nicogow

Etudiant de 17 ans, de gauche critique, intéressé par la sociologie, les sciences politiques et l’économie

  • La France ?
    La France, en voilà un grand mot, un mot intéressant et chargé d’histoire

    J’ai un problème et je ne pense être pas le seul, au nom de la France a été fait les plus grandes choses comme les plus abjectes.

    Au début du siècle dernier nous massacrions au nom de cette France civilisée dans tous les continents, certains pourchassaient une partie de la population car elle ne rentrait pas dans ce qu’était la France pour eux, c’est-à-dire une langue, un terroir une tradition qui était exclusive à ces gens.

    Aujourd’hui des guerres meurtrières pour des intérêts économiques sont toujours menés au nom de la France et du « développement » (notion très dangereuse car impliquant un sens dans lequel vont toute les sociétés, qui serait le sens du bien par opposition au mal, les sous-développés), ceux qui veulent que les frontières soient fermées, qui vont du Front national au parti socialiste aujourd’hui l’appellent au nom de cette France éternelle, qui serait menacée.

    Mais au fond une question me turlupine c’est quoi la France ? Déjà ce ne peut pas être notre langue, qui connait de nombreux patois et qui est parlée sur l’ensemble des continents dans des pays qui ne nous appartiennent pas. Ce n’est pas non plus l’Europe car la France par le biais des doms-tom à des frontières avec des pays qui n’ont rien à voir avec cette Europe, dont il faut très largement évacuer l’idée de berceau d’une civilisation éternelle, c’est une vision très réductrice et l’idée de « la civilisation » opposée à « la barbarie » est fausse.

    La France ce n’est pas non plus notre drapeau, car les communards en 1871 voulaient le remplacer par un drapeau rouge, pourtant on fait difficilement plus français que les communards qui voulaient défendre paris et la France à tout prix et créer une république qui ne sera pas celle de leur bourreau, Adolphe Thiers qui dit de cette république qu’ « elle sera conservatrice ou ne sera pas »

    La France ce n’est pas non plus les droits de l’homme, hier avec l’état français de vichy, l’OAS ou les actions françaises au rwanda et aujourd’hui avec un gouvernement qui n’exclut pas de les outrepassés ces droits sont remis en cause, d’ailleurs il faut la également repenser ces droits, qui n’étaient au départ qu’un moyen de créer un droit de propriété sacré pour quelques uns.

    Vous me voyez peut-être venir ? Au fond la France ça n’existe pas, sous le mot France se cache de multiples étiquettes, de multiples peuples, de multiples idées qui sont parfois contradictoires, il faut donc arrêter de parler de La France comme d’un tout inséparable et millénaire mais tout simplement dire que chacun à sa définition, chacun à sa France,

    Pourtant avoir sa définition propre de la France ne fait pas que nous ne partageons rien avec ceux qui ont la leur et que nous voulons détruire leur vision, cela veut juste dire que l’unité nationale en appelant des idées vides de sens est profondément débile, il est facile de dire le mot « république », d’appeler à la « laïcité », la « liberté », le « vivre-ensemble », la « liberté d’expression » ou de faire des contresens comme « la sécurité est la première des libertés » cependant expliquer ce que l’on entends par une telle idée et plus personne n’est d’accord.

    Je veux dire, en tant que nouvel arrivé sur un réseau social que je ne connaissais que peu j’ai vu que l’on pouvait mettre un drapeau français sur notre photo de profil, en voyant tout le monde le faire et par compassion avec les victimes je l’ai mis dans le moment, puis j’ai réfléchi à ce que cela impliquait, est-ce que tous ceux qui sont morts ce funeste jour aimaient ce drapeau ? Est-ce que ils auraient voulus que chacun mette se drapeau sur lui comme un hommage non pas à eux mais à cette idée bancale de France ? Ce drapeau est celui de notre état, personne de vivant n’a jamais voté pour qu’il soit le nôtre.

    De même dire que la France est en guerre, avec qui contre qui ? Pratiquement aucun citoyen français n’a voté pour cette guerre, aucune des victimes n’a voté pour donc pourquoi serait-elle la nôtre ? Tout ceci implique beaucoup trop de questions, c’est pour cette raison que après réflexion et certainement trop tard j’ai enlevé ce drapeau qui pour moi ne représentera jamais la diversité des français et peut-être non français abattus froidement par d’autres belges, français et syriens qui par le jeu funeste de la haine en sont venus à tuer. Nous vivons un temps d’incertitude dont peut émerger le meilleur comme le pire, voir comme souvent les deux, il faut donc contribuer à créer le meilleur, et peut être ce jour je pourrais porter le drapeau qu’aurons choisi l’ensemble de ceux qui sont français en sachant ce que cela implique.


