nova

Le Nova est une salle de cinéma ouverte à la fin de janvier 1997 en plein centre de Bruxelles, et dont la programmation est dédiée aux films et vidéos de productions indépendantes.

  • Up, Down & Sideways
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/yamagata/article/up-down-sideways

    Iswar Shrikumar & Anushka Meenakshi, 2017, IN, HD, VO ST ANG, 83’

    À l’origine du premier long métrage d’Iswar Srikumar et Anushka Meenakshi, il y a un projet : enregistrer les chants traditionnels des travailleurs en Inde, car ces chants sont une mémoire collective qui réinventent autant qu’ils portent la communauté. Sous des allures de film ethnologique, « Up Down and Sideways » enregistre longuement, dans un village de riziculteurs du Nagaland, au Nord de l’Inde, ces chants qu’on appelle « Li » et qui se tissent à tous les gestes de la vie quotidienne. Cultiver, repiquer, ramasser le riz, mais aussi séduire une femme, résister à la répression de l’État Indien, construire une maison, tout s’y fait en chanson. Entrecoupée de récits à plusieurs voix face caméra, la matière du film (...)


  • Open Screen
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/varia/article/open-screen

    Depuis le début du cinéma Nova, l’Open Screen vous invite à venir montrer librement vos films sur grand écran. Que ce soit votre première œuvre cinématographique ou le fruit de longues années d’expérience, tous les films proposés, quelque soient leur genre et format, seront projetés à condition que leur durée ne dépasse 15 minutes. Vingt et un ans que cette opportunité existe et est accessible gratuitement pour un public souvent nombreux qu’il ne tient qu’à vous de surprendre ! Alors n’hésitez plus, et envoyez vos films accompagnés d’une fiche technique au moins une semaine à l’avance.

    jeudi 26 avril 2018 à (...)


  • On to the Next Step : Lives After 3.11
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/yamagata/article/on-to-the-next-step-lives-after-3-11

    Tashiro Yoko, 2015, JP, HD, VO ST ANG, 180’

    Comment vivre après la tragédie du 11 mars 2011 ? Cette triple tragédie du grand tremblement de terre, du tsunami ravageur qui s’en suivit et de la catastrophe de Fukushima ? Pour répondre à cette question, la réalisatrice Tashiro Yoko s’empare de sa caméra pour aller vivre avec trois familles : un couple de fermiers et leurs enfants dans la campagne, de jeunes trentenaires qui créent leur boulangerie et une famille traditionnelle de pêcheurs, vivant tous dans le sud de l’île d’Hokkaido, l’île du nord du pays. Chacun à leur manière, ils luttent contre la construction d’une énième usine nucléaire dans leur voisinage et tentent de réinventer un mode de vie désormais marqué par la perte de l’innocence. Avec délicatesse, Tashiro Yoko nous plonge dans leur (...)


  • Boro in the Box & Living Still Life
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/focus-bertrand-mandico-les-garcons-sauvages/article/boro-in-the-box-living-still-life

    •+ Living Still Life [La Résurrection des natures mortes] Bertrand Mandico, FR, super16 > video, vo fr st ang, 17’ En complément de la projection de « Boro in the Box », on retrouve Elina Löwensohn dans le court métrage « Living Still Life », portrait d’une collectionneuse d’animaux morts, qui s’obstine à vouloir leur redonner vie à travers la photographie image par image. Une poétique allégorie délicatement macabre. Anecdotique mais non dépourvue de sens, le film et la peinture de Salvador Dali ont en commun la présence essentielle d’une table servant à l’artiste pour ses opérations de mise en mouvement. •+ Boro in the Box Bertrand Mandico, FR, super16 > video, vo fr st ang, 42’ Boro, c’est le surnom de Borowczyk (prénom Walerian), rare cinéaste (disparu (...)


