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علمني ابي رحمه الله ان الطمع يفسد الطبع

  • LE POUVOIR D’ACHAT S’INCLINE DEVANT LA FORCE DE L’INFLATION – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/10/le-pouvoir-dachat-sincline-devant-la-force-de-linflation
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    L’inflation, est un impôt supplémentaire pour les lambadas, une récompense et une aubaine pour les prédateurs et un bol d’air frais pour le système capitaliste sauvage »Benallal mohamed

     Le thermomètre de la mercuriale est intercepté généralement par la société pendant seulement le mois de ramadhan, mais comme cette année ; une drôle d’année un peu trop typique ou tout le mois de ramadhan avait coïncidé avec le début des grandes vacances de l’été algérien suivit de très prés par l’Aid al kebir ou le mouton faisait la une de tous les portefeuilles pour se terminer avec le début de la rentrée scolaire que de dépenses à faire face à un revenu de misérable. Toutes ces fêtes annoncées et vécues à grandes dépenses, elles ont fait vibrer à sec le portefeuille du lambda algérien.

     Vu du coté ou le courant d’air prend effet, la croissance au lieu de rebondir pour faire face à une demande exponentielle faite de nouveaux besoins utiles et d’emplois nécessaires. Un Dinar méconnaissable, trop piétiné sur la place « Port Said », le Dinar vient de perdre ses supports de maintient de ses biceps que se soit en production nationale de biens et de services ou bien en or cumulé pour mieux s’appuyer et donner la force au pouvoir d’achat des lambadas algériens.

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  • PAGAILLE A L’APN – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/07/pagaille-a-lapn
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    C’est décidément la foire d’empoigne au sein de l’assemblée nationale populaire. Des députés y feraient régner leur loi, s’octroyant des privilèges ahurissants.

    Dans un entretien à El Watan, Saïd Bouhedja, président de l’APN, révèle les raisons des attaques le visant et une partie des privilèges auxquels il s’est attaqué.

    D’emblée, il balaye la raison invoquée par la coalition demandant sa tête. « La raison principale est la mise de fin de fonction du secrétaire général de l’Assemblée. Sachez que depuis que j’ai été installé, au moins deux fois on m’a demandé de le limoger, y compris par le secrétaire général du FLN. Mais je n’avais pas des arguments légaux pour le faire et je l’ai fait savoir à mes interlocuteurs », souffle-t-il. Il annonce qu’il a trouvé une grande confusion au sein des structures de l’APN. « Je n’ai recruté que trois cadres, parce qu’il y avait nécessité de service, alors que j’avais trouvé une situation de confusion générale ».

    DES VOITURES PRIVATISÉES PAR DES DÉPUTÉS
    Le parc de voitures de l’APN a été privatisé par des députés, selon le président de l’APN. « J’ai trouvé des députés qui avaient pris cinq véhicules, d’autres trois, etc. J’ai mis un terme à cette anarchie, comme j’ai aussi interdit les recrutements après avoir trouvé un surplus d’une centaine d’employés ».

    Bouhadja se défend de tout passe-droit et soutient s’être attaqué à de nombreux dépassements. « J’ai interdit les interventions au niveau de l’administration pour éviter l’anarchie du mandat précédent, où un vice-président a recruté à lui seul 87 employés ». Bouhadja ne dit pas qui est cet « élu ».

    Le président de l’APN révèle pour la première fois les pratiques et autres privilèges que s’octroient d’autorité les députés. Si ses déclarations, les groupes parlementaires veulent le maintien de la confusion dans la gestion des affaires de l’ANP.

    « Ils veulent que la confusion soit maintenue et que le flou continue à régner au sein de l’administration. Je demande la liste des véhicules, on ne la ramène pas. Je demande la situation de l’effectif, il n’y a rien. Tous ces griefs sont insignifiants pour moi, », dénonce Saïd Bouhadja.

    UN SG TROP PUISSANT ?
    Saïd Bouhadja explique qu’il a mis fin aux fonctions du secrétaire général de l’APN « à la demande de la Présidence ». Puis « j’ai rédigé un rapport dans lequel j’ai tout expliqué en apportant tous les arguments qui justifient les actes de ma gestion. Je n’ai pas eu de réponse. Cela veut dire que ma décision n’a pas été rejetée », justifie-t-il.

    A partir de là, commencent les pressions. « C’est alors que le ministre chargé des Relations avec le Parlement est venu me voir m’informant qu’il était porteur d’un message de la Présidence, me demandant de réintégrer le secrétaire général ». Etrange tout ça ! Qui décide finalement à la présidence ? N’est-ce pas cette institution qui a demandé le limogeage du SG ? Pourquoi réclamer sa réintégration ? A moins qu’il y ait une dyarchie à El Mouradia.

    Et de glisser cette phrase pour dire à ses adversaires qu’il a lui aussi ses appuis haut placés : « Je pense que je suis très proche de la Présidence, qui n’a pas besoin de m’envoyer des messages ».

    Saïd Bouhadja avoue qu’Ould Abbès, le patron du FLN, l’a contacté au sujet de ce SG de l’APN dont « l’affaire de limogeage » paralyse les travaux de l’assemblée depuis lundi dernier.

    « Lui aussi dit avoir entre ses mains une décision de la Présidence d’annulation de la mise de fin de fonction du secrétaire général. Je lui ai dit envoyez-moi cette décision, mais il ne l’a pas fait. Moi, j’attends la réponse de la Présidence ».

    Si l’on décode les déclarations de ce proche du pouvoir, on comprend bien qu’on peu savent celui qui décide à la présidence.

    « A partir de là, il y a eu la réunion au parti et la collecte des signatures pour me pousser à la démission et geler les activités de l’APN », confie-t-il à El Watan.

                                                                                                                 Auteur
    La rédaction                                                                                                                                                                                               http://www.lematindalgerie.com/sureffectif-main-basse-sur-les-voitures-bouhedja-revele


  • Ce dont quoi Valls est le nom… – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/05/ce-dont-quoi-valls-est-le-nom
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    l y a un an, une vague de « tourismophobie » s’est abattue sur la ville de Barcelone (mais aussi à Valence et aux Baléares). Enclenchée par un mouvement de jeunesse d’extrême-gauche, la protestation entendait mettre fin à la déferlante de touristes, un rush favorisé par le développement du transport aérien à bas coût. L’une des actions parmi les plus spectaculaires fut « l’attaque » d’un bus touristique dont les pneus furent crevés et sur lequel les mains vengeresses inscrivirent « le tourisme tue les quartiers ». Cet été, le phénomène s’est renouvelé, les habitants de la ville catalane n’en pouvant plus de ces grappes humaines – souvent désargentées et très alcoolisées – qui déambulent sans fin sur la Rambla.

    Et les malheurs de « Barna » (l’un des surnoms de la ville) ne sont pas terminés. En effet, un autre touriste y a débarqué avec pour objectif de devenir son maire au terme de l’élection municipale du 29 mai prochain. Il s’agit, on l’aura deviné, de Manuel Valls, ancien ministre français de l’intérieur, ancien premier ministre et ancien député de la première circonscription de l’Essonne (le neuf-un). D’homme d’Etat français, voici donc l’ancien maire d’Evry devenu homme politique espagnol. En théorie, c’est une belle histoire. Elle illustre le fait que l’Europe est une chose concrète et qu’il est possible, en 2018, d’avoir une identité multiple qui permet de traverser les frontières du vieux continent.

    Bien entendu, concernant ce triste individu, l’affaire est tout autre. Il y a d’abord le fait le plus emblématique d’une certaine France, celle du copinage et des magouilles. Tout à son travail d’approche et de séduction à Barcelone – il y a même trouvé une nouvelle âme sœur, aussi riche qu’influente – le député n’a pratiquement jamais siégé à l’Assemblée française (quatre jours à peine, selon des statistiques officieuses). Autrement dit, l’homme a été payé à ne rien faire. Il n’a pas non plus été vu dans « sa » circonscription où, rappelons-le, son élection a été contestée par ses adversaires qui ont dénoncé des irrégularités. Tout ça pour ça… On pourrait résumer l’affaire ainsi : se faire élire par des pigeons, prendre le pognon et aller se refaire une carrièreà la cité comtale, l’autre surnom de Barcelone.

    Ce qui est frappant dans cette affaire, c’est que cette tentative de parachutage n’indigne qu’une partie de la classe politique. Un tel comportement devrait provoquer de sérieuses mises en cause, des blâmes. Comment, en agissant ainsi,ne pas convaincre des milliers d’électeurs que la politique a quelque chose de pourri ? Qu’elle est au service des intérêts personnels et certainement pas en faveur de la collectivité. On reste confondu par une telle vergogne, un tel toupet. Plus c’est gros, et plus ça passe. Se faire élire en promettant (cf. le programme électoral de l’intéressé) de défendre les intérêts de ses administrés et décamper à la première occasion… Belle morale. Et tout aussi choquante est la « standing ovation » dont a bénéficié Valls à l’Assemblée. Bien sûr, il y a eu quelques pancartes « bon débarras » de brandies mais les médias lourds ont plus insisté sur les applaudissements. Des images qui seront certainement exploitées lors de la campagne électorale.

    Au-delà de cela, Manuel Valls restera comme l’homme qui a symbolisé jusqu’à la caricature la dérive droitière d’une partie de la « gauche » française dite « socialiste ». C’est avec lui, et comme jamais auparavant dans sa famille politique, que s’est libéré le propos stigmatisant à l’égard des musulmans, de façon particulière, et des étrangers (venus du Sud) en général. Valls n’a eu de cesse de courir après les idées du Front national et de surfer sur l’air du temps sécuritaire. Dans un contexte marqué par le choc engendré par les multiples attentats de 2015 et 2016, il a essayé de camper la posture de l’homme fort et autoritaire, le Clemenceau qu’il n’a jamais été et qu’il ne pourra jamais être. Je n’oublie pas non plus qu’il est celui qui, se disant solidaire des Palestiniens, réclamait au milieu des années 2000 la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne à Israël. On connaît la suite, et ce soudain volte-face de celui qui s’est dit « éternellement » lié à l’Etat hébreu…

    Une image s’impose : une femme, militante socialiste, qui lui dit, d’une voix respectueuse : « Monsieur Valls, on ne veut pas de la loi Khomri » (loi réformant la législation sur le travail). Et lui de répondre, sans même la regarder, serrant d’autres mains qui se tendaient : « Hé ben, vous l’aurez quand même ». Et comment l’ont-ils eue ? Par le fameux 49-3, disposition permettant au gouvernement d’imposer des lois sans passer par l’Assemblée. Démocratie ? Lâchez quelques Valls dans la nature en temps de crise et vous aurez un 18 Brumaire…

    Autre souvenir. Ce propos tenu en Tunisie à l’été 2013 où il encouragea les Tunisiens à faire barrage coûte que coûte à Ennahda sans même réfléchir aux conséquences de sa déclaration dans un pays au bord de l’affrontement civil entre islamistes et « laïcs ».

    Et que dire du jour où, en 2016 et toujours en Tunisie, il fit rire l’assistance avec ces mots « Je viens de rencontrer le président de la République, BCE comme on dit ici : Béji…Caied…Ezzibi [au lieu de Essebsi] ». Le manque de respect, le mépris implicite de celui qui ne prend même pas la peine, quelques minutes avant, de bien mémoriser le nom de son interlocuteur… Tout est dit, ou presque avec cette anecdote où le patronyme d’un président n’est pas simplement mal prononcé mais où il est, aussi et surtout, écorché de manière à désigner un phallus…

    Rien ne dit que Manuel Valls sera élu maire de Barcelone. L’éthique et la morale dicteraient qu’il soit battu à plate-couture (on attendra alors avec intérêt l’annonce de son futur point de chute). Si tel n’est pas le cas, s’il devient alcade, alors on pourra dire que Barcelone est vraiment la ville des prodiges, pour reprendre le titre du roman d’Eduardo Mendoza.                                                                                        par Paris : Akram Belkaïd                                                        http://www.lequotidien-oran.com/?news=5267142


  • L’honneur perdu de la politique – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/05/lhonneur-perdu-de-la-politique
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    « Il est plus difficile de gouverner ceux qui ont soif de réputation et de plaisirs que ceux qui ont faim de pain » ( Pierre Victor Boiste).

    Big-bang dans le monde politique algérien. Le président de l’Assemblée nationale qui s’interroge s’il a été limogé, démissionné ou écarté sans nous dire par qui et pourquoi. Plus loin, le chef d’un parti satellite-soutien de l’alliance au pouvoir déclare que si l’Assemblée nationale finit dans une situation de blocage, sa dissolution est nécessaire, comme s’il y avait une autre alternative. A l’intérieur de cette Assemblée des fractures entre vieux couples, des « mariages » de circonstances, des coups-bas entre collègues, des silences aussi et même des semblants de révoltes. Autour de l’hémicycle des parties prenantes de l’Assemblée appellent à une constituante. En face le peuple regarde, écoute et tourne le dos en lâchant un soupir, signe de sa lassitude.

    Et pour cause ! Lorsque l’institution supposée légiférer et protéger les lois qu’elle édicte, les ignore et se donne en spectacle de théâtre de boulevard, peut-elle mériter le respect du citoyen – électeur, la crédibilité de son rôle et la légitimité constitutionnelle ? Ces soudaines batailles de tranchées entre élus, partis, personnalités jusque-là réunis autour du programme présidentiel interviennent à l’approche de la prochaine élection présidentielle et dévoilent toute la mesquinerie de beaucoup d’hommes et femmes politiques, tant elles suintent l’opportunisme, la ruse, la chasse aux places et fauteuils autour de la grande mangeoire nationale du printemps prochain. D’une élection à l’autre, le citoyen électeur assiste attristé et impuissant au comportement honteux d’une grande partie des élus qui dévergondent et insultent la mission politique dont ils sont investis. D’une élection à l’autre, l’abstention gagne la majorité des « votes » et cela ne semble en rien inquiéter ou même déranger le confort politique des tenants du pouvoir.

    Entachées par l’inconscience et le comportement d’élus à tous les niveaux de pouvoirs, les élections sont à leur tour et à tous les niveaux entachées de doute, de tricherie, de viol de la volonté populaire. Parmi les citoyens désabusés, en particulier chez les jeunes, beaucoup ne voient même pas la nécessité d’organiser des élections y compris celle présidentielle tant ils sont écœurés par les scandales politiques où il est question d’affaires, de corruption, de règlements de comptes entre clans etc. L’accélération et la multiplication des turpitudes du système donnent le vertige à tout le monde et stressent les plus optimistes : limogeages en séries partout, dans la haute administration de l’Etat, dans les rangs de l’armée nationale, dans les services de sécurité etc. Un bouleversement, un séisme, un Big-bang politique à la turque que le président Tayyeb Erdogan, soupçonnant un coup d’Etat contre son régime, a provoqué en purgeant sans état d’âme partout dans les institutions de la république. Les effluves malsains qui nous parviennent de l’Assemblée comme du Sénat sont les symptômes d’un corps en décomposition. Un malade qui risque de contaminer le peu de ce qui reste de sain dans la république.

    Lorsque des sénateurs boudent et font grève pour exiger la libération d’un des leurs écroué par la justice sur un flagrant délit de corruption, il y a de quoi s’inquiéter de « notre avenir » et de la maison Algérie. La crétinerie a atteint jusqu’au sommet de l’Etat. Pourquoi s’étonner des légendes contées par les illuminés du cerveau pour remplacer la république par un califat quand le ministre des anciens moudjahidine compare l’arrivée du président Bouteflika au pouvoir à celle du prophète de l’islam pour le monde : bénédiction, clémence et miséricorde.

    Comment espérer le retour d’une confiance même relative entre le peuples et « ses » élus lorsque des députés et chefs de partis politiques déclarent publiquement et sans aucune gêne qu’ils font de la brosse à reluire, de la « Chita », au président Bouteflika alors que lui même n’a rien demandé et ne s’est même pas prononcé sur sa propre éventuelle candidature ? Ces gens affirment qu’ils font de la brosse à reluire et exigent en échange d’avoir des postes lucratifs d’élus ou responsables quelque part. Il y a de quoi désespérer du rôle et de la mission du politique n’était-ce les quelques ilots de résistance qui tentent d’endiguer la déferlante du fatalisme qui ronge de plus en plus la société. Etrange de voir la surenchère dans la « Chita » pratiquée par certains élus et hauts responsables du gouvernement envers le président de la république être à l’origine de leurs divisions et de leurs guéguerres.

    Que deviendront-ils si pour leur malheur Mr Abdelaziz Bouteflika ne se représentera pas pour un cinquième mandat ? Ils feront rang soudé derrière le nouveau-futur président , bien sûr. Professionnels de la reptation politique, ils s’étaleront de tout leur corps pour servir le nouveau prince de la république contre de nouvelles miettes, croient-ils. L’histoire politique du monde est remplie d’exemple où même les tyrans finissent par lâcher leur laudateurs et faux-serviteurs. Un « Chef » ne peut faire toujours confiance à un serviteur qui a trahi un autre chef, fut-il son ennemi. D’ailleurs pourquoi remonter loin dans l’histoire du monde ? Regardons chez nous, juste hier, des intouchables, puissants qu’ils se croyaient parce que proches ou associés au pouvoir central se sont réveillés, tirés par le col de la chemise, expulsés de leurs fonctions et grades, sans rien. « Tant de gens échangent volontiers l’Honneur contre des honneurs « disait Alphonse Karr au 19ème siècle. Encore faut-il avoir un honneur pour ensuite pouvoir le préserver ou le défendre en cas d’offense.                                                                                                                                     par M’hammedi Bouzina Med                                                    http://www.lequotidien-oran.com/?news=5267141


  • L’avant et l’après-cocaïne 701 – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/04/lavant-et-lapres-cocaine-701
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    Le déclencheur cocaïne-701 s’est manifesté. Il a surpris les uns et étonné les autres. Il a déclenché le tsunami sécuritaire que les uns et les autres ont suivis par IGP (information grand public). La dimension surfaite des premiers jours s’est estompée.

    Les pluralistes, « apprentis démocrates » modernes, s’enfoncent toujours dans leurs équations du premier degré. Ils sont préoccupés par l’itinéraire de l’après cocaïne-701. Par excès de brillance démocratique, ils veillent à sauvegarder et entretenir le représentatif et le participatif.

    Ce n’est pas de l’absolu mais leur démocratie spécifique s’inspire de l’unique école, non pas celle promue par la Physicienne Madame Merkel, mais celle qui dispense le savoir fondé sur les affinités dictées par les rapports entre les uns et les autres.

    Une école inspirée d’une gouvernance marquée par la spécificité de son expertise circonstanciée. Une école dominée par l’axiome qui établit qu’au-delà de soixante ans, l’habilité perd non pas son habilitation mais son expertise et devient inepte. Axiome aux effets à double tranchants. L’épisode de la cocaïne-701 fut l’opportunité inespérée pour engager l’assainissement des alliances et en réviser les critères. Qui est inepte ? Qui n’est pas inepte ? Qui est avec qui ? Qui n’est plus avec qui ? L’assainissement des alliances leur aurait permis une réévaluation des enjeux. Déceler les enjeux est aussi une conjoncture congruente d’actualisation du recensement des trônes, des fauteuils, des tabourets et des strapontins, nécessaire pour distinguer les plates-bandes des uns et des autres mais aussi pour convaincre et motiver.

    Le fléau à l’origine de la tragédie quatre vingt dix, ajouté à l’exégèse musulmane particulièrement interceptée et déviée constitue leur légitimant démocratique et leur réserve argumentaire. Ils ont en mémoire la sentence des valeurs anciennes : « Il dévore avec le loup mais sanglote avec le berger ». D’itinéraire nébuleux mais inconnu, insatiables de leur possession de la finance et de leur mise sur la ressource humaine de l’économie, ils ne songent qu’au pouvoir ; soit l’exercer, soit y être. Au risque de le déplacer mais sans le détruire. Ils ne le détruisent pas parce leur standing social et financier en dépendent. Ils ne trouvent pas l’usage et le mode appropriés pour soutenir une démarche consensuelle. Ils développent les perspectives les plus cavalières leur assurant le maintien des privilèges octroyés mais indus. Les uns redoutent une vacance du leadership. Les autres craignent qu’ils soient lâchés par le leadership, leadership à qui le renouveau s’impose. Les prières sont de tous acabits. Ils se mobilisent pour se rendre non concernés par le tsunami du renouveau. Un tsunami d’une brusquerie inconnue sur le registre des restructurations tant et si bien que cela soit une restructuration. Le causeur de ce ras de marée, lui, en connait les raisons. Cocaïne-701 ? Susceptibilités personnelles ? Fautes professionnelles ? Enrichissements illicites ? Absence de consensus ? Perspectives de pré-qualification ? Protection de privilèges ? Alternances ? Qui sait quoi ? En tout état des faits, c’est la naissance de l’après cocaïne-701 ; c’est l’avant pré-qualification. Quelque soit l’attente et la raison, ils affichent toujours la suffisance de l’amour déclaré à la gouvernance suprême. Sauf que le déclencheur cocaïne-701 a irradié par son effet l’ordre établi et détruit la confiance et la sérénité politiques, sécuritaires et sociales. Ils n’observent plus rien. Les piliers de la gouvernance, le politique, l’économique et le sécuritaire (militaire et civil), aboutissent à la même résultante. Ils s’alignent sur une restructuration non pas opérationnelle, mais une restructuration indomptée des critères de limogeage, de choix et de nomination. Les pré-qualificateurs d’antan, ne le sont-ils plus ? Ou alors le sont-ils toujours ? Une restructuration aux délais d’exécution bien contraignants. L’après cocaïne-701 ne sera plus l’avant cocaïne-701.

    La corruption dans ses formes adaptées génère des comportements nouveaux. Les repères sociétaux s’y noient. Une menace pour qui ? Le sécuritaire s’adapte à son tour. La règle non écrite veut que l’Armée ne soit pas le politique ; que le politique ne soit pas l’Armée et que le social ne soit ni l’un ni l’autre. Le caractère agressif et sournois de l’épisode cocaïne-701 posait problèmes. Ceux de la protection de la population, de l’étanchéité des frontières du territoire, du fonctionnement des institutions de la République, de l’intégrité des habilités et pas seulement des hauts gradés. Le problème de l’élaboration des procédures réglementaires est posé. Le prédateur du trésor public a changé de forme, de couleur, de méthode et de moyens. Autant le réactif devrait surprendre. Le temps devient adversaire et se confirme en une vraie dimension infinie qui ne se renouvelle pas mais non maitrisable. Les alliances se remettent en cause et se restaurent. Le planning se déroule. Le temps des uns n’est pas le temps des autres. Le processus de prise de décision se réadapte. Démettre, nommer et renommer balaient la coutume et renvoient à la révision de critères. L’alerte a translaté. La contamination atteint le temple des lois où le patron est mis en demeure de quitter le perchoir.

    La question se pose. Toutes ces fins de missions et ces nouvelles nominations mettront elles fin à la corruption ? Ou alors n’y a-t-il pas corruption ? La vraie corruption prend naissance ailleurs qu’à la caserne. L’homme crée-t-il la corruption ? Ou est-ce l’organisation et le mode de fonctionnement qui invitent à la corruption ? La question renvoie à l’examen du mécanisme économique et financier qui réglemente l’opération et auquel est soumis l’ordonnateur des opérations. Le pouvoir d’ordonnateur dépasse celui du grade.

    Là est le nid la corruption. Ce pouvoir semble virer vers l’irrationnel. L’irrationnel s’empare des procédures en amont et en aval. L’opération d’investissement part de la genèse du besoin motivé d’investir jusqu’à la réception définitive de la réalisation. Le motif et la genèse de l’idée d’investir naissent souvent imbibés d’un élan de corruption. Un parcours favorable au nombre pléthorique d’intervenants habilités et non habilités.