  • Jean Jaurès :

    J’estime que l’action légale peut être aujourd’hui plus puissante, plus efficace que l’action convulsive. Nous voulons demander à la classe ouvrière de s’organiser légalement pour échapper à toute tentative et à toute possibilité de violence ; mais, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, nous ne sommes pas, nous ne pouvons pas être les dupes de l’hypocrisie sociale des classes dirigeantes. […]
    Ce qu’elles entendent par le maintien de l’ordre…, ce qu’elles entendent par la répression de la violence, c’est la répression de tous les écarts, de tous les excès de la force ouvrière ; c’est aussi, sous prétexte d’en réprimer les écarts, de réprimer la force ouvrière elle-même et laisser le champ libre à la seule violence patronale.
    Ah ! Messieurs, quand on fait le bilan des grèves, quand on fait le bilan des conflits sociaux on oublie étrangement l’opposition de sens qui est dans les mêmes mots pour la classe patronale et pour la classe ouvrière. Ah ! les conditions de la lutte sont terriblement difficiles pour les ouvriers ! La violence, pour eux, c’est chose visible…
    M. le Ministre de l’Intérieur (Georges Clemenceau) : Fressenneville (1) se voit, ce n’est pas un écart de langage, cela !
    Jean Jaurès : Oui, Monsieur le Ministre, la violence c’est chose grossière…
    M. le Ministre de l’Intérieur : Cependant, elle ne vous frappe pas !
    Jean Jaurès : … palpable, saisissable chez les ouvriers : un geste de menace, il est vu, il est retenu. Une démarche d’intimidation est saisie, constatée, traînée devant les juges. Le propre de l’action ouvrière, dans ce conflit, lorsqu’elle s’exagère, lorsqu’elle s’exaspère, c’est de procéder, en effet, par la brutalité visible et saisissable des actes. Ah ! Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclat de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continueront la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. Cela ne fait pas de bruit ; c’est le travail meurtrier de la machine qui, dans son engrenage, dans ses laminoirs, dans ses courroies, a pris l’homme palpitant et criant ; la machine ne grince même pas et c’est en silence qu’elle le broie. […]
    La même opposition, elle éclate dans la recherche des responsabilités. De même que l’acte de la violence ouvrière est brutal, il est facile au juge, avec quelques témoins, de le constater, de le frapper, de le punir ; et voilà pourquoi toute la période des grèves s’accompagne automatiquement de condamnations multipliées.
    Quand il s’agit de la responsabilité patronale – ah ! laissez-moi dire toute ma pensée, je n’accuse pas les juges, je n’accuse pas les enquêteurs, je n’accuse pas, parce que je n’ai pas pu pénétrer jusqu’au fond du problème, je n’accuse pas ceux qui ont été chargés d’enquêter sur les responsabilités de Courrières (2), et je veux même dire ceci, c’est que quel que soit leur esprit d’équité, même s’ils avaient le courage de convenir que de grands patrons, que les ingénieurs des grands patrons peuvent être exactement comme des délinquants comme les ouvriers traînés par charrettes devant les tribunaux correctionnels, même s’ils avaient ce courage, ils se trouveraient encore devant une difficulté plus grande, parce que les responsabilités du capital anonyme qui dirige, si elles sont évidentes dans l’ensemble, elles s’enveloppent dans le détail de complications, de subtilités d’évasion qui peuvent dérouter la justice. […]
    Ainsi, tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours, est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s’évanouit dans une sorte d’obscurité.
    Vous me disiez, monsieur le ministre, que nous vous accusions d’avoir caché un cadavre ; non, nous ne vous avons pas accusé d’avoir caché un cadavre, mais il y a 1 400 cadavres que la société capitaliste est en train de cacher !

    http://www.jaures.eu/ressources/de_jaures/violence-patronale-violence-ouvriere-jaures-et-clemenceau-1906

    On reconnait ici les deux constats, ceux qui pensent que les ouvriers, les travailleurs exploités qui se révoltent sont dans leur droit même si cette violence peut être regrettable et ceux qui pensent que ce sont des “voyous” comme le dit monsieur valls, qui se réclame de Clemenceau,

    Clemenceau le briseur de grèves qui en 1907 lors de la grève des vignerons du Languedoc ordonnera une répression armée qui conduira à sept morts, dont une jeune femme de 20 ans et un garçon de 14 ans.