  • Kazarken
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/varia/article/kazarken

    Güldem Durmaz, 2016, 90’

    Véritable poème cinématographique aux confins du cinéma documentaire, le premier long métrage documentaire de Güldem Durmaz est une expérience immersive et sensorielle proche du rêve éveillé et de l’hypnose. Tourné pendant plus de dix ans sur différents supports, tissé de différentes matières, allant et venant entre différentes époques, ce premier essai est d’abord une plongée dans l’espace mental de la narratrice en quête d’elle-même. Mais cette quête ne peut aller sans remonter le cours du temps comme on remonte les fleuves. Alors le film chemine dans les différentes mémoires qui constituent chaque individu : histoire d’une famille, d’un pays, et à travers l’archéologie et les ruines d’Allianoi, lieu de guérison antique, histoire antique comme source et matrice de tous les récits (...)


  • Machines
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/yamagata/article/machines

    Rahul Jain, 2016, DE-FI-IN, HD, VO HI ST FR ANG, 72’

    Enfant, Jain a passé du temps dans une fabrique textile où travaillait son grand-père, côté patron. Cette expérience sensorielle marquante, son premier film, « Machines », l’évoque avec beaucoup de force, pour passer cette fois du côté des ouvriers. Ce documentaire immersif donne à éprouver ce qu’endurent les travailleurs dans cette immense usine textile du sud de l’Inde. Grâce à de longs travellings, il déambule dans l’usine, derrière les hommes en prise avec les immenses machines qui imposent leurs rythmes mécaniques. L’image très soignée, le travail sur le son et l’absence de commentaire pourraient faire croire à un énième film plein de bonnes intentions, mais distant et un peu trop léché. Sauf qu’il est ponctué de prises de parole qui (...)


  • I Want To Run for Office
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/yamagata/article/i-want-to-run-for-office

    Fei Xing, 2016, CN, DCP, VO ZH JA ST ANG, 78’

    Arrivé de Chine pour ses études, Lee Komaki pose ses bagages dans le quartier nocturne de Kabukichô à Tôkyô. Néons, gogo dancers et autres Love Hotels caractérisent ce bout de Shinjuku considéré comme la jungle urbaine tokyoïte. Pionnier du genre, il y organise des safaris urbains pour touristes étrangers. Après plus de 25 ans à Kabukichô, il connaît comme nul autre la vie du lieu, ses besoins, ses revendications. Opportunisme ou réel intérêt ? Une chose est sûre, Komaki se présente aujourd’hui aux élections locales pour défendre les intérêts des nocturnes du quartier et devenir le premier japonais d’origine chinoise élu au Japon. Racisme administratif, commun et endémique hantent ce documentaire filmé caméra à l’épaule par Fei Xing, elle aussi sino-tokyoïte. (...)


  • Sennan Asbestos Disaster
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/yamagata/article/sennan-asbestos-disaster

    Hara Kazuo, 2017, JP, VO ST ANG, 215’

    Connu pour ses documentaires engagés comme « Goodbye CP » (1972) ou encore « The Emperor’s Naked Army Marches On » (1987), Hara Kazuo est un homme en colère, un réalisateur qui part en cinéma comme on part en guerre. Et comme on ne va jamais seul à la guerre, le cinéma de Hara est celui du dialogue, du groupe, avec ses éclats, ses disputes, ses rencontres et surtout, ses affrontements. Porté par une rage froide et méthodique, son dernier film suit, pendant presque dix ans, le procès intenté par un groupe de plaignant et leurs avocats à l’État Japonais. Tous sont pratiquement à l’agonie, victimes d’années de travail dans l’industrie de l’amiante à Sennan, près d’Osaka. Au-delà des péripéties dramatiques d’un procès qui met David aux mains de Goliath (...)


