salimsellami

علمني ابي رحمه الله ان الطمع يفسد الطبع

  • « INSTITUTIONS » FACTICES ET TRISTE RÉALITÉ. – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/17/institutions-factices-et-triste-realite
    http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2018/10/Bougie.jpg

    Loin de nous l’idée de nous inscrire dans la stratégie de ce régime illégitime ou de participer à son grenouillage boulitique, mais il est de notre devoir de mettre à nu ses pratiques ordurières et surtout attirer l’attention de notre jeunesse sur la facticité et la vacuité de ses institutions qu’il a pourtant taillé sur mesure et qu’il ne respecte même pas.
    Nous avons vu par le passé, comment il a violé sa propre « Constitution » pour imposer un mandat pratiquement à vie au locataire actuel d’El Mouradia, en actionnant ses fonctionnaires de la Chambre Nationale d’Enregistrement.

    Ce qui se passe actuellement dans cette Chambre est une autre illustration de sa vacuité.

    Il n’est pas question pour nous de reconnaitre la légitimité de cette « institution » ni des autres, mais si nous restons sur le terrain de leur « légalité », les « lois » de leur République autorisent-t-elles ces fonctionnaires à démettre leur président ?

    L’article 10 de leur règlement intérieur est très clair à ce sujet : « En cas de vacance de la présidence de l’Assemblée Populaire Nationale par suite de démission, d’incapacité ou d’incompatibilité ou de décès, il est procédé à l’élection du Président de l’Assemblée populaire nationale suivant les mêmes modalités prévues par le présent règlement intérieur, dans un délai maximum de quinze (15) jours à compter de la déclaration de la vacance. »

    Des fonctionnaires sensés élaborer des lois, les piétinent allégrement en :

    Signant une pétition exigeant la démission du président de la Chambre d’Enregistrement.
    Empêchant le président à accéder à son bureau.
    Cadenassant l’entrée de « l’institution ».
    Convoquant le bureau de la Chambre d’Enregistrement pour constater la vacance de la présidence, alors que seul le président est apte à convoquer ce bureau.
    Toutes ces mesures sont illégales aux yeux de LEUR Constitution et du règlement intérieur de LEUR Chambre !!! Tout baigne dans l’illégalité !

    Encore une fois, la réalité du terrain montre que toutes ces « institutions » ne sont que de façade. Issues des quotas des officines, elles ne reflètent nullement la véritable représentativité populaire et ce, depuis 63.

    En réalité, ces fonctionnaires sont instrumentalisés par les acteurs de la guerre des gangs actuelle au sein de l’oligarchie militaro-financière dans le cadre d’un rééquilibrage des forces en son sein, comme cela s’est vu par le passé, à chaque crise qu’elle traverse.

    Et cette fausse « crise institutionnelle » démontre encore une fois que nous avons affaire à un régime sans foi ni loi qui a fait de notre Algérie une « ferme privée » qu’il gère au détriment de l’intérêt National.

    Derrière cette vitrine de pompeuses « institutions » vides et de vie boulitique factice, se cache une patrie qui se meurt. L’injustice, l’oppression, la manipulation de la violence, la corruption institutionnalisée et le pillage des ressources nationales sont devenus le lot quotidien des Algériens, allant en s’aggravant, faisant de nous, un peuple en détresse, une société en perdition, une nation en péril.

    N’est-il pas temps aux élites intellectuelles et politiques, sincères et probes de prendre leurs responsabilités historiques, à redonner l’espoir à notre Peuple et à œuvrer à la construction de notre Etat de Droit, de façon à ce que tous les Algériens se sentent réellement des citoyens à part entière, dans leur propre pays, que le pouvoir soit de nouveau l’émanation du peuple, dans un climat social de libre adhésion à la volonté populaire et de réelle égalité devant la loi ?                                                                                                                             Salah-Eddine SIDHOUM                                                                                                                                                                                                                                    http://lequotidienalgerie.org/2018/10/17/institutions-factices-et-triste-realite


  • LE BANDITISME BOULITIQUE AU SERVICE DU RÉGIME ILLÉGITIME. – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/17/le-banditisme-boulitique-au-service-du-regime-illegitime
    http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2018/10/APN-parlement-cadenas.jpg

    Des dobermans du FLN aux chaînes de fer de l’APN : chronique d’une violence politique ordinaire

    Mardi 16 octobre, des députés de l’APN, issus des partis majoritaires, observent un sit-in devant l’entrée principale du siège de l’institution qu’ils ont pris le soin de cadenasser à l’aide de grosses chaînes de fer. Objectif assumé : empêcher le président contesté, Saïd Bouhadja, d’accéder à son bureau pour pouvoir ensuite prononcer la vacance du poste.

    À court d’arguments légaux, les contestataires n’ont donc que le coup de force comme alternative, un procédé auquel on a eu recours à chaque fois que le système a souhaité se débarrasser d’un responsable qui s’accroche un peu trop à son poste car ayant la légalité de son côté. Le procédé est éculé : un mouvement de redressement, des actes de violence si nécessaire et une action en justice qui finit toujours par légaliser le fait accompli.

    Le système avait eu affaire à un tel os au milieu des années 1990 lorsque le secrétaire général du FLN, Abdelhamid Mehri, avait arrimé le parti à un projet politique aux antipodes de celui du pouvoir du moment. Mais on était à une époque où on se souciait encore des formes et l’affaire est réglée en douce grâce à un « coup d’État scientifique » peaufiné et exécuté par Boualem Benhamouda. Mais la force physique dans le règlement des litiges politiques ne tardera pas à être banalisée.

    En 2003, Ali Benflis, alors chef du gouvernement et secrétaire général du FLN, est soupçonné de viser plus haut. Il comptait se présenter à l’élection présidentielle de 2004 contre la président Bouteflika. Son éjection du gouvernement était une simple formalité, mais pour le priver de la terrible machine électorale du FLN, c’était un peu plus compliqué. D’autant plus compliqué que Benflis avait le soutien de tous les opportunistes du parti qui croyaient que l’homme avait réellement le soutien de l’institution militaire. La preuve, le VIIIe congrès tenu en mars l’avait plébiscité.

    Après avoir tenté en vain de rallier les députés de l’APN restés fidèles à Benflis, le clan présidentiel avait opté pour la manière forte. La mission est confiée à Abdelkader Hadjar. Alors ambassadeur d’Algérie en Iran, Hadjar est rappelé en « congé spécial » à Alger pour chapeauter l’opération ultime : l’assaut contre les mouhafadha du parti dans plusieurs wilayas. Les images des chiens dobermans utilisés par les assaillants resteront gravées dans les mémoires. La suite est plus simple : une décision de justice, rendue la nuit, invalidera les résultats du dernier congrès et Benflis sera contraint de se présenter à l’élection sans la couverture du FLN avec le fiasco que l’on sait.

    En 2013, soit à l’approche d’une autre élection présidentielle, la même méthode ou presque sera utilisée pour avoir raison de la ténacité d’un autre chef du FLN, Abdelaziz Belkhadem. Les partisans de ce dernier avaient été empêchés à coup de ceinture par les hommes de main des « redresseurs » d’accéder à l’hôtel Aurassi où devait se tenir une réunion décisive du comité central. Résultat, Belkhadem est destitué et Amar Saâdani plébiscité. Saisi, le Conseil d’État, la plus haute instance administrative, donnera gain de cause aux soutiens de Belkhadem mais verra sa décision annulée par un tribunal de première instance, celui de Bir Mourad Raïs. Abdelaziz Belkhadem, auquel des ambitions « interdites » avaient été prêtées à tort ou à raison, se pliera devant le fait accompli et ne contestera même pas l’oracle présidentiel qui met fin à toutes ses activités au sein de l’État et du parti.

    Les coups de force et les mouvements de « redressement » ne sont pas une marque de fabrique du FLN. De nombreux partis politiques en ont connu, parfois avec des actes plus violents et des images plus désolantes.

    Au fil des années, le phénomène s’est banalisé pour toucher les associations, les clubs sportifs… Mais nul doute que personne n’imaginait qu’il atteindrait un jour une institution de l’État du rang de l’APN et que des députés puissent avoir recours à la force physique, devant les caméras de télévision, pour empêcher leur président d’accéder à son bureau. Nul doute aussi que, encore une fois, tout le monde finira par se plier au fait accompli, la méthode ayant bien fait ses preuves.

     TSA
     Par : Makhlouf Mehenni 17 Oct. 2018 à 14:18                                                                                                                                                             http://lequotidienalgerie.org/2018/10/17/le-banditisme-boulitique-au-service-du-regime-illegitime


  • Dr. Anthony DiMaggio : « Il y a un besoin très fort d’un mouvement anti-impérialiste. » – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/17/dr-anthony-dimaggio-il-y-a-un-besoin-tres-fort-dun-mouvement
    https://mohsenabdelmoumen.files.wordpress.com/2018/10/anthony-dimaggio2.jpg?w=517&h=551

    Face à l’offensive ultralibérale et aux guerres impérialistes qui ravagent le monde, ne pensez-vous pas qu’il y a une nécessité d’avoir un mouvement de résistance efficace qui fait abstraction des divergences tactiques et qui s’inscrit plutôt dans une démarche stratégique ?

    Il y a un besoin très fort d’un mouvement anti-impérialiste. Dans la mesure où nous en avons eu un, il est rapidement mort au milieu des années 2000, quelques années après la guerre en Irak. En tant que partisan enthousiaste et membre de ce mouvement, son déclin rapide a été un moment déprimant pour moi. En prenant une vue d’ensemble, cependant, je suis heureux des succès des mouvements anti-guerre du Vietnam et anti-guerre d’Irak, car ils ont rendu tabou l’introduction d’un grand nombre de troupes au sol dans de nouveaux conflits, au moins après l’Irak. Mais les dirigeants américains ont fait preuve de beaucoup plus de discernement dans leur utilisation du militarisme ces dernières années, en s’appuyant davantage sur un nombre limité de forces spéciales, et particulièrement sur les frappes de drones. Le militarisme américain est encore incroyablement meurtrier, mais il est loin d’être aussi destructeur que dans les décennies précédentes. Chomsky fait valoir ce point lorsqu’il oppose les guerres en Irak et au Vietnam. La guerre du Vietnam a impliqué plus d’un million de troupes sur le terrain et des dizaines de milliers de victimes militaires (environ 58.000), et des millions de civils vietnamiens tués, associé à l’utilisation criminelle de la violence aveugle sous la forme de tapis de bombes, du napalm, de l’agent orange, etc. La guerre en Irak, criminelle et horrible, a impliqué environ 5 000 Américains tués et peut-être un million de morts irakiens en raison de la guerre civile et en grande partie de la violence et des frappes aériennes américaines. Aussi mauvais soit-il, ce n’était pas aussi grave que la destruction au Vietnam, et la criminalité en Irak était, relativement parlant, plus limitée par rapport au Vietnam en grande partie en raison de l’engagement militaire « léger » des États-Unis. Cet engagement limité était un signe direct aux tendances anti-guerre du grand public, même après les attentats du 11 septembre 2001, signifiant que les élites politiques et les intellectuels appellent largement le « syndrome du Vietnam » – opposition à de fortes concentrations des forces terrestres sur de longues périodes, entraînant un grand nombre de victimes et de destructions massives. Cette culture anti-guerre persistante ne peut se substituer à un véritable mouvement anti-guerre, loin de là. Mais cela vaut mieux que rien, et c’est certainement préférable à la culture de guerre belliqueuse qui a dominé les États-Unis pendant les premières années de la guerre du Vietnam, alors que peu d’Américains se sont interrogés sur la montée en puissance de l’Asie du Sud-Est.

    ....suite.....


  • Perquisition France insoumise : qui est donc ce policier ? – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/17/perquisition-france-insoumise-qui-est-donc-ce-policier
    https://yetiblog.org/wp-content/uploads/2018/10/Policier-Macron-760x482.jpg

    Qui est donc ce policier [photo ci-dessus] qui empêche Jean-Luc Mélenchon de pénétrer dans les locaux de la France insoumise pendant la perquisition dont elle fut l’objet ?

    N’est-ce pas le même policier qu’on retrouve sur cet autre cliché [ci-dessous], dans la garde rapprochée d’Emmanuel Macron, juste devant Alexandre Benalla ?

    Comme diraient les chiens de garde médiatiques du système, « on n’affirme rien, on pose des questions ».                                                                                                                       

     Author:Pierrick Tillet                                                         https://yetiblog.org/perquisition-france-insoumise-qui-est-donc-ce-policier


  • Le prince arabe Mahomed Gherainia, fusillé par les allemands. – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/17/le-prince-arabe-mahomed-gherainia-fusille-par-les-allemands
    https://salimsellami.files.wordpress.com/2018/10/fb_img_15397582449511288692694.jpg

    Nous sommes donc le 17 octobre et c’est la journée de l’aubergine mais je ne vais pas trop m’y étaler car je n’ai pas d’affinités particulières avec ce légume que je n’apprécie que pour son prix de pleine saison, sa faculté à remplir le panier à provisions et son gratin…

    J’en dirai aussi que si chez nous il est généralement noir, j’ai vu à l’ouest du pays qu’il est tout blanc…et j’arrête d’en parler pour aborder un événement qui colle tragiquement à cette journée : les manifestations des Algériens en France en 1961 et leur féroce répression sous la férule du préfet Papon que personnellement j’ai considéré innocent car la culpabilisation de ce simple commis de la France coloniale innocenterait du coup l’hexagone de la vaste et indigne entreprise assumée sans regrets jusqu’à ce jour, en faisant de ses ignominies systémiques des actes isolés pour ne pas dire des bavures…

    Mais le sujet va être comme d’habitude l’objet de beaucoup d’écrits plus documentés et mieux illustré que tout ce que je pourrais en dire ; je le laisse donc à ceux qui peuvent mieux le traiter…

    Je préfère pour ma part susciter un autre sujet d’histoire qui concerne un algérien oublié du peuple et de l’Etat… un prince nommé Mohamed Gherainia, né comme Ali la Pointe à Khemis Miliana et mort et enterré avec les honneurs à Slobozia, en lointaine Roumanie…

    Cet homme, pharmacien de son état dort dans un cimetière de cette ville sous le drapeau tricolore de la France coloniale qui affirme qu’il a combattu pour elle alors que sa lutte contre les nazis visait à libérer l’homme et non la France…

    Il serait juste qu’au lieu de condamner encore un Papon, simple exécutant d’une politique d’Etat, nous réhabilitions la mémoire de ce héros issu de nos rangs en lui redonnant une algérianité qu’il n’a pas connue et en déniant à la France coloniale le droit d’en faire un héros de sa propre cause…

    On devrait commencer par connaître son histoire et finir par lui réserver un mémorial digne de son combat et donner son nom à un village, une place, une cité, un bâteau afin que la mémoire collective conserve son nom…

    VOICI SON HISTOIRE TIRÉE COMME DE BIEN ENTENDU DE DIFFERENTS SITES…

    Lors de la Première Guerre mondiale, le royaume de Roumanie, un des pays Alliés, est envahi par les troupes allemandes en fin d’année 1916. Très vite, les ressources du pays sont exploitées par l’occupant (agriculture et pétrole).

