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علمني ابي رحمه الله ان الطمع يفسد الطبع

  • Brésil : une élection imprévisible, mais déjà de nombreuses victoires – Salimsellami’s Blog
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    l y a certaines causes que l’on pense perdues d’avance. Certaines pour lesquelles on se dit qu’il ne sert à rien de s’engager. Et puis tout d’un coup, entraîné par le grand élan populaire qui a déjà pris les devants, on se rend compte que oui, il est possible d’espérer.

    Lorsqu’après l’emprisonnement de Lula en avril dernier, le Parti des travailleurs (PT) a décidé qu’il défendrait jusqu’au bout sa candidature, affirmant que cette stratégie serait gagnante, nombreux ont été à gauche à douter de ce pari. Non pas douter des illégalités avérées du procès et de son droit à être candidat, mais au vu du colossal investissement de l’oligarchie brésilienne pour anéantir l’ex-président, la perspective d’une issue était quasi impossible à envisager.

    Assurées de l’aval de la population depuis la destitution de Dilma Rousseff en 2016, les forces politiques, judiciaires et médiatiques qui ont pris d’assaut le pays avec le coup d’État tablaient sur un scénario plausible : Lula en prison, privé de son pouvoir de parole, humilié par une sur-condamnation en deuxième instance, diabolisé par un matraquage médiatique quotidien, finirait par perdre petit à petit de sa popularité et l’on n’endenterait plus parler de lui.

    Lula, un projet politique que le Brésil est toujours prêt à défendre

    Et c’est bien l’inverse qui s’est produit. Après presque six mois hors de la scène politique, les intentions de vote pour Lula n’ont fait que progresser pour atteindre, fin août, jusqu’à 39 % au premier tour et lui garantir l’assurance d’être élu au second tour dans tous les scénarii. Dans un pays laminé par la crise économique, le chômage, la réduction des dépenses publiques, la destruction de l’État de droit, la recrudescence des assassinats politiques, ce résultat est loin d’être anodin.

    Alors que les manifestations de rue contre le coup d’État se sont progressivement clairsemées et que l’alternative du candidat d’extrême-droite Jaïr Bolsonaro séduit aujourd’hui près d’un quart de la population, le regain de popularité de l’ancien président n’avait rien d’assuré. Rappelons qu’il hérite tout de même du bilan économique controversé de Dilma Rousseff et d’un bashingmédiatique qui l’a qualifié pendant deux ans d’analphabète, d’ouvrier ignare ou de honte nationale.

    Malgré ces violents revers, la possibilité que le peuple brésilien continue de voir en la personne de Lula la meilleure issue pour le pays, et donc de légitimer le projet politique et social qu’il a incarné de 2002 à 2010, est déjà une très grande victoire. Elle pourrait peut-être ne pas être suffisante pour porter à nouveau ce projet à la tête de l’exécutif, mais elle montre que la redistribution sociale, la valorisation des droits humains, la démocratisation de l’enseignement supérieur ou encore la participation citoyenne sont des enjeux politiques que la société brésilienne est toujours prête à défendre.

    Le fracas du coup d’État dans les urnes

    De cette première victoire en découle une deuxième. Avec un taux de soutien de 2,7 %, le gouvernement Temer se meurt, exsangue, entre les scandales de corruption à la tête de l’État, deux demandes de destitution sauvées par la complaisance du Congrès et la cuisante défaite de la réforme des retraites qui n’a finalement pas été adoptée par des députés déjà en campagne, préférant sauver (ce qu’il reste de) leur honneur pour tenter une réélection. Fort de ce constat, le candidat du gouvernement aux élections présidentielles, le banquier Henrique Meirelles (Mouvement démocratique brésilien, MDB, centre droit) crédité de 3 % des intentions de vote, préfère se faire valoir de ses années dorées à la tête de la banque centrale sous le gouvernement Lula, plutôt que de rappeler aux électeurs qu’il vient de quitter le ministère des finances de Temer.

    De même, Geraldo Alkmin, (Parti de la social-démocratie brésilienne, PSDB, droite) autre transfuge du coup d’État, successeur d’Aécio Neves, battu par Dilma Rousseff en 2014, se targue d’être d’opposition alors qu’il est soutenu par la totalité des partis qui composent l’actuelle majorité gouvernementale (appelée le centrão). Par la législation électorale, cette enfilade d’étiquettes à son profit lui permet d’avoir 40 fois plus de temps de propagande audiovisuelle que Jaïr Bolsonaro, mais son score ne dépasse toujours pas la barre des 10 %. Alors qu’il tentait tant bien que mal de prendre ses distances avec le gouvernement Temer pour dynamiser sa campagne, ce dernier l’a rappelé à l’ordre dans deux vidéos ubuesques sur les réseaux sociaux, où il insiste sur les liens intrinsèques de son parti avec l’actuel gouvernement.

    Alors que la destitution de Dilma Rousseff en 2016 a été mise en scène comme le remède à tous les maux du pays, le score ridicule de Meirelles et Alckmin dans les sondages prouve que le projet néolibéral porté par Temer ne pouvait être mis en œuvre que par l’entremise d’une intervention institutionnelle, contre la volonté populaire. Dans cette campagne où tout semble possible, il est bien-sûr encore tôt pour savoir si un revirement de dernière minute viendra altérer cette configuration. Bien que Bolsonaro – en tête de liste depuis l’annulation de la candidature de Lula – représente pour de nombreux électeurs une alternative à la situation actuelle, il devrait, si élu, continuer et même aggraver le programme initié par Temer. Mais venant d’une droite bien plus radicale que celle du gouvernement actuel, il ne peut pas non plus être considéré comme un des architectes du coup d’État.

    Des voix à l’international pour révéler la vérité

    Dernier point incontournable de cette période, la multiplication des voix à l’étranger qui se sont élevées pour dénoncer l’injustice subie par Lula. La mobilisation de l’opinion internationale n’est pas une tâche facile notamment lorsqu’il s’agit d’un procès à caractère national impliquant une juridiction spécifique. Depuis 2016, le Parti des travailleurs et les avocats de Lula s’appliquaient à communiquer vers l’extérieur sans grand succès. Même la destitution de Dilma Rousseff n’a suscité que trop peu de déclarations à l’exception des partis et figures politiques de gauche.

    Mais avec la multiplication des exactions judiciaires et l’échéance électorale approchant, la situation a pris une autre tournure. D’abord une couverture médiatique particulièrement suivie par les journaux occidentaux, Le Monde, New York Times, etc. Puis, en mai, une tribune cosignée par six anciens présidents européens, dont François Hollande, revient sur la destitution illégitime de Rousseff et le droit de Lula à être candidat. Vient ensuite en juillet une lettre de 29 parlementaires étatsuniens, mais aussi le message du pape, la visite de l’ancien président du Parlement européen Martin Schulz, une autre lettre cosignée par 38 parlementaires français et d’autres interventions de personnalités politiques, comme celle de Dominique De Villepin, ancien ministre des affaires étrangères sous Chirac qui a fait récemment le déplacement au Brésil.

    Et enfin, la déclaration du Comité des droits de l’homme des Nations unies qui publie le 17 août dernier une résolution demandant que Lula puisse concourir aux élections et avoir accès à la presse et à son parti, même depuis sa cellule. La déclaration indique bien que le comité n’a pas encore terminé d’analyser l’objet et le déroulé du procès, mais dans la mesure où tous les recours de l’ancien président ne sont pas épuisés, cette mesure provisoire vise à prévenir les résultats irréversibles que causerait l’absence de Lula dans le scrutin. Il s’agit d’une demande à effet immédiat et contraignant puisque cette résolution s’applique sur le pacte international relatif aux droits civils et politiques que le Brésil a ratifié.

    Avec des prises de parole qui montent toujours plus haut dans les sphères de responsabilité, c’est ainsi la confirmation d’une certaine forme de vérité autour de l’injustice en cours. Il faut en effet avoir à l’esprit que depuis le coup d’État, et avec la méga-enquête judiciaire Lava Jato, le Brésil est plongé un état de lawfare, qui consiste à organiser un affrontement en utilisant les ressources de la loi. Il est donc très difficile de comprendre les enjeux à l’œuvre puisqu’ils sont en apparence légaux. Seuls des juristes experts seraient ainsi en mesure d’analyser si la loi est appliquée correctement ou non. Et en conséquence, les incertains auraient donc davantage tendance à vouloir se taire.

    Cette vérité qui émerge à la face du monde portée par des voix qui résonnent haut et loin, montre qu’un voile s’est levé sur l’impunité pratiquée par les acteurs du coup d’Etat. Le premier tour de ces élections se rapproche et la confirmation de l’inéligibilité de Lula est un coup très dur pour le PT face à l’extrême droite qui est maintenant favorite dans les sondages. Indépendamment du résultat, la longue lutte que toute la gauche brésilienne a affrontée depuis le début de l’année aura marqué profondément les esprits et réussi à ébranler l’ordre établi en posant les marques d’une réelle force de résistance

    Par Florence Poznanski

    Photos : Maira Gomes

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  • La Russie va finalement livrer des S-300 à la Syrie sous deux semaines – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/24/la-russie-va-finalement-livrer-des-s-300-a-la-syrie-sous-deu
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    Le président syrien Bashar el-Assad, (à gauche), le président russe Vladimir Poutine et le ministre russe de la Défense Sergei Choigou inspectent un défilé militaire lors de leur visite à la base aérienne russe de Hmeimim, dans la province de Lattaquié, le 11 décembre 2017. (Crédit : Mikhail Klimentyev / AFP)                                                                                  
    La Russie va livrer d’ici deux semaines des systèmes modernes de défense antiaérienne S-300 à l’armée syrienne, qui a abattu par erreur un avion russe après un raid de l’aviation israélienne, a annoncé lundi le ministre russe de la Défense.
    « Les forces armées syriennes seront fournies d’ici deux semaines en systèmes modernes S-300. Ils sont capables d’intercepter des appareil sur une distance de plus de 250 kilomètres et peuvent frapper en même temps plusieurs cibles dans les airs », a indiqué Sergueï Choïgou, expliquant que la livraison de ces systèmes modernes n’avaient pas eu lieu jusque-là en raison de réserves israéliennes.

    « Nous sommes convaincus que la réalisation de ces mesures va refroidir les têtes brûlées et empêchera les actes irréfléchis constituant une menace pour nos soldats », a déclaré le ministre de la Défense Sergueï Choïgou lors d’une déclaration diffusée à la télévision.

    « Dans le cas contraire, nous réagirons de manière appropriée face à la situation », a-t-il averti.

    « Le président russe (Vladimir Poutine) a informé (Bachar al-Assad) de la décision de mettre en oeuvre des mesures supplémentaires destinées à assurer la sécurité des soldats russes en Syrie et à renforcer la défense anti-aérienne du pays, y compris via la livraison de systèmes modernes S-300 », selon un communiqué du Kremlin.

    La Russie et la Syrie ont signé en 2010 un accord pour la livraison de S-300, mais Damas n’a toujours pas pris possession de ce matériel en raison de l’opposition d’Israël, a expliqué M. Choïgou, ajoutant que « la situation a changé » vu les événements des derniers jours.

    Actuellement, les S-300 opérés par les Russes sont déployés autour de la base navale russe de Tartous, des S-400 plus modernes étant déployés sur la base aérienne de Hmeinim (ouest).

    « La navigation par satellite, les radars de bord et les systèmes de communication de l’aviation militaire attaquant des cibles sur le territoire syrien seront supprimées dans les zones adjacentes à la Syrie en mer Méditerranée », a par ailleurs indiqué Choïgou.

    « La destruction de notre avion éclaireur a causé la mort de 15 de nos soldats. Selon les informations de nos experts militaires, les actes prémédités des pilotes israéliens sont en cause, ce qui ne peut que porter préjudice à nos relations » avec Israël, a déclaré aux journalistes Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin.

    Qualifiant l’accident de « chaîne tragique de coïncidences », M. Peskov a une nouvelle fois mis en cause les pilotes israéliens lundi.

    « L’avion n’a pas été abattu par un missile israélien, Dieu merci. Néanmoins, la création de cette chaîne de coïncidences a été permise par les actes des pilotes israéliens », a indiqué M. Peskov. « Les informations récupérées par nos experts militaires témoignent de cela avec éloquence », a-t-il ajouté.

    Peskov a justifié la prochaine livraison de S-300 par « la nécessité d’assurer la sécurité des soldats russes », qui interviennent en Syrie en soutien au régime de Bachar al-Assad depuis septembre 2015.

    Ces décisions « ne sont dirigées envers aucun pays tiers, mais envers la défense de nos soldats », a indiqué le porte-parole du Kremlin.

    Lundi dernier, la défense anti-aérienne syrienne a visé par erreur un Illiouchine-20 au-dessus de la Méditerranée, tuant les 15 militaires qui se trouvaient à bord. Au même moment, des missiles israéliens ciblaient des dépôts de munitions dans la province syrienne de Lattaquié (nord-ouest).

    Moscou accuse Israël d’être responsable de la destruction de son avion, affirmant que l’armée israélienne l’avait prévenue seulement une minute avant les frappes et que les avions israéliens s’étaient servi de l’Il-20 comme « boucliers » contre les missiles syriens.

    L’armée israélienne a nié la version russe, répondant dimanche dans un communiqué que ses avions ne « s’étaient pas cachés derrière un quelconque appareil et que les appareils israéliens se trouvaient dans l’espace (aérien) israélien au moment où l’avion russe a été abattu ».                                                                                                                                       Par AFP et TIMES OF ISRAEL STAFF

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  • Guerre impérialiste au Moyen-Orient : Avertissement de Hassan Nasrallah à l’entité sioniste… ‹ Resistance71 Blog ‹ Reader — WordPress.com
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    Dans son derniers discours, le secrétaire général du Hezbollah sayed Hassan Nasrallah s’est adressé ouvertement au public israélien.

    « Je voudrais dire aujourd’hui quelque chose qu‘ils (en allusion aux responsables israéliens, ndlr) devraient savoir, mais je le dis pour que leur peuple le sache et prenne ses précautions, et pour que notre peuple le sache et soit confiant », a-t-il lancé le jeudi 20 septembre, dans son allocution prononcée pour la commémoration du deuil de Achoura.

    Ce message se rapporte à la révélation qu’il faite durant son allocution, sur l’acquisition par le Hezbollah des missiles de haute précision, malgré les tentatives israéliennes effrénées pour l’en empêcher, notamment en bombardant des sites en Syrie.

    « La Résistance possède désormais des missiles de haute précision, d’autres imprécis, ainsi que de capacités en armements, en quantités suffisantes pour qu’en cas de guerre imposée contre le Liban, Israël puisse faire face à un sort et à une réalité qu’il n’a jamais prévus un jour », a-t-il dit, mot pour mot.

    Il avait auparavant signalé : « maintenant tout a changé. C’est ce que nous devrions savoir et que l’ennemi devrait savoir. Des changements importants ont eu lieu dans cette région. Il n’a pu les prévoir et il espérait certainement qu’ils ne pourraient avoir lieu ».

    Parmi ces changements, S. Nasrallah cite celui lié à l’armée israélienne. Il l’avait évoqué lors du discours prononcé pour la seconde commémoration de la libération du Liban des groupes takfiristes, le mois d’aoùt dernier. Il l’a rappelé.

    Il avait alors défendu la thèse selon laquelle l’armée de terre israélienne est désormais incapable de réaliser un quelconque exploit en cas de guerre.

    Il cite : « ils savent que la technologie à elle seule ne peut décider du sort d’une bataille et que le facteur humain y est décisif. C’est ce que les expériences des années 2000 et 2006 ont démontré. Ainsi que le fil des évènements récents. Regardez la médiocrité de la réponse israélienne lorsque j’ai soulevé cette question. Qu’est-ce qu’ils ont dit pour me répondre ? Regardez leurs points faibles. Avant 1982, lorsqu’ils menaçaient le Liban, ils menaçaient d’envahir Beyrouth. Les entendez-vous souffler quelque chose sur l’invasion de Beyrouth ? Depuis l’an 2000 et jusqu’à nos jours. Disons plutôt depuis 2006 et jusqu’à aujourd’hui, ont-ils un jour menacé d’envahir le Liban et d’atteindre Beyrouth ? Celle-là est finie. Et pourquoi ? Parce que le fait d’envahir le Liban et de parvenir à Beyrouth a besoin de forces terrestres. Ceci ne peut être fait à travers la force aérienne, ni les missiles, ni les vedettes. Cette armée qui a envahi le Liban puis est arrivée à Beyrouth n’existe plus. Elle n’existe plus. Alors qu’au Liban, il y a autre chose. Raison pour laquelle, quelle a été leur réponse ? Nous allons détruire le Liban, nous allons effacer le Liban. Il se targue de leur force de frappe et non pas de leur facteur humain ».

    Le numéro un du Hezbollah a tourné en dérision la nature de la riposte israélienne à ses révélations sur la déficience des forces terrestres israéliennes, lorsqu’ils ont dit non sans sarcasme qu’il les menace depuis son bunker. Estimant que c’est aussi un signe de faiblesse.


  • La cinquième colonne israélienne – Salimsellami’s Blog
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    Par Philip Giraldi (revue de presse : le Saker Francophone – 4/9/18)*

    Faisant référence à Israël lors d’une interview, en août 1983, l’amiral de la marine américaine et ancien chef d’état-major interarmées Thomas Moorer a déclaré : « Je n’ai jamais vu un président – quel qu’il soit – leur tenir tête. Ça dépasse l’entendement. Ils obtiennent toujours ce qu’ils veulent. Les Israéliens savent tout le temps ce qui se passe. J’en étais arrivé au point où je n’écrivais plus rien. Si le peuple américain comprenait l’emprise qu’ils ont sur notre gouvernement, il prendrait les armes. Nos citoyens n’ont certainement aucune idée de ce qui se passe. »

    Moorer parlait de façon générale, mais il avait quelque chose en tête, à savoir l’attaque israélienne du 8 juin 1967 contre le navire de renseignement américain U.S.S. Liberty, qui a tué 34 membres d’équipage américains et en a blessé 173 autres. Le navire naviguait dans les eaux internationales et arborait un immense drapeau étatsunien, mais les avions de guerre israéliens, qui avaient identifié le navire comme étant américain, ont même été jusqu’à mitrailler les radeaux de sauvetage pour tuer ceux qui fuyaient le navire en perdition. Il s’agit de l’attaque la plus sanglante jamais commise contre un navire de la marine américaine, hors temps de guerre, et l’équipage méritait de recevoir le plus grand nombre de médailles décerné à un seul navire pour une seule action. Oui, c’est une sacrée histoire de courage sous le feu des projecteurs, mais n’attendez surtout pas que Hollywood en fasse un film.

