• John Lanchester reviews ‘The Attention Merchants’ by Tim Wu, ‘Chaos Monkeys’ by Antonio García Martínez and ‘Move Fast and Break Things’ by Jonathan Taplin · LRB 17 August 2017
    https://www.lrb.co.uk/v39/n16/john-lanchester/you-are-the-product

    The movie Zuckerberg is a highly credible character, a computer genius located somewhere on the autistic spectrum with minimal to non-existent social skills. But that’s not what the man is really like. In real life, Zuckerberg was studying for a degree with a double concentration in computer science and – this is the part people tend to forget – psychology.

    https://seenthis.net/messages/622508 via Kassem


  • Torrent 411 renaît de ses cendres !
    https://www.dsfc.net/internet/torrent-411-renait-de-ses-cendres
    https://www.dsfc.net/wp-content/uploads/2017/07/t411.jpg

    Suite à l’arrestation de deux de ses administrateurs ukrainiens en Suède, le site Torrent 411 avait disparu des écrans radars le dimanche 25 juin. Depuis quelques jours, une nouvelle copie du site T411 a fait son apparition. Les efforts de la justice française et des gendarmes de Rennes, aussi louables soient-ils, sont aujourd’hui parfaitement vains

    https://seenthis.net/messages/620544 via unagi



  • La vérité sur la loi Le Chapelier - Alain Lipietz
    http://lipietz.net/spip.php?article3188

    En cet été 2017 où va se décider, par décrets-lois (« ordonnances ») de l’exécutif cette fois, mais avec le feu vert du législatif, un nouveau démantèlent de la négociation collective et de la législation sociale, il n’était pas inutile de replonger le nez dans ce qui fut la base légale, pendant un siècle de surexploitation du prolétariat, de la négociation individuelle du contrat de travail. Ce qu’on appelle parfois « uberisation », encore que l’uberisation actuelle relève plus précisément de ce qu’on appelait au XVIIIe siècle le putting-out system, c’est à dire la subordination d’artisans pseudo-indépendants au capital commercialisant leurs produits, comme pour les canuts lyonnais, mais aujourd’hui via internet.

    #syndicalisme #liberalisme

    https://seenthis.net/messages/619097 via Maïeul



  • Les puissances de l’espace
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/les-puissances-de-lespace

    Alors que de nouveaux pays, comme la Chine, l’Inde ou la Suède, investissent dans l’espace et ses technologies, où en sommes-nous des rapports entre les puissances mondiales ? La géographe Isabelle Sourbès-Verger fait le point sur la géopolitique spatiale actuelle dans cet entretien publié dans le deuxième numéro de la revue Carnets de science.

    https://seenthis.net/messages/619217 via CNRS - Le Journal (RSS)


  • Lisez « Un Monde en pièces », BD politique d’#anticipation en GIF animés | Slate
    https://www.slate.fr/grand-format/un-monde-en-pieces-148983

    Voici le premier épisode d’Un Monde en pièces, une saga à dérouler qui nous transporte sur un immense plateau d’#échecs où pions, fous, cavaliers, tours et migrantes originaires d’un jeu de dames se démènent. Nous suivons une partie se déroulant sur plusieurs saisons, entre jeux de pouvoir, chasse à l’homme, histoire d’amour et montée progressive du #totalitarisme. Les principaux personnages sont Caïn, le cavalier ; Idisse, la dame qui travaille avec la police pour ne pas être expulsée ; Jaiseth, la tour qui conseille le pouvoir ; Détroit, le pion ; Acathe, la journaliste qui travaille pour l’hebdomadaire Le Pion.

    #bande_dessinée #GIF

    https://thumbs.gfycat.com/UnconsciousSmugFrog-size_restricted.gif

    https://seenthis.net/messages/619810 via celine.a



  • « Cercle de la #raison », cercle vicieux, par Anne Dufourmantelle
    http://www.liberation.fr/debats/2017/04/27/cercle-vicieux_1565827