    A chaque étape d’intervenant se multiplient le doute et la suspicion qui invitent à la corruption. Le plus remarquable, est que la corruption ne puise jamais dans les investissements et capitaux privés-privés. Les préjudices causés par la corruption sont portés par les capitaux privés ou publics marchands et non marchands de l’État. La gouvernance des actifs de L’État ne se préoccupe guère de la dualité entre le politique et l’économique, de la dualité des missions de l’élu et du non élu, de la dualité entre le civil et le non civil, de la dualité entre l’écrit et le non écrit, de la dualité entre la correspondance et la loi (ou la circulaire), de la dualité entre les prérogatives et l’intervention. C’est cette faiblesse de la gouvernance qui rend puissants, la corruption et ses effets contaminants. Il y a problème. S’enquérir de l’enrichissement excessif et non explicable, rend à postériori la tache difficile au préposé à la procédure judiciaire. Quand l’appartenance des biens excessifs faisant dans l’impertinence sociale est avérée, peu importe l’identité de leur apparence qu’elle soit ascendante, descendante ou collatérale.

    L’impact est indélébile. L’impertinence est d’autant plus grande que ces avoirs marchands et non marchands trouvent le territoire algérien exigu. Ils vont s’enregistrer ailleurs dans des Pays moins grands que l’Algérie. L’incongru est que dans ces Pays le questionnement s’installe. Dans leur concept, seuls la santé, le travail, l’aptitude, la régularité, la sincérité et la persévérance sont générateurs de la réussite. Une réussite générée par plusieurs générations ne souffre d’aucune impertinence. Toutes autres réussites impertinentes ne se justifient ni par le salaire aussi haut soit-il, ni par les affaires aussi transparentes soient elles. Toute une vie active quelque en soit son espérance ne justifie pas les avoirs impertinents. Des calculs élémentaires le démontrent. L’ingénuité est à son extrême. Il y a alors problème. Sauf si le mépris se hisse au niveau de la convenance et de l’authenticité. Une habilitation de l’avant cocaïne-701 est elle encore compatible à l’ère de l’après cocaïne-701 ? Le corps sain le restera. La corruption n’est pas élitiste. Le berceau de la corruption est-il à chercher dans l’espace économique, dans l’espace financier, dans l’espace électif, dans l’espace de la cooptation ? Tous ces espaces porteurs ont pour dénominateur commun, l’encouragement à la centralisation de la décision. L’espace d’élaboration de la décision manque d’aération.

    Aérer c’est permettre à l’ordonnateur habilité de s’assumer sans relent de détresse ou d’inquiétude. Aérer c’est aussi faire de la centralisation une notion réfléchie de performance et non pas une faculté absolue. Aérer c’est réhabiliter la priorité à la décision technique, économique et financière. C’est avoir la loi et le rationnel de son coté. La crainte qu’un tsunami civil n’apporte l’aérage capital, se dessine en perspective. C’est la crainte des apprentis démocrates.                                                                                                              par Driss El Mejdoub                                                             http://www.lequotidien-oran.com/?news=5267140


  • Les Bouteflika parachèvent la destruction de l’État algérien « Algérie Résistance
    https://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/2018/09/25/les-bouteflika-parachevent-la-destruction-de-letat-alge
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    Comme je l’avais redouté et prédit dans plusieurs de mes articles, et cela depuis des années, le clan funeste des Bouteflika a réussi à déstabiliser l’armée qui jouissait jusqu’ici d’une grande popularité auprès du peuple algérien. Aujourd’hui, des généraux sont montrés du doigt, humiliés, perquisitionnés, et interdits de sortie du territoire, sauf celui qui a octroyé le marché de la viande pour l’ANP au sinistre Kamel Chikhi alias « El Bouchi », à savoir le général Mokdad qui n’a jamais été inquiété. Mes sources militaires m’ont affirmé, bien avant que l’affaire El Bouchi n’éclate, que Mokdad avait été imposé à la tête du DPM par Saïd Bouteflika, en remplacement du général Athemna, un général intègre, et que j’ai évoqué dans mon article déstabilisation de l’armée par Saïd Bouteflika. À cette époque, personne n’a parlé de cette affaire dans la presse servile qui préfère montrer Abdelaziz Bouteflika sur ses deux pieds plutôt que ce qu’il est devenu, un président impotent et inapte à gouverner, en lui prêtant des décisions qu’il ne prend pas parce qu’il est très malade. En tous cas, une nébulosité épaisse entoure cette série inédite de limogeages au sein de l’armée qui a toujours constitué l’épine dorsale de l’État algérien. Le plan initial de destruction de l’État a donc abouti avec tout ce que cela implique de tragique pour l’Algérie. Ce scénario meurtrier qui a été conçu pour frapper le commandement militaire de l’ANP et l’armée en général s’inscrit dans la continuité de l’opération de démantèlement du DRS et obéit à des desseins tant internes qu’externes. Si les Occidentaux ont besoin d’une armée garde-champêtre en Afrique, ils n’ont certainement pas besoin d’avoir en l’Algérie un État fort qui défendrait ses propres intérêts. C’est pour cela que réduire l’influence de l’armée en la déstabilisant est une catastrophe et constitue un plan machiavélique qui, si le processus continue, finira par nous conduire vers le dépècement de l’Algérie. Cette opération visant l’armée algérienne ne s’inscrit dans aucune lutte contre la corruption, de l’aveu même du général Hamel qui était membre du clan présidentiel et qui en connaît un bout puisqu’il a partagé le gâteau avec eux. Il a déclaré que celui qui n’est pas propre ne peut pas combattre la corruption, donc faire de la lutte contre la corruption le leitmotiv du 5e mandat n’a aucun sens car ce qui a généré la corruption et les pillages n’est autre que le règne funeste de la fratrie des Bouteflika, et on ne peut pas être juge et partie à la fois. À qui profite le crime qui a ciblé l’Algérie et son armée sinon aux Bouteflika, au gang de la chaise roulante, et à leurs maîtres ? Pendant des semaines, nous avons eu droit à des spéculations, des supputations, et un océan d’encre a été déversé dans la presse et les réseaux sociaux à propos des limogeages en cascade des généraux, mais pour nous, ce qui importe, ce sont les conséquences de ces événements : l’Algérie et son armée ont été atteintes en plein cœur et la déstabilisation de l’armée risque de mener l’État algérien vers l’effondrement, sans parler de la portée de ce cataclysme sur le moral des troupes, des soldats qui font face avec bravoure et dévouement à une multitude de périls, tels que le terrorisme, la contrebande et le narcotrafic, dans une région instable.

    Pendant ce temps, les diversions et les enfumages continuent de plus belle. Un énième scandale vient d’avoir lieu pendant que les regards sont dirigés ailleurs. À quoi rime ce jeu de désavouer Ouyahia qui, dans un premier temps, a offert sur un plateau d’argent l’usine pétrochimique Fertial au sinistre Ali Haddad el kharay, le prête-nom de Saïd Bouteflika, pour ensuite pondre un communiqué de la présidence instruisant Ould Kaddour, PDG de la maison-mère Sonatrach, d’utiliser son droit de préemption afin d’annuler la transaction faisant d’Ali Haddad le principal actionnaire de Fertial, lui qui ne paie pas ses impôts et qui n’est pas fichu de terminer un chantier ? On essaie de nous faire croire qu’Ouyahia prend des initiatives tout seul, et qu’ensuite la présidence règle les problèmes. Personne n’est dupe. C’est, ni plus ni moins, la bonne vieille méthode du bon et du méchant flic, ou plutôt du « bon roi » et du méchant vizir. Il s’agit d’une basse manœuvre de la fratrie Bouteflika qui impute à Ouyahia des initiatives alors qu’il n’est qu’un vulgaire exécutant. On le voit, les tentatives de hold-up et de prédation continuent sans faiblir. Et ce n’est pas Angela Merkel qui s’est livrée à un véritable jeu de rôle lors de sa visite en Algérie pour satisfaire l’extrême-droite et les néo-nazis qui règnent en maîtres en Allemagne qui va nous contredire. Quelle honte ! Sie schämen sich nicht, Frau Merkel, Ihnen diese vulgäre Maskerade zu leihen, von der niemand getäuscht wird ?* Bien sûr qu’Angela Merkel n’a aucune honte, elle ne pense qu’à ses intérêts politiciens étroits, comme tous les leaders occidentaux.

    Tous ces événements se passent quand Bernard Bajolet, l’ancien chef de la DGSE et complice des Bouteflika, déclare sans torture ni gégène que « Bouteflika est maintenu en vie artificiellement » et que la famille Bouteflika est touchée par la corruption. Il ne nous apprend rien mais cette déclaration aura des répercussions immenses. Bajolet et Saïd Bouteflika sont les principaux acteurs du 4e mandat calamiteux et un 5e mandat sera la conséquence directe de l’infâme 4e mandat. Contrairement à ce qu’affirme l’ambassadeur de France actuel que Bajolet parle en son nom personnel, un agent n’est jamais à la retraite et Bajolet se voit encore confier des missions « officieuses » par l’Élysée.

    Tout cela arrive au moment où sont impliqués directement ou indirectement dans l’affaire El Bouchi des politiciens civils tels qu’Ouyahia, car des députés du RND, parti dont Ouyahia est le patron, sont affiliés au FCE d’Ali Haddad dont Kamel Chikhi dit El Bouchi est un membre influent. Ce n’est pas un hasard si ceux qui appellent à un 5e mandat, ou ce qu’ils appellent « la continuité », sont tous liés à des affaires de corruption et à un pillage structurel. Par exemple, Ould Abbes, ce clown ridicule dont le fils a pris la fuite avec des millions d’euros et des milliards de dinars lors des dernières législatives, Amar Ghoul impliqué dans l’affaire de l’autoroute Est-Ouest, Ahmed Ouyahia dont l’épouse et son fils sont impliqués dans de multiples détournements, Sidi Saïd qui a trempé dans l’affaire Khalifa et qui s’est permis de placer des milliards de la sécurité sociale dans la banque Khalifa et dont le fils travaille avec le groupe ETRHB d’Ali Haddad el Kharay et, bien sûr, d’autres énergumènes qui ont léché les assiettes et qui veulent que le règne de l’impotent, du président fantôme, continue à perpète pour pouvoir piller encore et encore, et surtout éviter d’être poursuivis. Ils craignent un changement de régime qui mettrait fin à leur impunité et leur demanderait des comptes. À ceux qui parlent du 5e mandat de Bouteflika comme d’une « continuité », de quelle continuité parlent-ils ? De celle du vol et de la rapine ? Du pillage institutionnalisé ? De la traîtrise ? De la gabegie ? De la corruption ? Des détournements ? Des innombrables scandales ? Je suis fatigué d’écrire sur la situation catastrophique de l’Algérie, c’est comme si je parlais d’un pays figurant dans une autre galaxie où tout fonctionne à l’envers, où le bon sens élémentaire a totalement disparu, un pays dirigé par une horde sauvage composée de voleurs, d’incapables, d’irresponsables, d’incompétents doublés de traîtres qui ne sont là que pour vider les caisses de l’État pour leur propre bénéfice, de vieillards gâteux qui s’accrochent au pouvoir comme des tiques dans le pelage d’un chien, ces Bouteflika et leurs nombreux larbins, serviles jusqu’à donner la nausée, ces Ould Abbes, Ahmed Ouyahia, et tant d’autres qui ne méritent même pas tous les noms d’oiseaux dont on pourrait les affubler, tellement les mots sont dérisoires face l’incongruité que ces énergumènes méprisables représentent. Ils ont tellement peur de perdre leurs privilèges qu’ils en sont arrivés à vénérer le portrait de Bouteflika. Oyez, oyez, citoyens algériens, le candidat à la présidentielle sera… un portrait ! Pouah ! Bande de larbins ! Tant que vous continuerez à vouloir la fin de l’Algérie, nous serons là à vous combattre et tous ceux qui veulent un 5e mandat sont des traîtres à la nation, en plus d’être des voleurs, des gangsters, et des pilleurs.

    Le pire qui puisse arriver à l’Algérie est atteint, à cause de ce président et de sa famille de gangsters. Comme je l’ai dit dans mes articles depuis des années, cette calamité des Bouteflika ne laissera à l’Algérie que les larmes pour pleurer, pas même quelques os à ronger. Cette fin de règne qui n’en finit pas et cette mascarade qui a fait de l’Algérie la risée de la planète nous conduira inéluctablement vers la fin. Maintenant que l’armée à été frappée et mise sous pression, qu’elle a été souillée par le clan maudit des Bouteflika, le peuple algérien est seul face à des cancres incompétents, des traîtres de la nation qui ont détruit tout ce qui est beau dans l’Algérie. Quand ce n’est pas le choléra, ce sont les inondations, le pillage systématique et le transfert massif de l’argent du peuple algérien vers l’étranger, et les chiffres de la douane sont hallucinants. Tous les jours, des sommes folles partent à l’étranger en toute impunité, sur fond de la planche à billets qui fait des ravages et dont le résultat est une inflation galopante qui a massacré le pouvoir d’achat des citoyens qui ne savent plus à quels saints se vouer. Et dire que ces mafieux qui constituent la cour de la famille Bouteflika, à savoir Saïd le nabot, et son frère Nacer, et leurs nombreux larbins et chiyatines, veulent un autre mandat pour parachever leur œuvre destructrice ! La vacance du pouvoir que j’ai toujours évoquée est plus que jamais une réalité et ce ne sont pas les photomontages que l’on l’a vus lors de la visite d’Angela Merkel qui vont nous persuader du contraire. La chancelière allemande avait pourtant disparu de la scène, se faisant discrète suite à la raclée qu’elle avait reçue aux dernières élections qui lui ont permis de justesse à exercer son 4e mandat, et on la retrouve à coté de Bouteflika. Rien d’étonnant à cela, ils ont en commun cette fringale irrépressible de pouvoir. Il ne manquait plus qu’elle nous sorte l’alacrité d’Abdelaziz Bouteflika. Si les régimes occidentaux croient qu’en cas d’effondrement de l’Algérie, ils vont s’en tirer indemnes, ils se trompent énormément. En cas de chute de l’Algérie, les Européens récolteront des millions de migrants qui s’ajouteront aux problèmes liés au terrorisme que connaît l’Europe, car plus personne ne sera là pour retenir le flux migratoire.

    Ce n’est pas au peuple algérien et à ses enfants qui sont dans l’armée algérienne de payer pour ce que les régimes occidentaux ont fait, car ceux-ci ont toujours soutenu al Qaida, al Nosra ou Daech comme on l’a vu en Syrie et, plus tôt, en Afghanistan. Alors, les leçons de droits de l’homme, de démocratie et de liberté d’expression, personne n’y croit. Les dirigeants occidentaux ne courent que derrière l’intérêt non pas de leurs propres peuples mais bien celui du 1% qui dirige leurs pays. Donc, de grâce, qu’ils nous épargnent leurs leçons. Aujourd’hui que l’ANP est victime de ce complot fomenté par des forces antinationales, antipatriotiques, l’heure est très grave et désormais, l’Algérie est au bord d’un gouffre sans fond qui risque d’emporter dans sa chute toute la région du Sahel, l’Afrique et l’Europe. Donc, Madame Merkel, au lieu de vous en prendre à ces quelques Algériens qui ont fui le régime pourri des Bouteflika, ces jeunes qui sont victimes de votre soutien à des maquignons et à des petits dictateurs de poche qui quémandent votre soutien en vous offrant des contrats, au lieu de chercher à essayer de ramener ces jeunes dans un pays qu’ils ont quitté par désespoir et de vous servir de leur détresse pour faire des pansements politiques afin de séduire l’extrême-droite allemande, occupez-vous des terroristes que vous avez laissés entrer dans votre pays suite au plan Soros et dont vous ne connaissez pas le nombre, qui constituent un danger pour le peuple allemand et pour les peuples d’Europe. Votre pays est devenu une base arrière du terrorisme. Arrêtez de jouer avec le feu en soutenant la confrérie des pirates qui a fait main basse sur l’Algérie et qui a mis le pays à sac. Sachez, vous et votre binôme européen Emmanuel Macron, que personne ne s’en sortira indemne si l’Algérie tombe.

    Le bilan des 19 ans de règne d’Abdelaziz Bouteflika est désastreux et le fait de le maintenir au pouvoir alors qu’il n’est plus en mesure de gouverner est un non-sens qui n’a lieu qu’en Algérie. Cette absurdité n’existe dans aucun autre pays et fait de l’Algérie, ce grand pays dont la guerre de libération doublée d’une révolution a inspiré tant de combattants pour la liberté, ce pays qu’on appelait jadis la Mecque des Révolutionnaires, une vulgaire république couscoussière dont le monde entier se gausse. L’Algérie, sous le règne de Bouteflika, est tellement affaiblie qu’un vulgaire chef de milice libyenne, à savoir l’agent des Américains et des Français, Khalifa Haftar, se permet de nous menacer de guerre sans qu’il y ait une riposte officielle du gouvernement algérien. Nous en sommes arrivés à un tel point de déchéance que des sénateurs du RND d’Ouyahia et du FLN d’Ould Abbes ont organisé un sit-in pour soutenir un sénateur incarcéré pour faits de corruption, ce dernier ayant été pris en flagrant délit. Telle est l’Algérie de Bouteflika où les corrompus n’ont aucun scrupule de s’afficher pour manifester en soutien à un autre pourri. Les prémices d’un soulèvement populaire sont là, avec des conflits sociaux qui éclatent ici et là, tels que les sit-in des médecins résidents, les manifestations des retraités et invalides de l’armée, ou encore les manifestations massives à Ouargla, etc. Le charlatanisme et l’utilisation de la religion sont devenus monnaie courante, la fratrie des Bouteflika appliquant les conseils de Machiavel à la lettre. On assiste à des déclarations effarantes des ministres et des responsables irresponsables qui se contredisent sans cesse. Dans cette cacophonie d’une fin de règne anarchique, on voit un Premier ministre qui ne sert à rien – à l’instar de son gouvernement – et qui a brillé par son absence quand la psychose du choléra régnait, pendant les inondations, lors du décès de la professeure d’université suite à une piqure de scorpion, etc. En outre, en choisissant de se faire soigner dans deux hôpitaux militaires français, Les Invalides et le Val-de-Grâce, le président algérien a permis que les services français soient en possession de son dossier médical. Bouteflika, dans sa faiblesse et sa maladie, a rendu l’Algérie aussi faible que lui et absente de la scène internationale. Quant à la France, elle est en position de force et peut se livrer au chantage à n’importe quel moment sachant que nous avons un président fantôme qui, tel la Bettencourt, est victime d’un abus de faiblesse auquel s’est livré son frère Saïd avec la complicité de Bernard Bajolet. Après avoir indemnisé certains Pieds-noirs qui ont chassé des Algériens de leurs maisons et qui ont récupéré des biens datant de l’époque coloniale, l’ultime étape est bien sûr que l’Algérie plie dans le dossier du G5 Sahel et celui des harkis que la France nous sort régulièrement. Bien évidement, en affaiblissant l’armée qui constitue la colonne vertébrale de l’État algérien, le chantage sera bien plus aisé. Voilà où nous a mené le règne infect du clan mafieux et pourri des Bouteflika.

    L’Algérie mérite mieux que d’être otage de l’évolution biologique d’Abdelaziz Bouteflika. L’Algérie doit impérativement fermer la parenthèse du règne nuisible de Bouteflika qui veut mourir président et dont les frères veulent éviter coûte que coûte des poursuites concernant le pillage qu’ils ont institutionnalisé et de la corruption qui a malheureusement touché toute la société. Non, Abdelaziz Bouteflika ne doit pas enterrer l’Algérie avec lui.

    Mohsen Abdelmoumen

    *Vous n’avez pas honte Madame Merkel, de vous prêter à cette vulgaire mascarade dont personne n’est dupe ?

    Publié dans Algérie Network : http://algerienetwork.com/blog/les-bouteflika-parachevent-la-destruction-de-letat-


  • Choix des hommes, un pire défaut – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/04/choix-des-hommes-un-pire-defaut
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    Il y a de ces responsables qui, investis du pouvoir de proposition ou de nomination, commettent des failles dans le ciblage des profils. Le choix des hommes est leur pire défaut.

    C’est toujours la présidence qui prend le devant de l’initiative d’arrêter ce qui n’est pas censé se produire. C’est elle qui rappelle à l’ordre certains ministres ou walis quand l’équilibre devoir/compétence est dérangé. Cette action régalienne vient le plus souvent redresser le tord lorsque la correction d’écart n’est pas spontanément prise en charge.

    Le contrôle hiérarchique ne semble s’exercer que sur un p’tit fonctionnariat. Il s’étend parfois même à des situations qui dépendent naturellement d’un niveau local. Ces derniers temps, ce sont les réseaux sociaux et des scènes filmées qui sont les éléments fondamentaux de l’évincement.

    La relève du wali de Blida n’avait pas à être justifiée par une vidéo. Il doit être, à l’instar de tout responsable sujet à un bilan, une évaluation. La mise en quarantaine d’une malade atteinte de cholera est une décision médicale. Elle est loin, cependant d’être violée par un wali. En disant « n’ouvrez pas la porte » il veillait à l’application des règles d’hygiène et de prévention. S’il aurait été atteint pat cette pandémie, l’accusation serait de dire voilà, « il n’était même pas capable de se protéger, alors que dire de son obligation de protéger sa population ? ».

    Il se peut que d’ici le prochain mouvement on lui trouvera toutes les excuses possibles et on lui fera remettre les pieds à l’étrier. Comme ce fut le cas pour beaucoup d’autres. Le dernier remaniement en comporte, croit-on savoir 4 situations de l’espèce. Deux ex-ministres-ex-walis, sont redevenus walis.

    Si un wali ne peut réchauffer son siège plus d’une année ou deux, c’est qu’il y avait quelque part un défaut dans sa garantie. Le ciblage n’était pas fait dans l’objectivité. Il était une personnalisation. L’autorité de proposition aurait ainsi fait le mauvais choix, pour qu’un temps après ; d’autres exposés de motifs viennent à le disqualifier. C’est normal diront les uns, tant l’absence de codification élémentaire est source de toute les fantaisies. Les autres s’interpelleront sur le secret de la longévité de certains. Il y a de ces walis qui ont survécu à tous les redéploiements. Ce sont donc ces complexités, ces contradictions qui devant la longue durée des uns et le passage éphémère des autres qui doivent disparaître par au moins un semblant de normes et de critères.

    Heureusement qu’ils ne sont que quelques uns à avoir fait des frasques. Des bourdes qui ne doivent pas se faire à un tel rang de la république. Certains de ces personnages sont pris immédiatement d’un vertige une fois mis sur orbite d’une wilaya. Alors que tout juste avant-hier, ils n’étaient presque, ne disons pas rien mais de simples subordonnés à une échelle toutefois appréciable dans la hiérarchie exécutive locale. Le hic est dans leur nomination. Dans le dessein de ceux qui chuchotent, susurrent et transcrivent leurs noms. Ainsi le choix des hommes a été ces derniers temps l’une des décisions la plus légère dans les rouages de l’Etat. Le mérite, le punch ont fuit les interstices des décrets de nomination.

    Le galvaudage, l’inaptitude et la dérive ont pris ceux des mises fin de fonctions. On semble ne capter que des prédispositions à acquiescer tout. L’on ne pensait jamais se mettre en administré sous la supervision de quelqu’un qui oublie vite d’où il provient.

