Guillaume Beaulande

Journaliste indépendant- Collaborateur du Monde diplomatique et de Mémoire des luttes



  • Panamá: el presidente Juan Carlos Varela anuncia el establecimiento de relaciones diplomáticas con China y la ruptura con Taiwán - NODAL

    “Esta es una situación que un mandatario responsable no podía seguir perpetuando”.

    http://www.nodal.am/2017/06/panama-el-presidente-juan-carlos-varela-anuncia-el-establecimiento-de-relacion

    Lire sur ce sujet : https://www.monde-diplomatique.fr/2016/05/BEAULANDE/55450

    https://youtu.be/xV0h8RTS2d8

    #Taiwan
    #Chine
    #Amerique_centrale
    #diplomatie


  • A Panama, de « justes causes » toujours en attente de solution…, par Jean-Michel Caroit (Le Monde diplomatique, janvier 1991)
    https://www.monde-diplomatique.fr/1991/01/CAROIT/10076
    https://www.monde-diplomatique.fr/local/couv/1991-01.jpg

    Près d’un an après avoir envoyé ses marines et ses bombardiers « rétablir la démocratie » à Panama, le président George Bush a accompli une grande tournée (...)

    #Panama
    #Manuel_Noriega


  • Le choc des barbaries - Editions Syllepse
    https://www.syllepse.net/lng_FR_srub_37_iprod_683-le-choc-des-barbaries.html
    http://www.syllepse.net/syllepse_images/produits/choc_des_barbaries.1200.jpg

    Quinze années se sont écoulées depuis l’attentat du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center à New York, quinze années rythmées par de nouveaux attentats et par une « guerre au terrorisme » sans fin.
    « À lire absolument, car il s’agit du texte le plus percutant et le plus rigoureux qu’on puisse lire sur cette guerre », écrivait Le Monde diplomatique à propos de la première édition de ce livre, parue en 2002.
    Cette réédition enrichie d’un chapitre et de deux préfaces, inédits en français, éclaire les événements en cours conçus comme l’affrontement de deux barbaries. Celle de l’iniquité d’un monde mis en coupe réglée par le grand capital et ses fondés de pouvoir installés à la Maison Blanche. Celle de l’« intégrisme islamique radical et anti-occiden­tal », qui est selon l’auteur, « l’expression dévoyée et réactionnaire du ressentiment des classes moyennes et des couches plébéiennes contre le développement difforme du capitalisme et la domination occidentale, souvent aggravés par un pouvoir local despotique ».

    #lecture
    #terrorisme


  • Enjeux et cartographies de la chaîne du livre - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    http://cqfd-journal.org/Enjeux-et-cartographies-de-la

    Chaque année, le marché du livre se concentre davantage entre les mains de grands groupes industriels, de moins en moins liés historiquement aux métiers de l’édition. Il en va par exemple ainsi de Scor assurances dirigé par Denis Kessler, ex vice-résident du Medef qui a racheté les prestigieuses Presses universitaires de France, ou de Lagardère, qui, après avoir fait fortune grâce à la vente d’armes détient aujourd’hui Hachette, Grasset, Fayard, etc.

    La diffusion-distribution, métier peu valorisant consistant à promouvoir les nouveautés dans les lieux de vente et à assurer la livraison des commandes, s’est rendue maître du secteur, générant les meilleurs chiffres d’affaire et orientant les choix de publication des éditeurs en fonction de la rentabilité des produits.

    Quant aux points de vente, ils ont aussi évolué ces dernières années : les librairies ne représentant plus qu’une vente sur cinq. Le reste se distribue entre Internet (Amazon, Decitre, etc.), les Relay détenus par Hachette/Lagardère (qui ont su créer un monopole dans les gares générateur d’arbitraire dans le choix des titres) ou les grandes surfaces (Auchan, Leclerc, etc.).

    La carte réalisée en septembre 2016 pour le dossier du numéro n°146 de CQFD, « Des livres et des luttes » permet de saisir en quoi la poésie, la critique, la pensée et la vivacité que les livres promettaient de conserver dans leurs pages sont en train d’être assassinés par les logiques du marché et le néolibéralisme.

