Mona Chollet

Cheffe d’édition au « Monde diplomatique »

  • Dans quelques mois j’aurai quarante ans et j’aurai vécu la moitié de mon existence avec un diagnostic de dépression/troubles de l’humeur/troubles de la personnalité. Et il me faut atteindre cet âge avancé pour être (il me semble que c’est la première fois) traitée comme une personne dans le cabinet d’un psy. J’ai le droit d’avoir des sentiments, des opinions voire des idées comme si j’étais une personne, une vraie, et pas un tas de symptômes. C’est du moins l’impression que me donnent nos échanges. Jusque là, j’étais administrée par des médecins qui décidaient à ma place. La psychiatrie est le seul domaine dans lequel il est possible de mettre un.e patient.e dans l’obligation de recevoir des soins, le seul également dans lequel le consentement éclairé n’est pas nécessaire, quand bien même les murs des centres médico-psychologiques comme des hôpitaux psychiatriques seraient décorés d’affiches rappelant ce droit inaliénable des patient.es. Lesquel.les ne sont après tout peut-être pas des personnes.

    Parmi les choix qui ont été fait à ma place, le plus douloureux sont ceux que j’ai subis à la sortie de mes études, quand je me suis engagée à la recherche d’un boulot avec un cacheton quotidien d’une molécule censée m’aider à surmonter toute une flopée de troubles que je n’avais pas (mon généraliste et moi avons récemment parcouru ensemble la liste). Alors que d’autres que moi sont devenu.es diabétiques grâce à cette merde, j’ai eu la chance de ne prendre que trois tailles de pantalon en deux ans, perdues en trois semaines un mois de janvier et jamais reprises. J’avais passé les deux années précédentes à me prendre des remarques aussi élégantes au sujet de mon comportement alimentaire que « tu perds figures humaine en mangeant et tu ne la retrouves que quand ton assiette est vide ». J’ai pleuré de reconnaissance quand le dentiste de frère qui m’avait dit ça a vérifié que c’est un comportement dont cette merde de molécule était responsable. J’avais passé les quatorze mois précédents à chercher du boulot avec un master pro en poche. L’obésité est pour les femmes la première cause de discrimination à l’embauche. Mais ça n’aide pas non plus, de parler d’une voix misérable en pensant en premier à ce que vous ne savez pas faire quand un potentiel employeur vous demande plutôt ce que vous savez faire.

    Sur ces deux difficultés, les psys qui me suivaient avaient décidé de jeter un voile pudique (j’avais le traitement de luxe, M. Médocs une fois par mois et Mme Divan chaque semaine, les deux formant officiellement une équipe mono-disciplinaire qui devait de fait se rencontrer une fois tous les trois ans par le plus grand des hasards). Quand je me plaignais de ne rien valoir sur le marché du travail, M. Médocs me répondait : « Parlons plutôt de vous ». Et quand je faisais remarquer à Mme Divan que mon corps ne cessait jamais d’enfler, elle suggérait d’un air énigmatique : « C’est féminin, les rondeurs, vous avez quelque chose contre la féminité ? » Et comme ma taille de pantalon avait fini par commencer par un 5, j’avais trouvé ça déplacé. Mais quoi faire ? Les spécialistes ont la solution et le refus de leurs bons soins n’est pas ce qu’on peut faire de plus apprécié quand on a commencé comme tout le monde à parler de ses soucis dans un cabinet en ville et qu’on a fini comme une malade administrée.

    Je n’ai pas lu grand-chose sur la dépression mais une rumeur persistante prétend que non seulement elle ne permet pas d’apprécier ses talents mais qu’également elle ne permet pas de les exprimer. Moi qui pensais aller tranquillement jusqu’à la rédaction d’une thèse, je suis retrouvée arrêtée après cinquante pages de mémoire de ce qui est maintenant le M1. Réorientée vers les concours, certains cours en prépa agreg me paraissaient tellement abscons que j’en pleurais.

    À ces deux dimensions (l’incapacité à se regarder avec un minimum de complaisance et le cerveau qui tourne au ralenti), il faut ajouter une troisième difficulté : les abus. Cela fait une grosse boule qui grossit à mesure qu’on avance, les difficultés qui créent des difficultés qui font plus encore de difficultés. Imaginez donc une meuf obèse intimidée par l’idée même de faire un entretien d’embauche « stratégique », incapable de voir dans son CV quoi que ce soit qui justifie la tâche bien trop exigeante et complexe de l’emploi d’exécution pour lequel elle postule. Sans surprise, je suis restée sur le carreau jusqu’à ce que je me décide à envoyer chier et les psys et le marché du travail pour devenir, ta-tan… bénévole professionnelle.

