• Émeline ou de l’éducation - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    Émeline est un joli prénom.
    C’est le prénom de ma grand-mère.
    Un être que j’aimais passionnément.
    Ce fut ma première institutrice.
    La première à mon sens
    à saisir l’essence d’un caprice.
    Le caprice d’un enfant.

     

    C’est elle qui m’a tout appris
    en m’apprenant
    qu’il y a plus de choses à laisser
    qu’à prendre ou à apprendre.

    En premier,
    tous les verbes inappropriés :
    élever, dresser, domestiquer,
    éduquer, apprivoiser.

    Élever n’a jamais élevé personne.
    Au diable les éleveurs !

    Pour elle,
    ce n’était pas un mal d’être un animal.
    Ce n’est pas bestial mais viscéral.
    Une pulsion n’a besoin
    ni d’élevage, ni d’élévation,
    mais d’expression, d’explosion,
    d’éclatement.

    Auprès d’elle, je m’éclatais
    parce qu’elle me laissait être,
    instinct dans l’instant.
    Sans raison et sans peine de prison.

    Avant d’apprendre à lire,
    à écrire et à compter,
    j’appris à raconter :
    il était une fois, la joie.

    Et pour vivre,
    je compris qu’il faut se la raconter
    plus d’une fois...
    cette histoire, plusieurs fois même
    pour que la joie demeure.

    Pour ma grand-mère,
    c’est la tristesse qui est un leurre.
    Je vis, je meurs, mais entre les deux,
    je choisis d’en rire
    pour ne pas mourir imbécile.
    L’imbécile est celui qui a besoin
    de béquilles pour avancer,
    pour tenir debout
    ou intégrer le troupeau.

    Elle m’a laissé tomber plus d’une fois
    pour que je crève
    ou me relève toute seule.
    Pour que je me redresse,
    elle n’a jamais cru bon de me dresser.

    Elle avait horreur du dressage,
    du lavage de cerveau...
    elle me laissait aboyer,
    gratter désespérément aux portes fermées
    et lui mordre les mollets
    pour que mon instinct et mon destin
    ne fassent plus qu’un.

    Pour être, me dit-elle,
    on n’a pas besoin de témoin,
    assistant ou assisté.

    Et pour me faciliter la vie,
    elle m’apprit juste une petite théorie :
    La théorie du comme si.
    Qui fait de tout homme,
    selon elle, un singe en sursis.

    Et quitte à faire semblant,
    autant faire semblant
    d’être au-dessus de la mêlée.

    Je souris
    comme si je ne craignais rien.
    Je ne pleure pas
    comme si j’avais réussi à noyer mon chagrin.
    J’agis avec tout le monde
    comme si j’étais seule au monde.
    J’agis toute seule
    comme si j’étais avec tout le monde.
    Un peu comme Saint Augustin,
    je me dis qu’il faut tôt ou tard
    finir par choisir entre
    le bon Dieu ou le jeu.
    Entre l’éludé ou l’illusion.
    Entre l’être et le néant.

    Auprès d’elle, ce fut
    toujours comme si, jamais comme ça.
    Le monde pour elle est ainsi fait.
    Il est toujours en retard sur lui-même.
    Et pour ne pas sombrer,
    il faut qu’il apprenne
    à faire semblant d’être à l’heure,
    de croire au bonheur.

    Et si on refuse de jouer cette comédie,
    nous devenons des jouets
    pour une plus vaste tragédie.
    C’est curieux mais ce n’est pas sérieux.
    Parce que ce n’est pas sérieux
    de prendre les choses au sérieux...

    Ce qu’on espère,
    ce qui nous désespère
    n’aura pas lieu...
    tout l’être, tout ce qui est,
    est décalé.
    Il y a du jeu dans l’être
    qui met tout être en jeu.

    L’éducation est continue,
    que l’on soit jeune ou vieux
    parce qu’on n’a jamais fini
    d’apprendre ce que c’est que le jeu.
    Le jeu des pistons
    dans une voiture de course.
    Le jeu des hommes
    avec les cordons de la bourse.
    Le jeu du hasard
    avec la nécessité.

    Sois forte, me disait ma grand-mère.
    Il suffit de faire comme si je l’étais
    pour l’être à jamais...
    et j’en raffole encore de cette école...
    qui a toujours su marier
    l’absoluité et la légèreté.

    Regardez autour de vous,
    un peu partout,
    vous n’y verrez que des singes
    qui en savent moins que vous
    en matière de jeu,
    parce qu’ils ignorent
    qu’ils jouent à ne pas jouer un jeu...
    ils sont en sursis !
    Personne

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  • L’heure de rendre des comptes par Jacques Sapir - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    « Les peuples ont de la mémoire. Ils se souviennent des bienfaits comme des méfaits commis. Cette élection présidentielle s’annonce comme l’écho assourdi, mais clairement perceptible, du référendum de 2005. Elle est devenue l’heure pour cette classe politique en décomposition de rendre des comptes. Une heure qu’attendent les 55% de Français ayant voté « non » depuis maintenant près de douze ans ».

    « Ce que l’on appelle « l’affaire Fillon » pose de manière inattendue la question de la souveraineté et de la légitimité. En cela, elle s’avère autrement plus profonde que les faits qui sont aujourd’hui reprochés à l’ancien Premier-ministre. Non que ces faits soient sans importance. Mais leur signification réelle est avant tout dans le domaine du symbolique. Le comportement de la classe politique française, et ses méthodes souvent douteuses, illustre cependant bien le parti-pris anti-démocratique qui anime un bon nombre de ses membres.

    L’affaire Fillon

    Le cas de l’affaire Fillon est emblématique des problèmes de démocratie dans notre pays. Non que ce qui soit reproché à François Fillon soit sans importance. On a écrit à de multiples reprises, y compris dans ce carnet, que les actes qui lui sont reprochés, au-delà de toute qualification pénale, posent un problème très sérieux pour un candidat qui s’était fait le chantre et le héraut de la vertu en politique. Que l’emploi de sa femme comme assistante parlementaire soit « réel » ou non, que le travail qu’elle est supposée avoir fourni à la Revue des Deux Mondes soit avéré ou non, les montants perçus, au regard de ce que touchaient à la même période d’autres personnes pour un travail identique, sont scandaleux. Mais, d’une part ces actes, pour répréhensibles qu’ils soient n’entament en rien la légitimité clairement construite d’un homme vis-à-vis de son camp. Avoir voulu lui substituer un Alain Juppé, largement battu lors du vote de la « primaire », voir un Baroin, sorti d’on ne sait où, dit amplement le mépris que les cadres des « Républicains » ont pour leur propre électorat mais aussi le peu de prix qu’ils attachent au principe de légitimité.

    Cette crise, que François Fillon semble avoir résolu à son avantage pour l’instant à la suite de la manifestation du Trocadéro, aurait pu n’être qu’une pantalonnade. Elle illustre clairement le degré de décomposition atteint par les dirigeants d’un camp politique qui ne pensent que manœuvres et qui se moquent bien des idées qu’ils sont supposés défendre. Il n’y eut que quelques voix dignes dans ce charivari. Elles ne se comptent même pas sur les dix doigts.

    Trahisons « socialistes »

    Mais, si on regarde dans un autre camp, celui des prétendus « socialistes », on verra que, pour moins spectaculaire, la situation n’y est pas meilleure. Ce parti a lui aussi organisé une « primaire ». Benoît Hamon fut celui qui triompha. Quoi que l’on pense de son personnage et de sa campagne, c’est lui qui incarne la légitimité de son camp. Or on apprend, par la presse, que certains des plus éminents représentants de ce camp envisagent déjà de rejoindre la marionnette des intérêts financiers qu’est Emmanuel Macron[1]. Ceci n’est pas moins scandaleux que les manœuvres auxquelles se sont livrés les partisans d’Alain Juppé ou de Nicolas Sarkozy chez les « Républicains ». Voici donc des responsables de haut rang qui nous disent tout de go que peut importe un vote et qu’il faut voter (au premier tour cela s’entend) d’une manière toute différente. Mais, alors, à quoi cela a-t-il donc servi d’organiser cette « primaire » ? Ils ne se rendent pas compte, et c’est une évidence, de la violence de leur mépris affiché pour le vote de leurs propres sympathisants. En passant, signalons que cela donne amplement raison à la stratégie de Jean-Luc Mélenchon, qui fut pourtant à l’époque tant attaqué. Et cela souligne le ridicule de la posture de Pierre Laurent, le dirigeant de ce parti-zombie qu’est devenu le PCF quand il implorait Mélenchon de participer à cette « primaire ». Toutes les voix qui criaient « unité », n’est-ce pas Gérard Filoche, doivent être bien déconfites aujourd’hui alors que devient évident la manœuvre que l’on pouvait pressentir depuis plusieurs semaines, depuis ce jour de décembre où François Hollande renonça à se présenter.

    De quoi Macron est-il le nom ?

    Car c’est bien d’une manœuvre dont il s’agit. Il est donc question de construire la candidature d’Emmanuel Macron comme la seule opposition à Marine le Pen, et cela par tous les moyens, des plus odieux aux plus subtils. Mais, ce faisant, il faut amuser la galerie pour que les Français cessent de réfléchir. Car, justement, si on réfléchit bien, de quoi Emmanuel Macron est-il le nom ? D’abord, et on l’a dit dans ce carnet, du désastre économique que fut la politique économique de François Hollande, tout d’abord en tant que son conseiller pour l’économie puis en tant que ministre. Une politique qui, rappelons le, s’est traduite par une forte hausse du chômage, venant après celle provoquée par la politique de François Fillon. Ensuite, une politique de soumission aux intérêts allemands dans le cadre de l’Union européenne. François Hollande avait bien parlé de renégociation de traités dans sa campagne, et nous sommes tous témoins qu’il n’en a rien fait. De cela, aussi, Emmanuel Macron est le nom. Enfin, d’une politique que l’on nomme « l’Ubérisation » de la société, et qui aboutit à étendre le statut d’entrepreneur individuel mais non pour favoriser des activités nouvelles ; au contraire, c’est une forme généralisée de sous-traitance individuelle que l’on veut favoriser, forme qui émiettant les travailleurs les rends plus vulnérables et plus démunis face à leurs « donneurs d’ordres ».

    Le programme d’Emmanuel Macron est une farce : sur les 38 pages de ce dit programme, 11 sont des photos avantageuses du candidat. Mais son projet existe bel et bien, et l’on a rarement vu de projet aussi régressif pour l’immense majorité de la population en France.

    Il est l’heure du règlement des comptes

    Il reste cependant un problème fondamental. Ce que les dernières péripéties de la campagne de François Fillon démontrent, ce que les trahisons qui entourent celle de Benoît Hamon confirment, c’est un mépris total et violent pour la souveraineté des électeurs, et donc du peuple. C’est un mépris non moins total et violent pour le principe de légitimité dont, comme je l’ai expliqué dans mon ouvrage Souveraineté, Démocratie, Laïcité, découle en fait de la souveraineté.

    Nul ne s’en étonnera, si on y réfléchit un peu. La souveraineté, tous ces gens, que ce soient les soi-disant « Républicains » qui ont bien usurpé leur nom tout comme les « socialistes » le leur, la souveraineté donc, ces gens s’en moquent. Et, se moquant de la souveraineté ils se moquent de la démocratie qui est fille de la souveraineté, et ils se moquent du peuple, conçu comme un corps politique. On ne s’étonnera donc pas que la démocratie s’étiole et que le peuple se divise en communautés sur diverses bases, qu’elles soient religieuses, ethniques ou autres. Si nous sommes entrés dans une situation où le mot sécession prend tout son sens c’est bien à cause de ce mépris, qui s’étale devant nous depuis que ces dirigeants, qu’ils soient de « droite » ou de « gauche », ont décidé de piétiner le vote démocratiquement et régulièrement émis par les Français lors du référendum sur la projet constitutionnel européen en 2005, il y a douze années de cela.

    Les peuples ont de la mémoire. Ils se souviennent des bienfaits comme des méfaits commis. Cette élection présidentielle s’annonce comme l’écho assourdi, mais clairement perceptible, du référendum de 2005. Elle est devenue l’heure pour cette classe politique en décomposition de rendre des comptes. Une heure qu’attendent les 55% de Français ayant voté « non » depuis maintenant près de douze ans ».

    Jacques Sapir, RussEurope, le 8 mars 2017

    [1] http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/03/06/35003-20170306ARTFIG00195-les-hollandais-se-reunissent-pour-evoquer-un-even

    https://planetes360.fr


  • Libres enfants de Mélenchon - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/03/libres-enfants-de-melenchon.html
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    Es-tu libre ou pas ? Si tu l’es, ce testament s’adresse à toi.
    Camarade,
    Aurait-il fallu attendre 2017 pour voir notre République changer de recette ?
    Aurait-il fallu attendre 2017 pour s’apercevoir qu’elle a, et a toujours eu un monarque à sa tête ?
    Mon arrogance n’a qu’une limite : l’amour de la France... la France insoumise... battue mais non abattue, elle n’a pas fini de se battre. Il faut la redécouvrir avec la force du guerrier qui s’impose au combat pour le plus grand nombre.
    Camarade,
    La France c’est ta vertu associée à la mienne et la mienne associée à la sienne pour que nous reprenions, tous ensemble, les rennes et les antennes. Pour que nous cessions enfin d’être abrutis par des abrutis.
    Relève-toi, je n’ai pas d’autres défis à relever pour toi.
    Ne vote pas pour moi mais vote pour toi. Pour la première fois de ta vie, tu vas devoir imposer ton avis en disant :
    Je m’engage et tu dégages !
    Souviens-toi du chant de Mélenchon, c’est avec ta voix qu’il va ré-enchanter notre vision.
    Je l’entends mais toi est-ce que tu t’entends ? Elle dit :
    Moi, France insoumise...
    Je refuse à tout jamais d’être entreprise par tout autre que moi. C’est moi qui choisis ma devise.
    Qu’on me blâme ou qu’on m’acclame voici ce que je réclame en guise de cerises :

     

    – De ré-ouvrir le livre et d’y inscrire la voie à suivre : Une nouvelle constitution pour une vraie République ni oligarchique, ni monarchique, mais démocratique.

    – D’embarquer l’Europe dans notre franc sillage ou de la débarquer sans ambages. Le Frexit n’est pas exclu, ni à exclure. Nous irons voir ailleurs à chaque fois que l’on porte atteinte à notre grandeur.

    – De sacraliser l’école, enseignants et enseignés pour que l’enseignement redevienne sacré, nivellement par le haut et non plus par le bas. Afin que les citoyens redeviennent de vrais vigiles et non plus dociles ou serviles.

    – De miser sur l’écologie à tous les étages non pour être à la page ou éviter certains dérapages mais pour que notre économie ait un véritable ancrage, foncier et non financier.

    – De redonner un contenu réel à nos libertés formelles... Nous ne nous soumettrons désormais qu’aux lois que nous nous sommes nous-mêmes fixées.
    Pour que notre démocratie ne soit plus lettre morte mais esprit vivant et innovant.

    Ne me quitte pas, dit Brel parce que sans toi je ne suis rien, que l’ombre de l’ombre de ton chien. Si tu me donnes le pouvoir, je te le rends. Et si je ne te le rends pas. Tu me pends. Je te dis merde camarade !

    Libres enfants de Mélenchon / NE VOTE PAS POUR MOI, VOTE POUR TOI ! #FranceInsoumise
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  • Muselage de la presse française par Israël - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    Monsieur Laurent Joffrin,

    Je tiens à vous faire part de ma surprise et de mon indignation à la lecture du billet « En Israël, un soldat meurtrier s’en tire avec les honneurs » publié par Nissim Behar dans votre édition du 22 février 2017.

    Ce billet était l’article le plus partagé sur le site Libération.fr le jeudi 23 février 2017 et a suscité l’indignation et l’incompréhension chez de nombreuses personnes.

    La tradition journalistique française tend à confondre ce que la presse anglo-saxonne distingue entre les « views » et les « news ». Ce mélange est commun et il est respectable lorsque les informations brutes ou « news » respectent deux règles : l’exactitude et la précision. Or, il y a en l’espèce, un flagrant délit de mensonge par omission qui nuit délibérément à la compréhension des faits par le lecteur.

    La première exigence de vérité à laquelle le journaliste Nissim Behar aurait dû se plier eût été de mentionner qu’Abdel Fattah Al-Sharif tué par le soldat israélien Elor Azaria, n’était pas un Palestinien comme les autres. Ce n’était pas un civil, un innocent qui, par malchance, se serait trouvé au mauvais moment et au mauvais endroit, mais un terroriste qui venait de commettre une attaque au couteau.

    Privant délibérément les lecteurs de cette information capitale, Nissim Behar pouvait alors s’abstenir d’expliquer pourquoi il s’est dessiné une telle majorité en faveur du soldat, amalgamant ceux qui l’excusaient d’avance pour en faire un héros à ceux qui se contentaient de lui accorder les circonstances atténuantes.

    Si le soldat a bel et bien bénéficié d’une indulgence d’une partie de la classe politique israélienne, et non des moindres, la seconde exigence de vérité eût été de reconnaître que les « quelques voix » qui s’y sont opposées sont beaucoup plus importantes et beaucoup plus nombreuses que Nissim Behar ne le prétend. Il s’agissait en effet de Moshe Yaalon, ministre de la Défense au moment où les faits se sont déroulés et qui a démissionné quelques semaines plus tard face au désaveu du Premier ministre sur cette affaire et du chef d’Etat-major Gadi Eizencot qui, contrairement à ce que l’on aurait pu attendre du plus haut responsable de l’armée israélienne, a désavoué publiquement et continuellement le crime du soldat. En réduisant cette opposition à « quelques voix », Nissim Behar pouvait enfoncer le clou d’un consensus unanime qui est une pure et simple fiction, alors même que le débat public a fait rage, en coupant la voix de ceux qui, au sein de l’opinion publique israélienne, ont estimé que le Palestinien ayant été neutralisé et ne présentant plus de menace, le soldat commettait un crime en l’abattant froidement.

    Et pourtant Elor Azaria s’en serait tiré avec les honneurs selon le titre de l’article. S’en tirer avec les honneurs, est-ce être condamné à une peine de dix-huit mois de prison ? Où est l’honneur dans cette affaire qui a secoué et divisé la société israélienne ?

    Certainement en ce qu’Israël demeure, quoi qu’on en dise, une démocratie puisqu’on y respecte scrupuleusement la séparation des pouvoirs, puisque ses juges – et d’un tribunal militaire de surcroît – sont capables d’exercer leur autorité en toute indépendance et ce, malgré des pressions politiques explicites et une opinion publique majoritairement défavorable à la décision prise. Le tribunal militaire israélien a estimé, qu’Elor Azaria ne pouvait justifier son acte par la légitime défense et qu’il devrait être condamné à une peine de prison exemplaire pour homicide volontaire.

