Mona Chollet

Cheffe d’édition au « Monde diplomatique »

  • http://www.desordre.net/bloc/ursula/2017/images/175.jpg

    J – 63

    Quand le responsable devient rouge de colère parce qu’il ne parvient pas à faire fonctionner la nouvelle machine à café.

    Quand tu viens à son secours.

    Quand tu réalises que la nouvelle machine à café ne peut pas fonctionner parce qu’elle est débranchée.

    Quand tu lui fais remarquer sans ironie excessive.

    Quand tu sens que cela ne le fait pas du tout sourire.

    Quand tu comprends que tu ne peux pas la rebrancher tout de suite parce que c’est l’homme de ménage qui l’a débranchée pour brancher son aspirateur.

    Quand tu expliques cette contingence à ton responsable

    Quand il se met en colère contre l’homme de ménage

    Quand tu fais remarquer à ton responsable que l’homme de ménage ne peut pas faire autrement parce que c’est la seule prise électrique qui lui permette de passer l’aspirateur dans la salle de réunion sans débrancher un seul équipement de la selle de réunion. Et qu’on lui a sans doute demandé de procéder de la sorte.

    Quand ton responsable insiste.

    Quand tu lui expliques que l’homme de ménage a presque fini.

    Quand ton responsable manque de prendre une châtaigne en voulant débrancher l’aspirateur depuis une prise sécurisée.

    Quand il repart. Sans son café.

    Et quand l’aspirateur s’arrêtant tu proposes ostensiblement un café à l’homme de ménage.

    #qui_ca

    https://seenthis.net/messages/573827 via Philippe De Jonckheere


  • Au delà des clichés sur les #dividendes records en France
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-economique/au-dela-des-cliches-sur-les-dividendes-records-en-france
    https://www.franceculture.fr/s3/cruiser-production/2017/02/e139310c-d848-48dc-8169-8f5b452e34de/600x337_jhkmp_1.jpg

    Ces précisions apportées, les entreprises françaises citées dans cet index sont-elles oui ou non les plus généreuses d’Europe ?

    Indéniablement OUI. Les entreprises françaises de cet index ont versé en 2016, 54 milliards de dollars de dividendes, contre 36 milliards pour l’Allemagne. L’écart est donc très fort pour seulement 7 entreprises allemandes en moins dans l’échantillon. Clairement, les entreprises françaises chouchoutent plus leurs actionnaires qu’outre Rhin.

    Quand on regarde l’évolution des dividendes versés par les entreprises françaises de l’index, il a augmenté de 10% entre 2015 et 2016. Impressionnant, note l’étude d’Henderson, d’autant écrit-elle que Total n’a pas augmenté son dividende en 2016. Or Total, est un poids lourds de la distribution de dividendes, puisqu’il représente à lui seul 1 dollar de dividende versé sur 8 en France (toujours selon l’Index).

    Impressionnant, certes, mais attention encore une fois, cette augmentation de 10% fait suite à une baisse de 13% des dividendes versés l’année d’avant. En 2016, on est donc revenu au niveau de 2014. Et le record, c’est 2011, 62 milliards de dollars de dividendes. Or en 2011, il n’y avait pas encore de #CICE ou de Pacte de responsabilité. Je ne dis pas que les milliards du CICE n’ont pas servi en parti à financer les dividendes, c’est possible et même évoqué comme possibilité par les auteurs d’études officielles, je dis juste que les plus grandes entreprises françaises n’ont pas attendu le CICE pour être généreuses avec leurs actionnaires.

    Voir ici un précédent billet : Où sont passés les 27 milliards du CICE ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-economique/ou-sont-passes-les-27-milliards-du-cice

    https://seenthis.net/messages/573487 via tbn


  • Cinémathèque française : une rétrospective Dorothy Arzner au parfum rétro-macho - Culture / Next
    http://next.liberation.fr/culture-next/2017/02/24/cinematheque-francaise-une-retrospective-dorothy-arzner-au-parfum-re

    http://md1.libe.com/photo/996850-sarah-et-son-fils-dorothy-arzner-1930jpg.jpg?modified_at=1487935791&width=975

    La vénérable institution voulant mettre à l’honneur une réalisatrice, fait rare, se prend les pieds dans le tapis et continue de démontrer la phallocratie ambiante dans le milieu du cinéma.