    Par quel miracle du jour au lendemain, ce personnage devenu wali puisse se rendre capable dans un dédoublement de personnalité, d’épouser un nouveau comportement orgueilleux et hautain pour effacer l’autre qui l’envahissait de par son obséquiosité et ses complaisances ? Pourquoi, une fois devenus walis ; ils sortent de leur simplicité pour devenir des ogres et des césars en puissance ?

    À les voir agir, l’on sent chez certains d’entre eux, qu’un caprice de vengeance sur un temps où ils subissaient sans coup férir ce qu’ils font subir maintenant à ceux qui sont sous leur supervision ; les anime et les habite.

    Cet état d’esprit est-il dans les gènes des personnes ou dans les conditions critériologiques de leur désignation ? Les deux ; diront les plus avertis. Quand tu mets un joli harnais à un baudet, il va tout de suite se voir dans l’élégance d’un étalon. Quand le parrainage, le rendu de service ou la camaraderie de classe s’érige en élément paramétrique ; toutes les valeurs se déprécieront.

    Ce n’est pas à un porteur de parapluie de devenir deuxième homme d’une wilaya en attendant la poussée vers son sommet. Ni à un chef de daïra spécialisé dans la destruction et l’habitat précaire de devenir un wali constructeur et encourageur d’investissement. C’est par ces bizarreries de nomination que l’on aperçoit de temps à autre, le statut de ce corps préfectoral s’amenuiser p’tit à p’tit. Alors que si dans le semblant sommet graduel du préfectorat l’on apercevait des « chefs » cabinards qui défrayant la chronique des chapelles et des monastères, n’ayant de charisme que leur p’tite personne de faux dévot ; il faudrait s’attendre aux fins des mythes. Tu ne peux pas être un « chef » mon vieux si tu prends un papier à entête ou une enveloppe cachetée pour un nouveau mode de gestion. Quand le monde bouge, l’administration doit trembler à l’urgence.

    A une certaine époque, presque toute récente ; être wali n’était pas un concours de circonstances personnel. Parfois, un cheminement progressif, parfois de l’intercession mais utile et rassurante. Il y avait de ces walis qui ont sans doute marqué fortement l’histoire de la collectivité territoriale. Les Aktouf, Sahraoui, Rahmani, Guedmani, Addou , Serradj, Bendjeddid, Kouidri, Nourri, Ouali, Djebbari , Bensebane , Maazouz pour ne citer au pif de la mémoire que ceux-ci ; savaient rallier fermeté et humanisme, rigueur et simplicité. Parfois audace et opiniâtreté. Car lorsqu’on est dépositaire légal de l’autorité de l’Etat, il est interdit par moralité, loin de la loi de prendre le sabre de la république et régler des comptes ou grossir les siens.

    Il est de ces walis de dernière mouture qui portent en leur sein juste la finalité d’avoir enfin pu accéder à ce poste. Alors que d’autres parmi l’aréopage wilayable attendent toujours cet œil bienveillant de jeter un regard à leur endroit. Ils sont là, à hisser l’espoir des autres et oublient le leur.

    Leur malheur est de ne pas avoir pignon avec ceux qui dressent les listes et susurrent les promotions. Il existe pourtant des jeunes, rodés déjà qui moisissent dans les couloirs des hautes administrations ou dans ceux de la locale. Les moins jeunes également, notamment parmi ceux qui ont eu à donner de l’espérance aux populations qu’ils géraient. Seulement le hasard, à plus forte raison quand il est précipitamment provoqué peut faire des dommages par leur évincement.

    Cette carence liée au choix des hommes a permis l’ouverture d’un appétit mal placé où quiconque, presque aspire sans rougir d’avoir un poste. De wali de surcroît. A force de voir des gens, loin de pouvoir constituer des gabarits adéquats monter en échelon ; le simple bureaucrate se dit et pourquoi pas moi ? et se convainc de sa capacité à endosser une responsabilité. Dans ce sillage des raccourcis d’ascension professionnelle ont favorisé des promotions rapides. En deux ou trois ans, de simples fonctionnaires décrétés localement se sont vus monter les hauts escaliers de la république. C’est dire aussi que sans l’appui d’une certaine autorité et de permissivité complaisante ; cette démesure n’aurait pas eu lieu.

    L’histoire est là, elle peut se raconter à satiété. Les dépositions et les témoignages aussi. Inutile donc de se prescrire un rang qui n’est pas une propre origine, alors que des observateurs ont en œil sur toutes les origines et les espèces. Si les louanges n’ont jamais fait d’un zinc un diamant, la critique n’en diminue pas pour autant sa véritable valeur, si toutefois valeur y est.                                                                                                                               Publié par El-Yazid DIB                                                                                                                                                                  http://www.lequotidien-oran.com/?news=5267138


  • Les meilleures citations de Tliba sur la santé, le bien-être et l’équilibre alimentaire
    https://el-manchar.com/2018/09/24/meilleurs-citations-de-tliba-sante-bien-etre-lequilibre-alimentaire
    https://el-manchar.com/wp-content/uploads/2018/09/tliba.jpg

    Il n’y a pas plus précieux que la santé. Par conséquent, nous devons la préserver, en prendre soin afin de bien vivre et atteindre le 1/4 de l’âge réel de Bouteflika.

    Pour cela, il est essentiel d’avoir une bonne hygiène de vie, une alimentation saine, variée et équilibrée. Mais il est parfois dur de trouver les bonnes habitudes dans un pays où il y a autant de pizzerias que de mosquée. La junk-food est devenue une religion dont le Dieu n’est autre que Bahaa Edine Tliba.

    La rédaction d’El Manchar a compilé pour vous les meilleurs conseils et citations du député XXL afin de mourir en bonne santé, la bouche pleine :

    Ceux qui disent que la santé est la chose la plus précieuse au monde n’ont jamais goûté le hot-dog 5 viandes fourré au Donuts

    Au lieu de manger un œuf, mangez un bœuf. C’est applicable aussi pour le vol

    Pourquoi peser 70 kgs alors que la terre peut porter des montagnes

    Je ne fais pas d’activité physique pour éviter les inondations de sueurs et les tremblements de terre

    Il est conseillé de marcher une heure par jour, moi je bouffe un marché toutes les 15 minutes

    Le Tacos est une couronne posée sur la tête de son mangeur, moi seul, la voit

    Je ne suis pas chiyate, je m’oppose au régime

    Pour votre santé, mangez 5 marchands de fruits et légumes par jour

    Quand je commande une pizza, je choisis la pizza gogol (10 puissance 100), équivalent à 100 pizza méga

    Buvez au minimum un barrage et demi d’eau par jour

    Deux choses sont infinies : L’univers et mon repas du soir

    Un loup quand il est top affamé la nuit, on dit qu’il a une faim de Tliba

    Si mon ventre était un pays, ça serait la Grèce

    Ne dis jamais Hamdoullah, même quand tu finis de manger, il faut dire Bismilah pour enchaîner avec un nouveau repas

    Le thon c’est de l’argent. Le poulet c’est de l’or.


  • J’ai cassé ma montre ! – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/03/jai-casse-ma-montre
    https://www.lejournaldepersonne.com/wp-content/uploads/2018/10/cassemamontre-1170x570@2x.jpg

    Ce n’est pas et même si ce fut le cas, ce n’est plus le même temps.

    Le temps change. Il est changement.

    Sinon il ne serait plus ce qu’il est : Dérangement permanent. Flux et reflux perpétuel

    Il passe et ne cesse de passer et nous le rappelle à chaque passage.

    On en voit les traces sur nos visages.

    Pas tout de suite mais d’une manière décalée parce que le temps est décalage et non étalage.

    On croit lui avoir mis la main dessus avant de s’apercevoir qu’il a pris la fuite.

    Il est saisissant et insaisissable mais pas en même temps.

    Ce n’est jamais en même temps, sinon ce ne serait plus le temps…

    Tout son succès, il le doit à cette succession : il y a toujours un avant et un après mais qu’on a du mal à situer dans le temps… ça n’arrive pas quand on croit que ça va arriver et ça ne dérive pas quand on croit que ça va dériver.

    C’est toujours à quelque chose près… toujours à côté… coïncidence ratée !

    Et même lorsque l’on croit que c’est simultané, on ne fait que simuler en vérité. Que des orgasmes en aparté.

    L’union, la fusion ne sont que des illusions sans cesse perdues et sans cesse retrouvées.

    Pour le dire plus sobrement : ça tombe mal et ça tombe toujours mal même lorsque notre fierté nous fait dire que ça tombe bien.

    Et pour une raison mystérieuse ou plutôt mystique : l’invisible est imprévisible…

    Même quand on sait tout, on ne sait pas tout prévoir, parce que le même n’est jamais le même… il y a déphasage.

    Logique du temps qui rend difficile, voire improbable tout ancrage :

    On ne peut pas être en même temps vrai et non vrai, juste et injuste en même temps, humaniste et inhumain, ouvert et fermé en même temps et sous le même rapport…

    C’est impossible non seulement en vertu du principe de non contradiction mais surtout en vertu de la loi de la succession qui fait que lorsque je dis que JE suis moi ; mon « je » n’est pas identique à mon moi ; il y a un petit écart entre les deux. C’est peut être pour ça que tout ego sonne creux.

    Autrement dit, toute identité est un peu tronquée… il paraît qu’il n’y a pas deux gouttes d’eau identiques dans tout l’univers…

    Et on n’a pas fini d’essuyer ce revers !

    Il n’y a que des différences et point de répétition… tout est toujours nouveau sous le soleil. TOUT EST TOUJOURS AUTRE.

    Mission pour l’un, démission pour l’autre et rémission pour personne…


  • Le Nobel de médecine sacre la percée de l’immunothérapie du cancer. – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/03/le-nobel-de-medecine-sacre-la-percee-de-limmunotherapie-du-c
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    Voici la recherche révolutionnaire sur le cancer qui vient de remporter le prix Nobel de médecine 2018

    En effet, les résultats des chercheurs ont conduit à une nouvelle classe de médicaments, appelés inhibiteurs de points de contrôle, qui constituent désormais le quatrième pilier du traitement du cancer après la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie.

    Allison a étudié une protéine précédemment identifiée comme étant une restriction du système immunitaire, tandis que Honjo a découvert une autre protéine qui maintient le système immunitaire à distance. Allison, président du département d’immunologie du MD Anderson Cancer Center, a déclaré lors d’une conférence de presse à New York, qu’il était « en état de choc », après avoir appris par son fils lundi matin, qu’il avait remporté le prix.

    « Mon but n’était pas de soigner le cancer, mais de comprendre comment fonctionnent les cellules T », a-t-il expliqué en évoquant un élément clé du système immunitaire. Allison, aujourd’hui âgé de 70 ans, a également expliqué que sa mère était décédée d’un lymphome alors qu’il était adolescent. Elle fut la première à décéder d’un cancer, avant d’autres membres de la famille.

    Ces nouveaux traitements se sont révélés particulièrement utiles pour certains patients atteints de mélanome avancé, de cancers de la vessie et du poumon, suscitant donc une nouvelle vague d’espoir dans le domaine de l’oncologie. Mais malheureusement, de nombreux patients n’en ont pas bénéficié et les médicaments ne se sont pas avérés efficaces dans le traitement du cancer du pancréas et du glioblastome. En outre, les traitements peuvent avoir des effets indésirables graves et coûtent généralement plus de 100’000 dollars (USD) par an.

    Allison a reconnu que les chercheurs avaient encore beaucoup de travail à faire pour que les nouveaux traitements puissent aider davantage de patients. Il a également ajouté que ces traitements pourront très probablement être utilisés avec d’autres types de thérapies. « Le plus gros défi est de développer les bonnes combinaisons pour obtenir le plus haut taux possible de patients répondant positivement au traitement », a-t-il déclaré. « Cela va prendre un certain temps », a-t-il ajouté.

    Honjo, qui a lui 76 ans, s’est exprimé lundi à l’Université de Kyoto au Japon, où il travaille, et a déclaré qu’il avait commencé ses recherches à la suite de la mort d’un professeur de médecine atteint d’un cancer de l’estomac.

    Golfeur passionné, Honjo a déclaré qu’un membre d’un club de golf l’avait déjà approché pour le remercier de la découverte qui avait conduit à un traitement pour son cancer du poumon. « Il m’a dit : « Grâce à vous, je peux à nouveau jouer au golf « . Un commentaire de ce genre, ça me rend plus heureux que de remporter n’importe quel prix », a déclaré Honjo.

    Allison a effectué son travail historique à l’Université de Californie à Berkeley dans les années 1990, puis au Memorial Sloan Kettering Cancer Center à New York. C’est en étudiant une protéine connue sous le nom de CTLA-4, qui a été identifiée comme un frein du système immunitaire, que le chercheur a compris les implications de cette protéine dans le domaine du traitement du cancer.

    Il a ensuite développé un anticorps qui neutralisait la protéine et a obtenu des résultats spectaculaires dans des études sur les souris. En 1994, Allison et ses collègues ont réalisé une expérience cruciale qui a démontré que des souris atteintes d’un cancer pouvaient être guéries par le traitement. Allison s’est battu durant de nombreuses années afin que le médicament, nommé « ipilimumab », soit développé pour les humains.

    En 2011 la Food and Drug Administration (FDA) a approuvé le médicament en question (également connu sous le nom de Yervoy), destiné aux patients atteints d’un mélanome au stade avancé. C’était le premier des inhibiteurs de point de contrôle.

    Pendant ce temps, en 1992, Honjo a découvert une protéine différente appelée PD-1, qui agissait également comme un frein au système immunitaire, mais par le biais d’un mécanisme différent. Cela a conduit au développement de médicaments anti-PD-1, tel que le pembrolizumab, également connu sous le nom de Keytruda, qui a été approuvé en 2014. Plusieurs médicaments similaires ont depuis été approuvés. L’ancien président Jimmy Carter, atteint d’un mélanome avancé, a été traité avec succès en 2015 par le médicament Keytruda, ainsi que par une intervention chirurgicale complétée d’une radiothérapie.

    Les traitements anti-PD-1 se sont avérés plus efficaces que les traitements anti-CTLA-4. Mais la combinaison des deux pourrait être encore plus efficace, comme cela a été démontré chez les patients atteints de mélanome. La combinaison d’immunothérapies, cependant, peut également entraîner des effets secondaires dangereux qui doivent être soigneusement gérés.

    Allison est marié à l’oncologue Padmanee Sharma, qui est spécialisée en cancers du rein, de la vessie et de la prostate. Ils travaillent sur des études qui utilisent des biopsies en série de cancers de la prostate et d’autres cancers afin de déterminer comment le système immunitaire réagit au fil du temps, avec différents traitements.

    En réalité, cela fait de nombreuses années qu’Allison figure sur la liste des gagnants potentiels du Prix Nobel. Au cours de sa vie, il a remporté de nombreuses autres récompenses.

    Lundi dernier, certains chercheurs ont fait l’éloge de la sélection d’Allison, affirmant qu’elle était attendue depuis longtemps : « Pendant 100 ans, nous avons essayé de transformer le système immunitaire, et cela n’a pas fonctionné pour le cancer ou seulement de façon anecdotique », a déclaré Antoni Ribas, immunologiste à l’Université de Californie à Los Angeles.

    « Il (Allison) a découvert comment permettre à notre système immunitaire de lutter contre le cancer. Cela a ouvert la voie vers une toute nouvelle gamme de thérapies », a-t-il ajouté.

    Allison s’est lancé dans la recherche sur le cancer car il a toujours voulu être la première personne à trouver une solution à ce problème, a-t-il déclaré lors d’un entretien avec le Washington Post, l’année dernière. « Si vous êtes médecin, vous devez faire ce qui est juste, sinon vous pourriez faire du mal à quelqu’un. En tant que chercheur, j’aime être à la pointe et me tromper souvent », a-t-il déclaré.*/trustmyscience.com/ Stéphanie Schmidt / mari 02 octobre 2018                                                                                                                             http://niarunblog.unblog.fr/culture-medias-tous-azimuts1/tous-les-prix-nobel-de-litterature/les-prix-nobel-2009


  • Amir dz, cette page Facebook qui fait trembler le pouvoir algérien – Salimsellami’s Blog
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    Le jeune, Amir Boukhors, originaire de Tiaret, et établi actuellement en France, recevrait même, de la part de personnes haut placées dans les institutions sécuritaires, ce qu’on pourrait appeler sans hésiter des informations classées confidentielles, et même des messages de soutien. Un indice notable qui montre à quel point le pouvoir se sent fragilisé et perdre le contrôle sur ses éléments


  • Islam : Libération des opprimés | Alea JASTA est pour les bédouins
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    Les séniles et les arrogants, sans stratégie et sans profondeur historique civilisationnelle, ont dilapidé leurs ressources, leurs crédits religieux et leur temps en vanités et corruption, mais le temps est impitoyable pour celui qui ne sait où aller sauf suivre la voix de son maître alors que ce maître est devenu lui-même inaudible, confus, empêtré dans ses contradictions et son essoufflement. La fin annoncée des Saoudiens et réalisée par leurs propres mains est en achèvement par la conjugaison de plusieurs facteurs dont les plus importants :

    l’enlisement au Yémen qui devient un gouffre financier pour les Saoudiens, un désastre humanitaire et sans doute un processus qui va les conduire à la cour pénale internationale pour crimes de guerre et génocide si d’ici là les Yéménites ne s’emparent pas d’une ou plusieurs provinces saoudiennes.
    La défaite humiliante en Syrie qui va sans aucun doute d’une manière ou d’une autre leur renvoyer la facture et les groupes terroristes.

    .....suite..


  • Norman Finkelstein : Charlie Hebdo est sadique – Salimsellami’s Blog
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    « Lorsque les Européens sont arrivés en Amérique du Nord, ce qu’ils ont déclaré à propos des Amérindiens, c’est qu’ils étaient vraiment barbares, parce qu’ils marchaient tout nus. Les femmes européennes portaient alors trois couches de vêtements. Puis ils sont venus en Amérique du Nord, et ont décrété que les Amérindiens étaient arriérés parce qu’ils marchaient tous nus. Et maintenant, nous marchons tout nus, et nous proclamons que les musulmans sont arriérés parce qu’ils portent tant de vêtements », a-t-il affirmé.

    « Pouvez-vous imaginer quelque chose de plus barbare que cela ? Exclure les femmes qui portent le voile ? », a-t-il demandé, faisant référence à l’interdiction du voile dans les emplois de service public français promulguée en 2004.


  • ALGÉRIE : MOHAMED BOUDIAF, RÉVOLUTION ET INDÉPENDANCE NATIONALE CONFISQUÉES – Salimsellami’s Blog
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    Le texte de Si Tayeb décrit la déliquescence du système actuel et la morbidité des partis politiques qui deviennent davantage un encombrement qui gène la libération du peuple que des instruments de libération du peuple, des moyens d’aliénation et de diversion que des passerelles qui permettent au peuple l’exercice souverain politique et économique. Un algérien qui avait une vision prémonitoire sur l’Algérie et qui continue à titre posthume de nous livrer une grille de lecture et un mode opératoire si nous faisions juste l’effort d’une Bassira et d’un coeur vivant.


  • Islam : Libération des opprimés | Ivanka au pays des merveilles
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    Quelle sera la facture à payer en vie humaines, en années de développement perdu si les insensés poussent leur insenséisme à la guerre contre l’Iran ?

    Alors que le monde se dirige de plus en plus vite vers une domination des forces satanique quand les terres d’Islam vont se mettre à produire en qualité et en quantité les forces vives et lucides utiles aux hommes sans sectarisme ni bigotisme ?

    Est-ce que les Sunnites ont l’autonomie de penser et le courage d’agir pour se libérer des carcans du wahhabisme, du frerorisme et du maraboutisme religieux et politique et se consacrer à notre véritable vocation de musulman (mouslimine) : croire librement et faire le bien.

    Est-ce nous allons continuer à accepter les narrations comme elles se présentent et en faire des dogmes sans les soumettre au bon sens. Contre la logique évidente de la narration Charles Perrault veut faire croire aux enfants et aux adultes que la morale de l’histoire est :

    Quelque grand que soit l’avantage
    De jouir d’un riche héritage
    Venant à nous de père en fils,
    Aux jeunes gens, pour l’ordinaire,
    L’industrie et le savoir-faire
    Valent mieux que des biens acquis.

    Et pourtant le récit est clair : le fils du Meunier n’a aucun mérite par lui-même et le chat n’a été ni industrieux ni laborieux, mais un manipulateur bonimenteur dont la ruse était facilitée par la naïveté déconcertante des paysans, des animaux, du roi…


  • Louisa Hanoune et le mandarinat politique en Algérie – Salimsellami’s Blog
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    Ces gens là, de gauche ou de droite, ne connaissent rien aux fondements de l’idéologie qu’ils suivent aveuglement. Ils ne connaissent rien à l’Algérie, à ses souffrances, aux désirs de ses enfants et encore moins à l’économie et à la politique. L’esprit bien vacant laissé par la France et la culture indu occupants des indigènes de 1962 sont ancrés dans la tête minuscule de ces calamités. Lorsque ces calamités s’expriment ils donnent aux étrangers qui nous pilotent et à nous les Algériens qui endurons ce viol que l’Algérie est effectivement une “foule d’incohérences” que rien ne peut organiser ni cimenter.                                                                                         Omar MAZRI                                                                                                                                https://liberation-opprimes.net/louisa-hanoune-et-le-mandarinat-politique-en-algerie


  • ISLAMOPHOBIA ET TURQUIE : DEUS MACHINA BIS – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/02/islamophobia-et-turquie-deus-machina-bis
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    Aujourd’hui on entend Bernard Henry Lévy appeler à une levée de boucliers pour ne pas dire une levée d’armées contre la Turquie. Cet appel n’est ni anodin ni fortuit lorsqu’on suit l’actualité de la région avec ses guerres et ses remodelages géopolitiques, lorsqu’on étudie la mise en œuvre implacable et sans relâche de la stratégie islamophobe.

    BHL, surnommé le « VRP DE LA GUERRE », chantre de la philosophie du sinistre et du cynique, intervient toujours pour annoncer et accompagner la communication de guerre ou l’information de subversion militaro-idéologique dans le monde musulman.

    Le rôle célèbre qui reste en mémoire est celui d’agent communicant dans le démantèlement de la Libye et l’assassinat de Kadhafi. Cette célébrité fut possible car les élites musulmanes indigentes sur le plan politique et cynique sur le plan moral avaient non seulement soutenu lâchement l’agression d’un pays arabe et musulman par l’OTAN, mais l’avait réclamé pour se débarrasser d’un dictateur et le remplacer par une confrérie musulmane qui servait de cobaye à l’expérimentation politico-sociale et géopolitique dans la nouvelle gestion du monde arabo-musulman. Youssef Qaradhaoui et Tarik Ramadan ont joué le rôle de pygmalion narcissique et d’interlocuteur valide sur le plan idéologique pour diaboliser l’image de Kadhafi et de Bachar Al-Assad.

    BHL le « VRP DE LA GUERRE » a eu d’autres rôles de subversion militaire dans le monde musulman. Le premier et grand rôle fut celui de fabriquer médiatiquement le commandant Messaoud et lui donner la réputation mondiale de héros de la lutte contre l’empire soviétique. Non seulement Qalb Edine Hikmathyar le véritable chef du « Jihad » fut dépossédé de son titre et de son influence dans la gestion politique et diplomatique de l’Afghanistan, mais les Pachtouns majoritaires furent exclus de la gestion de la paix et la gouvernance du pays. BHL avait réussi à mettre en place la communication subversive pour faire entrer l’Afghanistan dans une guerre civile, la montée en puissance des Talibans et l’invasion américaine. L’Afghanistan et sa région ne peuvent être gérés par la France alors se pose la question du rôle subalterne de BHL qui a agi donc pour le compte des Américains. Aujourd’hui encore on se pose la question sur l’intérêt de la France en Syrie et en Libye et les conséquences des flux migratoires qui déferlent sur l’Europe. On peut dire que la tête pensante est britannique, le corps est américain, le saltimbanque est français.

