Mona Chollet

Cheffe d’édition au « Monde diplomatique »

  • Affiches de Bagelstein : prison ferme pour des militants féministes à Rennes - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2016/06/02/affiches-de-bagelstein-prison-ferme-pour-des-militants-feministes-a-renne
    http://md1.libe.com/photo/881409-bagelstein.jpg?modified_at=1464858918&width=960

    « Il ne faut pas jouer avec le cœur d’une femme mais plutôt avec ses seins, elle en a deux ». « Pouffe en bon état. A peine utilisée. Peu de conversation. » Ce genre d’inscriptions se retrouvent sur les plateaux, les murs ou encore les packagings de l’enseigne de restauration Bagelstein, implantée dans plusieurs villes de France. Une communication jugée sexiste et homophobe par des militants féministes qui ont protesté jeudi 26 mai dans la franchise de Rennes, peu après une mobilisation contre la loi travail, relate un groupe militant féministe de l’université de Rennes 2 sur Facebook.

    Les quatre jeunes hommes – trois de 19 ans, un de 24 ans – ont été interpellés par la brigade anticriminalité (BAC) après une altercation avec le patron. Ils ont été condamnés le lendemain pour « violences en réunion lors de manifestation sur la voie publique » à des peines de prison ferme allant de un à trois mois par le juge du Tribunal correctionnel de Rennes. Ils ont tous les quatre été incarcérés à la maison d’arrêt de Rennes, indique BuzzFeed France, qui revient sur l’ensemble de l’affaire.

    Dans cet article, l’avocate des quatre jeunes Jennifer Cambra dénonce des peines « absolument pas justifiées » et rappelle que les quatre condamnés avaient « tous des casiers vierges et n’ont jamais été placés en garde à vue ». Selon l’avocate, les faits n’ont « rien à voir avec la loi Travail », précise 20 Minutes, contrairement à ce qui a été évoqué lors de l’audience en comparution immédiate.

    http://seenthis.net/messages/496173 via mad meg


  • Interné d’office, maître Ripert dénonce un « traitement inhumain » - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2016/06/02/interne-d-office-maitre-ripert-denonce-un-traitement-inhumain_1456909
    http://md1.libe.com/photo/881498-ripert-audience-grenoble.jpg?modified_at=1464889184&width=960

    « Acceptez d’ouvrir les yeux : celui-là a fait, à quelques jours de son départ en retraite, une affaire personnelle de ma radiation. » Evoquant l’épisode de son internement psychiatrique, il affirme : « La psychiatre qui m’a examiné […] m’a avoué avoir subi des pressions. »

    http://seenthis.net/messages/496166 via mad meg


  • Les Bleus, l’équipe de quelle France ? ou la victoire posthume (ah non pardon) de Finkielkraut
    http://lemonde.fr/euro-2016/article/2016/06/02/les-bleus-l-equipe-de-quelle-france_4930696_4524739.html

    Dans un article publié par les revues Plein Droit et @Vacarme, le maître de conférences en sciences politiques précise que « l’équipe de France de #football est bien devenue le réceptacle de tous les fantasmes sur l’affaiblissement du sentiment patriotique et sur la hantise de double-nationaux “traitres à la nation” ».

    M. Blanchard s’interroge plus longuement sur la sous-représentativité des footballeurs d’origine nord-africaine en sélection tricolore, rappelant notamment qu’entre 1962, date de l’indépendance de l’Algérie, et 1994, soit la première sélection de Zinédine Zidane, un seul joueur ayant des racines algériennes – Omar Sahnoun en 1977-1978 – a évolué sous le maillot bleu.

    « La France black-blanc-beur de 1998 est un mythe », insiste le chercheur. L’obsession actuelle de la classe politique pour le patriotisme ou l’exemplarité des joueurs n’en serait que l’autre versant.

    http://lemonde.fr/euro-2016/article/2016/06/01/la-france-black-blanc-beur-de-1998-est-un-mythe_4930556_4524739.html

    La France Black-blanc, par François Bégaudeau
    http://lemonde.fr/euro-2016/article/2016/05/19/black-blanc-par-francois-begaudeau_4922575_4524739.html

    Il n’est pas écrit que la sélection doive représenter les minorités. Ce qu’on lui demande, c’est de gagner, et tant pis si cela se fait avec un échantillon de joueurs non représentatif de la totalité de l’humanité.

    Mais justement les seuls critères sportifs auraient dû conduire Deschamps à retenir Benzema et Ben Arfa, les deux joueurs français les plus doués de leur génération, bien que le second n’ait pas fait preuve de l’exceptionnelle constance du premier, avant-centre titulaire du plus grand club du monde depuis six ans.

    D’autres paramètres ont prédominé. Ce n’est pas nous qui faisons une fixette sur le sujet, c’est eux. C’est Manuel Valls, qui, alors qu’on ne lui demandait rien, a fait savoir qu’il s’opposait à la participation de Benzema à la fête. C’est son impayable ministre des sports qui, entre une sortie sur les prières à la mi-temps dans les vestiaires de banlieue et une autre sur les footballeuses voilées, a jugé ­préférable que le néodélinquant madrilène restât à la maison en juin.