  • Quartier libre
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/varia/article/quartier-libre

    Vincianne Zech & Virginie Saint-Martin, 2017, BE, DCP, VO FR ,57’

    Plan B, notre rendez-vous consacré à la ville et aux alternatives urbaines, s’en va visiter Louvain-la-Neuve. Après 40 années d’incessants chantiers, l’université s’apprête à poser la dernière pierre de cette ville étudiante, la plus jeune de Belgique. Mais pas n’importe où… Au milieu des étendues de béton, résiste un petit quartier d’irréductibles qui sentent monter l’angoisse d’être bientôt complètement encerclés… Depuis 40 ans, à La Baraque, ce quartier « autogéré » fait de roulottes, cabanes et autres maisons auto-construites, chaque jour est un jour à inventer collectivement. Mais ce projet de vie alternative est bousculé, depuis 2014, par la construction d’un parking de plus de 3000 places. Comment va-t-il y survivre ? Quelles (...)


  • Lone Existence
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/yamagata/article/lone-existence

    Sha Qing, 2016, CN, video, VO ST ANG, 77’

    Sha Qing interprète, de manière autobiographique, un cinéaste solitaire, presque ascétique, qui ne sort de chez lui que pour filmer des scènes de la vie quotidienne dans une petite ville chinoise. En capturant les images des autres, un peu de leur existence, il se projette à l’extérieur et affronte ses douleurs internes et ses questionnements existentiels. Mais filmer les autres, est-ce une manière de se cacher, ou au contraire de s’exprimer ? En cherchant des lueurs dans la vie de ses voisins, il se donne un peu de courage dans son processus de rémission. Le film aborde des questionnement profonds et intimes et, comme son précédent, « Wellspring » (montré en 2004 au Nova), il dévoile la grande sensibilité de Sha Qing. Ce réalisateur est issu (...)


  • The Sundial Carved with a Thousand Years of Notches – The Magino Village Story
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/yamagata/article/the-sundial-carved-with-a-thousand-years-of-notches-the-magino-village-

    Ogawa Shinsuke, 1986, JP, 16mm, ST ANG, 222’

    Il est difficile de présenter une œuvre aussi importante et monumentale que celle du collectif évoluant autour d’Ogawa en en extrayant un seul film, tout comme il est difficile d’être bref en écrivant sur leur démarche radicale et sur un cinéma si riche et d’une telle ampleur, un cinéma qui n’a pas peur de prendre son temps. On va donc tricher et d’emblée renvoyer, pour le contexte, à notre programme de mai 2014, Japanese Red Cinema et aux diverses présentations des films d’Ogawa montrés en 2017 au festival gentois Courtisane, lors d’une rare rétrospective de ce travail ! Dans la mouvance des protestations de la fin des années 1960, un groupe fluctuant se forme autour du charismatique Ogawa Shinsuke, attirant plusieurs dizaines de cinéastes, étudiants, (...)

    https://issuu.com/courtisanefestival/docs/01_cahier_ogawa


  • Funeral Parade of Roses
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/funeral-parade-of-roses-and-other-matsumoto-s-experiences/article/funeral-parade-of-roses

    Matsumoto Toshio, 1969, JP, 35mm, VO ST ANG, 107’

    Univers du queer dans les quartiers de Ginza et Shinjuku à la fin des années 60. Une période remuante au Japon où l’on perçoit l’émergence d’une libération de la parole et des mœurs sur fond de crises politiques internes violentes et de l’apogée de la contestation sociale. C’est dans ce contexte que Matsumoto réalise son premier long métrage : une adaptation déroutante d’un Œdipe transgenre qui concrétise avec force et virtuosité son concept de néo-documentaire. Nappé d’un noir et blanc brut et d’un montage virevoltant, « Funeral Parade of Roses » déshabille les bisbilles et autres luttes intestines qui gangrènent l’univers clos des bars queer. Eddie, interprété par la célébrité drag Shinnosuke « Peter » Ikehata, devient l’attraction (...)


