NRobin

Chargée d’Etudes Nantes / AMD

  • Non à la venue de Netanyahou en France ! : Rassemblements dans plusieurs villes
    http://mailerlite.fr/data/emails/12798712/51720180601162654.jpg?2570

    http://preview.mailerlite.fr/l2w7a3/904341794823603610/m4s6

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    Alors qu’Israël a assassiné ces dernières semaines plus de 115 Palestiniens et en a blessé plus de 13 000 à Gaza lors de la récente marche pour le retour, que le régime israélien vient d’approuver 2000 logements de colons en Palestine occupée et qu’un ministre israélien vient d’appeler à « détruire Gaza une fois pour toutes », notre gouvernement s’apprête à dérouler le tapis rouge à Netanyahou pour ouvrir avec lui le 5 juin prochain au grand palais à Paris la très contestée « Saison France-Israël » dont près de 15 000 personnes demandent l’annulation dans cette pétition :

    PETITION : Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël
    http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

    Des rassemblements contre la venue de ce criminel de guerre sont prévus dans plusieurs villes de France, voir la liste de ceux-ci sur le site de l’Agence :

    Non à la venue de Netanyahou ! Rassemblements dans plusieurs villes de France
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/06/01/non-a-la-venue-de-netanyahou-rassemblements-dans-plusieurs-vill
    PARIS :

    5 juin Devant le grand palais à 18H30 (métro Champs élysées Clémenceau )

    SAINT-ETIENNE :

    5 juin Place de l’Hotel de Ville à 18H30

    MARSEILLE :

    5 juin Port d’Aix à 18H

    LYON :

    5 juin Quai du Rhône à 18H (Quai Augagneur près du pont de la Guillotière)

    LILLE :

    5 juin Grand Place à 18H30 (métro : Rihour)

    METZ :

    2 juin Parvis des droits de l’Homme à 14H30

    POITIERS :

    5 juin 2018 – Place de l’Hôtel de Ville à 18H

    MONTPELLIER :

    5 juin Place de la comédie 18H30

    CAEN :

    5 juin : 18H30 devant la Préfecture

    SAINT NAZAIRE :

    5 juin à 18h00 devant la permanence de la députée

    FOIX :

    5 juin à 17h devant le Monument à la Résistance

    Envoyez nous vos rassemblements prévus à : agencemediapalestine@gmail.com


  • Un documentaire fortement conseillé :
    L’optimisme de la volonté, un film documentaire consacré à Jean Ziegler, réalisé par un de ses élèves. Il est au cinéma en ce moment.
    J’irai le voir.
    NRobin

    L’optimisme de la volonté
    https://cineday.orange.fr/films/jean-ziegler-l-optimisme-de-la-volonte-CNT000000X6DLF

    Synopsis
    En 1964, le Che demanda au jeune Jean Ziegler de rester en Suisse pour lutter depuis le « cerveau du Monstre capitaliste ». Par la suite, comme écrivain, professeur, député et collaborateur de Kofi Annan, l’homme n’a eu de cesse, à travers ses livres et ses discours, de fustiger les injustices, le pouvoir des oligarchies capitalistes et les responsables de la faim dans le monde. Aujourd’hui, à l’âge de 82 ans, ses livres se vendent dans le monde entier et il se bat encore, au sein de l’ONU, pour honorer sa promesse au Che. Son retour à Cuba prend des allures de confrontation entre sa pensée et le destin de cette nation qu’il considère comme matrice des forces anticapitalistes. C’est un dialogue entre réalité et symbolisme : quel futur pour l’anticapitalisme ? Ziegler fait-il partie de vainqueurs ou des perdants face au « Monstre » ?


  • Ecouter l’homme providentiel 2018 : De Villepin excellent chez Bourdin (Russie-Iran-USA-Elections en Italie), le 22 mai 2018 NRobin

    https://dominiquedevillepin.fr/2018/05/22/lavenir-du-monde-nattendra-pas-leurope

    Jean-Jacques Bourdin a reçu Dominique de Villepin sur BFM TV le mardi 22 mai, avant la formation du nouveau gouvernement italien, dernier né de la vague populiste européenne, et à la veille du sommet économique de Saint-Pétersbourg, forum clef pour la relation russo-européenne. L’ancien Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et de l’Intérieur, a exprimé son souhait de voir l’Europe prendre la place qui lui incombe dans l’équilibre mondial.

    https://www.bfmtv.com/politique/pour-villepin-on-ne-peut-pas-se-considerer-amis-et-allies-avec-les-etats-unis

    Pour Villepin, « on ne peut pas se considérer amis et alliés avec les Etats-Unis »
    22/05/2018
    https://img.bfmtv.com/c/1000/600/561/c7f22a86baacc20c099b9ae798ad3.png

    Dominique de Villepin frappe fort : sur BFMTV et RMC mardi, l’ancien ministre des Affaires étrangères estime que la France « ne peut pas se considérer comme amie et alliée » avec les Etats-Unis, dont la politique est « brutale » : « c’est un diktat », assène-t-il. « On ne peut pas accepter que sur l’Iran, les Etats-Unis bafouent ainsi le droit international, c’est un comportement inacceptable ».

    Une déclaration qui intervient au lendemain d’un discours du chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, qui a énuméré des conditions particulièrement dures pour conclure un « nouvel accord » avec l’Iran, après le rejet par Donald Trump de l’accord signé à l’été 2015.

    Face à une politique « dure », Dominique de Villepin appelle donc l’Europe à s’unir. Selon lui, la France doit également s’unir au sein d’un G4 avec l’Allemagne, la Russie et la Chine.
    https://www.youtube.com/watch?v=91CALNF50i0


    https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_de_Villepin


  • Mai 68
    Macron : un modèle pour les anciens soixante-huitards ?

    Un article de Russia Today France !

    Cohn-Bendit, Rocard, Glucksmann, Kouchner, Geismar...
    Ils ont ont largement contribué aux mouvements contestataires de mai 68, ils sont anti-gaullistes, se disent de gauche, ils sont maouiste ou trotskistes et capitalistes, pour certains va-en-guerre (exception faite pour le Vietnam et la Tchétchénie), ils sont mitterrandistes, sarkozystes ou macronistes, ils sont pro-américains, russophobes et pour le droit d’ingérence.
    Ils sont globalement profondément sionistes et pro-israéliens. NRobin

    Lire l’article d’RT France :
    https://francais.rt.com/france/50850-mai-68-de-cohn-bendit-a-kouchner-que-sont-devenues-ces-figures-qu

    De Cohn-Bendit à Kouchner, que sont devenues ces figures de Mai 68 ?
    21 mai 2018,
    https://cdni.rt.com/french/images/2018.05/article/5afedb8c09fac2fb618b4568.jpg
    Archives Source : AFP
    De gauche à droite, trois leaders de la contestation étudiante en mai 68 : Alain Geismar, Jacques Sauvageot et Daniel Cohn-Bendit
    Issus de la gauche parfois radicale, de Daniel Cohn-Bendit à Bernard Kouchner, ils ont marqué à leur manière Mai 68. S’ils ont suivi un parcours politiquement sinueux, reniant globalement leurs racines, leur évolution suit une certaine logique.

    Il y a 50 ans, le mouvement social Mai 68 était à son paroxysme. Véritable onde de choc de la protestation en France, il avait alors ébranlé le pouvoir gaulliste mais pas que... En effet, Mai 68 marquait aussi une révolution dans les idées. Une jeunesse qui aspirait alors à bouleverser les conservatismes, les traditions et les cadres qu’ils soient politiques, institutionnels ou moraux.

    A différents niveaux de la société, plusieurs personnalités ont été les chantres de cette révolte. De manière étonnante, la plupart ont vécu une destinée politique presque commune : passés de révoltés à proches des cercles de pouvoir, ces soixante-huitards ont réussi à faire triompher certaines de leurs idées.

    Certains observateurs pointent un paradoxe : les nostalgiques de Mai 68, les révoltés d’aujourd’hui – qu’ils soient dans la rue contre les réformes ou bloquant les universités – s’opposent désormais aux anciens soixante-huitards, pour la plupart convertis au macronisme. Certains éléments de leur vie et de leur parcours dénotent pourtant une certaine logique dans l’évolution de ces soixante-huitards, devenus les conservateurs de 2018.

    Daniel Cohn-Bendit, de gauchiste à pro-Macron, la suite libertaire logique ?
    Daniel Cohn-Bendit est l’une des figures les plus marquantes du mouvement de protestation étudiante. Antitotalitaire et libertaire se revendiquant de l’anarchisme en 1968, il était surnommé « Dany le Rouge ». Le militant disait alors s’opposer tant au capitalisme qu’au communisme. Interviewé le 14 mai 1968, Daniel Cohn-Bendit refusait en tant qu’étudiant, « la fonction qui leur était assignée par la société, c’est à dire le refus d’être un futur cadre de la société qui exploiterait plus tard la classe ouvrière et la paysannerie ».
    https://youtu.be/IKazzSRLb6o

    En témoigne l’ouvrage qu’il écrivit en 1968, Le gauchisme remède à la maladie sénile du communisme, Daniel Cohn-Bendit était déjà hostile au Parti communiste (PCF) et à la CGT. Ce que lui rendait bien le patron du PCF Georges Marchais, qui, en 1968, tenait des propos virulents contre les étudiants menés par « Dany le Rouge » : « Ces faux-révolutionnaires doivent être énergiquement démasqués car, objectivement, ils servent les intérêts du pouvoir gaulliste et des grands monopoles capitalistes. »

    Lire aussi
    Emmanuel Macron joue son propre rôle dans un film coréalisé par Romain Goupil et Daniel Cohn-Bendit Festival de Cannes

    Devenu écologiste dans les années 80, proche des Verts allemands, il est élu député au Parlement européen sous cette étiquette en 1994. Il promeut avec ardeur l’Union européenne et l’idée d’une Europe fédérale. En ce sens, il se prononce notamment pour le « oui » lors du référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005. Malgré le camouflet infligé au fédéralisme par la victoire du « non » en France, il restera par la suite un fervent partisan des institutions européennes.

    Concernant sa ligne politique personnelle, il confesse en 1999 défendre un positionnement « libéral-libertaire ». Les positions de Daniel Cohn-Bendit agacent d’ailleurs une certaine gauche. Il publie en 1998 un livre, Une envie de politique, qui éclaircira ses positions libérales, se déclarant pour « pour le capitalisme et l’économie de marché ». « Une flexibilité contrôlée et négociée peut apporter aussi bien aux salariés qu’aux entreprises », avance-t-il, entre autres, dans une interview dans Libération en 1999.

    « [Daniel Cohn-Bendit] est passé de l’anarchisme au libéralisme, c’est un peu le représentant des élites mondialisées [...], un partisan de l’anarchisme mercantiliste, c’est-à-dire ceux qui voient dans le marché la ruse anarchiste de l’Histoire », critique Jean-Pierre Chevènement en 1999, alors qu’il est ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de la gauche plurielle.

    Peu surprenant donc qu’en 2017, Daniel Cohn-Bendit soutienne publiquement, dès le premier tour, Emmanuel Macron, n’hésitant pas à participer à ses meetings. A Nantes le 20 avril, l’ancien député européen explique d’ailleurs que c’est « le petit Emmanuel » qui l’a rallié au sujet de l’Europe, et non l’inverse. « Une société ouverte, pour l’Europe, voilà ce qu’il faut défendre », a notamment ajouté l’ancien eurodéputé.

    Dans la peau d’un réalisateur, Daniel Cohn-Bendit donne même un rôle à Emmanuel Macron pour son film, La Traversée, sorti en 2018, et co-réalisé avec un autre soixante-huitard lui aussi converti au macronisme, Romain Goupil.

    Michel Rocard, une « nouvelle gauche » pour dicter la marche social-libérale
    Michel Rocard ne fut pas forcément la personnalité la plus emblématique de Mai 68, et pourtant, il partageait avec les soixante-huitards des positions opposées à celles du PCF, prônant par exemple l’autonomie face à l’étatisme de la « vieille gauche ».

    Participant à la fondation du PSU, un parti souhaitant se situer entre la SFIO et le PCF, il inscrivait son combat à gauche dans un parti opposé à la guerre d’Algérie, antistalinien et antigaulliste. Si les positions du PSU tranchaient avec celles qui étaient défendues par les communistes, en 1968, Michel Rocard s’opposaitégalement ouvertement au capitalisme néolibéral (avant de se convertir plus tard, à l’économie de marché). Avec son parti, il soutenait sans réserves, contrairement aux autres formations de gauche, la révolte de Mai 68, défendant, par exemple, l’autogestion dans les entreprises. Michel Rocard participa ainsi à la tribune au rassemblement contestataire au stade Charlety de Paris, le 27 mai 1968, marquant une unité, dans la lutte, entre certains syndicats étudiants, partis politiques et travailleurs. En juin 1968, préparant sa campagne présidentielle, Michel Rocard, dans un discours retransmis à la télévision, s’en prit, du reste, au « régime gaulliste et au patronat » qui ont pour « principes de décider seuls et de n’écouter personne ».
    https://youtu.be/t_-qsw5I5PA


    Avec 3,61% des suffrages lors de l’élection présidentielle de 1969, Michel Rocard ne s’imposa pas encore dans le paysage politique. Néanmoins, pour avoir incarné des positions novatrices – prônant la décentralisation, le régionalisme et pourfendeur de la domination de l’Etat – il fut considéré comme l’un des fondateurs de « la nouvelle gauche », face au PCF et au PS.

    Lire aussi
    L’ancien Premier ministre juge sévèrement les syndicats. Michel Rocard : « La France est un pays à explosions et à crises »

    Peu après, dans les années 70, Michel Rocard tenta tout de même d’amener le PSU à une alliance avec le nouveau Parti socialiste de François Mitterrand en vue de l’élection présidentielle. Mis en minorité sur cette proposition, Michel Rocard quitta le PSU et rejoignit le Parti socialiste. A l’image de son discours au congrès de Nantes de 1977, il tenta naturellement d’influer le PS vers le courant de « la nouvelle gauche ».

    Par ailleurs, il essaya d’insuffler au PS une acceptation de l’économie de marché. Logiquement, il combattait une union politique entre les socialistes et le PCF, union qui verra finalement le jour avec le programme commun de 1972. Selon plusieurs auteurs, c’est d’ailleurs bel et bien Michel Rocard et son courant qui importèrent les principes de l’économie néolibérale en France, en traduisant notamment les ouvrages de l’économiste Friedrich Hayek en langue française. Pour certains, Michel Rocard a introduit le ver dans le fruit socialiste.

    Et pour cause : 1983 marqua le tournant de la rigueur et la fin d’un rêve socialiste jusque-là majoritaire, celle d’un Etat qui régulerait l’économie par une politique de relance. Depuis 1983, le Parti socialiste n’a plus remis en cause l’économie de marché et la rigueur est devenue le dénominateur commun de toute la politique macro-économique, gauche et droite confondues au pouvoir. Michel Rocard sera notamment Premier ministre de François Mitterrand de 1988 à 1991.

    André Glucksmann, un maoïste devenu pro-américain
    André Glucksmann est l’un des soixante-huitards qui aura placé les relations internationales au cœur de son combat intellectuel. Ecrivain pour le journal militant Action, lors des événements de 1968, il se définissait comme maoïste et défendait alors la révolution culturelle chinoise. Il fit partie de la Gauche prolétarienne (GP), créée en France en septembre 1968, un groupuscule se revendiquant du marxisme-léninisme, soutenant les actions violentes et s’opposant au PCF. Il estimait que Mai 68 était une révolution antitotalitaire, prenant inspiration dans la révolution hongroise de 1956 contre le pouvoir soviétique.

    Dans les années 70, André Glucksmann opéra un virage idéologique à travers son livre, La Cuisinère et le mangeur d’homme, réflexion sur l’État, le marxisme et les camps de concentration, qui fit scandale au sein de la gauche. S’il s’opposatoujours vertement au Parti communiste français, il mit dos à dos la doctrine de Marx et le nazisme pour leur vision jugée totalitariste. Grand lecteur d’Alexandre Soljenitsyne, l’intellectuel se fit le porte-voix de la figure du dissident, aux antipodes des positions défendues par les communistes de l’époque.
    https://youtu.be/UG6NDwWKHpM


    Toujours au nom de l’idéologie antitotalitaire, il appela les puissances occidentales à l’ingérence afin de soutenir les opposants des pays sous la coupe soviétique. Au milieu des années 70, il intégra le courant des nouveaux philosophes aux côtés de Bernard Henri-Lévy. Ainsi, le sociologue Claude Grignon décrivit André Glucksmann comme un « révolutionnaire conservateur ».

    Impliqué sur les enjeux internationaux, André Glucksmann, avec Jean-Paul Sartre et Raymond Aron, lança une opération de sauvetage, en 1979, « Un bateau pour le Vietnam » pour venir en secours aux réfugiés vietnamiens qui tentèrent de fuir leur pays à bord des boat people.

    A partir des années 80, André Glucksmann enchaîne les prises de position atlantistes : soutien à l’intervention des Etats-Unis lors de la première guerre du Golfe en 1991 et, par conséquent, à la deuxième guerre du Golfe de 2013, menée par les Etats-Unis de George W. Bush contre Saddam Hussein. Le philosophe va aussi soutenir les bombardements de l’Otan en Serbie en 1999. Par ailleurs, il défendra l’action militaire en Libye en 2011, ayant mené à la chute de Mouammar Kadhafi. Parallèlement, il développera une critique sévère contre la Russie de Vladimir Poutine. C’est donc comme une suite logique qu’il rejoindra pour la présidentielle de 2007 Nicolas Sarkozy, qui remettait pourtant en cause l’« absence de valeurs » dans l’héritage... de Mai 68.

    Bernard Kouchner : un gréviste devenu socialiste, sarkozyste puis macroniste
    Comme celle d’André Glucksmann, la trajectoire de Bernard Kouchner atteste elle aussi de l’influence des soixante-huitards sur l’évolution de la politique étrangère française. Gréviste en Mai 1968, il participa au comité de grève de la faculté de médecine de Paris. Auparavant, il écrivit pour Clarté, le journal de l’Union des étudiants communistes, et s’engagea au sein du Comité Vietnam national, protestant contre l’intervention américaine au Vietnam.
    https://youtu.be/OdsRJqqCZ5M


    Après 68, il s’engagea dans plusieurs missions humanitaires dans le monde et contribua à la création de Médecins sans frontières. Il se rendit notamment en 1975 au Vietnam, durant le conflit. En 1979, comme André Glucksmann, il participa à l’opération « Un bateau pour le Vietnam ». Il devint alors le promoteur d’un auto-proclamé « droit d’ingérence » : celui de permettre à un Etat de violer la souveraineté nationale d’un autre Etat pour répondre à une urgence humanitaire, toujours au nom de l’antitotalitarisme.