    C’est la chose la plus bête que j’aie jamais faite, pour des raisons que j’ai expliquées ici [edit : https://seenthis.net/messages/554650]. Je pensais, pendant que les assos écolos elles aussi rejetaient mes candidatures, pendant que je périclitais au milieu de militant.es décroissant.es racontant pour la onzième fois l’histoire du yaourt qui fait 3000 km avant d’arriver dans leur frigo, que j’étais au fond du trou. Il restait encore de la marge, je n’avais pas encore rencontré d’hommes dans des revues plus ou moins intellos. C’était ça ou le pot de yaourt, j’étais coincée avec des hommes pas peu présomptueux et prenant acquis que je devais servir leurs personnes sous prétexte de la Cause. Tout ce que je pensais articuler (dans une langue pas si maladroite, je n’ai pas fait une prépa agreg de chinois mais de lettres françaises) n’était que du bruit de bouche de femelle. Mes maîtres me dressaient à me taire : en m’intimidant, en me rassurant, en m’ignorant, qu’importe pourvu que l’objet « respect de l’intégrité de la chômeuse qui bosse pour nous mille heures par an gratos » restât bien en bas dans l’ordre du jour, entre réécrire la charte et faire le ménage du local jusque dans les coins.

    Image de soi pas fameuse, impossibilité de mobiliser toutes ses ressources intellectuelles et sur ce, des années de mauvais traitements et d’échecs à faire respecter son intégrité. L’histoire d’une descente aux enfers au milieu de bonnes âmes toutes prêtes à faire des leçons de morale au monde entier. Pendant que le monde ne changeait pas (ou pas pour le mieux), il était acceptable de broyer les plus fragiles qui, à défaut d’être employables, pouvaient toujours servir à faire reluire les égos d’hommes avec de bons boulots. L’étudiante avec un passage à vide devient une quasi-quadragénaire qui a été employée quatorze mois dans sa vie, toujours plus désocialisée et incapable de se lancer dans une œuvre. Et légèrement aigrie. La boule a tellement grossi qu’on a envie de s’y cacher et de s’y perdre. Il ne manque plus au tableau qu’un chevalier blanc qui m’offre mon premier boulot mais m’enferme dans un isolement crasse où je culpabilise de ne pas pouvoir faire un travail qu’il n’exige pas de moi. C’est une autre histoire.

    cc @intempestive

    https://seenthis.net/messages/562226 via Aude


  • Revenu universel - Sortir des faux débats | Revue du Mauss permanente
    http://www.journaldumauss.net/?Revenu-universel

    Le nom varie – allocation universelle, revenu de base, revenu garanti, revenu universel, etc. – mais l’idée gagne fortement du terrain qu’un revenu minimum devrait être versé à tous inconditionnellement – i.e. indépendamment de toute prestation de travail et de tout niveau de revenu par ailleurs – et sur une base individuelle. C’est cette inconditionnalité et cette individualisation qui font la différence de principe avec les aides sociales actuellement existantes. Les défenseurs du revenu minimum inconditionnel font valoir en sa faveur : 1°) qu’il permettrait une grande simplification du régime de l’aide sociale, devenu d’une extraordinaire complexité, difficile à gérer et coûteux pour l’administration, peu lisible et peu prévisible pour les bénéficiaires ainsi plongés dans une situation d’insécurité. 2°) qu’elle éviterait de stigmatiser ces derniers, puisque tout la monde y a droit. Le revenu minimum ne serait plus une forme d’aumône ou de don, il sortirait définitivement du registre de la charité et du paternalisme pour accéder à celui du droit et du dû.

    #RDB

    https://seenthis.net/messages/559581 via Agnès Maillard


  • Surfer sur les vaguelettes de la beauferie anarcho identitaire ?
    https://nantes.indymedia.org/articles/36587

    Depuis les attentats, on voit déferler un « retour » de la haine raciale la plus décomplexé caché sous les apparats de la beauferie et de la bonne morale : liberté d’expression, défense de la culture moderne, rejet de la barbarie. Depuis des années un virage intellectuel s’opérait son paroxysme rdy cette nouvelle manière d’être un raciste respectable, un raciste qui rejette l’obscurantisme et le communautarisme des autres. PS, LR et FN défendent #en effet la laïcité et les valeurs universelles contre les ténèbres. Mélenchon se déclare ouvertement « islamophobe ». Bref la mode est au #Racisme et on n’hésite plus à se mettre au goût du jour même dans des milieux ou jusque là c’était plutôt mal vu… Rien d’étonnant à ce que cette vague pénètre l’extrême-gauche et les milieux anarchistes et autonomes. Bien (...)

    #Guerre #Archives #Répression #Resistances #contrôle #social #/ #-ismes #tout #genres #_anarch-fémin #précarité #antifascisme #quartiers #populaires #immigration #sans-papieres #frontieres #exclusion #chômage #babtou #discordia #mille #Guerre,Archives,Racisme,Répression,Resistances,contrôle,social,/,-ismes,en,tout,genres,_anarch-fémin…,précarité,antifascisme,quartiers,populaires,immigration,sans-papieres,frontieres,exclusion,chômage

    https://seenthis.net/messages/558756 via nantes.indymedia.org


  • Abolir le droit à la #fortune : je travaille sur ce sujet tabou et je me sens bien seul - le Plus
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1633681-abolir-le-droit-a-la-fortune-je-travaille-sur-ce-sujet-tab
    http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/9161483548756.jpg

    Dans nos sociétés, nous avons des droits. Ils sont généralement bornés, avec des règles strictes, afin de respecter le « vivre ensemble ». Chez soi, en voiture, dans la rue, au travail... nous devons nous conformer à de nombreuses #règles, qui limitent nos #droits pour respecter ceux des autres. Mais concernant la richesse, il n’existe aucune #limite.
     
    Une personne peut posséder 5, 20, ou 100 millions d’euros, voire plusieurs milliards... c’est incroyable quand on y pense ! Surtout quand un tiers des français possède moins de 10 000 euros chacun, et la moitié de l’humanité presque rien. Finalement, nos problèmes actuels ne viendraient-ils pas de ce droit sans limite à l’#enrichissement personnel et financier ? Car ce droit offre des cercles vertueux pour les nantis, tout en générant des cercles vicieux pour les moins bien lotis.

    https://seenthis.net/messages/558698 via Agnès Maillard


  • L’analyse du #FBI sur le piratage russe confond la #Suisse et le #Swaziland - rts.ch - Repérages web
    http://www.rts.ch/info/sciences-tech/reperages-web/8294913-l-analyse-du-fbi-sur-le-piratage-russe-confond-la-suisse-et-le-swaziland

    Le rapport américain sur les piratages attribués à la Russie confond la Suisse avec le Swaziland. Il ressort du document que trois serveurs utilisés par les hackers étaient hébergés en Suisse, et pas dans le pays africain. […] Version2 signale également des confusions entre des adresses danoises et allemandes. Selon un expert informatique cité par le site danois, dans les deux cas il s’agirait probablement d’une confusion, une fois entre les noms des pays en anglais (Switzerland / Swaziland), l’autre à cause de domaines similaires (.dk pour le Danemark, .de pour l’Allemagne).

    #erreur #géographie #renseignement #piratage_informatique

    https://seenthis.net/messages/559048 via AF_Sobocinski


  • Israeli embassy official caught on camera discussing ’taking down’ British lawmakers - Israel News - Haaretz.com
    http://www.haaretz.com/israel-news/1.763613
    http://www.haaretz.com/polopoly_fs/1.763614.1483841638!/image/3746778998.PNG_gen/derivatives/headline_1200x630/3746778998.PNG

    The official, Shai Masot, was recorded by an undercover Al-Jazeera reporter apparently discussing his wishes to engineer the downfall of several British Members of Parliament, including Foreign Office Minister Sir Alan Duncan, a supporter of a Palestinian state and outspoken critic of the Israeli settlements.

    C’est un agent russe ?

    https://seenthis.net/messages/558537 via Kassem



  • N°1 : « Le temps qui nous fait » - L’An 02
    http://www.lan02.org/-Dossier-du-no1-Le-temps-qui-nous-fait-
    http://www.lan02.org/local/cache-vignettes/L200xH134/rubon15-c6090.png?1450725007

    Les agendas sont pleins à craquer, le travail s’intensifie, les écrits sont toujours plus vite périmés mais les tomates, elles, peuvent bien rester trois semaines dans le frigo. Va-t’en comprendre dans quels temps on vit. Partout on nous vend de l’éternité, mais jamais le capitalisme n’a été aussi myope, aussi court-termiste : les licenciements et les désastres d’aujourd’hui font les profits de demain et la misère d’après-demain. C’est donc le rapport au temps lui-même qui est bouleversé par notre civilisation, et qui doit être interrogé à présent. Nos « allures de vie » et le besoin de les accorder ont surgi en politique grâce aux écologistes, du « on arrête tout » de L’An 01 à Bernard Charbonneau et Serge Moscovici. Il s’agit maintenant de continuer à être à contre-temps, de ne pas se faire emporter par l’immédiateté et par son corollaire, l’obsolescence. Et de reprendre la maîtrise de nos rythmes.

    Thierry Paquot, « La lenteur est aussi une vitesse »
    http://www.lan02.org/La-lenteur-est-aussi-une-vitesse

    Dominique Méda, « Le temps des femmes »
    http://www.lan02.org/Le-temps-des-femmes

    Olivier Merly, « Rien ne sert de courir sur un tapis roulant », lecture de Harmut Rosa
    http://www.lan02.org/Rien-ne-sert-de-courir-sur-un-tapis-roulant

    Bastien Hourst, « Ralentir : concertation en cours »
    http://www.lan02.org/Ralentir-concertation-en-cours

    Antoine Chollet, « Quel temps pour une démocratie écologique ? »
    http://www.lan02.org/Quels-temps-pour-une-democratie-ecologique

    Vincent Gerber, « Bookchin, l’urgence et la démocratie »
    http://www.lan02.org/Bookchin-l-039-urgence-et-la-democratie
    Interventions visuelles

    Jochen Gerner, extraits de (Un temps.)

    Guillaume Trouillard « Toromiro » et visuel du dossier

    #temps #rythme #court-termisme

    https://seenthis.net/messages/558136 via Aude




  • VOIR LE VOIR - Un imagier de John Berger

    http://strabic.fr/John-Berger-voir-le-voir-ways-of-seeing-B42

    http://strabic.fr/IMG/arton606.jpg?1403042472

    Les Éditions B42, fer de lance pour l’établissement en France d’une culture critique du graphisme, rééditent un petit classique de l’analyse visuelle : le Ways of Seeing de John Berger.

    #John_Berger déchirant violemment une peinture au début de la première émission Ways of Seeing (voir vidéo plus bas).

    Didactique comme un manuel scolaire, radical comme un manifeste, Voir le Voir est un livre dont on doit se saisir pour étudier les tours et détours des images. Dans le désordre, quelques-uns de ces enseignements pratiques : les images fixent l’éternité des figures et nous situent dans le monde, elles nous permettent d’accéder à la singularité de l’autre, le contexte d’inscription de l’œuvre influence notre interprétation de celle-ci, regarder les images en face c’est sélectionner puis exclure une partie du monde à travers un cadre...

    https://seenthis.net/messages/556948 via Reka


  • Avant Trump : quand les médias US ne prenaient pas Hitler au sérieux - Arrêt sur images (abonnés)
    http://www.arretsurimages.net/articles/2016-12-28/Avant-Trump-quand-les-medias-US-ne-prenaient-pas-Hitler-au-serieux-i

    http://www.arretsurimages.net/media/article/s95/id9415/original.95336.jpg

    Et l’antisémitisme, qu’en disaient les médias américains ? « Oui, concède Broich (s’appuyant sur l’ouvrage de Deborah Lipstadt Au-delà de l’imaginable : la presse américaine et l’avènement de l’Holocauste), la presse américaine avait tendance à condamner l’antisémitisme bien documenté de Hitler au début des années 1930. Mais il y avait plein d’exceptions. Certains journaux minimisaient les récits de violence contre les citoyens juifs allemands comme de la propagande ». Dans le rang de ceux qui minimisaient, on peut compter le New York Times. En février 2015, le quotidien avait republié son premier article consacré à Hitler, en 1922 - avant donc sa nomination comme chancelier en 1933. Un article dans lequel le journaliste écrivait : « Certaines sources fiables et bien informées ont confirmé l’idée que l’antisémitisme d’Hitler n’était pas aussi authentique ni violent qu’il le semblait, et qu’il utilisait simplement la propagande antisémite pour accrocher les masses et galvaniser ses partisans ».

    #fascisme #journalisme #antisémitisme

    https://seenthis.net/messages/556375 via Mona



  • http://www.desordre.net/bloc/ursula/2017/images/111.jpg

    J – 129 : Ce matin en entrant dans l’ascenseur qui me conduit tous les matins au travail, je me suis fait la réflexion que c’était pour moi le dernier jour de l’année que je venais au travail, la semaine prochaine, la dernière de l’année, je suis en congé.

    Je suis généralement le premier arrivé à mon étage, aussi quand je sors de l’ascenseur je débouche sur un open space à la fois désert et plongé dans l’obscurité seulement trouée, par intermittence, par les écrans de veille des collègues analystes qui ont lancé avant de partir, la veille au soir, de ces requêtes de bases de données qui ont besoin d’une bonne partie de la nuit pour rendre à leur sondeur le fruit de telles recherches. Profitant d’un long apprentissage du temps de la photographie argentique, j’aime mettre au défi mon regard nyctalope et je m’installe à mon poste dans le noir.

    D’abord aveuglé par mon écran d’ordinateur, puis peu à peu, je plonge dans les premières tâches, je ne sais pas pourquoi mais cette obscurité alentour, sans parler du désert, sont pour moi extrêmement propices et c’est souvent que je parviens en une petite heure de travail, parfois un peu plus, mais souvent un peu moins aussi, à déblayer le terrain pour la journée. Ce matin rien de tel, je n’ai rien à faire qui soit urgent et la plupart de mes interlocuteurs habituels en plus de ne pas être encore arrivés, n’arriveront de toute manière pas, ils anticipent, apparemment c’est tout un travail, le réveillon du lendemain. Du coup je me fais un café, noir, dans le noir, que je bois en regardant le jour se lever sur le parc des Guilands sur les hauteurs de Montreuil et de Bagnolet partagées, en fait je regarde en direction du point où ont été tournés les premiers plans de l’Effet aquatique de Solveig Ansprach et dans cette abondance d’habituations, je peux plus ou moins deviner trois maisons amies. J’y vois comme un signe.

    En fait ce signe je me demande si je ne suis pas en train de le distinguer depuis le premier avril, depuis que je suis arrivé dans ce nouvel open space de la Très Grande Entreprise, à quelques encablures seulement de la Croix de Chavaux. Depuis le premier avril en effet, il n’est pas rare que je croise dans la rue, en chemin pour le café ou la pause méridienne, tel ou telle amis, telle connaissance lointaine, et cela fait plaisir de se voir, ou pas, et du coup de prendre un café, ou pas, depuis septembre j’ai eu l’occasion de déjeuner quelques fois avec Guillaume, discuter de la Petite fille qui sautait sur les Genoux de Céline ou encore de faire l’école buissonnière un vendredi midi pour regarder son film, dans une de ses ultimes versions de montage. Depuis l’automne c’est régulièrement que je donne des rendez-vous à quelques amis soit pour la pause méridienne soit à la sortie du travail et alors j’ai le sentiment de sortir de mon bureau pour me mettre vraiment au travail avec ces amis qui comme moi sont impliqués dans toutes sortes de projets. Alors comment ne serait-il pas tentant d’y voir comme un signe, que je suis comme ces prisonniers du film de Guillaume dans une prison devenue toute relative. Encore que.

    Au printemps j’ai même reçu des signes, que j’ai d’abord jugés inquiétants, de la part de la Très Grande entreprise, il était question de se débarrasser d’une partie du personnel et il était question que je fasse partie de cette partie du personnel, c’est étonnant le coup de fouet que cela m’a donné. D’ailleurs en plus de me faire entrevoir la possibilité d’une libération anticipée, cela m’a inspiré un récit, Élever des chèvres en Ardèche (et autres logiques de tableur) , dans lequel, par l’extrapolation de la fiction, j’ai tenté d’approcher cette idée d’une libération. Je ne sais pas d’ailleurs si j’y suis bien parvenu, je veux dire à me donner des pistes de réflexion, non, la fiction est sans doute venue brouiller davantage les pistes qui n’étaient déjà pas très clairement dessinées.

    Je ne suis pas doué pour les réveillons, d’ailleurs c’est tellement connu auprès de mes amis et de mes proches que nul ne songerait à m’inviter à une telle fête assuré que je viendrais tout gâcher, alors pensez, avec un tel manque d’entraînement, si j’ai la moindre chance de m’améliorer. Longtemps je travaillais en de telles occasions qui par ailleurs jour férié oblige étaient payées triple, surtout si c’était de nuit. Et j’étais souvent volontaire, d’autant plus que cela rendait parfois d’insignes services à des collègues qui auraient été de la baise, comme on dit à l’armée pour les tours de garde et pendant longtemps j’ai trouvé que mon travail de surveillance de forêts de serveurs et de processeurs était comme l’extension logique du service militaire. En général, mon réveillon à moi, tout du moins celui de la Saint-Sylvestre, commence vers 16 heures 30 et est tout à fait fini vers 17 heures, c’est dans cet intervalle de temps que je sors pour aller regarder les dernières lumières de l’année. Une fois la nuit tombée, je me moque pas mal du reste de la soirée. Il est même fréquent que je sois en fait couché avant minuit ce soir-là. Quand je me lève, j’ai un certain plaisir à parcourir les rues désertes du quartier, c’est un peu le même plaisir que de me déplacer dans un open space enténébré en étant le premier arrivé le matin, ou le travailleur de nuit - il n’en faut sans doute pas plus comme explication à mon goût ultime pour les images de Homo Sapiens de Nikolaus Geyrhalter.

    Et je ne dévoile rien de très étonnant si je dis que par ailleurs à la fois ma conception du réveillon, les dernières lumières du jour, cette première marche de l’année, sont en général pour moi l’occasion de réflexions amusées et pleines d’anticipation de ce que sera faite cette année qui commence tout juste, et de tenter des effets de miroir avec l’année qui vient tout juste de se clore. Par exemple la fin de l’année 2015 aura été l’occasion d’un curieux équilibre entre ce qui avait été plaisant dans cet année, pas grand-chose, si ce n’est le plaisir pendant une bonne partie de l’année de travailler à Février , l’émotion due à la naissance de la petite Sara, fille de Clémence et de Marco, mais aussi, comme pour beaucoup, celle, terrible, conséquemment aux attentats du 13 novembre 2015, et dans mon cas cette pensées préoccupante de devoir ma survie, et celle de mon amie Laurence, à un très fameux coup de chance, aidé en cela par une maladie de vieux, l’arthrose, d’où le récit éponyme. D’autres tracasseries, comme de devoir rencontrer et bavarder avec un cinquième Juge aux Affaires Familiales, l’agression dont j’avais été victime au travail (et qui me vaut ce changement d’ open space depuis le premier avril, pour être séparé de mes agresseurs - que je te les aurais foutus à la porte moi, mais, c’est heureux, personne ne m’écoute jamais moi - finalement cet incident, si minime soit-il, avait bien davantage de répercussions que je ne les aurais anticipées), la fin de ma relation amoureuse avec B., tout cela cumulé, c’est le mot, faisait que j’étais tout de même chargé d’espoir pour ce qui était de l’année, à venir, celle finissante désormais, 2016.

    Et je comprends bien comme je suis expéditif en souhaitant déclarer le plus tôt possible la fin de cette dernière année, c’est qu’il s’y est passé quelque chose de très heureux, mon roman Une fuite en Egypte a trouvé un éditeur, et tel un enfant qui piaffe en attendant qui, la fin de la semaine, qui, l’arrivé éminente des grandes vacances, je voudrais déjà être au premier mars, date de la sortie du livre.

    Il n’empêche seul dans l’ open space qu’un jour gris et timide commence à éclairer sans violence, ni couleurs excessives, réalisant que c’est le dernier jour de l’année que je passe dans ce dernier, j’anticipe un peu cette fin d’année et me pose la question de savoir si à cette époque-là de l’année 2017 je serais encore assis sur ce siège à cinq roulettes - ce dernier doit souhaiter que non, il a la vie nettement plus dure que son collègue qui ne supporte que ma nouvelle collègue, d’ailleurs est-ce que je ne devrais pas profiter de l’ open space désert pour permuter nos deux sièges, voilà qui est fait, le tour est joué - y serai-je donc encore assis ?

    I would prefer not to.

    Exercice #59 de Henry Carroll : Prenez une photographie qui ne peut être prise qu’aujourd’hui, pas hier ni demain.

    Réponse : il n’y a pas d’autres photographies que celles qui ne peuvent être prises qu’ajourd’hui, pas hier ni demain, sinon quel intérêt de prendre une photographie ? On dira que ce théorème, un peu personnel j’en conviens, et pas nécessairement destiné à la postérité, est ma théorie à moi de l’instant décisif, à ne pas confondre avec celle, dite de l’instant décisif également, d’un obscur photographe français tout gris.

    http://www.desordre.net/bloc/ursula/2017/images/grandes/153.jpg

    #qui_ca

    https://seenthis.net/messages/554640 via Philippe De Jonckheere


  • Facebook signalera la désinformation partagée sur son réseau
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article2980

    Pour commencer, Facebook a trouvé quatre partenaires qui l’aident à vérifier les fausses informations. Le géant des réseaux sociaux du Web signalera avec une bannière, et avec d’autres outils qui restent à découvrir, la non-crédibilité du message ou du lien partagé. Marck Zuckerberg a annoncé aujourd’hui qu’il prend plusieurs mesures pour réduire la portée de fausses nouvelles. Dans un premier temps, c’est aux États-Unis que l’examen des histoires diffusées est déployé. Rapidement, il sera généralisé. Il (...)

    #TECHNOLOGIE,_INTERNET,_PERFORMANCES_INCLASSABLES

    / censure, presse, journaux, dictature, expressions, liberté, journaliste, poète, poésie, livre, écrits, #diplomatie,_sécurité,_commerce,_économie_mondiale, #arts,_culture,_littérature,_cinéma,_critique,_performances,_styles, facebook, twitter, (...)

    #censure,_presse,_journaux,_dictature,_expressions,_liberté #_journaliste,_poète,_poésie,_livre,_écrits #facebook,_twitter,_google+ #Internet,_Web,_cyber-démocratie,_communication,_société,_médias


  • Madonna révèle avoir été violée dans un formidable discours contre le sexisme
    http://mobile.lesinrocks.com/2016/12/13/musique/madonna-revele-ete-violee-formidable-discours-contre-sexisme-1188
    http://statics.lesinrocks.com/content/thumbnails/uploads/2016/12/mado-2-tt-width-750-height-630-fill-0-crop-1-bgcolor-000000-lazyload-0.jpg

    Sacrée « #Femme de l’année » aux Billboard Women in Music le 9 décembre, #Madonna s’est fendue d’un discours défonçant le #sexisme dans l’#industrie_musicale.

    Preuve de plus que la #pop fait bien de s’emparer du féminisme : invitée à recevoir le prix de Femme de l’année lors de la cérémonie des #Billboard’s Women in Music le 9 décembre, Madonna, 58 ans, s’est employée à dénoncer le sexisme auquel elle a été confrontée dans l’industrie musicale durant sa longue carrière dans un discours d’une justesse incroyable.

    ...

    Avant d’exposer ces règles :

    “Si vous êtes une #fille, vous devez jouer le jeu. Vous avez le droit d’être jolie, mignonne et sexy. Mais n’agissez pas de façon trop maligne. N’ayez pas un avis qui dérange. Vous avez le droit d’être réifiée par les hommes et de vous habiller comme une salope, mais ne soyez pas maîtresse de votre côté salope. Et ne partagez, je répète ne partagez surtout pas vos fantasmes sexuels avec le monde. Soyez ce que les hommes veulent que vous soyez, et encore plus important, agissez de façon à ce que les femmes se sentent en confiance même si vous êtes entourée d’hommes. Et pour finir ne vieillissez pas. Vieillir est un péché. Vous serez critiquée, calomniée, et vous ne passerez plus à la radio.”

    “On me traitait de pute et de #sorcière

    #viol #violences_sexuelles

    https://seenthis.net/messages/551351 via odilon


  • « Salauds de pauvres », par Jean-François Vallée (Ouest-France Dimanche)
    http://www.alternatifs44.com/2016/12/salauds-de-pauvres-par-jean-francois.html
    https://1.bp.blogspot.com/-KBXCtu-bNnw/WE1x0NVrAzI/AAAAAAAASnc/qKw0T4xMJ3Q6ICOrfHLD-br6pOjP85blwCLcB/w1200-h630-p-nu/la-traversc3a9e-de-paris-jean-gabin-bourvil-salauds-de-pauvres-claude-autant-lara-film-1956.jpg

    « L’argent du RSA sert à acheter de l’alcool, de la drogue et à la prostitution ». Ce sont les termes de Norbert Bouvet, vice-président du conseil départemental de la Mayenne (Les Républicains) en charge de l’économie, de l’emploi et de l’éducation et porte-parole de François Fillon en Mayenne.

    https://seenthis.net/messages/550604 via Agnès Maillard



  • Un aspect fascinant de cet enthousiasme soudain des démocrates pour la répression des fake news, c’est qu’on semble oublier que les condamnations pour diffusion de fausses nouvelles, c’est typiquement un outil qui n’est utilisé que par les régimes autoritaires et les dictatures.

    Je suis même très étonné que cet aspect ne soit pas plus largement soulevé, parce que c’est pourtant très connu. Je suggère par exemple ce point de vue de 2011 : L’infraction de propagation de fausses nouvelles : une procédure potentiellement abusive - Parvèz dookhy
    http://www.legavox.fr/blog/parvez-dookhy/infraction-propagation-fausses-nouvelles-procedure-6100.htm

    La répression d’un délit large de propagation de fausses nouvelles est indicative du faible niveau démocratique d’un Etat. La propagation de fausses nouvelles (propagation/dissemination of false news/information) est un délit fort ancien qui perdure dans certains pays. Elle est appliquée fréquemment dans les pays d’Afrique connus défavorablement pour leur pratique de la répression politique. Dans certains pays démocratiques où elle existe, elle fait l’objet d’une application particulièrement restrictive, laissant la place à la diffamation pour réparer toute atteinte à l’honneur.

    […] 

    Transformer un fait susceptible de diffamation en un délit de propagation de fausse nouvelle pourrait constituer un abus de droit et de procédure. La diffamation demeure un conflit entre deux individus et il est tranché par le juge. La propagation de fausse nouvelle permet de mettre en marche tout l’appareil répressif de l’Etat. Elle devient un combat judiciaire entre l’Etat via la police et l’auteur des propos. Elle pourrait prendre la forme d’une répression politique pure et simple dans la mesure où l’infraction de propagation de fausse nouvelle peut avoir des incidences quant à la liberté physique du mis en cause.

    Les organisations de défense des droits de l’homme et de la démocratie seraient bien avisées d’être particulièrement attentives sur toute dérive dans l’application de la loi pénale à des fins politiques.

    https://seenthis.net/messages/550232 via Nidal


  • Les Inrocks - « Dernier tango à Paris » : Bertolucci reconnaît avoir planifié le viol de la comédienne Maria Schneider
    http://www.lesinrocks.com/2016/12/04/cinema/dernier-tango-a-paris-bertolucci-reconnait-organise-viol-de-comedienne-m
    http://statics.lesinrocks.com/content/thumbnails/uploads/2016/12/maria-10-tt-width-750-height-630-fill-0-crop-1-bgcolor-000000.png

    L’actrice américaine Jessica Chastain a réagi à cette nouvelle en s’indignant profondément : « Pour tous ceux qui adorent ce film, vous regardez une jeune femme de 19 ans en train de se faire violer par un vieil homme de 48 ans. Le réalisateur a planifié ce viol.Cela me rend malade. »

    #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/548590 via Agnès Maillard


  • Trop d’accouchements accélérés à tort
    http://sante.lefigaro.fr/article/trop-d-accouchements-acceleres-a-tort

    Bien qu’indispensable dans certains cas (insuffisance des contractions utérines), l’injection d’oxytocine ne doit cependant pas être appliquée à toutes les femmes. Or, en 2010, 64 % des femmes en travail en ont reçu pendant leur accouchement (enquête périnatale 2010), alors que pour beaucoup la situation ne l’exigeait pas.
    Des effets indésirables

    Le problème est que l’oxytocine, comme toute substance active, présente des bénéfices… et des risques. Elle a d’ailleurs été ajoutée à la liste des produits potentiellement à risque par l’Institut canadien pour la sécurité des médicaments. « Une étude de l’Inserm publiée en 2011 a montré que l’usage excessif de cette molécule est lié à un risque près de deux fois plus élevé d’hémorragie grave, rapporte au Figaro Sophie Guillaume, présidente du CNSF. Un risque d’autant plus grand que la dose administrée pendant le travail est importante. » En effet, à l’issue de la naissance et de l’expulsion placentaire, l’utérus doit se contracter pour resserrer les vaisseaux et faire diminuer les saignements, jusqu’à leur arrêt. Mais lorsqu’il a été hyperstimulé par de l’oxytocine, l’utérus peine à se contracter. Cela peut conduire à une hémorragie grave, qui reste la première cause de mortalité maternelle en France, causant 1,6 décès pour 100.000 naissances vivantes, selon le Collège national des gynécologues et obstétriciens français. D’autres effets indésirables graves liés à un excès d’oxytocine, telles que des anomalies du rythme cardiaque fœtal, ont été rapportés.

    https://seenthis.net/messages/549701 via mad meg


  • #Stérilisation : la pose du dispositif #ESSURE® au banc des accusés - A la une - Destination Santé
    https://destinationsante.com/sterilisation-pose-dispositif-essure-banc-accuses.html
    https://destinationsante.com/wp-content/uploads/2016/12/trompes-Life-science-of-anatomy-1200-shutterstock.jpg
    C’est purement scandaleux : le dispositif contient du #nickel (parce que c’est moins cher !) alors que maintenant tout le monde sait que l’#allergie au nickel touche 16% des femmes !!!
    Bien sûr, nulle part il n’est fait mention de ce fait essentiel et aucune précaution n’est prise dans ce sens.
    Tu m’étonnes qu’il y a des complications et des douleurs incroyables ! Je suis hyper allergique au nickel : une boucle de chaussure, des traces dans les produits nettoyants et j’ai très rapidement une réaction vive, douloureuse et qui s’étend… et si je n’étais pas informée, on pourrait me poser ce truc à l’intérieur de moi sans me prévenir du risque majeur.

    Des chercheurs se concentrent par ailleurs depuis avril 2016 sur l’utilisation et l’évaluation de la sécurité de l’implant ESSURE® en comparaison à la ligature des trompes par voie coelioscopique à partir des données de l’Assurance-maladie ». Les résultats sont attendus pour le premier trimestre 2017. Mais une chose est sûre : les techniques de pose de ce dispositif – sorte de ressort implanté dans les trompes pour empêcher la fécondation – sont remises en cause, et non le dispositif en lui-même.

    https://seenthis.net/messages/549843 via Agnès Maillard


  • « S’il y a toujours reproduction du racisme policier, la muraille de l’arbitraire s’est fissurée. » Entretien avec Tarik Kawtari
    http://quartiersxxi.org/s-il-y-a-toujours-reproduction-du-racisme-policier-la-muraille-de-l-ar

    Ce 18 mai 2015, le délibéré du procès de la responsabilité des deux policiers dans la mort par électrocution de Zyed Benna, 17 ans, et Bouna Traoré, 17 ans, le 27 octobre 2005, a été prononcé au tribunal de Rennes. Relaxe pour les deux agents de l’Etat incriminés pour « non assistance à personne en danger ». Ce jugement pose une question politique capitale : comment se mobiliser contre les violences policières ? La question n’est malheureusement pas nouvelle : elle est au centre des premières mobilisations des enfants de l’immigration post-coloniale depuis les années 1980. C’est ce que nous rappelle cet entretien de Tarik Kawtari réalisé en 2007, à travers un bilan des mobilisations contre les violences policières et des mouvements de l’immigration. Source : Quartiers (...)



  • IVG : l’extrémisme religieux à l’Assemblée nationale – Révolution Féministe
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2016/11/27/ivg-lextremisme-religieux-a-lassemblee
    https://www.youtube.com/watch?v=qb_Ya2CQxiU

    IVG : Débat sous haute tension à l’Assemblée »

    « L’examen de la proposition de loi sur l’extension du délit d’entrave à l’IVG a été interrompu au bout de 10 minutes dans la cohue générale. Le texte – modifié – a finalement été adopté. Il sera discuté dans l’hémicycle le 1er décembre. Récit d’une matinée agitée. »

    « Le député est interrompu par le brouhaha de ses collègues de l’opposition. A 9h42, la présidente de la commission des affaires sociales Catherine Lemorton est obligée de suspendre la séance, dans la cohue. Elle n’a commencé que depuis dix minutes… »

    Source (séance complète) :

    http://www.lcp.fr/actualites/ivg-grosse-tension-en-commission-la-seance-suspendue-au-bout-de-10-minutes

    Elle est belle la #laïcité française
    #masculinisme #IVG #domination_masculine #misogynie #sexisme

    https://seenthis.net/messages/546482 via mad meg