    Le président Lyndon B. Johnson, qu’il brûle en enfer, a même ordonné de rappeler les avions envoyés pour aider le navire sinistré, disant qu’il préférerait que le navire coule par le fond plutôt que d’embarrasser son bon ami Israël. Puis vint le camouflage, de l’intérieur même du gouvernement américain. Une commission d’enquête convoquée à la hâte et exécutée sommairement, dirigée par l’amiral John McCain, le père de l’actuel sénateur, n’a délibérément interrogé qu’une poignée de membres d’équipage avant de conclure qu’il s’agissait d’un accident. Les marins qui avaient survécu à l’attaque ainsi que les membres d’équipage des navires de la marine qui sont finalement arrivés pour prêter assistance ont été détenus au secret à Malte avant d’être menacés pour qu’ils jurent de garder le secret. Depuis lors, le Congrès, la Maison Blanche et le Pentagone ont rejeté les tentatives répétées de convoquer une autre véritable enquête. Le sénateur John McCain, récemment décédé, a été particulièrement actif dans le refus de réouvrir l’enquête a la demande des survivants du Liberty.

    L’histoire du Liberty montre que la capacité d’Israël à faire agir le gouvernement des États-Unis contre ses propres intérêts existe depuis longtemps. Grant Smith, de l’IRMEP, cite comment l’espionnage israélien réalisé par l’AIPAC à Washington au milieu des années 1980 a abouti à un accord commercial inégal qui bénéficiait à Israël de plus de 10 milliards de dollars par an en plus des subventions directes du Trésor américain et des milliards en dons « caritatifs » exonérés d’impôts faits par les juifs américains.

    Si l’amiral Moorer était encore en vie, je pourrais lui dire que la situation vis-à-vis de la puissance israélienne est bien pire maintenant qu’en 1983. Il serait très intéressé de lire un remarquable travail de recherche récemment réalisé par Smith, qui démontre exactement comment Israël et ses amis travaillent de l’intérieur du système pour corrompre notre processus politique et faire en sorte que le gouvernement américain travaille en faveur des intérêts de l’État juif. Il décrit en détail comment le Lobby israélien a réussi à manipuler la communauté des forces de l’ordre pour protéger et promouvoir l’agenda du Premier ministre Benjamin Netanyahou.

    Un élément clé de la pénétration israélienne dans le gouvernement américain a été l’approbation par le président George W. Bush, en 2004, de la création de l’Office of Terrorism and Financial Intelligence (OTFI) au sein du département du Trésor. Le site Internet de ce service proclame qu’il est responsable de « la sauvegarde du système financier contre son utilisation illicite et la lutte contre les nations voyous, les complices des terroristes, les proliférateurs d’armes de destruction massive (ADM), les blanchisseurs d’argent, les barons de la drogue et autres menaces à la sécurité nationale » mais, depuis sa création, il s’agit essentiellement de sauvegarder ce qu’Israël perçoit comme ses intérêts. Grant Smith note cependant comment « ce bureau secret est sélectivement aveugle envers d’important financiers du terrorisme, tels que le blanchiment d’argent exonéré d’impôt pour les colonies israéliennes illégales et le financement de la prolifération et la contrebande de technologies d’armement dans le complexe clandestin d’armes nucléaires d’Israël ».

    Le premier chef du bureau fut le sous-secrétaire du Trésor, Stuart Levey, qui opérait déjà secrètement au sein même de ce département, tout en assurant une coordination régulière tant avec le gouvernement israélien qu’avec des organisations pro-israéliennes comme l’AIPAC, WINEP et la Fondation pour la défense des démocraties (FDDD). Levey se rendait aussi régulièrement en Israël, aux frais du contribuable, tout comme ses trois successeurs à la tête de ce service.

    Levey a quitté l’OTFI en 2011 et a été remplacé par David S. Cohen. Il a été rapporté, à l’époque et par la suite, que les postes antiterroristes à l’OTFI étaient tous occupés par des personnes à la fois juives et sionistes. Cohen a continué la tradition de Levey de résister à toute transparence sur les activités du bureau. Smith raconte comment, le 12 septembre 2012, il a refusé de répondre aux questions des journalistes « sur la possession d’armes nucléaires par Israël et si le fait de sanctionner l’Iran, signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, pour son programme nucléaire civil inspecté au niveau international ne serait pas un exemple du deux poids, deux mesures endémique qui règne à l’OTFI ».

    Cohen a été à son tour remplacé en 2015 par Adam Szubin qui a ensuite été remplacé en 2017 par Sigal Pearl Mandelker, une ancienne et peut-être toujourscitoyenne israélienne. Tous les dirigeants de l’OTFI ont donc été juifs et sionistes. Tous travaillent en étroite collaboration avec le gouvernement israélien, se rendent fréquemment en Israël pour « affaires officielles » et sont tous en liaison étroite avec les groupes juifs les plus souvent décrits comme faisant partie du lobby israélien. Et le résultat a été que les nombreuses victimes de l’OTFI ont généralement été des ennemis d’Israël, tels que définis par Israël et les lobbyistes juifs d’Amérique. La Liste des ressortissants spécialement désignés et des personnes bloquées (Specialially Designated Nationals And Blocked Persons List – SDN) de l’OTFI, qui comprend des sanctions et des moyens de les appliquer, comporte de nombreux noms et sociétés musulmans et chrétiens du Moyen-Orient, mais aucune société basée en Israël, ni aucun nom israélien, alors que beaucoup sont bien connus des forces de l’ordre comme étant des trafiquants d’armes et des blanchisseurs d’argent. Et une fois placé sur la SDN, il n’y a aucun moyen transparent d’en être effacé, même si l’inscription sur cette liste résultait clairement d’une erreur.

    Ici, aux États-Unis, l’action de l’OTFI a entraîné la fermeture d’organisations caritatives islamiques et l’emprisonnement d’individus exerçant leur droit à la liberté d’expression en critiquant l’État juif. Si la loi anti-boycott israélien parvient à être adoptée par le Congrès, le modèle de l’OTFI deviendra vraisemblablement le modèle applicable lorsqu’il s’agira de restreindre la liberté d’expression chaque fois qu’Israël sera impliqué.

    L’histoire de l’OTFI est scandaleuse, mais elle est loin d’être unique. Il y a beaucoup d’histoires de Juifs américains étroitement liés à Israël qui ont été promus par des lobbies nationaux puissants et riches en argent pour agir au nom de l’État juif. Certes, les juifs sionistes sont largement surreprésentés dans toutes les agences gouvernementales qui ont quelque chose à voir avec le Moyen-Orient et on peut raisonnablement argumenter sur le fait que les partis républicain et démocrate sont dans les poches de milliardaires juifs comme Sheldon Adelson et Haim Saban.

    Les néoconservateurs, dont la plupart sont juifs, ont infiltré le Pentagone sous l’administration Reagan et eux et leurs héritiers, au gouvernement et dans les médias (Doug Feith, Paul Wolfowitz, Scooter Libby, Richard Perle, Bill Kristol), ont été des acteurs majeurs dans la guerre catastrophique menée contre l’Irak que Philip Zelikow, l’un des architectes de cette guerre, décrivait en 2004 comme concernant totalement Israël. Ce sont ces mêmes personnes qui sont maintenant à l’avant-garde d’une guerre contre l’Iran.

    La politique américaine à l’égard du Moyen-Orient est actuellement en grande partie gérée par un petit cercle de juifs orthodoxes travaillant pour le gendre du président, Jared Kushner. L’un d’eux, David Friedman, est actuellement ambassadeur des États-Unis en Israël. Friedman, un avocat en faillite qui n’a pas de références diplomatiques ni de politique étrangère, est un Juif sioniste qui est aussi un partisan des colonies illégales en Cisjordanie et un critique sévère des autres Juifs qui, d’une manière ou d’une autre, sont en désaccord avec le gouvernement israélien. Il a contribué financièrement à la construction de colonies de peuplement, ce qui serait déclaré illégal si l’OTFI faisait son travail, et a constamment défendu les colons tout en condamnant les Palestiniens dans ses discours en Israël. Il répète sans cesse les arguments du gouvernement israélien et a tenté de modifier le libellé des communications du département d’État, en cherchant à supprimer le mot « occupé » pour décrire le contrôle israélien sur la Cisjordanie. Son humanité ne s’étend pas au-delà de sa judéité, il défend les Israéliens qui ont tiré sur des milliers de manifestants de Gaza non armés et bombardé des écoles, des hôpitaux et des centres culturels. La façon dont il représente les États-Unis et ses citoyens qui n’ont pas la double nationalité doit être considérée comme un mystère.

    Le principal conseiller de Friedman est le rabbin Aryeh Lightstone, qui est décrit par l’ambassade comme un expert en « éducation juive et défense des droits des Juifs et des Israéliens ». Une fois, en se montrant apparemment plus éclairé, Lightstone décrivit Donald Trump comme posant « un danger existentiel à la fois pour le Parti républicain et pour les États-Unis » et l’accusa même de se prosterner devant un public juif. Apparemment, quand l’occasion s’est présentée, il a changé d’avis sur son nouveau patron. Avant son embauche par le gouvernement en 2014, Lightstone avait fondé et dirigé Silent City, un groupe de pression juif soutenu par des fonds d’extrême droite qui s’opposait à l’accord nucléaire iranien et qui luttait également contre le mouvement non-violent de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS). Il serait toujours lié financièrement à des groupes anti-BDS, ce qui pourrait être interprété comme un conflit d’intérêts. En tant que conseiller principal de Friedman, il reçoit plus de 200 000 dollars par an, plus un logement gratuit, des prestations supplémentaires dont une indemnité de 25 % au titre du coût de la vie et une indemnité de difficulté de 10 %, une assurance maladie et l’admissibilité à un régime de retraite.

    Alors, qu’est-ce que Joe et Jill, les citoyens américains moyens y gagnent ? Pas grand-chose. Et pour Israël ? Tout ce qu’il veut, apparemment. Couler un navire de guerre américain ? D’accord. Piquer dans le Trésor américain ? Bien sûr, attendez une minute et nous rédigerons un projet de loi qui vous donnera encore plus d’argent. Créer une agence liée au département du Trésor et dirigée exclusivement par des juifs qui opèrent secrètement pour punir les détracteurs de l’État juif ? Pas de problème. Pendant ce temps, une bande de gars au Pentagone rêve de nouvelles guerres pour Israël, et la Maison Blanche envoie un ambassadeur ignorant et un haut responsable à l’étranger pour représenter les intérêts du gouvernement du pays où il est en poste, qui se trouve être Israël. Est-ce que ça finira un jour ?


  • France-Maurice Audin : Du déni de réalité en guise de politique mémorielle. – Salimsellami’s Blog
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    Plus de 61 ans après sa forfaiture, la France a reconnu sa culpabilité dans l’assassinat de Maurice Audin, ce jeune mathématicien communiste anticolonialiste, enlevé et mort sous la torture, une des pages les plus sombres de la colonisation. 61 ans et 3 mois.

    Contrairement à l’Allemagne qui a assumé, d’un trait, sans concession, la totalité du passif hitlérien, la France joue à cache cache avec sa propre mémoire, pensant s’exonérer de ses propres turpitudes. Elle louvoie s’imaginant être plus intelligente que la mémoire des peuples et la vérité historique.

    Un déni de réalité en guise de politique mémorielle. De la repentance à minima en guise de solde de tout compte en somme.

    Soixante treize ans après la fin de la II me Guerre Mondiale (1939-1945), la France continue de patauger dans le cambouis de ses turpitudes.

    Cinquante ans pour reconnaître la responsabilité de l’Etat français dans l’extermination des Juifs sous Vichy.
    Cinquante ans pour reconnaître aux Harkis le plein exercice de leur citoyenneté française.
    Cinquante ans pour la carbonisation de Sétif, le 8 mai 1945, le jour de la victoire alliée de la II me Guerre mondiale à laquelle les Algériens et les peuples coloniaux ont grandement contribué.
    La géostratégie du Monde a basculé et la France n’a pas fini de battre sa coulpe. ……………Reste Thiaroye (Sénégal), Haut Sanaga (Cameroun) et le contentieux récent du début du XXI me siècle Libye et Syrie.

    Pour rappel : Au début du XX me siècle, la France se trouvait à la tête d’un des deux grands empires mondiaux à égalité avec le Royaume Uni. Un siècle plus tard, au XXI me siècle, la France est reléguée au rang de la 7 me puissance économique mondiale, supplantée par la Chine et l’Inde, deux anciennes colonies européennes, ainsi que par le Japon et l’Allemagne, les deux grands vaincus de la 2me Guerre mondiale (1939-1945).

    Pis, en Europe, son espace vital, la France exerce désormais une fonction suppléante par rapport à l’Allemagne, avec une économie atone, une croissante en berne, une paupérisation croissante de la population et un délitement social, alors qu’en contre champs, les dividendes versés au grand patronat flambent.

    Selon un rapport de l’ONG Oxfam publié lundi 14 mai 2018 et intitulé “CAC 40 : des profits sans partage”, les groupes du CAC 40 ont redistribué à leurs actionnaires les deux tiers de leurs bénéfices entre 2009 – année de la crise financière mondiale – et 2016, soit deux fois plus que dans les années 2000. Cela a conduit ces entreprises à ne laisser “que 27,3% au réinvestissement et 5,3% aux salariés”, ajoute OXFAM qui dénonce des choix économiques qui nourrissent une “véritable spirale des inégalités”.

    Source : Madaniya, René Naba, 15-09-2018                                                               https://www.les-crises.fr/france-maurice-audin-du-deni-de-realite-en-guise-de-politique-memorielle-


  • Hasbellaoui s’explique “C’était pour donner l’exemple. Tous les Algériens devraient se soigner en France – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/22/hasbellaoui-sexplique-cetait-pour-donner-lexemple-tous-les-a
    https://el-manchar.com/wp-content/uploads/2018/08/avatar_user_7_1535749902-46x46.jpg

    Un parti de l’opposition a accusé le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui, d’avoir soigné sa femme en France pendant que les Algériens faisaient face à l’épidémie de choléra et aux piqûres de scorpions. Ce dernier n’a toujours pas nié ces graves accusations, au contraire, le ministre de sa propre santé et celle de sa femme, assume pleinement sa décision. “On n’a pas besoin d’être expert en gynécologie pour fuir les hôpitaux algériens. Ma femme est juste une sage femme, sans jeu de mots, pour avoir choisi d’accoucher en France. Elle s’est sentie menacée, et elle n’a pas voulu mourir honteusement en couches” a-t-il expliqué.

    RÉPUBLIQUE EXEMPLAIRE
    Suite à l’indignation des Algériens sur les réseaux sociaux, Mokhtar Hasbellaoui tente d’apaiser la tension en évoquant la concept algérien de l’exemplarité. “Cette décision a été prise conjointement par nous deux, pour donner naissance à notre petit bout de chou, de nationalité française inchalah, mais aussi, pour donner l’exemple. En effet, j’appelle tous les Algériens à aller se soigner en France, croyez-moi, c’est super ! Que ce soit pour un accouchement, un pontage, une bronchite aiguë, une crise hémorroïdaire, enfin toute pratique médicale exceptée l’euthanasie, pour ça il vous suffit de vous faire hospitaliser en Algérie. Détrompez-vous, ce n’est parce que je suis un ministre absent et incompétent, que je ne suis pas au courant de l’état délabré de nos hôpitaux, du manque de moyens matériels et humains, on a tous la télé et internet figurez-vous. Bref, partez en France, en Suisse ou même en Tunisie…ne serait-ce que pour donner l’exemple” conclut-il.

    RECORD DE TAUX DE NATALITÉ
    Sur son dernier rapport, l’INSEE a enregistré un nouveau record de natalité. En effet, depuis janvier 2018, le nombre de naissance a explosé en France. Selon le ministère de la santé 60% des nouveaux-nés sont de parents algériens (ministres, parlementaire, militaires…) avec des prénoms de merde selon la théorie de Zemmour. “Il ne faut pas confondre entre taux de natalité et taux de fécondité. Quand elles viennent en France, les mamans sont déjà à deux doigts d’accoucher. La fécondation se passe donc dans leurs pays d’origine. Il est donc impossible d’établir le prochain recensement démographique puisque ces nouveaux-nés rentrent en Algérie après le rétablissent de leur mamans et reviennent qu’après leurs bac, c’est vraiment confus” s’inquiète l’INSEE.                 Minou                                                                                                 https://el-manchar.com/2018/09/22/hasbellaoui-sexplique-cetait-donner-lexemple-algeriens-devraient-se-soig


  • Kanté musulman - RipouxBliquedesCumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/preview/ae628bfdf0247a9e5f3653dd09acaf16d2a2155a
    https://www.lejournaldepersonne.com/wp-content/uploads/2018/09/ngolo@2x.jpg

    La France a remporté la coupe du monde.

    Une coupe pleine de toutes les avidités. Et Dieu merci, elle a débordé du bon côté.

    Du côté français diront les bons français.

    Du mauvais côté diront tous ceux qui n’ont pas toutes leurs facultés car ils ont une toute autre approche de ce franc succès.

    Ils reprochent à la France d’être un peu trop métissée, de ne plus compter dans ses rangs assez de français.