    En 1988, appelant à voter François Mitterrand (PS) lors de l’élection présidentielle, Bernard Kouchner cible l’évolution du Parti socialiste : « [Et si la gauche] s’apprêtait à rompre pour de bon avec ce corpus philosophique et culturel poussiéreux, qui la tenait prisonnière du siècle précédent et qu’on appelait le socialisme ? », s’interroge-t-il notamment.

    Lire aussi
    Bernard Kouchner à Rome en 2013 Prompt à condamner Aung San Suu Kyi,
    Bernard Kouchner a-t-il oublié son affaire birmane ?
    A partir de 1988, sous le gouvernement de Michel Rocard, il participe pratiquement à toutes les compositions ministérielles de la gauche jusqu’en 2001, en tant que secrétaire d’Etat ou ministre.

    Non encarté au PS, il rejoint le Parti radical en 1996 et soutient les mesures du Premier ministre RPR Alain Juppé sur la sécurité sociale (généraliser à la fonction publique, les mesures imposées aux salariés du secteur privé). En 1998, il rejoint le Parti socialiste. Après avoir soutenu la campagne PS en 2007, il intègre le gouvernement de François Fillon, sous la présidence de Nicolas Sakozy en tant que ministre des Affaires étrangères et européennes. Il assume ce revirement dans Le Monde, se proclamant « social-démocrate » et « militant d’une gauche ouverte ». Si en 2012, il déclare avoir voté pour François Hollande (PS), il soutient en 2017 Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle. Dans un entretien pour le journal Le Parisien, en janvier 2017, le French doctor déclare notamment : « S’il y a quelqu’un qui fait naître l’espoir, c’est bien lui. » Emmanuel Macron est « un homme qui ouvre le jeu, qui ne dit pas du mal des gens par goût électoral [...] C’est l’homme qui ne s’arrête pas au clivage droite-gauche et il reste humaniste. C’est une belle aventure. Et j’aime l’aventure et la solidarité », analyse l’ancien ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy.

    Alain Geismar, (encore) un maoïste macroniste
    Le parcours d’Alain Geismar est assez classique pour un révolté de Mai 68. A l’instar des militants soixante-huitards, il s’opposa à la ligne du PCF. Il fut secrétaire général adjoint du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) et appela dès le 3 mai 1968 à la grève générale dans l’enseignement supérieur pour réformer l’université, souhaitant une « petite révolution culturelle » à l’intérieur de celle-ci. Lui qui avoua « ne jamais avoir rêvé d’être révolutionnaire », co-dirigea, malgré tout, par la suite, le mouvement maoïste de la Gauche prolétarienne.

    Lire aussi
    Daniel Cohn-Bendit en mai 1968
    Macron envisagerait de commémorer les 50 ans de mai 68

    Alors que le mouvement de Mai 68 fut dissout par le pouvoir, Alain Geismar, entendait, à travers le journal La Cause du peuple, prolonger le combat de la Gauche prolétarienne en appelant à des actions et participant à des manifestations violentes (notamment à travers des attaques au cocktail molotov). Arrêté en 1970, il fut incarcéré pendant 18 mois pour « provocation directe, suivie d’effets, à violence et voies de fait contre les agents de la force publique ».

    Désormais, Alain Geismar a peut-être tourné la page d’homme révolté, en témoignent ses quelques sorties médiatiques. A la question de savoir s’il se revendique comme un soixante-huitard, Alain Geismar répond en mars 2018 sur France inter : « Non, ma vie ne se résume pas à trois semaines de 68. »

    En 1986, il adhère au parti socialiste. Il déclare rétrospectivement en mars 2018 pour Le Point : « Le PS, tel que je l’ai rencontré, avait absorbé énormément d’anciens militants gauchistes. » En 1990, Alain Geismar devient inspecteur général de l’éducation nationale et membre des cabinets ministériels sous Michel Rocard et Edith Cresson. De 2001 à 2004, il sera également conseiller du maire de Paris, Bertrand Delanoë.

    En 2018, l’homme politique n’a rien perdu de son opposition au PCF et à la vieille gauche. Il qualifie ainsi les insoumis de Jean-Luc Mélenchon de mouvement « ringard » qui rappelle les « anciens mouvements communistes et l’Union soviétique ».

    Il avoue aussi avoir voté en 2017 Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle, « avec détermination et sans aucune hésitation [...] car il nous a épargné Fillon, Le Pen ». « Je ne souhaite qu’une chose, c’est qu’il réussisse », ajoute-t-il entre autres.
    https://youtu.be/FARzk3o4XXk


    Auteur : France inter
    Macron : un modèle pour les anciens soixante-huitards ?
    Si ces cinq figures témoignent toutes des diverses influences du mouvement de Mai 68, et de ses évolutions, sur la politique française, la liste pourrait être étendue. Parmi les personnalités centrales du mouvement, on pourrait citer Romain Goupil ou Serge July, deux des anciens cadres de l’agitation de Mai 68. Le premier était trotskyste, le second maoïste.

    Près de 50 ans plus tard, tous deux ont voté pour Emmanuel Macron, un président que Romain Goupil va jusqu’à assimiler à « un rebelle contre le système ». Aucun d’entre eux ne se sent en revanche concerné par les mouvements sociaux en cours dans le pays, notamment celui des cheminots.

    Mais c’est avec une certaine cohérence que tous les deux ont rallié l’actuel chef de l’Etat, fervent partisan de l’Europe fédérale. En effet, le rêve politique de ces deux personnalités est fermement lié à la construction européenne. Comme l’est celui de tant d’autres anciens soixante-huitards, bien loin de l’idéal autogestionnaire de l’époque.


  • Scandaleux Infâme Répugnant ! NRobin

    https://www.upr.fr/actualite/france/syrie-7-avril-2018-gaza-14-et-15-mai-2018-le-scandaleux-2-poids-2-mesures-de-la-

    SYRIE (7 avril 2018) - GAZA (14 et 15 mai 2018) : LE SCANDALEUX "2 POIDS 2 MESURES" DE LA DIPLOMATIE FRANÇAISE ET EUROPÉENNE. - Union Populaire Républicaine | UPR
    https://www.upr.fr/wp-content/uploads/2018/05/Screen-Shot-05-15-18-at-09.08-PM.jpg

    À un mois d’intervalle, deux crises au Moyen-Orient, l’une en Syrie et l’autre à Gaza, viennent d’illustrer le scandaleux « 2 poids 2 mesures » de la diplomatie française. Une différence de… Lire la suite

    SYRIE (7 avril 2018) – GAZA (14 et 15 mai 2018) : LE SCANDALEUX « 2 POIDS 2 MESURES » DE LA DIPLOMATIE FRANÇAISE ET EUROPÉENNE.
    15 mai 2018

    À un mois d’intervalle, deux crises au Moyen-Orient, l’une en Syrie et l’autre à Gaza, viennent d’illustrer le scandaleux « 2 poids 2 mesures » de la diplomatie française. Une différence de traitement tellement indécente qu’elle explique la dégradation de l’image de la France dans tout le Moyen-Orient. Notre pays apparaît désormais comme tellement de parti pris que cela ne peut avoir pour conséquence que d’accroître le risque d’actes terroristes désespérés sur le sol national.

    SYRIE, 7 avril 2018
    Dans la nuit du 7 au 8 avril 2018, une attaque chimique présumée aurait été perpétrée dans la ville syrienne de Douma (Ghouta orientale) et y aurait provoqué entre 40 et 100, ou 150 morts (source ici).
    Bien qu’aucune enquête indépendante n’ait eu le temps d’être conduite pour témoigner de la réalité même de l’attaque, et bien que ni l’identité ni les photographies d’aucune victime n’ait même été présentée à la presse mondiale, les gouvernements de Washington, Londres et Paris ont aussitôt accusé les forces régulières syriennes et le président Bachar El-Assad d’être les auteurs de cette tuerie, malgré les dénégations formelles de ce dernier, dénégations reprises par les autorités russes.
    Moins d’une semaine après, dans la nuit du 13 au 14 avril, les trois mêmes gouvernements occidentaux ont tiré des missiles contre la Syrie, en violation expresse du droit international, et alors même que plusieurs pays occidentaux, dont l’Allemagne, refusaient d’intervenir militairement faute de preuves.
    https://youtu.be/K7gTfygz0_U

    Un mois après, en ce 15 mai 2018, les tenants et aboutissants exacts de cette attaque chimique présumée n’ont toujours pas été élucidés.
    Plus grave même, il existe un soupçon que l’ensemble de cette affaire n’aurait été qu’un montage :
    le 13 avril, le ministre des affaires étrangères russe a affirmé qu’il détenait les « preuves irréfutables » que les services spéciaux d’un État « en première ligne dans la campagne russophobe » étaient impliqués dans la « mise en scène de l’attaque chimique » présumée ;
    le 19 avril, la télévision russe RT a ensuite diffusé une vidéo où un garçonnet syrien – Hassan Diab -, qui avait été présenté par les médias occidentaux en train d’être aspergé à grande eau par les Casques blancs, ce qui aurait constitué une « preuve » de l’attaque – témoigne avec son père qu’il ne se serait agi que d’une mascarade organisé par les « Casque blancs ».
    https://youtu.be/z7tXwqiCWI4

    GAZA, 14 et 15 mai 2018
    Entre le lundi 14 mai 2018 (0h00) et le mardi 15 mai 2018 (13h00), 61 Palestiniens habitant dans la Bande de Gaza sont morts suite aux tirs à balles réelles ou aux tirs de gaz lacrymogènes auxquels ont procédé les forces armées israéliennes de l’autre côté de la frontière.

    Les morts faisaient partie des milliers de manifestants qui voulaient commémorer le 70e anniversaire de la « Nakba » (terme signifiant la « catastrophe » et désignant la spoliation des terres palestiniennes en 1948 par les Israéliens) et qui voulaient protester contre le transfert de l’ambassade des États-Unis en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.
    https://www.upr.fr/wp-content/uploads/2018/05/Screen-Shot-05-15-18-at-08.58-PM.jpg
    Le mardi 15 mai 2018, à 13h00 heure locale, le ministère de la Santé a donné la liste exhaustivede l’identité et de l’âge de 58 des 61 victimes recensées, ainsi que les photographies de 30 de ces victimes.

    L’identité des Palestiniens tués hier et aujourd’hui.
    https://www.upr.fr/wp-content/uploads/2018/05/Screen-Shot-05-16-18-at-01.12-PM.jpg
    De gauche à droite et de haut en bas : Ahmed Alrantisi (27 ans), Laila Anwar Al-Ghandoor (8 mois), Ahmed Altetr (28 ans), Alaa Alkhatib Ezz el-din Alsamaak (28 ans), Motassem Abu Louley (20 ans)

    1. Laila Anwar Al-Ghandoor, 8 mois (morte d’inhalation de gaz lacrymogènes)

    2. Ezz el-din Musa Mohamed Alsamaak, 14 ans

    3. Wisaal Fadl Ezzat Alsheikh Khalil, 15 ans

    4. Ahmed Adel Musa Alshaer, 16 ans

    5. Saeed Mohamed Abu Alkheir, 16 ans

    6. Ibrahim Ahmed Alzarqa, 18 ans

    7. Eman Ali Sadiq Alsheikh, 19 ans

    8. Zayid Mohamed Hasan Omar, 19 ans

    9. Motassem Fawzy Abu Louley, 20 ans

    10. Anas Hamdan Salim Qadeeh, 21 ans

    11. Mohamed Abd Alsalam Harz, 21 ans

    https://www.upr.fr/wp-content/uploads/2018/05/Screen-Shot-05-16-18-at-01.13-PM.jpg
    De gauche à droite et de haut en bas : Fadi Abu Salah (30 ans), Motaz Bassam Al-Nunu (31 ans), Jihad Mohammed Othman Mousa (31 ans), Mousa Jabr Abdulsalam Abu Hasnayn (35 ans), Ezz Eldeen Nahid Aloyutey (23 ans), Anas Hamdan Salim Qadeeh (21 ans)

    12. Yehia Ismail Rajab Aldaqoor, 22 ans

    13. Mustafa Mohamed Samir Mahmoud Almasry, 22 ans

    14. Ezz Eldeen Nahid Aloyutey, 23 ans

    15. Mahmoud Mustafa Ahmed Assaf, 23 ans

    16. Ahmed Fayez Harb Shahadah, 23 ans

    17. Ahmed Awad Allah, 24 ans

    18. Khalil Ismail Khalil Mansor, 25 ans

    19. Mohamed Ashraf Abu Sitta, 26 ans

    20. Bilal Ahmed Abu Diqah, 26 ans

    21. Ahmed Majed Qaasim Ata Allah, 27 ans
    https://www.upr.fr/wp-content/uploads/2018/05/Screen-Shot-05-16-18-at-01.15-PM.jpg
    De gauche à droite et de haut en bas : Mahmoud Wael Mahmoud Jundeyah (21 ans), Ibrahim Ahmed Alzarqa (18 ans), Musab Yousef Abu Leilah (28 ans), Jihad Mufid Al-Farra (30 ans), Saeed Mohamed Abu Alkheir (16 ans), Mohamed Hasan Mustafa Alabadilah (25 ans)

    22. Mahmoud Rabah Abu Maamar, 28 ans

    23. Musab Yousef Abu Leilah, 28 ans

    24. Ahmed Fawzy Altetr, 28 ans

    25. Mohamed Abdelrahman Meqdad, 28 ans

    26. Obaidah Salim Farhan, 30 ans

    27. Jihad Mufid Al-Farra, 30 ans

    28. Fadi Hassan Abu Salah, 30 ans

    29. Motaz Bassam Kamil Al-Nunu, 31 ans

    30. Mohammed Riyad Abdulrahman Alamudi, 31 ans

    31. Jihad Mohammed Othman Mousa, 31 ans

    32. Shahir Mahmoud Mohammed Almadhoon, 32 ans

    33. Mousa Jabr Abdulsalam Abu Hasnayn, 35 ans

    De gauche à droite et de haut en bas : Shahir Mahmoud Mohammed Almadhoon (32 ans), Khalil Ismail Khalil Mansor (25 ans), Mahmoud Saber Hamad Abu Taeemah (23 ans), Mohamed Ashraf Abu Sitta (26 ans), Mustafa Mohamed Samir Mahmoud Almasry (22 ans), Obaidah Salim Farhan (30 ans)
    https://www.upr.fr/wp-content/uploads/2018/05/Screen-Shot-05-16-18-at-01.16-PM.jpg

    34. Mohammed Mahmoud Abdulmoti Abdal’al, 39 ans

    35. Ahmed Mohammed Ibrahim Hamdan, 27 ans

    36. Ismail Khalil Ramadhan Aldaahuk, 30 ans

    37. Ahmed Mahmoud Mohammed Alrantisi, 27 ans

    38. Alaa Alnoor Ahmed Alkhatib, 28 ans

    39. Mahmoud Yahya Abdawahab Hussain, 24 ans

    40. Ahmed Abdullah Aladini, 30 ans

    41. Saadi Said Fahmi Abu Salah, 16 ans

    42. Ahmed Zahir Hamid Alshawa, 24 ans

    43. Mohammed Hani Hosni Alnajjar, 33 ans

    44. Fadl Mohamed Ata Habshy, 34 ans

    45. Mokhtar Kaamil Salim Abu Khamash, 23 ans

    46. Mahmoud Wael Mahmoud Jundeyah, 21 ans

    47. Abdulrahman Sami Abu Mattar, 18 ans

    48. Ahmed Salim Alyaan Aljarf, 26 ans

    De gauche à droite et de haut en bas : Mohammed Hani Hosni Alnajjar (33 ans), Yehia Ismail Rajab Aldaqoor (22 ans), Mohammed Riyad Abdulrahman Alamudi (31 ans), Ahmed Adel https://www.upr.fr/wp-content/uploads/2018/05/Screen-Shot-05-16-18-at-01.18-PM.jpgMusa Alshaer (16 ans), Fadl Mohamed Ata Habshy (34 ans), Ismail Khalil Ramadhan Aldaahuk (30 ans)

    49. Mahmoud Sulayman Ibrahim Aql, 32 ans

    50. Mohamed Hasan Mustafa Alabadilah, 25 ans

    51. Kamil Jihad Kamil Mihna, 19 ans

    52. Mahmoud Saber Hamad Abu Taeemah, 23 ans

    53. Ali Mohamed Ahmed Khafajah, 21 ans

    54. Abdelsalam Yousef Abdelwahab, 39 ans

    55. Mohamed Samir Duwedar, 27 ans

    56. Talal Adel Ibrahim Mattar, 16 ans

    57. Omar Jomaa Abu Ful, 30 ans

    58. Nasser Ahmed Mahmoud Ghrab, 51 ans

    59. Non identifié

    60. Non identifié

    61. Non identifié

    Non seulement l’identité précise de 58 des 61 morts a été diffusée à la presse internationale par les autorités palestiniennes mais il n’existe aucun doute non plus sur les faits puisque les autorités israéliennes les ont elles-même reconnus.

    Le point de vue officiel israélien
    L’armée israélienne, qui a mobilisé des milliers d’hommes autour de la bande de Gaza et en Cisjordanie, affirme certes que les manifestations n’ont pas de caractère pacifique et accuse le Hamas de s’en servir pour mêler à la foule des hommes armés ou disposer des engins explosifs le long de la barrière. Mais elle n’en reconnaît pas moins le massacre.

    Ainsi, l’ambassadrice d’Israël auprès de la Belgique, Mme Simona Frankel , a été convoquée au ministère belge des affaires étrangères, après avoir qualifié de « terroristes » les dizaines de victimes des affrontements à Gaza , dans un entretien sur la radio publique RTBF : « Je regrette beaucoup pour chaque être humain qui est décédé, quelle que soit leur nationalité, même si ce sont des terroristes, 55 terroristes qui viennent près de la barrière (de sécurité) pour essayer de se battre, de passer dans le territoire israélien ».

