• THE ISLAND

    C’est sans doute à ça qu’on reconnait les périodes d’inquiétude : Le succès un peu inattendu des émissions de télé réalité basées sur le concept de survie en milieu hostile. A croire qu’on envie les migrants renvoyés dans leurs pays respectifs, à défaut d’être respectables. Ou alors, on pronostique qu’une telle vie correspondra à notre quotidien de demain, et on commence à accumuler les tuyaux :
    Par exemple : Comment allumer ses clopes quand Daech aura fait exploser tous les briquets, dans un futur proche ? Comment se nourrir de coquillages gratuits quand on aura été chassés par le grand Capital en direction des côtes italiennes ?
    Ca n’a pas l’air évident. Mais, si vous aviez projeté un régime pour maigrir, ça a l’air encore plus efficace qu’un séjour de deux semaines dans un hôtel restaurant brésilien.
    Sauf qu’au Brésil, même si tu survis miraculeusement, tu ne gagnes rien. Et personne ne te filme en commentant tes exploits, genre :
    – J’aperçois Patrice, notre candidat normand, qui tente de sortir de la piscine en ébullition pour rejoindre le bar….Aie ! Il commande une salade de tomates aux vers frais alors qu’il n’est pas encore sorti de sa turista d’hier ! Kévin tente en vain de le dissuader. Trop tard.
    – Tout à fait, Thierry. D’ailleurs, Kévin est celui qui, jusque ici, s’en est le mieux sorti, puisqu’il se nourrit exclusivement de sucre en poudre et de pain rassis depuis son arrivée à l’hôtel. Du coup, il n’a perdu qu’une dizaine de kilos en dix jours.
    – A propos, a-t-on reçu des nouvelles de Samia ?
    – Elle est tirée d’affaire. Mais, cette idée, aussi, d’aller se baigner dans la mer !
    – Elle n’y avait trempé qu’un pied.
    – Exact. Celui qu’on du amputer.

    Une manière de rappeler le fait qu’au final, l’aventure avec un grand L demeure accessible à tous. Demandez aux migrants syriens. Ils vous le confirmeront. C’est juste la notoriété qui est plus difficile d’accès.
    Encore que le petit Aylan, bien. Il a du faire autant de couv que Loana et Nabila réunies. Mais à quel prix. Surtout quand on n’aime pas trop se noyer.


  • LE RETOUR DES MIGRANTS

    Ah ! Qu’entends-je par « retour » ? Celui du thème, ou celui « des héros et des hommes, qui, les premiers débarqués sur les rives de Troyes… » ? C’est d’ailleurs justement dans le coin, sauf qu’à l’époque, Aga et Erdogan n’avaient pas le même nom, et la belle Hélène ne portait pas encore le voile islamique.
    Bref, vous faites comme chez vous. Il ne m’appartient pas d’imposer à mes nombreux exégètes telle interprétation de mes propos qui ne leur conviendrait pas.
    Ceci étant posé, mieux vaut sans doute évoquer le retour des SDF dans leur village natal, ou ce qu’il en reste, que celui d’un thème qui semble désormais définitivement démodé.
    Ben oui ! Qui se préoccupe encore du petit Aylan, depuis qu’un pauvre CRS a pris un pavé dans la tronche, au grand dam des « Je suis flic » d’il y a quelques mois ? Sincèrement désolé, Petit Aylan, tu as été remplacé dans l’imaginaire collectif par une mi-brute qui avait mal attaché son casque. Du coup, tu peux continuer à te noyer en paix dans ton coin, vu que les photographes sont partis.

    Sans parler du fait que, depuis que les grands frères du jeune Aylan se sont mis en tête de violer les teutonnes égarées, d’aucuns commencent à se dire que mieux vaudrait les remettre aussi à l’eau, pas celle de Cologne, celle de la mer Egée, pas celle qui a perdu son Shah, celle dans laquelle les syriens sont invités à jouer un remake de Titanic, mais sans Léonardo.
    Bref, problème réglé. On peut enfin passer à autre chose : La montée en régime du petit banquier sournois, la descente aux enfers des deux mi-grands, le grand retour des soixante-huitards (copie au 1/25ème), ou, plus important, le procès à venir de la pauvre Nabila, avec laquelle Mathieu Delormeau a été si cruel, ce qui nous confirme que Cyril Hanouna a bien raison de lui taper dessus.

    Je vous rassure tout de même, pour le cas où vous vous intéresseriez à des drames démodés : Les migrants sont exterminés en toute transparence, et les conditions d’abattage sont exemplaires. C’était d’ailleurs la moindre des choses, vu le tarif que nous prend Erdogan.
    Ok, je sais ce que tu vas encore dire, ami humaniste : Ca ressemble à s’y méprendre à la Solution Finale. Mais, justement, c’est pour éviter la montée du fascisme.
    Enfin, un truc du genre.
    D’ailleurs, personne ne s’est plaint.


