Mona Chollet

Cheffe d’édition au « Monde diplomatique »

  • Daniel Lindenberg : « Loin de reculer la révolution conservatrice se voit favorisée »

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/01/14/daniel-lindenberg-loin-de-reculer-la-revolution-conservatrice-se-voit-favori

    Dans un entretien qu’il a accordé au « Monde » quelques semaines avant son décès survenu le 12 janvier, l’historien des idées analyse l’état des forces du courant « néoréactionnaire » depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron.

    http://img.lemde.fr/2018/01/12/760.5/0/1868/1245/534/0/60/0/9d3c577_5712505-01-06.jpg

    Quelque temps après la victoire d’Emmanuel Macron, et observant le désappointement du courant que Daniel Lindenberg qualifiait de « néoréactionnaire » vis-à-vis d’un président qui réhabilitait le « progressisme » face au « conservatisme », Le Monde avait proposé à l’historien des idées de réaliser un entretien sur le sujet. La maladie contre laquelle il luttait, tout comme le rythme de l’actualité, avait reporté ce projet. L’interview se fit par mail à la fin du mois de décembre 2017. Nous publions ci-dessous ce dernier entretien dans lequel Daniel Lindenberg montre, une nouvelle fois et malgré les circonstances, qu’il était un intellectuel capable de mettre la plume dans la plaie et de faire vivre le débat tout comme la République des idées.

    La présidence d’Emmanuel Macron signe-t-elle une défaite – même momentanée – des néoréactionnaires, qui avaient, lors de la présidentielle, soit opté pour François Fillon, soit pour Marine Le Pen ?

    Parler de défaite serait imprudent, surtout dans la mesure où vous choisissez comme critère les résultats électoraux. En réalité, c’est le coup d’arrêt donné à la progression jugée irrésistible de la dynamique néoréactionnaire qui a changé au moins pour un temps le climat idéologique en réhabilitant, par exemple, l’adjectif « progressiste » face à ce que le président appelle « conservatisme » et qui n’est pas obligatoirement une catégorie politique, mais une ouverture vers un optimisme jusque-là disqualifié.

    Il n’est plus honteux aujourd’hui de penser que les nouveaux réacs ne sont pas « dans le sens de l’histoire », vu qu’ils représentent une survivance d’idées rétrogrades, y compris chez des penseurs que l’on se plaît à classer comme progressistes. Mais cette bouffée d’optimisme reste fragile car il faut tenir compte du climat particulier de l’élection de Macron et de l’absence, par exemple, d’intellectuels de référence qui porteraient au même niveau d’autorité la nouvelle parole « progressiste ». Peut-être trouvera-t-on des éléments possibles dans le livre de Michel Serres C’était mieux avant ! [Le Pommier, 96 p., 5 €].

    La réhabilitation du progressisme au détriment du conservatisme par le président de la République marque-t-elle le début de la fin d’une hégémonie intellectuelle, celle de la « révolution conservatrice » en cours ?

    Ce qui précède explique qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, et que quelques propos isolés contredisent par ailleurs d’autres du président et n’annoncent nullement un quelconque renversement global, ce qui, d’ailleurs, ne serait pas dans ses possibilités. Il suffit de penser au succès très net de la mouvance Charlie Hebdo contre le bloc beaucoup moins puissant qui soutient Edwy Plenel et Mediapart pour se convaincre que, sur les questions toujours centrales de l’islam et de la soi-disant laïcité, le rapport de forces n’est pas prêt d’être renversé.

    Emmanuel Macron et certains ministres de son gouvernement n’ont-ils pas, par ailleurs, récupéré des éléments de langage du néoconservatisme ambiant ?

    C’est un fait que le discours de certains ministres du président, je pense à Jean-Michel Blanquer dans le domaine de l’éducation ou encore celui de Gérard Collomb dans celui de l’islam et de la laïcité, n’est nullement en rupture avec les éléments de langage les plus rétrogrades sur ces questions. Ce qui entretient pour le moins la confusion ; cette confusion permet que ce soient les mêmes intellectuels qui soient plébiscités par des organes de droite comme Le Figaro, La Revue des deux mondes, Le Point, Valeurs actuelles et des organes réputés encore être de Gauche (L’Obs, Marianne et France-Culture).

    Comment expliquez-vous la banalisation des interviews d’intellectuels de gauche dans la revue « Eléments » ?

    La revue Eléments a été créée par les intellectuels d’extrême droite qui, voyant la stérilité des stratégies de la violence, ont privilégié ce qu’ils appellent « le combat des valeurs », c’est-à-dire la séduction par la supériorité des arguments (ou de l’argumentation). Les intellectuels de gauche sont flattés par cette attention qui leur est portée par les représentants en pointe de la révolution conservatrice. Ils éprouvent la sensation toujours enivrante de dîner avec le diable tout en sortant d’un certain ghetto. La revue Eléments, créée en 1975, remplit depuis des années cette fonction qui avait d’abord été celles de revues communistes ou communisantes (La Pensée, La Revue internationale).

    Les intellectuels progressistes ont-ils un nouvel espace pour contrer les néoréactionnaires, comme l’a illustré le succès de « Histoire mondiale de la France » ?

    En effet, le succès d’ouvrages à vocation encyclopédiques comme L’Histoire mondialede la France, sous la direction de l’historien progressiste Boucheron, est un signe encourageant. Le fait que cette nouvelle école se soit affranchie à la fois de la vulgate rétrograde ou spiritualiste et des débris des dogmatismes marxistes ouvre des perspectives inespérées pour en finir avec les chaînes de la période précédente, que symbolisaient le choix impossible entre islamophobie et Indigènes de la République. Ce choix n’est sûrement pas celui de Macron, mais on peut lui accorder que c’est lui qui a permis d’échapper à ce dilemme mortifère.

    La nouvelle donne géopolitique mondiale n’offre-t-elle pas une opportunité aux partisans de l’émancipation et des sociétés ouvertes ?

    Bien sûr, comme le dit la sagesse populaire, lorsqu’on a touché le fond, on ne peut que remonter, mais dans le cas d’espèce, cette nouvelle donne géopolitique ou géo-idéologique n’offre à mon sens que des raisons de désespérer, au moins pour une certaine période. Loin de reculer, la révolution conservatrice se voit favorisée par les effets conjugués des mises en cause de ce que ses ennemis appellent sans beaucoup de rigueur les idéologies du progrès prétendument attribuables essentiellement aux deux guerres mondiales. Je veux dire les conséquences positives qu’on a tirées des deux guerres. Ces dernières ont plongé notre époque dans un cercle vicieux. L’optimisme que présuppose votre question me paraît largement injustifié. Ce n’est pas la perspective de nouvelles révolutions démocratiques devant laquelle nous nous trouvons placés mais pour aller au pire la perspective effrayante d’une apocalypse nucléaire.

    https://seenthis.net/messages/659871 via enuncombatdouteux


  • Caliban et la sorcière, ou l’Histoire au bûcher (1/2) | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/yann-kindo/blog/101217/caliban-et-la-sorciere-ou-l-histoire-au-bucher-12-0

    Nous sommes bien conscients de longueur inhabituelle (et sans doute rébarbative) de cette note, mais nous y avons été contraints par sa matière elle-même. Caliban... est un gros livre, sur lequel il y a, hélas, beaucoup à dire, et encore plus à redire. Dès lors, pour éviter ce qui serait forcément apparu comme un procès d’intention, nous n’avions d’autre choix que de relever certains des raccourcis, biais, glissements, voire mensonges purs et simples qui émaillent le texte. Nous espérons mettre ainsi en lumière à la fois les procédés sur lesquels est fondé cet ouvrage et, au-delà de son radicalisme affiché, la nature réelle de la perspective politique dans laquelle il s’inscrit.