    (…) Ce que l’invité des Matins de France Culture prônait m’a ensuite aidé à compléter le profil des ressortissants du « cercle de la raison », ceux qui ne sont pas fous, ceux qui connaissent et savent se résoudre aux lois de la nature. Premièrement, ils savent « accepter la loi de la gravitation économique ». Deuxièmement, ils savent être « révolutionnairement modérés ». Troisièmement, ils regrettent « la révocation de l’édit de Nantes qui a privé la France d’une bourgeoisie industrielle d’éthique protestante ». Ces individus raisonnables entre tous considèrent donc que l’économie est un département de la physique des corps, ils appellent « révolution » le statu quo et enfin ils espèrent convertir cette France si lamentablement catholique (et latine) puis laïque, au protestantisme des « Pays-Bas, du Danemark et de l’Allemagne ». Voilà en effet des gens sensés et réalistes…

    Ce qui me frappe, moi qui ne crois pas appartenir au « cercle de la raison », c’est que l’on trouve raisonnable justement que 200 personnes soient aussi riches que 3 milliards dans ce monde. Ce qui me frappe c’est que l’on trouve raisonnable de ne pas donner raison aux sages femmes de ce pays qui, depuis plus d’un an, ne font pas grève pour le plaisir mais pour obtenir des conditions de travail décentes. Ce qui me frappe, c’est que l’on trouve raisonnable de ne pas satisfaire la demande justifiée des auxiliaires maternelles en crèche ou des infirmières, rincées par le sous-effectif, car ce sont elles qui sont en première ligne sur le front de notre sacro-sainte égalité. Ce qui me frappe c’est que l’on trouve raisonnables les méthodes managériales qui poussent tant de gens à souffrir au travail et parfois à en finir, ce qui me frappe c’est de trouver raisonnable de continuer d’appeler Europe ce grand projet de liberté et de paix éclairées, la technocratie Bruxelloise.

    Martin Buber a écrit que c’est en rendant impensable toute alternative à un ordre des choses qu’on participe à une #hégémonie qui a pour propriété de susciter la #violence et la destruction. La doxa qui consiste à ostraciser toute pensée transversale à une orthodoxie couve une menace. On a vu comment « le cercle de la raison » a pondu en une trentaine d’années un parti qui a la peur pour patrie et le ressentiment pour exutoire. Parce que le devoir de faire barrage à cette réaction vindicative était le plus sûr moyen pour ce « cercle » de se répliquer au pouvoir ? Les cercles ne sont pas seulement creux, il leur arrive d’être vicieux.

    #macronie

    https://seenthis.net/messages/620479 via tbn


  • La vassalisation des #médias par #Facebook continue. Sera-t-elle un jour contestée ?
    https://qz.com/1038396/publishers-are-desperately-pivoting-to-video-but-they-should-be-standing-up-to-f

    Facebook has overwhelming scale and resources. But its desire for more video, its invitations to Instant Articles: these are not opportunities. They are the whims and the self-interested pleas of a tyrant.

    I know publications have to work with Facebook: Facebook has unquestionable scale, and if publishers want access to it, they’ll need to give up something. But they don’t need to pivot on command. As Matthew Ingram notes, “Facebook is taking some sustained fire for its dominance of the advertising industry (along with Google), with the News Media Alliance arguing its members should be exempted from antitrust laws so that they can present a combined front in bargaining with the digital giants.” It might be time for publications to band together to stand up to Facebook—rather than be taken, one by one, into Facebook’s crushing embrace.

    via @fil

    https://seenthis.net/messages/618085 via tbn




  • La terrifiante enquête photographique sur les « ravages » de Monsanto dans le monde - Sud Ouest.fr
    http://www.sudouest.fr/2017/07/15/la-terrifiante-enquete-photographique-sur-les-ravages-de-monsanto-dans-le-m
    http://images.sudouest.fr/2017/07/15/5969eec966a4bd51311d123f/golden/le-livre-publie-chez-actes-sud-retrace-cinq-ans-d-enquete.jpg

    Des villes fantômes ravagées par la pollution, des générations d’enfants handicapés : une enquête photographique de longue haleine, présentée aux Rencontres d’Arles et publiée par Actes Sud, accuse le géant de l’agrochimie américain Monsanto.

    https://seenthis.net/messages/615155 via Agnès Maillard


  • Inventing the Recording | The Public Domain Review
    http://publicdomainreview.org/2017/07/12/inventing-the-recording
    http://publicdomainreview.org/wp-content/uploads/2017/07/sound-thumb.jpg

    o the question “When were recordings invented?”, we might be tempted to answer “1877” — the year when Thomas A. Edison was first able to record and playback sound with a phonograph. But what if we think of recordings not as mere carriers of sound, but as commodities that can be bought and sold, as artefacts capable of capturing and embodying values and emotions; of defining a generation, a country or a social class? The story then becomes one that unfolds over three decades and is full of many layers and ramifications. Without Edison’s technological innovations, recordings would have certainly never existed — but hammering out the concept of recording were also a myriad of other inventors, musicians, producers and entrepreneurs from all over the world. Most of them were enthusiastic about being part of a global revolution, but they worked in close connection with their milieu too, shaping recording technologies and their uses to relate to the needs, dreams, and desires of the audiences they knew.