    L’honneur revient non pas à Elor Azaria, mais à une société toute entière, capable de s’interroger et de se mobiliser sur une question éthique, morale et juridique : un soldat qui tire une balle dans la tête d’un terroriste alors qu’il est au sol peut-il invoquer l’excuse de légitime défense ? L’honneur revient à une justice indépendante, preuve supplémentaire qu’Israël est bien la seule démocratie du Proche-Orient, contrairement à ce que prétend l’article qui manie cette affirmation avec ironie. Or, pour le coup, l’idée reçue est bel et bien confirmée.

    Enfin, cet article se termine en affirmant que les Israéliens méprisent les Palestiniens. Cette généralisation tord le cou à la vérité pour faire passer un message politique, légitime au demeurant. Elle est une insulte aux Israéliens, et notamment à ceux qui travaillent au rapprochement avec les Palestiniens, à ceux qui désirent ardemment l’application de ce verset de la Bible « La Justice, la justice, tu poursuivras » (Deutéronome 16 :20), et plus largement, à plus d’un tiers des Israéliens qui ont condamné sévèrement le crime, réprouvé fermement le soutien que lui ont accordé la majorité de leurs concitoyens, et tiennent Elor Azaria pour le soldat du déshonneur.

    Mensonge par omission, généralisation mensongère, ironie déplacée destinée à justifier un parti-pris, manquements à la déontologie journalistique : cet article constitue un cas d’école.

    Monsieur Laurent Joffrin, ce qui peut être tolérable lorsqu’on est un militant ou un homme politique ne l’est pas lorsqu’on est journaliste. Aussi légitime que soit la conviction dont Nissim Behar entend convaincre ses lecteurs, il ne peut le faire au mépris de faits sélectionnés grossièrement en larguant l’exactitude et la précision des faits rapportés. Monsieur Behar pourrait peut-être faire un bon romancier tant il a le sens de l’imagination bien aiguisé, mais cela en fait un piètre journaliste. Dans un conflit qui attise les passions, faire droit à la nuance et respecter la vérité me paraît être un devoir civique et une exigence professionnelle auxquels Nissim Behar a failli. Il en va de l’honneur de votre métier et de la déontologie à laquelle votre publication est attachée.

    Je veux croire que vous avez à cœur que le conflit israelo-palestinien ne soit pas importé sur le territoire français, mais de tels billets contribuent à produire l’effet inverse.

    C’est la raison pour laquelle je vous demande de publier un rectificatif dans la prochaine édition de votre quotidien et de faire la lumière sur les conditions dans lesquelles un article aussi erroné que mensonger a pu être publié.

    Bien cordialement,

    Sacha GHOZLAN – Président de l’Union des Etudiants Juifs de France | Photo : DR

    http://www.lemondejuif.info


  • L’interview complaisante dans l’Humanité de Kamel Daoud, le chouchou de BHL - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    On n’attend pas du quotidien l’Humanité une sympathie particulière pour les arabes et autres musulmans. La période de la Guerre d’Algérie a laissé des traces. Ce temps où des militants du Parti Communiste, quelques courageux, bravant les consignes de leur journal se plaçaient en rupture, et devenaient porteurs de valises. Ou mieux encore, comme Fernand Iveton le guillotiné de Mitterrand, des martyrs. Soixante années plus tard, l’arabe et le musulman a toujours de la difficulté à trouver une juste place dans l’Humanité en particulier et dans l’humanité en général. La preuve de ce que j’avance est à portée de main. Le 24 février, ce journal qui a perdu en route et le marteau et la faucille, vient de publier un long entretien avec Kamel Daoud, le journaliste-écrivain algérien qui éprouve une profonde haine, assumée, pour les arabes et les musulmans. Pourquoi pas ? La parole est libre. Dans ce cas, le devoir de celui qui pose les questions, s’il est vraiment journaliste, est de les formuler toutes, donc les plus gênantes, cruelles ou dérangeantes. Des qualités totalement absentes de l’entretien donné par Daoud à l’Huma.

    Le prototype de la bonne question aurait été celui-ci : « Aujourd’hui que vous êtes le chouchou de BHL et de ses amis, que vous avez trouvé refuge chez le milliardaire François Pinault, que vous êtes aussi adulé par les Zemmour, Finkielkraut et Bruckner, que répondez-vous à ceux qui vous accusent de « tirer sur vos frères », d’être un « néo harki » » ? Voilà une réponse que nous aurions aimé lire. En place de cette longue séance de brosse à reluire, pure soie, où le penseur libéré était brillant car bien astiqué sur papier Huma. Pour ceux qui ont échappé au tsunami Daoud, déclenché par les nouveaux réactionnaires de Saint-Germain-des-Prés, un petit résumé s’impose.

    Après avoir été lui-même un musulman du genre intégriste, donc BCG, Daoud a jeté Barbe, Claquette et Gandoura pour s’affirmer laïque, donc BCBG. C’est son droit. Et, comme jadis Renan le fit pour le catholicisme, Daoud va s’auto alimenter d’une haine de l’islam. Puis, pour faire mesure, de tous les arabes. On pourrait parler de haine de soi, de la nécessité urgente d’une psychanalyse, mais bon, Daoud n’est pas un névrosé, mais on nous le dit, un « libéré ». Vous aurez remarqué que dans notre monde tel qu’il est, tout auteur qui crache sur « l’arabo-musulman » entre illico dans le sérail de ceux qui ont eu « le courage de surmonter les tabous, de briser le plafond de verre ».

    Un statut qui, en bas morceaux, part des Sifaoui et Chalghoumi, pour devenir des Daoud, Finkielkraut, Zemmour, Bruckner, Houellebecq en haut de la bête, près du filet et de l’aloyau. Prenez l’un de ceux-là, mettez-les devant une caméra ou un micro, ils ne disent rien d’autre que la vérité. Toujours. Ces courageux cracheurs font du bien à la vérité. Ils sont autant de Saint Jean Bouche d’Or. Alors que ceux qui les critiquent ne sont que de minables « islamo-gauchistes », variété peu à la mode, y compris aux neurones des penseurs de l’Humanité.

    Car, quand même ! Quand même ! La monstruosité raciste est là, même si Daoud et ses sponsors souhaitent que l’on oublie cet épisode. Au lendemain des soi-disant « viols de Cologne », notre Daoud sort son Bic pour nous régaler de ces mots humanistes et nuancés, que voici : « Mais comment pourrait-on imaginer être agressée en pleine ville par un troupeau de bêtes sauvages sans que personne n’intervienne ? […]. On assiste à un choc des cultures : d’un côté des pays où les femmes sont cachées, voilées, confinées au foyer. Et de l’autre une culture où les femmes sont libres, les cheveux au vent, fières de leur corps et de leur indépendance […]. En agressant ces femmes libres et fières, n’est-ce pas en partie les valeurs occidentales qu’on agresse ? »…« L’Autre vient de ce vaste univers douloureux et affreux que sont la misère sexuelle dans le monde arabo-musulman, le rapport malade à la femme, au corps et au désir. L’accueillir n’est pas le guérir. Le rapport à la femme est le nœud gordien, le second dans le monde d’Allah. La femme est niée, refusée, tuée, voilée, enfermée ou possédée ». Dix-neuf universitaires courageux, toujours dans Le Monde, ont eu le courage de protester de cette immondice. Pour ne recueillir que des quolibets, des noms d’oiseaux qui vont si bien aux « ringards ». Saluons-les.

    Face aux bonnes causes, aux urgences, vous avez observé que les « grands » journaux du « monde libre » -celui de l’OTAN- ouvrent leurs colonnes aux fabricants de vérité. Outre « Le Monde », sur le scandale des « viols musulmans » de Cologne, c’est sans peine que Kamel Daoud frappe dans les pages du New York Times. Voici un extrait de sa seconde salve :

    « L’une des grandes misères d’une bonne partie du monde dit “arabe”, et du monde musulman en général, est son rapport maladif à la femme » ;

    « Dans certains endroits, on la [la femme] voile, on la lapide, on la tue ; au minimum, on lui reproche de semer le désordre dans la société idéale » ;

    « Le couple n’est plus un espace d’intimité, mais une préoccupation du groupe. Il en résulte une misère sexuelle qui mène à l’absurde ou l’hystérique » ;

    « Dans certaines terres d’Allah, la guerre à la femme et au couple prend des airs d’inquisition » ;

    « [Dans certaines terres d’Allah] on fantasme ailleurs, soit sur l’impudeur et la luxure de l’Occident, soit sur le paradis musulman et ses vierges » ;

    « Le sexe est partout. Et surtout après la mort »…

    Au directeur de l’Humanité cette prose semble convenable… Utile pour secouer le carcan archaïque et réactionnaire qui fige le monde arabo-musulman comme dans un plâtre… Dans tout ça, rien de raciste. Pas une virgule.

    Mais à quoi bon se livrer à une analyse de texte, à triturer la sémantique ? Tout cela est inutile car l’Humanité, comme la presse bien-pensante, ignore l’axiome : les « viols musulmans de Cologne » n’ont jamais existé. Petit à petit la vérité accouche d’un monstre, et le trivial quotidien Bild Zeitung s’est lui-même excusé : tout ce drame, cette affaire de viols en Allemagne, commis par des « migrants, essentiellement maghrébins », n’est qu’une rumeur montée au fouet. Le tout sous la poigne de groupes fascistes allemands, avec l’aide de policiers et de journalistes bienveillants. Et pour les journées d’injures répétées, on a le devoir d’écrire à Pujadas, à TF1 et tous autres afin de les contraindre à un grand pardon. Donc, c’est un mensonge qui a servi de carburant au camion poubelle de Daoud.

    Mais cet écrivain-journaliste est si universel que l’on doit élargir le spectre, et un peu mieux le passer aux rayons X. Lire par exemple ce qu’il a publié sur le drame des Palestiniens… Et c’est équipé de gants de ménage que je vous livre la généreuse pensée « daoudienne » qui, bien sûr et comme toujours, parle de lui :

    « Non, le chroniqueur n’est pas « solidaire » de la Palestine. […] Non donc à la « solidarité » par conditionnement religieux et « nationaliste ». […] La « solidarité » qui se juche sur l’histoire d’un peuple malmené et presque sans terre au nom de la haine de l’autre. Cette « solidarité » concomitante que le chroniqueur a vomie dans les écoles, les manuels scolaires, les chants et l’arabisme et l’unanimisme religieux. […] Le drame palestinien a été « arabisé » et islamisé à outrance au point où maintenant le reste de l’humanité peut se sentir débarrassé du poids de cette peine. C’est une affaire « arabe » et de musulmans. Cette solidarité qui a transformé un drame de colonisation entre clashs de religions, de haines et d’antiques mythologies exclusives. Cette solidarité VIP que le chroniqueur ne veut pas endosser, ni faire sienne. »…« Le monde dit « arabe » est le poids mort du reste de l’humanité. Comment alors prétendre aider la Palestine avec des pays faibles, corrompus, ignorants, sans capitaux de savoir et de puissance, sans effet sur le monde, sans créateurs ni libertés ? Comment peut-on se permettre la vanité de la « solidarité » alors qu’on n’est pas capable de jouer le jeu des démocraties : avoir des élus juifs « chez nous », comme il y a des élus arabes « chez eux », présenter des condoléances pour leurs morts alors que des Israéliens présentent des condoléances pour le jeune Palestiniens brûlé vif, se dire sensible aux enfants morts alors qu’on n’est même pas sensible à l’humanité. »

    La philosophie est tirée, ne reste plus qu’à la boire. Ce qu’a fait avec délectation l’Humanité dans des verres en cristal offerts par BHL. Santé.

    par Jacques-Marie Bourget

    https://oumma.com


  • Donald et Vladimir - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/03/donald-et-vladimir.html
    https://www.lejournaldepersonne.com/wp-content/uploads/2017/03/vladimir-et-donald_261-1170x570@2x.jpg

    Trump n’a rien de Bush. Ce n’est pas une marionnette mais un marionnettiste. Ce n’est pas un politique mais un artiste jusqu’au-boutiste.
    Poutine n’a rien d’Eltsine. Ce n’est pas un héritier mais un fin limier. Il connaît tous les manèges. C’est un stratège.

    Les États-Unis pour l’un, les États réunis pour l’autre.
    Qu’ont-ils en commun ?
    Sinon la radicalité comme seul et unique bien.
    L’un pour dire ce qu’il y a de capital dans le capitalisme et l’autre ce qui est hors du commun dans le communisme.
    En l’occurrence : le radicalisme : on ne cède pas un iota de terrain. On ne concède rien. On procède autrement, radicalement, et si et seulement si c’est possible, amicalement.
    La mère-patrie et ses enfants passent avant toutes choses.
    Aucune charité bien ordonnée ne saurait les abandonner.
    C’est le mobile et le moteur de toute nation qui se respecte.

    Nos deux leaders rêvent de grandeur. Pour eux, le paradis n’est jamais perdu mais toujours à retrouver. C’est une question de volonté politique. De radicalité.
    Leur ennemi commun : c’est le déclin, voire le « déclinisme » planétaire, le mondialisme déficitaire, le globalisme lacunaire. Pour ne pas sombrer avec un monde qui sombre, on refait la lumière et on défait la pénombre : celle des doctes et des dogmes.

    Pour ceux qui doutent ou ont toujours douté du rêve américain, Donald est là, non pour le rappeler mais pour l’incarner.
    Et tout citoyen américain est appelé à en faire autant, à devenir un héros national, servi et au service de la nation.
    Parce qu’il n’y a pas d’autre capital que la nation. Pas d’évasion. Ni d’invasion. Mais une autre vision :
    Celle d’une Amérique fière d’être elle-même, centrée sur elle-même et concentrée sur ses propres intérêts.

    Réaliste et non plus impérialiste. Profitant de sa puissance au lieu d’en faire profiter d’autres.
    Parti de rien, il est persuadé qu’il ne peut accéder à tout qu’avec les siens... qu’il faut chérir avant d’enrichir les petites gens qui y ont cru et l’ont porté aux nues. Un prêté pour un rendu.

    Avec Vladimir, c’est tout un autre type de redressement. Militaire et militant, pour réhabiliter l’autorité, il n’a pas besoin d’être tyran. Au fond de lui, l’instinct commun est toujours vivant.
    Contrairement à ses vénérables prédécesseurs, il ne se bat pas contre le vent. Il l’utilise à bon-escient.
    Il a compris que c’est la victoire qui importe et non les moyens qui l’assurent. Il ne craint pas d’être craint. Il ne cherche pas à séduire mais à réussir. Pour lui comme pour le Prince de Machiavel « la fin justifie tous les moyens ».
    Pas la peine de faire de la politique autrement. Il sait que pour redonner à la Russie toutes ses lettres de noblesse, il faut d’abord lui restituer son esprit, sa langue, sa culture et sa littérature.
    Et pour lui épargner toute nouvelle décomposition, il fait tout pour lui redonner goût à la nation... glorifiée et magnifiée plus que de raison.

    Question :
    Parce qu’il y a une question qui se pose :
    Pourquoi ces deux spécimens provoquent déci, delà tant de haine ?
    Parfois même un très grand mépris ?
    À cause de l’imposture du premier et de la posture du second ?
    Ou à cause de l’excès d’amateurisme de l’un et l’excès d’autoritarisme de l’autre ?
    Ou à cause de leur lien avec un commun dictateur : Charlie Chaplin ?
    Ils effrayent. Ils sont effrayants.
    Et pourtant ils ne font rien d’autre qu’un bras d’honneur à l’histoire en disant : dirigeants de tous les pays, levez-vous, reprenez le pouvoir et cessez de plonger votre petit monde dans le noir !

    Votre nation, si petite soit-elle, a sa grandeur en elle et non derrière, devant ou en dehors d’elle.


  • L’Arabie saoudite volerait-elle le pétrole du Yémen avec la complicité des Etats-Unis et de Total ? - Wikistrike
    http://www.wikistrike.com/2017/03/l-arabie-saoudite-volerait-elle-le-petrole-du-yemen-avec-la-complicite-d
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    Un expert économique yéménite a révélé que Riyad dérobait les réserves de pétrole yéménites, avec le soutien du géant français de l’énergie. Le royaume aurait également passé un accord avec Washington pour empêcher le Yémen d’exploiter son pétrole.

    « L’Arabie saoudite a ouvert un site pétrolier en collaboration avec la société française Total dans la partie sud de la région de Kharkhir, près de la frontière saoudienne de Najran et exploite du pétrole dans les puits de la région », a déclaré l’expert économique yéménite Mohammad Abdolrahman Sharafeddin à l’agence iranienne Fars News. 

    « 63% de la production de brut du Yémen est volée par l’Arabie saoudite en coopération avec Mansour Hadi, le président yéménite en fuite et ses mercenaires », a-t-il ajouté.

    En 2014, feu Christophe de Margerie, PDG de Total à l’époque, avait en effet visité la capitale yéménite Sanaa pour rencontrer le président Abdrabuh Mansour Hadi et discuter de l’expansion de l’empreinte du géant énergétique français dans le pays.

    Selon le site internet de la présidence du Yémen, Christophe de Margerie avait alors indiqué que la relation avec le Yémen était « stratégique » et que Total développait ses sites pétroliers dans le pays.

    Selon l’expert Mohammad Abdolrahman Sharafeddin, Riyad achèterait des armes avec l’argent du pétrole volé au peuple yéménite et les fournirait à ses mercenaires pour pourchasser les opposants chiites du Yémen.

    En janvier, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, qui soutient la présidence de Mansour Hadi, a affronté un groupe de rebelles houthis dans la région de Bab el-Mandab, passage essentiel pour les 3,8 millions de barils de pétrole du Moyen-Orient destinés au marché occidental. 

    Un accord entre Riyad et Washington pour avoir la mainmise sur le pétrole yéménite ? 
    À la fin de l’année 2016, un autre expert économique, Hassan Ali al-Sanaeri, avait déclaré que Washington et Riyad avaient soudoyé l’ancien gouvernement yéménite pour qu’il s’abstienne des activités de forage et d’exploration pétroliers, alors même que la recherche scientifique et les évaluations effectuées par les sociétés de forage internationales montrent, selon lui, que les réserves de pétrole yéménites sont les plus importantes de toute la région du golfe Persique.

    « L’Arabie saoudite a signé un accord secret avec les Etats-Unis pour empêcher le Yémen d’exploiter ses réserves de pétrole au cours des 30 dernières années », a déclaré Hassan Ali al-Sanaeri à Fars News.

