• La place des militantes et militants de Greenpeace n’est pas en prison
    Cette semaine, six militant·e·s de Greenpeace ont été condamnés à cinq mois de prison avec sursis. Deux autres militant·e·s ont été condamnés à deux mois de prison ferme. Une première dans l’histoire de l’organisation environnementale. Il leur était reproché d’être entrés, en octobre dernier, dans la centrale nucléaire de Cattenom et d’avoir déclenché un feu d’artifice devant le bâtiment abritant la piscine de combustible usé, un lieu très chargé en radioactivité et mal protégé contre les agressions externes. Par ailleurs, un salarié de l’organisation a été condamné pour complicité et la personne morale a elle-même été condamnée à une amende.

    Ce verdict est inquiétant à plusieurs titres. Tout d’abord, ces militant·e·s ont agi en lanceurs et lanceuses d’alerte. Ils n’ont tiré aucun profit personnel de leur passage à l’acte. Ils ont pris des risques pour en dénoncer un bien plus grand, celui de la vulnérabilité de nos centrales nucléaires. Ils ont agi en toute non-violence dans le seul objectif de créer un débat public sur la sécurité nucléaire, un sujet qui nous concerne toutes et tous, quel que soit l’endroit où nous vivons en France.

    La place de militant·e·s écologistes qui ont à cœur de protéger notre environnement n’est certainement pas en prison. Nos dirigeants politiques aiment à rappeler la nécessité de protéger les lanceurs d’alerte, expliquant qu’ils renforçaient la démocratie. Pourtant, qu’ils dénoncent le risque nucléaire, l’évasion fiscale, leurs conditions de travail ou les conditions d’accueil des migrants, les lanceurs d’alerte sont systématiquement poursuivis en justice et très souvent condamnés à des peines disproportionnées.

    Les lanceurs et lanceuses d’alerte agissent au nom de l’intérêt général et du bien commun. Ils renforcent la démocratie lorsqu’ils interviennent sur des enjeux d’une telle importance. C’est ce qui les distingue des criminels de droit commun et devrait leur valoir un traitement différent dans les tribunaux.

    Lors de l’audience récente à Thionville, l’avocat d’EDF n’a pas hésité à comparer les militant·e·s de Greenpeace à des trafiquants de drogue. Plus grave, par la voix du directeur de la centrale de Cattenom, l’entreprise a demandé devant le tribunal s’il aurait fallu des morts pour démontrer la sécurité. EDF continue de nier le risque nucléaire. Au lieu de prendre les décisions qui s’imposent pour renforcer ses installations, elle a fait le choix de faire taire la contestation en demandant des sommes faramineuses en justice, en réclamant des « sanctions exemplaires » et en menaçant les militant·e·s de Greenpeace.

    Nous, responsables associatifs, syndicaux, personnalités publiques, représentants du monde culturel, nous nous émouvons des peines prononcées contre les militant·e·s de Greenpeace. Nous sommes soucieux de vivre dans une société où notre droit à protester, contester ou revendiquer est garanti. Nous défendons notre liberté d’action et celle des personnes qui agissent au nom de l’intérêt général. C’est dans la capacité à tolérer l’expression des lanceurs et lanceuses d’alerte que réside la vitalité d’une démocratie. Il en va de la bonne santé de notre modèle de société.

    http://www.liberation.fr/debats/2018/03/06/la-place-des-militantes-et-militants-de-greenpeace-n-est-pas-en-prison_16
    #Cattenom #Nucléaire #Greenpeace



  • La violence politique a atteint un nouveau stade au Brésil. Ce mardi 13 mars, à Rio de Janeiro, une conseillère municipale du parti de gauche PSOL (Parti socialisme et liberté) a été assassinée dans le centre de la ville, avec son chauffeur, alors qu’elle sortait d’un événement qui réunissait des femmes activistes noires. Marielle Franco, 38 ans, était elle aussi une femme, noire, venue des quartiers extrêmement pauvres de Rio. Elle avait été élue en 2016. Des tireurs ont ouvert le feu sur sa voiture. Selon la presse brésilienne, la police part de l’hypothèse d’une exécution.

    Quelques jours avant l’assassinat, Marielle Franco avait critiqué l’action violente de la police dans l’une des favelas de Rio, Acari. « Le 41ème bataillon de la police militaire de Rio est en train de terroriser et de violenter les habitants d’Acari », avait dénoncé la conseillère municipale.

