Mona Chollet

Cheffe d’édition au « Monde diplomatique »

  • Une grand-mère russe recueille un chaton en perdition trouvé sur le bord de la route. Le chaton devient plutôt gros, mais se conduit comme un gentil chat et la suit partout. voilà que trois types décident de cambrioler la grand-mère et de lui piquer sa retraite. Le chat en a tué un sur place, les autres sont à l’hosto. Le féroce gardien est un chat manul, une magnifique créature sauvage qu’on peut voir sur la vidéo incluse dans son milieu naturel.

    В России кот манул загрыз троих грабителей, которые вломились в дом к пенсионерке | Golbis
    http://golbis.com/pin/v-rossii-kot-manul-zagryiz-troih-grabiteley-kotoryie-vlomilis-v-dom-k-pensio
    http://golbis.com/wp-content/uploads/2017/07/555-1499676717nk4g8.jpg

    Одинокая бабушка котеночка на дороге нашла, пожалела, подобрала. Выходила, выкормила. Ну получился котик крупненький — ну и что. По дому за ней по пятам ходил…

    Решили трое мужиков как-то эту одинокую бабульку после пенсии ограбить. Вломились в дом, а котик на полке для шапок спал… одного загрыз на месте, один скончался в реанимации, третий успел сбежать.

    После выяснили — это был котенок манула.

    https://seenthis.net/messages/614401 via Agnès Maillard


  • On a retrouvé l’étude citée par Virginie Despentes sur les filles, les garçons et les yaourts salés - L’Obs
    http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20170712.OBS2015/on-a-retrouve-l-etude-citee-par-despentes-sur-les-filles-les-ga
    http://referentiel.nouvelobs.com/file/16153415-on-a-retrouve-l-etude-citee-par-despentes-sur-les-filles-les-garcons-et-les-yaourts.jpg

    Des petites filles et des petits garçons sont assis à une table et doivent goûter une cuillère d’un immonde yaourt salé puis dire « Trop bon, Yogures Glotone [le nom du faux yaourt] ! »

    La méthode n’a rien de scientifique. Mais l’on voit bien que la réaction des filles est différente de celle des garçons. Ces derniers grimacent, peinent parfois à dire le slogan.

    Les filles grimacent parfois un peu elles aussi, mais reprennent vite leurs esprits et tentent de ne pas laisser transparaître leur dégoût.

    Derrière, les rires sont plutôt gras : il faut dire que l’objet du faux casting n’est pas de montrer que les femmes sont conditionnées à être conciliantes et à ne pas afficher leurs goûts dès l’enfance. Il s’agit d’une émission de divertissement et le but était de montrer que... les femmes mentent depuis l’enfance.

    #stéréoptype de #genre

    https://seenthis.net/messages/614603 via Agnès Maillard


  • #sexisme ordinaire : ce matin, je suis allé aux urgences pour un problème à l’oeil. J’ai été reçu par une interne, qui a demandé conseil auprès d’un autre médecin urgentiste (le chef de service ?).
    En me trifouillant l’oeil gauche de temps en temps, ce dernier me demande : « Regardez vers le bas... Fermez les yeux. Pensez à ma collègue... Ouvrez les yeux. Pensez à moi. »
    Je lui dis que je ne comprends pas pourquoi il me demande de penser à lui ou à sa collègue.
    Il me réponds, amusé : « C’est pour avoir des pensées agréables quand vous fermez les yeux ».

    Puis, de retour à la maison, je me suis senti bête de n’avoir pas fait remarquer à ce médecin que sa collègue n’avait certainement pas envie qu’il demande à ses patients de penser à elle « pour avoir des pensées agréables ».
    Au lieu de cela, je l’ai remercié (sa collègue aussi) d’avoir mis fin à mon problème oculaire.

    https://seenthis.net/messages/614343 via Clément B


  • La blague au doigt : la demande en mariage publique | Simonæ
    http://simonae.fr/au-quotidien/societe/blague-doigt-demande-mariage-publique

    Pensez-vous que, dans une situation de forte pression sociale, vous serez totalement libre de répondre ce que vous souhaitez à une telle question ?

    Il ne s’agit pas de dire que tous les hommes qui demandent leur compagne en mariage en public le font sciemment pour utiliser la pression sociale, mais pour certains nous avons assez peu de doutes : oui, c’est de toi que nous parlons, Gilles Verdez.

    iels insistent bien sur le fait que lui serait à plaindre en cas de refus, sans prendre en compte une seule seconde qu’une femme qui a déjà refusé une dizaine de demandes en mariage n’a pas forcément envie d’en subir (et le mot est choisi soigneusement) une supplémentaire à la télévision en direct.

    Devant les caméras du monde entier, sa réaction épiée par des milliards de téléspectateurs, des milliers de spectateurs, elle semble paralysée, avant d’acquiescer en versant une larme. Eurosport titre “Une médaille d’argent et une demande en mariage, la journée de rêve d’une plongeuse” et parle de “bonne surprise”, tout en parlant de la gêne évidente de l’athlète qui “a bien évidemment dit oui”, comme si le refus d’une demande en mariage était inenvisageable. Il faut bien avouer en effet qu’en public elle l’est beaucoup moins.

    On peut penser à la journaliste italienne Anna Billo, qui s’est vue demander sa main en direct par l’entraîneur Leonardo Araújo, son concubin, alors qu’elle l’interviewait pour la chaîne Sky Sport. La journaliste, gênée, lui répond alors qu’ils en reparlerons chez eux. Comme un de ses collègues et Aaùjo insistent, elle finira par répondre un “ »C’est bon, on en reste là”. Ce que tout le monde interprète comme une confirmation.

    Et le principe que c’est au mec de demander en #mariage et que la femme ne peut que réagir. Demande-moi en mariage à mon père, tant que tu y es !

    https://seenthis.net/messages/613839 via Aude


  • Ici, on rend hommage à un « well-respected journalist » :
    http://www.arabnews.com/node/1127586/media

    Abdul Hamid Ahmad, editor in chief of Gulf News and executive director publications, said in a statement: “We are shocked and saddened at this tragedy. Francis was editor of the paper from 1995-2005.