    #cinéma #sexisme

    https://seenthis.net/messages/572902 via Mona


  • La guerre du Cameroun, un demi-siècle de censure et d’oubli

    https://visionscarto.net/la-guerre-du-cameroun

    Parmi les épisodes refoulés de l’historiographie coloniale, la guerre que la France a menée au Cameroun dans les années 1950 et 1960 occupe une place à part. Il s’agit même d’un cas d’école puisque personne ou presque, en France, n’en connait l’existence. Cette guerre secrète, qui a pourtant fait des dizaines de milliers de victimes, est passée inaperçue à l’époque où elle se déroulait et les traces qu’elle a laissées ont été méthodiquement effacées. Au Cameroun également, la mémoire de ce conflit eut du mal à (...)

    https://seenthis.net/messages/572246 via visionscarto


  • « Affaire Théo » : les violences et sévices sexuels perpétrés par des policiers sont-ils exceptionnels ?
    http://www.bastamag.net/Les-violences-et-sevices-sexuels-perpetres-par-des-policiers-en-France-une

    Le « viol avec matraque » dont est accusé un policier sur Théo L., un jeune aulnaysien de 22 ans, a suscité la réprobation de toute la classe politique, mise à part l’extrême-droite. Si elles demeurent rares, les violences avec sévices sexuels perpétrés par des policiers ne sont malheureusement pas exceptionnelles. La France a déjà été condamnée à deux reprises par la Cour européenne des droits de l’homme pour de tels faits. Un policier, accusé d’avoir commis des violences similaires à Drancy, sera jugé le 20 (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Enquêtes, #Discriminations, #Justice, #Classes_populaires

    https://seenthis.net/messages/569713 via Basta !


  • Fondations philanthropiques : croissance des dons sur fond d’influence, par Philippe Rivière - Visionscarto
    https://visionscarto.net/fondations-philanthropiques
    https://visionscarto.net/local/cache-vignettes/L290xH480/32861531885_049e-a3c78.png?1486919297

    Ayant fait fortune dans le pétrole, l’acier ou l’automobile, des capitaines d’industrie tels Andrew Carnegie, John D. Rockefeller et Henry Ford décident au début du XXe siècle de se faire philanthropes. Après d’âpres combats parlementaires, ces « barons voleurs » (comme les appelait la presse américaine) finissent par arracher un régime fiscal très favorable à leurs organisations « caritatives ». Depuis, ce secteur se développe toujours plus vite que le reste de l’économie.

    #Fondations #Philanthrocapitalisme #Fiscalité #Influence #Soft_Power

    https://seenthis.net/messages/569421 via Fil


  • Hamon et le revenu universel, par Toni Negri - EuroNomade
    http://www.euronomade.info/?p=8792

    Le thème welfariste du plein emploi n’est donc plus central, puisque – que l’on ait du travail ou pas – dans la société qui est la nôtre, dans les réseaux de coopération qui enferment aujourd’hui les forces productives dans les rapports de production, chacun est dans tous les cas engagé dans le processus productif. C’est la mise en lumière de cette évidence qui a fait scandale. Il est assez comique d’écouter à la télévision les vieux loups des grandes banques, les catholiques pleins de charité, les syndicalistes enragés, déclarer tous que le problème est celui du respect de la dignité du travail, de son caractère personnel et sacré – comme s’ils voulaient revenir à un Locke originaire et à l’idée que c’est le travail qui crée la liberté. En s’indignant de cette manière, ils dissimulent en réalité des craintes sans doute différentes mais convergeant toutes dans une opposition au revenu universel : la peur, surtout, que le revenu universel ne permette de constituer un terrain unitaire de lutte susceptible de briser la fragmentation de classe et/ou la dissipation de la multitude que les opérations extractives du commandement capitaliste ont déterminées.

    via @thibnton

    #revenu_garanti

    https://seenthis.net/messages/569461 via Mona


  • http://www.desordre.net/bloc/ursula/2017/images/grandes/176.jpg

    Voilà, cela va nécessairement être du #shameless_autopromo à bouche que veux-tu avec cette affaire. Je vous propose ceci.

    Les deux premi.er.ère.s à répondre en commentaire à ce signalement reçoivent un exemplaire de service de presse à une adresse postale qu’il.elle.s m’envoient par mail (pdj arotruc desordre.net) et s’engagent après lecture à l’envoyer aux deux suivant.e.s

    https://seenthis.net/messages/567935 via Philippe De Jonckheere



  • Combat contre l’islamophobie : quand Lutte Ouvrière inverse la hiérarchie des normes

    Le 15 janvier 2017, Lutte Ouvrière (LO) mettait en ligne sur son site1 un article (non signé) intitulé « Le piège de la "lutte contre l’islamophobie" », extrait de la dernière livraison de la revue mensuelle Lutte de Classe. Celles et ceux qui ont suivi les prises de position et les analyses de LO concernant les « débats sur l’Islam », qui agitent régulièrement le champ politique français depuis une quinzaine d’années, n’ont pas été surpris du fond de l’argumentation. Mais le moins que l’on puisse dire est que les arguments avancés et la forme prise par le raisonnement de LO, sans même parler des attaques contre divers individus et organisations, méritent que l’on s’y arrête… et que l’on y réponde.