    Afin d’assurer la production agricole, les Allemands y envoient de nombreux prisonniers de guerre français et plus particulièrement des troupes originaires d’Afrique du Nord
    .
    Durant les hivers rigoureux de Roumanie, les prisonniers ne reçoivent de l’occupant que de la soupe claire et pas de vêtements chauds leur permettant de résister au froid .

    Malgré les réquisitions auxquelles ils sont eux-mêmes soumis, les Sloboziens tentent, par la Croix-Rouge locale, de nourrir et vêtir ces prisonniers affaiblis et frigorifiés, mais les soldats de garde prennent la moitié des dons, et la mortalité décime les prisonniers comme en témoignent les nombreux carrés militaires français de Roumanie, dans tous les lieux où les Allemands ont établi des camps de prisonniers.

    Mohammed Ben Mohammed Ben Djilali Kerainiya est né le 5 juillet 1891 à Affreville, dans le département français d’Alger (aujourd’hui Khemis Miliana, en Algérie). Il s’agirait d’un descendant de deys ou de kadis, le fait n’étant pas certain, mais pour les Roumains, cela équivaut à un titre princier.

    Il a obtenu, avant la guerre, une licence de pharmacie à Paris mais, étant algérien, c’est en tant que soldat de deuxième classe qu’il est incorporé le 14 octobre 1914 dans un régiment de Tirailleurs algériens. Il participe aux combats sur le front occidental et, en 1916, il est fait prisonnier puis envoyé en Roumanie.

    En tant que pharmacien, les autorités allemandes le nomment médecin du camp de Slobozia, responsable de l’ensemble des prisonniers nord-africains et sénégalais. Il pratique également en ville, sous escorte, compensant le manque de moyens médicaux pour les civils. Il gagne alors, par son implication, son surnom de « prince Algérien » auprès des Roumains.

    En septembre 1918, il apprend par un officier autrichien que les troupes françaises approchent. Mohamed monte alors, avec Drăgan, chef de la résistance roumaine, un plan le libération du camp et de la ville pour le cas où l’Armée d’Orient arriverait en Roumanie.

    C’est dans ce cadre qu’intervient sa mort, dont les détails ne sont pas établis.

    D’après Cultul eroilor noștri paru en 1924, c’est lors d’une sortie pour rencontrer la résistance, qu’il est surpris par une patrouille allemande, probablement en chasse après lui. Blessé par un tir, il crie alors « Roumains ! Nos frères s’approchent ! Roumains ! ». Il est alors abattu, ou bien capturé et fusillé peu après par un peloton d’exécution.
    Slobozia et son camp seront libérées par l’armée roumaine moins d’un mois après la mort du « Prince »
    .
    Plusieurs monuments à la mémoire de Mohamed Gherainia sont visibles à Slobozia.

    Sa tombe est située dans le cimetière des héros (aménagé en 1932), dans la rue Eternității (de l’Éternité) n° 2. Elle est surmontée d’un obélisque.

    Un monument érigé en ville sur le lieu de son exécution est toujours visible. Celui-ci porte la mention suivante, en français et roumain :

    « Ici a été fusillé par les Allemands le 14 octobre 1918, le prince arabe Mahomed Gherainia victime de son dévouement pour la France et la cause des alliés. »
    Publication de Mohamed Adjou..17/10/2015


  • APN : la solution est-elle dans la dissolution ? – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/16/apn-la-solution-est-elle-dans-la-dissolution
    https://salimsellami.files.wordpress.com/2018/09/el-yazid-dib.jpg

                                                                                                                                                                                                        Je crois avoir lu quelque part que la « politique est une affaire de politesse ». Mais, dans diverses discussions, il m’était dit que tout dépendait du sens à donner à cette « politesse », l’un, la prend pour une culture de respect et de bonne écoute de l’autre, l’autre la voit comme une manœuvre aiguë que peut dissimuler une élégance verbale ou une classe comportementale. Seulement à oser comprendre ce qui se passe depuis presque deux semaines, l’on n’entraperçoit nullement ni politique ni politesse. Que des communiqués, des déclarations et de l’acharnement de part et d’autre. La crise, si crise il y a, semble prendre d’autres dimensions où la rétractation de position s’avère un sauve-qui-peut ou se rend apte à octroyer une issue d’honneur. Les menaces sont lancées, les ultimes ultimatums aussi. L’on parle de lourds dossiers et de divulgation de ce qui devait déjà être su. Chaque côté prétend être dans son droit. Alors que le Droit s’est absenté. Les coulisses ont supplanté les dispositions légales. Celles-ci, ingénues, s’ingénient à pouvoir s’interpréter pour se coller à la signification de l’intérêt de chacun. Partira ou ne partira pas ne résoudra politiquement rien. Comme une vitre brisée et que l’on tente d’en raccommoder les morceaux, l’Assemblée nationale resterait quand bien même porteuse de stigmates et de fissures. L’on aura, sans admirer, vu, lu ou entendu des choses pas bonnes pour l’équilibre des pouvoirs et la stabilité institutionnelle tant chantée. A fortiori, l’on ne sait pas qui fait marcher l’un ou l’autre. Ould Abbès et Ouyahia, avec les députés contestataires, ne peuvent spontanément agir ainsi sans qu’ils n’aient eu à avoir ou à apercevoir un certain feu vert. Bouhadja, tantôt serein, tantôt furieux et tenace, ne peut à lui seul également tenir un tel campement positionnel sans qu’il n’ait, à son tour, eu à avoir ou à apercevoir un certain feu vert. Où est la vérité ? Qui actionne ce feu vert ?

    Enfin, je crois qu’il n’est d’aucune utilité d’aller creuser ses méninges, déjà embarrassées, pour s’accabler de savoir davantage qui des uns ou de l’autre en est responsable ou en sortira vainqueur. L’essentiel demeure cependant dans cette mauvaise expérience, ce temps perdu à un moment où le pays est en proie à pas mal d’épouvantables scénarios. Du moins ce que nous dit-on. Ainsi, si le « combat » s’avérait interpersonnel, il n’y aurait que des vaincus et ceux qui pensent avoir réussi à faire déguerpir les uns ou l’autre n’en seront pas tout aussi heureux. C’est l’Algérie qui, en finalité, aurait perdu cet élan passionnel vers la démocratie. Mais si le « combat » est autre qu’entre personnes, l’on ne voit pas sa nature, sa consistance mais l’on peut soupçonner certains objectifs non encore déclarés. Officiellement, le président de la République, garant de la Constitution, n’a pas encore ‘’embryonné » son intention quant à l’exercice de ses prérogatives légales prévues en la matière. Dissoudre l’Assemblée. En tant que président d’honneur du FLN, il n’aurait pas encore édicté ses directives au militant Bouhadja, l’amenant à accomplir, selon la discipline du parti, ce qui devait l’être. Démissionner. Tout revient donc à son arbitrage. Difficile œuvre et lourde de conséquences. L’histoire des nations n’est-elle pas accomplie par ces lourdes décisions que prenaient les leaders et les dirigeants du monde que nous vivons ? La révolution de Novembre n’a-t-elle pas été une décision prise dans des conditions douloureuses et dans un rapport de forte inégalité des chances de victoire ? La réconciliation nationale, le déboulonnage des grosses pointures, la démystification des légendes, entre autres, n’ont-ils pas été une lourde décision ? La solution ne serait-elle donc pas dans la dissolution ? L’histoire l’écrira un jour et se racontera.
     Publié par El-Yazid Dib                                                                                                              http://www.lequotidien-oran.com/?news=5267673


  • Khashoggi nétait pas un critique du régime saoudien – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/16/khashoggi-netait-pas-un-critique-du-regime-saoudien
    https://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2018/10/Prince-Turki-al-Faysal-768x512.jpg

    amal Khashoggi, le journaliste saoudien disparu la semaine dernière au consulat saoudien d’Istanbul n’est pas tout à fait le critique du régime saoudien que les médias occidentaux disent être.

    La disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi dans le consulat saoudien d’Istanbul la semaine dernière a fait l’objet d’une énorme publicité internationale, mais il n’est pas surprenant que les médias arabes contrôlés par les Saoudiens aient été peu nombreux à en parler. Le Washington Post, pour lequel Khashoggi a écrit, et d’autres médias occidentaux, ont maintenu l’histoire bien vivante, augmentant la pression sur Riyad pour qu’il explique son rôle dans cette affaire.

    C’était étrange de lire des articles sur Khashoggi dans les médias occidentaux. David Hirst dans The Guardian a affirmé que Khashoggi se souciait simplement des absolus tels que « la vérité, la démocratie et la liberté« . Le directeur de Human Rights Watch l’a décrit comme représentant « un journalisme franc et critique ».

    Mais a-t-il poursuivi ces absolus tout en travaillant pour des princes saoudiens ?

    Khashoggi était un membre loyal de l’appareil de propagande saoudien. Le journalisme n’est pas autorisé dans le royaume : il y a eu des femmes et des hommes saoudiens courageux qui ont tenté de briser le mur de la conformité politique rigide et ont été persécutés et punis pour leurs opinions. Khashoggi n’en faisait pas partie.

    Certains écrivains ont souffert alors que Khashoggi était leur patron au journal Al-Watan. Khashoggi – contrairement à ce qui est écrit – n’a jamais été puni par le régime, sauf à la légère il y a deux ans, lorsque le prince héritier Mohammed bin Salman (MbS) lui a interdit de tweeter et d’écrire pour Al-Hayat, le journal panarabe basé à Londres et appartenant au Prince Khalid bin Sultan.

    Par contraste, Nasir As-Sa’id était un courageux écrivain nationaliste arabe laïc qui a fui le royaume en 1956 et s’est installé au Caire, puis à Beyrouth. Il est l’auteur d’un ouvrage sur l’histoire de la Maison des Saoud. Il était implacable dans ses attaques contre la famille royale saoudienne.

    Pour cela, le régime saoudien a payé un dirigeant corrompu de l’OLP à Beyrouth (Abou Az-Za’im, lié aux services de renseignements jordaniens) pour se débarrasser d’As-Sa’id. En 1979, il a enlevé As-Sa’id dans une rue surpeuplée de Beyrouth et l’a livré à l’ambassade saoudienne de ce pays. Il aurait été torturé et tué (certains disent que son corps a été jeté d’un avion au-dessus du désert du « quart vide » en Arabie saoudite). Ce sont les méthodes du régime.

    TROUVER LE BON PRINCE
    Khashoggi était un jeune journaliste ambitieux qui savait que pour s’élever dans le journalisme saoudien, il ne faut ni professionnalisme, ni courage, ni éthique. En Arabie Saoudite, il faut s’attacher au bon prince. Khashoggi s’est rapidement rapproché de deux d’entre eux : Le prince Turki Al-Faysal (qui dirigeait les services de renseignements saoudiens) et son frère, le prince Khalid Al-Faysal, qui possédait le journal Al-Watan (la patrie) où Khashoggi a obtenu son premier poste (arabe) d’éditeur.

    Khashoggi s’est distingué par son empressement à plaire et sa capacité étonnante d’adapter ses opinions à celles du gouvernement en place. À l’époque de l’anticommunisme et de la promotion du jihad fanatique en Afghanistan et ailleurs, Khashoggi était un vrai croyant. Il s’est battu aux côtés d’Oussama ben Laden et a défendu la cause des moudjahidin.

    David Ignatius du Washington Post et d’autres veulent l’embellir en insinuant qu’il était un journaliste « intégré » – comme si l’armée de Ben Laden invitait des journalistes indépendants à rendre compte de leurs efforts de guerre. L’ensemble du projet de couverture des moudjahidin afghans et de leur promotion dans la presse saoudienne a été réalisé par le chef du renseignement saoudien, le prince Turki, principal patron-prince de Khashoggi.

    La couverture médiatique occidentale de la carrière de Khashoggi (par des gens qui ne connaissent pas l’arabe) présente une image loin de la réalité. Ils dépeignent un journaliste d’investigation courageux qui cherche à bouleverser le régime saoudien. Rien n’est plus faux : il n’y a pas de journalisme en Arabie Saoudite ; il n’y a que de la propagande grossière et insignifiante.

    Les rédacteurs en chef sont des personnes de confiance qui ont fait preuve d’une loyauté de longue date. Khashoggi a admis à un journaliste arabe, l’année dernière, dans une interview depuis Istanbul, qu’il avait été à la fois rédacteur en chef et censeur en Arabie Saoudite. Les rédacteurs en chef des journaux du régime saoudien (les porte-parole des princes et des rois) appliquent les règles gouvernementales et éliminent les documents répréhensibles.

    Khashoggi n’a jamais pris la défense des Saoudiens en détresse. Il a eu des ennuis à deux reprises en tant que rédacteur en chef d’Al-Watan en raison d’articles qu’il a publiés écrits par d’autres écrivains, et non par lui-même, qui étaient légèrement critiques à l’égard de l’institution religieuse conservatrice – qu’il a parfois soutenue. Il a été réinstallé dans un autre poste dans les médias du gouvernement pour le protéger des autorités religieuses.

    Khashoggi était l’homme de la situation pour les journalistes occidentaux qui couvraient le royaume, désignés à cet effet par le régime. Il a peut-être été plaisant dans sa conversation avec les journalistes, mais il n’a jamais remis en question la légitimité royale. Et cela vaut pour son bref séjour d’un an à Washington, où il a écrit pour le Post.

    UN RÉACTIONNAIRE
    Khashoggi était un réactionnaire : il soutenait toutes les monarchies et tous les sultanats de la région et affirmait qu’ils étaient « réformables ». Pour lui, seules les républiques laïques, dans des relations tendues avec les Saoudiens, comme l’Irak, la Syrie et la Libye, ont défié les réformes et ont dû être renversées. Il a favorisé l’islamisation de la politique arabe selon les lignes des Frères musulmans.