    “He is a well-respected journalist, known for his keen insight into the Middle East. He was holding the position of editor at large at the time of the incident. Both Francis and Jane have played a very active role in the British expatriate community over the past 30 years.”

    Francis Matthew was one of the longest-serving expatriate journalists in the region and known among local and international journalists covering the UAE.
    A former student of Winchester College, he went on to read Arabic and Islamic Studies at the University of Exeter.

    He worked for the Economist Intelligence Unit before serving as editor of Gulf News for a decade from 1995, according to his LinkedIn profile.

    Alors, contrairement à l’impression que pourrait donner le style hagiographique, « Francis » n’est pas décédé : il est accusé d’avoir tué sa femme à coups de marteaux. (Au sujet de la victime, en revanche, l’article ne croit pas utile de donner le moindre détail biographique en dehors de son âge.)

    https://seenthis.net/messages/614002 via Nidal


  • http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/07/10/penibilite-edouard-philippe-donne-satisfaction-au-patronat_5158418_823448.ht

    Je n’arrive pas à décolérer tant tout ceci sue la haine de classe

    Des « évolutions » saluées par le Medef

    (ben évidemment et sont-ce justement des évolutions, j’appelerais plutôt cela un violent retour arrière)

    Le mot « pénibilité », qui heurtait les organisations d’employeurs, est donc rayé d’un trait de plume.

    J’ai idée d’autres trucs qui pourraient heurter ces personnes

    « Une visite médicale de fin de carrière permettra à ces personnes de faire-valoir leurs droits »

    (Donc pendant qu’il est trop tard)

    L’arbitrage de M. Philippe « libère les PME d’une obligation franchement usine à gaz », a estimé, dimanche, la ministre du travail, Muriel Pénicaud, reprenant à son compte une formule martelée par le patronat. « Nous avons tenté de trouver une solution pragmatique, loin des postures idéologiques de gauche ou de droite », explique-t-on à Matignon.

    Prends ton explique-t-on à Matignon tout mignon et fous-toi le au cul (je m’excuse, je suis en colère)

    Sans surprise, le Medef considère que les options proposées par l’exécutif « fonctionnent, même si ce n’est pas exactement ce que nous voulions ».

    Que ces très sales types se rassurent, il y aura une autre mouture du texte qui prendra bien en compte tous leurs désirs.

    En ne faisant partir que les malades, on confond pénibilité et incapacité.

    (Entre autres)

    https://seenthis.net/messages/614020 via Philippe De Jonckheere


  • Mathilde Larrère, historienne, spécialiste des révolutions et de la citoyenneté
    https://www.franceinter.fr/emissions/les-savantes/les-savantes-01-juillet-2017

    https://www.franceinter.fr/s3/cruiser-production/2017/06/d37ca433-eb63-4f73-bc9e-349bd04cd92f/640_gettyimages-548817733.jpg
    Louise Michel en uniforme de la Garde Nationale après la bataille de 1871 © Getty / Ullstein Bild

    Une femme qui pense le monde d’aujourd’hui et qui a peut-être même l’intention de le changer : l’historienne Mathilde Larrère, spécialistes des révolutions et de la citoyenneté.

    "Dis moi qui tu cites et je te dirai qui tu es"

    Maître de Conférence à Sciences Po et à l’Université de Paris-Est ; chroniqueuse de l’émission Arrêt sur Image. Ses threads sur Twitter sont suivis par 24700 personnes. https://twitter.com/larreremathilde?lang=fr
    Une histoire joyeuse, accessible, politique, voire féministe...

    On l’appelle "la snipeuse" sur Twitter depuis ce jour où elle interpella Manuel Valls en le traitant de crétin. Celui qui était alors Premier Ministre s’était ce jour-là illustré en invectivant les femmes musulmanes portant le voile par ces mots “Marianne, le symbole de la République ! Elle a le sein nu parce qu’elle nourrit le peuple ! Elle n’est pas voilée, parce qu’elle est libre ! C’est ça la République !” Mathilde Larrère rappela, pas à pas, l’histoire de la représentation de Marianne en 23 tweets....

    Ça sert à quoi l’histoire ? Et bien, à ça, un peu. A éclairer le présent. A empêcher l’instrumentalisation de certains symboles. Et à bien plus encore...

    La programmation musicale :

    Beth Ditto, "Fire"
    Tracy Chapman, "Talkin’ bout a Revolution"
    Fishbach, "Feu"

    #historicisation #radio #histoire #femmes

    https://seenthis.net/messages/611995 via mad meg


  • A Rundinara, Bunifaziu. Villas Ferracci : pas de démolition !
    http://www.ulevante.fr/a-rundinara-bunifaziu-villas-ferracci-pas-de-demolition
    http://www.ulevante.fr/wp-content/uploads/2017/07/ferracc-LA-UNE-150x150.jpg

    La décision de la Cour des appels correctionnels de Bastia est tombée le 5 juillet. Les juges n’ont pas ordonné la remise en état des lieux. Pas de démolition donc des deux villas de 670 m2 de Pierre Ferracci, villas construites sans permis, dans l’espace remarquable inconstructible de la baie de Rundinara, en plein maquis, sur la commune de Bunifaziu.

    Le 8 février 2016, en première instance, la chambre correctionnelle du TGI d’Aiacciu avait déclaré la SCI Tour de Sponsaglia, représentée par M. Pierre Ferracci, coupable d’avoir, entre 2010 et 2013, construit deux villas non autorisées par un permis de construire et l’avait condamné à un million d’euros d’amende, mais pas à la démolition des bâtiments.

    Cette décision est très importante. Si une famille puissante (financièrement et relationnellement) se permet de construire, sans permis, dans un lieu protégé, vierge, sans respecter l’arrêté interruptif de travaux qui lui a été signifié et n’est condamnée qu’à une amende (faible comparée à la valeur estimée des deux villas), sans obligation de détruire, la porte s’ouvre pour une bétonisation illimitée de lieux, pour l’instant indemnes, par des personnes fortunées qui se moqueront d’avoir à payer une amende.