  • MACRON

    Le Lecanuet Nouveau est arrivé ! Il s’appelle Emmanuel Macron. Il est jeune, beau, et très propre. D’ailleurs, les banquiers le sont toujours. Les banquiers, et les femmes de ménage. Mais il est assez facile de distinguer ces dernières, car elles disent : « Essuyez vos pieds, s’il vous plait, monsieur Macron ». Du coup, il ne te vient pas à l’idée de négocier le Tafta avec madame Rodriguez, et c’est aussi bien ainsi.
    A part ça, Macron est un centriste, c’est-à-dire un écologiste pro-nucléaire comme Corine Lepage. Et ça, ça pose problème, vu qu’il n’existe plus que l’espace d’un cheveu entre les Républicains et le Parti Socialiste Mais Sans Plus. Il n’empêche : Certains ont par le passé cherché à occuper cet espace avec le succès que l’on sait. Le dernier en date était François Bayrou, si l’on zappe Borloo, le bien nommé, puisqu’en serbo-croate, « Borloo » signifie : « Rien ». Exemple :
    – Tu vois quelque chose, Miraschlovicsz ?
    – Borloo, désolé. A part le Macron, dans la niche du chien.

    Bref, sauf à être un peu niais, on a donc déjà compris que Macron était voué à succéder à Hervé Morin, à la Mairie de Trifouillis-les-Hamster, et, ce, dans le meilleur des cas. Sauf qu’il est le seul à en ignorer, et je pense que ça serait un mauvais service à lui rendre que d’éclairer sa lanterne.
    Du coup, le malheureux continue à faire son Montebourg, encouragé par une presse plus servile que réaliste, ou plus réaliste que servile, vu que, sans les aides de l’état, l’espérance de vie d’un journal est désormais de cinq heures, dix minutes, et douze secondes.
    Une manière de confirmer le fait que, si Macron est assez niais pour démissionner, il pourra retourner bosser chez Rothschild un ou deux mois après avoir compris le film. Ou chez Habitat. Habitat qui, d’ailleurs ?

    Ceci dit, Macron a quand même un plan : Trahir tous les gens qui l’ont poussé vers les sommets. Bien. En effet, c’est comme ça qu’on fait. Sauf que c’est plus compliqué que dans les séries télé. Il ne suffit pas d’avoir un mauvais fond. Il faut aussi avoir des complices, des complices sûrs, que l’on tient par les couilles, et qui savent racketter les entreprises.
    A moins qu’il ne s’allie avec Bayrou. Eh ! Ca lui ferait déjà trois députés, enfin, jusqu’au schisme.

    • Publicité et politique, par Yves Jeanneret & Emmanuel Soüchier (Le Monde diplomatique, décembre 1994)
      http://www.monde-diplomatique.fr/1994/12/JEANNERET/7644

      En France, dès 1965, les politiques sont entrés en publicité avec la campagne présidentielle de Jean Lecanuet. La publicité s’est alors vendue à la politique afin d’exploiter ce nouveau marché. Ce faisant, elle a façonné de l’intérieur le discours politique comme un message publicitaire. A-t-on seulement pris la mesure de ce risque ?

      Mettant entre parenthèses sa double dimension idéologique et marchande, la publicité a ensuite revendiqué un retour à l’autonomie. Au cours des décennies Mitterrand, elle s’est autoproclamée artistique. Inversement, confrontée à une véritable crise du sens, la valeur politique tendait à perdre ses repères. Jeu de balancier où le retour à la forme par l’art rééquilibrait le sens perdu de la politique.


