Paul Mesnager

Étudiant à Sciences Po Grenoble, master Moyen-Orient, stagiaire au Monde Diplomatique

  • Le gouvernement envisage des centres de rétention pour les personnes fichées « S »
    http://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2015/12/09/le-gouvernement-envisage-des-centres-de-retention-pour-les-personnes

    Le gouvernement continue d’explorer de nouvelles voies pour développer l’arsenal sécuritaire à sa disposition. Parallèlement à la consultation du Conseil d’Etat sur son projet de réforme constitutionnelle, le gouvernement de Manuel Valls sollicite l’avis de la haute juridiction sur certaines des mesures complémentaires qu’il envisage pour renforcer les moyens de la police dans la lutte antiterroriste.

    De façon explicite, le ministère de l’intérieur demande ainsi au Conseil d’Etat si la loi peut permettre l’internement administratif des personnes qui font l’objet d’une fiche « S » (pour prévenir des menaces à la sécurité publique ou à la sûreté de l’Etat), mais qui n’ont jamais été condamnées.

    « La loi peut-elle autoriser une privation de liberté des intéressés à titre préventif et prévoir leur rétention dans des centres prévus à cet effet », interroge ainsi le texte révélé par le site Lundi Matin. Une telle mesure irait ainsi plus loin que le camp des Etats-Unis à Guantanamo, qui ne concerne pas les citoyens américains.

    http://seenthis.net/messages/438173 via Nouvelles d’Orient



  • "Vingt et un ans après le génocide des Tutsis, l’étau judiciaire se resserre autour de plusieurs officiers de l’armée française qui assuraient le commandement ou l’exécution de l’opération "militaro-humanitaire" Turquoise, déployée par Paris dans l’ex-Zaïre et au Rwanda fin juin 1994, sur mandat de l’ONU.
    Révélés ce mardi 1er décembre par France Info et Mediapart, des documents déclassifiés et autres témoignages, recueillis par les magistrats parisiens en charge, depuis février 2005, d’une information judiciaire contre X pour « complicité de génocide » visant l’armée française"
    http://www.jeuneafrique.com/283471/politique/france-rwanda-des-officiers-francais-soupconnes-de-complicite-de-genoc


  • "Rob Lawrie risque jusqu’à cinq ans de prison et 30 000 euros d’amende. Son crime, selon la justice française qui le jugera en janvier : avoir tenté de faire sortir une enfant afghane de quatre ans du camp de réfugiés de Calais, afin de lui faire rejoindre sa famille au Royaume-Uni.
    La galle. Le froid. L’humidité. Les privations. Dans l’enfer de Calais, où le plus grand bidonville d’Europe, mal nommé la « Jungle », « accueille » désormais quelque 6 000 réfugiés, le quotidien n’en finit plus d’empirer. À 50 kilomètres des côtes britanniques, un véritable drame humanitaire se joue, dans l’indifférence quasi-totale des pouvoirs publics." Son histoire :
    http://www.jeuneafrique.com/278204/societe/immigration-britannique-risque-prison-sorti-enfant-de-jungle-de-calais


  • Contre qui la France est-elle en guerre ? Selon les discours et les périodes, contre le « terrorisme international », contre le « jihadisme », contre la « barbarie intégriste », etc. Ce texte n’a pas vocation à discuter de ces dénominations imprécises, des généralisations abusives qu’elles impliquent et des paradoxes qu’elles sous-tendent (alliances à géométrie variable, soutien à des régimes dont les politiques favorisent le développement des courants « jihadistes », participation à des interventions militaires qui renforcent ces courants, etc.). Il s’agit plutôt de souligner que la France a, en réalité, emboîté le pas aux États-Unis de George W. Bush dès septembre 2001 (guerre en Afghanistan, législation « antiterroriste ») et fait sienne, sans toutefois le dire, la rhétorique et la politique du « choc de civilisation ».

    https://blogs.mediapart.fr/enavant/blog/141115/vos-guerres-nos-morts-julien-salingue