    Selon U Levante et ABCDE, la remise en état des lieux était un impératif pour la protection de l’environnement et le respect des lois qui le protègent.

    Au delà de l’aspect illégal du vandalisme, il y a l’illégitimité, l’atteinte immatérielle, morale.

    http://www.corsematin.com/article/ajaccio/ces-corses-dans-loreillette-demmanuel-macron

    http://www.corsematin.com/media_corsematin/imagecache/cm-article-large-625x345/hermes/2017-05/2017-05-09/20170509_25_1_1_0_0_obj14685862_1_xwh_1800x1164_xwh.jpg

    #les_amis_de_macron #riches

    https://seenthis.net/messages/613485 via touti


  • La militarisation des entreprises
    « il y a des points communs entre une start-up et un système totalitaire ! » Mathilde Ramadier
    https://www.youtube.com/watch?v=Ct7CzeM292g

    Mathilde Ramadier, auteur de « Bienvenue dans le nouveau monde - Comment j’ai survécu à la coolitude des startups »(Premier Parallèle), dénonce, à travers ses expériences professionnelles, l’enfer des start-up. Sous une apparence de « cool attitude », les start-up prônent en réalité une concurrence impitoyable entre leurs jeunes employés jetables et sous-payés...Ecorama du 13 juin 2017 présenté par David Jacquot, sur boursorama.com.

    #start-up #travail #brutalité #open_space #flicage
    Lire aussi : https://seenthis.net/messages/574591 de @nicod_ , par exemple.

    https://seenthis.net/messages/613011 via BCE 106,6 Mhz


  • Racisme, complotisme, paranoïa, refus de la science : Renaud Camus chez France Culture
    http://www.bondyblog.fr/201707040807/racisme-complotisme-paranoia-refus-de-la-science-renaud-camus-chez-france-
    http://www.bondyblog.fr/wp-content/uploads/2017/06/640x360x15287479-renaud-camus-des-backrooms-gays-au-grand-remplacement-640x360.jpg.pagespeed.ic.oTBy7NtgaP.jpg

    "Fantasme d’un pseudo “grand remplacement”, apologie d’une “vérité par l’expérience“, refus de la science, paranoïa et complotisme, racisme sans complexe : voici le résumé de l’émission du 24 juin d’Alain Finkielkraut avec pour invité Renaud Camus. Retour sur une horreur radiophonique.
    Le générique de l’émission “Répliques” d’Alain Finkielkraut sur France Culture, un joli morceau de piano, va très vite se transformer en horreur radiographique. Mais avant le basculement et toujours après ces quelques notes de piano ambiance 16ème siècle, voici que le présentateur de l’émission mais aussi immortel et philosophe, justifier et se justifier sur l’ouverture de ses micros à Renaud Camus. Dès les premières minutes, Alain Finkielkraut qualifie les propos de Renaud Camus de “radicaux”. Alain Finkielkraut ou l’art d’atténuer le racisme. Mais avançons car il y a plus insidiueux. Il faut écouter la suite pour voir comment Finkielkraut tente de se dédouaner de toute complaisance avec la thèse de Renaud Camus. Dans son long discours pour s’expliquer, il affirme que la théorie du “grand remplacement” étant évoquée partout, il est anormal que celui qui l’a théorisée soit invisible des médias. Il est donc légitime d’inviter Renaud Camus. Comme si la thèse du grand remplacement était évoquée en toute heure et en tout lieu, comme si elle était devenue un objet de débat public. En réalité, elle n’est discutée et fantasmée que dans les milieux d’extrême droite, et lorsqu’elle est évoquée ailleurs c’est par dérision, jamais d’une façon sérieuse. Mais le coup est bien joué par l’extrême-droite qui voulant que ses délires s’invitent dans le débat public affirme haut et fort que ces préoccupations existent déjà chez les Français pour ensuite l’imposer aux médias. Alain Finkielkraut ou l’art d’user des mécanismes de l’extrême droite tout en se dédouanant de toute complaisance avec celle-ci."

    https://seenthis.net/messages/612587 via unagi


  • Je tourne et retourne depuis hier soir deux pensées, l’une contre l’autre, l’une avec l’autre. L’une se frottant à l’autre.

    D’un côté il y a mon rejet viscéral de cette parole de Macron à propos qui gens qui ne sont rien .

    De l’autre il y a cette conversation téléphonique avec l’orthophoniste de Nathan la semaine passée.

    On voit donc comment il est périlleux d’agiter ces deux pensées dans le voisinage l’une de l’autre, mais quelque chose me dit qu’on doit pouvoir quand même le faire, mieux, que je dois le faire.

    Voilà le mail que j’ai envoyé à l’orthophoniste de Nathan, finalement c’est comme ça que je peux le mieux décrire ce moment de très intense émotion de la semaine dernière

    Chère X.

    Vous n’imaginez pas le retournement de situation que vous avez produit hier en me faisant cadeau des paroles de cette mère d’un enfant autiste. Cela me chamboule de fond en comble. Au point de me demander comment je pourrais vous l’écrire (d’habitude écrire, je sais un peu le faire). En fait les mauvaises nouvelles ne me font pas tomber, cela m’arme, je fais le dos rond, j’encaisse et je me bats. La contrepartie de cette combattivité c’est que j’ai du mal à accueillir les bonnes nouvelles qui me fauchent entièrement. Comme hier.

    Dans la vie de tous les parents, il y a des hauts et des bas. Dans la vie des parents d’un enfant autiste, c’est la même chose, il y a des hauts et des bas, sauf que les bas sont très bas et les hauts très hauts. Par exemple quand j’apprends qu’une certaine principale de sombre mémoire a pris la décision en douce d’exclure Nathan, en matière de désespoir, on touche le fond. Mais quand Nathan il y a quelques années revient de son stage en boulangerie avec une boîte pleine d’éclairs au chocolat qu’il a faits lui-même, on touche aussi le plafond et même on le crève. L’oscillation constante entre ces deux pôles a quelque chose de tout à fait usant, vous n’avez qu’à voir la couleur de mes cheveux.