    On me signale cette critique de « Caliban et la sorcière » par Yann Kindo et Christophe Darmangeat (2e partie ici : http://cdarmangeat.blogspot.fr/2017/12/caliban-et-la-sorciere-silvia-federici.html )

    Ce qu’ils relèvent sur l’iconographie est effectivement problématique, et ils signalent quelques faiblesses réelles (même si on doit pouvoir faire la même chose avec n’importe quel livre si on le lit avec autant de minutie - et de malveillance), mais sur le fond c’est surtout un choc de visions du monde. Personnellement je ne peux pas prendre au sérieux des gens qui refusent toute critique de Descartes ou qui réfutent la longue histoire de la violence de la médecine vis-à-vis des femmes. Quant au pourcentage massif de femmes accusées de sorcellerie, on le retrouve chez de nombreux historiens (y compris tout à fait fiables car de sexe masculin), pas seulement chez Federici.

    D’une manière générale je déteste leur ton arrogant d’hommes supérieurement cultivés et rationnels hérissés par ces bonnes femmes qui viennent bousculer leur cadre de pensée. La conclusion du 2e article dévoile bien d’où ils parlent, d’ailleurs : « Nous vivons une période où il est infiniment plus facile de militer sur le terrain du féminisme – le plus souvent, dans des milieux qui ne sont pas les plus exploités – que sur celui des idées communistes, et auprès des travailleurs du rang. » On en revient à la bonne vieille thèse du combat secondaire, voire de la complicité entre capitalisme et féminisme... Globalement ils sont sur une défense basique de la Raison et de la Science face aux masses (féminines et) hystériques, cf. par exemple cet autre article de Kindo :

    https://blogs.mediapart.fr/yann-kindo/blog/111010/la-peur-des-ogm-construction-mediatique-dune-paranoia

    Mais je serais curieuse de savoir ce qu’en pense @mad_meg ou @entremonde

    #sorcières

    https://seenthis.net/messages/659472 via Mona

    • L’assertion de l’un des deux auteurs selon laquelle « il est plus facile de militer sur le terrain du féminisme […] que sur celui des idées communistes » est en effet dérangeante, même si malheureusement elle est aujourd’hui partiellement vraie. Le féminisme se doit – s’il se veut révolutionnaire – de garder au centre de son analyse à la fois l’oppression patriarcale et l’exploitation économique.
      Fut un temps, que nous n’espérons pas révolu, où ces deux combats étaient indissociables.
      Quoiqu’il en soit, cette assertion n’invalide en rien le propos général des deux auteurs qui, loin de renvoyer à l’arrogance que leur attribue Mona Chollet, se rattache au contraire à la tradition de la critique historiographique. Ils rappellent sur le ton de l’ironie - mais devant le travail de Federici, auraient-ils pu user d’un autre registre ? - combien cet ouvrage est truffé d’erreurs, d’approximations et d’anachronismes. Il ne s’agit pas « de quelques faiblesses » mais bien d’une absence totale de rigueur scientifique et de maltraitance des faits que Kindo et Darmangeat soulignent abondamment.
      Que Federici se pique de vouloir refonder la théorie marxienne de l’accumulation primitive du capital est une chose, qu’elle y parvienne en est une autre ! Et pourtant, l’histoire des femmes attend cruellement qu’on se penche sur la question. Mais pas en malmenant les faits et en tirant l’histoire par les forceps !
      L’affirmation de Mona Chollet selon laquelle « n’importe quel livre » lu avec minutie - pardon, avec malveillance - recèlerait autant de faiblesses que Caliban est tout simplement honteuse et méprisante pour toutes celles et ceux qui travaillent avec sérieux sur des sources et des corpus d’archives identifiés. Ce que Federici ne fait pas. Plus grave encore, cette affirmation contient le syllogisme suivant : si tous les livres d’histoire comportent des erreurs et que ceci ne constitue donc pas une raison pour les critiquer, alors il n’y aurait pas de vérité historique, de telle sorte que rien ne servirait d’écrire des livres d’histoire.
      D’autre part, Kindo et Darmangeat ne refusent pas toute critique de Descartes, de la science ou de la médecine à l’égard des femmes comme le prétend Mona Chollet. Ils critiquent la grille d’analyse de Federici qui, en refusant de voir que la pensée scientifique a pu, malgré tout, entraîner une avancée pour les femmes, verse dans la mystification de la pensée « magique » du monde. Il est vrai que l’univers des superstitions et des croyances religieuses du Moyen Âge nous fait sacrément envie, à nous les femmes d’aujourd’hui.
      S’il est certain que, comme le rappelle les deux auteurs, la transition au capitalisme n’a pas arrangé le sort des femmes, l’enfer de l’oppression patriarcale ne date en aucun cas du XVIᵉ siècle. N’en déplaise aux coups de truelle historiques de Federici.
      Voir de l’arrogance dans la critique de Caliban que les deux auteurs ont bien voulu effectuer, cela semble de la pure mauvaise foi et reflète aussi, malheureusement, l’absence de recul critique de la pensée féministe aujourd’hui. Laquelle - faute de mieux - se laisse dorloter par des thèses confortables, sexy, qui usent et abusent de la métaphore à défaut d’arguments solides, qui s’adonnent à la douillette mystification d’univers fantasmés à défaut de se frotter sérieusement à la question centrale de l’oppression de genre et de l’exploitation capitaliste.


  • Les femmes de droite : qui sont-elles ? Quels sont leurs réseaux ?
    http://aucreuxdemoname.fr/blog/100-femmes-pour-la-liberte-de-harceler
    http://aucreuxdemoname.fr/blog/wp-content/uploads/2018/01/screenshot-twitter.com-2018-01-10-07-41-05-320.png

    les femmes ont trois possibilités :

    Se soumettre dans le silence et la rage
    Se révolter, au risque d’être victimes de violence
    Pactiser avec l’ennemi pour être tranquilles
    Concrètement, nos femmes de droites ont choisi la troisième voie. Devant le constat de ces violences existantes, c’est une stratégie somme toute assez logique :

    Les hommes exercent une violence. Si je me révolte je subirai encore plus de violence. Je choisis donc de me mettre sous la protection du patriarcat pour ne pas subir cette violence. Et je fais en sorte de permettre que ce système perdure.