    Edison initially believed that the phonograph would be most demanded in offices and companies: recorded sound, he thought, would make business communication easier by doing away with the ambiguities of written language. However, the Improved Phonograph and Perfected Phonograph, which he both launched in 1888, took recording technologies in a different direction. Audiences turned out not to be interested in the phonograph because of its practical uses, but because it entertained them: the first phonograph parlor opened in San Francisco in 1889, and was soon followed by thousands others all over the United States. In Constantino’s native Spain — more rural, less industrialized — phonographs were paraded around cities and towns instead and temporarily installed in civic centres, schools, hotels and churches; for a modest fee, locals from all social classes were able to acquaint themselves with the latest discoveries of science.

    Et ça c’est passionnant... à relier au fait que avec la photographie numérique, on regarde instantanément les images qsui viennent d’être prises

    It was not the thrill of listening to internationally famous performers and speakers that drew audiences to these phonographic sessions. Accounts suggest that phonograph operators were most successful when they recorded local musicians and speakers in front of the audience and then immediately played back the impressed cylinder. It was this, the act of recognizing familiar voices, that ultimately astonished audiences and persuaded them that the phonograph could reproduce reality as it was. A writer for the Madrid newspaper La correspondencia de España wrote after attending a phonographic session in November 1892 that: “We were truly surprised to hear several pieces that the phonograph reproduced with incredible accuracy and purity. […]. Not even a single note or chord is lost. Even the most delicate fioriture are repeated.”

    De l’invention à la diffusion

    The phonograph became a domestic appliance with the successive launches of the Spring Motor Phonograph, the Edison Home Phonograph, and the Edison Standard Phonograph between 1896 and 1898. With this came the need for a constant supply of professionally produced, well-crafted recordings that could lure upper- and middle-class phonograph owners back to the shops again and again. The recording as a commodity was born — but it still had to be embedded with values and meanings potential buyers could relate to; values and meanings that resonated with ideas they might have had about themselves, but also connected them to the powerful narrative of the global revolution brought over by recording technologies.

    In turn-of-the-century Spain, buying a wax cylinder meant identifying as a member of an emerging middle class who was no longer interested in indulging in luxury for luxury’s sake, but was committed to the country’s economic and social advancement through the dissemination of science and technology. Many owners of gabinetes were themselves part of this emerging middle class, such as electrician Julián Solá in Madrid, and opticians José Corrons in Barcelona, Obdulio Bravo-Villasante in Madrid, and Pablo Lacaze in Zaragoza.

    In the era of the gabinetes, though, wax cylinders still differed from modern recordings in one crucial aspect: they could not be duplicated in a reliable and effective way. Most surviving recordings from that time are one-offs. If a gabinete was faced with an unprecedented demand for, say, recordings of “La donna è mobile” by Constantino, the only way to satisfy customers would be to hire Constantino to record several takes of the aria, all different from each other. It was unrealistic for the Spanish industry to rely on a few outstanding or well-known performers to meet the demand, and so, alongside with Constantino, a multiplicity of lesser known, jobbing singers ventured into the recording industry with a modicum of success. Some singers of the era, in fact, are only known to us in connection with the recording industry.

    The gabinetes’ enthusiasm and commitment, though, did not help them survive when the gramophone, which recorded on reproducible discs, took hold in Spain after Compagnie Française du Gramophone opened a Spanish branch in 1903. They resisted for a couple of years, but by 1905 many had closed down and the rest were operating as subsidiaries of the Compagnie or other multinationals such as Pathé and Odéon. Constantino, who had by then embarked on an international career in Eastern Europe and America, recorded zarzuela arias for the Barcelona branch of Pathé in 1903, followed by G&T in Berlin, Edison Records in Italy, Pathé and Odéon in Paris, and Victor and Columbia in the United States. Many of his colleagues who had thrived during the era of the gabinetes found themselves unable to compete against better or more established singers, and went back to the stage.