    https://npa2009.org/idees/antiracisme/combat-contre-lislamophobie-quand-lutte-ouvriere-inverse-la-hierarchie-des-
    #Lutte_Ouvrière
    #islam
    #NPA


  • Le #MuslimBan ne sort pas de nulle part : il s’inscrit pleinement dans la politique internationale US de ces dernières années
    http://contre-attaques.org/l-oeil-de/article/il-n-en

    Il n’en demeure pas moins honteux. Alors que la résistance s’organise aux États-Unis contre le décret raciste interdisant l’accès au pays aux ressortissants de 7 pays, nous publions une traduction d’un texte de Glenn Greenwald, initialement paru sur le site de The Intercept.

    #Décret_anti-immigration_de_Trump


  • Trump’s Muslim Ban is Culmination of War on Terror Mentality but Still Uniquely Shameful | Glenn Greenwald
    https://theintercept.com/2017/01/28/trumps-muslim-ban-is-culmination-of-war-on-terror-mentality-but-still-

    It is not difficult for any decent human being to immediately apprehend why and how Donald Trump’s ban on immigrants from seven Muslim countries is inhumane, bigoted, and shameful. During the campaign, the evil of the policy was recognized even by Mike Pence (“offensive and unconstitutional”) and Paul Ryan (violative of America’s “fundamental values”), who are far too craven and cowardly to object now. Source: The Intercept

    https://seenthis.net/messages/564847 via Rezo


  • http://www.desordre.net/bloc/ursula/2017/images/winter_leaves/nathan.jpg

    Comme promis à @intempestive et @reka

    J – 100 : Pour faire une chouette tarte tatin aux poires. Installez sur la platine le disque de Paul Bley (piano) avec John Surman (anches), Gary Peacock (contrebasse) et Toni Oxley (batterie préparée), versez un monticule approximatif de farine, creusez-y un petit puis dans lequel il faut ajouter une quantité approximative de beurre, un peu de seul et un filet d’huile. Mélangez jusqu’à obtenir quelque chose d’à peu près homogène, puis ajoutez un peu d’eau, pétrissez, rajoutez un peu d’eau, pétrissez, répétez l’opération jusqu’à ce que la boule formée transpire, roulez la alors dans la farine, puis la réservez dans un bol au réfrigérateur. Sortez avec votre fils faire le tour du lac des Minimes dans le Bois de Vincennes, prendre une petite centaine de photographies notamment du petit lac gelé, d’abord à contrejour, puis au contraire dans un éclairage très favorable à la fois chaud et rasant de fin de journée. Partagez une boisson chaude avec vos enfants, eux chocolats chauds, vous un thé. Mettez un disque de Bill Evans au Village Vanguard (Scott La Faro à la contrebasse juste avant de mourir dans un accident de moto, Paul Motian, unique rescapé à l’heure actuelle de ce trio, à la batterie), sortez la pâte du réfrigérateur et laissez-la pas très loin de vos prochaines activités près du réchaud, pour qu’elle se réchauffe gentiment. Préparez un caramel dans lequel vous faites fondre un bon morceau de beurre, ce que votre amie Isa appelle un caramel (un peu) cochon, tout est dans le un peu. Beurrez très légèrement les bords du moule à tarte et faites couler le caramel dans le fond du moule, répartissez le uniformément à l’aide d’une maryse, ou, plus difficile et qui demande un peu de sang-froid étant donné la température du caramel, en agitant élégamment le moule dans des mouvements elliptiques et déliés. Pelez les poires entières à l’économe, répartissez les en quartiers, retirez les trognons puis débitez en quatre ou cinq tranches les quartiers et rangez les harmonieusement dans le caramel qui entretemps a figé (nulle crainte dans la chaleur du four, il va refondre). Mettre un autre disque, Axel Dörner (trompette) avec Phil Minton (voix et autres effets produits avec la gorge), farinez votre plan de travail et un rouleau à pâtisserie, et roulez votre pâte avec lenteur. Décollez-la lentement, pliez-la en deux puis en quatre et posez-la sur les poires et dépliez-la, bordez-la en enfonçant bien la pâte contre les bords beurrés du moule, faites un trou au centre qui servira de cheminée d’évacuation, mettez au four à 200 degrés Celsius pendant une quarantaine de minutes, démoulez dans un plat plus grand (foncez chez vos voisins en emprunter un si vous n’aviez pas bien prévu le truc) juste à la sortie du four. Photographiez votre tarte, ratez votre photographie, pas votre tarte.