    Sur les onze titulaires il n’y avait pas moins de huit étrangers.

    Leur apport n’est pas retentissant, parce qu’ils n’ont de français que le passeport. Et alors ?

    Ils n’ont jamais vu la raison avoir tort ?

    Le noir a sué autant que le blanc, le judéo-chrétien autant que le musulman

    pour réaliser un bon score et permettre à la France d’améliorer son sort.

    Qu’importe l’origine, si on apporte à tout un pays, un peu plus d’adrénaline…

    Sur les onze acteurs, il y en avait un, peut-être le plus digne de faire notre bonheur.

    A cause de son humanité. A cause de son humilité. A cause de son islamité.

    Il s’appelle N’Golo Kanté.

    Il me rappelle le Jésus de Bossuet. Je ne peux me priver du plaisir de vous le citer :

    « Il se livrait, il s’abandonnait à celui qui le jugeait injustement… Il se donne à eux pour en faire tout ce qu’ils veulent. On le veut baiser, il donne les lèvres ; on le veut lier, il présente les mains ; on le veut souffleter, il tend les joues ; frapper à coups de bâton, il tend le dos ; flageller inhumainement, il tend les épaules… Il ne dit mot, il ne souffle pas ; c’est une pauvre brebis qui se laisse tondre. »

    Kanté musulman, quand tu es musulman, tu as cette divine soumission qui donne toute sa noblesse à la race humaine. Tu baisses la tête parce-que tu as de la compassion pour toutes les créatures et de la Passion pour le créateur…

    Pitié et piété en même temps et dans un seul mouvement. Tu ne crains rien, même pas la mort… Et tu es le seul à mériter le ballon d’or.

    Kanté ballon d’or : pour son humilité et son humanité…

    https://www.lejournaldepersonne.com/2018/09/kante-musulman


  • Kanté musulman – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/22/kante-musulman
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    La France a remporté la coupe du monde.

    Une coupe pleine de toutes les avidités. Et Dieu merci, elle a débordé du bon côté.

    Du côté français diront les bons français.

    Du mauvais côté diront tous ceux qui n’ont pas toutes leurs facultés car ils ont une toute autre approche de ce franc succès.

    Ils reprochent à la France d’être un peu trop métissée, de ne plus compter dans ses rangs assez de français.

    Sur les onze titulaires il n’y avait pas moins de huit étrangers.

    Leur apport n’est pas retentissant, parce qu’ils n’ont de français que le passeport. Et alors ?

    Ils n’ont jamais vu la raison avoir tort ?

    Le noir a sué autant que le blanc, le judéo-chrétien autant que le musulman

    pour réaliser un bon score et permettre à la France d’améliorer son sort.

    Qu’importe l’origine, si on apporte à tout un pays, un peu plus d’adrénaline…

    Sur les onze acteurs, il y en avait un, peut-être le plus digne de faire notre bonheur.

    A cause de son humanité. A cause de son humilité. A cause de son islamité.

    Il s’appelle N’Golo Kanté.

    Il me rappelle le Jésus de Bossuet. Je ne peux me priver du plaisir de vous le citer :

    « Il se livrait, il s’abandonnait à celui qui le jugeait injustement… Il se donne à eux pour en faire tout ce qu’ils veulent. On le veut baiser, il donne les lèvres ; on le veut lier, il présente les mains ; on le veut souffleter, il tend les joues ; frapper à coups de bâton, il tend le dos ; flageller inhumainement, il tend les épaules… Il ne dit mot, il ne souffle pas ; c’est une pauvre brebis qui se laisse tondre. »

    Kanté musulman, quand tu es musulman, tu as cette divine soumission qui donne toute sa noblesse à la race humaine. Tu baisses la tête parce-que tu as de la compassion pour toutes les créatures et de la Passion pour le créateur…

    Pitié et piété en même temps et dans un seul mouvement. Tu ne crains rien, même pas la mort… Et tu es le seul à mériter le ballon d’or.

    Kanté ballon d’or : pour son humilité et son humanité…                                                                                                                                                  https://www.lejournaldepersonne.com/2018/09/kante-musulman


  • Terrorisme : Le Drian abuse du chouchen… – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/22/terrorisme-le-drian-abuse-du-chouchen
    https://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2018/09/figaro-5.jpg

    C’est proprement sidérant ! Les mots manquent… et on peine vraiment à comprendre les raisons de ce nouvel accident de la diplomatie française. Mardi dernier, le patron du Quai d’Orsay a appelé le « régime syrien » et son allié russe à la « retenue » à Idlib, craignant qu’une offensive contre cette province ne disperse les jihadistes « qui sont des risques pour demain ».

    Alors que la reconquête de la province d’Idlib – à l’ouest d’Alep – a commencé (voir « Idlib : une schizophrénie occidentale » dans prochetmoyen-orient.ch de la semaine dernière), Jean-Yves Le Drian a déclaré sur une chaine de télévision en continu : « il y a un risque sécuritaire dans la mesure où dans cette zone se trouvent beaucoup de jihadistes, se réclamant plutôt d’Al–Qaïda, qui sont entre 10.000 et 15.000 et qui sont des risques pour demain pour notre sécurité », évaluant à « quelques dizaines » le nombre des combattants français parmi eux ». Il a ajouté qu’ils « risquent de se trouver dispersés si l’offensive syrienne et russe se mettait en œuvre dans les conditions que l’on imagine aujourd’hui ».

    Évoquant aussi le risque d’une catastrophe humanitaire dans cette région où se trouveraient quelque trois millions de personnes (à voir…), il aussi affirmé que le précédent d’Alep, autre bastion terroriste libéré en décembre 2016, ne serait « rien par rapport à l’horreur que cela peut représenter ». Il s’est même trouvé un fonctionnaire illuminé des Nations unies pour prédire « la pire des tragédies humanitaires du XXIème siècle ». Diantre !

    Que se passe-t-il en ce moment à Idlib ? Les civils qui ne servent pas de boucliers humains aux terroristes fuient massivement les zones de combat. Comme lors de la reconquête d’Alep, de Deir ez-Zor, de la Ghouta et de Deraa, l’armée syrienne et son allié russe ont, d’ores et déjà annoncé l’ouverture de couloirs humanitaires afin de faciliter l’exfiltration des zones de combat. Les affrontements finaux feront certainement des victimes civiles : la guerre civilo-globale de Syrie est, certainement une guerre extrêmement meurtrière, mais une fois la province d’Idlib libérée, la majorité de ses habitants regagnera la région, comme sont en train de le faire nombre de Syriens réfugiés au Liban.

    Jean-Yves Le Drian s’est aussi inquiété d’un risque d’attaques chimiques à Idlib et a réitéré la « ligne rouge » française et la menace de nouvelles attaques aérienne contre la Syrie « si un recours à des armes chimiques létales était avéré (…) Il apparaît qu’il y a une espèce de préparation psychologique par certains intervenants russes d’une utilisation de l’arme chimique, qu’ils mettraient sur le compte de groupes terroristes », a encore précisé le ministre français des Affaires étrangères. A chaque nouvelle avancée de l’armée syrienne permettant de libérer une portion de son territoire national, le scénario est identique : crimes de guerre en préparation, attaques chimiques imminentes, associées à la menaces de possibles bombardements occidentaux !

    De son côté, la Russie a pourtant réaffirmé, ce même mardi, que des groupes jihadistes (dont les tristement célèbres Casques blancs) préparaient la mise en scène d’une fausse attaque chimique qui serait ensuite attribuée au gouvernement syrien près d’Idlib. Le ministre français a, donc mis en garde la Russie, jugeant qu’elle avait plus à perdre qu’à gagner dans l’offensive. « Si la Russie prend le risque de renoncer à ses engagements de stabilisation de la zone d’Idlib, elle prend le risque aussi de se trouver totalement seule après un désastre dont il lui reviendra toutes les conséquences », a-t-il conclu. En guise de solitude, notre barde breton ferait mieux de faire sa propre introspection…

    Un conseiller du Premier ministre syrien a, aussitôt réagi aux déclarations druidiques : « aucune déclaration des autorités françaises ne me surprend plus depuis que Le Drian a déclaré que la lutte contre les terroristes à Idlib mettrait en danger la sécurité européenne. Depuis le jour où le ministre français des Affaires étrangères a associé la sécurité de l’Europe au maintien des terroristes en Syrie, je ne m’étonne plus des déclarations de la France ».

    Lors d’un entretien accordé ce vendredi 14 septembre à la chaîne Al-Alam, Abdelkader Azouz, conseiller du Premier ministre syrien, a aussi déclaré qu’il était habitué à de telles affirmations de la part des autorités françaises : « ce n’est qu’après la reconnaissance du Front al-Nosra comme groupe terroriste par les Nations unies, que les anciennes autorités du ministère français des Affaires étrangères l’ont à leur tour reconnu comme tel », a-t-il ajouté en concluant : « malheureusement, la France est devenue un simple outil dont se servent les États-Unis. En poursuivant ses violences et sa guerre d’usure, la France sert les intérêts de Washington ». Auparavant, le représentant syrien auprès des Nations unies, Bachar al-Jaafari, avait détaillé à la tribune du Conseil de sécurité, les effectifs des différents groupes terroristes retranchés à Idlib et la décision de Damas de libérer cette dernière région de l’occupation des jihadistes du Front al-Nosra.

    Doit-on attribuer les derniers propos de Jean-Yves Le Drian à la plume de son indispensable conseiller Jean-Claude Mallet, surnommé au Quai d’Orsay « le Bolton français » ? Toujours est-il que cette déclaration contredit radicalement la position de la France rappelée lors de dizaines, sinon de centaines de sommets et réunions d’experts consacrés à la lutte anti-terroristes et la coopération internationale en la matière… et pas seulement depuis les attentats du 11 septembre 2001.

    En définitive, qu’a dit notre ministre des Affaires étrangères aux autorités syriennes ? Gardez ces terroristes chez vous… même si la plupart d’entre-eux sont étrangers (en provenance du Caucase, de Chine, du Maghreb et d’Europe, etc.) ! Alors pourquoi les forces armées françaises ont-elles participé – depuis l’été 2014 – à la coalition menée par les Etats-Unis pour lutter contre la Qaïda, l’organisation « Etat islamique »/Dae’ch et d’autres groupes en Irak et, justement en… Syrie ? Il est vrai que Laurent Fabius avait osé déclarer que « les p’tits gars de Nosra font du bon travail… » et que « Bachar al-Assad n’avait pas le droit d’être sur terre ».

    Décidément, dès qu’il est question de la Syrie, nos autorités marchent sur la tête, pour ne pas dire autre chose… Jusqu’où, la haine liquide de Paris contre les autorités syriennes entraînera-t-elle la diplomatie française ? On se le demande… d’autant que ces dernières ont, d’ores et déjà gagné la partie sur le terrain et qu’elles s’apprêtent à reconstruire leur pays avec l’aide de la Russie, de la Chine, voire des Etats-Unis et de pays européens comme l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Pologne, etc.

    Le moins que l’on puisse dire est que la dernière sortie de Jean-Yves Le Drian ne sert pas vraiment les intérêts de la France. Une fois encore, notre pays se singularise par son mépris des réalités du terrain, par une vision totalement biaisée des rapports de force et, surtout par une absence totale d’anticipation. Une fois encore, notre pays fonce droit dans le mur et en klaxonnant !

    C’est au journaliste Emile de Girardin qu’on doit la formule – gouverner, c’est prévoir -, mainte fois reprise par Pierre Mendès France et bien d’autres grands responsables politiques de notre pays. En matière de politique étrangère, et au-delà de toutes considérations politiciennes, nous continuons à nous mettre hors-jeu nous-mêmes ! Pour quels intérêts et au profit de qui ?

    Richard Labévière
    17 septembre 2018

    *Le chouchen, historiquement proche mais pourtant différente de l’hydromel, est une boisson alcoolisée bretonne obtenue à partir de la fermentation du miel dans du jus de pomme ou du cidre, rejoignant ainsi la catégorie des œnomiels. Son abus peut provoquer une certaine ébriété !

    Pour aider le site Proche & Moyen-Orient c’est ici

    Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 17-09-2018


  • J’ai demandé à la seule journaliste israélienne basée en Palestine de me montrer quelque chose de choquant – et voici ce que j’ai vu (The Independent) – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/22/jai-demande-a-la-seule-journaliste-israelienne-basee-en-pale
    https://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L200xH200/v_lmlyii_400x400-c35fb.jpg

    C’est l’ancienne route de Ramallah à Jérusalem, bordée de richesses perdues, de vains espoirs et de maisons autrefois aimées. Tout cela, bien sûr, finit maintenant dans le Mur.

                                                                              Montrez-moi quelque chose qui va me choquer, ai-je demandé à Amira Hass. La seule journaliste israélienne qui vit en Cisjordanie – ou en Palestine, si vous croyez encore en ce mot si peu orthodoxe – m’a donc emmené sur une route à l’extérieur de Ramallah qui dans mon souvenir était une autoroute qui menait à Jérusalem. Mais maintenant, sur la colline, elle se transforme en une route à l’abandon, à moitié goudronnée, bordée de magasins fermés par des volets rouillés et des ordures. La même odeur putride d’égouts à l’air libre plane sur la route. L’eau puante stagne, verte et flasque, en flaques au pied du mur.

    Ou Mur avec une majuscule. Ou, pour les journalistes prudents, « Mur de sécurité ». Ou, pour les âmes délicates, « Barrière de sécurité ». Ou pour les plumes désinvoltes, simplement « Barrière ». Ou, si ses implications politiques vous font peur, « Clôture ». Une clôture, comme ces clôtures de bois qu’on voit dans les champs. Ou – si vous voulez vraiment faire peur aux journalistes de la télévision et mettre en colère les Israéliens – le « Mur de la Ségrégation » ou même le « Mur de l’Apartheid ». Eh bien oui, nous allons parler des « bantoustans » palestiniens coupés par le Mur et les routes réservées aux Israéliens, et du vaste empire des colonies juives sur les terres arabes.

    On peut faire confiance à Amira pour ouvrir le feu. Elle crache avec colère les mots « bantoustan palestinien » encore et encore en me faisant faire, en voiture, le tour des enclaves palestiniennes de Cisjordanie pour arriver, au bout d’une heure ou deux, au Mur : il nous domine de ses 8 mètres, austère, monstrueux de détermination, il serpente entre les immeubles, se glisse dans les oueds et revient sur lui-même de sorte qu’il y a parfois deux murs, un double mur mais le même mur, comme si cette créature imitait les méandres d’une route sinueuse des Alpes. On secoue la tête, incrédule, pendant un moment et tout à coup, bizarrement, il n’y a plus de Mur, rien qu’une rue commerçante ou une colline aride, couverte de broussailles et de rochers. Puis on voit grossir une énorme colonie de peuplement d’Israël, avec de beaux arbres verts, des maisons aux toits rouges et de belles routes et, oui, encore des murs et des clôtures de barbelés et d’autres murs plus grands. Et puis le monstre en personne. Le Mur.

    Mais la section du Mur où Amira Hass m’emmène – être guide touristique et analyste de la société israélienne, admet-elle, ne va pas de pair – est un endroit vraiment misérable. Pas aussi épique que Dante. Peut-être qu’un correspondant de guerre pourrait mieux décrire l’endroit. C’est l’ancienne route de Ramallah à Jérusalem, bordée de richesses perdues, de vains espoirs et de maisons autrefois aimées, et tout cela finit, bien sûr, dans le Mur. « Si ça, ce n’est pas choquant, je ne sais pas ce qui l’est, dit Amira. « C’est la destruction de la vie des gens – c’est la fin du monde. Tu vois ça ? C’était la route pour Jérusalem. Plus maintenant. C’était une route très fréquentée et tu peux voir que les gens avaient construit des échoppes et des maisons de pierre de taille, élégantes et solides. Regarde les panneaux en hébreu qui montrent que ces Palestiniens avaient beaucoup de clients israéliens. Même le mot ‘menuisier’ est en hébreu. »

    Mais presque toutes les maisons et les magasins sont fermés, il y a des mauvaises herbes et des arbustes secs sur la bordure en ruine du trottoir. Les graffitis sont hideux, le soleil est impitoyable, l’air est si brulant que le gris du mur se confond avec la pierre grise du ciel. « Quelle tristesse« , dit Amira Hass, sans émotion. « Cet endroit, je le montre toujours aux gens, tu sais, je l’ai montré probablement une centaine de fois déjà, et ça ne cesse de me choquer. »

    https://players.brightcove.net/624246174001/SydS6Pxaf_default/index.html?videoId=5072479471001&customParams=videoID%253D507247
    La puanteur des eaux d’égout, une fois qu’on s’y est habitué, ne paraît plus incongrue. C’est un endroit où l’imagination s’assèche, ne laissant subsister qu’une petite mare sinistre dont la couleur verte est d’autant plus brillante que le Mur s’est patiné avec l’âge.

    Le silence n’est pas oppressant – on n’est pas dans un roman – mais il exige une réponse. Que nous dit le Mur, demandé-je à Amira ? « Pour moi… » commence-t-elle, « comme il réalise qu’il ne peut pas chasser les Palestiniens, il essaie de les cacher. Il faut qu’il les dissimule à nos yeux. Il en laisse sortir quelques-uns pour aller travailler là-bas pour les Juifs. C’est considéré comme une faveur. Les Israéliens n’entrent pas, parce qu’ils n’ont pas besoin de ces zones – nous n’en avons pas besoin – ce sont des décharges – ce sont des égouts à l’air libre. Le Mur révèle notre obsession de pureté. Combien de personnes ont participé à cet acte de violence ? Ils disent que c’est à cause des attentats suicides, mais l’infrastructure juridique et bureaucratique de la séparation existait avant le Mur. Le Mur est donc une sorte d’expression graphique, plastique ou concrète des lois de séparation qui existaient auparavant. »

    C’est une Israélienne qui me parle, la fille solide et inébranlable d’une résistante bosniaque qui a dû se rendre à la Gestapo et d’un survivant juif roumain de l’Holocauste, une fille à qui le socialisme a donné, à mon avis, un courage marxiste inflexible.

