Mona Chollet

Cheffe d’édition au « Monde diplomatique »

  • Ce que vous auriez entendu si je ne m’étais pas fait couper le sifflet
    Serge Quadruppani, Les Contrées Magnifiques, le 27 octobre 2016
    http://quadruppani.blogspot.ca/2016/10/ce-que-vous-auriez-entendu-si-je-ne.html

    Extraits :

    Depuis dix jours, à travers toute la France, se sont multipliées en toute impunité des manifestations nocturnes non autorisées qui rassemblaient des centaines de personnes masquées, et armées d’armes de poing de gros calibre, des personnes qui ont marché vers des bâtiments officiels, en criant « les francs-maçons en prison ».

    Et ce n’est pas seulement que ces manifestations factieuses se déroulent en toute impunité – une impunité qui contraste vivement avec la manière dont, au printemps dernier, les manifestations contre la loi travail, en particulier celles qui n’étaient pas déclarées, les manifestations ont été encagées et réprimées.

    Non seulement les manifs policières illégales se déroulent en toute impunité mais en plus toute la France officielle, hommes politiques, éditorialistes et journalistes rivalisent de propos compréhensifs à leur égard.

    Est-ce que la France officielle est profondément en phase avec ces manifestants-là, avec leur discours et leurs revendications ? Ou bien leur pouvoir d’intimidation est-il déjà tel qu’on n’ose plus les critiquer ? Examinons-les ces revendications : des armes plus puissantes, plus de liberté de tirer, plus de sévérité de la justice. Mais si on regarde les faits et les statistiques, on constate que depuis des décennies, l’arsenal de la police n’a cessé de se développer, les règles d’intervention n’ont cessé de s’assouplir, les sanctions judiciaires n’ont cessé de s’alourdir. Et on ne peut pas dire que le résultat, pour obtenir cette paix sociale que les policiers sont censés garder, soit au rendez-vous.

    Les gardiens de l’ordre ont toutes les raisons de savoir que cet ordre qu’on leur fait garder est injuste. On leur fait faire les plantes vertes pour protéger les dominants et quand les dominés se révoltent, on les invite à les gazer, les tabasser y compris jusqu’au coma, et à leur crever les yeux à coups de flashball.

    Si Marine Le Pen est bien d’extrême droite comme nous l’assure en revanche le journal Le Monde, alors les policiers de la Bac et d’autres services qui se manifestent ces temps-ci sont en germe ses sections d’assaut.

    #Serge_Quadruppani #France #Police #Milice #Manifestation #Impunité #Deux_poids_Deux_mesures

    https://seenthis.net/messages/537443 via Dror@sinehebdo


  • On vit dans un drôle de monde ! Et il semblerait que « expatriés » et « migrants » ne vivent pas sur le même, si on croit le Courrier international...

    Alors qu’ici on fait l’éloge de l’aide au départ dont rêvent les expats, pour les migrants provenant du Sud globalisé, c’est des aides au développement pour empêcher le départ qui sont mis en place !

    Infographie. Ce qu’il faudrait faire pour aider les expats

    En 2014, 91 % des personnes interrogées par l’institut Ipsos pour son enquête “Les Français et l’expatriation” déclaraient que si, parmi leurs proches, un jeune envisageait de partir vivre à l’étranger, elles l’encourageraient à le faire et 92 % qu’elles avaient une bonne opinion des Français qui partent vivre à l’étranger.

    http://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_original_1280/public/assets/images/les_aides_au_depart.png?itok=cuVLqvmu
    http://www.courrierinternational.com/grand-format/infographie-ce-quil-faudrait-faire-pour-aider-les-expats
    #expat #expatriés #asile #migrations #réfugiés #aide_au_départ #rhétorique #mots #vocabulaire #terminologie #wordsmatter #inégalités #discours
    cc @reka

    https://seenthis.net/messages/537257 via CDB_77


  • Suisse : Exit, révélateur d’un malaise de société
    http://www.lecourrier.ch/143722/exit_revelateur_d_un_malaise_de_societe

    Lorsqu’un désir de suicide est exprimé, il devrait se créer une tension entre, d’une part, l’obligation d’assistance et, d’autre part, le respect de l’autodétermination. La plupart d’entre nous mettraient en avant le devoir d’assistance face à une personne de 30, 40, voire 60 ans, ayant perdu son conjoint, se sentant seule ou inutile. Si une telle personne faisait part d’un désir de suicide, on ne brandirait pas le droit à l’autodétermination. A 80 ans, le réflexe est différent.
    A quel moment changeons-nous de vision ? Comment affirmer qu’après tel ou tel âge, ce qu’il reste à vivre n’a pas d’intérêt ?