    #edition
    #livre


  • « Radicalisation » : le mot qui tue, par Pierre Rimbert (février 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/mav/151/RIMBERT/57056 #st

    En 2017, parmi les appellations piégées qui ruinent le langage et rongent la pensée, celle de « #radicalisation » occupe sur le plateau du Scrabble idéologique la case du mot compte triple. C’est d’abord, depuis le 11 septembre 2001 jusqu’à la vague actuelle d’attentats djihadistes qui endeuille la planète, l’expression d’une capitulation intellectuelle. Celle de chercheurs et de journalistes qui se résignent à ne plus expliquer « pourquoi » afin de ne pas paraître excuser. Rien ne sert de comprendre quand on peut châtier : que cette pensée d’Inquisition arme les défenseurs patentés du savoir et des Lumières contre l’obscurantisme salafiste suggère que ce dernier a déjà marqué des points.



  • Argentina: organizaciones sociales preparan un plan de lucha por la Ley de Emergencia Social | NODAL
    http://www.nodal.am/2017/01/argentina-organizaciones-sociales-preparan-un-plan-de-lucha-por-la-ley-de-emer
    http://www.nodal.am/wp-content/uploads/2017/01/0000300189-300x175.jpg

    Ante la falta de reglamentación de la ley de Emergencia Social y la ausencia de certeza de cuándo ocurrirá, la Confederación de Trabajadores de la Economía Popular (CTEP), Barrios de Pie y la Corriente Clasista Combativa (CCC) preparan un plan de acción con una movilización para el próximo 31 de enero y una gran manifestación para mediados de febrero junto a otras organizaciones sociales y las centrales obreras.

    #Argentine



  • What If Facebook And Twitter Made You Read An Article Before You Could Share It?

    http://www.forbes.com/sites/kalevleetaru/2017/01/15/what-if-facebook-and-twitter-made-you-read-an-article-before-you-could-share

    One of the most fascinating statistics about how we consume and share news online revolves around how few of us actually read the news articles we share – we see an interesting headline and click the “share” button to blast it out to all our friends and followers without ever reading further. In fact, upwards of 60% of links shared on social media were posted without the sharer reading the article first.

    [...]

    Many news outlets today use JavaScript-powered beacons embedded in their articles to track how far readers scroll through each article, the time they spend on each section of the article and other micro-level assessments of engagement.
    Today all of that data is typically just fed back into a statistics portal and used for ad marketing, but the same tools could easily be turned around to assess whether a reader
    A) never read the article at all,
    B) skimmed just the lead paragraph quickly,
    C) skimmed the first half of the article quickly,
    D) scrolled quickly down the full length of the article, but scrolled too fast to really take in any of the details,
    E) scrolled quickly, but paused several times to read sections in more detail,
    F) read the entire article in detail or
    G) some combination of the above.

    [...]

    In fact, in its proposal to combat “fake news” Facebook has proposed offering precisely such public indicators on news and other shared links to reflect that one of its fact checking organisations has disputed the contents of the article.
    Thus, Facebook is tracking how much time users spend reading each post/link and the technology is or shortly will be in place to assign and display “truth” scores for each post/article, meaning Facebook has all of the pieces in place to assign a public “engagement”

    [...]

    Perhaps, then, the biggest benefit would be forcing the world’s online citizenry to become more information literate, to read and think about the information they consume before blindly sharing it with the planet and force us all to spend a bit more time thinking about what we read online and a bit less time acting as illiterate carrier pigeons.