  • NUIT DEBOUT

    Eh ! Dieu m’est témoin que je n’ai rien contre les bavards qui veulent refaire le monde, sinon, je cesserais définitivement d’aller au bistrot. Et puis, tout cela me rappelle un peu ma jeunesse, quand j’étais encore beau et con, et que je croyais encore en quelque chose.
    Bref, Nuit Debout me fait un peu penser à un remake soft de Mai 68. Une réplique au 1/100ème déjà prête à exposer au musée de la révolution conviviale. Tout est d’ailleurs au 1/100ème : La violence, pour faire joli, les discours, pour faire intelligent, et la surface corrigée des Evènements, proportionnelle à son intérêt.
    Bref, on devine que personne n’en n’a en réalité rien à foutre. Alors, on envoie les boueux tous les matins nettoyer la Place de la République, après le départ de noctambules, pour le cas où certains d’entre eux porteraient plainte contre la Mairie après avoir contracté la Gratouille. Et, tous les jours, la télé a la politesse de faire un sujet de 1’30 sur la Révolution en cours. Eh ! 2000 babas, tout de même, presque l’équivalent des pénultiens membres du comité de soutien à François Hollande.
    Incroyable, d’ailleurs, de constater la descente aux enfers du malheureux. Je reconnais qu’il est nul, mais autant de haine…
    Ceci dit, personne ne l’obligeait à faire le sac de frappe. Pourquoi ne se tire-t-il pas avec les sous ? Au Panama, par exemple. Qu’est ce qu’il risque ? La honte ? C’est déjà fait. Tout le monde lui chie dessus, même son ami (il n’en n’avait plus qu’un, mais, pas de chance, celui-ci l’a trahi).
    Bref.
    Mais pour en revenir à nos vaches laitières, ou à nos chevaux bon marché, « Nuit Debout » me fait quand même penser à une fiction, un truc à filmer, pour l’édification de nos, de vos enfants :
    – Tu vois, Kévin, ça se passait comme ça partout quand j’étais jeune, beau, et con.
    – Tu veux dire : Vous étiez tous bourrés ?
    – Euh, un peu. Mais surtout, on croyait en quelque chose, un monde idéal où le chauffeur de taxi serait l’égal de BHL.
    – Con ?
    – C’est ça. Mais en moins riche, et en moins bien peigné.
    – J’avoue que ça fait rêver.


  • Extrait de : "Pape François contre Superman", de Marcel Grromph, aux Editions du T.Rex Aristotélicien, publié le 12 Mars -65 000 023 av. Jean Claude.

    LES LANCEURS D’ALERTES

    Il existe différends types de lanceurs d’alertes. Juste pour mémoire, « types » n’est pas restrictif. Le lançage est d’ailleurs accessible aux femmes, aux vieillards, et aux enfants en bas âge, même si ces derniers ne défraient que rarement la chronique, vu que personne ne les croit quand ils déclarent : « Eul curé, y m’a touché ».
    Sauf depuis peu.
    Durant la guerre, les lanceurs d’alerte avaient surtout pour fonction de signaler la présence de juifs dans la cave du voisin. Notez au passage le fait que cette tâche peu valorisante a fini par lasser ceux qui s’y adonnaient.
    Je pense que c’est aussi bien ainsi. D’autant que ces personnes se sont souvent reconverties dans la délation d’anciens collabos, histoire de redonner du boulot aux pauvres gendarmes frustrés de ne plus servir à rien, après le départ des boches.
    Bref.
    Vous avez sans doute intégré le fait que « lanceur d’alerte » était la traduction valorisante de « balance ». Exemple : Votre enfoiré de patron fraude le fisc. Eh ! Avoue qu’il ne fait que son boulot. Toi aussi, tu frauderais le fisc si tu avais du fric à planquer. Pas de chance, tu es au Smig, et ta femme est au chômage. Mais si elle pouvait obtenir le RSA en bidouillant un peu, sûr qu’elle ne s’en priverait pas. Juste un conseil : N’en parle surtout pas à la belle sœur, car sinon, elle aura vite fait de se transformer en lanceuse d’alerte, malgré les 1000 E que tu lui as prêtés l’année dernière et qu’elle te rendra au Jugement Dernier.
    Juste pour mémoire, le Jugement Dernier est programmé en Mai 2017, selon François Hollande.
    Re bref. On s’en fout. D’autant que c’est hors sujet, comme les compléments d’objet direct. Donc, disais-je, si tu dénonces quand même ton taulier, en dépit de mes mises en garde récurrentes, au lieu, par exemple, de le faire chanter, comme le ferait tout employé normal, tu vas accéder au statut glorieux de redresseur de torts persécuté par le grand capital.
    Concrètement, ton boss va te foutre dehors, et même Pole Emploi refusera de t’accueillir. Sapin enverra les huissiers pour saisir ta télé basse définition et ton canapé en skaï, la banque déchirera ta carte bleue, et la police viendra perquisitionner chez toi.

    Eh ! Qu’est-ce que tu espérais, mon pauvre Zorro ? La Légion d’Honneur ? Désolé, ami psychorigide, la Légion d’Honneur, c’est pour les honnêtes gens, comme Balkany, Platini, Sarkozy, Guérini, et Panzani Ravioli.
    ………..Pardon ? …..Ah, Wolinski ! En effet. Mais il était mort. Et il ne croyait à rien. La preuve, il avait bossé à l’Huma.
    C’est tout sauf une critique, vu que, si l’Huma publiait mes chroniques, je n’hésiterais pas non plus à me moquer des ennemis de Joseph Staline, surtout si c’est payé d’avance en petites coupures usagées.
    Comme quoi on est peu de choses, même quand on meurt pour des idées à la con.


  • La grosse arnaque des lanceurs d’alerte.