    Elle ne serait peut-être pas d’accord, mais je la considère comme une enfant de la Seconde Guerre mondiale, même si elle est née 11 ans après la mort d’Hitler. Elle pense qu’il ne lui reste plus qu’entre 100 et 500 lecteurs israéliens ; Grâce à Dieu, pensent beaucoup d’entre nous, son journal, Haaretz, existe toujours.

    Lorsqu’on l’a emmenée de la gare à Bergen-Belsen en 1944, la mère d’Amira, a été frappée par les ménagères allemandes qui venaient voir la file de prisonniers terrorisés, toutes ces Allemandes qui les « regardaient de loin« . Je crois qu’Amira Hass ne regardera jamais de loin. Elle s’est habituée à être haïe et insultée par son propre peuple. Mais elle est réaliste.

    « Tu sais, on ne peut pas nier que, pendant un certain temps, [le Mur] a eu un impact sécuritaire, » dit-elle. C’est vrai. Il a stoppé la campagne palestinienne d’attentats-suicide. Mais le Mur a aussi un objectif expansionniste ; il a confisqué des terres arabes qui ne font pas plus partie de l’État d’Israël que les vastes colonies qui abritent aujourd’hui environ 400 000 Juifs à travers la Cisjordanie. Pas encore, en tout cas.

    Amira porte des lunettes rondes qui la font ressembler à un de ces dentistes un peu déprimés, qui inspectent avec tristesse et cynisme votre dentition en perdition. C’est comme ça qu’elle écrit. Elle vient de terminer un long article pour Haaretz qui sera publié deux jours plus tard ; c’est une dissection féroce de l’accord d’Oslo de 1993 qui n’est pas loin de prouver que les Israéliens n’ont jamais voulu que l’accord de « paix » permette aux Palestiniens d’avoir un État.

    « La réalité des bantoustans, réserves ou enclaves palestiniens, écrit-elle à l’occasion du sombre 25ième anniversaire des accords d’Oslo, se voit sur le terrain… il n’a été précisé nulle part que l’objectif était la création d’un État palestinien dans le territoire occupé en 1967, contrairement à ce que les Palestiniens et beaucoup de gens du camp israélien à l’époque et dans les pays européens avaient imaginé. » Amira me confie : » Le problème, c’est que les rédacteurs en chef d’Haaretz, – je les appelle les enfants – changent de couplet tous les deux ans et à chaque fois ils me demandent : » Comment sais-tu qu’Oslo n’avait pas la paix comme objectif ? Il y a 20 ans, ils pensaient que j’étais folle, maintenant ils sont fiers d’avoir eu quelqu’un au journal qui avait tout compris dès le début. »

    La tournée d’Amira Hass nous amène vers ce qu’elle appelle « la prison cinq étoiles« . Nous nous arrêtons au-dessus de la ville de Ramallah, pseudo-capitale temporaire de l’État-palestinien-qui-n’existe-pas. Elle imagine – elle le fait souvent – un extraterrestre atterrissant en Cisjordanie. Il remarquerait, dit-elle, que les maisons palestiniennes ont des réservoirs d’eaux noirs sur leur toit – parce que l’Autorité palestinienne impose des quotas d’eau aux Palestiniens – alors que les colonies juives ont l’eau courante à volonté. « Les colons n’ont pas à s’inquiéter. » Les colonies, sur les collines, « sont luxuriantes, attirantes, l’air y est pur« , elles ont des toits rouges, en pente, de style européen. Aujourd’hui, les familles palestiniennes les plus riches copient les toits rouges de leurs occupants.

    L’extraterrestre, dit Amira Hass, « verrait une grande ville [Ramallah], avec de beaux immeubles, des cinémas, des boutiques et des commerces. Et tu as vu toutes les voitures. Notre extraterrestre dirait : « Où est le problème ? Pourquoi tu te plains de l’occupation ? » Le problème, c’est qu’ici, dans cette cage dorée, cette prison cinq étoiles, on a l’illusion qu’on n‘est pas sous occupation… Les contours, les frontières sont très clairs. Mais les gens à l’intérieur des frontières se sont habitués à une sorte de normalité à laquelle il leur est très difficile de renoncer.

    « En fait, ils craignent, s’ils s’engagent dans une nouvelle vague de résistance, de perdre ce qui leur reste, cette apparence de normalité… Une des meilleures preuves pour moi de cette ‘normalité’, c’est que les Palestiniens qui sont des citoyens israéliens viennent chaque week-end dans ce bantoustan palestinien pour échapper à l’arrogance et au racisme auquel ils sont confrontés quotidiennement en Israël – ils viennent ici pour se retrouver dans une atmosphère entièrement palestinienne« .

    Son analyse est sans concession mais elle garde une certaine distance historique. « Les Palestiniens savent que ce n’est pas l’indépendance. Mais à l’heure actuelle, ils se disent que ça ne vaut plus la peine de se battre. Les gens ne sont pas restés indifférents, loin de là, lorsque, ces deux ou trois dernières années, des jeunes hommes ont fait des attaques au couteau ou que des étudiants se sont rendus aux postes de contrôle pour s’opposer à l’armée israélienne. Mais on n’a pas vu les masses sortir dans la rue pour affronter l’armée. Aujourd’hui, ce n’est pas la peur, ce n’est pas la police palestinienne qui les arrête. Avec les Palestiniens divisés entre le Hamas et le Fatah, et avec l’Amérique – Trump –, avec tout cela, les Palestiniens, que l’expérience a rendu sagaces en matière de politique, se disent que cela ne servirait à rien de se sacrifier. »

    Amira dépasse une base militaire et elle me fait voir l’inscription – en anglais – qui est peinte au pistolet sur le mur. « Les Juifs sont responsables du 11 septembre. » Comment les Palestiniens pourraient-ils se faire plus mal voir de l’Occident qu’en écrivant ce genre de chose ? Mais il n’y a pas qu’eux qui font des graffitis. Dans un petit village palestinien situé à environ deux cents mètres de la colonie juive de Beit El – des caméras pointant vers l’extérieur le long de sa clôture – elle me montre du doigt les mots peints sur le mur d’une maison palestinienne par des colons qui ont attaqué le village. Il est écrit en hébreu « Judée et Samarie« , pour parler de la Cisjordanie, et « Le sang coulera. » Aisha Fara nous montre le toit de sa maison, où son panneau solaire a été brisé à coup de pierres – tirées à la fronde par des étudiants religieux, dit-elle, trois jours auparavant – et malgré ses 74 ans, elle ne mâche pas ses mots. Je l’écoute en silence me raconter qu’elle est née en 1944, pendant le mandat britannique sur la Palestine, l’année même où la mère d’Amira Hass a été envoyée au camp de Bergen-Belsen.

    « Les voleurs sont arrivés avant le coucher du soleil« , dit Fara à propos des lanceurs de pierres. « Ils ont brûlé nos arbres trois fois. Mais les voleurs ne seront pas toujours là. Et les Palestiniens dispersés dans le monde entier reviendront chez eux, si Dieu le veut… Vous me demandez qui ils sont [ces colons] ? C’est vous qui les avez envoyés. Vous avez tout filmé… Je veux le dire à ces cochons d’Américains – nous ne sommes pas des Amérindiens ! » Amira l’écoute attentivement.

    « Pour Aisha Fara, l’histoire est comme une longue, longue, longue, longue chaîne d’expulsion… Il y a des choses dont on finit par arrêter de parler. La ‘normalité’ nous rattrape, » se désole Amira.

    Je pense que cela perturbe Amira Hass, le fait que des exactions soient passées sous silence parce qu’elles sont devenues habituelles. Lancer des pierres, mettre le feu, construire une nouvelle colonie. Et les privilèges omniprésents des citoyens israéliens. Elle me confie : « D’une certaine façon, quand on était bombardé, c’était plus facile, parce que j’étais comme eux. On partageait la même peur des bombes. Mais la clôture, par exemple, ce n’est pas pareil, c’est plus difficile pour moi de me rendre compte. Pour moi, ce mur, c’est juste quelque chose de hideux que je traverse pour aller à Jérusalem. Mais pour les Palestiniens, c’est la fin du monde. Quand je vais à Jérusalem, je n’ose pas dire à mes voisins que j’y vais – cela me gêne… parce que pour eux, Jérusalem est aussi loin que la lune. »

    Va-t-elle vivre toute sa vie parmi les Palestiniens de Cisjordanie, elle, la seule journaliste israélienne à se trouver sur le fil de l’histoire ? « Je n’aurais jamais pensé que je vivrais à El-Bireh, mais c’est là maintenant que j’habite depuis plus longtemps que n’importe où ailleurs« , me répond-elle. « Je ne l’ai jamais planifié, mais c’est ce qui s’est passé. Et je sais que si quelque chose arrive – si je dois partir, soit parce que je perds mon travail, soit parce que les Israéliens m’obligent à partir, soit parce que les Palestiniens me demandent de partir, je ne pourrai jamais retourner vivre dans un quartier purement juif. J’irai à Acre ou à Haïfa… À Haïfa, il y a des Palestiniens. »

    En retournant à Jérusalem, sur la « lune », je remercie Amira Hass pour sa visite guidée, aussi bien culturelle que journalistique. ainsi que pour ses analyses qui justifient aux yeux des Israéliens qui la haïssent sans la lire, le courrier haineux qu’ils lui envoient. « J’ai tendance à dire aux gens ce qu’ils ne veulent pas entendre « , me dit-elle. Pour moi, Amira est une vraie journaliste. Et s’il y a une chose dont je suis sûr, c’est qu’elle ne regardera jamais passer l’injustice sans rien faire.

    Robert FISK

    Traduction : Dominique Muselet

    EN COMPLEMENT :Suivez Amira HASS sur twitter :
    @Hass_Haaretz 
    https://twitter.com/hass_haaretz
    Articles publiés dans Haaretz :
    https://www.haaretz.com/misc/writers/WRITER-1.4968114

    Quelques articles d’Amira Hass traduits : 
    https://www.legrandsoir.info/_hass-amira_.html

     » » https://www.independent.co.uk/voices/amira-hass-robert-fisk-west-bank-
    URL de cet article 33837
    https://www.legrandsoir.info/j-ai-demande-a-la-seule-journaliste-israelienne-basee-en-palestine-de-


  • Un plaidoyer pour la liberté – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/22/un-plaidoyer-pour-la-liberte
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    Un plaidoyer pour la liberté
    septembre 22, 2018 par salim sellami, publié dans uncategorized
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    “VOIX DE FEMMES, VOIES DE FAIT” DE FARIDA SAFFIDINE                          
    Qu’en est-il du statut de la fille dans le cocon familial, pas du tout douillet ? Honnie à sa naissance et épiée de l’œil et le bon du petit frère, la fille n’est qu’une punching-ball pour l’exutoire du grand frère.
    C’en est ainsi, jusqu’à son mariage, où elle endure les maux du mâle. Docile, voire patiente, la fille n’a qu’à faire le dos rond face aux flots d’obscénités d’un dragueur aux aguets à tout coin de rues, et se travestir d’un “foulard” pour esquiver les qu’en-dira-t-on des esprits biens pensants du cercle de la médisance. Alors, et partant d’un constat peu reluisant, osons une question à brûle-pourpoint ! Est-ce qu’on a fait mieux qu’à l’époque de la djahilîya où la fille était ensevelie à ses premiers vagissements du temps de l’ignoble Abû Al-Hikâm Ben Hichâm que le Prophète Mohammed (QSSSL) a magnifié du sobriquet d’Abû Jahl ? Pas si sûr que ça !
    Car il semble qu’il ait fait des adeptes, ce père-fouettard, étant donné que le pseudonyme de cet épouvantail Koraïchite figure jusqu’à nos jours au front du macho et au fronton de l’école buissonnière qui n’a rien à envier à l’école publique. Donc, qu’elle se nourrisse de trop d’oxygène ou qu’elle prenne trop de place sur le “strapontin” qu’elle occupe dans la famille, tous les mâles se coalisent autour de l’objectif de la bâillonner. De telle sorte à faire taire les voix intérieures qui susurrent à la fille d’être tout simplement un “Être” ou “Elle” ! De préférence, cette douce moitié doit rouler sur le même essieu que l’homme au lieu de rééduquer le mari après qu’il eut enterré sa vie de garçon dans le stupre. Pis encore, l’ogre Abu Jahl aurait même chauffé les esprits à l’aide de sa pelle de croquemort qu’il a rougis au feu de l’enfer et qu’il a légué par voix testamentaire à la secte de l’intolérance. Et dans la cacophonie des fatwas, on y perçoit le ramage des Voix de femmes, voies de fait de Farida Saffidine (éd. El- Ibriz), qui nous conte l’indécent cas de Zamen, ce rejeton de Z’likha l’insoumise à son époux Ali et qui eut droit à l’exclamation “C’est un garçon !”
    Fière, la belliqueuse belle et grand-mère exhiba même le “sexe” de Zamen qui n’avait en principe qu’une seule voie !
    Celle d’un frère protecteur, qui a dévié de sa voie originelle pour battre sa sœur mal-aimée Daïkha et tout ce qui portait le binouar charb z’daf. Exclue de l’affection parentale, Daïkha fut accueillie avec l’humiliant écho de commères : “Mabrouk âalik n’sib” (Félicitations ! T’as un gendre) que les voisins assénaient au père.
    Si Z’likha était aux petits soins avec Zamen, en revanche Daïkha était ignorée, au motif qu’elle pouvait extérioriser son stress de son entre-jambes. Vint ensuite le deuxième garçon Chams qui n’éclaira pas la maisonnée mais qui s’acharna surtout sur Hala, Radhia et Berkahoum pour qu’elles ne soient pas des Aïcha-Radjel !
    Prénommée Berkahoum, celle-ci devait être l’oracle pour dire stop à la procréation féconde de filles, car “Aïcha khir men Ayache” ! Non pas qu’il soit un pamphlet revendicatif à l’aide d’adages du terroir, au contraire Voix de femmes, voies de fait c’est ce rai de lumière qui humanise la révoltante saga d’une famille qui est identique aux cas cruels qui existent dans la plupart de nos chaumières. Alors, aidé de sa sœur, l’ange Mountasser vaincra-t-il le voile de l’obscurantisme aux côtés de la révoltée Radhia sa sœur… médecin ? Est-ce à dire que le bonheur est femme ? Assurément oui ! Mais, on n’en dira pas plus, si ce n’est de vous conseiller la lecture de ce témoignage romancé qui est aussi une plaidoirie pour humaniser le
    sort peu enviable de la femme dans notre pays.                                                                                          
    Louhal Nourreddine                                                                                                                                                                      https://www.liberte-algerie.com/culture/un-plaidoyer-pour-la-liberte-300352 6Yp_OOm4R4.febook


  • Attentat d’Ahwaz : le CGRI réagit
    https://www.presstv.com/DetailFr/2018/09/22/574862/Iran--lArabie-derrire-lattentat-dAhwaz
    https://cdn.presstv.com/photo/20180922/76ff4227-2c5c-4f59-a183-9d7025fd8955.jpg

    ❝"Al Ahwaziya" est soutenu par l’Arabie saoudite (CGRI)
    Sat Sep 22, 2018 10:24AM
    AccueilIran

    Un attentat terroriste vise un défilé militaire à Ahwaz, le 22 septembre 2018. ©IRNA
    Le porte parole du Corps des gardiens de la Révolution islamique, le général de brigade Ramezan Sharif a dénoncé les "parrains" des terroristes qui ont attaqué ce samedi un défilé militaire à Ahwaz, chef-lieu de la province du Kouzestan, attaque qui selon un dernier bilan a fait 29 morts dont des civils et plus de 50 blessés. Selon le porte-parole, les quatre assaillants qui ont tiré sur la foule des badauds ainsi que sur les militaires participant au défilé appartenaient au "Al Ahwaziya", une milice armée financée par l’Arabie saoudite.

    Iran : le défilé militaire à Ahwaz visé
    Les terroristes d’"Al Ahwaziya" ont ouvert le feu sur la foule et les militaires lors d’un défilé militaire à Ahwaz. Deux terroristes ont été tués, un autre blessé et un quatrième a été arrêté.
    Selon le général Sharif, "le groupuscule, financé par l’Arabie saoudite, a choisi une date symbolique à savoir le jour du défilé annuel des forces armées et alors que des millions d’Iraniens viennent de commémorer le deuil d’Achoura. D’où d’ailleurs le fait que les assaillants ont tiré non seulement sur les militaires mais bien sur la foule. Dans tout ceci, il y a la volonté malsaine des commanditaires de cet acte terroriste de nuire à la grandeur de nos forces de combat et de défense". 

    Le général de brigade, Ramezan Sharif (Archives)
    Le CGRI a raison

    Pour le reste la couverture médiatique accordée par les médias saoudiens à cet événement donne raison au général iranien. Dans les minutes suivant l’attaque terroriste contre le défilé militaire à Ahwaz, et tandis que les forces de l’ordre iraniennes tentaient toujours de neutraliser l’attaque terroriste, la chaîne saoudienne, Al-Arabiya a interrompu ses émissions pour évoquer dans les détails le modus operandi de l’attentat. Al-Arabiya a été de loin le premier média de la région à avoir diffusé cette information et son compte twitter est même allée jusqu’à évoquer le nombre de morts et de blessés. Dans la foulé, des sites d’information proches des terroristes ont même évoqué "la chute d’Ahwaz" ! 

     

     

    Interrogé par Al-Alam, le général de brigade Shekarchi, un des hauts commandants du CGRI voit à travers ce geste un acte de guerre : " Nos forces de sécurité ont très rapidement pris le contrôle de la situation qui était loin d’être facile dans la mesure où les terroristes, déguisés en militaires, s’étaient mêlés à la foule et tiraient aveuglément sur les badauds et des militaires. L’un des quatre terroristes est détenu par nos forces et il devra expliquer d’où il prenait ses ordres". 