    Et puis il y a le long terme, ce qui n’est pas sans relation avec une certaine coloration de cheveux. Quand Nathan était petit, ses progrès étaient sensibles et pas beaucoup moins rapides que ceux des enfants de son âge, il collait encore au score comme on dit au rugby. Et puis, naturellement, d’une part la courbe des progrès de Nathan s’est infléchie légèrement pour devenir logarithmique et celle des enfants de son âge a connu une croissance au contraire exponentielle, et l’écart devient une mesure cruelle au point qu’il est parfois difficile de se projeter. C’est déjà assez préoccupant de savoir ce que vont devenir les soeurs de Nathan (quand bien même je leur fais une confiance aveugle pour ce qui est de faire des choses merveilleuses plus tard), dans le cas de Nathan ce n’est pas une préoccupation c’est une angoisse sans fond, tant on peut avoir le sentiment qu’il ne va jamais faire son trou et que la société qui doit l’accueillir n’est justement pas connue pour cette bienveillance dont il aura nécessairement besoin.

    Les cinq dernières années ont été un chemin éprouvant, vous en connaissez quelques extraits et comme me l’a dit dernièrement monsieur I (psy de Nathan), « vous avez tenu bon », tout comme Monsieur C (psychomotricien de Nathan) m’encourageait à le faire, « Monsieur De Jonckheere, vous êtes un pilier, vous devez tenir ». Pendant tout ce temps je ne vous cache pas que j’ai parfois eu plus que des doutes, j’ai même conçu de la jalousie envers les parents d’enfants sans les complications qui sont celles de Nathan, parfois même de façon injuste et je peux vous dire que certaines des paroles du triumvirat C./I./A. ont été salutaires, je vous ai fait confiance quand vous m’avez dit que Nathan allait s’en sortir, au fond de moi je n’étais pas toujours sûr d’y croire mais j’ai eu confiance en vous trois, je me suis dit que vous aviez tous les trois de l’expérience. Pour ne rien vous cacher j’aurais tellement aimé qu’on me montre ce que Nathan est aujourd’hui, cela m’aurait rassuré.

    Alors apprendre de vous hier soir que Nathan était lui-même devenu une telle promesse pour les parents d’un autre enfant autiste, cela me fauche complètement.

    Pendant toute l’enfance de Nathan j’ai milité pour qu’il ait sa place. Au rugby c’était facile, mes copains renchérissaient en me disant que c’était surtout Nathan qui apportait à ses camarades. Une fois une certaine principale a osé dire à Nathan qu’il coûtait cher à la société et qu’il devait en être digne. Vous imaginez comme j’ai aimé cet argument. Je lui ai juste répondu qu’il n’appartenait qu’à elle que les enfants de l’ULIS puissent apporter quoi que ce soit aux autres collégiens, mais que de les ranger au second sous sol de l’établissement n’allait pas dans ce sens. Au fond de moi, malgré ce calme en apparence, je lui souhaitais de mourir dans d’atroces souffrances.

    J’avais fait de cet argument que Nathan pouvait rendre les gens meilleurs (il l’avait fait avec moi) mon cheval de bataille. Hélas certains soirs je me voyais plus en Don Quichotte du Val de Marne et mon cheval de bataille n’était pas plus vaillant qu’un roussin.

    Ce que vous m’avez dit hier me guérit de cela. Je n’ai pas rêvé. Oui, Nathan a cette vraie valeur et il peut même être un exemple, être le jeune homme que j’aurais aimé qu’on me montre il y a cinq ou six ans pour me (re)donner de l’espoir les soirs de moindre forme. Un EXEMPLE.

    Amicalement

    Philippe De Jonckheere

    Bon vous avez deviné maintenant, j’en suis sûr, la façon complexe avec laquelle cette parole de Macron résonne étrangement à mes oreilles.

    Alors aujourd’hui, je voudrais crier ma colère à ce pauvre type, lui hurler que personne n’est jamais rien (même pas lui en somme). Que lui, pour pareillement raisonner, ne vaut rien , il vient de montrer sa limite et elle est immédiate, que lui ne m’apprendra jamais rien, si ce n’est que le mépris de classe de même que la connerie humaine peuvent donner une idée juste de l’infini. Oui, Macron, t’es qu’un con, tu ne m’apprendras jamais rien. Et tu n’apprendras jamais rien.

    Au contraire de mon fils Nathan, qui, lui, m’a tout appris, a fait de moi un homme, un homme prêt à en découdre avec la complexité du monde, avec la complexité de l’humain, pas comme toi, pauvre type !

    #rien

    https://seenthis.net/messages/612160 via Philippe De Jonckheere


  • L’anniversaire de la #loi_Veil, ou la commémoration d’une histoire sans lutte
    Elsa Desmoulins
    publié dans le n° 34-2 2015 de Nouvelles Questions Féministes

    Pendant quelques semaines de l’hiver dernier, les médias français ont célébré la loi sur l’avortement de janvier 1975, l’ont commentée, « analysée ». C’était son anniversaire. L’occasion d’affirmer une histoire officielle respectueuse du pouvoir et des institutions. L’occasion de bercer le corps social avec l’un de ces beaux récits tronqués (happy end inclus). Ce récit, nous l’avons lu, entendu, vu, et nous le reverrons dans dix ans : une femme contre des hommes, sur la scène de l’Assemblée nationale, les remarques sexistes, antisémites, les insultes, l’héroïsme d’une ministre, sa victoire pour les femmes. C’est romanesque, poignant, l’histoire est bien rôdée ; soufflons les bougies et au lit !