    L’autre rôle maléfique sur le plan de la subversion est celui que le philosophe de la haine a joué en ex-Yougoslavie. La Yougoslavie était une mosaïque d’ethnies, de langues, de religions et de cultures adossée à l’Europe et proche de la Russie par sa composante slave et proche de la Turquie par sa composante musulmane. La Yougoslavie de Tito était presque un compromis de coexistence des grands empires européens avec l’empire ottoman. Cet ilot de pluralisme au sud-est de l’Europe ouvert à la Russie, à l’Italie et à la Turquie n’avait pas de chance de survie dans un monde dominé par la culture américaine monopoliste et hégémonique. Le démantèlement de la Yougoslavie et son atomisation puis l’intégration et la fusion de ses fragments dans l’Europe bureaucratique sous contrôle américain était donc programmé et son chemin passe par l’éclatement provoqué par une guerre civile, des nationalismes exacerbés et l’intervention de l’OTAN contre les Serbes. BHL s’est trouvé présent du côté musulman en Bosnie-Herzégovine. Il a donné une audience médiatique à Ali Izzat Begovic. On le voyait un peu partout dans les capitales européennes et on lui donnait la stature d’intellectuel puis celle d’homme politique et enfin celle de président intéressant.

    Ce musulman mystique, pacifiste, philosophe, cultivé, artiste et multiculturel aimant l’Islam sans travers apologétique, respectueux du christianisme et de l’Europe, auteurs de plusieurs écrits dont notamment « L’Islam entre l’Orient et l’Occident » s’est transformé sous la houlette du philosophe agent de subversion idéologique en un partisan de la radicalisation musulmane et de l’autonomie que le wahhabisme saoudien revendiquait au Caucase (Tchétchénie) et dans d’autres parties du monde. Bien entendu les anciens conflits politiques des partisans de Izzat Begovic avec Belgrade ainsi que ses écrits de jeunesse sur l’État islamique à la lumière de l’expérience du Pakistan ont été instrumentalisés en vue de l’exacerbation du sentiment religieux et du nationalisme qui ont accompagné la volonté politique occidentale d’armer les Bosniaques puis de les présenter en victimes protégées de l’holocauste serbe sans véritable étatisation politique réelle. BHL ainsi qu’Alain Finkielkraut qui avait pris position pour les nationalistes Croates appelleront à une levée de l’embargo sur les armes en direction des mouvements séparatistes de l’ex-Yougoslavie.

    BHL a joué un rôle de subalterne médiatique, mais le chef d’orchestre était Warren Zimmermann, l’ambassadeur des États-Unis en Yougoslavie. Il avait poussé Izzet Begovic à appeler à un référendum populaire sur l’indépendance et à la reconnaissance de la Bosnie-Herzégovine en tant qu’État indépendant. Les États-Unis et l’Europe avaient reconnu l’État bosniaque née du référendum. Malgré les appels de Begovic à un État multiethnique et multiconfessionnel, la guerre avec Belgrade était inévitable. Le monde musulman avait ensuite fourni l’argent, les armes et les combattants sous le contrôle de la CIA. C’est toujours le même scénario : Les intellectuels musulmans, à l’exception de Malek Bennabi, n’ont jamais pu voir et comprendre l’absurdité et la dangerosité de la revendication d’un État islamique et tout particulièrement de celui véhiculé par le Pakistan (l’État des purs). L’incapacité à lire la géopolitique provient de l’indigence culturelle et politique qu’exploitent les Britanniques, les Français et les États-Unis. Lorsque cette incapacité se combine avec l’incompétence de comprendre l’Islam libéré des mythes et des visées politiques alors l’intellectuel musulman, le gouvernant, le peuple se trouve en danger de mort. Malek Bennabi dans la lutte idéologique a montré comment les idéologues de la colonisation cherchent et construisent l’interlocuteur valide colonisé qui va être manipulé pour servir les desseins stratégiques du colonialisme. Izzet Begovic a été mis dans l’ambiance idéologique de l’audience médiatique qui formate les esprits et rend le formaté docile, indolent, incompétent à voir au-delà du spectacle qui cultive l’égo et nourrit les fantasmes. Il était devenu par les conditions géopolitiques et sociopolitiques un « interlocuteur valide » auprès duquel le philosophe de la mort distillait les conseils sages, avisés et bienveillants…

    Après la fin de la guerre de Bosnie par l’accord de Dayton en novembre 1995, Izet Begovic est devenu membre de la présidence de la Bosnie-Herzégovine laquelle était subordonnée à un Haut représentant chargé de superviser les affaires de l’État nommé par la communauté internationale alors que la Serbie, la Slovénie, la Croatie et le Monténégro étaient devenus réellement indépendants avec une véritable présidence. Ce sont des centaines de milliers de morts et parfois des dizaines de milliers de morts issues des communautés musulmanes qui paient les déboires de leurs élites et réalisent l’ambition des communicants et des décideurs occidentaux. Izet Begovic a fini par démissionner écœuré de la supercherie.

    Bien entendu on ne peut citer BHL sans citer le soutien inconditionnel qu’il avait apporté à la préparation de la guerre et à l’invasion de l’Irak par l’Amérique. Devant tant de zèle et de « réussites » de BHL on est en droit de s’interroger sur les pouvoirs de communication qu’il possède en France et sur les liens de renseignements et d’infiltration (avec les liens de logistique) qu’il possède dans les communautés musulmanes à travers le monde. Personne ne l’interpelle sur son silence au sujet du génocide des Rohingyas, des Yéménites, et des Gazaouis. Personne ne lui demande des comptes sur le terrorisme surnommé islamique que son intervention a fait générer à grande échelle dans le monde musulman et à petite échelle en Europe.

    Bernard Henri Lévy avait également défendu la « révolution » orange en Ukraine et pris position contre la Russie. Il s’est aligné sur les directives atlantistes.

    Anti arabes et anti musulmans notoires en France, BHL n’existe « philosophiquement » que par son apparition médiatique où il ne fait que valider les orientations et les politiques du sionisme et de l’impérialisme atlantistes. Si la proximité idéologique et financière de BHL avec les patrons médiatiques n’est plus à démontrer, reste alors posée la question du réseau qu’il réveille facilement et efficacement dans les pays subissant la subversion psychologique et la subversion militaire atlantiste.

    Quel est le rôle assigné à Bernard Henry Levy pour saper le nationalisme et l’islamisme portés par la Turquie d’Erdogan ? La réponse est donnée par un article de BHL sur Wall Street Journal (proche de la droite ultra conservatrice américaine) du 13 août 2018 sous le titre de « NATO Should Give Turkey the Boot (L’OTAN devrait donner le coup d’envoi à la Turquie) – Ankara, helped by China and Russia, is vandalizing Western interests (Ankara, aidé par la Chine et la Russie, vandalisera les intérêts occidentaux).

    Bernard Henry Lévy reprenait à son compte, avec un décalage de 10 jours, les thèses de l’américain Daniel Pipes.

    Bernard Henry Lévy et Daniel Pipes à l’instar des diplomaties britanniques, américaines, françaises et israéliennes soutenaient sans retenue ni réserve Ankara participant à la guerre mondiale menée contre Damas. Ils soutenaient Erdogan présenté comme un démocrate musulman pouvant conduire la Turquie vers une intégration à la civilisation occidentale (économie du marché et de la globalisation). Il ne s’agissait pas en réalité d’un soutien, mais d’une stratégie de communication qui dévoilait son contenu et ses cibles selon les impératifs de pertinence géographique, d’opportunité temporelle et de cohérence géopolitique fixés par la gouvernance mondiale atlantisme.

    Aujourd’hui et après les attaques de Trump, BHL décrit la Turquie comme pourvoyeur d’armes des groupes armées islamiques liés à Al Quaïda et DAECH, péril génocidaire contre les Kurdes… Elle ne devrait plus avoir sa place au sein de l’OTAN. Nous sommes en présence d’une communication orchestrée depuis les États-Unis. Le chef d’orchestre est Daniel Pipes.

    J’ai écrit le livre « Islamophobia : Deus machina » et montré Daniel Pipes comme l’instigateur de l’Islamophobie véritable machine de guerre psychologique et militaire contre le monde musulman. J’ai notamment mis en exergue les points suivants de l’islamophobie :

    Une haine ancienne et entretenue de l’Islam ;
    Une mise en guerre des musulmans les uns contre les autres et les uns après les autres
    Une connaissance de la mentalité des musulmans atomisés en fragments d’humanité errants sans orientation civilisationnelle vers l’avenir, sans culture géopolitique du présent, sans lecture lucide de leur passé
    Une infiltration des mouvements islamiques qui demeurent infantiles et facilement manipulables du fait de la culture confrérique, du culte du chef, de l’absence de pratiques démocratiques transparentes, et de l’entêtement à refuser de tirer enseignement de leurs échecs politiques et de leurs limites intellectuelles
    Une volonté de montrer le monde musulman et ses acteurs mis sous les feux de la rampe médiatique comme répulsifs afin de générer de la méfiance des non musulmans envers les musulmans et de la défiance des musulmans entre eux. C’est ce tableau psychologique qui permet aux armées occidentales d’ouvrir des fronts de combat contre un adversaire isolé, c’est ce même tableau qui permet de mener des combats terrifiants contre des populations civiles pour qui l’opinion occidentale ne va éprouver ni pitié ni respect ni ressentir une quelconque émotion.
    Faire accepter l’idée du clash des civilisations entre l’Occident et l’Orient
    Une audace de faire payer la facture de guerre et de subversion par les gouvernants musulmans eux-mêmes pour ne pas subir la « justice implacable » et conserver leur pouvoir oppressif sur les populations musulmanes.
    Empêcher la jonction politique, économique et géostratégique entre la Russie, la Chine et le monde musulman pour que le monde demeure tel qu’il est : monopolaire sous l’hégémonie de l’oligarchie financière.
    Réaliser les buts stratégiques : interdire toute idée d’indépendance, tuer dans l’œuf toute tentative de renaissance civilisationnelle, piller les ressources, détruire les mentalités collectives, disloquer les géographies, saper les embryons d’économie, intégrer les flux migratoires à la fois comme un procédé de guerre en vidant les pays de leur jeunesse laissant le pays sans bras armé pour la résistance (le cas syrien est le plus éloquent) et comme émergence d’un sous prolétariat en concurrence avec les prolétariats européens facilitant l’accumulation capitaliste des profits par la réduction du cout du travail.
    L’accueil méprisant réservé à mon livre, l’acharnement et l’empressement des « indigènes » musulmans de France à vouloir montrer l’islamophobie soit comme une xénophobie envers les banlieues françaises soit comme une séquelle de la colonisation de l’Algérie m’a réconforté dans l’idée de l’indigence politique des musulmans, de leur quête de statut social d’intellectuel, de leur alignement idéologique qui leur permet de bénéficier d’une rente d’existence en devenant l’interlocuteur valide qui se focalise sur l’accessoire et qui évite le fondamental et les priorités.

    Ceux qui veulent encadrer les populations musulmanes en Europe et aux USA ont certes des diplômes universitaires, mais il leur manque la culture politique et la vue lucide sans esprit partisan, sans démarche sectaire, et sans aliénation à la réussite mondaine. Ceux qui communiquent contre les musulmans disposent d’une culture islamophobe, d’un réseau d’informateurs et d’un savoir efficace sur le musulman africain, asiatique ou occidental. Ces communicants s’adressent aux populations occidentales non musulmanes pour les faire adhérer sinon les neutraliser dans leur combat idéologique et militaire contre les musulmans (islamistes, athées, laïques, arabes, berbères, persan, turcs et chrétiens ou juifs d’orient). La religion n’est pas le moteur, mais la civilisation qu’elle a portée ou qu’elle risque de porter. Le musulman qui entre dans le moule idéologique et qui se confine à prier, à faire le pèlerinage et à porter barbe et gandoura n’intéresse pas les laboratoires de la psychologie sociale et de la guerre subversive. Celui qui rêve ou qui porte un projet de réforme, d’éveil et de mise en travail des peuples est ciblé pour être mis en silence, mis à l’oubli ou mis à mort.

    Daniel Pipes n’est pas un abruti, c’est un intellectuel hautement qualifié et très compétent qui apporte une efficacité sur le plan de la communication et des études orientalistes au service du sionisme et de l’Empire. Il est titulaire d’un doctorat en littérature à Harvard et d’une post graduation sur l’histoire médiévale de l’islam, il est également titulaire d’un doctorat en Charia islamique à l’université d’Al Azhar au Caire. Il parle anglais, français et arabe. Il enseigne dans plusieurs universités. Il collabore avec les Affaires étrangères et la défense des USA ; Il travaille avec les doctrinaires américains de la géopolitique tels que Robert Strausz-Hupé. A titre de comparaison, quelles sont les lettres de créances des conseillers des savantissimes religieux de l’Islam ? Quelles sont celles des musulmans militant en France ? Soient-ils ne parlent pas bien le français soient ils sont dans l’ignorance totale de l’histoire, de la culture, de la géographie, des mœurs, de la religion et de la sociologie de la société française. Pour la majorité d’entre eux la France est un terrain vague sur lequel ils pensent pouvoir faire paître tranquillement le troupeau qui les suit.

    Daniel Pipes mobilise, préside et anime des cercles d’intellectuels, de journalistes et d’artistes au service du sionisme et de l’Empire américain. Il intervient quotidiennement sur les plus grands titres de la presse écrite, de la radio et de la télévision. Il est parrainé par les ultra conservateurs américains et israéliens à Washington et à Tel-Aviv. Comme Bernard Henry Lévy il est juif et tous les deux affichent leur judaïté, leur haine de l’Islam et leur mépris pour les Palestiniens et en particulier pour les mouvements indépendantistes palestiniens. Être Juif n’est ni une tare ni un châtiment divin, mais une garantie supplémentaire pour se protéger au nom de l’antisémitisme. On accuse facilement les Juifs de tous les maux de la planète, cela fait diversion et surtout cela cache l’oligarchie financière qui prend les décisions sérieuses. Les Chrétiens d’Orient et de Russie savent mieux que quiconque la puissance maléfique du Temple satanique et des évangélistes éradicateurs qui attendent l’Apocalypse et le retour de Jésus. Plus que le pouvoir de l’argent, il y a le pouvoir spirituel sur l’humanité avec à sa base l’usurpation et l’imposture du mythe rédempteur de Jésus Christ. Le général Greig, canadien, a écrit un livre, je crois qu’il s’appelle “l’échiquier” où il décrit la puissance et le maléfice de l’Église (ou de la Synagogue) satanique aux USA. L’idéologie satanique est la lutte contre l’humain dans ce qu’il a de plus noble et la promotion de ses vices les plus abjects. L’idéologie apocalyptique, d’inspiration biblique, vise à gommer toutes les différences et à domestiquer une humanité pour qu’elle soit assujettie aux ordres et au service d’une élite « supérieure » (les élus). C’est revisiter le fascisme qui se libère du credo nationaliste pour celui de l’universel et de la mondialisation. Vatican II allait dans ce sens aussi avec des objectifs moins radicaux : évangéliser toute la planète et tolérer l’Islam comme religion païenne asiatique dans le cadre du dialogue des civilisations. DAECH est de la même idéologie donc de même inspiration…

    Une parenthèse mérite d’être ouverte sur l’islamophobie de Daniel Pipes, ce n’est pas une islamophobie primaire, c’est une islamophobie élaborée et efficace comme il dit lui-même :

    « … l’islam radical est le problème et l’islam modéré, la solution. Mon point de vue présente, entre autres avantages, d’envisager une coopération avec les musulmans anti-islamistes ».

    C’est le schéma directeur de la lutte antiterrorisme islamique : rendre les musulmans des collaborateurs et des délateurs. C’est ce canevas qui a laissé les Frères musulmans parvenir au pouvoir en Égypte et en Turquie ou jouer un rôle majeur en Syrie et au Yémen. C’est ainsi que Daniel Pipes publiait des articles prônant le soutien à l’Irak contre l’Iran. Ce n’est pas l’Iran et le chiisme qui posent problème, mais la révolution islamique et l’éviction du Shah d’Iran. C’est l’Amérique et ses idéologues qui décident qui est le bon et le mauvais musulman, qui est le modéré et l’extrémiste. Le musulman n’est pas autonome dans ses décisions ni libre dans son projet d’émancipation. Même l’athée et le laïciste du monde musulman ne doit voir que sous l’œil observateur et sous l’esprit inquisiteur de l’Amérique. C’est ce mode de pensée qui permet à l’intelligence américaine de trier entre la bonne gauche et la mauvaise, la bonne droite et la mauvaise. Tout est analysé du point de vue utilitaire et provisoire. C’est l’idolâtrie des temps post modernes… Cette idolâtrie est le creuset idéologique et spirituel de Daniel Pipes :

    « L’ordre mondial qui se profile sera-t-il celui de l’empire universel américain ? … La mission du peuple américain consiste à enterrer les États-nations »

    Toute la rhétorique de Bernard Henry Lévy est déjà conceptualisée et communiquée au préalable par Daniel Pipes qui a un réseau efficace en France pour mobiliser et communiquer sur tout projet de guerre impériale dans le monde musulman. C’est ce réseau qui a pris en charge Sarkozy pour la Libye, Hollande et Macron pour la Syrie et qui est en train de prendre la direction de la communication pour la Turquie. Ce n’est pas les propos de BHL qu’il faut suivre et analyser, mais bien ceux de Daniel Pipes. Le mieux serait de suivre et d’analyser les illuminés d’Amérique. Ils sont les concepteurs et les communicants des mots d’ordre ravageurs et des feuilles de routes opérationnelles sous-jacentes à leurs concepts : « islamophobie », « Nouvel antisémitisme », « Militants de l’islam », « la théorie moyen-orientale du complot ». Avant que la France ait eu l’idée de créer le CFCM et le concept d’Islam de France, Daniel Pipes avait déjà lancé l’idée de création d’un « Institut américain de l’Islam Progressiste » début des années 2000 . Daniel Pipes a construit un réseau dense et efficace de musulmans zélés, arabes et non arabes, par le forum du moyen Orient qui permet de fédérer les opposants à l’Islam et les sympathisants idéologiques de l’Amérique. Il est aussi très influent dans la sphère intellectuelle et médiatique en Allemagne, en France et en Angleterre.

    Contentons-nous ici et maintenant de rapporter quelques analyses et quelques recommandations de Daniel Pipes pour rendre la Turquie obéissante et servile, et probablement faire partir Erdogan et changer de régime en redonnant à l’armée le pouvoir qu’elle a perdu sur injonction américaine qui avait besoin d’un allié conjoncturel sunnite pour mener sa guerre contre l’Iran, pour partitionner la Syrie en quatre ou 5 émirats et régler définitivement la question palestinienne. Voici ce que dit Daniel Pipes en substance après avoir posé la question essentielle : « L’affirmation selon laquelle la Turquie s’éloigne de l’Occident appelle plusieurs questions : au-delà des beaux discours, quelle est la réalité de l’alliance atlantique en 2018 ? La Turquie devrait-elle rester membre de l’OTAN ? L’OTAN a-t-elle encore une mission à l’ère post-soviétique ? Et si oui, laquelle ? » : Son diagnostic est le suivant

    Les réponses les plus pertinentes consistaient à dire que l’OTAN devait certes, continuer à exister et à mobiliser ses moyens de défense contre la nouvelle grande menace totalitaire qu’était l’islamisme. Les fascistes, les communistes et les islamistes diffèrent sur bien des points mais ils ont en commun ce rêve d’une utopie radicale fabriquant un être humain supérieur dont l’existence a pour but de servir son gouvernement. Le nouvel ennemi islamiste a acquis une importance planétaire au moment même où l’ennemi initial (URSS) était vaincu…
    La menace islamiste : Cette menace était alors surtout le fait de deux pays, l’Afghanistan et la Turquie, qui représentaient pour l’OTAN deux défis sans précédent, le premier externe et le second interne… Le programme nucléaire iranien, qui est désormais en marche pour la fabrication de bombes dans les dix prochaines années, constitue le problème le plus funeste particulièrement quand on prend en compte la présence à Téhéran d’un régime apocalyptique et la possibilité d’une attaque à impulsion électromagnétique… Le gouvernement turc menace de faire déferler sur l’Europe des vagues de réfugiés syriens. Il entrave les relations de l’OTAN avec des alliés proches comme l’Autriche, Chypre et Israël. Il a soutenu le retournement de l’opinion publique turque contre l’Occident, particulièrement contre les États-Unis et l’Allemagne. À titre personnel, il m’est devenu impossible (à l’instar d’autres analystes observateurs de la Turquie) de ne serait-ce que changer d’avion à Istanbul par crainte d’être arrêté et jeté en prison pour servir d’otage et de monnaie d’échange avec un criminel turc réel ou imaginaire se trouvant aux États-Unis. Rendez-vous compte : la Turquie, un soi-disant allié, est le seul pays au monde où je crains d’être arrêté à mon arrivée…
    Erdoğan a pratiquement rejoint l’Organisation de Shanghai qui fait office de pendant russo-chinois de l’OTAN. Les troupes turques ont participé à des exercices communs avec les armées russe et chinoise. Plus significatif, les forces armées turques sont en train de déployer le système de missiles antiaériens russe S-400
    La Turquie anti-OTAN, anti-occidentale et dictatoriale : Le pouvoir d’Erdoğan s’est construit sur la nature despotique de l’islamisme : trucage d’élections, arrestations de journalistes dissidents sur présomption de terrorisme, création d’une armée privée, SADAT, usage de la torture par la police et organisation d’un coup d’État.
    Le gouvernement turc soutient Téhéran de plusieurs manières : aide au développement du programme nucléaire iranien, soutien à l’exploitation des champs de pétrole iraniens, aide au transfert d’armes iraniennes vers le Hezbollah et soutien conjoint au Hamas.
    La Turquie dénature l’OTAN : Outre son hostilité, la présence turque à l’OTAN dénature l’Alliance. L’OTAN devrait lutter contre l’islamisme. Or, avec des islamistes présents dans la place, comment l’Alliance atlantique pourrait-elle agir de la sorte ?
    Les préconisations de Daniel Pipes : L’OTAN se retrouve face à un dilemme qu’il faut trancher : soit exclure la Turquie, option que je préconise, soit la garder, option que l’OTAN privilégie instinctivement.