    Hechmatollah Falahatpicheh, président de la Commission pour la sécurité nationale au Parlement iranien.(IRNA)
    Rejoint par les journalistes, le président de la Commission pour la sécurité nationale au Parlement iranien, Hechmatollah Falahatpicheh, a appelé à une riposte "ferme" :« si nos ennemis croient pouvoir porter atteinte à nos capacités militaires et défensives avec ce genre d’action, et bien ils se trompent lourdement. Ces actes terroristes contribuent seulement à prouver la justesse de nos politiques et nous donner une plus grande latitude à agir pour en finir avec le terrorisme". 

    Et le député de poursuivre : « Les protecteurs et les sponsors des terroristes savent bien que la République islamique d’Iran et la défense iranienne vont au-delà de ses frontières et sur ce, les commanditaires de l’attaque terroriste de ce samedi devront s’attendre à notre riposte


  • Responsables ou froids de cœur ? – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/22/responsables-ou-froids-de-coeur
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     Photo : S. Sellami.                                                                 

    Constantine est derrière nous. L’hiver sera bientôt là. Que faire ? Eh oui, l’on voudrait tous que chacun fasse face à ses responsabilités. Celles-ci se situent le plus souvent, sinon en permanence, entre droits et devoirs. Il est vrai que la frontière entre eux est parfois, du moins chez certains esprits fuyards et évasifs, évasive et diluée. Ne pas se présenter devant l’urgence d’une actualité frappée de criminalité, de tragédie pluviale, de drame culturel est une irresponsabilité. Se taire par-devant une persistance orale ou médiatique et penser ainsi avoir résolu un problème en ne disant rien n’est-il pas en soi une négation de soi, voire une humiliation à son prétendu devoir moral ? C’est comme si vous lancez un salam et un mutisme sans égard vous fera sentir que c’en est là un rendu de salam. Non messieurs ! Le silence à ce niveau n’est ni une préventive mesure ni une probable tactique. C’est une insolence à l’encontre de la république. Les « on va voir », « on verra après » ne sont que des échappatoires et des gamineries.

    L’irresponsabilité c’est lorsqu’un wali ne vous regarde pas en tant que citoyen mais comme une carte d’électeur ou un abonné statistique dans ses listings démographiques. Quand il offre une omra de sa poche pour atténuer, pense-t-il, la douleur de parents affligés alors que sa mission était de leur offrir gratuitement quiétude et sécurité. C’est lorsque vous frappez à une porte fermée, pourtant dite ouverte, et qu’aucun son n’y provient. C’est lorsque vous signalez une fuite d’eau publique et que le service de la robinetterie étatique fait la sourde oreille. Vous signalez une coupure électrique, un risque d’éclatement social, une trahison politique, une imposture managériale ou une parodie fonctionnelle et vos cris de cœur ou vos coups de gueule ne trouvent que ce silence assourdissant pour les contenir. C’est à l’identique de l’épicier qui ne vous rend pas la monnaie. D’une taxe dont vous ne tirez pas un reçu. D’une pluie qui tombe du ciel, arrosant la toiture et qui ne ruisselle pas. Inouïe cette complexité d’irréactivité que certains prennent pour attentisme, façon de mieux voir, mieux jauger, faire mûrir.

    Pourtant tout est au bout d’une décision. Oui ou non. Ne dit-on pas, pour paraphraser Jacques Attali, que parmi les fondamentaux du chef, « le courage pour oser, la volonté pour résister au découragement » doivent céder le pas à l’hésitation et au report d’affaires ?

    Les marées d’eau ou autres difformités sociales vécues cet été n’ont trouvé que des cris lancés notamment à travers les réseaux sociaux. Et pourtant vous en avez vous aussi. Même les technologies de l’information et de la communication tant flagornées, psalmodiées et vendues par des propos moribonds ne sont pas à l’aise. Aucune interaction. Juste les actions de leurs afficheurs pas plus. Présumer qu’ouvrir un site et y insérer une rubrique contact suffira à installer un dialogue n’est qu’une façade d’embellissement ou de faire croire que l’on est à la page. Ni Sonelgaz, ni Seal, ni Telecom, ni, ni… n’assurent un service de prise en charge. Alors que dire d’autres entités nanties de plus de gabarit, de plus d’attributions ?

    Ainsi l’on voit un peu partout cette irresponsabilité gagner de jour en jour du terrain. Un ministre qui se verrouille, un wali qui ne guette que le mouvement, un maire qui fuit l’inondation, un député qui n’existe que dans les cortèges ministériels ne sont-ils pas dans une flagrante irresponsabilité ?

    Si Yasmina Khadra me disait un jour : « Il y a des hommes qui nous émerveillent et d’autres qui nous affligent », à mon tour de dire qu’il y a parmi ces hommes, ceux qui nous font encore aimer le pays, d’autres qui nous le font haïr, le fuir tant qu’ils sont là, à nous régir. Excusez-nous de vous dire : vous êtes irresponsables !

     Chronique publiée par El-Yazid DIB                                                                                                        http://www.lequotidien-oran.com/?news=5266511


  • Le chionisme de Zemmour et de toute la basse-cour. – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/22/le-chionisme-de-zemmour-et-de-toute-la-basse-cour
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    MAMMAFRICA

    Le chionisme de Zemmour et de toute la basse-cour.
    septembre 22, 2018 par salim sellami, publié dans uncategorized
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    Quelle différence y a-t-il entre un chien et un chiot ?

    Ne me dites pas, ce que je sais déjà : à savoir que le chiot est la preuve vivante qu’un chien ne fait pas de chat. C’est l’évidence. Mais je dispose d’une toute autre réponse : à savoir que le chiot préfère le plus souvent, son protecteur à son géniteur… Loin d’être bête, le petit du chien ne perçoit d’autre être que son maître, et n’a d’autre envie que de s’y soumettre. Ce n’est pas son père qu’il cherche mais son repère. C’est une mécanique instinctive, animal, aromale.

    C’est son flair ou son art de sentir tout ce qui flotte dans l’air. Chez Zemmour comme chez tous les obséquieux, c’est une tendance maladive, pathétique ou pathologique et qui consiste à être plus royaliste que le roi…

    Comme pour échapper a l’angoisse d’être soi, à son existentiel désarroi. A MORT PAPA, VIVE LE ROI… C’est ce que Zemmour nous recommande de déclarer pour lui emboîter le pas. D’ignorer ce qui nous ressemble et d’honorer ce qui nous rassemble pour être à même de vivre ensemble.

    A Rome, faîtes comme les romains, nous disent tous les barbares qui ne cherchent pas seulement à noyer le poisson mais à le rendre soluble dans l’eau salée de leur débordante imagination.

    Il faut s’appeler François pour être français. Pour être propre, il faut être comme un. Et si ce n’est pas ça, il faut faire comme si… Faire semblant d’être français. C’est tout le charme discret de la République d’Éric Zemmour qui ne fait que substituer l’hypocrisie à la fantaisie. On lèche pour ne pas sécher.

    On fait rimer docile et habile pour ne pas dire qu’on est servile. La France de Zemmour n’est pas franche… Elle ne fait que montrer patte blanche, comme pour prendre sa revanche sur sa petitesse ou sa vieillesse.

    C’est le chiot qui n’entend pas aboyer le chien, son père, mais qui remue la queue lorsqu’il entend la voix de son maître.

    C’est ce que j’appelle LE CHIONISME pour caractériser tous ceux qui se renient pour remercier celui qui les a accueillis… Qui servent pour ne pas être asservis.

    Un petit clin d’œil Nietzschéen : c’est à celui qui donne de remercier celui qui à bien voulu recevoir.

    Personne


  • سلطة طليبة في دولة فخامته في جمهورية الخرشف – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/22/%d8%b3%d9%84%d8%b7%d8%a9-%d8%b7%d9%84%d9%8a%d8%a8%d8%a9-%d9%
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    سلطة طليبة في دولة فخامته في جمهورية الخرشف
    septembre 22, 2018 par salim sellami, publié dans uncategorized
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    أعجب من العجب!
    بقلم فضيل بوماله

    انهيار الجزائر وتفسخها لا يقاسا بالتدمير الذي ألحقه النظام بها ماديا بل بحجم تحطيم الإنسان وتراكيبه الذهنية النفسية.
    وعلاوة على ذلك الدمار، زرع نظام حكم بوتفليقة ما لا يعد ولا يحصى من قنابل موقوتة فيما تبقى من جسد الجزائر المريض والهش. التأطير بالعنف والفساد والجهوية والعصب والعصابات صار يحاصر البلاد من كل جانب. فبين الجيش و آل بوتفليقة ولوبيهات المال الفاسد وأحزاب الموالاة والدعم وواجهات برلمانية زائفة و شراء الذمم من أجل السلم الاجتماعي، أصبحت الجزائر رهينة كل من هب ودب.
    قوائم العار طويلة عريضة وكل يوم تتسع رقعتها وتصاحبها شتى أنواع الفضائح بالأطنان.
    حالة النائب و البزناسي الكبير المسمى بهاء الدين طليبة تعكس ذلك بجلاء. فالرجل يشكل لوحده، كالكثيرين مثله، « موسوعة فساد » في مختلف القطاعات. وأخطر تمظهرات الفساد تلك انها تملك حماية وحصانة رسمية من جهة و مدعومة بما يشبه الميليشيا على مستوى المعني نفسه من جهة أخرى.
    وفي هذا الباب تحديدا، انتقل السيد النائب والعضو الفاعل في الحزب-الفيروس( ح.ج.ت.و) من البلطجة بمعناها العنفي البشري كما في بلدان اللادولة واللاقانون إلى البلطجة الإلكترونية للاعتداء على كل من يكشف تجاوزاته وفساده. وذلك مع حدث مؤخرا بعنابة حيث جند هذا الشخص بلطجية للاعتداء على حركة عمالية ضده بالحجار كما جند عن طريق المال بلطجية إلكترونية على الشبكة العنكبوتية للتشويش على الصفحات التي كشفت بالتسجيلات الصوتية تورطه المباشر ولم لا محاولة غلقها نهائيا.
    هي سلطة طليبة في دولة فخامته في جمهورية الخرشف!!!!
    يحصل كل ذلك جهارا نهارا دون أن يحرك القضاء أو الأمن أو حتى المجلس الشعبي الذي ينتمي إليه ساكنا. فلا الاول استدعاه للتحقيق معه ولا الثاني يوقف شبكة بلطجيته ولا الثالث يسائله ولو عن طريق قلة قليلة من نواب ما يسمى بالمعارضة الرسمية ولم لا طلب رفع الحصانة عنه ولو شكليا.
    بلد رهينة وجوه العار…بلد رهينة سكوت الفواعل الحقيقيين وتواطئهم بالصمت المريب..وبلد رهينة اتجاهاته الانتحارية التي تنتهجها قوى الفساد والطغيان.
    العب يا طليبة كما يحلو لك…وعيش يا بلارج في بلاد الهزز كما يقول المثل الشعبي.
                                                                               
     فضيل بوماله


  • Le procès injuste de Noureddine Tounsi, lanceur d’alerte – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/21/le-proces-injuste-de-noureddine-tounsi-lanceur-dalerte
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    L’algérien Noureddine Tounsi, défendu par la Plateforme de Protection des Lanceurs d’Alerte en Afrique (PPLAAF) (1) est à nouveau jugé pour avoir dénoncé des actes de corruption

    Le lanceur d’alerte algérien Nourredine Tounsi est convoqué devant la cour d’appel d’Oran, le 25 septembre 2018. M. Tounsi avait été acquitté le 22 mai 2018 dans deux affaires, l’une pour injure et diffamation, l’autre pour divulgation de secrets d’entreprise, lors d’un procès intenté par son ancien employeur, l’Entreprise portuaire d’Oran (EPO). L’EPO avait fait appel de ces jugements.

    M. Tounsi était responsable commercial de l’EPO, une entreprise publique. Selon lui, des pratiques frauduleuses étaient réalisées au bénéfice de l’Entreprise des travaux routiers, hydrauliques et bâtiments (ETRHB), une société importatrice de marchandises, au détriment des revenus de l’EPO. M. Tounsi a également révélé des arrangements au bénéfice d’importateurs privés faisant perdre de l’argent à une autre entreprise publique, l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC).

    Après avoir interpellé sa hiérarchie en avril 2016 sur ces dysfonctionnements et malversations en lien avec les activités du port, il a été sommé de se taire puis licencié en septembre 2016 après avoir averti les autorités.

    Les faits dénoncés par M. Tounsi dans ce cadre font l’objet de deux enquêtes depuis janvier et avril 2017, et sont à ce jour toujours entre les mains de la justice. Il serait illogique de condamner M. Tounsi pour diffamation et divulgation de secret d’entreprise alors même que les enquêtes qui examinent la réalité des faits qu’il a dénoncés sont en cours.

    Par ailleurs, le harcèlement judiciaire contre M. Tounsi se manifeste par le dépôt de deux nouvelles plaintes contre lui. La première, pour laquelle il a été convoqué devant un juge d’instruction le 9 septembre, concerne des allégations de corruption d’un employé de l’EPO ayant fait une ascension rapide au sein de la hiérarchie de l’entreprise au fil des années. M. Tounsi connaitra la teneur de la seconde plainte lors de son autre convocation devant le juge d’instruction le 23 septembre prochain.

    Noureddine Tounsi a également été arrêté en pleine rue le 1er juin 2018 puis relâché trois jours plus tard, et placé sous le statut de témoin dans le cadre d’une affaire de trafic de cocaïne au port d’Oran, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui.

    « Les représailles contre M. Tounsi sous la forme d’un harcèlement judiciaire continuent », a déclaré Henri Thulliez, membre du conseil d’administration de PPLAAF. « Ce procédé courant contre les lanceurs d’alerte les épuise socialement et financièrement et dissuade les autres potentiels lanceurs d’alerte à dénoncer des faits répréhensibles ».

    La loi algérienne punit toute personne qui commet des représailles à l’égard de dénonciateurs de corruption. L’article 45 de la loi n°06-01 du 20 février 2006 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption incrimine les vengeances et intimidations sous toutes formes à l’égard des dénonciateurs. Le licenciement de M. Tounsi et le harcèlement judiciaire dont il fait l’objet avec ces deux procès sont susceptibles de caractériser des représailles à son égard, engageant la responsabilité pénale de ses auteurs.

    Le Code de procédure pénale algérien prévoit aux articles 65 bis 19 et suivants des mesures pour protéger les lanceurs d’alerte dans des affaires de corruption en leur qualité de témoins, tel qu’un point de contact au sein des services de sécurité, une protection physique rapprochée, l’installation d’équipement préventif au domicile ou une aide financière.

    Compte tenu de l’ampleur des révélations, tant au niveau des sommes d’argent concernées que des personnalités potentiellement impliquées, M. Tounsi devrait bénéficier de mesures de protection contre tout risque de représailles pouvant porter atteinte à sa sécurité.

    PPLAAF appelle les autorités compétentes à prendre toute mesure nécessaire pour assurer la protection effective de M. Tounsi.

    Un lanceur d’alerte est une personne qui révèle des informations concernant des actes illégaux, illicites ou contraires à l’intérêt général dont il a été témoin dans le contexte de sa relation de travail.

    (1) PPLAAF estime que les juridictions algériennes doivent accorder à Noureddine Tounsi les protections légales dont il bénéficie par son statut de lanceur d’alerte. Les juridictions algériennes ne devraient pas condamner les lanceurs d’alerte qui dénoncent des actes illégaux ou contraires à l’intérêt général.

    PPLAAF est une organisation non gouvernementale créée en mars 2017 proposant un spectre entier de solutions pour pourvoir aux différents besoins des lanceurs d’alerte : encryptage d’un bout à l’autre de la communication, soutien juridique gratuit en conseils ou en représentation légale contre des employeurs ou autre, assistance continue pour protéger le lanceur d’alerte dans la divulgation de l’information au public, développement de législations protégeant les lanceurs d’alerte.                                                                          

    Par
     Nicolas Beau                                                                     https://mondafrique.com/le-proces-injuste-de-nourreddine-rounsi-lanceur-dalerte


  • Salut les racistes – Salimsellami’s Blog
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    LA LETTRE POLITIQUE DE LAURENT JOFFRIN.
     

    Le niveau monte chez Thierry Ardisson. Invité de l’émission Salut les Terriens, Eric Zemmour développe son réquisitoire habituel contre les familles qui donnent à leurs enfants des prénoms de consonance étrangère. Citant de manière fautive la législation française, Zemmour affirme que les prénoms des nouveau-nés devaient, jusqu’en 1993, être choisis « dans le calendrier », c’est-à-dire, selon lui, parmi les saints de la tradition chrétienne.

    Présents sur le plateau, Natacha Polony et Gilles-William Goldnadel, dotés d’un prénom russe pour l’une et anglo-saxon pour l’autre, se récrient en souriant, tout comme Hapsatou Sy, également chroniqueuse chez Ardisson. Le dialogue qui s’ensuit entre Zemmour et la jeune femme mérite d’être cité :

    -- Eric Zemmour : « Votre mère a eu tort de vous appeler ainsi. Elle aurait dû prendre un prénom du calendrier et vous appeler Corinne par exemple, ça vous irait très bien. »

    -- Hapsatou Sy : « Jamais je n’ai entendu quelque chose d’aussi blessant. Parce que pour moi qui aime ma France, que j’aime ce pays, que ça vous plaise ou ça vous déplaise, je trouve que ce que vous venez de dire n’est pas une insulte à mon égard, c’est une insulte à la France. »

    -- Eric Zemmour : « C’est votre prénom qui est une insulte à la France. La France n’est pas une terre vierge. C’est une terre avec une histoire, avec un passé. Et les prénoms incarnent l’histoire de la France. »

    Soucieux de ne pas encourir de poursuites, les producteurs décident de couper le dernier échange au montage. Mais dans la polémique qui s’ensuit, alors qu’elle est violemment attaquée sur « les réseaux », ce pilori moderne, Hapsatou Sy décide de le mettre en ligne pour prouver sa bonne foi. Rappelons que le prénom, qui est le premier attribut reçu par chacun à sa naissance, fait partie du plus intime de l’individu, sans qu’il le choisisse lui-même (sauf à en changer). Lâcher d’un ton glacial que ce prénom « est une insulte à la France », c’est bien attaquer directement la personne, et non faire état d’une opinion générale, aussi contestable soit-elle. On remarquera aussi que Zemmour établit une soigneuse hiérarchie entre ses contradicteurs : Natacha ou Gilles-William, dit-il, passe encore. Mais Hapsatou, « insulte la France ». Les Russes ou les Américains, on peut admettre. Mais les Africains….