    Interrogée sur le fait de savoir si toutes les victimes étaient toutes des « terroristes », la diplomate a répondu : « Ils le sont tous. Il faut se rappeler que c’est le groupe terroriste Hamas (le mouvement islamiste au pouvoir dans le territoire) qui a pris en otage la bande de Gaza. Le Hamas est le seul coupable de ces morts, du sacrifice de ces hommes, femmes et enfants pour une guerre médiatique ».

    Ces propos ont entraîné une vive réaction du chef de la diplomatie belge Didier Reynders, qui a convoqué la diplomate israélienne : « Entendre que toutes les personnes qui ont été tuées étaient des terroristes, cela dépasse l’entendement. Il y a une confusion des genres qui va trop loin ».

    Pour compléter le point de vue israélien, on soulignera quand même que, face aux 61 Palestiniens tués en un jour et demi sur leur propre territoire, Israël n’a eu à déplorer qu’un seul soldat blessé. Ce qui en dit long sur la disproportion des forces en présence.

    CONCLUSION : LE SCANDALEUX « 2 POIDS 2 MESURES » DE LA DIPLOMATIE FRANÇAISE ET EUROPÉENNE
    Le 7 avril 2018, une attaque chimique présumée sur la ville de Douma, qui aurait provoqué la mort de 40 à 100 personnes en avril 2018 sans que l’on ne connaisse l’identité d’aucune des victimes, a provoqué l’indignation outrée des dirigeants de Washington, Londres et Paris, reprise par la ministre des affaires étrangères de l’Union européenne, Mme Federica Morgherini, qui n’a pas hésité à affirmer que « les preuves disponibles suggèrent qu’il s’agit encore une fois d’une attaque chimique perpétrée par le régime ». Alors même qu’un mois après, il existe toujours un doute sur la réalité même de l’attaque, Washington, Londres et Paris ont attaqué militairement la Syrie, un pays souverain, en tirant plus d’une centaine de missiles sans aucune autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU et en violation du droit international

    Les 14 et 15 mai 2018, on déplore 61 Palestiniens tués par balles sur le territoire de la Bande de Gaza par des soldats israéliens postés de l’autre côté de la frontière. L’identité de 58 des 61 victimes est connue et les autorités israéliennes reconnaissent la réalité du massacre et leur entière responsabilité, tout en la justifiant par des motifs politiques.

    Ce 15 mai au soir, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU et Amnesty International estiment que l’armée israélienne s’est rendue coupable de « crimes de guerre » et la Ligue arabe a appelé le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête sur « les crimes de l’occupation israélienne » (source ici)

    Dans une partie du monde, la réprobation prend de l’ampleur. La Turquie et l’Afrique du Sud ont décidé le rappel de leur ambassadeur en Israël et la Turquie a demandé à l’ambassadeur israélien à Ankara de quitter le territoire turc.. Dans leur sillage, l’Irlande et la Belgique ont convoqué l’ambassadeur israélien. Même le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique et la Suisse soutiennent l’idée d’investigations lancée par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. (source ici).

    Cependant, outre les États-Unis qui soutiennent totalement Israël, on peut noter les réactions extraordinairement édulcorées de l’Union européenne et de la France.

    L’Union européenne renvoie dos-à-dos Israël et les Palestiniens et refuse de condamner le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem.
    La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, s’est contentée, dans un communiqué de « demander à toutes les parties d’agir avec la plus grande retenue afin d’éviter des pertes de vie humaine supplémentaires ». Renvoyant ainsi Israéliens et Palestiniens dos à dos, et mettant sur le même pied les tirs à balles réelles de l’armée israélienne qui ont fait 61 morts et les envois de projectiles à mains nues par les manifestants palestiniens, qui ont blessé un soldat.

    On notera au passage que la République tchèque, la Hongrie et la Roumanie ont récemment bloqué l’adoption d’une déclaration européenne qui critiquait le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem. Le principe de l’unanimité a ainsi retiré, pour la énième fois, toute voix audible aux pays européens !

    La France s’est illustrée par sa quasi-absence de réaction.
    Emmanuel Macron n’a ni convoqué l’ambassadeur d’Israël comme l’ont fait l’Irlande et la Belgique, ni approuvé l’idée d’une enquête sous l’égide de l’ONU, comme l’ont demandé le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique et la Suisse. La seule réaction est apparue dans un communiqué lénifiant où l’on apprend que le président de la République « a déploré le grand nombre de victimes civiles palestiniennes à Gaza aujourd’hui et ces dernières semaines. Il a condamné les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants. Il a appelé tous les responsables à la retenue et à la désescalade et a insisté sur la nécessité que les manifestations des prochains jours demeurent pacifiques. »

    -----

    Au-delà d’une « condamnation des violences des forces armées israéliennes » – condamnation qui reste purement verbale – et du sempiternel « appel à la retenue », la France ne fera donc rien pour arrêter le massacre.

    En pratiquant ainsi un « 2 poids 2 mesures » qui offusque le sentiment naturel de justice et d’égalité de traitement entre les êtres humains, Emmanuel Macron poursuit une politique qui a pour effet de faire apparaître la France comme une puissance hypocrite, injuste et criminelle.

    C’est cette image détestable que la France a désormais acquise dans tout le Moyen-Orient qui peut pousser certains déséquilibrés à se jeter dans des attaques terroristes sur le sol national, comme on a pu – hélas ! – le déplorer à Paris ce week-end.

    S’il faut faire preuve d’une répression sans pitié contre les actes terroristes en France, il faut aussi comprendre que ceux-ci risquent de se poursuivre et de se multiplier tant que la France n’aura pas cessé de soutenir les États qui financent le prétendu « État islamique » et tant qu’elle n’aura pas renoué avec sa vocation d’être le porte-parole de la liberté et de la justice entre les peuples et des nations.

    Dans l’immédiat que devrait faire la France pour rétablir son image de pays œuvrant pour la justice et l’égalité entre les peuples et les nations ?
    1°) Comme 137 autres États du monde, la France doit reconnaître diplomatiquement l’État palestinien.

    Le Conseil national palestinien a déclaré unilatéralement l’indépendance de la Palestine le 15 novembre 1988.

    Depuis lors, 137 États du monde (sur les 193 que compte l’ONU, soit 71% des États du globe) ont reconnu cet État de Palestine :

    1. Afghanistan
    2. Afrique du Sud
    3. Albanie
    4. Algérie
    5. Angola
    6. Antigua-et-Barbuda
    7. Arabie saoudite
    8. Argentine
    9. Azerbaïdjan
    10. Bahreïn
    11. Bangladesh
    12. Belize
    13. Bénin
    14. Bhoutan
    15. Biélorussie
    16. Bolivie
    17. Bosnie-Herzégovine
    18. Botswana
    19. Brésil
    20. Brunei
    21. Bulgarie
    22. Burkina Faso
    23. Burundi
    24. Cambodge
    25. Cap-Vert
    26. Chili
    27. Chine
    28. Chypre
    29. Comores
    30. Corée du Nord
    31. Costa Rica
    32. Côte d’Ivoire
    33. Cuba
    34. Djibouti
    35. Dominique
    36. Égypte
    37. Émirats arabes unis
    38. Équateur
    39. Éthiopie
    40. Gabon
    41. Gambie
    42. Géorgie
    43. Ghana
    44. Grenade
    45. Guatemala
    46. Guinée
    47. Guinée équatoriale
    48. Guinée-Bissau
    49. Guyana
    50. Haïti
    51. Honduras
    52. Hongrie
    53. Inde
    54. Indonésie
    55. Irak
    56. Iran
    57. Islande
    58. Jordanie
    59. Kazakhstan
    60. Kenya
    61. Kirghizistan
    62. Laos
    63. Lesotho
    64. Liban
    65. Liberia
    66. Libye
    67. Madagascar
    68. Malaisie
    69. Malawi
    70. Maldives
    71. Mali
    72. Malte
    73. Maroc
    74. Maurice
    75. Mauritanie
    76. Mongolie
    77. Monténégro
    78. Mozambique
    79. Namibie
    80. Népal
    81. Nicaragua
    82. Niger
    83. Nigeria
    84. Oman
    85. Ouganda
    86. Ouzbékistan
    87. Pakistan
    88. Papouasie-Nouvelle Guinée
    89 Paraguay
    90. Pérou
    91. Philippines
    92. Pologne
    93. Portugal
    94. Qatar
    95. République centrafricaine
    96. République démocratique du Congo
    97. République dominicaine
    98. République du Congo
    99. République tchèque
    100. Roumanie
    101. Russie
    102. Rwanda
    103. Sainte-Lucie
    104. Saint-Vincent-et-les Grenadines
    105. Salvador
    106. Sao Tomé-et-Principe
    107. Sénégal
    108. Serbie
    109. Seychelles
    110. Sierra Leone
    111. Slovaquie
    112. Somalie
    113. Soudan
    114. Soudan du Sud
    115. Sri Lanka
    116. Suède
    117. Suriname
    118. Swaziland
    119. Syrie
    120. Tadjikistan
    121. Tanzanie
    122. Tchad
    123. Thaïlande
    124. Timor oriental
    125. Togo
    126. Tunisie
    127. Turkménistan
    128. Turquie
    129. Ukraine
    130. Uruguay
    131. Vanuatu
    132. Vatican
    133. Venezuela
    134. Viêt Nam
    135. Yémen
    136. Zambie
    137. Zimbabwe

    Il n’est pas normal que la France – puissance ayant vocation à l’universel – fasse partie de la minorité des 29% des États du monde qui n’ont pas reconnu l’État palestinien.

    Il est d’ailleurs totalement illogique et indéfendable de militer officiellement pour la solution à 2 États – comme le fait la France – et de se refuser à reconnaître diplomatiquement l’un des deux.

    C’est d’autant moins normal que 8 pays membres de l’UE ont déjà reconnu l’État de Palestine : Bulgarie, Hongrie République tchèque, Pologne, Portugal, Slovaquie, Suède, Roumanie.

    2°) Comme Membre permanent du Conseil de sécurité, la France doit proposer l’envoi d’une mission de Casques bleus de l’ONU à la frontière entre Israël et Gaza.

    3°) La France doit immédiatement cesser toute ingérence militaire en Syrie

    François Asselineau
    15 mai 2018
    https://www.upr.fr/wp-content/uploads/2018/01/fa.jpg
    François Asselineau, Président de l’Union populaire républicaine. La France doit sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan.



  • http://www.bdsfrance.org/les-palestiniens-sur-louverture-de-lambassade-americaine-et-les-70-ans-de
    Les Palestiniens, sur l’ouverture de l’ambassade américaine à Jérusalem et les 70 ans de la Nakba
    15 mai 2018

    http://www.bdsfrance.org/wp-content/uploads/2018/05/IMG_20180427_162840-1-e1526400350766.jpg

    14 mai 2018 | BNC | Tribunes

    La décision de l’administration Trump d’ouvrir l’ambassade américaine à Jérusalem, alors que les Palestiniens commémorent 70 douloureuses années de déplacement, laisse entendre qu’elle donne à Israël plus de pouvoir que jamais pour essayer de pousser les Palestiniens hors de leur terre natale. Mais une alliance grandissante des communautés progressistes à travers le monde donne aux Palestiniens l’espoir qu’ils peuvent mettre fin et ils y arriveront, aux agressions incessantes sur la vie des Palestiniens et à la création d’un monde meilleur pour tous.

    Inversant des décennies de politique étrangère américaine, l’administration Trump déménage aujourd’hui l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem. Ce déménagement coïncide avec la célébration par Israël de son établissement sur les ruines des villes et villages d’où la majorité des Palestiniens a été expulsée il y a 70 ans.

    Les Nations Unies et la communauté internationale ne reconnaissent la souveraineté d’Israël sur aucune partie de Jérusalem et considèrent Jérusalem Est comme faisant entièrement partie du territoire palestinien occupé.

    Demain, les Palestiniens commémoreront le 70ème anniversaire de la Nakba, ou « Catastrophe », qui signifie l’expulsion massive systématique hors de chez eux des autochtones palestiniens pour établir un État à majorité juive. A Gaza, où la plupart des Palestiniens sont des réfugiés, des milliers d’entre eux participeront aux manifestations de la Grande Marche du Retour, demandant le droit pour les réfugiés de retourner sur les terres d’où ils ont été expulsés de force. On s’attend à ce que ces manifestations soient les plus importantes depuis qu’elles ont commencé il y a plus de sept semaines.

    Entre 1947 et 1949, les paramilitaires sionistes, puis l’armée israélienne, ont transformé 750.000 à un million de Palestiniens en réfugiés, massacré des civils palestiniens et détruit des centaines de communautés palestiniennes. Israël a utilisé la force pour empêcher les familles palestiniennes de retourner chez elles, et continue de dénier aux réfugiés palestiniens leur droit au retour ratifié par l’ONU.

    Une exigence clé des Palestiniens, éminemment exprimée par les manifestants à Gaza, et dont Amnesty International s’est récemment fait l’écho, est un embargo militaire sur Israël, semblable à celui qui avait été imposé à l’Afrique du Sud de l’apartheid pour mettre fin à ses violations insignes des droits de l’Homme.

    http://www.bdsfrance.org/wp-content/uploads/2018/05/Abed-Photo-e1526400467434.jpg
    Abdulrahman Abunahel, organisateur communautaire et coordinateur pour le Comité National palestinien du BDS (BNC), qui dirige et soutient le mouvement mondial BDS pour les droits des Palestiniens, a dit :

    « Pour nous Palestiniens, la Nakba n’est pas qu’un crime du passé. Elle est continue, elle n’a jamais pris fin. Mes grands parents ont été violemment expulsés de leur village en 1948 et forcés à vivre en tant que réfugiés dans la Bande de Gaza. Notre beau village, du nom de Barbara, n’est qu’à 16 kilomètres d’ici. Je peux presque le voir, mais je n’ai aucune possibilité d’y aller.

    La Nakba continue est la raison pour laquelle j’ai grandi en tant que réfugié vivant sous régime militaire. C’est pourquoi je vis dans ce que beaucoup d’entre nous appellent une prison à ciel ouvert étouffante avec deux millions de personnes, privé de mes droits fondamentaux, dont la liberté de circulation. Israël ne me permettra même pas de quitter momentanément Gaza pour bénéficier d’importants soins médicaux. Mes épreuves ne sont pas exceptionnelles, des dizaines de Palestiniens sont morts l’année dernière, simplement en attendant qu’Israël leur accorde un permis pour recourir à des soins médicaux vitaux hors de Gaza, et des milliers n’ont pas pu se rendre à leurs rendez-vous médicaux.

    La Nakba continue est la raison pour laquelle je participe à la Grande Marche du Retour et soutiens le mouvement BDS – je veux simplement le droit de vivre sur la terre d’où je viens, en liberté, en paix et avec dignité. Je suis né réfugié, je ne veux pas mourir en tant que tel. »

    http://www.bdsfrance.org/wp-content/uploads/2018/05/pasted-image-0-e1526400542523.png
    Omar Barghouti, cofondateur du mouvement BDS pour les droits des Palestiniens, a dit :

    « La décision de l’administration Trump d’ouvrir l’ambassade américaine à Jérusalem, alors que les Palestiniens commémorent 70 douloureuses années de déplacement, laisse entendre qu’elle donne à Israël plus de pouvoir que jamais pour essayer de nous pousser hors de notre terre natale. L’alliance d’extrême droite Trump-Netanyahu provoque des ravages en Palestine et, par extension, dans le monde. A Jérusalem, Israël a depuis longtemps détruit les maisons des Palestiniens, révoqué le droit des autochtones palestiniens de vivre dans leur ville et encouragé les colons israéliens illégaux à chasser les familles palestiniennes et à ouvertement voler leurs maisons. L’administration Trump n’est maintenant plus seulement une facilitatrice, mais aussi totalement partenaire d’Israël dans l’accélération du nettoyage ethnique des Palestiniens à Jérusalem et au-delà.

    Pourtant, je garde espoir en la résistance palestinienne, populaire et créative, ravivée maintenant par la Grande Marche du Retour. Je garde espoir parce qu’un nombre croissant de gens à travers le monde voient la relation qui existe entre notre combat pour la liberté, la justice et l’égalité et leurs propres combats pour la justice. C’est pourquoi ils sont de plus en plus nombreux à soutenir le mouvement BDS conduit par les Palestiniens.

    Cette alliance internationale croissante de communautés progressistes qui travaillent à vaincre le programme haineux de l’extrême droite, c’est ce qui me fait espérer que nous pouvons et que nous arriverons à mettre fin à la Nakba continue, mettre fin à la destruction continue de la vie des Palestiniens et créer un monde meilleur pour tous. »

    Le Comité National palestinien BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Il conduit et soutient le mouvement mondial Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

    Source : BDS Movement

    Traduction : J. Ch. pour BDS France


  • Allez, un peu de musique dans ce monde de fous !

    Hold on my heart - Phil Collins Genesis
    https://youtu.be/RqL0ZX4fIQU

    Line Monty - Ya Oummi Ya Oummi
    https://youtu.be/bQnWfM_-97Y

    SAR LI SAR MEHDI LAIFAOUI 2018
    https://youtu.be/X47b6gfqNqs

    Mehdi Laifaoui & Emmy Ham « PASSION »
    https://www.youtube.com/watch?v=MovcJLEM8es

    Idir pourquoi cette pluie
    https://youtu.be/rgAJMneX8uU

    Idir - A Vava Inouva
    https://youtu.be/58vGQcSJ2aU

    cheb khaled la meilleure chanson 2018
    https://youtu.be/ECYg-JBj164

    Sting & Ibrahim Maalouf - Inshallah (Le Bataclan 2015)
    https://youtu.be/pWkRVoi6F48

    Charlotte Gainsbourg - Ring a ring O roses / Victoires de la Musique 2018
    https://www.youtube.com/watch?v=6P3Jxjp5krM

    Comme Toi Grace Deeb
    https://www.dailymotion.com/video/x6xpk0


  • Syrie : Gorbatchev dénonçait la position de la France en 2013 déjà !
    NRobin

    Gorbatchev : « La France sera obligée de changer de position »

    https://m.tdg.ch/articles/551ab879ab5c37bb16007c50

    Mercredi 4 Septembre 2013 À 14:55
    Gorbatchev : « La France sera obligée de changer de position »
    Syrie
    De passage à Genève, l’ancien dirigeant soviétique a accordé un entretien à la « Tribune de Genève » au sujet de la situation en Syrie.
    Mikhaïl Gorbatchev, mercredi à Genève.