    http://www.desordre.net/bloc/ursula/2017/sons/bley_surman_peacock_oxley.mp3

    http://www.desordre.net/musique/evans_vanguard.mp3

    http://www.desordre.net/bloc/ursula/2017/sons/axel_dorner.mp3

    Et la promenade au bois de Vincennes avec Nathan : http://www.desordre.net/bloc/ursula/2017/images/winter_leaves/index_masque.htm

    #qui_ca

    https://seenthis.net/messages/563644 via Philippe De Jonckheere


  • Mouvements de chômeurs et de précaires en France, la revendication d’un revenu garanti (1989)
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5814

    Nous présentons ici une analyse des mouvements de chômeurs et de précaires qui sont nés dans la France des années 1980. La réunion de ces trois notions indique d’entrée que ce texte prend à contre-pied les banalités aujourd’hui unanimement admises quant à la disparition de toute conflictualité sociale centrée sur le travail productif.

    Il importe donc, tout d’abord, de rappeler que le rôle des chercheurs est de formuler des hypothèses sur l’évolution du rapport social qui, en principe, se distinguent un tant soit peu des « évidences » répandues quotidiennement dans les discours ministériels et dans la presse. Ainsi, cette étude n’a-t-elle rien de misérabiliste. Non point que nous n’ayons pas rencontré de chômeurs dénués de tout, et même de droits ! Leur existence en cette fin de XXe siècle au sein de la quatrième puissance économique mondiale réputée démocratique — et socialiste de surcroît — restera même sans doute la caractéristique sociologique majeure que l’histoire retiendra de cette décennie. Mais, précisément, cette violence incroyable suggère un enjeu, une mutation du rapport social qui ne se résume pas dans les simples descriptions des « nouvelles pauvretés » et autres « galères » dont se contente aujourd’hui la littérature sociologique. Cette conception purement phénoménologique s’identifie en fait parfaitement à la banale vision dominante du chômage-précarité en termes d’exclusion et de marginalité qui renvoie implicitement à l’intangibilité du paradigme fordien.

    L’hypothèse centrale de ce texte vise, au contraire, à considérer ce chômage-précarité non comme une dysfonction, mais bien en tant que moment du développement des forces productives. D’où la nécessité de saisir le rapport social-historique qui le provoque. En d’autres termes, l’irruption de ce qu’on appelle la précarité nous semble devoir interroger plus essentiellement les mutations des formes d’emploi et du rapport salarial dont l’institutionnalisation fordienne des Trente Glorieuses n’a jamais constitué un horizon indépassable [1]. Dès lors, c’est la précarité en tant que rapport social qu’il importe de saisir, et non les seuls effets des mesures étatiques visant à réduire un phénomène « marginal » comme les chercheurs se conforment aujourd’hui à le faire en réponse aux nombreux appels d’offres sur le sujet. Les auteurs de ce rapport travaillent, quant à eux, sur l’évolution des formes d’emploi depuis plus de dix ans et livrent ici le résultat d’une observation des pratiques sociales de l’acteur précaire à travers l’analyse des mouvements dans lesquels il s’exprime.

    C’est ce point de vue de l’acteur qui permet de dépasser l’idéologie misérabiliste dominante.

    Il convient de rappeler que la remise en cause radicale actuelle du fordisme a d’abord été le fait des luttes ouvrières des années 1960-1970. La crise qui s’en est suivie, avec l’instauration de nouvelles formes de régulation extériorisant de l’entreprise une notable partie des travailleurs, instaure le précaire comme une force centrale du nouvel ordre productif (deux tiers des contrats de travail passés annuellement par les entreprises françaises). Mais on verra aussi que cette extériorisation concerne également le capital, à mesure que se développe l’immatérialité, tant de certaines formes de production (informatique...) que de marchandises (les divers services de communication, de santé, d’éducation et l’ensemble de ce qu’Alain Touraine dénomme les industries culturelles).

    C’est cette dilatation progressive de l’ordre productif dans l’ensemble de l’espace social que révèlent essentiellement les mouvements étudiés ici. D’une part, la revendication d’un revenu garanti — à laquelle répond, à sa manière, le récent RMI gouvernemental — traduit ce débordement des anciennes frontières entre production et reproduction et du lien entre travail et salaire. Non réductible à son ancienne fonctionnalité interne à l’entreprise, c’est surtout le travail qui devient, d’autre part, un nouvel enjeu à mesure que les nouvelles technologies sont l’objet d’une réappropriation présidant aux réseaux alternatifs, aux pratiques des hackers informatiques et autres mouvements où évoluent les précaires.