    #Grammophone #Musique #Recording #Histoire #Domaine_Public #passionnant

    https://seenthis.net/messages/614414 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • TTF, taxe sur les salaires, bonus... La France dévoile son tapis rouge aux financiers (Agefi)
    http://www.agefi.fr/asset-management/actualites/article/20170707/ttf-taxe-salaires-bonus-france-devoile-tapis-rouge-222873

    Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé vendredi une série de mesures pour renforcer l’attractivité de Paris auprès des entreprises et des institutions financières dans le contexte du Brexit. Ses annonces confirment les pistes qu’avait évoquées le ministre de l’Economie et des finances Bruno Le Maire à l’Agefi.

    Le chef du gouvernement a ainsi annoncé la suppression de l’extension de la taxe sur les transactions financières (TTF) aux transactions infra-quotidiennes (intraday). Cette mesure avait été instaurée par le gouvernement précédent, suscitant une levée de boucliers dans les milieux financiers. Une réforme de la taxe sur les salaires a également été annoncée, avec la suppression de sa quatrième tranche à 20% pour réduire le coût du travail. Les primes ou bonus des salariés « preneurs de risques » seront exclus du calcul des indemnités de rupture du contrat de travail afin de réduire le coût des licenciements.

    Par ailleurs, le gouvernement s’engage, sur le droit bancaire et financier, à ne plus procéder à des surtranspositions de règles européennes et à examiner, pour les textes déjà transposés, des surrèglementations qui ne semblent pas justifiées pour les modifier ou les supprimer. Une consultation publique sera également lancée pour nourrir un projet de loi de simplification du droit financier et du droit des sociétés. Enfin, le gouvernement envisage de créer des chambres commerciales internationales spécialisées dans ces contentieux à haute technicité juridique.

    Ces annonces font suite à de premières annonces en juillet dernier après le vote sur le Brexit. Le Premier ministre à l’époque Manuel Valls avait annoncé la création d’un guichet unique, la baisse de l’impôt sur les sociétés, et l’amélioration du régime fiscal des impatriés.

    #Macronie

    https://seenthis.net/messages/614109 via tbn


  • The secret lives of Google raters | Ars Technica
    https://arstechnica.com/features/2017/04/the-secret-lives-of-google-raters
    https://cdn.arstechnica.net/wp-content/uploads/2017/04/officecrowdfire-640x360.jpg

    Who are these raters? They’re carefully trained and tested staff who can spend 40 hours per week logged into a system called Raterhub, which is owned and operated by Google. Every day, the raters complete dozens of short but exacting tasks that produce invaluable data about the usefulness of Google’s ever-changing algorithms. They contribute significantly to several Google and Android projects, from search and voice recognition to photos and personalization features.

    Few people realize how much these raters contribute to the smooth functioning act we call “Googling.” Even #Google engineers who work with rater data don’t know who these people are. But some raters would now like that to change. That’s because, earlier this month, thousands of them received an e-mail that said their hours would be cut in half, partly due to changes in Google’s staffing policies.

    Though Google boasts about its army of raters, the raters are not Google employees. Instead, they are employed by firms who have contracted them to Google, full time, for years on end. These raters believe that Google has reaped significant benefits from their labor without ensuring their jobs are secure and stable. That’s why 10 raters came to Ars Technica to tell the story of what their lives are really like.

    Du #digital_labor derrière les requêtes Google (et de la politique salariale de cette dernière)

    https://seenthis.net/messages/612633 via tbn



  • « #Black_Mirror » ou l’ambiguïté du pire
    https://theconversation.com/black-mirror-ou-lambigu-te-du-pire-80027

    Chaque épisode semble en effet conduire à un avertissement moral simple et direct : abus du pouvoir des médias qui corrompent le politique (S01E01), totalitarisme des moyens de surveillance (épisode spécial Noël 2014), tyrannie mortifère des réseaux numériques (S03E01), cruauté des punitions que permet une technologie « neuronale » (S02E02), fabrication de combattants post-humains déshumanisés (S03E05), enfermement dans des vies numériques (S03E04), possibilités de chantage par le hacking de la vie numérique la plus intime (S03E03).