    (Photo : Alain Jourdan)
    18
    Mikhaïl Gorbatchev, présent à Genève dans le cadre de l’assemblée générale de la Fondation Green Cross, avait rappelé son attachement à une solution pacifiste en Syrie, lundi. Mercredi, l’ancien dirigeant soviétique juge la position russe « constructive » et s’étonne de l’attitude de la France, dénonçant sans les nommer les pays arabes qui jettent de l’huile sur le feu.

    Que pensez-vous de la position prise par le Kremlin ces dernières heures ?

    Je crois que la Russie a une attitude constructive et positive. Le président Poutine vient de donner une longue interview à la télévision russe. Il a consacré beaucoup de temps à expliquer sa position. Je crois que c’est possible de trouver une issue à cette crise. Il faut d’abord essayer de comprendre ce qui s’est réellement passé et après prendre une décision concertée sur ce qui doit être fait.

    Quels sont les obstacles à une solution de paix ?

    De chaque côté, il y a des gens qui poussent à la guerre. Il est très dangereux de les écouter. La situation actuelle est explosive mais dans le passé nous sommes arrivés à sortir de situations plus dangereuses et plus compliquées. Dans ces moments-là, la Russie a toujours aidé à trouver des solutions. Je me rappelle qu’a mon époque, le camp des faucons conseillait le président Ronald Reagan. Il a su écouter ceux qui lui conseillaient d’entrer dans l’Histoire en allant vers la paix. Enfin, pourquoi devrions-nous accepter des conseils et des décisions prises par le puissant lobby de l’armement ? Naturellement, il est le seul à profiter de la situation.

    Etes-vous déçus par Obama ?

    Malgré les différentes déclarations qui ont été faites, j’espère qu’il cherche encore à trouver une solution de coopération. Il faut réunir une Conférence internationale sur la Syrie. Obama et Poutine doivent se rencontrer. Il faut qu’ils montrent que la guerre froide est bel et bien finie et qu’ils sont capables de travailler ensemble. Des pays tels que la Russie, les Etats-Unis et la France doivent œuvrer à une solution qui ne passe pas par des bombardements. Maintenant, les choses dépendent beaucoup du Conseil de sécurité de l’ONU.

    Que vous inspire la position de France ?

    Je ne la comprends pas et elle me déçoit. La France soutient les frappes contre la Syrie au lieu de soutenir la Conférence internationale sur la Syrie. Elle sera obligée de changer de position. Je me souviens que mes relations avec François Mitterrand n’étaient pas toujours faciles, mais on pouvait discuter avec lui à bâtons rompus. Il avait un esprit ouvert, il était capable d’entendre ce qu’on lui disait.

    Faut-il impliquer l’Iran dans les discussions ?

    Oui. Il faut impliquer l’Iran. Le pays a un rôle à jouer pour résoudre ce problème.

    N’est-ce pas difficile et frustrant d’essayer de faire de la défense de l’environnement une priorité quand le monde est occupé à faire la guerre ?

    Bien sûr que c’est frustrant. Et alors ? C’est une raison pour ne rien faire ? Nous ne devons pas renoncer. Nous devons continuer à nous battre pour la planète. Nous devons rester actifs et nous appuyer sur la société civile pour avancer.

    • https://fr.sputniknews.com/international/201804151035954561-Gorbatchev-reaction-frappes-syrie
      INTERNATIONAL
      Mikhaïl Gorbatchev
      © Sputnik. Ramil Sitnikov
      Mikhaïl Gorbatchev réagit aux récentes frappes contre la Syrie
      15.04.2018
      Frappes des États-Unis et de leurs alliés contre la Syrie
      Les frappes des Etats-Unis et de leurs alliés contre la Syrie ressemblent beaucoup à un entraînement avant qu’une véritable fusillade n’éclate, a affirmé Mikhaïl Gorbatchev, le premier et unique Président de l’URSS, dans une interview accordée à la radio lettonne Baltkom.

      Dans la foulée des frappes de la coalition internationale contre Damas, Mikhaïl Gorbatchev s’est prononcé sur ses conséquences éventuelles :

      « Je pense que personne n’a besoin de cette attaque, compte tenu de la manière dont on en parle et de ses résultats. Elle ressemble à un entraînement, avant qu’on ne se mette à tirer pour de vrai. C’est inacceptable. Cela n’aboutira à rien de bon », a-t-il fait remarquer.

      Région de Sinjar
      © AP PHOTO/ SEIVAN SELIM
      « Washington, Paris et Londres font la courte échelle aux terroristes en Syrie »

      Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont mené dans la nuit de vendredi à samedi des frappes coordonnées en Syrie en représailles à l’attaque chimique présumée menée le week-end dernier à Douma, dans la Ghouta orientale.
      Le ministère russe de la Défense a indiqué samedi matin qu’aucun des missiles tirés contre la Syrie n’était entré dans les secteurs de Tartous et de Hmeimim, les bases navale et aérienne utilisées par les forces russes et protégées par des systèmes de missiles sol-air.


  • Le temps est à la guerre généralisée. NRobin

    SYRIE : Pour GORBATCHEV, le pire est à venir (entretien avec Giulietto Chiesa)

    "Il est évident - répond Gorbatchev - que la défaite de l’état islamique, par les russes, et la situation qui s’est créée sur le terrain, n’est appréciée ni à Washington, ni à Paris, ni à Londres. À présent, ils agissent dans deux directions : Une diplomatique, comme on l’a vu à Bruxelles lors de la conférence qui a concerné l’avenir de la Syrie et de l’ensemble de la région, et dont le but est de mettre un terme au processus d’Astanà, où il n’y a que Moscou, Ankara et Téhéran. Maintenant, ils veulent le remplacer par une gestion, formellement sous l’égide des Nations Unies, mais essentiellement destinée à une reprise du contrôle américain sur la crise syrienne. En même temps, ils essaient de changer les rapports de force sur le terrain militaire..."

    Suite sur ce lien :
    https://www.facebook.com/notes/bertrand-vaudeville/syrie-pour-gorbatchev-le-pire-est-%C3%A0-venir-entretien-avec-giulietto-chiesa/1843116812407419

    SYRIE : Pour GORBATCHEV, le pire est à venir (entretien avec Giulietto Chiesa)

    GIULIETTO CHIESA, 29 avril, 11:21 ·
    Le téléphone sonne. (une conversation téléphonique inattendue avec Mikhaïl Gorbatchev)

    Le téléphone ne quand je suis à Rome, en taxi, de retour de Kaliningrad. " où es-tu ?" La voix est incomparable. C’est Mikhail Sergeïevitch. Le Président Gorbatchev. Échange de nouvelles sur la santé mutuelle, comme c’est désormais le cas. Mais ce n’est pas pour ça qu’il m’appelle. Il s’inquiète des nouvelles qui se chevauchent, de la Syrie et pas seulement. Je le félicite pour ses récentes déclarations à plusieurs agences de presse russes. Surtout celle où il a sévèrement critiqué le dernier bombardement sur la Syrie, décidé par Donald Trump. " Oui, je l’ai défini comme une sorte d’exercice militaire en préparation de quelque chose de beaucoup plus sérieux. C’est inquiétant ".
    –”Je suis d’accord.” Et il continue : "Il y a maintenant des nouvelles selon lesquelles un contingent français serait entré sur le territoire syrien, avec armes et bagages". “Non seulement des français, mais aussi des allemands”, j’ajoute moi-même. “Si nous faisons la somme maintenant, ils y ont tous mis le pied, et pas depuis hier, des contingents américains, anglais, français, allemands et israéliens. Et à cette liste il faut aussi ajouter les arabes saoudiens, et les turcs, qui font leur jeu. Ils sont tous là. Et j’ai l’impression qu’il se prépare quelque chose de gros, et de très grave ".
    –”Il me semble clair - interviens-je - que l’Occident n’accepte pas la fin de la guerre.” -"Il est évident - répond Gorbatchev - que la défaite de l’état islamique, par les russes, et la situation qui s’est créée sur le terrain, n’est appréciée ni à Washington, ni à Paris, ni à Londres. À présent, ils agissent dans deux directions : Une diplomatique, comme on l’a vu à Bruxelles lors de la conférence qui a concerné l’avenir de la Syrie et de l’ensemble de la région, et dont le but est de mettre un terme au processus d’Astanà, où il n’y a que Moscou, Ankara et Téhéran. Maintenant, ils veulent le remplacer par une gestion, formellement sous l’égide des Nations Unies, mais essentiellement destinée à une reprise du contrôle américain sur la crise syrienne. En même temps, ils essaient de changer les rapports de force sur le terrain militaire. Maintenant, l’Isis n’existe plus. L’Armée syrienne avance sur tous les fronts, soutenue par la présence russe aérienne et terrestre. Ils remplacent directement les troupes occidentales ".
    –”Quelles sont les conséquences ?” je demande. -“Que Vladimir Poutine se trouve face à la question délicate sur la façon de les arrêter. Une chose était d’être devant l’armée de l’état islamique. C’était une fiction, parce que nous savons qui la soutenait, mais il évitait le contact direct avec les forces occidentales qui étaient déjà sur le terrain mais invisibles, sous la forme de services secrets. À présent, le risque est d’une confrontation militaire directe entre la Russie et les États-Unis, la Russie et la France, la Russie et la grande-Bretagne ".
    – “Comment M. Poutine répondra-T-il ? " - “Je ne sais pas. Il me semble clair qu’il ne pourra pas abandonner la Syrie. Par ailleurs, la Russie est sur le terrain à la demande directe du gouvernement légitime de Damas, tandis que tous les autres occupent le territoire syrien en violation totale de toutes les normes internationales. Rien ne les légitime. C’est une opération d’agression ".
    –”Ça fait mal. " -”Et il ne s’agit pas seulement de la Syrie. L’Otan fait pression pour l’intégration de l’Ukraine et de la Géorgie, et les sanctions sont en train de devenir asphyxiantes. Au point que nous sommes désormais dans la situation où le Ministère du trésor américain décide du sort de l’industrie russe de l’aluminium. La retraite de Deripashka, qui a perdu la majorité des actions de son entreprise à Londres, est un signal de préavis envoyé à Vladimir Poutine à la veille de l’inauguration de son quatrième mandat. La guerre hybride est en plein développement ".
    –”Puis-je écrire vos réflexions, Mikhail Sergeïevitch ? " -”Je t’ ai appelé pour que tu les écrives".
    NOTE : Cet entretien m’est parvenu par Jean-Michel Henri Corhay. Son analyse ici : https://www.facebook.com/jeanmichel.corhay/posts/10216494454700806

    • Syrie : Gorbatchev dénonçait la position de la France en 2013 déjà !
      NRobin

      Gorbatchev : « La France sera obligée de changer de position »

      https://m.tdg.ch/articles/551ab879ab5c37bb16007c50

      Mercredi 4 Septembre 2013 À 14:55
      Gorbatchev : « La France sera obligée de changer de position »
      Syrie
      De passage à Genève, l’ancien dirigeant soviétique a accordé un entretien à la « Tribune de Genève » au sujet de la situation en Syrie.
      Mikhaïl Gorbatchev, mercredi à Genève.

      (Photo : Alain Jourdan)
      18
      Mikhaïl Gorbatchev, présent à Genève dans le cadre de l’assemblée générale de la Fondation Green Cross, avait rappelé son attachement à une solution pacifiste en Syrie, lundi. Mercredi, l’ancien dirigeant soviétique juge la position russe « constructive » et s’étonne de l’attitude de la France, dénonçant sans les nommer les pays arabes qui jettent de l’huile sur le feu.

      Que pensez-vous de la position prise par le Kremlin ces dernières heures ?

      Je crois que la Russie a une attitude constructive et positive. Le président Poutine vient de donner une longue interview à la télévision russe. Il a consacré beaucoup de temps à expliquer sa position. Je crois que c’est possible de trouver une issue à cette crise. Il faut d’abord essayer de comprendre ce qui s’est réellement passé et après prendre une décision concertée sur ce qui doit être fait.

      Quels sont les obstacles à une solution de paix ?

      De chaque côté, il y a des gens qui poussent à la guerre. Il est très dangereux de les écouter. La situation actuelle est explosive mais dans le passé nous sommes arrivés à sortir de situations plus dangereuses et plus compliquées. Dans ces moments-là, la Russie a toujours aidé à trouver des solutions. Je me rappelle qu’a mon époque, le camp des faucons conseillait le président Ronald Reagan. Il a su écouter ceux qui lui conseillaient d’entrer dans l’Histoire en allant vers la paix. Enfin, pourquoi devrions-nous accepter des conseils et des décisions prises par le puissant lobby de l’armement ? Naturellement, il est le seul à profiter de la situation.

      Etes-vous déçus par Obama ?

      Malgré les différentes déclarations qui ont été faites, j’espère qu’il cherche encore à trouver une solution de coopération. Il faut réunir une Conférence internationale sur la Syrie. Obama et Poutine doivent se rencontrer. Il faut qu’ils montrent que la guerre froide est bel et bien finie et qu’ils sont capables de travailler ensemble. Des pays tels que la Russie, les Etats-Unis et la France doivent œuvrer à une solution qui ne passe pas par des bombardements. Maintenant, les choses dépendent beaucoup du Conseil de sécurité de l’ONU.

      Que vous inspire la position de France ?

      Je ne la comprends pas et elle me déçoit. La France soutient les frappes contre la Syrie au lieu de soutenir la Conférence internationale sur la Syrie. Elle sera obligée de changer de position. Je me souviens que mes relations avec François Mitterrand n’étaient pas toujours faciles, mais on pouvait discuter avec lui à bâtons rompus. Il avait un esprit ouvert, il était capable d’entendre ce qu’on lui disait.

      Faut-il impliquer l’Iran dans les discussions ?

      Oui. Il faut impliquer l’Iran. Le pays a un rôle à jouer pour résoudre ce problème.

      N’est-ce pas difficile et frustrant d’essayer de faire de la défense de l’environnement une priorité quand le monde est occupé à faire la guerre ?

      Bien sûr que c’est frustrant. Et alors ? C’est une raison pour ne rien faire ? Nous ne devons pas renoncer. Nous devons continuer à nous battre pour la planète. Nous devons rester actifs et nous appuyer sur la société civile pour avancer.


  • SYRIE : Ce que FRANCE5 a oublié de nous dire à propos du témoignage de Seth Doane, CBS :
    par bluerider
    mardi 1er mai 201

    lien France5 sans doute temporaire : https://www.france.tv/france-5/c-politique/saison-9/486631-le-bureau-de-verif-fake-news-sur-les-armes-chimiques-en-syrie-c-politi

    autre lien sauvegardé sur youtube : https://www.youtube.com/watch?v=y0siaOyuREE

    LETTRE A la rédaction de France5,

    notamment à l’attention de Maxime Darquier

    A propos de votre décryptage par “Monsieur anti-fake news” sur France5 le 22 avril 2018, du témoignage de Seth Doane (CBS) daté du lundi 16 avril d’après la mention à l’image, sur l’attaque chimique du 7 avril à Douma, alors qu’il était sur place juste après la frappe punitive de la coalition OTAN-Golfe-Israël du samedi 14 avril. Il me semble que Maxime Darquier range beaucoup trop vite l’enquête de ce journaliste de CBS dans le dossier à charge contre la coalition loyaliste. Son décryptage des déclarations de Seth Doane est factuellement inexact. La preuve de son inexactitude se trouve dans l’interview que le même jour Seth Doane a donnée au journaliste sur le plateau de CBS en direct (elle était donc aussi disponible pour votre décrypteur en chef et sa rubrique "LE BUREAU DES VERIFS" -un comble- dans l’émission "C POLITIQUE"). Je vous serais donc gré de porter à la connaissance de votre audience les élements factuels suivants, lors d’une prochaine émission. Seth Doane a en effet raconté ceci aux américains :

    https://www.cbsnews.com/news/syria-inside-douma-the-site-of-apparent-chemical-attack-2018-04-16

    il faut noter la DERNIERE PHRASE = "and if weapons experts do make it to that building, they will find a scene that could have been tampered with, and Jeff I witnessed accounts that can be confusing, and contradictory."

    "et si des experts en armements se rendent dans cet immeuble [là où se trouvait le cylindre jaune censé être le vecteur des gaz chimiques], ils trouveront une scène qui pourrait avoir été trafiquée, et Jeff j’ai pu moi-même assister à des témoignages qui peuvent être parfois confus, et contradictoires."

    autrement dit ce journaliste doute au moins de 3 choses que le présentateur de CBS et le "décrypteur" de FRANCE5 passent allégrement sous silence :

    1/ que ce cylindre jaune soit bien une roquette gouvernementale de gaz toxiques, car il parle d’une possible mise en scène.

    2/ que cette roquette soit donc arrivée là par un tir et non à la suite de la-dite mise en scène.

    3/ que les témoins qu’il nous montre sont fiables, puisqu’il dit qu’il en a rencontré d’autres qui ne disent pas la même chose.

    4/ cerise sur le gâteau, sa parole est coupée comme souvent, mais le journaliste sur le plateau de CBS ne relève pas la portée somme toute gigantesque de sa dernière phrase. Beau raté journalistique au passage.

    5/ donc ce que vous dites M. Darquier, est partial, et donc faux, comme l’est chez CBS le reportage illustrant l’interview tronquée de leur propre journaliste Seth Doane, qui lui semble intègre. CBS ne montre visiblement qu’une partie des images qu’il a filmées, les autres étant évoquées par Seth Doane mais non montrées, ou même non tournées car dérangeantes qui sait, auquel cas Seth n’est peut-être pas si intègre que cela mais je lui laisse le bénéfice du doute car...

    6/ a minima il eût fallu aussi signaler au passage la perplexité de Seth Doane qui se ressent dans le reportage que je vous ai mis en lien. Il n’est pas si sûr de lui dans ce qu’il raconte. Et donc, devant tant de questions légitimes, vous devriez a minima prendre aussi contact avec lui et vous faire préciser le sens de sa dernière phrase dans l’émission en lien.