    [Dworkin] De la maison du père à la maison du mari et jusqu’à la tombe qui risque encore de ne pas être la sienne, une femme acquiesce à l’autorité masculine, dans l’espoir d’une certaine protection contre la violence masculine. Elle se conforme, pour se mettre à l’abri dans la mesure du possible. C’est parfois une conformité léthargique, en quel cas les exigences masculines la circonviennent progressivement, comme une enterrée vive dans un conte d’Edgar Allan Poe. Et c’est parfois une conformité militante. Elle sauvera sa peau en se démontrant loyale, obéissante, utile et même fanatique au service des hommes qui l’entourent. […]. Quelles que soient les valeurs ambiantes, elle les incarnera avec une fidélité sans faille.
    Les hommes respectent rarement leur part du marché tel qu’elle l’entend : la protéger contre la violence masculine.
    [Dworkin] Les femmes de droite ont examiné le monde ; elles trouvent que c’est un endroit dangereux. Elles voient que le travail les expose à davantage de danger de la part de plus d’hommes ; il accroît le risque d’exploitation sexuelle.[…] Elles voient que le mariage traditionnel signifie se vendre à un homme, plutôt qu’à des centaines : c’est le marché le plus avantageux. […]. Elles savent également que la gauche n’a rien de mieux à offrir : les hommes de gauche veulent eux aussi des épouses et des putains ; les hommes de gauche estiment trop les putains et pas assez les épouses. Les femmes de droite n’ont pas tort. Elles craignent que la gauche, qui élève le sexe impersonnel et la promiscuité au rang de valeurs, les rendra plus vulnérables à l’agression sexuelle masculine, et qu’elles seront méprisées de ne pas aimer ça. Elles n’ont pas tort. Les femmes de droite voient que, dans le système où elles vivent, si elles ne peuvent s’approprier leur corps, elles peu-vent consentir à devenir une propriété masculine privatisée : s’en tenir à un contre un, en quelque sorte.

    https://seenthis.net/messages/658670 via unagi


  • « Je suis arabe car je parle arabe. Quant à mon appartenance à la nation arabe, quant à savoir si elle est fondée d’aspirer à l’unité, c’est une tout autre question. Je suis arabe, et ma langue a connu son plus grand épanouissement lorsqu’elle était ouverte sur les autres, sur l’humanité tout entière. Parmi les éléments de son développement, il y a le pluralisme. C’est ainsi que je lis les siècles d’or de la culture arabe. A aucune période de l’Histoire nous n’avons été totalement repliés sur nous-mêmes, comme certains voudraient nous voir aujourd’hui. Il n’y a pas de ghetto dans mon identité. Mon problème réside dans ce que l’Autre a décidé de voir dans mon identité. Je lui dis pourtant : voici mon identité, partage-la avec moi, elle est suffisamment large pour t’accueillir ; et nous, les Arabes, nous n’avons eu de vraies civilisations que lorsque nous sommes sortis de nos tentes pour nous ouvrir au multiple et au différent. Je ne fais pas partie de ceux qui souffrent d’une crise d’identité, ni de ceux qui ne cessent de se demander : qui est arabe ? Qu’est-ce que la nation arabe ? Je suis arabe parce que l’arabe est ma langue, et, dans le débat en cours, je mène une défense acharnée de la langue arabe, non pour sauvegarder mon identité, mais pour mon existence, ma poésie, mon droit de chanter. »

    Mahmoud Darwich, "Qui impose son récit hérite la Terre du Récit", Entretien avec le poète libanais Abbas Beydoun, Al-Wasat (Londres), N° 191, 192, 193, septembre-octobre 1995. Repris dans Mashârif (Haïfa-Jérusalem), n° 3, octobre 1995, traduit en français par Elias Sanbar pour le recueil La Palestine comme métaphore, Actes Sud, coll. Babel, 2002, p. 36.

    https://seenthis.net/messages/657435 via Palestine | فلسطين


  • « Nos vies se déploient au-delà de notre peau » - La méridienne
    http://www.la-meridienne.info/Nos-vies-se-deploient-au-dela-de-notre-peau

    http://www.la-meridienne.info/local/cache-vignettes/L300xH436/reclaim-couv-13421.gif?1514717756

    En supposant que toutes nos pulsions soient égo-générées, les thérapeutes ont tendance à considérer les sentiments de désespoir à l’égard de notre planète comme des manifestations de quelque névrose privée. Une fois, alors que j’avais confié à une psychothérapeute mon indignation concernant la destruction de forêts anciennes, elle m’expliqua que les bulldozers représentaient ma libido et que ma détresse jaillissait de la peur de ma propre sexualité. Un professeur m’a écrit ceci : “Même dans mon groupe de thérapie, j’ai arrêté de mentionner mes craintes de contamination par la décharge toxique située près de notre ville. Les autres ne cessaient de me dire : “Que cherchez-vous à fuir dans votre vie en vous créant ces soucis ?”” (...)

    #écologie #individualisme #écoféminisme

    https://seenthis.net/messages/656065 via Mona


  • hypathie - Blog féministe et anti-spéciste: Noël iconoclaste : de la #maternité
    http://hypathie.blogspot.fr/2017/12/noel-iconoclaste-de-la-maternite.html
    https://4.bp.blogspot.com/-aDC6XWh_23Q/Wj62lsJfJWI/AAAAAAAAFJQ/XHdKyfwF0-cJkACG4-yv5fjFQ9XrXshowCLcBGAs/w1200-h630-p-k-no-nu/La%2Bvierge%2Bau%2Bbuisson%2Bde%2Broses.jpg

    Voilà, c’est Noël encore une fois, cette fête de famille où on finit par s’engueuler en fin de repas, après un long trajet dans les embouteillages ou dans des trains bondés, puisque tout le monde part en même temps, après avoir dévalisé les magasins, tout ça pour fêter la naissance d’un garçon -je sais on nous le vend comme la naissance d’un enfant, sauf que si une fille était née, on n’en parlerait pas. Et bien sûr, tout bénéfice, c’est de la propagande patriarcale pour la maternité.

    https://seenthis.net/messages/655848 via Agnès Maillard


  • « Comme si ta vocation était de me conforter dans la mienne » - La méridienne
    http://www.la-meridienne.info/Comme-si-ta-vocation-etait-de-me-conforter-dans-la-mienne

    http://www.la-meridienne.info/local/cache-vignettes/L672xH438/philosophe-femme-doreen-1990_0_729_475-2b67b.jpg?1514463911

    « Lui, il écrit jour et nuit ; elle, elle l’aime et l’aide par sa présence », disait Laure Adler en introduction à la dernière de ses trois émissions consacrées à André Gorz (1923-2007) et à sa relation avec sa femme Dorine Keir (France Inter, 25-27 décembre 2017). Figure centrale de la pensée écologiste et de la critique du travail, théoricien du revenu garanti, Gorz est un intellectuel important pour moi. Et pourtant ces émissions m’ont exaspérée — et pas seulement par le choix d’inviter Daniel Cohn-Bendit dans la dernière.