    #race #racisme

    http://seenthis.net/messages/495746 via tbn


  • Hillary Clinton confie dans un email avoir voulu renverser Bachar el-Assad, pour « aider Israël »
    28 mai 2016
    https://francais.rt.com/international/21293-clinton-renverser-assad-aider-israel

    « La meilleure manière d’aider Israël à gérer la capacité nucléaire grandissante de l’Iran est d’aider le peuple syrien à renverser le régime de Bachar el-Assad », annonce d’emblée Hillary Clinton dans le document, révélé par l’ONG de Julian Assange, WikiLeaks, sur son site internet.

    (...) l’actuelle candidate démocrate à l’élection présidentielle américaine y détaille sa stratégie à l’égard de la crise syrienne : « Le programme nucléaire iranien et la guerre civile syrienne peuvent sembler déconnectés, mais ils ne le sont pas. Ce dont les chefs militaires israéliens s’inquiètent – mais dont ils ne peuvent pas parler – est de perdre leur monopole nucléaire ».

    En effet, poursuit-elle, un Iran disposant de l’arme nucléaire permettrait à « d’autres adversaires [d’Israël], comme l’Arabie Saoudite ou l’Égypte, de se mettre aussi au nucléaire ».

    Mais surtout, ce qui préoccupe l’ancienne secrétaire d’Etat, c’est un axe Téhéran-Damas-Hezbollah tourné contre Israël. « Le résultat [d’un Iran disposant de l’arme nucléaire] serait un équilibre nucléaire fragile dans lequel Israël ne pourrait pas répondre aux provocations par des frappes militaires conventionnelles en Syrie ou au Liban, telles qu’elles sont pratiquées aujourd’hui. Si l’Iran devient un Etat doté d’armes nucléaires, Téhéran trouvera bien plus simple d’appeler ses alliés en Syrie et le Hezbollah à frapper Israël, sachant que ses armes nucléaires dissuaderont Israël de lui répondre ».

    http://seenthis.net/messages/494354 via Loutre


  • The radically simple way to make female refugees safer from sexual assault: decent bathrooms

    For the tens of thousands of refugee women trapped in Greece, daily life is made that much more treacherous by a very basic problem: unsafe bathrooms.

    https://qzprod.files.wordpress.com/2016/05/rts9ip6-e1464268123352.jpg?quality=80&strip=all&w=3200

    http://qz.com/692711/the-radically-simple-way-to-make-female-refugees-safer-from-sexual-assault-decen

    #toilettes #genre #femmes #réfugiés #asile #migrations #violences_sexuelles

    http://seenthis.net/messages/494209 via CDB_77


  • Sexisme ordinaire à la manifestation nationale
    http://www.lalibre.be/debats/opinions/sexisme-ordinaire-a-la-manifestation-nationale-5744762235708ea2d5ce061f#f860

    Aujourd’hui je reviens de la Manifestation nationale contre la loi Peeters de réforme du travail qui vise à rendre le temps de travail encore plus flexible. Cette flexibilité accrue sera encore plus contraignante pour les personnes qui travaillent à temps partiel, c’est-à-dire plus de 80% de femmes. Alors oui, la coupe est pleine…(...)
    Une fois arrivée à Bruxelles, je rejoins mes collègues, l’animation bat sont plein, et en tant que groupe de femmes, on se fait rapidement « charrier » : « Ah ah mais faut aussi faire la Vie Masculine » - « On ne parle pas comme ça à un délégué syndical, on dit pardon camarade... ». Sans parler des coup de sifflets en stéréo dans les oreilles… C’est pénible mais on est habituées, puis « des choses à revendiquer, il y en a, c’est pour ça que je suis là ».

    Plus loin ça continue, et on a droit à un mec qui fait mine de se masturber sur nous. Cette fois, je ressens comme un malaise qui s’installe mais « faut continuer, en tant que femmes on a vraiment des choses à dire, puis y a pire. »

    Plus loin encore, une jeune femme nous rejoint en pleurs et en colère. Grâce à nos couleurs Vie Féminine, elle nous a repérées dans la foule. Elle a besoin de parler à des femmes, des féministes de ce qu’elle vient de vivre. Que s’est-il passé ? Un gars s’est permis de lui mettre la main aux fesses. Elle décide pour une fois de ne pas se laisser faire et de se dégager, mais il la retient violemment par le bras au point de lui démettre l’épaule.

    #EpLF (explications pour les français) : vie féminine est un mouvement féministe issu des mouvements ouvriers chrétiens, très actif et très implanté dans toutes les milieux sociaux du côté francophone et existe même dans des bleds reculés. Le mouvement est proche du syndicat CSC, un peu comme les femmes prévoyantes socialistes sont proches du syndicat FGTB.
    #femmes #militantisme #harcèlement

    http://seenthis.net/messages/493327 via Supergéante



  • Un rapport fustige les dérives d’hôpitaux psychiatriques - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2016/05/25/un-rapport-fustige-les-derives-d-hopitaux-psychiatriques_1455035

    Cela se sait, cela le voit. Depuis quelques années, se multiplient des pratiques de contention et d’isolement systématiques dans les services de psychiatrie en France. Et il ne se passe rien. Ou si peu. On laisse faire, on regarde ailleurs. A l’exception de quelques personnalités comme le député (PS) Denys Robiliard, cela se poursuit dans une relative indifférence des pouvoirs publics. Le ministère de la Santé, ainsi, ne réagit pas. Est ce que le rapport que publie, ce mercredi la contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL), Adeline Hazan, va changer la donne ?