    Au final donc, sur les 2 témoignages à charge contre la coalition loyaliste, l’interprétation que donne FRANCE5 de celui de Seth Doane semble extrêmement sujette à caution, comme l’est l’absence de tout commentaire sur le plateau de CBS face à ces remarques extraordinaires en soi. Cela illustre les innombrables possibilités de faire exprimer à des journalistes et leurs images des idées parfaitement inexactes. Je ne me lancerai pas dans l’exégèse de ce qui a pu se passer, mais quoi qu’il en soit les faits sont là et comme de coutume depuis 7 ans "de ce côté-ci du rideau de fer OTAN", ils font pencher la balance dans le sens de la Pensée Unique qui nous abreuve H24 depuis 7 ans sur la question syrienne. Je laisse le lecteur seul juge.

    Je ne me fais aucune illusion hélàs sur votre capacité à amender vos déclarations et limiter ainsi la diffusion de cette fake news officielle, par négligence, par confort éditorial, ou par idéologie suiviste du quai d’Orsay. En tant que citoyen français j’aurai essayé de faire mon devoir de spectateur attentif qui a la chance d’être angliciste.

    Je n’espère même pas de réponse avec des excuses à vos spectateurs pour manque à la déontologie du journalisme, ni de réaction du médiateur, et encore moins du CSA. Dans cette affaire pourtant extrêmement sensible, et dont la sensibilité même aurait dû aiguiser votre sagacité au lieu de l’émousser, chacun sait désormais que ce qui compte, c’est l’effet d’annonce, plus que l’annonce elle-même. Souvenons-nous des fioles d’anthrax de Colin Powell un certain 5 février 2003. Tout ce que je souhaite c’est que chacun se fasse désormais sa propre idée. La mienne est faite, une fois de plus.

    Bien à votre équipe

    NOTE : Cet article peut se lire comme la suite lointaine d’une chronique commencée en mai 2011 sur la "propagande anti-complot ordinaire"qui nous assaille depuis 16 ans.


  • Un excellent article de Bruno Guigue : La fable de la menace nucléaire iranienne
    NRobin

    http://www.afrique-asie.fr/la-fable-de-la-menace-nucleaire-iranienne

    Afrique Asie

    Bassam Tahhan : « Le gouvernement français était directement impliqué dans l’affaire Lafarge »Athlètes russes réhabilités : la contre-attaqueAhed Tamimi : une chanson est née (Counterpunch)Afrique du Sud : les cadavres européens de l’apartheid sortent des placardsPourquoi la Turquie a-t-elle rapatrié tout son or des USA ?Une lettre ouverte pour refuser la « responsabilité juridique » des robotsPremière jouteJohn L. Esposito : « L’islamophobie sera le nouvel antisémitisme »Vidéo d’un refuznik israélien dédiée aux 300 « personnalités » qui accusent l’islam d’être responsable de l’antisémitismeRichard Labévière : « Les Etats-Unis et leurs supplétifs veulent démanteler l’Etat syrien »« Guerre sans fin pour l’empire » : Macron interpellé par des étudiants sur les frappes en SyrieLe Système pulvérise la “réalité”Le manifeste de la haine islamophobeLa salle guerre contre la Syrie discrédite les médias mainstream occidentauxUn soldat israélien en train d’applaudir après avoir tiré sur un Palestinien (vidéo)« Attaque chimique de Douma » : des témoins parlentRéfugiés syriens au Liban : Non au chantage occidental et onusien !Une conflagration mondiale a été évitée de justesse en SyrieL’absurdité en boucle : tuer les islamistes que nous créonsZDF : L’attaque chimique de Syrie était « très probablement une mise en scène »L’armée algérienne construira ses propres corvettes de patrouille ultrasophistiquéesOù va l’Arménie ?Syrie : La supercherie de BruxellesNucléaire iranien : Macron « trumpiste » jusqu’au boutETA : des bombes au pardonComment être solidaire des Palestiniens ? Débat à Bruxelles le 28 avrilL’actrice Natalie Portman illustre le divorce croissant des Juifs étatsuniens avec Israël en refusant de recevoir le “Prix GenesisQuand la DILCRAH combat la pédagogie de l’antiracismeCuba : « Motivés par la solidarité, pas par l’intérêt matériel »Washington, Londres et Paris vont vers la troisième guerre mondiale (Ambassadeur russe à l’ONU)
    La fable de la « menace nucléaire iranienne »
    Publié par : Bruno Guiguele : 31 janvier, 2018Dans : A La Une, ACCEUIL, Actualité, Actualité_Moyen_Orient Imprimer Email
    Transis d’admiration devant le verbiage polyglotte de Macron à Davos, les médias français ont soigneusement occulté un fait majeur : Donald Trump va demander au Congrès 716 milliards de dollars pour le Pentagone au titre de l’année budgétaire 2019. Cette hausse de 7% par rapport au budget 2018 ne servira pas à remplacer les boutons de culotte. Selon un document confidentiel publié par le Huffington Post, le Pentagone envisage la possibilité d’une riposte atomique dans le cas de “très grosses attaques conventionnelles”. Document d’orientation stratégique, le projet de Nuclear Posture Review pour 2018 prévoit donc une modernisation de l’arsenal atomique dont le coût est évalué par une agence fédérale, le Congressional Budget Office, à 1200 milliards de dollars sur 30 ans.

    Ce projet de réarmement massif, pourtant, ne semble pas émouvoir les populations ni passionner les observateurs. Il faut dire qu’on a tout fait pour que l’arbre cache la forêt. Depuis quinze ans, les dirigeants occidentaux ne cessent d’agiter l’épouvantail de la “menace nucléaire iranienne”. Cette fable géopolitique, les médias dominants la distillent à longueur de colonnes, comme s’il était évident qu’un pays sans la bombe est plus dangereux qu’un pays qui l’a déjà utilisée, et qui entend développer le monstrueux arsenal dont il dispose. Pour faire avaler de telles sornettes, la propagande martèle alors une idée simple : “le programme nucléaire iranien menace le traité de non-prolifération nucléaire”. Il est curieux, toutefois, qu’on n’ait jamais songé à répondre : “Si vous tenez tant à ce traité, pourquoi ne pas commencer à l’appliquer ?”

    Les puissances occidentales, en effet, n’ont jamais fait le moindre effort pour convaincre Israël, l’Inde et le Pakistan de signer le TNP. Refusant d’adhérer au traité, ces trois pays ont constitué un arsenal hors-la-loi. Echappant à tout contrôle, il est tout de même plus préoccupant qu’une bombe iranienne qui n’existe pas. Ce n’est pas tout. Le traité prévoit aussi un désarmement nucléaire que les cinq Etats “légalement” dotés d’armes atomiques (USA, France, Royaume-Uni, Chine, Russie) ont superbement ignoré. A l’origine de cet échec, les Etats-Unis ont dénoncé le traité Start II avec Moscou et installé un bouclier anti-missiles en Europe. Pire encore, ils n’ont cessé de développer un arsenal dont “l’usage préventif” est affirmé par la Nuclear Posture Review de 2002. Autorisant l’utilisation d’armes nucléaires en première frappe, cette révision doctrinale a ouvert une fantastique boîte de Pandore.

    A croire la propagande habituelle, le monde civilisé doit se tenir prêt à riposter à la salve dévastatrice des mollahs iraniens, ces “fous de dieu” enturbannés résolus à précipiter l’apocalypse. Mais la réalité est à des années-lumière de ce délire idéologique. En fait, l’establishmentaméricain n’en finit pas de digérer le traumatisme de la révolution iranienne, lourd d’humiliation symbolique (les otages de Téhéran) et de fiasco géopolitique (la chute du Chah). Pièce par pièce, Washington a donc bâti une démonologie où la République islamique est présentée comme une dictature maléfique, dont le comportement erratique ferait peser sur la planète un péril mortel. Affabulation à grande échelle, manifestement, dont la seule fonction est d’inhiber le développement d’une grande nation rétive à l’ordre impérial.

    Les faits sont parlants. Accusé de vouloir la fabriquer, l’Iran ne détient pas l’arme nucléaire. Les USA sont la première puissance nucléaire et la seule à en avoir fait usage. Seul Etat du Proche-Orient possédant la bombe (plus de 400 têtes nucléaires), Israël jouit de son côté d’un privilège dont il n’entend pas se défaire : il a le droit de détenir l’arme suprême à condition de ne pas s’en vanter. Avec la complicité occidentale, la duplicité israélienne fait coup double. Elle exerce un effet dissuasif puisque la bombe existe, sans encourir les foudres internationales puisqu’il est entendu qu’elle n’existe pas. Cet incroyable régime de faveur transforme la question nucléaire en conte à dormir debout : une bombe purement virtuelle devrait nous donner des sueurs froides (Iran), alors qu’un arsenal colossal mais officiellement inexistant ne devrait susciter aucune inquiétude (Israël).

    Soustrait à tout contrôle international, le programme nucléaire sioniste bénéficie depuis l’origine d’une impunité totale. Les Occidentaux fustigent le risque de prolifération, mais l’histoire de la bombe israélienne montre qu’ils en sont directement responsables. Ben Gourion a lancé le programme nucléaire sioniste dès le début des années 50, et la France lui a immédiatement apporté son concours. Un accord secret avec le socialiste Guy Mollet, en 1956, a permis à l’Etat hébreu de maîtriser la technologie nucléaire, et la centrale de Dimona a été construite avec l’aide de techniciens français. Unis dans la lutte contre le nationalisme arabe, la France et Israël ont scellé un pacte dont la calamiteuse expédition de Suez fut le principal fait d’armes.

    Prenant le relais de l’alliance française à la fin des années 60, les Etats-Unis ne sont pas moins coopératifs. Aux termes de l’accord entre Lyndon Johnson et Golda Meir, aucune pression ne doit s’exercer sur Israël pour lui faire signer le traité de non-prolifération. En échange, Israël cultive l’ambiguïté sur la réalité de son arsenal nucléaire. Complaisante dérogation à la loi internationale, en somme, contre respect scrupuleux de la loi du silence. En attendant, les Occidentaux s’acharnent sur l’Iran, lui prêtant un projet militaire imaginaire, alors même que Tel Aviv multiplie les menaces contre Téhéran. La République islamique, pourtant, n’a jamais agressé ses voisins. On ne peut en dire autant d’Israël, qui a bombardé l’Egypte, la Syrie, le Liban, la Jordanie, l’Irak et la Tunisie, sans parler des territoires palestiniens quotidiennement pris pour cibles.

    Jetant un écran de fumée sur cette réalité, la propagande occidentale traite le régime iranien de “théocratie fanatique”. Ce n’est pas un mollah, pourtant, qui a déclaré que “notre Etat est le seul en communication avec Dieu”. C’est Effi Eitam, ex-ministre israélien et chef du parti national-religieux. Imbibé d’un orientalisme de pacotille, le discours dominant décrit la République islamique comme un repaire d’illuminés férus d’eschatologie qui rêveraient d’immoler Israël avec la bombe atomique ! Quel dommage que les pourfendeurs de l’Iran ne nous aient pas gratifiés de considérations aussi inspirées sur la bombe israélienne : elle a pour caractéristique de faire planer, elle, une menace non virtuelle. Entre la prétention sioniste à “communiquer directement avec Dieu” et l’obstination mystique de Tel Aviv à posséder l’arme suprême, on aurait pu déceler, ici aussi, une singulière “eschatologie”.

    Autre paradoxe qui ne manque pas de saveur : l’Occident accuse l’Iran de vouloir fabriquer la bombe, mais c’est la République islamique qui a interrompu le programme nucléaire en 1979. Encouragé par les USA, le Chah avait signé de juteux contrats avec la France et l’Allemagne pour la construction de centrales nucléaires. L’opposition ayant dénoncé cette politique, jugée onéreuse pour un pays riche en hydrocarbures, le programme est aussitôt suspendu par le gouvernement de la République islamique. Il fallut la sanglante guerre Iran-Irak (1980-1988) pour changer la donne. Seul face à l’agresseur irakien, le gouvernement iranien a mesuré sa faiblesse devant une coalition faisant bloc avec Saddam Hussein. La participation des puissances occidentales, les livraisons d’armes chimiques à l’Irak, la destruction en plein vol d’un Airbus iranien lui ont fait prendre conscience du danger.

    C’est dans ce contexte que les dirigeants iraniens ont vu dans le nucléaire civil un atout technologique, un attribut de la souveraineté et une source de fierté nationale. La possession de l’arme nucléaire, elle, est jugée impie par les autorités religieuses, et aucun programme nucléaire militaire n’a été officiellement engagé en Iran. Ses accusateurs ont constamment prétendu le contraire, mais sans fournir la moindre preuve. Le discours obsessionnel contre Téhéran, en réalité, confond délibérément deux choses : la capacité technologique de produire des armes nucléaires, et la décision politique de produire de telles armes. Au motif que cette capacité a été atteinte, on accuse Téhéran de vouloir se doter de la bombe. Mais ce raisonnement est d’une criante perversité, puisqu’au lieu de demander des comptes à ceux qui ont la bombe, on s’acharne contre un Etat qui n’en veut pas.

    Montée de toutes pièces, la “menace nucléaire iranienne” est une supercherie qui vise à neutraliser un grand pays non-aligné. Souverain, désendetté, farouchement attaché à son indépendance, l’Iran a un potentiel qui effraie les tenants de l’ordre impérial. Les dirigeants iraniens ont signé l’accord de 2015 parce qu’ils privilégient le développement de leur pays. Ils veulent la levée des sanctions pour satisfaire une population de 80 millions d’habitants. L’accord sur le nucléaire soumet ce grand pays à un régime de contrôle international sans précédent, mais Téhéran l’a accepté. En accusant l’Iran de “soutenir le terrorisme”, Trump veut interrompre ce processus de normalisation. Poussé par les marchands d’armes, il poursuit la diabolisation de l’Iran d’une façon grotesque. L’impérialisme ne désarme jamais, et les mensonges continueront. Mais l’Iran sait que le temps joue en sa faveur, et il saura résister aux provocations d’une superpuissance en déclin.

    Bruno Guigue

    Bruno Guigue, ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA, Haut fonctionnaire d’Etat français, essayiste et politologue, professeur de philosophie dans l’enseignement secondaire, chargé de cours en relations internationales à l’Université de La Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles. Dernier ouvrage paru en janvier 2018 aux éditions DELGA : Chroniques de l’impérialisme, préface de Samir Amin, 20 euros.

    Publié avec l’aimable autorisation de l’auteur


  • En quoi le "cynisme" russe ou turc serait-il responsable du chaos mondial ??? NRobin

    L’ordre international piétiné par ses garants
    par Anne-Cécile Robert
    En violant les résolutions des Nations unies sur Jérusalem, les États-Unis illustrent l’un des dangers majeurs de la géopolitique actuelle : l’affaiblissement des fondements de la légalité internationale, née en 1945 d’une certaine idée de la civilisation. Alors que la fin de la guerre froide offrait l’occasion de réaffirmer une règle commune, les Occidentaux ont poussé leur avantage et donné le mauvais exemple.

    par Anne-Cécile Robert
    L’ordre international piétiné par ses garants↑
    Werner Drewes. — « Contradiction », 1941
    Christie’s Images - Bridgeman Images
    Une petite musique médiatique habitue les populations à une certaine vision de la société internationale. Celle-ci semble se résumer à un chaos croissant (microconflits, vagues migratoires, etc.), marqué par des manifestations de violence aveugle (attentats, massacres de civils), où s’affirment des puissances cyniques, telles la Russie ou la Turquie, voire les États-Unis de M. Donald Trump.

    Suite sur ce lien :
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/02/ROBERT/58353


  • Politique internationale, Syrie, Russie
    Hors réseaux sociaux, nous sommes une poignée à douter de la version officielle ! NRobin

    Entre camp loyaliste et camp OTAN-Golfe-Israël, qui croyez-vous sur la Syrie ?