    #féminisme #Gorz #écologie #amour

    https://seenthis.net/messages/655463 via Mona


  • En lien avec ma sélection de #livres sur l’#histoire des #femmes (https://seenthis.net/messages/654254), cette émission : « Ni vues, ni connues. », par Les oreilles loin du front (#Fréquence_Paris_Plurielle)
    http://www.loldf.org/spip.php?article569

    Le 25 octobre, on a parlé #invisibilisation des #femmes avec le #collectif_Georgette_Sand. Panthéon, histoire, arts, sciences, mémoire : Ou sont les femmes ? Hilma af Klimt, Rosetta Tharpe, Bessie Coleman, Cixi, Tomoe Gozen, Tahireh, Hypathie, Tratula de Salerne... Ces nom vous disent quelque chose ? Non ? C’est que personne ne vous en a parlé, pourtant chacune dans leur domaine ont changé le cours des choses. Vous en découvrirez encore plus en lisant Ni vues, ni connues , publié aux éditions Hugo & Cie. Dans cet ouvrage le collectif Georgette Sand met en lumière sur un ton décalé les mécanismes qui ont fait tomber 75 femmes extraordinaires aux oubliettes. Il révèle également que ce qui rend invisible n’est pas une fatalité et peut même être désamorcé très simplement : pour être reconnues, il faut être connues, et pour être connues, il faut être vues.

    http://www.loldf.org/archives/17.10.25.ni.vues.ni.connues.georgettes.sand.mp3

    #audio #radio

    https://seenthis.net/messages/654257 via intempestive


  • Mouvement d’occupation des écoles : « On demande juste l’application de la loi »
    https://rebellyon.info/Mouvement-d-occupation-des-ecoles-Quand-18526

    Nicolas est enseignant auprès d’élèves dont la langue parlée n’est pas le Français (allophones). Il participe au mouvement d’occupation des écoles pour loger les familles de ses élèves. Il a raconté à une contributrice de Rebellyon la vie de ses élèves qui dorment dehors, celle d’une école qui se mobilise et les pressions de l’inspecteur d’académie qu’il subit.

    #Infos_locales

    / #Migrations_-_sans-papiers, #Éducation_-_partage_des_savoirs, #Manchette, #Logement_-_Squat, #Luttes_dans_les_écoles_pour_le_logement

    https://seenthis.net/messages/653762 via Rebellyon


  • Palestine : A girl’s chutzpah -

    Ahed Tamimi, 16, is a heroine, a Palestinian heroine. Maybe the intifada of slappings will succeed where all other methods of resistance have failed

    Gideon Levy Dec 20, 2017
    read more: https://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.830229

    Last Tuesday, Israel Defense Forces soldiers shot Hamed al-Masri, 15, in the head, wounding the unarmed boy from Salfit severely. On Friday, soldiers shot the unarmed Mohammed Tamimi, also 15, in the head, wounding the Nabi Saleh boy severely. Also on Friday, soldiers killed Ibrahim Abu Thuraya, a double amputee, shooting him in the head, too. On the same day Ahed Tamimi, 16, stood in the courtyard of her home with her girlfriend and slapped an IDF officer who had invaded her home.
    Israel woke from its slumber angry: How dare she. The three victims of the barbaric shooting didn’t interest Israelis, and the media didn’t even bother to report on them. But the slap (and kick) by Tamimi provoked rage. How dare she slap an IDF soldier? A soldier whose friends slap, beat, abduct and of course shoot Palestinians almost every day.
    She really has chutzpah, Tamimi. She broke the rules. Slapping is permitted only by soldiers. She is the real provocation, not the soldier who invaded her house. She, who had three close relatives killed by the occupation, whose parents have been detained countless times and whose father was sentenced to four months in prison for participating in a demonstration at the entrance to a grocery store – she dared to resist a soldier. Palestinian chutzpah. Tamimi was supposed to fall in love with the soldier who invaded her house, to toss rice at him, but, ingrate that she is, she rewarded him with a slap. It’s all because of the “incitement.” Otherwise she certainly wouldn’t hate her conqueror.
    But there are other sources of the unbridled lust for revenge against Tamimi. (Education Minister Naftali Bennett: “She should finish her life in prison.”) The girl from Nabi Saleh shattered several myths for Israelis. Worst of all, she dared to damage the Israeli myth of masculinity. Suddenly it turns out that the heroic soldier, who watches over us day and night with daring and courage, is being pitted against a girl with empty hands. What’s going to happen to our machismo, which Tamimi shattered so easily, and our testosterone?
    Suddenly Israelis saw the cruel, dangerous enemy they are confronting: a curly-haired 16-year-old girl. All the demonization and dehumanization in the sycophantic media were shattered at once when confronted by a girl in a blue sweater.
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    Israelis lost their heads. This is not what they were told. They’re used to hearing about terrorists and terror and murderous behavior. It’s hard to accuse Ahed Tamimi of all that; she didn’t even have scissors in her hands. Where’s the Palestinian cruelty? Where’s the danger? Where’s the evil? You could lose your mind. Suddenly all the cards were reshuffled: For one rare moment the enemy looked so human. Of course you can rely on Israel’s machinery of propaganda and brainwashing, which are so efficient, to assassinate Tamimi’s character soon enough. She too will be labeled a cruel terrorist who was born to kill; it will be said she has no justifiable motives and that there’s no context for her behavior.

    Ahed Tamimi is a heroine, a Palestinian heroine. She succeeded in driving Israelis crazy. What will the military correspondents and right-wing inciters and security experts say? Why good are 8200, Oketz, Duvdevan, Kfir and all these other special units if at the end of the day the IDF is confronting a helpless civilian population that is tired of the occupation, embodied by a girl with a kaffiyeh on her shoulder?
    If only there were many more like her. Maybe girls like her will be able to shake Israelis up. Maybe the intifada of slappings will succeed where all other methods of resistance, violent and non-violent, have failed.
    Meanwhile Israel has reacted the only way it knows how: a nighttime abduction from her home and detention with her mother. But in his heart of hearts, every decent Israeli likely knows not only who is right and who isn’t, but also who is strong and who is weak. The soldier armed from head to toe who invades a house that doesn’t belong to him, or the unarmed girl defending her home and her lost honor with her bare hands, with a slap?

    https://seenthis.net/messages/653932 via Nouvelles d’Orient


  • La mort en masse des insectes : Jacob Mikanowski

    ‘A different dimension of loss’ : inside the great insect die-off | Environment | The Guardian
    https://www.theguardian.com/environment/2017/dec/14/a-different-dimension-of-loss-great-insect-die-off-sixth-extinction
    https://i.guim.co.uk/img/media/806f8d50774375f69fbce070fe96615345fe5427/0_0_5333_3200/master/5333.jpg?w=1200&h=630&q=55&auto=format&usm=12&fit=crop&crop=faces%2Centropy&bm=normal&ba=bottom%2Cleft&blend64=aHR0cHM6Ly91cGxvYWRzLmd1aW0uY28udWsvMjAxNi8wNS8yNS9vdmVybGF5LWxvZ28tMTIwMC05MF9vcHQucG5n&s=0d3ad7b2ff0ae9942fc1ae79b8a923eb

    Insects have been on Earth 1,000 times longer than humans have. In many ways, they created the world we live in. They helped call the universe of flowering plants into being. They are to terrestrial food chains what plankton is to oceanic ones. Without insects and other land-based arthropods, EO Wilson, the renowned Harvard entomologist, and inventor of sociobiology, estimates that humanity would last all of a few months. After that, most of the amphibians, reptiles, birds and mammals would go, along with the flowering plants. The planet would become an immense compost heap, covered in shoals of carcasses and dead trees that refused to rot. Briefly, fungi would bloom in untold numbers. Then, they too would die off. The Earth would revert to what it was like in the Silurian period, 440m years ago, when life was just beginning to colonise the soil – a spongy, silent place, filled with mosses and liverworts, waiting for the first shrimp brave enough to try its luck on land.
    ..../...