    Le courage de #Simone_Veil face à une assemblée phallocrate est indéniable, lorsqu’elle défend un texte reconnaissant le droit des femmes à décider seules d’une question qui les concerne. Mais une fois contées ces joutes parlementaires, qu’a-t-on dit de la bataille pour l’avortement ? Rien, sinon un énième épisode du supposé progrès infini de la libéralisation des mœurs. S’imagine-t-on sérieusement qu’une femme ait pu arracher ce droit à des parlementaires si peu soucieux de liberté quand il s’agit de celle des dominées ?

    À l’automne 1974, cela fait au moins quatre ans qu’une lutte pour l’avortement libre a débuté, portée par les #mouvements_féministes. Certes, quelques « commentateurs » n’oublient pas qu’en 1971, 343 femmes ont déclaré avoir avorté dans un manifeste, se mettant ainsi hors-la-loi ; mais l’aurait-on retenu sans la renommée de certaines des signataires, voire si l’on n’avait pas pu les appeler « salopes » à la suite de Charlie Hebdo demandant qui les avait « engrossées » ? On entend parler parfois de Gisèle Halimi et du procès de Bobigny en 1972. Tout cela est bien maigre au regard de ce qu’il s’est réellement passé. Sur qui s’est donc rabattu le couvercle de l’histoire officielle ?

    Niées, les millions de femmes qui n’ont pas attendu le vote des député·e·s pour avorter. Les femmes ont toujours avorté, répétons-le, et ont joué un rôle actif dans la transmission de ces savoirs « de bonnes femmes ». Maintenir cette possibilité, cette autonomie des corps dominés, fut et continue d’être une lutte. Qui célèbre cette histoire ?

    Oubliées, les milliers de femmes (et d’hommes) qui ont imposé sur la scène publique les questions d’avortement, de contraception et de sexualité. L’ANEA (Association nationale pour l’étude de l’avortement), le MLA (Mouvement pour la liberté de l’avortement), Choisir, le MLAC (Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception), le Planning familial, tout au plus réduits dans les discours légitimes à une bande d’anonymes braillant dans les rues.

    Méprisées, les vies des femmes sacrifiées au nom de l’ordre moral. C’est encore d’elles que l’on se moque en rabâchant les supposés objectifs de cette loi : jusqu’en novembre 1974, vous pouviez être une à dix par jour à mourir des suites d’avortement, à vous mutiler avec les tristement célèbres instruments du quotidien, on nous ferait presque croire que l’État salvateur ne vous avait pas remarquées. Après avoir mené une guerre aux femmes pendant tant d’années, après tant de victoires, l’État se préoccuperait bien un peu de votre santé… Les victimes de cette guerre – j’entends par là les 800 000 qui tentaient d’avorter chaque année – ne pourraient croire si facilement ce discours hypocrite ! Soyons claires : l’objectif de cette loi n’était pas celui de « santé publique », mais avant tout de casser les luttes sociales. En fait, cette loi qu’on dit « loi Veil » n’est autre que celle que le gouvernement a été obligé de voter.

    Effacées, les femmes envoyées publiquement en Hollande dans des cars ; effacés, les milliers d’avortements pratiqués au grand jour en France, à domicile. Médecins et non-médecins s’unissant dans cette détermination à réaliser les avortements, et dans un commun mépris du danger : avec sa police mise quotidiennement au défi de les arrêter, le gouvernement n’a cédé que parce que cela remettait en cause l’ordre public en général. Non sans leur faire, en chemin, des procès : Annie Ferrey-Martin (Grenoble, 1973) et les militantes d’Aix (1977) furent, parmi d’autres, les cibles de cette chasse aux sorcières. Quand on relate la crainte de Poniatowski de voir un avortement pratiqué sur le bureau de Simone Veil, on omet de dire que c’est de ces femmes qu’il a peur, c’est ce vaste mouvement qu’il entend désamorcer ! Que font d’autre ceux qui perpétuent une histoire sans lutte ?

    Honnie, cette lutte longue et héroïque, qui a mené tant de femmes, enseignantes et caissières, infirmières et étudiantes, ouvrières et journalistes, à s’approprier des gestes de soins, à manier la pompe à vélo inversée et la canule d’aspiration, à se saisir d’une pratique qu’on n’avait pas encore décrétée médicale, à propager ces connaissances. Il est des milliers de personnes qui pourraient être les icônes de cette lutte, qui se souviennent combien pratiquer collectivement un avortement avait une portée révolutionnaire.

    Éludées, les carences de la loi, les exclues qu’elle crée (les étrangères et les immigrées, les « hors-délai », les mineures, les pauvres…), les freins à l’application imposés par les soutiens du patriarcat, législateurs comme médecins. Effacées celles qui ont continué : à avorter d’autres femmes, à obliger les hôpitaux à ouvrir les services d’IVG, à surveiller la pratique de ces centres, en un mot à se soucier du traitement réservé aux femmes et à leur liberté décisionnelle.

    Ce récit figé efface des années d’un militantisme dur, et si joyeux. Il est un acte supplémentaire de sabotage des mouvements féministes ; face à une histoire lénifiante consacrant les figures d’État, ces militantes, ces « avorteuses », commettent la double faute d’être des gens ordinaires et des femmes.

    À défaut de clamer dans le détail une autre histoire de la libéralisation de l’avortement, retenons au moins que ces personnes n’ont pas – selon la très citée formule reichienne – mendié le juste « droit à l’avortement », mais l’ont pris ! Elles s’en sont emparées, ont elles-mêmes pris en charge la question, ont accompli les gestes. Alors, si nous fêtions plutôt l’inhabituel ? Bafouer ouvertement la loi au nom du respect de la vie des femmes, comme l’ont fait ces militantes de l’avortement, est une démarche trop précieuse à transmettre pour qu’on l’enfouisse sous une mémoire officielle.