    Sapin prétend avoir programmé une loi pour défendre les lanceurs d’alerte. Mais il n’envisage même pas un encouragement financier, comme aux USA. Juste une assistance juridique.
    Dans le même temps, Sapin ne remet pas en question la nouvelle loi européenne sur le secret professionnel, qui pénalise de fait les lanceurs d’alertes.
    En résumé : Sapin se fout de notre gueule, et protège ouvertement les fraudeurs et les empoisonneurs.
    Note : A sa place, je ferais pareil.
    Mais pourquoi personne ne pense à m’acheter ?


  • DES FILMS D’ACTION

    Si vous n’aimez pas les films genre « Trois femmes dépressives au bord du suicide, enfermées dans un hôtel particulier de la banlieue de Crevure-les-Béthune, s’interrogent sur le sens de leur existence », vous pouvez bien sûr vous rabattre sur un film de Steven Segall. Je vous donne une idée du pitch. C’est d’ailleurs toujours le même :
    Un ancien de la CIA, rompu aux arts marcios et au tir de fête foraine, vole au secours d’un ami dont la fille chérie a été enlevée par un arabe fumeur plus ou moins nazi. Il est quand même assisté par Tom, un brave black dont on comprend vite qu’il ne va pas tarder à se faire tuer à la cinquième minute, après avoir été cruellement torturé, si nécessaire. Par malheur, Steven est arrivé une minute trop tard, mais, rassurez vous, il a quand même assassiné une douzaine de malfaisants avec son pistolet à 120 coups, celui qui fait mouche à chaque fois, sauf à la fin des interventions, pour que le héros puisse démontrer sa capacité en matière de karaté et disciplines associées.
    Puis, nouveau rebondissement. Gloria Pétasse est enlevée par les fumeurs mal rasés. Steven avait fait la connaissance de Gloria peu auparavant. C’est une agent(e) de la CIA municipale de Crevure-les-Béthune. Au début du film, elle n’appréciait pas trop Steven, vu qu’il conduisait sans permis et tapait sur les ivrognes du Penalty. Mais on devinait quand même que la virilité du héros ne la laissait pas indifférente. Du coup, on ne s’étonne guère du fait que, après la libération de Gloria, opérée par Superman, juste au moment où le fumeur allait la défigurer à l’acide islamique, le top model revêtira son plus beau débardeur, et se joindra à l’expédition punitive suivante. Précisons au passage le fait que Gloria est également experte en arts marcios. Elle est d’ailleurs très souple, comme le concurrent Roger Van Damme, un autre ex agent de la CIA à la retraite, mais qui ne figure pas dans le film, vu que faut pas mélanger les torchons et les mouchoirs, sauf chez moi….
    ….Pardon ? …..Ah, tu veux connaitre l’épilogue ? Sincèrement désolé, ami mais sans plus, c’est comme d’habitude. Steven détruit la drogue des fumeurs, brûle leur argent, puis extermine les malfaisants. Gloria, quant à elle, lui sauve la vie juste avant le combat de karaté final, avec super fumeur, le mauvais. Ce dernier périra empalé sur un objet tranchant lambda, que je te laisse libre de choisir, vu que le client a quand même des droits.
    Donc, merci d’avoir participé à la rédaction du scénario, ami lecteur lambda. Steven me charge de te remercier.
    Bref.


  • ET MERDE

    On dira ce qu’on voudra, la vie n’est pas rose tous les jours. D’ailleurs, pourquoi, rose ? Ca serait mieux que bleu, ou caca d’oie ? Et pourquoi, « d’oie », d’ailleurs, et pas de hamster ? Note au passage le fait que, si ton hamster fait des crottes roses, c’est sans doute qu’il a des hémorroïdes, et ça, crois moi, c’est pas drôle.
    Ben oui : Tu as déjà entendu quelqu’un te dire : « Jean Marie Bigard est drôle comme une hémorroïde » ? Ben non. En fait, ça ne voudrait pas dire grand-chose.
    Juste pour mémoire, « dire grand-chose » est un compliment. Exemple : « Hier, Finkielkraut a dit grand-chose sur la Place de la République ». En fait, il a dit : « Gnan, gnan, gnan ». Mais c’est mieux que rien, surtout s’agissant d’un philosophe professionnel.
    Du coup, il a été chassé du Paradis terrestre de gauche par les néo trotskistes, lesquels manifestaient ainsi leur jalousie pathologique. Ca vient de « Pathos », sans doute un mousquetaire syndiqué.
    En attendant, ma Renault Limace est toujours en rideau, et je suis obligé d’aller au bistrot à pied. Et comme mon évier est bouché, je commence à soupçonner la série, vous savez, la loi qui veut que les merdes volent en escadrille. A quoi ressemblera la prochaine catastrophe ? Une maladie tropicale au nom imprononçable ? Une lettre de la banque ? Une visite de la tante Berthe ?
    Mais c’est quand même bizarre cette propension des épaves à tomber en panne. A croire que certains véhicules ne se bonifient pas en vieillissant. Ceci dit, elle va peut être guérir toute seule, comme les dépressifs ou les catholiques. Même pas besoin de médicaments.
    Du coup, je me demande si j’ai bien fait de mettre un comprimé d’Efferalgan dans le réservoir. J’aurais sans doute du me méfier en constatant le fait que ça ne débouchait pas non plus l’évier. J’aurais été plus avisé de consulter un site dévolu aux malédictions sur la Toile. Tu racontes ton histoire, et un analphabète te donne plein de mauvais conseils, comme : « Débouche le filtre à essence »…Mais avec ses mots à lui, bien sûr, car sur ce type de site, on s’exprime généralement en patois hyctamère.
    Et si je passais le furet dans la sonde PMH ?
    Sinon, il y a une église en face de chez moi. Je vais peut être commencer par un cierge à Saint Maclou, et, si ça ne marche pas, je péterai la gueule au curé.