    Un rapport clair, ferme, et inquiétant. Pour la première fois depuis sa création en 2008, le CGLPL a établi un bilan thématique de ses 121 visites dans 112 établissements de santé mentale représentant 40% des sites spécialisés en psychiatrie. Il porte sur deux pratiques anciennes qui « connaissent une recrudescence depuis une vingtaine d’années », « l’isolement » ou le placement d’un patient dans un espace fermé qu’il ne peut ouvrir et la « contention mécanique », qui consiste à l’immobiliser par des liens, attaches ou camisoles. « La grande majorité des unités de soins visitées disposent d’une, voire de deux chambres d’isolement et de matériel de contention », explique le rapport.

    Pour le CGLPL, le développement de ces pratiques s’explique par « une réduction des effectifs », « la présence insuffisante des médecins », « une évolution de l’approche psycho pathologique » et « un manque de réflexion d’ensemble sur la liberté de circulation des patients ». « L’impératif de sécurité » est également mis en avant, souligne Adeline Hazan, pour qui le malade mental « ne bénéficie pas de la représentation qui s’attache à toute maladie : souffrance, fragilité, besoins de soins, compassion » en raison d’un présupposé sur sa dangerosité, « plus alimenté par le traitement médiatique d’événements exceptionnels que par une réalité statistique d’un quelconque danger ».
    Défaillances dans la surveillance

    Parmi ses observations, elle constate un détournement de l’utilisation de ces outils, prévus pour faire face à des situations de crise limitée dans le temps, à des fins disciplinaires ou de sanction, « certains services allant jusqu’à établir un barème en jours d’isolement en fonction de la transgression à des règles fixées ».

    #psychiatrie #santé #prison #violence #violence_d'état #violence_médicale #médecine

    http://seenthis.net/messages/493084 via mad meg


  • Le Salvador abandonne le #RoundUp et connaît des récoltes records

    En Amérique centrale, le Salvador a boycotté une cinquantaine de #produits_phytosanitaires à usage agricole, dont le RoundUp pour se recentrer sur le culture de #graines_locales. Depuis, le système agricole du pays aurait gagné en #durabilité et en #productivité.

    http://www.consostatic.com/wp-content/uploads/2015/08/salvador-monsanto-round-up.gif

    http://www.consoglobe.com/salvador-roundup-cg
    #El_Salvador #agriculture

    http://seenthis.net/messages/491828 via CDB_77


  • De #Thoreau à #Miyazaki : un imaginaire forestier réinventé

    Les mythes, le cinéma, la littérature... la forêt est une source de récits et d’imaginaire pour les peuples qui la côtoient. Comment les hommes à différents endroits dans le monde perçoivent-ils et représentent-ils l’univers forestier ?

    http://www.franceculture.fr/emissions/culturesmonde/promenons-nous-dans-les-bois-44-de-thoreau-miyazaki-un-imaginaire-fore

    #forêt #imaginaire #perception #représentation

    http://seenthis.net/messages/491817 via CDB_77


  • Perturbateurs endocriniens : l’histoire secrète d’un scandale

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/05/20/perturbateurs-endocriniens-l-histoire-secrete-d-un-scandale_4922907_3244.htm

    C’est l’un des secrets les mieux gardés d’Europe. Il est enfermé quelque part dans le dédale des couloirs de la Commission européenne, dans une pièce à accès surveillé, où seule une quarantaine de fonctionnaires accrédités ont le droit d’entrer. Avec du papier, un stylo. Les smartphones sont confisqués. Un dispositif de sécurité plus strict encore que pour l’accord de libre-échange transatlantique entre l’Union européenne et les Etats-Unis (ou Tafta) : pour connaître les documents le concernant, les eurodéputés, eux, peuvent pénétrer dans la salle de lecture sans que l’on s’enquière du contenu de leurs poches.

    http://s2.lemde.fr/image/2016/05/20/534x0/4923089_7_4346_2016-05-20-80dc487-25903-xvxt5o_a95daaec06906a2a10f33e7f99c1718c.jpg

    Ce secret, c’est un rapport d’environ 250 pages. Dans le jargon de la Commission, une « étude d’impact ». Celle-là évalue les conséquences « socio-économiques » d’une réglementation visant une famille de polluants chimiques. Capables d’interférer avec les hormones des espèces animales, humains compris, les perturbateurs endocriniens sont soupçonnés d’être à l’origine de nombreuses maladies graves (cancers hormonaux-dépendants, infertilité, obésité, diabète, troubles neuro-comportementaux…). Ces substances se trouvent dans une multitude d’objets de consommation courante, dans les cosmétiques, les pesticides ou les plastiques (à l’instar du bisphénol A). Des secteurs entiers de l’industrie seront concernés à moyen terme par leur réglementation. Des milliards d’euros sont en jeu.

    Définir les critères

    La perspective d’éventuelles restrictions, parfois même d’interdictions, suscite de vives inquiétudes chez les industriels. Le secteur des pesticides, en particulier, n’a jamais caché son hostilité à certaines dispositions du règlement européen sur les « produits phytopharmaceutiques », qui est à l’origine d’un processus de décision aux rebondissements dignes d’une série télévisée. Adopté au Parlement en 2009, ce texte réserve en effet un traitement spécial aux pesticides : ceux reconnus comme perturbateurs endocriniens ne seront plus autorisés sur le marché. Encore faut-il pouvoir les reconnaître.