  • Matsumoto’s Experiences
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/funeral-parade-of-roses-and-other-matsumoto-s-experiences/article/matsumoto-s-experiences

    En écho à la séance d’ouverture du festival de Yamagata de 2017, nous vous proposons une sélection de courts métrages de Matsumoto Toshio. Pionnier de l’expérimentation au Japon, il entame sa carrière de réalisateur en 1955 par un film de commande pour la promotion du vélo, « Ginrin ». Co-réalisé avec Jikke Kobo et Tsuburaya Eiji, « Ginrin » évoque les fantasmes d’un vélo. Un délire doux et coloré qui, selon le festival de Yamagata, ouvrira une nouvelle ère du cinéma expérimental nippon. Documentaire d’avant-garde conçu pour la télévision « Nishijin » ambitionne d’évoquer les contradictions inhérentes à la lutte contre le pacte de sécurité liant USA et Japon par le prisme de la vie quotidienne du quartier des artisans de la soie de Nishijin à Kyoto. Ce travail documentaire très précis sera (...)


  • Mandico in shorts films
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/focus-bertrand-mandico-les-garcons-sauvages/article/mandico-in-shorts-films

    http://www.nova-cinema.org/squelettes/puce.gif

    Réalisateur de courts métrages avant tout, Bertrand Mandico accède au cinéma par l’école de cinéma d’animation des Gobelins à Paris. Il réalise des films d’animation, puis des films de commande, des projets plus indépendants ou parfois subventionnés qui par chance lui laissent toujours une grande part de liberté. Dans cette compilation, nous retraçons par une succession de films courts l’évolution du travail si particulier de l’artiste mêlant arts plastiques et cinéma dans une osmose unique. Rituel obligatoire pour Bertrand Mandico, le tournage de tous ses films se fait en pellicule. La contrainte, la beauté plastique, les aléas en résultant lui procurent une adrénaline indispensable pour réaliser. Nous n’aurons qu’une seule copie pellicule de sa filmographie, mais rassurez-vous ses œuvres retranscrites (...)


  • Scorpion Violente
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/focus-bertrand-mandico-les-garcons-sauvages/article/scorpion-violente

    Scott Scorpion et Thomas Violente,

    Groupe phare d’une électro underground très 21ème siècle issue de l’Est français (déjà foyer de groupes comme Nox), Scorpion Violente joue sur un imaginaire et des références évoquant la série B et le cinéma Z dans tout ce qu’ils ont à la fois de brutal, de provocateur mais aussi de factice et de kitsch, à l’image de la pochette de leur premier album, « Uberschleiss » (un disque devenu très dur à trouver) illustré d’une image de messe noire aussi cheap qu’emblématique. Membres de La Grande Triple Alliance Internationale, le groupe partage avec ces autres formations le goût pour les sujets scabreux, l’ironie et un son parfois dur, parfois enfantin. Le son du groupe partage ces mêmes qualités : synthés et boites à rythmes répétitifs hérités des années 80, (...)


  • Hormona : Trois films charnels de Bertrand Mandico
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/focus-bertrand-mandico-les-garcons-sauvages/article/hormona-trois-films-charnels-de-bertrand-mandico

    Ces trois films de Bertrand Mandico s’inscrivent dans la lignée du travail qu’il poursuit depuis plusieurs années avec sa muse Elina Löwensohn. « Y a-t-il une vierge encore vivante ? » et « Prehistoric Cabaret » sont deux des volets d’une série de 21 films en 21 ans comme autant de témoignages de leur complicité artistique. Elina Löwensohn est également l’interprète principale de « Notre-Dame des Hormones », aux côtés de Nathalie Richard. •+ Prehistoric cabaret Bertrand Mandico, 2013, FR, 16mm > video, vo ang st fr, 11’ Dans un cabaret islandais, une maitresse de cérémonie pratique une coloscopie avec une étrange caméra organique. Un voyage au centre de ses organes, à la rencontre de l’être originel, source de désir. •+ Y’a-t-il une vierge encore vivante ? (...)


