Mona Chollet

Cheffe d’édition au « Monde diplomatique »

  • Living Color. The Biological and Social Meaning of Skin Color - Nina G. Jablonski - Paperback - University of California Press
    http://www.ucpress.edu/book.php?isbn=9780520283862

    http://images.ucpress.edu/covers/110/10770.110.jpg

    Living Color is the first book to investigate the social history of skin color from prehistory to the present, showing how our body’s most visible feature influences our social interactions in profound and complex ways. Nina Jablonski begins this fascinating and wide-ranging work with an explanation of the biology and evolution of skin pigmentation, tracing how skin color changed as humans moved around the globe, exploring the relationship between melanin and sunlight, and examining the consequences of mismatches between our skin color and our environment due to rapid migrations, vacations, and other life-style choices.

    Aided by plentiful illustrations, this book also explains why skin color has become a biological trait with great social meaning—a product of evolution perceived differently by different cultures. It considers how we form impressions of others, how we create and use stereotypes, and how prejudices about dark skin developed and have played out through history—including as justification for the transatlantic slave trade. Offering examples of how attitudes toward skin color differ in the United States, Brazil, India, and South Africa, Jablonski suggests that a knowledge of the evolution and social importance of skin color can help eliminate color-based discrimination and racism.

    Il est sorti en 2014 et ça a l’air super intéressant, quelqu’un l’a lu?

    #seenthis_sait_tout #peau #racisme

    http://seenthis.net/messages/473037 via Mona


  • Pourquoi les caricaturistes israéliens ne dessinent pas le Prophète Muhammad - Al Monitor

    http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2015/02/israel-cartoonists-interview-charlie-hebdo-islam-democracy.html

    Israeli cartoons have a storied legacy, but in Israel the limits on cartoonists are more restrictive from the outset than those in France. Criminal law in Israel forbids insulting the sensibilities of religion and ethics. While there are ways of skirting these prohibitions, it’s hard to believe that a senior cartoonist in Israel would want to directly insult Prophet Muhammad and that there would be an Israeli publisher who would agree to publish such a cartoon.
    (...)
    Yonatan Wachsmann (...) says that “in democratic countries cartoonists will always play a marginal role. In countries that are more dictatorial and with less freedom of expression, the role of the cartoonist will be more important and more central. From the standpoint of the audience as well as the government.”

    “I wouldn’t draw cartoons about Muhammad,” declares Biderman, “not because I’m afraid or because of violent threats from radical Islam, but because the most basic rule in cartooning is to criticize your own tribe. Allah doesn’t interest me and Jesus doesn’t interest me. It’s not my business. If I have complaints, it’s toward the rabbis, some of whom are racist, outmoded, homophobic, corrupt. I also think there’s something strange about Charlie Hebdo’s cartoonists fixating on Muhammad. Of course I’m afraid, because my life is more important to me than a cartoon, but beyond that I don’t get the obsession. (...)”

    Sur @OrientXXI « Charlie : Une aubaine pour Benyamin Nétanyahou » http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/charlie-une-aubaine-pour-benyamin-netanyahou,0794

    « Les caricaturistes arabes se battent pour créer leur propre espace » http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/les-caricaturistes-arabes-se-battent-pour-creer-leur-propre-espace,0839

    http://seenthis.net/messages/472941 via Warda Mohamed

    • Depuis quand y aurait-il des « règles basiques » en matière de caricature, ou, plus largement, d’analyse de notre environnement sociologique ? Pourquoi un journal de type « gauche laïque » se cantonnerait-il à la critique du catholicisme, alors que la religion musulmane concerne 5 millions de français, et 1.5 milliards d’étrangers ?
      Charlie a publié entre une et deux caricatures concernant l’Islam, chaque année, au cours des dix dernières années. Ca me semble proportionné à la prévalence de ce sujet, et cohérent avec une critique des religions en général, en lien évident avec la critique des positions d’extrême droite, assez bien illustrée par les liens entre intégristes catholiques, protestants évangéliques, juifs orthodoxes, et salafistes, au sein de la fameuse « Manif pour tous », qui vise, qu’on le veuille ou non, à imposer aux athées et aux agnostiques les tabous religieux les plus obsolètes.
      Si les thuriféraires de Boutin ont le droit de manifester, il serait curieux que ses opposants soient interdits de parole.
      Or, L’Islam, surtout dans sa déclinaison salafiste, s’illustre récurremment par son rejet des libertés républicaines les plus élémentaires. Il ne s’agit pas de faire « une fixation sur une communauté », mais de dénoncer une idéologie ultra réactionnaire, ce qui relève de l’auto défense.
      Ce terme n’est pas abusif, au vu du traitement infligé à CH par des extrémistes religieux dont on commence à mesurer la capacité de nuisance.
      (Et même l’argument du retour de manivelle, suite aux agressions occidentales, ne tient guère, puisque la Belgique n’a jamais bombardé qui que ce soit...).
      Ceci dit, il est exact que la position de Charlie vis à vis de l’Islam est partiale, comme je l’ai dénoncé il y a peu. Mais ce journal est également « partial » vis à vis des thèses du FN, qui ne sont guère éloignées de celles des salafistes.
      Mais au nom de quoi se dispenserait on de proclamer une opinion dans un pays censément démocratique ?
      Libre aux salafistes de contester les thèses laïques de manière pacifique, ou via des caricatures un peu moins niaises que celles de la Shoah.