    At a certain point, it becomes clear that to even think about extinction in terms of individual species is to commit an error of scale. If entomologists’ most dire predictions come true, the number of species that will go extinct in the coming century will be in the millions, if not the tens of millions. Saving them one at a time is like trying to stop a tsunami with a couple of sandbags.

    Like many of the species they study, taxonomists are presently at risk of becoming a dying breed. Faculty hires, museum posts and government grants are all declining. Fewer students are drawn to the field as well. All too often, taxonomy gets dismissed as old-fashioned and intellectually undemanding, the scientific equivalent of stamp collecting. Molecular biology, with its concern for DNA, proteins and chemical processes within individual cells, dominates curriculums and hoovers up grant money. “All the university courses are oriented towards it, and so is the funding,” says Terry Erwin.

    Meanwhile, the new species keep piling up.

    #entomologie #environnement #extinction #biologie #entomology #environment #insectes #insects

    https://seenthis.net/messages/652201 via David Sharp


  • « Jamais un gouvernement n’était allé aussi loin. » En France, une politique migratoire d’une dureté sans précédent
    http://lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2017/12/16/en-france-une-politique-migratoire-d-une-durete-sans-precedent_5230634_16542
    http://img.lemde.fr/2017/12/15/644/0/4301/2150/644/322/60/0/1cf8e47_11891-1h1rm4r.9l7cl.jpg

    Au fil des jours, la « ligne Macron » devient plus nette et dessine une politique migratoire d’une rudesse sans précédent. Vendredi 15 décembre, en fin de journée, une réunion interministérielle sur le projet de loi immigration, qui arrivera en discussion au printemps 2018, a révélé que les tenants de la ligne dure avaient la main. La même philosophie prévalant déjà sur le terrain et dans les textes ministériels.

    A Calais (Pas-de-Calais), alors que la ville grelotte, les couvertures des 700 exilés sont jetées au gré des opérations policières, les abris détruits. A Paris, les petites toiles de tente des plus chanceux des 800 migrants vivant dans les rues ont été lacérées cette semaine. Dans ces deux départements, la consigne donnée aux forces de l’ordre d’éviter la reconstitution de campements efface toute autre considération.

    Dans la Roya ou l’arrière-Briançonnais, la frontière se gère à coups de « refus d’entrée » notifiés en série. Et, dans les terres, les centres de rétention administrative se referment chaque soir sur de nouveaux prisonniers – de plus en plus souvent des familles –, comme dans celui du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), où un homme, marié avec une femme ayant obtenu le statut de réfugiée et père d’une petite fille, a entamé une grève de la faim et de la soif début décembre.

    Outre cette dissuasion policière, les dernières semaines ont été marquées par la publication de circulaires signant une volonté d’expulser massivement. Dans un texte daté du 20 novembre, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a demandé à chaque préfet de multiplier les renvois et d’élaborer un plan de bataille départemental. Les déboutés du droit d’asile, mais aussi des « dublinés », ces demandeurs qui ont laissé trace de leur passage dans un autre pays d’Europe avant d’arriver en France, sont dans la ligne de mire du ministère.

    Pour parvenir à expulser, l’intérieur va même désormais prendre la main sur l’hébergement d’urgence qu’il sait être une réserve de sans-papiers. Une autre circulaire, en date du 12 décembre, instaure la création de « brigades mobiles » envoyées pour contrôler les personnes hébergées dans les hôtels sociaux.

    Jamais un gouvernement n’était allé aussi loin. C’est la première fois, en effet, que le ministère de l’intérieur met un pied dans l’hébergement d’urgence géré par les affaires sociales. Depuis la création du ministère de l’identité nationale, au début du quinquennat Nicolas Sarkozy en 2007, l’immigration glisse doucement vers l’option sécuritaire, donc sous la coupe de la Place Beauvau.

    Le quinquennat Hollande n’a pas mis de coup d’arrêt à ce transfert. Et un nouveau pas est désormais franchi. C’est d’ailleurs l’analyse du Conseil de Paris, qui rappelle dans un vœu voté lundi 11 décembre « qu’un débat de nature comparable [sur les contrôles dans les centres d’hébergement] a déjà été ouvert en 2007 à l’occasion de l’examen du projet de loi sur l’immigration ».

    M. Sarkozy y avait renoncé. Emmanuel Macron ira-t-il plus loin ? La question s’invite dans le débat alors qu’au vu de sa campagne présidentielle la France s’attendait à une politique plus nuancée. Le candidat d’En marche ! avait parlé d’« honneur de la France à accueillir les réfugiés » et avait cité l’Allemagne en modèle. Cet été, le président avait ouvert un autre espoir, promettant qu’à la fin de l’année plus personne ne dormirait « dans les rues, dans les bois ».

    Dans la pratique, depuis l’élection de M. Macron, la Place Beauvau et son ministre d’Etat, Gérard Collomb, ont la main sur la gestion territoriale, l’Elysée se penche sur les flux africains et se garde les opérations à haute portée symboliques comme la réinstallation de réfugiés venus d’Afrique ou de Turquie. Dans le fond, MM. Macron et Collomb semblent partager la même vision de la politique migratoire et s’accordent sur une stratégie en trois temps.

    D’abord ils souhaitent limiter les arrivées en France. Ce qui explique la politique menée en Afrique et notamment en Libye. Ensuite, M. Collomb déploie beaucoup d’énergie pour monter des dispositifs permettant de renvoyer tous ceux qui n’obtiennent pas l’asile. Et, dans un troisième temps, une fois les deux premiers points mis en place, il s’agira de mieux accueillir des réfugiés, qui, de fait, seront bien moins nombreux compte tenu de la politique de dissuasion migratoire appliquée.

    « On semble surpris, mais, en quelques phrases prononcées devant la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg, M. Macron avait déjà tout dit », remarque Yves Pascouau, chercheur à l’université de Nantes et à l’Institut Jacques-Delors. Ce 31 octobre, il avait rappelé qu’il souhaitait une « petite révolution » qui consiste à donner le statut de réfugié « dès le pays d’origine », puis à « être intraitable avec celles et ceux qui ne relèvent pas du droit d’asile, accélérer nos procédures de manière drastique pour qu’en six mois, recours compris, nous puissions y voir clair, que la décision prise soit notifiée ». La raison était simple : « pouvoir efficacement reconduire dans leur pays celles et ceux qui n’ont pas ces titres à l’issue de la procédure ».