    La vision de Khashoggi était un « soulèvement arabe » mené par le régime saoudien. Dans ses écrits en arabe, il a soutenu les « réformes » de MbS et même sa « guerre contre la corruption », qui a fait l’objet de moqueries dans la région et au-delà. Il pensait que les arrestations des princes à l’hôtel du Ritz par MbS étaient légitimes (bien qu’il les ait légèrement critiquées dans une chronique du Post) alors même que son dernier prince parrain, Al-Walid bin Talal, était enfermé dans le luxueux hôtel. Khashoggi a même voulu être conseiller de MbS, qui ne lui faisait pas confiance et l’a refusé.

    En écrivant dans le Post (pour une version arabe), Khashoggi s’est fait passer pour un démocrate libéral favorable à la démocratie et à la réforme. Mais il n’a pas contesté la légitimité du régime saoudien ou la politique du Moyen-Orient occidental. Les journalistes de la presse grand public étaient épris de lui. Ils le considéraient comme un Arabe agréable qui ne critiquait pas leur couverture de la région, mais en faisait l’éloge, considérant la presse américaine dominante comme l’incarnation même du journalisme professionnel. Khashoggi était essentiellement un écrivain arabe symbolique qui écrivait pour un journal avec un regrettable bilan de fausses représentations des Arabes.

    En arabe, ses sympathies islamistes avec la Turquie et les Frères musulmans (Ikhwan) étaient sans équivoque. Oublié ou peu su en Occident, les Saoudiens ont parrainé, financé et nourri les Frères musulmans pendant la guerre froide, comme une arme contre le camp progressiste et laïque dirigé par Gamal Abdel Nasser d’Égypte. Ikhwan contrôlait le système éducatif saoudien, élevant les étudiants saoudiens à admirer la confrérie. Mais le 11 septembre changea le calcul saoudien : les dirigeants voulaient un bouc émissaire pour leur rôle dans le parrainage du fanatisme islamiste et l’Ikhwan était la cible parfaite. Khashoggi était suspect, lui aussi.

    CONSEILS CONTRE LUI
    Il avait perdu ses mécènes mais l’idée que Khashoggi était sur le point de lancer un parti d’opposition arabe n’était pas crédible. Le véritable crime était que Khashoggi était soutenu par les partisans d’Ikhwan, à savoir le régime qatari et le gouvernement turc.

    Un écrivain d’Okaz, un quotidien de Djeddah, l’a accusé d’avoir rencontré l’émir du Qatar à l’hôtel Four Seasons à New York et d’avoir des liens avec « les services de renseignements régionaux et internationaux ». Si c’est vrai, il a peut-être scellé son destin. Le Qatar est maintenant l’ennemi numéro un du régime saoudien – sans doute pire que l’Iran.

    Khashoggi a été traité comme un transfuge et il n’est pas permis de quitter l’Establishment saoudien. Les dernières défections de hauts responsables remontent à 1962, lorsque le prince Talal et le prince Badr ont rejoint le mouvement nationaliste arabe de Nasser en Égypte.

    Khashoggi devait être puni d’une manière qui donnerait des frissons à d’autres transfuges potentiels.

    Source : Khashoggi Was No Critic of Saudi Regime

    traduit par Pascal, revu par Martha pour Réseau International


  • BARCELONE-PARIS-BARCELONE, L’ALLER-RETOUR D’UN ENCOMBRANT OPPORTUNISTE – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/14/barcelone-paris-barcelone-laller-retour-dun-encombrant-oppor
    http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2018/10/Valls2.jpg

    Il fut le triste ténor d’un combat d’arrière-garde, celui de l’élimination de tout fait musulman sur la scène politico-médiatique française. Bien avant le récidiviste Zemmour et la horde de prétendus néoconservateurs qui l’accompagne, il combattit au nom de la laïcité, non pas cette loi destinée à permettre la coexistence pacifique entre les différents cultes mais la sienne, celle érigée par lui-même et ses compères en nouvelle religion devant se substituer aux autres révélées. Ce combat se concentrera exclusivement sur l’Islam et il ne cessa de déployer son énergie contre le port du voile devenu subitement son nouveau cheval de bataille. Grâce au compagnonnage d’une virtuose du violon, il se rapprocha de la communauté juive espérant ainsi devenir un jour plus que ministre, plus que ministre de l’intérieur, et plus que même le premier d’entre eux et franchir pourquoi pas le perron de l’Elysée. Il devint ainsi plus royaliste que le roi et défendit avec acharnement Israël tout en s’abstenant de dénoncer ne serait-ce qu’une seule fois les abus et les exactions subis par le peuple palestinien.

    Le temps passa et survint la disgrâce. Celle qui étrangle vos ambitions les plus aveugles et vous rabote l’égo. D’abord dans son propre parti où il ne put franchir l’épreuve des primaires. Le rêve élyséen s’éloignant, il se résigna en désespoir de cause à reconquérir son siège de député. Entre la bérézina subie par la gauche et la déferlante macronienne, il réussit tant bien que mal à maintenir la tête au dessus de l’eau. Il espéra un moment plus et fit même les yeux doux à la république en marche espérant glaner quelques gratifications comme un poste de ministre pour le fringant jeune premier qu’il croyait encore incarner.

    Celui qui devint citoyen français en 1981 après avoir été immigré espagnol, chantre de l’intégration, de l’assimilation et de l’anti communautarisme puis à l’avant-garde du combat contre le sentiment musulman décide au final de quitter l’hémicycle et de rejoindre Barcelone espérant cette fois-ci enfiler un jour l’habit de maire de cette métropole méditerranéenne. Sans avoir au préalable instillé dans les derniers médias qui lui trouvent encore de l’intérêt des propos qui ressemblent à un début de mea culpa en avouant notamment avoir souvent confondu autorité et autoritarisme. Oui, il existe des destins qui ressemblent à des tragédies. Cet homme qui aurait pu être utile aux autres se voit obligé de revenir à la case départ. Espérons pour lui que Barcelone trouvera de quoi faire usage du retour encombrant de cet éternel opportuniste              Salim METREF                                                                    http://lequotidienalgerie.org/2018/10/03/barcelone-paris-barcelone-laller-retour-dun-encombrant-opportuni


  • LA DÉPUTÉE SALIMA GHEZALI EXCLUE DU FFS À CAUSE D’UN ARTICLE SUR GAID SALAH – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/14/la-deputee-salima-ghezali-exclue-du-ffs-a-cause-dun-article-
    http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2018/10/Salima-Ghezali.png

    La députée du FFS à Alger Salima Ghezali a été exclue de son parti. « C’est une exclusion du parti pour avoir écrit un article, publié par TSA, sans demander leur aval, parait-il. Je n’ai pas à demander la permission à qui que ce soit pour défendre les principes qui sont les miens et qui, je le croyais, convergeaient avec ceux du FFS. S’ils ont glissé quelque part que la soumission à la direction primait sur les convictions militantes, c’est leur souci, pas le mien », a expliqué Salima Ghezali, dans une déclaration à TSA, ce dimanche 14 octobre.

    Le 13 août 2018, Salima Ghezali a signé en tant que journaliste et écrivaine une tribune dans TSA sous le titre « Réponse au général de corps d’armée Ahmed Gaid Salah ». Elle reprochait notamment au vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’ANP de « défendre un système autoritaire et corrompu (…) qui s’acharne à désorienter la société, à détruire le politique et à coloniser le militaire ». « Ils m’ont sanctionnée parce que j’ai utilisé, comme toujours, comme depuis que j’ai appris à parler, ma liberté d’expression pour défendre un principe théoriquement sacré au FFS qui est la primauté du politique sur le militaire, et autre, la plate-forme de la Soummam », a-t-elle souligné.

    « J’AVAIS RAISON D’ÉCRIRE CET ARTICLE »
    Comment expliquer cette décision ? « On n’explique pas l’absurde, toutes ces contradictions de notre pays, de notre politique, de l’impasse dans laquelle se trouve le pays. Nécessairement, le FFS fait partie de l’Algérie, de la société algérienne, porte les incohérences et les soubresauts », a-t-elle répondu.

    Pour elle, la direction du FFS est libre de prendre la décision relative à l’exclusion. « Et, je suis libre de penser que j’avais raison d’écrire cet article et que j’en referais d’autres parce que c’est ce que je sais faire le mieux. Et, ce qu’ils savent mieux faire, c’est faire passer les gens en Conseil de discipline. Salima va continuer d’écrire et va continuer de parler avec les gens. C’est dommage parce qu’encore une fois, nous arrivons devant une impasse historique qui s’exprime au sein du FFS, comme elle s’exprime ailleurs. Arriver à trouver les moyens de fonctionner d’une façon moderne et cohérente où le fond et la forme vont ensemble, c’est difficile à réaliser pour une société comme la nôtre qui a accumulé les carences, les violences et les incompréhensions », a-t-elle analysé.

    LA RÉACTION DU FFS
    Contacté par TSA, Mohamed Hadj Djilani, Premier secrétaire du FFS, a préféré ne pas commenter la décision. « Je n’ai rien reçu pour le moment. On attend de voir le PV de la commission. Il s’agit d’une question interne au parti », a-t-il déclaré.

    Jugurtha Abbou, secrétaire national à la communication du FFS, a confirmé la réunion de la Commission nationale de médiation et de règlement de conflits, samedi 13 octobre 2018, pour « étudier le cas Salima Ghezali ». « Salima Ghezali a été auditionnée le samedi 6 octobre. Jusqu’à maintenant, nous n’avons pas encore reçu le PV de la commission. Nous pouvons avoir de l’information qu’après avoir reçu ce PV. Le parti est régi par des statuts et par des textes imposables et opposables à tous les militants quel que soit leur degré de responsabilité. Chaque militant qui enfreint ces règles est passable devant la commission de médiation », a-t-il expliqué en insistant sur le caractère interne de l’affaire.

    Selon une source proche du FFS, Ahmed Sili, président de la Commission de médiation et de règlement de conflits, a déposé sa démission.

    TSA
    Par : Fayçal Métaoui 14 Oct. 2018 à 13:09
    http://lequotidienalgerie.org/2018/10/14/la-deputee-salima-ghezali-exclue-du-ffs-a-cause-dun-article-sur-


  • LA GRÈVE DES ENSEIGNANTS À L’UNIVERSITÉ D’ALGER 1 – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/14/la-greve-des-enseignants-a-luniversite-dalger-1
    http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2018/10/universit%C3%A91.jpg

    Le ras-le-bol est l’expression sur toutes les langues à la fac centrale. C’est un cumul depuis bien longtemps.

    Le département de maths-informatique est paralysé depuis la rentrée universitaire et pour cause, les enseignants sont en grève. Pour exprimer leur colère et leur désarroi, les étudiants protestent et se mobilisent devant le rectorat quotidiennement, ils scandent : absence d’administration, démission des responsables, l’étudiant en colère, l’étudiant veut étudier…

    De quoi de plus légitime que de réclamer le début des cours, les étudiants ne sont pas un « ghachi », mais des citoyens conscients de l’anarchie dans l’université et de l’échec de ce règne depuis leur admission dans cette université. Ils regrettent de n’être pas inscrits à l’université de Bab-ezzaour.

    Ils ont compris que « the time is the money » chaque jour qui passe sans cours est un gâchis.

    Malheureusement, ces étudiants ont été violentés et agressés par les agents de sécurité de cette université lors de leur mobilisation. Un geste révoltant et indigne au sein du campus universitaire, les étudiants ont filmé l’incident et l’ont publié sur les réseaux sociaux notamment sur facebook.

    Quant aux enseignants en grève, leurs revendications sont également légitimes, comment travailler dans des salles et des amphis délabrés, l’inexistence des moyens pédagogiques et ce qui aggrave cette situation c’est la sourde oreille des responsables aux doléances répétées des enseignants.

    Face à ces révoltes et à ces indignations des enseignants puis des étudiants qui sont compréhensibles et légitimes, où se situe alors l’illégitimité si ce n’est que dans le mépris et l’irresponsabilité des responsables de l’université.

    On aboutit néanmoins à quelques compromis des responsables :

    Installation du système de sonorisation et des data shows, installation des tableaux conformes, prise en charge de l’étanchéité, réhabilitation des bureaux des enseignants

    Plus quelques promesses, Bravo à la première performance de nos responsables !

    On se demande si c’est le nouveau mode de gestion et de gérance en Algérie, paralyser pour se faire « déparalyser. »

    Où passe le budget de l’université ? Assurer un environnement digne d’universitaires et fournir les moyens pédagogiques adéquats est le minimum dans une université.

    Rajoutant à cela un retard inédit de virement des salaires.

    Par ailleurs, nous exigeons la nécessité de mettre fin au favoritisme et d’instaurer un climat de stabilité et de respect mutuel. En s’adressant au président de l’université, nous l’invitons à procéder à la vérification de l’authenticité des diplômes délivrés par l’UFC de ses employés et qui leur ont permis d’occuper des postes qui ne correspondent pas à leurs niveaux réels, toutes ces infractions engendrent d’autres infractions de leurs parts, nous sommes dans un cercle vicieux de délits. Actuellement, nous arrivons à une situation de statu quo. Notre voulons que notre université soit réhabilitée dans sa crédibilité, sa stabilité et sa notoriété.

    Y-a-t-il une âme consciencieuse et noble pour sauver notre université ?

    Un comité des enseignants de l’université d’Alger1.

    Un collectif d’enseignants en détresse                                               http://lequotidienalgerie.org/2018/10/14/la-greve-des-enseignants-a-luniversite-dalger-1


  • Israël a voulu empêcher une diffusion d’ »Envoyé spécial » – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/13/israel-a-voulu-empecher-une-diffusion-denvoye-special
    https://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/BBOjW1l.img?h=400&w=840&m=6&q=60&o=f&l=f&x=449&y=57

    L’ambassadrice d’Israël à Paris a demandé à France Télévisions d’annuler la diffusion d’un reportage sur la bande de Gaza, trop « négatif » pour l’État hébreu.

    © Capture écran d’Envoyé spécial – France télévision L’émission « Envoyé spécial » a diffusé jeudi un reportage sur les jeunes blessés des tirs israéliens lors de la « marche du retour » au printemps.                                                                         

    La démarche serait « inédite ». L’ambassadrice d’Israël a Paris, Aliza Bin Noun, a écrit mercredi une lettre à la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, afin de réclamer l’annulation de la diffusion d’un reportage d’Envoyé spécial, finalement diffusé comme prévu le lendemain.

    Le reportage en question, « Gaza : une jeunesse estropiée » a été réalisé auprès de jeunes habitants de la bande de Gaza, mineurs pour la plupart, blessés et amputés des suites de tirs à balles réelles de l’armée israélienne lors des manifestations de la « marche du retour »entre les mois de mars et mai.