    A propos des frappes du 14 avril en Syrie (un samedi pour ne pas être trop dérangé par le peuple) : Avec un peu de recul, tout ceci est pitoyable et tragique pour nos “démocraties”. Nous sommes tellement omnibulés depuis 7 ANS (sept) par le renversement d’Assad afin d’installer le dollar et la dette dans son pays, y faire passer notre futur pétrole saoudien et notre futur gaz quatari, et y briser l’arc chiite de résistance au libéralisme américain tout en empêchant Iran et Russie de se développer économiquement, que nous en avons oublié toutes les lois qui régissent depuis 45 l’ordre international.
    Pire. Russes et syriens sont en ce moment même en train de témoigner devant l’OPCW-OIAC à La Haye (photo OPCW-OIAC jeudi 26 avril 2018 La Haye), de la non existence d’une attaque chimique à Douma le 7 avril dernier (banlieue est de Damas, quartier de La Ghouta récemment reconquis par les forces loyalistes sur les groupes jihadistes encore soutenus par notre coalition). Ces témoignages sont relayés par quelques journalistes occidentaux dont Robert Fisk (The Independent, UK) , Seth Doane (CBS, USA ), Pearson Sharp (One America News Networks, USA) ou Uli Gack (ZDF, DE), (rien ni personne en France...) tous impressionnés par le nombre de témoignages de civils sur place qui parlent de l’absence d’attaque ou même de l’abscence de tout événement tragique à Douma ce soir-là et cette nuit-là. Eh bien les salauds membres du trio qui a accusé le camp loyaliste puis enclenché des représailles sans preuves à ce jour -américains, français et britanniques- les anciennes puissances coloniales qui ont remplacé les anciens gouverneurs par nos modernes services d’espionnage, ont tous les 3 snobé la présentation des témoignages syriens. Avec des expressions de “Jacassins” telles que “mascarade obscène” ou “manœuvre grossière” (citées dans la presse belge tandis que la presse française à cette heure, 27/4 à 15h00 GMT+2, n’a toujours pas relayé de compte-rendu de cette réunion.
    Ce comportement d’enfants gâtés est indigne venant de la part de ceux qui s’autoproclament “gendarmes du monde”. Il les rabaisse au niveau de boutiquiers et d’échotiers. Ils fulminent, ils enragent. Car d’autres pays plus silencieux que ce “triumvirat de la mort” écoutent, notent, enregistrent, et surtout vont rapporter et diffuser. C’est que perdre une guerre est une chose, mais perdre le monopole du discours médiatique officiel en est une autre. C’est insupportable pour nos borgias. Or réfléchissons : jamais auparavant, la Russie n’était allée aussi loin en exposant ainsi sa parole diplomatique. Pensez-vous que la Russie irait ainsi compromettre sa parole diplomatique devant le concert des 192 autres nations de l’ONU qui suivent forcément les travaux de l’OPCW-OIAC, si elle n’avait pas de bonnes raisons ? Depuis Poutine à tout le moins, la parole diplomatique de la Russie a-t-elle été prise en défaut ? Pourtant vous pouvez faire confiance à notre presse officielle pour tenter de le faire. Chaque jour. Chaque minute. Et encore une fois, les “affaires” reprochées à la Russie (Politkovskaïa , Nemtsov, Litvinienko, Skrypal etc.) n’ont pas plus de réponse judiciaire satisfaisante, que par exemple les attentats de 2001 et leurs “Gitmo 5” par lesquels toute cette histoire de “guerre sans fin à la terreur” à commencé. Et ni Clinton, Bush Jr. ou Obama, ni Madeleine Albright, ni Colin Powell, ni Blair ou Cameron, ni Victoria“fuck the E.U.”Nuland, ni Sarkozy, BHL ou Hollande, ni Netanyahu ne croupissent en prison alors que ce sont d’authentiques massacreurs de civils.
    Ce constat est d’autant plus important, qu’il intervient dans une phase de “transition” dans le quartier incriminé. Le nettoyage de la vermine jihadiste était en cours. Il n’était pas terminé (s’il peut l’être un jour, cf. la situation de l’Afghanistan 16 ans après). Il y restait encore des éléments douteux, et avec eux, des Casques blancs douteux eux aussi, dont les perspectives de vie future étaient comment dire... sérieusement réduites avec l’arrivée de l’armée syrienne après les bombardements russo-syriens. C’est dans ce climat d’extrême tension que les auteurs de l’attaque au gaz chimique ont choisi d’agir. Un moment où le sort d’un quartier peut basculer d’une seconde à l’autre. Et surtout un moment où les forces loyalistes “marchaient sur des oeufs”, car espionnés de façon obsessionnelle tant sur le terrain que par satellites, par les forces OTAN-Golfe-Israël. Pourquoi dans ces conditions, se suicider en direct sur des "BFM" ? Pourquoi ? Vos explications ?
    Et d’ailleurs, qu’avons-nous à nous mettre sous la dent en face ? Les témoignages d’attaque chimique viennent “d’activistes” qui ne sont pas clairement identifiés et aucun nom n’a été divulgué à cette heure, à l’inverse des familles syriennes qui témoignent courageusement en leur nom, qu’elles engagent au même titre que leur vie. Ils viennent aussi de secouristes Casques blancs d’origine britannique, extrêmement liés aux groupes jihadistes de toutes obédiences, et tous sous l’influence de l’islam radical de leurs “patientèle islamiste”, tandis qu’à chacun des revers guerriers désespérés de cette “patientèle islamiste” correspond toujours un moment médiatique où sont déclenchées des attaques chimiques de ce fait a priori suspectes vis-à-vis du camp de l’opposition armée (du moins lorsqu’on est un journaliste sain d’esprit). Ben Salmane n’avait-il pas dit “Assad va rester”, et Trump ne venait-il pas de dire qu’ “il se retirait de Syrie” (sauf si Ben Salmane paye sa tournée ?). Belle fenêtre de tir, non ? Pas question que nos parrains se débinent. Vite, un rappel à l’ordre, même en dépit du caractère suicidaire, voire carrément débile, d’une telle attaque en pleine reconquête victorieuse du territoire national. Pas grave. Gap psychologique et omerta médiatique. Plus c’est gros... Les témoignages viennent enfin de civils eux aussi forcément suspects de corruption. Car il faut être honnête : Il n’y a pas que le gouvernement syrien qui serait capable de menacer des témoins. Ainsi nous avons massivement corrompu et menacé les officiers, fonctionnaires, parlementaires de l’armée et du gouvernement syriens dès 2011 afin de couper la tête du commandement militaire, administratif et présidentiel de la Syrie. C’est un fait, pas une supposition. Et ces civils sont forcément suspects aussi d’être sous l’influence de nos services secrets omniprésents sur le sol syrien, tout simplement parce que là-bas nous sommes en guerre, quoiqu’en disent nos "Marcheurs", aux côtés des britanniques et des américains. Pour illustrer ce fait, rappelons que l’affaire LAFARGE ne fait que commencer. Jusqu’où sommes-nous allés avec Al Nusra ? Car il n’y a in fine que 2 camps et pas 3, comme dans toute guerre forcément manichéenne et réductrice.
    2 camps et pas plus, avec des girouettes sanguinaires au milieu manipulées par nous, mais in fine habilement et souvent diverties de leur sauvagerie par le camp loyaliste. Songez : Notre camp veut constamment extraire le pire de ces girouettes sanguinaires selon la bonne vieille méthode occidentale, c’est-à-dire “prend l’argent, fait ce qu’on te dit tant qu’on a besoin de toi et ferme-là”, dans le but d’exterminer, alors que le camp loyaliste agit avec eux de façon disons, plus orientale, par allégeances, filiations, discussions, et surtout sans aucun tapage médiatique, dans le but de neutraliser. Au fil de la reconquête de l’intégrité du territoire syrien par les forces loyalistes, le résultat me semble à chaque fois bien moins létal que les résultats de nos choix dantesques : transferts massifs d’armes (dixit Hollande et relire Seymour Hersh et le site Balkaninsight), formation au combat et à la manipulation des médias, et si rien ne fonctionne, bombardements massifs indistincts comme à Mossoul ou Raqqa devenus des cimetières putrides à ciel ouvert oubliés de nos BFM.
    Mais enfin, tout cela ne suffit pas me direz-vous. Pourquoi croirions-nous davantage le camp loyaliste ? Il y a aussi cet argument : Parce qu’en face, du côté des faits, nous n’avons toujours pas retrouvé et analysé le moindre corps d’enfant ou d’adulte parmi les 40 victimes alléguées, alors même que les Casques blancs se sont rués vers les hôpitaux et les caméras pour porter dans leurs bras des blessés arrosés d’eau... on nous prend vraiment pour des cons ou ce n’est qu’une impression ? Où sont les vraies victimes au fait ? D’habitude nos Casques blancs les exhibent devant toutes leurs caméras et celles d’Al-Jazeera et BFM, non ? Ici quelques photos et vidéos circulent, mais les vrais corps des morts filmés ? Ont-ils été analysés ? Pouvons-nous avoir les résultats des autopsies ? Les Casques blancs, pourtant crées par des anciens de l’armée britannique, sont-ils incapables d’ex-filtrer 1 ou 2 corps en leur conservant leur traçabilité judiciaire ? Nous financerions des nazes à ce point ? Une chaine causale à valeur judiciaire relie-t-elle vraiment ceux qui accusent à ceux qui sont présumés morts ? Les données primaires de "l’Evaluation Nationale" agitée par Macron sous le nez de Trump et Poutine sont-elles publiques ?
    La vérité est que ces pratiques de barbouzes sont devenues une antienne qui ne fonctionne plus, qui patine. Et leurs orchestrateurs paniquent. Il faut frapper, frapper et encore frapper, coûte que coûte, y compris au mépris de notre honneur, même si cela ne fonctionne plus, quitte à accepter, poliment et discrètement en plus, de pouvoir frapper “sans faire de morts” (!), dernière trouvaille de Poutine qui sauve la face une seconde fois de la Présidence américaine (la première ? Fin Août 2013, lorsqu’Obama s’apprêtait, dans la foulée de Cameron, à recevoir une gifle du Congrès qui allait largement voter contre une frappe US évitée grâce à l’accord de destruction des stocks chimiques syriens à bord de navires américains, proposé par Poutine déjà, et accepté sans un mot par un Obama qui risquait le désaveu). Une trouvaille elle aussi révélatrice : Comme quoi l’OTAN est parfaitement capable d’être professionnelle et discrète quand elle agit dans le sens de la diplomatie, même à contre-coeur, ici comme si elle cherchait à se faire pardonner de ses barbouzeries, ou comme si, jusqu’au boutiste, elle mordait au dernier morceau de viande qui lui reste en attendant une meilleure chasse. Car dans tous les autres cas, l’OTAN agit dans le sens d’opérations de sabotage et de sabordage de la vérité, qui elles sont toujours largement relayées sur nos "BFM" afin que les flashes des sunlights aveuglent nos peuples “sidérés”, comme disait Valls. “Plus c’est gros, plus ça passe”, nous disait un ancien champion nazi de la propagande qui finit lui aussi par s’immoler en martyr de son idéologie un peu “poussé au geste” par l’arrivée des russes, déjà.
    Oui mais voilà : Du côté des pays OTAN-Golfe-Israël, excusez-moi, mais leurs mensonges finissent toujours par s’étaler en une des journaux, puisqu’il parait que notre presse officielle est la meilleure du monde. Mensonges de Tony Blair qui s’excuse avec 15 ans de retard, un peu “poussé au geste” lui aussi par le Rapport Chilcot, et malgré les protestations massives de son peuple dès 2003. Mensonges de Sarkozy malgré des sondages du peuple français défavorables aussi, ayant mené à l’assassinat par la DGSE (secret de polichinelle) du seul leader qui avait averti sur le risque d’importer le jihadisme et de créer un exode de réfugiés de guerre vers l’Europe. Mensonges des administrations américaines sur toutes leurs guerres menées depuis 2001 dans le monde, au nom d’un attentat en 2001 aujourd’hui encore bien mystérieux et père de toutes les guerres militaires et médiatiques du camp OTAN-Golfe-Israël, camp incapable de nous faire naviguer correctement entre complots officiels et complots fabulés. Alors excusez-moi tous, désolé, pardon pardon, mais voyez-vous, personnellement, je lis et regarde ce que russes et syriens ont à dire, et à l’aune de notre Histoire récente, je respecte leur parole bien davantage que celle de mon propre pays et des collabos de service auxquels notre dernier ludion en date à l’Elysée ose encore s’associer.
    Bertrand V


  • La situation à Gaza - lettre au gouvernement français

    Paris, le 24 avril 2018

    Monsieur le Président de la République,

    Depuis le 30 mars 2018, des dizaines de milliers de manifestants pacifiques se sont rassemblés en différents endroits de la bande de Gaza, non loin de la clôture militarisée qui sert de frontière avec Israël, dans et autour de la « zone tampon » décrétée par Israël sur le territoire palestinien et interdite aux Gazaouis.

    Ils marquaient ainsi le début de la « Grande Marche du Retour », mouvement populaire et non-violent visant à se prolonger jusqu’au 15 mai 2018, date qui marquera les 70 ans de la Nakba. Parmi leurs revendications : le droit au retour des réfugiés palestiniens (70% des habitants de Gaza sont réfugiés) et la levée du blocus de Gaza qui dure depuis plus de 10 ans en toute illégalité.

    Dès la première manifestation le 30 mars, l’armée israélienne a lancé des gaz lacrymogènes en utilisant des drones et a tiré de manière indiscriminée sur les manifestants à balles réelles. Des médecins, des journalistes et des enfants ont été ciblés. Au 23 avril, on comptait 40 morts à Gaza depuis le début des manifestations et plus de 5000 blessés, dont 1700 par balles, dont des balles à effet explosif. Médecins sans Frontières a souligné des blessures « inhabituelles et dévastatrices », « les patients doivent subir des opérations chirurgicales extrêmement complexes, et nombre d’entre eux auront des séquelles à vie » a témoigné la cheffe de mission en Palestine. Certains risquent l’amputation.

    La violence de la répression par l’armée israélienne était en outre préméditée et annoncée. La veille, le chef d’état-major israélien annonçait le déploiement d’une centaine de tireurs d’élite le long de la frontière et annonçait : « En cas de danger mortel, il y a autorisation d’ouvrir le feu […] Les instructions sont d’utiliser beaucoup de force. »

    Le gouvernement israélien refuse toute enquête indépendante, comme le demandent les Nations unies et l’Union européenne. Amnesty International et Human Rights Watch ont également appelé à une enquête et condamné l’usage excessif de la force par l’armée israélienne. Quatre organisations israéliennes ont, elles, fait appel devant la Cour suprême israélienne contre l’autorisation d’utiliser des armes à feu, précisant que les manifestations dans la Bande de Gaza ne sont pas interdites et que les tentatives de franchir la clôture devraient être considérés comme des « désordres civils » et non des « attaques armées ».

    En réprimant de la sorte des manifestations pacifiques, l’Etat d’Israël viole un certain nombre de règles internationales et de droits fondamentaux, à commencer par la liberté de manifester. En outre, l’usage de la force indiscriminée contre des civils et l’usage de balles réelles à l’encontre de personnes ne posant pas de danger imminent ni mortel sont interdits par le droit international humanitaire (principes de distinction, de précaution et de proportionnalité exigés par le Protocole additionnel I aux Conventions de Genève). Le commandement d’une telle action est également illégal. Selon la IVe Convention de Genève (article 147), les actes commis peuvent être constitutifs de crimes de guerre et, comme l’a récemment rappelé Fatou Bensouda, procureur de la Cour pénale internationale, les personnes ayant commis et commandé un acte constitutif d’un crime de guerre peuvent être poursuivies par la Cour (article 8 du Statut de Rome). Enfin, cibler des journalistes viole la résolution 2222 du Conseil de sécurité de l’ONU sur la protection des journalistes en situation de conflits.

    Ces manifestations témoignent de la permanence de la question des réfugiés, 70 ans après l’expulsion de plus de 800 000 Palestiniens de leurs foyers. Aujourd’hui ils sont plus de 5 millions de réfugiés à être enregistrés auprès de l’UNRWA.
    Elles mettent également en lumière la situation dans la Bande de Gaza. Malgré les avertissements de l’ONU qui a jugé ce territoire palestinien occupé inhabitable d’ici moins de deux ans, l’inaction de la communauté internationale demeure. Les attaques israéliennes répétées contre des civils depuis 2008 restent également impunies, suscitant un désespoir et un sentiment d’injustice immense chez les Gazaouis.

    S’agissant des violations flagrantes du droit observées dans la Bande de Gaza, nous demandons donc à la France, dans une optique humanitaire et en tant que garante du droit international :
    d’appeler à l’ouverture d’une enquête indépendante et impartiale sur l’utilisation d’armes létales - et possiblement de munitions non conventionnelles - contre des manifestants désarmés ;
    de demander, au sein des institutions européennes, l’exclusion des entreprises militaires israéliennes des programme-cadres européens comme Horizon 2020 et FP9. En effet, la participation d’Israël aux programme-cadres de l’Union européenne pour la recherche et le développement technologique permet l’apport de soutiens financiers européens à des industries militaires telles que Elbit et Israel Aerospace Industries, les deux principaux fournisseurs de drones à l’armée israélienne complices des crimes de guerre israéliens.
    de concourir à mettre un terme à l’impunité des autorités israéliennes au moyen notamment d’un soutien affirmé à des mécanismes juridiques internationaux tels que la Cour Pénale Internationale.
    Par ailleurs, la France doit :
    demander aux autorités israéliennes la levée complète du blocus de Gaza, cause première de la crise humanitaire ;
    prendre en compte de manière juste et légitime la question des réfugiés palestiniens et du droit au retour dans les discussions bilatérales et négociations à venir sur la question palestinienne, en application de la résolution 194 de l’Assemblée générale de l’ONU.

    Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre profonde considération.

    Mme Claude Léostic, Présidente de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine

    La lettre a également été envoyée au Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères


  • Important ! NRobin
    COMMUNIQUE : SCIENCES PO ENTRE DANS LA LUTTE
    Les étudiant.e.s de Sciences Po Paris réuni.e.s en AG ce 17 avril ont pris collectivement la décision d’occuper pacifiquement le bâtiment principal de l’école de manière reconductible. Cette décision vaut jusqu’au retrait de la loi ORE et de toutes les lois antisociales et racistes portées par ce gouvernement (loi asile et immigration, casse de la fonction publique...), et pour lesquelles le terrain est préparé depuis de nombreuses législatures maintenant. Face à cette vaste entreprise néolibérale et raciste menée sur tous les fronts par Macron, nous considérons comme essentiel de nous mobiliser de manière concrète, en bloquant les lieux de production de richesses et de savoir.

    En tant qu’étudiant.e.s à Sciences Po, certaine.s diront que nous n’avons pas notre mot à dire dans le mouvement social étudiant actuel contre la sélection, puisque notre école est par essence sélective : nous estimons que notre école sert de laboratoire aux politiques d’éducation néolibérales et racistes telles que celles orchestrées aujourd’hui par le gouvernement.

    Malgré les mesures mises en place en faveur de plus de diversité, Sciences Po nous laisse un aperçu de ce à quoi ressemblera l’enseignement supérieur si nous laissons faire Macron. L’accès à l’école reste fortement inégalitaire, une sélection sociale qui se renforce au cours de la scolarité du fait de la pression scolaire et mentale subie. A cela s’ajoutent de fortes violences sexistes, racistes et de classe reproduites tant par l’institution que par le corps enseignant et étudiant et contre lesquelles rien n’est fait.

    De plus, occuper Sciences Po est fortement symbolique : en tant que fac où a étudié Emmanuel Macron et de nombreux membres de sa majorité parlementaire, celle-ci se fait le relais académique et symbolique de l’idéologie néolibérale et raciste dominante, qui transparaît tant dans la gestion de l’école que dans les contenus des enseignements. De nombreuses multinationales subventionnent notre école pour que soient vantées dans nos cours leurs pratiques d’exploitation des travailleur.euse.s, d’appropriation des ressources naturelles dans les pays du Sud Global, de violations des droits humains et de destruction de la planète. Cours d’économie néolibérale obligatoire en première année, cours néocoloniaux sur entrepreneuriat en Afrique, sur le droit du pétrole en master Énergie, sur la meilleure manière de licencier des salarié.e.s en master Ressources Humaines... Notre école est pleine de ces modules visant à former les hauts fonctionnaires zélés du régime libéral et autoritaire et les délinquants à col blanc qui ne cessent de renforcer leurs positions.