  • Les garçons sauvages
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/focus-bertrand-mandico-les-garcons-sauvages/article/les-garcons-sauvages

    Bertrand Mandico, 2017, FR, VO FR ST ANG, 110’

    Le Nova et Bertrand Mandico n’attendaient qu’un déclic pour se confondre. L’achèvement de son premier long métrage permit la concrétisation d’un focus depuis longtemps désiré. S’inspirant de l’éponyme « The Wild Boys » de W.S. Burroughs, « Les Garçons Sauvages » est un récit d’aventure qui fait allusion à la métamorphose d’une orchidée en tête de mort, à moins que ce ne soit l’inverse... Au cœur des années 20, nous suivons le voyage en bateau de cinq garçons malveillants vers une île épatante. La raison de cette expédition est correctionnelle. Guidés par leur daemon Trevor, les adolescents ont commis un crime terrible, une attitude barbare qu’une caste de parents aristocratiques souhaiterait voir disparaître au contact de l’impitoyable Capitaine (...)


  • M comme : Mandico & Microboutiek
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/focus-bertrand-mandico-les-garcons-sauvages/article/m-comme-mandico-microboutiek

    La Microboutiek est un point de diffusion de livres, CD, fanzines, BD, DVD, K7 et autres objets de micro-édition. Riche en curiosités et perles rares, elle s’installe à intervalles réguliers dans le bar du Nova. Venez donc y faire un tour pour apporter du sang neuf à votre bibliothèque cinéphilique ! À l’occasion de cette petite rétrospective, un nouvel arrivage spécial : des éditions, des sérigraphies et le disque vinyle de la bande originale du film « Les Garçons Sauvages » ! Pour réaliser l’univers sonore des « Garçons Sauvages », Bertrand Mandico a fait appel à Pierre Desprats, talentueux compositeur de musique de film et ingénieur du son français, à Hekla Magnúsdóttir, une musicienne islandaise et joueuse de thérémine et au duo Scorpion Violente, indus et rythmique que vous pourrez (...)


  • Insects
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-offscreen/offscreenings/article/insects

    Jan Svankmajer, 2018, CZ, 35mm, VO ST FR ANG, 98’

    Le cafard est en retard, le parasite endormi et Madame Larve est plus concernée par son tricot que par les instructions du metteur en scène. À l’évidence cette troupe de théâtre amateur n’est pas au bout de ses peines pour enfin mettre en scène leur version de « La vie des insectes », une pièce misanthrope des frères Karel et Josef Capek de 1922 où les insectes interprètent les comportements humains : égocentrisme, gourmandise, jalousie… « Insects » marque la clôture de ce festival mais surtout de la carrière d’un géant du cinéma d’animation mondial en la personne du tchèque Jan Svankmajer. À 84 ans, cet artiste surréaliste nous aura éblouis avec ses courts et longs métrages que sont, dans le désordre « Alice », "Surviving (...)


  • Sex in the Comics
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-offscreen/70-s-american-adult-animation/article/sex-in-the-comics-19447

    Anthony Spinelli, 1972, US, 35mm, VO 87’

    L’un des films de sexploitation les plus bizarres des années 70. Il s’agit d’une version live des « Bibles de Tijuana », des bandes dessinées pornographiques underground qui, des années trente aux années cinquante, racontaient des petites histoires très explicites et généralement comiques. Dans ce recueil de saynettes pornographiques dignes d’un vaudeville, les acteurs incarnent les comics les plus scabreux et dévergondés, arborant des masques en caoutchouc de personnages de dessins animés dans des décors faits à la main. On ne peut que rester bouche bée face à ces enchaînements d’obscénités surréelles et totalement folles. Vous reconnaîtrez éventuellement les corps nus de Cyndee Summers, Rick Cassidy et Nina Fause, entre autres. Le reste du casting et (...)


  • Dirty Duck
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-offscreen/70-s-american-adult-animation/article/dirty-duck-19444

    Charles Swenson, 1974, US, 35mm, VO 75’

    Inspiré par le succès de “Fritz The Cat”, l’animateur Swenson a pu convaincre le producteur Roger Corman de le financer pour créer son propre film d’animation animale. Le résultat en est un artefact crasseux, étrange, original et comique digne des années septante. Le personnage principal, Willard Isenbaum, a des fantasmes érotiques avec sa nouvelles secrétaire, mais il est trop timide pour donner libre cours à ses désirs. Tout bascule lorsque Willard rencontre un canard ordurier qui l’introduit dans un monde fêlé de fêtards, de tentation et de sexe. Avec en fond sonore les chansons et les voix de Flo & Eddie (issus du groupe accompagnant Frank Zappa, Mothers of Invention), ce film culte classique psychédélique ressorti des tiroirs fait penser à un graffiti (...)