    #meta

    https://seenthis.net/messages/561034 via schrödinger


  • Southern rail strike causes worst disruption in 20 years | Business | The Guardian
    https://www.theguardian.com/business/live/2016/dec/13/southern-rail-strike-after-court-rejects-appeal-live-updates
    https://i.guim.co.uk/img/media/685a682ce92bf8705d3ba7cc3cd7deb324dd8ff8/0_181_3264_1958/master/3264.jpg?w=1200&h=630&q=55&auto=format&usm=12&fit=crop&crop=faces,entropy&bm=normal&ba=bottom%2Cleft&blend64=aHR0cHM6Ly91cGxvYWRzLmd1aW0uY28udWsvMjAxNi8wNS8yNS9vdmVybGF5LWxvZ28tMTIwMC05MF9vcHQucG5n&s=4177480aea028ed4e25465854ee5c671

    Tens of thousands of commuters have faced travel chaos on the Southern rail network in an escalating dispute over who closes train doors. A strike by train drivers has brought Southern rail services to a complete halt after the court of appeal rejected a second attempt by the rail company to block the action.
    Transport secretary Chris Grayling dismissed the strike as “futile” and threatened to introduce measures to restrict strikes on the rail network. He said: “We are thinking very carefully about how we take things forward. I’m not going to rule anything in or anything out today.”

    #Train
    #Transport
    #Grande_Bretagne


  • Brasil : renuncia asesor y amigo de Temer por el escándalo de corrupción en Petrobras | NODAL
    http://www.nodal.am/2016/12/brasil-renuncia-asesor-y-amigo-de-temer-por-el-escandalo-de-corrupcion-en-petr
    http://www.nodal.am/wp-content/uploads/2016/12/21jun2013-michel-temer-na-festa-de-50-anos-de-casados-do-advogado-jose-yunes-1481729721404_615x300-300x140.jpg

    Doit-on rappeller que ce sont les mêmes qui sont à l’origine de la « destitution » de Dilma Roussef ?

    Assessor do presidente Michel Temer (PMDB), o advogado José Yunes, pediu demissão do cargo no Planalto nesta quarta-feira (14) após ter tido seu nome citado no acordo de delação premiada do ex-executivo da Odebrecht Claudio Melo Filho.
    O delator afirmou que parte do repasse de R$ 10 milhões feito pela empreiteira ao PMDB, a pedido do próprio Temer, foi entregue no escritório de advocacia de Yunes, em São Paulo.

    #Brésil
    #Corruption
    #Odebrecht



  • « Oui, il y a une idéologie cachée » : le mea culpa de David Pujadas sur son 20h - L’Express
    http://www.lexpress.fr/actualite/medias/oui-il-y-a-une-ideologie-cachee-le-mea-culpa-de-david-pujadas-sur-son-20h_1
    http://static.lexpress.fr/medias_11253/w_1901,h_1426,c_crop,x_147,y_3/w_605,h_350,c_fill,g_north/v1481311685/david-pujadas-3_5762029.jpg
    C’est chose faite @thibnton @philippe

    Lorsque R.Barthes parlait de vaccine au sujet des mea culpa journalistiques salvateurs et à peu de frais, il n’imaginait sans doute pas qu’on atteindrait de tels sommets confessionnels... Le doigt bien placé sur la couture du Pantalon.

    « C’est par leur rhétorique que les mythes bourgeois dessinent la perspective générale de cette pseudophysis, qui définit le rêve du monde bourgeois contemporain. »

    « Vaccine : On immunise l’imaginaire collectif par une petite inoculation de mal reconnu ; on le défend ainsi contre le risque d’une subversion généralisée. »
    R.Barthes

    Questionné sur les critiques faites à son journal -"de droite" et « libéral »-, le journaliste « le plus crédible de France » selon un récent sondage, indique qu’il va « faire un mea culpa ». « Oui, le journal véhicule sans doute une vision du monde : l’idée implicite que le salut et le bonheur résident dans la consommation ou l’accumulation des richesses. [...] Or la croissance non mesurée, l’attention portée aux autres, [...] c’est essentiel dans une société. Mais on ne la traite pas. En ce sens, oui, il y a une idéologie cachée. »

    #medias


  • Vive le Diplo !
    Indépendance de la presse
    http://valiakaimaki.gr/?p=517
    Indépendante, la presse ?
    2016_10_08_20_ans_amis
    Table ronde avec Serge Halimi, Valia Kaimaki, Jutit Morva, Pierre Rimbert

    Comment peut-on définir l’indépendance de la presse ? J’imagine qu’il n’y a pas 36 moyens : cela passe nécessairement par l’indépendance financière et par l’indépendance politique.

    En Grèce, la presse a dû oublier les deux depuis bien longtemps. Bien avant que la crise ne frappe le pays.

    Bien sûr, il ne faut pas sous-estimer cette dernière. Elle a marqué – et continue de marquer – tous les aspects de la vie sociale, toutes les institutions et presque toutes les activités individuelles et collectives. Elle ne peut donc pas ignorer les média de manière générale et la presse en particulier. Tous les groupes de presse, tous les média en ont souffert : réduction des recettes publicitaires, gonflement des emprunts bancaires, licenciements des journalistes et autres employés, introduction de nouvelles formes de travail “flexibles”, resserrement du nombre de média, changements qualitatifs et quantitatifs du contenu sont quelques-unes des conséquences de la crise.

    Au début des années 1950, première date pour laquelle nous disposons des données officielles sur la progression des ventes de la presse, les ventes totales des neuf quotidiens du matin et des sept quotidiens du soir atteignaient 107 millions d’exemplaires par an. Au cours de la période dite “d’or”, pendant les années 1980, les ventes annuelles arrivaient à 295 millions d’exemplaires ! Mais après les 30 ou plutôt 40 glorieuses, un bouleversement majeur s’est produit. L’introduction de la télévision privée en 1989 a provoqué des réactions en chaine, le monde de la presse a été pris au dépourvu. Les mains sont passées du papier à la télécommande. En 1990, les premiers coups significatifs sont enregistrés, signe de ce qui allait suivre : une chute brutale d’environ 50 millions d’exemplaires.

    En 2002, la télévision privée compte déjà plus d’une décennie de toute puissance, tandis que l’Internet entre peu à peu dans la vie du citoyen (je pense que maintenant on doit dire « consommateur des produits médiatiques » n’est-ce pas ?) et réduit davantage la vente des journaux. La circulation baisse brutalement. Et c’est ainsi que l’on arrive en 2008, quand survient la crise financière. La presse grecque suit la même baisse progressive, observée dans tout l’Occident – même si les “éditions renforcées”, les offres et les éditions du dimanche ralentissent un peu la chute. Il faut préciser que la presse en Grèce, depuis un moment a pris l’habitude d’offrir des produits divers pour un prix plus élevé (aujourd’hui 4,5 Euros). Des livres, des magazines – qui ont conduit à la mort des magazines hebdomadaires quand les journaux ont commencé à produire et offrir à leurs lecteurs leurs propres éditions hebdomadaires. Il peut s’agir aussi de coupons de réduction pour le supermarché ou un plein d’essence. A partir de ce moment-là, les lecteurs ont commencé à choisir le journal en fonction de la promotion offerte. Plus tard et aujourd’hui encore de telles astuces permettent de retarder la mort des journaux.

    Revenons à nos chiffres. En 2008 les neuf quotidiens du matin et les treize quotidiens du soir vendaient 104 millions d’exemplaires à l’échelle nationale. En 2009, les ventes baissent à 92,8 millions et en 2010 on parle alors de 79 millions. Pendant la période 2010- 2015, on observe ainsi une nouvelle baisse de 56 millions d’exemplaires. En 2015, la descente aux enfers marque une nouvelle baisse de 8,0%.

    Une presse indépendante peut-elle exister quand les promotions et la chute des ventes phagocytent toute tentative de servir le journalisme ?

    Malheureusement, il y a pire. En 2008 une tentative de cartographier les tenants des capitaux de la presse montre que le contrôle est exercé par une dizaine de pôles financiers, souvent détenus par des familles dont les intérêts financiers ont des ramifications dans presque toute l’économie.

    Les acteurs dominants tirent leurs richesses et leur influence des activités surtout maritimes, aujourd’hui même encore peu touchées par la crise. D’autres acteurs, principalement des entrepreneurs de travaux publics, cèdent leur pouvoir, en laissant plus d’espace aux armateurs ou à des fonds provenant de l’étranger. Les problèmes qu’affrontent quelques-uns de ces nouveau mediarches avec la justice n’ont aucun effet sur leur activité dans le secteur des medias.

    Ceux qui étudiaient les medias en Grèce savaient qu’il s’agissait d’une bulle financière qui finirait par éclater. Mais personne n’avait imaginé ni la rapidité ni la violence qui ont caractérisé cet éclatement : des milliers de licenciements, des liquidations d’entreprises, des non – paiements des salaires. Parce que pendant la période de vaches maigres, les patrons ont montré leur visage le plus dur et le plus vindicatif envers les employés et collaborateurs. Aujourd’hui ils conservent leurs branches médiatiques seulement quand elles se montrent utiles comme moyen de pression sur le pouvoir politique et pour manipuler de l’opinion publique. Il y quand même et ceux qui ne sont pas parvenus à survivre comme la plus grande chaine télé, MegaTV, que l’on a laissé mourir, entrainant avec elle le premier groupe de presse (en prestige au moins), l’Organisation de Presse Lamprakis. Actuellement, on cherche un acheteur et les employés ont été avertis qu’ils ne seront certainement pas payés avant le 15 Octobre –leur dernier salaire remonte à il y a trois mois- et ils ne le seront probablement jusqu’à que ledit acheteur soit trouvé.

    Dans ce contexte, il ne faut pas oublier le rôle joué par les banques. Quand tout s’écroulait et qu’aucune entreprise ou aucun particulier n’étaient assez crédible pour dénicher un prêt bancaire, les banques continuaient à alimenter seulement les groupes de presse qui adoptaient une disposition amicale envers le gouvernement. C’est ainsi qu’un grand journal, illustre exemple d’une presse indépendante a disparu : Eleftherotypia, qui a hébergé l’édition grecque du diplo pendant 13 ans.

    Il est donc clair qu’en Grèce, la sphère publique n’existe plus. Et la population, et parmi celle-ci surtout les couches les moins fortunées ainsi que les personnes les plus âgées, celles qui n’ont pas les moyens de trouver des sources d’information alternatives, n’ont plus accès à une information diversifiée.

    Un autre élément très important est le manque complet de fiabilité envers la presse en général et les journalistes en particulier. Les deux derniers sondages qui ont été effectué en 2013 montrent que les medias considérés comme les plus fiables sont les nouveaux média électroniques.

    Plus précisément, 51% des participants aux sondages ont déclaré que les chaînes de télévision n’étaient absolument pas fiables et 31% affirmaient avoir peu de confiance pour s’informer auprès d’elles. S’agissant de la presse, les chiffres correspondants pour les quotidiens étaient de 29% et 27%.

    En ce qui concerne la fiabilité des institutions, les médias occupent la 15ème place, la presse et la 16ème, la télévision figure loin derrière de l’armée et l’église qui se positionnent en tête.

    Ces résultats sont confirmés par la dernière étude de l’Institut Reuters (Digital News Report 2016)[1], pour 2015 qui montre qu’en Grèce la fiabilité des média est très faible et les citoyens préfèrent s’informer presque exclusivement via les média en ligne. Cependant, même quand ils naviguent sur la toile, ils préfèrent visiter les sites attachés à une chaine télé à 55%, les sites attachés à un journal à 70% et les sites indépendants à 91% ce qui constitue le plus grand pourcentage en Europe.

    Cette une des raisons pour lesquelles malgré l’acharnement des média contre Syriza, l’électorat n’a pas été affecté ni lors des deux élections générales de 2015, ni lors du referendum.

    Cependant, cet acharnement a créé un climat d’extrême méfiance, voire d’hostilité chez Syriza tant envers les patrons des média qu’envers les journalistes.