    Et l’édito :
    Digne dans la mort, et avant
    http://www.lecourrier.ch/143693/exit_digne_dans_la_mort_et_avant

    Suisse : deux frères attaquent une association pour empêcher le suicide assisté de leur aîné
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/suisse-deux-freres-attaquent-association-empecher-suici

    http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2016/10/25/000_par2668390.jpg?itok=w0Y3wUOM

    Récemment une femme a commis un suicide assisté parce qu’elle ne « supportait pas de vieillir ». L’article précisait qu’elle était « très coquette ». Un effet direct du double standard de beauté et de jeunesse pour les femmes et pour les hommes ?

    Elle ne supportait pas de vieillir, Exit l’a aidée à partir
    http://www.tdg.ch/suisse/Elle-ne-supportait-pas-de-vieillir-Exit-l-a-aide-a-partir-/story/24585273

    #société #vieillesse #mort

    https://seenthis.net/messages/537352 via Mona


  • Environnement : Plomb, chrome..., les dix industries les plus toxiques du monde - Monde - tdg.ch
    http://www.tdg.ch/monde/Plomb-chrome-les-dix-industries-les-plus-toxiques-du-monde/story/31275701

    http://files.newsnetz.ch/story/3/1/2/31275701/11/topelement.jpg

    Le constat de Green Cross Suisse et Pure Earth, basée à New York, est sans appel. La santé de plus de 200 millions de personnes dans le monde est impactée par les polluants toxiques présents dans l’environnement. Et près de 9 millions de personnes en meurent chaque année, soit plus que des effets du tabac (6 millions de morts par an). Même la malaria, le sida et les catastrophes climatiques réunis font moins de victimes, ont souligné les deux ONG lors de la présentation de leur rapport 2016 pointant les dix sources de polluants les plus dangereux de la planète.

    #santé #industrie #pollution #pesticides #textile #environnement

    https://seenthis.net/messages/536968 via Mona


  • Pour les femmes voyageant en avion, le douloureux tabou des viols de nuit | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/126980/viol-de-nuit-avion
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1090x500/public/flight_0.jpg

    L’équipage trouve à Dana une autre place, en classe affaires. Elle y reste, tremblante, entourée de passagers assoupis. À tous les stewards et les hôtesses qui passent à sa portée, elle raconte ce qui vient de lui arriver . « Ils m’ont couverte de cadeaux », me dit-elle « des trucs gratuits pour que je me calme. J’avais l’impression qu’ils me faisaient “ah oui mais quel connard, je vous ressers du vin ?” » Un steward allemand s’arrête un moment pour lui expliquer que « ça arrive que des gens bougent pendant leur sommeil » et que « les hommes indiens le font tout le temps » (L’agresseur présumé semblait d’origine sud-asiatique). Une fois ses esprits repris, Dana se lève pour rejoindre l’équipage à l’avant de la classe affaires. Elle leur demande ce qu’ils comptent faire avec l’homme. « Ils ont regardé devant eux et m’ont tout simplement ignorée », affirme Dana.

    #viol #sexisme #racisme #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/536952 via Agnès Maillard



  • Retour sur une page sombre de l’Histoire franco-camerounaise
    http://www.france24.com/fr/20161021-focus-france-cameroun-histoire-upc-repression-crime-guerre

    Nous vous proposons de revenir sur une période méconnue des relations entre la France et le Cameroun. Dans les années 1950 et 1960, après l’indépendance du pays, les autorités du pays, soutenues par la France, ont combattu ceux qu’elle qualifiait de rebelles, à savoir les membres de l’Union des populations du Cameroun, l’UPC, parti nationaliste de gauche. Nos journalistes ont recueilli le récit d’un témoin capital, un ancien soldat français envoyé au Cameroun entre 1962 et 1964. Source : France 24

    https://seenthis.net/messages/535781 via Rezo



  • Stephen Pichon
    http://www.monde-diplomatique.fr/2003/02/RAMONET/9604

    Même si l’installation du @mdiplo à cette adresse est largement due aux aléas de la recherche immobilière à Paris, il faut admettre que le hasard fait parfois bien les choses, car ce Stephen Pichon - né le 10 août 1857 à Arnay-le-Duc (Côte-d’Or) et décédé le 18 septembre 1933 à Vers-en-Montagne (Jura) - fut successivement... journaliste et diplomate. D’abord rédacteur à La Commune affranchie en 1878, puis à La Justice en 1880, il sera élu député dans le XIVe arrondissement de Paris en 1889, et siégera à l’Assemblée nationale dans les rangs de l’extrême gauche.

