• Salimsellami’s Blog – La Liberté d’expression n’a jamais été l’expression de la Liberté…..حرية التعبير لم تكن أبدا تعبير عن الحرية
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    Le numéro de septembre 2017 d’Afrique–Asie est le dernier. Le mensuel vient de déposer le bilan et ne paraîtra plus. Quelle tristesse de voir ainsi ce titre historique disparaître ! Dans la presse française, Afrique-Asie était une institution. Lancé en 1969 par Simon Malley, Africasia est devenu Afrique-Asie en 1972. Suite à des difficultés financières, la diffusion s’interrompt de juillet 1987 à octobre 1989. A l’époque, Le Monde place Afrique-Asie « au premier rang de la presse tiers-mondiste de langue française ». Effectivement, le titre s’inscrit dans la filiation de la conférence de Bandung (1955), à la convergence du non-alignement, de la Tricontinentale et des mouvements de décolonisation africains et asiatiques.

    Militant à la plume acérée, Simon Malley n’a pas que des amis. Il est momentanément expulsé de France en 1980, accusé de nuire, par ses propos, « aux intérêts de la France dans des Etats ayant avec elle des relations diplomatiques normales », selon les propos du ministre de l’Intérieur de l’époque Christian Bonnet, en réponse à une question à l’Assemblée nationale de Laurent Fabius. En 1981, avec l’arrivée de la gauche au pouvoir en France, Simon Malley peut revenir et poursuivre l’aventure éditoriale d’Afrique-Asie.

    En décembre 2005, le journal dépose le bilan, ciblé depuis des années par un contrôle fiscal politique. Simon Malley portera plainte contre l’administration fiscale, contestant auprès du Tribunal administratif les conclusions de cette enquête à charge qui aboutira à la liquidation de la société Afriasial qui exploitait le titre. Le tribunal lui donnera raison, mais à titre posthume puisque le fondateur historique du titre est décédé le 7 septembre 2006, un an après avoir été contraint de déposer le bilan.

    Majed Nehmé – rédacteur en chef d’Afrique–Asie depuis dix-sept ans – prend, avec quelques anciens du journal, l’initiative de relancer le titre qui sera exploité par une nouvelle société, la SARL-Afriam. Progressiste franco-syrien, ce grand connaisseur du monde arabe – intellectuel tous terrains -, améliore la qualité éditoriale, l’expertise, le réseau des correspondants et des collaborateurs. Afrique-Asie est régulièrement diffusé dans une cinquantaine de pays. Parallèlement à la version papier, il est possible de consulter le magazine en ligne, augmenté par des papiers et reportages qu’on ne lit nul par ailleurs.

    En effet – sous la direction de Majed Nehmé – la qualité et la spécificité du titre ne cessent de s’améliorer, tranchant singulièrement avec la descente aux enfers de la presse parisienne mainstream. Pour les habituels « chiens de garde », une telle liberté est insupportable : Afrique-Asie, qui est régulièrement cité et repris par la presse internationale, mais systématiquement exclu et censuré par la plupart des revues de presse dans l’Hexagone, notamment par celle de Radio France Internationale(RFI), radio publique censée être spécialisée en affaires africaines… Sans parler de madame Ockrent-Kouchner et de ses étranges Affaires étrangères sur France-Culture…

    Dans tous les cas de figures, les rédactions parisiennes ont toujours préféré Jeune Afrique et ses publi-reportages politiquement corrects à la liberté de ton et la profondeur des informations et enquêtes d’Afrique–Asie. A cela s’ajoutent, bien-sûr, les difficultés structurelles actuelles de la presse écrite – baisse des annonceurs, coût de la distribution et diffusion, etc. – et la multiplication de sous-produits numériques dédiés à l’Afrique, sans que l’on puisse voir toujours clairement les financements comme les intentions de ces « experts » du moment.

    Mais le coup de grâce est venu de celui-là même qui interpellait Christian Bonnet sur la liberté de la presse française dans les années 1980 ! De bonne source, on sait que la lecture d’Afrique–Asie donnait des boutons au distingué normalien qui fut le chef de notre diplomatie de 2012 à 2016 avant d’aller pantoufler à la présidence du Conseil constitutionnel. Depuis le début de la crise syrienne (mars 2011), les papiers d’Afrique–Asie ont eu le don de faire grimper Laurent Fabius aux rideaux du Quai d’Orsay. En 2014, un contrôle fiscal zélé (on n’ose dire politique !) s’abat à bras raccourcis sur Afrique-Asie. Voilà donc un titre résolument internationaliste, déconstruisant avec intelligence les crises internationales, prônant les valeurs de laïcité, de lutte contre le communautarisme et les confessionnalismes religieux, déchiqueté par les petites mains de Bercy.

    L’auteur de ces lignes croise un jour Pierre Moscovici, qui venait de quitter Bercy pour rejoindre la Commission européenne, et l’alerte sur ce contrôle fiscal. Le baron socialiste prend son air le plus concerné avant de demander la communication du dossier sur son email personnel. Trois mois plus tard, la réponse mérite citation : « Bercy est souverain de ces choix en matière de contrôle fiscal. » Rien de plus normal, mais on peut toujours se demander pourquoi Médiapart, Libération ou L’Express n’ont pas goûté les délices d’une telle souveraineté.

    Voilà donc une douzaine de chômeurs de plus dans le secteur déjà sinistré de la presse et un titre prestigieux qui va – probablement – renaître dans un pays voisin… C’est d’une grande tristesse, surtout lorsque l’on connaît Majed Nehmé, l’un des hommes les plus délicieux, courtois et profonds de la corporation journalistique française, laquelle, pendant ce temps, continue dans sa majorité de s’abîmer dans l’opportunisme, l’ignorance et le carriérisme.

    Et à la tristesse s’ajoute la colère, parce que la disparition d’Afrique–Asie pourrait bien être le symptôme du retour de la censure au soi-disant pays des droits de l’homme et de la liberté d’expression. Evidemment, lorsqu’on explique ça dans les dîners en ville, on vous regarde avec des yeux ronds d’incrédulité, sinon d’indignation, parce que les « chiens de garde » de la grande presse veillent au grain tous les jours que Dieu fait et que les Français sont très mal informés de l’évolution de leurs médias.

    Donc Afrique-Asie n’est plus ! Vive Afrique-Asie, qui renaîtra un jour, d’une manière ou d’une autre, parce qu’on ne peut décidément pas laisser le champ libre aux désinformateurs. Bonne lecture, donc ! Et à la semaine prochaine, parce que nous écrivons et publions depuis la ville de Jean-Jacques Rousseau.

    Richard Labévière
    23 octobre 2017

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    Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 23-10-2017


  • 1ER NOVEMBRE 1954, 63 ANS DEJA : La lutte d’un peuple
    http://www.reflexiondz.net/1ER-NOVEMBRE-1954-63-ANS-DEJA-La-lutte-d-un-peuple_a49151.html
    http://www.reflexiondz.net/photo/art/grande/17937621-22274876.jpg?v=1509393040

    ls étaient Algériens (es), ils étaient de tous les âges, hommes et femmes, mariés, pères de famille, célibataires, jeunes, vieux et enfants, ils aimaient l’Algérie plus que tout au monde, tous autant qu’ils sont. Ils étaient intellectuels, étudiants, élèves, bergers, paysans, misérables, chômeurs…, ayant tous répondu présents (es) à l’appel du 1er novembre 1954, où allait se jouer le devenir de ‘’l’Algérie française’’ des coloniaux qui, après plus de 7 ans et demi de luttes armées, de batailles, de pertes humaines et de sacrifices côté Algérien, était redevenue ‘’Algérie Algérienne.’’

    OEn effet, c’est en cette nuit mémorable du 31 octobre au 1 er novembre 1954, que l’ultime et incomparable révolution populaire algérienne se déclencha à travers tout le pays. L’objectif principal, la libération sans condition de l’Algérie Algérienne du joug colonialiste impérialiste Français. Comme, il a été rapporté par plusieurs historiens toutes nationalités confondues et témoins oculaires encore vivants, l’épopée sanglante de l’histoire de la guerre d’Algérie et ses conséquences sur les algériens (es), a commencé un 1er novembre 1954 en Algérie. Appelée aussi guerre d’Algérie, ce grand évènement historique unique dans son genre débuta il y a 65 ans, jour pour jour, pour ne prendre fin que le 03 juillet 1962 avec l’indépendance du pays célébrée le 05 juillet 1962. Cette grande guerre d’Algérie fêtée annuellement, évoquant les luttes sans merci, opposant victimes (Algériens) et oppresseurs (Armée coloniale Française) est intervenue, suite à l’appel lancé par le FLN.

    Retour sur les évènements
    du 1er novembre
    Pour la réussite du lancement de cette très grande opération très risquée et parvenir à ces fins, le FLN (Front de libération nationale) a eu à mener de front, simultanément et parallèlement une action intérieure du pays, tant sur le plan politique que sur le plan de l’action propre (militaire), et une action extérieure en vue d’internationaliser le problème algérien et d’en faire une réalité palpable à travers le monde entier mis devant le fait accompli. Pour les français qui ne s’attendaient pas à une révolution d’une telle envergure, la surprise fut totale en cette nuit de la Toussaint, se rendant compte mais un peu tard que l’insurrection organisée dans la nuit du 31 octobre au 1 er novembre 1954, ‘’une date qui marque le début d’une longue lutte armée : la guerre d’Algérie’’ a été marquée par une série d’attentats qui ont éclaté un peu partout en Algérie, presqu’à la même heure obscurcissant ainsi le rêve de ces derniers qui se croyaient chez eux éternellement. En effet, c’est en ce 1er du mois du novembre 1954 qui restera a jamais gravé dans toutes les mémoires, et célébré chaque année, par tous les Algériens, en guise de souvenir du lancement de la révolution armée contre l’oppresseur colonialiste Français, que la population Algérienne unie et solidaire dans un même élan de fraternité a combattu le colonialisme, cet intrus malveillant. Comme tout le monde le sait, pour recouvrir, leur pays, leur liberté, leur dignité et le droit sacré de vivre, les Algériens étaient prêts à tout, à mourir, à se sacrifier, pour eux trop de crimes ont été perpétrés par la France coloniale ‘’civilisée et le pays des droits de l’homme ‘’, pourtant nulle explication ou justification ne pouvait lui sauver la face dans le monde, où exécutions ‘’sommaires’’ et autres dépassements, dont massacres, viols, assassinats et autres crimes,…ont été commis gratuitement contre des innocentes victimes qui ne demandaient qu’à vivre tranquille.
    Vers le chemin de l’indépendance
    Même, si on raconte que la préparation de l’insurrection a été des plus brèves, préparée rapidement, le succès de l’opération a été d’autant plus éclatant, entre autre, plus significatif, plus mérité, ce qui a porté un grand coup à l’oppresseur Français. Le coup était si fort, que l’écho de la grande guerre d’Algérie fut entendu par toute la planète toute entière. Il faut reconnaitre également que pour les organisateurs du FLN, qui avec des moyens de fortunes et des dizaines d’hommes engagés dans la lutte ‘’ Commandos’’, voir des centaines, dont d’entre eux n’étaient armés que d’armes blanches de fortunes et autres couteaux, épées traditionnelles, poignards…avaient déclaré la guerre à l’une des plus grandes puissances du monde lourdement armée, bien structurée et très bien équipée. Certes, la tâche n’était pas facile pour le FLN, elle n’était pas de tout repos, de mobiliser tout un peuple soif de liberté, et autres énergies utiles permettant la déstabilisation de la puissante France coloniale, tout au long du temps qu’il fallait pour libérer le pays. Les années de luttes armées qui se suivirent portèrent leur fruit, et l’Algérie fut libérée le 05 juillet 1962. 

    Hommage à tous les ‘’ libérateurs’’
    de l’Algérie
    Depuis l’occupation de l’Algérie par la France coloniale, de la révolution entreprise par l’Emir Abdelkader jusqu’à la guerre d’Algérie, les luttes pour la liberté n’ont jamais cessé. Organisées par des hommes de grandes envergures, les révolutions se sont succédées au fil des décennies, où se relayaient tour à tour des leaders, des hommes, et femmes qui n’ont jamais baissé les bras un seul instant, pour laisser le champ libre à cette France coloniale criminelle, qui non seulement a volé notre terre, massacré notre peuple et commis les pires exactions que l’être sensé ne puisse imaginer. C’est à ces grands hommes que nous présentons un hommage solennel, et à qui nous disons : ‘’On est toujours très triste d’avoir à apprendre votre mort, surtout quand de votre personnalité émane un respect et une bienveillance unique propre à vous. Vous avez su par vos hautes qualités exceptionnelles et extraordinaires, votre comportement exemplaire, votre noble caractère, vos sacrifices, votre courage éveiller les esprits de vos vertus pour la postérité, comme vous avez su sauvegarder et préserver les fruits de vos luttes, combats et pensées qui sont admirablement cités parmi les biens les plus précieux qu’espère chaque être humain épris de clarté, de lumière, et de justice, d’où l’origine de nos libertés fondamentales.’’ De ces grands hommes on a appris à espérer un monde plus meilleur, un monde plus juste, un monde plus équitable, de croire à la chance, de croire à un avenir prospère et meilleur. On a appris d’eux, ce qu’il y a de plus beau de plus meilleur entre autres, la sagesse, la grandeur d’esprit, la patience…. C’est pourquoi il convient de les honorer par nos paroles, nos pensées, nos actes, surtout par nos prières, ainsi que par la sauvegarde de notre identité, notre religion, nos coutumes et traditions…. "Aujourd’hui ne meurt jamais", présents hier, aujourd’hui, demain, pour toujours, c’est l’un des privilèges de ces grands hommes qui ont marqué le temps en faisant l’histoire, dont les actes sont œuvrés post mortem. C’est à ces hommes et femmes, qui se sont sacrifiés pour une grande cause et qui ont fait l’histoire de l’Algérie portant haut le drapeau de la liberté, de la justice et de la solidarité que nous réitérons notre hommage. Enfin, à nous de rappeler ces grands évènements qui sont un bout de leur mémoire encore vivace dans l’esprit de chacun, et que nous avons pu hériter de ces êtres exceptionnels qui sont absents de corps, mais qui ne nous ont jamais quittés. On les croit dans l’ombre, mais par leur passé glorieux, ils sont parmi nous, plus présents que jamais. 

     

    Benyahia Adda
    Lundi 30 Octobre 2017 - 17:33


  • A Deir Ezzor, Bachar écrase Daech - RipouxBliqueDesCumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/09/a-deir-ezzor-bachar-ecrase-daech.html
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    Que n’a-t-on entendu sur cette armée syrienne qui, au moment où j’écris ces lignes, brise l’étau de Daech autour de Deir Ezzor ! Vilipendée par les médias occidentaux, accusée des pires atrocités, qualifiée de milice à la solde d’un clan, elle donne une claque mémorable à tous ces vautours qui l’ont accusée de servir un pouvoir “criminel” alors qu’elle combattait une vermine que les dirigeants occidentaux, ces lâches, ont nourrie au grain pendant tant d’années.
    Deir Ezzor ! Depuis trois ans, la Garde républicaine y résiste héroïquement aux assauts des mercenaires sponsorisés par tous les traîtres que compte le monde arabe. Cernée de toutes parts, elle assurait la protection des 200 000 civils restés dans la capitale provinciale malgré la violence des combats. Aujourd’hui, c’est fini ! La jonction est faite entre cette unité d’élite et les troupes du Tigre, le général Souhail Al-Hassan, ce héros de la Syrie moderne qui ne sera pas dans nos manuels d’histoire mais qui figure déjà parmi les libérateurs du pays de Cham.
    Au terme d’une brillante offensive menée dans trois directions à partir du nord-ouest, de l’ouest et du sud-ouest, les positions de Daech dans le vaste désert syrien ont été anéanties par le feu roulant des forces syriennes et alliées. La vallée de l’Euphrate en ligne de mire, ces unités mobiles ont taillé en pièces la piétaille wahhabite, elles l’ont laminée en quelques semaines. Spectaculaire, cette bataille du désert fut un succès décisif, aussi important que la libération d’Alep des griffes des milices extrémistes soutenues par l’Occident au début de l’année 2017.
    Cette victoire restituera à l’Etat syrien le contrôle de ses frontières orientales, tarissant les sources d’approvisionnement du conglomérat terroriste et opérant la jonction avec les forces armées irakiennes afin de prendre en tenailles les dernières poches terroristes. Plus largement, cette victoire militaire contribuera à rétablir la souveraineté syrienne sur l’ensemble du territoire national. C’est essentiel, car cette souveraineté restaurée est le préalable indispensable, avec l’élimination des bandes terroristes, à une réconciliation nationale voulue par le gouvernement syrien afin de mettre fin au bain de sang.
    Avec la libération imminente de Deir Ezzor, la farce tragique de l’Etat islamique va connaître son dernier acte en Syrie. Pendant des années, cette organisation criminelle a bénéficié de la duplicité occidentale, elle a traficoté avec la Turquie d’Erdogan et copieusement sous-traité les intérêts saoudo-qataris. Elle a prospéré sur le double-jeu américain, la lâcheté européenne et le cynisme des richissimes potentats du Golfe. Désormais, c’est fini ! L’hydre takfiriste va rendre l’âme sous les coups d’un Etat souverain qui a subi tous les assauts, enduré toutes les trahisons, mais qui lui administre en ce moment même la raclée du siècle.
    Quelle gifle pour les guignols de la politique et les charlatans de l’expertise ! Pendant qu’ils lui crachaient dessus, la Syrie de Bachar Al-Assad a fait le boulot, elle a tordu le cou à Daech ! Ces menteurs professionnels disaient que “Bachar ne combat pas Daech”, répétant cette absurdité comme un mantra. Ils disaient même que Bachar avait “créé Daech” de toutes pièces. Maintenant ils ont l’air fin, ces politiciens opportunistes, ces experts à la noix ! Qu’ils aillent à Deir Ezzor, ils y verront une armée nationale, une armée de conscrits qui libère son pays de l’occupation étrangère. Visiblement, ils ne savent pas ce que c’est, ou plutôt ils ne veulent pas le savoir. Pauvre Occident ! Héroïque Syrie.


  • Parlons (Inter) Net - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/08/parlons-inter-net.html
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    On devrait plaindre les naïfs qui paient tout plein pot alors que, les mails que je reçois le montrent, on peut s’offrir des vacances de luxe pour trois fois rien. Voyez :

    « 50€ offerts sur votre voyage ! » « Les nouvelles offres de dernière minute dès 186 euros ! » « Avec Eurostar, ayez la CLASSE, voyagez en PREMIÈRE ! » « SURPRISE : Découvrez vos codes de réduction. » « Tu veux voyager un max cet été ? On a la solution ! » « Votre séjour de luxe à moins de 99€ ! » « 20€ offerts en exclusivité sur votre vol ! » « DERNIERS JOURS ! Dès 15 euros, partez avec INTERCITÉS ! » « Dites OUI aux petits prix dès 14€ A/R. » « Jusqu’à 100 EUR offerts. » « Séjour à Disneyland pour 4 personnes à gagner. »

    Croirez-vous que je suis également bombardé de mails qui m’avisent de réductions allant jusqu’à 82 % pour tout ce que vous voudrez ? Pour Moâ, môa, moâ (souvent ils me tutoient et toujours ils m’appellent par mon prénom, c’est dire) !

    Et pas de saut dans l’inconnu puisque je peux savoir si « le ciel astral révèle un changement important » grâce à mon« horoscope d’août. »

    Rien à craindre non plus d’un de ces problèmes de santé qui pourrissent les vacances : « Vous cherchez une solution contre les troubles digestifs et les douleurs intestinales ? ». Et finis les complexes sur la plage : « Quels maillots de bain choisir pour cacher son ventre ? » et « Quels vêtements porter pour paraître plus mince ? ».

    En fait, mis à part le mail « Découvrez notre lingerie Femme Fatale », je les poubellise tous sans les lire (avec une célérité particulière pour « Mediapart à moitié prix : 1 an pour 66 € seulement, 6 mois pour 33 €. ».Car, à lire les partis-pris de l’officine de Plenel (lequel, par ailleurs, a appelé à voter Macron), à subir sa lourde et manichéenne campagne anti-vénézuélienne, je déplore que Médiapart soit à l’information ce que Reporters sans frontières est à la liberté de la presse : un leurre, ou pire encore si l’on en croit les insinuations perfides de Mitterrand (1).

    Théophraste R.

    Note (1) :
    « Il faudra tout de même qu’on sache qui est vraiment ce monsieur Plenel. (…) Il parlera moins haut quand on saura qu’il travaille pour une puissance étrangère », François Mitterrand, in « La Face Cachée du Monde », Philippe Cohen et Pierre Péan. Mille et une nuits, 2003.
    « Plenel ? Il ne m’a pas lâché pendant dix ans et j’ai fini par penser qu’il travaillait lui aussi pour les Américains », François Mitterrand, in « La décennie Mitterrand », Pierre Favier, Le Seuil, 1999.