    Pour ces raisons, nous appelons tou.te.s les étudiant.e.s révolté.e.s par la politique de Macron, de Mion et de leurs allié.e.s à nous rejoindre pour faire de Sciences Po un lieu ouvert à tou.te.s, étudiant.e.s, chômeur.se.s, précaires, salarié.e.s, exilé.e.s, avec ou sans papiers, en vue de briser ce temple de l’enseignement injuste, inégalitaire et élitiste que l’on essaie de nous imposer.
    Nous, étudiant.e.s de Sciences Po réuni.e.s en AG :
    - tenons avant tout à préciser que les appariteur.se.s et personnels de sécurité ne sont pour rien dans notre mobilisation, et qu’aucune sanction ne sera tolérée contre elles et eux.
    - demandons la non-comptabilisation des absences les jours de manifestation, afin de permettre à chacun.e.s de pouvoir y participer et de se mobiliser pour ses droits.
    - actons le fait que le pouvoir est entre les mains d’une élite, et que les tractations de couloir sont malheureusement très efficaces pour faire advenir le changement. Aussi, nous demandons à Frédéric Mion, directeur de l’IEP, de faire marcher ses réseaux pour obtenir le retrait de tous les projets de loi que nous condamnons. Si des ordonnances permettent de les appliquer, deux ou trois coups de téléphone seront bien en mesure de les abroger.
    - Nous invitons les enseignant.e.s à réfléchir et discuter avec nous afin de construire une pédagogie nouvelle et de décloisonner les savoirs. Les enseignant.e.s vacataires, précarisé.e.s par les mêmes logiques qui conduisent aujourd’hui à la sélection, réclament que leurs cours soient payés quand bien même ils ne seraient pas assurés du fait de l’occupation.

    Aujourd’hui, nous occupons Sciences Po pour bloquer la production de ce savoir dominant qui forme les fondations du monde actuel qui sont classistes, racistes, sexistes.
    Nous occupons Sciences Po pour bloquer la reproduction des élites libérales, celles qui aujourd’hui sélectionnent aux frontières et à l’université, privatisent le pays et précarisent les plus exposé.e.s.
    Nous occupons Sciences Po car nous ne voulons plus écouter la litanie de vos théories dominantes, qui ne laissent aucun espace aux savoirs critiques et passent au rouleau compresseur la possibilité d’inventer un autre savoir pour un autre monde.
    Nous occupons Sciences Po contre leurs contrôles et leurs caméras, et avec notre désir de faire de notre école un lieu de rencontre et d’émancipation ; contre leur néo-management, nous affirmons l’entraide, la solidarité, l’autogestion et la lutte concrète et efficace contre toutes les formes d’oppression.
    Nous occupons Sciences Po en soutien à tou.te.s les exilé.e.s et notamment celleux qui occupent le bâtiment A de Paris 8 et leur demande de régularisation collective.
    Nous occupons Sciences Po parce que Macron en est sorti, et que nous ne voulons pas finir comme lui.


  • En quete de vérité dans les décombres de Douma et et les doutes d’un médecin sur l’attaque chimique, par Robert Fisk

    https://www.les-crises.fr/en-quete-de-verite-dans-les-decombres-de-douma-et-les-doutes-dun-medecin-

    17.4.2018 // Les Crises
    En quête de vérité dans les décombres de Douma – et les doutes d’un médecin sur l’attaque chimique, par Robert Fisk
    Syrie

    Le reportage exclusif de Robert Fisk, qui a enquêté à Douma.

    On restera évidemment prudent et plein de circonspection, tant la guerre de propagande fait rage entre les différents camps.

    Source : Robert Fisk, The Independent, 16/04/2018

    Exclusif : Robert Fisk rend visite à la Clinique syrienne au cœur d’une crise globale.

    C’est l’histoire d’une ville appelée Douma, un endroit putride, ravagé, plein d’immeubles résidentiels défoncés, et où se trouve une clinique souterraine dont les images de souffrance ont permis à 3 des plus grandes puissances du monde occidental de bombarder la Syrie la semaine dernière. Il y a même un docteur sympa en blouse verte qui, alors que je le localise justement dans cette même clinique, me dit avec entrain que la vidéo du « gaz » qui a horrifié la planète – malgré tous les sceptiques – est absolument authentique.

    Les récits de guerre, cependant, ont pour habitude de tourner au cauchemar. Et ce même médecin-chef syrien de 58 ans ajoute ensuite une chose profondément dérangeante : les patients, dit-il, ont été exposés non pas à du gaz, mais à un manque d’oxygène (hypoxie) dans les tunnels jonchés de déchets, et dans les sous-sols où ils vivaient, au cours d’une nuit de grand vent et de bombardements intensifs qui ont déclenché une tempête de poussière.

    Tandis que le docteur Assim Rahaibani énonce cette conclusion extraordinaire, il est important d’observer qu’il n’est pas, de son propre aveu, un témoin lui-même, et que bon angliciste, il se réfère 2 fois aux djihadistes armés de Jaish el-islam [l’armée de l’Islam] à Douma comme à des terroristes, l’expression du régime qui désigne ses ennemis, et un terme utilisé par beaucoup de gens partout en Syrie. Ai-je bien entendu ? Quelle version des événements sommes-nous supposés croire ?

    Par malchance aussi, les médecins de garde lors de cette nuit du 7 avril sont tous les 2 à Damas, afin d’apporter leurs indices de preuve à une enquête sur les armes chimiques, qui devra tenter de fournir une réponse définitive à cette question dans les semaines à venir.

    Entretemps, la France a dit qu’elle avait « la preuve » que des armes chimiques avaient été utilisées, et les médias US ont cité des sources qui attestaient aussi ce fait. L’Organisation des Casques Blancs a aussi déclaré que ses partenaires sur le terrain traitaient 500 patients « présentant des signes et des symptômes correspondants à une exposition à des substances chimiques toxiques. »

    Au même moment, les inspecteurs de l’OPCW, [Organisation pour l’Interdiction des Armes chimiques OIAC], sont dans l’impossibilité de parvenir ici sur le site de l’attaque au gaz alléguée, apparemment parce qu’ils n’avaient pas les bonnes autorisations de l’ONU.

    Avant d’aller plus loin, les lecteurs doivent savoir que ce n’est pas le seul récit qui a cours à Douma. Il y a beaucoup de gens avec qui j’ai discuté au milieu des ruines qui déclarent qu’ils n’ont jamais cru à ces histoires de gaz – qui ont été fabriquées, disent-ils, par les groupes islamistes armés. Ces djihadistes d’un genre particulier ont survécu sous un déluge d’obus, en vivant dans les logements d’autres gens, et dans de vastes et larges tunnels équipés de routes souterraines creusées dans la roche par des prisonniers à l’aide de pioches sur 3 niveaux sous la ville. Je me suis promené dans 3 d’entre eux hier, des couloirs immenses faits de roche naturelle qui contenaient encore des roquettes russes – oui, russes – et des voitures carbonisées.

    Ainsi, l’histoire de Douma n’est donc pas qu’une histoire de gaz ou pas, comme l’affaire en a l’air. Il s’agit de celle de milliers de gens qui ont choisi de ne pas évacuer la zone dans des bus la semaine dernière, aux côtés des combattants avec lesquels ils étaient forcés de vivre comme des troglodytes pendant des mois afin de survivre. Je me suis promené dans cette ville assez librement hier, sans soldats, sans policiers ou garde du corps qui scrute mes pas, juste 2 amis syriens, un appareil photo et un carnet. Parfois je devais escalader des remparts de plus de 6 mètres, ou gravir comme des murs de terre. Heureux de trouver un étranger parmi eux, plus heureux encore que le siège de la ville soit enfin terminé, la plupart ont le sourire ; enfin ceux dont vous pouvez voir les visages bien sûr, parce qu’à Douma, un nombre surprenant de femmes portent le hijab noir qui couvre tout leur corps.

    Je me suis d’abord rendu à Douma en tant que membre d’un convoi de journalistes sous escorte. Mais une fois qu’un général ennuyeux nous eût annoncé sur le parvis d’une mairie démolie « Je n’ai pas d’informations. » – ce foutu langage officiel arabe d’une utilité remarquable – je me suis éclipsé. Plusieurs autres reporters, la plupart syriens, en firent autant. Même un groupe de journalistes russes – tous en treillis militaire – s’écarta du groupe.

    Je pus rejoindre au bout d’une courte marche le docteur Rahaibani. Depuis la porte de sa clinique souterraine – appelée « Point 200 », dans la géologie bizarre de cette ville partiellement enterrée – il y a un couloir qui descend. C’est là où il m’a montré son hôpital inférieur, et les quelques lits où une petite fille pleurait tandis que des infirmières s’occupaient d’une coupure au-dessus de son œil.

    « J’étais avec ma famille dans le sous-sol de ma maison, à 300 mètres d’ici au cours de la nuit. Mais tous les docteurs ici savent ce qui s’est passé. Il y avait un bombardement intense [par les forces gouvernementales] et les avions survolaient toujours Douma la nuit – mais cette nuit-là, il y avait du vent et des nuages de poussière gigantesques se sont engouffrés dans les sous-sols et les caves où les gens vivent. Des personnes qui souffraient d’hypoxie, en manque d’oxygène, commencèrent à arriver ici. C’est alors que quelqu’un à la porte, un « Casque Blanc », cria « Gaz ! », et ce fut la panique. Les gens se mirent à s’asperger d’eau les uns les autres. Oui, la vidéo a été filmée ici, elle est authentique, mais ce que vous voyez, ce sont des gens qui souffrent d’hypoxie – et non d’empoisonnement au gaz. »

    Le correspondant pour le Moyen Orient de l’INDEPENDENT Robert Fisk dans l’un des tronçons de tunnels déblayé sous Douma par des prisonniers des rebelles syriens (yara Ismail)
    Bizarrement, après avoir bavardé avec plus de 20 personnes, je me suis retrouvé incapable d’en trouver une seule qui montre le moindre intérêt pour le rôle que Douma avait pu jouer dans le déclenchement des attaques occidentales. En fait, 2 m’ont même dit qu’elles ignoraient qu’il y avait un lien.

    Mais c’est un monde étrange dans lequel je me suis aventuré. 2 hommes, Hussam et Nazir Abu Aishe, me confièrent qu’ils étaient incapables de me dire combien de personnes avaient été tuées à Douma, bien que le second eût admis qu’il avait un cousin qui avait été exécuté par Jaish el-Islam [l’armée de l’Islam], pour avoir été suspecté d’être « proche du régime ». Ils haussèrent les épaules lorsque je les interrogeai sur les 43 personnes censées avoir péri lors de l’infâme attaque de Douma.

    Les Casques Blancs – les secouristes médicaux déjà célèbres en occident mais dont la propre histoire présente des recoins intéressants – ont joué un rôle désormais bien connu durant les combats. Ils sont en partie financés par le Foreign Office [Ministère des Affaires Etrangères britannique], et la plupart des bureaux locaux étaient administrés par des hommes de Douma. J’ai retrouvé leurs bureaux démolis pas très loin de la clinique du docteur Rahaibani. Un masque à gaz trainait sur un container de nourriture avec un œil percé, et une pièce était occupée par une pile d’uniformes camouflés très sales. Mise en scène ? Je me le suis demandé mais j’en doute. L’endroit était jonché de capsules, d’équipements médicaux hors d’usage, et de dossiers, de lits et de matelas.

    Bien sûr que nous devons écouter leur version des faits, mais ce ne sera pas le cas ici : Une femme nous a dit que tous les membres des Casques Blancs à Douma avaient abandonné leur Quartier Général et choisi de prendre les bus affrétés par le Gouvernement et protégés par les Russes, pour rejoindre la province rebelle d’Idlib avec les groupes armés, lorsque la trêve fut négociée.

    Les étalages étaient ouverts, il y avait une patrouille de la Police militaire russe – un ajout optionnel lors de tout cessez-le-feu en Syrie à présent – et personne ne s’était même donné la peine d’investir les sous-sols de la prison islamiste interdite près du Square des Martyrs où les victimes étaient supposées être décapitées. Le complément de Police civile est fourni par le Ministère de l’Intérieur – ils portent de façon étrange des vêtements militaires – et ils sont surveillés par les Russes qui eux-mêmes peuvent – ou pas- être sous surveillance des seconds. Là encore, mes questions sérieuses sur le gaz furent accueillies avec ce qui sembla être une authentique perplexité.

    Comment se pourrait-il que des réfugiés en provenance de Douma arrivés jusque dans les camps de Turquie aient pu décrire une attaque au gaz dont personne aujourd’hui à Douma ne semble se souvenir ? Je me suis dit, alors que je marchais dans les tunnels entrecroisés de ces misérables prisonniers, que les citoyens de Douma vivaient si isolés les uns des autres depuis si longtemps que « l’information » au sens que nous lui prêtons, n’avait tout simplement aucune signification pour eux. « La Syrie n’en produit pas comme la démocratie à la Jefferson » – comme j’aime cyniquement à le dire à mes collègues arabes – et c’est effectivement une dictature impitoyable, mais pas au point d’intimider ces gens heureux de voir des étrangers parmi eux, et de les empêcher de réagir avec quelques paroles de vérité. Alors que m’ont-ils dit ?

    Ils m’ont parlé des islamistes sous le pouvoir desquels ils ont été obligés de vivre. Ils m’ont parlé de la façon dont les groupes armés avaient volé des logements aux civils pour se prémunir du gouvernement syrien et des bombardements russes. Les [islamistes de] Jaish el-Islam avaient brûlé leurs bureaux avant de fuir, mais les constructions massives qu’ils avaient édifiées à l’intérieur des zones de sécurité avaient été presque toutes réduites en bouillie par les raids aériens. Un colonel syrien que j’ai rencontré derrière l’une de ces constructions m’a demandé si je voulais me rendre compte de la profondeur de ces tunnels. Je me suis arrêté au bout de 2 kilomètres, lorsqu’il me fit observer en langage codé que « ce tunnel pourrait aussi bien mener jusqu’à la Grande Bretagne. » Ah oui… Mme May, me dis-je, dont les frappes aériennes ont été si intimement liées à ce lieu de tunnels et de poussière… Et de gaz ?

    Source : Robert Fisk, The Independent, 16/04/2018

    Traduit par BR pour le site www.les-crises.fr.


  • Un excellent communiqué du Syndicat de la médecine générale

    Communiqué de presse du 16 avril 2018

    Contre les expulsions à Notre-Dame-des-Landes,
    le Syndicat de la Médecine Générale se mobilise !

    Depuis le lundi 9 avril, jour où ont commencé les expulsions sur le site de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, des membres du SMG sont présent.e.s sur place au sein d’un collectif de soignant.e.s, en lien avec l’équipe « médic » des habitants. Le but de ce collectif est de participer aux soins et de témoigner d’éventuelles blessures faites aux habitant.e.s par les forces de l’ordre.

    Alors que des discussions étaient entamées pour l’avenir de ce territoire, après l’abandon du projet d’aéroport, le gouvernement a décidé de procéder à des expulsions violentes de nombreux lieux de vies. Il s’agit d’habitats alternatifs et collectifs respectueux de ce milieu fragile, dont certains développent des projets artisanaux et agricoles protégeant la biodiversité du site et la santé de tous et toutes.

    Le SMG s’insurge contre cette violence d’Etat qui refuse toute expérimentation d’organisation alternative collective et solidaire du vivre-ensemble. En effet, la ZAD n’est pas que le lieu d’un projet abandonné d’aéroport, elle est aussi un lieu d’expérimentation sociale utile à tou.te.s, y compris dans le soin et la santé. En tant que soignant.e.s, nous soutenons cette lutte sociale pour le droit à vivre différemment.

    Guillaume Getz, président
    François Meuret
    Marie Kayser

    Syndicat de la Médecine Générale
    52 rue Gallieni, 92240 Malakoff
    Tél : 01 46 57 85 85 - Fax : 01 46 57 08 60
    syndmedgen@free.fr




  • https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2018/04/544e22f6-c0b1-4a8a-9335-c91e32ec039b/738_000_par8166832_1.jpg
    Frappes en Syrie. L’Excellent Emmanuel Todd. Je partage tout à fait sa position ! NRobin

    https://francais.rt.com/france/49918-emmanuel-todd-tout-que-disent-russes-russie-satan-poutine

    Emmanuel Todd : « Tout ce que disent les Russes est considéré comme la parole de Satan »
    16 Apr 2018 | 16 avr. 2018Em
    manuel Todd le 7 mai 2015 à Paris.
    Emmanuel Todd le 7 mai 2015 à Paris. (image d’illustration)ERIC FEFERBERG / AFP
    https://goo.gl/images/2xYUfr
    L’historien et essayiste français Emmanuel Todd a analysé pour France Culture le traitement médiatique dont fait l’objet en ce moment la Russie. Entre « irrationalité » et « russophobie », il dénonce la vision négative qu’ont les Occidentaux de Moscou.
    Pour Emmanuel Todd, invité de France Culture ce 14 avril, soit quelques heures après les frappes conjointes de Paris, Washington et Londes contre Damas, la presse occidentale entretient « la vision d’une Russie hyper-puissante, menaçante, tentaculaire, totalitaire : une vision hallucinatoire ». Mais si la Russie est une « démocratie autoritaire », estime-il, Vladimir Poutine est « élu », les Russes sont informés, même s’il y a « un certain type de contrôle des organes de presse ». Comment alors expliquer l’obsession de la Russie dans la presse occidentale ?

    Emmanuel Todd dénonce la « vision extrêmement négative de la Russie » qu’ont les Occidentaux
    Selon Emmanuel Todd, une des raisons est d’ordre militaire. Car dans ce domaine, les Russes « sont revenus à parité » avec les Occidentaux, ils ont effectué une « remontée technologique ». « C’est le seul pays qui est aujourd’hui capable de faire face aux Etats-Unis sur le plan militaire », poursuit l’essayiste qui avait prédit dans les années 1970 la chute de l’URSS.

    « L’idée qu’un seul pays au monde [les Etats-Unis] serait capable de faire ce qu’il veut n’est pas un bon concept d’un point de vue libéral », dogme cher aux Américains, selon lui. « Si on pense en termes d’équilibre des pouvoirs, on peut se dire que c’est mieux ! Même si l’on n’aime pas la Russie, l’existence d’un pôle de stabilité qui n’a pas de possibilité d’extension [au vu de sa population] devrait réjouir », poursuit-il.