  • La déshumanisation ordinaire des victimes non-occidentales

    par #Rafik_Chekkat

    http://www.etatdexception.net/la-deshumanisation-ordinaire-des-victimes-non-occidentales

    « Je dirai sans ambages que la majeure partie de la population blanche de ce pays m’impressionne, et m’impressionne depuis très longtemps, par le fait qu’elle est au-delà de tout espoir concevable de réhabilitation morale. Ils ont été blancs, si je puis dire, trop longtemps. Ils ont été mariés au mensonge de la suprématie blanche pendant trop longtemps. L’effet dans leurs personnalités, leurs vies, leur compréhension même de la réalité, a été aussi dévastateur que la lave qui a immobilisé de manière si mémorable les citoyens de Pompéi. Ils sont incapables de concevoir que leur version de la réalité, qu’ils veulent que j’accepte, est une insulte à mon histoire, une parodie de la leur et une violation intolérable de moi-même ».
    #James_Baldwin

    « Il me semble que le pouvoir illimité d’un groupe sur un autre, ce pouvoir de vie et de mort, fausse inévitablement l’idée que le groupe dominant se fait du groupe dominé et de tous ceux qui lui sont apparentés. Cette idée née du rapport puissant/faible, devenu synonyme de supérieur/inférieur, est une prémisse essentielle à toute entreprise de conquête de colonisation, bref, de domination des hommes par d’autres hommes convaincus de leur appartenance une espèce supérieure. » #Rosa-Amelia_Plumelle_Uribe, La férocité blanche.

    Nous sommes tou-te-s confronté-e-s à l’horreur, à l’angoisse, à la mort. Et en ce jour, nos pensées vont aux victimes, à leurs familles, ainsi qu’aux victimes quotidiennes des bombes et frappes en Turquie, au Yémen, Palestine, Syrie, Irak, Cote d’Ivoire, Tunisie, Centrafrique, Libye…

    Parce que l’indignation sélective est un luxe que les racisé-e-s ne peuvent pas se payer.

    #terrorisme
    #lunettes_blanches
    #soliloque_blanc
    #luttes_décoloniales
    #privilège_blanc
    #etat_d'exception

    http://seenthis.net/messages/472494 via Martin Scriblerus


  • Le revenu universel ou l’#assistanat à vie, Jean-Philippe Delsol, avocat, président de l’Iref (Institut de recherches économiques et fiscales) et auteur de « L’Injustice fiscale. Ou l’abus de bien commun »
    http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/021783145873-le-revenu-universel-ou-lassistanat-a-vie-1208843.php

    L’idée est d’attribuer à chaque citoyen une somme mensuelle assurant sa subsistance, le cas échéant différenciée selon l’âge du bénéficiaire. Cette allocation dite « universelle », d’un montant variable de 470 à 800 euros par mois selon les scénarios, pourrait ainsi remplacer tout ou partie des aides sociales, dont le maquis nuit à une juste attribution. Tous auraient un filet de sécurité garanti par la collectivité. En contrepartie, certains proposent l’institution d’un impôt proportionnel dont l’#allocation_universelle serait déduite. Tous les citoyens seraient ainsi traités égalitairement dans le cadre d’un système si simple qu’il en devient séduisant. Mais cette séduction est celle de l’enfer pavé de bonnes intentions.
    Ce revenu universel aurait tôt fait de laisser croire à chacun qu’il peut donc vivre en tendant la main, sans travailler. Certes, il ne pourrait le faire que modestement, mais ce serait possible de subsister d’oisiveté, le cas échéant en s’associant avec d’autres compagnons de prébende. Rien ne dit d’ailleurs que bientôt la pression ne se ferait pas pour augmenter cette aubaine prélevée sur les autres, ceux qui travailleraient encore. L’exemple de l’impôt progressif sur le revenu, dont le taux de 2 % à sa création en 1914 a été porté jusqu’à 90 % en 1925, est éloquent à cet égard. Et même si très peu devaient profiter indûment de ce revenu universel pour vivre aux dépens des autres sans en avoir nécessité, ce serait toujours trop et #immoral dans le principe. Par définition, ces profiteurs seraient les prédateurs du revenu des autres. Et cette allocation universelle détruirait la #propriété et le #travail sans lesquels le progrès et la #civilisation s’affadissent à défaut de permettre à la liberté de s’épanouir.
    Bien plus, ce concept est le prototype des droits créances consistant à faire croire à chacun qu’il peut exiger des autres le paiement d’une dette qu’ils n’ont jamais contractée. Cette illusion dénature les rapports sociaux en contribuant à leur déséquilibre et en favorisant des #revendications_infondées.

    http://seenthis.net/messages/472684 via colporteur

    • Cette critique du revenu universel ressemble énormément à celle que fait Damien Teillier de la démocratie. Une critique néo-libérale, à peu de chose près anarcho-libérale...

      Donc en même temps qu’elle détruit les richesses par la prédation fiscale et la redistribution, la démocratie développe presque toutes les formes de conduites indésirables à des niveaux dangereux : dépendance, négligence, imprévoyance, incivilité, cynisme et délinquance.

      Ces comportements sont favorisés par le court-termisme. La constitution d’une épargne ou d’un patrimoine suppose de s’imposer une discipline, de faire des sacrifices, d’accepter la gêne immédiate en vue d’un avenir meilleur. Or la démocratie incite au contraire à ne pas penser au lendemain puisqu’il est toujours possible de recourir aux allocations, aux logements sociaux et de vivre avec l’argent des autres. Seul compte alors le moment présent et le plaisir immédiat. D’où l’hédonisme et le consumérisme infantiles, sans aucune responsabilité de soi ni des autres.

      http://www.contrepoints.org/2013/12/04/148689-lillusion-democratique-causes-consequences-et-remedes

      Décidément ces vilains impôts...

      Et à côté de ça on a Bernard Friot :)

      http://www.revue-ballast.fr/bernard-friot



  • Deux passagères musulmanes débarquées d’un avion pour avoir regardé un membre d’équipage avec trop d’insistance
    http://www.mirror.co.uk/news/world-news/two-muslim-women-escorted-passenger-7521550

    The Threat of the Muslim Female Gaze - Muslimah Media Watch
    http://www.muslimahmediawatch.org/2016/03/17/the-threat-of-the-muslim-female-gaze

    The gaze, in Laura Mulvey’s original conception of the term, cannot be separated from power dynamics. In her use of the term the male gaze, she reminds us of the ways the visual arts have functioned in the service of male desire. The male subject is always the one with the power to gaze upon the female object.

    The person wielding the gaze is the one within the power.

    In this case, the women accused of staring were deemed a threat. Their gaze was a threat.

    But it was the flight attendant who had the actual power in this situation. It is the crew of the plane that can determine which bodies are deemed hazardous for the overall safety of the journey. Even after passing intensive, already Islamophobic and racist airport security screening, this flight attendant felt that these women were still a threat. For staring, or what the attendant perceived as staring.
    The last time I went to the airport to cross the Canadian/United States border, the guard asked me to “drop it please,” pointing to my scarf. I asked him what he meant by dropping it. He clearly felt uncomfortable and clarified he wanted me to lower my hijab so he could see my hairline. I did not want to, but I felt as if I had no choice in the matter. Many times, we do not. Our personal freedoms, as people of colour who are racialized as Muslim or perceived to be Muslim, are negligible in the name of security, or under the guise of collective safety. What his glance at my hairline told him about my being non-threatening, I will never know.

    As I am told time and time again, it is just protocol. Until it’s not.

    #islamophobie #voile

    http://seenthis.net/messages/470906 via Mona


  • France. Le procès de membres de la LDJ, dans l’indifférence générale - « Ma vie s’est arrêtée le 12 avril 2009 », Hatim Essabbak, agressé par des membres de la LDJ.
    vendredi 11 mars 2016
    http://www.lecourrierdelatlas.com/1101311032016Le-proces-de-membres-de-la-LDJ-dans-l-indifference-

    Sept ans. Hatim Essabbak a attendu sept longues années pour que le procès de ses agresseurs ait enfin lieu. « Normalement, ce genre d’affaires est jugé en moyenne trois ans après les faits », précise Maitre Dominique Cochain, son avocate. Il faut dire que cette affaire est hautement « sensible ». Cinq juges se sont même succédé pour venir à bout de l’instruction !

    #LDJ

    http://seenthis.net/messages/469955 via Loutre


  • “Quoi de plus normal qu’infliger la vie ?” - Arbitraire Éditions
    http://www.arbitraire.fr/livres_quoideplusnormal.php

    http://www.arbitraire.fr/images/livres/Quoideplusnormal/01.JPG

    Avec “Quoi de plus normal qu’infliger la vie ?”, Oriane Lassus interroge avec une intelligence acide et sensible la question de la nulliparité.
    Et si la réponse n’était pas si évidente que ça ? Et si on pouvait ne pas trouver ça “normal”, justement, de procréer ?

    À travers le regard et l’environnement d’une protagoniste anonyme, c’est le jeu d’influences imposé par une société normative qui est questionné, et la difficulté pour les femmes de faire un choix intime : “Tu changeras d’avis, tu verras.” ou le fatal “Tu le regretteras quand tu mourras seul·e et abandonné·e de tous”. D’où vient cette évidence supposée ? Comment penser en dehors de cette évidence ? “Quoi de plus normal qu’infliger la vie ?” s’intéresse aux normes familiales, sociétales, affectives qui régentent aujourd’hui la vie de tout adulte un tant soit peu poreux aux jugements de son prochain.

    Avec un humour sans rire, construit sur la forme du gag mais aboutissant à quelque chose de plus amer, Oriane Lassus est à la frontière entre le politique et le personnel (comme le slogan féministe le dit si bien : “le privé est politique”). Le livre, construit autour d’une trame réaliste - des scènes intimes ou publiques vécues par une jeune femme revendiquant sa volonté de ne pas avoir d’enfants - est ponctué de digressions burlesques confinant à la monstruosité.

    On peut sentir poindre la frénésie joyeuse de Brétécher, le grotesque dépeint dans l’oeuvre de Reiser, lus durant son enfance, ou encore l’engagement total de Gébé, pour ce qui est de l’héritage des années 70. Fouillant les entrailles de son temps avec un trait nerveux et dynamique, en perpétuelle recherche, l’auteure déforme les corps et distord les cases. On pense également au travail de Placid, de Baladi ou encore de Caroline Sury. Ceci dit, il est bien difficile de réduire le travail d’Oriane Lassus à ces rapprochements tant son propos, ses dialogues, son trait apparaissent singuliers, réussissant à représenter colère et violence dans une
    articulation subtile à une sensibilité et un intérêt tournés vers l’Autre.

    Merci @baroug

    #nulliparité #childfree

    http://seenthis.net/messages/469577 via Mona



  • Hier les décodeurs du Monde se plantent complètement et publient ce graphique :

    IMG/distant/bin/CdQaIalXEAAH1140.bin

    Ce matin on leur fait remarquer la bourde, ils répondent que c’est corrigé depuis hier. En utilisant 2 navigateurs différents et rechargeant les pages, mon cache ne lâche rien. Au bout de 20 minutes de discussion, la page est à jour, ces deux graphes très différents sont publiés :

    https://framapic.org/MIiWU4C8xE6l/uTqjmzZR8NqS.png

    https://framapic.org/OrPatEKBtdoW/piYC5j9uVhlt.png

    On voit clairement que le CDI est stable depuis 1982 à 76,5%. Seul l’emploi non salarié diminue passant de 18% à 11% remplacé par des CDD.

    Le tableau sur le statut des jeunes actifs 15-25 ans doit être pris avec des pincettes car sur cette tranche d’âge les actifs ne représente que 37% de la population. Les autres (mais aussi une partie de ces actifs) sont étudiants : 15-19 ans presque tous au collège-lycée, les 20-25 doivent être à 50-50 en activité et/ou étudiant.

    Contre 70% pour la population 15-64 ans et 90% pour la population 30-54 ans http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/2013-073.pdf

    L’article s’intitule toujours « Le CDD, l’exception devenue la règle ».

    http://seenthis.net/messages/468927 via Gastlag



  • "Je ne suis pas ’beur’ [...] vous n’osez plus dire « arabe » tant vous avez connoté ce mot" @abdelkarter

    https://abdelkarter.wordpress.com/2016/03/06/identite-je-ne-suis-pas-beur

    Je ne suis pas « beur ». Personne n’a à me dire « beur », surtout quand je ne me dis pas « beur », et a fortiori, personne n’a le droit de me dire à ma place. Assia Djebar, dans Poèmes pour l’Algérie heureuse, utilise la métaphore d’une personne qui se regarde dans le miroir. Je la trouve juste. L’identité comme une personne qui se regarde dans le miroir, elle est la seule concernée, le regard qu’elle porte sur elle-même, son reflet, son regard sur l’image qu’elle renvoie au monde, l’autre n’a rien à faire là dedans, ou du moins être spectateur muet, tout au plus.

    L’identité est un enjeu postcolonial et décolonial, et « beur » résonne en moi comme une caste encore, une caste néocoloniale.

    http://seenthis.net/messages/467621 via Warda Mohamed


  • Manuel Valls monte au créneau pour soutenir l’écrivain Kamel Daoud
    http://www.lemonde.fr/religions/article/2016/03/02/manuel-valls-monte-au-creneau-pour-soutenir-l-ecrivain-kamel-daoud_4875380_1

    Le collectif d’universitaires lui avait notamment reproché de véhiculer des « clichés orientalistes éculés » en réduisant les musulmans à une entité homogène et « d’alimenter les fantasmes islamophobes d’une partie croissante du public européen, sous le prétexte de refuser tout angélisme ».

    Manuel Valls dénonce mercredi le « réquisitoire » dressé par ces intellectuels, qui « au lieu d’éclairer, de nuancer, de critiquer » condamnent « de manière péremptoire ». A l’inverse, le premier ministre salue la réflexion « personnelle, exigeante et précieuse » de l’écrivain algérien, auteur du livre primé Meursault contre-enquête.

    « Entre l’angélisme béat et le repli compulsif, entre la dangereuse naïveté des uns – dont une partie à gauche – et la vraie intolérance des autres – de l’extrême droite aux antimusulmans de toutes sortes –, il nous montre ce chemin qu’il faut emprunter », juge M. Valls.

    Curieusement, la « montée au créneau » de Valls en faveur de Kamel Daoud n’a pas été signalée sur SeenThis.

    Je suggère au Premier ministre de s’en prendre également aux quatre universitaires (des femmes en plus, c’est à n’y rien comprendre !) qui persistent et resignent dans cette abominable « #culture_de-l'excuse » qu’est le #sociologisme !

    http://www.jadaliyya.com/pages/index/23967/the-taharrush-connection_xenophobia-islamophobia-a

    We are scholars who have been analyzing and participating in activism on public sexual violence in Egypt and xenophobia in Europe over the past ten years. This article is born out of a deep concern regarding these media and official portrayals of sexual harassment and assault, using Cologne as a specific case. Beginning 10 January 2016 media portrayals of the Cologne sexual harassment and assaults deployed the notion of taharrush (“harassment” in Arabic) to establish a connection between these attacks and the collective sexual assaults against women protesters in Egypt since 2011. The term taharrush has been widely used by Western media and German authorities to portray collective sexual violence as a practice that originates from the Middle East and North Africa and is thus foreign to German and European culture. By connecting Cologne with Egypt in a highly misrepresented way, the media has been able to justify a racist platform against the continued acceptance of migrants and refugees coming to Europe.

    (...) This culture of sexual violence is purportedly underpinned by a “great paradox” in this region, where sex “determines everything that is unspoken” yet “desire has no outlet,” as Kamel Daoud notes in his 12 February New York Times op-ed, “Sexual Misery in the Arab World.” Accordingly, the resulting misery “descend[s] into absurdity and hysteria,” which positions Middle Eastern and North African populations as exhibiting an unruly hypersexuality that ostensibly helps to explain the events of Cologne on New Year’s Eve.[2]

    The connection made between the sexual assaults in Cairo and Cologne as a practice imported from the Middle East and North Africa into Europe by an undifferentiated refugee mass found further traction in the Charlie Hebdo cartoon claiming that Aylan Kurdi, the three-year-old Syrian refugee whose family was seeking asylum in Europe and whose body washed ashore in Turkey after their boat capsized in the Mediterranean, would be a “groper” had he lived. Through the body of the male Syrian refugee, and by rendering indistinguishable the Egyptian and the Syrian contexts, the media not only presented an essentialized image of Arab/Muslim men but also promoted the more troublesome idea of an inherent biological compulsion among such men to become sexual deviants.

    (...) The framing of sexual harassment in Europe as imported by immigrant populations and as linked to some generalized notion of Arab culture is powerful. It makes possible the kind of racist rhetoric that reproduces and reinforces a European sense of self as defender and protector of human rights (notably women’s rights and the rights of minorities). Meanwhile, it also projects an image of Europe as distinct from, and superior to, the culture of the migrants and refugees now flooding its borders seeking asylum from conflicts and structural inequalities resulting from decades of western interventions in the Middle East and North Africa. Here, Europe is positioned as a civilized site of tolerance and freedom, an idea underpinned by elements of the ideology that supports the “war on terror:” the notion that Muslim women need to be saved from a misogynistic culture imposed by “dangerous” Muslim men.[5]

    The idea of European superiority and of oppressive Arab men has helped to legitimize imperialist military interventions like the war in Afghanistan, exemplified in statements likeLaura Bush’s orCherie Blair’s, who justified this war as a fight for the rights and dignity of women. In similar fashion, with the increase in migration from predominantly Muslim countries, European women are also positioned as under threat from ‘dangerous’ Arab men, made all the more explicit in the recent publication on 16 February of the Polish right-wing magazine wSieci with the cover title “Islamic Rape of Europe” and illustrated with an image of a woman wrapped in the European flag, her blond hair pulled and her white body grabbed by brown hands. In particular, since the summer of 2015, stories of sexual violence and forced prostitution in refugee shelters and of sexual assaults in German towns, all of them supposedly perpetrated by refugee men, have circulated in online media, echoed by far-right blogs and news pages. This representation ignores that many refugees are escaping from wars in Afghanistan and Iraq, in which successive European and American governments have been the primary aggressors, and which Tony Blair has admitted played a role in the rise of ISIS. Culturalist explanations of these sexual assaults therefore help to further legitimize, but also to conceal, violent and exclusionary foreign/domestic policies in relation to people from the Middle East and North Africa.

    (...) Conclusions

    The Cologne sexual harassment and assaults can never be excused, regardless of the origins of their perpetrators. However, it is imperative to deconstruct the racist rhetoric that has singularly ascribed such forms of sexual violence to Middle Eastern and North African men, highlighting the politics this rhetoric obscures. Sexual violence has been both decontextualized and instrumentalized in Egypt and Germany in parallel ways, through slightly different means but with similar ends. In both contexts, the underlying intent of the politicization of sexual violence has been to deter and discredit either protesters in the case of Egypt, or migrants and refugees in the case of Germany and Europe. This politicization of sexual violence allows particular political actors, parties and movements to exclude those they denote as “other.” Instead of creating an environment free of impunity for sexual violence, such politicization continues to silence the voices and struggles of women whose experiences and activism are rendered invisible in the political arena. Therefore, it becomes far more important to pay attention to the forms of sexual violence that women across Europe regularly suffer and the daily struggles of groups seeking to combat such violence. Only then might it be possible to better understand and more appropriately respond to the sexual harassment and assaults that occurred in Cologne and other locales in Europe.

    In addition, there is a critical need to discuss how the Cologne incidents have elided the very complex and long-standing situation of discriminations faced by migrant and refugee populations in Europe. More nuanced and detailed analyses are required to better understand Europe’s insecurities with respect to its minority populations and the deployment of technologies for constructing knowledge and policing that continually position migrants and refugees as a potentially criminal entity prone to such collective sexual assaults. Within this context, the politicization of sexual violence is not concerned with women, per se, but is singularly geared toward obscuring the voices of migrants and refugees that have long been making their way into Europe. It invalidates their experiences of poverty and war, obfuscates their need for assistance as a result of the role that Europe–as well as the US–have played in generating the politico-economic conditions and conflicts that precipitate im/migration, and dehumanizes them as people deserving opportunities to live safe and fulfilling lives.

    #migrants #réfugiés #cologne #culture_du_viol

    http://seenthis.net/messages/466511 via gonzo



  • Hier soir (18.02.2015), une fois n’est pas coutume, j’ai regardé Temps présent et notamment cette émission :

    http://www.rts.ch/emissions/temps-present/economie/7389121-apprentis-se-lever-tot-pour-gagner-peu.html

    Ce matin, j’ai transcrit les propos de M. Taddei, Responsable Suisse romande de l’Union patronale suisse. Voilà ce qu’il a dit (minute 21’02)… Je vous promets que je n’ai rien inventé !

    Intro du journaliste :
    « En #Suisse aujourd’hui on estime que 200’000 petites mains, un CFC en poche, ne gagnent pas plus que 4000 CHF par mois, même lorsqu’il y a des conventions collectives de travail. Beaucoup sont des femmes »

    Journaliste : « Ce n’est pas choquant que ces femmes n’aient pas un salaire plus important pour le travail qu’elles font ? »

    #Marco_Taddei, Responsable Suisse romande de l’#Union_patronale_Suisse : « Je ne pense pas que c’est choquant. C’est le reflet d’une situation aujourd’hui en Suisse dans les branches que vous mentionnez : voilà ce que l’employeur peut payer pour pouvoir surtout maintenir cette personne en emploi. C’est une chose qu’il faut souligner : ces personnes ont un emploi. Et puis la situation individuelle doit être examinée dans le détail, notamment si cette personne vit seule ou est en ménage et peut bénéficier d’un salaire d’un mari ou d’un conjoint qui lui permet d’avoir une vie tout à fait convenable. »

    Journaliste : « On gagne 4000 CHF et du coup tout va bien parce qu’on a un mari qui gagne 6000 ? »

    Marco Taddei : « Si votre mari gagne 6000, vous êtes tranquille. C’est cela que je veux dire »

    Conclusion du journaliste…
    « Une réponse pour le moins surprenante, comme si le temps s’était arrêté au siècle dernier »

    #travail #femmes #genre #sexisme #Suisse #salaire #choquant #scandaleux #égalité #inégalité
    cc @mad_meg

    http://seenthis.net/messages/462395 via CDB_77


  • M6 en première ligne face aux Français qui galèrent
    http://television.telerama.fr/television/m6-en-premiere-ligne-face-aux-francais-qui-galerent,138481.php

    « Les huissiers sur tous les fronts », annonce Zone interdite dimanche dernier. « Il y a peu de professions qui suscitent autant de critiques et de détestation », déplore la présentatrice Wendy Bouchard. Le magazine d’investigation de M6 entreprend donc de réhabiliter ce rude métier en plaignant le « quotidien mouvementé » des huissiers. « Leur tâche est ingrate, ce sont eux qui viennent réclamer les dettes et les factures impayées. » Un véritable sacerdoce exercé pour le bien de la collectivité puisque, « chaque année, ils recouvrent près de 8 milliards d’euros ». Source : Ma vie au poste

    http://seenthis.net/messages/461971 via Rezo


  • Agressions sexuelles de Cologne : un renversement révélateur

    Après avoir interrogé près de 300 personnes et visionné 590 heures de vidéos, le procureur de Cologne, Ulrich Bremer, révèle dans une interview à Die Welt que plus de 60% des agressions n’étaient pas à caractère sexuel mais bien des vols. Surtout, sur 58 agresseurs, 55 n’étaient pas des réfugiés. Ils sont pour la plupart Algériens et Marocains installés en Allemagne de longue date, ainsi que trois Allemands. On ne dénombre que deux réfugiés Syriens et un Irakien. (...)
    Il ne s’agit pas de minimiser les faits d’agressions sexuelles qui ont été commis. Au contraire. L’examen des faits montre aujourd’hui qu’il s’agit d’un problème systémique se posant dès que la foule envahit les rues et que l’alcool coule à flot. (...) L’an dernier, deux viols ont été commis lors des fêtes de Bayonne ainsi qu’un nombre inconnu d’agressions sexuelles. (...) Lors de l’édition 2015 des fêtes de Pampelune, 1656 plaintes ont été déposées (contre 2 047 en 2014), dont quatre pour agression sexuelle. Lors des fêtes de la bière à Munich, deux plaintes sont enregistrées en moyenne chaque année. Mais en 2002, c’est 13 viols qui ont été comptabilisés. (...)
    Les événements de Cologne démontrent que, loin d’un fait divers lié à la présence de réfugiés particulièrement misogynes, les agressions sexuelles et les viols font partie d’une culture largement partagée et où l’alcool sert parfois de catalyseur. C’est donc à la domination masculine dans son ensemble qu’il faut s’en prendre. Pas seulement à la culture des autres.

    https://blogs.mediapart.fr/patricjean/blog/140216/agressions-sexuelles-de-cologne-un-renversement-revelateur

    http://seenthis.net/messages/461297 via bug_in


  • Nuit de Cologne : « Kamel Daoud recycle les clichés orientalistes les plus éculés »
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/02/11/les-fantasmes-de-kamel-daoud_4863096_3232.html

    De quoi Daoud est-il le nom ?

    Après d’autres écrivains algériens comme Rachid Boudjedra ou Boualem Sansal, Kamel Daoud intervient en tant qu’intellectuel laïque minoritaire dans son pays, en lutte quotidienne contre un puritanisme parfois violent. Dans le contexte européen, il épouse toutefois une islamophobie devenue majoritaire. Derrière son cas, nous nous alarmons de la tendance généralisée dans les sociétés européennes à racialiser ces violences sexuelles.

    Nous nous alarmons de la banalisation des discours racistes affublés des oripeaux d’une pensée humaniste qui ne s’est jamais si mal portée. Nous nous alarmons de voir un fait divers gravissime servir d’excuse à des propos et des projets gravissimes. Face à l’ampleur de violences inédites, il faut sans aucun doute se pencher sur les faits, comme le suggère Kamel Daoud. Encore faudrait-il pouvoir le faire sans réactualiser les mêmes sempiternels clichés islamophobes. Le fond de l’air semble l’interdire.

    Sa traduction vers l’anglais sur le site jadaliyya me l’a fait repérer. je ne crois pas que cette remarquable réponse, par le contenu et par la mobilisation qu’elle implique, ait été signalée sur SeenThis.

    #néo-orientalisme

    http://seenthis.net/messages/461041 via gonzo

    • Pour répondre au journal Le Monde et le rassurer :

      Comprendre et expliquer, n’est pas excuser ! Cela vaut pour Kamel Daoud également et d’autres intellectuels algériens à propos de l’Islam, des migrants et autres sujets.

      Non Kamel Daoud ne sert pas l’Islamophobie.

      Venant d’un pays, l’Algérie, qui a vécu le déluge islamiste et qui s’en est sorti à peu près indemne, il est légitime pour ces intellectuels comme Kamel Daoud et d’autres comme Rachid Boujadra et Boualem Sansal, de nous éclairer un peu plus sur cette actualité folle et d’apporter un peu plus de pierres à l’édifice d’un monde meilleur en dehors de toute hégémonie capitaliste et islamiste.

      Surtout ne pas oublier que les « migrants » (une étiquette qui n’est pas du tout adaptée à leur réalité) sont surtout et avant tout des victimes de ces guerres « imbéciles » et capitalistes qui n’en finissent pas et qui nous promettent encore d’autres évènement qui vont bouleverser le piètre équilibre de l’humanité (du moins ce qui en reste).

      Chercher à comprendre tous les maux (islamophobie, terrorisme, raciste, fascisme, antisémitisme, viols, etc.), pourquoi certains sont pour la guerre, la terreur, la colonisation et l’apartheid et d’autres pas,
      Ce n’est pas excuser mais penser un certain avenir, oeuvrer pour retrouver le chemin de la paix et de la raison.

      S’il y a un combat à mener, c’est contre les faiseurs de guerres et les détracteurs de l’humanité toute entière.

      N Robin

    • Suite

      Une interview de de Kamel Daoud par France Inter, le mercredi 6 janvier 2016 :

      Kamel Daoud : "En France vous réagissez parfois avec les mêmes faiblesses que nous, les Algériens"

      http://www.franceinter.fr/emission-invite-de-7h50-kamel-daoud-en-france-vous-reagissez-parfois-ave

      (Patrick Cohen) Est-ce que vous avez un message pour Charlie Hebdo, un an après ?

      (KD) Continuez à dessiner malgré ce qu’on veut vous faire dire, à ce qu’on veut trouver à vos dessins. Les dessinateurs ne tuent personne.

      (Riss) On nous dit que depuis un an il se passe ce qui s’et tout doucement passé dans les années 90 en Algérie, qu’est-ce que vous pensez ?

      (KD) Oui je pense que c’est comparable mais à plus grande échelle, dans le reste du monde : entre barbarie et culture, entre mort et vie. [..] En Algérie, nous voyons souvent les drames du monde comme un remake, que nous avons vécu sans Youtube, sans internet. En France aussi vous réagissez parfois avec les mêmes faiblesses que nous, les Algériens, à cette époque : incompréhension entre familles politiques. Je pense que vous êtes en train de partager une partie de nos faiblesses, de nos myopies.

      (Coco) L’autocensure s’installe en France aujourd’hui ?

      (KD) Il y a de l’autocensure pour des raisons de communautés […]. L’autocensure est due au fait qu’on veut parfois être humaniste. Des mécanismes d’interdit s’installent de plus en plus chez vous.

      (PC) est-ce que ce n’est pas de la peur plutôt ?

      (Riss)Ce n’est pas injustifié : tout peut recommencer. On a le cul entre deux chaises : tout va aller mieux ou on sombre dans la parano.

      (PC) Vous avez reçu beaucoup de propositions de dessinateurs après janvier 2015 ?

      (Coco) on a ouvert une adresse Gmail sur laquelle les gens envoyaient des dessins. Il y avait beaucoup de dessins amateur. Etre dessinateur de presse ça ne s’improvise pas. […] Mais on a trouvé un dessinateur : Pierrick Juin qui fait partie de l’équipe.

      (Riss) certains sont craintifs et disent : qu’est-ce qui va se passer si on l’apprend ?

      (Léa Salamé) vous le ressentez ce manque de faiblesse dont parle Kamel Daoud ?

      (Riss) C’est délicat d’aborder la question du religieux dans une société laïque. Le Président a accueilli les autorités religieuses hier. Je ne sais pas s’il faut accorder tant de place au religieux dans une société moderne.

      (LS) : On peut poser la question à Kamel Daoud ?

      (KD) Je crois que oui. Les instances religieuses sont devenues des instances consultatives automatiques. Je pense qu’on est dans une sorte de glissement mondial. On est dans des positions où la liberté se justifie sans cesse. J’ai suivi les polémiques sur la Une de Charlie : les gens se représentent Dieu, pourquoi les autres ne pourraient-ils pas le représenter ?

      (Thomas Legrand) Est-ce que l’état d’urgence ou les nouvelles dispositions en faveur de la police font partie de l’affaiblissement, de cette réaction post-attentat ?

      C’est une pente inévitable. Il faut une réponse sécuritaire, même si elle suppose une privation de liberté, des excès. […] mais la réponse sécuritaire n’est pas la seule. Il faut empêcher que les gens basculent vers ce fascisme-là. Oui, la réponse policière est justifiée car il s’agit de quelque chose d’irréparable : la vie.

      (LS) Riss la réponse sécuritaire est inévitable. Dans un de vos dessins on voit des policiers qui encerclent des gens, apeurés avec ce commentaire : « 2016, année du survivre ».Est-ce qu’on touche à notre démocratie, est-ce que ça vous fait peur ?

      C’est le piège dans lequel tous les terroristes ont voulu plonger les démocraties. J’ai une protection policière, donc c’est inconfortable. On est obligé de vivre avec. J’ai de la chance ils sont plutôt sympas.

    • Par Kamel Daoud (Ecrivain)

      Kamel Daoud : « Cologne, lieu de fantasmes »
      LE MONDE | 31.01.2016 à 07h34 • Mis à jour le 11.02.2016 à 08h51

      Que s’est-il passé à Cologne la nuit de la Saint-Sylvestre ? On peine à le savoir avec exactitude en lisant les comptes rendus, mais on sait – au moins – ce qui s’est passé dans les têtes. Celle des agresseurs, peut-être ; celle des Occidentaux, sûrement.

      Fascinant résumé des jeux de fantasmes. Le « fait » en lui-même correspond on ne peut mieux au jeu d’images que l’Occidental se fait de l’« autre », le réfugié-immigré : angélisme, terreur, réactivation des peurs d’invasions barbares anciennes et base du binôme barbare-civilisé. Des immigrés accueillis s’attaquent à « nos » femmes, les agressent et les violent...

      http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/31/cologne-lieu-de-fantasmes_4856694_3232.html


  • Royaume-Uni. « Ne volez pas nos bibliothèques ! » - L’Humanité
    http://www.humanite.fr/royaume-uni-ne-volez-pas-nos-bibliotheques-598806

    http://img.humanite.fr/sites/default/files/styles/abonnez_vous/public/images/40407.HR.jpg?itok=kOHpZglH

    En cinq ans, sous les effets des coupes dans les dépenses sociales et culturelles, au moins 441 bibliothèques municipales – dont plus d’une centaine l’année dernière – ont été fermées en Grande-Bretagne ; 149 sont directement menacées de fermeture à brève échéance. Le nombre d’employés a chuté de 32 %, alors que celui des bénévoles explosait (+ 93 %). Près de 14 millions de livres ont été retirés de la circulation. Dans un classement sur les connaissances littéraires dans les pays les plus industrialisés, établi par l’OCDE, le pays de Jane Austen, Dickens, Stevenson, Shakespeare et tant d’autres figure aujourd’hui parmi les bons derniers.

    #austérité #culture

    http://seenthis.net/messages/461149 via Mona


  • D’après Le Monde, le reportage de ce soir sur France2 doit faire grand bruit. J’ai hâte de voir si la mèche va bien brûler jusqu’au bout.
    Épandage agricole, chimie mortelle.
    http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation

    « Cash Investigation » révèle comment les multinationales de l’agrochimie inondent nos régions avec leurs pesticides, au risque de mettre en danger la santé de nos enfants. A voir mardi 2 février à 20h55, sur France 2.

    http://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2016/02/02/cette-agriculture-qui-tue_4857651_1655027.html

    http://seenthis.net/messages/456999 via Sandburg


  • C’est qui l’patron ? | TANX
    http://tanx.free-h.fr/bloug/archives/8717

    Excellent texte de @tanxxx (non ? :D) sur la #logistique et l’#administration dans quelque milieu que ce soit (artistique, militant, ou autre).