    Le précaire révèle donc non seulement les mutations actuelles de l’ordre productif, mais aussi l’esquisse d’une recomposition d’un mouvement social totalement écrasé dans ses formes ouvrières traditionnelles depuis dix ans.

    http://www.memoirepartage.fr/images/journal_PARTAGE_N22_1985-p-8r.jpg

    #archives #luttes #chômeurs #précaires #revenu_garanti #travail #RMI #PS

    https://seenthis.net/messages/564204 via colporteur


  • C’est le jour J pour mon deuxième #livre, que vous pouvez désormais trouver en librairies. Il s’intitule Contrôle. Comment s’inventa l’art de la manipulation sonore et c’est un essai narratif — ou en termes moins savants, une enquête qui se lit comme un roman.

    J’y raconte la vie d’un homme, #Harold_Burris-Meyer, toute entière consacrée aux tentatives de manipuler les foules au moyen du #son. Comment ? En essayant de susciter des hystéries de masse au théâtre grâce à des sonorités magiques, en oeuvrant à augmenter la productivité dans les usines par le biais de savantes playlists, en créant des leurres sonores pendant la Deuxième Guerre mondiale pour déboussoler l’ennemi. Y réussit-il ? C’est très relatif, mais l’important n’est pas là. Aborder l’histoire par le son permet de découvrir des épisodes méconnus du 20e siècle et d’explorer les coulisses inattendues du 21e.

    Le livre est co-édité par La Découverte et la Philharmonie de Paris au sein de la collection Culture sonore, qui regroupe des travaux consacrés à l’histoire et à l’analyse du son dans le champ social. En voici la présentation officielle et la couverture :
    http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Contr__le-9782707190130.html


    http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/DEC/P2/9782707190130.GIF


    Contrôle raconte la fascinante histoire d’une autre modernité sonore. Une modernité incarnée à l’origine par un homme, figure majeure mais méconnue du XXe siècle : Harold Burris-Meyer. Ingénieur et homme de théâtre, il fut inventeur de dispositifs sonores et expérimentateur en sciences du comportement.
    À travers les trois grands chapitres de son histoire — le #théâtre, l’#industrie, la #guerre — s’écrit celle des premières tentatives de manipulation des #masses au moyen du son. Divertir ou terrifier, apaiser ou piéger, guérir ou perturber, nulle différence pour l’ingénieur illusionniste. De l’#acoustique théâtrale à la #musique dans l’industrie en passant par l’élaboration de #leurres sonores employés pendant la Seconde Guerre mondiale contre les troupes allemandes et italiennes, il s’employa toute sa vie à montrer l’influence profonde du son sur les réactions et les émotions de l’homme.
    L’écriture de Juliette Volcler est portée par le double objectif de peindre de manière vivante l’époque, son contexte social et culturel, ses rêves échoués, ses expérimentations réussies, et de donner des outils critiques face à l’environnement sonore en pleine mutation du XXIe siècle.

    #comportementalisme #musique_d'ambiance

    https://seenthis.net/messages/564070 via intempestive



  • « Presque une image d’évasion collective… »
    http://jefklak.org/?p=3564

    Images des « écoles de préservation » dans la France des années 1930 Entretien avec Sandra Álvarez de Toledo et Sophie Mendelsohn Propos recueillis par Romain André et Alexane Brochard Dans les premières années du XXe siècle, ouvrent à Clermont-sur-Oise, Cadillac et Doullens, trois établissements publics (...)

    #Social


  • Dans quelques mois j’aurai quarante ans et j’aurai vécu la moitié de mon existence avec un diagnostic de dépression/troubles de l’humeur/troubles de la personnalité. Et il me faut atteindre cet âge avancé pour être (il me semble que c’est la première fois) traitée comme une personne dans le cabinet d’un psy. J’ai le droit d’avoir des sentiments, des opinions voire des idées comme si j’étais une personne, une vraie, et pas un tas de symptômes. C’est du moins l’impression que me donnent nos échanges. Jusque là, j’étais administrée par des médecins qui décidaient à ma place. La psychiatrie est le seul domaine dans lequel il est possible de mettre un.e patient.e dans l’obligation de recevoir des soins, le seul également dans lequel le consentement éclairé n’est pas nécessaire, quand bien même les murs des centres médico-psychologiques comme des hôpitaux psychiatriques seraient décorés d’affiches rappelant ce droit inaliénable des patient.es. Lesquel.les ne sont après tout peut-être pas des personnes.