    « [Pourtant] il y a cette vision extrêmement négative de la Russie et donc tout ce que disent les Russes est considéré comme la parole de Satan, on dit que Poutine est un monstre », s’indigne Emmanuel Todd. Rapportant ses entretiens avec des officiels russes, il confie : « Le niveau intellectuel des diplomates russes est très supérieur à celui des Occidentaux. Ils ont une vison de l’Histoire, du monde, de la Russie : un contrôle de soi qu’ils appellent "professionnalisme". »

    J’ai dû aller sur le site de RT France, le truc russe, pour comprendre à peu près ce qu’il se passait en Syrie. C’était beaucoup plus détaillé, il y avait toutes les informations qu’il y avait dans les autres [médias], plus d’autres

    Tentant d’interpréter, avec difficultés, la russophobie qu’il estime poindre chez le Premier ministre Theresa May et le président américain Donald Trump, il concède « ne pas comprendre ». « Comment la Russie menace-t-elle l’Angleterre ? C’est plutôt Barnier [négociateur en chef de l’Union européenne sur le Brexit] qui les menace avec son jeu sur la frontière irlandaise. Pour Trump, chaque fois qu’il tire des missiles et qu’il dit des choses anti-russes, il a constaté que le Washington Post et le New York Times lui lâchent les baskets. »

    Emmanuel Todd recommande également « à tout le monde la lecture des textes de Lavrov [ministre russe des Affaires étrangères] et de Poutine s’ils veulent lire des choses intelligentes sur la géopolitique ».

    Il dresse en revanche un portrait sévère de la presse occidentale sur ces questions : « Je vous jure que ce matin [le 14 avril] les exposés du Guardian, du Daily Telegraph et du Monde sur ce qu’il se passait [en Syrie] étaient tellement mauvais, que j’ai dû, ce que je n’ai jamais fait de ma vie, j’ai dû aller sur le site de RT France, le truc russe, pour comprendre à peu près ce qu’il se passait en Syrie. C’était beaucoup plus détaillé, il y avait toutes les informations qu’il y avait dans les autres, plus d’autres. »

    Lire aussi : Syrie : Emmanuel Macron accuse la Russie d’être « complice » de l’utilisation d’armes chimiques


  • Manifestation kabyles (de la Grande Kabylie) à Bastille pour l’autodétermination

    Ça y est ! Alors que les algeriens n’ont pas fini d’enterrer leurs morts (257 morts dans un crash d’avion militaire), les indépendantistes kabyles manifestaient hier à Paris-Bastile pour l’autodétermination. Il ne manquait plus que ça à BHL pour aller au bout de ses projets ! Merci aux kabyles illuminés !
    Pourtant en Algérie, un bon nombre de communautés berbères ou non cohabitaient jusqu’ici sans trop d’histoires (comme en Yougoslavie dans le temps) Et dans une famille algerienne, nous pouvions encore être fiers d’être multiéthnique (chaoui, petit et grand Kabyle, sahraoui, beldi, benimzab, arabe, turc, etc.)
    Je suis moi-même d’origine arabo-kabylo-turque et fière de l’être !
    Dans la communauté kabyle de Grande kabylie (Tiziouzou), le racisme ethnique est palpable ces dernières années sans mettre tout le monde dans le même sac évidemment. Pour certains, le mouvement des indépendantistes catalans est un modèle à suivre.
    Avis donc aux agents de la CIA et du Mossad, à BHL, une occasion en or s’offre à eux pour des futures frappes chirurgicales en Algérie. Le sang a déjà coulé avec le GIA, je note également l’expansion de certains groupuscules évangélistes, mais ça ne marche pas !
    Ainsi et si je comprends bien, cette communauté qui fait partie de moi-même, accepte l’islamisation mais ni l’arabité ni l’algérianité dans son ensemble ! Pas clair !
    Bon courage !

    https://tamurt.info/fr/kabyles-de-paris-ont-marche-lindependance-de-pays

    Notez bien le titre de ce lien : « Les Kabyles de Paris ont marché pour l’indépendance de leur pays »
    Quel pays ???



  • https://www.les-crises.fr/michel-raimbaud-la-nouvelle-guerre-froide-se-transforme-progressivement-e

    Michel Raimbaud : “La nouvelle guerre froide se transforme progressivement en une guerre ouverte”

    Excellente synthèse de Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France au Soudan et en Mauritanie. Il est l’un de nos grands spécialistes du Moyen-Orient, et nous vous renvoyons vers son excellent livre Tempête sur le Grand Moyen-Orient

    Halte à la guerre infâme !

    Une guerre implacable, sauvage, meurtrière et destructrice, fait rage en Syrie depuis mars 2011. Devenue universelle grâce au renfort venu de 120 pays que l’Empire Atlantique a pu attirer dans sa galère, elle menace ces jours-ci de dégénérer en un conflit mondial au sens plein et entier du terme.

    Beaucoup parmi les plus optimistes n’en sont plus à se demander si la guerre des Trois (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne) aura lieu ou non, mais si elle s’allumera demain ou après-demain. On a beau en refuser la perspective tant elle heurte la raison, les réalités sont là. Il est évident que la nouvelle guerre froide que l’on a vu apparaître depuis une décennie entre l’Occident et ses complices d’une part, la Russie et ses alliés d’autre part, vire peu à peu à la guerre ouverte. Si le monde arabo-musulman est le théâtre privilégié et l’enjeu géopolitique de cet affrontement global entre l’Empire Atlantique déclinant et l’Eurasie renaissante ou émergente, la Syrie en est l’épicentre, pour diverses raisons, géopolitiques et stratégiques notamment.

    Dans nos « démocraties » occidentales qui unilatéralement se disent grandes, les « élites » qui ont soumis les populations à un lessivage de cerveau sans précédent font semblant de croire encore à la narrative mensongère, immorale et imbécile injectée depuis sept ans dans les méninges ramollies par le « mainstream » médiatique, universitaire et politique. Il serait étonnant que ces esprits pleins de morgue et de suffisance y croient vraiment : ce serait d’ailleurs inquiétant pour leur santé mentale. Ecartant donc l’hypothèse, on retiendra plutôt qu’ils ont trouvé un fonds de commerce gratifiant dans cette gigantesque escroquerie intellectuelle et qu’ils ont réussi à l’acclimater sous nos latitudes où l’on se dit cartésien, puisqu’elle provoque si peu de réactions… Pour l’instant !

    Si elles avaient une mémoire collective, les opinions se souviendraient du sort de l’Irak, de la Somalie, de la Libye…peut-être de l’ex-Yougoslavie, voire du Yémen où destructions et massacres se poursuivent sous l’égide de l’ami stratégique imprévu qu’est le jeune Mohammed Ben Salman, étreint avec effusion par notre ministre des affaires étrangères lorsqu’il débarque tel le Messie. Elles reverraient Colin Powell brandissant ses fioles venimeuses et chimiques pour justifier une invasion de l’Irak et son démantèlement. Pas de sa faute : il était, dira-t-il la bouche en cœur, mal informé par ses « services ». Mais les opinions « civilisées » (que l’on appellerait dédaigneusement « rues » si elles étaient « arabes ») sont anesthésiées par le flot de désinfo et de désintox, hébétées par les débats de société qui leur sont proposés ou imposés, toujours anecdotiques et marginaux. La guerre ou la paix ? Bof. Quant aux élus, ils sont superbement ignorés : à quoi pourraient-ils servir ?

    Frétillant comme son prédécesseur Hollande à l’idée de participer aux frappes contre la Syrie et le « régime de Bachar », Macron, qui réserve ses pensées complexes à son ami Trump, esprit bien connu pour sa subtilité, ose qualifier cette nouvelle attaque illégitime, arrogante et dépravée de « devoir moral ». Devons-nous nous habituer à voir par les nuits sans lune nos dirigeants se tortiller sur leur fauteuil, le doigt sur le bouton et le petit doigt sur la couture du pantalon, attendant le feu vert des fous du Pentagone ou de la Maison-Blanche pour lancer leurs engins meurtriers sur la Syrie qui ne les a jamais agressés ? Quelle sinistre comédie ! Comme si 400 000 morts, 13 ou 14 millions de réfugiés, exilés ou déplacés, un pays ravagé, ne suffisaient pas à combler le sens moral de ces hautes consciences. Après sept ans de mensonges éhontés, de destructions systématiques, de méfaits innommables, peut-on vraiment dire que « le respect de l’autre » est une « valeur de l’Occident » ?

    A la vue des séances consacrées à la Syrie et à l’audition des échanges qui les agrémentent, on peut dire que la prestation – navrante – du Conseil de Sécurité témoigne de la ruine globale du système international. Adieu aux vagues espoirs que l’on pouvait nourrir quant aux capacités des Nations-Unies et à son instance suprême en matière de paix et de sécurité à imposer un ordre pacifique. Les principes fondateurs du droit onusien, tels que les énonce la Charte fondatrice de San Francisco, ne sont plus ni respectés ni admis comme références par l’ensemble des Etats représentés à l’Assemblée Générale et certains des membres permanents du Conseil de Sécurité les bafouent sans même s’en cacher, ou les ignorent superbement. Les Trois Occidentaux, qui osent s’identifier sans complexe à la « communauté internationale » alors qu’ils représentent 7 à 8% de la population mondiale, constituent en effet le corps de bataille du parti de la guerre et du chaos, leurs adversaires – Russie, Chine, Iran, Syrie, etc…– représentant sans ambigüité le camp de la légalité et du droit.

    Au-delà du droit, c’est la diplomatie qui est en danger. Bien plus que le clivage Est/Ouest nouveau modèle, il faut incriminer la perte des us et coutumes, des pratiques, des normes et du langage de la diplomatie. Comment justifier le honteux spectacle des représentants occidentaux maniant la menace, l’injure, le mensonge et les propos aberrants dans l’enceinte du Conseil, transformé en parterre d’enragés et de falsificateurs ? Comment qualifier le grossier personnage élu par l’Amérique profonde et soutenu par son Etat profond dès lors qu’il bombarde ? Elephantman dans un magasin de porcelaine, il incarne mieux que tout autre avant lui le système que suggéraient, il y a quasiment un demi-siècle, Nixon et Kissinger dans la théorie du Mad Man : l’Amérique doit compter parmi ses dirigeants des cinglés dont l’imprévisibilité sera de nature à terroriser ses ennemis. M. Trump tweete parmi nous.

    La France ne vaut guère mieux. Elle fait partie de ces pays qui « prétendent dire le droit » tout en le violant à l’occasion, comme le reconnaissait implicitement son président en décembre dernier dans une interview à France 2. La voilà qui se joint au régime trumpiste criminel pour clamer qu’elle procédera à des frappes contre la Syrie, avec ou sans résolution du Conseil de Sécurité. Alors que son siège permanent est lorgné par de grands amis comme l’Allemagne, ne risque-t-elle pas de perdre à jamais son statut « privilégié » en s’affichant ainsi prête à bombarder sans mandat un Etat-membre, après avoir contribué à sa destruction et tenté de renverser son président légitime ?

    Ne scie-t-elle pas la branche sur laquelle elle est majestueusement assise, cette France qui naguère tenait la Charte onusienne pour une Bible et fondait sa diplomatie sur la légalité internationale, et qui désormais en bafoue régulièrement les principes majeurs : égalité souveraine des Etats, non-ingérence, droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et droit des Etats à choisir leur régime politique sans ingérence étrangère ? Cette France que l’on écoutait souvent, la « trouvant juste même lorsqu’elle se montrait injuste ».

    Revenons aux fondamentaux. Malgré la phrase sacro-sainte qui, en Occident et dans notre Hexagone, sert de gilet pare-balle aux mieux intentionnés, rappelons que Bachar Al Assad, président légitime d’un pays en guerre, sans qui la Syrie ne serait plus qu’un souvenir, fait seulement son devoir. On servirait moins souvent la rengaine qu’il n’est « pas irréprochable » si l’on posait la question de l’honorabilité de ses ennemis ou détracteurs, qu’ils soient sauvages ou mal dégrossis, ou délicats et donneurs de leçons. Irréprochables, les dirigeants des « grandes démocraties » ? Irréprochables, ceux qui soutiennent l’insoutenable et en masquent l’horreur ? Irréprochables ces retraités aveugles, sourds et muets quant aux crimes inscrits à leur palmarès ?

    Nos présomptueux dirigeants qui n’ont cessé de jouer avec le feu et sont responsables de l’embrasement, ne s’émeuvent pas pour autant, sûrs de leur bon droit et de leur aptitude à gérer les évènements entre affinitaires de belles manières. Si nous l’ordonnons, pensent ces va-t-en guerre qui adorent les ordonnances, il faudra bien que la piétaille des braves gens se mette en marche, au pas cadencé, avec tambour et trompette. C’est le métier de la France d’en bas d’obéir sans broncher à celle d’en haut, pensent-ils. Eh bien non ! Il faut leur donner tort. La France est partie prenante dans la nouvelle agression qui se prépare. Si par grand malheur elle est lancée, nul n’en connaît les suites. Il y aura des représailles et nous ne serons pas épargnés. « Pourquoi nous ? » ou « nous ne savions pas » seront de piètre utilité.

    Réveillons-nous car il se fait tard.

    Michel Raimbaud


  • Une série de crashs d’avions militaires en Algérie !!!

    https://www.nouvelobs.com/monde/20180411.OBS5005/algerie-le-crash-d-un-avion-militaire-fait-257-morts.html

    L’Obs

    Algérie : le crash d’un avion militaire fait 257 morts

    Le crash a fait 257 morts, majoritairement des militaires. (Anis Belghoul/AP/SIPA)
    Aucune hypothèse n’a été pour l’heure avancée pour expliquer l’accident qui s’est produit peu après le décollage de l’appareil.
    Par L’Obs

    Publié le 11 avril 2018 à 15h13
    Un avion de l’armée algérienne s’est écrasé mercredi 11 avril peu après son décollage de la base aérienne de Boufarik, à une trentaine de kilomètres au sud d’Alger, faisant 257 morts, majoritairement des militaires.

    Un photographe de l’AFP sur place pouvait voir l’épave calcinée et noircie de l’appareil dans une zone inhabitée, un champ situé à une centaine de mètres des murs d’enceinte de la base aérienne.

    Les flammes qui ont ravagé la quasi-totalité de l’avion sont désormais éteintes, a-t-il constaté. Des dizaines de camions de pompiers et des centaines d’ambulances étaient visibles sur les lieux, bouclés par les forces de sécurité qui empêchaient journalistes et badauds de s’approcher.

    Pas de survivant
    Le crash a fait 257 morts, majoritairement des militaires et des membres de leurs familles, a annoncé le ministère algérien de la Défense dans un communiqué.

    Les victimes sont les dix membres d’équipage et 247 passagers, « dont la plupart sont des personnels de l’Armée nationale populaire ainsi que des membres de leurs familles », précise le ministère, sans faire état d’éventuels survivants.

    Le vice-ministre algérien de la Défense, également chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP, forces armées algériennes), le général Ahmed Gaïd Salah, s’est rendu sur les lieux de l’accident et a ordonné la mise en place « immédiate d’une commission d’enquête afin de déterminer les circonstances de l’accident », selon le ministère de la Défense.

    Un avion de fabrication russe
    L’appareil accidenté est un Iliouchine IL-76, un quadriréacteur civil ou militaire de fabrication soviétique puis russe, à bord duquel une centaine de personnes avaient pris place, avait indiqué dans un premier temps une source militaire à l’AFP.

    Selon le site internet du constructeur, l’IL-76 peut transporter entre 126 et 225 passagers selon les versions.

    « Un avion de transport militaire assurant le vol Boufarik - Tindouf - Béchar s’est écrasé ce matin du 11 avril 2018 dans le périmètre de la base aérienne de Boufarik dans un champ agricole inhabité », avait indiqué auparavant le ministère algérien de la Défense.

    Tindouf, à 1.800 kilomètres d’Alger, près des frontières du Maroc et du Sahara occidental, abrite de nombreux camps de réfugiés sahraouis, ainsi que le siège d’administrations de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée en 1976 par les indépendantistes du Front Polisario.

    Le Polisario, soutenu par Alger, réclame l’indépendance du Sahara occidental, revendiqué par le Maroc qui en occupe la majeure partie depuis 1975.

    Béchar, à 1.000 kilomètres environ au sud-ouest d’Alger, abrite une importe base militaire, près de la frontière fermée entre l’Algérie et le Maroc, les deux frères ennemis du Maghreb.

    Une série de crashs
    Aucune hypothèse n’a été pour l’heure avancée pour expliquer l’accident.

    Plusieurs appareils de l’armée algérienne se sont écrasés ces dernières années, faisant des dizaines de victimes. Le plus grave de ces dernières années remonte à février 2014 : 77 personnes − militaires et membres de leurs familles − avaient péri dans l’accident d’un Hercules C-130, appareil de transport de l’armée algérienne, qui s’était écrasé alors qu’il survolait le mont Fortas, près d’Oum El Bouaghi (500 kilomètres à l’est d’Alger).

    Une personne avait survécu. Le ministère de la Défense avait attribué l’accident aux mauvaises conditions météorologiques.

    Plus récemment en 2016, 12 militaires algériens ont été tués dans l’accident de leur hélicoptère qui s’était écrasé dans le sud du pays en raison d’une panne technique.

    En novembre 2014, un chasseur MiG-25 de l’armée algérienne s’était écrasé lors d’un entraînement à 200 kilomètres au sud d’Alger, après que son pilote se fut éjecté. Un mois auparavant, un bombardier Sukhoï-24 s’était écrasé lors d’un entraînement au sud d’Alger, tuant les deux militaires à bord.

    En décembre 2012, deux pilotes de l’armée de l’air algérienne avaient péri dans la collision en plein vol de leurs deux avions de combat au cours d’un entraînement à Tlemcen, dans l’extrême ouest algérien.

    Un mois auparavant, six personnes – cinq militaires et un représentant de la Banque d’Algérie – avaient été tuées dans la chute d’un appareil CASA C-295 de l’armée de l’air algérienne, dans le sud-est de la France, un accident attribué à une accumulation de givre.

    (Avec AFP)