    Exclure la Turquie : Mon argumentation repose sur le fait qu’Ankara pose des actes hostiles à l’OTAN, qu’elle n’est pas un allié et qu’elle empêche le nécessaire recentrage de l’action atlantique sur l’islamisme. En somme, la Turquie est le premier État membre à passer dans le camp ennemi où il se peut qu’elle demeure longtemps… il faut se demander pendant combien de temps la Turquie restera islamiste et dictatoriale, et s’apparentera à un État voyou. Au vu du sentiment anti-occidental qui règne largement en Turquie, je pense qu’il faut que l’OTAN soit libre d’être ce qu’elle doit être.
    Sinon… il existe plusieurs mesures propres à diminuer les relations avec Ankara et à réduire le rôle de la Turquie dans l’OTAN.
    Abandonner la base aérienne d’Incirlik… Il existe une foule d’autres sites, par exemple, en Roumanie et en Jordanie. Selon certaines sources, ce processus est déjà enclenché…
    Retirer l’arsenal nucléaire américain… Retirer l’arsenal nucléaire américain… stopper les ventes d’armes.
    Ignorer l’article 5 et les autres demandes d’aide.
    Garder l’OTAN à distance de l’armée turque.
    Aider les opposants à la Turquie. Il faut soutenir les Kurdes de Syrie ainsi que le projet de plus en plus clair d’alliance entre la Grèce, Chypre et Israël. Il faut par ailleurs coopérer avec l’Autriche.
    C’est un programme de guerre punitive contre la Turquie. BHL et les réseaux médiatiques français vont mâcher et recracher ce programme sans le digérer. Ils n’agissent pas pour les intérêts de l’État français, mais pour le compte de l’Empire. Ils ne connaissent pas la feuille de route à long terme, ils communiquent à court terme et font office de vassalité envers leur donneur d’ordre avec qui ils partagent la même haine, celle de l’Islam, et le même amour, celui d’Israël. Daniel Pipes ne communique pas du fait de la complaisance ou de la proximité des médias américains, il analyse et conseille l’établissement politique et militaire américain ainsi que l’état profond américain ultra conservateur et messianique. Son organisation se réunit avec l’administration de l’OTAN. Les extraits que nous venons de citer sont l’analyse qu’il a développé pour le compte de l’OTAN et de la Maison Blanche.

    Erdogan prisonnier de son narcissisme et de l’entrisme opportuniste des Frères musulmans n’avait pas compris que les États-Unis n’ont pas d’alliés, mais des vassaux. Ces vassaux ne sont pas égaux sur le plan de la servitude, ils doivent être regroupés par zone et mis sous le commandement d’un chef de zone. Pour le Moyen-Orient il y a un adjudant-chef c’est Israël, le second exécutant est le sergent-chef alias Arabie saoudite. La Turquie devrait se contenter de la troisième place de caporal-chef. Il n’y a pas de place à l’ambition néo-ottomane. Il est extraordinaire de voir comment la gauche dans les pays musulmans, via le trotskisme et autres organisations pseudo progressistes s’est mobilisé pour dénoncer l’empire ottoman et mettre en exergue le despotisme ottoman sans jamais remettre en cause les errements d’Erdogan en Syrie ni faire une analyse objective de la Turquie sur la dernière décade (économie, monnaie, société) et encore moins admettre le rayonnement civilisationnel de la Turquie ottomane sur le reste du monde. Atatürk est l’idole des progressistes arabes qui n’ont jamais mis les pieds en Turquie et qui ne connaissent pas l’humiliation du peuple musulman turc obligé de vivre son islamité en clandestinité et de porter contre son gré les vêtements européens et d’écrire sa langue natale avec des caractères latins. Les Frères musulmans n’avaient pas compris et ne comprennent toujours pas comment ils sont utilisés comme pion sur l’échiquier mondial dans ce que les Américains appelle le chaos fécondateur ou la régression féconde pour remodeler les nations et les régions par les contradictions et les violences.

    L’ambition d’Erdogan ne repose pas principalement sur l’islamisme, mais sur le nationalisme turc. Le nationalisme turc est chauvin, mais efficace car il repose sur une population laborieuse, fière de son passé et désireuse de s’imposer dans la région en tant que nation prospère et civilisée. Dans cette crise avec l’Amérique c’est le nationalisme et l’anti américanisme très vivace dans la Région qui sont les moteurs du gouvernement turc pour juguler la crise monétaire et la guerre économique. Erdogan est un animal politique suffisamment cultivé et fortement ambitieux capable donc de transformer son pays en bloc de résistance et de former des alliances stratégiques préservant les intérêts de la Turquie et la survie de son régime. Il faudrait d’abord qu’il prenne conscience des véritables enjeux économiques et de la nature de la crise de sa monnaie qui est d’ordre structurel par son alignement à l’économie mondiale avec ses spéculations boursières et l’usage exclusif du dollar. Il devrait le plus rapidement possible trouver des solutions sérieuses et durables avec la Syrie et avec les Kurdes et s’ouvrir comme partenaire fiable à la Russie, à l’Iran, au Pakistan, à la Chine, à l’Inde. C’est au Européens de prendre leur avenir en mains : se maintenir bienveillant en Turquie avec un marché de 100 millions d’habitants et s’ouvrir avec courage et détermination à l’Iran avec un marché de 80 millions d’habitants ou bien suivre aveuglement l’administration américaine et les relais médiatiques européens des think tanks apocalyptiques.

    Notre lecture de l’actualité à travers le regard de Daniel Pipes nous invite à aborder deux aspects du problème posé à la Turquie. Le premier problème est celui de Donald Trump. Lorsqu’on l’examine sérieusement et avec beaucoup de recul, il ne s’agit pas d’un problème, mais d’une providence, d’une aubaine, d’une chance : l’Amérique se dévoile telle qu’elle est sans les lissages diplomatiques et avec la brutalité de Trump. Cette brutalité devrait inciter les gouvernants sensés et les peuples éveillés à chercher des alliances régionales, à donner plus de liberté et de confiance à leurs peuples et à créer toutes les conditions pour l’émergence d’un monde bipolaire ou multipolaire s’ils veulent garantir la paix et la sécurité. Le second problème est celui posé par Daniel Pipes : l’OTAN est l’arme de la civilisation occidentale dans sa forme capitaliste et post moderne. Le maintien de la Turquie pose un problème de conscience morale et civilisationnelle : comment admettre que la Turquie l’un des plus grands pays musulmans et de surcroît émergent en termes de développement social et économique puisse être la seconde armée la plus puissante de l’OTAN alors qu’elle devrait être, par les principes islamistes, au service des opprimés ou du moins un renfort ou une alliance pour les pays émergents de la Région. Il faut dire merci à Daniel Pipes de poser les problèmes d’une manière logique et merci à l’Europe de refuser l’intégration de la Turquie pour les mêmes motifs civilisationnels et idéologiques (religieux). Erdogan et les Frères musulmans dans tous les pays où ils sont fortement implantés ne veulent pas changer le monde, mais s’intégrer dans le monde du plus fort et servir la bourgeoisie d’affaires qui gravitent dans leur sillage confrérique et partisan. L’exemple le plus flagrant est celui des Frères musulmans en Algérie : un appétit mondain et un gout pour le pouvoir. Les États-Unis connaissent cet appétit et ce gout et sont disposés à jouer la carte de l’islamisme “modéré” qui facilite le jeu américain. Le jeu américain n’est pas subtile, il consiste à mettre en compétition le pouvoir en place et les Frères musulmans pour obtenir le maximum de concessions économique, politique et géostratégiques.

    Ce qui se dit comme ce qui se passe est instructif et nous donne les repères pour voir l’évolution du monde musulman : libération ou aliénation.

    Le jeu américain ne se limite pas aux Frères musulmans, il est ouvert aux libéraux et aux progressistes dont il connait le poids politique et l’influence sociale très limitée et à ce titre Daniel Pipes et les décideurs américains et leurs alliés européens ne leur suggèrent que des projets de socialité pour détruire la mentalité collective conservatrice : liberté sexuelle, homosexualité, théorie du genre, égalité des sexes, abolition du code de la famille. En direction de la gauche anglaise ils suggèrent le Brexit, la fermeture des frontières aux réfugiés et la tolérance zéro vis à vis des communautés musulmanes.

    Il n’ y a pas de complotisme, mais une politique d’actions et d’influences sur l’environnement pour l’adapter à ses impératifs politiques, économiques, culturels, financiers, juridiques, diplomatiques et géopolitiques. Est-ce que les gouvernants et les opposants sont prêts à faire une lecture des enjeux et de réfléchir aux réponses les plus adaptés pour se protéger et résister ?

    Omar MAZRI – http://www.liberation-opprimes.net                                        https://www.euroalgerie.org/2018/08/23/islamophobia-et-turquie-deus-machina-bis


  •  » La ploutocracie c’est maintenant ! Par Michael Brenner
    https://www.les-crises.fr/la-ploutocracie-cest-maintenant-par-michael-brenner
    https://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2018/09/0-35.jpg

    De la Maison-Blanche d’Obama aux salles du Congrès, les chefs du parti (et la plupart des partisans) ont reconnu la domination des idées conservatrices sur la stratégie macro-économique (le dogme de l’austérité), sur le maintien du « non-système » des soins de santé à but lucratif, sur le sauvetage des grands acteurs financiers au détriment des autres et de la stabilité économique, sur la dégradation de la sécurité sociale et du système de santé. Le dernier point est le plus flagrant – et le plus révélateur – de nos voies et moyens ploutocratiques. Car elle implique une combinaison de tromperies intellectuelles, de manipulations flagrantes des chiffres et de mépris pour les conséquences humaines à une époque de détresse croissante pour des dizaines de millions de personnes. En d’autres termes, il est impossible de dissimuler ou de détourner les compromis qui ont été faits, qui serait lésé et qui continuerait de bénéficier des avantages de politiques budgétaires partiales.

    La preuve la plus convaincante de la façon dont les intérêts financiers façonnent la politique américaine est le désintérêt systématique pour les manifestations les plus flagrantes du capitalisme prédateur. Pensez à l’exonération fiscale que les dirigeants d’entreprises se sont accordée en concevant des moyens ingénieux de se faire enregistrer dans des paradis fiscaux (ou même dans un cyber espace sans impôt) où tous les profits sont enregistrés via la manipulation des prix de transfert – comme indiqué ci-dessus. Pourtant, aucun projet de loi n’a été proposé pour remédier à ce détournement flagrant de la richesse que l’une ou l’autre des deux chambres du Congrès des États-Unis examine actuellement. Elle n’a été soulevée, quoique marginalement et brièvement, que par un seul candidat aux élections de 2016, Bernie Sanders.

    Personne n’en parle cette année de mi-mandat. Quant aux vautours des hedge funds/private equity, Newt Gingrich les a dénoncés – lui, entre tous – lors des primaires républicaines de 2012 contre Mitt Romney. C’est la principale raison de sa victoire surprise en Caroline du Sud. Puis vint le débat très médiatisé en Floride. À la surprise générale, M. Gingrich n’a jamais parlé de la carrière de Romney en tant que prédateur de fonds spéculatifs. Que s’est-il passé ? Les poids lourds du Parti lui ont fait une proposition qu’il ne pouvait pas refuser : soit vous la fermez, soit vous ne déjeunerez plus jamais à Washington. Fermez votre cabinet de consultant lucratif, rendez votre carte de célébrité, et commencez à habituer votre nouvelle femme à dîner chez Eat & Park [chaîne de restaurants bon marché, NdT].

    ..........


  • Une arène nommée Twitter - RipouxBliquedesCumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2018/10/une-arene-nommee-twitter.html
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    Suivre les réseaux sociaux, et notamment Twitter, est de plus en plus dérangeant… et souvent inquiétant. 

    Il ne s’agit pas simplement du suivi de l’actualité internationale qui, elle, s’inscrit dans une longue tendance faite d’affrontements, de guerres, de conflits larvés, de rivalités commerciales ou de menaces en tous genres en provenance de telle ou telle puissance ou supposée telle. En bientôt trente ans de journalisme, je n’ai pas souvenir d’un fil de dépêches internationales qui incite à l’optimisme quant à l’avenir de la planète et de l’humanité, bien au contraire. Mais on arrive à vivre avec (à condition de ne pas travailler longtemps dans un quotidien) car, après tout, il s’agit-là de l’Histoire qui ne cesse d’être en marche (aucune allusion à un pseudo mouvement politique que l’on reconnaîtra facilement…). 

    Les réseaux sociaux ont apporté autre chose. Ils universalisent la polémique et le débat à deux sous. Toutes les algarades possibles bénéficient d’une immense caisse de résonnance. De la plus grave à la plus étrange, la plus inattendue. En quelques clics, on peut se battre contre tout le monde et se faire des ennemis dont on ne soupçonnait même pas l’existence quelques secondes avant qu’ils ne se manifestent sur votre écran. Il suffit d’émettre un jugement abrupt sur une question donnée et c’est la foire aux avis, aux emportements indignés, aux mises en causes frontales. C’est encore plus affirmé si, tel un parasite, on se greffe au compte d’une célébrité et que l’on y cherche la castagne. Il ne s’agit plus de réseaux sociaux mais d’arènes de désocialisation. Twitter et ses homologues facilitent (encouragent) des empoignades générales qui, par le passé, restaient circonscrites à des milieux plus ou moins hermétiques : un café du commerce, un lieu professionnel, un laboratoire de recherche universitaire, une amicale de retraités, etc. Maintenant, tout déborde, tout fuse. 

    Il y a plus de dix ans, avec la montée en puissance d’internet, la chancelière allemande Angela Merkel avait benoîtement posé la question de la possibilité, pour les Etats, d’appuyer sur un bouton « off » et « d’arrêter » internet si nécessaire. Outre des ricanements et des commentaires bien sentis, l’affaire avait provoqué quelques indignations à propos de la défense de la liberté d’expression et de la lutte contre la censure. Aujourd’hui, on peut se demander s’il ne serait pas sain de décréter plusieurs journées mondiales du « sans réseaux ». Des pauses bienvenues pour certains afin que tout le monde se calme un peu, prenne le temps de faire autre chose que d’insulter son prochain ou encore de le « stalker » (verbe très à la mode en ce moment qui signifie harceler) ou enfin de l’épier en permanence, lui et ses contacts… 

    On me dira que tout cela est du virtuel, que les gens ne sont pas obligés de se connecter et qu’ils peuvent à tout moment décrocher. C’est ce que je pensais mais je n’y crois plus. L’addiction aux réseaux sociaux, et plus particulièrement à Twitter, est une réalité. Combien ai-je vu de gens annoncer leur départ définitif - en raison de campagnes de harcèlement menées par leurs détracteurs – qui finissent par revenir. Certaines personnalités médiatiques ont même expliqué que les confrontations sur ce réseau leur ont valu une vraie et bonne dépression. Mais elles sont toujours présentes, le twouite aussi prompt et facile qu’avant. A-t-on besoin de Twitter pour exister ou pour se faire une réputation ? La question est d’époque dans un contexte de frénésie égotique généralisée. 

    Mais à quoi cela sert-il vraiment ? Quand une chaîne à péage ne diffuse pas le match vedette ou a du mal à faire face à ses engagements, on est content d’avoir Twitter pour se défouler. C’est bien plus facile que jadis où l’on n’avait pas forcément le numéro de téléphone de l’entreprise et encore moins l’envie et le temps de coucher sa colère sur du papier timbré. Maintenant, chaque matin le « trend » (tendance) nous indique l’indignation du jour, celle que la suivante du lendemain remplacera sans peine et ainsi de suite. La presse de bas niveau y trouve matière à faire du clic en tenant la chronique de ce qui passionne, indigne ou exaspère les twittos. Tout cela contribue à alimenter un fracas général qui exacerbe les tensions et entretient l’illusion que de choses fondamentales se règlent via les réseaux. 

    Twitter et ses batailles rangées représentent une photographie binaire. Sur un sujet donné, deux camps s’affrontent en boucle, se repassant les mêmes arguments, les mêmes accusations. Les indécis, ceux qui veulent se faire une idée, n’ont qu’une seule option, celle de passer leur chemin. L’illusion du « clicktivisme » peut faire croire que des batailles idéologiques essentielles sont menées. Certes, il est essentiel de réaffirmer une position et un engagement. Mais il est difficile de savoir si la répartition des forces telle qu’elle se dessine sur les réseaux correspond à la réalité. 

    Prenons la question de l’expression xénophobe et raciste. Si l’on doit se fier aux échanges, aux attaques violentes contre des militantes et des militants engagés pour la cause antiraciste, alors on peut en tirer la conclusion que l’heure est grave car le nombre et le niveau de virulence et d’activisme sont clairement à l’avantage des vilains. Mais, d’un autre côté, il suffit de se déconnecter pour que le bruit de la merdolâtre vert-de-gris disparaisse. Reste donc cette question à laquelle j’ai encore du mal à répondre. Est-ce que, oui ou non, ce qui se passe sur Twitter est inquiétant ? Ce qui est certain, c’est que ce réseau a contribué à libérer la parole xénophobe et raciste. Il a offert une occasion idéale de désinhibition. En cela, c’est déjà grave. 

    par Paris : Akram Belkaïd                                                     http://www.lequotidien-oran.com/?archive_date=2018-09-30&news=5266810


  • Un silence complet qui tue des enfants au Yémen – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/01/un-silence-complet-qui-tue-des-enfants-au-yemen
    https://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L350xH317/arton33853-85469.jpg

    « Quand la guerre commence c’est l’enfer qui s’ouvre »(proverbe).

                                                                                                                                                                                                                           Le Yémen est en guerre, elle est laissée et de coté par ceux qui normalement et moralement devront prendre en charge le coté de la concorde ONG et médias interposés et, dans un autre sens ou l’ONU, cette célèbre gardienne de la paix, elle ne sait pas du tout jouer son véritable rôle ou plutôt celui qui détient la force et le veto l’oblige de ne pas se mêler de tout ce qui se rapporte à la stratégie de l’impérialisme et du sionisme.

    Le Yémen est ravagé par une guerre que l’on lui a imposé pour d’autres fins bien calculés et le chaos destructif cette fois ci faisant partie de cette tactique, cette ruse ou ce nouveau plan machiavélique.

    Cette guerre a déjà fait des milliers de victimes civiles innocentes et, en plus de l’embargo qui le jugule et provoque des calamités certaines. La famine fait des ravages, des enfants meurent de faim et des écoliers sont massacrés et déchiquetés par des missiles étasuniens, français et anglais. Beaucoup d’enfants yéménites ne sont pas scolarisés, les infrastructures de l’éducation, de la santé, du commerce, de l’approvisionnement (ports) sont devenus des cibles à démolir pour mieux forcer à se résigner un peuple innocent.

    Ce nouveau monde ingrat qui ne s’intéresse pas au Yémen, ou plutôt le regarde comme il regarde la Palestine ; les Yéménites sont devenus comme des Ghazaouis, en tant que peuple affamé, meurtris, blessé, déchiré, sans infrastructure de base de vie, ces pauvres yéménites subissent aux yeux du monde une guerre destructive qui ne dit pas son nom et qui anéantit toute vie humaine ; ou les médias et les ONG sont « petrodollarisé » pour ne rien voir.

    Le Yémen est un pays très pauvre. Il est soumis malgré lui à une guerre atroce dans le silence, la population civile sous embargo souffre de carences alimentaires dont les échos sont ignorés par ces fausses ONG qui luttent contre la pauvreté et la misère humaine. Le peu de stocks en produits alimentaires est bombardé par l’aviation de l’armée des Ibn Saoud pour mieux affamer un peuple innocent, mais pas au point de se soumettre.

    Ce conflit que l’ONU devrait solutionner par le dialogue semble acquiescer aux ordres du grand maître de cette planète.

    Le problème étant interne, les Houthis et les partisans de l’ancien président du Yémen combattent l’actuel président déchu Rabbo Mansour Hadi ; les Houthis sont des yéménites et Rabbo Mansor Hadi est soutenu par une coalition dirigée par l’Arabie saoudite et soutenue par l’Occident sous la férule étasunienne. Cette coalition a déclenché en mars 2015 une agression sauvage sur le Yémen pour empêcher les Houthis de prendre le contrôle du territoire de leur pays, le Yémen. lLArabie Saoudite avait soupçonné une conjuration des Houthis avec l’Iran et le Hizb Allah Libanais. C’est pour cette unique raison que les EU ont soutenu et favorisé la constitution de cette coalition pour mettre fin à l’influence de l’Iran et s’il le faut anéantir tout un pays.

    Le Yémen, actuellement le pays le plus pauvre de la planète, fait face a un conflit meurtrier ; la population du Yémen est prise au piège et en otage par une guerre qui lui a été imposée. Le peuple yéménite est en train de vivre une catastrophe humanitaire dans le silence hypocrite de l’Occident.

    Cette guerre entre certainement dans le cadre de la stratégie impérialiste et sioniste prônée par les EU qui mènent une vision géopolitique chaotique propre à l’impérialisme et au sionisme pour qu’enfin Israël soit le premier gendarme de la région et dont les vassaux resteront de gentils larbins et feront le sale boulot ; le cote logistique technique et conceptuelle ( plan communication, information…) revient au maître.

    Quand on voit la France, les Etats-Unis et l Angleterre signer des très gros contrats d’armement avec l’Arabie Saoudite, il est certain que l’argent prime sur toute autre considération. Ainsi prospère ce commerce indigne d’un Occident croyant détenir et défendre les valeurs universelles.

    On vend des armes pour tuer des innocents et on oublie la misère et la violence véhiculée par ces armes dans une guerre qui ne finit pas et représente un profit certain pour l’Occident.

    La France, l’Angleterre et les EU ont massacré des peaux rouges, ont colonisé des millions d’êtres humains. Ils sont bien les vrais terroriste de cette planète, ce que les médias se gardent bien de dire.

    Le silence international sur cette guerre dans laquelle se trouve engagés l’Occident (EU, France, Royaume-Uni) et leurs larbins ( Roitelets du golfe), ce silence se traduit également par un non financement à personne en danger en réponse au cadre humanitaire. Aucune mobilisation n’est signalée pour apporter une aide significative à ce peuple meurtri.

    Nos médias ne voient guère dans cette guerre dévastatrice une réponse de bon sens, elle semble pour eux oubliée et passée sous un silence complice par la force des pétrodollars des roitelets. Cette guerre risque de déboucher sur une catastrophe humanitaire dont l’occident se lave les mains sous la pression de l’ impérialisme et le sionisme.

                                                                                      
     Benallal MOHAMED                                                                                                                                                               URL de cet article 33853
    https://www.legrandsoir.info/un-silence-complet-qui-tue-des-enfants-au-yemen.html


  • Le monde occidental et les Arabes se détournent de ce conflit : la Palestine n’a pas de pétrole – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/01/le-monde-occidental-et-les-arabes-se-detournent-de-ce-confli
    https://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L326xH350/arton33835-35ab3.jpg

    Un conflit que le monde occidental, mais aussi les Arabes oublient, c’est celui de l’occupation illégale de la Palestine. Se révélant de plus en plus instrument-massue et privilégié du sionisme raciste et d’apartheid, envers le peuple palestinien et ses droits élémentaires fondamentaux, les Etats-Unis d’Amérique, l’Europe et plus largement le monde, ont perdu toute crédibilité en tant qu’autorité morale dans la recherche d’une paix juste et durable au Moyen-Orient et en Palestine. Chacun sait que les Palestiniens n’ont rien à offrir ni en termes de pétrole ni en termes de richesse. Il y a bien longtemps que l’élite palestinienne s’est installée confortablement dans les temps morts, profitant d’une façon directe ou indirecte de tous ces petits avantages qui entretiennent le contact et le statu quo. Quand Ghaza n’a pas d’électricité, l’OLP et ses leaders n’en manquent pas. L’étranglement actuel du Programme des Nations unies par les Etats-Unis vise à contraindre les Palestiniens à accepter une solution qu’ils ne peuvent pas refuser à la manière du parrain.