    Al-Sanaeri a ajouté que les réserves les plus abondantes de pétrole yéménite se trouvaient dans les régions de Ma’rib (ouest), al-Jawf (nord), Shabwah (sud) et Hadhramaut (centre-est).

    Il a noté qu’une série de documents secrets publiés par Wikileaks ont révélé que le gouvernement de Riyad avait mis en place un comité spécial présidé par l’ancien ministre saoudien de la Défense, le prince héritier Sultan bin Abdel Aziz, ainsi que l’ancien ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal al-Saud et le chef du renseignement du royaume.

    Les autorités saoudiennes aurait chargé ce comité de mettre en œuvre un projet de canal allant de l’Arabie saoudite à la mer d’Arabie en passant par Hadramaut au Yémen afin de ne plus avoir à utiliser les détroits d’Ormuz et de Bab al-Mandab.

    Il a réitéré que de nouvelles réserves de pétrole avaient été découvertes dans la province yéménite de al-Jawf, ce qui pourrait potentiellement faire du Yémen l’un des plus grands exportateurs de pétrole de la région et du monde.

    Pendnt ce temps, la guerre au Yémen continue. Depuis le début de l’intervention de la coalition arabe en mars 2015, plus de 7 400 personnes ont trouvé la mort et plus de 40 000 autres ont été blessées dans le conflit, alors que toutes les médiations de l’ONU et sept cessez-le-feu ont échoué.


  • « Elle est bonne » : 17 ans après, Alexandre Jardin se dit choqué par la phrase du président Chirac - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/03/elle-est-bonne-17-ans-apres-alexandre-jardin-se-dit-choque-par-la-
    http://www.egaliteetreconciliation.fr/local/cache-vignettes/L250xH221/arton44447-3730e.jpg

    17 ans après, non content d’avoir été soutenu par le président de la République en personne dans le développement de son association, l’ingrat Alexandre Jardin se déclare choqué par une petite phrase de Jacques Chirac, à propos d’une femme.

     

    « Il m’a dit “dans le département il faut s’appuyer sur cette femme elle connaît tout le monde”, il se penche et puis il me dit, “elle est bonne”. La vulgarité de la phrase, de la part d’un chef de l’État, pour le citoyen que je suis je tombe de 30 étages. Et puis au bout d’un moment, voyez on était assis côte à côte... Il écrit un numéro de portable et il me file le portable de la fille. Et je me dis voilà le successeur de Charles de Gaulle. Ça a fait partie des moments où je me suis dit que nous avions clairement un problème en France. On a envoyé une classe politique indigne. Cette scène que je vous raconte, c’est hallucinant. Et pour un citoyen qui rencontre le chef de son État, tout à coup je bascule dans un monde d’une espèce de vulgarité inouïe. »

    À cheval donné on ne regarde pas les dents...

    Bon, le petit Jardin, à moitié mythomane de son état, n’a jamais fréquenté les bistrots, les vestiaires, ou les bouffes entre potes. Trop occupé à balancer sur sa famille des indiscrétions qui oscillent entre le fantasme et la semi-réalité, il a perdu le contact avec le réel. Car oui, les mecs parlent comme ça des femmes : « elle est canon », « elle a un gros cul », « mate ses nichons », « purée les jambes de folie », « je lui mettrais bien une cartouche »... Et dire d’une femme qu’« elle est bonne », n’est pas ce qu’il y a de plus vulgaire. C’est même un hommage, et doit être reçu comme tel. Sauf pour le Jardinet qui, avec 17 ans de retard, pousse des cris de vierge effarouchée, après avoir bien profité de l’entregent d’un président pour son petit business associatif.

    Aujourd’hui, il se présente à l’élection présidentielle avec un projet bâteau, moraliser la vie politique, partir des gens, bla bla bla, alors que la politique n’a rien à voir avec la morale : c’est la gestion des contraires, des forces antagonistes, l’appréhension de rapports de forces qui demande de la lucidité, du calcul et de la vision, ce dont Jardinet semble totalement dépourvu. C’est vrai que pendant cette campagne 2017, on entend partout les Français pleurnicher que les hommes politiques sont des « menteurs » et des « escrocs », mais pas plus que n’importe qui. C’est une profession difficile qui a ses moments de gloire médiatique et de combinazione dans la coulisse. À nous d’analyser les événements en cours avec une grille pas seulement morale, mais aussi explicative. Car le manichéisme ne mène pas loin.

    On peut être un bon président et courir après les femmes, ou un mauvais président qui court aussi après les femmes. Hollande fait partie de la seconde catégorie. Les Français se foutent comme de leur premier bulletin glissé dans l’urne de la sexualité de leurs gouvernants, du moment qu’ils font bien leur boulot. Chirac a été par moments non pas un grand, mais un bon président, plutôt rassembleur et avec une certaine vision à l’international. Cependant, il a fini par se coucher devant le courant libéral à l’intérieur (Sarkozy) et la ligne américaine à l’extérieur. Les Russes ont eu plus de chance avec Poutine, en poste depuis 17 ans, lui aussi. Avec Vladimir, il n’est pas question de petites culottes en scooter, mais de vision et de stratégie. Une morale supérieure, quoi.


  • L’historien Ali Farid Belkadi à la descendante de Bengana : « Si on ne choisit pas sa famille, il n’est pas interdit de se repentir » - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/03/l-historien-ali-farid-belkadi-a-la-descendante-de-bengana-si-on-ne
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    « Celui qui méconnaît l’histoire est condamné à la revivre. » (Karl Marx). Cet exergue est un appel à la vigilance de tous, afin de ne pas répéter les bévues du passé. Depuis 1838, le nom Bengana se conjugue à tous les sales temps dans la conscience populaire algérienne. Il est l’ennemi public numéro un, juré, déclaré, politique, héréditaire, il fut redouté par les tribus, comme les enfants redoutent l’ogre dans les contes universels. A l’époque turque, les Bengana, qui n’étaient pas grand-chose, se refirent de la tête aux pieds avec l’aide des officiers du corps expéditionnaire français, qui les revivifièrent de père en fils durant des décennies.

    Bengana, c’est l’ennemi de tous, depuis toujours, de longue date, une famille de vachers indigènes convertis en hommes de guerre oppresseurs de leur peuple, au nom de la France. L’ennemi de la noble cause, celle de la libération des Algériens du joug colonial. Bengana reste dans l’inconscient collectif algérien l’archétype de l’ennemi de Dieu et du genre humain. Ils sont voués aux gémonies. Plus abject, cela n’existe pas. Cela se passait aux temps où les tribus s’affrontaient, s’écharpaient, s’entretuaient, sous les regards admiratifs et ravis des généraux français qui les manœuvraient en coulisse. Les insurrections se succédaient et s’enchaînaient pour sauver les populations du désespoir dans lequel les Français avaient plongé le pays, sans succès, et leurs instigateurs étaient décapités, leurs têtes expédiées au Muséum de Paris.

    La répression française a fait 10 millions de morts en Algérie de 1830 à 1872, selon un auteur français : « En réalité, une fois réduit à deux millions, le peuple algérien dut renoncer à la lutte ouverte et attendre d’avoir presque retrouvé le chiffre de 1830 avant de la reprendre. Si l’on tient compte de son taux d’accroissement moyen de 1870 à 1930, environ un million tous les quinze ans, ce n’est pas huit, mais dix millions d’habitants que le peuple algérien a perdu de 1830 à 1872. » (Michel Habart. Histoire d’un parjure, Les éditions de minuit).

    A ce chiffre effarant, qui évoque rétrospectivement et d’une manière incontestable un génocide, s’ajoute celui du nombre de martyrs de la guerre de libération 1954/1962. Le génocide, qui est considéré par les juristes comme la forme extrême du crime contre l’humanité, est un concept issu de la Seconde Guerre mondiale. Ce concept fut appliqué au massacre des Arméniens, en 1915, ainsi qu’à l’assassinat des juifs d’Europe par les Allemands entre 1941 et 1945.

    Brusquement, ce fut le 1er novembre 1954, un jour de tous les saints chrétiens, l’insurrection finale. C’est à la fois l’Iliade et l’odyssée, comme le dit si bien Moufdi Zakaria dans un de ses très beaux poèmes. Nous avons tous au fond de nous une légende familiale qui parle de ces années-là, fabuleuses, mythiques. La France ne détient de cette époque qu’un fatras informes de récits plats et ennuyeux, entreposés dans des cartons au Fort de Vincennes ou à Aix-en-Provence, ces fameuses archives françaises dans lesquelles des officiels coloniaux, civils et militaires, racontent l’autre version, dévalorisante, des hauts faits de la résistance algérienne à la colonisation. Les Algériens sont les aimés de Dieu, par leurs incessantes épreuves qui dépassent l’entendement. Dieu les soumet à des tests régulièrement depuis des siècles. Qui aime bien châtie bien.

    La guerre de libération contre les Français n’a pas commencé en 1954. Elle était déjà là au mois de juin 1830, du côté de Sidi Fredj. Elle ne s’est jamais arrêtée, entrecoupée de pauses, le temps de regrouper ses forces et c’est reparti. Toujours cette quête mystique vers une autre libération, de plus en plus décisive. L’Algérie a toujours vibré de chants libérateurs, d’actes sublimes, épiques, rien de plus normal, l’Algérie est le pays des héros.

    Venons-en aux escobarderies de l’arrogante descendante de l’Ubu-roi des oasis de Biskra, l’auteure étourdie du livre Bouaziz Bengana, soi-disant dernier roi des Zibans, le bachagha Bouaziz Bengana, ce « salopin de finance » traînant le « voiturin à phynances » dans les Zibans, un mot qui signifie « oasis » et qui est synonyme de Bsikris dans cette région située à l’orée du désert. Les dissimulations de cette descendante sont claires comme l’eau argentée qui coule de la roche, il s’agit d’une tentative – ratée, avortée, loupée – de duper les Algériens et d’escamoter leur histoire en y introduisant subrepticement, de manière apocryphe, un félon, affublé comme au carnaval d’un masque de héros, et son clan de traîtres, ivres de carnages. Elle peut toujours rêvasser d’une statue future à élever sur la principale place de Biskra en hommage à ce sinistre personnage, Bouaziz Bengana.

    Cette famille de collabos est pire que les George Montandon, Louis Darquier de Pellepoix, Henri Coston, Marcel Déat, Jean Luchaire, Lucien Rebatet qui sévissaient dans la France des années 1939/1940. La France, qui se glorifie des hauts faits de la résistance contre les Allemands, pérore et chicane lorsqu’il s’agit des harkis de sinistre mémoire. Les partisans Algériens – moudjahidine – avaient pourtant les mêmes intentions justes et nobles que les résistants français de la Seconde Guerre mondiale : libérer leur pays du joug des occupants. En Algérie, cela dura 132 ans. L’engeance de Bengana a collaboré, par toutes les formes et de toutes les manières possibles et imaginables, avec l’ennemi français en temps de guerre. C’était leur seconde nature. Les mains de ces gens-là à travers le temps ruissèleront toujours du sang des martyrs. Ils assassinaient des Algériens, leurs compatriotes, au nom d’une idéologie criminelle impitoyable et barbare qui appelait à s’approprier un pays, l’Algérie, auquel elle imposa la guerre.

    Cette descendante de Bouaziz Bengana aurait pu se taire et expier dans son coin le mal fait aux Algériens par ses ancêtres qui s’engagèrent par serment, de la manière la plus solennelle, prêté au général Galbois de ne jamais trahir la France, ni ouvertement, ni en secret. Bouaziz Bengana ne fut pas seul à ce moment-là, tous les Bengana valides et en âge de combattre l’accompagnaient, pour prêter leur allégeance définitive à la France. Tous les Bengana, de père en fils, les frères, les demi-frères, les cousins et les neveux, se bousculaient dans le palais de Constantine pour étreindre la main des officiers français.

    C’est en 1838 que cette famille, ayant à sa tête son chef Bouaziz Bengana, vint offrir ses services aux Français. Parmi ceux qui accompagnaient Bouaziz Bengana, il y avait son frère M’hammed-Ben-Bouaziz Bengana ; ses enfants Ali-Ben-El-Guidoum, Ahmed-ben-El-Messai et El-Hadj-Bengana, ses neveux El-Hadj-ben-Ahmed Bengana, Larbi-ben-El-Hadj Bengana, Ahmed-ben-El-Hadj et Mohammed-Es-Seghir ; le neveu de celui-ci, Ahmed-Ben-Bouzid, et ses autres neveux : Bou-Lakhras-ben-Mohammed-ben-El-Hadj et Brahim. D’autres encore qui s’étaient déplacés pour reconnaître et acclamer le gouvernement français dont ils appréciaient la conduite en Algérie.

    A ce serment qui fut prononcé sur le coran et au nom de Dieu, les Bengana crurent bon de devoir ajouter que tous s’engageaient à servir la France avec zèle. Ils annoncèrent même au général Galbois qu’il ne tarderait pas à constater les services qu’ils pouvaient rendre aux Français dans la région saharienne, qui était à la fois leur domicile et leur lieu de naissance, selon eux. Ils se disaient arabes de la pure race, mais leur origine véritable est la haute-Kabylie. La réponse du général Galbois fut : « Le gouvernement français est édifié sur de solides bases, et les lois qui le régissent sont claires et précises. Si vous servez ce gouvernement avec loyauté et fidélité, et que vous attendiez patiemment, vous obtiendrez de lui, non seulement ce que vous aurez espéré ouvertement, mais même ce que vous aurez celé au fond de vos cœurs ! »

    Promesses tenues, on fit de Bouaziz Bengana un khalifa, un simple lieutenant des Français. Bouaziz Bengana répliqua à Galbois que son sang était prêt à remplir avec zèle toutes les missions que les Français voudraient bien confier à sa famille. Leur première mission fut de concourir au rétablissement de la sécurité sur la route de Sétif. A partir de ce moment-là, la chasse à leurs concitoyens récalcitrants au joug français était ouverte. Tous les Algériens qui refusaient de se soumettre aux Français devenaient des antagonistes à occire. Le vocabulaire des Bengana se restreint à des bribes de mots obsessionnels, leur seule préoccupation constante et permanente : briser l’ennemi, c’est-à-dire la résistance algérienne à l’occupation. Cerner l’ennemi algérien. Charger l’ennemi algérien. Chasser l’ennemi algérien. Combattre l’ennemi algérien. Contenir l’ennemi algérien. Courir sus à l’ennemi algérien. Culbuter l’ennemi algérien. Débarrasser le territoire conquis des ennemis algériens qui s’y trouvaient. Défaire l’ennemi. Ecraser l’ennemi. Encercler l’ennemi.

    Ils encaissaient l’impôt au nom de la France, sur lequel une bonne part leur revenait. Leurs territoires s’accroissaient, leur pouvoir s’amplifiait. A la tête de leurs goums, les Bengana firent une guerre implacable à trois chefs de la résistance : Abdelhafidh, Boumaza, Mohamed Ben Abdallah et Ben Chohra. Ils participèrent aux destructions et aux massacres avec le colonel Saint Germain, qui fut tué lors d’un combat contre les troupes d’Abdelhafidh. Ils participèrent au pogrom de Zaatcha avec le colonel Carbuccia et le général Herbillon. Ils furent avec Pélissier et le général Bedeau. Les Bengana étaient partout avec pour évangile et credo : celui qui croira en la France sera sauvé et celui qui ne croira pas sera condamné.

    C’est ainsi que la famille Bengana commandée par son chef Bouaziz Bengana rejoindra le général Galbois, qui commandait la colonne expéditionnaire chargée de contrôler la région, en se ralliant aux troupes françaises. Le premier combat auquel ils participeront eut lieu avec une troupe dirigée par le frère de l’émir Abdelkader au lieu-dit Has El-Oued. Au cours de ce combat, les Bengana eurent quatre de leurs cavaliers tués et trois blessés. Parmi les résistants qui faisaient partie de la troupe de l’émir, se trouvaient Ferhat Bensaid et Ahmed-Ben Chennouf. C’est là les premiers débuts des Bengana au service du gouvernement français.

    Quelque temps plus tard, Mohammed-Es-Seghir Bengana se joignait au même général Galbois qui dirigeait une nouvelle et immense colonne en partance vers le pays des Haraktas. Mohammed-Es-Seghir avait amené avec lui les hommes de la tribu qu’il commandait ainsi que ses goumiers personnels. Mohammad-Es-Seghir et les siens, qui connaissaient parfaitement le terrain, concourront alors à la soumission complète des Haraktas.

    Ce serait trop long, voire fastidieux d’énumérer les batailles contre la résistance auxquelles ils furent mêlés durant des décennies, de 1838 à 1879.

    Lahsen Benazouz était le lieutenant de l’émir Abdelkader, et, en cette qualité, il parcourait le Sahara avec la fine fleur de ses troupes. Plusieurs tribus de cette région avaient fait leur soumission à Lahsen Benazouz, les Bengana et leurs affidés réquisitionnés au complet vinrent établir leur campement à peu de distance d’El-Outaia, dans un endroit appelé Salsou. C’est là que les deux troupes ennemies, l’une combattant pour la liberté et la vérité, l’autre engagée aux côtés des troupes d’asservissement, se rencontrèrent et qu’elles se livreront un combat acharné.