    Dans son courrier, l’ambassadrice s’inquiète des « répercutions dommageables et dangereuses » de ce reportage sur la communauté juive de France. Selon elle, le document d’Envoyé spécial présente un « point de vue déséquilibré » et « met […] Israël en avant d’une façon très négative ». Le reportage est « susceptible d’inciter à la haine à l’encontre d’Israël et peut ainsi avoir des répercussions directes, notamment physiques, sur les Français de confession juive », insiste encore la diplomate, qui demande un droit de réponse à l’issue de la diffusion. France télévision n’a donné suite à aucune de ses réclamations.

    La démarche a de quoi surprendre. D’autant plus que, comme l’a confirmé au Mondele porte-parole de l’ambassade Shimon Mercer-Woods, ni l’ambassadrice ni ses collaborateurs n’ont visionné l’intégralité du reportage avant sa diffusion.

    140 morts, 4 500 blessés

    Celui-ci filme des familles gazaouies, et de nombreux jeunes, venus protester contre Israël dans le cadre de la « Marche du retour » en 2018. La majorité n’est pas armée, mais certains viennent avec des outils pour couper les barbelés qui encerclent la bande de Gaza, des lance-pierres ou des cerfs-volants enflammés. Le reportage témoigne de ce que de nombreux médias ont déjà relayé au printemps : l’armée israélienne tirant systématiquement à balles réelles sur les manifestants, dont certains étaient non-armés et se trouvaient à plusieurs centaines de mètres de la frontière.

    La parole laissée à l’armée israélienne en fin de reportage ne constitue pas, pour l’ambassade d’Israël à Paris, un contre-poids suffisant à ce reportage jugé à charges. Shimon Mercer-Wood, interrogé par Télérama, a accusé Envoyé spécial de « diffamation » pour avoir « caché qu’il y avait aussi des Palestiniens armés qui venaient pour tuer des Israéliens ». Il a, en revanche, refusé de commenter les images des manifestants blessés.

    Plus de 140 Palestiniens sont morts touché par les tirs israéliens et plus de 4 500 autres ont été blessées depuis le début de la « Marche du retour ». Côté israélien, un soldat a perdu la vie.

    « Ingérence inédite et inquiétante »

    D’autres personnalités ont également vivement critiqué le reportage d’Envoyé spécial. Francis Kalifat, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), a notamment dénoncé un message de « haine » envers Israël.

    La Société des journalistes de la chaîne a, en revanche, tenu à saluer le reportage et sa diffusion.

    La rédaction d’Envoyé spécial s’est, elle, dite peu surprise par le jugement porté par les diplomates israéliens sur le reportage. Mais Yvan Martinet, journaliste auteur du sujet, a déclaré au Monde être « consterné de voir l’ambassade d’Israël interférer dans [leur] ligne éditoriale avant même la diffusion ». Il a assuré n’avoir « pas une virgule à enlever à ce reportage » et a dénoncé une « tentative d’ingérence inédite et inquiétante ».

    Interrogé par Télérama sur le caractère inquiétant d’une demande d’annulation de la diffusion d’une production journalistique par les représentant d’une puissance étrangère, le porte-parole de l’ambassade a refusé de qualifier la démarche de « censure ». Il a également affirmé au Monde que l’ambassade n’hésiterait pas à réitérer ce type de « demande » en cas de publication de contenus « posant les mêmes problèmes ».                                                                                             https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/isra%C3%ABl-a-voulu-emp%C3%AAcher-une-diffusion-denvoy%C3%A9-sp%C3%A9cial/ar-BBOjZKK


  • Azzeddine Mihoubi reçoit le rappeur Anouche Mafia – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/13/azzeddine-mihoubi-recoit-le-rappeur-anouche-mafia
    https://el-manchar.com/wp-content/uploads/2017/02/nazim-baya-46x46.jpg

    Le ministre de la culture, Azzeddine Mihoubi, a reçu la star montante de la scène hip hop Anouche Mafia. Une semaine après sa rencontre avec le snapchateur Rifka, Azzeddine Mihoubi a réaffirmé sa volonté de promouvoir la culture algérienne underground qui fait florès sur les réseaux sociaux. Le film sur Ben M’hidi peut attendre.

    W COMME 5E MANDAT
    Le ministre de la culture a publié sur sa page facebook une photo de sa rencontre avec Anouche Mafia sur laquelle on le voit à coté du rappeur faisant un signe de la main. En commentaire, Mihoubi écrit “Wesh la famille ? Vous savez quoi ? je suis en compagnie de la star du hip hop el marikani Anouche Mafia. Spéciale dédicace à tous mes potos du 2.8, la mifa : Alaa-eddine, Chemseddine, Fakhreddine, sans oublier crocodine. Big up, à ma fille qui cherche du taf depuis 2010”. Le signe que fait Mihoubi avec sa main intrigue les internautes : tous les doigts tendus, majeur et annulaire croisés, les autres doigts écartés. Un internaute y voit un “W” synonyme de “West Cost”, en référence à Tupac qui aimait bien marquer son appartenance à la communauté des rappeurs de la cote ouest en faisant ce signe de la main. Mais Mihoubi l’entend pas de cette oreille, il précise que “ce n’est pas un W gros, c’est juste un 5 pour appeler le président Bouteflika à briguer un 5e mandat”.

    C’EST RÂPÉ !
    En marge de leur rencontre, Mihoubi aurait proposé à Anouche Mafia de participer à un clip qui sera financé par son ministère et qui regroupera la fine fleur des artistes actifs sur les réseaux sociaux. Une chanson de soutien au président Bouteflika pour la présidentielle de 2019, bien qu’il n’ait aucun concurrent sérieux dans la course à El Mouradia, excepté la mort. Une chanson hip hop ou une chanson rap, Mihoubi hésite encore. Vu l’état de santé de son candidat, c’est râpé d’avance !                         Nazim Baya                                                                                                               https://el-manchar.com/2018/10/13/azzeddine-mihoubi-recoit-rappeur-anouche-mafia


  • YA LATIF : Mot-clé pour ne pas sombrer ! - Le journal de Personne
    https://www.lejournaldepersonne.com/2018/10/ya-latif
    https://www.lejournaldepersonne.com/wp-content/uploads/2018/10/loups_9701-300x169.jpg

    YA LATIF : Mot-clé pour ne pas sombrer !

    Billet comportant le(s) mot(s) clé(s) croyant devise Emeline Becuwe éthique infoscenari lejournaldepersonne Morale musulman prière prophète Saint Augustin Shakespeare sort universel ya latif et publié le 13 octobre 2018 par le journal de Personne
    Ajouter aux favoris

    Nous autres français on pratique pas ou mal l’arabe.

    On sait ce que c’est qu’un « KIF », le substantif qui fait plaisir ; le verbe « KIFFER » comme pour se donner du plaisir ou le composé : « KIF-KIF » qu’on utilise juste pour dire qu’on est pas « KIF-KIF » et c’est définitif...

    Je vais essayer d’enrichir ce petit vocabulaire en disant « YA LATIF ».

    C’est quelqu’un du RIF qui m’a communiqué un jour, cet indicatif ou cet impératif : qu’il faut toujours dire « YA LATIF » pour ne pas se casser le pif. C’est une question d’adresse, de sagesse élémentaire pour se prémunir contre l’ironie du sort, le retour de bâton ou la chute des graves... Cette devise se retrouve dans toute morale bien comprise. Ici comme ailleurs, elle est reprise sous forme de dicton, qui dit qu’il ne faut jamais dire : Rivière, je ne boirai pas de ton eau... Parce qu’on ne sait jamais...

    Le sort est souvent mal rivé, donc, tout peut arriver.

    Shakespeare le dramatise à la perfection dans son expression : qu’il ne faut jurer de rien. Le sage musulman ne dit pas seulement en disant « YA LATIF » qu’il ne faut pas jeter la pierre sur l’autre lorsqu’il exagère mais faire carrément une petite prière en disant « YA LATIF ».

    Adresser un appel au seigneur, non seulement, pour que le sort te préserve, mais aussi et surtout pour qu’il abrège ou allège la peine de celui qui voit le ciel lui tomber sur la tête.

    Tu as peur, mais ta peur a du cœur, passion mêlée de compassion. Piété éprise de pitié. Tant mieux !

    « YA LATIF » se dit chez les musulmans pour que l’incroyable ne décime pas tous les croyants, les enfants du ciel. Volonté d’être épargnés par le mauvais sort : le cataclysme, la catastrophe mais aussi le remords. Comme si je te disais que le mal, il faut le regretter tout de suite, pour ne pas avoir à le regretter.

    « YA LATIF » devient par la force des choses, l’impératif catégorique de toute bonne morale, gravé sur le portique de toute éthique : « Ne souhaite aux autres, ce que tu ne souhaites pas toi-même pour toi-même » ça cesse d’être égocentrique ou égoïste pour devenir empathique et altruiste. Pour que le ciel ne te tombe pas sur la tête, il ne faut pas qu’il tombe sur la tête des autres non plus.

    « YA LATIF », prière individuelle, mais qui tend et prétend à l’universel. Et comme le suggère le prophète : Un homme, c’est l’humanité toute entière. C’est simple comme un coup de fil : Pour ne pas voir ou avoir mal, il ne faut pas le souhaiter à ton rival. Ne jamais se réjouir de la paille que tu vois dans l’œil de l’autre, sous peine d’avoir une entaille dans le tien.

    « Aime et fais ce que tu veux » dit Saint-Augustin, pour dire « YA LATIF » ou pour dire qu’il n’est pas naïf.


  • LE DANGEREUX GRENOUILLAGE BOULITIQUE. – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/13/le-dangereux-grenouillage-boulitique
    https://mondafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/Tartag-1-208x300.jpg

    Le général Tartag, le coordinateur des services secrets qui est rattaché à la Présidence algérienne, ne compte pas que des amis au sein de l’Etat Major
    Les héritiers du DRS (services algériens), dirigés par le général Athmane Tartag, proche du clan Bouteflika, et le renseignement militaire, rattaché au puissant chef d’Etat Major, Gaïd Salah, se livrent une guerre incessante en coulisses.

    Comme l’avait noté feu le président Houari Boumédiène, qui a façonné le pouvoir algérien, « l’armée est la colonne vertébrale du pays et les services secrets en sont la moelle épinière ». Cette grille d’explication reste toujours valable pour comprendre le théâtre d’ombres algérien, et alors qu’on assiste à une grave crise institutionnelle où l’on voit le patron du FLN, Djamel Ould Abbès, très proche du clan Bouteflika, réclamer la démission du président de l’APN (Assemblée Nationale), Saïd Bouhadja, avant de songer à l’exclure du mouvement. Sur fond de menace de dissolution, de modification de la constitution, de la création d’une vice présidence et de report de la prochaine élection présidentielle qui devrait avoir lieu courant 2019. Cette agitation de la classe politique s’explique par la guerre que se livrent, en coulisses, les services secret algériens. Et où l’on assiste à la chute probable du général Athmane Tartag, dit « Bachir », l’actuel « coordinateur » des services algériens, qui s’est fait connaitre durant les années noires par une détermination sans failles contre les islamistes, mais en butte à l’hostilité du chef d’état major, Gaïd Salah. Lequel Gaïd, depuis le grand ménage opéré cet été dans les rangs de la police et de l’armée, est devenu l’épicentre de la politique algérienne. Et cela avec l’aide des hommes de la DCSA (renseignement militaire) qui ont acquis une influence déterminante, en pilotant les dossiers judiciaires gravissimes dans l’affaire dite de la cocaïne qui éclabousse une grande partie de la classe politique et sécuritaire.  

    L’activisme de Saïd Bouhadja

    Dans cette guerre qui ne dit pas son nom, le clan présidentiel n’a cessé de tirer à vue, ces dernières semaines, contre Saïd Bouhadja, président respecté de l’APN (Assemblée algérienne), qui peut revendiquer une légitimité historique de « moudjahidine » (ancien combattant) et une appartenance historique au FLN. S’il est devenu ainsi l’homme à abattre pour le clan de l’Ouest, c’est qu’il est, lui, originaire de l’Est comme l’est Gaïd Salah dont il s’est, dit-on, rapproché. En cas de disparition soudaine d’un président Bouteflika très diminué et compte tenu du grand âge et de l’état de santé désastreux du président du Sénat, qui devrait selon la constitution assurer l’intérim, ce serait le Président de l’APN qui serait nommé, le temps de la préparation d’élections présidentielles, à la tète de l’Etat. Ce scénarion n’estpas pour plaire ni au clan Bouteflika, ni au Premier ministre Ouyahia, dont les ambitions présidentielles sont connues. Une certitude, l’activisme de Bouhadja en faveur d’une transition paisible est de plus en plus visible. Certains affirment qu’il aurait rencontré récemment l’ex Premier ministre de Chadli, le colonel Mouloud Hamrouche, qui passe pour un des successeurs qui soient comestibles aux yeux de l’Armée. Ce que l’intéressé a démenti dans la presse. Plus grave aux yeux du clan Bouteflika, Saïd Bouhadja a écarté de l’APN le secrétaire général qui passait pour l’oeil du général Tartag chez les élus du peuple.

    Le front médiatique

    La bataille fait rage également sur le front médiatique où de nombreux coups sont portés de part et d’autre. Prenons le patron de la télévision Ennahar TV et du site d’information Alg24, Anis Rahmani, qui n’a rien d’un rebelle et a été soutenu constamment par Saïd Bouteflika, le frère du chef de l’Etat. Et bien ce patron de presse soudain téméraire a laissé publier sur Alg24 un papier dénonçant l’incapacité des services du général Tartag à favoriser un dénouement de la crise politique, comme le faisait son prédécesseur et véritable maitre de l’Algérie jusqu’en 2015, le général Toufik. Le même article vantait la force de caractère du président de l’APN, Saïd Bouhadja. Et ce n’est pas tout. L’auteur du papier, Smail Djerbal, est menacé d’interpellation par les services de Tartag ? Et bien le patron d’Ennahar n’hésite pas à s’en prendre violemment au coordonnateur des services lors d’un coup de fil avec un des collaborateurs de ce dernier. Sur le thème : « Si vous voulez entendre mon journaliste, lancez un mandat d’arrêt. Et on saura vous répondre ». Et comble de l’affront, la conversation est rendue publique. Du jamais vu en Algérie ! A moins que Anis Rahmani bénéficie de certains encouragements en haut lieu. Des militaires ? Ou, qui sait, de Saïd Bouteflika lui même qui aurait laché Tartag ? On se perd en conjectures….                      