    Pourtant, les technologies et les situations humaines évoquées par ces épisodes conservent une certaine attractivité, et même une relative acceptabilité, en particulier aux yeux des étudiants avec lesquels il m’arrive de réfléchir sur ces fictions. Il en va de même dans les autres pays du monde, me confirment mes collègues. Une partie des spectateurs, surtout les jeunes, ne sont pas réellement effrayés, ou plus exactement pas seulement effrayés. Ils comprennent la volonté de leçon morale mais ils n’en concluent pas nécessairement qu’il faut changer de trajectoire.

    Il est toujours intéressant de se demander pourquoi une tentative de leçon de morale échoue : je propose ici plusieurs hypothèses.

    (…) Imaginons que ce qui est supposé inacceptable par un scénariste « moralement correct » ne corresponde pas aux intuitions morales d’une nouvelle génération, notamment parce que les intuitions morales des nouvelles générations ne se focalisent pas sur les mêmes points, mais s’appuient sur une vision plus large qui tient compte des risques mais aussi des opportunités, donc sans préjugé technophobe.

    #déterminisme #acceptabilité #critique_techno cc @mona @lucile

    https://seenthis.net/messages/610569 via tbn


  • « La Singularité, ça ne tient pas la route ! » par @hubertguillaud @iactu
    http://internetactu.blog.lemonde.fr/2017/06/25/la-singularite-ca-ne-tient-pas-la-route
    http://internetactu.blog.lemonde.fr/files/2017/06/130999_couverture_Hres_0-205x300-1.jpg

    les #IA ne savent pas rêver de moutons électriques.

    sniff

    En fait, le catastrophisme des singularitariens assure surtout leur notoriété. L’inéluctabilité de leur prophétisme fait oublier que bien souvent, le vrai danger vient plutôt de l’inconnu. Le vrai problème, insiste Ganascia, c’est que le scénario de la Singularité, en fait, opacifie le futur en concentrant l’attention vers un seul #scénario au détriment de tous les autres.

    repéré par @laurent (#merci)

    #singularité #disruption #intelligence_artificielle #mythes #science-fiction

    https://seenthis.net/messages/610146 via Fil


  • Les start-up : la vraie France des assistés

    Le grand timonier Macron veut faire de la France une "start-up nation".
    Dans nos sociétés modernes-innovantes-à-la-pointe-du-progrès, il n’y a plus d’argent pour les hôpitaux, pour les trains régionaux, pour l’hébergement d’urgence, pour que les aides à domicile aient des conditions de travail décentes, etc. Par contre, il y en a toujours pour les start-up. C’est ce qu’ils appellent le fameux « modèle grenoblois ». Un modèle qui encense la R&D (recherche et développement) et l’esprit entrepreneurial, tout en reposant sur un pillage de l’argent public, une philosophie inepte et des procédés immoraux. Aujourd’hui, Le Postillon vous raconte l’histoire d’Ebikelabs, une jeune start-up sur laquelle pèsent des soupçons de trafic d’influence avec des élus de la Métro (voir www.lepostillon.org/Le-trafic-d-influence-co-construit.html). Elle promeut le « vélo électrique connecté », et a été fondée par un certain Maël Bosson, qui désire « sauver la démocratie par les start-up ». Bienvenue dans ce petit monde innovant où l’argent public coule à flots.

    Voir la suite de cet article sur :
    https://www.lepostillon.org/Les-start-up-la-vraie-France-des-assistes.html

    #Pillagedelargentpublic #StartupNation #véloélectrique #modèlegrenoblois

    https://seenthis.net/messages/608472 via Le Postillon



  • L’Europe en retard d’une guerre industrielle
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/06/QUATREPOINT/57557

    (…) Prise en tenaille entre la doxa anglo-saxonne et l’#ordolibéralisme allemand, l’#industrie française explose, et, avec elle, des millions d’emplois.

    Ces nouveaux rapports de forces se retrouvent dans #Airbus Group (nouveau nom d’#EADS), mais aussi dans Arianespace, où l’influence des Français diminue. Comme le constatent en privé certains hauts cadres, le nouveau patron d’Airbus Group, l’Allemand Thomas Enders, « s’américanise de plus en plus ». En 2016, il a ainsi placé un Américain au poste de directeur de la recherche et de la technologie : M. Paul Eremenko, ancien cadre dirigeant de la Defense Advanced Research Projects Agency (#Darpa), l’organisme d’État qui, aux États-Unis, oriente tous les crédits en matière de recherche et développement, notamment dans la défense. Un peu comme si Boeing recrutait un ancien patron de la direction générale de l’armement française. Airbus Group, faut-il le rappeler, fabrique les missiles de la force de frappe française.