  • Extrait de "Les Bororos sont des Araras un peu cons", de Claude Lévy Strauss, aux éditions du Hérisson Agnostique, Mars 1792.

    "DESIR D’AVENIR

    De mémoire, c’est Ségolène Royal qui avait ainsi baptisé son micro-parti. Comme si il existait des gens assez niais pour se représenter leur avenir aux côtés de cette pouffiasse. Alors que même Hollande, qui est pourtant un champion de la résilience, a fini par renoncer.
    A noter quand même le fait que Ségolène avait ajouté un S à avenir, une manière de laisser entendre qu’elle tolérait plusieurs options. Par exemple, la plébisciter, ou lui taper sur l’occiput à coups de marteau.
    J’aime bien : « Occiput », soi-dit en passant. C’est rare, les mots qui font rêver. Ca doit être à cause de « pute ». Sauf qu’on n’y a plus droit, depuis quelques jours. Les putes ont encore le droit de travailler, mais les clients sont priés de les laisser racoler sans trop s’approcher, sinon, on leur pique trois mois de RSA.
    Dur. Mais c’est vrai qu’on s’en fout un peu. En fait, ça n’emmerde vraiment que les putes, et Antoine. Donc, on s’en fout.
    …………….Pardon ? ……..Ah ! Tu ne connais pas Antoine ? C’est une sorte de chanteur, comme Renaud. Sauf que, lui, au moins, il a cessé de nuire.
    Bref.
    Mais c’est quand même bien triste, toutes ces libertés envolées, depuis les années 70. On ne peut même plus fumer dans les tabacs, ni rouler bourré, ni faire des blagues racistes, ou jeter ses ordures dans la forêt. Ou alors, il faut les passer préalablement à l’eau de Javel pour effacer les traces ADN. Du coup, vu le surcroit de travail, autant aller à la décharge.
    Re-bref.
    Mais, pour en revenir au sujet, c’est quand même bizarre que des gens puissent encore croire en leur avenir, à part Ségolène, bien sûr, qui peut encore raisonnablement espérer une place de bibliothécaire à la MJC de Crevure-les-Béthune, après le naufrage de son ex. Eh ! Comme dit mon employée de maison, madame Rodriguez : « La Roche Tarpéienne est près du Capitole, mais essuyez vos pieds SVP, monsieur Patrice, vu que je viens de passer la serpillière ».
    Juste pour mémoire, une « serpillière » est une sorte de pièce de tissu épais qui ressemble un peu à Hervé Morin.
    C’est tout sauf une critique.
    D’autant que j’ai appris il y a peu qu’il était une personne importante dans ma région. Et tu voudrais que j’aie foi en l’avenir ?"


  • Extrait de "Et mon cun, c’est du pounet ?" de Gustave Fnaubert, aux éditions du Kangourou Dépressif, Mars 2007.