    Parmi les choix qui ont été fait à ma place, le plus douloureux sont ceux que j’ai subis à la sortie de mes études, quand je me suis engagée à la recherche d’un boulot avec un cacheton quotidien d’une molécule censée m’aider à surmonter toute une flopée de troubles que je n’avais pas (mon généraliste et moi avons récemment parcouru ensemble la liste). Alors que d’autres que moi sont devenu.es diabétiques grâce à cette merde, j’ai eu la chance de ne prendre que trois tailles de pantalon en deux ans, perdues en trois semaines un mois de janvier et jamais reprises. J’avais passé les deux années précédentes à me prendre des remarques aussi élégantes au sujet de mon comportement alimentaire que « tu perds figures humaine en mangeant et tu ne la retrouves que quand ton assiette est vide ». J’ai pleuré de reconnaissance quand le dentiste de frère qui m’avait dit ça a vérifié que c’est un comportement dont cette merde de molécule était responsable. J’avais passé les quatorze mois précédents à chercher du boulot avec un master pro en poche. L’obésité est pour les femmes la première cause de discrimination à l’embauche. Mais ça n’aide pas non plus, de parler d’une voix misérable en pensant en premier à ce que vous ne savez pas faire quand un potentiel employeur vous demande plutôt ce que vous savez faire.

    Sur ces deux difficultés, les psys qui me suivaient avaient décidé de jeter un voile pudique (j’avais le traitement de luxe, M. Médocs une fois par mois et Mme Divan chaque semaine, les deux formant officiellement une équipe mono-disciplinaire qui devait de fait se rencontrer une fois tous les trois ans par le plus grand des hasards). Quand je me plaignais de ne rien valoir sur le marché du travail, M. Médocs me répondait : « Parlons plutôt de vous ». Et quand je faisais remarquer à Mme Divan que mon corps ne cessait jamais d’enfler, elle suggérait d’un air énigmatique : « C’est féminin, les rondeurs, vous avez quelque chose contre la féminité ? » Et comme ma taille de pantalon avait fini par commencer par un 5, j’avais trouvé ça déplacé. Mais quoi faire ? Les spécialistes ont la solution et le refus de leurs bons soins n’est pas ce qu’on peut faire de plus apprécié quand on a commencé comme tout le monde à parler de ses soucis dans un cabinet en ville et qu’on a fini comme une malade administrée.

    Je n’ai pas lu grand-chose sur la dépression mais une rumeur persistante prétend que non seulement elle ne permet pas d’apprécier ses talents mais qu’également elle ne permet pas de les exprimer. Moi qui pensais aller tranquillement jusqu’à la rédaction d’une thèse, je suis retrouvée arrêtée après cinquante pages de mémoire de ce qui est maintenant le M1. Réorientée vers les concours, certains cours en prépa agreg me paraissaient tellement abscons que j’en pleurais.

    À ces deux dimensions (l’incapacité à se regarder avec un minimum de complaisance et le cerveau qui tourne au ralenti), il faut ajouter une troisième difficulté : les abus. Cela fait une grosse boule qui grossit à mesure qu’on avance, les difficultés qui créent des difficultés qui font plus encore de difficultés. Imaginez donc une meuf obèse intimidée par l’idée même de faire un entretien d’embauche « stratégique », incapable de voir dans son CV quoi que ce soit qui justifie la tâche bien trop exigeante et complexe de l’emploi d’exécution pour lequel elle postule. Sans surprise, je suis restée sur le carreau jusqu’à ce que je me décide à envoyer chier et les psys et le marché du travail pour devenir, ta-tan… bénévole professionnelle.

    C’est la chose la plus bête que j’aie jamais faite, pour des raisons que j’ai expliquées ici [edit : https://seenthis.net/messages/554650]. Je pensais, pendant que les assos écolos elles aussi rejetaient mes candidatures, pendant que je périclitais au milieu de militant.es décroissant.es racontant pour la onzième fois l’histoire du yaourt qui fait 3000 km avant d’arriver dans leur frigo, que j’étais au fond du trou. Il restait encore de la marge, je n’avais pas encore rencontré d’hommes dans des revues plus ou moins intellos. C’était ça ou le pot de yaourt, j’étais coincée avec des hommes pas peu présomptueux et prenant acquis que je devais servir leurs personnes sous prétexte de la Cause. Tout ce que je pensais articuler (dans une langue pas si maladroite, je n’ai pas fait une prépa agreg de chinois mais de lettres françaises) n’était que du bruit de bouche de femelle. Mes maîtres me dressaient à me taire : en m’intimidant, en me rassurant, en m’ignorant, qu’importe pourvu que l’objet « respect de l’intégrité de la chômeuse qui bosse pour nous mille heures par an gratos » restât bien en bas dans l’ordre du jour, entre réécrire la charte et faire le ménage du local jusque dans les coins.