    Même évolution chez Arianespace. Pour la mise en orbite des #satellites européens, ses lanceurs se trouvent systématiquement en compétition avec ceux des Russes et des Américains. Or ceux-ci, avec le soutien de leurs gouvernements, cassent les prix. L’Allemagne a choisi l’américain #SpaceX pour trois de ses satellites. Certes, les Européens ont finalement mené à bien le programme #Galileo, un service de géolocalisation par satellites concurrent du GPS américain. Mais dix-huit ans se sont écoulés entre le lancement du projet et son achèvement, en décembre 2016. Bilan : au moins six ans de retard, un doublement du budget et d’innombrables psychodrames entre les pays participants, certains ne restant pas insensibles aux pressions américaines.

    Dans les industries de défense, les coopérations ont bien souvent tourné court (c’est le cas du char franco-allemand). Dans les avions de combat, la France a fait cavalier seul avec son #Rafale, tandis que les Allemands et les Britanniques fabriquaient leur Eurofighter. Les deux avions se concurrencent à l’exportation, certains pays européens, dont le Royaume-Uni, l’Italie et les Pays-Bas, préférant même acheter le F-35 américain, jet militaire le plus cher de l’histoire de l’aéronautique.

    Mais c’est dans le numérique que l’échec se révèle le plus cuisant. Depuis trente ans, avec la complicité tacite de la plupart des États, Bruxelles a systématiquement bloqué tout projet visant à créer des champions européens. Un tel laisser-faire contraste avec les initiatives prises par les Chinois et même par les Russes. Pourquoi développer une offre européenne puisque les #Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) le font pour nous ?…

    Des monopoles échappant à tout contrôle dans le secteur des données sensibles : face à ce danger, une prise de conscience semble toutefois émerger à Bruxelles. D’où la mise en accusation de Google pour atteinte à la concurrence par la Commission européenne, en juillet 2016. Installé en Irlande, le groupe américain bénéficiait d’une fiscalité très avantageuse. Mais cette réprimande — très médiatisée — n’est qu’un acte isolé que Dublin, attaché à un régime qui lui permet d’attirer les entreprises, a vivement déploré. La tentation de se soumettre aux géants américains demeure grande. Fin janvier 2017, le ministre des affaires étrangères danois, M. Anders Samuelsen, a ainsi annoncé la nomination d’« ambassadeurs » de son pays auprès des Gafam : « Ces entreprises sont devenues de nouvelles nations. À l’avenir, nos relations bilatérales avec Google seront aussi importantes que celles que nous entretenons avec la Grèce. » Si cette attitude — semblable à celle de l’Irlande, qui se voit plus que jamais en porte-avions des #multinationales américaines — se confirme, c’est le sens même du projet européen qui est atteint.

    -- Jean-Michel Quatrepoint, @mdiplo, juin 2017.

    On l’avait noté quelque part ici cette décision de la Suède, mais je ne retrouve pas.

    cc @xporte

    https://seenthis.net/messages/608502 via tbn


  • Quarante-cinq ans avant d’être dépassés par les machines
    http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2017/06/13/32001-20170613ARTFIG00073-selon-des-chercheurs-il-ne-reste-que-45-ans-aux-h

    L’étude : https://arxiv.org/pdf/1705.08807.pdf

    Le spectre du remplacement des humains par des machines fait souvent l’objet de déclarations fracassantes. Une récente étude, dirigée par Katja Grace du Future of Humanity Institute à Oxford, n’est pas de nature à rassurer. Près 350 experts de l’intelligence artificielle (IA) ont été interrogés sur le temps qu’il faudrait, selon eux, aux machines pour maîtriser des postes et des tâches actuellement attribués à des humains. Selon leurs estimations, les intelligences artificielles pourront surpasser les humains dans certains domaines dès la prochaine décennie.