    #Christine_Delphy
    https://christinedelphy.wordpress.com/2017/07/02/lanniversaire-de-la-loi-veil-ou-la-commemoration-dune-his

    https://seenthis.net/messages/611935 via Vanderling


  • Arnaque éthique au Crédit coopératif

    Au Postillon, comme plein de gens à la recherche d’une banque « moins pire », on a un compte au Crédit coopératif. On n’a jamais eu beaucoup d’illusions sur cette banque, mais on croyait jusqu’à peu que cette structure se tenait quand même un peu éloignée des affres du capitalisme moderne. Sur le site internet de cette « banque coopérative et engagée », on peut d’ailleurs lire qu’elle agit pour « une société où l’homme et son environnement priment sur le capital ».
    Alors on est allé voir de plus près. Et patatras. Les « investissements socialement responsables » que propose la banque servent en fait à financer des entreprises comme Coca-Cola, Carrefour et Vinci. La « finance collaborative » permet avant tout à des riches de payer moins d’impôts, et comme toutes les autres banques, le Crédit coopératif pousse aussi ses clients à s’endetter.

    Voir la suite sur : https://www.lepostillon.org/Arnaque-ethique-au-Credit-cooperatif.html

    #CréditCoopératif #financeéthique #arnaque

    https://seenthis.net/messages/611489 via Le Postillon



  • pour jérome
    https://nantes.indymedia.org/articles/38028

    POUR JÉRÔME Le samedi 20 mai 2017, après une traque de 9 jours, Jérôme Laronze, éleveur à Trivy, a été abattu de trois balles par les gendarmes dans des conditions révoltantes. Aucune situation d’irrégularité administrative en agriculture ne peut justifier qu’un paysan soit abattu La situation de Jérôme et sa détresse étaient bien connues des services de l’Etat.

    #Ecologie #Répression #Resistances #anti-repression #_saône-et-loire_ #macon #Ecologie,Répression,Resistances,anti-repression

    https://seenthis.net/messages/608437 via nantes.indymedia.org


  • 2012: Tory Prime Minister David Cameron declares war on “Safety Culture” / Boing Boing
    http://boingboing.net/2017/06/17/tort-reform-astroturf.html
    http://media.boingboing.net/wp-content/uploads/2017/06/austerity2.jpg

    The Conservative Party — and free market ideologues — have waged a long war on “safety culture,” insisting it was a nonsensical, incoherent regulation that acted as a drag on every business except no-win/no-fee lawyers, who exploited these rules to victimise poor corporations with punishing lawsuits.

    The reality is that the alleged health-and-safety-gone-mad overreach was almost always an urban legend, a rule that didn’t exist and never existed (though it might be cited by a puny martinet of a middle-manager as a way to force their underlings to do their bidding). In their brilliant, beautifully written and beautifully researched 2014 book, In the Interests of Safety, Tracey Brown and Michael Hanlon from Sense about Science showed how tabloids, petty bosses and bureaucrats, and credulous members of the public invented the excesses of “Safety Culture” — while actual health and safety pros soberly and cautiously put forward the rules that stopped us all from dying of food poisoning, defective cars, or in terrible blazes in firetrap buildings.

    London fire: just last year, Tory landlord-MPs rejected Labour’s tenant safety law / Boing Boing
    https://boingboing.net/2017/06/14/voting-their-interests.html
    https://media.boingboing.net/wp-content/uploads/2017/06/grenfell-1.jpg

    The death-toll on London’s Grenfell Tower fire continues to mount, it’s worth remembering that there are no “natural disasters,” only human disasters, created by people who weigh different interests in the balance and create policies based on the way the scales come up.

    So it was that a year ago, a group of Tory MPs largely composed of commercial landlords voted down Labour’s amendment to the Housing and Planning Bill that would have required landlords to make their properties safe and “fit for human habitation.”

    https://seenthis.net/messages/607875 via klaus++


  • Comment le terme de « travail sexuel » écrase les victimes | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2017/06/14/comment-le-terme-de-travail-sexuel-ecrase-les-

    Beaucoup de gens bien intentionnés utilisent les termes « travail sexuel » et « travailleuse du sexe » parce qu’ils pensent que c’est politiquement correct et que cela donne une forme de dignité aux femmes et jeunes prostituées. Ces gens estiment qu’en décrivant la prostitution avec une sorte de langage professionnel, elles et ils sont respectueuses et progressistes comme il faut. Elles et ils semblent tous oublier que les droits professionnels (c’est-à-dire du travail) impliquent certains standards et requièrent des responsabilités des travailleurs.

    Si les jeunes ados de l’État Unité au Soudan du Sud sont des travailleuses du sexe plutôt que des enfants vulnérables, cela implique-t-il que n’importe lequel des hommes qui payent pour accéder à leurs corps peut demander un remboursement de son « moins d’un dollar » s’il trouve que l’acte sexuel n’a pas été correctement effectué à son goût ?

    Allons droit au but : que disons-nous exactement quand on appelle une jeune de quatorze ans vivant dans une pauvreté abjecte une « travailleuse du sexe » ?

    Comment peut-on voir des très jeunes filles, vivant dans une sombre pauvreté et payées par des hommes moins d’un seul dollar pour un accès sexuel à leurs corps, comme des « travailleuses du sexe » au lieu d’enfants vulnérables et abusées ?

    #vocabulaire #prostitution #viol #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/606823 via mad meg



  • Pourquoi nous n’irons plus acheter nos graines chez #Kokopelli - Le Jardin des Possibles
    https://www.lejardindespossibles.org/divers/article/pourquoi-nous-n-irons-plus-acheter

    Puis des regrets, nous sommes passés à la consternation puis à la rage ! il y a quelques jours, à la librairie « Le Tracteur Savant » à Saint Antonin, nous tombons le nez sur un livre (et quel livre !) « Nous n’irons plus pointer chez Gaia ». Ce livre est à la fois une compilation de témoignages issus de plusieurs salarié(e)s (dont la majeure partie sont des femmes) sur leurs conditions de travail au sein de l’association Kokopelli et une révélation qui décrit la gestion toute particulière et singulière des semences « rares et anciennes » que le cartel familial « Guillet » a entrepris depuis des années

    #semences

    https://seenthis.net/messages/605784 via Nicolas


  • En Marche… sur ta gueule de prolo
    https://blog.monolecte.fr/2017/06/09/marche-gueule-de-prolo

    — Tu l’entends, là ? — Quoi ? — Ce silence ? Après le marathon présidentiel qui a saturé les canaux et les cerveaux h24 (comme disent les winners de la gagne) pendant plus de 8 mois, voilà le grand silence des législatives, des élections qui donnent l’impression de se faire presque à la sauvette. Faut dire que maintenant que notre répubarchie […] L’article En Marche… sur ta gueule de prolo est apparu en premier sur Le Monolecte.