    La bataille de Salsou

    Le texte écrit par un membre du clan Bengana et publié en 1879 à Constantine dit : « Nous en tuâmes un grand nombre et nous leur prîmes leurs fusils et leurs canons. Nous allâmes porter tout le butin que nous avions pris à M. le général Galbois, et nous devons dire que le gouvernement nous récompensa par les honneurs et la vénération dont nous fûmes l’objet, et par la plus belle des distinctions. De plus, c’est à partir de cette époque que Si-Bouaziz Bengana fut surnommé le Serpent du désert. Ce fait d’armes accompli au service de la France est encore un de ceux dont notre famille a le droit de s’enorgueillir. A la suite de tous ces faits, le général Négrier, ce lion indomptable, revint, pour la deuxième fois, à la tête des affaires, et nous fîmes avec lui une razzia aux Oulad-Bou-Aoun auxquels s’était jointe la tribu des Zemoul. »

    Nous avons consulté les archives du Service historique du Château de Vincennes à propos de cette bataille de Salsou. Les sources sont : « Sous-série 1 H 68. Dossier 3. Province de Constantine (mars-avril 1840) ». Ce document qui traite très brièvement de Bouaziz Bengana, auquel les archives prêtent très peu d’importance, dit : « Le général Valée obtient le grade d’officier de la légion d’Honneur pour le cheikh El-Arab Ben Gana, son protégé, qui a anéanti un bataillon régulier de l’armée de l’Emir d’Abd el-Kader, ainsi qu’une cavalerie de 800 hommes et des troupes régulières, commandé par Ben Azouz, le khalifa du Sahara oriental d’Abd el-Kader, sans qu’un seul fantassin s’en soit échappé. Le goum de Bengana lui prend trois drapeaux, deux canons, deux tambours et 500 fusils avec baïonnette. Le gouverneur fait remettre à cette occasion à Ben Gana 20 000 francs pour la solde de ses troupes et 25 000 francs pour ses dépenses personnelles. 510 têtes ont été coupées. »

    Cette affaire, dit encore le passage du dossier conservé pour la postérité par les Archives de Vincennes, « fait grande sensation dans toute la province ». « Je (le général Galois) regarde comme un résultat bien heureux d’avoir amené les Arabes à se battre pour nous contre leurs coreligionnaires. (…) Il aurait fallu peu de choses pour allumer un grand incendie, car Ahmed (le Bey de Constantine) et Abd el-Kader commençaient à gagner du terrain. » Le rapport remis à sa hiérarchie militaire française par le cheikh el-Arab sur le combat contre Ben Azouz se termine ainsi : « Nous sommes vos enfants et nous vous servirons jusqu’à la fin avec une entière fidélité. »

    Les Bengana, retournés dans leur fief après une razzia menée sous les ordres du général A. Baraguay-d’Hilliers, apprirent la nomination du duc d’Aumale, fils du roi Louis-Philippe, au commandement de la province de Constantine. Sans perdre un seul instant, Bouaziz Bengana, brûlant d’impatience, alla à sa rencontre. Le duc d’Aumale, après l’avoir félicité pour les services rendus à la France et inspecté les goumiers de Bengana, lui communiqua son intention de faire une expédition dans le Sahara et dans les montagnes des Oulad-Soltan.

    Bouaziz Bengana lui répondit qu’il était prêt à marcher et à servir ses projets, ajoutant : « Son altesse n’aurait qu’à le faire prévenir lorsqu’elle se rendrait à El-Kantara, et qu’il s’engageait à l’y rejoindre avec les contingents des tribus soumises du Sahara et leurs chefs, qui étaient parfaitement disposés à se battre. (…) Le duc d’Aumale fit alors l’honneur à Si-Bou-Aziz-ben-Gana de le nommer khalifa de la région saharienne, et cette nomination fut confirmée par le maréchal Vallée comme récompense pour ses bons et loyaux services. Le territoire de commandement de Bouaziz Bengana fut délimité : il s’étendait d’El-Kantara à Touggourt et comprenait, de l’est à l’ouest, tout le pays qui s’étend d’El-Khanga aux Ouled-Djellal. Le duc d’Aumale, reconnaissant, nomma en même temps Si-Mohammed-Es-Sghir, neveu de Si-Bouaziz, caïd de Biskra et des Zibans. »

    Au duc d’Aumale succéda le général Bedeau qui entreprit une nouvelle campagne dans les Aurès pour y aller chercher El-Hadj-Ahmed-Bey. Les Bengana étaient toujours là où les généraux français allaient.

    A la suite d’une énième expédition contre les insurgés algériens, à laquelle participèrent les Bengana, le général Herbillon attribua à El-Hadj-ben-M’hammed Bengana le titre de caïd des Oulad-Djellal et des Oulad-Nail. Puis le général Herbillon, accompagné de tous les membres de la famille des Bengana, pourchassa les récalcitrants Oulad-Nail jusque chez eux, et les obligea de lui faire leur soumission.

    Le pogrom de Zaatcha raconté par les Bengana

    A propos du pogrom de Zaatcha, auquel participèrent tous les Bengana et durant lequel la totalité des habitants furent massacrés, sans exception, y compris les vieillards, les femmes et les enfants, le texte écrit par Bengana dit : « A la suite de ces événements, le colonel Canrobert fut appelé au commandement d’Aumale, et ce fut le colonel Carbuccia que l’on nomma à sa place à Batna. A cette époque, il y avait dans la petite ville de Zaatcha un homme nommé Bouziane qui se faisait passer pour chérif et qui avait réussi à réunir autour de lui un certain nombre de partisans. Comptant sur l’appui des gens de Zaatcha, cet individu se crut assez fort pour se dispenser de venir rendre ses devoirs aux autorités. Le siège de Zaatcha fut alors commencé par Si-Bou-Aziz- Bengana et ses frères à la tête des troupes dont ils disposaient, et, quelque temps après, le colonel Carbuccia vint les rejoindre avec un faible détachement et le siège continua. Tous les gens de Zaatcha et le chérif Bouziane, ainsi que tous les étrangers qui avaient suivi la fortune de celui-ci rentrèrent alors dans l’intérieur de la ville et s’y retranchèrent. De nombreux combats eurent lieu sous les murs de Zaatcha, le colonel Carbuccia attaquant sans relâche les assiégés à la tête de son détachement ; mais cet officier ne put obtenir aucun résultat, et après des efforts inutiles, la colonne fut obligée de rentrer à Biskra. Or, ce siège avait duré un certain temps, et, dans cet intervalle, Si-Abdelhafidh, qui était campé à El-Khanga, avait conçu le projet de faire une diversion au profit de Bouziane. (…) Bou-Aziz -Ben-Gana, qui était encore devant Zaatcha, envoya immédiatement à Si-Bou-Lakhras l’ordre de prendre avec lui quatre cents cavaliers arabes et de se transporter avec eux à Biskra le plus vite possible. Si-Bou-Lakhras exécuta ponctuellement les ordres qu’il avait reçus, et lui et ses quatre cents cavaliers franchirent la distance qui les séparait de Biskra en un jour et une nuit. Arrivés à Biskra, ils se joignirent au commandant Saint-Germain et se portèrent à la rencontre de Si Abdelhafidh. Les deux armées se rencontrèrent à Soriana, et les troupes françaises se jetèrent avec impétuosité sur les insurgés. La fortune tourna contre Abd-el-Hafidh, qui fut battu ; mais nous eûmes à déplorer la mort du commandant Saint-Germain, qui fut tué pendant le combat. (…) Revenons maintenant à l’affaire de Zaatcha. Lorsque le colonel Carbuccia abandonna le siège pour rentrer avec sa colonne à Biskra, il laissa Si-Bou-Aziz-Ben-Gana et ses parents auprès de Zaatcha, avec leurs goums, pour surveiller Bouziane et ses partisans, et cette situation se continua jusqu’à l’arrivée du général Horbillon. Ce général, à la tête d’une colonne considérable, mit la plus grande diligence à se transporter à Zaatcha, et, une fois là, il activa les travaux du siège. »

    Mohammed-Es-Seghir Bengana assassine Al-Hassan Bouziane

    Le texte de Bengana poursuit à propos du pogrom de Zaatcha : « Nous n’entreprendrons pas de raconter les péripéties de ce siège mémorable. (…) Enfin, la victoire resta aux troupes françaises ; Bouziane fut tué, tous les habitants de Zaatcha furent passés au fil de l’épée et leur ville fut détruite de fond en comble. Le jour de la prise de Zaatcha, un des soldats de Si-Mohammed-Es-Seghir avait fait prisonnier le fils de Bouziane et l’avait amené au général qui voulait tout d’abord lui accorder la vie. ‘‘Un chacal ne peut enfanter que des chacals’’, objecta Si-Mohammed-Es-Seghir ; la mort de ce jeune homme fut donc décidée et le soldat le tua immédiatement. A la suite de ces hauts faits, qui rendaient plus manifeste encore la fidélité des Ben-Gana au gouvernement français, le général Herbillon répartit les places de caïds dans la région saharienne entre les membres de cette famille. Il nomma Si-Ali-Ben-El-Guidoum, fils de Si-Bou-Aziz-Ben-Gana, caïd des Arabes-Cheraga ; Si-Bou-Lakliras-ben-Mohammed, caïd des Saharis ; et Si-Ahmed-ben-El-Hadj-ben-Gana, caïd des Arabes Gheraba. Ceux qui avaient aidé ou assisté le chérif Bouziane furent sévèrement punis, et chacun des contingents qui avaient formé l’armée du général rentra dans sa résidence respective. »

    Ce n’est pas tout, un autre « haut fait remarquable » de cette famille est à signaler, un carnage qui eut lieu en marge du siège de Zaatcha.

    Le 16 novembre 1849, à deux heures du matin, deux colonnes du corps expéditionnaire français, placées sous les ordres des colonels de Barrai et Canrobert, se dirigèrent vers l’oasis d’Ourlal, « une ville de tentes appuyée aux oasis, des douars sans nombre s’étendant de tous côtés au loin, et de nombreux troupeaux de chameaux, de moutons, couvrant la plaine ». Les soldats français, pourvus de quatre canons, étaient accompagnés des goums de Sétif, du Hodna et de Biskra, ces derniers sous les ordres du cheikh El-Arab Bengana.

    Entendant du bruit, tous les hommes du campement nomade sortirent des tentes, les cavaliers montèrent à cheval et se portèrent en avant pour livrer bataille aux Français et à leurs supplétifs indigènes. Les femmes, les enfants, les vieillards, entendant les coups de fusil et voyant une masse mouvante se diriger de leur côté, se sauvèrent précipitamment vers les oasis. La sauvage agression de cette population algérienne plongée dans le sommeil fit 120 morts, hommes parmi les nomades, femmes, vieillards et enfants. Toutes les tentes furent renversées, bouleversées, déchirées, brûlées même, et tous ceux qui n’avaient pu fuir trouvèrent la mort sous les toiles et les tapis où ils s’étaient réfugiés.

    Voici résumé ici le récit du général Herbillon, le sanguinaire responsable du génocide de Zaatcha, à propos de ce massacre d’Ourlal, un énième crime contre l’humanité commis au nom de la civilisation française, auquel participèrent hardiment, comme toujours, Bengana et ses goumiers : « Le colonel Canrobert, qui commandait l’arrière-garde, apercevant ce qui se passait, tourna aussi à gauche, et, longeant les murs d’Ourlal, en débusqua les Arabes et appuya le mouvement offensif. L’artillerie acheva de jeter l’épouvante au milieu de cette population surprise, en dirigeant son tir sur des douars éloignés, et en lançant des obus dans les jardins où s’était sauvée la plus grande partie des fuyards. Les tirailleurs indigènes et des spahis, ayant été envoyés en même temps à la poursuite des troupeaux, réunirent sans difficultés ceux qui avaient été abandonnés, et enlevèrent un grand nombre de chameaux, que les gardiens défendirent vaillamment en cherchant à les sauver. Quant aux goums, avides de pillage, ils se jetèrent avec rapacité sur le butin qui était à leur disposition, et prirent tout ce que les moyens de transport leur permettaient d’emporter. Les femmes et les vieillards foulés aux pieds des chevaux, se relevant mutilés, et cherchant à atteindre les murs des oasis où elles espéraient s’abriter, presque tous furent tués à coups de baïonnette. Des otages furent pris dans les grandes familles se rendirent à Biskra ; les amendes furent payées aux époques fixées ; et, comme ils avaient demandé à racheter deux mille chameaux qu’on leur avait pris, ceux-ci furent rendus moyennant une somme qui fut déterminée par une commission nommée à cet effet. Les moutons qui avaient été enlevés, au nombre de quinze mille, furent remis à l’administration et distribués à la troupe. Les Français, qui eurent six tués et trente-quatre blessés, rentrèrent au camp de Zaatcha vers quatre heures et demie du soir, avec une prise de deux mille chameaux et quinze mille moutons, les goums de Ben Gana chargés d’un butin considérable suivaient. »

    Intelligence avec l’ennemi

    Dans la mémoire des Algériens, le patronyme Bouaziz Bengana, qui fut principal chantre de la collaboration avec l’occupant français, est estampillé de manière indélébile, il portera à jamais le sceau de la damnation post mortem à l’oubli. A l’image de la loi votée par le Sénat romain au cours de l’antiquité à l’encontre des personnages politiques coupables de haute trahison.

    La descendante de Bouaziz Bengana, qui aurait dû se taire, déclare dans une interview à l’intention de ses nombreux détracteurs sur les réseaux : « A ces petites âmes, je leur rétorque que si elles ont un tel problème avec la France, que font-elles sur le sol français ? »

    Voilà qui nous rappelle l’air de « la France on l’aime ou on la quitte ». Philippe de Villiers disait : « La France, tu l’aimes ou tu la quittes. » Pour Nicolas Sarkozy, « si certains n’aiment pas la France, qu’ils la quittent ! » Le Pen, quant à lui, dit : « Si certains n’aiment pas la France, qu’ils ne se gênent pas pour la quitter ! »

    « Nul ne peut porter le fardeau d’autrui »

    Que les descendants mâles ou femelles des apostats et autres félons de la cause nationale sans foi ni loi se rassurent. Ils jouissent et jouiront encore en Algérie du passage coranique qui dit : « Nul ne peut porter le fardeau d’autrui. » Le coran rappelle ce principe à cinq reprises : dans la sourate Al-An’am verset 164 ; Al Isra verset 15 ; Fatir verset 18 ; Az-zoumar verset 7 et An-Nadjm verset 38.

    Si on ne choisit pas sa famille, selon l’adage, il n’est pas interdit de se repentir.

    Ali Farid Belkadi
    Historien, anthropologue

    http://www.algeriepatriotique.com


  • Libérez-vous du libéralisme ! - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    Le communisme n’a pas réussi à appauvrir les riches
    Le capitalisme n’a pas réussi à enrichir les pauvres...
    Depuis, les deux envieux ennemis sont devenus amis.
    Ils se sont réconciliés avec eux-mêmes et avec la réalité des faits
    C’est ainsi qu’on a vu paraître le libéralisme
    Le logis des sans logis, l’idéologie des sans idéologie.
    La maison sans raison, la religion sans dieu
    Le libéralisme a réussi à appauvrir les pauvres
    À les vider de leur sang, de leur sens !
    En leur offrant juste un mensonge comme clé des songes
    Cette clé c’est ce qu’on appelle : La Liberté
    Celle de l’aliéné mental, enfermé dans son pré carré
    Qui se sent libre sous prétexte qu’il n’est pas surveillé
    Il a le droit de circuler et ne voit pas qu’il est encerclé.
    Sa liberté n’est qu’un cercle carré
    Autrement dit, une impossibilité
    Nous sommes libres :
    une posture qui équivaut à une imposture
    Libres de nous tuer, de nous prostituer
    Mais nous ne pouvons le faire
    sans nous entretuer,
    Sans tuer cette liberté.
    Vous l’avez sans doute remarqué
    Depuis que tout est redevenu possible, plus rien ne l’est.
    Boire, manger, respirer... Tout est empoisonné...
    Tout ce qui nous reste de libre représente un danger
    Nous sommes condamnés à la casse
    Condamnés à faire face à la menace
    Des dérèglements climatiques et politiques
    Nous sommes libres donc à la merci
    Des intempéries et de la folie des hommes
    Paradoxe économique :
    On ne peut pas s’enrichir sans s’appauvrir mutuellement.
    Le libéralisme n’est rien d’autre
    que l’appauvrissement des pauvres...
    Avec des idées qui n’ont aucune prise sur le temps,
    sur les matières grises.
    Avec une réalité arithmétique sans surprise :
    1 + 1 = rien
    Un bien qui ne rime à rien...
    Excepté dans les associations de malfaiteurs
    Il n’y a même plus de cerveau
    Pour dire où ça va et ce que ça vaut...
    Le soleil, la lune et tous nos rêves dans le même caniveau
    Combien ça coute de vivre ? La peau
    Ce n’est pas cher de mourir, c’est donné par le hasard ou les bâtards.
    Le libéralisme n’a pas d’idées,
    seulement des billets pour vous déshabiller,
    demander votre numéro de compte
    ou le nom de votre banque.

    Non... je n’ai pas de compte, pas de rente, pas de banque...
    Ni Kalachnikov, ni tank !
    Je ne veux pas de votre liberté, ni de vos pièces d’identité.
    Je ne crois pas à votre sécurité sociale... ni à vos liens de solidarité
    Votre aide, je n’en veux... pour rien au monde
    Ni sécu, ni pq, ni rsa
    Qui vous autorisent en toute mauvaise foi
    D’appauvrir encore plus pauvres que moi.
    Vous voulez que je vous dise ?
    Le libéralisme est le plus court chemin vers le terrorisme
    Je me dis que quitte à jouer à se faire peur
    Autant jouer avec le feu
    Et c’est ce qu’ils vous font
    Tête de nœuds !
    Vous qui êtes nombreux
    Innommables et innombrables
    Libérez-vous du libéralisme...

    https:// lejournaldepersonne.com


  • “الأفلان” أول من مجّد الخائن “قاطع الآذان” ! - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    كشفت صورة تداولها نشطاء شبكات التواصل الاجتماعي، الجمعة، عن نزول الفرنسية “فريال فوران” حفيدة الباشاغا “سي بوعزيز بن قانة” ضيفة على كتلة حزب جبهة التحرير الوطني في المجلس الشعبي الوطني!

    أظهرت الصورة المرفقة – جرى التأكد من صدقيتها -، أعضاء الكتلة البرلمانية للأفالان بصحبة مؤلفة الكتاب المسموم “سي بوعزيز بن قانة آخر ملوك الزيبان” والذي مارست فيه المعنية دعاية مجانية جنحت إلى تزييف الذاكرة والعبث بالتاريخ وتمجيد الخونة!

    وفيما لم يتسن الحصول على تعليق من “محمد جميعي” رئيس الكتلة البرلمانية لتشكيلة الغالبية، توصلنا بعد طول بحث إلى أنّ الحادثة وقعت في جانفي 2015، وكان ذلك غداة زيارة “فوران” للجزائر آنذاك بصفتها رئيسة “تجمع الجمهوريين الفرانكو جزائريين”، علما أنّها حظيت في ذاك الوقت باستضافة للمرة الأولى على التلفزيون الجزائري، حيث ظهرت في برنامج “مرحبا الجزائر” على قناة “كنال ألجيري”، قبل أن تستفيد من “ضيافة” ثانية قبل 72 ساعة، وهي فضيحة التزمت معها جبهة التحرير بالصمت المطبق تماما مثل باقي التشكيلات السياسية والمنظمات الثورية والجمعيات والمؤرخين.