    Et lire « La face cachée de Reporters sans frontières – de la CIA aux faucons du Pentagone », Maxime Vivas, éditions Aden 2007.

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  • I AM NOT YOUR NEGRO....JE SUIS PAS VOTRE NEGRO - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/08/i-am-not-your-negro.je-suis-pas-votre-negro.html
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    Les Etats-Unis serait le soit disant pays de la liberté et des opportunités, la première « démocratie » ? Voilà une performance réussie de propagande, mais il faudrait ajouter au slogan idéologique : pas pour tout le monde ! Pour preuve, il faut se remémorer Une histoire populaire des Etats-Unis de Howard Zinn et le film qui en a été tiré.
    Les Etats-Unis ont été fondés sur le massacre des populations indiennes et l’esclavage de populations africaines. L’extermination des Indiens, le trafic et l’asservissement des Noirs font partie de l’histoire des Etats-Unis qui en garde les traces dans les comportements au quotidien et l

    I Am Not Your Negro est en fait une histoire « officielle » revue par les luttes sociales et politiques des Noir.es, un récit bien différent du roman national WASP, White Anglo-Saxon Protestant, et de son idéologie basée sur la suprématie blanche.

    Raoul Peck a réalisé I Am Not Your Negro d’après les écrits de James Baldwin, qui évoque trois hommes importants dans le combat pour les droits civiques aux Etats-Unis, trois hommes assassinés, Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King Jr, mais rend aussi hommage aux luttes de toutes celles et tous ceux qui ont résisté à la ségrégation. C’est du très grand cinéma documentaire avec des archives étonnantes, une voix off magnifique et une bande son à couper le souffle !

    Dans la bande annonce de I Am Not Your Negro, vous entendrez James Baldwin déclarer : « Si n’importe quel Blanc dans le monde revendique la liberté ou la mort, tout le monde applaudira. Si un Noir dit exactement la même chose, il sera jugé et traité comme un criminel, et tout sera fait pour montrer à quel point c’est un mauvais nègre. L’histoire des Noirs aux Etats-Unis est l’histoire des Etats-Unis. »

    Un film documentaire exceptionnel.
    15 Août 2017

    Publié par Patrick Granet

    SERPENT - LIBERTAIRE


  • LA « FOIRE » AUX SOUTENANCES - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    Peut-on imaginer un Pr. Bousoumah, spécialiste du droit de l’entreprise, diriger une thèse sur la dissolution du mariage, ou un Doyen Mahiou, publiciste de renom, assurer le suivi d’un mémoire de magister sur l’informatique et le droit ? La réponse est évidemment non, parce que ces honorables personnes, quoique capables de prendre en charge n’importe quel thème juridique, respectent leurs profils scientifiques à l’intérieur de la spécialité juridique dans laquelle ils ont investi leur carrière. Ils ne s’engagent dans la direction d’un travail de recherche que s’ils estiment être en mesure d’assurer un encadrement digne en fournissant l’aide pédagogique et méthodologiques nécessaires à l’apprenant.

    Qu’en est- il dans nos facultés ? Pour répondre à cette question et tenter d’expliquer le phénomène de la ruée vers la direction de thèses, quelques règles doivent être préalablement présentées.

    Partout dans le monde, lorsque l’étudiant de troisième cycle arrive au choix de son sujet, il doit s’adresser à un directeur de thèse. Pas n’importe lequel. Les us, commandent que l’encadreur ait traité le sujet soit dans ses cours, soit dans ses écrits. En somme, il faudra que le sujet constitue un centre d’intérêt pour le directeur de recherche. Etre professeur, ne donne pas directement droit d’apposer sa signature sur toutes les demandes d’encadrement. Il y’ a des spécialités, des profils, des sensibilités scientifiques à respecter.

    En 2016 seulement que la tutelle s’est rendu compte du mélange des genres, et qu’il a fallu l’intervention d’un texte pour faire le ménage ! L’article 6 de l’arrêté n°933 du 28 juillet 2016 dispose ce qui suit :

    Les établissements de l’enseignement supérieur… sont tenus de prendre les mesures de contrôle suivantes :

    Institution d’une base de données numérique dans chaque établissement supérieur… contenant les noms des enseignants chercheurs… classés selon leurs filières et spécialités et leurs curriculum vitae et leurs domaines d’intérêts scientifique et de recherche…

    Dans la discipline juridique, il y’a le droit public et le droit privée. Bien que cette distinction ne tienne plus la route pédagogiquement, elle continue toutefois à délimiter les frontières entre les sous-spécialités. Grosso modo, le centre d’intérêt pour un domaine ou un autre n’est pas inscrit sur le front de chaque enseignant-chercheur. On ne le devine pas. Il ressort du nombre de publications produites par cet enseignant, du thème traité dans sa thèse, de ses participations dans les divers colloques. Cependant, lorsque la majorité des enseignants sont des avocats, et donc spécialistes en tout et en rien, il n’est pas étonnant de trouver certains d’entre eux sur le chemin de toutes les soutenances toutes, spécialités confondues. Sans scrupule, ils acceptent tout ce qu’on leur propose. La consultation du registre où sont consignés les procès-verbaux donne un aperçu sur cette entorse à l’éthique universitaire.

    Les soutenances sont réduites à un spectacle honteux dont les responsables ne sont que ces pseudos encadreurs, devenus maître du « tout encadrer », submergés de propos louangeurs que les apprentis docteurs es-plagiat arrosent dans leurs remerciements. N’a-t-on pas décelé dans les dédicaces dithyrambiques d’une candidate envers son « directeur de thèse », non pas une déclaration d’amour, mais bien plus, une prosternation envers le gourou, devenu par on ne sait quel miracle « un érudit, dont le savoir encyclopédique dans le domaine juridique est reconnu par tout le monde. ». Le summum de l’emphase et les circonvolutions ;

    La réalisation d’une thèse est un partenariat entre un chercheur confirmé et un « chercheur-apprenti », que chacun va dépendre et bénéficier de l’autre au cours des années de thèse (Le guide du parfait encadrant Préparé par la direction de l’Ecole Doctorale Terre Univers Environnement de l’Université de Grenoble).

    A partir donc de la consultation dudit registre on peut mesurer l’étendue des prouesses encyclopédiquesde certains encadreurs s’immisçant sans honte bue, dans des thématiques qu’ils ne maîtrisent guère, en passant allègrement du droit pénal au droit administratif, du droit international au droit de procédures civiles, de la bioéthique au droit constitutionnel, du droit du foncier aux sciences politiques, du droit fiscal à la philosophie du droit et ainsi de suite. Certains de ces encadreurs avaient réussi par le passé l’exploit de réaliser leurs propres thèses en deux temps trois mouvements. Ils avaient franchi les murs du son !

    La participation dans les soutenances, comme rapporteur (directeur de thèse), président de jury ou simple examinateur est non seulement rémunéré (18 DA, la page), mais elle permet aussi d’amasser quelques notes qui seront comptabilisées pour la promotion dans les différents grades. Lorsque le candidat est incapable d’avancer avec des travaux de recherche digne de ce nom, le procédé, de surcroit rémunéré, permet de grignoter quelques points qui seront non négligeables au moment venu.

    Il n’est pas rare que des souteneurs expérimentés et non spécialistes arrivent jusqu’à comptabiliser des dizaines de soutenances (doctorat, magistères) en une année, soit en tant que rapporteurs, examinateurs ou présidents de jury. A supposé que l’un deux, -et ce n’est pas une simple vue de l’esprit-, ait lu une moyenne de 300 pages par document, il aurait, seulement à Oran, parcouru et corrigé 8100 pages (148000 DA), Comment est-ce possible si on rajoute à cette énorme tâche de lecture soutenue, la correction des copies des différents examens, les affaires à plaider devant les tribunaux, les présidences de divers conseils et divers comités…

    Quelle lecture doit-on faire de cette mainmise de quelques personnes qui monopolisent « le Souk des soutenances » ?

    Vaut mieux tard que jamais, l’arrêté n°933 du 28 juillet 2016 est venu mettre fin à cette pratique qui n’a que trop duré. Désormais, les conseils scientifiques doivent veiller à l’application de l’article 5 dudit arrêté, en n’autorisant pas plus de neuf thèses et mémoires dans le domaine des sciences humaines et sociales tout en respectant les spécialités et les profils des directeurs de recherche.

    En France, pour diriger une thèse de doctorat, un encadrant doit posséder une habilitation à diriger des recherches (HDR). Cette capacité est acquise au bout de plusieurs années d’expérience après la soutenance du doctorat (entre 5 et 10 ans). Aussi, cette capacité ne s’acquiert pas par l’ancienneté, ou par la fraude. Elle n’est pas non plus un grade comme le croit la majorité de nos enseignants-chercheurs. L’habilitation est au contraire une maîtrise de conceptualisation, une aptitude acquise après un long parcours dans la recherche, un couronnement et un aboutissement que le maître transmettra à son étudiant.

    Dans le système algérien, l’habilitation survient automatiquement une année après la soutenance lors de véritables parodies joliment orchestrées et bien rodées. Elle s’inscrit souvent dans le même processus « médiocratique » normal, dans lequel la thèse de doctorat a été soutenue.

    En France pour que le candidat à la l’habilitation décroche le droit de diriger des travaux de recherche, il faut qu’il rédige un mémoire reprenant les travaux effectués depuis sa thèse, une sorte de doctorat bissur travaux. Le document est expertisé par deux rapporteurs avant d’être défendu devant un véritable jury de spécialistes, et non un jury d’amis.

    Encore faut-il que le sujet soit novateur et original, comportant tout ce qu’une recherche digne de ce nom exige comme contribution à l’avancement des connaissances. A Oran, aucun candidat n’a été recalé, tout comme les doctorats et les magisters. Il ressort, que le postulant, une fois son dossier administratif jugé recevable, la soutenance n’est qu’une simple formalité. C’est devenu presque identique à un examen de permis de conduire devant un examinateur véreux avec lequel on s’est préalablement arrangé.

    Sérieusement, la soutenance est la dernière étape dans le processus de validation du travail de thèse (Le guide du parfait encadrant, ibid).

    Et lorsque les mises en scène des soutenances interviennent, c’est un véritable supplice, par pour le candidat, mais pour les autres membres qui attendent que le président leur donnent la parole. Chacun y va avec son étalage, parfois en commettant d’énormes bévues dans leurs observations. Ils commencent visionner le document page par page, du début jusqu’à la fin, à tergiverser sur une virgule mal placée, sur telle faute d’orthographe, sur telle phrase entamée par un substantif… Certains ignorent qu’ils sont en train de corriger les travaux de grands maîtres, car la majorité de ce qui est présenté devant les jurys n’est autre que du pur plagiat.

    Le président du jury est désigné par le conseil scientifique. A Oran, une tradition s’est développée à la faveur d’un jeu de ping-pong entre le rapporteur (l’encadreur) et le président du jury. D’une simple consultation du registre des soutenances, on remarque cet ascenseur qui ne s’arrête jamais entre une poignée d’enseignants alors que la faculté en compte plus d’une centaine.

    Lorsque les membres du jury ont terminé leurs examens, la parole est redonnée au candidat. Son directeur le prie d’être bref, trop bref même, juste le temps de remercier tout le monde.

    Après la soutenance, le jury se retire pour délibérer non sur l’obtention du diplôme ou pas, mais sur la mention. Cette dernière s’octroie « à la tête du client ».

    Un directeur de thèse est, avant tout, un mentor pour le doctorant qu’il va encadrer. Il doit l’aider à comprendre et à s’approprier son sujet de thèse (ibid). Cela signifie que ce dernier doit s’organiser de sorte à accorder plus de disponibilité pour l’apprenant. Les deux doivent se voir périodiquement, discuter sur l’avancement de la thèse. Le thésard n’est autorisé à soutenir qu’après approbation du directeur. Or, dans la pratique, le thésard ne contacte son encadreur que pour lui faire signer les documents administratifs de réinscriptions. Le professeur recevra son exemplaire au même moment que les autres membres désignés par le conseil scientifique. Une fois imprimée, reliée, c’est trop tard. Même si le plagiat est détecté, même si les sourates du Saint Coran sont malmenées, le thésard soutiendra comme même. C’est trop tard.

    Vînt le jour « J » celui de la « soutenance ». Celui de Melle ou de Mme. Les places sont réservées. A l’extérieur le buffet est déjà prêt. Gerbes de fleurs, confiseries, gâteaux de toutes sortes, café, thé, sodas… On sort le grand jeu, les petits plats dans les grands. Les dames invitées sont presque habillées en tenues de soirées… Comme les mariages, on fait appel à des photographes professionnels pour immortaliser le moment. Rien à voir avec les soutenances des « gu’lalil ». Les familles se rencontrent, celles des « souteneuses » avec celles des « soutenues ». Un vrai Carnaval fi dechra, où se rencontre toute la mondanité oranaise.

    La candidate se tortille, bafouille, avec une voie gutturale, psalmodie maladroitement son texte dans un français approximatif où se bousculent les phrases décousues, comme une élève de terminal qui ne maîtrise pas son sujet. En face, les membres émérites d’un jury ensommeillés, font semblant d’écouter religieusement le récit d’amphigouri de la candidate.

    A la fin, les éloges fussent de partout et une mention très honorable est discernée à l’heureuse lauréate.

    Les soutenances, notamment en fin d’années, généralement les week-ends reproduisent le même rituel, la même mise en scène. Même les youyou, et le berkoukess dans certaines facultés font partie aujourd’hui du décor sonore et digestif. La soutenance est acquise avant même son déroulement. Chaque examinateur veut surpasser son voisin en flatterie. Les soutenances sont devenues de véritables spectacles, une démonstration au grand jour de la décadence. Avec la première cuvée de doctorants LMD (3ans), il faut s’attendre au pire lorsque les douctours bambins, désopilants arriveront. Nous sommes loin du doctorat qualitatif de jadis… et ainsi vont les soutenances.

    http://lequotidienalgerie.org/2017/08/13/la-foire-aux-soutenances


  • Dégâts Collatéraux – Les sanctions US visent la Russie, et frappent l’Europe - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/08/degats-collateraux-les-sanctions-us-visent-la-russie-et-frappent-l
    http://www.mondialisation.ca/wp-content/uploads/2017/08/sanctions-Russie.jpg

    Savent-ils ce qu’ils font ? Lorsque les représentants au Congrès américain adoptent des sanctions qui visent surtout à affaiblir le Président Trump et à exclure tout effort d’améliorer les relations avec la Russie, savent-ils que ces mesures reviennent à une déclaration de guerre économique contre leur chers « amis » européens ?

    Qu’ils le sachent ou non, ils s’en fichent. Les politiciens outre-Atlantique voient le reste du monde comme un grand arrière-pays, à exploiter, punir ou ignorer avec impunité.

    La Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act (l’Acte de sanctions pour lutter contre les adversaires de l’Amérique) fut adoptée le 25 juillet par 419 députés de la Chambre contre trois. Une version précédente fut adoptée par tous les Sénateurs sauf deux. Le passage final est certain, dans des proportions telles qu’il puisse passer outre à un éventuel véto présidentiel.

    Cette crise de colère du Congrès frappe dans tous les sens. Les victimes principales seront sans doute les chers alliés européens, en particulier l’Allemagne et la France – qui, soit dit en passant, peuvent parfois être des concurrents économiques des Etats-Unis. Mais de telles considérations ne frôlent pas l’esprit des nobles élus du peuple américain, tous dévoués à l’avancement de la moralité universelle.

    La “puissance douce” américaine frappe dur

    Sous le régime des sanctions U.S., chaque nation qui fait des affaires avec la Russie (ou avec les autres pays cités) peut se trouver dans le pétrin. En particulier, cette loi vise toute entreprise engagée dans la construction du gazoduc Nord Stream 2, destiné à provisionner l’Allemagne en gaz naturel de la Russie.

    Petit détail : les sociétés américaines sont prêtes à donner un coup de main à leurs amis allemands en leur vendant leur propre gaz naturel, obtenu par fracturation, beaucoup plus cher.

    Ce n’est qu’un des moyens par lesquels cette loi soumettrait les banques et sociétés européennes à des restrictions, poursuites judiciaires et amendes gigantesques.

    Tout en prêchant la « libre compétition » au monde entier, les Etats-Unis prennent constamment des mesures pour l’entraver.

    Depuis l’accord de juillet 2015 qui garantissait le non-développement d’armes nucléaires par l’Iran, les sanctions internationales contre ce pays furent levées, mais les Etats-Unis en a gardées d’autres, plus anciennes. Ainsi, toute entreprise européenne qui envisage de faire des investissements ou du commerce avec l’Iran a toutes les chances de recevoir une lettre d’une entité basé à New York, s’appelant United Against Nuclear Iran (Unis contre l’Iran nucléaire) qui prévient qu’il reste « de sérieux risques légaux, politiques, financiers et de ternir sa réputation, associés au commerce avec l’Iran, surtout dans les secteurs de l’économie iranienne tels que le pétrole et le gaz. » Parmi les risques cités on trouve des milliards de dollars d’amendes, la surveillance par un grand nombre d’organismes de régulation, des dangers personnels, la cyber-insécurité, la perte de bonnes affaires, une mauvaise réputation et un déclin de la valeur boursière.

    Les Etats-Unis se comportent en gangster en toute impunité parce que pendant de longues années ils ont crée un vaste labyrinthe juridique, impénétrable et capable de s’imposer à la vie économique du « Monde Libre » grâce à l’omniprésence du dollar, des capacités de renseignement sans pareil et l’intimidation pure et simple.

    Les dirigeants européens ont réagi avec indignation à cette dernière rafale de sanctions. Le ministère des affaires étrangères allemand jugeait « inacceptable d’utiliser les sanctions comme un instrument pour servir les intérêts de l’industrie des Etats-Unis ».

    Le Quai d’Orsay a dénoncé comme illégale « l’extraterritorialité » de la législation américaine, annonçant que « pour nous protéger des effets extraterritoriaux de cette législation, il faut adapter nos lois françaises et européennes ».

    En effet, l’imposition arrogante des Etats-Unis de leurs propres lois aux autres pays inspire une croissante amertume en France. Déjà le 5 octobre dernier, un rapport sérieux sur « l’extraterritorialité de la législation américaine » fut présenté aux commissions des affaires étrangères et de la finance de l’Assemblée nationale.

    L’extraterritorialité

    Le président de la commission d’enquête qui a produit ce rapport, Pierre Lellouche, a résumé la situation ainsi :

    “Les faits sont très simples. Nous sommes devant un mur de législations américaines extrêmement touffues avec une intention précise qui est d’utiliser le droit à des fins d’imperium économique et politique dans l’idée d’obtenir des avantages économiques et stratégiques. Comme toujours aux Etats-Unis, cet imperium, ce rouleau compresseur normatif se déroule au nom des meilleures intentions du monde puisque les Etats-Unis se définissent comme un benevolent power, c’est-à-dire un pays qui ne peut faire que le bien. »

    Toujours au nom de la « lutte contre la corruption » ou la « lutte contre le terrorisme », les Etats-Unis entament les poursuites contre tout ce qui peut être appelé un « U.S. person », ce qui selon le droit bizarre du pays peut désigner n’importe quelle entreprise liée au pays par une filiale américaine, ou qui est côté en bourse à New York, ou qui utilise un serveur basé aux Etats-Unis, ou qui tout simplement fait du commerce en dollars, ce qu’aucune entreprise internationale ne peut éviter.

    En 2014, la plus grande banque française, BNP-Paribas, s’est résignée à payer aux Américains des amendes de presque neuf milliards de dollars, rien que pour avoir utilisé des transferts en dollars au cours de transactions avec des pays sous sanctions américaines. Ce commerce était parfaitement légal en droit français. Mais parce que les échanges étaient en dollars, elles transitaient par les Etats-Unis, où elles étaient repérées par les régulateurs.

    Dans ces cas, les banques européennes ont le choix entre se faire traîner devant les tribunaux hostiles pour des procès interminables, ce qui entraînerait divers ennuis et punitions même avant le verdict, ou bien, suivre le conseil des avocats d’affaires américains bien rémunérés et accepter d’entrer dans l’obscure culture judiciaire américaine du « plea bargaining », du « plaider coupable », pour y échapper. Tout comme le misérable accusé de piquer des pommes, les entreprises européennes sont incitées à se confesser pour échapper à des conséquences bien pires.

    Alstom, joyau de l’industrie française, a cédé sa branche énergie au géant américain General Electricen 2014, au moment où Alstom était sous pression américaine suivant des accusations de corruption (probablement liées à des dessous-de-table versés aux intermédiaires de certains pays du Sud).