    Le vrai plan de Donald Trump

    « Jérusalem restera la capitale de la Palestine », a déclaré dimanche d’une façon pathétique avec toute la fougue de la jeunesse en banlieue parisienne la jeune Ahed Tamimi, devenue une icône de la résistance palestinienne à l’occupation israélienne après avoir passé huit mois en prison pour avoir giflé deux soldats. Invitée à la Fête de L’Humanité, cette adolescente de 17 ans a pris la parole devant des milliers de personnes massées devant la grande scène. « Je veux dire à Trump que Jérusalem restera la capitale de la Palestine », a lancé Ahed Tamimi, faisant allusion à la décision du président des EU d’y déménager de Tel-Aviv l’ambassade de son pays. « Les réfugiés palestiniens, nous n’avons pas besoin de l’argent des Américains, mais de retourner sur notre terre » et de retrouver « notre dignité », a-t-elle ajouté. « Nous devons être unis face à l’occupation », a-t-elle plaidé. Nous ne sommes pas des victimes, nous sommes des combattants pour la liberté ». (1)

    Qu’en est-il du plan machiavélique concocté par les Etats-Unis ? Amine Agefi nous explique la stratégie mûrement réfléchie de Donald Trump qui a désigné son gendre, sioniste de la première heure, comme son représentant du conflit à la hussarde au seul profit d’Israël sans tenir compte de l’avis des Palestiniens : « C’est le deal le plus difficile à conclure », mais « nous allons y arriver », avait-il déclaré en mai 2017. Pourtant, seize mois plus tard, alors que le président étasunien a chargé son gendre et conseiller, Jared Kushner, ainsi que son émissaire spécial, l’avocat Jason Greenblatt, de façonner ce « deal du siècle », aucun plan de paix n’a encore été officiellement présenté par les États-Unis.(…) Si aucun texte n’a été pour l’heure formellement présenté aux Palestiniens, plusieurs initiatives étasuniennes prises depuis décembre dernier ne laissent pas augurer de résolution rapide du conflit séculaire, basée sur le principe de « deux États pour deux peuples » qui fait consensus au sein de la communauté internationale. En décembre 2017, Donald Trump a tout bonnement renversé la table en décidant unilatéralement de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, (…). Qualifiant cette décision de « claque du siècle », le président palestinien a depuis rompu tout contact avec les Etasuniens, estimant que leur décision les a « disqualifiés » de tout rôle de médiateur entre Israéliens et Palestiniens. » (2)

    Affamer pour contraindre

    « Pour contraindre ces derniers à revenir à la table des négociations », poursuit Amine Agefi, le pensionnaire de la Maison-Blanche a employé la manière forte et usé d’un redoutable levier de pression : l’argent. L’administration Trump s’est tout d’abord attaquée à l’aide directe qu’elle verse à l’Autorité palestinienne. La semaine dernière, Washington a annulé l’essentiel de l’assistance étasunienne, soit 200 millions de dollars, au profit de « programmes autrement prioritaires ailleurs ». (…) « Ceci ne fait que confirmer l’abandon de la solution à deux États et l’adhésion complète au programme anti-paix de [Benjamin] Netanyahou. » À la tête du gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël, le Premier ministre israélien n’a plus prononcé publiquement les mots « État palestinien » depuis 2009. Étonnamment, Donald Trump s’est bien gardé de toucher aux 61 millions de dollars qu’il a versés cette année aux forces de sécurité palestiniennes pour garantir le bon fonctionnement de la coopération sécuritaire entre Israël et l’Autorité palestinienne en Cisjordanie. Il faut dire qu’en dépit de l’absence de négociations directes entre Palestiniens et Israéliens depuis 2014, celle-ci fonctionne bien, et garantit une relative sécurité à l’État hébreu, en tout cas depuis la Cisjordanie. « Cette coopération sécuritaire n’a jamais été remise en cause », rappelle un diplomate européen. Après avoir réduit l’aide étasunienne bilatérale à une peau de chagrin, l’administration Trump a décidé vendredi de mettre fin au financement de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa). Créé en 1948 pour répondre aux besoins des 750 000 Palestiniens expulsés ou qui ont fui leur terre après la première guerre israélo-arabe, l’agence onusienne, qui s’occupe aujourd’hui de 5 millions de réfugiés dans toute la région (notamment à travers l’éducation et la santé, Ndlr), « n’aura plus un sou » d’ici la fin du mois de septembre, a averti son porte-parole, Chris Gunness, soulignant « les conséquences dramatiques et imprévisibles de la décision étasunienne pour des réfugiés. » (2)

    Au contraire, la fin de l’aide des EU à l’Unrwa a été saluée par Israël qui a toujours accusé l’agence de « perpétuer le conflit » en cultivant l’idée que les réfugiés palestiniens et leurs descendants auraient le droit de retrouver un jour les terres qu’ils ont dû quitter en 1948. Ce « droit au retour r », qui a fait l’objet d’une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU en 1948, est un des autres points d’achoppement du conflit israélo-palestinien, Israël estimant qu’elle menacerait le caractère juif de son État. C’est le Premier ministre Benjamin Netanyahou en personne qui aurait demandé à la Maison-Blanche de couper l’aide étasunienne à l’Unrwa, L’ambassadrice des EU à l’ONU paraît sur la même ligne. S’exprimant la semaine dernière devant la Fondation pour la défense et la démocratie, un think tank conservateur et pro-israélien à Washington, Nikki Haley a conditionné la reprise de l’aide de son pays à l’Unrwa à la diminution du nombre de réfugiés palestiniens enregistrés par l’agence. (…) À en croire la télévision israélienne, les États-Unis ne souhaiteraient plus accorder le statut de réfugié qu’à 500 000 Palestiniens, soit 10% des cinq millions de réfugiés recensés. Dernier bouleversement en date, la proposition des EU d’une confédération englobant la Cisjordanie et la Palestine en lieu et place du futur État palestinien. cette idée, qui reprend le vieux souhait d’une partie de la droite israélienne d’expulser les Palestiniens en Jordanie (où vivent 70% de Palestiniens), aurait été proposée à Mahmoud Abbas. » (2)

    Réfugiés palestiniens : de quoi s’agit-il ?

    Admin Arefi a recueilli les impressions de Pierre Krähenbühl le commissaire général de l’Unrwa : « Il avertit des risques de radicalisation et d’exode des réfugiés palestiniens après la suspension de l’aide étasunienne à l’agence de l’ONU. L’an passé, dit-il, les États-Unis ont contribué à l’Unrwa à hauteur de 364 millions de dollars pour des activités telles que le service à l’éducation, la santé, ou les appels d’urgence (humanitaires, Ndlr). Or, cette année, la contribution des EU n’est que de 60 millions de dollars. (…) Nous faisons tout pour d’abord éviter qu’il y ait le moindre effet direct sur les réfugiés. Cela a été possible pour les deux premiers mois de l’année. En effet, les autres donateurs, une quinzaine de pays et d’institutions, nous ont soutenus en avançant à janvier ou février leur contribution annuelle, qui était parfois prévue pour le mois de mai ou d’août. (…) Nous possédons des partenariats solides avec l’Arabie saoudite, les Émirats et le Koweït. L’Arabie saoudite était en 2017 le troisième donateur de l’Unrwa, derrière les États-Unis et l’Union européenne. Nous espérons établir un partenariat entre les pays européens, les pays du Golfe, les pays asiatiques et d’Amérique du Nord afin de surmonter le déficit. » (3)

    « La population des réfugiés palestiniens qui se trouvent en Cisjordanie, à Gaza, en Jordanie, en Syrie et au Liban a déjà des conditions de vie extrêmement difficiles à cause de l’occupation des territoires palestiniens ou du conflit en Syrie. (…) Cette année, je peux dire qu’il y a 300 millions de dollars en moins pour un système d’éducation qui scolarise un demi-million d’élèves en danger. Donc oui, on peut se préoccuper d’un risque accru de radicalisation. Avec tous les risques sécuritaires, la dernière chose qu’il faut est de déstabiliser l’un des principaux fournisseurs d’éducation au Moyen-Orient. (…) c’est un scandale international, car ce sont des gens qui sont hautement éduqués, qui ont un esprit d’entreprise et des capacités de créativité extraordinaires.

    Le sionisme politique

    Or ils sont aujourd’hui réduits à recevoir cette aide alimentaire à cause du blocus de Gaza parce que les différents secteurs de l’économie ont été détruits et balayés. L’Unrwa fournit un service d’éducation à un demi-million d’élèves. » (3)

    Seule réaction occidentale, Les Canadiens pour la Justice et la Paix au Moyen-Orient (Cjpmo) s’opposent à la décision du président Donald Trump de mettre fin au financement de l’office de secours des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa). « C’est un triste stratagème de la part de Trump pour marginaliser davantage les Palestiniens, afin de donner l’avantage politique à Israël, l’allié américain », a déclaré Thomas Woodley, président de Cjpmo. « Le Canada doit suivre l’exemple de l’Allemagne et du Japon, et s’engager à augmenter son financement à l’Unrwa afin de contrebalancer la décision des États-Unis… Le financement actuel du Canada représente moins de 2% (4)… »

    Pour Mohamed Elbachir la situation actuelle est analogue à celle du feuilleton des Mille et Une Nuits qui permet d’une certaine façon d’endormir les Palestiniens jusqu’à la disparition de leur cause. Il écrit : « Après l’exécution de sa femme pour cause d’adultère, le roi de Perse, Sharyar, décide d’épouser chaque jour une vierge qu’il fait exécuter au lever du matin après la noce. Toutes les femmes étant perfides aux yeux du roi, Shéhérazade, fille aînée du grand vizir décide de mettre fin à ce massacre en se mariant avec le roi. Le soir venu, elle raconte une histoire fascinante au sultan sans la terminer. Son époux avide de connaître la suite, lui laisse la vie sauve pour une journée de plus. Ce stratagème dura mille et une nuits au bout desquelles le sultan abandonna sa résolution…Il va sans dire que ce roi est cette Autorité palestinienne à qui « l’Occident judéo-chrétien » raconte une histoire interminable. De narration en narration, cette Autorité nationale palestinienne, semble croire à une fin de l’histoire où le divorce à l’amiable est possible. Nul besoin d’adhésion du peuple palestinien, elle est Autorité du fait que la « Communauté internationale » lui reconnaît une légitimité et que l’occupant daigne en fonction des circonstances politiques s’asseoir à la même table. S’asseoir pour enrichir d’une nouvelle énigme l’histoire de la veille. La même histoire de terre où le quémandeur est le propriétaire. La question palestinienne est intrinsèquement liée à l’impérialisme occidental et son corollaire le sionisme politique qui, depuis, s’est affranchi, bombe atomique aidant, de son créateur européen. » (5)

    Une première remarque d’actualité s’impose. En déclarant que l’Etat d’Israël est l’Etat-Nation des juifs, les dirigeants israéliens ne font qu’exprimer leurs fidélités à l’idée originelle du sionisme politique.

    Une vérité que le premier chef du gouvernement israélien, David Ben Gourions, énonce sans état d’âme dans les termes suivants : « Si j’étais un dirigeant arabe, je ne signerai jamais un accord avec Israël. C’est normal : nous avons pris leurs pays. » Si la comédie des « négociations » cesse, alors le projet d’une Palestine libre, démocratique et laïque, patrie pour les trois monothéismes telle définie dans la Charte de l’OLP d’avant sa « liquidation » deviendrait une conséquence logique. Une telle hypothèse signifie « mettre fin aux divisions entre les différentes fractions palestiniennes, de les rassembler autour d’une Résistance globale qu’il faut développer et généraliser sous toutes les formes, à la fois populaires et militaires. » (6)

    Israël construit 1000 nouveaux logements sur des terres palestiniennes

    Robert Fisk s’indigne du statu quo actuel qui fait qu’Israël fait ce qu’elle veut. « Chaque semaine il y a mort d’homme sur la barrière de séparation à Gaza pour la « marche du retour » qui n’intéresse plus personne maintenant que les médias occidentaux ont décidé d’étouffer la Palestine. Pendant ce temps-là, le rouleau compresseur de la colonisation avance sous l’œil indifférent du monde et de la complicité impuissante des Etats arabes.
    Le gouvernement israélien a annoncé un nouveau programme de développement de sa colonisation massive de la Cisjordanie occupée. Les plans de 1000 nouveaux « logements » dans les « lotissements » juifs – ce sont les mots qu’ils utilisent pour parler de ce qui est en fait un vol de terres – sont maintenant prêts, a-t-il dit mercredi, et l’approbation finale a été donnée pour 382 autres.

    Aujourd’hui, 600 000 Israéliens juifs vivent dans environ 140 colonies construites sur des terres appartenant à un autre peuple. Il y a une sorte de voile de normalité qui recouvre tout ce qui touche au dernier conflit colonial du monde et qui se traduit par l’indifférence aux chiffres et la mollesse des réactions à l’énorme entreprise de construction en territoire palestinien.

    Le retour à la terre biblique d’Israël n’est pas la seule justification officielle de la multiplication des colonies en Cisjordanie. S’y ajoute parfois celle de punir les Palestiniens. » « Prenez les remarques pusillanimes, poursuit Fisk, de Madeleine Albright, alors secrétaire d’État, lors d’une tournée au Moyen-Orient en 1997. Elle a exhorté Israël à « s’abstenir de tout acte unilatéral », y compris de « ce que les Palestiniens perçoivent comme l’expansion provocatrice des colonies de peuplement, la confiscation des terres, la démolition des habitations et la confiscation des pièces d’identité ». Les colonies, le vol de terres – qu’elle appelle confiscation – et la saisie de papiers d’identité, dans le vocabulaire d’Albright, sont devenus simplement « ce que les Palestiniens perçoivent comme provocateurs ». (…) Nous avons dû nous battre contre tous ces éléments de langage de la colonisation : « Les « faits établis sur le terrain », est une expression inventée par les Israéliens, George W. Bush a parlé des « nouvelles réalités sur le terrain », dans sa lettre infamante de 2004 à Sharon, « lotissements », « quartiers », « banlieues », « centres de population » – tout cela construit dans une Cisjordanie qu’il est désormais interdit d’appeler « territoires occupés » selon l’ancien secrétaire d’État américain Colin Powell qui a décrété qu’il fallait dire : « Territoires contestés ». (…) Dans ces « territoires contestés », il y a eu bien sûr des « attaques terroristes » lorsque les Palestiniens attaquaient les Israéliens, mais des « affrontements meurtriers » lorsque les Israéliens tiraient sur les Palestiniens. Le mur n’était pas un mur, mais une « barrière » ou une « clôture ». (…) Même Barack Obama, dans son panégyrique du Caire il y a neuf ans, a parlé du « déplacement » et de la « dislocation » des Palestiniens, plutôt que de leur dépossession et de leur exil (…). » (6)

    Pour clôturer cela, les autorités étasuniennes ont ordonné dimanche, à l’ambassadeur palestinien aux Etats-Unis, Husam Zomlot, de quitter « immédiatement » le pays. Le visa de l’envoyé de l’OLP et ceux des membres de sa famille ont été révoqués, « et les autorités américaines lui ont demandé de quitter immédiatement le pays, alors que leurs visas sont encore valides jusqu’en 2020 ». Sombres jours pour le peuple palestinien.

    Chems Eddine CHITOUR

    1. https://www.tsa-algerie.com/ahed-tamimi-jerusalem-restera-la-capitale-

    2. Armin Arefi Israël-Palestine : le vrai plan de Donald Trump Le Point.fr 03/09/2018

    3. http://www.lepoint.fr/monde/refugies-palestiniens-le-cri-d-alarme-du-d

    4. http://www.cjpme.org/pr_2018_09_02

    5. Mohamed El Bachir https://reseauinternational.net/le-sionisme-politique-est-synonyme-de-… 03 septembre 2018

    6. Robert Fisk https://arretsurinfo.ch/israel-construit-1000-nouveaux-logements-sur-d

    20 Septembre 2018

    URL de cet article 33835
    https://www.legrandsoir.info/le-monde-occidental-et-les-arabes-se-detournent-de-ce-conflit-la-pales


  • Jusqu’à quand la passivité du ministère des Affaires étrangères algérien ? – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/01/jusqua-quand-la-passivite-du-ministere-des-affaires-etranger
    http://www.mae.gov.dz/images/news_imgs/photo+MAE.jpg

    Photo  : S.Sellami                                                                                                                                                                                             L’Algérie a commencé à appliquer le principe de réciprocité à la France, lit-on dans la presse nationale et étrangère dans un fond de crise appréciée différemment.

    On parle de conclusion d’un rapport de la mission diplomatique algérienne à l’hexagone qui a relevé que les structures algériennes d’outre -mer ont été privées de la protection policière habituelle sur décision du ministère des affaires étrangères français. D’autres la situent à cette décision de Macron d’honorer le vendredi dernier les harkis, d’anciens combattants algériens ayant servi aux côté de l’armée française durant la guerre d’Algérie de 1954-1962. En effet, Par décret paru au Journal officiel de vendredi, six anciens combattants harkis et la cofondatrice d’une association de harkis sont promus au grade de chevalier de la Légion d’honneur, la distinction la plus prestigieuse décernée par l’Etat .Quatre personnes sont promues au grade d’officier de l’ordre national du Mérite et quinze autres au grade de chevalier du même ordre, majoritairement représentantes d’associations ou fédération. Ces promotions interviennent quelques jours seulement après la visite du jeune président français à Josette Audin pour réhabiliter son époux par reconnaitre son assassinat par l’armée coloniale et à quatre jours de son rendez vous pour faire des annonces au Comité national de liaison des harkis (CNLH) qui avait réitéré sa volonté de se battre « jusqu’au bout » et d’aller plaider sa cause devant les tribunaux internationaux s’il n’obtenait pas satisfaction auprès de l’État. Rappelons que le président Macron n’a pas cessé d’intervenir auprès de son homologue Algérien pour faire un geste afin de permettre à cette catégorie d’algériens de souche mais française par naturalisation de circuler librement entre les deux pays.

    Probablement, si l’on se réfère au coup de fil qu’il a donné à Bouteflika le même jour de sa visite au domicile des Audin, il misait beaucoup sur cet accord du président algérien pour leur annoncer cette libre circulation afin de les éloigner de cette revendication des 40 milliards d’euros qu’ils réclament au moment même où les caisses de l’Etat se rabattent sur les retraités français pour les équilibres budgétaires. De nombreux analystes, voit ce réveil de la diplomatie Algérienne très tardive et son motif reste très léger. Le Ministère des Affaires Etrangères (MAE) algérien est resté sourd et myope à toutes les humiliations que subissent les citoyens dans leur droit de visite à leur proche en France dans le cadre de cette libre circulation qui est devenue problématique jusqu’à abaisser les Algériens devant les locaux des prestataires de l’ambassade de France. L’évolution des structures et des mécanismes mis en place depuis les accords d’Evian sont révélateurs des relations entre les deux pays et les liens historiques qui lient le colon au colonisé tels que relatés par Frantz Fanon dans son ouvrage » les damnés de la terre « . Les circonstances particulières, ont fait que, les réglementations concernant la circulation ainsi que l’octroi et le refus de visa peuvent s’avérer de véritables instruments diplomatiques.

    1-Les Algériens sont reçus par les ambassades de certains pays européens indignement.

    Depuis la décennie noire qu’a connue l’Algérie, les ambassades de France, de Grande Bretagne, d’Italie et maintenant depuis peu la Belgique ne reçoivent plus les Algériens et les mettent en contact avec une interface prestataire : TLS Contact ou VFS Global sans pour autant fournir les moindres informations ou assumer une infime responsabilité sous couvert d’un artifice sécuritaire de toute apparence un prétexte pour ne pas avoir affaire à des Algériens auxquels ils ne répondent même pas à leurs emails. C’est ici où devrait intervenir le principe de réciprocité. Les citoyens de ces pays ne subissent pas le même sort humiliant dans nos différentes ambassades et consulats dans ses pays. Ils sont non seulement reçus directement dans ces locaux mais peuvent se renseigner et régler de nombreux problèmes par téléphone seulement. Voici pour illustration un témoignage pour ne pas l’appeler enquête réalisée trois mois avant que l’ambassade de France opte à Alger pour un autre prestataire VFS Global. TLS contact, route Oued Romane, Il y avait 3 couloirs celui de droite est réservé aux visas pour l’Italie et la Belgique, le milieu pour la France, à gauche l’Angleterre. Les deux ailes sont presque vides mais celui du centre est plein à craquer. Le règlement sécuritaire n’est pas le même pour les autres pays par exemple, vous pouvez rentrez avec votre portable mais pour le couloir de la France, il ne faut pas le ramener avec vous. S’il vous arrive de le faire, vous devez vous débrouiller » vous-même » d’un moyen pour le déposer ailleurs que dans les locaux TLS.

    Si vous descendez jusqu’à votre voiture pour y le déposer dans le parc situé à prés de 700 m, vous ne devez pas dépasser ½ heure sinon votre RDV sera annulé et vous serez contraint de le redemander. Or les RDV sont bloqués. Résultat : s’il vous arrive un tel cas, vous devez simplement jetez votre portable. Il y a aussi d’autres types d’humiliation difficile à décrire par respect aux lecteurs. Une femme qui devait se rendre en Belgique déclare être convoquée pour payer un total de 12455 DA dont 70% pour les frais de visa et 30% pour les services de TLS en tant que prestataire. Cela voudra dire que les ambassades se délestent d’un service qui leur incombe mais continuent de percevoir le même montant de visa et faire supporter les frais de leur prestataire TLS sur le dos du demandeur alors qu’il devrait être retranché du montant de visa initial.

    Ces ambassades par cette méthode, affichent ouvertement leur manière indigne envers les Algériens sans que notre diplomatie s’en mêle d’une manière ou d’une autre Un clin d’œil sur la composante des Algériens présents dans la longue chaîne montre qu’il y a des jeunes, des seniors et des très vieux. Quelques questions aux deux dernières catégories ont permis de déduire sans aucune crainte de généralisation étant donné l’échantillon d’analyse qu’il existe très peu d’Algériens qui n’ont pas un ascendant ou un descendant en France spécialement. On est amené à dire que la mondialisation avec ce pays n’est pas uniquement d’ordre économique mais elle est éminemment et primordialement sociale. Mais le drame reste celui des jeunes. Sur le plan physiologique, on constat que la majorité des jeunes sont beaux, bien habillés presque des mannequins. Très peu de Hijabistes. Le niveau : médecins, médecins spécialistes, Ingénieurs, polytechniciens, Magister en Géophysique Master 2 en chimie Etc.

    Partant de ce constat, conjugué avec ce qui est déjà économiquement connu, la France est le premier investisseur hors hydrocarbures en Algérie avec prés de 2,5 milliards d’euros entre 2014 -2018. Par son importation de produits agricoles, équipements et services divers, l’Algérie fait travailler 1 millions de Français. Elle approvisionne les principales compagnies Françaises en Gaz pour nous limiter qu’à cela.40000 demandent de statut de harkis sont à l’étude actuellement et plus de 400 000 nationalités. Acquises entre 1998 et 2018. 70 000 sont en cours d’instruction. Prés du 2/3 des ministres de la république depuis de l’indépendance y vivent. Tout cela montre que sécurité ou pas, terrorisme ou pas, le déplacement dans les deux rives devra avoir un cachet particulier loin de toute politique politicienne hormis pour les traitres d’un côté comme de l’autre.

    2- La France a toujours tergiversé pour ne pas respecter ses engagements.

    Sur le plan économique, elle revendique sa part importante et privilégiée à chaque fois que l’occasion se présente. Christian Estrosi, député, maire de Nice, et président de la Région Provence-Alpes-Côte-D’azur (PACA), lui-même fils d’immigré italien n’a pas manqué de menacer l’Algérie pour venir en aide aux agriculteurs de la région qu’il préside. En effet, la décision de l’Algérie de bloquer les importations de certains fruits affecte durement la pomme des Alpes françaises dont la filière est menacée de disparition. Dans un communiqué publié le samedi 18 février 2017, Christian Estrosi, a demandé au premier ministre français Bernard Cazeneuve d’intervenir auprès des autorités algériennes pour sauver la filière de la pomme des Alpes de la faillite voire même leur mettre cette faillite sur le dos. En plus, la France a toujours pratiqué avec l’Algérie une immigration sélective. Elle facilite l’intégration et la nationalité aux chercheurs formés au coup de sueur par l’Algérie dans le seul but avoué de maintenir sa dépendance éternelle de l’assistance scientifique Française. Pourtant, l’évolution historique de la libre circulation entre l’Algérie et la France décrit bel et bien un avantage dans un seul sens. Les accords d’Évian, signés le 18 mars 1962 et approuvés par référendum le 8 avril de la même année, maintiennent un régime de circulation privilégié entre la France et l’Algérie. Ainsi, aucun document de voyage spécifique n’est exigé des Algériens qui restent libres de circuler entre la France et l’Algérie, munis seulement d’une carte d’identité sauf si le voyageur d’un côté comme d’un autre est sujet d’une décision de justice.