    المثير في المسألة، هو التعتيم الذي غلّف استضافة الأفالان لـ “فوران” قبل 25 شهرا، بما يطرح عدة استفهامات حول مؤدى سلوك الحزب العتيد الذي ظلّ يشدّد في أدبياته وخطاباته على رفضه تمجيد الأعمال الإجرامية في الجزائر إبّان الاستعمار والإشادة بما قام به الحركى إزاء الجزائريين، فكيف سيكون ردّ الأمين العام الحالي “جمال ولد عباس” على استضافة نوابه لحفيدة الخائن “قاطع الآذان” وتحت قبة المؤسسة التشريعية؟، كما سوف يتعاطى قادة الأفالان مع دفاع “فوران” عما اقترفه جدها من بشاعات ضدّ مواطنيه، وتصنيفها قطع السفّاح لتسعمائة أذن للشهداء ضمن خانة “علامة الانتصار” التي كانت منتشرة في أوساط القبائل؟، وماذا سيقول الجبهويون بشأن أراجيف “فوران” بشأن دور جدها في إنهاء ثورة “الزعاطشة” (نوفمبر 1849) وتنكيله بجثث الشهداء، على أنّه “يندرج ضمن صراعات قبلية” (..)، مبرّرة عمالة “بن قانة” رفقة آخرين، بأنّهم “اضطروا للاعتراف بفرنسا خشية حصول مجاعة كانت ستبتلع مواطنيهم”.

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  • LES TROPHÉES INDUS D’UNE GUERRE LOINTAINE - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    AU MUSÉUM DE PARIS

    LES TROPHÉES INDUS D’UNE GUERRE LOINTAINE

     
    Ali FARID BELKADI
    « L’origine ou la cause primitive de cette fatale guerre qui fait le malheur de tous les Algériens perdra infailliblement les Français dans l’opinion de la postérité, pour avoir permis, pour ne pas dire commis, toutes les horreurs dont Alger est devenu le théâtre ».
    L’auteur Algérien Hamdan ben Uthman Khodja (1773-1842).
     

     

    Dans sa pièce « Antigone », Sophocle, (vers 441 avant J.-C.) se réclamant des décisions divines, évoque la loi qui interdit à Antigone d’accomplir les rites funéraires pour son frère Polynice, mort assassiné. Dans cette tragédie, qui se développe autour de la cérémonie mortuaire refusée par Créon, les morts, à défaut de sépulture, se retrouvent retenus chez les vivants.

    Au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, les restes mortuaires de plusieurs dizaines de résistants algériens à la colonisation, dont ceux de chefs renommés, sont toujours privés de rituels funéraires et de sépulture depuis le milieu du XIX° siècle. Depuis le mois de mars 2011, date de cette découverte par moi-même, l’indifférence quasi-générale des autorités algériennes.

    Ces crânes originaires de plusieurs régions du pays, sont regroupés dans des armoires métalliques dont les sûretés sont cryptées. Ils sont entreposés pour la plupart dans des boîtes en carton. Parmi ces crânes, figure la tête momifiée, à la manière d’une momie égyptienne, du résistant Al-Hamadi, qui fut le lieutenant du chef de guerre Mohamed Lemdjed Ben Abdelmalek, alias le « cherif Boubaghla ».
     

    L’argumentaire culturel ambigu avancé pour le maintien de ces restes au MNHN de Paris, allègue de la nécessité de garder ces crânes, afin de permettre à la science d’approfondir l’étude des groupements humains pour la postérité. Sauf que ces restes mortuaires algériens n’ont jamais fait l’objet d’une quelconque étude scientifique, depuis leur entrée au MNHN de Paris, au milieu du XIX° siècle. On aurait aimé entendre le Coryphée des scientifiques récents, suggérer à ces Créon du XXI° siècle, de lever les commandements infâmes qui ordonnent le maintien de ces restes mortuaires au MNHN de Paris.

    Misanthropologie

    Au MNHN, j’ai ainsi dénombré une quarantaine de restes humains, appartenant à de grands noms de la résistance algérienne à la colonisation. Certains de ces restes sont incomplets, il manque le maxillaire inférieur à la plupart des têtes. Tous ces restes ont souffert d’un manque d’entretien patent, du fait de leur rétention antérieure dans des lieux inappropriés en Algérie, tel le cagibi du domicile de la famille Vital à Constantine. Cette famille normande immigrée en Algérie dès le début de la colonisation, collectionnait les têtes tranchées de prestigieux chefs de différentes insurrections Algériennes.

    Aucun inventaire détaillé n’a jamais été établi de manière satisfaisante au MNHN de Paris. Des crânes ont disparu, tel celui d’Al-Hassen Bouziane, qui fut décapité le mardi 27 novembre 1849, en même temps que son père, le fameux Cheikh Bouziane (crâne portant le N° 5941 du MNHN), et Moussa Al-Darkaoui (crâne portant le N° 5942 du MNHN).

    L’état-civil officiel, l’origine, l’appartenance tribale et lieu du décès de ces hommes, ne figurent pas dans les données du Muséum de Paris. Les collectionneurs plus curieux que réellement savants, n’étaient pas habilités à la conservation de restes humains, mus par la haine de ces « gueux », selon les propos de René-Honorin Vital, le frère du collectionneur Auguste-Edmond Vital. Le Dr Reboud qui s’affairait à clouer la caisse contenant les têtes de résistants algériens, avant leur envoi au Muséum de Paris, demanda à René-Honorin Vital : « s’il pouvait enrichir l’envoi de quelques crânes intéressants »...

    René Vital répondit : « Prenez donc tout ce que mon frère a laissé, vous y trouverez des têtes de gueux célèbres, et vous ferez le bonheur de mes servantes, qui n’osent monter au galetas, parce que l’une de ces têtes a conservé ses chairs fraîches, et que malgré la poudre de charbon dans laquelle elle est depuis de nombreuses années, elle répand une odeur sui generis... »

    Issus de rapines celées

    Les réserves des musées français sont encombrées de biens patrimoniaux soustraits aux ex-colonies de la France.

    L’obélisque de Louxor, qui s’élève place de la Concorde, a été escamoté aux Égyptiens par le vice-roi d’Égypte Mehmet Ali, né en Grèce, de parents albanais, désigné le 18 juin 1805 par un gouvernement ottoman illégitime comme pacha d’Égypte. Des momies importées d’Égypte ont servi d’engrais pour fertiliser les campagnes françaises selon Philippe Pomar, anthropologue et professeur au CHU de Toulouse : « Au XIXe siècle, après l’expédition de Bonaparte en Égypte, les sarcophages ont été pillés pour leurs trésors. On a même transformé des momies en engrais, puis en combustible pour locomotive à vapeur. » (« La Dépêche du Midi », 23/06/2008).

    C’est ainsi que les ossements des résistants algériens à la colonisation, indûment conservés dans les réserves du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, sont considérés jusqu’à ce jour comme faisant partie du patrimoine culturel inaliénable français. Au même titre que les œuvres d’art détenus au Musée du Louvre.

    Des savants de notre époque, encore imprégnés des dispositions ségrégationnistes des anthropologues du XIX° siècle, Armand de Quatrefages et Ernest Théodore Hamy, en ont décidé ainsi.

    La présence de ces restes au M.N.H.N de Paris, est un offense dilatoire à la dignité humaine, et l’une des expressions les plus abjectes de la domination coloniale. Il y a plus infâme, c’est le désintérêt total des gouvernants de l’Algérie depuis la découverte de ces têtes, il y a trois ans. Historien et chercheur, il ne m’appartient pas de demander à titre personnel le retour de ces têtes sur le sol natal, où luttèrent jusqu’à la dernière goutte de leur sang ces martyrs. Pas plus que je n’appartiens aux familles de ces « pensionnaires » du MNHN de Paris. Les descendants de ces résistants à titre privé, ou le gouvernement algérien à titre officiel, sont seules habilités à formuler une demande de retour de ces restes mortuaires en Algérie.

    L’exemple des maoris, à suivre...

    A l’image des têtes maories qui ont été remises à la Délégation du Musée de Nouvelle-Zélande Te Papa Tongarewa de Wellington (Nouvelle Zélande). Celles-ci, qui se trouvaient au Muséum d’Histoire Naturelle de Rouen, ont été rassemblées au Musée du Quai Branly à Paris pour être remises aux représentants des tribus Maories, à leur demande.
    Lors de la restitution officielle des têtes maories appelées " Toï moko" en Nouvelle-Zélande, le doyen des tribus, qui conduisait la cérémonie s’est adressé ainsi à ces têtes :
    « Vous êtes le souffle de la vie, vous, nos ancêtres ! Vous avez été en France depuis si longtemps, et aujourd’hui, nous allons pouvoir vous ramener chez vous, en Aotearoa, le pays du long nuage blanc ». Le pays du long nuage blanc, est le nom de la Nouvelle-Zélande pour le peuple Maori.
    qui est un pays musulman de tradition révolutionnaire, devrait prendre un exemple sur ces aborigènes, synonymes de bons sauvages, jaillis du roman d’aventure de Robinson Crusoë.
    La tête d’une enfant, âgée de 7 ans

    Les convictions scientifiques racistes au milieu du XIX° siècle, assignaient aux êtres humains des catégories ethniques et culturelles spécifiques. Selon les idéologues occidentaux de l’époque, le modèle blanc européen surpassait qualitativement les êtres humains des autres continents : « Les races à crâne déprimé et comprimé sont condamnées à une éternelle infériorité », écrivait Cuvier dans un rapport adressé à l’Académie de médecine. Des propos passibles de nos jours de poursuites judiciaires.

    La chasse aux têtes algériennes

    Georges Cuvier, qui fut anatomiste et professeur-administrateur du Muséum de Paris, demandera à J. Polignac d’encourager les officiers de l’armée d’Afrique à « s’intéresser aux productions naturelles du pays » et de « procurer au Jardin du roi les animaux vivants qui lui font défaut ». Cette demande insistante, appuyée par le ministre de l’intérieur, est adressée à Polignac le 23 juillet 1830 qui finira par donner son aval.

    C’est le même Cuvier qui donna le coup d’envoi à la collecte de vestiges humains pour le Muséum. Georges Cuvier dira, en parlant des Africains de race noire : « (c’est) la plus dégradée des races humaines dont les formes s’approchent le plus de la brute, et dont l’intelligence ne s’est élevée nulle part au point d’arriver à un gouvernement régulier » (George Cuvier, « Recherches sur les ossements fossiles ».

    A propos de Saartjie Baartman, surnommée la Vénus Hottentote, qu’il disséquera lui-même, Cuvier écrit : « Notre Bochimane a le museau plus saillant encore que le nègre, la face plus élargie que le calmouque, et les os du nez plus plats que l’un et l’autre. A ce dernier égard, surtout, je n’ai jamais vu de tête humaine plus semblable aux singes que la sienne ».

    Décédé à Paris le 13 mai 1832 Cuvier, comme la plupart des nombreux anthropologues ségrégationnistes du XIX° siècle, sera très chrétiennement inhumé à la division 8, du cimetière du Père-Lachaise. Aucun anthropologue, n’a jugé utile, jusqu’à nos jours, de léguer ses restes mortuaires au MNHN, « afin de permettre à la science d’approfondir l’étude des groupements humains pour la postérité ».

     

    Ainsi s’amorça l’envoi des têtes algériennes à Paris. Parmi lesquelles celle d’une enfant à peine âgée de 7 ans.

    La tête de cette petite fille, âgée de 7 ans, se trouve au MNHN de Paris. A l’époque on envoyait à Paris, via le port de Marseille des barils remplis de cadavres, têtes, troncs, bras, jambes.
    La tête décapitée d’un algérien fut ainsi casée dans un tonneau, entre une tête de poule et le cadavre d’une tortue morte.
    On offrait des têtes d’algériens en guise de souvenir de voyage en Algérie : « Tête de kabyle offerte par Mr Le Dr Lacronique, au nom des officiers de santé militaire d’Alger, à Mr le professeur Roux. Souvenir d’un voyage d’Afrique. ». En ce temps-là, le mot Afrique désignait la seule Algérie. Cela se passait en 1850. Une lettre datée de l’époque, envoyée d’Alger indique : « Tête de Salem Ben Mekaoui, arabe des environs d’Alger, mort à l’hôpital le 6 Octobre 1838. Venu de la prison Militaire, cet homme qui passait pour avoir volé, avait été envoyé à l’hôpital avec de profondes plaies gangréneuses aux fesses, suite à une bastonnade qu’il avait reçue un mois auparavant ». Durant la colonisation, les résistants étaient traités de simples voleurs, de brigands, de coupeurs de route. A la façon du mot Fellagha, qui était appliqué aux soldats de l’Armée de Libération Algérienne, durant la lutte pour l’indépendance de 1954/1962.
    Plusieurs dizaines de têtes

    Les restes mortuaires qui ont été identifiés dans la « collection Vital » du MNHN s’élèvent à plusieurs dizaines. Certaines indications sont imprécises, les patronymes étant incomplets ou tronqués. Enfin, quelques restes humains demeurent identifiables. Alors que d’autres qui sont inscrits au registre du MNHN de Paris ont définitivement disparu de la collection et restent donc introuvables.

    Les restes qui ont été identifiés avec précision, sont ceux de Chefs de la Résistance, qui font partie de la Collection Vital. Du nom du médecin-chef militaire de l’Hôpital de Constantine dans les années 1850 qui amassait les restes des résistants Algériens morts au combat. On trouve dans cette collection, la tête momifiée d’Aïssa Al-Hammadi, qui fut le compagnon de Boubaghla, « un des plus adroits et des plus hardis voleurs ou coupeurs de routes de l’Algérie », selon la base de données du MNHN. Le Crâne du chérif Boubaghla. Le crâne du Cheikh Bouziane, Chef de la résistance de Zaatcha. Bouziane fut décapité à l’issue du siège de Zaatcha en même temps que son fils, Al-Hassan et Moussa Al-Darkaoui. La tête de Moussa Al-Darkaoui (Hadj Moussa), qui fut le compagnon de Bouziane. La tête du chérif Boukedida, qui fut le chef de l’insurrection de Tébessa, décapité par le commandant Japy. Le crâne de Mokhtar ben Kouider Al-Titraoui, le fils de Kouider Al-Titraoui, tous deux chérifs de la tribu des Ouled el Boukhari, commune de M’fatha (Médéa), morts en combattant les Français en Kabylie. D’autres encore, dont la Tête de Salem ben Messaoud, un « Arabe des environs d’Alger, mort à l’hôpital le 6 Décembre 1838, venant de la prison Militaire. Cet homme, qui passait pour avoir volé, avait été envoyé à l’hôpital avec de profondes plaies gangréneuses aux fesses, à la suite d’une bastonnade qu’il avait reçue un mois auparavant. » (« Notes sur les têtes d’indigènes envoyées à M Flourens par le courrier parti d’Alger le 4 mai 1839 »). Mort, après avoir été supplicié.

    La liste est bien longue.

     

    Ces têtes qui sont toujours conservées au MNHN de Paris, sont les trophées indus d’une guerre injuste, honnie par les consciences équitables de notre époque. ils n’ont rien à faire avec les biens propres, patrimoniaux de l’État français. Ce ne sont pas des œuvres d’art.

    blogs.nouvelobs.com


  • Polémique : Canal Algérie fait la promotion du sinistre Bachagha Bengana - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/02/polemique-canal-algerie-fait-la-promotion-du-sinistre-bachagha-ben
    http://dia-algerie.com/wp-content/uploads/2017/02/DIA-CANAL-Alg%C3%A9rie-benguana.jpg

    DIA-21 février 2017 : C’est la polémique du jour, la chaîne francophone Canal Algérie a invité ce matin à 09h sur l’émission (Bonjour d’Algérie), Fériel Furon, l’arrière petite fille du sinistre Bachagha Bengana qui a écrit un livre glorifiant le passé de son « horrible » famille, bénéficiant ainsi d’une campagne promotionnelle de la télévision publique au 21 boulevard des Martyrs. 

    Mieux encore, l’écrivaine va dédicacé le livre sur son sinistre grand père samedi à 14h dans une importante librairie à Alger. 

    Mme Furion avec la présentatrice de l’émission Bonjour d’Algérie : Lilia Bekhaled
    Dans un poste publié sur facebook certains internautes exigent des explications du ministre de la Communication Grine et demande même le limogeage du DG de l’ENTV avec poursuites judiciaires contre les responsables de l’émission pour atteintes à la mémoire de nos martyrs (loi du moudjahid et du Chahid). 

    Qui est Bengana ? 

    Si M’hamed Ben-Bouaziz-Ben-Ganah orthographié aussi Bouaziz Bengana, ou Bouaziz Ben-Gana, ou Bou Aziz-Ben-Ganah —, cheikh el arab du beylik de Constantine puis fait Bachagha des Zibans lors de la conquête française. En tant que cheikh el arabc’est un des principaux dignitaire et feudataire du bey de Constantine. Il est à la tête de certaines tribus issues de la confédération des Dhouaouda. Géographiquement son influence s’étend sur une partie saharienne du Sud constantinois, notamment les Zibans et Biskra. Lors de la prise de Constantine par les Français en 1837, il fait partie des chefs locaux qui se rallient en 1839 et ont un rôle politique important lors de la conquête de l’Algérie par la France.