    La Commission devait donc trouver le moyen de distinguer les perturbateurs endocriniens des autres produits chimiques. Très concrètement, son travail consistait à énoncer des critères qui permettraient de les identifier. Sans critères, pas d’application de la loi. Autorités sanitaires nationales, industriels et ONG sont ainsi suspendus à une décision imminente sur ces critères d’identification – outil réglementaire qui permettra ensuite d’en restreindre l’usage ou, plus radicalement, d’en interdire certains. Or, sept ans plus tard, les critères n’existent toujours pas.

    C’est cette étude d’impact, aux conclusions apparemment aussi confidentielles que l’adresse de la fontaine de Jouvence, qui en est en grande partie responsable. Elle n’était pas prévue au départ, mais l’industrie l’a réclamée afin d’affaiblir la réglementation, puis l’a obtenue à l’issue d’une offensive éclair de lobbying menée en tandem par les industriels des pesticides et de la chimie au début de l’été 2013. Principalement au travers de leurs organisations de lobbying bruxelloises : l’Association européenne de protection des plantes (ECPA) et le Conseil européen de l’industrie chimique (Cefic).

    Un dossier hypersensible

    Mais les géants de l’agrochimie étaient aussi montés au front : les deux poids lourds allemands BASF et Bayer, ainsi que la multinationale suisse Syngenta. L’ancienne secrétaire générale de la Commission Catherine Day avait fini par céder à leur requête au nom des « opinions divergentes » dans la communauté scientifique et des « impacts potentiels sur des pans de l’industrie chimique et le commerce international » – une référence directe au Tafta, dont les négociations venaient alors tout juste de commencer. Dans une note interne datée du 2 juillet 2013, la plus haute fonctionnaire européenne qualifiait alors les critères des perturbateurs endocriniens de « sujet sensible ». Sensible, il est resté. Et même hypersensible, il est devenu.

    Car le Parlement européen avait donné une date butoir à la Commission pour rédiger ces fameux critères : décembre 2013. Ne voyant rien venir, la Suède avait alors décidé de poursuivre la Commission en justice. Une procédure soutenue par la France, le Danemark, la Finlande et les Pays-Bas et à laquelle s’étaient joints le Parlement et le Conseil – une configuration rare.

    La Cour de justice de l’Union européenne n’a, elle, pas tardé. Juste avant Noël 2015, elle a jugé que la Commission avait « violé le droit de l’Union », elle qui est pourtant la gardienne des traités. L’arrêt balaye la « prétendue nécessité de procéder à une analyse d’impact des critères scientifiques » que la Commission a placée au cœur de sa défense. Mais le jour même, le porte-parole du commissaire européen à la santé, le Lituanien Vytenis Andriukaitis, annonce tout de go que l’étude d’impact sera malgré tout menée jusqu’au bout. D’hypersensible, le dossier devient inflammable.

    Quid du coût des maladies ?

    Les députés européens sont furieux. Certains d’entre eux ont déjà envoyé plusieurs lettres au président de la Commission. Elles sont restées sans effet. Le 13 janvier, c’est le président du Parlement en personne qui écrit à Jean-Claude Juncker. Le retard de la Commission est « inacceptable », souligne Martin Schulz. Tout autant que la poursuite de l’étude d’impact « au mépris du jugement » de la plus haute juridiction de l’Union et auquel il lui demande de « se conformer sans délai ». Le message est répété dans un second courrier, le 10 mars. La Suède, pour sa part, persiste. Dans un document daté du 13 mai et que Le Monde s’est procuré, les autorités suédoises rappellent sèchement aux services de la Commission que la Cour « interdit l’utilisation de considérations économiques pour définir les critères ».

    Mais de quelle nature sont les « considérations économiques » consignées dans les pages de l’étude d’impact enfermée à double tour ? En sus des conséquences sur l’industrie, prendront-elles en compte le coût des maladies liées à l’exposition aux perturbateurs endocriniens, qui a été estimé par des études indépendantes entre 157 milliards et 288 milliards d’euros par an (Université d’Utrecht, 2016) en Europe ? Fin du suspense le 15 juin. D’après nos informations, la proposition finale de critères d’identification des perturbateurs endocriniens sera présentée en réunion du collège des commissaires.

    http://seenthis.net/messages/491273 via enuncombatdouteux



  • L’électricité plus verte que celle des voisins - Libération
    http://www.liberation.fr/terre/2015/07/05/l-electricite-plus-verte-que-celle-des-voisins_1343857

    Ces tarifs, fixés par l’Etat et pratiqués par EDF, sont condamnés à disparaître pour intégrer les coûts réels du nucléaire, amenés à flamber (sécurité, déchets, démantèlement…). Pour les particuliers, leur hausse annuelle réduit peu à peu l’écart avec le tarif d’Enercoop. Ce dernier était au départ 40 % plus cher que le prix EDF. Mais comme lui n’a pas bougé, le surcoût n’est plus que de 18 % en moyenne. « Dans moins de cinq ans, nous serons même moins chers », prédit Guillaume Marcenac. Qui anticipe un gros appel d’air pour Enercoop avec la suppression, au 1er janvier, du tarif réglementé pour 430 000 entreprises et collectivités.

    (article de juillet 2015)

    #énergie #écologie #nucléaire

    http://seenthis.net/messages/490959 via Mona


  • Pas d’électricité 100 % renouvelable pour la COP 21
    http://journaldelenergie.com/climat/pas-delectricite-100-renouvelable-pour-la-cop-21
    http://journaldelenergie.com/wp-content/uploads/2015/09/EOL.jpg

    Pour alimenter en électricité la conférence sur le climat de Paris, la France n’a pas hésité longtemps entre l’offre d’EDF et l’offre d’Enercoop.