    À la suite d’un décret algérien du 10 avril 1964, les touristes algériens doivent se munir d’un billet retour et de la somme de 200 francs afin d’accéder au territoire français. Cette somme est portée à 500 francs par le gouvernement français en octobre 1964. Cette règle a évolué depuis et toujours par sa remise en cause du côté français. Le 27 décembre 1968, l’actuel président algérien, alors ministre des affaires étrangères avait négocié un accord qui prévoyait que les Algériens souhaitant faire un séjour inférieur à trois mois en France soient admis, sans formalités, sur présentation du passeport pourvu qu’il ne manifeste pas son intention d’y exercer une activité professionnelle. Ainsi, bien qu’il introduise l’obligation du passeport, cet accord dispense les Algériens de visa court séjour. À la suite des accords d’Évian, les relations sont allées jusqu’à permettre particulièrement aux Algériens de bénéficier d’un statut privilégié. En effet, ceux et celles qui souhaitent s’installer et travailler en France bénéficient des mêmes droits que les Français exception faite des droits politiques. En septembre 1973, le président algérien Houari Boumedienne soit deux semaines avant l’embargo pétrolier surnommé le premier choc invoque le racisme anti-algérien en France, pour suspendre l’émigration algérienne de travail. Très méfiant et jaloux de la dignité des Algériens, par cette offensive courageuse, Boumedienne anticipa une décision sous forme de chantage par les autorités françaises de renvoyer en Algérie tous les ressortissants non munis d’une résidence. En juillet 1974, le gouvernement français décrète la suspension provisoire de l’immigration de main-d’œuvre, notamment algérienne. Cette suspension s’avère définitive.

    Le gouvernement tente par la suite, sans succès, de mettre en place des politiques de retour qui visent plus particulièrement encore les Algériens. Une perception négative des immigrés, domine. La nécessité de maîtriser les flux est sans cesse réaffirmée. Ces perceptions vont influencer les politiques concernant la circulation entre les deux pays. Ceux qui déclarent être des voyageurs désirant effectuer un court séjour en France sont désormais soupçonnés d’être des candidats à l’immigration clandestine. La représentation d’un « risque migratoire » domine progressivement les procédures d’octroi et le refus de visa. Depuis et à ce jour, les autres pays ne font que suivre la France qui dans beaucoup de cas subissent des pressions diplomatiques. La diplomatie algérienne face à cette situation, subit sans réagir jusqu’à cette fois ci où des diplomates soient humiliés dans leur structures même.                                                                                                                               par Reghis Rabah*                                                                http://www.lequotidien-oran.com/?archive_date=2018-09-30&news=5266811


  • Eric Zemmour et le complexe de l’Autre – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/01/eric-zemmour-et-le-complexe-de-lautre
    https://salimsellami.files.wordpress.com/2018/09/zemmour-dati.jpg

    Photo : S.Sellami.                                                                                                                                                                       Depuis des années, à l’écran ou dans ses billets, Eric Zemmour trouve du plaisir à vomir ses propos haineux et discriminatoires sur les musulmans, les immigrés, les Africains… Sa cible unique est l’Autre.

    Récemment, il a déclaré à Hapsatou Sy que son nom est une insulte à la France. Pour lui, les noms d’origines étrangères insultent la France.

    Cette affaire rappelle une scène vécue par Leila Sebbar, écrivaine française avec un nom non-français, lors d’une rencontre publique. Quelqu’un dit à l’auteure : « Vous n’avez pas le droit d’écrire en français avec le nom que vous portez, c’est un nom arabe, vous trompez votre public, vous devez changer de nom… » (Source : Je est un Autre-ouvrage collectif, Gallimard, p104). Il devait surement être un des admirateurs du Zemmourisme.

    Voici l’autopsie du Zemmourisme !

    Eric Zemmour est malade. Gravement malade. Il est atteint d’un complexe incurable : le complexe de l’Autre. Autrement dit, l’Autre est son obsession éternelle. Il rêve d’une France-boite, recroquevillée sur elle-même. Une France protégée par de hauts murs pour refuser l’Autre, cet être qui vient d’Ailleurs pour circuler librement et changer de pays comme le lui stipule la Déclaration des droits de l’Homme.

    Pour Zemmour, l’Autre est une menace pour la France et une source de fléaux et malédictions. L’Autre est accepté dans un seul cas : l’assimilation. Il doit brûler son histoire, ses ancêtres, sa culture, et s’assimiler à la culture française. Il doit s’effacer pour exister en France. Je est un Autre, disait le poète. Je c’est Moi, dit Zemmour.

    Pour Zemmour, la France est uniforme, une île sans rhizomes avec l’Ailleurs. Et elle est blanche. Il n’y a donc qu’une seule catégorie de Français, celle qui possède les trois ingrédients : le sol, le sang, et la souche. Ceux qui ont la nationalité par déclaration ou décret ne sont pas tout à fait français. Ainsi, Zemmour est contre la loi française.

    Zemmour est contre l’Histoire de France aussi. Il veut plutôt imposer une autre histoire avec ses propres délires et fantasmes. La France, comme tout pays du monde, a été peuplée par migrations. Les Français sont des gens venus de partout pour cohabiter sur le même sol et qu’on retrouve dans divers domaines : l’administration, le commerce, l’art… Leurs soucis quotidiens sont le salaire, le chômage, l’écologie, la retraite, les programmes scolaires, et non la guerre identitaire. La langue française elle-même est nourrie de mots étrangers (arabes, anglais…). Et c’est cette diversité qui fait la richesse de la France d’aujourd’hui. Avant même le mythe d’Ulysse, l’Homme a bougé. Parce tout ce qui ne se déplace pas est menacé de disparition.

    Les immigrés venus de l’Afrique du Nord ont sacrifié leur vie dans les bâtiments et les rails pour bâtir la France, cette France qui laisse Zemmour insulter l’Autre.

    L’hypocrisie est de dire qu’ aujourd’hui ces immigrés ne servent à rien : la France est achevée, ils n’ont qu’à rentrer chez eux. Un exemple : Bouzid Begag est un immigré algérien qui a passé sa vie dans les bâtiments de la France ; il a eu un certain Azouz, né dans un hôpital français. Azouz n’a connu l’Algérie, pays de ses parents, qu’à travers les livres, les témoignages, et ses rares voyages.

    Il est aujourd’hui écrivain et chercheur français. Il a même été ministre dans le gouvernement français. Mais pour Zemmour, le nom Azouz Begag est une insulte à la France à cause de son origine étrangère.

    Zemmour a une obsession maladive de ses origines. C’est un sujet qu’il n’aime pas évoquer car il dément ses fantasmes. Ses aïeux viennent d’Algérie. Le site « Mémoires des hommes » montre, grâce à des fiches de militaires, que les Zemmour sont nés en Algérie et qu’ils étaient installés pour la plupart à Constantine. Donc, Eric Zemmour est lui aussi le fruit d’une migration, d’un déplacement. Pour cacher cette vérité qui le dérange, il maquille sa douleur avec cette phrase surréaliste : « Je suis un Français colonisé par la France et je bénis la colonisation ».

    Zemmour a une autre obsession : son nom. Il n’aime pas le mot « Zemmour ». Des thèses en onomastique prouvent que ce nom est d’origine nord-africaine, voire berbère. Porté souvent par des Juifs, il signifie en berbère « olives » (Azemmour). Il faut compter les changements sociolinguistiques qui touchent le nom. Alors doit-il changer ce nom qui vient d’Ailleurs, d’une terre qu’il déteste ? A vrai dire, Eric le Français n’aime pas Zemmour le Berbère.

    Bref, Eric Zemmour est contre l’Histoire de France, contre sa loi, contre la science, et contre lui-même. C’est un personnage double, pétri de contradictions. Il connaît la vérité et son contraire, mais aime se mentir pour mettre en avant ses délires et fantasmes.

    Malgré la gravité de ses propos haineux et discriminatoires, malgré les plaintes et pétitions, Zemmour continue et continuera à insulter l’Autre, ses origines, sa couleur de peau, et son nom. Il est intouchable.

    Le Zemmourisme aura fin quand Eric le Français aimera Zemmour le Nord-Africain. C’est-à-dire, quand Eric Zemmour sera lui-même.                                                                       
    par Tawfiq Belfadel                                                              http://www.lequotidien-oran.com/?archive_date=2018-09-30&news=5266809


  • De quoi Zemmour est-il le nom ? Les chroniques d’un pyromane impuni – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/01/de-quoi-zemmour-est-il-le-nom-les-chroniques-dun-pyromane-im
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    « Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit » Guy Bedos

    L’un des grands malheurs des pays occidentaux en général et de la France en particulier , c’est de permettre au nom de la liberté d’expression à des pyromanes haineux, des intellec-cruels communautaristes dénoncés en vain notamment par Pascal Boniface, mais qui continuent à sévir à la fois sur les ondes, les plateaux de télé à telle enseigne qu’ils sont devenus indispensables d’autant que leur fond de commerce plait à cette élite française qui pour se maintenir est capable de s’allier avec le diable pour avoir une visibilité. Nonobstant les lignes rouges encadrées par quelques lois dont la célèbre loi Gayssaut qui interdit de parler de la Shoah, la religion juive, l’Etat d’Israël d’avoir un avis différent, tout est permit et là on a le choix , le fond de commerce est copieux il s’agit de l’émigré, du noir , de l’arabe , du musulman. Ces intellectuels ont table ouverte partout.

    L’entartré BHL, Finkielkraut L’académicien qui s’est fait payer son habit grâce à une collecte, Pascal Bruckner avec sa « tyrannie de la repentance » livre de chevet des hommes politiques, et enfin le sniper tout terrain je veut citer Eric Zemmour qui s’est fait une réputation par les procès qu’il perd et qui contribue à une réputation qui fait vendre sa logorrhée avec toujours un fil conducteur : La France est en perdition, elle risque d’être submergée par les Arabes les musulmans les noirs le grand remplacement –une idée de Renaud Camus recyclée et bonifiée- La France perd sa pureté….  Tout ces ouvrages -quand on a eu un seul on les as tous lu- sont en fait des mises en garde à chasser l’allogène… au profit de l’indigène, celui de souche.. Justement le risible de tout cela est que Eric Zemmour se veut plus royaliste que le roi, « plus français que moi tu meurs » dirait –on. Il est toujours en train à tout prix de se vouloir français de souche envers des Français qui doivent le mépriser solidement mais comme il fait le job qu’ils ne peuvent pas faire- celui de dénoncer et d’insulter ad nauséam les Arabes, les Musulmans,.- ils laissent faire ! Deux affaires récentes nous permettent de connaitre de mieux en mieux le personnage en espérant qu’un jour il soit mis fin à ces attaques récurrentes ad hominem

    Zemmour insulte la mémoire de Maurice Audin

    Les Faits : Le président Macron annonce que la France reconnait sa responsabilité dans le meurtre sous la torture de Maurice Audin ce mathématicien communiste qui s’était engagé pour l’indépendance de l’Algérie. Réaction de Zemmour ,Maurice Audin est un traitre , il mérite douze balles dans la peau ». Ces paroles sont très graves ! Zemmour brandit le glaive de la justice, juge et condamne à la peine de mort Maurice Audin pour avoir en conscience apporté son aide aussi modeste soit elle au peuple algérien dans sa lutte pour la libération

    « Le polémiste était l’invité de L’Opinion et a été interrogé sur Maurice Audin, Eric Zemmour a été « scandalisé par le comportement d’Emmanuel Macron », qui a reconnu le rôle de la France dans la mort de ce mathématicien de 25 ans. « Je pense que ce M. Audin, mort dans des conditions tragiques évidemment […] Ce type a pris les armes contre la France ». : « La torture, vous savez, ça a permis quand même d’arrêter les attentats ». (…) Il y a quelques jours, au micro de RTL, il disait au sujet de la guerre d’Algérie, des attaques sanglantes commises par le FLN et au sujet de l’acte d’Emmanuel Macron sur Maurice Audin : « Il n’a pas reconnu un fait historique, il reconnaît la responsabilité de la France, c’est pas la même chose »(1)

    Zemmour remue la fange du racisme identitaire

    Non content d’insulter la mémoire et de développer une vision partiale de la guerre d’Algérie, dans une autre sortie il invective les Français ayant des prénoms qui ne sont pas français en leur disant qu’ils en devraient avoir honte C’est le cas du conflit avec Hapsatou-sy Chroniqueuse à la télévision à qui il déclare : « Votre mère a eu tort de vous appeler ainsi. Elle aurait dû prendre un prénom du calendrier et vous appeler Corinne par exemple, ça vous irait très bien… C’est votre prénom qui est une insulte à la France. « Ceux qui suivent avec attention Eric Zemmour savent que le polémiste tient à ce que sa position sur le sujet soit bien claire pour tout le monde. En janvier dernier, il faisait le même reproche à Fatima Benomar, de l’association « Les effondrées ». « L’assimilation, ça veut dire que vous ne vous prénommez pas Fatima. Vous vous prénommez Françoise ou Martine. Vous prenez un prénom du calendrier », insistait-il. Sur LCI, en septembre 2016, alors qu’on lui demandait si Zinedine Zidane, Omar Sy ou Jamel Debbouze étaient « moins français » que lui, il répondait : « Sur le plan juridico-politique, évidemment qu’ils sont aussi Français que moi. Ils ont une carte d’identité, ils sont français, comme vous, comme moi, il n’y a pas de différence, heureusement. En revanche, pour le corps social, c’est-à-dire sur comment ils sont reçus par la population, par le peuple qui est là depuis 1000 ans, oui, ils sont moins français que moi, mes parents ont fait l’effort de me donner un prénom dans le calendrier, c’est à dire français » Hapsatou Sy, elle, n’entend pas laisser sous-entendre qu’elle est moins française qu’Eric Zemmour et que son prénom est « une insulte à la France ». La chroniqueuse a lancé une pétition en ligne pour « interdire de médias » le journaliste « Je ne peux absolument pas tolérer que la libre expression d’une opinion soit une excuse pour se permettre de formuler impunément des messages de haine »(1).

    Hamdi Baala rapportant quelques réactions de journaux écrit :«  »Abject », titrait l’Humanité un billet mercredi 19 septembre, en réaction à des propos d’Eric Zemmour sur Maurice Audin. (…) Mais c’était compter sans Eric Zemmour. En pleine promotion d’un nouveau livre, l’écrivain a affirmé être « scandalisé » par le comportement du président français. « Moi je pense qu’il [Audin] méritait 12 balles dans la peau. C’était un traître, c’était un type qui était contre la France », a-t-il lancé. Ces propos largement critiqués font suite à une autre polémique causée par Eric Zemmour. Invité ce weekend de l’émission « Les Terriens du dimanche » de Thierry Ardisson, il a lancé à la chroniqueuse Hapsatou Sy que sa mère « a eu tort » de lui donner ce prénom. Les deux polémiques s’ajoutent à deux nombreux dérapages jugés « racistes » du polémiste à travers les années. Des journalistes, des militants anti-racistes et des internautes s’étonnent que, malgré cet historique riche en dépassements, les médias français continuent d’inviter Eric Zemmour et à donner « libre antenne à son racisme ». (2)

    Pour David Nakache qui a réagit à ces deux affaires, la coupe est pleine : « Eric Zemmour : trop c’est trop. La légitimation de la torture « qui a permis d’éviter des attentats » contre la France et de l’assassinat de Maurice Audin « qui méritait 12 balles dans la peau » est absolument inadmissible. J’ai suffisamment critiqué Emmanuel Macron par ailleurs pour saluer et son geste vis à vis de la famille de Maurice Audin et l’ouverture des archives concernant les disparus durant la guerre d’Algérie. La censure est une question complexe et délicate, mais le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. Ce n’est pas le prénom d’Hapsatou Sy qui « fait honte à la France », ce sont les propos d’Eric Zemmour. Dans l’attente de condamnations par la justice de ses propos, j’espère des médias qu’ils auront la décence de ne plus l’inviter »(3).

    Personne n’échappe aux insultes impunies de Zemmour

    Bruno Roger-Petit nous rappelle une autre polémique celle de Zemmour accusant La ministre garde des sceaux de racisme anti-blanc et de favoriser les banlieues ; il écrit : « Eric Zemmour s’en est pris à l’action de la nouvelle ministre de la Justice, Christiane Taubira, qu’il accuse d’angélisme, de communautarisme, et qui, selon lui, s’apprête à rétablir une loi sur le harcèlement sexuel visant les hommes blancs. Bas du formulaire Le corpus de ce billet d’anthologie mérite que l’on reproduise ici la majeure partie des propos tenus par l’éditorialiste de la station familiale. Qu’on en juge : « Dès son arrivée place Vendôme, Christine Taubira s’est montrée impitoyable. Avec des accents presque sarkozystes, elle s’est émue de la souffrance des victimes, et a promis de pourchasser leurs bourreaux, d’être dure avec le crime et les criminels. (…) Mais Christine Taubira sait aussi redevenir douce et compatissante, compréhensive, une maman pour ses enfants. Ces pauvres enfants qui volent, trafiquent, torturent, menacent, rackettent, violentent, tuent aussi, parfois. Ils sont encore des adolescents, mais certains sont encore des chefs de gangs redoutés. D’autres sont encore des apprentis, mais ils apprennent vite. (…) C’est peut être en raison de ce rôle social que notre nouvelle ministre de gauche est pleine de sollicitude pour eux (…) En quelques jours, Christiane Taubira a choisi ses victimes, ses bourreaux. Les femmes, les jeunes des banlieues, sont dans le bon camp à protéger. Les hommes blancs dans le mauvais » (4).

    « Résumons écrit Bruno Rene Petit donc la pensée de notre éditorialiste : « -Les jeunes de banlieue ? On les reconnait à ce qu’ils volent, torturent, violentent et tuent, sans exception ou presque. (…) – L’annonce de la volonté de supprimer les tribunaux correctionnels pour les mineurs délinquants ? Les tribunaux sont d’ores et déjà supprimés nous dit l’éditorialiste. C’est faux, mais cela fait de l’effet. L’action de Christine Taubira ? Des propos de l’éditorialiste, on conclut que c’est une action marquée du double sceau d’un racisme anti-homme blanc et du communautarisme puisque visant à défendre des jeunes de banlieue issus de l’immigration et par conséquent, pour beaucoup d’entre eux, ontologiquement délinquants et/ou criminels. (…) Est-ce le signe que la lépénisation des esprits, du vocabulaire et des comportements sont à ce point actés dans la vie publique de ce pays que celui-ci en vient à ne plus produire les anticorps démocratiques indispensables ? » (4)

    Zemmour, tu es un cancre de l’Histoire

    Plusieurs écrivains et hommes de lettre ont tenu à rappeler à Zemmour d’où il vient et la vanité de tout chercher à plaire à ceux qui divisent au nom de la « limpieza de sangre » La pureté du sang « Nul doute écrit dans un beau texte, que Zemmour eût préféré s’appeler Dupont ou Martin. Mais voilà il se nomme Eric Zemmour et quand on porte un tel nom, on s’abstient de donner des leçons de francité à une invitée prénommée Hapsatou. Avec ma tête de juif errant et mon nom à faire rougir une carpe farcie, en toute logique, mes parents auraient dû me prénommer Schlomo, Mordechai ou Jacob. Par crainte que l’histoire ne bégaye, ils ont préféré nous affubler, mon frère et moi, de prénoms assez passe-partout pour ne point éveiller les toujours possibles soupçons. C’était là une attitude assez commune chez les familles juives européennes qui toutes portaient en elle les traumatismes de la déportation. On ne tenait pas à attirer l’attention et, en cas de malheur, avec ces prénoms neutres au possible, on pourrait peut-être échapper à la prochaine rafle ».(5) « Peut-être que les parents de Zemmour en firent de même : au lieu que leur dernier-né ne s’appelle Samuel ou Nathan, ils le prénommèrent Eric. Il est vrai que d’aller dans la vie en portant le nom d’Isaac Zemmour peut s’avérer être, dans certains cas, une véritable source d’emmerdements. Déjà que le seul vocable de Zemmour porte en lui des sonorités qui sentent bon le couscous à l’agneau, les cigarettes au miel ou les sandwichs au thon baignés à l’huile d’olive. (…) Nul doute que Zemmour eût préféré s’appeler Dupont ou Martin. Eric Martin. Qui sait si à cette heure-ci, avec un patronyme pareil, il ne serait pas déjà rédacteur en chef au Figaro Magazine. Ou président de l’Assemblée nationale. Ou encore, chef de rayon chez Leroy Merlin.Seulement voilà, Zemmour s’appelle Zemmour, Zemmour est aussi juif que Sagalovitsch peut l’être –chacun dans son style– et cet héritage, s’il ne protège pas, hélas, de la connerie, impose qu’on ne puisse pas venir fanfaronner à la télé pour vilipender une invitée qui aurait le malheur de se trimballer avec un prénom qui ne sente pas bon les volcans d’Auvergne » (5).