    Le vent tourne

    Autre manifestation de cette guerre de l’ombre, le site Alg 24, toujours lui, a affirmé que le fondateur du site d’investigation « Algérie Part », Abdou Semmar, connu pour ses révélations fracassantes et en qui on peut voir un relais médiatique des clans au pouvoir, notamment du général Tartag, a été convoqué par le Procureur de la République d’Alger pour répondre d’accusations d’extorsion de fonds. Or hier pourtant, il était intouchable. Le vent serait-il en train de tourner ? Le rapport de forces semble défavorable aujourd’hui aux amis du général Tartag, plus proche de la porte que de l’augmentation. A la condition pourtant que les deux pôles principaux du pouvoir algérien, les partisans du président Abdelaziz Bouteflika et les proches du chef d’Etat Major, Gaïd Salah, se mettent d’accord sur le nom d’un successeur. Ce qui, en Algérie, peut prendre quelques semaines ou mois, tant le pouvoir algérien a pris l’habitude d’avoir l’éternité pour lui

    mondafrique.com

    By Nicolas Beau –                                                                                                                                                                 http://lequotidienalgerie.org/2018/10/11/le-dangereux-grenouillage-boulitique


  • OCTOBRE DE LA MANIGANCE – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/13/octobre-de-la-manigance
    http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2018/10/Histoire.jpg

    Presse indépendante nous a-t-on dit ! D’anciens agents et indicateurs des BSP (bureaux de surveillance de la police boulitique) deviendront grâce à la supercherie démocratique d’octobre 88, des « patrons » de presse. Une presse dépendante des « services » et dont le véritable « ministre » de l’information ou plutôt de la désinformation, sera un certain colonel Hadj Zoubir. Et nous connaissons tous le rôle abject et criminel joué par ces patrons de presse et les plumitifs des « srabess » (à ne pas confondre avec les journalistes dignes qui sont nombreux mais muselés hélas !), lors de la guerre déclenchée par les ex-sous-officiers « déserteurs » de l’armée coloniale durant la décennie de sang et de larmes. Ce qu’ils ont appelé pompeusement « l’aventure intellectuelle » n’était en réalité qu’une imposture intellectuelle.

    Multipartisme, nous a-t-on dit ! L’écrasante majorité des « associations à caractère politique », toutes tendances confondues, a été créée soit dans le bureau de Larbi Belkheir soit dans les officines de la police politique. Les « leaders » de ces particules logeaient au Club des Larbins et circulaient dans des véhicules blindés. Plusieurs d’entre eux deviendront de riches affairistes et des milliardaires. Les très rares partis dignes de ce nom, ont été infiltrés et neutralisés.

    Élections libres, nous a-t-on dit ! Les seules élections plus ou moins libres qu’a connu l’Algérie depuis son indépendance et qui sont les élections législatives de décembre 91 se sont terminées par un Coup d’Etat. L’oligarchie militaro-financière n’a pas admis sa mise à la retraite par la volonté populaire, manigançant un scénario criminel qui a plongé l’Algérie dans les abysses de l’horreur.

    De quelle démocratie, octobre 88 a-t-il accouché ?                                                                                                                        Salah-Eddine SIDHOUM                                                                                 http://lequotidienalgerie.org/2018/10/13/octobre-de-la-manigance


  • Le ras le bol d’une musulmane ! - Le journal de Personne
    https://www.lejournaldepersonne.com/2018/10/le-ras-le-bol-dune-musulmane
    https://www.lejournaldepersonne.com/wp-content/uploads/2018/10/Pourquoi-je-suis-personne_3300-300x169.jpg

    La sentence de quelqu’un :

    (Fawzia Zouari, écrivaine, journaliste tunisienne, docteur en littérature française et comparée de la Sorbonne a publié cet article ras-le-bol dans Jeune Afrique)

    " Il y a des jours où je regrette d’être née arabe.

    Les jours où je me réveille devant le spectacle de gueules hirsutes prêtes à massacrer au nom d’Allah et où je m’endors avec le bruit des explosions diffusées sur fond de versets coraniques.

    Les jours où je regarde les cadavres joncher les rues de Bagdad ou de Beyrouth par la faute des kamikazes ; où des cheikhs manchots et aveugles s’arrogent le droit d’émettre des fatwas parce qu’ils sont pleins comme des outres de haine et de sang ; où je vois des petites filles, les unes courir protéger de leur corps leur mère qu’on lapide, et les autres revêtir la robe de mariée à l’âge de 9 ans.

    Et puis ces jours où j’entends des mamans chrétiennes confier en sanglotant que leur progéniture convertie à l’islam refuse de les toucher sous prétexte qu’elles sont impures.

    Quand j’entends pleurer ce père musulman parce qu’il ne sait pas pourquoi son garçon est allé se faire tuer en Syrie.
    À l’heure où celui-ci parade dans les faubourgs d’Alep, kalachnikov en bandoulière, en attendant de se repaître d’une gamine venue de la banlieue de Tunis ou de Londres, à qui l’on a fait croire que le viol est un laissez-passer pour le paradis.

    Ces jours où je vois les Bill Gates dépenser leur argent pour les petits Africains et les François Pinault pour les artistes de leur continent, tandis que les cheikhs du Golfe dilapident leur fortune dans les casinos et les maisons de charme (bordels) et qu’il ne vient pas à l’idée des nababs du Maghreb de penser au chômeur qui crève la faim, au poète qui vit en clandestin, à l’artiste qui n’a pas de quoi s’acheter un pinceau.

    Et tous ces croyants qui se prennent pour les inventeurs de la poudre alors qu’ils ne savent pas nouer une cravate, et je ne parle pas de leur incapacité à fabriquer une tablette ou une voiture.

    Les mêmes qui dénombrent les miracles de la science dans le Coran et sont dénués du plus petit savoir capable de faire reculer les maladies.
    Ces prêcheurs pleins d’arrogance qui vomissent l’Occident, bien qu’ils ne puissent se passer de ses portables, de ses médicaments, de ses progrès en tous genres.
    Et la cacophonie de ces « révolutions » qui tombent entre des mains obscurantistes comme le fruit de l’arbre.
    Ces islamistes qui parlent de démocratie et n’en croient pas un mot, qui clament le respect des femmes et les traitent en esclaves.

    Et ces gourdes qui se voilent et se courbent au lieu de flairer le piège, qui revendiquent le statut de coépouse, de complémentaire, de moins que rien !

    Et ces « niqabées » qui, en Europe, prennent un malin plaisir à choquer le bon Gaulois ou le bon Belge comme si c’était une prouesse de sortir en scaphandrier !
    Comme si c’était une manière de grandir l’islam que de le présenter dans ses atours les plus rétrogrades.
    Ces jours, enfin, où je cherche le salut et ne le trouve nulle part, même pas auprès d’une élite intellectuelle arabe qui sévit sur les antennes et ignore le terrain, qui vitupère le jour et finit dans les bars la nuit, qui parle principes et se vend pour une poignée de dollars, qui fait du bruit et qui ne sert à rien !

    Voilà, c’était mon quart d’heure de colère contre les miens...
    Souhaitons que l’Occident ouvre les yeux...."

     

    La défense de Personne :

    (Personne : vaine écrivaine...une bonne qui n’a jamais mis le pied à la Sorbonne)

    Figurez-vous que je vous comprends.

    On ne peut mieux se faire comprendre, surtout lorsqu’on excelle dans l’art de se plaindre ou de ne pas feindre.

    C’est approuvé de l’intérieur conformément à ce qui est réprouvé à l’extérieur...vous ne cherchez pas l’erreur, vous avez trouvé l’horreur.

    Figurez- vous que vous dites, mot pour mot, ce que l’ennemi souhaite vous entendre dire. Vous balayez devant chez vous, il est vrai, mais en vous exprimant comme un manche à balai, sans distinguer parmi les saletés, celles qu’on a glissé tout exprès sous votre porte pour que vous les rapportiez, ou pour que vous rédigiez votre rapport.

    Vous dites tout ce que l’Occident dit et ne cesse de dire. Il sait déjà ce que vous voulez lui faire savoir.

    Vous ne lui apprenez rien, vous vous méprenez aussi bien que lui sur le sens du Bien. Vous partagez son ressentiment mais vous ne l’incitez pas à davantage de discernement.

    Figurez-vous que tous les aveugles se félicitent lorsqu’un borgne les rejoint dans le Royaume des aveugles.

    Or, vous dites voir ou savoir le mal à l’intérieur, de l’intérieur, le mal qui vous mine à la racine en tant que maghrébine, muslima parmi les muslimines, arabe qui refuse d’être assimilée à cette vermine, qui fait de votre religion un champ de ruines. Qui est mesquin ? Qui est mesquine ?

    Vous ne vous attardez pas sur l’origine du mal, sur le malin génie qui va se servir de vos propos comme d’un pain béni, pour que vous soyez un peu plus asservie, un peu plus à sa merci.

    En vous diabolisant, ou en diabolisant les vôtres, c’est le diable que vous servez. Et par diable, j’entends l’impérialisme rampant, le sionisme décapant et le mondialisme triomphant.

    L’occident véreux a occidentalisé plus d’un comme vous, pour témoigner en sa faveur, pour désorienter les gens et les détourner de ce genre de ferveur. Celle de la vraie Foi qui n’a jamais, ni posé de bombes, ni creusé de tombes.

    La Foi de celui ou celle qui lève les yeux au ciel, en disant : « Grand Dieu, pourquoi mettent-ils le feu chez moi ? »

    Vous êtes une authentique littéraire, madame, avec vos doléances qui font office de condoléances.

    La caricature ne vous dérange pas, elle vous arrange même pour faire de votre littérature : une romance ou une confidence, où on a du mal à distinguer entre bienveillance et malveillance. Mais c’est l’essence recherchée par la bien pensance.

    En vous lisant, on est hésitant : on ne sait pas exactement ce qu’il faudrait supprimer en priorité : l’Islam ou les musulmans ?

    La bonne ignorante ou la femme savante qui a fréquenté la Sorbonne ?

    Je vais vous faire une confidence : une fille qui dénonce son père, ne peut pas être dans le vrai même si elle est sincère. Elle révèle tout au plus qu’elle n’est pas digne d’être la fille de son père. Elle atteste surtout qu’elle fera ou sera mauvaise mère rien qu’en confondant la langue de Molière avec une langue de vipère.

    Tous ceux que vous réduisez en poussière sont ignorants et leur ignorance ne date pas d’hier. Ils ont donc quelque circonstance atténuante. Mais vous, vous n’en avez aucune...parce que vous prétendez disposer de la science et de la conscience en même temps.

    Si c’était le cas, vous sauriez jusqu’à quel point le beau ignore le laid et ne peut être beau sans l’ignorer. Quand on a un malade, on le soigne, on ne raconte pas sur tous les toits qu’il a fait caca.

    Personne


  • Avant Jamal Khashoggi, d’autres dissidents saoudiens ont mystérieusement disparu – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/11/avant-jamal-khashoggi-dautres-dissidents-saoudiens-ont-myste
    https://img.lemde.fr/2018/10/10/0/0/3514/2338/688/0/60/0/3f02dc3_5514590-01-06.jpg

    La disparition du journaliste rappelle des cas de Saoudiens exilés qui ont été ramenés de force dans le royaume, puis n’ont jamais redonné signe de vie.

    Au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, le 10 octobre. OZAN KOSE / AFP
    Les éléments à charge s’accumulent faisant craindre que l’éditorialiste saoudien Jamal Khashoggi ait été enlevé, voire assassiné, lors de son passage, le 2 octobre, au consulat de son pays à Istanbul. Mais un autre élément accréditant cette hypothèse relève du fait que, par le passé, le royaume s’est déjà livré à ce genre d’opération expéditive.

    Selon des enquêtes convergentes du Guardian et de la BBC, en l’espace de cinq mois, entre septembre 2015 et février 2016, trois princes saoudiens, qui vivaient en exil en Europe, ont été ramenés de force dans leur pays et ne sont pas réapparus depuis.

    Le plus haut placé d’entre eux, Sultan Ben Turki Ben Abdelaziz, en conflit avec la monarchie, a été déporté vers Riyad alors qu’il se trouvait dans un jet privé mis à sa disposition par le consulat saoudien de Paris. L’appareil était censé rejoindre Le Caire, où le prince avait prévu de rendre visite à son père. La chaîne britannique a produit des témoignages de membres étrangers de son entourage, présents ce jour-là dans l’avion, racontant la panique de leur patron lorsqu’il a découvert qu’il faisait route vers le royaume, et son arrestation par des hommes en armes à son atterrissage à Riyad.

    Saud Ben Saif Al-Nasr, grand amateur de casinos et de palaces et auteur de Tweet hostiles au pouvoir royal, est tombé dans un guet-apens similaire. Au lieu d’atterrir à Rome, où on lui avait fait miroiter la signature de juteux contrats, l’avion privé dans lequel il avait pris place s’est posé à Riyad. Turki Ben Bandar, pour sa part, un ancien haut gradé de la police, qu’un contentieux foncier opposait à la famille royale et qui postait des vidéos sur YouTube appelant à des réformes, a été discrètement arrêté au Maroc par les autorités locales, puis transféré vers l’Arabie saoudite.

    « Ces disparitions forcées s’apparentent à des règlements de comptes internes à la dynastie royale, précise Yahya Al-Assiri, membre de l’ONG de défense des droits de l’homme saoudienne ALQST, qui réside à Londres. Dans le cas de Jamal, le modus operandi est le même, mais la cible est un simple citoyen, et l’objectif est plus ouvertement politique. »

    L’IMPULSIF MOHAMMED BEN SALMAN
    Au mois de mai, un citoyen saoudien ne jouissant pas de la notoriété de M. Khashoggi, Nawaf Talal Al-Rashid, a également disparu dans des conditions similaires. Le jeune homme, résidant au Qatar, pays dont il a la nationalité, et qui descend d’une lignée historiquement opposée à la maison des Saoud, a été arrêté au Koweït, puis expédié en Arabie saoudite. Il n’a pas donné signe de vie depuis.

    En mars, Lujain Al-Hathloul, une jeune féministe saoudienne, avait été appréhendée par la police d’Abou Dhabi, où elle effectuait des études, puis ramenée sous bonne garde en Arabie. Quelques semaines plus tard, elle était emprisonnée en compagnie d’autres militantes pour les droits des femmes, tandis que son mari, l’humoriste vedette de l’Internet saoudien, Fahad Al-Buteiri, était renvoyé de force d’Amman vers Riyad et divorçait d’elle dans la foulée.