    Selon le rapport parlementaire déjà cité :

    « Le rachat de la branche énergie d’Alstom par General Electric a également suscité des interrogations sur une éventuelle instrumentalisation des procédures pour corruption engagées contre Alstom en vue de convaincre ses dirigeants de choisir l’offre américaine plutôt que celle de Siemens et de Mitsubishi. …Selon Le Figaro du 17 décembre : ’les avocats de GE auraient joué un rôle clé : leur intervention aurait permis de faire baisser le montant en échange d’une promesse d’appliquer le code de bonne conduite du groupe américain chez le français. L’accord ne devait toutefois être révélé qu’après la finalisation de l’opération pour que l’amende n’apparaisse pas comme un élément qui aurait fait pencher la balance du côté américain plutôt qu’en faveur de Siemens-Mitsubishi’ ».

    « À propos de cette amende, qui s’est tout de même élevée à 772 millions de dollars, il faut ajouter qu’au nom de la continuité juridique de la société Alstom, c’est ce qui reste de celle-ci, c’est-à-dire essentiellement l’ex-branche transport, laquelle ne représentait qu’un tiers du chiffre d’affaires du groupe avant son démantèlement, qui l’a réglée, alors même que les manquements à l’origine de cette sanction concernaient les activités énergie reprises par General Electric ! »

    L’hypothèse sous-jacente à ces poursuites est que la supposée corruption enlève des marchés aux firmes américaines plus vertueuses. Cela peut bien être le cas, mais ce qui manque est la moindre réciprocité. Toute une panoplie d’agences américaines, avec les moyens d’espionner n’importe quelle communication, est consacrée à la tâche de traquer les méfaits de leurs concurrents partout dans le monde. Par exemple, l’Office of Foreign Assets Control, travaille à cette tâche avec 200 employés et un budget de plus de $30 million. Son homologue à Paris emploie cinq personnes.

    Le dernier volet de sanctions est destiné à exposer les banques et les entreprises européennes à des conséquences encore plus sévères, surtout en ce qui concerne le gazoduc Nord Stream.

    Il faut noter que les sanctions font partie de toute une série de mesures législatives qui visent à miner la souveraineté nationale en créant une juridiction globale où n’importe qui peut poursuivre n’importe qui d’autre pour n’importe quoi, mais où la capacité ultime d’enquêter et d’imposer la loi reste chez les Américains.

    Sabotant l’économie européenne

    Plus d’une dizaine de banques européennes se sont trouvées dans le collimateur moralisant étasunien (anglaises, allemandes, françaises, néerlandaises, suisses), qui vise les grands pays, tandis que l’influence américaine écrasante dans des pays du Nord-Est – Pologne, les Etats Baltes et même la Suède – empêche l’Union Européenne de prendre des mesures d’autodéfense contraires aux intérêts américains.

    Le plus gros poisson dans cette expédition de pêche risque d’être la Deutsche Bank. Actuellement, la Deutsche Bank fait l’object de poursuites pour avoir participé aux spéculations sur les subprimes aux Etats-Unis. Selon Pierre Lellouche, « la Deutsche Bank va être redressée pour un montant de 14 milliards de dollars alors qu’elle en vaut 5 et demi. Surtout, elle est exposée à hauteur de l’équivalent de treize fois le PIB de l’Allemagne. Autrement dit, si cette affaire va à son terme, on risque par un effet de dominos, une crise financière majeure en Europe. »

    La question ici n’est pas les pratiques de la Deutsche Bank – sans doute répréhensibles – mais des « deux poids deux mesures » pratiqués par une puissance qui se comporte en empire. Les sanctions sont une véritable épée de Damoclès qui menace les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis. Ce comportement punitif risque fort de finir par affaiblir l’économie américaine elle-même.

    Dans les auditions parlementaire, Elisabeth Guigou a déclaré que la situation est choquante. « Nous avons eu, à plusieurs reprises, des échanges avec des responsables américains, et notamment avec l’ambassadrice américaine en France : nous leur avons indiqué que cette situation était insupportable. »

    Jacques Myard enchaînait : « Actuellement, nous assistons à une volonté manifeste des États-Unis d’utiliser leur droit à des fins politiques, de sécurité et d’influence, mais également à des fins commerciales : c’est une volonté impérialiste. Le droit américain est utilisé pour obtenir des marchés et éliminer des concurrents. Nous devons ne pas être naïfs et prendre conscience de ce qui se passe. … En effet, les grands groupes sont dans les mains des cabinets d’avocats américains, qui leur conseillent de ne surtout pas avertir les autorités françaises, et de régler leurs procès discrètement, grâce au mécanisme du plaider coupable ; ces cabinets facturent pour cela des honoraires substantiels. »

    Cette enquête marquait un pas vers une prise de conscience et de la résistance contre une nouvelle forme de “taxation sans représentation”. Les députés s’accordaient pour dire qu’il faut faire quelque chose.

    C’était en octobre dernier. Au mois de juin, lors des élections parlementaires, le président de la commission, Pierre Lellouche, la rapporteur Karine Berger, Elisabeth Guigou et Jacques Myard ont tous perdu leurs sièges en faveur des novices du parti de Macron, la République en marche. Les nouveaux arrivants semblent désorientés, et peu enclins à confronter la puissance impériale. Macron non plus, lui qui a facilité la reprise d’Alstom par General Electric en 2014.

    Pourtant, il y a des situations si déséquilibrées qu’elles ne peuvent pas durer indéfiniment.

    Diana Johnstone

    La source originale de cet article est Le Grand Soir
    Copyright © Diana Johnstone, Le Grand Soir, 2017


  • ELLE MET FIN À SES JOURS : « UNE TRÈS BONNE NOUVELLE POUR LA NATURE » ! - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    La décadence commence quand la valeur accordée à une vie animale devient supérieure à celle de la vie humaine. Melania Capitan l’a appris à ses dépens.

    Elle s’appelait Melania. Elle était passionnée de chasse et de tir sportif. À 27 ans, elle avait la vie devant elle. Le 24 juillet dernier, la jeune chasseresse blonde et souriante s’est pourtant donné la mort dans un champ au nord de Saragosse.

    Melania Capitan était une blogueuse célèbre, suivie par plus de 9.500 personnes sur Instagram et près de 40.000 sur Facebook. Très active sur les réseaux sociaux, la jeune femme parlait de la chasse et du tir, donnait des conseils aux amateurs et postait souvent des photos où elle apparaissait fusil en main à côté de ses proies. Son public l’appréciait pour son humour, ses conseils toujours avisés et le bol d’air frais qu’elle apportait au milieu très masculin de la chasse. Un milieu dont elle avait réussi à gagner le respect et même l’admiration par sa dextérité.

    Si la jeune Melania était adulée par un large public, elle était néanmoins controversée et faisait souvent l’objet d’insultes et de menaces de la part d’antispécistes et autres défenseurs de la « cause » animale. Un harcèlement qui se traduisait, notamment, par des centaines de commentaires injurieux, des menaces, des courriers anonymes et d’autres lâches procédés d’intimidation qui foisonnent à l’ère des réseaux sociaux. Selon le Daily Mail, la blogueuse aurait même reçu des menaces de mort provenant d’associations de défense des animaux.

     
    Le magazine espagnol de chasse Jara y Sedal affirme que ce harcèlement constant aurait poussé la jeune femme à s’enlever la vie. Avant son ultime geste, celle-ci aurait laissé une lettre à ses proches, selonThe Independent.

     
    Loin de calmer la haine de ses contempteurs, la fin tragique de Melania Capitan n’a fait qu’exciter les instincts haineux d’internautes désœuvrés. Certains se seraient spécialement inscrits sur Twitter et Facebook dans le seul but de déverser leur haine sur la page de la défunte… « Vous avez enfin rendu service à l’humanité. Au revoir ! » ou Une très bonne nouvelle pour la Nature ! », pouvait-on lire, entre autres. Ce sont les commentaires les plus modérés. Beaucoup ont, en revanche, exprimé leur tristesse et défendu la mémoire de la blogueuse. On notera également le silence du milieu féministe, pourtant à l’avant-garde quand il s’agit de dénoncer le cyber-harcèlement des femmes.

    Il ne s’agit pas d’instrumentaliser la mort tragique d’une jeune femme et d’en faire une martyre de la chasse ou de la cause carnivore. Les injures et menaces qu’elle recevait quotidiennement sont toutefois révélatrices d’une mentalité lyncheuse et plébéienne qui a pris son essor avec les réseaux sociaux. On se souvient qu’à l’été 2015, un dentiste états-unien avait défrayé la chronique après avoir – en toute légalité – chassé un lion. Le bougre avait même dû fermer son cabinet et quitter sa ville face à la pression.

    La décadence d’une civilisation commence quand la valeur accordée à une vie animale devient supérieure à celle de la vie humaine. Melania Capitan l’a appris à ses dépens : son sourire s’est éteint pour toujours, emporté par les torrents de haine et la furie aveugle des masses biberonnées aux diverses « causes » que charrie un monde moderne en recherche effrénée d’idéal chevaleresque et d’opprimé à défendre, fût-ce au prix d’une jeune vie fauchée par le fanatisme du Bien.


  • Le procureur général va sévir contre les sources de fuites et menace les journalistes - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/08/le-procureur-general-va-sevir-contre-les-sources-de-fuites-et-mena
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    Alors que des informations circulent selon lesquelles le procureur spécial Robert Mueller étend son enquête sur l’ingérence alléguée de la Russie dans les élections américaines ainsi que de possibles infractions de collusion et d’entrave à la justice commises par la Maison Blanche de Trump, le procureur général Jeff Sessions a organisé une conférence de presse vendredi pour annoncer une répression contre les fuites d’informations confidentielles et sensibles.

    Sessions, qui a été rejoint par le directeur du renseignement national Dan Coats et le Procureur général adjoint Rod Rosenstein, a brandi la menace de représailles contre les journalistes qui publient des informations divulguées. Ces derniers jours, le président Trump a dénoncé publiquement Sessions pour avoir échoué à contrer de manière agressive le flux quotidien des reportages, provenant des sources de renseignement ou du gouvernement lui-même, révélant les détails des contacts entre les collaborateurs de Trump et les responsables russes et d’autres informations embarrassantes pour la Maison Blanche.

     

    À la veille de la conférence de presse vendredi, le Washington Post a publié des transcriptions d’appels téléphoniques de Trump avec le président mexicain Enrique Pena Nieto et le Premier ministre australien Malcolm Turnbull en janvier dernier dans lesquels Trump a tenté d’intimider ses homologues étrangers pour qu’ils s’alignent sur sa politique de « l’Amérique d’abord » en termes de commerce et immigration.

    Le conflit entre Trump et la presse fait partie de l’intense guerre de factions au sein de la classe dirigeante et de l’État axée sur les divergences portant sur la politique étrangère impérialiste. La presse « libérale », menée par le New York Times, le Washington Post et la plupart des médias télévisés, est alignée sur les sections de l’establishment du renseignement opposées aux efforts de Trump pour améliorer les relations avec la Russie et déterminées à amener une escalade de la confrontation politique initiée par le gouvernement d’Obama. C’est là le motif réactionnaire de l’opposition du Parti démocrate à Trump, et non pas au militarisme général du gouvernement, à ses attaques contre les immigrants, les programmes sociaux et les droits démocratiques, son personnel de milliardaires, les généraux et néo-fascistes, et son encouragement ouvert aux forces sociétales les plus réactionnaires.

    Les médias du grand patronat, pour leur part, ont été discrédités auprès de larges couches du public en servant de relais pour la propagande et les mensonges du gouvernement. L’exemple le plus tristement célèbre étant les affirmations sur les armes de destruction massive irakiennes pour justifier l’invasion de 2003. Et le récit officiel de l’ingérence russe lors des élections américaines, que l’on nous demande de croire sans qu’aucune preuve sérieuse ne soit fournie, a suscité un large scepticisme dans le public.

    Lors de la conférence de presse, Sessions a déclaré que son ministère de la Justice avait déjà triplé le nombre d’enquêtes actives sur les fuites comparées à celles du gouvernement d’Obama. Il s’est vanté que, dans les six premiers mois qui ont suivi l’inauguration de Trump, il y avait presque autant de renvois en justice concernant les fuites d’informations confidentielles que ceux des trois années précédentes toutes confondues.

    Sessions a déclaré que quatre personnes avaient été accusées sous Trump d’avoir divulgué des informations confidentielles ou d’avoir dissimulé des contacts avec des responsables du renseignement étranger et que le FBI créait une nouvelle unité de contre-espionnage pour chapeauter les enquêtes et poursuites à l’égard des fuites. Il a indiqué que son service allait probablement enquêter sur la fuite des conversations de Trump avec les dirigeants du Mexique et de l’Australie, déclarant : « Aucun gouvernement ne peut être efficace lorsque ses dirigeants ne peuvent pas discuter de questions sensibles en toute confiance ou parler librement en confiance avec les dirigeants étrangers. »

    L’ironie de cette déclaration provenant d’un pays qui a été pris en flagrant délit de mettre sur écoute les bureaux des Nations Unies, de l’OTAN et de l’Union européenne et les téléphones personnels de dirigeants tels que la chancelière allemande Angela Merkel a de toute évidence échappé au procureur général et aux autres responsables sur le podium.

    Brandissant la menace de poursuites pénales pour obliger les journalistes à révéler des sources confidentielles, Sessions a déclaré : « L’une des choses que nous faisons consiste à examiner les politiques qui influent sur les citations à comparaître des médias. » Il a poursuivi : « Nous respectons le rôle important que joue la presse et lui accorderont le respect, mais ceci n’est pas sans limite. » Les journalistes, a-t-il déclaré, « ne peuvent pas mettre les vies en danger en toute impunité […] En considérant leur rôle nous devons prendre en compte la protection de notre sécurité nationale et de la vie de ceux qui servent dans notre communauté du renseignement ou dans les forces armées, et de tous les Américains respectueux des lois. »

    Rosenstein, qui a répondu aux questions des journalistes, a déclaré que la nouvelle unité du FBI se concentrerait sur l’enquête des fuites aux journalistes. Il a déclaré qu’il rencontrerait des représentants des médias pour discuter de la répression contre les sources de fuites la semaine prochaine, mais a évité de répondre lorsqu’on lui a demandé si les procureurs excluraient des accusations criminelles contre les journalistes pour avoir fait leur travail.

    Coates était encore plus menaçant. En désignant, sans le dire ouvertement, que la fuite des informations et leur publication équivaut à un acte de haute trahison, il a déclaré : « Toute personne qui s’engage dans ces actes criminels trahit la communauté du renseignement et le peuple américain. » En dirigeant ses menaces en partie contre le personnel des services de renseignement, il a ajouté : « Si vous divulguez des informations confidentielles, nous vous trouverons, nous enquêterons sur vous et nous vous poursuivrons en justice au maximum permis par la loi. Vous ne serez pas satisfait du résultat. »

    En réaction à la conférence de presse, Ben Wizner, du American Civil Liberties Union (Association américaine pour les libertés civiles), a déclaré : « Tous les Américains devraient être préoccupés par la menace du gouvernement Trump d’intensifier ses efforts contre les lanceurs d’alerte et les journalistes. Une répression pour étouffer les fuites est une répression contre la presse libre et de la démocratie dans son ensemble. »

    L’annonce d’une répression contre les sources de fuites et les médias a suivi des informations jeudi que le procureur spécial Mueller utilisait un grand jury à Washington DC pour mener son enquête ainsi qu’un grand jury précédemment signalé à Alexandrie, en Virginie. Le jury de Washington aurait lancé des assignations pour des documents concernant la réunion de juin 2016 entre Donald Trump Junior, l’assistant et gendre de Trump Jared Kushner, le directeur de campagne d’alors de Trump, Paul Manafort, et un avocat russe ayant des relations au Kremlin ainsi que d’autres responsables russes. Des reportages récents basés sur des fuites d’informations indiquent que Trump a personnellement dicté une déclaration trompeuse initialement publiée par son fils concernant la réunion.

    L’utilisation par Mueller d’un grand jury de Washington DC indique que son enquête englobe la Maison-Blanche elle-même, y compris le président, et qu’elle continuera indéfiniment. En outre, des mesures bipartites ont été introduites à la fois dans la Chambre des représentants et dans le Sénat pour empêcher le renvoi de Mueller par Trump.

    Dans ces conditions, Trump a cherché, au cours des deux dernières semaines, à ancrer son gouvernement encore plus directement sur l’armée et la police tout en faisant appel directement aux éléments sociaux d’extrême droite à travers les préjugés anti-immigrant et le racisme contre les minorités, de la démagogie de toute sécurité et les préjugés anti-gay. (Voir : « Trump makes an appeal to the fascistic right” »).

    Les démocrates ne s’opposeront pas à cet appel aux forces d’extrême droite. Au contraire, ils cherchent des pourparlers bipartites avec les républicains sur les moyens de renforcer les marchés de l’assurance au détriment des soins de santé pour les travailleurs, de réduire les impôts pour les entreprises et les riches et de générer davantage de profits pour les entreprises sous couvert d’un programme d’infrastructure.

    En outre, en attaquant la liberté de la presse, Trump s’appuie sur la base posée par Obama. Pendant son mandat, Obama a poursuivi en justice deux fois plus de journalistes et de lanceurs d’alerte en vertu de la loi sur l’espionnage que toutes les administrations antérieures confondues. L’attaque du gouvernement Obama contre la presse comprenait l’emprisonnement de Chelsea Manning pour avoir révélé des intrigues et des crimes américains en Irak, en Afghanistan et à travers le monde ; l’emprisonnement de l’ancien agent de la CIA, John Kiriakou, pour avoir exposé la torture de détenus par la CIA dans un entretien télévisé et d’avoir accédé secrètement aux relevés téléphoniques des journalistes de l’Associated Press.

    Barry Grey

    Article paru en anglais, WSWS, le 5 août 2017

    La source originale de cet article est wsws.org
    Copyright © Barry Grey, wsws.org, 2017


  • LE POUVOIR GOUVERNE LE PEUPLE SANS LE PEUPLE - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    Le Premier ministre Abdelmadjid Tebboune a informé dans son plan d’action les deux Chambres du Parlement, écho du pouvoir, « qu’il a besoin d’un consensus national le plus large possible ».

    Les élections

    Dans les élections, deux conceptions s’affrontent : celle qui se fonde sur la volonté du peuple librement exprimée qui veut accéder au pouvoir par des élections propres et honnêtes, et celle qui se réclame du peuple, mais n’a pas son soutien et qui s’efforce d’expliquer que la légitimité ne peut venir que du pouvoir qui trouve son expression la plus achevée dans le FLN, le RND, le TAJ, les alliés et les ralliés du pouvoir qui n’ont aucune base sociale, qui soutiennent qu’il faut dépolitiser le peuple pour qu’il soit soumis, dompté, domestiqué.

    Pour assurer aux clans du pouvoir une prolongation infinie à la tête de l’Etat, une seule condition : perpétuer le trafic des urnes. En vertu de quel droit un pouvoir issu de fraudes électorales massives, qui s’est illustré par son opposition à toute ouverture démocratique, peut-il régenter le pays et s’imposer à la majorité du peuple, si ce n’est par l’arbitraire, le despotisme, la violence ? C’est du peuple que vient le pouvoir, c’est dans le peuple que résident la légalité et la légitimité.

    A chaque élection, le pouvoir ne cesse de dire et de répéter que les élections seront libres, mais dans la mémoire collective des Algériens, les souvenirs sont frais de toutes les fraudes électorales qui leur ont fait déserter les urnes. Le peuple algérien veut devenir maître de son destin par des élections propres et transparentes, pour faire arriver aux responsabilités des femmes et des hommes compétents, doués de capacités de réflexion et d’action. Un pouvoir en fin de règne qui repose sur trois piliers, la dictature, l’affairisme et la corruption ne peut préparer des élections crédibles et céder le pouvoir au cas où le suffrage universel ne sera pas en sa faveur.

    Le boycott a été massif aux élections législatives du 4 mai 2017. Il a déclenché une grande désaffection de l’électorat qui a déserté les urnes avec un nouveau record d’abstention pour dénoncer la farce électorale et ne pas servir de caution au pouvoir. Pour combien de temps encore le pouvoir décidera-t-il de la confiscation du suffrage universel ? La politique n’est plus la science des Etats, des pouvoirs et des gouvernements, mais la technique de la conquête, de la pratique et de la conservation du pouvoir.