    Hapsatou Sy, contrainte de se défendre d’un prénom qui lui a été donné, fait remarquer au passage qu’elle voue une grande affection pour la France et qu’elle l’a représentée plusieurs fois publiquement comme cheffe d’entreprise dans des manifestations internationales. Peu importe pour Zemmour, qui refuse de s’excuser et continue de traiter avec un mépris affiché celle qu’il a attaquée en usant d’une violence verbale inédite.

    Au lieu de prendre la défense de sa chroniqueuse, Ardisson, importuné dans sa grandeur par la mise en ligne de l’extrait coupé au montage, attaque à son tour Hapsatou Sy. Avec une élégance rare, il déclare publiquement que la production a avancé de l’argent à la chroniqueuse sur ses prestations à venir, affirmant qu’elle a du mal à payer ses impôts et que dans ces conditions, sous-entend-il, elle ferait mieux de ravaler l’insulte et de s’écraser. Ainsi parlent ceux qui ont un portefeuille à la place du cerveau. Au bout du compte, l’insulteur s’en tire avec les honneurs et le fiel médiatique se répand sur l’insultée. Jolie fable moderne, qui mérite une petite morale : il faut désormais appeler un chat un chat et Zemmour un raciste. Quant à ceux qui l’invitent en rangs serrés pour promouvoir son livre à coups d’insanités, ils sont renvoyés à leurs responsabilités.

    Enumérons pour finir quelques citoyens ou citoyennes françaises dont le prénom, dixit Zemmour, « est une insulte à la France » : Zinédine Zidane ou Nabil Fekir, footballeurs de l’équipe de France ; Omar Sy et Jamel Debbouze, comédiens ; Rachida Dati ou Karima Delli, femmes politiques ; Leïla Slimani, prix Goncourt ; Samir Bajja, soldat de l’armée française tué au Burkina Faso ; Ahmed Merabet, policier assassiné par les jihadistes de Charlie ; etc.

    Laurent Joffrin                                                                    https://www.liberation.fr/politiques/2018/09/19/salut-les-racistes_1679794


  • Éric Zemmour et sa philosophie du prenom gallicisé – Salimsellami’s Blog
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    Éric Zemmour et sa philosophie du prenom gallicisé
    septembre 21, 2018 par salim sellami, publié dans uncategorized
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    par Nadir Marouf

    Par les temps qui courent, le culot verbal produit de l’audimat et c’est peut-être un regain de visibilité médiatique que recherche monsieur Zemmour.
    Mais son discours sur l’identité française â l’adresse les binationaux crée le trouble dans les esprits quand il n’invite pas à de nouvelles croisades, dans un contexte de droitisation, voire de fascisation de l’Europe qui n’est pas loin de rappeler par ses prémisses celui des années trente.

    En effet, Il soupçonne les binationaux qui ont gardé le prénom d’origine de se mettre en marge de l’adhésion citoyenne.

    Le dilemme est de repérer ce qui est constitutif de la francité onomastique : au lendemain de la deuxième guerre moniale, beaucoup de prénoms ont pris une connotation anglo-saxonne. Mais, me dira-t-on, anglo-saxons ou latins, phonétique mise à part, beaucoup parmi ces prénoms gardent leur racine judéo-chrétienne . Lå où le bât blesse, c’est que la quasi-totalité des noms ou prénoms arabes (la vulgate parle de l’Arabe antisémite, alors qu’il est lui-même sémite !) ) s’arriment au même socle biblique. Donnons quelques exemples : Zemmour est un anthroponyme arabe : il y a des toponymes comme Zemmouri ( Est d’Alger ), des noms propres comme Zemri ( par effet de contraction ) . Au Maghreb, en Orient comme en Afrique sub-saharienne, nous avons Moussa ( variation de Moïse, Moshê), ‘Aïssa (Jésus), Youb (Job), Ishaq (Isaac), Younès (Jonas), Ya’qûb (Jacob) Dawed / Dawdi/ Douidi ( David ), les toponymes Youchaa (Josuah), Noun (havé), Nouh (Noé). Et la liste est loin d’être close. Il s’agit-là autant de prénoms que de noms . Parmi ces noms, il y a des santons locaux auxquels rend visite le menu peuple, on ne peut plus musulman. C’est le cas de Sidi-Braham ( Abraham ), dont une mosquée porte le nom à Tlemcen, tout comme Sidi-Ishaq et Sidi-Dawdi déjà nommés, ou encore Sidi -Slimane (Sidi-Salomon…).

    Si monsieur Zemmour entend sélectionner les seuls noms à connotation gallo-romaine la liste est vraiment réduite, encore qu’elle dérive en partie des noms d’obédience biblique. Le nom gallo-romain, voire franc se compte sur le bout des doigts. Par contre les dénominations régionales, celtiques, normandes, voire scandinaves sont plus fréquentes. Elles sont souvent le fait d’une réhabilitation contemporaine du « droit à la différence » des années soixante huit, en même temps que s’affirme le processus de régionalisation insufflé par le Général De Gaulle et qui, pour certaines régions comme la Picardie par exemple, renouent avec l’esprit de la Gironde, en marge de l’objectif de décentralisation à finalité économique du projet . Ayant enseigné les sciences sociales à l’Université d’Amiens, de 1991 à 2009, un nombre significatif de thèses portaient sur la mémoire vivante, l’identité régionale, avec un zeste de militantisme de gauche réhabilitant le familistère de Godin de Guise, disciple de Fourrier, ou des monographies rappelant avec fierté une région qui a vu naître autant Gracchus Babeuf l’inventeur du communisme, que Lamarck ou Boucher de Perthes, devanciers de Charles Darwin…

    Par ailleurs, ce contexte de patrimonialisme à visée régionale (ou régionaliste ? ) a donné lieu à une redécouverte des noms chtis… même phénomène résurgent dans le pays occitans et ailleurs, où la mode est å l’indigénité primordiale en matière d’onomastique.

    Des lors, Vincingetorix et Clovis constituent l’archétype de deux formes antagonistes d’identification, l’une provincialiste en appelant au terroir, l’autre plus ouverte à l’occident dynastique, chrétien en l’occurrence, renaissant des cendres d’un anti-cléricalisme révolutionnaire entrecoupé d’épisodes monarchiques ou impériaux auxquels met fin la loi de 1905.

    Dans tout cela, l’identité française oscille entre Marianne fille de la Révolution et la figure canonique de la judéo-chrétienté de l’Eglise romaine.

    À ces mythes fondateurs plus ou moins contradictoires s’ajoute un melting-pot de fils ou arrières petits – fils de migrants venus non seulement du sud, mais de l’est de l’Europe. A l’université où j’exerçais, la moitié des étudiant français portaient des noms et prénoms slaves ou d’origine baltique.

    En revanche les descendants d’esclaves venant tant d’Afrique que des Caraïbes dont les ancêtres avaient été convertis de force, portent de beaux noms français, ceux que réclame Zemmour.

    >>> Sont-ils perçus pour autant comme des français à part entière par monsieur Zemmour ? Enquête â suivre.

    Professeur émérite en anthropologie du droit, Université de Picardie -Jules Verne                                                                    http://www.lequotidien-oran.com/?news=5266504


  • Ministres sortants, leur vie loin des ors de la République ! – Salimsellami’s Blog
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    Ministres sortants, leur vie loin des ors de la République !
    septembre 21, 2018 par salim sellami, publié dans uncategorized
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     Photo : S. Sellami.                                                                  

    Dans ces mêmes colonnes, El Yazid Dib, abordant ce sujet, écrivait bien à propos : « Que de noms et de noms sont partis dans la masse sans pouvoir se détacher d’une ivresse de pouvoir, sans pouvoir oser se mêler à la foule » ! 
    Après de longues années à occuper des postes ministériels, certains membres du gouvernement, qui compteront parmi les sortants, auront du mal à s’accoutumer à leur nouvelle vie. Plus de voiture de fonction, encore moins de chauffeur ou gardes du corps, leur quotidien va redevenir « normal » ! 

    Si pour certains ministres, cette nouvelle vie est difficile à appréhender du fait des regards de la société, des amis et de la famille, pour d’autres par contre, la réintégration dans la « vie civile » se fera sans heurts. 

    Mais avant d’aborder cela, arrêtons-nous, un instant, sur la question du jour : quelle est la durée de vie d’un ministre en politique ? 

    Il faut dire que la fonction est éphémère et beaucoup de ministres l’ont appris à leurs dépens. En moyenne, ils restent en poste deux où trois. Aujourd’hui avec les multiples remaniements gouvernementaux, les erreurs de casting, les révocations pour fautes graves et les démissions pour cause de maladie (très rares certes), la durée en poste d’un membre du gouvernement est limitée ; pour autant, certains ont réussi à rester en place plus de 10 ans (Boubekeur Benbouzid, par exemple). 

    Et l’autre question qui vient à l’esprit, est la suivante : y a-t-il une vie loin des ors de la République ? 

    Des cabinets, aux postes de ministres, des personnalités politiques ont réussi parfois à mettre leur expérience et leurs réseaux à contribution des partenaires privés ou publics désireux de développer un projet. 

    L’exemple d’Hubert Védrine, l’ancien ministre des affaires étrangères français est à ce titre, élogieux ; il a décidé de quitter la politique en 2007, après l’échec aux présidentielles de Lionel Jospin. Il a rejoint le secteur privé où il a créé, avec succès, une société de « conseil en géopolitique et en stratégie internationale ». 

    Tout comme lui, l’algérien Lakhdar Brahimi s’est inscrit dans la même trajectoire. Ancien ministre des affaires étrangères, Secrétaire Général Adjoint de la Ligue Arabe et de l’ONU, il a été aussi « envoyé spécial » en charge de nombreux dossiers, ce qui ne l’a pas empêché par la suite, de trouver les ressources nécessaires pour enseigner à « science-po Paris ». 

    Son exemple reste tout de même exceptionnel, car pour beaucoup d’anciens ministres, passer d’un rythme de travail épuisant à une vie normale est en soi, une épreuve dans les jours qui suivent la passation des pouvoirs. Le retour au quotidien peut-être très difficile pour certains d’entre eux, voire pire, car la mention « ancien ministre » sur leur C.V se révèle être un handicap, plutôt qu’un atout. 

    Beaucoup de ministres, à coup sûr, vont rejoindre la cohorte des anciens ministres installés à l’étranger. A croire les statistiques, sur 700 anciens ministres ou députés, 500 pour le moins ont fait le choix volontaire d’aller vivre à l’étranger, en Europe ou dans les pays arabes. 

    Et cela pose à l’évidence un sérieux problème : comment peut-on par exemple, reconduire ou nommer un ministre dont le projet, une fois évincé du gouvernement, est d’aller s’établir à l’étranger ? 

    Peut-il vraiment se consacrer à développer un pays dans lequel ni lui encore moins ses enfants ne voudront y vivre ? 

    Ceci étant dit, nos responsables, une fois de l’autre côté de la Méditerranée, s’arrangent pour se faire recruter comme consultants, et cadres d’entreprises « performants » pour ce qui concerne les anciens de la Banque d’Algérie, PDG et autres cadres de Sonatrach. 

    Mais on les retrouve aussi dans des métiers plus surprenants comme le commerce, l’hôtellerie, la restauration et même la boucherie « hallal » ! 

    Au pays, il faut le dire aussi, d’anciens ministres moins chanceux, une fois débarqués du gouvernement, restent confinés chez eux, à broyer du noir, au moment même ou leurs collègues, plus introduits, sont revenus à la politique, par la députation ! En 2007 par exemple, 17 ex-ministres ont été élus à l’APN ; d’autres, plus chanceux, ont bénéficié de « parachutes dorés » : Djamel Ould Abbès, Said Berkat, Nouara Djaaffar, Hachemi Djiar entre autres et aussi Boubekeur Benbouzid, celui-là même qui a occupé le poste de ministre de l’éducation nationale pendant plus de 15 ans, avec le résultat que l’on sait ! Ils ont été désignés dans le tiers présidentiel, au Sénat. 

    Dure la vie d’un ministre ? Peut-être pas, mais la chute n’est pas sans conséquence sur leur personne, voire leur propre entourage. Un ex-ministre, Kamel Bouchama en l’occurrence, racontait ainsi son éviction : « tu fais du bon travail, lui avait dit le président Chadli, mais je dois confier ton portefeuille à quelqu’un d’autre ; sois patient, tu auras de nouvelles responsabilités dans quelques temps ». Les mois passèrent et l’ex-ministre à eu tout le temps de mesurer le vide qui l’entourait et aussi de compter les journées, non sans entrainer femme et enfants, selon ses dires, dans une « ambiance neurasthénique » ; il a beaucoup fumé et souffert aussi de migraines et de lumbago. Son téléphone est resté muet, plus de 10 ans, jusqu’au jour où il a été nommé ambassadeur en Syrie. 

    De cette expérience traumatisante, il a tiré un livre qu’il a intitulé, à juste titre, « Mémoires d’un rescapé » ; « je l’ai écrit pour raconter l’affliction et les souffrances de tous les cadres de mon pays : dès qu’ils ne sont plus dans les bonnes grâces des décideurs, ils sont jetés, sans remord ni considération ! », a-t-il tenu à le souligner. 

    Est-il si dur de quitter le pouvoir ? Comment passe-t-on, du jour au lendemain, du statut de ministre à celui de citoyen lambda ? Après la disgrâce, la révocation ne peut-elle être que brutale ou, au contraire, le départ est plutôt synonyme de délivrance pour le ministre limogé ? 

    Toutes les réponses à ces questions sont également à rechercher dans l’expérience éprouvante de Halim Benattalah, ancien secrétaire d’Etat chargé de la communauté nationale à l’étranger. Il n’a pas eu droit à une audience, encore moins à une explication de son éviction du gouvernement. Il raconte que c’est Ahmed Ouyahia, le premier ministre d’alors qui lui a annoncé, sèchement et brièvement la sentence : « le président a décidé de ne pas vous reconduire dans vos fonctions ! ». J’ai reçu la nouvelle avec un pincement au cœur a confié Benattalah ; ce n’est jamais agréable de se faire congédier. Tout s’arrête subitement ! Il faut tout de suite préparer un projet de vie et surtout, ne pas se laisser aspirer par la vacuité qui s’installe après la fin de fonctions. 

    Quitter le pouvoir, les privilèges, c’est un déchirement pour tous ceux qui ont eu à l’exercer. Certains sont anéantis, car la perte du statut de ministre est vécue comme une honte et une déchéance. Ceux qui s’accrochent aux privilèges dépriment, divorcent même, quand ils ne perdent pas leurs enfants. Ceux qui surmontent leur peine, deviennent invivables pour leur entourage. Comme s’ils étaient amputés d’une partie d’eux-mêmes ! Ceux-là n’aspirent qu’à revenir à tout prix, caressant l’espoir d’être rappelés de nouveau ; ils se résigneront très vite, contrairement aux revanchards qui rejoindront l’opposition au prix de renoncements inimaginables ! 

    Pendant ce temps-là, l’anglais Tony Blair est devenu conseiller d’une Banque Internationale, l’allemand Gerhard Schröder est rentré comme consultant dans une grande firme internationale et le français Dominique de Villepin a ouvert un cabinet d’avocat ! Tout comme les ministres Jack Lang ou Luc Ferry qui ont repris leur chaire de professeur à l’université ! 

    Ce qui a inspiré l’ancien ministre de la formation et de l’enseignement professionnel El Hadi Khaldi et bien avant lui Ahmed Djebbar, l’ancien ministre du président Mohamed Boudiaf, qui sont restés au pays, aux côtés de leurs étudiants qu’ils ont rejoints dès leur sortie du gouvernement ! 

    Tout ceci pour dire que les anciens ministres ne quittent pas forcément le pays après leur départ du gouvernement et qu’en conséquence nul n’a le droit de leur jeter l’opprobre au motif fallacieux que « tous sont pourris ! ». 

    D’autres anciens responsables, se sont faits remarqués par exemple, par leur talent d’écrivain : 

    – Kamel Bouchama, justement, ancien ministre de la jeunesse et des sports et aussi ambassadeur, auteur à succès d’une quinzaine de livres 

    – Karim Younes, ancien ministre, ex-président de l’APN qui vient de publier un 3ème livre intitulé « La chute de Grenade ou la nouvelle géographie du monde ». 

    – Abdelkader Khelil, ancien délégué au développement économique et à l’aménagement territorial, écrivain lui aussi et auteur d’analyses politiques et économiques, aussi nombreuses que pertinentes 

    – Zinedine Sekfali ancien ministre du tourisme, analyste et essayiste à succès. 

    – Abdellatif Benachenhou ancien ministre des finances qui n’a de cesse de débattre, généreusement, de toutes les questions économiques et financières de l’heure. 

    – Nour Eddine Boukrouh, qu’on ne présente plus ! Ancien ministre, personnalité politique attachante, polémiste redoutable ; libre penseur, il se veut au dessus de la mêlée et ne se consacre qu’aux débats d’idées. Il a inventé le mot « ghachi », qui depuis a fait l’objet de nombreux mémoires de fin d’études. 