    Ces différentes histoires portent la marque de l’impulsif Mohammed Ben Salman, adepte, en politique intérieure comme extérieure, de pratiques aussi peu orthodoxes qu’elles sont musclées. C’est à lui que l’on doit la dévastatrice offensive au Yémen, en mars 2015, la mise en quarantaine du Qatar, le mouton noir du Golfe, en juin 2017, et la vraie-fausse démission du premier ministre libanais, Saad Hariri, en novembre 2017 : un épisode rocambolesque qui a quelques traits communs avec les cas exposés plus haut.

    Attiré dans la capitale saoudienne au motif d’un entretien urgent avec le souverain, le premier ministre libanais avait été forcé de lire un discours de démission à la télévision, et retenu contre son gré pendant plusieurs jours. Ce n’est qu’après l’intervention d’Emmanuel Macron, le président français, qu’il avait pu quitter le royaume, avant de regagner Beyrouth et de récupérer son poste de chef du gouvernement.

    Mais l’événement avec lequel l’affaire Khashoggi entretient le plus de ressemblances remonte à 1979. Il s’agit de la disparition, à Beyrouth, de l’historien Nasser Saïd, un célèbre opposant saoudien d’obédience nassérienne, partisan de l’instauration d’une République. En dépit des dénégations de Riyad, la version qui prévaut à ce jour affirme qu’il a été kidnappé par un cadre de l’Organisation de libération de la Palestine, à la solde de l’Arabie saoudite. L’homme aurait été ensuite drogué et expédié par avion vers le royaume, où il aurait été assassiné.

    Benjamin Barthe(Beyrouth, correspondant)                                                                                                                                                         https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/10/11/avant-jamal-khashoggi-d-autres-dissidents-saoudiens-ont-disparu-dans-de-myst


  • La volte-face de l’Inde anéantit la stratégie « quadrilatérale » anti-chinoise de Trump – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/11/la-volte-face-de-linde-aneantit-la-strategie-quadrilaterale-
    https://salimsellami.files.wordpress.com/2018/10/modi.jpg

    Un changement de politique étrangère de l’Inde la semaine dernière a désintégré la stratégie de l’administration Trump contre la Russie et la Chine. Le traitement de l’Inde par les médias américains va changer. Le gouvernement indien de Narendra Modi va essuyer un feu nourri d’attaques propagandistes.

    Il y a deux semaines, la Revue hebdomadaire de Moon of Alabamas’intéressait à l’accord véreux que Modi, le fondamentaliste hindou qui est président de l’Inde, a conclu sur l’avion de combat Rafale :

    En résumé : Le gouvernement précédent avait signé un contrat avec la société française Dassault pour l’achat de 126 Rafales pour 10,6 milliards de dollars. 30% du prix devait être rétrocédé par Dassault à l’avionneur d’État indien HAL pour assembler la plus grande partie des avions.

    Modi s’est envolé pour Paris et a changé l’accord à l’insu de son cabinet et de l’armée de son pays. L’Inde n’aura plus que 36 Rafales mais ils lui coûteront 8,7 milliards de dollars. 30% de l’argent sera rétrocédé à une société indienne privée appartenant au groupe privé Reliance, menacé de faillite, pour des projets sans aucun rapport, et sans transfert de savoir-faire.

    On ne sait pas encore combien d’argent Reliance, qui appartenait à la famille Ambani, autrefois très riche, devait reverser à Modi et à son parti. Depuis que tout cela a fuité, Il y a des appels à la démission de Modi, mais il est peu probable qu’il le fasse.

    Mon article était basé sur le gros travail de recherche du Caravan Magazin et je citais ma source. Aujourd’hui, le New York Times a repris l’histoire : Avec le « douteux » contrat sur les avions de combat, l’opposition indienne parvient à déstabiliser Modi. L’ « article récapitulatif » du New York Times a deux semaines de retard sur la révélation de l’accord véreux par Caravan, qu’il ne cite même pas, et il n’apporte rien de nouveau.

    La question est donc : Pourquoi sort-il maintenant ?

    Les États-Unis avaient espéré qu’ils pourraient attirer l’Inde, traditionnellement non alignée, dans leur camp et l’utiliser dans leurs guerres stratégiques contre la Chine, la Russie et l’Iran. La Stratégie quadrilatérale d’une alliance indo-pacifique du Japon, de l’Australie et de l’Inde sous la direction des États-Unis a été conclue il y a un an, soi-disant pour mettre en place un « ordre fondé sur le droit » qui permettrait aux États-Unis de décider de ce que la Chine (et les autres pays) auraient le droit de faire dans le bassin indo-pacifique.

    Les détracteurs du gouvernement Modi n’ont pas apprécié du tout le rôle subordonné que la fière Inde était censée jouer dans cet accord.

    Puis, le Congrès américain, par le biais de la loi intitulée Acte pour contrer les adversaires de l’Amérique au moyen de sanctions (CAATSA), a menacé l’Inde de sanctions si elle achetait les systèmes russes S-400 de défense aérienne. Trump la menace également de sanctions si elle achète de pétrole iranien.

    Les critiques intérieures contre la stratégie de Modi se sont intensifiées. Le scandale des Rafales a ajouté à la pression. Après quelques hésitations, Modi a finalement changé de cap.

    La semaine dernière, le président Poutine s’est rendu en Inde et a signé un certain nombre de contrats importants. L’Inde achètera 5 exemplaires (40 lanceurs) du système S-400 pour 5 milliards de dollars. En outre, les deux parties ont conclu un accord pour la construction de 6 réacteurs nucléaires supplémentaires par des entreprises russes en Inde. (Deux réacteurs russes sont déjà en service en Inde et deux autres sont en construction). Les réacteurs valent environ 20 milliards de dollars chacun et seront construits au cours de la prochaine décennie. Rosneft a signé un accord de dix ans pour fournir à l’Inde 10 millions de tonnes de pétrole par an. Il y a aussi quelques autres nouveaux accords .

    Les allusions que ces dirigeants ont faites, lors de cette rencontre au sommet, au multilatéralisme, ainsi que leur déclaration commune, ont été ressenties par Trump comme un coup de pied au cul. L’ancien ambassadeur indien M. K. Bhadrakumar écrit sur son blog Indian Punchline :

    Nous semblons avoir jeté aux oubliettes l’idée du « Quadrilatère » de l’administration Trump, qui était, bien sûr, une tentative à peine déguisée de créer un système d’alliance dirigé par les Etats-Unis dans la région Asie-Pacifique pour isoler la Chine dans sa propre région. L’Inde prend ses distances par rapport à cette entreprise.

    Dans un article plus approfondi, Bhadrakumar développe la vision indienne :

    Il faut prendre en compte toutes les évolutions internationales pour adapter notre réponse. Il nous faut notamment prendre en compte les progrès de la relation entre la Chine et la Russie plutôt que de les regarder avec scepticisme. L’entente croissante entre ces deux pays signifie que la stratégie américaine visant à les diviser et à les combattre séparément – la Chine sur le champ de bataille du Pacifique et la Russie sur le champ de bataille européen – a échoué. Au contraire, ce qui est en train de se produire, c’est une éviction des États-Unis du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud-Est. Washington montre des signes de nervosité. C’est ce qui explique la tentative désespérée des Américains d’attirer l’Inde dans une alliance militaire répondant à ses propres besoins. Ce serait une grosse erreur de croire en un « ordre libéral international » qui n’est, évidemment, qu’un mythe américain. 

    Malgré les menaces de sanctions américaines, l’Inde continuera également à acheter du pétrole iranien :

    L’Inde achètera 9 millions de barils de pétrole iranien en novembre, selon deux sources dans l’industrie du pétrole, ce qui signifie que le troisième importateur mondial de pétrole continuera à acheter du brut à la république islamique malgré les sanctions américaines qui entreront en vigueur le 4 novembre.

    La Chine continuera également à acheter des hydrocarbures à l’Iran. Toutes ces transactions ne se feront évidemment pas en dollars américains, comme autrefois, mais en devises bilatérales ou dans le cadre d’opérations de troc.

    Les nouveaux accords indiens avec la Russie, les déclarations prononcées au sommet russo-indien et la poursuite des achats de pétrole à l’Iran constituent d’énormes revers pour les politiques anti-Chine, anti-Russie et anti-Iran de l’administration Trump. La stratégie internationale de Trump pour sauver le « pouvoir unilatéral » des Etats-Unis a échoué à cause de l’indocilité de l’Inde. Et c’est précisément la raison pour laquelle le New York Times attire maintenant l’attention du public sur le scandale de corruption des Rafales et met l’accent sur l’opposition intérieure à Modi.

    L’Inde de Modi est maintenant sur la liste américaine officielle des pays maléfiques. Chargez les canons de la propagande ! Il est temps de changer son régime.

    Moon of Alabama

    Article original : India’s U-Turn Destroys Trump’s Anti-Chinese ‘Quad’ Strategy

    Traduction : Dominique Muselet

    Source


  • Le prince clown saoudien a contrarié les journalistes mainstream en s’en prenant à l’un des leurs – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/11/le-prince-clown-saoudien-a-contrarie-les-journalistes-mainst
    https://arretsurinfo.ch/wp-content/uploads/2018/10/friedman-s.jpg

    Le prince clown saoudien a contrarié les journalistes mainstream en s’en prenant à l’un des leurs
    octobre 11, 2018 par salim sellami, publié dans uncategorized
     Rate This

    La Moustache de la sagacité*, Thomas Friedman, chroniqueur au New York Times, est furieux que le prince clown saoudien Mohammad bin Salman ait fait kidnapper le journaliste Jamal Khashoggi.

    Khashoggi, qui vient d’une famille très riche, a longtemps servi le régime saoudien à des postes éditoriaux, et a été le conseiller en communication du prince Turki al-Faisal pendant son mandat d’ambassadeur à Londres et à Washington. Il a quitté l’Arabie saoudite l’année dernière pour ne pas tomber victime de la répression menée par le prince clown Mohammad bin Salman. Il s’est mis à écrire des articles légèrement critiques pour le Washington Post. Khashoggi n’est pas un libéral mais un fervent partisan du système saoudien et de sa brutalité. Loin de les désapprouver, il a qualifiéles décapitations de soldats syriens par l’EI de « tactique militaire psychologique efficace », et il a soutenu l’infâme guerre saoudienne contre le Yémen.

    Selon la police turque, Khashoggi est entré au consulat saoudien à Istanbul le 2 octobre à 13h12 pour y prendre ses documents de divorce, et il n’en est jamais ressorti. Le même jour, 15 citoyens saoudiens étaient arrivés à Istanbul à bord de deux avions et se trouvaient dans le bâtiment du consulat en même temps que Khashoggi. Ils ont ensuite quitté la Turquie. Des sources anonymes de la police turque ont affirmé que le groupe d’agents saoudiens avait tué Khashoggi dans le consulat et coupé son corps en morceaux pour les emporter avec eux. Cette horrible histoire a peu de chances d’être vraie. La Turquie, qui est elle-même connue pour mettre ses journalistes en prison, entretient de mauvaises relations avec l’Arabie saoudite et soutient son ennemi juré, le Qatar. Le gouvernement saoudien a un long passé d’enlèvements et de rapatriements d’éminents Saoudiens qui avaient fui le pays. Mais il ne tue pas ces gens-là à l’étranger.

    Les premiers articles occidentaux flagorneurs sur Mohammad bin Salman, en particulier ceux du Washington Post, le présentaient comme un réformateur. Ce qu’il n’a jamais été. Il l’a reconnu lui-même dans une récente interview à Bloomberg. Aucun de ses prédécesseurs, qui ont tous été présentés comme des réformateurs par les médias grand public, n’a jamais vraiment changé le système archaïque saoudien. Pourtant, lorsque M.B.S. s’est rendu aux États-Unis ce printemps, tous les milliardaires de la Silicon Valley, y compris Jeff Bezos, propriétaire du Washington Post, voulaient être photographiés avec lui.

    Mais personne n’a léché le c… de Bin Salman avec autant de passion que Tom Friedman. Lisez cet extrait de sa fanfiction la plus embarrassante de l’année dernière :

    Nous nous sommes rencontrés, une nuit, dans le magnifique palais aux murs d’adobe de sa famille à Ouja, au nord de Riyadh. M.B.S. s’exprimait en anglais, tandis que son frère, le prince Khalid, le nouvel ambassadeur saoudien aux États-Unis, et plusieurs ministres de haut rang partageaient différents plats d’agneau et épiçaient la conversation. Après avoir passé près de quatre heures en sa compagnie, j’ai déclaré forfait à 1h15 du matin devant sa jeunesse, en soulignant que j’avais exactement deux fois son âge. Cela fait très, très longtemps, cependant, qu’aucun dirigeant arabe ne m’avait épuisé sous un pareil flot de nouvelles idées pour transformer son pays.

    Tom Friedman (à gauche) en conversation avec Mohammad bin Salman (interprétation artistique)

    Les journalistes mainstream qui ont pris les armes pour défendre Khashoggi sont pour la plupart fort gênés de leur adoration passée pour Mohammad bin Salman. Mais le plus important pour eux, c’est que Khashoggi est un des leurs. Ils se considèrent comme de véritables aristocrates qu’on ne doit pas traiter comme ça. Ce genre de traitement doit être réservé à la plèbe des déplorables qu’ils regardent de haut.

    Voyez vous-même l’indécence cynique de cet extrait de la chronique pleurnicharde de Friedman sur l’affaire Khashoggi :

    Si Jamal a été enlevé ou assassiné par des agents du gouvernement saoudien, ce sera un désastre pour M.B.S. et une tragédie pour l’Arabie saoudite et tous les pays du Golfe arabe. Ce serait une violation innommable des normes de la décence humaine, pire, non pas en nombre de victimes, mais sur le principe, que la guerre au Yémen elle-même.

    Toutes les dix minutes, un enfant au Yémen meurt de faim à cause de la famine causée par la guerre qui mènent contre ce pays l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, les États-Unis et le Royaume-Uni. La dernière attaque contre le port de Hodeidah et l’hyperinflation de ces derniers mois ont doublé les prix des denrées alimentaires et de l’essence. La plupart des Yéménites n’ont plus les moyens de se procurer assez de nourriture. Des dizaines de milliers de personnes meurent déjà de faim en silence, il y en aura bientôt des millions d’autres. Selon quel « principe » humanitaire la mort potentielle d’un chroniqueur courtisan serait-elle pire que cela ?