    Le déroulement des élections législatives du 4 mai 2017

    Le pouvoir qui gouverne le peuple sans le peuple est considéré par le peuple comme l’autre face du colonialisme. Il a intégré la pensée coloniale et les schémas mentaux coloniaux en ne donnant pas plus de droits et de liberté au peuple que le régime colonial. Les pratiques qui faussent les élections et le libre choix des électeurs sont permanentes de Naëgelen à Bouteflika. Avant de participer à des élections, il faut garantir l’assentiment du peuple souverain, ne pas lui imposer le sens unique qui ne conduit qu’au maintien du statu quo et de l’immobilisme.

    Les élections législatives qui se sont déroulées dans une terne et morne campagne peu visible, sans grands meetings publics et sans foules aux réunions publiques s’apparentent à une simple formalité. La machine du gouvernement, bien huilée et mise en marche pour donner comme d’habitude la majorité des élus aux partis de la majorité présidentielle, le FLN et le RND, dont l’unique programme est celui du Président qui n’a jamais été formalisé.

    Le mélange de la politique et de l’argent a caractérisé ces élections. Les partis islamistes qui prétendent être la première force politique du pays ont participé aux législatives en ordre dispersé. Leurs leaders chargés de conduire la campagne électorale caressaient l’espoir d’obtenir la majorité à l’APN. Ils ont révisé leurs ambitions à la baisse.

    Le gouvernement de Abdelmadjid Tebboune

    Il succède à Abdelmalek Sellal comme Premier ministre. Il est né le 17 novembre 1945 à Mecheria, wilaya de Naâama, et père de cinq enfants. Il est diplômé de l’Ecole nationale d’administration ENA). Son gouvernement est composé de 13 anciens ministres et de 10 nouveaux. Messaoud Benagoun, nommé ministre du Tourisme, est limogé 48 heures après sa nomination. Est-ce un dysfonctionnement grave au sommet de l’Etat, l’absence d’une enquête d’habilitation, ou une faute de Amara Benyounès, président du MPA, qui aurait abusé de la confiance de l’Etat, ce qu’il a démenti.

    Un mois et demi après le limogeage de Benagoun, Hacène Mermouri et nommé ministre du Tourisme. Tebboune informe les deux Chambres du Parlement, qui ne sont que l’écho du pouvoir dans son plan d’action, qu’il a besoin d’un consensus national le plus large possible pour réduire les importations, faire face à l’économie et aux défis auquel le pays est confronté. Pour convaincre, il faut des arguments ou de l’éloquence. La sortie de la crise ne peut se faire que par le renouveau politique afin d’éviter que la rue dicte sa loi. Tebboune ne peut qu’appliquer la politique du président Bouteflika.

    Il n’a pas fait devant le Parlement une analyse même sommaire, mais lucide de la situation du pays dans tous les domaines. La première réflexion profonde qu’il doit faire après avoir pris la température politique du peuple concerne l’abstention massive qui dépasse les 70% du corps électoral aux élections législatives du 4 mai 2017. Que peut-il faire pour redresser l’économie néolibérale du Président et qui ne profite qu’aux clans privilégiés du pouvoir ? L’illusion du progrès entretenue par le pouvoir, qui a manqué de réalisme économique, qui s’illusionne lui-même, n’est que désillusion, mensonge sur mensonge, incompétence et irresponsabilité.

    Tebboune doit faire respecter la liberté d’expression et de fonctionnement démocratique de l’Etat. Il doit s’interroger sur la dégradation des consciences et faire reculer l’intolérance. L’économie informelle, l’oligarchie et ses réseaux, la surfacturation des produits importés, la corruption… plombent les finances publiques. Va-t-il mettre fin à l’impunité dont bénéficient les corrupteurs et les corrompus, qui est un véritable scandale ?

    Abdessalem Bouchouareb, garde rapprochée du président Abdelaziz Bouteflika, a participé activement à sa 4e élection présidentielle en avril 2014. Il est nommé moins d’un mois après, le 5 mai, ministre de l’Industrie. Il a obtenu carte blanche pour gérer son ministère. La politique industrielle catastrophique de montage automobile n’a servi qu’à faciliter les importations.

    Pour Tebboune, cette politique industrielle a coûté près de 6 milliards de devises. Mais la gestion du foncier industriel et des mines n’est pas encore portée sur la place publique. L’affaire Abdessalem Bouchouareb, largement diffusée par la presse et tant d’autres exigent des poursuites judiciaires.

    Le moment n’est plus à l’immobilisme et au statut quo, mais à l’action. Il faut des actes, des solutions, des résultats, renouer avec la justice. Le président Bouteflika s’est doté d’une nouvelle Constitution qui concentre à outrance entre ses mains tous les pouvoirs. Depuis 2013, il est incapable de remplir les hautes fonctions dont il a la charge de diriger le pays de par sa maladie grave et durable qui relève de l’article 91 de la nouvelle Constitution.

    Au Conseil des ministres, tenu le 14 juin 2017, le président Bouteflika a adressé dans un communiqué « ses vœux au peuple algérien à l’occasion du mois de Ramadhan et l’ensemble de la oumma musulmane ». Il n’a pu présenter en quelques minutes oralement ses mots. Il doit céder sa place pour éviter la radicalisation politique du pays qu’il faut freiner pour éviter l’escalade de la violence. Nous sommes la risée du monde, le peuple ne mérite pas ce camouflet qui concerne seulement le pouvoir.

    Dans sa conférence de presse(1), Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND, a parlé des rumeurs sur les biens de sa famille : « Concernant ma femme, celui qui trouve une ‘‘preuve’’ de cette société, je la lui céderai ». Il n’a pas le droit de céder les biens de son épouse, même s’il lui a donné de la main droite ce qui veut récupérer de la main gauche. Il lui faut pour cela un acte notarié, signé librement pas son épouse. Cela pose une fois de plus la question des droits de la femme.

    Députée, elle a les mêmes droits que le député, elle a le droit de parole et son vote est égal au sien. Mais face au juge devant lequel elle est convoquée, son témoignage n’est que la moitié de celui de l’homme. Imaginons brièvement la réplique du juge à la femme députée qui lui dit : « Monsieur le juge, je suis membre du pouvoir législatif qui vote les lois que vous êtes chargé d’appliquer selon la Constitution qui me donne les mêmes droits que l’homme. »

    Le juge : « Madame la députée, n’oubliez pas qu’il y a une autre Constitution supérieure à celle élaborée par le pouvoir, qui relève de l’islam, du Coran, de la Sunna et de la Charia que je suis tenu d’appliquer et qui fait de vous l’éternelle mineure, dont le témoignage n’est que la moitié de celui de l’homme. » Il y a contradiction.

    Les années 2017 à 2019 seront celles de tous les dangers et de tous les espoirs. Tout est joué après 18 ans de pouvoir sans partage, où les clans rattachés à la Présidence se sont accaparés des richesse du pays, notamment durant les années fastes, où le pétrole et le gaz ont atteint le prix fort. Ils ont pris le pouvoir pour s’enrichir, ils le garderont pour se protéger, pour ne pas rendre des comptes. Après le cours de règlement de comptes, les comptes. Comment donner aux jeunes le goût de la politique devant cette corruption généralisée ? L’histoire fait de l’homme soit un citoyen, soit un sujet, soit un objet.

    Le citoyen participe à la vie du pays, désigne librement par des élections propres, honnêtes et crédibles ses représentants à toutes les institutions élues de l’Etat, désavoue un pouvoir illégitime issu d’élections truquées.
    Le sujet est soumis au pouvoir colonial, puis au pouvoir totalitaire qui est l’autre face du colonialisme qui s’est accaparé de la souveraineté populaire et de la citoyenneté. L’objet est présenté au public et retiré quelques minutes après pour prouver qu’il joue son rôle. C’est triste et désolant.

    Les migrants

    Le pouvoir doit donner le chiffre approximatif des migrants. Seraient-ils des centaines de milliers ou seulement des dizaines de milliers ? La politique actuelle du gouvernement à l’égard des migrants n’est pas celle des droits humains. Il a peur parce qu’il considère les migrants comme une menace à sa sécurité et à son équilibre. Les Algériens doivent se mobiliser pour défendre ceux que Frantz Fanon a appelés Les Damnés de la terre.

    Il faut protéger les migrants qui ont connu la faim, les périls du désert, venir en aide à des réfugiés en situation de précarité. Ils vivent dans des conditions lamentables, logent dans des taudis, travaillent au noir sans aucune garantie. S’ils protestent, ils sont dénoncés comme clandestins et renvoyés dans leurs pays. Jean Ziegler — sociologue qui lutte contre la faim et l’oppression, pour les droits de l’homme et la paix — considère que la famine actuelle en Afrique de l’Est menace directement 23 millions de personnes. Selon le dernier rapport de la FAO, un enfant qui meurt de faim est assassiné.

    Ahmed Ouyahia a déclaré que les migrants clandestins de pays subsahariens qui séjournent en Algérie « sont source de crime, de drogue et de plusieurs autres fléaux ». Les propos racistes d’un homme qui sert un système politique totalitaire depuis plus d’un quart de siècle relèvent d’un vocabulaire xénophobe tenu de par le monde par les régimes totalitaires ou d’extrême droite.

    Il soutien le principe affirmé par Auguste Comte, qui fait la pierre angulaire de la dictature : « Nul ne possède d’autre droit que de faire son devoir. » Pour Ahmed Ouyahia, il y a deux Algéries, celle des riches toujours plus riches, celle des déshérités, des pauvres toujours plus nombreux. Abdelkader Messahel, ministre des Affaires étrangères, rejoint la position d’Ahmed Ouyahia quand il dit qu’« il est de notre devoir en tant que gouvernement et en tant qu’Algériens de défendre la souveraineté nationale et notre sécurité ».

    Quelle place pour les démocrates dans l’Algérie de demain ?

    Le peuple algérien doit entamer le processus de transition démocratique pour se donner un horizon politique, parce le pouvoir ne veut pas entrer dans la démocratie qui est création et contrôle du pouvoir, mais cherche à s’en donner l’apparence. Les divisions et les conflits au sommet de l’Etat sont si forts que l’explosion du pouvoir n’est pas à exclure.

    La volonté commune des Algériens dans ce moment-clé de la vie du pays où se joue l’avenir de la démocratie est de se donner un Président démocrate, compétent, cultivé, à l’Etat son chef, avec séparation et équilibre des pouvoirs. Le moment est venu d’établir un Etat de droit. L’islam est la religion de la tolérance, du respect d’autrui, de la dignité humaine. La montée de l’intégrisme religieux et de l’intolérance, du dogmatisme, de l’obscurantisme ont été des facteurs puissants de la mobilisation des démocraties, femmes et hommes, qui luttent contre les mentalités et les pratiques rétrogrades.

     
    Les démocrates qui réfléchissent et cherchent une issue à la crise doivent être particulièrement vigilants, garder leur liberté d’action, créer avec la société civile libre fondée sur la compétence, cerveau et cœur du combat pour la démocratie qui nous montre le chemin à suivre, préparer l’avenir fait de démocratie, de liberté et de justice, qui ne sont jamais données et qu’il faut construire en maîtrisant le présent, pas seulement par une alternance, mais une alternative.

    Ali Yahia Abdenour

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  • –« TU GRANDIRAS ET TU DEVIENDRAS UNE DJAMILA », - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    -« Tu grandiras et tu deviendras une Djamila », plus qu’une phrase, un ordre, un serment, une fortune, un agréable acouphène que j’ai depuis ma tendre enfance, être ou ne pas être une Djamila, Djamila ma Pax, mon Eiréné, une Athène, une Sekhmet et la reine de la Casbah .

    Djamila est une légende vivante, une femme assumée, une femme droite, indépendante, réflechie, juste, posée, intelligente, douce, élégante et toujours sensible aux injustices des peuples.

    Djamila est la mère de toute une nation, la mère de L’Algérie en tutti quanti car mon pays avait traversé un périple douloureux et difficile, Aujourd’hui en paix et indépendant mais hélas encore submergé par la répression, la bêtise et l’injustice.

    –C’est qui Djamila ? Hurlé-je à mon père

    –« une grande dame ! Sans elle tu ne serais là en ce moment même en train de jouer à ta PlayStation, vas travailler ton expression écrite, tu vas la rendre demain et tu dois impressionner tes camarades de classe,

    Le thème étant d’écrire sur une éminence Algérienne, mon père m’avait donc imposer « Djamila BOUHIRED « comme personnalité Algérienne « cette dame a fait honneur à son peuple et à sa patrie, Djamila la grande, Djamila la résistante … » continua t-il en clignant des yeux.

     

    –« Le module « Djamila » devrait être enseigné partout, dans les écoles dans les universités..

    Djamila fut une éminente résistante, une philanthrope, une caritative au grand coeur et une indulgente pacifiste, cette femme mérite plus qu’une reconnaisse, un prix Nobel de paix » La voix nouée, les yeux humides n’arrivant même plus à articuler, mon père s’arrêta de parler, chez nous c’est toujours ainsi, on devient vite émotif à chaque fois qu’on évoque une personnalité de la résistance Algérienne, Après tout ils nous ont rendu notre dignité, ils se sont sacrifiés pour une cause noble qui est notre liberté, notre fierté, on leur doit tout, nos prières, notre reconnaissance mais surtout notre respect.

     

    Je laissai tomber la manette de ma PlayStation, je n’ai que 10 ans, dans quelques mois je passe mon examen de sixième, je dois travailler dur comme fer si je veux maintenir mon statut de première de ma classe, un jour je serais médecin et pourquoi pas écrivain, j’écrirai pour m’exprimer, j’ecrirais pour dénoncer les injustices et je parlerai bien sûr de Djamila.

     

    Les yeux ronds, les sourcils froncés je regarde mon père ému et je riposte :

    –Djamila est elle notre Nelson Mandela ?

    –Non, c’est Nelson Mandela qui a un bout de notre Djamila.

     

    Mon père me raconta longment les tribulations de Djamila, sa clique de l’époque, ses exploits et ses tribulations, sa capture par l’armée de l’ennemi en 1957, sa surmédiatisation à l’echelle mondiale comme seul moyen pour empêcher son exécution « merci Dieu d’avoir protégé notre Djamila ! » sursauté -je en écoutant chaque détail de la vie de Djamila que mon père me livrait.

     

    Ce dialogue entre moi et mon père ne m’a jamais quitté , je voulus être une Djamila même si je ne savais comment mais je voulus par dessus tout rencontrer la vraie Djamila, lui parler de mon désarroi.

    Ma tante aussi s’appelle Djamila, un prénom qu’elle hérita en hommage à notre douce Djamila.

     

    En 2011, les étudiants en médecine avaient envahi les rues des grandes villes pour exprimer leur mécontentement, résidents, internes et externes avaient participé massivement à une grève sans précédents, l’enjeu était de taille : AMÉLIORER LE SYSTÈME DE SANTÉ ALGÉRIEN, la santé Algérienne est malade, l’hôpital est plus malade que ses malades.

     

    Pourquoi tout manque à l’hôpital ? Qui est à blâmer ? Qui est responsable du manque de sécurité, du manque d’hygiène, du manque accru en moyens financiers et humains, le médecin ou la politique ?

     

    Qui est responsable de la formation des étudiants en médecine, ces TD d’anatomie sur du plastique faute de dissection sur cadavre, ces nouvelles technologies absentes de l’enseignement des étudiants en médecine à qui la faute est finalement attributable ?

     

    La greffe d’organes via cadavres ne se fait toujours pas faute de prêches, le manque en examens complémentaires, la panne du materiel, la rupture en médicaments, en eau, en électricité, en materiel de base, la surcharge dans les maternités et dans les CHU devrais-je blâmer le médecin ?

     

    Le médecin est devenu le bouc émissaire d’un système de santé poly défaillant, faute de blâmer la politique et sa pseudo gratuité ,on pointe du doigt le médecin pour se soulager en trouvant enfin un coupable.

     

    L’Algérie est elle un pays de droit ? Sommes nous tous égaux en droits et en devoirs comme l’attestent nos lois ?

    Ou ce service civile, cette politique mensongaire et hypocrite que la politique a imposée aux médecins tout en graciant les autres filières ?

    Faute de bonne foi, on s’enfonce encore plus en dispensant tous les trentenaires du service militaire sauf Le médecin… Bien entendu.

     

    Chère politique : Ouvrez des postes permanents pour les medecins Algériens au sud, donnez -leur le même salaire qu’un cubain, offrez-leur de vrais conditions de travail et vous allez me remercier quand les choses vont radicalement changer.

     

    En 2011 et contre tous, ma Djamila a tenu à être presente parmi nous en nous apportant tout son soutien « vous êtes mes enfants, mes médecins et les médecins de ce peuple, le peuple n’a que vous et vous méritez tout notre respect » ne cessa t-elle de nous répéter.

     

    Mon père avait raison quand il me disait jadis que Djamila BOUHIRED méritait le prix Nobel de paix.

    Dans un pays où on gloirifie l’insécurité, la propagande, le charlantanisme, la misogynie, l’incivisme, l’injustice, le populisme, et la vandetta .. Je veux être une Djamila.

    Je refuse comme Djamila d’être une citoyenne de deuxième degré dans la terre de mes ancêtres.

     

    Amina FEDJER

    Résidente en pédiatrie au CHU d’Oran

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  • LES TERRORICHES - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    De la vermine, tout le monde en parle.
    Mais de la Palestine, plus personne n’en parle !
    On vit sous le dict., le diktat, la dictature de l’impersonnel, d’une parole anonyme et d’une force maligne dont l’essentiel de l’activité consiste à noyer le poisson :
    Quelle étrange expression : « noyer le poisson »
    C’est tout ce qu’ils ont trouvé pour que leurs péchés passent inaperçus ?
    – Noyer le poisson, c’est diluer leurs délits sans risquer d’être poursuivis pour délit de fuite.
    – Noyer le poisson, c’est mettre l’impensable sur la table sans que le coupable se sente coupable, ni le responsable, responsable.

     

    On va essayer d’y voir plus clair en se mouillant au lieu de continuer à noyer le poisson comme le font si bien les guignols de l’info en combinant le vrai et le faux.
    On dit : qu’on achète l’or noir aux sales blancs. On leur vend des armes puis on les désarme en leur faisant la guerre pour qu’ils nous vendent leur pétrole beaucoup moins cher... et pour qu’à leurs dépens, on prospère...
    On voit tout de suite de quoi mais pas de qui on parle !
    Ce cycle est infernal... mais ça en dit long sur les nuisances des puissants... sur la puissance de l’argent... le capital qui ne distingue pas le bien du mal.
    On le sait mais on fait mine de ne pas le savoir :
    Le terrorisme n’est pas n’importe quelle marchandise.
    C’est de l’argent... une devise qui dynamise tout le marché financier où tout s’achète et tout se vend au plus offrant.
    Les uns thésaurisent, les autres terrorisent...

    Plus de morts, cela veut dire : plus de blé pour les détenteurs de capitaux, capito ?
    Il faut qu’on se le dise, le capitalisme a de plus en plus besoin de morts pour vivre.
    On l’a compris, ce genre d’infos, n’est jamais relayé que par les folles du logis, les guignols et compagnie qui forcent le trait pour qu’on n’aille jamais voir de près.
    À qui profite le crime ? À celui qui a les riches comme amis intimes.
    On en rit en croyant que c’est pour rire ! Alors que c’est pourri.
    J’ai failli oublier de préciser que le poisson que nous nous employons à noyer : c’est NOUS... les fish, les pigeons, les dindons de la farce.
    C’est avec notre peau sur les os qu’on finance le terrorisme qui rapporte plus qu’il n’en coûte !

    Et tous ces attentats qui mettent en danger l’intégrité de nos états ?
    C’est de la poudre aux yeux... un voile de maya.
    Samsara qui fait passer l’illusion pour une valeur pour qu’on n’accède jamais au Nirvana qui voit jusqu’à quel point la valeur est une illusion.