    Et enfin, l’ancien ministre Cherif Rahmani qui se manifeste régulièrement, à longueur de colonnes, par des contributions remarquées et remarquables dans son domaine de compétence, l’environnement. 

    A l’heure justement où l’on évoque un changement de gouvernement, certains ministres en perdent le sommeil. D’autres, convaincus qu’ils ne feront pas partie du prochain staff ministériel, ont commencé, déjà, à préparer leurs cartons. Ils auront à abandonner, en un éclair, les dossiers en cours, la voiture avec chauffeur, la villa au club des pins et, surtout, passer de la lumière à l’ombre et des honneurs au téléphone qui ne sonne plus ! 

    La rançon des vaincus en quelque sorte ! 
    par Chérif Ali.                                                                  http://www.lequotidien-oran.com/?news=5266499


  • Beaucoup « de Dieu » et peu de foi – Salimsellami’s Blog
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    Beaucoup « de Dieu » et peu de foi
    septembre 21, 2018 par salim sellami, publié dans uncategorized
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    Photo  : S. Sellami                                                                                                                         « Depuis que la religion est devenue un fonds de commerce pour les nouveaux marchands du temple, Dieu semble endosser, bon gré mal gré, toutes les misères du monde et les tares de l’humanité. La Cité de Dieu ou la Cité des hommes ? Dieu a déjà choisi sa demeure : le cœur de l’homme.. »

    Partout ailleurs, Dieu est adoré dans le calme, la sérénité et la sincérité, sauf chez nous, on l’adore dans le vacarme, l’hypocrisie et la violence. Chez nous, Dieu est omniprésent dans tous les aspects de la vie sociale et sur notre langue. On ne parle que de lui, on ne jure que par lui, , souvent pour se faire une image, tromper et arnaquer. Oui ! Chez nous, Dieu est partout présent, sauf là où il le faut, c’est-à-dire, dans nos « mouaamalat » « معاملات » avec tout le sens que ce mot désigne, allant des relations anodines et quotidiennes entre individus, aux transactions les plus spéciales.

    Avant, nous comptions plus des bars que de mosquées, cependant les gens étaient plus gais, moins violents, plus sérieux, plus généreux et surtout, plus éduqués qu’aujourd’hui. Présentement, et avec une mosquée par quartier, on vit un calvaire : violence urbaine, vol, viol d’enfants, saletés à vue d’œil, tristesse, stress et marasme social. Même les mosquées ne sont pas épargnées par les actions de vandalisme, le vol, la violence et les saletés. Loin de moi de faire endosser ces fléaux à la mosquée ou à la religion, cependant, je reproche à ces structures d’être absentes là où la société les interpelle vraiment, sur les grands sujets comme l’environnement, l’hygiène, la violence urbaine, la corruption et la rigueur dans l’exercice des fonctions publiques, etc. Apparemment, la priorité des prêches religieux dans nos mosquées n’est pas celle que la société attend sur sa soif, en matière de promotion de la citoyenneté. Dans nos mosquées on parle de tout et de rien, sauf du bien-être du citoyen ou comment les Algériens doivent vivre ensemble sans salir, détruire leur environnement immédiat ou piétiner la vie privée et le droit d’autrui.

    C’est un constat amer, qui prouve que le problème et sa solution, aussi bien que la morale, se trouve ailleurs que dans la seule religion. En fait, c’est un problème composite, l’éducation défaillante, en a une part, la famille qui a complètement désisté son rôle a sa part, l’école dénaturalisée qui fait tout sauf ce pour quoi elle est pensée, la préparation des citoyens de demain en a une autre.

    Il est vrai que notre société souffre d’une maladie chronique due, à cette forme de religiosité asphyxiante qui prime le dogme sur la foi et la superficialité sur la spiritualité. Elle envahit inexorablement les esprits, l’espace publique y compris certains aspects d’expressions d’un politique complaisant. Touchant les émotions des crédules, elle sert d’alibi à de moult écarts de la raison. Cette forme de religiosité qui, depuis fort longtemps déjà, nous fige dans le temps tel un mammouth piégé dans les glaces, nous a été fatale.

    Quelque chose ne fonctionne pas bien dans notre schéma mental collectif. Quelque chose ne tourne pas rond dans notre façon de voir et concevoir le monde qui nous entoure. Notre Vision du Monde est terriblement altérée par cette forme de religiosité hypocrite qui inhibe l’esprit, paralyse la réflexion et qui tire son origine de quelque chose de plus profond encore :

    La culture au sens large du terme, les modèles familiaux et sociétaux proposés à nos enfants : « Hada Insan fih el kheir ! Yessali, Hadj bit Rabi », c’est un type bien, il observe sa prière ou il a fait le pèlerinage à La Mecque. On entend souvent dire cela, comme si la prière et le pèlerinage, étaient devenus une condition Sine qua non de rectitude et pouvaient faire, à elles seules, d’un énergumène psychopathe, un honnête citoyen, respectueux des lois et d’autrui !

    En confinant la morale à la seule religion, qui plus est, dans ses expressions les plus exhibitionnistes, ostentatoires et hypocrites, certains essayent de nous imposer leur « Cité de dieu », conçue dans leurs petites têtes, en lieu et place de la « Cité des hommes » et la modernité. Opposant ainsi, » Laikiya Mouchewaha « à « Lahoutiya moummawaha « , une laïcité diabolisée à une religion « caricaturalisée « , observée que sous des formes folkloriques et fainéantes, plutôt que dans son essence et ses vérités spirituelles profondes, vecteurs de valeurs humaines.

    Cette anomalie sociologique, nous incite à ne saisir que ce qui nous arrange de la religion et des lois séculières et de rejeter ce qui est, de nature à nous imposer un quelconque engagement envers l’autre, la société ou en vers l’environnement par exemple, repousser et combattre toute valeur d’effort et de travail. Au lieu d’être un facteur positif dans la société, cet exercice superficiel du culte, nous a confinés dans un espace bizarre, celui de préparer la « akhira », l’au-delà, au détriment de la vie d’ici-bas et les exigences d’une vie saine en collectivité humaine organisée et structurée. Répondre aux vraies questions que pose le développement dans toutes ses dimensions à toutes les composantes culturelles et culturelles du pays, ne semble pas acquérir de l’importance. Rien de ce qui préoccupe le monde réel, tels : l’hygiène, l’environnement ou le respect d’autrui, ne semble pas avoir une importance à nos yeux.

    Pour nous, la vie est devenue une antichambre de l’au-delà, où l’on attend sa mort, cet unique spectacle, c’est tout. Dans l’espoir de retrouver après, une vie meilleure que celle-ci. Ce dénigrement de la vie en société, tout en s’accrochant à ses aspects les plus individualistes, les plus matériels, est le mal absolu de notre société. Ce que qui paraît comme une forme de renoncement à la vie et son opulence, n’en est rien en réalité ! Il serait mieux de laisser la religion tranquille dans sa sphère que de la prendre de ce côté qui l’a perverti totalement.

    Le maçon jure par Allah que ses prix sont les plus bas, que son travail est le meilleur, pour que tu te rendes compte que tu es face à un travail bâclé et une poche vidée. Le commerçant, fidèle à sa stratégie de « Zouek etbiaa », embellit pour vendre, exhibe sa plus belle marchandise au-devant de l’étalage, mais à l’heure de la pesée, il te sert de la plus mauvaise, celle qui est devant lui, loin de ton regard. Et comme un habile magicien, il la met, illico presto, dans un sac en plastique, la pèse, la noue et te la donne sans droit de regard. « Takafet dagharr bark », la culture de la tromperie.

    Un camion se renverse dans une autoroute, les braves conducteurs se bousculent, non pas pour sauver le mec, mais pour ramasser ce qu’ils peuvent de la marchandise « Ela ma edithach ana, yediha wahed akher », si je ne la prends pas, un autre le ferait à ma place, en conformité avec une bien curieuse règle, admise pour norme chez nous, celle de « men Sab hlal », quiconque trouve quelque chose sur son chemin, elle devient sienne. Ce vol qui peut, ne semble scandaliser personne. Le fonctionnaire qui n’honore pas ses horaires de travail et qui n’assume pas ce pour quoi il est rémunéré, et qui en plus, prend des pots de vin et ne touche presque jamais son salaire qui s’accumule dans son compte CCP, etc.

    Ainsi, la corruption devient Kahwa « café » ou « Ikramia », un acte de générosité ou cadeau. Le trafic, la malfaçon, la tricherie, les fourberies deviennent « Ekvouzia » une forme d’intelligence. Ces comportements blâmables dans toute religion qui se respecte, surtout la nôtre, mais aussi par les lois séculières, piétinées et interprétées, elle aussi, au gré des envies. Devenus un mode de vie admis par tous, ils sont hissées au rang de valeurs de société. Elles trouvent leur vrai sens dans l’adage populaire qui dit : « Aatihli avait wela taatihli kari », donnez-le-le moi futé, plutôt que savant ou cultivé (parlant de la progéniture).

    Pour s’accaparer un droit qui nous ne revient pas de droit, on fait bouger nos connaissances « Sidi hbibi dellali » puis la connaissance de nos connaissances, que l’on ne connait pas « pour toucher moula daawetna » celui qui tient la décision. Passer là où les autres ne peuvent pas, qu’ils doivent en faire la demander, attendre leur tour ou un concours, nous rend exceptionnels. Ignorer les critères qui opposent leur veto, outrepasser les lois, devient une forme d’autorité et une marque d’intelligence. Les connaissances permettent d’ouvrir des pistes qu’aucune loi ou morale ne peut l’admettre, sauf cette forme de religiosité pervertie qui leur dit : « Erjel berjel we erjel bellah », Par le soutient des hommes aux hommes, viendrait le soutient de Dieu aux hommes. Une version algérienne de « Un pour tous et Tous pour un », où Dieu y est impliqué bon gré mal gré.

    Tout ce beau monde s’en donne à cœur joie à ce sport qui, en plus, cherche à se cacher et se justifier par une connotation faussement religieuse pour réconforter sa conscience. À terme de ce cirque d’immoralité, le mec va à La Mecque, non pas une fois ou deux fois, mais une multitude de fois « yeghssel aàdhamo » pour nettoyer ses os, dit-il. Des os rangés par une immoralité qu’aucune eau bénite ne saurait venir à bout, si seulement nous la saurions !

    Et la classe intellectuelle, elle où est par rapport à tout cela ? On distingue, deux grandes catégories d’intellectuels : celle qui pense que tous les problèmes de l’Algérie se résument dans la religion et l’exercice collectif du culte et ses expressions publiques qui étouffent la société par son « beaucoup halal et beaucoup haram » (trop de licite et d’illicite). Elle s’en donne à cœur joie à une autoflagellation excessive. Elle s’attaque frontalement à la société et la met à nu. Rien ne semble les plaire dans une société dont ils sont pourtant, l’un des produits du terroir. Sa culture, son culte et ses uses sont pointés du doigt et criés sur tous les toits, sans aucun recul ni retenue et avec beaucoup d’a priori. Moyennant une approche, souvent contre productive, ils proposent leur conception de la vie, perçue comme occidentale.

    Exigence de réformes sociales, culturelles et cultuelles, surtout, ils se sentent d’ores et déjà, à l’avant-garde d’une métamorphose qu’ils espèrent venir de tout cœur. Une sorte de Calvin’s et de Luther’s des temps modernes. Sans plan ni stratégie, ils se heurtent à un mur d’inertie obscurantiste qui résiste à toute démolition. Les critiques acerbes, voire même, les menaces de certains déboussolés et fanatiques à leur encontre, les excitent encore plus, au point de généraliser leur jugement, sans appel, sur l’ensemble de la société. Cette catégorie tente bien que mal, de soumettre la société à un électrochoc pour la réveiller et voir la réalité du monde dans lequel elle évolue. Par ricochet, ce nihilisme leur a permis de décrocher une sorte de notoriété en extra-muros.

    Cette approche qui ne se contente pas de noircir un portrait déjà noir, donne un coup dur au moral collectif, habitué aux éloges des années 80 de : « Echaab el Aadhim » et de de « khayra Ouma », ne règle absolument rien. Restreindre les problèmes du pays à la religion, me paraît incorrecte. Bien qu’elle soit omniprésente dans la vie sociale, la religion n’a jamais gouverné ce pays. Notre problème c’est la loi et son application, des lois qui existent et qui doivent cadrer tout, y compris l’exercice du culte, régulariser la vie en société.

    Le respect de l’environnement et du vivre ensemble doit être du ressort de la loi et les exigences de la citadine, comme ça se passe, partout ailleurs dans le monde. Là où la loi recule, l’anarchie et l’obscurantisme avance et cette forme de religiosité ignorante de l’esprit même de la religion, trouvera toujours le champ libre pour s’exprimer, outrer la liberté et faire ce que bon lui semble. L’ignorant et l’inculte arrivera à imposer sa manière d’exercer le culte, de réguler et rythmer la vie cultuelle et même culturelle.

    Bien que la religion sans culture soit une arme de destruction massive, l’Algérie souffre, à mon sens, de bien d’autres maux, plus terribles encore : le développement loupé, l’identitaire qui se cherche encore et toujours dans le rétroviseur de l’histoire au lieu de regarder de l’avant et bâtir son futur, le politique complaisant, hanté par le maintien de la paix sociale à n’importe quel prix, laisse faire cette forme d’exercice anarchique du culte et cette folklorisation de la religion, l’économique qui, lui aussi, y trouve son compte et bien sûr, le sécuritaire qui a d’autres chats à fouetter avec les menaces qui pèsent sur le pays de partout. La religiosité apparente n’est qu’un facteur perturbateur qui, s’alimentant de l’ignorance, déforme la réalité et fausse, aussi bien le débat que le diagnostique.

    En dressant leur société face à un miroir déformant qui renvoie à l’autre une image terriblement caricaturale et distordue, ils n’aident pas à réaliser cette prise de conscience ou à réformer la société pour le bien-être de tous. L’autre ligne d’intellectuelles, plus molle celle-là, essaye de saisir le bâton par son milieu. Elle rayonne dans le constat passif. Sa politique : « ma enjewoue Edhib, ma embekkou Era3i », l’idéal, est de ne pas aller jusqu’à faire pleurer le berger ni affamer le loup. Ces historiens du temps présent nous relatent avec talent avéré, la société : ses absurdités, ses défaillances et ses contradictions, sans rien nous proposer pour y remédier. Une société dont ils sont le produit autant que les premiers d’ailleurs.                                            
    par Chaalal Mourad                                                              http://www.lequotidien-oran.com/?news=5266506


  • Ardisson ne dérape jamais, par Jean Birnbaum – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/20/ardisson-ne-derape-jamais-par-jean-birnbaum
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    On s’est indigné des propos tenus par le journaliste dans l’émission « Salut les Terriens », sur Canal+, mais bien peu ont dénoncé la façon dont ce « dérapage » a été mis en scène par Thierry Ardisson.                                                 

    Dès l’école, on nous apprend à analyser les textes, à décrypter leurs enjeux, leurs non-dits. Chacun sait qu’un discours n’est jamais neutre, qu’il charrie des idées, voire de l’idéologie. Pour ce qui est des images, en revanche, personne ne nous a enseigné à poser sur elles un regard critique.

    Dans un bel essai intitulé Le Pouvoir esthétique (Ed. Manucius, 140 p., 15 €), la philosophe Baldine Saint Girons souligne d’ailleurs que cette absence d’éducation nous » livre, pieds et poings liés, aux apparences, aux images et à ceux qui les manipulent « . Face aux manipulateurs en question, nous nous trouvons désarmés.

    De cette distorsion entre vigilance textuelle et complaisance visuelle, la récente « affaire Zemmour » offre un bel exemple. On s’est indigné des propos tenus par le journaliste dans l’émission « Salut les Terriens », sur Canal+, mais bien peu ont dénoncé la façon dont ce « dérapage » a été mis en scène par Thierry Ardisson.

    Surtout, alors qu’on a cité les nombreuses provocations qu’Eric Zemmour a égrenées dans le passé, personne n’est venu rappeler qu’Ardisson, lui, a toujours été le roi du dérapage planifié : année après année, c’est de façon parfaitement maîtrisée qu’il orchestre le grand show du prétendu « politiquement incorrect ». Le multirécidiviste, c’est lui.

    Quelques belles âmes se sont donc émues qu’un animateur de télévision ait pu laisser dire de telles choses sans réagir. Or la marque de fabrique des talk-shows façon Ardisson, c’est justement que le maître de cérémonie n’y « laisse »rien au hasard : loin de la spontanéité et de la liberté qu’il revendique, ses émissions se distinguent par une technique de montage implacable. Nulle improvisation, zéro happening : les séquences qui sont données à voir, l’animateur les a sélectionnées. Mieux : il les met en valeur par des rictus entendus et des mines suggestives.

    C’est le cas, aujourd’hui, quand Zemmour affirme que « la plupart des trafiquants sont noirs et arabes », et qu’on aperçoit l’animateur prenant un air d’indignation gourmande, l’air de dire « Hou, la, la ! Comme il y va… ». Mais c’était le cas aussi, naguère, sur le plateau de « Tout le monde en parle », l’émission qu’Ardisson animait sur France 2 jusqu’en 2006.

    A l’époque, il propulsait Thierry Meyssan, l’homme qui nie la réalité des attentats du 11-Septembre, sur le devant de la scène médiatique (émission du 16 mars 2002). Il installait Dieudonné dans le rôle du grand réprouvé, de l’artiste maudit, l’orientant sur le chemin du délire paranoïaque et lui faisant répéter jusqu’à la nausée ses formules les plus antisémites (11 décembre 2004). Il proposait une interview baptisée « Fin de phrase », au cours de laquelle un invité devait compléter les propos que lui-même ne faisait qu’amorcer : « Le vrai problème, avec les Juifs, aujourd’hui, c’est… », « On dit que les Arabes sont des voleurs, c’est faux… », « Je rêve d’une France nettoyée de… « (25 juin 2005). Bref, au milieu des paillettes et dans l’éblouissement des projecteurs, Ardisson faisait du frisson raciste et antisémite, mais aussi sexiste ou homophobe, le véritable clou de son spectacle. En toute impunité.