    Les traducteurs de langues doivent ainsi se tenir prêts pour 2024, les conducteurs de camion pour 2027. Les journalistes et chercheurs peuvent aussi enclencher le compte à rebours : la pleine capacité artificielle à écrire un essai de qualité est prévue pour 2026. Les vendeurs tiendront pour leur part jusqu’à 2030. Tous domaines confondus, il faudra selon les chercheurs se préparer pour 2061, où les intelligences artificielles ont une chance sur deux de pouvoir surpasser les humains pour à peu près n’importe quelle tâche.

    http://i.f1g.fr/media/figaro/663x653/2017/06/13/XVM2275b628-4f88-11e7-9aa8-d9123e1e563e-663x653.jpg

    La discussion autour de « l’automatisation intelligente » (l’utilisation conjointe de machines plus performantes et de l’intelligence artificielle pour remplacer le travail humain) passionne les grands cabinets d’audit comme les instituts de recherche reconnus. Aucun n’est totalement neutre dans ce débat : certains peuvent chercher à obtenir ou maintenir des subventions pour leurs départements de recherche, d’autres à sensibiliser de nouveaux clients à un enjeu présenté tantôt comme une menace, tantôt comme une opportunité. Cette récente étude d’Oxford sélectionne les experts en fonction de leur participation au NIPS et ICML - deux conférences très prisées des experts en « machine learning » qui se déroulent respectivement à Los Angeles et Sydney. Seuls 21% des 1634 scientifiques contactés ont répondu, mais les chercheurs montrent que le groupe de répondants est comparable, en termes de genres et d’origines des participants. L’étude ne précise pas si ces deux conférences, où l’on compte 84% d’hommes contre 10% de femmes, 34% de chercheurs asiatiques contre 6% du Moyen-Orient, sont représentatives de la communauté mondiale de chercheurs en intelligence artificielle.

    D’une étude à l’autre, on peut souvent passer d’un chiffre alarmiste à un phénomène marginal. Le cabinet de conseil en stratégie Roland Berger avait publié en octobre 2014 que d’ici à 2025, 20% des tâches pourraient être automatisées, menaçant 3 millions de salariés français dans les secteurs de l’agriculture, du bâtiment, des services aux entreprises et aux particuliers… Ce chiffre correspondait à l’hypothèse la plus haute du rapport. Sa méthodologie avait été vivement critiquée, car elle ne tenait pas compte des emplois créés par la robotisation et considérait qu’au sein d’une même profession, chaque emploi était identique. Cette méthodologie était elle-même tirée du travail de deux chercheurs d’Oxford en 2013, selon lesquels l’automatisation menaçait 47% des emplois aux États-Unis. La méthodologie a été par la suite déclinée dans d’autres pays, notamment par l’institut McKinsey. Résultats : 43% d’emplois en péril pour la France, 48% en Allemagne et 56% au Japon, un des pays les plus automatisables selon cette étude.

    En mai 2016, des experts de l’OCDE ont pour leur part tenté d’évaluer les tâches potentiellement automatisables. Cette adaptation a fait reculer les chiffres de la robotisation : seulement 9 % des travailleurs français présenteraient « un risque élevé de substitution », soit tout de même 2,4 millions d’emplois. Début 2017, les conclusions du rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi allaient dans la même direction : « moins de 10% des emplois cumulent des vulnérabilités qui pourraient en menacer l’existence dans un contexte d’automatisation », soit une menace réelle pour 1,49 million de salariés.

    #singularité #selon_une_étude_récente #robots #IA #travail #automatisation

    https://seenthis.net/messages/608465 via tbn



  • Young Men Are Playing Video Games Instead of Getting Jobs. That’s OK. (For Now.) - Reason.com
    http://reason.com/archives/2017/06/13/young-men-are-playing-video-ga
    https://d1ai9qtk9p41kl.cloudfront.net/assets/db/14948634509708.jpg

    Basic income proposals vary (see “The Indestructible Idea of the Universal Basic Income”), but the core idea is to provide everyone, rich or poor, with a guaranteed payment (…)

    Left unanswered is the question of what happens after one’s basic needs are provided for. (…) What, in other words, would people do with their time?

    Hurst’s research suggests that many people, or at least many low-skilled young men, would use it to play video games. Those living with and off of their parents are, in effect, already receiving a kind of basic income, administered privately at the family level. That is enough to survive, but for most people it is not enough to feel content.

    That’s where games come in.

    #jeux_vidéo #temps #travail #revenu_de_base

    https://seenthis.net/messages/607004 via Fil