  • LE MARTYR TALEB ABDERRAHMANE : La pureté de la Révolution de Novembre - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    « Pour ma patrie, pour mon idéal et pour mon peuple, périr n’est qu’un sublime sacrifice auquel je suis résigné... Je saurais mourir. L’Algérie sera libre envers et contre tout. » Taleb Abderrahmane à ses bourreaux.
    Il y a 59 ans, le 24 avril 1958, Taleb Abderrahmane, artificier de l’Armée de Libération nationale (ALN), était guillotiné à la prison de Barberousse (Serkadji), à l’âge de 28 ans, après avoir été arrêté en juin 1957, lors de la bataille d’Alger. A l’âge où tous les rêves de jeunesse sont permis, Taleb Abderrahmane faisant preuve d’une rare prise de conscience de la situation misérable dans laquelle se débattait le peuple algérien, décidait de donner sa vie à la révolution. Taleb Abderrahmane est né l’année du centenaire de la colonisation, qui consacrait pour le pouvoir colonial un règne qui devait durer mille ans.Dans cette atmosphère de chape de plomb, le jeune Taleb Abderrahmane à force d’opiniâtreté et de résilience, réussit à passer les interstices de tolérance pour acquérir un savoir, d’abord le brevet, ensuite le secondaire et enfin l’Ecole de chimie qu’il quitte le 19 mai 1956. Très tôt structuré au sein du PPA, il s’engage rapidement dans la révolution et met ses compétences au service de la lutte armée en formant des artificiers.
    Sur instruction des dirigeants de la révolution, il s’occupera de la fabrication des bombes de la Zone autonome d’Alger sous la direction de Yacef Saadi. L’atelier est installé impasse de la Grenade, puis chez les Bouhired, puis au quartier de La Scala. Fin janvier 1957, passant à travers les mailles du filet tendu par le général Massu, Abderrahmane Taleb quitte la Casbah et rejoint de nouveau le maquis de Blida, au djebel Béni Salah. Sur dénonciation, il est capturé au mois d’avril par les parachutistes. Abderrahmane Taleb fut exécuté, le 24 avril 1958, à l’aube, malgré les pressantes démarches effectuées auprès du président de la République française. Seul le journal L’Humanité, prit sa défense en titrant : « Taleb ne doit pas mourir. » Le jour de son exécution, il dit au cheikh désigné par l’administration coloniale pour lire la Fatiha : « Prends une arme et rejoins le maquis ! ». Aucun mot ne sortit de la gorge nouée de l’imam, raconte Hamid Guerrab, un rescapé de la guillotine.

    Combien de suppliciés ?
    Dans un véritable réquisitoire sur le livre noir de la colonisation, on ne peut pas oublier - au nom du politiquement correct -, le supplice de 200 Algériens, coupables d’aimer leur pays à en mourir, de la façon la plus abjecte et indigne, par la guillotine. Ce devoir d’inventaire nécessaire ne doit pas rester à l’étude, un jour, le plus tard possible à trop différer la « mise au point », les événements n’auront plus la même dimension en termes de ressenti. Qui se souciera dans vingt ans du supplice de ces jeunes idéalistes qui ont donné leur vie pour ce pays, si nous ne leur rendons pas justice ici et maintenant. (1)
    Ils furent nombreux ! De Lacoste à De Gaulle, ils justifièrent leur politique mortifère par le fait qu’il fallait casser le FLN... Mais l’Histoire retiendra particulièrement, l’acharnement de l’un d’entre eux, en l’occurrence François Mitterrand ; acharnement d’autant plus incompréhensible qu’il fut aussi partisan de l’abolition de la peine de mort, il est vrai que le remords le prit près d’un quart de siècle plus tard. Pendant la guerre d’indépendance algérienne, de 1954 à 1962, plus de 1 500 condamnations à mort furent prononcées par la justice française. En 2001, après avoir pu consulter le « registre des grâces » qui répertoriait les noms des condamnés à mort, deux journalistes parvenaient au total de 222 militants du FLN exécutés entre 1956 et 1962, « le plus souvent au terme d’une parodie de justice ». Au matin du 19 juin 1956, dans la cour de la prison Barberousse, à Alger, le couperet de la guillotine tombe sur le cou de Mohamed Ben Zabana, un ouvrier soudeur de 30 ans. Le militant, rendu infirme par plusieurs blessures, est livré au bourreau. Puis ce fut Abdelkader Ferradj, 35 ans. Ce sont les deux premiers martyrs de la cause algérienne. Il y en aura d’autres, beaucoup d’autres, tout au long de la guerre, condamnés à mort et exécutés par la justice de la République. (2)

    On sait que, sur le tard, François Mitterrand s’est découvert une âme « d’humaniste », le 9 octobre 1981, François Mitterrand abolissait la peine de mort. Vingt-cinq ans plus tôt, ministre de la Justice du gouvernement de Guy Mollet, il approuvait les premières exécutions capitales de militants du FLN. « Avis défavorable au recours » ou encore « Recours à rejeter » : ces deux formules tracées à l’encre bleue ont la préférence de François Mitterrand quand, garde des Sceaux, il décide de donner un avis défavorable au recours en grâce des condamnés à mort du FLN dont les dossiers lui sont soumis. « Ce furent de l’avis des avocats, des dossiers bâclés, il fallait guillotiner et vite pour répondre à une demande’’ « (...) Quelques feuillets, deux ou trois bristols griffonnés de mains illustres ont donc suffi à mener, le plus souvent, au terme d’une parodie de justice, à la guillotine. Quand François Mitterrand revient aux affaires, il sait qu’il va falloir donner des gages aux Européens d’Algérie. « La première concession intervient cinq semaines plus tard, sous la signature de quatre ministres, dont François Mitterrand : le 17 mars 1956 sont publiées au Journal officiel les lois 56-268 et 56-269, qui permettent de condamner à mort les membres du FLN pris les armes à la main, sans instruction préalable. (...) Et le 19 juin, les deux premiers « rebelles » sont conduits à l’échafaud. » (2)
    Pour le « politique », difficile de fournir martyr plus idéal à la révolution algérienne que Mohamed Ben Zabana. Cet ouvrier soudeur de 30 ans est un vieux routier des geôles françaises, dans lesquelles il a passé trois années entre 1950 et 1953 pour ses activités nationalistes. Mais si Mgr Duval, l’archevêque d’Alger, demande à Robert Lacoste, ministre résident en Algérie, de suspendre l’exécution, c’est pour une autre raison : « C’est un infirme que vous allez exécuter » plaide-t-il. C’est sa tête que fera tomber la première le bourreau d’Alger à 4 heures du matin, ce 19 juin 1956, dans la cour de la prison de Barberousse, à Alger. Aussitôt, Abane Ramdane et Larbi Ben M’hidi, arrivés depuis peu à Alger, rédigent un tract menaçant : « Pour chaque maquisard guillotiné, cent Français seront abattus. » C’est l’enclenchement de la bataille d’Alger. « Chiffre jamais atteint jusqu’ici, 16 exécutions capitales ont eu lieu en Algérie du 3 au 12 février », écrit France-Observateur ». (3)

    Qui sont ces bourreaux chargés d’ôter la vie pour le compte de la République ?
    Le maître de ces basses oeuvres est Fernand Meyssonnier, né le 14 juin 1931 à Alger, en Algérie. Avec son père il a appris le métier. Jusqu’en1959, Fernand Meyssonnier participa à l’exécution de près de deux cents condamnés (dont deux en tant que remplaçant de son père). Catherine Simon, journaliste du Monde, l’a interviewé et en parle : « De Fernand Yveton, militant communiste, guillotiné à l’aube du 11 février 1957, à Alger, il ne se rappelle rien, ou presque. Il est mort « courageusement ». Parole de bourreau. (...) Pour sa part, Meyssonnier junior, adjoint bénévole à partir de 1948, a exécuté en vingt ans quelque 200 personnes - la plupart durant la guerre d’Algérie. Ce qu’il résume à sa façon : « Pendant le FLN, c’était à la chaîne (...) Etrange « opération » que celle qui consiste à infliger la mort à l’un de ses semblables. Froidement, avec méthode, en chemise blanche et cravate noire. « Quand on fait tomber la lame, c’est comme un film à toute vitesse. En deux secondes, tout est fini. Ça donne un sentiment de puissance. » (4)
    « A Fontaine-de-Vaucluse, dans un coin du salon, Fernand Meyssonnier a installé sa guillotine miniature - celle offerte à son père. Dans le petit panier d’osier posé au pied de la machine, il a mis une paire de lunettes. Non, pas les siennes, mais celles d’un Algérien décapité pendant la guerre. Sur le coup, il a du mal à se rappeler son nom. « C’est celui qui préparait les bombes, vous savez ? On l’avait surnommé le chimiste. C’est moi qui lui ai retiré ses lunettes. Je les ai gardées en souvenir », explique l’ancien bourreau. La famille de Abderrahmane Taleb, combattant du FLN, guillotiné le 24 avril 1958, à Alger, n’en a sans doute jamais rien su. Ce n’est pas la seule relique que Fernand Meyssonnier ait gardée près de lui. (..) Il pense aussi à la mort de certains condamnés. Il y en a trois, pas plus, à propos desquels il se dit « troublé » : Fernand Yveton, le communiste, Abderrahmane Taleb, le « chimiste », et Madeleine. » (4)
    « Abderrahmane Taleb, né le 5 mars 1930 dans la Casbah d’Alger, d’une famille originaire d’Azeffoun en Grande-Kabylie, guillotiné le 24 avril 1958 est le « chimiste » de la bataille d’Alger de 1957. Étudiant en chimie, il intègre le FLN en 1955. Appréhendé en juin 1957 au sud de Blida par le 3e R.P.C. il est condamné à mort pour la troisième fois et sera exécuté. Lors d’un hommage aux moudjahidine et anciens condamnés à mort, Mostefa Boudina, lui-même ancien condamné à mort, relate d’une façon poignante à glacer le sang. Il s’agit de Lekhlifi Abderahmane, exécuté le 30 juillet 1960. Arrêté à 19 ans, puis torturé et jugé par le tribunal militaire en France. Nous vivions dans la crainte de nous endormir et de ne pas être éveillés au moment où les gardiens de prison viendraient nous chercher à l’aube pour l’exécution... Après son exécution, un gardien de la prison est venu nous apprendre que notre compagnon a été digne jusqu’au bout, refusant la cigarette de l’officier français et déclarant à l’imam venu pour la circonstance que s’il était un bon musulman il devrait plutôt être au maquis. » (5)
    Imaginons l’angoisse, la terreur, et le désespoir de ceux qui vivent ces instants. Abdelkader Guerroudj, dit « Lucien », chef de la branche armée du Parti communiste algérien, et sa femme, Jacqueline, condamnés à mort, graciés, puis libérés en 1962 étaient aux premières loges à Barberousse. « A chaque exécution dit-il, toute la casbah hurlait. Les cris des prisonniers, les chants qui s’élevaient de toutes les cellules, glaçaient le quartier. Les premiers youyous retentissent, repris par toute la Casbah au comble de la peine. Il y eut 59 condamnés à mort exécutés en 1955 et 1958 à la prison de Barberousse. » (1)
    Pour Mostefa Boudina, le président de l’Association nationale des anciens condamnés à mort 1954-1962 : Quelque, sur les 3 000 Algériens et Européens qui ont été condamnés à mort par les autorités coloniales françaises, 1200 condamnés à mort sont toujours vivants Il a rappelé que 217 personnes ont été guillotinées durant la guerre d’indépendance, relevant qu’un condamné à mort est décédé en prison, ce qui porte le nombre de morts à 218. Après 1958, les autorités françaises ont décidé de gracier un millier de condamnés à mort. Le reste des détenus ont été libérés à l’indépendance de l’Algérie en 1962. Il est mal venu de s’octroyer dans l’anomie actuelle où on peut déclarer sans preuve un statut de condamné à mort, ceci me paraît être la suprême injure aux suppliciés. Les derniers instants des 220 suppliciés, nous devrons les entendre, tous ensemble, nous recueillir et communier.

    Conclusion
    Il faut restituer le FLN marqueur indélébile de la dignité et de l’Histoire de l’Algérie, à toutes les Algériennes et tous les Algériens sans exception et non le laisser otage d’une « évanescente famille révolutionnaire ». La vraie identité des Algériens est ce droit et ce devoir de « vivre ensemble que l’on soit de l’Est ou de l’Ouest, du Nord ou du Sud. Durant la révolution, le travail remarquable de tout un chacun pour faire triompher la révolution était vu comme un devoir et il n’était pas question de quelconque service en retour. Toute la société algérienne du plus humble au plus aisé, de l’analphabète, à l’autodidacte, à l’intellectuel. Un jour on rendra justice aux femmes de ménage algériennes (les Fatmas dans le lexique raciste colonial) qui furent des espionnes engagées récoltant le moindre détail pour le transmettre aux dirigeants de la révolution. Il faut aussi et sans être exhaustif saluer l’apport des révolutionnaires universitaires algériens à l’ONU. En effet, la seule inscription chaque année de la « question algérienne » de la session annuelle des Nations unies, avait un impact exceptionnel dans la bataille de l’information que la délégation française à l’ONU a tenté en vain d’étouffer. Les intellectuels de la révolution ont donc donné un contenu idéologique, scientifique et culturel à la révolution en utilisant toutes les ressources de l’intelligence pour combattre la fausse image propagée par la France concernant les moudjahidine présentés comme des sauvages égorgeurs face à une nation civilisée.
    Que reste-t-il des nobles idéaux qui ont animé les lycéens et les étudiants algériens de cette époque ? A première vue, on constate, comme l’écrit si bien Max Weber, « un désenchantement du monde ». Que reste-t-il du FLN mythique qui faisait trembler l’oppresseur ? rien ! tragiquement rien ! si ce n’est le triste spectacle de militants du troisième âge qui s’étripent à qui mieux mieux sous l’oeil indifférent d’une jeunesse qui contemple la comédie humaine de l’appât du pouvoir En clair, quelle est la valeur ajoutée d’un chef de parti et de sa capacité de nuisance réelle et d’une surface électorale supposée. Il nous faut rendre à César ce qui appartient à César. Le FLN pour lequel tant de vaillants patriotes ont milité, souffert et en définitive donné leur vie, n’est pas le FLN actuel. Il faut restituer le FLN marqueur indélébile de la dignité et de l’Histoire de l’Algérie, à toutes les Algériennes et tous les Algériens sans exception et non le laisser otage d’une « évanescente famille révolutionnaire » dont on ne connaît aucune prouesse capable d’être signalée.
    Trois Algériens sur quatre sont nés après l’indépendance. Ils n’ont qu’un lointain rapport avec l’histoire de leur pays qui, il faut bien le dire, a été prise en otage. Il est illusoire de croire que des leçons de morale à l´ancienne peuvent emporter l´adhésion d’une jeunesse facebookisée. Elle a besoin pour être convaincue d´une vision globale de société qui ne doit abdiquer aucune des composantes de sa personnalité. Nos étudiants ne connaissent, pour la plupart, rien des enjeux du monde, des stratégies, bref, ils ne croient plus à rien, Ils ont en tant qu’intellectuels potentiels, l’espoir de voir, un jour, l’Algérie mettre en oeuvre, dans ce nouveau siècle, une autre légitimité, celle du mérite qui est le plus sûr garant pour mener une bataille autrement plus incertaine, celle de la survie, dans un monde qui ne fait pas de place aux plus faibles intellectuellement. Le djihad contre l´ignorance est un djihad toujours recommencé, c´est, d´une certaine façon, le « grand djihad ». Il vient que le seul bien qui nous restera, notre bien le plus précieux, la prunelle de nos yeux, ce sont nos enfants que nous devons bien former, bien structurer pour avoir des grilles de décodage du monde. C’est peut-être là aussi un message posthume de nos aîné(e)s élèves et étudiant(e)s qui ont, abandonné un relatif confort pour défendre la patrie jusqu’au sacrifice suprême. 

    1.Chems Eddine Chitour:http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_ chitour/167448-le-supplice-des-200-guillotines.html
    2.La guillotine et la guerre d’Algérie : http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2798 23 juillet 2008
    3.François Malye et Philippe Oudart : Les guillotinés de Mitterrand Le Point, 31 août 2001
    4. http://www.lemonde.fr/a-la-une/article 2002/09/16/le-bourreau-d-alger_290493_ 3208.html
    5.http://www.lesoirdalgerie.com/articles 2008/06/18/article.php ?sid=69733&cid=2
    6. http://www.algerie1.com/flash-dactu/quelque-1-200-condamnes-a-mort-entre-1954-et-1962-encore-vivants 10/02/2013

    Par Pr Chems Eddine CHITOUR - Jeudi 27 Avril 2017 

    http://www.lexpressiondz.com


  • Syrie : La divine Tragédie - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/04/syrie-la-divine-tragedie.html
    https://www.lejournaldepersonne.com/wp-content/uploads/2017/04/maintenance-1170x570@2x.jpg

    La mauvaise santé politique est souvent compensée par la bonne santé éthique. Et la réciproque est vraie. Les malpropres prétendent à l’efficacité et les inefficaces à la propreté.

     

    Conclusion : politique et morale ne vont pas de pair. Quand l’une est sur le terrain, l’autre reste au vestiaire.

     

    D’abord les faits :

    Le leader syrien a fait usage d’armes chimiques contre sa propre population. (ça reste à prouver)
    L’opinion internationale s’émeut et condamne à l’unanimité cette barbarie. (c’est éprouvé)
    Trump frappe la Syrie d’une manière unilatérale et fait courir au monde le risque d’une escalade de la violence à l’échelle planétaire. (c’est réprouvé)
     

    Ces faits comportent trois étonnants forfaits qui s’apparentent à des énigmes sans solution possible.

     

    La première énigme :

    Qu’est-ce qui a pris à Assad de recourir à la chimie alors qu’il n’était pas loin de la fin du conflit, grâce à l’aide conjuguée de l’Iran et de la Russie ?

     

    La deuxième énigme :

    Qu’est-ce qui a pris à Poutine de continuer de prendre la défense d’un allié fou à lier qui vient de faire preuve d’inconséquence en franchissant la ligne rouge ?

     

    La troisième énigme :

    Qu’est-ce qui a pris à Trump de se prendre pour le gendarme du monde et de réveiller la vieille hostilité entre l’Est et l’Ouest ?

     

    Pas de thèses, mais des hypothèses :

     

    L’hypothèse la moins probable :

    C’est de prétendre qu’ils ne savent pas ce qu’ils font. Que ce sont trois pervers narcissiques qui sont prêts à tout pour asseoir leur pouvoir.

    L’hypothèse probable :

    C’est de prétendre que celui qui a mis le feu aux poudres a été téléguidé par une puissance occulte pour faire exploser toute la région. On peut tous deviner qui c’est.

    L’hypothèse la plus probable :

    C’est qu’il y a un pôle politico-financier qui ne voulait pas d’une convergence d’intérêts entre ces trois entités et qu’il vient de la compromettre en sous main à la suite de ce triple forfait.

     

    Qu’en résulte-t-il ?

    Les conséquences les plus redoutables sont redoutées.

    Car si cela ne fait aucun doute que chacun des protagonistes a agi ou réagi selon son point de vue, l’issue fatale, aucun des trois ne l’aurait voulue,

    ni Bachar, ni Donald, ni Vladimir...

    Leur sort est du même ressort qu’une tragédie :

    Où les acteurs font exactement ce qu’il faut pour que le drame soit irréversible...

    comme s’ils étaient les jouets du destin.

     

    Mais il est tout aussi vraisemblable qu’il s’agisse d’une comédie.

    D’une divine comédie qui veut nous faire croire à une passe à trois entre un débile, un versatile et un habile.

    Mais dans quel but et pour quelle fin ?

    Liquider Al Assad, ridiculiser Trump et diaboliser Poutine avec la bénédiction de l’opinion internationale...

     

    Lorsqu’il y a autant d’inepties dans l’air, il y a forcément une intelligence derrière !


  • Il faut sauver le soldat Bachar - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/04/il-faut-sauver-le-soldat-bachar.html
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    On va dire adieu à tous nos idéaux et ouvrir les yeux sur l’état des lieux :

     

    Nous avons tout fait pour exporter notre démocratie, comme seule religion possible, la seule qui puisse garantir liberté et prospérité.

    Nous ne l’avons pas seulement exportée, mais imposée comme vérité révélée, comme laïcité vénérée par la force et pour un prétendu sens du progrès, à des peuples qui n’avaient rien demandé.

    Et nous l’avons fait, non pour le bonheur de l’humanité mais pour les subordonner à notre marché.

    C’est la démocratie marchande, libérale et dictatoriale qui est à l’origine de tous les dérèglements, de tous les débordements et de tous les bouleversements actuels.

     

    En effet, c’est avec une certaine idée de la liberté qu’on a fait le plus grand mal à l’altérité...

    Nos apôtres ont causé le plus grand préjudice aux autres.

     

    C’est notre démocratie qui a pendu Saddam en Irak.

    C’est notre démocratie qui a égorgé Mouammar en Libye

    C’est notre démocratie qui s’efforce de liquider Bachar en Syrie.

     

    Dès lors, il ne faut pas s’étonner de voir que tous les coups sont désormais permis... pour leurs amis... comme pour leurs ennemis.

    C’est notre démocratie qui élimine les tyrans et les remplace par le néant.

    C’est notre ordre démocratique qui préfère le chaos au désordre, à l’autre ordre, à l’ordre de l’autre.

    C’est notre religion démocratique qui ne fait rien d’autre qu’ouvrir les portes au totalitarisme religieux ou irréligieux et donc au terrorisme.

    C’est notre liberté composée et imposée qui nous explose un peu partout à la figure : à Nice, à Londres ou à Stockholm.

    À chaque massacre, c’est le même simulacre.