    Sept mois après l’arrivée à l’Elysée d’Emmanuel Macron, plus question donc de penser qu’il y aurait deux lignes sur ce sujet. Le chef de l’Etat et Gérard Collomb semblent au diapason. Ce qui laisse d’autant moins de marges de manœuvre au secteur associatif, qui pallie quotidiennement ce que l’Etat n’offre pas en termes d’hébergement et de nourriture, et s’inquiète de la suite.

    « Le contrôle dans les hôtels sociaux va casser ce lien de confiance établi avec des populations en difficulté dans ces lieux sanctuarisés. Je reste très dubitatif sur les résultats, car les gens auront peur de nous et on risque de renvoyer à la rue des personnes qu’on avait sorties », observe Bruno Morel, le directeur d’Emmaüs Solidarité.
    Une crainte partagée par Laurent Giovannoni du Secours catholique, pour qui les mesures annoncées révèlent « un manque criant de pragmatisme ou de réalisme ». Selon lui, « des milliers de personnes et de familles seront à la rue dont les pouvoirs publics ne sauront que faire, malgré ce qu’ils prétendent ». Preuve que personne ne croit vraiment à la possibilité de renvoyer très massivement.

    Dans le silence des bureaux, certains observateurs évoquent quand même une possible ouverture pour les sans-papiers non expulsables auxquels il manquait juste un titre de séjour pour prendre le chemin de l’intégration. La circulaire qui autorise les recensements dans les foyers va concentrer l’attention sur eux. Rien n’empêchera demain les préfets de regarder les dossiers au plus près pour régulariser au cas par cas. Une vague de régularisations massives comme la France en a connu ces dernières décennies n’est plus dans l’air du temps. Mais il existe des manières moins voyantes de parvenir au même but.

    Si les associations comptent bien faire entendre leur voix sur ce point, elles espèrent aussi occuper le terrain lundi 18 décembre. La Journée internationale des migrants devrait marquer un temps fort dans leurs états généraux des migrations.

    Une initiative portée par 470 collectifs locaux ou nationaux qui ont envie, comme le rappelle Jean-François Dubost, d’Amnesty International, « de remettre au cœur des choix du gouvernement le respect des droits des migrants et des réfugiés, quel que soit leur statut, comme l’exigent les textes internationaux de protection des droits humains ». Et de montrer qu’il existe bien une France de l’accueil.

    #migration #réfugiés #frontières #macronie

    https://seenthis.net/messages/652750 via tbn



  • « J’ai pris le merlin pour la tuer et la hache pour la finir »
    http://www.epris-de-justice.info/jai-pris-le-merlin-pour-la-tuer-et-la-hache-pour-la-finir
    http://www.epris-de-justice.info/content/images/2017/05/01-2.jpg

    « J’ai tué ma femme. Je viens me rendre. » Il est minuit passé, dimanche 10 août 2014, lorsque Jean, 79 ans, se présente à la caserne Margueritte à Rennes. Petit, en plein pendant la Seconde Guerre mondiale, il a grandi un temps dans des baraquements non loin. C’est pour ça qu’il a choisi cette caserne, à une dizaine de kilomètres de chez lui, pour se constituer prisonnier. Margueritte, il connaît. Le retraité est si calme que les gendarmes lui font répéter. Il réclame un verre d’eau, puis s’accuse avec les mêmes mots.

    https://seenthis.net/messages/652268 via unagi


  • Cartographier la guerre nucléaire avec William Bunge - Alexandre Chollier - Visionscarto
    https://visionscarto.net/cartographier-la-guerre-nucleaire

    Si l’actualité nucléaire ne nous laisse aucun répit, elle n’offre en revanche que peu de prise à la réflexion. La cartographie peut-elle être un outil pour prendre la mesure d’une menace aussi fondamentale pour la survie de l’humanité ?

    par Alexandre Chollier

    https://visionscarto.net/local/cache-vignettes/L385xH500/25109414188_87b2-6c947.jpg?1512985494
    https://visionscarto.net/local/cache-vignettes/L1343xH1401/38092666645_49ed-9761b.jpg?1512980750

    #cartographie #nucléaire #guerre #anti-guerre

    https://seenthis.net/messages/652130 via odilon


  • Gros effort contre l’écriture inclusive, aujourd’hui…

    – Harcèlement : les "briseurs de silence" désignés "personnalité de l’année" par "Time magazine"
    https://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20171206.OBS8812/harcelement-les-briseurs-de-silence-designes-personnalite-de-l-

    – Harcèlement : Merkel salue les "Briseurs de silence" récompensés par le magazine Time
    http://www.bfmtv.com/international/harcelement-merkel-salue-les-briseurs-de-silence-recompenses-par-le-magazine-

    – Celles qui ont « brisé le silence » désignées « personnalité de l’année » par le « Time »
    http://www.lepoint.fr/monde/time-designe-les-briseurs-de-silence-comme-personnalite-de-l-annee-06-12-201

    « Pour avoir donné une voix à des secrets de Polichinelle, pour être passés du réseau des chuchotements aux réseaux sociaux, pour nous avoir tous poussés à arrêter d’accepter l’inacceptable, les briseurs de silence sont personnalité de l’année », a-t-il ajouté, cité dans un communiqué du magazine.

    – Les "briseurs de silence", "personnalité de l’année" 2017 selon "Time Magazine"
    http://www.ozap.com/actu/les-briseurs-de-silence-personnalite-de-l-annee-2017-selon-time-magazine/544532

    Et comme ça sur des dizaines de (gros) supports…

    C’est d’autant plus crétin que le Time a ostensiblement rebaptisé le titre « Man of Year »/« Woman of the Year » en « Person of the Year » depuis… 1999.

    https://seenthis.net/messages/650247 via Nidal


  • Ancient Trees: This Woman Spent 14 Years Photographing The World’s Oldest Trees
    https://anewkindofhuman.com/ancient-trees-woman-spent-14-years-photographing-worlds-oldest-tree
    https://anewkindofhuman.com/wp-content/uploads/2017/10/1.jpg

    In this collection of breath taking photographs, Beth Moon — a photographer based out of San Francisco — traveled all around the world to capture some of the most remarkable ancient trees that she could find.

    “Standing as the earth’s largest and oldest living monuments, I believe these symbolic trees will take on a greater significance, especially at a time when our focus is directed at finding better ways to live with the environment” explains Beth Moon.

    She published her incredible photos in her book “Ancient Trees: Portraits Of Time” which will be linked at the bottom of this article. Here you can have a sneak preview of her journey.