    Clemenceau le premier flic de France,

    Clemenceau le Sinistre de L’interieur,

    Clemenceau le capitulard face au capital,

    Clemenceau membre des radicaux de gauche toute sa vie et qui ne sera jamais membre du parti socialiste,

    Manuel Valls se réclame de cet homme, il attaque les ouvriers qui certes font une action violente, mais il omet l’autre violence, celle de 2900 licenciements qui mènent à une chemise arrachée, celle de cette femme au bord des larmes, celle de ces gens “de bien” qui la méprise lorsque elle décrit sa situation https://www.youtube.com/watch?v=pU0l0KfYlqk

    cette violence-la est ignorée, cachée, minimisée, alors qu’un rapport vient de sortir annonçant que le chômage tue selon les estimations les plus basses 20 000 personnes chaque année en France, en excluant les suicides, juste par le dépérissement des conditions de vie.

    Sinistre gouvernement “socialiste” qui prend avec lui des figures sinistres pour commettre des actes terribles en utilisant des mots si doux.


  • Un Rom dans mon jardin

    Il y a des arguments encore plus cons qu’un tweet de Nadine Morano un soir de pleine lune. Visualise le truc. C’est bon ? Bien, passons à la suite.

    Donc si tu pratiques un peu les rézos sociaux, Twitteur et tout, et même dans la vraie vie en fait, et que tu as l’outrecuidance de t’élever contre le sort réservé aux Roms en France (à ce niveau d’ailleurs, tu remarqueras que mai 2012 n’a rien changé hein), tu connais bien ce moment où tu te prends cette sorte de #pointgodwin moderne dans la gueule qui ne permet rien d’autre que le #facepalm intégral :

    T’as qu’à les prendre dans ton jardin.
    Putain mais oui ! quelle idée de génie ! Je vais prendre des Roms dans mon jardin et le problème sera résolu ! (on est bête parfois hein ?!)

    Sauf qu’en fait il y a deux écueils :

    Je n’ai pas de jardin.
    Même si j’avais un jardin, ça ne réglerait rien du tout.
    De fait, même si je voulais recueillir des Roms dans mon (hypothétique) jardin (le voudraient-ils eux, d’ailleurs ?), le premier flic de France, Manuel Valls, serait contre.

    Les Roms n’ont pas vocation à rester sur le territoire – Manuel Valls.
    C’est tellement bien d’avoir un ministre de l’Intérieur qui ENFIN ne stigmatise pas les immigrés, ne montre pas du doigt les étrangers comme cause principale de tous les malheurs de la France n’est-ce pas ?

    Même si je voulais accueillir des Roms dans mon jardin imaginaire, ce serait difficile en fait tant ils sont devenus volatiles. Sur les 15 000 Roms migrants vivant en France, 12 000 ont été déplacés ou expulsés en un an (va lire le billet d’Olivier Timon sur ce sujet. On t’attend).

    Revenons-en aux chiffres. On vient de lire que 15 000 Roms vivent en France aujourd’hui. 15 000 putain, c’est quoi ? On s’acharne sur ces gens, rejetés dans leur pays d’origine, rejetés dans leurs pays de destination, mais pourquoi ? On leur fait porter toutes les misères du monde. Un député UMP à la chasse aux voix pour les municipales assume enfin ses pensées racistes, des comités se créent pour exiger leur départ, réunissant élus UMP-FN et PS dans le sud, des habitants les chassent manu militari de leurs campements de fortunes afin qu’ils aillent polluer le paysage de leur misère un peu plus loin, chez des voisins qui les renverront encore un peu plus loin ? Plus loin jusqu’où ? Jusqu’à quel horizon ? Avez-vous oublié que les Roms avant d’être Roms sont des êtres humains ?

    Évidemment il est plus facile de toujours taper sur ceux qui ont moins, sur ceux qui sont moins. Ça réconforte. Ça permet de se sentir plus nombreux quand on n’a plus que peu.

    Ça permet surtout de mettre la focale sur des gens qui ne sont pas là par choix. Qui n’ont pas choisi de vivre dans nos décharges, dans nos terrains vagues, dans les zones les plus sombres de nos périphéries. C’est facile d’orienter la colère d’un peuple qui souffre et qui n’a pas grand-chose contre une minorité qui a encore moins. C’est facile, car ça permet de détourner l’attention de l’essentiel : le chômage, la paupérisation des classes moyennes et prolétaires (ça faisait longtemps que t’avais pas lu ce mot, hein ?).