    Devenu ambassadeur, il représentera la France à Haïti, au Brésil et en Chine. Dès 1906, il est nommé par Georges Clemenceau à la tête du Quai d’Orsay et conservera son portefeuille dans les cabinets d’Aristide Briand et de Louis Barthou. De nouveau sous la présidence du « Tigre » Clemenceau, Stephen Pichon fut le grand ministre français des affaires étrangères de la fin de la première guerre mondiale (1914-1918). Il se retira de la vie politique en 1924.

    Précisions importantes d’un lecteur :

    Si Stephen Pichon pouvait, de manière purement géographique, être classé « dans les rangs de l’extrême gauche » - comme vous l’écrivez -, ce n’était que ceux du groupe radical-socialiste, dirigé par son protecteur, le panamiste Clemenceau. Feu votre confrère Pichon fit en effet toute sa carrière dans l’ombre du « Tigre », la démarrant, comme vous le signalez, à La Justice, et l’achevant, ainsi que je vous le précise, comme directeur du Petit Journal. A ce titre, selon Francis Lacassin, il « fit entrer Albert Londres dans ce journal en 1916, puis le chassa en 1919 sur ordre de son ami Clemenceau », pour cause d’indépendance d’esprit. (…)

    Au Quai d’Orsay, il couvre de son autorité ce que La Guerre sociale appelait « le brigandage colonial ». Dans un article du 26 août 1908, Gustave Hervé, alors socialiste « insurrectionnel », stigmatisait « les hauts faits du général d’Amade et de ses bandes, le massacre de 1 500 Marocains sans distinction d’âge ni de sexe, et la région de la Chaouïa pacifiée à coups de razzias, d’incendies et de massacres ». Dans les débats au Palais-Bourbon, Pichon assuma gaiement tout cela, face aux protestations, assez molles d’ailleurs, de Jaurès.

    http://www.monde-diplomatique.fr/2003/05/A/10186

    #À_propos_du_Diplo

    https://seenthis.net/messages/534771 via tbn



  • « Tout ne s’explique pas par la grille anti-impérialiste et décoloniale », par les réd-chefs de la Revue du crieur
    http://lemonde.fr/idees/article/2016/10/05/islamisme-il-y-a-une-place-pour-la-comprehension-fine-de-ce-qui-advient-aujo

    « Contre l’#islamisme, ni Causeur ni Crieur » est le titre d’une tribune parue dans Le Monde du dimanche 2-3 octobre appelant à sortir de « l’alternative entre les républicains patriotes et les islamo-gauchistes » qu’elle s’évertue elle-même à construire. Le titre et la proposition font beaucoup d’honneur à la Revue du crieur, présentée comme incarnant une gauche « amie des musulmans » refusant de « considérer ce qu’il y a de neuf dans la séquence historique » ouverte par le terrorisme islamiste.

    [tribune citée ici : https://seenthis.net/messages/529943]

    Cette tribune pose au fond très mal des questions très importantes qui travaillent et divisent la gauche. Nous avons besoin d’une plus grande intelligence du présent que ce genre de polarités factices qui ne recouvrent pas l’état réel du rapport de force intellectuel et politique en France, marqué aujourd’hui par l’hégémonie du discours identitaire réactionnaire. A celui-ci, une partie de la gauche, drapée de républicanisme autoritaire, contribue tous les jours à donner des gages de respectabilité, tandis que tout autre discours peine à se faire entendre.

    Ce n’est pourtant pas faire preuve de complaisance avec le djihadisme que de tenter de comprendre pourquoi de jeunes Français musulmans se retrouvent à faire le choix du terrorisme. Ce n’est pas minorer la dérive violente de ceux qui utilisent la religion musulmane à des fins criminelles que de ne pas tomber dans l’amalgame consistant à tracer une continuité entre l’islam, l’islamisme, le salafisme et le fondamentalisme meurtrier de Daech.

    Entre le rien à voir avec l’islam et le tout à voir avec la religion, il y a une place pour une compréhension fine de ce qui advient aujourd’hui, surtout lorsqu’on mesure combien un discours réducteur sur l’islam peut avoir des conséquences politiques concrètes dévastatrices.