  • Mme Badinter, allez porter une robe à fleurs à l’Assemblée !

    Burkinis, cafés non-mixtes, voile à l’Université, harcèlement de rue... d’inlassables polémiques ne cessent de faire courir la même petite musique : le problème de la condition des femmes en France, ce serait l’islam ou les étrangers. Autant de tentatives de dédouaner nos hommes autochtones ou sévissant dans les beaux quartiers.
    Pendant la Primaire de la droite où il ne fut pas besoin d’un quelconque voile pour souligner la quasi-invisibilité des femmes, ces messieurs ont vanté leurs valeurs laïques et féministes. Pourtant, rien sur l’ingérence politique de mouvements conservateurs comme la Manif Pour Tous et le très fillonniste Sens commun. Rien sur celle du Pape gendarmé contre la théorie du genre à l’école. Rien sur la participation de Jean-Frédéric Poisson à leur compétition, candidat ouvertement opposé au droit à l’avortement. Évidemment rien sur la publicité sexiste qui ne cesse de nous réduire à l’état d’objets sexuels, comme Yves-Saint Laurent, ou qui promeut la culture du viol comme Bagelstein.
    Pendant ce temps, les candidats aux législatives LR outrés contre le harcèlement de rue dans le nord de Paris ne comptent que 39% de femmes. Leur groupe a systématiquement voté contre tous les projets de délibération sur le genre et l’espace public au Conseil de Paris. Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, a diminué de plus de la moitié son soutien financier aux actions pour l’égalité femmes-hommes !
    À gauche, Manuel Valls a tenté d’attaquer son concurrent aux primaires Benoit Hamon sur le terrain des droits des femmes et de la laïcité. Lui qui s’était pourtant fait remonter les bretelles par le Conseil d’État désapprouvant les arrêtés hors-la-loi anti-burkini. Là aussi, quelle surprise de voir tous ces maires devenir de fervents défenseurs des droits des femmes alors que nous ne les avons jamais vu s’opposer à tous ceux qui tirent profit à millions sur le dos des violences faites aux femmes, publicitaires, marques de luxe, alors que l’affichage dans l’espace public est dans leurs prérogatives. Nous le réaffirmons, contraindre les femmes à se dévêtir comme à se rhabiller n’est qu’une humiliation et une violence sexiste de plus.
    Ainsi, dans notre pays où 120 femmes ont été tuées par leurs compagnons en 2016, où seules 14% des 220 000 femmes battues ont osé porter plainte, où une femme sur cinq subit un harcèlement sexuel au travail, où 230 sont violées chaque jour, où 100% sont harcelées dans l’espace public, le patriarcat serait le fait des étrangers ? Est-on entrain de créer implicitement un sexisme acceptable labellisé Made in France ?
    Féministes, nous nous insurgeons contre l’instrumentalisation de notre combat par une classe dominante au service de ses intérêts xénophobes et oligarchiques. En pointant du doigt le sexisme des autres, des étrangers, des classes sociales dominées, ils veulent dissimuler celui des puissants, garantir leur impunité par diversion voire alimenter leurs campagnes électorales.
    On vous le confirme : les femmes sont en insécurité partout, dans la rue, au foyer, au travail, en politique et jusque dans l’hémicycle du Palais Bourbon comme le dénonce le collectif des assistantes parlementaires "Chair collaboratrice". Pourquoi ? Parce que dans tous ces lieux, il y a des hommes, de toutes les couleurs, de toutes les classes sociales, élevés en société patriarcale avec des valeurs misogynes. Et quand on essaye d’en inculquer d’autres via des programmes scolaires contre le sexisme, les mêmes féministes de la dernière heure hurlent à la théorie du genre !
    Oui, le harcèlement sexiste sévit et jouit d’une quasi-totale impunité dans tous les environnements à forte concentration masculine, les places au soleil, des terrasses de cafés, les manifestations en passant près des cortèges syndicaux très masculins, les partis qui sont souvent des zones d’omerta, les festivals, les RDV d’hommes puissants en cols blancs au Carlton où ils ont fait subir des "boucheries" à des personnes prostituées, dans le milieu journalistique comme le dénonce le collectif "Prenons la Une" etc.
    Bref, de la mèche rousse de Donald Trump aux boucles brunes de Maxime Hamou, la misogynie est la tare la plus partagée entre les hommes ! Les violences sexistes n’ont ni pays ni frontières, n’ont d’autre lieu de naissance que le Patriarcat. Elles sont le résultat de tout un écosystème qui suppose l’existence d’inégalités sociales et de rapports de domination qui n’épargnent en rien les structures de pouvoir, au contraire, car plus on les pénètre, plus on se rapproche du système des « dominants », plus les violences contre les femmes sont manifestes... mais dissimulées. Avez-vous déjà regardé les vidéos des actions du collectif "la Barbe" dans les lieux de pouvoir ? Les interjections sexistes qu’elles reçoivent en pluie n’ont rien à envier à celles qui peuvent aussi arriver en longeant des terrasses de café.
    Loin de nous l’idée d’euphémiser quoique ce soit, où que ce soit, dans le Nord de Paris comme dans la baignoire hollywoodienne de Roman Polanski ou dans une chambre d’hôtel à New-York. En effet, mieux vaut éviter de porter des robes, des jupes ou des décolletés dans tous les endroits très masculinisés, paramètre qui a tendance à accentuer un rituel de construction de l’identité virile par la violence, la domination et l’humiliation des femmes.
    Ni la surenchère policière, ni les happenings de campagne racistes, ni la persécution des pauvres, ni la militarisation des quartiers, ni les contrôles au faciès, ni la chasse aux sans papiers, ne tireront d’affaire les femmes face aux violences masculines. Seules l’éducation, nos luttes, notre autodéfense et notre audace à briser la loi du silence nous permettront de défendre notre intégrité physique et morale. Grâce à l’insolence des féministes si souvent taxées de pisse-froid, le traitement de l’affaire Baupin en 2016 n’a pas été le même que celui de l’affaire DSK en 2011. Ses victimes n’ont pas été moquées comme l’avait été Tristane Banon. Maxime Hamou a écopé d’un bad buzz. Michel Sapin a dû s’excuser et s’expliquer. On avance grâce à notre intransigeance, et les années à venir nous donnent déjà raison.
    Qu’il plaise à la 67ème fortune de France, la grande bourgeoisie Badintériste, "féministe" qui signe des contrats juteux avec l’Arabie Saoudite, de nous faire croire qu’elle a peur de mettre des jupes lorsqu’elle va à la supérette à 22h porte de la Chapelle - on la croit -, on ne peut que l’inviter à faire cette brillante intervention à l’Assemblée en portant la robe à fleurs bleues de Cécile Duflot !