    Il est évident que l’indépendance de la presse nécessite également un cadre institutionnel favorable, qui par exemple restreindrait la concentration économique. Syriza l’a bien compris et a préparé tout un arsenal législatif pour l’attribution des licences d’émission pour la télévision privée, la régulation de la presse régionale, une plateforme pour la publicité, un registre des média en ligne. Mais on accuse Syriza de ne pas viser à réguler le paysage mais de le remodeler. A son avantage, si possible.

    Il pourrait y avoir du vrai dans ces accusations mais dans un paysage où tout s’écroule, où tout se trouve à la marge de la légalité, la volonté de restaurer cette légalité est plus que justifiée. Malgré les erreurs. D’une situation de complaisance entre pouvoir financier, pouvoir politique et presse, nous sommes passés à une situation où le pouvoir politique a retiré sa participation de ce triangle.

    Cependant ceci ne garantit aucunement l’indépendance de la presse. Car les patrons espèrent que Syriza ne sera qu’une parenthèse politique et que bientôt tout retournera à l’ordre établi.

    Ainsi, en Grèce, les chances de survie de la presse apparaissent extrêmement limitées. Serait-ce illusoire de croire qu’elle sera en mesure de retrouver son indépendance financière et politique en même temps que sa crédibilité ?

    [1] http://www.digitalnewsreport.org/survey/2016/greece-2016


  • Une semaine au « Macondo » référendaire - Un témoignage sur Mémoire des luttes
    http://www.medelu.org/Une-semaine-au-Macondo

    Dimanche 2 octobre : c’est la singulière impression d’avoir rendez-vous avec l’histoire colombienne qui prévaut, de sentir les lueurs de l’aube percer au bout de cette longue guerre, d’entrevoir enfin la possibilité d’alléger ce pays que nous portons sur le dos. Soyons clairs, nous étions optimistes ! Le « oui » ne pouvait que l’emporter, et ce bien en dépit des discours haineux qu’avait déchaîné la néfaste campagne uribiste du « non » [1]. Nous sommes donc là, réunis devant le consulat colombien de Paris, observant avec tendresse les familles se prononcer pour la « paix en Colombie », les enfants glisser le bulletin de vote de leur parent « pour un nouveau pays ». Ce sont ces images enthousiastes que nous emportons avec nous le soir pour attendre avec une certaine impatience les résultats. Vers 23 h 00 notre optimisme prend forme : le « oui » l’emporte en France avec 82.53% des voix, puis dans la plupart des bureaux de vote des colombiens de l’extérieur… S’ensuit le dépouillement des urnes en Colombie où le « oui » commence avec un léger avantage, le « non » à ses trousses. Nous retenons notre souffle, puis la panique, l’angoisse

    #colombie
    #processus_de_paix
    #referendum


  • « Récupérer le Brésil rouge », ainsi résumé par l’intéressé, le projet de rétablir les comptes par Michel Temer, prévoit entre autres réforme du code du travail de 1943, des retraites etc., de geler pour 20 ans les dépenses publiques...

    Temer busca congelar el gasto público por 20 años - HispanTV, Nexo Latino
    http://www.hispantv.com/noticias/brasil/300456/brasil-michel-temer-congelar-gasto-publico-20-anos
    http://217.218.67.233/hispanmedia/files/images/thumbnail/20161008/02145071_xl.jpg

    «Hay que dejar de gastar lo que no se recauda, no aceptamos más la inflación y el desempleo porque los más pobres son los que pagan esa factura», consideró Meirelles.

    Hay que dejar de gastar lo que no se recauda, no aceptamos más la inflación y el desempleo porque los más pobres son los que pagan esa factura", declaró el ministro de Economía, Henrique Meirelles.
    Temer inició la campaña «Tomemos el Brasil Rojo» la cual utiliza información incorrecta para desprestigiar el legado de la expresidenta Dilma Rousseff. El objetivo de esta campaña es justificar la PEC 241, una enmienda constitucional que busca limitar el gasto público durante 20 años, así como frenar la creación de incentivos.

    #Brésil
    #Michel_temer
    #amérique_latine



  • L’ancienne commissaire européenne en charge du climat recrutée par… Volkswagen - Basta !
    http://www.bastamag.net/Quand-les-anciens-commissaires-europeens-partent-faire-une-deuxieme-carrie

    Fin septembre, le constructeur automobile allemand Volkswagen a annoncé avoir recruté l’ancienne commissaire européenne Connie Hedegaard. La conservatrice danoise siègera au sein d’un « conseil en soutenabilité ». Elle était, de 2010 à 2014, en charge de la politique européenne en faveur du… climat. En pleine tourmente du « dieselgate » – Volkswagen a mis en place des logiciels fraudeurs dans ses véhicules diesel pour en masquer les émissions réelles –, le groupe automobile a besoin de se redorer son image. Qui mieux qu’une ancienne commissaire européenne responsable de la régulation des émissions de CO2 – comme le souligne l’ONG Corporate Euorope Observatory – pour l’y aider ? Connie Hedegaard ne semble pas en vouloir à l’industriel d’avoir dupé le monde entier sur ses fausses performances...



  • A relire : Comment des milliers de militants ont été liquidés en Colombie, par Iván Cepeda Castro & Claudia Girón Ortiz (Le Monde diplomatique, mai 2005)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2005/05/CEPEDA_CASTRO/12196
    https://www.monde-diplomatique.fr/local/couv/2005-05.jpg

    ans le cadre d’un conflit armé qui déjà s’éternise, c’est le 28 mars 1984, durant le mandat du président Belisario Betancur, que les représentants de l’Etat et la direction des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) signent les accords de La Uribe. Ceux-ci stipulent l’engagement du gouvernement dans la promotion de réformes politiques, sociales et économiques, condamnent les enlèvements et le terrorisme imputables au groupe guérillero, les deux parties exprimant leur volonté de mettre fin à ce type de pratiques. Les accords précisent encore que, un an après le début de ces négociations de paix, il faudra mettre en place les conditions permettant au groupe guérillero de « s’organiser politiquement, économiquement et socialement ». De cet accord naît, en mai 1985, un parti politique : l’Union patriotique.

    Hors de la Colombie, on sait peu de choses de la répression systématique frappant dans ce pays, hier comme aujourd’hui, les mouvements d’opposition. Une persécution permanente y est exercée, ouvertement ou de façon dissimulée, par des secteurs du pouvoir d’Etat, à travers les forces militaires, les corps de sécurité ou avec la complicité des groupes paramilitaires.

    #colombie
    #accord_de_paix


  • Les 7 propositions de Donald Trump que les grands médias nous cachent - Mémoire des luttes
    http://www.medelu.org/Les-7-propositions-de-Donald-Trump

    Une analyse que l’on serait bien inspiré d’appliquer en France

    En 1980, la victoire inattendue de Ronald Reagan à la présidence des Etats-Unis avait fait entrer le monde dans un cycle de quarante ans de néolibéralisme et de globalisation économique. Une éventuelle victoire de Donald Trump le 8 novembre prochain pourrait, cette fois, faire entrer le monde dans un cycle géopolitique nouveau dont la caractéristique idéologique principale, que l’on voit poindre un peu partout et notamment en France, serait : l’autoritarisme identitaire.

    #donald_trump
    #etats_unis
    #democratie
    #populisme



  • A la Une : c’est parti pour les primaires à droite
    http://www.rfi.fr/emission/20160922-primaires-droite-politique-france-sarkozy-fillon-morizet-juppe-cope-gab

    Revue de presse française http://telechargement.rfi.fr/rfi/francais/audio/modules/actu/201609/RP2209.mp3

    Du moins officiellement, car dans les faits, la campagne a déjà commencé depuis bien longtemps… Toujours est-il, souligne Le Figaro, que « le 20 novembre, les électeurs de la primaire de la droite devront départager sept candidats à l’investiture pour la présidentielle. La haute autorité en charge de (...)