    Ce n’est pas, non plus, épouser à tout prix la cause des damnés de la terre que d’observer que les partisans d’une laïcité agressive alimentent une islamophobie politique, médiatique et populaire, à moins de considérer que tous ceux qui s’en démarquent, tels le pape François ou Emmanuel Macron, appartiennent aussi au camp des dangereux « islamo-gauchistes », une catégorie d’analyse aussi floue qu’indigente. Ce n’est pas être de naïfs « amis des musulmans » que d’insister sur la nécessité de lutter contre le danger terroriste sans pour autant céder à l’invention récurrente d’ennemis imaginaires ayant les traits de ces jeunes filles voilées à l’université ou de ces mères de famille en burkini sur la plage.

    Certes, et c’est compréhensible dans ce contexte de stigmatisation des populations de croyance et/ou de culture musulmanes dans lequel nous baignons, une partie de la gauche radicale a choisi de faire de la question « raciale » une cause prioritaire. De même, une fraction du camp indigéniste s’est engagée dans un raidissement identitaire explicable face au rouleau compresseur réactionnaire. Ce choix, nous pouvons le lui reprocher car il engage un type de combat qui la condamne à une impasse stratégique en ce qu’il force ses défenseurs à demeurer plus que minoritaires et inaudibles dans l’opinion.

    Le risque, à terme, est l’enfermement dans un entre-soi ou dans un #gauchisme de campus bien connu des universités nord-américaines, qui alimente sans fin l’autoflagellation et le narcissisme des petites différences à coups d’argumentaires abscons. Une telle position, détachée de toute base sociale, prend le risque de légitimer les sarcasmes des pseudo-républicains ultralaïques prenant pour cible les multiculturalistes angéliques.

    Un minimum d’honnêteté intellectuelle est suffisant pour entendre que tout ne s’explique pas par la grille anti-impérialiste et décoloniale : le Moyen-Orient est aujourd’hui plongé dans une guerre civile et religieuse qui n’est réductible ni aux effets de nos guerres passées et présentes ni à la question des enjeux pétroliers. Et il existe, par ailleurs, suffisamment d’articulations réelles entre question sociale et question « raciale » pour que nous n’ayons pas à choisir entre la défense des ouvriers blancs et celle des « Arabes » musulmans.

    Mais la lucidité, aujourd’hui, ne consiste pas en la recherche d’un équilibre bancal, à la manière de l’hypocrite « identité heureuse » promue par Alain Juppé, des coups de menton suivis de piteuses reculades d’un Manuel Valls, ou d’un François Hollande tentant toujours de ménager la chèvre et le chou jusqu’à l’absurde, comme lorsqu’il proposa que Léonarda, adolescente kosovare expulsée à la descente de son car scolaire, obtienne le droit de revenir en France, « mais sans sa famille ». Sortir de l’impasse où nous sommes tous suppose une réflexion plus profonde que cette pensée tiède et mauvaise qui fait reculer le débat plus que tout autre chose.

    Renvoyer dos-à-dos, au prix d’un exercice d’équilibriste de ce type, la fièvre identitaire d’une droite et d’une gauche durcies par l’échéance électorale prochaine, et les crispations d’une fraction de la gauche radicale et du camp décolonial, c’est d’abord mal mesurer l’écart de puissance et d’influence, incommensurable, qui les sépare, et faire ainsi le jeu de la première. C’est aussi avaliser la posture d’une gauche prétendument tempérée qui refuse de prendre sa responsabilité dans le marasme qui nous est imposé. La raison n’est pas du bord de ceux qui font semblant de chercher une voie moyenne, plus juste, plus raisonnable, en réalité seulement plus frileuse et plus sotte.

    De même qu’une gauche d’antan soi-disant « responsable » avait voulu, hier, disqualifier la #gauche altermondialiste – jugée par elle naïve, archaïque et tiers-mondiste – sans parvenir pour autant à endiguer la dynamique néolibérale responsable de tant d’inégalités et de violences –, une gauche d’aujourd’hui qui se présente comme « réaliste » cherche à se démarquer d’une autre gauche, celle-là émancipatrice, qui condamne la construction récurrente d’un pseudo-problème musulman en guise de dernier masque posé sur les échecs profonds d’une société politique, toutes tendances confondues. Ce sont ces échecs qui constituent la plus grande menace pour la cohésion de notre société.