    Les 900 oreilles coupées par le bachagha Bengana
    Le bachagha Bengana coupait les oreilles des résistants algériens auxquels il tendait des embuscades avec ses goumiers. Puis, il les entassait dans des couffins qu’il remettait ensuite aux officiels français, contre espèces sonnantes et trébuchantes. On l’honora de menues broutilles pour services inestimables rendus à la France coloniale. Bengana envoya au général Négrier le sceau, les oreilles et la barbe du chef de guerre Farhat Bensaïd, qui fut attiré dans un guet-apens, chez les Oulad-Djellal. Le fils de Farhat Bensaïd, Ali-Bey, qui avait échappé aux coups des Bou-Azid, alliés à Bengana et aux Français, accablé par l’évènement, se rendit au général Sillègue, à Sétif. Une autre fois, un membre de la famille, Khaled Bengana, qui s’était « vaillamment » conduit lors d’une sanglante répression contre des insurgés algériens, présenta au général comme pièces justificatives, deux étendards (le troisième avait été déchiré par ses goumiers) et des sacs contenant 900 oreilles coupées aux cadavres. Le commandant de Constantine qui n’en demandait pas tant de la part des Bengana, ému par autant de zèle, envoya au gouverneur un rapport laudatif sur cette affaire. A l’occasion de la fête du roi (célébrée le 1er mai), le général Galbois se rendit auprès des Bengana et fut reçu au bruit des salves tirées avec les canons récupérés sur le champ de bataille. Les canons lui furent ensuite remis. Sont-ils aux Invalides, à Paris ? On déploya une pompe et une mise en scène grandiose à l’occasion, dont l’organisation fut attribuée à Ismaël Urbain. Bengana reçut à cette occasion la croix d’officier et une gratification de 45 000 francs, comme appointements sur lesquels furent prélevées les sommes payées de sa poche à ses goumiers. Les Bengana et leurs goumiers investirent les Zaatchas avec les troupes du général Herbillon, la tête de Bouziane et celle de son lieutenant Si Moussa Al-Darkaoui figurent parmi leurs sordides butins. Le Muséum national d’histoire naturelle de Paris détient une oreille, non-identifiée, un morceau de chair noircie, cataloguée parmi les têtes momifiées et les crânes, dans un registre officiel, en France, pays des droits de l’Homme, au XXIe siècle. Il faudrait relire sérieusement cette Déclaration des droits de l’Homme, en filigrane, pour savoir si ces droits concernent pareillement les morts ou seulement les vivants et s’ils ne concernent que les Blancs. Au Maghreb ou en Afrique, aucun musée ne détient des restes mortuaires humains dans ses réserves. Espérons que nous serons entendus et que les restes mortuaires des résistants algériens, actuellement conservés au musée de Paris, seront dignement rapatriés à Alger. (Ali Farid Belkadi) Historien et anthropologue, auteur de Boubaghla, le sultan à la mule grise.
    La résistance des Chorfas,éditions Thala, Alger
     

    Feriel Furon, ose présenter son livre devant l’ancien ministre des affaires étrangères Mohamed Bedjaoui, lors du salon le Maghreb des livres de Paris en février dernier 

     

    http://dia-algerie.com


  • « J’ai hérité d’un foutoir ! » : Donald Trump incendie le bilan de Barack Obama - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/02/j-ai-herite-d-un-foutoir-donald-trump-incendie-le-bilan-de-barack-
    http://arretsurinfo.ch/wp-content/uploads/2017/02/trump-Reuters.jpg

    Dans la foulée de son attaque contre Barack Obama, le nouveau président des Etats-Unis a poursuivi : « Les emplois s’enfuient du pays, vous voyez ce qu’il se passe avec toutes les entreprises quittant notre pays, vers le Mexique ou d’autres endroits. Des faibles revenus, des faibles salaires, une instabilité massive à l’étranger, peu importe où vous regardez. Le Moyen-Orient : un désastre. La Corée du Nord : nous nous en occuperons, les gars. »


  • DEC-INDEX : Quand Le Monde ressuscite L’Index de l’Église catholique… - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/02/dec-index-quand-le-monde-ressuscite-l-index-de-l-eglise-catholique
    http://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2017/03/index-du-monde-decodex.jpg

    IV. Les lourds problèmes posés par le Decodex

    Ainsi, le Decodex n’a rien inventé de bien nouveau, les listes de proscription sont vieilles comme Hérode, et sont en général l’apanage de philosophies plus ou moins totalitaires, allant de l’Inquisition au stalinisme, du maoïsme aux fascismes.

    Et les listes de “mauvais sites Internet” existent depuis des années, sauf que jusqu’ici elles tournaient en général dans les bas-fonds d’Internet, où elles étaient souvent mises en avant par des affabulateurs, des manipulateurs ou des personnes dérangées. Le fait que le plus grand journal du pays s’y mette, sans même avoir fait précéder ceci d’un large débat, est surréaliste. Et ce, sans même parler de la qualité du classement.

    Et le fait que presque personne n’ait réagi, et, pire encore, que certains journalistes s’en réjouissent, est pour moi d’une tristesse incommensurable : le débat intellectuel du pays sombre dans le coma…

    Merci cependant à Élisabeth Levy au passage pour ce bel article – on n’est pas d’accord sur tout, mais on a au moins ici une intellectuelle qui sait poser les bonnes questions… (par chance, Causeur est trop gros, ils n’ont pas -encore- osé le marquer conspirationniste…)

    .....suite...


  • PARIS PERDRA SON PARI - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/02/paris-perdra-son-pari.html
    https://www.lejournaldepersonne.com/wp-content/uploads/2017/02/paris_17732-1170x570.jpg

    L’ironie du sport : que l’on soit faible ou fort, nul n’est maître de son sort.
    Le moindre grain de sable peut vous jeter par-dessus bord. On a beau être en vie, on n’est jamais à l’abri de la mort.

     

    À l’aller de ce huitième de finale de la Ligue des Champions, Paris n’a pas encaissé mais marqué 4 buts.
    Un clean shit contre la plus belle équipe du monde : le Barça de Messi, de Suarez et de Neymar... sans oublier le vieux Iniesta. Ce soir là, ils n’y étaient pas.
    Ils ont été pris d’assaut à défaut d’être pris de haut.
    Et c’est le petit qui a dévoré le gros. Le petit Rabiot est venu, presque à lui seul, à bout de ces héros et fait taire ces figures légendaires du ballon rond.
    Et Di Maria rappela aux catalans le bon vieux temps de la veine Madrilène lors des classicos, il a marqué à deux reprises et réduit leur maitrise sur le jeu et la vision du jeu. Sur son coup franc, ils n’y ont vu que du feu.
    Avec cette victoire, le PSG confirme le crépuscule des dieux... et affirme du même coup la naissance de nouvelles idoles et la renaissance en France d’un nouveau football... plus sérieux, plus rigoureux, plus victorieux.
    Mieux vaut Qatar que jamais !
    Mais l’argent ne fait le bonheur que des moins doués. Dieu soit loué.
    Parce que ce n’est pas fini. Paris n’est pas encore qualifiée. Barcelone n’est pas encore éliminée. Il y a un match retour, pour remettre les comptes à jour.
    Les statistiques indiquent qu’il y a zéro chance sur cent pour qu’il y ait un retournement.
    Mais le Barça croit dur comme fer à una remontada.
    Ils vont revenir au score et démentir tous les pronostics.
    Una resurrección : ils vont leur monter dessus, les démonter pour leur démontrer qu’en 90 minutes on peut refaire ou défaire l’histoire.
    Et pour Paris, plus dure sera la chute. Parce qu’ils ont vaincu sans péril, ils ne peuvent triompher de la gloire.
    Car on ne peut chasser Messi de son territoire. Messi est un génie.
    Ce n’est pas l’homme de l’instinct mais l’homme de l’instant... l’instant qui contient tout son passé et entretient tout son avenir. Avec ou sans ballon...
    Ce sera du jamais vu.
    C’est magique comme Pari !


  • Bougnoule, bamboula, banania. Les 3 b d’un racisme ordinaire - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/02/bougnoule-bamboula-banania.les-3-b-d-un-racisme-ordinaire.html
    http://s1.lemde.fr/image2x/2017/02/16/534x0/5080893_7_bd15_manifestation-a-bobigny-le-11-fevrier-en_7ce34d3e09ba351374f90ec0dd885cd6.jpg

    « A force de tout voir l’on finit par tout supporter…A force de tout supporter l’on finit par tout tolérer… A force de tout tolérer l’on finit par tout accepter… A force de tout accepter l’on finit par tout approuver ! » 

    Saint Augustin Le Saint Bougnoule

    Cette citation de saint Augustin un des pères de l’Eglise, lui-même qui n’a pas échappé au racisme au vu de ses origines berbères, surnommé « le Bougnoule » est là pour nous montrer que le racisme est consubstantiel de la nature humaine. Une nouvelle flambée de violence depuis une quinzaine de jours dans les « territoires abandonnés » par la République à Aulnay-sous-Bois. Le jeune Theo tabassé par cinq policiers que la justice n’a pas jugé du fait des pressions de tout ordre, de l’indifférence de la classe politique à l’exception du Front national pour qui ces évènements sont du pain bénit d’autant que dit-on une grande majorité des fonctionnaires de police est de sensibilité d’extrême droite.

    Une semaine avant la violente interpellation de Théo par quatre policiers à Aulnay-sous-Bois, son ami dit avoir été roué de coups sans motif. Il porta plainte du fait qu’il ait été défiguré avec une interruption temporaire de travail de quatre jours, et ses geôliers portèrent aussi plainte contre lui, l’un d’eux s’est tordu le doigts en le tabassant, il eut une interruption temporaire de deux jours. Dans toutes ces affaires, généralement les contrôles au faciès sont récurrents et amènent à des dérives indépendamment du langage raciste qui émaille ces incidents les bavures n’étant jamais sanctionnées comme il se doit De Zyad et Bouna à Adama Traoré à Théo à Mohamed la liste est longue

    Des stéréotypes racistes comme héritage de la colonisation

    Au-delà du fait que ces éruptions périodiques n’ont toujours pas trouvé de solution. Il s’agit de citoyens français, entièrement à part, victimes à la fois de la couleur de peau et aussi de la foi professée, en l’occurrence l’islam. Il y a un racisme latent, ordinaire, accepté voire toléré. On sait que le racisme est consubstantiel de la nature humaine. Aucune société humaine ne peut se prévaloir d’être irréprochable. Cependant, sans remonter à la malédiction de Cham, qui fut aussi le bréviaire de l’Eglise, il y a eu l’esclavage, il y a eu la traite des Noirs, le Code noir, le Code de l’indigénat. On sait que l’Europe a toujours développé un double discours : celui de l’Habeas Corpus, en Angleterre bien plus tard, des droits de l’homme et du citoyen en France et en même temps elle continuait à se rendre coupable, à laisser faire des actes racistes insidieux, voire, elle entretient par des mécanismes subtils, cette barrière invisible qui existait entre le colonisé et le colon, entre le beur, le Noir des anciennes colonies devenu français devenu anglais, devenu allemand, voire belge, mais toujours avec ce plafond de verre qui obère tout leur avenir. Il est vrai qu’au XIXe siècle, les chantres des races supérieures tels que Arthur de Gobineau, Renan et Joseph Chamberlain en Angleterre entretenaient avec conviction le filon du racisme. Jules Ferry n’est-il pas allé jusqu’à proclamer à l’Assemblée que « les droits de l’homme ne sont pas applicables dans nos colonies » ? (1)

    Le mythe récurrent des races supérieures ancré dans l’imaginaire des pays colonisateurs

    D’où viendrait cette certitude des sociétés européennes, voire et américaines avec la « destinée manifeste » d’appartenir à la race des élus. Il faut remonter, comme le décrivent Nicolas Bancel et Sandrine Lemaire, à la conquête coloniale et au « devoir de civilisation ». On imagine mal aujourd’hui, écrivent-ils, le nombre des exhibitions des « indigènes » et la variété des lieux où étaient reconstitués des « villages nègres » ou donnés des spectacles ethniques, entre les années 1850-60 et 1930. (…) Ces exhibitions contribuaient à diffuser dans le public cette vision de l’indigène comme un être fruste, mal dégrossi, encore proche de l’animalité. Oui, le sauvage existe ! Il s’agit de le « civiliser ». En exhibant ainsi l’Autre, en infériorisant systématiquement des groupes humains, on creuse un fossé entre « eux » et « nous », confortant l’Occident dans son rôle de « guide du monde », de « civilisation supérieure ». (1)

    « Par la suite, l’indigène est désormais plus souvent montré sous sa forme servile, il a quitté ses aspects les plus sauvages pour revêtir les atours du tirailleur, de l’artisan ou du travailleur au service de la plus grande France. » Cela va même plus loin. « Le langage du colon, quand il parle du colonisé, écrit Frantz Fanon, est un langage zoologique. On fait allusion aux mouvements de reptation du Jaune, aux émanations de la ville indigène, aux hordes, à la puanteur, aux pullulements, aux grouillements, aux gesticulations. Le colon, quand il veut bien décrire et trouver le mot juste, se réfère constamment au bestiaire. » On parle à propos de la banlieue de sauvageons…depuis que Jean-Pierre Chevènement, un ministre de gauche, l’a popularisé. C’est un fait ! Les immigrés posent problème aux sociétés autochtones qui « les accueillent en tant que scories de l’histoire coloniale- la crise aidant, le racisme qui est le fond rocheux de toute société humaine est exacerbé en temps de disette comme c’est le cas. Les immigrés servent de variables d’ajustement pour le chômage et même les emplois dirtys. » (1)

    Le mythe récurrent des races supérieures ancré dans l’imaginaire des pays colonisateurs

    D’où viendrait cette certitude des sociétés européennes, voire et américaines avec la « destinée manifeste » d’appartenir à la race des élus. Il faut remonter, comme le décrivent Nicolas Bancel et Sandrine Lemaire, à la conquête coloniale et au « devoir de civilisation ». On imagine mal aujourd’hui, écrivent-ils, le nombre des exhibitions des « indigènes » et la variété des lieux où étaient reconstitués des « villages nègres » ou donnés des spectacles ethniques, entre les années 1850-60 et 1930. (…) Ces exhibitions contribuaient à diffuser dans le public cette vision de l’indigène comme un être fruste, mal dégrossi, encore proche de l’animalité. Oui, le sauvage existe ! Il s’agit de le « civiliser ». En exhibant ainsi l’Autre, en infériorisant systématiquement des groupes humains, on creuse un fossé entre « eux » et « nous », confortant l’Occident dans son rôle de « guide du monde », de « civilisation supérieure ». (1)

    « Par la suite, l’indigène est désormais plus souvent montré sous sa forme servile, il a quitté ses aspects les plus sauvages pour revêtir les atours du tirailleur, de l’artisan ou du travailleur au service de la plus grande France. » Cela va même plus loin. « Le langage du colon, quand il parle du colonisé, écrit Frantz Fanon, est un langage zoologique. On fait allusion aux mouvements de reptation du Jaune, aux émanations de la ville indigène, aux hordes, à la puanteur, aux pullulements, aux grouillements, aux gesticulations. Le colon, quand il veut bien décrire et trouver le mot juste, se réfère constamment au bestiaire. » On parle à propos de la banlieue de sauvageons…depuis que Jean-Pierre Chevènement, un ministre de gauche, l’a popularisé. C’est un fait ! Les immigrés posent problème aux sociétés autochtones qui « les accueillent en tant que scories de l’histoire coloniale- la crise aidant, le racisme qui est le fond rocheux de toute société humaine est exacerbé en temps de disette comme c’est le cas. Les immigrés servent de variables d’ajustement pour le chômage et même les emplois dirtys. » (1)

    Histoire des injures racistes ancrées dans le fond rocheux français

    Dans ce bestiaire, utilisé pour le colon paternaliste, nous avons repéré trois mots qui ont la vie longue. Ainsi, pendant l’émission C dans l’air du jeudi 9 février un policier syndicaliste de FO s’est lâché :

    « Les mots « bamboula », d’accord, ça ne doit pas se dire, mais ça reste à peu près convenable. » « Le terme « bamboula », prononcé jeudi 9 février par un policier sur la chaîne de télévision France 5, renvoie le Noir à la figure caricaturale d’un grand enfant brutal, et nie son humanité. (…) Il s’agit pourtant bien d’une injure… proférée dans un contexte déjà tendu suite à l’interpellation particulièrement brutale d’un jeune Noir de 22 ans, Théodore, alias « Théo », à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). » (2)

    « Pour comprendre à quel point le terme est dégradant, lit-on dans la contribution suivante, pour la linguiste Marie Treps. « Bamboula », serait issu de « ka-mombulon » et « kam-bumbulu », qui signifient « tambour » dans les langues sara et bola parlées en Guinée portugaise. En 1714, en Côte d’Ivoire, le mot a pris le genre féminin, et désigne cette fois une « danse de nègres »… « il est déjà connoté négativement puisqu’il est associé au « nègre », à l’esclave noir, à un moment où la traite est en pleine expansion. La bamboula devient synonyme de danse violente et primitive dès la moitié du XIXe siècle. Mais c’est en 1914, avec l’arrivée des tirailleurs sénégalais sur le front que le terme se charge lourdement de mépris. « Le mot renvoie alors à une imagerie alliant sauvagerie, cannibalisme, sexualité. » « Le terme a beaucoup été utilisé au moment des grandes expositions coloniales, remarque la linguiste. Il flatte le paternalisme du colon. Derrière le terme bamboula”, il y a l’idée que les Noirs sont des grands enfants qu’il faut civiliser. Ainsi, en 1914, ce ne sont pas des humains que l’on envoie au front se faire tuer, seulement des bamboulas” ». (2)

    Pourtant, pour les mêmes insultes en 2008, un professeur d’anglais a été condamné par le tribunal correctionnel de Valenciennes (Nord) à trois mois de prison avec sursis pour des propos racistes tenus à un de ses élèves en juin 2008. Le professeur, qui niait les faits qu’on lui reprochait, avait demandé en juin 2007 à trois élèves de 5e de ranger la classe à l’issue d’un cours. Devant le travail accompli, il avait déclaré à l’un des élèves, d’origine maghrébine, « ça, c’est du travail de bougnoule », De même en août 2007 à Epinal, un enseignant avait été condamné à un mois de prison avec sursis pour des propos racistes proférés à l’encontre d’un élève d’origine angolaise. « Tu es noir, tu voles, non ? », ou encore « Ah, voilà Bamboula ! » (3)

    Le stéréotype de Bougnoule

    C’est un autre mot utilisé surtout pour les Arabes (surtout les Algériens). Il semble d’après l’écrivain journaliste René Naba que ce terme est ancien :

    « En ces temps-là, écrit René Naba « la chair à canon » carburait à la gnôle. Par un subterfuge dont la raison détient seule le secret, qui n’en révèle pas moins les présupposés d’un peuple, les ressorts psychologiques d’une nation et la complexion mentale de ses dirigeants, la revendication ultime préludant au sacrifice suprême – « Aboul Gnoul » – apporte l’alcool- finira par constituer, par un dévoiement de la pensée, la marque d’une stigmatisation absolue de ceux qui auront massivement contribué, à deux reprises, au péril de leur vie, à vaincre, paradoxalement, les oppresseurs de leurs propres oppresseurs. « Bougnoule » tire son origine de l’expression argotique de cette supplique ante mortem. A l’assaut des tranchées adverses, ployant sous un déluge d’obus, suffoquant sous l’effet des gaz mortels sur les champs de bataille brumeux et venteux du Nord-Est de la France, sous la glaciation hivernale des nuits noires de novembre, à des milliers de kilomètres de leur tropique natal, les grandes rasades d’alcool galvanisaient leurs ardeurs combatives à défaut d’exalter leur patriotisme. Curieux rapport que celui qui lie la France à sa mémoire, étrange rapport que celui qui lie ce pays à lui-même, à la fois « Patrie des lumières et des droits de l’homme » et patrie du Code noir de l’esclavage, le code de l’abomination, de la traite de l’Ébène et du mépris de l’Indigène. » (4)

    Maurice T. Maschino commentant l’ouvrage de René Naba écrit : « Les blessures de la dignité ne cicatrisent jamais », ceux qui les infligent les oublient très vite, pour peu, évidemment, qu’ils les aient remarquées. Du bougnoule au sauvageon, René Naba rafraîchit donc utilement la mémoire : il brosse un tableau saisissant de l’histoire coloniale française.(…) Massacres hier, répression et humiliation continuent de nos jours, pareille politique n’est possible, dans la durée, qu’avec l’assentiment – ou dans l’indifférence – de la majorité de la population. Une population complètement anesthésiée et mystifiée par l’idéologie justificatrice que la colonisation a produite. (…) Même les esprits les plus lucides sont contaminés : les musulmans sont des « fanatiques » (Zola), le Larousse ne définit plus les Arabes comme une « race batailleuse, superstitieuse et pillarde ». (1948) Faut-il s’étonner que les mentalités n’aient guère évolué. Selon le rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (2000), 69% des Français se déclarent peu ou prou racistes et 63% jugent qu’il y a trop d’Arabes. » (5)

    Un autre stéréotype : Y a bon Banania.