    Et notamment le fait que les artissses y veulent créer, qu’on parle de ce qui est produit, mais pas s’occuper de tout le boulot immense qu’il y a derrière (paperasse, achats, pub, promo, distrib, etc). Et que tout ça est presque toujours délégué à des femmes, surtout chez les mecs qui se targuent d’être tout indépendant.

    Mais quand j’en parle à des mecs (les meufs ne me demandent pas ce genre de choses), j’ai la nette impression qu’ils veulent pas se farcir ce taf-là. Comme exactement partout ailleurs (dans la musique, dans le militantisme, partout, que ce soit dans l’indé, le DIY ou le mainstream, c’est la constante universelle) les tâches de gestion, de logistique, d’organisation, le relationnel, sont gérées par des meufs. Ça n’est ni gratifiant, ni cool à faire, mais il faut que ce soit fait ou toute la partie visible du travail se casse la gueule.
    On admire tout d’abord que j’arrive à m’en sortir, on se montre curieux de cet exploit, mais on déchante quand on réalise qu’il n’y a pas de foutu miracle.

    #femmes #délégation #exploitation (parfois #bénévole en plus !)

    cc @aude_v pour l’application de ça à l’associatif / militantisme notamment comme évoqué de ton côté

    http://seenthis.net/messages/458263 via RastaPopoulos

    • Instructif et je constate, hélas, qu’il n’y a rien de bien nouveau sous le soleil de la division genrée des tâches... Et oui, les nécessités matérielles - comme, globalement, tout ce qui passe inaperçu tout en étant indispensable - ne sont guère le fort de « certains », et ce, d’autant plus aisément qu’il y a de fortes chances, de fait, pour que « certaines » se les coltinent !


  • French government partners with Israeli settlement profiteer | The Electronic Intifada
    https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/french-government-partners-israeli-settlement-profiteer

    https://electronicintifada.net/sites/default/files/styles/original_800w/public/2016-02/so_french_food_shufersal.png?itok=gcs1PqWp×tamp=1454557838

    The French government is giving high-profile backing to an Israeli company that profits from settlements built on occupied Palestinian and Syrian land in violation of international law.

    This month, Israel’s biggest supermarket chain Shufersal is sponsoring So French So Food, which it bills as a “Festival of scents and flavors from France.”

    The event is co-organized by the Institut Français, the French government’s cultural arm, and Shufersal. It is also sponsored by the city of Toulouse.

    During the month, Shufersal is heavily promoting French products in its stores.

    Shufersal’s marketing materials and store displays for So French So Food state that the campaign is a partnership with the French embassy.

    The Electronic Intifada has confirmed that these displays are being used in Shufersal stores in West Bank settlements.

    The promotion will also bring more than two dozen French chefs and artisans to Israel. It aims to help French companies, whose executives will travel to Israel as part of the event, to export their goods.

    But by backing this initiative, the French government will also help boost the profits of a company that operates extensively in Israeli settlements in the occupied West Bank and Syria’s Golan Heights.

    #Israël #France #BDS

    http://seenthis.net/messages/457794 via Mona



  • Concours, classement, « grandes écoles » : les ingrédients de la faillite française - le Plus
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1476417-concours-classement-grandes-ecoles-les-ingredients-de-la-f

    http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/5131355414036.jpg

    Oui, mais comment font alors ces pays dotés d’un enseignement supérieur vers lequel se ruent les étudiants du monde entier et qui ne pratiquent pas le concours ? Écoutons Ramanantsoa :

    « Là où il n’existe pas de concours aussi difficiles, c’est le travail assidu, pendant plusieurs années (…) qui fait office de sélection. »

    Ramanantsoa entendait plaider pour l’excellence associé aux concours, il vient d’en dévoiler le secret : il force à beaucoup s’investir pour réussir le saut d’obstacles puis, une fois le concours passé, pas de « travail assidu » mais une longue sieste généralement de trois ans au Club Méditerranée.

    Éloge involontaire du dilettantisme par l’ancien patron de HEC qui associe avec l’excellence l’exact contraire de ce que doit être une formation intellectuelle entre 19 et 24 ans, à savoir une exploration intellectuelle sans limite, exigeante, avec élimination naturelle, au fil des cinq ans d’études, de ceux qui se trouvaient là parce que poussés par papa et maman.

    #éducation #élitisme #inégalités

    http://seenthis.net/messages/457344 via Mona


  • Trailblazing Astronaut and Physicist Sally Ride in Conversation with Gloria Steinem About Gender in Science and How Lazy Media Portrayals Perpetuate Stereotypes – Brain Pickings
    https://www.brainpickings.org/2016/02/02/sally-ride-blank-on-blank-gloria-steinem

    https://i1.wp.com/www.brainpickings.org/wp-content/uploads/2016/02/sallyride1.jpg?resize=320%2C320

    In 1978, while studying for her Ph.D. in physics, Sally Ride (May 26, 1951–July 23, 2012) answered a newspaper ad from NASA. On June 18, 1983, she soared into the cosmos aboard the Space Shuttle Challenger and became the first American woman in space, the country’s youngest astronaut in orbit, and the world’s first lesbian astronaut to launch into the cosmos. “We’ve come a long way,” she declared.

    But lurking in the shadow of every major leap toward equality is also a reminder of how far we have yet to go. Shortly after returning to Earth from orbit, Ride sat down with trailblazing feminist Gloria Steinem — a woman who has dedicated her life to the art of public listening — for a conversation about gender in science, how the options our culture makes available to us limit the dreams we’re capable of dreaming, how lazy journalism perpetuates stereotypes, and the future of space exploration.

    #science #femmes #sexisme

    http://seenthis.net/messages/457029 via Mona