    Voilà pourquoi il faut savoir gré à l’Institut national de l’audiovisuel (INA) d’avoirmis en ligne les archives de « Tout le monde en parle ». Il y a là un matériau exceptionnel. En s’y plongeant, chacun peut s’entraîner à déjouer la perversion des images, et d’abord l’illusion du faux direct. Parce que Ardisson est passé maître en la matière, je vous recommande d’aller y voir. Exercez-vous à repérertelle coupe grossière, tel recadrage démagogique, tel tour de passe-passe idéologique. Bien sûr, ce n’est pas facile. Au début, vous serez un peu isolés. Vos amis vous demanderont : pourquoi perdre ton temps avec de telles vulgarités ? Vous n’aurez qu’à leur répondre ceci : quand la vulgarité est au pouvoir, il est temps de la prendre au sérieux.                                                                                                                     LE MONDE MAGAZINE | 02.04.2010 à 19h48 |Par Jean Birnbaum                   https://www.lemonde.fr/idees/article/2010/04/02/ardisson-ne-derape-jamais-par-jean-birnbaum_1328185_3232.html


  • Quand une ville coule, c’est Dieu qui est responsable – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/20/quand-une-ville-coule-cest-dieu-qui-est-responsable
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    Quand une ville coule, c’est Dieu qui est responsable
    septembre 20, 2018 par salim sellami, publié dans uncategorized
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    Plusieurs villes ont coulé sous une eau déchaînée. Des commissions ont été déplacées, des constats ont été certainement établis. L’eau est encore revenue avec plus de densité. Des commissions ont été dépêchées, les mêmes constats dressés. Que faut-il donc déduire ?

    Comme dans le déluge de Noé, la pluie tombait du ciel et se faisait sourdre des entrailles de la terre. Chez nous la submersion similaire est à cause humaine et à défaut de cerner la responsabilité, il ira, fatalement, s’imputer à l’autorité divine. Celle d’en bas, n’agirait que par délégation, ce qui tend à l’absoudre de toute avanie.

    Une main a tiré sur une vanne la déroulant comme une toupie ou un volant d’un cabriolet à l’entame d’un virage subit et très sinueux. Car à l’époque de Noé, l’agence nationale d’assainissement ne fut qu’un creux naturel entre deux mamelons d’un relief à grande hauteur. Il est donc de ces hauts fonctionnaires, sans avoir la parure prophétique qui veulent paralléliser leur débit au même rythme que la vitesse du lâcher d’eau. Ils ne peuvent faire de rétention dans l’excès d’ardeur. Justement c’est celle-ci, quand elle n’est pas, judicieusement, canalisée qui provoque comme l’avait fait le jet aquatique gigantesque un engloutissement de la cité déjà en pleine dormance.

    Que ce soit à Tébessa, Batna, à l’est ou à l’ouest du pays, la responsabilité de la flotte n’est pas à adjuger à Noé ou au diamètre d’une canalisation qui se trouve toujours normalisé. Elle est dans cette tête remplie de boue et larve. La prévention idoine et opportune n’a jamais été inscrite comme réserve dans ce genre de têtes.

    Gérer un bouleversement rameux n’est pas un simple dossier d’habitat ou une présidence d’une séance de travail en pull-over, de surcroît dans une cité pré-engloutie dans le scandale et la gadoue. Les pluies torrentielles qui sont venues s’abattre sur certaines villes ne sont pas l’œuvre d’une politique hydraulique. C’est à leur contenance, leur emmagasinement, à la façon d’en faire œuvre utile qu’échoit toute la responsabilité des détenteurs de robinet étatiques. L’on aurait vu de tout, entendu tout le monde. Une administration locale, totalement, éclipsée au profit d’autres n’est pas de nature à achalander ni booster le job du maître des lieux.

    Quand un gouverneur crie au secours, il ne peut le faire quand ce secours est juché juste à ses proximités. La souveraineté sectorielle dans la souveraineté nationale est un signe constitutionnel de reconnaissance du mérite d’autrui. Alors que dire de ces gens là qui, par inclination affective, se hasardent, gauchement, à vouloir tirer leur épingle de la mare d’eau. Encore, ils le font plus mal, pour d’autres lorsqu’ils s’essayent à flagorner « l’exploit » dans la résolution de la crise entraînée par le raz-de-marée. Chacun est responsable d’une partie du processus du déluge. Laissez le bon Dieu tranquille car il ne fait pas partie des commissions et faites-vous occuper par la tenue de l’amont et la retenue de l’aval de cette affaire d’ordre public. Publié par El-Yazid Dib..

    .       http://www.lequotidien-oran.com/?news=5266466


  • Torture en Algérie : la responsabilité de l’Etat dans la mort de Maurice Audin, une salutaire vérité – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/14/torture-en-algerie-la-responsabilite-de-letat-dans-la-mort-d
    http://img.youtube.com/vi/SRNrF07O7LU/0.jpg

    EDITORIAL. MACRON PARACHÈVE LE « DEVOIR DE VÉRITÉ » QUE LA RÉPUBLIQUE A EU TANT DE MAL À ASSUMER                                                                           PHOTO DE MAURICE AUDIN PRISE DANS LES ANNÉES 1950. CE JEUNE PROFESSEUR DE MATHÉMATIQUES À L’UNIVERSITÉ D’ALGER, MILITANT COMMUNISTE ET ANTICOLONIALISTE, A ÉTÉ ARRÊTÉ EN 1957 PAR DES MILIATIRES FRANÇAIS ET A DISPARU SANS QUE LES CIRCONSTANCES DE SA MORT AIENT JAMAIS ÉTÉ OFFICIELLEMENT ÉTABLIES. STF / AFP                                
    Editorial du « Monde ». Pour les hommes comme pour les Etats, la vérité fait mal. Plus encore quand, honteuse et douloureuse, elle a été trop longtemps occultée ou refoulée. Pour les Etats comme pour les hommes, le travail de mémoire et la vérité qui en résulte sont pourtant les remèdes nécessaires aux traumatismes du passé.

    Il convient donc de saluer la déclaration faite par le président de la République, jeudi 13 septembre, à propos de Maurice Audin, ce jeune professeur de mathématiques à l’université d’Alger, militant communiste et anticolonialiste, arrêté le 11 juin 1957 par des militaires français et disparu sans que les circonstances de sa mort aient jamais été officiellement établies de façon crédible et sans que son corps ait été retrouvé.

    Soigneusement pesés, les mots d’Emmanuel Macron sont forts : il reconnaît que Maurice Audin « a été torturé puis exécuté ou torturé à mort par des militaires qui l’avaient arrêté ». Et il ajoute :

    « Sa disparition a été rendue possible par un système dont les gouvernements successifs ont permis le développement, le système appelé arrestation-détention à l’époque, qui autorise les forces de l’ordre à arrêter, détenir et interroger tout “suspect” dans l’objectif d’une lutte plus efficace contre l’adversaire. Ce système s’est institué sur un fondement légal : les pouvoirs spéciaux », votés par le Parlement en 1956. « Ce système a été le terreau malheureux d’actes parfois terribles, dont la torture, que l’affaire Audin a mis en lumière. »

    Cette reconnaissance n’effacera pas la part d’irréparable que comporte la « tragédie algérienne » – le mot est de Raymond Aron, dès 1957. Mais elle parachève le « devoir de vérité » que la République française a eu tant de mal à assumer. Ainsi, il avait fallu attendre 1999 pour que l’Assemblée nationale reconnaisse que les combats qui firent, de 1954 à 1962, plusieurs centaines de milliers de morts en Algérie furent bien une « guerre » et non de simples opérations de maintien de l’ordre contre des rebelles. Il avait fallu attendre 2007 pour qu’un président français, Nicolas Sarkozy, déplore, à Alger, la « profonde injustice » de la colonisation. En 2012, enfin, François Hollande condamnait, devant les députés algériens, « le système de la colonisation » et « la violence, les injustices, les massacres » – ainsi que la « torture » – qu’il avait engendrés.

    UN PAS DÉTERMINANT
    Conformément aux réalités dénoncées, dès l’époque de la guerre d’Algérie, par des journaux comme France observateur, L’Express ou Le Monde, et en s’appuyant sur les travaux menés par les historiens depuis des décennies, Emmanuel Macron a franchi un pas déterminant. Il a eu raison. Comme il a eu raison de saluer « l’honneur de tous les Français qui, civils ou militaires, ont désapprouvé la torture, ne s’y sont pas livrés ou s’y sont soustraits ». Comme, enfin, il a eu raison d’ouvrir « à la libre consultation tous les fonds d’archives de l’Etat qui concernent ce sujet » afin que les historiens puissent approfondir leur travail salutaire.

    Récusons par avance les accusations de coupable « repentance » qui pourraient être adressées au président de la République par tous ceux qui préfèrent le déni à la vérité sur les pages sombres de l’histoire nationale. Concernant la guerre d’Algérie, les reconnaître et les assumer lucidement est la seule façon de réconcilier les mémoires des deux côtés de la Méditerranée et d’inviter les Algériens eux-mêmes à s’engager dans une démarche similaire.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/09/14/torture-en-algerie-salutaire-verite_


  • Algérie : La tentation sécessionniste ? Parlons-en – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/13/algerie-la-tentation-secessionniste-parlons-en
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    Algérie : La tentation sécessionniste ? Parlons-en
    septembre 13, 2018 par salim sellami, publié dans uncategorized
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    Pour éviter toute équivoque, plantons d’abord le décor. L’Algérie est une et indivisible. Portée par une histoire millénaire, la nation algérienne ne pourra que connaitre le destin qui lui échoit, celui d’une puissance qui rayonnera sur toute l’Afrique, la Méditerranée et le sud de l’Europe et qui graduellement se subsistera à d’autres puissances qui inéluctablement ont déjà entamé leur déclin.

    En plus des traumatismes endurés durant la période coloniale, l’Algérie a eu parfois à subir depuis l’indépendance les conséquences de choix politiques qui souvent, inconsciemment où pas, ont en reproduit d’autres parfois similaires aux premiers.

    Et puisque le débat est désormais public et ouvert, la question de la tentation autonomiste voire indépendantiste en Kabylie mais pas seulement puisque la ferveur sécessionniste s’est déjà révélée ailleurs comme dans le sud, les Aurès ainsi que dans d’autres régions où des manifestations similaires peuvent la suggérer bien qu’elle ne soient que de l’ordre du non-dit mérite d’être débattue et discutée.

    Il ya lieu pour espérer être objectif de dire que l’exaspération, le déni, la répression, les exactions ont toujours fait le lit de cette dérive et l’ont parfois sciemment entretenue.

    Et les dernières décisions politiques prises comme l’officialisation de la langue Amazigh et le décret instituant Ennayer journée nationale bien qu’elles soient éminemment porteuses de paix sociale et d’apaisement d’un long déni identitaire pourraient apparaitre cependant pour certains tardives puisque en la matière aussi mais pas seulement nous avons sous la pression de différents lobbys politiques perdus beaucoup de temps.

    L’Algérie est aujourd’hui une puissance émergente qui dispose des moyens d’assumer la vocation de grande nation écoutée et consultée qui s’annonce. Et Ferhat Mehenni, fils de chahid [martyr, LGS], n’a sans aucun doute aucune leçon de patriotisme à ne recevoir de personne. Poète hors pair, il porte au plus profond de lui-même les blessures et tortures qui lui ont été infligées par tant d’arrestations et de séjours en prison. Son seul et unique tort durant toute sa vie de poète et de militant a été d’avoir comme beaucoup d’autres fait sien le combat pour la liberté. Et n’oublions pas que dans ce pays il fût un temps où exhiber un document écrit en Tifinagh pouvait vous conduire en prison pour intelligence avec l’ennemi et être déféré devant la cour de sureté de l’État.

    Mais dans le contexte algéro-algérien, le cas de Ferhat n’est pas unique. D’autres militants issus d’autres mouvances politiques ont connu un traitement identique voire subi pire. Monsieur Ali Belhadj en est un exemple. Les militants communistes ont également connu les mêmes affres. Sans oublier d’autres militants appartenant à d’autres familles politiques.

    La tentation autonomiste est probablement une fausse réponse à une vraie colère. La Kabylie qui a comme d’autres régions payé un lourd tribu pour libérer l’Algérie ne peut se contenter d’un espace réduit comme le sien mais a besoin de toute la splendeur de ce pays continent pour s’épanouir, s’enrichir et s’émanciper. Les habitants du sud algérien ont légitimement le droit de solliciter un partage équitable de toutes les richesses naturelles du pays.

    L’Etat algérien dans toute sa puissance et sa pérennité ne peut rester insensible à ce qui ressemble à l’expression d’un mal pire d’un mal être profond chez soi. Nous prêchons le vivre ensemble à l’ONU, ce qui est en soi très noble, mais nous l’interdisons quasiment chez nous et il faut cesser de malmener par l’exclusion, ce sentiment d’appartenance a un pays et cette estime de soi qu’il faut constamment irriguer par le bon sens et la raison.

    Dommage que le débat politique actuel ne soit véritablement devenu indigent sur le plan de la qualité et que les questions essentielles comme le futur qui appartient certes à Dieu mais que les études prospectives qui ne sont pas une hérésie peuvent apprécier et la préservation de la cohésion sociale et territoriale d’un pays devenu le plus grand d’Afrique soient parfois occultées. La trahison ne viendra pas de ces algériens capables des plus grandes audaces mêmes les plus mal venues et les plus contestables mais d’un nouvel ordre mondial en gestation qui ne nous fera pas de cadeau si nous ne prenons pas en charge nous même nos propres différences.

    Beaucoup rêvent de nous broyer. Ceux qui se trompent de colère doivent aussi comprendre que ce pays ne peut que grandir et que le salut ne viendra certainement pas de ces faux amis qui ne nous veulent que du mal. Ceux qui ont dépecé la Palestine, l’Irak, l’Afghanistan, la Libye, le Mali et d’autres contrées du monde aiguisent déjà leurs couteaux et ne pensent et ne rêvent qu’à nous faire la peau. Qu’on se le dise.

    Et désormais faisons en sorte que nul algérien ne soit contraint de solliciter confort, sérénité et protection ailleurs que chez soi, ici dans son pays en Algérie.

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    Salim METREF                                                                                                                                                                                          https://www.legrandsoir.info/algerie-la-tentation-secessionniste-parlons-en.html


  • France – Algérie : Macron va reconnaître que Maurice Audin est “mort sous la torture” – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/13/france-algerie-macron-va-reconnaitre-que-maurice-audin-est-m
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    France – Algérie : Macron va reconnaître que Maurice Audin est “mort sous la torture”
    septembre 13, 2018 par salim sellami, publié dans uncategorized
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    APS
    13 SEPTEMBRE 2018 À 12 H 52 MIN
    La France a reconnu jeudi officiellement avoir instauré un “système” recourant à la “torture” pendant la guerre de libération nationale. La présidence française a indiqué, dans un communiqué, que le président Emmanuel Macron va reconnaître jeudi que le militant algérien Maurice Audin, disparu en juin 1957, est “mort sous la torture du fait du système institué alors en Algérie par la France”.

    L’Elysée a ajouté que le chef d’Etat français remettra une déclaration à la veuve de Maurice Audin et annoncera “l’ouverture des archives sur le sujet des disparus civils et militaires, français et algériens”. C’est le député Cédric Villani, proche du président Macron et de la famille Audin, qu’il a annoncé cette nouvelle jeudi matin sur les ondes France Inter. En février dernier, rappelle-t-on, un témoignage d’un appelé de contingent, qui pense avoir enterré le corps de Maurice Audin, a relancé l’exigence de vérité sur ce crime vieux de 61 ans.

    “Je crois que c’est moi qui ai enterré le corps de Maurice Audin”, avait confié au journaliste de l’Humanité ce témoin des atrocités qu’avait fait subir l’armée française aux Algériens durant la guerre de libération et qui a voulu garder l’anonymat en se tenant à la disposition de la famille Audin. Il a raconté que les événements se sont déroulés dans une ferme à Fondouk (actuellement Khemis el-Khechna) où, dans une cabane fermée à clé, se trouvaient “deux cadavres enroulés dans des draps et cachés sous la paille”.

    “J’ai d’abord l’impression de loin que ce sont des Africains. Ils sont tout noirs, comme du charbon”, a-t-il précisé, faisant état des propos du soldat Gérard Garcet, désigné plus tard par ses supérieurs comme l’assassin de Maurice Audin qui racontait “fièrement” avoir passé les deux victimes à la “lampe à souder” (…) pour éviter qu’on puisse les identifier”. Depuis, plusieurs personnalités, intellectuels et associations réclament la vérité sur cet assassinat.

    En mai dernier, plus d’une cinquantaine de personnalités, historiens, politiques, juristes, journalistes et cinéastes, ont demandé au président Macron de reconnaître la responsabilité de l’Etat français dans l’assassinat du militant algérien.

    “Le 11 juin 1957, pendant la bataille d’Alger, Maurice Audin, mathématicien communiste de 25 ans, était arrêté par les parachutistes du général Massu devant sa famille, avant d’être torturé. Le jeune assistant à la faculté d’Alger n’en est jamais revenu, et l’armée française a fait disparaître son corps”, avaient rappelé les signataires de la lettre ouverte adressée au président Macron.

    Ils ont souligné que tous ceux qui ont travaillé sur cette “affaire” ont établi que Maurice Audin avait été torturé et assassiné par l’armée française, agissant dans le cadre des pouvoirs spéciaux votés par le pouvoir politique. Pour ces personnalisés, le moment est venu pour “des actes forts sur cette période de l’histoire”, comme Emmanuel Macron en avait promis.                                                                      https://www.elwatan.com/edition/actualite/france-algerie-macron-va-reconnaitre-que-maurice-audin-est-mort-sous-la-tor