    Le mot Banania a traversé le siècle sans une ride ! Cette publicité en apparence anodine est à une profonde signification : « (…) Dans le cas Banania” on retrouve le bon vieux tirailleur sénégalais tout sourire et content de mourir pour la « mère-patrie ». Comme d’habitude l’homme noir est dans le rôle du clown arborant un large sourire. Ce sourire n’a strictement rien à voir avec un sourire commercial. Il répond à une croyance occidentale dans laquelle l’homme noir est toujours associé au ridicule, la fantaisie, la bêtise. C’est cette vision réductrice de l’homme noir qui est profondément raciste. Depuis 1914, la marque Banania exploite cette image avilissante qui est à l’origine de son succès. Dans l’imaginaire occidental, l’homme noir est un sauvage qui par la grâce de l’homme blanc est passé au statut de colonisé ».(6)

    « Affublé d’une chéchia rouge, une veste et un gilet en drap bleu et un pantalon en cotonnade blanc, le tirailleur sénégalais incarne parfaitement le sujet semi-civilisé ou en voie de civilisation au service de la « mère-patrie ». Désormais, la France a domestiqué le sauvage, il est dressé pour mourir sur le champ de bataille pour elle. Près de 30 000 soldats africains servent de chair à canon en première ligne dans la Première Guerre mondiale. Dans l’image de la marque Banania, on retrouve toujours l’image du Noir rieur avec un large sourire et l’air débonnaire. Le slogan Y’a bon banania renvoie à la croyance occidentale du Noir sauvage et arriéré s’exprimant dans un langage primaire. » (6)

    « La pratique du contrôle d’identité au faciès, comme on dit dans l’Hexagone, c’est-à-dire en fonction de la « couleur », l’apparence, l’aspect extérieur, la façon de se vêtir, l’ origine nationale ou la foi religieuse présumée, est une des pratiques policières françaises (et autres) si enracinée, coutumière et systématique qu’elle a résisté jusqu’ici aux condamnations de tribunaux, aux mobilisations de la société civile, aux appels des organisations internationales, aux rapports et enquêtes, même de l’Union européenne. Si bien qu’elle n’a même pas été égratignée par le fait que le 9 novembre 2016, la Cour de cassation française ait condamné définitivement l’État pour cette pratique discriminatoire. » (7)

    « Sauvageons… écrit Jean-Louis Mercier parlant de ces jeunes en errance. Combien de fois j’ai vu des policiers blessés gravement par des réactions stupides de gens qui voulaient en découdre… stupides ou même, écoeurantes… Maintenant il y a bien sûr cette racaille… cette racaille qui, pour la plus grande partie sont les enfants ou les petits-enfants de ceux qui se sont fait tuer pour la France qu’ils appelaient notre Mère Patrie, Sénégalais, Algériens, Tunisiens, Marocains et tant d’autres, qui, par milliers allaient sur le front, dans la boue, la neige et qui partaient la fleur à la boutonnière… recevoir des balles dans le coeur pour toute reconnaissance. Ils ne savaient même pas où se trouvait notre Pays. »(8)

    Comment ramener réellement la paix dans les banlieues ?

    Il semble que les pouvoirs publics n’ont pas tiré les leçons des émeutes de 2005. Pire encore Nicolas Sarkozy a enrichi le fichier de la déshumanisation en y ajoutant sa touche personnelle par l’adjonction justement du mot « racaille » pour dévaloriser ces damnés de la Terre qui vivent en lisière de la France réelle. Ces scories de l’histoire coloniale furent des français notamment sur les champs de bataille par le sans versé, ceux qu’on appelle la force noire qu’il fallait consommer d’après le général Charles Mangin,qui préconisait l’utilisation rapide et massive de ces troupes coloniales sur le Chemin des Dames. On dit qu’il fit « bon marché de la vie de ses hommes », Mangin est relevé de son commandement le 1er mai 1917. Pour rappel la Hongrie patrie initiale de Sarkozy était dans l’autre camp adversaire de la France !!!

    On peut éteindre l’incendie avec des promesses qui ne seront jamais tenues car la France refusent de faire de ses enfants qu’elle le veuille ou non ses enfants, des citoyens à part entière avec des devoirs mais aussi des droits. C’est le sens à titre d’exemple d’une lette signée par des intellectuels – tout de suite accusés de bobos qui ne connaissant pas le terrain, d’après un syndicat de la police- disant qu’il faut par exemple, qu’il y ait du respect, le tutoiement condescendant ou pire insultant est à bannir !

    Dans le même ordre en Angleterre par exemple, le contrôle se fait sous l’oeil d’une caméra reliée au poste. Cette pratique discutée sous le gouvernement Ayrault a été enterrée. Il n’a même pas été permis au contrôlé de recevoir un récépissé attestant qu’il a été contrôlé ce qui fait qu’il peut être contrôlé à l’infini. Mais depuis l’existence des portables, la scène est d’une façon ou d’une autre filmée et c’est alors la parole du policier contre la photo de la bavure…Et comme le dit si bien Coluche quand un mélanoderme ou un arabe se fait tabassé au poste, on dit que c’est une bavure, et quand vous voyez le faciès de la bavure, cela ne vous donne pas envie de baver.. En clair de vous plaindre du fait de la solidarité des policiers entre eux comme nous l’avons vu en introduction avec le cas de Mohamed.

    Conclusion

    Saint Augustin nous met en garde contre l’accoutumance qui amène à l’indifférence devant des situations au départ intolérables et qui deviennent par la suite tolérables , n’était ce ces éruptions sporadiques que l’on éteint dans l’attente d’une prochaine flambée de violence Car toutes ces mesurettes ne régleront pas le problème de fond car entre une droite et une extrême droite à la Fillon qui surfe sur les peurs qui n’a divorcé d’avec la nostalgérie, à la veille d’élection le vrai débat sur le vivre ensemble au XXIe siècle en France n’est pas prêt d’être appréhendé sereinement.

    Beaucoup d’études sérieuses montrent que la France s’est constituée à partir d’alluvions humaines de différences provenances. les exemples sont légion il y a d’abord la communauté juive provenant du Maghreb qui a largué les amarres avec son identité originelle, pour paraitre plus française que celle des Français dits de souche, notamment depuis un certain décret d’Isaac Cremieux qui les a détaché des autochtones. Ensuite, ce sera le cas de tous les patronymes à consonance étrangère (italienne, portugaise, polonaise, arménienne, roumaine, hongroise ..) mais aussi les scories de l’histoire sombre coloniale de la France avec les maghrébins et les Africains. Il est donc surprenant de ne parler que de Français de souche et de remettre au gout du jour un roman national d’où sont exclus les français par le sang versé, qui nous rappelle le chauvinisme allemand du siècle dernier à l’endroit des Juifs

    Paradoxalement ces allogènes de souche européenne, voire d’espérance religieuse chrétienne et juive, en rajoutent se voulant plus royaliste que le roi , elles désignent à la vindicte du doigts l’Arabe musulman ou pas pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le bonheur de la France et l’utopie républicaine d’un vivre ensemble, c’est au choix l’importation du conflit palestino-israélien, défendu mieux que les intérêts voire contre les intérêts de la France, mais aussi un retour aux croisades thème porteur en période électorale par une droite sans imagination et qui puise dans le vivier de l’intolérance anti-arabe-musulmane toujours intact et inépuisable

    Pourtant dans ce XXIe siècle de tous les dangers, on sait que la provenance originelle au vu des brassages a de moins en moins de pertinence au regard de l’idée de nation dont, à juste titre, Ernest Renan disait qu’elle devrait être un « plébiscite de tous les jours ». Ne restera alors, que l’humain avec sa valeur ajoutée pour le vivre ensemble car les positions acquises et les hasards de l’histoire des rapines des guerres avec des vaincus et des vainqueurs ont amené aux dérives des races supérieures qui ont fait le lit du nazisme. Nous savons que nous sommes différents des chimpanzés par 2% de notre génome. Le génome de chacun est le génome de tous. Il n’y a pas de races. Dans cinquante ans la biopuce sera le marqueur identitaire neutre, puisqu’elle se base sur des « paramètres » de performance qui ne sont pas liés au sol ou à la naissance.(9)

    Bamboula, Bougnoule, Banania, racaille, c’est ce qui reste d’un colonialisme de la nostalgie. La dernière déclaration d’Emmanuel Macron affirmant que le colonialisme est un crime contre l’humanité est bien des égars courageuse ! Si elle est honnête elle marquera durablement le landerneau des atermoiements de la politique française de la Droite à la Gauche , elle constitue une rupture qui permet de divorcer d’avec un vingtième siècle de la guerre coloniale . Sans nul doute elle ne l’aidera pas dans sa compagne électorale !

    Plus largement, et sans faire dans l’esprit du bon samaritain , ne devrions-nous pas revenir à plus d’empathie envers notre prochain si les hasards de l’histoire, la naissance du mauvais côté du progrès devaient nous permettre d’avoir plus de sollicitude envers les damnés de la Terre. François Mauriac traitant Saint Augustin de "bougnoule" rapportera cette phrase magnifique de Saint Augustin qui est une invitation à la tolérance : « Aime et fais ce que tu veux. » Qu’y a t-il à ajouter à cette empathie de ce saint bougnoule ?…

    Professeur Chems Eddine Chitour
    Ecole Polytechnique Alger


  • La famine, arme des forts contre les faibles - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/02/la-famine-arme-des-forts-contre-les-faibles.html
    http://img.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L267xH189/famin_yemen-22dbd.jpg

    Si on voulait vraiment la preuve que la faim n’est pas un accident climatique ou je ne sais quelle fatalité qui pèserait sur des contrées abandonnées des dieux, il suffirait de regarder la carte des famines à venir. Dressée par l’économiste en chef du Programme alimentaire mondial, Arif Husain, cette carte est édifiante. Selon lui, 20 millions de personnes risquent de mourir de faim dans quatre pays au cours des six prochains mois : le Yémen, le Nigéria, le Sud-Soudan et la Somalie (http://ici.radio-canada.ca/nouvelle...). Or la cause majeure de cette insécurité alimentaire est politique. Quand elle n’a pas directement provoqué le chaos générateur du non-développement ou la rupture des approvisionnements, l’intervention étrangère a jeté de l’huile sur le feu. La guerre civile et le terrorisme y ont ruiné les structures étatiques, banalisant une violence endémique et provoquant l’exode des populations.

    Au Yémen, les bombardements saoudiens, depuis mars 2015, ont généré un désastre humanitaire sans précédent. L’ONU s’alarme de la situation, mais c’est une résolution du conseil de sécurité qui a autorisé l’intervention militaire étrangère ! La fermeture de l’aéroport de Sanaa et l’embargo infligé par la coalition internationale ont privé la population de médicaments. Les stocks de blé baissent à vue d’œil. Les banques étrangères refusent les transactions financières avec les établissements locaux. 14 millions de personnes, soit 80 % de la population, ont besoin d’aide alimentaire, dont 2 millions sont en état d’urgence. 400 000 enfants souffrent de malnutrition. Jugée coupable de soutenir le mouvement houthi, la population yéménite est condamnée à mort. En fournissant son arsenal à Riyad, les puissances occidentales participent à ce crime de masse.

    Au Nigéria, la situation chaotique dans laquelle est plongé le nord-est du pays gangrène toute la région. Des millions de personnes, fuyant les violences du groupe Boko Haram, s’entassent dans des camps de réfugiés. Totalement dépendants de l’aide humanitaire, ces populations « survivent par 50 °C, dans des huttes au toit de tôle, avec un point d’eau, des cuisines communes et un repas par jour », explique Arif Husain. Alimenté par la propagande saoudienne, le terrorisme défie aujourd’hui cet Etat, le plus peuplé du continent, qui comptera 440 millions d’habitants en 2050. Depuis la calamiteuse destruction de la Libye par l’OTAN, l’Afrique sub-saharienne est devenue le terrain de chasse préféré des djihadistes. La famine qui s’annonce est la conséquence directe de cette déstabilisation.

    Au Sud-Soudan, la proclamation de l’indépendance, en 2011, a débouché sur une guerre civile où deux camps rivaux se disputent le contrôle des richesses énergétiques. Cet Etat sécessionniste, fragmenté, enclavé, coupé du nord auquel l’opposa une interminable guerre civile, est le fruit de la stratégie américaine. Cette création artificielle visait à contrecarrer l’influence du Soudan, inscrit de longue date sur la liste des « rogue states ». Porté sur les fonts baptismaux par Washington, qui a armé la guérilla sécessionniste de John Garang pendant 20 ans, le Sud-Soudan est aujourd’hui un champ de ruines. Depuis décembre 2013, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont été tuées. 2,5 millions ont fui leurs foyers et près de 5 millions font face à une insécurité alimentaire « sans précédent », selon l’ONU. Pour les réclamations, prière de s’adresser aux néo-cons de Washington.

    En Somalie, les aléas climatiques font peser la menace d’un nouveau désastre alimentaire. En 2011, la terrible famine consécutive à la sécheresse avait fait 260 000 morts. Cette vulnérabilité de l’agriculture vivrière reflète l’état de non-développement du pays, écartelé en une dizaine d’entités politiques rivales. Le règne sanglant des seigneurs de la guerre locaux, les interventions militaires étrangères (USA, Ethiopie, Kenya), l’influence croissante, sur fond de décomposition politique, de l’organisation islamiste radicale Al-Shabab, ont donné à ce pays l’indice de développement humain le plus faible de la planète. Depuis l’effondrement du régime marxiste de Syaad Barré en 1991, les structures étatiques se sont évanouies. L’économie est exsangue, le système éducatif délabré. La hausse des prix des denrées et la chute des revenus, aujourd’hui, font redouter le pire.

    D’autres zones de tensions, hélas, suscitent l’inquiétude. Les conflits en cours en Syrie, en Irak, en Afghanistan, en Ukraine, en Libye, au Zimbabwe, bouleversent les conditions de vie et génèrent des flux migratoires. Certains pays, enfin, vivent dans une insécurité alimentaire chronique : la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, le Burundi, le Mali, le Niger. Ce n’est pas un hasard si la plupart de ces pays sont en proie à la guerre civile, au terrorisme et à l’intervention militaire étrangère. Le désordre qui y sévit est d’abord de nature politique et géopolitique. Loin d’être une fatalité, il résulte de causes endogènes et exogènes identifiables. La famine ne tombe pas sur les damnés de la terre comme frappe la foudre. C’est l’arme des puissants pour écraser les faibles.

     
    par Bruno Guigue 
    lundi 20 février 2017




  • Qui est vraiment Fillon ? Rappel à travers deux vidéos - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/qui-est-vraiment-fillon-rappel-a-travers-deux-videos.html
    https://i0.wp.com/reseauinternational.net/wp-content/uploads/2016/11/Doubs-Francois-Fillon-est-favorable-au-ni-ni-1728x800_c.jpg

    Après avoir visionné les deux vidéos ci-dessous, on ne peut que se rendre à l’évidence : soit François Fillon est un benêt naïf qui a gobé toutes les salades que l’on attribue à BHL, Sarkozy ou Obama et Clinton, qui ont justifié le kidnapping de Laurent Gbagbo et la guerre de Libye avec l’assassinat de Kadhafi, soit c’est un sacré comédien jouant dans le même film que ceux qui sont cités ci-dessus, aux ordres du même scénariste, avec les mêmes producteurs.

    Benêt ou naïf, François Fillon est loin de l’être. Si la plupart des internautes n’ont découvert la Côte d’Ivoire et la Libye qu’au moment où ces deux pays ont été pris sous le feu de forces armées extérieures, François Fillon lui, connaissait parfaitement leur situation exacte et savait ce qui s’y passait, et ce bien avant d’avoir été le premier ministre de Sarkozy. Et comme chef du gouvernement pendant les opérations de grand banditisme d’état habillées en opération humanitaires, il était, mieux que tout le monde, au courant des évènements et de leurs véritables causes.

     
    En tant que premier ministre, aucun Français ne lui reprochera de défendre les intérêts de la France. Mais était-ce bien les intérêts de la France qui étaient en jeu ? Et au prix de quels mensonges ! Dans les deux vidéos ci-dessous, François Fillon sert aux députés, de manière éhontée, tous les mensonges dont nous savons qu’ils ont été élaborés ailleurs pour des intérêts autres que ceux de la France. Quelle belle maîtrise, quelle assurance dans l’art de mentir ! Mieux qu’Obama !

    C’est cet homme que les Français pourraient amener à la tête du pays, pour ensuite avoir la joie de se sentir trahis au bout de quelques mois, comme pour Hollande ou Sarkozy. A croire que c’est un jeu. D’ailleurs, ne parle-t-on pas de jeu démocratique ? Mais c’est un jeu mortel pour d’autres peuples, comme pourraient en témoigner les Ivoiriens, les Libyens et les Syriens. Les Français ont la mémoire courte, mais pas Internet. Ceux qui se sont autoproclamés « faiseurs d’opinions » n’arrivent plus à effacer, ou cacher efficacement les mauvais souvenirs et les passés embarrassants ; Hilary Clinton, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé en savent quelque chose.


  • L’EI et la « menace russe » dans le même rapport : le Parlement européen « a perdu le bon sens » - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/l-ei-et-la-menace-russe-dans-le-meme-rapport-le-parlement-europeen
    http://i1.wp.com/arretsurinfo.ch/wp-content/uploads/2016/11/Parlement-europ%C3%A9en-%C3%A0-Strasbourg..jpg?resize=600%2C338

    Etonné par la récente résolution du Parlement européen appellent à « contrer la propagande russe », l’eurodéputé français du Rassemblement bleu Marine, Jean-Luc Schaffhauser, dénonce la « dérive totalitaire des institutions européennes ».
     
    Le Parlement européen à Strasbourg.
     