    Enercoop, la coopérative qui fournit une électricité 100 % renouvelable, avait naïvement proposé ses électrons verts à la COP 21, la conférence mondiale sur les changements climatiques organisée par la France et qui se déroulera à la fin de l’année au Bourget (Seine-Saint-Denis) en présence des représentants de 195 pays. Que la conférence #climat soit alimentée par l’électricité sans CO2 d’Enercoop, qui est issue d’une centaine de petits producteurs d’#énergie_renouvelable, serait un engagement concret du pays hôte et renforcerait la crédibilité de la COP. Enercoop avait d’ailleurs mis en avant « une volonté politique d’exemplarité » en droite ligne avec les grands principes de la loi sur la transition énergétique, tout juste adoptée. La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, s’était d’ailleurs enthousiasmée à l’idée qu’Enercoop éclaire la COP 21. Mais l’Etat a fait appel aux grandes entreprises pour éponger une partie des 187 millions d’euros que devrait coûter le sommet international. Pour cela le gouvernement a choisi les #PPP – les partenariats public-privé – pour ne pas dire que le privé subventionne le public sous la forme du mécénat. Ce qui explique pourquoi la France a poliment décliné l’offre de la coopérative Enercoop, au profit de la multinationale EDF.

    Ah tiens, c’est ballot.

    http://seenthis.net/messages/411920 via Aude V


  • Nicolas Bouvier au Festival Étonnants Voyageurs (1/4) : Au bonheur de disparaître ?
    http://www.franceculture.fr/emissions/la-compagnie-des-auteurs/nicolas-bouvier-au-festival-etonnants-voyageurs-la-compagnie-des
    https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/2016/05/8d6d1e32-96fe-46da-97f1-64c880854992/600x337_nicolas_bouvier_1987_by_erling_mandelmann.jpg

    Toute cette semaine, La Compagnie des auteurs s’installe au Festival Étonnants Voyageurs à Saint-Malo, en public au Palais du Grand Large pour explorer l’œuvre de l’écrivain Nicolas Bouvier (1929-1998). Premier volet avec François Laut pour retracer la vie de cet écrivain amoureux du monde.

    premier volet
    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15537-16.05.2016-ITEMA_20986552-1.mp3

    http://seenthis.net/messages/489835 via odilon


  • « Ça peut être très tranquille un viol, le silence enfoncé dans la gorge, les yeux au plafond » | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/117927/zone-grise-viol-politique

    Des années plus tard, pelotonnée dans une autre vie à l’étranger, j’ai raconté cette histoire pour la seconde fois. La première en France quelques mois après les faits. « C’est hyper romantique ce kidnapping », avait commenté une ancienne collègue. « C’est une agression sexuelle », avaient lâché, horrifiés, des amis américains. Question de perspective culturelle, sans doute. […] En France, on parle de séduction poussée comme d’un patrimoine culturel, une sorte de marivaudage viril hérité du temps des salons. Pour pouvoir parler d’agression, la France met la barre très haut. Nous, Françaises, sommes conditionnées à minimiser ces actes et à ne pas les appeler par leurs noms. […] Nous avons du pain sur la planche, car il nous incombe en premier lieu à nous, femmes françaises, de changer notre regard sur nos drôles de coutumes où ce sont toujours les mêmes qui jouissent sans entraves.

    #viol

    http://seenthis.net/messages/488237 via tetue



  • La petite mafia de la certification « bio »
    http://paindalain.blog4ever.com/communique-de-presse-appel-au-rassemblement-le-12-mai-a-8h30-d
    http://static.blog4ever.com/2016/04/817007/big_artfichier_817007_5667012_201605040939534.jpg

    Ce qui leur est reproché par l’administration c’est que, « Les boulangers ou distributeurs ne peuvent pas commercialiser impunément des « pains à la farine biologique » en lieu et place de « pain bio » croyant par ce biais pouvoir éviter le contrôle de la panification finale par un organisme agréé ». *Ce procès d’intention, Françoise et Alain Bourgeois ne le comprennent pas.

    Travaillant à petite échelle (200 kg de pain vendu par semaine), en lien direct avec les consommateurs, ils n’ont pas vu d’intérêt à être certifié par un organisme agréé mais ont préféré mettre en avant la mention « Nature & Progres » dont le cahier des charges, bien que plus contraignant, se rapprochait plus de leur manière de panifier.

    Par souci de transparence et par fierté de travailler avec un agriculteur proche de chez eux ils précisent le type de farine utilisé et collent l’étiquette de cet agriculteur sur leur panneau.. ce qui leur est reproché. *D’ailleurs, le contrôleur n’a pas pris la peine de vérifier si la farine utilisée était bien de la farine biologique.

    http://seenthis.net/messages/488023 via Agnès Maillard


  • A Canadian City Once Eliminated Poverty And Nearly Everyone Forgot About It
    http://www.huffingtonpost.ca/2014/12/23/mincome-in-dauphin-manitoba_n_6335682.html

    http://i.huffpost.com/gen/2399362/original.jpg

    [old]

    One woman called to say she remembered the Mincome project. In the early 1970s, she was a single mother raising two girls on welfare – then called Mothers’ Allowance. She said she had always been treated respectfully, but there was one thing case workers said that bothered her.

    “She said she wanted to get some job training. They told her to go home and take care of her kids and they would take care of her,” explained Forget.

    When the opportunity to transfer from Mothers’ Allowance to Mincome came along, the woman took it. With no restrictions on how she could spend the money she was given, she signed up for training and got a part-time job at the local library which eventually became a full-time career.

    “So when I talked to her, she was incredibly proud of having modelled a different kind of life for her daughters,” Forget said. The retired librarian invited Forget to visit her home. Inside, she was shown pictures from her two girls’ graduations, mother beaming with pride.

    #revenu_de_base #rdb #Canada

    http://seenthis.net/messages/485772 via Mona


  • « Mon père, #intermittent du spectacle et #handicapé, s’est immolé par le feu devant la caisse de retraite »
    http://www.revolutionpermanente.fr/Mon-pere-intermittent-du-spectacle-et-handicape-s-est-immole-pa

    Mon père est quelqu’un qui a manifesté toute sa vie. Malgré son handicap, il a participé aux dernières #manifs ce mois-ci sur Marseille, à chaque fois, il m’envoyait des photos. Il me disait qu’il s’était pris des lacrymos dans la figure et que son corps ne le supportait plus, qu’il avait trop de mal à s’en remettre. Il disait qu’il n’avait plus 20 ans, mais il a quand même eu la force d’aller s’asperger d’alcool à brûler, donc c’est bien que là, c’est allé trop loin.

    On me parle de dépression, on me demande s’il était dépressif. Ils ont eu son médecin au téléphone qui leur a dit que non, qu’il n’avait jamais pris d’antidépresseurs. A un moment, il faut reconnaitre que la #société tourne mal, et que les gens deviennent fous. Ce n’est pas parce qu’il était dépressif, c’est parce que ça l’a rendu fou.

    #suicide #immolation #lutte

    http://seenthis.net/messages/484876 via Agnès Maillard


  • Destruction de la ruralité et guerre aux pauvres
    http://rue89.nouvelobs.com/blog/rural-rules/2016/01/28/mais-quest-ce-quils-lui-ont-fait-wauquiez-les-bouseux-235200
    Un billet assez lucide d’un rural.

    Jusque là, on sentait que les hommes politiques de tous bords soignaient tendrement la ruralité. Même mal à l’aise. Ils en parlaient. La flattaient. L’accompagnaient. En vantaient – même sans y croire – les potentiels et les ressources. On voyait périodiquement apparaître des dispositifs idoines, encourageant l’installation, l’innovation et le développement.

    La Datar avait créé ses Pôles d’excellence rurale http://poles-excellence-rurale.datar.gouv.fr – vite abandonnés malgré un succès foudroyant. Les conseils généraux du Cher, de la Creuse, de le Nièvre et de l’Allier avaient conjointement écrit leur manifeste pour les nouvelles ruralités http://www.lagazettedescommunes.com/telechargements/manifeste-ruralite.pdf Et le gouvernement avait même annoncé des assises de la ruralité.

    Et puis, d’un seul coup : exit la ruralité. Exit l’aménagement harmonieux du territoire. Place aux lois pragmatiques et urbano-centrées. A l’application bigote et dogmatique de la #métropolisation européenne. Le culte béat et doctrinaire de la grande banane bleue https://fr.wikipedia.org/wiki/Mégalopole_européenne.

    Place à NOTRe http://www.action-publique.gouv.fr/notrefrance. Une loi écrite par des urbains, pour des urbains, avec de vrais bouts de commisération dedans.

    Les assises de la #ruralité ont bien eu lieu, en décembre 2014. Mais si tu lis le compte-rendu http://www.gouvernement.fr/conseil-des-ministres/2014-12-17/les-conclusions-des-assises-de-la-ruralite , tu ricanes. Il n’est question que de regrouper les écoles et d’augmenter la couverture réseau de ces pauvres bouseux tout les aidant à aller plus facilement en #ville.

    Rien sur l’accompagnement des entrepreneurs en milieu rural. Rien sur les dispositifs de travail à distance. Rien de contraignant sur l’encouragement des filières de proximité, si ce n’est le maigre satisfecit donné à la plateforme Agrilocal.fr http://agrilocal.fr

    Rien sur les valeurs intrinsèques du monde rural : le foncier à portée de ta bourse, la proximité avec les fournisseurs, une demande tonitruante de biens et de services, et surtout un cadre de vie et de travail apaisé. Tranquillisé. Débarrassé des tombereaux de contraintes qu’imposent les villes à leurs usagers : les terribles trajets quotidiens, les empilements des charges, les heures d’attentes aux guichets des administrations, les filières saturées...

    Les assises de la ruralité ? In fine, une visite du gouvernement à sa vieille tata malade. Quelques mots de réconfort. Un œil sur la courbe des températures. Jusqu’à la prochaine visite.
    [...]

    Tu survoles la carte des nouvelles capitales de région, et déjà t’as tout compris. Au broyeur Clermont-Ferrand, Limoges ou Poitiers. A la trappe, Metz, Chalons ou Besançon. La loi NOTRe a dressé un grand filet de mailles étroites à la périphérie des départements ruraux. Un rempart solide contre la diagonale du vide.
    http://latribune-static.fr/495779/carte-des-france-des-prefectures-des-capitales-de-regions.jpg

    Alors nous, dans le bocage bourbonnais, en plein centre de la France, plongés à la frontière de trois nouvelles méga-régions, plaqués par la force centrifuge à des années-lumière de la nouvelle capitale, t’imagines à quel point on nous a rompu les amarres ?
    [...]

    Ça me rappelle cette dame que j’avais croisée à la gare de Vallon-en-Sully. Elle était assez âgée pour dire « tout de même », mais pas assez pour être retraitée. Elle était donc au #chômage – elle disait « au réssa ». Et elle était venue acheter un billet de train pour la première fois depuis des années.

    Je l’ai trouvée dehors, visiblement énervée, en train de fumer. Elle venait de se prendre la tête avec le guichetier : « Tout de même », elle disait. « Tout de même. »

    « Il m’a dit que le seul moyen de rejoindre Vierzon, c’était le bus. Le seul ! Ça veut dire que moi, maintenant, si je veux aller à Paris, je dois aller à la Société Nationale des Chemins de Fer pour acheter quoi… un ticket de bus !

    Tu vas à la gare, tu vas au guichet qui est là, juste à côté de deux rails. Ces deux rails que, si tu les suis, ils te mènent tout droit à Vierzon... Et eux ils te disent qu’il faut que tu sortes de la gare, que tu montes dans un bus où t’as les genoux plantés dans le nez, un bus qui pollue de l’air, qui prend des accidents et des bouchons, qui fait des tas de détours, qui te donne mal au cœur, et tout ça pour quoi ? Pour aller juste un peu plus lentement à Vierzon !

    Et le pire c’est qu’ils m’engueulent, moi, de dire que je trouve pas ça normal ! Mais c’est tout de même pas normal, non ? Faut tout de même pas nous prendre pour des imbéciles, non ? »

    J’en suis venu à lui apprendre que c’était le cas depuis trois ans. Et que c’était bien pire sur les autres axes. Si tu veux aller à Lyon depuis Montluçon, t’as plus vite fait de réparer ton 103. Terminé les directs. Terminé les transits rapides à Saint-Germain-des-Fossés. C’est – au mieux – un bus jusqu’à Vichy puis tortillard jusqu’à Part-Dieu. Tout ça pour la modique somme d’un dixième de son réssa.

    Face à son désarroi grandissant, j’ai entrepris de lui parler de Blablacar, qui est par la force des choses devenu notre principal moyen de sortir du bocage. Mais elle m’a interrompu tout suite.

    « Monsieur, je ne vois tout de même pas pourquoi – alors que j’ai payé la #SNCF avec mes impôts de quand je travaillais – je paierais une entreprise privée pour voyager maintenant que je suis au réssa. Je suis désolé mais ça, je peux pas. »

    « Et puis votre truc, là, je connais par cœur. Ils me bassinent avec ça à Pôle emploi. Ils me disent que ça m’aiderait à trouver du boulot. Mais vous savez ce que ça veut dire, pour moi ? Ça veut dire qu’il faut que j’achète un ordinateur et puis un téléphone machin-chose, là, qu’il me faudra racheter au bout de deux ans parce qu’il sera dépassé.

    Puis après, c’est pas tout d’avoir les bazars, il faut prendre les abonnements et tout... Et avec quel argent tout ça ? Ils me font rire, à #Pôle_emploi. Ils disent qu’ils t’aident à trouver du #travail, alors qu’en vrai ils t’aident juste à dépenser ton réssa. »

    Elle était furax.

    « Parce que du travail, de toute façon, y en a pas. En tous cas pas ici. Ou pas pour moi. »

    Et se rallumait des cigarettes les unes sur les autres

    « Et puis chez moi y’a pas de réseau... »

    C’était incontestable. Et cette dame me l’avait brandi devant les yeux : si tu suis les règles du jeu 2016, t’as que de mauvaises raisons de rester par ici. Petits salaires – ou pas de salaires. Peu de commerces. Peu d’infrastructures. Toutes les mesures censées « désenclaver le #territoire » n’ont pas fait le poids face aux impératifs économiques des #services_publics. Une grande partie de la sous-préfecture de Montluçon vient de déménager à Moulins.

    Et vu qu’il n’y a presque plus de #transports publics, tu dois désormais faire deux heures de bagnole, ou payer des boites privées, pour effectuer tes démarches administratives.

    Tu pourrais certes passer par #Internet, mais le temps qu’ils installent le haut débit dans le département, la norme était déjà passée au 4G. Et le temps qu’ils installent le 4, la norme passera au 7.

    Alors, de fait, peut-être qu’il a raison, notre président de région. Peut être que c’est vraiment de solidarité qu’a besoin d’Auvergne. Un bon vieux plan Orsec. Un grand dispositif d’évacuation de ces zones inutiles et désorganisées, sans #emploi ni avenir. Un grand processus de réunification ville-campagne, avec des quotas réservées aux ressortissants ruraux.

    Au moins les choses seraient claires. Pas de double jeu. Pas d’aménagement à deux vitesses. Les campagnes, vidées de leurs actifs qui y vivaient sous perfusion, redeviendraient des parcs pour les touristes urbains. Des lieux de villégiatures scénographiés pour rappeler à l’estivant les bonnes vieilles valeurs du bon vieux temps. Quand les gens s’appelaient Glaude et se disaient boudiou en remuant la paille.

    Ne resteraient pour de bon que quelques indociles. Ceux qui se planquent ou veulent avoir la paix. Qui se caguent de l’offre, et satisfont à leur demande. Ceux qui savent profondément que l’avenir de l’homme passe par sa déconcentration.

    Qui se retrouveraient seuls, au milieu de grandes terres vides.

    L’avenir est fait d’hypercentres cossus pour minorité blindée (aux deux sens du terme) connectés par aéroports, LGVs et autoroutes, et entourés de #banlieue_totale plus ou moins lointaine et plus ou moins abandonnée, où on laissera survivre puis mourir les pauvres sans aucun service public, dans des logements #containers qui servent aujourd’hui aux réfugiés (provisoire durable), et avec un #revenu_de_base version libérale de 400 euros par mois se substituant à tous les autres #minimas_sociaux.
    Les #périphéries lointaines sont un laboratoire social, le #déménagement_du_territoire et le délabrement volontaire qui y sont faits aujourd’hui seront faits à d’autres territoires demain.
    Les pauvres sont de même un laboratoire social, la #guerre_aux_pauvres qui leur est faite aujourd’hui sera faite à la majorité demain. C’est un tort de ne pas y prêter plus d’attention.

    http://seenthis.net/messages/485253 via koldobika


  • Eboueur et fier de l’être
    http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2016/05/01/eboueur-et-fier-de-l-etre_4911592_4497916.html

    http://s2.lemde.fr/image/2016/05/01/534x0/4911591_6_b932_christophe-clerfeuille-est-devenu-eboueur_4fae15c207d23d3389e82b64f96d584d.jpg

    « Sur l’échelle sociale, on est tout en bas. Le regard des gens change dès que tu parles de ton métier. Tu descends d’un étage. L’éboueur qui vous dit qu’il n’a jamais ressenti le mépris, il ment. Il faudrait qu’un directeur de banque vienne à notre place, qu’il sente ce qu’on ressent. C’est indescriptible. J’ai un collègue, Charles, qui a défilé comme soldat sur les Champs-Elysées. Dans les rues, l’année d’après, avec la tenue jaune, je peux vous dire que plus personne ne l’applaudissait…

    Il y a tellement d’a priori sur nous  : on fait grève, on est des fainéants, des privilégiés, des bons à rien, bons qu’à un métier de merde. Quand on leur ­demande ce qu’ils font, certains collègues répondent «  agent technique à Bordeaux Métropole  ». Mais si on n’assume pas, on ne changera pas les mentalités  ! On voit des gens se boucher le nez avec leur écharpe quand ils passent à côté du camion, même quand c’est la collecte des papiers et que ça ne sent rien. On a de beaux camions, des tenues nickel, mais c’est une histoire de perception.

    #travail

    http://seenthis.net/messages/484831 via Mona



  • « Excepté dans les fantasmes des politiciens de droite, le "bobo" ne vit pas dans un loft luxueux à Paris mais souvent en banlieue, il vient plutôt d’un milieu modeste et exerce une profession (graphiste, illustrateur, musicien…) dont il semble acquis qu’elle n’appelle pas de rémunération – ou alors, symbolique. »

    http://www.liberation.fr/debats/2016/04/25/et-si-on-fichait-la-paix-aux-bobos_1448566

    #bobos #Front_de_Libération_des_Bobos

    http://seenthis.net/messages/483531 via Stéphane Bortzmeyer


  • A la Nuit debout, les réunions non mixtes des féministes font débat
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/04/21/a-la-nuit-debout-les-reunions-non-mixtes-des-feministes-font-debat_4905848_3

    « Non, messieurs s’il vous plaît, cette réunion-là est non mixte. Pour la réunion féministe mixte, vous pouvez revenir à 20 heures, vous serez les bienvenus », s’époumone à plusieurs reprises Matt, 23 ans, l’une des participantes de la commission « Féminismes » du mouvement Nuit debout, place de la République à Paris. L’étudiante désigne la grande pancarte qui préside le cercle : « Réunion non mixte : meufs et minorités de genre ». Rien à faire : malgré les écriteaux pédagogiques expliquant ce choix, malgré les cordes tendues entre les arbres pour délimiter l’espace du cercle de discussion, des hommes campent autour pour écouter.

    « Vous vous comportez comme des oppresseurs en ne respectant pas notre choix ! », s’énerve une participante en s’adressant à un quinquagénaire décidé à rester. Lui s’emporte : « Je n’accepte pas, sur une place publique, d’être dépossédé du débat et d’être choisi comme cible ! Si vous rentrez dans une logique d’exclusion et de séparation, c’est plus Nuit debout mais Mort debout ! »

    #féminisme #non-mixité

    http://seenthis.net/messages/482595 via Aude V

    • Je crois qu’il faut y voir la conséquence inéluctable du retour du débat théorique, qui avait disparu depuis des décennies. Il faut donc plutôt se réjouir de voir le raisonnement faire un come back plutôt inespéré. N’oublions pas que le féminisme des années 70 était tout aussi fanatique, tandis que, côté politique, les trotskistes affrontaient les pro chinois. Une démarche intelligente, à base de remises en question, et de déductions purement théoriques, ne conduit que rarement à des conclusions intelligentes. Mais l’ensemble de la réflexion a malgré tout à terme un effet positif, une fois éliminées les dérives les plus caricaturales de la pensée. Le culte de Mao et de son accablant Petit Livre Rouge en est un bon exemple.
      Je me souviens aussi du fait que, dans les années post 68, le MLF était surtout animé par des lesbiennes aigries. Cela conférait au mouvement une coloration un peu étrange.
      Il n’empêche : Le MLF a largement contribué à faire avancer la cause des femmes, et changer les mentalités machistes.
      Il faut se souvenir de ce qui existait avant...