    #décolonisation #idées cc @mona @baroug

    https://seenthis.net/messages/532971 via tbn


  • Perturbateurs endocriniens : un poids énorme sur l’économie américaine

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/10/18/le-poids-enorme-des-perturbateurs-endocriniens-sur-l-economie-americaine_501

    Environ 340 milliards de dollars (308 milliards d’euros) par an : le chiffre est si faramineux qu’il soulève nécessairement le scepticisme. Pourtant, à en croire l’analyse conduite par des chercheurs américains et publiée mardi 18 octobre dans la revue The Lancet Diabetes and Endocrinology, il ne s’agit pas d’une exagération mais plutôt d’une sous-estimation du coût économique annuel, aux Etats-Unis, des dégâts sanitaires (obésité, diabète, troubles de la fertilité, troubles neuro-comportementaux, etc.) attribuables aux perturbateurs endocriniens (PE).

    http://s1.lemde.fr/image/2016/10/18/644x322/5015391_3_4abb_certains-recipients-alimentaires-contiennent_71813fb4c73539a407291aab377717de.jpg

    Quels sont les maladies et les troubles en jeu ? Obésité et diabète (5 milliards de dollars annuels attribuables aux PE), troubles de l’appareil reproducteur et infertilité (45 milliards de dollars) ou, surtout, les effets neurologiques et neuro-comportementaux qui se taillent la part du lion, avec un coût de plus de 280 milliards de dollars par an. Une grande part de ce fardeau étant dû à l’érosion des capacités intellectuelles, calculées en points de quotient intellectuel (QI), des enfants exposés in utero à des PE ayant des effets nocifs sur le neuro-développement.

    Comment évaluer le poids économique de cette perte d’intelligence collective ? « La littérature scientifique documentant avec rigueur la perte de productivité économique provoquée par la perte de QI est substantielle, répond M. Trasande. Nous savons qu’à chaque point de QI perdu correspond une perte moyenne de 2 % de productivité économique sur l’ensemble d’une vie. A l’échelle d’une population, c’est très important. »

    Il est tentant de rapporter le coût de 340 milliards de dollars mis en évidence en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) américain – soit 2,3 % en l’occurrence. Cela peut être trompeur. « Attention : ce genre d’externalités négatives ne se traduit pas automatiquement par une baisse de même ampleur du PIB, prévient l’économiste Alain Grandjean. Evaluer les effets réels de ces coûts cachés sur le PIB relève d’un autre exercice, très compliqué. »

    En substance, si certains des coûts mis au jour peuvent conduire à une baisse du PIB, d’autres peuvent se traduire, de manière paradoxale, par une hausse de l’activité. Derrière un « coût » peuvent en effet se cacher des phénomènes disparates, comme une baisse de productivité économique, le développement de médicaments ou les frais de prise en charge médicale, etc. « Ce genre d’interrogation a au moins un avantage collatéral, conclut M. Grandjean. Cela montre clairement que le PIB n’est pas un indicateur de bien-être. »

    https://seenthis.net/messages/534351 via enuncombatdouteux


  • On va voir défiler des photos de bâteaux, j’en ai aussi, mais celle-ci, avec Catherine Lord résume @volt dans toute sa splendeur.

    Frontale, physique, américaine et marseillaise, hâbleuse, séductrice, butch as hell en toute décontraction.

    Goodbye my dear friend, Nathalie, qu’on appelait tous simplement Magnan. Et merci pour tout.

    http://one.usc.edu/wp-content/uploads/Nancy-Rosenblum-Catherine-Lord-and-Nathalie-Magnan-1984.jpg

    https://seenthis.net/messages/533502 via Supergéante


  • “Muslim Girl” Author Explains How Millennials Are Shaking The Country Up—In a Good Way | Bitch Media
    https://bitchmedia.org/article/woke-generation/muslim-girl-book-author-explains-how-millennials-are-shaking-country-goo

    https://bitchmedia.org/sites/default/files/muslimgirl.jpg

    I felt lost growing up. That’s an experience that’s really understated, because it’s hard to identify, but that absence of having figures who look like you, who you’re able to identify [with] in pop culture—I think it really does something to you when you’re missing from that picture. I recently did an interview with Zareen Jaffery, who’s an editor at Simon & Schuster. She’s the editor of this new imprint they have called Salaam Reads, which is for books with Muslim characters as their central theme. She said that one of the ways you rob people of their humanity and make them feel like they’re monsters is by not allowing them a reflection of themselves. I think that really speaks to the experience of Muslim kids, especially after 9/11 happened. Not only did we [not] have much representation, but the representation that we did have was entirely negative and antagonistic. I think that has a tremendous impact on how we view ourselves in relation to our society as we grow up.

    (Encore une fois, reconnaissance éternelle pour Bitch Media, @aude_v )

    #islam #islamophobie #racisme #USA

    https://seenthis.net/messages/533382 via Mona


  • Mon bureau est à 50 mètres d’une station de tramway et bien j’en ai marrrrrreee, et voila pourquoi. Depuis 3 mois, tout les quarts d’heure du matin au soir, se déclenche un haut parleur qui hurle distinctement ce message :

    Votre attention s’il vous plait, par précaution ne laissez pas vos bagages et objets personnels sans surveillance, prévenez le personnel Tisséo en cas de découverte d’un objet abandonné ou suspect. Merci de votre concours.

    Cette bande préenregistrée avec un bon gars du pays à l’accent toulousain nous change des messages lus par des robots suaves. Sauf qu’avec une journée de 10 heures, je l’entends 40 fois par jour, 250 fois par semaine, 1000 fois par mois, ça fait 3001 fois que je l’entends ce message, j’ai des boules quiès pour bosser, mais ça résonne encore dans mon crâne comme une publicité, ça me dévore le cerveau comme la mère Denis une copine parti en retraite dans le fin fond de la THaïlande résonnait encore dans la jungle deux ans après. Mais qu’est-ce que j’y peux ? qu’est-ce que j’y peux si Dassault vend des avions pour bombarder des gens ? Je vais pas aller prévenir le personnel Tisséo que c’est pas à nous qu’il faut demander de l’aide. Et puis, leur #%$ !! de haut-parleur hyper moderne pourquoi il est pas dirigé vers le quai, pourquoi il faut qu’il gueule son machin anxiogène à tout va ? Y’ pas quelqu’un pour leur dire ? Les gens ont si peur maintenant, il faut les comprendre, ils ne veulent pas être tout seuls à s’angoisser sur l’étranger paquet, ils se font un concours Tisséo pour savoir le meilleur voisin vigilant qui attrapera le gros lot de la frousse. Alors ils vivent avec ça, avant d’aller regarder pino qui alimente leurs orifices déjà malmenés. Et puis, si le monsieur du tramway il est devenu fou à répéter la même chose, lui, on peut pas l’enfermer, alors pourquoi les langues de #§ !°/%*## ne se délieraient pas dans la quartier ? Hein, c’est vrai, vous avez remarqué, on n’est plus chez nous, y’a plus de boulangeries ni de poissonniers. Oui, c’est vrai, ce sont les supermarchés qui se construisent sur les espaces verts en périphérie qui les ont coulés. Ah mais non, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Taisez vous, vous me faites peur.

    https://seenthis.net/messages/531312 via touti


  • VieDeMère | Avoir une carrière, c’est toute une histoire
    http://vdmere.fr
    http://vdmere.fr/wp-content/themes/vdmere/img/partagefb.jpg

    Pour nombre d’entre nous, être #mère et faire #carrière est mission impossible dans une société où le monde du travail fonctionne sur le modèle du #présentéisme et où nous assumons toujours la majorité des tâches domestiques. Résultat : nous tentons de tout mener de front sans toujours parvenir à trouver un équilibre satisfaisant et en subissant une double peine, sur le plan familial et sur le plan professionnel.

    Cette réalité se traduit au quotidien par des remarques plus ou moins explicites, intrusives et violentes. Elles expriment une #discrimination qui pèse sur nous toutes, suspectées d’être avant tout des mères ou de futures mères et donc aujourd’hui ou demain moins engagées dans le travail. Nous nous heurtons ainsi au fameux « plafond de verre », barrière invisible qui bloque notre évolution salariale et professionnelle. Aujourd’hui nous voulons faire voler en éclats ce « plafond de mère » pour que #VieDeMère puisse vraiment rimer avec carrière.

    https://seenthis.net/messages/530257 via Agnès Maillard



  • Les communistes arabes et la lutte contre le fascisme et le nazisme | Aggiornamento hist-geo
    https://aggiornamento.hypotheses.org/3497

    Dès l’entrée en scène du fascisme, puis du nazisme, en Europe, les partis communistes des pays arabes prirent une position nette vis-à-vis d’eux, mettant en garde contre leurs ambitions et leurs politiques agressives. Cette prise de position plaça les communistes arabes à contre-courant de certains secteurs de l’opinion publique arabe, influencés par la propagande du fascisme et du nazisme et qui voyaient dans l’Italie et l’Allemagne des alliés potentiels dans leur lutte contre la Grande-Bretagne et la France, puissances coloniales dans la majorité des pays arabes.

    C’est peu dire que cette Historie est mal connue. Quant à imaginer qu’il y avait encore, il y a moins d’un demi-siècle, pléthore de puissants mouvements communistes dans le monde arabe, on a du mal à le faire...

    https://seenthis.net/messages/529721 via gonzo


  • « N’est-ce pas pour ce rôle qu’elles ont été parquées, réprimées ? » | La fille à la fenêtre
    http://lalocale.ckdevelop.org/news/news.php?id=1271

    La fille à la fenêtre est une émission féministe sur la littérature écrite par des femmes. Aujourd’hui on parle de la création du modèle de la femme au foyer des débuts de la révolution industrielle jusqu’au XIXe siècle. Et on lit « Toute Passion abolie » de Vita Sackville-West. Durée : 1h05. Source : La Locale

    http://lalocale.ckdevelop.org/upload/La%20fille%20%c3%a0%20la%20fen%c3%aatre/lafillealafenetre-05.mp3

    https://seenthis.net/messages/528887 via Rezo


  • Fight Club - le blog du Courant Anarcho-Droitier : Qu’est-ce qu’on était cons !
    http://fightclubnpa.blogspot.fr/2016/09/quest-ce-quon-etait-cons.html
    https://3.bp.blogspot.com/-WyLTDWy5KS4/V-wKF-LBUFI/AAAAAAAABG4/el-HDC7nFrwTmdHeyDSJnF9g3KKVJx96wCEw/w1200-h630-p-nu/ob_43d95b_51-1iwth-6l-sx315-bo1-204-203-200.jpg
    Vécu et validé : me faire chier dans les bottes parce que je ne suis pas une vraie militante, tout ça parce que je trouve improductif de passer son samedi matin a distribuer des tracts au marché où ne vont plus que les vieux et les bourgeois, alors que personne ne va jamais au CCAS, aux HLM, sur les parking du discounter… Et m’entendre dire à chaque fois, qu’Internet, ça ne sert à rien, c’est juste un truc de faignasses qui se tirent la nouille entre elles…

    « Nous n’avons rien à craindre d’eux -en parlant de groupuscules facho- ils se sont réfugiés sur #internet » est une phrase que j’ai certainement prononcée à cette époque. De toute façon, les fachos on ne les croisait pas et on ne les combattait pas. Nous étions bien trop occupés à nous affronter entre groupuscules gauchistes ou à harceler les organisations dites « sociale-traîtres ». Si certains bureaucrates méritaient effectivement de se faire mettre le nez dans leurs magouilles, nous ne faisions aucun discernement dans leurs rangs. Combien de jeunes sincèrement de gauche qui, pour avoir voulu un jour rendre service en distribuant un tract des MJS ou de l’Unef, avons-nous définitivement écœuré de la #politique en les traitant comme des moins que rien ? Nous urinions sur leurs locaux, nous y balancions à l’intérieur du melon pourri (et même une fois un crâne de chèvre). Quels résultats espérions-nous ? Combien également de jeunes de notre bord, qui ne partageaient pas nos délires, se sont éclipsés sur la pointe des pieds ? « Ce ne sont pas des #militants de terrain » décrétions-nous. Qu’est-ce qu’on était cons !

    https://seenthis.net/messages/528856 via Agnès Maillard


  • hypathie - Blog féministe et anti-spéciste : Le #divorce : continuité du #mariage
    http://hypathie.blogspot.fr/2016/09/le-divorce-continuite-du-mariage.html
    https://3.bp.blogspot.com/-y4cR0MRjxb8/V-WdJkMO6II/AAAAAAAAEd8/J_hypnKCb-A98eubsEl9kYIWRK0A6OvlwCLcB/w1200-h630-p-nu/DELPHY%2B1.jpeg

    La charge des #enfants est l’aspect de l’état de divorce qui éclaire le plus le mariage et en même temps confirme la continuation du mariage après le divorce. Cette charge assumée par la femme, confirme l’hypothèse de l’#appropriation du #travail de la #femme par le mari, mais de plus elle fait entrevoir ce qui est moins évident : que cette appropriation, caractéristique du mariage, persiste après que celui-ci est rompu. Ce qui nous permet d’avancer que le divorce n’est pas le contraire du mariage, ni sa fin, mais un avatar, une transformation du mariage. 