    L’Arabie saoudite de Mohammad bin Salman est faible et vulnérable. L’enlèvement de Khashoggi en est la preuve. Le pays ne peut pas se permettre la moindre critique. C’est un état de fait qui enchante les États-Unis. L’administration de Trump peut ainsi plus facilement soutirer de l’argent au royaume en perdition. L’administration ne critiquera pas le traitement de Khashoggi par le régime de Salman. Le Congrès non plus. L’an dernier, les Saoudiens ont consacré 27,3 millions de dollars à faire du lobbying à Washington. Ils soudoient tous les sénateurs qui veulent bien de leur argent.

    La seule chose que l’administration Trump pourrait faire dans l’affaire Khashoggi serait d’accuser Qasem Soleimani et le GRU d’ingérence. Le MI-6 pourrait bientôt découvrir qu’un agent iranien a novichoké Khashoggi.

    Lorsque le département d’État condamnera – dans les termes les plus durs – l’Iran pour avoir enlevé Khashoggi, lorsque le Trésor sanctionnera à nouveau la Russie, et lorsque le Pentagone augmentera son soutien au bombardement du Yémen, Friedman et les autres lèches-culs patentés seront les premiers à applaudir.

    Moon of Alabama

    Note :*c’est le surnom que donne à Friedman un blog satirique qui lui est entièrement dédié.

    Article original : Mainstream Journos Pissed As Saudi Clown Prince Nabs One Of Their Own 

    Traduction : Dominique Muselet

    Source


  • Le putsch – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/11/le-putsch
    https://salimsellami.files.wordpress.com/2018/09/el-yazid-dib.jpg

                                                                                                                                                                                       Un putsch est une déchirure dans la soierie de la loi. Il ne peut se justifier dans un Etat de droit ou aspirant à le devenir. Il arrive souvent de se faire aux dépens d’une stabilité qui arrangerait plus une partie qu’une autre. Il peut toutefois s’argumenter et aller chercher des raisons qui n’ont pas moralement raison d’être. Du moins pour le cas échéant.

    Apres tout ce temps passé uniquement dans des déclarations par-ci et par-là ; la situation au parlement est en passe de devenir un vrai problème dans les mains du chef de l’Etat. Lui seul peut en résoudre les contours en vertu de la constitution. Ni le conglomérat des députés, ni les instances organiques des partis engagés, ni encore les chaines de télévision rangées d’un côté ou de l’autre n’ont cette capacité de faire basculer la pesée. L’opinion publique, à travers les réseaux sociaux est quasiment pour la théorie de la table rase, à défaut d’être carrément avec la personne de Bouhadja, comparée à celle de Ould Abbes ou d’Ouyahia. Elle y voit là un subterfuge dont le résultat n’est connu pour personne. A qui profite le départ de Bouhadja ? Pas de réponse pour le moment. Cela fait partie des voies impénétrables du système. Enfin le temps le dira.

    D’habitude c’est à l’aile dite d’opposition de faire balancer le titulaire du siège majoritaire d’un quelconque perchoir. Les manigances et les jeux de coulisses se font et se défont au gré des intérêts et des enjeux en place. La situation ainsi créée au sein de l’institution parlementaire n’est pas indemne de ces intrigues de palais. Apres les coups et les supputations en sourdine, voilà les accusations en clair. De la confrontation entre Ould Abbes et Bouhadja à celle d’un Flniste président de l’Assemblée et le secrétaire général du RND ; la situation n’est pitoyable que pour le FLN. Ouyahia aurait réussi à mettre à mettre en branle la stratégie de la rébellion parlementaire. Pourtant cet esprit de putsch interne ne semble pas couler d’eau de source. Ni l’un, ni l’autre n’ont la libre initiative pour ramener leur zizanie au sein même de l’équilibre de la constitution, mettant en porte à faux, en l’exigeant l’arbitrage du président de la république.

    Le militantisme, ses valeurs, ses constances et toute son éthique veulent que Bouhadja, moudjahid, député et président élu soit bien protégé, défendu et préservé par son Parti, son Secrétaire général et ses députés. La légalité, quant à elle exige le respect et l’application de la loi et ses règlements. Pousser quelqu’un à la démission est loin de constituer, par défaut de disposition légale, une procédure honnêtement politique ou vice-versa. Sinon, dans une certaine mesure, quelque part dans une Assemblée populaire de wilaya l’élu RND n’ayant pas la majorité, s’en est trouvé président, les activités gelées depuis une année sans pour autant que la démission ne lui soit une sortie de secours. Alors pourquoi Ouyahia demandait-il à Bouhadja de partir ? Il susurre, murmure et donne donc l’exemple à suivre à cette APW pour agir de la sorte. Une forme de légalisation du putsch.

    Jusqu’à preuve contraire, Bouhadja est toujours un militant du FLN. Il a ainsi subi en plus d’une motion de retrait de confiance de la part de ses camarades et autres qui leur sont alliés, un communiqué dans le même sens du bureau politique. Alors pourquoi n’a-t-on pas procédé au retrait de sa qualité de militant et de membre du comité central pour qu’ensuite on l’exclue des rangs du parti ? Drôle de dilemme. Ould Abbes expulse Bouhadja du parti qui l’avait vu naitre. Terrible et lourde sentence. Ouyahia en rigolerait sous cape.

    Et puis cette dissolution à qui l’on colle insidieusement un rapport au report des élections présidentielles peut avoir lieu. Elle ferait me disait un ami 400 et quelques députés malheureux mais 40 millions d’algériens tous heureux. Prérogative exclusive du président de la république ; Ouyahia n’avait pas à dicter son impossibilité, ni la certitude de sa non faisabilité. Se sent-il déjà dans la peau d’un président ou se prend t-il toujours pour le verbe sacré et présidentiel ?

    La dissolution peut être un salut public renforçant l’élan qui s’entreprend à remodeler le paysage dirigeant du pays. Le calendrier permet qu’elle se fasse avant la fin de l’année et concomitamment au renouvellement du tiers sénatorial, sans toutefois influencer aucunement sur le cours normal des présidentielles d’avril 2019. Il n’y a aucun lien d’effet ou de causalité entre des élections législatives anticipées et un hypothétique ajournement de l’échéance présidentielle. Cette propagande aurait été mise en relief pour dissuader une probable dissolution, seule alternative pour la résolution de la crise qui frappe les instances parlementaires. Les auteurs de cette explication, en fait totalement erronée, tentent d’induire dans le flou l’opinion publique et partant la mobiliser hargneusement pour contrecarrer « le report » qui n’existe que dans leur tête.

    Si l’Etat se respecte et se donne cet aspect légaliste, les choses devront ainsi se faire et la dissolution serait un net refus de tout esprit de putsch et une sacralisation à la pratique démocratique. Cependant, cette décision de renvoyer d’un coup des élus à cause de calculs intra-partisans déclenchés par certaines voix à l’écoute de dictée, ne serait pas sans ternir l’image d’un pays stable et encore debout.

    L’on parle d’une forte majorité de députés qui auraient signé la motion de retrait de confiance envers leur président. Cette motion n’est prévue par aucun texte. L’opinion publique aimerait bien avoir la liste de ces députés. Ont-ils vraiment souscrit avec la mention lu et approuvé suivie d’une signature manuscrite ou a-t-on juste aligné leurs noms et prénoms sans qu’ils ne sachent ? Ainsi les députés pétitionnaires ont agit en contradiction de toute légalité. Eux les législateurs, les concepteurs de l’esprit et de la lettre des lois ont préféré l’action politique au respect de la loi qu’ils ont eux même édictée et votée. Ceci n’est pas le bon exemple à produire en face d’une population en quête permanente d’une quiétude sociale et politique. La contagion peut atteindre le niveau local, où en dépit de dispositions réglementaires, les communes peuvent y recourir à tout moment. Le blocage institutionnel doit être pris en charge pour combler ces vides juridiques criards.

    Et puis pourquoi a-t-on peur d’une éventuelle dissolution ? Au pire de la peur, elle provoquera au bonheur de la société une refondation du paysage politique. Une phase transitoire. Le FLN et le RND, machines redoutables connaitraient une certaine métamorphose, les autres partis s’oublieront vite dans les interstices d’une fugace histoire qui n’aurait rien à retenir d’eux, sauf la bouffonnerie et l’espièglerie. Des noms mourront, d’autres naitront et ainsi ira le monde.                                                                                                                        par El Yazid Dib                                                                                                                      http://www.lequotidien-oran.com/?news=5267509


  • Aïn fouara : Foutez-moi la Paix ! – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/11/ain-fouara-foutez-moi-la-paix
    https://salimsellami.files.wordpress.com/2018/09/el-yazid-dib.jpg

    Rien de grave cette fois-ci. Pas de coups martelés ni burinés. Juste un effroi qui s’installait sur son piédestal et qu’un autre « démentalisé », dit-on, allait encore lui faire mal. Que dire ? Ça y est, c’est bon, son compte est fait. Avec le temps et le réchauffement neuronique instauré dans certaines têtes à cervelle inféconde, elle ne restera pas longtemps là où elle est depuis sa naissance. Statue de marbre, « Aïn-Fouara » est une femme nue aux formes délicates et harmonieuses. Pas plus. Elle ne parle pas, elle ne voit pas. Elle est insensible aux délires et aux fantasmes que l’on oserait lui appliquer. L’on s’en fout si elle a été sculptée par l’artiste français, Francis de Saint Vidal le 26 février 1898. L’on s’en fout si le maire de la ville, M. Aubrey en ce temps-là, eut à recevoir une lettre du directeur des beaux-arts lui annonçant : « (…) M. de Saint-Vidal pense avoir terminé son œuvre pour le prochain Salon où il désirerait qu’elle figurât ; elle serait dès la clôture du Salon expédiée à Sétif ». Tout ça, qu’on le veuille ou non, fait partie de l’histoire de la cité. Ainsi, l’on croit pouvoir refaire la trame historique en la faisant disparaître.

    Elle a résisté non seulement contre l’usure des ans, mais cette usure des tenants d’une certaine croyance mal placée, l’a eue finalement. Elle parle maintenant à force d’avoir été violée, battue et vous dit, nous dit à tous : Je ne supporte plus le regard de certains. Ni les burins de vos artistes ou de vos méchants. Cachez-les-moi ou cachez-moi d’eux ! Mes yeux ne font plus rejaillir ma joie d’antan. Crevés, las, ils ne défient plus le temps. N’étais-je pas votre vierge depuis plus de cent ans ? Vos viols sont multiples comparés à ceux des temps. N’étais-je pas une indifférence, une simple roche ? Désaltérant vos gosiers et vos bouches. Pourquoi fait-on de moi, qui une foi, qui un blasphème, qui un système ? Je ne supporte plus vos regards. Vos ministres et leurs égards ! Enterrez-moi telle que je suis sans fard. Laissez-moi faire une banale histoire. D’une ex-petite ville livrée au hasard. Allez ! Rompez vos regards ! Foutez-moi le camp !

    Les plus férus pour son maintien ont baissé les bras dans ce bras de fer entre art et folie. Les plus fans pour sa disparition se cachent et susurrent l’acte aux fous, aux frustrés et à ceux qui sont en manque d’un sein maternel ou d’un beau sourire conjugal. Pourtant à Sétif, il y a un maire, des élus, des sénateurs, des députés, des imams, des universitaires. Qu’ils sortent de leur silence et crient en un face-à-face, qui leur désarroi, qui leur acquiescement. Qu’ils se positionnent pour ou contre. Aïn-Fouara est devenue un acte de résistance, une position de courage. Elle les nargue quand elle dérange tous les autres. Le mien, c’est de la privilégier d’un permis de démolir, la pulvériser en millions de morceaux, atomiser ce qu’il en subsistera. Il se peut qu’ainsi ces esprits enténébrés, ténébreux et lugubres fassent leurs joutes orgiaques et extatiques. Et puis, on aura beau édifier en lieu et place n’importe quoi, une chinoiserie, une grosse bougie, un gros palmier, la postérité dira toujours que c’est là, ici que repose la dame aux deux amphores. Car je sais, Wallah, qu’un jour elle disparaîtra. Un ami me dit qu’Aïn-Fouara est comme Bouhadja, elle subit un agenda politique.
    Publié par El-Yazid Dib.             

    http://www.lequotidien-oran.com/?news=5267469


  • Enquête sur l’ex-patron des stups : la procureure adjointe au parquet de Paris toujours en garde à vue – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/10/69760
    http://www.leparisien.fr/images/2018/10/10/07dd4d90-cbf5-11e8-a260-3965c3dfeb24_1.jpg

    Enquête sur l’ex-patron des stups : la procureure adjointe au parquet de Paris toujours en garde à vue
    octobre 10, 2018 par salim sellami, publié dans uncategorized
     Rate This

    Véronique Degermann, actuellement procureur adjointe au parquet de Paris, était toujours entendue par l’IGPN mercredi.
    Elle est entendue pour son rôle présumé dans l’organisation de la garde à vue fictive, en avril 2012, d’un trafiquant de drogue reconverti en indic.

    L’affaire avait bousculé la direction centrale de la police judiciaire. Elle ébranle désormais les plus hauts échelons du parquet de Paris. Selon nos informations, Véronique Degermann, procureur adjoint, qui a longtemps dirigé le pôle en charge des affaires de criminalité organisée et de terrorisme, a été convoquée ce mardi à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) à la demande de magistrats lyonnais. Une autre magistrate, Karine Roussy-Sabourin, aujourd’hui en poste à la cour d’appel d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), a elle aussi été interrogée. Elles ont mardi toutes deux été placées en garde à vue. Pour s’expliquer sur une… fausse garde à vue dans un retentissant dossier de trafic international de stupéfiants. Karine Roussy-Sabourin est sortie de garde à vue dans la soirée. Véronique Degermann était toujours entendue ce mercredi matin. Sa garde à vue a été prolongée.

    Judiciairement, l’affaire éclate en octobre 2015, après la découverte par les douanes de 7 tonnes de cannabis. La drogue est répartie dans trois camionnettes, stationnées en plein XVIe arrondissement, à Paris. Rapidement, il apparaît que la cargaison a été importée par l’un des plus gros trafiquants français, Sophiane Hambli. Or, l’enquête démontre que cet homme est aussi l’informateur… du patron de l’office des stups, le commissaire François Thierry. Ce dernier favorisait les affaires d’Hambli ce qui permettait d’identifier des réseaux de revente. L’affaire entraîne la chute d’un des plus brillants éléments de la direction centrale de la police judiciaire.