     

    Pour préserver le peu de paix qui nous reste, et pour nous épargner une 3ème guerre mondiale, il faut impérativement sauver le soldat Bachar... parce que c’est bien notre dernier rempart contre les vrais salopards.

     

    La raison n’est pas éthique mais géopolitique.

    Il faut sauver Bachar sous peine de voir toute la région s’embraser et propager ses flammes dans nos jardins paysagés.

    Bachar n’est pas seulement un interlocuteur crédible mais il est aussi le seul allié possible dans cette jungle indescriptible.

    Son autoritarisme même criminel est un moindre mal par rapport au terrorisme pseudo-religieux qui occupe les lieux.

    Il faudrait juste que Poutine prenne le temps de l’expliquer à Trump :

    Que nous sommes en présence de deux fausses religions :

    le libéralisme pseudo-démocratique et le terrorisme pseudo-islamique.

    Trop faux pour être vrais.


  • Ould Kaddour, Ould Abbes, Tahkout, personnages répugnants du règne calamiteux des Bouteflika - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/04/ould-kaddour-ould-abbes-tahkout-personnages-repugnants-du-regne-ca
    https://mohsenabdelmoumen.files.wordpress.com/2017/03/le-trio.jpg?w=693&h=326

    Comme je l’ai souvent affirmé, l’Algérie continue à patauger dans les marécages de l’absurde et de la médiocrité. Chaque jour apporte son lot de scandales et de turpitudes dans une indifférence quasi générale. Les sorties des responsables politiques irresponsables frisant le burlesque ne font qu’enfoncer davantage le pays exsangue par le règne de la fratrie Bouteflika. Il est évident que les prochaines élections législatives ne serviront à rien d’autre qu’à permettre aux adeptes de la chkara et de la mangeoire de s’empiffrer un peu plus tout en offrant une image démocratique illusoire aux yeux de l’étranger. L’abstention sera le parti gagnant malgré les basses manœuvres d’un régime aux abois, allant jusqu’à exercer un chantage au chaos sur les citoyens pour les inciter à voter. Dans cette démarche, on a entendu les déclarations ahurissantes d’Hamid Grine, la pute de la pub, qui a osé chier une charte des médias, un torchon qui comprend une clause interdisant aux médias, la plupart des chaînes off shore, de donner la parole aux partis qui appellent au boycott des élections. En Algérie, nous nageons en plein délire. Je lui réponds que j’appelle au boycott massif de ces élections-mascarade qui ne feront que donner une caution morale à un régime immoral. Hamid Grine, petite frappe du Makhzen, ne fait que nous conforter dans notre position : boycotter ces élections est un devoir national et participer constituera une trahison historique. Ce larbin servile de Grine fait pression sur les médias sans qu’aucun patron de presse ne se dresse devant cette ignominie, car la presse est aussi corrompue que le pouvoir. C’est dire l’affolement et la panique de ce régime à bout de souffle craignant une abstention record et un désintéressement total de la population consciente d’être face à une farce électorale. Le 19 mars devait être la fête de la victoire mais ce triste mois de mars 2017 a vu la visite de l’arrière petite-fille de Bachaga Bengana venir réhabiliter son traître d’aïeul suivie de l’intronisation d’Ould Kaddour, un espion de la CIA, à la tête de Sonatrach, du trafic des candidatures par le fils d’Ould Abbes, ce dernier représentant la déliquescence d’un FLN qui n’a plus rien à voir avec le FLN historique, et du scandale Tahkout pour sa fausse usine de montage de voitures à Tiaret. C’était le mois de mars de la trahison au lieu d’être celui de la victoire. Les martyrs nous ont donné une patrie et les dirigeants actuels en ont fait le pays des begarra et des maquignons, et la risée du monde. Telle est l’Algérie d’Abdelaziz Bouteflika qui a produit les Saïd Bouteflika, les Ali Haddad el kharay, les Ahmed Ouyahia, les zemmar Saïdani, les Abdeslam Bouchouareb, etc. une bande de mafieux liés au capital international qui se sont vendus au plus offrant, que ce soit la France ou les États-Unis, et qui ne connaissent ni patrie, ni état d’âme, juste leur intérêt et celui de leur famille. Pauvre Algérie qui, de Mecque des Révolutionnaires, est devenue repaire de forbans.

    Sur fond de ce tohubohu, Saïd Bouteflika se donne beaucoup du mal pour persuader la planète en général et le peuple algérien en particulier que le président est bien vivant et qu’il jouit toujours de toutes ses facultés, dont la première, l’alacrité, est entrée dans la légende. Tout le monde sait pourtant que le président Bouteflika est malade et qu’il est incapable de gouverner l’Algérie. Des bruits circulent même affirmant que le président est en état de mort cérébrale et qu’on le maintient en vie végétative dans sa villa médicalisée de Zéralda. Les choristes habituels assurent que le président va bien, qu’il est en pleine forme, qu’il passe même le bonjour à tout le monde, et des vidéos sont diffusées nous le montrant en compagnie des larbins de service, d’abord le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des États arabes, Abdelkader Messahel, suivi une semaine plus tard par le président congolais fantoche Denis Sassou-Nguesso. Nul doute que si les rumeurs persistent, nous allons voir défiler tous les chefs d’État africains redevables à l’Algérie pour avoir effacé leur dette. Ou bien le président est effectivement transformé en légume et Saïd nous sort des vieilles vidéos bidouillées pour nous convaincre du contraire, ou bien Bouteflika poursuit sa lente agonie qui n’en finit pas. Quelle que soit la vérité, le président algérien appartient plus au monde des ombres qu’à celui des vivants. Il suffit de voir ces images pour en être convaincu et si c’est tout ce que Saïd a sous la main pour nous assurer que son frère pète la forme, eh bien, il va falloir qu’il fasse appel aux meilleurs spécialistes des effets spéciaux de Hollywood, car le vieux président fait peine à voir et personne n’est dupe. Et surtout pas la chancelière allemande Angela Merkel qui a refusé de se prêter à cette fumisterie. Il faut être le dernier des salauds pour imposer une telle torture à un vieillard souffrant, à plus forte raison quand il s’agit de son propre frère. Si Saïd est capable d’abuser de son frère, que n’est-il pas capable d’infliger au peuple ? Mais cette histoire à rebondissements concernant la maladie du président n’est pas un thème qui m’intéresse et il est triste de voir un pays comme l’Algérie ligoté par l’état de santé d’un président quel qu’il soit. D’ailleurs, s’il ne s’agissait pas du président de l’Algérie, je n’en parlerais pas. Voilà où nous a menés le culte de la personnalité d’Abdelaziz Bouteflika. Son orgueil démesuré l’a mené exactement là où il est : terrassé et à la merci d’une fratrie dont l’appétit gargantuesque pour le pouvoir et les biens matériels ne s’embarrasse pas de scrupules ni de pitié. Que le président soit dans le coma ou pas, Saïd Bouteflika gardera son frère en vie, même végétative, tant qu’il le pourra, allant ainsi à l’encontre de la loi de la nature qui veut qu’il y ait un commencement et une fin. S’il le faut, il momifiera son frère, gagnant du temps pour rester aux commandes par procuration avec la complicité de tous les gangsters qui gravitent autour de la chaise roulante et qui s’engraissent sur le dos du peuple algérien définitivement floué. Celui-ci, blasé par des années de mensonges et de scandales, ne croit plus en la politique et se concentre sur ses propres problèmes, ne s’étonnant plus de rien.

    Il faut dire que dans l’Algérie des Bouteflika, avoir fait de la prison n’est pas une entrave pour accéder à un poste à responsabilité, ainsi le revenant Moumen Ould Kaddour condamné en novembre 2007 à 30 mois de prison par le tribunal de Blida pour divulgation de secrets d’État à des parties étrangères, a été nommé ce 20 mars à la tête de Sonatrach en remplacement d’Amine Mazouzi limogé. Diplômé du Massachusetts Institute of Technologies aux États-Unis, Ould Kaddour a dirigé dans les années 1990 la Brown & Root Condor (BRC), une entreprise qui était une joint-venture de Brown & Root devenue KBR, filiale de la firme américaine Halliburton de Dick Cheney, BRC étant en réalité une couverture de la CIA. BRC avait fourni des mallettes bourrées de matériel de communication à l’état-major de l’ANP. Or, ces mallettes soi-disant destinées à sécuriser les communications militaires étaient directement connectées aux systèmes d’écoute électronique des services secrets américains et israéliens. Non content d’être un espion, Ould Kaddour cumule en étant un escroc puisque BRC a été dissoute par Bouteflika suite à d’énormes scandales de corruption et surtout pour effacer toutes les traces. Qui se ressemble s’assemble, Ould Kaddour est aussi un proche de Chakib Khelil, chevalier blanc lié aux intérêts US et dont les multiples escroqueries sont énumérées par la justice milanaise et font les choux gras de la presse italienne. Voici donc deux voleurs notoires, copains comme cochons, représentant des intérêts étrangers, accusés de détournement de fonds publics et d’avoir touché des millions de dollars en pots-de-vin, des voleurs sans foi ni loi, réhabilités, et dont l’un est à la tête de la vache à lait de l’Algérie et l’autre en embuscade pour occuper un poste encore plus élevé ! Pauvre Algérie livrée à ces crapules. À ceux qui ont accusé le DRS et le général Toufik de leur avoir monté des dossiers à des fins de règlement de compte, que ce soitzemmar Saïdani, Chakib Khelil le traître ou son pantin Ould Kaddour, qu’est-ce qu’ils attendent pour attaquer dans leurs tribunaux le général Toufik et le DRS, pour défendre un pseudo honneur qu’ils n’ont jamais eu ? Chiche ! Je suis certain qu’ils n’oseront jamais, parce qu’ils sont coupables de malversations, de trahisons, de détournements, et j’en passe. Comme j’ai contacté le Parquet de Milan à deux reprises à propos du gangster Chakib Khelil, je vais écrire au président des États-Unis, au président du Congrès US et au directeur de la CIA, pour obtenir des précisions à propos de ce Moumen Ould Kaddour et pour confirmer les informations que je détiens sur lui.

    D’un Ould à l’autre, parlons maintenant de l’actuel secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbes, dont le fils aîné traficote les listes électorales pour les législatives de mai prochain. Les services de sécurité ont perquisitionné son domicile à Moretti où des dossiers de candidature ont été trouvés et El Wafi Ould Abbes a été arrêté en possession de 200 000 euros, argent issu de la vente des candidatures. Il pratiquait ce trafic avec un ancien haut fonctionnaire ayant travaillé sous la direction de Djamel Ould Abbes. Celui-ci n’a pas démenti et a déclaré qu’il faisait confiance à la justice. En outre, et comme si cela ne suffisait pas, Djamel Ould Abbes a repoussé les limites de la tartuferie ce mardi 28 mars à Ghardaïa en déclarant qu’en sa qualité de médecin, il assurait que le président remarcherait prochainement. Nous sommes en pleine science fiction et oser sortir de telles salades frise le surréalisme. Racontez cela à un cheval de bois et vous recevrez un coup de sabot. En tous cas, il vaudrait mieux se méfier des diagnostics de ce prétendu médecin. Qu’il parle de la guérison du président, passe encore, il se déconsidère lui-même, mais il n’a aucun droit d’évoquer le Front de Libération Nationale historique, celui de Mostefa Ben Boulaïd, de Larbi Ben M’hidi et des autres Braves qui ont donné leur vie pour l’Algérie ! Surtout quand on est mêlé à un trafic juteux de postes de candidatures. On laisse à Ould Abbes cet ersatz de parti peuplé de corrompus comme la députée et membre du bureau politique Salima Otmani, démise de ses fonctions ce 21 mars pour avoir reçu 100 millions de dinars de pots-de-vin d’un autre député du FLN, Kehal Nourredine, en échange d’une place sur la liste électorale dans la wilaya de Constantine. La perquisition chez cette députée a permis de trouver une valise pleine d’argent. Pas touche au FLN qui a fait la gloire de notre patrie, avec lequel ces voleurs n’ont rien à voir et qui n’est réservé qu’aux patriotes, aux vrais ! Bas les pattes, Monsieur Ould Abbes ! Et cessez de vous vanter d’avoir fait partie de l’OS (Organisation secrète) pendant la guerre de libération nationale ! Arrêtez de mentir ! Vous n’avez jamais été un moudjahid et votre père a été éliminé par l’ALN !

    Les mots scandale, corruption, vol, détournement, pot-de-vin, etc. sont inscrits dans l’ADN du régime des Bouteflika. Jour après jour, le peuple algérien apprend de nouvelles infamies de la part du régime et de ses valets. Le dernier scandale en date révélé par les réseaux sociaux, à leur tête Facebook, est celui concernant Mehiedine Tahkout, l’ancien vendeur de fruits et légumes devenu milliardaire, proche du ministre de l’Industrie Abdeslam Bouchouareb et prête-nom d’Ahmed Ouyahia, chef du RND, autre parti de corrompus. Des photos publiées sur Facebook, réseau social devenu un véritable cauchemar pour ce régime pourri composé de vieilles épaves hors connexion, ont montré que l’usine de montage de voitures Hyundai de Tahkout à Tiaret n’était qu’un vaste hangar de vulcanisation, où des roues étaient boulonnées sur des véhicules importés clés en main. Cette usine de 250 millions de dollars a été créée en 2016 et une vidéo l’avait présentée en octobre 2016 lors de la sortie du premier véhicule, montrant des jeunes apprentis réalisant le montage des moteurs, des amortisseurs, des pots d’échappement, etc. accompagnés d’un instructeur coréen. Or, les photos qui ont fuité sur Facebook montrent des voitures complètes dans des containers et un grand hangar vide avec quelques ouvriers qui fixent des roues sur deux automobiles. Aucune chaîne de montage, pas de machine, pas de main d’œuvre qualifiée, pas de trace non plus d’instructeur coréen… Cette usine pour laquelle le gouvernement avait attribué une assiette de 24 hectares devait employer 4 000 travailleurs et assembler 60 000 voitures dans un premier temps pour ensuite atteindre les 100 000 en 2020. Tahkout, interrogé par plusieurs médias, ne savait pas lui-même combien de travailleurs il avait engagés pour son usine. Il s’agit d’un véritable scandale doublé d’un grand enfumage depuis que la commission d’enquête diligentée par le Premier ministre a déclaré à l’issue de sa visite dans l’usine qu’aucune anomalie et aucun dysfonctionnement n’y avaient été décelés. Les loups ne se mangent pas entre eux, mais cela démontre à quel point l’Algérie est gangrenée. Et l’on se fiche qu’il s’agisse ou non d’une guerre des clans, nous n’en avons rien à faire ! À cette occasion, on a vu une autre illustration de la corruption de la presse avec les agissements d’un journaleux et d’un organe de presse algérien qui ont défendu Tahkout lors de ce scandale avec une couverture minable. Ce personnage fait dans le racolage et la prostitution pour les oligarques. Comme tant d’autres, ce journaleux est le déshonneur de la presse.

    Ce gouvernement de bras cassés donne une image pitoyable du pays avec un cafouillage incessant, prenant une décision puis revenant sur cette décision quelque temps après. Que signifie le gel des importations par la banque centrale d’Algérie et le retour sur cette décision au bout de deux jours, si ce n’est que la mafia de l’import import dicte sa loi ? Où est le nouveau modèle économique promis par le gouvernement Sellal ? On attend toujours de le voir. L’Algérie est un pays soumis aux diktats des importateurs du lobby de l’import import gavés à la rente et qui importent des milliards en ketchup et mayonnaise, de l’aveu même du ministre du commerce intérimaire. Je dis bien intérimaire et nous sommes le seul pays au monde ayant un ministre intérimaire et un président absent. Les oligarques ne produisent même pas une aiguille et ça se prend pour des capitaines d’industrie. Peut-on savoir comment Lamine Ouyahia est devenu milliardaire en dollars à l’âge de vingt-six ans comme les autres rejetons de la jet-set des begarra, Bilal Tahkout, Aghiles Haddad, qui roulent aussi avec des milliards ? Cette jet set de begarra et maquignons est aux antipodes de l’Algérie de Ben M’hidi, Krim Belkacem et Ben Boulaïd. Tahkout est un évadé fiscal, comme ses copains coquins – c’est de notoriété publique -, et leur place à tous est en prison. Il n’y a rien de surprenant au comportement de ces gangsters qui changent seulement de nom et de visage, ils sont issus de la même matrice et sont fabriqués sur le même moule. La surfacturation, l’évasion fiscale et les divers détournements sont leur religion. Pour ceux qui défendent ces énergumènes et qui picorent dans leur main, je ne cherche pas que des pseudo-experts viennent me démontrer le contraire, qu’ils gardent leurs thèses sulfureuses pour eux. L’Algérie va très mal et je les mets au défi de me prouver le contraire.

    Ces figures hideuses que sont Ould Kaddour, Ould Abbes ou Tahkout sont à mettre dans le bilan d’Abdelaziz Bouteflika et de sa fratrie qui dirigent le pays par procuration et tôt ou tard il faudra en finir avec ce que représentent ces énergumènes et en finir avec la parenthèse Bouteflika, un règne chaotique et catastrophique pour l’Algérie. Bouteflika est de loin le président le plus mauvais de l’Algérie indépendante, lui que les décideurs militaires ont choisi un jour comme étant le moins mauvais. Nous sommes en plein cauchemar avec une fin de règne caractérisée par la diversion et les fléaux tels le régionalisme, le clientélisme, le népotisme, et la corruption, corruption qui a marqué tous ses mandats. Si l’entourage de Bouteflika et sa fratrie veulent enterrer l’Algérie, ils se trompent car ils nous trouveront sur leur chemin et nous les combattrons jusqu’au bout, eux et leurs larbins chiyattines de tous bords. Ils finiront dans le déshonneur et les égouts de l’histoire. Les traîtres vivront leur fin dans la déchéance en permanence. Quant à nous, nous en appellerons à l’Algérie des Immortels, celle des Braves, celle qui n’a pas bâti un pays sur le mensonge, l’usurpation et la corruption. Notre Algérie à nous s’opposera à eux tous. S’ils sont la continuation des colons et des géniteurs de yaouleds, nous sommes les porte-étendards de Novembre et de ses martyrs et nous terrasserons la bête immonde. Le souffle révolutionnaire de la résistance brisera les reins des traîtres de la nation. C’est un combat à mort et nous jurons sur le serment de Novembre et les tombes de nos martyrs que nous extirperons de notre terre arrosée par le sang des martyrs la mauvaise graine de la trahison que vous représentez. Nous vous neutraliserons. Nous rendrons l’Algérie à ses fils authentiques et nous lui restituerons son histoire millénaire.

    Mohsen Abdelmoumen

    Published in Oximity : https://www.oximity.com/article/Ould-Kaddour-Ould-Abbes-Tahkout-person-1

    https://mohsenabdelmoumen.wordpress.com


  • Des banques françaises accusées de financer la colonisation de la Palestine - France Révolution
    http://france-revolution-investigative-reporter.over-blog.com/2017/03/des-banques-francaises-accusees-de-financer-la-colonisation-de-la-palestine.html
    https://img.over-blog-kiwi.com/2/04/80/99/20170329/ob_2a3fee_58dbd7ecc461881b2a8b4582.jpg

    Axa, BNP, le Crédit agricole et la Société générale détiennent des participations dans des banques et entreprises israéliennes ayant financé la colonisation en Palestine, affirme un rapport de la Fédération internationale des droits de l’homme.

    D’après la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), plusieurs institutions financières françaises possèdent des parts, qui dépassent rarement le point de pourcentage, qui « contribuent indirectement au maintien et au développement » des colonies, selon l’étude intitulée Les liaisons dangereuses des banques françaises avec la colonisation israélienne.

    Les quatre banques et l’assureur gèrent des « participations financières » ou « détiennent des actions » dans des banques israéliennes, qui constituent un « outil essentiel de la politique de colonisation » en « finançant les constructions », souligne ce rapport co-écrit notamment avec la Ligue des droits de l’homme (LDH) et la CGT.

    © FIDH
    Les investissements controversés des banques françaises
    De même, elles ont des rapports avec des entreprises israéliennes « qui fournissent des services vitaux au maintien et au développement des colonies », tels que « la construction d’habitations ou d’usines, la connexion aux réseaux téléphoniques et internet ou encore l’aménagement en équipements de surveillance ».

    « Les banques françaises ne peuvent pas dire qu’elles ne savaient pas »
    Sollicités par l’AFP, BNP Paribas, le groupe BPCE et la Société générale n’ont pas souhaité commenter ce rapport. Le Crédit agricole n’a pour l’heure pas encore réagi.

    De son côté, Axa précise que « les investissements en question représentent une part infime de [ses] actifs sous gestion » et souligne avoir fait étudier ce dossier en 2016 par son comité d’investissement responsable qui n’avait pas trouvé matière à le remettre en cause. 

    Les Nations unies et la grande majorité de la communauté internationale considèrent comme illégales les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est annexée.

    « On veut que les entreprises françaises retirent leur argent des sociétés israéliennes ayant à voir avec les colonies », comme le stipulent des « recommandations » du ministère des Affaires étrangères publiées en 2014, a expliqué Didier Fagart, un membre de l’association France Palestine solidarité, également co-auteure du rapport.

    Le document révèle également que BNP Paribas, la Société générale, LCL (filiale du groupe Crédit Agricole) et Natixis (filiale du groupe BPCE) ont accordé 288 millions d’euros sur la période 2004-2020 à l’entreprise publique Israel Electric Corporation (IEC) pour l’extension de deux centrales au gaz, alors que l’IEC approvisionne en électricité les colonies en Cisjordanie.

    « Les banques françaises ne peuvent pas dire qu’elles ne savaient pas », a lancé Didier Fagart. 

    Des fonds de pension néerlandais et luxembourgeois se sont désengagés ces dernières années des cinq banques israéliennes avec lesquelles les banques françaises ont des liens, pour leur implication dans la colonisation. La Danske Bank et la Deutsche Bank Ethical Fund ont placé l’une d’entre elles sur une liste noire, souligne le rapport.


  • Le funeste débat des De Funes - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/03/le-funeste-debat-des-de-funes.html
    https://www.lejournaldepersonne.com/wp-content/uploads/2017/03/d%C3%A9bat_638-1170x570@2x.jpg

    Àchaque fois que j’ai corrigé des copies, j’ai toujours été rongée par le même souci :
    Est-ce que je dois faire ressortir le réel ou le possible, le visage ou le masque, l’être ou la valeur ?
    Tout citoyen devrait s’il en est un, se soumettre à cet exercice de haute voltige qui consiste à lire avant délire ses futurs dirigeants.
    C’est la note qui remplira le bulletin de vote.

    Hamon :
    Il n’était pas utile du tout de nous rappeler tes quatre vérités... tout le monde les connaît : ton futur désirable n’est plus désiré, ton revenu universel n’est pas toujours le bienvenue, ton burn-out assuré ne rassure plus, ton 49-3 citoyen est très moyen... c’est surtout la répétition qui est lassante et embarrassante... une Miss France qui ne cesse pas de dire qu’elle a un beau nez, finira par sentir mauvais. Même si son nez n’est pas faux, mais vrai.
    Tu me rappelles Louis de Funès dans « Le gendarme se marie » qui au matin de son concours, au lieu de réfléchir sur le sujet posé, étale tous ses stylos de toutes les couleurs sur la table comme pour dire qu’il a tous les outils pour concourir, mais on ne peut pas s’empêcher d’en douter en se disant :
    a-t-il vraiment la capacité d’utiliser ses outils ?
    On ne te demande pas ce que tu as comme chaussure mais ce que tu as sous le pied : de la présence, de la prestance, de la puissance de conviction.
    On cherche un homme qui a du cœur et non pas quelqu’un qui a appris sa leçon par cœur. C’est trop récitatif.
    Tu as d’ailleurs réussi ton entame de match en interpellant le peuple et en lui disant : avant de choisir celui qui va vous rassembler, choisissez d’abord à quoi vous, peuple, vous voulez ressembler.
    C’est excellent, bien trouvé mais surtout inattendu, mais vous avez perdu par la suite toute espèce de créativité, toute ingéniosité.
    J’ai mis zéro, pour t’inciter à repartir de zéro.

    Macron :
    Ça me peine de te faire de la peine. Parce que j’ai la ferme conviction que tu es très fragile.
    Corneille disait que la valeur n’attend pas le nombre des années. Je crois qu’il n’a pas raison, en politique du moins, on sait que ce n’est pas une science, mais elle a néanmoins besoin d’expérience.
    On peut se faire renverser si on n’a pas déjà traversé la réalité, compté les difficultés, essuyé les échecs. Tu as beaucoup réussi pas assez échoué. Trop mignon pour t’occuper de nos oignons.
    J’ai coutume en tant qu’institutrice de mettre les premiers de la classe derrière pour qu’ils ne perdent pas de vue les tarés que je place toujours devant parce que ce sont ces derniers qui déterminent le véritable niveau de la classe.
    On t’a reproché avec malice de ne pas savoir sur quel pied danser, de pomper tantôt à droite, tantôt à gauche l’air qui te rend si fier...
    Il fallait leur répondre comme Socrate, pour les confondre en disant :
    que tu prenais la vérité, là où elle est, sans te soucier de son locataire, ni de sa position dans l’atmosphère.
    Ce n’est pas parce que tu as choisi d’être nulle part que tu es partout !
    Parce que tu es forcément quelque part, et tu es le seul à ne pas le voir, ou à nous le faire croire.

    Quand on t’écoute, on entend un tout autre que toi.
    On a l’impression que tu ne t’appartiens pas, que tu dépends d’un système dont tu reprends tous les thèmes à nos dépends. Tu n’es pas électron libre, mais électron adhérent, programmé pour notre électrocution.
    Tu épates parce que tu appâtes. Tu es un appât... qui émeut même avec ses faux pas. Tant pis pour ceux qui te croient.
    Zéro aussi parce que tu sais ce que tu fais !

    Fillon :
    Ton cas, Fillon, est synonyme aujourd’hui de l’art de s’écarter du sillon sans se faire du mouron.
    La démission de Le Roux risque de compromettre toutes tes chances de te retrouver au second tour, sans parler des compléments d’information qui te rapprochent un peu plus chaque jour du trou.

    Présumé innocent, tu vas à mon sens finir par y engloutir toute la droite avec toi. Après tout, c’est ton droit de faire valoir ton droit au suicide. Individuel mais peut être pas collectif... parce que la morale est de retour. Pour mettre les comptes à jour. Adieu la politique !
    Tu as réalisé hier une très mauvaise première mi-temps. Opaque, tu as été transparent... quasiment absent.
    La peur d’être relancé t’a peut être figé... tu avais du mal à ne pas te sentir coupable aux yeux de ceux qui étaient là pour nous ouvrir les yeux.
    Tu rougissais de temps en temps, à défaut de rugir et même lorsque tes arguments étaient conséquents, tu t’empressais de ranger tout signe ostentatoire de fierté.
    Je me vois mal te noter, ou t’ôter le peu d’orgueil qu’il te reste. Et je loue tes adversaires pour t’avoir épargné une honte programmée.

    À suivre...


  • Émeline ou de l’éducation - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/03/emeline-ou-de-l-education.html
    https://www.lejournaldepersonne.com/wp-content/uploads/2017/03/emeline-1170x570.jpg

    Émeline est un joli prénom.
    C’est le prénom de ma grand-mère.
    Un être que j’aimais passionnément.
    Ce fut ma première institutrice.
    La première à mon sens
    à saisir l’essence d’un caprice.
    Le caprice d’un enfant.

     

    C’est elle qui m’a tout appris
    en m’apprenant
    qu’il y a plus de choses à laisser
    qu’à prendre ou à apprendre.

    En premier,
    tous les verbes inappropriés :
    élever, dresser, domestiquer,
    éduquer, apprivoiser.

    Élever n’a jamais élevé personne.
    Au diable les éleveurs !

    Pour elle,
    ce n’était pas un mal d’être un animal.
    Ce n’est pas bestial mais viscéral.
    Une pulsion n’a besoin
    ni d’élevage, ni d’élévation,
    mais d’expression, d’explosion,
    d’éclatement.

    Auprès d’elle, je m’éclatais
    parce qu’elle me laissait être,
    instinct dans l’instant.
    Sans raison et sans peine de prison.

    Avant d’apprendre à lire,
    à écrire et à compter,
    j’appris à raconter :
    il était une fois, la joie.

    Et pour vivre,
    je compris qu’il faut se la raconter
    plus d’une fois...
    cette histoire, plusieurs fois même
    pour que la joie demeure.

    Pour ma grand-mère,
    c’est la tristesse qui est un leurre.
    Je vis, je meurs, mais entre les deux,
    je choisis d’en rire
    pour ne pas mourir imbécile.
    L’imbécile est celui qui a besoin
    de béquilles pour avancer,
    pour tenir debout
    ou intégrer le troupeau.

    Elle m’a laissé tomber plus d’une fois
    pour que je crève
    ou me relève toute seule.
    Pour que je me redresse,
    elle n’a jamais cru bon de me dresser.

    Elle avait horreur du dressage,
    du lavage de cerveau...
    elle me laissait aboyer,
    gratter désespérément aux portes fermées
    et lui mordre les mollets
    pour que mon instinct et mon destin
    ne fassent plus qu’un.

    Pour être, me dit-elle,
    on n’a pas besoin de témoin,
    assistant ou assisté.

    Et pour me faciliter la vie,
    elle m’apprit juste une petite théorie :
    La théorie du comme si.
    Qui fait de tout homme,
    selon elle, un singe en sursis.

    Et quitte à faire semblant,
    autant faire semblant
    d’être au-dessus de la mêlée.

    Je souris
    comme si je ne craignais rien.
    Je ne pleure pas
    comme si j’avais réussi à noyer mon chagrin.
    J’agis avec tout le monde
    comme si j’étais seule au monde.
    J’agis toute seule
    comme si j’étais avec tout le monde.
    Un peu comme Saint Augustin,
    je me dis qu’il faut tôt ou tard
    finir par choisir entre
    le bon Dieu ou le jeu.
    Entre l’éludé ou l’illusion.
    Entre l’être et le néant.

    Auprès d’elle, ce fut
    toujours comme si, jamais comme ça.
    Le monde pour elle est ainsi fait.
    Il est toujours en retard sur lui-même.
    Et pour ne pas sombrer,
    il faut qu’il apprenne
    à faire semblant d’être à l’heure,
    de croire au bonheur.

    Et si on refuse de jouer cette comédie,
    nous devenons des jouets
    pour une plus vaste tragédie.
    C’est curieux mais ce n’est pas sérieux.
    Parce que ce n’est pas sérieux
    de prendre les choses au sérieux...

    Ce qu’on espère,
    ce qui nous désespère
    n’aura pas lieu...
    tout l’être, tout ce qui est,
    est décalé.
    Il y a du jeu dans l’être
    qui met tout être en jeu.

    L’éducation est continue,
    que l’on soit jeune ou vieux
    parce qu’on n’a jamais fini
    d’apprendre ce que c’est que le jeu.
    Le jeu des pistons
    dans une voiture de course.
    Le jeu des hommes
    avec les cordons de la bourse.
    Le jeu du hasard
    avec la nécessité.

    Sois forte, me disait ma grand-mère.
    Il suffit de faire comme si je l’étais
    pour l’être à jamais...
    et j’en raffole encore de cette école...
    qui a toujours su marier
    l’absoluité et la légèreté.

    Regardez autour de vous,
    un peu partout,
    vous n’y verrez que des singes
    qui en savent moins que vous
    en matière de jeu,
    parce qu’ils ignorent
    qu’ils jouent à ne pas jouer un jeu...
    ils sont en sursis !
    Personne

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  • L’heure de rendre des comptes par Jacques Sapir - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/03/l-heure-de-rendre-des-comptes-par-jacques-sapir.html
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    « Les peuples ont de la mémoire. Ils se souviennent des bienfaits comme des méfaits commis. Cette élection présidentielle s’annonce comme l’écho assourdi, mais clairement perceptible, du référendum de 2005. Elle est devenue l’heure pour cette classe politique en décomposition de rendre des comptes. Une heure qu’attendent les 55% de Français ayant voté « non » depuis maintenant près de douze ans ».

    « Ce que l’on appelle « l’affaire Fillon » pose de manière inattendue la question de la souveraineté et de la légitimité. En cela, elle s’avère autrement plus profonde que les faits qui sont aujourd’hui reprochés à l’ancien Premier-ministre. Non que ces faits soient sans importance. Mais leur signification réelle est avant tout dans le domaine du symbolique. Le comportement de la classe politique française, et ses méthodes souvent douteuses, illustre cependant bien le parti-pris anti-démocratique qui anime un bon nombre de ses membres.

    L’affaire Fillon

    Le cas de l’affaire Fillon est emblématique des problèmes de démocratie dans notre pays. Non que ce qui soit reproché à François Fillon soit sans importance. On a écrit à de multiples reprises, y compris dans ce carnet, que les actes qui lui sont reprochés, au-delà de toute qualification pénale, posent un problème très sérieux pour un candidat qui s’était fait le chantre et le héraut de la vertu en politique. Que l’emploi de sa femme comme assistante parlementaire soit « réel » ou non, que le travail qu’elle est supposée avoir fourni à la Revue des Deux Mondes soit avéré ou non, les montants perçus, au regard de ce que touchaient à la même période d’autres personnes pour un travail identique, sont scandaleux. Mais, d’une part ces actes, pour répréhensibles qu’ils soient n’entament en rien la légitimité clairement construite d’un homme vis-à-vis de son camp. Avoir voulu lui substituer un Alain Juppé, largement battu lors du vote de la « primaire », voir un Baroin, sorti d’on ne sait où, dit amplement le mépris que les cadres des « Républicains » ont pour leur propre électorat mais aussi le peu de prix qu’ils attachent au principe de légitimité.

    Cette crise, que François Fillon semble avoir résolu à son avantage pour l’instant à la suite de la manifestation du Trocadéro, aurait pu n’être qu’une pantalonnade. Elle illustre clairement le degré de décomposition atteint par les dirigeants d’un camp politique qui ne pensent que manœuvres et qui se moquent bien des idées qu’ils sont supposés défendre. Il n’y eut que quelques voix dignes dans ce charivari. Elles ne se comptent même pas sur les dix doigts.

    Trahisons « socialistes »

    Mais, si on regarde dans un autre camp, celui des prétendus « socialistes », on verra que, pour moins spectaculaire, la situation n’y est pas meilleure. Ce parti a lui aussi organisé une « primaire ». Benoît Hamon fut celui qui triompha. Quoi que l’on pense de son personnage et de sa campagne, c’est lui qui incarne la légitimité de son camp. Or on apprend, par la presse, que certains des plus éminents représentants de ce camp envisagent déjà de rejoindre la marionnette des intérêts financiers qu’est Emmanuel Macron[1]. Ceci n’est pas moins scandaleux que les manœuvres auxquelles se sont livrés les partisans d’Alain Juppé ou de Nicolas Sarkozy chez les « Républicains ». Voici donc des responsables de haut rang qui nous disent tout de go que peut importe un vote et qu’il faut voter (au premier tour cela s’entend) d’une manière toute différente. Mais, alors, à quoi cela a-t-il donc servi d’organiser cette « primaire » ? Ils ne se rendent pas compte, et c’est une évidence, de la violence de leur mépris affiché pour le vote de leurs propres sympathisants. En passant, signalons que cela donne amplement raison à la stratégie de Jean-Luc Mélenchon, qui fut pourtant à l’époque tant attaqué. Et cela souligne le ridicule de la posture de Pierre Laurent, le dirigeant de ce parti-zombie qu’est devenu le PCF quand il implorait Mélenchon de participer à cette « primaire ». Toutes les voix qui criaient « unité », n’est-ce pas Gérard Filoche, doivent être bien déconfites aujourd’hui alors que devient évident la manœuvre que l’on pouvait pressentir depuis plusieurs semaines, depuis ce jour de décembre où François Hollande renonça à se présenter.

    De quoi Macron est-il le nom ?

    Car c’est bien d’une manœuvre dont il s’agit. Il est donc question de construire la candidature d’Emmanuel Macron comme la seule opposition à Marine le Pen, et cela par tous les moyens, des plus odieux aux plus subtils. Mais, ce faisant, il faut amuser la galerie pour que les Français cessent de réfléchir. Car, justement, si on réfléchit bien, de quoi Emmanuel Macron est-il le nom ? D’abord, et on l’a dit dans ce carnet, du désastre économique que fut la politique économique de François Hollande, tout d’abord en tant que son conseiller pour l’économie puis en tant que ministre. Une politique qui, rappelons le, s’est traduite par une forte hausse du chômage, venant après celle provoquée par la politique de François Fillon. Ensuite, une politique de soumission aux intérêts allemands dans le cadre de l’Union européenne. François Hollande avait bien parlé de renégociation de traités dans sa campagne, et nous sommes tous témoins qu’il n’en a rien fait. De cela, aussi, Emmanuel Macron est le nom. Enfin, d’une politique que l’on nomme « l’Ubérisation » de la société, et qui aboutit à étendre le statut d’entrepreneur individuel mais non pour favoriser des activités nouvelles ; au contraire, c’est une forme généralisée de sous-traitance individuelle que l’on veut favoriser, forme qui émiettant les travailleurs les rends plus vulnérables et plus démunis face à leurs « donneurs d’ordres ».

    Le programme d’Emmanuel Macron est une farce : sur les 38 pages de ce dit programme, 11 sont des photos avantageuses du candidat. Mais son projet existe bel et bien, et l’on a rarement vu de projet aussi régressif pour l’immense majorité de la population en France.

    Il est l’heure du règlement des comptes

    Il reste cependant un problème fondamental. Ce que les dernières péripéties de la campagne de François Fillon démontrent, ce que les trahisons qui entourent celle de Benoît Hamon confirment, c’est un mépris total et violent pour la souveraineté des électeurs, et donc du peuple. C’est un mépris non moins total et violent pour le principe de légitimité dont, comme je l’ai expliqué dans mon ouvrage Souveraineté, Démocratie, Laïcité, découle en fait de la souveraineté.

    Nul ne s’en étonnera, si on y réfléchit un peu. La souveraineté, tous ces gens, que ce soient les soi-disant « Républicains » qui ont bien usurpé leur nom tout comme les « socialistes » le leur, la souveraineté donc, ces gens s’en moquent. Et, se moquant de la souveraineté ils se moquent de la démocratie qui est fille de la souveraineté, et ils se moquent du peuple, conçu comme un corps politique. On ne s’étonnera donc pas que la démocratie s’étiole et que le peuple se divise en communautés sur diverses bases, qu’elles soient religieuses, ethniques ou autres. Si nous sommes entrés dans une situation où le mot sécession prend tout son sens c’est bien à cause de ce mépris, qui s’étale devant nous depuis que ces dirigeants, qu’ils soient de « droite » ou de « gauche », ont décidé de piétiner le vote démocratiquement et régulièrement émis par les Français lors du référendum sur la projet constitutionnel européen en 2005, il y a douze années de cela.

    Les peuples ont de la mémoire. Ils se souviennent des bienfaits comme des méfaits commis. Cette élection présidentielle s’annonce comme l’écho assourdi, mais clairement perceptible, du référendum de 2005. Elle est devenue l’heure pour cette classe politique en décomposition de rendre des comptes. Une heure qu’attendent les 55% de Français ayant voté « non » depuis maintenant près de douze ans ».

    Jacques Sapir, RussEurope, le 8 mars 2017

    [1] http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/03/06/35003-20170306ARTFIG00195-les-hollandais-se-reunissent-pour-evoquer-un-even

    https://planetes360.fr


  • Libres enfants de Mélenchon - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/03/libres-enfants-de-melenchon.html
    https://www.lejournaldepersonne.com/wp-content/uploads/2017/03/insoumis_11031-1170x570@2x.jpg

    Es-tu libre ou pas ? Si tu l’es, ce testament s’adresse à toi.
    Camarade,
    Aurait-il fallu attendre 2017 pour voir notre République changer de recette ?
    Aurait-il fallu attendre 2017 pour s’apercevoir qu’elle a, et a toujours eu un monarque à sa tête ?
    Mon arrogance n’a qu’une limite : l’amour de la France... la France insoumise... battue mais non abattue, elle n’a pas fini de se battre. Il faut la redécouvrir avec la force du guerrier qui s’impose au combat pour le plus grand nombre.
    Camarade,
    La France c’est ta vertu associée à la mienne et la mienne associée à la sienne pour que nous reprenions, tous ensemble, les rennes et les antennes. Pour que nous cessions enfin d’être abrutis par des abrutis.
    Relève-toi, je n’ai pas d’autres défis à relever pour toi.
    Ne vote pas pour moi mais vote pour toi. Pour la première fois de ta vie, tu vas devoir imposer ton avis en disant :
    Je m’engage et tu dégages !
    Souviens-toi du chant de Mélenchon, c’est avec ta voix qu’il va ré-enchanter notre vision.
    Je l’entends mais toi est-ce que tu t’entends ? Elle dit :
    Moi, France insoumise...
    Je refuse à tout jamais d’être entreprise par tout autre que moi. C’est moi qui choisis ma devise.
    Qu’on me blâme ou qu’on m’acclame voici ce que je réclame en guise de cerises :

     

    – De ré-ouvrir le livre et d’y inscrire la voie à suivre : Une nouvelle constitution pour une vraie République ni oligarchique, ni monarchique, mais démocratique.

    – D’embarquer l’Europe dans notre franc sillage ou de la débarquer sans ambages. Le Frexit n’est pas exclu, ni à exclure. Nous irons voir ailleurs à chaque fois que l’on porte atteinte à notre grandeur.

    – De sacraliser l’école, enseignants et enseignés pour que l’enseignement redevienne sacré, nivellement par le haut et non plus par le bas. Afin que les citoyens redeviennent de vrais vigiles et non plus dociles ou serviles.

    – De miser sur l’écologie à tous les étages non pour être à la page ou éviter certains dérapages mais pour que notre économie ait un véritable ancrage, foncier et non financier.

    – De redonner un contenu réel à nos libertés formelles... Nous ne nous soumettrons désormais qu’aux lois que nous nous sommes nous-mêmes fixées.
    Pour que notre démocratie ne soit plus lettre morte mais esprit vivant et innovant.

    Ne me quitte pas, dit Brel parce que sans toi je ne suis rien, que l’ombre de l’ombre de ton chien. Si tu me donnes le pouvoir, je te le rends. Et si je ne te le rends pas. Tu me pends. Je te dis merde camarade !

    Libres enfants de Mélenchon / NE VOTE PAS POUR MOI, VOTE POUR TOI ! #FranceInsoumise
    https://www.lejournaldepersonne.com


  • Muselage de la presse française par Israël - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/03/muselage-de-la-presse-francaise-par-israel.html
    http://www.lemondejuif.info/wp-content/uploads/2017/02/UEJF-LIBERATION.jpg

    Monsieur Laurent Joffrin,

    Je tiens à vous faire part de ma surprise et de mon indignation à la lecture du billet « En Israël, un soldat meurtrier s’en tire avec les honneurs » publié par Nissim Behar dans votre édition du 22 février 2017.

    Ce billet était l’article le plus partagé sur le site Libération.fr le jeudi 23 février 2017 et a suscité l’indignation et l’incompréhension chez de nombreuses personnes.

    La tradition journalistique française tend à confondre ce que la presse anglo-saxonne distingue entre les « views » et les « news ». Ce mélange est commun et il est respectable lorsque les informations brutes ou « news » respectent deux règles : l’exactitude et la précision. Or, il y a en l’espèce, un flagrant délit de mensonge par omission qui nuit délibérément à la compréhension des faits par le lecteur.

    La première exigence de vérité à laquelle le journaliste Nissim Behar aurait dû se plier eût été de mentionner qu’Abdel Fattah Al-Sharif tué par le soldat israélien Elor Azaria, n’était pas un Palestinien comme les autres. Ce n’était pas un civil, un innocent qui, par malchance, se serait trouvé au mauvais moment et au mauvais endroit, mais un terroriste qui venait de commettre une attaque au couteau.

    Privant délibérément les lecteurs de cette information capitale, Nissim Behar pouvait alors s’abstenir d’expliquer pourquoi il s’est dessiné une telle majorité en faveur du soldat, amalgamant ceux qui l’excusaient d’avance pour en faire un héros à ceux qui se contentaient de lui accorder les circonstances atténuantes.

    Si le soldat a bel et bien bénéficié d’une indulgence d’une partie de la classe politique israélienne, et non des moindres, la seconde exigence de vérité eût été de reconnaître que les « quelques voix » qui s’y sont opposées sont beaucoup plus importantes et beaucoup plus nombreuses que Nissim Behar ne le prétend. Il s’agissait en effet de Moshe Yaalon, ministre de la Défense au moment où les faits se sont déroulés et qui a démissionné quelques semaines plus tard face au désaveu du Premier ministre sur cette affaire et du chef d’Etat-major Gadi Eizencot qui, contrairement à ce que l’on aurait pu attendre du plus haut responsable de l’armée israélienne, a désavoué publiquement et continuellement le crime du soldat. En réduisant cette opposition à « quelques voix », Nissim Behar pouvait enfoncer le clou d’un consensus unanime qui est une pure et simple fiction, alors même que le débat public a fait rage, en coupant la voix de ceux qui, au sein de l’opinion publique israélienne, ont estimé que le Palestinien ayant été neutralisé et ne présentant plus de menace, le soldat commettait un crime en l’abattant froidement.

    Et pourtant Elor Azaria s’en serait tiré avec les honneurs selon le titre de l’article. S’en tirer avec les honneurs, est-ce être condamné à une peine de dix-huit mois de prison ? Où est l’honneur dans cette affaire qui a secoué et divisé la société israélienne ?

    Certainement en ce qu’Israël demeure, quoi qu’on en dise, une démocratie puisqu’on y respecte scrupuleusement la séparation des pouvoirs, puisque ses juges – et d’un tribunal militaire de surcroît – sont capables d’exercer leur autorité en toute indépendance et ce, malgré des pressions politiques explicites et une opinion publique majoritairement défavorable à la décision prise. Le tribunal militaire israélien a estimé, qu’Elor Azaria ne pouvait justifier son acte par la légitime défense et qu’il devrait être condamné à une peine de prison exemplaire pour homicide volontaire.

    L’honneur revient non pas à Elor Azaria, mais à une société toute entière, capable de s’interroger et de se mobiliser sur une question éthique, morale et juridique : un soldat qui tire une balle dans la tête d’un terroriste alors qu’il est au sol peut-il invoquer l’excuse de légitime défense ? L’honneur revient à une justice indépendante, preuve supplémentaire qu’Israël est bien la seule démocratie du Proche-Orient, contrairement à ce que prétend l’article qui manie cette affirmation avec ironie. Or, pour le coup, l’idée reçue est bel et bien confirmée.

    Enfin, cet article se termine en affirmant que les Israéliens méprisent les Palestiniens. Cette généralisation tord le cou à la vérité pour faire passer un message politique, légitime au demeurant. Elle est une insulte aux Israéliens, et notamment à ceux qui travaillent au rapprochement avec les Palestiniens, à ceux qui désirent ardemment l’application de ce verset de la Bible « La Justice, la justice, tu poursuivras » (Deutéronome 16 :20), et plus largement, à plus d’un tiers des Israéliens qui ont condamné sévèrement le crime, réprouvé fermement le soutien que lui ont accordé la majorité de leurs concitoyens, et tiennent Elor Azaria pour le soldat du déshonneur.

    Mensonge par omission, généralisation mensongère, ironie déplacée destinée à justifier un parti-pris, manquements à la déontologie journalistique : cet article constitue un cas d’école.

    Monsieur Laurent Joffrin, ce qui peut être tolérable lorsqu’on est un militant ou un homme politique ne l’est pas lorsqu’on est journaliste. Aussi légitime que soit la conviction dont Nissim Behar entend convaincre ses lecteurs, il ne peut le faire au mépris de faits sélectionnés grossièrement en larguant l’exactitude et la précision des faits rapportés. Monsieur Behar pourrait peut-être faire un bon romancier tant il a le sens de l’imagination bien aiguisé, mais cela en fait un piètre journaliste. Dans un conflit qui attise les passions, faire droit à la nuance et respecter la vérité me paraît être un devoir civique et une exigence professionnelle auxquels Nissim Behar a failli. Il en va de l’honneur de votre métier et de la déontologie à laquelle votre publication est attachée.

    Je veux croire que vous avez à cœur que le conflit israelo-palestinien ne soit pas importé sur le territoire français, mais de tels billets contribuent à produire l’effet inverse.

    C’est la raison pour laquelle je vous demande de publier un rectificatif dans la prochaine édition de votre quotidien et de faire la lumière sur les conditions dans lesquelles un article aussi erroné que mensonger a pu être publié.

    Bien cordialement,

    Sacha GHOZLAN – Président de l’Union des Etudiants Juifs de France | Photo : DR

    http://www.lemondejuif.info


  • L’interview complaisante dans l’Humanité de Kamel Daoud, le chouchou de BHL - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/03/l-interview-complaisante-dans-l-humanite-de-kamel-daoud-le-choucho
    https://oumma.com/app/uploads/2017/03/kamel_daoud_1_515343064.jpg

    On n’attend pas du quotidien l’Humanité une sympathie particulière pour les arabes et autres musulmans. La période de la Guerre d’Algérie a laissé des traces. Ce temps où des militants du Parti Communiste, quelques courageux, bravant les consignes de leur journal se plaçaient en rupture, et devenaient porteurs de valises. Ou mieux encore, comme Fernand Iveton le guillotiné de Mitterrand, des martyrs. Soixante années plus tard, l’arabe et le musulman a toujours de la difficulté à trouver une juste place dans l’Humanité en particulier et dans l’humanité en général. La preuve de ce que j’avance est à portée de main. Le 24 février, ce journal qui a perdu en route et le marteau et la faucille, vient de publier un long entretien avec Kamel Daoud, le journaliste-écrivain algérien qui éprouve une profonde haine, assumée, pour les arabes et les musulmans. Pourquoi pas ? La parole est libre. Dans ce cas, le devoir de celui qui pose les questions, s’il est vraiment journaliste, est de les formuler toutes, donc les plus gênantes, cruelles ou dérangeantes. Des qualités totalement absentes de l’entretien donné par Daoud à l’Huma.

    Le prototype de la bonne question aurait été celui-ci : « Aujourd’hui que vous êtes le chouchou de BHL et de ses amis, que vous avez trouvé refuge chez le milliardaire François Pinault, que vous êtes aussi adulé par les Zemmour, Finkielkraut et Bruckner, que répondez-vous à ceux qui vous accusent de « tirer sur vos frères », d’être un « néo harki » » ? Voilà une réponse que nous aurions aimé lire. En place de cette longue séance de brosse à reluire, pure soie, où le penseur libéré était brillant car bien astiqué sur papier Huma. Pour ceux qui ont échappé au tsunami Daoud, déclenché par les nouveaux réactionnaires de Saint-Germain-des-Prés, un petit résumé s’impose.

    Après avoir été lui-même un musulman du genre intégriste, donc BCG, Daoud a jeté Barbe, Claquette et Gandoura pour s’affirmer laïque, donc BCBG. C’est son droit. Et, comme jadis Renan le fit pour le catholicisme, Daoud va s’auto alimenter d’une haine de l’islam. Puis, pour faire mesure, de tous les arabes. On pourrait parler de haine de soi, de la nécessité urgente d’une psychanalyse, mais bon, Daoud n’est pas un névrosé, mais on nous le dit, un « libéré ». Vous aurez remarqué que dans notre monde tel qu’il est, tout auteur qui crache sur « l’arabo-musulman » entre illico dans le sérail de ceux qui ont eu « le courage de surmonter les tabous, de briser le plafond de verre ».

    Un statut qui, en bas morceaux, part des Sifaoui et Chalghoumi, pour devenir des Daoud, Finkielkraut, Zemmour, Bruckner, Houellebecq en haut de la bête, près du filet et de l’aloyau. Prenez l’un de ceux-là, mettez-les devant une caméra ou un micro, ils ne disent rien d’autre que la vérité. Toujours. Ces courageux cracheurs font du bien à la vérité. Ils sont autant de Saint Jean Bouche d’Or. Alors que ceux qui les critiquent ne sont que de minables « islamo-gauchistes », variété peu à la mode, y compris aux neurones des penseurs de l’Humanité.

    Car, quand même ! Quand même ! La monstruosité raciste est là, même si Daoud et ses sponsors souhaitent que l’on oublie cet épisode. Au lendemain des soi-disant « viols de Cologne », notre Daoud sort son Bic pour nous régaler de ces mots humanistes et nuancés, que voici : « Mais comment pourrait-on imaginer être agressée en pleine ville par un troupeau de bêtes sauvages sans que personne n’intervienne ? […]. On assiste à un choc des cultures : d’un côté des pays où les femmes sont cachées, voilées, confinées au foyer. Et de l’autre une culture où les femmes sont libres, les cheveux au vent, fières de leur corps et de leur indépendance […]. En agressant ces femmes libres et fières, n’est-ce pas en partie les valeurs occidentales qu’on agresse ? »…« L’Autre vient de ce vaste univers douloureux et affreux que sont la misère sexuelle dans le monde arabo-musulman, le rapport malade à la femme, au corps et au désir. L’accueillir n’est pas le guérir. Le rapport à la femme est le nœud gordien, le second dans le monde d’Allah. La femme est niée, refusée, tuée, voilée, enfermée ou possédée ». Dix-neuf universitaires courageux, toujours dans Le Monde, ont eu le courage de protester de cette immondice. Pour ne recueillir que des quolibets, des noms d’oiseaux qui vont si bien aux « ringards ». Saluons-les.

    Face aux bonnes causes, aux urgences, vous avez observé que les « grands » journaux du « monde libre » -celui de l’OTAN- ouvrent leurs colonnes aux fabricants de vérité. Outre « Le Monde », sur le scandale des « viols musulmans » de Cologne, c’est sans peine que Kamel Daoud frappe dans les pages du New York Times. Voici un extrait de sa seconde salve :

    « L’une des grandes misères d’une bonne partie du monde dit “arabe”, et du monde musulman en général, est son rapport maladif à la femme » ;

    « Dans certains endroits, on la [la femme] voile, on la lapide, on la tue ; au minimum, on lui reproche de semer le désordre dans la société idéale » ;

    « Le couple n’est plus un espace d’intimité, mais une préoccupation du groupe. Il en résulte une misère sexuelle qui mène à l’absurde ou l’hystérique » ;

    « Dans certaines terres d’Allah, la guerre à la femme et au couple prend des airs d’inquisition » ;

    « [Dans certaines terres d’Allah] on fantasme ailleurs, soit sur l’impudeur et la luxure de l’Occident, soit sur le paradis musulman et ses vierges » ;

    « Le sexe est partout. Et surtout après la mort »…

    Au directeur de l’Humanité cette prose semble convenable… Utile pour secouer le carcan archaïque et réactionnaire qui fige le monde arabo-musulman comme dans un plâtre… Dans tout ça, rien de raciste. Pas une virgule.

    Mais à quoi bon se livrer à une analyse de texte, à triturer la sémantique ? Tout cela est inutile car l’Humanité, comme la presse bien-pensante, ignore l’axiome : les « viols musulmans de Cologne » n’ont jamais existé. Petit à petit la vérité accouche d’un monstre, et le trivial quotidien Bild Zeitung s’est lui-même excusé : tout ce drame, cette affaire de viols en Allemagne, commis par des « migrants, essentiellement maghrébins », n’est qu’une rumeur montée au fouet. Le tout sous la poigne de groupes fascistes allemands, avec l’aide de policiers et de journalistes bienveillants. Et pour les journées d’injures répétées, on a le devoir d’écrire à Pujadas, à TF1 et tous autres afin de les contraindre à un grand pardon. Donc, c’est un mensonge qui a servi de carburant au camion poubelle de Daoud.

    Mais cet écrivain-journaliste est si universel que l’on doit élargir le spectre, et un peu mieux le passer aux rayons X. Lire par exemple ce qu’il a publié sur le drame des Palestiniens… Et c’est équipé de gants de ménage que je vous livre la généreuse pensée « daoudienne » qui, bien sûr et comme toujours, parle de lui :

    « Non, le chroniqueur n’est pas « solidaire » de la Palestine. […] Non donc à la « solidarité » par conditionnement religieux et « nationaliste ». […] La « solidarité » qui se juche sur l’histoire d’un peuple malmené et presque sans terre au nom de la haine de l’autre. Cette « solidarité » concomitante que le chroniqueur a vomie dans les écoles, les manuels scolaires, les chants et l’arabisme et l’unanimisme religieux. […] Le drame palestinien a été « arabisé » et islamisé à outrance au point où maintenant le reste de l’humanité peut se sentir débarrassé du poids de cette peine. C’est une affaire « arabe » et de musulmans. Cette solidarité qui a transformé un drame de colonisation entre clashs de religions, de haines et d’antiques mythologies exclusives. Cette solidarité VIP que le chroniqueur ne veut pas endosser, ni faire sienne. »…« Le monde dit « arabe » est le poids mort du reste de l’humanité. Comment alors prétendre aider la Palestine avec des pays faibles, corrompus, ignorants, sans capitaux de savoir et de puissance, sans effet sur le monde, sans créateurs ni libertés ? Comment peut-on se permettre la vanité de la « solidarité » alors qu’on n’est pas capable de jouer le jeu des démocraties : avoir des élus juifs « chez nous », comme il y a des élus arabes « chez eux », présenter des condoléances pour leurs morts alors que des Israéliens présentent des condoléances pour le jeune Palestiniens brûlé vif, se dire sensible aux enfants morts alors qu’on n’est même pas sensible à l’humanité. »

    La philosophie est tirée, ne reste plus qu’à la boire. Ce qu’a fait avec délectation l’Humanité dans des verres en cristal offerts par BHL. Santé.

    par Jacques-Marie Bourget

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  • Donald et Vladimir - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/03/donald-et-vladimir.html
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    Trump n’a rien de Bush. Ce n’est pas une marionnette mais un marionnettiste. Ce n’est pas un politique mais un artiste jusqu’au-boutiste.
    Poutine n’a rien d’Eltsine. Ce n’est pas un héritier mais un fin limier. Il connaît tous les manèges. C’est un stratège.

    Les États-Unis pour l’un, les États réunis pour l’autre.
    Qu’ont-ils en commun ?
    Sinon la radicalité comme seul et unique bien.
    L’un pour dire ce qu’il y a de capital dans le capitalisme et l’autre ce qui est hors du commun dans le communisme.
    En l’occurrence : le radicalisme : on ne cède pas un iota de terrain. On ne concède rien. On procède autrement, radicalement, et si et seulement si c’est possible, amicalement.
    La mère-patrie et ses enfants passent avant toutes choses.
    Aucune charité bien ordonnée ne saurait les abandonner.
    C’est le mobile et le moteur de toute nation qui se respecte.

    Nos deux leaders rêvent de grandeur. Pour eux, le paradis n’est jamais perdu mais toujours à retrouver. C’est une question de volonté politique. De radicalité.
    Leur ennemi commun : c’est le déclin, voire le « déclinisme » planétaire, le mondialisme déficitaire, le globalisme lacunaire. Pour ne pas sombrer avec un monde qui sombre, on refait la lumière et on défait la pénombre : celle des doctes et des dogmes.

    Pour ceux qui doutent ou ont toujours douté du rêve américain, Donald est là, non pour le rappeler mais pour l’incarner.
    Et tout citoyen américain est appelé à en faire autant, à devenir un héros national, servi et au service de la nation.
    Parce qu’il n’y a pas d’autre capital que la nation. Pas d’évasion. Ni d’invasion. Mais une autre vision :
    Celle d’une Amérique fière d’être elle-même, centrée sur elle-même et concentrée sur ses propres intérêts.

    Réaliste et non plus impérialiste. Profitant de sa puissance au lieu d’en faire profiter d’autres.
    Parti de rien, il est persuadé qu’il ne peut accéder à tout qu’avec les siens... qu’il faut chérir avant d’enrichir les petites gens qui y ont cru et l’ont porté aux nues. Un prêté pour un rendu.

    Avec Vladimir, c’est tout un autre type de redressement. Militaire et militant, pour réhabiliter l’autorité, il n’a pas besoin d’être tyran. Au fond de lui, l’instinct commun est toujours vivant.
    Contrairement à ses vénérables prédécesseurs, il ne se bat pas contre le vent. Il l’utilise à bon-escient.
    Il a compris que c’est la victoire qui importe et non les moyens qui l’assurent. Il ne craint pas d’être craint. Il ne cherche pas à séduire mais à réussir. Pour lui comme pour le Prince de Machiavel « la fin justifie tous les moyens ».
    Pas la peine de faire de la politique autrement. Il sait que pour redonner à la Russie toutes ses lettres de noblesse, il faut d’abord lui restituer son esprit, sa langue, sa culture et sa littérature.
    Et pour lui épargner toute nouvelle décomposition, il fait tout pour lui redonner goût à la nation... glorifiée et magnifiée plus que de raison.

    Question :
    Parce qu’il y a une question qui se pose :
    Pourquoi ces deux spécimens provoquent déci, delà tant de haine ?
    Parfois même un très grand mépris ?
    À cause de l’imposture du premier et de la posture du second ?
    Ou à cause de l’excès d’amateurisme de l’un et l’excès d’autoritarisme de l’autre ?
    Ou à cause de leur lien avec un commun dictateur : Charlie Chaplin ?
    Ils effrayent. Ils sont effrayants.
    Et pourtant ils ne font rien d’autre qu’un bras d’honneur à l’histoire en disant : dirigeants de tous les pays, levez-vous, reprenez le pouvoir et cessez de plonger votre petit monde dans le noir !

    Votre nation, si petite soit-elle, a sa grandeur en elle et non derrière, devant ou en dehors d’elle.