    DESIR D’AVENIR

    De mémoire, c’est Ségolène Royal qui avait ainsi baptisé son micro-parti. Comme si il existait des gens assez niais pour se représenter leur avenir aux côtés de cette pouffiasse. Alors que même Hollande, qui est pourtant un champion de la résilience, a fini par renoncer.
    A noter quand même le fait que Ségolène avait ajouté un S à avenir, une manière de laisser entendre qu’elle tolérait plusieurs options. Par exemple, la plébisciter, ou lui taper sur l’occiput à coups de marteau.
    J’aime bien : « Occiput », soi-dit en passant. C’est rare, les mots qui font rêver. Ca doit être à cause de « pute ». Sauf qu’on n’y a plus droit, depuis quelques jours. Les putes ont encore le droit de travailler, mais les clients sont priés de les laisser racoler sans trop s’approcher, sinon, on leur pique trois mois de RSA.
    Dur. Mais c’est vrai qu’on s’en fout un peu. En fait, ça n’emmerde vraiment que les putes, et Antoine. Donc, on s’en fout.
    …………….Pardon ? ……..Ah ! Tu ne connais pas Antoine ? C’est une sorte de chanteur, comme Renaud. Sauf que, lui, au moins, il a cessé de nuire.
    Bref.
    Mais c’est quand même bien triste, toutes ces libertés envolées, depuis les années 70. On ne peut même plus fumer dans les tabacs, ni rouler bourré, ni faire des blagues racistes, ou jeter ses ordures dans la forêt. Ou alors, il faut les passer préalablement à l’eau de Javel pour effacer les traces ADN. Du coup, vu le surcroit de travail, autant aller à la décharge.
    Re-bref.
    Mais, pour en revenir au sujet, c’est quand même bizarre que des gens puissent encore croire en leur avenir, à part Ségolène, bien sûr, qui peut encore raisonnablement espérer une place de bibliothécaire à la MJC de Crevure-les-Béthune, après le naufrage de son ex. Eh ! Comme dit mon employée de maison, madame Rodriguez : « La Roche Tarpéienne est près du Capitole, mais essuyez vos pieds SVP, monsieur Patrice, vu que je viens de passer la serpillière ».
    Juste pour mémoire, une « serpillière » est une sorte de pièce de tissu épais qui ressemble un peu à Hervé Morin.
    C’est tout sauf une critique.
    D’autant que j’ai appris il y a peu qu’il était une personne importante dans ma région. Et tu voudrais que j’aie foi en l’avenir ?



  • Je n’aime pas trop pomper les brèves des autres, mais celle là est un petit chef-d’oeuvre. Elle est de Mathieu Madénian, dont j’envie le talent.
    « La cote de popularité de François Hollande est passée sous celle d’Emile Louis ».


  • Extrait de "Dieu est sans doute homosexuel", de Jean Paul XVI, aux Editions du T. Rex compatissant, Avril 3016.

    LES BURQAS HAUTE COUTURE

    Eh ! Comme disait ma grand-mère, c’est pas les putes qui manquent, c’est le pognon. Bref. Dans la mesure où Ispicedicounasse a quand même plus de fric que nos gourgandines hexagonales, pourquoi ne pas lui proposer du sur mesure, après tout ? Par « mesure », j’entends bien sûr celle du QI salafiste, qui dépasse quand même, ceci dit, soyons objectifs, celui du hamster, quand bien même tous les chercheurs ne parviendraient pas à se mettre d’accord sur les chiffres exacts.
    Bref. On devine d’ailleurs que, si les hamsters trouvaient du pétrole, Galliano ne manquerait pas de plancher sur le sujet…Celui de leur vêture, bien sûr, pas celui de l’extraction du pétrole, vu que, chacun son métier, et les poules seront bien gardées. Note, dans un hangar, ça ne doit pas être trop difficile.
    Encore que certaines se font parfois tatouer les plans du bagne dans l’espoir de tromper la vigilance des matons, également appelés, lors des périodes de baisse des cours : « Manifestants indignés ». Eh ! C’est quand même plus prestigieux, avouez le, que « tortionnaires de gallinacés », ou « tortionnaires de gallinacés ou agonistes », s’agissant des éleveurs de vaches laitières ou de chevaux bon marché (plus rares).
    Ok ! « Agonistes », mais sans plus, surtout aux yeux du haut couturier, lequel devra, on s’en doute sans doute, augmenter drastiquement sa surface de stockage de tissus colorés et festifs. Même remarque concernant la salafiste, qui requiert beaucoup plus de tissu qu’une dinde, surtout si on doit tout couvrir. Ceci dit, entre une dinde salafiste et une gourgandine de collection (d’été), le delta peut être, le cas échéant, quasi négligeable. Corollairement, un string de dinde ne requiert que quelques centimètres carrés de tissu, d’où d’ailleurs son cout modique, surtout comparé à une burqa saoudienne.
    Désolé de vous perdre dans ces considérations techniques, mais vous me remercierez le jour où les dindes exploiteront des gaz de schiste.
    Je sais, je sais. Pour l’instant, cette remarque vous semblera passablement absurde, dans la mesure où l’extraction par fracturation hydraulique demeure prohibée en France. Mais va expliquer ça à une dinde. Ce ne sont que des bêtes, après tout.
    Ou à Hervé Morin.
    Tiens, à ce propos, vous l’imaginez avec une burqa multicolore, Hervé Morin ? Lui qui, jusqu’ici, ne parvenait jamais à capter l’attention, je vous parie qu’il y parviendrait enfin, au grand dam d’Elisabeth Badinter.


  • Je sais....
    Ce blog qui n’en n’est pas un, vu son caractère autiste, a surtout vocation à sauver le monde. Il n’empêche...
    Joey Starr a-t-il eu raison ou non de gifler Gilles Niais, le chroniqueur vedette de Cyril Hanouna ?
    Pas évident de trancher.
    D’un côté, c’est vrai que Joey Starr est un gros con, techniquement parlant, même si on peut lui concéder un bon feeling, contrairement au Nouveau Renaud, qui lave plus blanc, sans parler du pin’s Fillon offert avec le CD.
    Bref.
    D’un autre côté, qui n’aurait envie de claquer la gueule de Gilles Verdez, ou, d’ailleurs, de la totalité des chroniqueurs du méchant Hanouna ?....
    Ok, bête et méchant, mais au premier degré, façon Bagdhadi, mais en pire, puisque plébiscité.
    Ok, on s’en fout, ami lecteur happyfewesque. J’en conviens.
    En résumé, Loana a raison. Ca mérite d’ailleurs d’être enregistré, puisque c’est la première fois qu’elle dit un truc sensé : Hanouna est une merde. Ses disciples sont des merdes, et il n’y a pas de raison intelligible pour que cet abruti soit le seul autorisé à leur donner des coups, même si je ne critique pas le principe.
    Amen.


  • La vengeance de Mamie Zinzin.

    Bientôt dans les bacs : Le tome trois des aventures de Mamie Zinzin, avec de nouveaux et spectaculaires rebondissements !
    Rappel des épisodes précédents :
    Incarcérée à l’Asile pour vieux milliardaires de Crevure-les-Béthune, Mamie se morfond en feuilletant son album de famille. Mais elle a déchiré toutes les photos de Mademoiselle Rapace, sa fille, depuis que cette dernière l’a fait mettre aux fers après avoir volé ses sous.
    Pire encore, son gigolo homosexuel gérontophile campe aux portes de la prison, accompagné par le brave Rapetou, l’honnête fiscaliste qui lui avait jadis fait gagner tant de sous.
    Dieu merci, coup de théâtre ! Les méchants serviteurs de Mamie viennent d’être inculpés pour faux témoignage, et Mademoiselle Rapace en personne risque désormais le bagne pour subortion de témoins, diffamation, complot en bande organisée, et j’en passe.
    Mamie Zinzin récupérera-t-elle ses sous ?
    Mademoiselle Rapace sera-t-elle assassinée dans sa cellule de Versailles par une prostituée sarkozyste ? François Henry Bannier sera-t-il décoré du grand Gode de Saint Eusèbe par le Président Juppé ?
    Vous le saurez en lisant les tomes trois (La vengeance...) et quatre (Much ado about nothing) de « La Comédie humaine au 21ème siècle », aux éditions du Hamster Haineux.


  • NUIT BAVARDE

    Super ! On n’a même plus besoin d’aller sur Internet pour changer le monde. Désormais, il suffit de prendre sa bagnole et de se rendre à Paris, après avoir programmé le GPS sur : « Place de la République ».
    Bien. Mais méfiez vous quand même des modérateurs. On les reconnait facilement à leur air renfrogné, et à leur tonfa, si vous ne savez pas ce que c’est, demandez à Bruce Lee, le célèbre modérateur asiatique.
    Ceci dit, je vous rassure : La modération n’intervient généralement que passés les minuits, quand les familles contestatrices quittent les lieux, et que le Finkielkraut et les hooligans débarquent.
    Si vous ne savez pas ce que c’est au juste qu’un Finkielkraut, je vous explique : C’est comme un Finkelkraut, mais avec un « i » entre le « k » et le « e ». Rassurez-vous, ça ne fait pas mal. J’ai d’ailleurs connu il y a longtemps une Biernard Hienry Lievy, qui était affligé par ce syndrome, et qui m’a affirmé ne pas trop en souffrir, sauf, bien sûr, le jour de la Saint Bernard, où ses géniteurs prenaient prétexte de l’anomalie pour lui offrir une claque en lieu et place d’un petit tonneau de rhum. Du Négrita, si j’ai bonne mémoire.
    Du coup, le pauvre, mais sans plus Biernard n’était pas autorisé à secourir les skieurs hors piste enfouis sous la poudreuse. Mais il avait quand même le droit de les lapider, et ne s’en privait pas, selon un ami à moi moniteur de pédalo, que le Club Med avait envoyé par erreur à Tignes, consécutivement à une faute de frappe. (Il avait frappé le fils Giscard).
    Désolé pour ce bref hors sujet.
    Il n’y a d’ailleurs pas de pédalos Place de la République, et c’est sans doute aussi bien ainsi. L’endroit est en effet assez exigu, surtout si on le compare à l’Océan Pacifique, mais je cite l’Océan Pacifique comme je pourrais citer Cicéron, ou Biernard Hienry Liévy, lequel écrit à ses heures perdues, surtout de manuels de pédalo, on de caillassage de skieurs.
    Mais notez le fait que, si Nuit Debout avait lieu dans l’Océan Pacifique, tout le monde pourrait s’asseoir, soit au fond de l’eau, pour les manifestants équipés d’un scaphandre, soit sur le siège du pédalo. Il serait également envisageable de laisser parler plusieurs personnes à la fois, et même de réserver les eaux territoriales du Japon à Finkielkraut, sans que ça ne dérange qui que ce soit. La diversité serait ainsi mieux respectée, et même Alain Minc pourrait être autorisé à nous expliquer pourquoi il serait opportun de taxer les SDF, ou de vendre les organes de Fantine.
    J’aurais bien sûr aimé être plus complet, et vous parler de Jacques Attali, et de Robert Excrément, lesquels veulent eux aussi changer le monde, et patientent actuellement dans les couloirs du métropolitain en attendant que la place se vide. Vous les reconnaîtrez sans doute sans peine si vous les croisez sur les quais. Jacques arbore un chapeau de djihadiste marqué Ricard, et Robert est déguisé en pingouin.