    Laurent Sagalovitsch lui fait ensuite la leçon en lui montrant que ses « contorsions à faire le beau pour se faire bien voir par les bien pensants français de « souche », sont vaines et qu’il est marqué : « Qu’un Français bon teint eût tenu de telles paroles, c’eût déjà été de trop mais qu’un schnorrer comme Zemmour qui doit être autant gaulois que Rika Zaraï et Popeck réunis, en vienne ainsi à donner des leçons de francité, c’est non seulement risible, grotesque et absurde mais c’est en plus une sorte de crachat que Zemmour s’adresse à lui-même. Que croit-il donc ce petit éditorialiste –je l’ai croisé un jour, il m’arrive à peine à la taille, moi qui dépasse à peine le mètre-soixante-dix– qui s’en va déposer chaque jour de la semaine, ici et là, sa petite chronique pleine de fiel et de ressentiment ? Qu’à force de rouler des pelles à toutes les Mariannes de l’Hexagone, de s’époumoner à chanter l’inaltérable gloire du coq français, de dénoncer l’immigrant, voleur de richesses, sous toutes ses formes, d’apparaître comme le parfait zélote de l’identité française en péril, il va finir par faire oublier cette tâche originelle dont son nom est le parfait étendard ? » (3)

    « Quand un juif commence à se comporter de la sorte, quand il entend inscrire ses pas dans la communauté nationale au point d’oublier d’où il vient, quand il passe son temps à célébrer à outrance les charmes d’un pays où, quoi qu’il fasse, il sera toujours considéré comme un étranger, lorsqu’il en rajoute des tonnes afin de mieux convaincre le Gaulois de souche de sa parfaite allégeance à la nation française, c’est que ce juif-là est soit fou, soit sot. Soit les deux à la fois. Être raciste et juif est une aberration métaphysique. Quand on porte dans son nom, quand on charrie dans son sang, dans sa chair même, les magnificences et les blessures d’un peuple qui aura connu, tout au long de son histoire, les pogroms et les bûchers, le sang des déportations et l’arbitraire de l’exil, la mise au rebut et l’enfermement au sein de ghettos insalubres, la constante stigmatisation et la vindicte de nations égarées dans l’enfer du nationalisme, on ne vient pas à la télévision dire à une invitée qui porte le joli prénom d’Hapsatou : « Votre mère a eu tort de vous appeler ainsi. Elle aurait dû prendre un prénom du calendrier et vous appeler Corinne par exemple, ça vous irait très bien… C’est votre prénom qui est une insulte à la France. La France n’est pas une terre vierge. C’est une terre avec une histoire, avec un passé. Et les prénoms incarnent l’histoire de la France. » (5)

    Laurent Sagalovitsch conclut en le prévenant que son tour arrivera et ceci malgré ta servilité si par malheur l’extrême droite prenait le pouvoir : « Tu n’as donc toujours pas compris mon petit Zemmour que le jour où tes idées viendraient à devenir celles de la majorité ambiante, le jour où tes glorieux camarades prendront le pouvoir, le jour où tes amis du Rassemblement National et autres groupuscules identitaires plastronneront à la tête de l’État et rêveront à une France enfin blanche et catholique, tout Zemmour que tu as été, tout servile que tu te seras montré, tout « frankaoui » que tu auras essayé d’apparaître, tu seras le premier à dégager et à monter dans un convoi pour Drancy, Pithiviers, Struhof, toutes ces aimables destinations où, naguère, des sbires versés dans la même fureur nationaliste que la tienne envoyèrent à la douzaine de pauvres petits juifs comme toi ? Tu penses vraiment qu’à force de te vautrer dans ces fanges du nationalisme le plus fielleux qu’il soit, à rêver de Clovis, de Charlemagne et de Mireille Mathieu, à effeuiller avec amour et ferveur les pages de l’histoire de France, ton nom, tes origines, ton appartenance religieuse finiront pas disparaître au profit d’une identité franco-française qui malgré tout tes efforts, tes courbettes, tes révérences, ne sera jamais la tienne ? Jamais. Zemmour, tu es un cancre de l’Histoire. Et le dernier des Juifs. » (5)

    Je m’appelle Elise et j’emmerde Eric Zemmour

    Elise Thiebault répond a sa façon franche et surtout généreuse aux dérives de Zemmour. Elle rappelle sa généalogie mais surtout le combat pour la dignité humaine de ses parents qui lui ont transmis l’amour du prochain. Elle écrit : « Je suis née en mars 1962 à Marseille et mon prénom à l’état civil est Elisabeth, un prénom hébraïco-biblique qui signifie « le serment de Dieu » (Elisheba). Au nom de tous les miens, Françaises et Français depuis plusieurs siècles, j’ai deux ou trois choses à dire à M. Zemmour. (…) Ce qui fait pleurer M. Zemmour, c’est la défaite de Napoléon au fond de la glaciale Russie en 1812. Et c’est cet individu qui est invité partout pour distiller son fiel et, surtout, délivrer ses certificats de francité dont nous nous battons la moule, ( ;..) cet obsédé identitaire, qui s’est rendu coupable de tant de viols de l’histoire de France que l’Hexagone en a encore mal au cul (oui, j’aime Rabelais, ce génie français ) (…) Quand Zemmour ose dire ce qu’est la France, de son point de vue, c’est-à-dire un délire de nationaliste xénophobe au petit pied, je suis révoltée de voir que seuls lui répondent les Français.es aux origines manifestement mêlées (bravo et merci), alors que les personnes blanches de peau comme moi, qui ne se feront jamais arrêter pour un contrôle au faciès, qui auront un appartement facilement, dont le CV passera sur le haut de la pile, qu’on n’interrogera jamais sur leurs origines, qui ne se feront jamais regarder de travers en raison de leur orientation sexuelle ou de leur handicap – ces personnes-là ne vacillent pas sur leurs celtitudes et restent, pour mon goût, un peu trop silencieuses.(…) » (6)

    « L’identité, ma mère m’en avait donné une version que je chéris encore aujourd’hui. Quand on était petits, elle prenait toujours en stop, sur le chemin de l’école, les enfants gitans qui venaient chaque année installer leur campement près de l’ancien temple d’Artémis, à côté de chez nous. On lui demandait pourquoi elle s’arrêtait, alors qu’ils étaient sales et souvent pieds nus, et pourquoi elle leur donnait notre goûter. Elle nous avait expliqué, sérieuse comme une papesse, que nous aussi on était gitans, mais que ça se voyait moins parce qu’on vivait dans une maison, alors qu’eux vivaient dans une caravane, ce qui leur permettait de voyager tout le temps (…) Elle et mon père appartenaient à cette génération de baby-boomers soixante-huitards que Zemmour fustige dans ses livres et sur tous les plateaux où il est invité. Je l’emmerde et je les admire d’avoir tenté de changer le monde, même s’ils n’y sont pas toujours arrivés (…). Aujourd’hui, je me reconnais dans ces femmes et ces hommes qui défendent les réfugiés à la frontière au nom d’un principe d’humanité qui n’a rien de national, et je me retrouve davantage dans la France qui a remporté la coupe du monde cet été, même si je me fous du foot comme de ma dernière culotte. (…) Le sang impur qui abreuve nos sillons célébré par la Marseillaise n’a pas mes faveurs et je préfère de loin l’Internationale, qui appelle les damnés de la Terre et les forçats de la faim à se mettre debout pour défendre le genre humain. (…)Mais ces derniers temps, c’est Douce France qui caresse mon humeur patriotique dans le sens du poil, surtout chantée par Rachid Taha, de Carte de séjour. Je vous invite à l’écouter. Par les temps qui courent, on en a bien besoin. Qu’on s’appelle Hapsatou, Corinne, Eric ou Rachid ». (6)

    L’idéologie meurtrière promue par Zemmour

    Dans une analyse lumineuse de la production littéraire de d’Eric Zemmour Edwy Plenel débusque tout les non dits du discours d’Eric Zemmour il cite les idéologues qui l’inspirent : « Dans le sillage de l’écrivain Renaud Camus, Éric Zemmour prétend que le peuple français subit un « grand remplacement » dont il devrait se défendre en expulsant de son territoire les musulmans. Cette pensée, déclinée en fiction par Michel Houellebecq, n’est pas une opinion dont il faudrait débattre mais une idéologie potentiellement meurtrière qui renoue avec les pires aveuglements de la catastrophe européenne. Dans l’entretien au quotidien Corriere della Sera Zemmour ne faisait que redire, de façon abrupte, ce qu’il n’a cessé d’énoncer ou de suggérer ces dernières années, y compris sur iTélé à savoir que « les musulmans » n’ont pas leur place en France, formulation générale qui exclut de notre peuple plusieurs millions de personnes en raison de leur origine, de leur culture ou de leur religion. » (7)

    « C’est Jean-Luc Mélenchon poursuit il qui, le 15 décembre 2014, a exhumé sur son blog cet entretien paru en Italie un mois et demi plus tôt, le 30 octobre. La polémique organisée en contrefeu autour du mot « déporter » est une diversion grossière qui ne résiste pas à l’examen des faits, tant elle ne change rien aux propos de Zemmour lui-même « Les musulmans ont leur code civil, c’est le Coran. Ils vivent entre eux, dans les périphéries. Les Français ont été obligés de s’en aller », déclare Zemmour au fil de cet entretien avec Stefano Montefiori. « « Mais alors que suggérez-vous de faire ? Ne pensez-vous pas qu’il est irréaliste de mettre sur des avions (« ou sur des bateaux », ajoute Zemmour) cinq millions de musulmans français pour les chasser ? » (…) Cette mise au point ne concerne donc en rien les propos de Zemmour qui, loin de repousser l’hypothèse suggérée d’une expulsion de leur propre pays de « cinq millions de musulmans français », répond : « Je sais, c’est irréaliste mais l’Histoire est surprenante. Qui aurait dit en 1940 qu’un million de pieds-noirs, vingt ans plus tard, seraient partis d’Algérie pour revenir en France ? Ou bien qu’après la guerre, cinq ou six millions d’Allemands auraient abandonné l’Europe centrale et orientale où ils vivaient depuis des siècles ? » « Vous parlez d’exodes provoqués par des tragédies immenses », lui rétorque le journaliste italien. Or la réponse de Zemmour est, tout simplement, un appel à la répétition de ces tragédies : « Je pense que nous nous dirigeons vers le chaos. Cette situation d’un peuple dans le peuple, des musulmans dans le peuple français, nous conduira au chaos et à la guerre civile. Des millions de personnes vivent ici, en France, et ils ne veulent pas vivre à la française. » (7)

    « Les mots d’Éric Zemmour installent un imaginaire semblable, par la construction arbitraire d’une question musulmane : celui d’un « peuple dans le peuple », d’allogènes qui menacent les indigènes, d’individus étrangers par essence, naissance et nature, vivant à part et tenus à distance, qu’il faut rendre invisibles en les excluant de la cité, puis en les expulsant du pays. (…) Du témoin Victor Klemperer au philosophe Jean-Pierre Faye, en passant par l’historien Johann Chapoutot une littérature abondante nous avertit de ce piège : l’idéal démocratique, c’est au contraire l’affirmation que tout n’est pas possible, et notamment pas la destruction de l’humanité par l’homme. Tout n’est pas possible, et tout n’est donc pas dicible dans l’espace public comme s’il s’agissait d’une opinion en valant une autre – et notamment pas que les Noirs sont inférieurs aux Blancs, que l’Islam est inférieur à la Chrétienté, que les musulmans ne sont pas européens, que les Juifs dominent les médias, que l’expulsion des Français d’origine étrangère est une solution, que la stigmatisation d’une religion est légitime, que la discrimination à l’embauche l’est tout autant, tout comme le contrôle au faciès,(…) ». (7)

    « Il est aisé conclut Plenel de faire porter la principale responsabilité à Nicolas Sarkozy dont la présidence a libéré tous les monstres du passé, se plaçant d’emblée sous la terrifiante promesse d’un « ministère de l’identité nationale et de l’immigration » tenu par un transfuge socialiste. De fait, la radicalisation, entre 2007 et 2012, de la droite anciennement gaulliste fut la double mort symbolique de Charles de Gaulle : en ouvrant grand la porte aux nostalgiques du pétainisme et de l’OAS, aux héritiers de la collaboration et de la colonisation, le sarkozysme a tué le gaullisme résistant de 1940 et le gaullisme décolonisateur de 1962. (…) Les mots de Zemmour, Camus, Houellebecq ne sont pas hors sol. Ils accompagnent des politiques étatiques et des vulgates médiatiques qui, depuis dix ans, légitiment une désignation négative de nos compatriotes musulmans, de leur croyance, de leur culture et de leur histoire. C’est ainsi que commence l’apprentissage des ségrégations, et cette propédeutique infernale de l’inégalité est sans fin, n’épargnant dès lors aucune minorité, aucune différence, aucune dissemblance. (…) Loin d’être une idée abstraite, cette défense appelle des solidarités concrètes. Une politique de l’empathie, un souci des causes communes, un refus des silences complices. Car rien n’est plus désolant, aujourd’hui, que la solitude qui entoure l’humanité, ces hommes, ces femmes, ces enfants que les idéologies racistes ici inventoriées envisagent d’exclure, d’expulser, de déporter. (…) Notre silence, votre silence. Si d’aventure, nous ne réussissons pas collectivement à empêcher la catastrophe qu’appellent de leurs vœux Camus, Zemmour et Houellebecq, nous nous souviendrons avec honte de cette alarme. » (7)

    Je suis Eric Zemmour et mon nom est une honte pour la France

    A sa façon Rachid Barbouch parodie Zemmour : « Mon nom de famille est « Zemmour » . C’est un nom porté par les Berbères d’Afrique du Nord J’ai entendu quelqu’un de chez les « Terriens » déclarer que le nom Eric Zemmour est une « insulte à la France ». Il n’a pas tort. Je suis la honte de la France. (…) En plus de m’appeler Eric Zemmour, je n’incarne pas les valeurs qui font sa grandeur. Liberté, Egalité et Fraternité, quelle horreur ! Du kif kif bourricot Je ne respecte ni ne supporte la diversité. Je ne respecte ni ne supporte les Droits de l’Homme. Je suis un semeur de haine. J’aime pas mon dissemblable. Et la justice m’en a puni deux fois. Pas qu’une seule fois. Je n’en ai tiré aucune leçon. J’ai été condamné pour provocation à la discrimination raciale en 2011 et pour provocation à la haine envers les musulmans en 2018. Pourtant je suis invité presque sur toutes les télés. C’est dingue ! Hein ? Y en a que ma présence rend heureux. Je persiste et signe. Mon nom fait honte à la France. Mais y en a qui m’aiment. Ils aiment quand je m’en prends aux Arabes. Ils aiment quand je m’en prends aux mouslims. Ils aiment quand je m’en prends aux Africains. J’aime. Mes fans aiment ça aussi. Pourtant je présente des signes de déséquilibre qui ne trompent personne »(8)

    Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

    Pour sa part l’écrivain Ben Jelloun s’est senti lui aussi interpellé par la logorrhée de Zemmour concernant l’identité Il propose de se rebaptiser François…il écrit : « Aujourd’hui, je change de prénom. L’an prochain, une fois habitué à être interpellé par un bon prénom bien français, quelque chose de souche, je changerai de nom. J’hésite entre Durant et Dupont. (…) J’ai pensé l’arabiser, mais ne voulant pas m’attirer les foudres d’Éric Zemmour, je me suis abstenu. Au fait, Zemmour, ce n’est pas très français. Ça sent Maghreb, Berbérie, Arabie. Qu’importe, puisqu’il rêve de voir l’Assemblée nationale voter une nouvelle loi pour que tous les Français d’origine étrangère, forcément non contrôlée, soient dans l’obligation de franciser leurs nom et prénom. Même si elle n’existe pas sur le papier, j’obéis en bon républicain. François. Durant. l’obsession de Zemmour de voir tous les Français pas très blancs, pas très catholiques, changer de nom pour paraître ce qu’ils ne sont pas est tout simplement stupide. Benalla a transformé Maroine en Alexandre. Cela n’a pas empêché une certaine presse de le révéler et de rappeler ses origines marocaines ». (9)

    « M. Zemmour croit en l’existence des races. Il a même déclaré qu’il y en a qui sont moins français que d’autres En francisant les noms, deviendrait-on un vrai et bon Français ? On devrait demander à Zidane de changer lui aussi de nom. Ça sonne kabyle. Pas bon ! Je comprends qu’un comédien d’origine arabe ou berbère (le cas de Dany Boon ou de Daniel Prévost) veuille changer son nom dans une société où il y a de nombreux préjugés. Auraient-ils fait la carrière qu’ils ont faite avec un Mohamed comme prénom, puis un nom en kabyle imprononçable ? Peut-être. La preuve : Adjani, Debbouze, Omar Sharif, et des centaines d’autres artistes ont réussi malgré le nom qu’ils portent, comment expliquer cela ? » (9)

    « Dans le même ordre cela me rappelle effectivement le plafond de verre véritable épée de Damoclès au dessus de ces français à part entière qui veulent émerger Mustapha Kessous journaliste au monde raconte. : « Brice Hortefeux a trop d’humour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des entreprises. Je ne l’avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue Laetitia Van Eeckhout Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : « Vous avez vos papiers ? » (…) Je pensais que ma « qualité » de journaliste au Monde allait enfin me préserver de mes principaux « défauts » : être un Arabe, avoir la peau trop basanée, être un musulman. Je croyais que ma carte de presse allait me protéger des « crochets » balancés par des gens obsédés par les origines et les apparences (…) Certains n’hésitent pas à appeler le siège pour signaler qu’« un Mustapha se fait passer pour un journaliste du Monde ! (…) « Ça fait bien longtemps, avoue Mustapha Kessous, que je ne prononce plus mon prénom lorsque je me présente au téléphone : c’est toujours « M. Kessous ». J’ai dû amputer une partie de mon identité, (…) Pour que la réussite soit de mon côté, j’ai demandé à être éduqué dans une école catholique : j’ai vécu l’enfer ! (…) Que dire de la police ? Combien de fois m’a-t-elle contrôlé- y compris avec ma mère, qui a plus de 60 ans -, plaqué contre le capot de la voiture en plein centre-ville, fouillé jusque dans les chaussettes, ceinturé lors d’une vente aux enchères, menotté à une manifestation ? On dit de moi que je suis d’origine étrangère, un beur, une racaille, un islamiste, un délinquant, un sauvageon, un « beurgeois », un enfant issu de l’immigration… Mais jamais un Français, Français tout court. » (10)

    La haine de soi de Zemmour avec l’humour d’El Manchar

    Le journal atirique El Manchar imagine le pire : « Le polémiste très français, Eric Zemmour, a tenté de mettre fin à ses jours ce mercredi 14 septembre, il aurait posé sa tête sur un rail en attendant le passage du train dans le but manifeste de se suicider. (…) Eric Zemmour en serait arrivé au suicide après avoir découvert qu’il était d’origine algérienne. lui qui croyait dur comme fer qu’il était plus français que Charles Martel.

    Le polémiste essayiste aurait été pris de doutes quant à sa francitude en se regardant dans une glace. Eric aurait découvert que non seulement il n’était pas français de souche mais qu’en plus il était d’origine algérienne, et cela aussi loin qu’il serait remonté dans son arbre généalogique. Pris d’un accès de démence, il serait sorti nu de sa maison en courant dans tous les sens : direction la voie ferrée où il aurait tenté de mettre fin à son existence par décapitation à l’algérienne.

    Un suicide pas très français, en somme. Mais manque de bol, des passants l’auraient secouru juste à temps lui évitant ainsi une mort certaine. Selon des témoignages concordants, une fois mis à l’abri, Eric Zemmour aurait crié en sanglotant « maintenant que je suis devenu arabe, je rate jusqu’à mon suicide !! ». A l’heure qu’il est, l’auteur est interné dans un asile psychiatrique à Paris où il s’occupe comme il peut en écrivant des choses délirantes qui seront certainement compilées et publiées par son éditeur lors de la prochaine rentrée littéraire » (11).

    Zemmour continuera à sévir ses condamnations à des amendes sont largement compensées par les revenus de ses ouvrages laudateurs. La droite y trouve son compte la Gauche proteste. Zemmour engrange et soigne sa visibilité. Le racisme est un délit affirme Guy Bedos . Amen
    par Chems Eddine Chitour*
    *Professeur.Ecole Polytechnique Alger

    Note

    1.https://www.linternaute.com/actualite/personnalites/1414541-eric-zemmour-le-conflit-avec-hapsatou-sy-se-durcit-les-phrases-

    2.Hamdi Baala https://www.huffpostmaghreb.com/entry/audin-hapsatou-sy-des-appels-en-france-a-bannir-zemmour-des-antenne

    3. David Nakache https://blogs.mediapart.fr/david-nakache/blog/190918/eric-zemmour-trop-cest-trop-1

    4.http://leplus.nouvelobs.com/contribution/557079-quand-eric-zemmour-accuse-christiane-taubira-de-s-en-prendr

    5.Laurent Sagalovitsch — https://www.slate.fr/story/167492/zemmour-hapsatou-sy-cancre-histoire ;

    6. Elise Thiebaut https://blogs.mediapart.fr/elise-thiebaut/blog/180918/je-m-appelle-elise-et-j-emmerde-eric-zemmour

    7.Edwy PlenelHttps://www.mediapart.fr/journal/france/040115/l-ideologie-meurtriere-promue-par-zemmour

    8.Https://blogs.mediapart.fr/rachid-barbouch/blog/210918/je-suis-eric-zemmour-et-mon-nom-est-une-honte-pour-la-france

    9. Tahar Ben Jelloun http://www.lepoint.fr/invites-du-point/tahar-ben-jelloun/ben-jelloun-ne-m-appelez-plus-tahar-21-09-2018-2253140_1921.php?boc=1717051&

    10. Moi, Mustapha Kessous, journaliste au Monde victime du racisme. Le Monde 23 09 2009

    11.Nazim Baya https://el-manchar.com/2016/09/14/eric-zemmour-tentative-de-suicide-decouvrant-quil-dorigine-algerienne http://www.lequotidien-oran.com/?archive_date=2018-09-30&news=5266808


  • Lettre à messieurs les walis – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/01/lettre-a-messieurs-les-walis
    https://salimsellami.files.wordpress.com/2018/09/el-yazid-dib.jpg

    Cette lettre n’a sûrement de caractère officiel que la description des destinataires. Comme un cri venant des entrailles de tout citoyen, elle ne constitue qu’une matrice d’où doivent émaner toutes vos inspirations. Si l’inspiration, à contrario de l’instruction, vous en dira quelque chose. C’est son contenu qui importe le plus. Car, il est en toute évidence disposé à être partagé par l’ensemble de vos administrés. Il n’y a là ni ce faux honneur, amorce à toutes les lettres ni ce faux vouloir d’agréer ces fausses salutations dites parfaites ou distinguées, constituant leur terminaison.

    C’est vous dire, messieurs, qu’en plaçant en vos personnes sa confiance, du moins en vos noms et prénoms, le président de la République croit attendre votre ferme engagement à aller vers la vérité, la légalité et l’égalité. Et non vers le despotisme et l’autoritarisme vains et inutiles. C’est moi en finalité et mon compatriote citoyen qui devront être dans « toutes vos préoccupations », n’est-ce pas ? Je forme le « défi », lui s’occupe de « l’enjeu ».

    Votre nomination n’est pas seulement une promotion, elle est une mission et une longue feuille de route ! C’est le devoir de servir le citoyen qui justifie votre existence. Vous devez être le meilleur vis-à-vis de la société, car si vous êtes les représentants du gouvernement, vous êtes aussi l’Etat local ! Vous avez toute latitude d’être une source de bonheur ou une calamité personnifiée.

    Evitez l’état des lieux, faites-en cependant un cahier des charges, un programme de travail. C’est justement votre affectation là où vous êtes qui argumente que beaucoup de choses doivent être améliorées. Ne cherchez pas à plaire, vous n’êtes pas élus ! Convainquez et ne séduisez pas ! Agissez ! Vous êtes dans l’obligation de croire que l’Etat dépasse la simple notion d’une simple administration. Faites la part des choses publiques ; il y a le bureau, mais aussi la réalité. La loi et le bon sens. Vous connaîtrez en plein pouvoir des moments de solitude où l’incertitude et l’imprécision d’en haut vous hanteront et blanchiront vos longues nuits. Ne prenez pas, s’il vous plait, votre rang actuel pour un sabre à agiter sur tous les avis qui seront contraire au vôtre. Ayez cette faculté d’écouter, d’observer en silence et en toute modestie ceux pour qui vous êtes là. Faites l’impossible pour combattre l’ego qui peut habiter certains d’entre vous et pensez à ce jour où vous serez, comme tant d’autres, débarqués. Si vous vivez là une tranche de carrière, croyez également que celle-ci n’est que dérisoire, précaire et révocable à tout moment. Rêve ou cauchemar, c’est à vous seuls d’en faire l’un ou l’autre.

    Ce sont maintenant l’économie et la croissance qui sont vous nouveaux challenges. Faites un effort aux dépens de vos flashs publicitaires et évitez ces scènes télévisuelles où vous auriez à malmener un maire par-ci, un citoyen par-là. Ce n’est pas de cette manière inconvenante et parfois comique que l’on croit faire dire que l’on se trouve en présence d’un wali fort et rigoureux. Toute la force vous la puiserez de votre juste vision des choses et la rigueur de votre haut sens du devoir.

    Toutes vos compétitions s’attendent à la réussite du développement de vos territoires. Les « défis » sont majeurs et si importants que vous êtes sommés de fonctionner à l’heure de leurs « enjeux ». La modestie douée dans une rigueur légale n’est plus un choix, ni une option volontaire, c’est une exigence de la bonne gouvernance. Veuillez agréer l’expression de ma…