    Les eurodéputés se sont exprimés le 23 novembre en faveur d’une résolution appelant les pays de l’Union à « répondre à la guerre de l’information menée par la Russie et les terroristes islamistes avec des messages plus positifs, de la sensibilisation et de l’éducation grâce à des textes informatifs ».
    304 députés ont soutenu la résolution, 179 ont voté contre, alors que 208 se sont abstenus.
    Jean-Luc Schaffhauser est un homme politique français, député du Parlement européen et membre du Rassemblement bleu Marine.
    RT France : Le texte de la résolution réclame l’augmentation du financement de projets de contrepropagande. A quel point ces mesures sont-elles justifiées ?
    Jean-Luc Schaffhauser (J.-L. S.) : Je suis étonné par la dérive totalitaire des institutions européennes. Nous pourrions nous interroger sur la propagande d’autrefois, puisque le système a changé vu la nouvelle donne électorale avec le président élu. Nous pourrions nous interroger sur la persistence de la propagande américaine, puisque nous constatons qu’il y a un vrai changement dans ce pays, que le peuple a parlé et qu’il a parlé dans le bon sens et voilà qu’on se préoccupe de la propagande russe. Mais en fin de compte, surtout au sein de cette enceinte du Parlement, il n’y a pas de propagande russe. Il y a simplement un nombre de personnes qui rappellent la réalité et la réalité n’est pas admise par ce Parlement.
    Mais vous savez, c’est comme la réalité que représentait Donald Trump aux Etats-Unis : elle n’était pas acceptée par l’intelligentsia, la nomenclatura, la super-élite, qui prétend mettre à son actif la démocratie uniquement quand elle va dans le bon sens – parce qu’on n’est pas démocratique, même quand le peuple s’est exprimé, s’il ne suit pas le bon sens de cette nomenclatura – et veut mettre à profit toutes les institutions au service de sa seule propagande. Il n’y a même pas de possibilité de dire la vérité : dès lors que vous dites la vérité, vous faites de la propagande. Nous sommes certainement dans un système de type totalitaire.
    RT France : La comparaison entre l’opposition aux médias russes et la lutte contre le terrorisme international, y compris Daesh, est-elle vraiment justifiée ?
    J.-L. S. : Quand on arrive au point de ridicule, en mettant dans le même rapport la menace de Daesh et la menace russe, c’est qu’on a vraiment perdu le bon sens. Nous ne savons pas s’il faut en rire ou en pleurer… Heureusement qu’on a les médias russes, qu’on a beaucoup de médias qui sont contre la propagande officielle en Europe dans nos établissements, au sein du Parlement, où on refuse de voir l’évidence et la vérité. Heureusement qu’il y a des médias qui sont indépendants ou qui donnent un autre son de cloche. Heureusement parce qu’il y va de notre démocratie, c’est bien elle qui les embête d’ailleurs.
    RT France : La résolution appelle les pays de l’UE à coopérer avec l’OTAN pour faire barrage à la propagande russe. L’opposition à des médias, nécessite-t-elle vraiment la coopération avec un bloc militaire ?
    J.-L. S. : En ce qui concerne cette alliance avec l’OTAN, le problème est le suivant : j’ai écouté son secrétaire général à Bruxelles vendredi dernier, le 18 novembre. Je lui ai posé la question : « Monsieur le secrétaire général, les Etats-Unis changent leur logiciel, mais vous ne changez pas le vôtre ! L’OTAN est-il encore un instrument au service de la paix ou est-il un instrument au service de votre propagande, d’une « élite » mondialisée, au service d’intérêts financiers et d’une oligarchie qui n’est pas populaire, qui n’a pas le soutien des peuples ? »
    Aujourd’hui nous sommes en décalage complet par rapport au rapport d’Anna Fotyga qui malheureusement sera suivi par ce Parlement. En cela, on montre une fois de plus que le Parlement est inapte à la démocratie qu’il veut pourtant représenter.
    RT France : Les auteurs de la résolution affirment que le gouvernement russe « utilise avec acharnement une large gamme de moyens et d’arguments » dans le but de faire s’écrouler l’UE. D’où viennent ces thèses ?
    J.-L. S. : L’Union européenne est en train de s’écrouler sous ses propres contradictions. Elle parle de démocratie, mais en 2005 nous avons rejeté le traité constitutionnel. Voilà qu’on le représente différemment et contre la volonté des peuples, au Pays-bas et en Irlande notamment. Il faut voter jusqu’à ce qu’on soit sûr que le peuple a bien voté. Nous sommes dans une caricature de démocratie. Et quand la vérité revient et qu’on ne veut pas remettre en question l’idéologie officielle. Il faut qu’il y ait un ennemi responsable de cette situation.
    RT France : Le projet de résolution appelle à ce que les pays de l’Union européenne soumettent « des initiatives juridiques concrètes » pour avoir plus de responsabilité dans la résolution du « problème de désinformation et de propagande ».
    J.-L. S. : Absolument, vous l’avez dit. Vous avez le droit de penser ce que nous pensons, nous, l’élite européïste.
    Nous devrions mettre en comparaison les moyens qu’ont les médias principaux et les moyens qu’ont les médias marginaux et qui tentent, malgré tout, à donner la vérité. Et vous verriez que le rapport est de 1 à 20, peut-être même de 1 à 100… Mais heureusement qu’il y a ces voix divergentes. Il y va de la véritable démocratie, des véritables droits de l’homme et des capacités qu’ont les peuples maintenant de se rebeller contre les institutions qui sont contre la démocratie, les droits de l’homme et le droit à l’information. C’est la base même de la démocratie.
    RT France : Ce document a-t-il des chances d’être appliqué dans la pratique ?
    J.-L. S. : Non. Je pense que si on rentrait dans un système aussi totalitaire que le voudrait le rapport Fotyga, cela ne ferait que jeter encore plus de discrédit sur l’institution européenne. Nous allons vers une rupture avec ces institutions. Et ce ne sont pas les propagandes, mais les peuples qui le veulent.
    Matteo Salvini à RT : « L’UE est pire que l’Union soviétique »
    23 nov. 2016
    Source : https://francais.rt.com/opinions/29476-depute-europeen-parlement-resolution-totalitaire
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  • Un ex-ambassadeur témoigne : « Israël s’est servi de mon père pour couvrir le nettoyage ethnique » - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/un-ex-ambassadeur-temoigne-israel-s-est-servi-de-mon-pere-pour-cou
    http://www.middleeasteye.net/sites/default/files/styles/main_image_article_page/public/IMG_0921+copy_0.JPG

    L’ancien ambassadeur néerlandais Erik Ader aux côtés de Khader Dibs (à droite), dont le père a été expulsé de Beit Nattif pendant la Nakba (MEE/Jonathan Cook)
    QALQILYA, Cisjordanie – Un ancien ambassadeur néerlandais devait planter 1 100 oliviers en Cisjordanie ce dimanche pour se faire pardonner du fait qu’Israël a exploité son nom de famille pour « couvrir un acte de nettoyage ethnique ».
    Erik Ader, ancien ambassadeur en Norvège, a déclaré que les arbres étaient sa façon de s’excuser pour un nombre similaire de pins plantés en Israël dans les années 1960 pour honorer son père.
    Le révérend Bastiaan Jan Ader, qui a été exécuté par les nazis en 1944, a été nommé « Juste parmi les nations » en 1967 par le musée israélien de l’Holocauste de Yad Vashem. Il avait aidé des centaines de juifs néerlandais à échapper aux camps d’extermination.
    Ader s’est dit choqué d’avoir découvert, il y a une décennie, que sous la petite forêt de conifères dédiée à son père se cachaient les ruines d’un village palestinien.
    Les 2 400 habitants palestiniens de Beit Nattif, au sud-ouest de Jérusalem, ont été expulsés en 1948, l’année de la création d’Israël. L’armée israélienne a détruit les 350 maisons qui s’y trouvaient et aucun des villageois n’a été autorisé à revenir.
    Ader a nourri une colère particulière à l’égard du Fonds national juif, un organisme de bienfaisance sioniste international bénéficiant d’une autorité semi-gouvernementale en Israël, qui a recueilli des fonds auprès des juifs néerlandais pour planter les arbres.
    Selon lui, ceux qui ont versé les dons ont été trompés et ne savaient pas pour quelle cause leur argent était utilisé.
    « Ce que le FNJ a fait est scandaleux, a-t-il déclaré à Middle East Eye. Ces arbres ont servi à la fois à empêcher les réfugiés de rentrer chez eux et à cacher l’acte de nettoyage ethnique qui avait été commis à leur encontre en 1948. »
    « Le fait qu’ils ont utilisé le nom de mon père, qui a payé de sa vie pour défendre les droits de l’homme, pour agir de la sorte, rend tout cela d’autant plus honteux, a-t-il ajouté. Ils l’ont rendu complice du nettoyage ethnique du village. »
    Ader a également critiqué le gouvernement néerlandais pour avoir pris part à la cérémonie d’inauguration de la forêt plantée sur Beit Nattif. « Ils devaient savoir ce qui s’était passé ici, mais ils n’ont soulevé aucune objection », a-t-il avancé.
    Vol de récoltes d’olives
    L’ancien ambassadeur devait se joindre à un groupe d’agriculteurs et d’activistes ce dimanche pour planter des centaines d’arbres dans le petit village de Farata, près de Naplouse, en Cisjordanie.
    Il a expliqué avoir choisi Farata parce qu’il avait eu connaissance lors d’une visite en 2010 d’attaques répétées menées par des colons juifs armés contre le village et ses bosquets. Au cours de la dernière décennie, des colons de Havat Gilad, une colonie voisine, ont coupé et brûlé des arbres, volé des récoltes et agressé des agriculteurs de Farata.
    Rien que le mois dernier, il a été rapporté que des colons ont battu des familles de Farata qui tentaient de récolter des olives.
    Un des agriculteurs de Farata, Zahi Suwad, âgé de 43 ans, a déclaré que les arbres rendraient aux villageois le revenu qu’ils avaient perdu suite aux attaques répétées.
    « La stratégie coordonnée des colons et de l’armée israélienne consiste à nous chasser de nos terres à travers cette pression constante afin qu’ils puissent s’en emparer, a-t-il expliqué à MEE. Ces arbres nous aideront à continuer de travailler la terre et à rester dans notre village. »
    Muhannad Qaisy, coordinateur de l’Olive Tree Campaign, qui a organisé la plantation, a déclaré que les arbres donnés par l’ancien ambassadeur avaient envoyé « un puissant message aux Palestiniens qui montre qu’il se tient à leurs côtés contre ces actes d’injustice ».
    L’entrée refusée aux réfugiés
    Deux jours plus tôt, Ader avait effectué un voyage émouvant à Beit Nattif, escorté par Khader Dibs, dont le défunt père, Hamed, faisait partie des habitants expulsés du village en 1948.
    La famille Dibs, qui vit dans le camp de réfugiés de Chouafat, à Jérusalem-Est, possède des permis de séjour en Israël. Aujourd’hui, il s’agit de la seule famille de Beit Nattif en mesure de voyager librement en Israël et de visiter son ancien village.
    Les organisateurs avaient espéré que davantage de réfugiés puissent assister à la déclaration d’excuses d’Ader. Les autres familles se trouvent cependant dans des camps en Jordanie et en Cisjordanie, dont beaucoup à Bethléem, et ne peuvent entrer en Israël qu’avec un permis difficile à obtenir délivré par Israël.
    Dibs a expliqué qu’au milieu des années 1970, alors qu’il était un garçon, il a accompagné son grand-père lors de la première visite de la famille au village après la guerre de 1948. Il n’a été possible de retourner à Beit Nattif qu’une fois qu’Israël eut occupé Jérusalem et la Cisjordanie en 1967.
    « Il a vu le village en ruines et il était dévasté, a-t-il raconté à MEE. Il était en sanglots et inconsolable. Il voulait revenir ici, sur sa terre, jusqu’à sa mort. »
    Dibs a expliqué que sa famille essayait de préserver un lien avec village en y emmenant les enfants quelques fois par an et y organisait souvent un pique-nique au milieu des ruines.
    Aujourd’hui, une partie des terres du village est utilisée par les Israéliens comme sentier de randonnée.
    Dibs a affirmé que les excuses d’Ader étaient importantes pour les villageois et les rassuraient quant au fait que tout le monde dans la communauté internationale n’avait pas fermé les yeux sur le sort des réfugiés.
    La plaque du Fonds national juif dédiant la forêt plantée au-dessus des ruines de Beit Nattif au révérend Bastiaan Jan Ader a été vandalisée après l’annonce d’excuses aux réfugiés du village (MEE/Jonathan Cook)
    Une plaque vandalisée
    En arrivant vendredi à la forêt, l’ancien ambassadeur a découvert que la plaque dédiée à son père avait été vandalisée quelques jours plus tôt, après que la nouvelle de l’événement a été publiée en ligne.
    Il s’est adressé à un groupe de plusieurs dizaines d’activistes israéliens d’une organisation appelée Zochrot (« Souvenir » en hébreu), qui tente d’éduquer les juifs israéliens au sujet de la Nakba, terme qui désigne la dépossession massive infligée aux Palestiniens en 1948 pour créer un État juif.
    Ader leur a dit qu’il avait « honte » que son pays ait donné à Israël « un chèque en blanc » pour perpétrer des actes tels que les expulsions de Beit Nattif.
    Ce village fait partie des plus de 500 villages qui ont été rasés après l’expulsion de 750 000 Palestiniens de chez eux en 1948. Dans la plupart des cas, le FNJ a planté des forêts pour dissimuler les destructions.
    Les communautés juives voisines ignorent souvent qu’elles vivent sur des terres qui appartenaient autrefois aux Palestiniens.
    Selon Ader, le FNJ n’est pas seulement responsable d’avoir planté de forêts au-dessus des villages détruits en 1948. Celui-ci a également aidé Israël à prendre possession des terres palestiniennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est et à déposséder les citoyens bédouins d’Israël dans le Néguev par le biais de programmes de plantations de forêts.
    Il a appelé son gouvernement à mettre fin à la déductibilité fiscale des dons au FNJ.
    Il a conclu qu’il était temps pour Israël de créer une commission de vérité et de réconciliation comme celle qui a suivi l’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud.
    « Au lieu de dissimuler ses péchés par le biais du FNJ, au lieu de nier son passé, il serait utile qu’Israël se lève et reconnaisse enfin les péchés commis lors de sa création », a-t-il déclaré.
    Des panneaux érigés
    Dibs, 51 ans, a conduit le groupe lors d’une visite du village détruit, lors de laquelle il a localisé les ruines de la mosquée, de l’école et de maisons, ainsi que des terrasses agricoles en ruines et le cimetière.
    À chaque point, Zochrot a érigé un panneau en trois langues – hébreu, arabe et anglais – identifiant les décombres.
    Certaines parties de Beit Nattif étaient sous la menace immédiate de destructions supplémentaires en raison de l’expansion rapide de la ville de Bet Shemesh, a expliqué Dibs. Des grues et des immeubles d’habitations se dressaient au-dessus du groupe tandis qu’un panneau était posé au niveau du cimetière.
    Ader a raconté qu’il avait tout d’abord commencé à avoir des doutes sur ce qui se trouvait sous la forêt lorsqu’il l’a visitée il y a dix ans de cela, lorsqu’il était ambassadeur en Norvège. Près de la forêt de son père, il a trouvé des caroubiers, des amandiers et des grenadiers d’un certain âge ainsi que des terrasses agricoles.
    « J’ai soulevé la question avec le FNJ pour savoir à qui ces autres arbres appartenaient, mais je n’ai pas obtenu de véritable réponse », a-t-il expliqué.
    Après son retour à Oslo, il a maintenu une pression à distance sur le FNJ. « Ils m’ont promis de faire les recherches et revenir vers moi. Et bien, j’attends encore de leurs nouvelles plus d’une décennie plus tard. »
    Dan Weinstein, porte-parole du FNJ, a rédigé un communiqué pour MEE pour rejeter les critiques, affirmant que l’organisation était consacrée au « développement environnemental ».
    Il a indiqué que le FNJ « n’a jamais privé quelqu’un [de] sa propriété [...] et n’a pas planté un seul arbre sur une terre qui ne lui appartient pas ou qui n’appartient pas à l’État ».
    Erik Ader (tout à droite), accompagne une visite lors de laquelle des panneaux sont érigés dans le village palestinien de Beit Nattif, avant de faire sa déclaration d’excuses aux réfugiés chassés du village (MEE/Jonathan Cook)
    Des terres « pas stériles »
    Niva Grunzweig, de Zochrot, a expliqué qu’Ader avait contacté l’organisation pour obtenir de l’aide afin de trouver des informations sur le site et de localiser les réfugiés de Beit Nattif.
    « C’est un moment très important pour nous, a-t-elle confié à MEE. Nous espérons que les excuses présentées par Erik aux réfugiés de Beit Nattif pour l’utilisation abusive de son nom de famille pourront encourager les juifs à faire de même. »
    « Cela pourrait leur ouvrir un peu l’esprit afin qu’ils déterminent s’il est temps d’endosser la responsabilité pour ce qui a été fait en leur nom pendant la Nakba, de s’excuser et de commencer un processus de réconciliation. »
    Depuis de nombreuses décennies, le FNJ recueille des dons de juifs en Europe et aux États-Unis dans ses petites boîtes bleues en affirmant aux donateurs que leur argent contribuerait à « faire fleurir le désert ».
    « C’était une absurdité absolue, a soutenu Ader. Ces arbres n’ont pas été plantés sur des terres stériles. Ils ont été plantés sur des terres qui portaient déjà des fruits, comme on peut le voir à Beit Nattif. »
    D’après Grunzweig, Zochrot a envoyé une invitation à l’ambassade néerlandaise pour assister à la cérémonie d’excuses, mais n’a reçu aucune réponse.
    Le FNJ plante actuellement une « Forêt des ambassadeurs » – en l’honneur d’ambassadeurs ayant servi – au-dessus du village bédouin d’al-Araqib, dans le Néguev. Jusqu’à présent, un seul ambassadeur, le sud-africain Ismail Coovadia, a refusé publiquement des arbres nommés en son honneur.
    Ader a choisi la journée de dimanche pour planter les arbres à Farata car ce jour marquait le 72e anniversaire de l’exécution de son père par les nazis.
     
    Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation
    www.middleeasteye.net/f


  • Vidéo – Le syndrome du larbin - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/11/video-le-syndrome-du-larbin.html
    http://srv497.fr.nf/wp-content/uploads/19927_613632152110402_1233389018791008250_n362.jpg

    I) Définition

    Chez un individu, le syndrome du larbin est un comportement pathologique visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Ce syndrome diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent.