 euros ont été récupérés en 2018 pour cette raison, soit près d’un tiers du total des sommes récupérées au titre « d’indus  » pour l’année.

    Ce chiffre a quasiment doublé par rapport à 2017. « Pour perdre complètement le bénéfice du RSA, il doit être constaté une aide mensuelle familiale au montant du RSA, soit 559 euros au 1er avril 2019  », est-il précisé. Un allocataire averti en vaut deux.

    #RSA #CAF #contrôle #revenu

    https://seenthis.net/messages/774242 via colporteur