  • Heavy Traffic
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-offscreen/70-s-american-adult-animation/article/heavy-traffic-19441

    Ralph Bakshi, 1973, US, HD, VO 77’

    Michael Corleone est un aspirant caricaturiste underground qui vit à Brooklyn avec sa mère juive et son père italien coureur de jupons qui reste sans voix lorsque son fils a une aventure avec une serveuse afro-américaine. Ce chef-d’œuvre autobiographique et satirique de Bakshi plonge dans un New-York sordide et délabré où l’on croise une flopée de personnages grossiers et excentriques : travestis, racistes, drogués, gangsters, fornicateurs et call-girls, tous trouvent leur place dans cette ode délicieusement vicieuse à la crasse urbaine. Le langage obscène sans vergogne des personnages est le précurseur historique de séries graveleuses telles que « Beavis And Butthead » et « South Park ».

    samedi 24 mars 2018 à (...)


  • Cineketje
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-offscreen/special-screenings/article/cineketje

    Bien que le festival Offscreen s’adresse aux « grands », on consacre aussi une séance aux jeunes enfants, futurs cinéphiles, histoire de cultiver leur goût pour le cinéma. Cette année, la sélection de courts métrages est placée sous le signe de la différence. Comment s’intégrer et s’adapter au monde lorsqu’on ne s’y sent pas à sa place ? Comment surmonter ses différences ? Les histoires attendrissantes et rigolotes de personnages aussi variés qu’un écureuil qui vit le jour et qui rencontre une chauve-souris noctambule, qu’un enfant géant qui tente de venir en aide aux petits habitants d’une ville, qu’un carré qui vit dans un monde de ronds ou encore qu’un cupcake glucosé qui échoue sur une île peuplée de fruits et de légumes nous montrent que toute différence n’est qu’une question de point de vue. A (...)


  • La comtesse aux seins nus
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-offscreen/vampires-suck/article/la-comtesse-aux-seins-nus

    Jess Franco, 1975, BE-FR, HD, VO FR ,96’

    Impensable de passer à côté de Jess Franco dans ce module Vampire déviant. Il y avait même l’embarras du choix, mais cette « Comtesse aux seins nus » semblait finalement évidente. C’est le premier rôle principal de Lina Romey, sa muse, sa femme, qui l’accompagnait lors de sa venue dans les premières années du festival. Le film fait aussi un peu partie du Nova puisqu’une peinture grand format, tiré d’une scène du film, hante notre couloir depuis longtemps. On y retrouve les obsessions (mot qui semble formé pour lui) du cinéaste lubrique ultra-prolifique (un méta Woody Allen sous plusieurs aspects donc...) à la grammaire cinématographique plus fournie que maîtrisée, avec ses prétentions littéraires, son amour des paysages du sud, etc. Les codes (...)


  • Gutland
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-offscreen/offscreenings/article/gutland

    Govinda Van Maele, 2017, DE-BE-LU, DCP, VO ST FR ANG, 107’

    Un vagabond allemand cherche du travail aux champs et se retrouve étrangement intégré à la communauté d’un petit village luxembourgeois. Ni rejeté ni accueilli, le taciturne personnage principal va se retrouver confronté à la rudesse des mœurs du village, à la relation avec son étrange amante, au passé qu’il fuit et doit lui-même cacher, et aux secrets du village. Parmi ces secrets, il plonge dans celui d’un homme disparu en laissant sa maison à l’abandon, qui semble avoir eu d’étranges relations avec les femmes du village. Il va peu à peu prendre sa place dans cette communauté. Premier long-métrage de son auteur et co-production belge, « Gutland » plonge avec réalisme, accompagné d’une part de fantastique, dans un labyrinthe de (...)