    EXTRAIT DE PRISON POUR UNE FAUSSE GARDE À VUE
    C’est tout l’enjeu des investigations actuelles, potentiellement explosives. Les deux hautes magistrates doivent notamment s’expliquer sur une fausse garde à vue organisée en 2012 pour Sophiane Hambli. Le fameux indic a été extrait de prison en avril 2012 pour être conduit… dans un hôtel de Nanterre (Hauts-de-Seine), à deux pas de la PJ. Là, les enquêteurs lui permettent d’appeler les producteurs de drogue au Maroc afin de gérer l’importation de la marchandise. En suivant les chargements, les policiers espèrent ainsi faire tomber les réseaux de revente. Un juge des libertés et de la détention (entendu lui aussi en septembre) est choisi pour prolonger la garde à vue fantôme. Il se montre plus conciliant qu’un de ses collègues qui rechigne à avaliser une procédure dont il devine les sombres coulisses.

    François Thierry.LP/Olivier LejeuneLorsque la justice demande des comptes aux policiers des stups, en mars 2017, ils balancent. Ils affirment que cette opération, parfaitement illégale, a été gérée en plein accord avec Véronique Degermann, procureur adjoint au parquet de Paris, et avec une magistrate spécialisée, Karine Roussy-Sabourin. « Nous l’avons gardé dans une chambre d’hôtel, à proximité du service, pendant trois jours, a reconnu un officier. Je précise que cela s’est fait avec l’accord et la parfaite connaissance du parquet de Paris, notamment Mme Degermann et aussi Mme Sabourin. »

    Ce sont ces deux magistrates qui ont été entendues par la « police des polices ». Après avoir remonté la chaîne policière, les enquêteurs entendent depuis plusieurs mois des magistrats. En mai dernier, Maryvonne Caillibotte, directrice des affaires criminelles et des grâces entre 2010 et 2012, c’est-à-dire en charge de la définition de la politique pénale au ministère de la Justice, a été entendue en tant que simple témoin. Aucun lien cette fois avec la fausse garde à vue. « J’ai indiqué au juge dans quelles conditions j’ai rencontré François Thierry. En 2011, il est venu m’expliquer la stratégie de l’OCRTIS en matière de lutte contre le trafic. C’était une simple présentation de ses intentions d’action. »

    François Thierry a une nouvelle fois été placé en garde à vue mardi à Lyon pour donner sa version des faits. Une garde à vue prolongée mercredi.                                                                                                               Timothée Boutry, Jean-Michel Décugis et Éric Pelletier                                                                                     http://www.leparisien.fr/faits-divers/deux-magistrates-de-premier-plan-en-garde-a-vue-09-10-2018-7915101.php


  • LE POUVOIR D’ACHAT S’INCLINE DEVANT LA FORCE DE L’INFLATION – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/10/le-pouvoir-dachat-sincline-devant-la-force-de-linflation
    http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2018/10/economie-algerie.jpg

    L’inflation, est un impôt supplémentaire pour les lambadas, une récompense et une aubaine pour les prédateurs et un bol d’air frais pour le système capitaliste sauvage »Benallal mohamed

     Le thermomètre de la mercuriale est intercepté généralement par la société pendant seulement le mois de ramadhan, mais comme cette année ; une drôle d’année un peu trop typique ou tout le mois de ramadhan avait coïncidé avec le début des grandes vacances de l’été algérien suivit de très prés par l’Aid al kebir ou le mouton faisait la une de tous les portefeuilles pour se terminer avec le début de la rentrée scolaire que de dépenses à faire face à un revenu de misérable. Toutes ces fêtes annoncées et vécues à grandes dépenses, elles ont fait vibrer à sec le portefeuille du lambda algérien.

     Vu du coté ou le courant d’air prend effet, la croissance au lieu de rebondir pour faire face à une demande exponentielle faite de nouveaux besoins utiles et d’emplois nécessaires. Un Dinar méconnaissable, trop piétiné sur la place « Port Said », le Dinar vient de perdre ses supports de maintient de ses biceps que se soit en production nationale de biens et de services ou bien en or cumulé pour mieux s’appuyer et donner la force au pouvoir d’achat des lambadas algériens.

    ...........


  • PAGAILLE A L’APN – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/07/pagaille-a-lapn
    http://www.lematindalgerie.com/sites/default/files/styles/landscape_l/public/2018-10/presidence_2609305_1_0.jpg?itok=FkxD_8-v

    C’est décidément la foire d’empoigne au sein de l’assemblée nationale populaire. Des députés y feraient régner leur loi, s’octroyant des privilèges ahurissants.

    Dans un entretien à El Watan, Saïd Bouhedja, président de l’APN, révèle les raisons des attaques le visant et une partie des privilèges auxquels il s’est attaqué.

    D’emblée, il balaye la raison invoquée par la coalition demandant sa tête. « La raison principale est la mise de fin de fonction du secrétaire général de l’Assemblée. Sachez que depuis que j’ai été installé, au moins deux fois on m’a demandé de le limoger, y compris par le secrétaire général du FLN. Mais je n’avais pas des arguments légaux pour le faire et je l’ai fait savoir à mes interlocuteurs », souffle-t-il. Il annonce qu’il a trouvé une grande confusion au sein des structures de l’APN. « Je n’ai recruté que trois cadres, parce qu’il y avait nécessité de service, alors que j’avais trouvé une situation de confusion générale ».

    DES VOITURES PRIVATISÉES PAR DES DÉPUTÉS
    Le parc de voitures de l’APN a été privatisé par des députés, selon le président de l’APN. « J’ai trouvé des députés qui avaient pris cinq véhicules, d’autres trois, etc. J’ai mis un terme à cette anarchie, comme j’ai aussi interdit les recrutements après avoir trouvé un surplus d’une centaine d’employés ».

    Bouhadja se défend de tout passe-droit et soutient s’être attaqué à de nombreux dépassements. « J’ai interdit les interventions au niveau de l’administration pour éviter l’anarchie du mandat précédent, où un vice-président a recruté à lui seul 87 employés ». Bouhadja ne dit pas qui est cet « élu ».

    Le président de l’APN révèle pour la première fois les pratiques et autres privilèges que s’octroient d’autorité les députés. Si ses déclarations, les groupes parlementaires veulent le maintien de la confusion dans la gestion des affaires de l’ANP.

    « Ils veulent que la confusion soit maintenue et que le flou continue à régner au sein de l’administration. Je demande la liste des véhicules, on ne la ramène pas. Je demande la situation de l’effectif, il n’y a rien. Tous ces griefs sont insignifiants pour moi, », dénonce Saïd Bouhadja.

    UN SG TROP PUISSANT ?
    Saïd Bouhadja explique qu’il a mis fin aux fonctions du secrétaire général de l’APN « à la demande de la Présidence ». Puis « j’ai rédigé un rapport dans lequel j’ai tout expliqué en apportant tous les arguments qui justifient les actes de ma gestion. Je n’ai pas eu de réponse. Cela veut dire que ma décision n’a pas été rejetée », justifie-t-il.

    A partir de là, commencent les pressions. « C’est alors que le ministre chargé des Relations avec le Parlement est venu me voir m’informant qu’il était porteur d’un message de la Présidence, me demandant de réintégrer le secrétaire général ». Etrange tout ça ! Qui décide finalement à la présidence ? N’est-ce pas cette institution qui a demandé le limogeage du SG ? Pourquoi réclamer sa réintégration ? A moins qu’il y ait une dyarchie à El Mouradia.

    Et de glisser cette phrase pour dire à ses adversaires qu’il a lui aussi ses appuis haut placés : « Je pense que je suis très proche de la Présidence, qui n’a pas besoin de m’envoyer des messages ».

    Saïd Bouhadja avoue qu’Ould Abbès, le patron du FLN, l’a contacté au sujet de ce SG de l’APN dont « l’affaire de limogeage » paralyse les travaux de l’assemblée depuis lundi dernier.

    « Lui aussi dit avoir entre ses mains une décision de la Présidence d’annulation de la mise de fin de fonction du secrétaire général. Je lui ai dit envoyez-moi cette décision, mais il ne l’a pas fait. Moi, j’attends la réponse de la Présidence ».

    Si l’on décode les déclarations de ce proche du pouvoir, on comprend bien qu’on peu savent celui qui décide à la présidence.

    « A partir de là, il y a eu la réunion au parti et la collecte des signatures pour me pousser à la démission et geler les activités de l’APN », confie-t-il à El Watan.

                                                                                                                 Auteur
    La rédaction                                                                                                                                                                                               http://www.lematindalgerie.com/sureffectif-main-basse-sur-les-voitures-bouhedja-revele


  • Ce dont quoi Valls est le nom… – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/05/ce-dont-quoi-valls-est-le-nom
    https://salimsellami.files.wordpress.com/2018/10/screenshot_2014-08-04-17-59-18.png

    l y a un an, une vague de « tourismophobie » s’est abattue sur la ville de Barcelone (mais aussi à Valence et aux Baléares). Enclenchée par un mouvement de jeunesse d’extrême-gauche, la protestation entendait mettre fin à la déferlante de touristes, un rush favorisé par le développement du transport aérien à bas coût. L’une des actions parmi les plus spectaculaires fut « l’attaque » d’un bus touristique dont les pneus furent crevés et sur lequel les mains vengeresses inscrivirent « le tourisme tue les quartiers ». Cet été, le phénomène s’est renouvelé, les habitants de la ville catalane n’en pouvant plus de ces grappes humaines – souvent désargentées et très alcoolisées – qui déambulent sans fin sur la Rambla.

    Et les malheurs de « Barna » (l’un des surnoms de la ville) ne sont pas terminés. En effet, un autre touriste y a débarqué avec pour objectif de devenir son maire au terme de l’élection municipale du 29 mai prochain. Il s’agit, on l’aura deviné, de Manuel Valls, ancien ministre français de l’intérieur, ancien premier ministre et ancien député de la première circonscription de l’Essonne (le neuf-un). D’homme d’Etat français, voici donc l’ancien maire d’Evry devenu homme politique espagnol. En théorie, c’est une belle histoire. Elle illustre le fait que l’Europe est une chose concrète et qu’il est possible, en 2018, d’avoir une identité multiple qui permet de traverser les frontières du vieux continent.

    Bien entendu, concernant ce triste individu, l’affaire est tout autre. Il y a d’abord le fait le plus emblématique d’une certaine France, celle du copinage et des magouilles. Tout à son travail d’approche et de séduction à Barcelone – il y a même trouvé une nouvelle âme sœur, aussi riche qu’influente – le député n’a pratiquement jamais siégé à l’Assemblée française (quatre jours à peine, selon des statistiques officieuses). Autrement dit, l’homme a été payé à ne rien faire. Il n’a pas non plus été vu dans « sa » circonscription où, rappelons-le, son élection a été contestée par ses adversaires qui ont dénoncé des irrégularités. Tout ça pour ça… On pourrait résumer l’affaire ainsi : se faire élire par des pigeons, prendre le pognon et aller se refaire une carrièreà la cité comtale, l’autre surnom de Barcelone.

    Ce qui est frappant dans cette affaire, c’est que cette tentative de parachutage n’indigne qu’une partie de la classe politique. Un tel comportement devrait provoquer de sérieuses mises en cause, des blâmes. Comment, en agissant ainsi,ne pas convaincre des milliers d’électeurs que la politique a quelque chose de pourri ? Qu’elle est au service des intérêts personnels et certainement pas en faveur de la collectivité. On reste confondu par une telle vergogne, un tel toupet. Plus c’est gros, et plus ça passe. Se faire élire en promettant (cf. le programme électoral de l’intéressé) de défendre les intérêts de ses administrés et décamper à la première occasion… Belle morale. Et tout aussi choquante est la « standing ovation » dont a bénéficié Valls à l’Assemblée. Bien sûr, il y a eu quelques pancartes « bon débarras » de brandies mais les médias lourds ont plus insisté sur les applaudissements. Des images qui seront certainement exploitées lors de la campagne électorale.

    Au-delà de cela, Manuel Valls restera comme l’homme qui a symbolisé jusqu’à la caricature la dérive droitière d’une partie de la « gauche » française dite « socialiste ». C’est avec lui, et comme jamais auparavant dans sa famille politique, que s’est libéré le propos stigmatisant à l’égard des musulmans, de façon particulière, et des étrangers (venus du Sud) en général. Valls n’a eu de cesse de courir après les idées du Front national et de surfer sur l’air du temps sécuritaire. Dans un contexte marqué par le choc engendré par les multiples attentats de 2015 et 2016, il a essayé de camper la posture de l’homme fort et autoritaire, le Clemenceau qu’il n’a jamais été et qu’il ne pourra jamais être. Je n’oublie pas non plus qu’il est celui qui, se disant solidaire des Palestiniens, réclamait au milieu des années 2000 la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne à Israël. On connaît la suite, et ce soudain volte-face de celui qui s’est dit « éternellement » lié à l’Etat hébreu…

    Une image s’impose : une femme, militante socialiste, qui lui dit, d’une voix respectueuse : « Monsieur Valls, on ne veut pas de la loi Khomri » (loi réformant la législation sur le travail). Et lui de répondre, sans même la regarder, serrant d’autres mains qui se tendaient : « Hé ben, vous l’aurez quand même ». Et comment l’ont-ils eue ? Par le fameux 49-3, disposition permettant au gouvernement d’imposer des lois sans passer par l’Assemblée. Démocratie ? Lâchez quelques Valls dans la nature en temps de crise et vous aurez un 18 Brumaire…

    Autre souvenir. Ce propos tenu en Tunisie à l’été 2013 où il encouragea les Tunisiens à faire barrage coûte que coûte à Ennahda sans même réfléchir aux conséquences de sa déclaration dans un pays au bord de l’affrontement civil entre islamistes et « laïcs ».

    Et que dire du jour où, en 2016 et toujours en Tunisie, il fit rire l’assistance avec ces mots « Je viens de rencontrer le président de la République, BCE comme on dit ici : Béji…Caied…Ezzibi [au lieu de Essebsi] ». Le manque de respect, le mépris implicite de celui qui ne prend même pas la peine, quelques minutes avant, de bien mémoriser le nom de son interlocuteur… Tout est dit, ou presque avec cette anecdote où le patronyme d’un président n’est pas simplement mal prononcé mais où il est, aussi et surtout, écorché de manière à désigner un phallus…

    Rien ne dit que Manuel Valls sera élu maire de Barcelone. L’éthique et la morale dicteraient qu’il soit battu à plate-couture (on attendra alors avec intérêt l’annonce de son futur point de chute). Si tel n’est pas le cas, s’il devient alcade, alors on pourra dire que Barcelone est vraiment la ville des prodiges, pour reprendre le titre du roman d’Eduardo Mendoza.                                                                                        par Paris : Akram Belkaïd                                                        http://www.lequotidien-oran.com/?news=5267142