    – Fatima-Ezzahra Benomar - Porte-parole des effronté-e-s
    – Héloïse Raslebol - Cofondatrice du collectif Stop harcèlement de rue
    – Hanane Karimi - Ancienne porte-parole des Femmes dans la Mosquée
    – Sonia Nour - Afroféministe
    – Lorraine Questiaux - Secrétaire Générale du Mouvement du Nid
    – Charlotte Soulary- Cofondatrice du collectif Chair collaboratrice

    http://www.humanite.fr/texte-collectif-madame-badinter-allez-porter-une-robe-fleurs-lassemblee-637

    https://seenthis.net/messages/605773 via Le Bougnoulosophe


  • Quand quelqu’un arrive à rester assis plus de deux minutes avec une autre personne sans céder au besoin irrépressible de vérifier qui a liké la photo de son plat de lasagnes sur Instagram, ou si deux amis parviennent à échanger des idées de plus de 140 caractères sans se traiter de nouveau Hitler, hé bien désormais ça porte un nom façon déviance sexuelle : sapiosexual.

    The Hottest Body Part ? For a Sapiosexual, It’s the Brain
    https://www.nytimes.com/2017/06/02/nyregion/the-hottest-body-part-for-a-sapiosexual-its-the-brain.html?_r=0

    She has had relationships she describes as purely sapiosexual, in which there was no sex, just intense conversation. One man was nowhere near her physical type, but the first time they met, he began reciting poetry by Rainer Maria Rilke. “I was so amazed at how fluid the whole conversation was,” she said. “I could feel something happening inside me.”

    The next time they saw each other, he took her to an art exhibit and gave her all of Rilke’s books. Since then, Rilke has been one of her favorite poets. In such relationships, she said, “I access my wisdom and love and ability to analyze in this incredible way, and they do, too.”

    https://seenthis.net/messages/604663 via ARNO*


  • En lisant Gloria Steinem - La méridienne
    http://www.la-meridienne.info/En-lisant-Gloria-Steinem

    http://www.la-meridienne.info/local/cache-vignettes/L672xH446/16107487_10211346399394214_6381850100681423513_o-6bad7.jpg?1496952827

    Comment se fait-il que Gloria Steinem (née en 1934), icône du féminisme américain, ne soit quasiment pas traduite en France ? Comme je découvre ses livres avec enthousiasme, en voici deux extraits, juste pour le plaisir.

    #féminisme

    https://seenthis.net/messages/605323 via Mona


  • Sanction pour le juge invoquant le “devoir conjugal” d’une victime de #violences ? | Les Nouvelles NEWS
    http://www.lesnouvellesnews.fr/juge-invoque-devoir-conjugal-victime-de-violences

    C’était mercredi 31 mai, devant la 16ème chambre Correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Nanterre. L’avocate Migueline Rosset plaidait pour une femme victime de violences « depuis des années » de la part de son mari. À la barre, le prévenu expliquait ses gestes par ces mots : « Elle ne voulait plus coucher avec moi ». Selon l’avocate, le juge a alors réagi ainsi : « Ah, effectivement, Madame, si vous refusez votre devoir conjugal, on peut comprendre… ». Et « droit dans ses bottes, le Président a répété, par trois fois, l’importance de ne pas se soustraite au devoir conjugal », rapporte Migueline Rosset.

    #devoir_conjugal #patriarcat

    https://seenthis.net/messages/603739 via Agnès Maillard


  • Quand une étude s’intéresse à l’endométriose… pour son impact sur la vie sexuelle des hommes | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/146391/etude-endometriose-vie-sexuelle

    Depuis la publication de son article intitulé « Une étude sur l’impact de l’endométriose sur la vie sexuelle des hommes ? Rageant ! », le compte Twitter d’Imogen Dunlevie est au bord de l’explosion. Cette jeune étudiante australienne souffre d’endométriose depuis l’âge de 13 ans. Elle a publié son premier article dans le Guardian lorsqu’elle a appris qu’une étudiante en master de philosophie (département Santé sexuelle) à Sydney en Australie allait conduire une recherche sur l’impact de l’endométriose sur la vie sexuelle… des hommes.

    Pour rappel, l’endométriose touche une femme sur dix en âge de procréer. Les symptômes les plus fréquents sont des douleurs abdominales et pelviennes très violentes. Comme nous vous l’expliquions en 2015, le diagnostic est souvent très tardif car la maladie est peu connue des médecins. La plupart du temps, on détecte l’endométriose au bout de dix ans, le plus souvent quand une femme se révèle infertile.

    https://seenthis.net/messages/603722 via mad meg