    #arbre #photographie #magnifique

    https://anewkindofhuman.com/wp-content/uploads/2017/10/ancient-trees-beth-moon-1.jpg

    https://anewkindofhuman.com/wp-content/uploads/2017/10/aTW32large-1.jpg

    https://anewkindofhuman.com/wp-content/uploads/2017/10/ancient-trees-beth-moon-5.jpg

    https://anewkindofhuman.com/wp-content/uploads/2017/10/ancient-trees-beth-moon-11.jpg

    Je veux habiter là :)
    https://anewkindofhuman.com/wp-content/uploads/2017/10/ancient-trees-beth-moon-16.jpg

    https://seenthis.net/messages/647948 via odilon


  • Des sorcières de toutes origines vont se réunir à Washington pour jeter un sort à Trump
    http://www.konbini.com/fr/tendances-2/les-sorcieres-de-toutes-origines-se-donnent-rendez-vous-a-washington-pour-j
    http://www.konbini.com/fr/files/2017/11/witches-810x425-1.jpg

    Le 20 janvier 2018, les #sorcières de couleur du monde entier se réuniront à Washington DC afin de jeter un sort à Donald Trump. C’est le site Web #féministe consacré à l’#intersectionnalité des luttes Wear Your Voice qui nous l’apprend. Il s’agit, par la magie, de réagir aux menaces qui planent sur les personnes marginalisées par la politique stigmatisante de Donald Trump.

    L’appel à la mobilisation de Witches of Color, écrit par Asé, la responsable de publication du site, insiste sur l’importance de réunir les personnes de couleur pratiquant la sorcellerie. Dans son communiqué, elle explique :

    « Au-delà des clichés sur les sorcières blanches, de nombreuses formes de magie sont des pratiques culturelles fortes pour les Noirs, les Indigènes et les gens de couleurs de cette nation. En tant que sorcières de couleur, notre magie aux vertus soignantes s’ancre dans le pouvoir de nos ancêtres qui nous ont transmis ce savoir durant les centaines d’années qu’a duré l’oppression #suprémaciste_blanche ».

    #femmes #féminisme merci @mona

    https://seenthis.net/messages/645385 via odilon


  • Elles sont trentenaires et ne veulent pas avoir d’enfant
    Marion Galy-Ramounot, Madame Figaro (eh oui !), le 23 octobre 2017
    http://madame.lefigaro.fr/societe/ces-femmes-trentenaires-qui-ne-veulent-pas-denfant-etre-mere-201017-

    J’ai l’impression qu’il y a deux catégories d’enquêtes sur le sujet : celles qui montrent que les femmes qui ne veulent pas d’enfants ont fait ce choix pour des raisons politiques (comme le film de Magenta Baribeau par exemple), et celles qui au contraire n’en parlent même pas (comme cet article (+) ou celui de Charlotte Debest) et avancent d’autres raisons. Je suis surpris de ne pas trouver d’article qui, quand il interviewe des femmes sur ce sujet, ne trouve pas un peu des deux ! Comme s’il y avait un biais, soit dans le choix des femmes, soit dans les questions ?

    (+) sauf la dernière phrase, et encore elle est au négatif...

    #childfree #no_kids #nullipare

    https://seenthis.net/messages/643795 via Dror@sinehebdo


  • La revue Panthère Première : « Panthère Première est née de l’envie de faire une #revue généraliste et féministe en #non-mixité » – DIACRITIK
    https://diacritik.com/2017/11/08/la-revue-panthere-premiere-panthere-premiere-est-nee-de-lenvie-de-faire-u
    https://diacritik.com/wp-content/uploads/2017/11/Sans-titre-9.png

    En prélude au 27e Salon de la Revue qui se tiendra le 11 et 12 novembre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de jeunes revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, renouvellent en profondeur le paysage littéraire. Aujourd’hui, entretien avec le collectif #Panthère_Première, pour leur épatante revue.

    Panthère Première est née de l’envie de faire une revue généraliste et féministe en non-mixité. Le collectif de la revue est composée par une dizaine de femmes dont une partie a travaillé ou travaille au sein d’autres revues de critique sociale. L’idée d’utiliser le moyen de la non-mixité pour fabriquer cette revue vient d’un constat tristement banal, et tristement structurel : y compris dans les milieux qui se disent sensibles à ces questions, y compris dans les milieux militants, la répartition des tâches reste très genrée – on trouve plus de femmes que d’homme pour exécuter les tâches invisibles (traduction, édition, correction, tâches administratives…) et beaucoup plus d’hommes que de femmes quand il s’agit d’écrire, de partir enquêter, de signer un papier, d’être publié en somme.

    Et c’est là pour avoir toutes les infos sur le salon...
    https://www.entrevues.org/actualites/27e-salon-de-revue-dores-deja

    https://seenthis.net/messages/643782 via Panthère Première


  • À New Delhi, les autorités pulvérisent de l’eau pour réduire la pollution
    http://www.france24.com/fr/20171110-inde-eau-pulverisee-contre-pic-pollution-new-delhi-particules-fin

    Pour le deuxième hiver consécutif, Delhi étouffe sous la pollution
    http://lemonde.fr/planete/article/2017/11/10/pour-le-deuxieme-hiver-consecutif-delhi-etouffe-sous-la-pollution_5213353_32

    Les autorités envisagent de faire voler des hélicoptères pour arroser la capitale de gouttelettes d’eau et faire tomber les particules de pollution.

    "La pollution atmosphérique a entraîné 525 000 morts prématurées en Inde en 2015, soit le quart du total mondial, selon une étude publiée par la revue The Lancet en octobre. A New Delhi, les premiers à avoir vu ou senti la couche de pollution sont les sans-abri, endormis sur la banquette arrière de leur tricycle, ou les gardes de sécurité postés devant les résidences des quartiers aisés de la capitale. Les autres l’ont découverte le matin dans leur chambre, en se réveillant au milieu d’une fumée blanchâtre. Depuis ce jour, l’air de Delhi pique les yeux et irrite la gorge des habitants. On y respire comme dans un pot de peinture. « New Delhi est devenu une chambre à gaz », a reconnu Arvind Kejriwal, le dirigeant de l’Etat de Delhi. (...)
    Les autorités indiennes, qui font face à leur deuxième hiver « airpocalyptique » d’affilée, sont toujours aussi désemparées. La pollution atmosphérique est causée par les incinérations de déchets à ciel ouvert, les briqueteries, les usines, la circulation automobile, l’usage de combustibles polluants comme le coke de pétrole, ou encore la poussière des chantiers de construction. Mais les autorités de l’Etat de Delhi ont surtout pointé du doigt la culture du brûlis pratiquée à cette période de l’année dans l’Etat voisin du Pendjab. Son ministre en chef, Amrinder Singh, a répondu que le gouvernement régional n’avait pas les moyens de verser des compensations financières aux paysans pour qu’ils arrêtent de brûler leur champ, et a renvoyé la balle dans le camp du premier ministre indien, lequel ne s’est toujours pas exprimé sur la question."