  • Le saviez vous ?
    La moitié des éoliennes que vous apercevez au loin quand vous voyagez n’est pas raccordée au réseau électrique. Et on continue d’en installer. Si vous vous demandiez pourquoi, souvent, les éoliennes ne tournaient pas, même par vent fort, vous avez désormais l’explication.


  • Selon Julian Assange, c’est la CIA qui a piraté Fonseca et laissé fuiter les Panama Papers.
    On trouve dans ces dossiers peu d’américains : 200, contre 1000 pour la « petite France ». On y trouve surtout des dossiers incriminant Poutine et Xi Jinping, plus des politiciens du monde entier, mais aucun responsable US.
    L’hypothèse est donc recevable. Reste à la démontrer.
    En attendant, c’est le black-out total sur l’info en Chine, où Xi Jinping entretient son image d’ennemi de la corruption autoproclamé. Censure de la presse, d’Internet, etc..


  • Tafta

    Alors qu’en Allemagne, des centaines de milliers de manifestants ont défilé contre ce traité secret, que seuls quelques privilégiés peuvent consulter sans photographier ni prendre de notes, la gauche française semble s’en désintéresser. L’enjeu est pourtant de taille. (Gaz de schistes, OGM, poulets aux hormones, pesticides cancérigènes, etc etc).


  • Le Brésil est il vraiment un pays émergent ?
    On a coutume d’assimiler, surtout dans les journaux français, le Brésil à la Chine ou à l’Inde.
    Or, c’est de toute évidence une erreur. Les structures de bases font défaut dans ce pays, où la plupart des routes sont à peine carrossables, la poste ne fonctionne pas, les voies ferrées sont presque inexistantes, l’eau et l’électricité sont mal distribuées, l’administration et la police sont inefficaces et corrompues.
    Si on y ajoute l’inertie d’une population analphabète et démotivée, généralement non formée pour les tâches à effectuer, on comprend que faire de ce pays un pays émergent est tout simplement une erreur.

    Le Brésil est un pays de cauchemar pour les investisseurs, lesquels se tirent d’ailleurs les uns après les autres, dégoûtés par l’impossibilité évidente de gagner de l’argent dans ce pays..
    C’est au point qu’on se demande comment le génial Lula a pu booster un temps le pouvoir d’achat, qui a quasi triplé durant son mandat.
    Bref, vraiment dommage que Dilma Roussef ait cédé aux marchés, et mis en place une politique d’austérité suicidaire. Mais je n’ai pu m’empêcher de sourire face aux accusations de corruption la visant, dans un pays, que je connais un peu, où 100% de la population magouille à longueur d’année. Les « juges » de Dilma Roussef sont d’ailleurs tous corrompus, et le contraire serait étonnant. On ne peut rien faire sans magouiller, dans ce pays béni des dieux (80 églises pour la seule vile d’Olinda, près de Récife !).
    Bref, on devine que la population va voter pour le retour de la dictature. La presse (100% de droite) et l’église les y pousse.
    Retour à la case départ, et fin de l’illusion. Mais, de toute façon, c’était plié d’avance. Lula n’en n’a que plus de mérite, pour avoir un temps pu relancer l’économie via une démarche typiquement keynésienne. Mais cette population de tarés ne méritait pas un tel leader.
    Ceux qui n’ont jamais vécu là bas seront sans doute choqués par mon propos.


  • Ca fait longtemps que la loi protégeant les lanceurs d’alerte a été votée. Bien. Mais quid du décret d’application ?
    Apparemment, on l’a oublié.
    Sans doute au grand dam de Sapin et Touraine.
    De même qu’on a « oublié » de protester contre la loi européenne sur le secret des affaires.