    La vérité c’est que dans un pays qui a cédé son pouvoir politique à une superstructure non élue, le contrôle (pour ne pas dire l’exacerbation) du sentiment d’insécurité est la dernière chose qu’il reste à nos gouvernants. Alors ils y vont gaiement. Ils se servent de leur dernier petit pouvoir sécuritaire comme exutoire. Mais c’est un ersatz de pouvoir. Un mur de fumée qui ne fait que cacher leur impuissance. Et pendant ce temps là, l’extrême droite monte. Et ils s’en étonnent. Alors qu’ils usent des mêmes carottes pour divertir le bon peuple.

    La prochaine fois qu’un connard vous dit que vous n’avez qu’à prendre des Roms dans votre jardin, dites-lui que vous ne pouvez pas, car il est déjà squatté par vos grands-parents aux pensions de retraite faméliques, par votre frère et sa famille qui travaillait chez Florange, par vos enfants jeunes diplômés qui courent de stages en CDD, et que vous gardez une petite place pour vous, au cas où.

    http://babordages.fr/un-rom-dans-mon-jardin

    PUBLIÉ LE 11 JUILLET 2013 PAR LAFRANCEAPEUR DANS #COUPSDEPOING

    Le twitter de @lafranceapeur : https://twitter.com/LaFranceapeur


  • Soutenez Usul, ce jeune créateur vidéaste qui a lancé, depuis peu, une nouvelle série :

    un épisode par mois sur une personnalité marquante de notre époque. Il s’agit de vidéos informatives et subjectives dans lesquelles j’essaie de saisir l’air du temps (intellectuel, idéologique, politique) en prenant pour prétexte un de ces contemporains qui nourrissent le débat public.

    https://www.tipeee.com/usul-mes-chers-contemporains

    Ses vidéos sont passionnantes et relève le niveau de ce que l’on peut trouver dans les médias !


  • March 17, 2015
    Où sont passés les oiseaux ?

    "Dans mon enfance ce dont je me souviens qui me rendais émerveillé c’était ces oiseaux, je les entendais tout les matins lorsque dans mon lit d’enfant ma mère me laissait me réveiller doucement, le soleil était éclatant et ma fenêtre était ouverte, tout les matins j’entendais ces oiseaux, qui chantaient et je m’imaginais par le timbre de leur voix leur âge supposé… à cette époque tout me semblait radieux si ce n’est certains détails, l’Europe se construisait, les discriminations envers les minorités ne semblaient pas du tout à l’ordre du jour dans mon environnement et même si nous avions nous aussi ressenti de l’émotion âpres le 11 septembre il planait dans mes souvenirs une atmosphère de sécurité.

    Ensuite dans mon quotidien tout à changé, du a mes horaires de collège puis de lycée je n’ai plus entendu ces oiseaux, et que ce soit dans le choc du rapport au monde du collège et dans l’atmosphère à l’extérieur tout me semblait avoir empiré alors que pourtant je ne m’intéressais à rien si ce n’est des loisirs d’enfant ou d’adolescent,

    Depuis je me suis intéressé, politisé, j’ai tout remis en question et tout ce cheminement m’a permis d’imaginer des avenirs alternatifs radieux cependant je n’ai plus entendu ces oiseaux, je ne regarde plus le ciel d’ailleurs, il me semble désormais si banal, les médias également me désespèrent, le comportements de mes camarades, qui devraient être la jeunesse progressiste me rends peu confiant sur l’avenir tant ils sont gavés de conservatisme culturel et d’idéaux qui leur semble venir d’eux-mêmes, les structures éducatives vacillent dans mon sentiment entre argent mal dépensé et restrictions budgétaires…

    L’on ne parle que de laïcité, de terrorisme, de guerre, d’accidents le tout pour des situations qui n’ont souvent strictement rien à voir avec ces mots, à tel point que le 7 janvier quand j’ai appris la nouvelle du premier attentat, je me suis dit « ça ne m’étonne pas vraiment que ce soit arrivé ».

    J’ai pris conscience de la folie de cette idée grâce au contact des autres mais ma première réaction était de trouver cet événement parfaitement logique au regard de l’atmosphère qui était présente depuis des mois avant les attentats, je n’étais pas étonné quand j’ai entendu le gouvernement parler de mesures pour « faciliter la lutte contre le terrorisme » je n’étais pas surpris lorsque un de mes camarades de classe s’est battu le lendemain avec quelqu’un qui lui avait reproché de faire la minute de silence « parce qu’il était musulman » donc responsable, je n’étais pas surpris de voir les médias faire des commentaires live dignes de commentateurs sportifs sur l’intervention des forces de police pour arrêter les assassins ; je n’étais pas surpris d’apprendre qu’ils avaient étés tués et non arrêtés, je n’étais pas surpris que marine le Pen ou dieudonné ont tentés de tirer l’événement sur eux, je n’étais pas surpris de voir erdogan, netanyahu ou l’émir du qatar dans la manifestation… pourtant tout cela aurait du m’étonner, m’indigner, me rendre fou de rage, mais rien ne me vint si ce n’est du dégoût, rien du tout de nouveau, on reprends les mêmes et l’on recommence de la même façon depuis… Et je n’entends toujours pas ces foutus oiseaux…"
    Proviens de mon blog http://letempsdesoiseaux.tumblr.com/post/113902847165/ou-sont-passes-les-oiseaux

    • Très beau texte. Je me suis reconnu dans ces lignes. Le changement de ton qu’a pris le monde entre les années 90 dont nous sommes tout deux issus, et l’après 11 septembre... L’époque où l’Europe était un idéal où tout restait à construire semble déjà bien loin. Aujourd’hui je me demande si l’on ne va pas connaître son éclatement... Mais il ne faut pas capituler ! Si nous, la jeunesse, ne croyons plus en la possibilité de changer le monde, qui le fera ?

    • merci @teo, d’accord avec toi en effet même si ce texte proviens d’une époque après le 11 janvier ou j’étais assez pessimiste, il ne faut désespérer, mais avancer car personne ne le fera à notre place, j’allais te recommander la dernière vidéo du vidéaste usul sur la jeunesse mais je vois que tu connais déjà, alors en voici une sur les événements de janvier que la semaine des attentats j’ai regardé en boucle https://www.youtube.com/watch?v=QBQ76uyJInQ

    • Je suis d’accord avec le tableau que dresse la vidéo sur l’état actuel de la France. Un FN qui se fond de plus en plus dans les valeurs républicaines et qui devient donc de plus en plus difficile à contrecarrer , ces personnalités ou ces « loups » à qui l’on accorde du crédit etc... Cependant, je suis plus mitigé lorsqu’il nous exhorte à se rappeler de nos grands principes hérités de la Révolution pour aller de l’avant. La Révolution n’a été qu’une prise de pouvoir aristocratique dans le fond, dans la forme, des grands mots (tels que Liberté, Égalité, Fraternité ou Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ou simplement Suffrage) ne servaient qu’à faire croire au peuple qu’ils étaient libres et égaux pour les dociliser ! Seuls les hommes blancs et bourgeois avaient le droit de vote et l’esclavage n’a été que très peu remis en question. Bref, je ne me sens pas un enfant de la révolution car ce sont toujours les mêmes méthodes utilisés pour dominer aujourd’hui. On dresse l’étendard de valeurs par définition justes et égalitaires tels que « démocratie » pour cacher une réalité oligarchique. Et celui qui regarde derrière l’étendard se voit accuser de remettre en cause la « démocratie » ou même de mépriser la mémoire des gens qui sont morts pour la défendre !
      En Amérique ils aiment beaucoup faire ça avec l’étendard de la « Liberté » et du « Premier Amendement de la Constitution ». Bref, je me méfie des maximes et j’essaie de retenir les faits, malheureusement on se souvient plus facilement des maximes.

      N’hésite pas à me conseiller des abonnements intéressants, surtout que c’est la première fois que je vais sur un réseau social de ce type !

    • certes, l’histoire de la révolution française, c’est l’histoire d’un peuple qui a été berné par sa bourgeoisie, cependant il convient de ne pas la mépriser, il existe des passages de la révolution française (les reformes de robespierre) et après la révolution française surtout (commune de paris) qui sont des événements fondateurs d’un idéal de la fameuse « république sociale », mais compte tenu des références politiques de l’auteur de cette vidéo, il pense plus à la commune de paris je pense, l’utilisation de la révolution française c’est pour parler au grand nombre (la ou j’habite la commune de paris pour une grande partie des étudiants ça n’existe juste pas, on leur a pas enseigné, tout ce que je sais de cet événement je l’ai lu sur internet) car ça suscite un imaginaire chez la plupart des gens, de plus le chant choisi est celui du film les misérables qui nous parle du rouge du drapeau

    • après oui il y a un moment ou la devise républicaine avait même été changée par « liberté, égalité, propriété » et il existait des « milices bourgeoises » en france

    • mais il faut se rendre compte que dans l’imaginaire de ceux qui ne intéressent pas forcement a l’histoire, la révolution française ce sont des gens qui sont morts pour l’Égalité des êtres humains, même si c’est une fumisterie, appeler a la révolution française en demandant aux gens de se mobiliser pour changer la société n’est pas un acte de dominant comme on aurait pu le voir chez le « centre gauche » de la France du 19/20eme S