    Image de soi pas fameuse, impossibilité de mobiliser toutes ses ressources intellectuelles et sur ce, des années de mauvais traitements et d’échecs à faire respecter son intégrité. L’histoire d’une descente aux enfers au milieu de bonnes âmes toutes prêtes à faire des leçons de morale au monde entier. Pendant que le monde ne changeait pas (ou pas pour le mieux), il était acceptable de broyer les plus fragiles qui, à défaut d’être employables, pouvaient toujours servir à faire reluire les égos d’hommes avec de bons boulots. L’étudiante avec un passage à vide devient une quasi-quadragénaire qui a été employée quatorze mois dans sa vie, toujours plus désocialisée et incapable de se lancer dans une œuvre. Et légèrement aigrie. La boule a tellement grossi qu’on a envie de s’y cacher et de s’y perdre. Il ne manque plus au tableau qu’un chevalier blanc qui m’offre mon premier boulot mais m’enferme dans un isolement crasse où je culpabilise de ne pas pouvoir faire un travail qu’il n’exige pas de moi. C’est une autre histoire.

    cc @intempestive

    https://seenthis.net/messages/562226 via Aude


  • Revenu universel - Sortir des faux débats | Revue du Mauss permanente
    http://www.journaldumauss.net/?Revenu-universel

    Le nom varie – allocation universelle, revenu de base, revenu garanti, revenu universel, etc. – mais l’idée gagne fortement du terrain qu’un revenu minimum devrait être versé à tous inconditionnellement – i.e. indépendamment de toute prestation de travail et de tout niveau de revenu par ailleurs – et sur une base individuelle. C’est cette inconditionnalité et cette individualisation qui font la différence de principe avec les aides sociales actuellement existantes. Les défenseurs du revenu minimum inconditionnel font valoir en sa faveur : 1°) qu’il permettrait une grande simplification du régime de l’aide sociale, devenu d’une extraordinaire complexité, difficile à gérer et coûteux pour l’administration, peu lisible et peu prévisible pour les bénéficiaires ainsi plongés dans une situation d’insécurité. 2°) qu’elle éviterait de stigmatiser ces derniers, puisque tout la monde y a droit. Le revenu minimum ne serait plus une forme d’aumône ou de don, il sortirait définitivement du registre de la charité et du paternalisme pour accéder à celui du droit et du dû.

    #RDB

    https://seenthis.net/messages/559581 via Agnès Maillard


  • Surfer sur les vaguelettes de la beauferie anarcho identitaire ?
    https://nantes.indymedia.org/articles/36587

    Depuis les attentats, on voit déferler un « retour » de la haine raciale la plus décomplexé caché sous les apparats de la beauferie et de la bonne morale : liberté d’expression, défense de la culture moderne, rejet de la barbarie. Depuis des années un virage intellectuel s’opérait son paroxysme rdy cette nouvelle manière d’être un raciste respectable, un raciste qui rejette l’obscurantisme et le communautarisme des autres. PS, LR et FN défendent #en effet la laïcité et les valeurs universelles contre les ténèbres. Mélenchon se déclare ouvertement « islamophobe ». Bref la mode est au #Racisme et on n’hésite plus à se mettre au goût du jour même dans des milieux ou jusque là c’était plutôt mal vu… Rien d’étonnant à ce que cette vague pénètre l’extrême-gauche et les milieux anarchistes et autonomes. Bien (...)

    #Guerre #Archives #Répression #Resistances #contrôle #social #/ #-ismes #tout #genres #_anarch-fémin #précarité #antifascisme #quartiers #populaires #immigration #sans-papieres #frontieres #exclusion #chômage #babtou #discordia #mille #Guerre,Archives,Racisme,Répression,Resistances,contrôle,social,/,-ismes,en,tout,genres,_anarch-fémin…,précarité,antifascisme,quartiers,populaires,immigration,sans-papieres,frontieres,exclusion,chômage

    https://seenthis.net/messages/558756 via nantes.indymedia.org


  • Abolir le droit à la #fortune : je travaille sur ce sujet tabou et je me sens bien seul - le Plus
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1633681-abolir-le-droit-a-la-fortune-je-travaille-sur-ce-sujet-tab
    http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/9161483548756.jpg

    Dans nos sociétés, nous avons des droits. Ils sont généralement bornés, avec des règles strictes, afin de respecter le « vivre ensemble ». Chez soi, en voiture, dans la rue, au travail... nous devons nous conformer à de nombreuses #règles, qui limitent nos #droits pour respecter ceux des autres. Mais concernant la richesse, il n’existe aucune #limite.
     