    Début février, le gouvernement fédéral intérimaire de Michel Temer (droite), en place depuis la destitution de la présidente du Parti des travailleurs Dilma Roussef, a engagé une action militaire fédérale à Rio. Objectif affiché : lutter contre la nouvelle vague de violence qui frappe cet état en faillite financière depuis l’an dernier, après avoir accueilli les Jeux Olympiques en 2016.

    https://www.bastamag.net/A-Rio-une-conseillere-municipale-de-gauche-assassinee-en-pleine-rue

    #PSOL


  • De quelques propositions pour un plan livre pour la France
    par Guillaume Basquin, 15 mars 2018

    C’est en effet en se basant sur ce qui s’est pratiqué depuis l’après-guerre dans le cinéma en France, avec le succès que l’on sait (la France est devenue l’abri pour tout le cinéma de recherche mondial et a réussi à imposer la notion d’exception culturelle), que l’on pourra tenter de sauver la Littérature de recherche française : imposition de quotas aux librairies qui bénéficient de subventions publiques avec un label bien identifiable. Des Tartuffes rétorqueront que c’est déjà le cas avec le label LIR (pour Librairie de Référence)… Quelle blague !

    https://blog.mondediplo.net/2018-03-15-De-quelques-propositions-pour-un-plan-livre-pour

    #Livres #Libraire #Édition #Littérature


  • Grève au Tchad : les syndicats reçus par le cabinet présidentiel

    Au Tchad, cela fait six semaines que les travailleurs du secteur public sont en grève pour protester contre les mesures d’austérité décidées par le gouvernement pour faire face à la crise financière que traverse le pays. Des mesures qui se sont traduites notamment par des coupes sur les salaires. Il y a une semaine, le chef de l’Etat Idriss Déby a rencontré les syndicats pour les exhorter à reprendre le travail sans succès. Depuis deux jours, ce sont les membres de son cabinet qui ont pris la relève.

    http://www.rfi.fr/afrique/20180308-greve-tchad-syndicats-cabinet-presidentiel-reunion?google_editors_picks


  • Affaire Tarnac : Julien Coupat s’exprime pour la première fois face caméra dans "Envoyé spécial"
    https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/justice-proces/affaire-tarnac/video-affaire-de-tarnac-julien-coupat-s-exprime-pour-la-premiere-fois-f
    https://www.francetvinfo.fr/image/75ipdsb7o-f06b/1500/843/14539330.jpg

    L’extrait laisse présager un ton bien éloigné de celui de la même chaine le jour des arrestations. Le fameux « Ils étaient tapis dans l’ombre d’une épicerie ». #Mémoire #Tarnac

    Après dix ans de procédure, la Cour de cassation a fini par abandonner la qualification de terrorisme et Julien Coupat doit être jugé à partir du mardi 13 mars pour « dégradation ». Aujourd’hui âgé de 43 ans, il a accepté, pour la première fois, d’accorder un long entretien à « Envoyé spécial ». Procès-verbaux truffés d’erreurs, accusation de faux, témoignage truqué... Dans son numéro diffusé jeudi 8 mars, le magazine de France 2 révèle comment cette enquête ultra-médiatique a très vite dérapé.

    A l’aide de documents inédits, l’enquête de Tristan Waleckx, Matthieu Rénier et Olivier Broutin montre comment les services secrets français et étrangers, qui traquaient Julien Coupat depuis longtemps, auraient fabriqué un présumé chef terroriste. Pour les avocats de la défense, le procès de mars sera celui « du fiasco de l’antiterrorisme » français.

    https://seenthis.net/messages/674735 via Davduf



  • Une superbe rencontre militante

    Survie accueille Kamadji Demba Karyom pour une série de conférences

    La greffière et sociologue Kamadji Demba Karyom est une militante de l’Union des Syndicats du Tchad (UST) et de la Fédération des Syndicats du Secteur Public du Tchad (FSPT), le plus important syndicat du service public, affilié à l’International des Services Publics (ISP). Elle est également membre de la campagne Tournons La Page-Tchad, et participera à ce titre à plusieurs rencontres co-organisées par des groupes locaux de Survie : Marseille lundi 26 février, Montpellier mardi 27, Toulouse mercredi 28, Bordeaux jeudi 1er mars et Paris vendredi 2 mars.

    https://survie.org/l-association/vie-de-l-asso/article/survie-accueille-kamadji-demba-karyom-pour-une-serie-de-conferences

    #Tchad #Françafrique #Survie #Déby


  • 21 degrés de liberté – 07
    https://framablog.org/2018/02/26/21-degres-de-liberte-07

    Consulter des ouvrages en bibliothèque était hier une opération dont les bibliothécaires défendaient ardemment le caractère confidentiel. Aujourd’hui toutes nos recherches d’informations nous pistent. Voici déjà le 7e article de la série écrite par Rick Falkvinge. Le fondateur du Parti … Lire la suite­­

    #21_degrés_de_liberté #Dégooglisons_Internet #Internet_et_société #Libertés_Numériques #Bibliotheque #Information #Internet #Liberte #pistage #warrantCanary


  • Malgré l’austérité, la France va dépenser 37 milliards pour son réarmement nucléaire

    Emmanuel Macron a tranché : la France renouvellera les deux composantes de son arsenal de dissuasion nucléaire, navale et aérienne. Modernisation et renouvellement des sous-marins nucléaires, nouvelle génération de système porteur de missile, le projet de Loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2019-2025 s’y engage : pour les décennies à venir, la dissuasion restera « la clé de voûte de notre stratégie de défense ».

    Cette clef de voute a un coût : 25 milliards d’euros pour la période 2019-2023, puis six milliards par an jusqu’en 2025 et probablement au-delà. Un total de 37 milliards, soit 60 % de plus que dans la dernière loi de programmation militaire. Un exploit en pleine austérité budgétaire ! Ces investissements très lourds, qui engagent les Français pour les décennies à venir, interviennent alors que la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (Ican) vient de se voir attribuer le prix Nobel de la Paix et que 122 États membres des Nations Unies ont adopté en juillet dernier un Traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

    Les industriels entendus, pas le prix Nobel de la Paix

    Pourtant, en France, le débat ne décolle pas. En 2016, la commission Défense nationale et forces armées de l’Assemblée nationale a bien produit un « rapport d’information sur les enjeux industriels et technologiques du renouvellement des deux composantes de la dissuasion », mais en refusant d’auditionner le représentant d’Ican France ni aucun autre expert qui pourrait questionner le principe de l’arsenal nucléaire. Pour les rapporteurs, « cela aurait été hors sujet de discuter du bien-fondé de la dissuasion ». Les industriels du secteur - Thalès, Safran, Airbus, Areva TA, DCNS, MBDA - ont bien été entendus.

    Pourquoi ne pas se contenter d’une seule composante de l’arsenal nucléaire, entre force océanique stratégique – les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engin – et les forces aériennes stratégique – une cinquantaine de missiles nucléaires tirés à partir de Mirages 2000 ou de Rafales ? Quelle est la compatibilité de ces nouveaux investissements avec le Traité de non-prolifération des armes nucléaires auquel la France a adhéré en 1992 ? Cette captation des ressources de la défense par la dissuasion nucléaire se fait-elle au détriment des moyens alloués aux forces conventionnelles ? Quels sont les enjeux en terme de dépendance à l’uranium, et les impacts de son extraction ? Quelle est la réalité de l’autonomie stratégique française quand des groupes aux compétences essentielles pour le maintien de notre arsenal nucléaire passent ou pourraient passer sous contrôle étranger [1] ?

    Pas évident que ces questions cruciales puissent être discutées lors du débat parlementaire, qui fait l’objet d’une procédure accélérée. A partir de fin mars, les députés voteront cette loi, engageant les crédits et la sécurité de la France et du monde à long terme. Un calendrier malencontreux : la Commission des Affaires étrangère de l’Assemblée nationale a créé une « Mission d’information sur le nucléaire » dans le cadre de laquelle des opposants à l’arme nucléaire, dont l’ancien ministre de la Défense Paul Quilès, ont été auditionnés [2]. Mais son rapport ne sortira qu’en juin, trop tard pour s’interroger sur notre « clé de voute » militaire et les milliards qu’elle exige.

    https://www.bastamag.net/Malgre-l-austerite-la-France-va-depenser-37-milliards-pour-son-rearmement

    #nucleaire #armement #macron #austerite


  • Heureusement qu’il y a le #NPA

    « L’affaire Mennel », énième symptôme de la normalisation de l’islamophobie

    Difficile en effet de ne pas remarquer que des personnalités publiques comme Matthieu Kassovitz, Jean-Marie Bigard ou Marion Cotillard, qui ont tous trois tenus des propos que l’on pourrait qualifier de complotistes à propos du 11 septembre, n’ont pas subi de tels procédés d’excommunication. Leur faciès leur vaut de passer au travers des mailles du filet raciste, qui se resserre en revanche immanquablement sur celles et ceux qui n’ont pas la bonne couleur de peau et la bonne religion. Ainsi que l’a relevé Rokhaya Diallo, « si Mennel Ibtissem s’était présentée sans foulard, personne n’aurait songé à explorer son profil. Que sait-on des opinions des autres candidatEs ? Les musulmanEs qui osent apparaitre publiquement n’ont pas le droit de commettre la moindre erreur. C’est un acharnement ciblé. »

    https://npa2009.org/actualite/antiracisme/laffaire-mennel-enieme-symptome-de-la-normalisation-de-lislamophobie

    #Julien-Salingue #NPA #Mennel #Islamophobie


  • Le rapport Orsenna, Candide au pays des bibliothèques

    Que penser enfin de l’appel à la protection des bibliothèques départementales de prêt dans la loi, au moment même où le gouvernement lance un plan visant à transférer les compétences des départements vers les métropoles et annonce vouloir supprimer 120 000 fonctionnaires ? Les bibliothèques obtiendront-elles une loi qu’elles réclament depuis des années à propos d’une échelle territoriale et d’un équipement public (les BDP) en voie de disparition ou de transfert ?

    http://www.savoirscom1.info/2018/02/le-rapport-orsenna-candide-au-pays-des-bibliotheques

    #bibliotheques #Orsenna #savoirscom1


  • 1968-2018 : cinquante ans de contestation

    En 1968, la plus grande révolte ouvrière et étudiante que la France ait connue prend pour cible toutes les formes de domination. Ce moment coïncide aussi avec une forte politisation internationale qui reflète l’importance des idéologies et des engagements pour les droits civiques, la décolonisation, le féminisme. La présente sélection de livres veut rendre compte de ce mouvement polymorphe et ses répercussions politiques, sociales, culturelles depuis les dernières décennies.

    #ebooks #open_access #1968

    http://books.openedition.org/1106


  • Pétition : "Universités : Abriter les exilés, pas Parcoursup"

    Asile, enseignement supérieur, services publics en général… La stratégie du choc continue. Objets de réformes différentes, ces questions sont intriquées dans notre quotidien : les universités deviennent des lieux où, faute de mieux, les exilés trouvent asile, au moment même où la réforme portée par Frédérique Vidal vient ébranler en profondeur les institutions de l’enseignement supérieur et de la recherche. Et nous laissons faire, à nouveau, chacun dans nos silos, courant pour écoper ce que produisent les effets de la destruction en marche de nos façons de défendre la vérité, le savoir, la science, et des institutions assez fortes pour porter ces exigences. Les universitaires des institutions privilégiées, celles dont les dirigeants ont l’air de penser que le mot « sélection » est à lui seul un label de qualité, hésitent pour certains à soutenir une occupation par des exilés dans une des facs les plus pauvres, mais aussi les plus vibrantes, de la région parisienne, Paris 8 Saint-Denis, de peur d’avoir l’air de donner des leçons et d’ignorer les difficultés. Les autres, qui rament dans des universités en crise, baissent la tête de peur que cela leur arrive au milieu du désordre immense que va produire Parcoursup, la dernière réforme qui déstabilise tout l’enseignement supérieur. Certes il y a le programme Pause, qui a permis d’accueillir quelques dizaines de chercheurs persécutés – mais faut-il avoir Bac + 10 et des publications pour que l’on vous tende la main ? Pendant ce temps tout le monde évite de se poser la question : est-ce que ce qui se passe est juste ?

    Se joue aujourd’hui la plus grave crise de l’asile et de l’accueil depuis la guerre. Des gens qui dorment dans la rue depuis des mois. Des tentes sous la neige. Des exilés aspergés de gaz lacrymogènes, dont le moindre abri est rendu inhabitable, et qu’il faudrait priver d’eau, de soins, du minimum de compassion. Des migrants qui se suicident à force d’être « dublinés » (c’est-à-dire renvoyés dans le premier pays d’Europe par lequel ils sont passés), ballottés, violentés. Qui osera dire que l’Afghanistan, l’Érythrée, le Soudan, la Syrie, sont des pays où tout va bien ?

    Aurons-nous seulement fait notre part face à ce qui se passe ? Avons-nous seulement saisi qu’une crise historique se produit, et qu’elle n’est pas la lubie d’une poignée d’exaltés ?

    Il nous faudrait accepter cette catastrophe à bas bruit parce que nous avons tellement à faire, parce que nous nous prenons dans la figure tant de contre-réformes qui démolissent des institutions certes imparfaites mais soucieuses d’une justice, d’une égalité et d’une liberté qui avaient parfois l’air d’être un peu plus que des principes abstraits ? Il faudrait dire à nos étudiants que décidément tout cela est bien compliqué, qu’on ne peut pas accueillir toute la misère du monde alors que nous ne prenons pas seulement notre part ? Il faudrait dire oui – parce que nous sommes fatigués, très occupés, inquiets – à la sélection par la noyade en Méditerranée, à la sélection par les tentes lacérées, par l’expulsion et le suicide ?

    Nous demandons un accueil décent des exilés. Puisque, on nous le dit assez, les moyens de l’État ne sont pas infinis, nous demandons que ces moyens cessent d’être affectés au harcèlement des exilés et qu’ils soient redéployés vers un accueil digne. Nous demandons la fin des expulsions au titre de la procédure Dublin. Nous nous opposons à une nouvelle loi liberticide sur l’asile et la migration (le projet de loi qui sera présenté au Parlement au printemps) parce que la haine, maquillée sous l’indifférence, n’a pas à être le nouveau référentiel des politiques publiques, et que si nous laissons faire ce sera un signal terrible pour la suite.

    #migrants #parcoursup #universités

    http://rogueesr.fr/?page_id=328


  • "Tous les commentateurs ont souligné cette hausse qui s’inscrit dans une dangereuse tendance générale à la militarisation dans le monde. Tous les commentateurs… sauf les Républicains qui ont pinaillé sur le calendrier et surtout, de façon plus inattendue, La France insoumise. Le jour même du conseil des ministres, Jean-Luc Mélenchon, accompagné de deux députés, convoquait une conférence de presse où (citation du site de la FI) « ils ont dénoncé le manque de moyens pour l’armée et la faible vision stratégique du pouvoir macronniste. » En évoquant la « faible vision stratégique », Mélenchon semble parler des interventions en Afrique, négligeant le fait qu’il s’agit au contraire d’une stratégie bien établie : depuis 1978, l’armée française est intervenue près de 70 fois à l’extérieur, essentiellement en Afrique et, comme le souligne l’économiste Claude Serfati, l’activisme militaire vise à maintenir le « rang » par rapport à l’Allemagne d’une France économiquement en déclin."
    #Melenchon #militarisme #econommie
    https://npa2009.org/actualite/economie/armees-les-milliards-se-deversent


  • Gérard Duménil, Frédéric Lordon aux rencontres Deconnomiques d’Aix en Provence août 2011. Débat : « Crise économique ? Réponses politiques ? » Cinéma « Le Renoir » Frédéric Lordon est un économiste français né le 15 janvier 1962. Il est directeur de recherche au CNRS et chercheur au centre de sociologie européenne (CSE). Élève de l’École Nationale des Ponts et Chaussées puis de l’Institut supérieur des affaires, il sort diplômé de l’EHESS en 1993. Ses travaux comportent notamment un programme de recherche spinoziste en sciences sociales. A la suite d’Althusser, il ouvre le dialogue entre Marx et Spinoza mettant en avant comment le capitalisme s’approprie les passions et les désirs des travailleurs afin de les asservir. Il mobilise et réinterprète le conatus spinozien et, ce faisant, se dégage de l’emprise du structuralisme althussérien pour réintroduire la dimension de l’action des individus-sujets au cœur des rapports sociaux, au cœur des sociétés. Un second volet de son travail se concentre sur la proposition de solution viable pour sortir de la crise financière. Solution basé sur un changement radical des politiques économiques et une reconstruction des rapports sociaux. Il partage les thèses de l’école régulationniste qui considèrent le caractère ontologique des luttes au sein des faits sociaux. Il fait sienne la formule de Michel Foucault lorsqu’il considère que « la politique est la guerre continuée par d’autres moyens », paraphrase retournée de la formule de Clausewitz : « la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens ». .Frédéric Lordon est membre du collectif Les économistes atterrés, collectif regroupant des économistes, des chercheurs et des universitaires qui ne se résignent pas à la domination de l’orthodoxie néo-libérale et tentent de proposer une conception alternative de l’économie. En 2011 il participe à la rédaction du Manifeste des économistes atterrés. Il est également un collaborateur régulier du journal Le Monde Diplomatique. cv de Gerard Dumenil :Gérard Duménil par lui-même : « J’ai fait ma carrière d’économiste comme directeur de recherche au C.N.R.S (jusqu’en août 2007) et poursuis maintenant mon travail à titre personnel. Mon domaine principal de recherche est l’économie, mais j’inscris cette activité dans un cadre historique et politique assez vaste. Depuis le début des années 1980, je collabore avec Dominique Lévy (C.N.R.S). Nous combinons la théorie et l’analyse du monde actuel. L’éventail de nos méthodes est ouvert : étude factuelle et institutionnelle, rassemblement de vastes ensembles de données, modélisation mathématique. J’inscris cette activité dans une collaboration avec des chercheurs du reste du monde, notamment des Etats-Unis, en Amérique Latine et en Asie. Je suis membre du comité de rédaction d’Actuel Marx, et co-président, avec Jacques Bidet, du Congrès Marx International. J’ai découvert l’économie et l’entreprise à H.E.C, dans les années 1960. Porté par la dynamique politique et intellectuelle de l’époque, j’ai étudié Marx de manière méticuleuse. La violence renouvelée du capitalisme dans le néolibéralisme et sa crise représentent un fort stimulant, redonnant aux analyses de classe, toute leur évidence. Je collabore régulièrement au Monde Diplomatique et avec le journal Politis pour la chronique « L’économie à contre-courant ».
    https://www.youtube.com/watch?v=KJa6d4hSqkM&t=73s


    #RDAIX2011 #Rencontres-déconnomiques #déconnomistes


  • Le 14 novembre dernier, une Inspectrice du travail a été suspendue de ses fonctions pour « faute grave » par la direction du ministère du travail, jusqu’à la tenue d’une commission disciplinaire programmée le 14 décembre. Quelle est cette « faute grave » ? Interviewée par un journaliste lors d’une manifestation publique, elle a osé porter la parole du syndicat SUD-Travail Affaires Sociales en interpellant la ministre du travail Mme PÉNICAUD au sujet de la politique de suppression massive de postes au sein de son ministère, qui met son service public dans l’impossibilité de fonctionner. Peu de temps auparavant, deux autres agents du même ministère membres du syndicat CGT-TEFP avaient fait l’objet d’un blâme pour leur action de soutien aux travailleurs sans-papiers. Très récemment un quatrième a fait l’objet d’un rappel à l’ordre pour sa participation, toujours dans un cadre syndical, à une réunion publique critiquant la réforme actuelle du droit du travail.

    Ces sanctions et ces menaces représentent une atteinte grave à la liberté d’expression et au droit syndical, pourtant garantis par la constitution,
    – Pour les fonctionnaires et les syndicalistes du ministère du travail d’abord , qui sont privés du droit reconnu à tout citoyen, d’exprimer leurs opinions et d’être défendus par l’intermédiaire de leurs organisations syndicales :
    – Pour les organes de presse ensuite, qui ne sont plus à mêmes de citer leurs sources sans les mettre immédiatement en danger face à leur employeur,
    – Pour toutes et tous un nouvel espace de liberté se ferme sans aucune raison valable.

    La multiplication de ces procédures et menaces constituent autant de manœuvres visant à intimider tous ceux qui voudraient exprimer une simple appréciation critique ou leur opposition et résister aux politiques actuelles.

    Pour la défense de la liberté d’expression, les signataires de cette pétition demandent l’arrêt de la procédure disciplinaire à l’encontre de l’Inspectrice du travail, et le retrait des sanctions prononcées à l’encontre des agents du Ministère.
    Cette pétition sera remise à :

    Directeur des ressources humaines du ministère du travail
    Monsieur Joël BLONDEL
    Ministre du travail
    Madame Muriel PÉNICAUD

    https://www.change.org/p/libert%c3%a9-d-expression-au-minist%c3%a8re-du-travail-et-ailleurs
    #penicaud #SUD #liberte-dexpression





  • Les Deconnomistes
    Ajoutée le 21 juil. 2017
    Danièle Linhart est sociologue. Elle travaille sur l’évolution du travail et de l’emploi.

    La clause de subordination inscrite au cœur de la relation salariale s’est largement individualisée dans le cadre de la modernisation managériale. Ce n’est pas sans effet sur la capacité des salariés à faire face aux conditions de leur mise au travail, toujours dominée par la philosophie taylorienne d’attaque en règle de leur professionnalité, malgré une rhétorique managériale qui prône l’autonomie et la responsabilité au travail.

    https://www.youtube.com/watch?v=4WNWkv17GK4


    #déconnomistes #RD2018 #danièle_linhart