    #vraiment_formidable

    https://seenthis.net/messages/643840 via Supergéante


  • Affaire Brisseau : le jour où l’actrice Noémie Kocher a brisé l’omerta sur le harcèlement - L’Obs

    http://referentiel.nouvelobs.com/file/16276050-affaire-brisseau-le-jour-ou-l-actrice-noemie-kocher-a-brise-l-omerta-sur-le-harcelement.jpg

    http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20171019.OBS6198/affaire-brisseau-le-jour-ou-l-actrice-noemie-kocher-a-brise-l-o

    Seul ? Dans un dossier épais, Noémie a gardé les coupures de presse de l’époque, comme autant de coups de poignard. Louis Skorecki dans « Libération », écrivant d’ailleurs que « Tippi Hedren, harcelée par Hitchcock ’avait dit non à ses avances. Mais ne l’avait pas traîné en justice’ ». « Les Inrocks » expliquant doctement que « les différentes parties dissimulaient leur ignorance profonde de ce qu’est le cinéma ». Le pire ? Cette pétition lancée en faveur du cinéaste, « artiste blessé », sans un seul mot pour ses victimes, qui rassemblait toute la fine fleur du cinéma d’art et d’essai, Olivier Assayas, les frères Dardenne, Claire Denis et tant d’autres. « Que des personnes dont j’admirais le travail. »

    (...)

    Claire Doubliez, avocate de Noémie Kocher et de Véronique H., se souvient. « Quand j’ai pris le dossier, je n’étais pas optimiste. C’est toujours très compliqué ces affaires car il faut démontrer le non-consentement. Et comme il s’agissait d’essais, avec rôles à la clé… Mais lors de l’instruction, on a exhumé tout un système. L’accumulation des témoignages nous a permis de démontrer cette relation d’emprise et d’obtenir une condamnation. » Car tous les témoignages étaient concordants. Comme pour Weinstein. Hélène de Fougerolles ou Marion Cotillard ont elles aussi témoigné. La mère de Vanessa Paradis a évoqué « un incident » lors du tournage de « Noce blanche », la toute jeune actrice conditionnant la poursuite du film à la présence constante de sa mère pendant le tournage.

    #harcèlement_sexuel #viol #cinéma

    https://seenthis.net/messages/639777 via Mona


  • Le P’tit Libé - l’affaire Weinstein et le harcèlement sexuel
    http://ptitlibe.liberation.fr/affaire-weinstein,100879

    Un producteur américain de films, Harvey Weinstein, fait beaucoup parler de lui en ce moment. Il est accusé d’avoir fait beaucoup de mal à plusieurs actrices, pendant de nombreuses années. Il les a harcelées et agressées sexuellement. Ça crée un énorme scandale. Depuis que cette affaire a été révélée, beaucoup de femmes dans le monde, sans lien avec Harvey Weinstein, disent qu’elles aussi ont subi des violences de la part d’hommes.

    Je t’explique ce qui est reproché au producteur américain, quels problèmes ça a révélé et comment tu peux réagir si quelqu’un te fait du mal.

    Ce dossier a été relu par la pédopsychiatre Marie Rose Moro.

    Je savais pas qu’il y avait un libé pour les enfants. Ici un dossier sur les #violences_sexuelles suite à l’affaire #weinstein et au tag #balancetonporc
    A la fin il y a pas mal de livres proposés de 3 à 14 ans

    @heautontimoroumenos

    https://seenthis.net/messages/638848 via mad meg


  • Du danger de (trop) s’indigner en ligne
    http://abonnes.lemonde.fr/big-browser/article/2017/10/20/du-danger-de-trop-s-indigner-en-ligne_5203946_4832693.html
    http://s1.lemde.fr/image/2017/10/20/644x322/5203945_3_1523_2015-07-29-b7fbc69-32136-1estyoz_3df103e85fb025df8fc2b60590c15eeb.jpg

    L’indignation de leurs utilisateurs est un des carburants qui font tourner Twitter ou Facebook. Elle est recherchée et encouragée par ces multinationales car elle est au cœur même du fonctionnement des plates-formes qu’elles ont créées. Le contenu à fort quotient émotionnel génère le plus de likes, de commentaires, de partages – une des émotions qui rapportent le plus est la colère. Pour que ces services, que nous utilisons gratuitement, soient rentables, ces entreprises ont besoin de toujours plus de trafic, donc de revenus publicitaires. Elles ont intérêt à ce qu’on y reste le plus longtemps possible.

    C’est une réalité qu’on a trop tendance à oublier lorsqu’on traite de polémiques nées sur les réseaux sociaux. Molly Crockett, professeure adjointe de psychologie à l’université Yale (Connecticut), le rappelle justement dans « Indignation morale à l’ère digitale », une étude qui s’intéresse « à la façon dont la technologie peut transformer l’expression de l’indignation morale et ses conséquences sociales ».

    Le dernier mouvement qui est apparu, massif et organique, est incarné en France par le hashtag #balancetonporc avec lequel des milliers de femmes ont partagé sur Twitter leurs expériences d’agression ou de harcèlement sexuels. A moins d’une semaine d’existence, on ne peut pas encore dire s’il restera une explosion cathartique de victimes tentant de se libérer d’un poids trop longtemps enfoui, ou s’il aboutira à des avancées tangibles pour lutter contre le harcèlement et les violences envers les femmes.

    Il n’est pas surprenant que cette prise de parole collective ait pu naître et essaimer sur les réseaux, mais comme le dit le chercheur Olivier Ertzscheid sur Rue89, « ce serait une catastrophe que ces débats commencent et terminent sur Twitter ou sur Facebook. Comme ce serait une catastrophe de croire que ces plates-formes protégeront ». Si ces espaces deviennent des agoras numériques où des problèmes de société émergent et débordent jusque dans la « vie réelle », c’est qu’ils remplissent un vide laissé par les pouvoir publics et les médias.

    Pour Twitter et Facebook, #balancetonporc n’est qu’un hashtag parmi d’autres, intéressant uniquement dans la mesure où il rapporte du trafic. Olivier Ertzscheid rappelle, lui aussi, une vérité qu’on oublie trop souvent :

    « Il n’y a pour ces plates-formes ni victimes ni bourreaux, ni opprimés ni oppresseurs, seulement des usagers et des clients. »

    #Médias_sociaux #Indignation #Activisme #Olivier_Ertzscheid

    https://seenthis.net/messages/638830 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • La nuit des Béguines, une histoire de femmes puissantes et émancipées au Moyen Âge, racontée dans un livre
    http://information.tv5monde.com/terriennes/la-nuit-des-beguines-une-histoire-de-femmes-puissantes-et-eman

    Nombre d’entre elles étaient veuves, et rejoindre le béguinage leur permettait aussi d’échapper à des tentatives de remariage imposé par les familles, au nom des alliances sociales et de la bienséance. Elles mettaient en avant leur foi, mais n’étaient pas recluses comme les religieuses. Dedans et dehors en quelque sorte : une vie en communauté entre des murs, dans de petites maisons individuelles, entourées de jardins médicinaux, dont elles pouvaient sortir comme elles le voulaient pour vaquer à leurs activités professionnelles, spirituelles, sanitaires, prophylactiques ou charitables.

    Très beau roman

    cc @mad_meg bien sûr
    #béguines

    https://seenthis.net/messages/638587 via Mona