    Une personne peut posséder 5, 20, ou 100 millions d’euros, voire plusieurs milliards... c’est incroyable quand on y pense ! Surtout quand un tiers des français possède moins de 10 000 euros chacun, et la moitié de l’humanité presque rien. Finalement, nos problèmes actuels ne viendraient-ils pas de ce droit sans limite à l’#enrichissement personnel et financier ? Car ce droit offre des cercles vertueux pour les nantis, tout en générant des cercles vicieux pour les moins bien lotis.

    https://seenthis.net/messages/558698 via Agnès Maillard


  • L’analyse du #FBI sur le piratage russe confond la #Suisse et le #Swaziland - rts.ch - Repérages web
    http://www.rts.ch/info/sciences-tech/reperages-web/8294913-l-analyse-du-fbi-sur-le-piratage-russe-confond-la-suisse-et-le-swaziland

    Le rapport américain sur les piratages attribués à la Russie confond la Suisse avec le Swaziland. Il ressort du document que trois serveurs utilisés par les hackers étaient hébergés en Suisse, et pas dans le pays africain. […] Version2 signale également des confusions entre des adresses danoises et allemandes. Selon un expert informatique cité par le site danois, dans les deux cas il s’agirait probablement d’une confusion, une fois entre les noms des pays en anglais (Switzerland / Swaziland), l’autre à cause de domaines similaires (.dk pour le Danemark, .de pour l’Allemagne).

    #erreur #géographie #renseignement #piratage_informatique

    https://seenthis.net/messages/559048 via AF_Sobocinski


  • Israeli embassy official caught on camera discussing ’taking down’ British lawmakers - Israel News - Haaretz.com
    http://www.haaretz.com/israel-news/1.763613
    http://www.haaretz.com/polopoly_fs/1.763614.1483841638!/image/3746778998.PNG_gen/derivatives/headline_1200x630/3746778998.PNG

    The official, Shai Masot, was recorded by an undercover Al-Jazeera reporter apparently discussing his wishes to engineer the downfall of several British Members of Parliament, including Foreign Office Minister Sir Alan Duncan, a supporter of a Palestinian state and outspoken critic of the Israeli settlements.

    C’est un agent russe ?

    https://seenthis.net/messages/558537 via Kassem



  • N°1 : « Le temps qui nous fait » - L’An 02
    http://www.lan02.org/-Dossier-du-no1-Le-temps-qui-nous-fait-
    http://www.lan02.org/local/cache-vignettes/L200xH134/rubon15-c6090.png?1450725007

    Les agendas sont pleins à craquer, le travail s’intensifie, les écrits sont toujours plus vite périmés mais les tomates, elles, peuvent bien rester trois semaines dans le frigo. Va-t’en comprendre dans quels temps on vit. Partout on nous vend de l’éternité, mais jamais le capitalisme n’a été aussi myope, aussi court-termiste : les licenciements et les désastres d’aujourd’hui font les profits de demain et la misère d’après-demain. C’est donc le rapport au temps lui-même qui est bouleversé par notre civilisation, et qui doit être interrogé à présent. Nos « allures de vie » et le besoin de les accorder ont surgi en politique grâce aux écologistes, du « on arrête tout » de L’An 01 à Bernard Charbonneau et Serge Moscovici. Il s’agit maintenant de continuer à être à contre-temps, de ne pas se faire emporter par l’immédiateté et par son corollaire, l’obsolescence. Et de reprendre la maîtrise de nos rythmes.

    Thierry Paquot, « La lenteur est aussi une vitesse »
    http://www.lan02.org/La-lenteur-est-aussi-une-vitesse

    Dominique Méda, « Le temps des femmes »
    http://www.lan02.org/Le-temps-des-femmes

    Olivier Merly, « Rien ne sert de courir sur un tapis roulant », lecture de Harmut Rosa
    http://www.lan02.org/Rien-ne-sert-de-courir-sur-un-tapis-roulant

    Bastien Hourst, « Ralentir : concertation en cours »
    http://www.lan02.org/Ralentir-concertation-en-cours

    Antoine Chollet, « Quel temps pour une démocratie écologique ? »
    http://www.lan02.org/Quels-temps-pour-une-democratie-ecologique

    Vincent Gerber, « Bookchin, l’urgence et la démocratie »
    http://www.lan02.org/Bookchin-l-039-urgence-et-la-democratie
    Interventions visuelles

    Jochen Gerner, extraits de (Un temps.)

    Guillaume Trouillard « Toromiro » et visuel du dossier

    #temps #rythme #court-termisme

    https://seenthis.net/messages/558136 via Aude