    [au nom officiel de « l’intérêt de l’enfant »]

    Officieusement (action négative) la garde des enfants est considérée comme un privilège et même une compensation pour les femmes, mal loties par ailleurs. Toute une mise en scène a pour but de dresser les conjoints l’un contre l’autre, de faire peser des incertitudes quand à l’issue du combat, et d’ériger la garde des enfants en enjeu de ce combat, mise en scène au terme de laquelle, celle (celui) qui obtient la garde des enfants considère avoir remporté une victoire. Bien entendu, il n’est jamais question de leur entretien -de leur charge- mais seulement de leur « garde » -notion juridique qui dénote officiellement la responsabilité civile, et officieusement le droit d’en jouir comme d’une propriété. Officiellement encore la charge est répartie entre les deux parents. Dans les faits les femmes ont toujours la garde des enfants jeunes. Leur #revenu après le divorce est toujours très inférieur à celui de leur mari. Les pensions fixées par le tribunal sont toujours dérisoires. La contribution financière de la femme est nécessairement supérieure en valeur absolue à celle du mari, ce qui, compte tenu de son revenu inférieur, représente une valeur et un sacrifice relatif beaucoup plus grand pour elle. De toutes façons, les pensions ne sont jamais versées. Mais même en restant dans le cadre officiel -dans l’hypothèse où elles sont versées- les pensions ne prennent jamais en compte l’entretien matériel : le temps et le travail de la femme.

    https://seenthis.net/messages/527459 via Agnès Maillard


  • Les femmes qui regrettent d’être mères, le symptôme d’une société qui va mal | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/123687/pourquoi-femmes-enfants-dos
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1090x500/public/mommyok.jpg

    Si le débat est si vif en Allemagne, c’est bien sûr parce qu’avec un taux de #fécondité extrêmement bas (1,47 enfant par femme) et un déclin démographique annoncé comme une véritable menace méritant mines inquiètes et grandes manoeuvres, le pays ne s’attendait certainement pas à entendre de ses citoyens que « les enfants, non merci ». « Plus jamais ». « Un cauchemar ». « Beurk ». Mais aussi parce qu’il fait directement écho à la politique familiale archi défaillante de la république fédérale, et surtout, à une idéologie imposée aux #femmes allemandes et qui repose totalement sur l’image de la figure maternelle sacrificielle et guérisseuse par opposition à celle de la femme nullipare, ou pire, mère indigne qui ne consacre pas l’entièreté de son temps à la progéniture.

    #maternité

    https://seenthis.net/messages/526496 via Agnès Maillard


  • Pourquoi les pauvres votent-ils contre leur intérêt ?
    http://2ccr.unblog.fr/2016/08/30/pourquoi-les-pauvres-votent-contre-leurs-interets
    http://2ccr.c.2.f.unblog.fr/files/2014/04/50.jpg

    Dans une autre expérience, où chacun devait choisir de donner un dollar soit à celui qui le précédait (un peu plus riche) ou le suivait (un peu plus pauvre), les « avant derniers » préféraient systématiquement enrichir leur « supérieur » direct plutôt que de voir leur suivant atteindre leur rang. Autrement dit, l’important pour l’électeur américain ne serait pas d’être pauvre, en valeur absolue, mais bien de ne l’être pas trop, en valeur relative.

    https://seenthis.net/messages/519905 via Agnès Maillard



  • « Scandal » ou le progressisme bunkérisé - La méridienne
    http://www.la-meridienne.info/Scandal-ou-le-progressisme-bunkerise

    http://www.la-meridienne.info/local/cache-vignettes/L672xH379/shonda_rhimes-4251a.jpg?1474369286

    Spectatrice avide de Grey’s Anatomy depuis la saison 1 (la saison 13 commence cette semaine), j’ai récemment voulu rattraper mon retard et j’ai regardé Scandal. Ou du moins les trois premières saisons, parce qu’ensuite, mes forces m’ont abandonnée. Je dois bien l’avouer : je ne m’y attendais pas, mais je déteste Scandal. Je trouve cette série abjecte. Cela fait un peu le même effet que lorsqu’on croit s’entendre à merveille avec quelqu’un et qu’on se découvre soudain, à un détour de la conversation, un désaccord majeur.

    #séries #politique #storytelling #féminisme #racisme

    https://seenthis.net/messages/526216 via Mona