• Les start-up : la vraie France des assistés

    Le grand timonier Macron veut faire de la France une "start-up nation".
    Dans nos sociétés modernes-innovantes-à-la-pointe-du-progrès, il n’y a plus d’argent pour les hôpitaux, pour les trains régionaux, pour l’hébergement d’urgence, pour que les aides à domicile aient des conditions de travail décentes, etc. Par contre, il y en a toujours pour les start-up. C’est ce qu’ils appellent le fameux « modèle grenoblois ». Un modèle qui encense la R&D (recherche et développement) et l’esprit entrepreneurial, tout en reposant sur un pillage de l’argent public, une philosophie inepte et des procédés immoraux. Aujourd’hui, Le Postillon vous raconte l’histoire d’Ebikelabs, une jeune start-up sur laquelle pèsent des soupçons de trafic d’influence avec des élus de la Métro (voir www.lepostillon.org/Le-trafic-d-influence-co-construit.html). Elle promeut le « vélo électrique connecté », et a été fondée par un certain Maël Bosson, qui désire « sauver la démocratie par les start-up ». Bienvenue dans ce petit monde innovant où l’argent public coule à flots.

    Voir la suite de cet article sur :
    https://www.lepostillon.org/Les-start-up-la-vraie-France-des-assistes.html

    #Pillagedelargentpublic #StartupNation #véloélectrique #modèlegrenoblois

    https://seenthis.net/messages/608472 via Le Postillon



  • L’Europe en retard d’une guerre industrielle
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/06/QUATREPOINT/57557

    (…) Prise en tenaille entre la doxa anglo-saxonne et l’#ordolibéralisme allemand, l’#industrie française explose, et, avec elle, des millions d’emplois.

    Ces nouveaux rapports de forces se retrouvent dans #Airbus Group (nouveau nom d’#EADS), mais aussi dans Arianespace, où l’influence des Français diminue. Comme le constatent en privé certains hauts cadres, le nouveau patron d’Airbus Group, l’Allemand Thomas Enders, « s’américanise de plus en plus ». En 2016, il a ainsi placé un Américain au poste de directeur de la recherche et de la technologie : M. Paul Eremenko, ancien cadre dirigeant de la Defense Advanced Research Projects Agency (#Darpa), l’organisme d’État qui, aux États-Unis, oriente tous les crédits en matière de recherche et développement, notamment dans la défense. Un peu comme si Boeing recrutait un ancien patron de la direction générale de l’armement française. Airbus Group, faut-il le rappeler, fabrique les missiles de la force de frappe française.

    Même évolution chez Arianespace. Pour la mise en orbite des #satellites européens, ses lanceurs se trouvent systématiquement en compétition avec ceux des Russes et des Américains. Or ceux-ci, avec le soutien de leurs gouvernements, cassent les prix. L’Allemagne a choisi l’américain #SpaceX pour trois de ses satellites. Certes, les Européens ont finalement mené à bien le programme #Galileo, un service de géolocalisation par satellites concurrent du GPS américain. Mais dix-huit ans se sont écoulés entre le lancement du projet et son achèvement, en décembre 2016. Bilan : au moins six ans de retard, un doublement du budget et d’innombrables psychodrames entre les pays participants, certains ne restant pas insensibles aux pressions américaines.

    Dans les industries de défense, les coopérations ont bien souvent tourné court (c’est le cas du char franco-allemand). Dans les avions de combat, la France a fait cavalier seul avec son #Rafale, tandis que les Allemands et les Britanniques fabriquaient leur Eurofighter. Les deux avions se concurrencent à l’exportation, certains pays européens, dont le Royaume-Uni, l’Italie et les Pays-Bas, préférant même acheter le F-35 américain, jet militaire le plus cher de l’histoire de l’aéronautique.

    Mais c’est dans le numérique que l’échec se révèle le plus cuisant. Depuis trente ans, avec la complicité tacite de la plupart des États, Bruxelles a systématiquement bloqué tout projet visant à créer des champions européens. Un tel laisser-faire contraste avec les initiatives prises par les Chinois et même par les Russes. Pourquoi développer une offre européenne puisque les #Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) le font pour nous ?…

    Des monopoles échappant à tout contrôle dans le secteur des données sensibles : face à ce danger, une prise de conscience semble toutefois émerger à Bruxelles. D’où la mise en accusation de Google pour atteinte à la concurrence par la Commission européenne, en juillet 2016. Installé en Irlande, le groupe américain bénéficiait d’une fiscalité très avantageuse. Mais cette réprimande — très médiatisée — n’est qu’un acte isolé que Dublin, attaché à un régime qui lui permet d’attirer les entreprises, a vivement déploré. La tentation de se soumettre aux géants américains demeure grande. Fin janvier 2017, le ministre des affaires étrangères danois, M. Anders Samuelsen, a ainsi annoncé la nomination d’« ambassadeurs » de son pays auprès des Gafam : « Ces entreprises sont devenues de nouvelles nations. À l’avenir, nos relations bilatérales avec Google seront aussi importantes que celles que nous entretenons avec la Grèce. » Si cette attitude — semblable à celle de l’Irlande, qui se voit plus que jamais en porte-avions des #multinationales américaines — se confirme, c’est le sens même du projet européen qui est atteint.

    -- Jean-Michel Quatrepoint, @mdiplo, juin 2017.

    On l’avait noté quelque part ici cette décision de la Suède, mais je ne retrouve pas.

    cc @xporte

    https://seenthis.net/messages/608502 via tbn


  • Quarante-cinq ans avant d’être dépassés par les machines
    http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2017/06/13/32001-20170613ARTFIG00073-selon-des-chercheurs-il-ne-reste-que-45-ans-aux-h

    L’étude : https://arxiv.org/pdf/1705.08807.pdf

    Le spectre du remplacement des humains par des machines fait souvent l’objet de déclarations fracassantes. Une récente étude, dirigée par Katja Grace du Future of Humanity Institute à Oxford, n’est pas de nature à rassurer. Près 350 experts de l’intelligence artificielle (IA) ont été interrogés sur le temps qu’il faudrait, selon eux, aux machines pour maîtriser des postes et des tâches actuellement attribués à des humains. Selon leurs estimations, les intelligences artificielles pourront surpasser les humains dans certains domaines dès la prochaine décennie.

    Les traducteurs de langues doivent ainsi se tenir prêts pour 2024, les conducteurs de camion pour 2027. Les journalistes et chercheurs peuvent aussi enclencher le compte à rebours : la pleine capacité artificielle à écrire un essai de qualité est prévue pour 2026. Les vendeurs tiendront pour leur part jusqu’à 2030. Tous domaines confondus, il faudra selon les chercheurs se préparer pour 2061, où les intelligences artificielles ont une chance sur deux de pouvoir surpasser les humains pour à peu près n’importe quelle tâche.

    http://i.f1g.fr/media/figaro/663x653/2017/06/13/XVM2275b628-4f88-11e7-9aa8-d9123e1e563e-663x653.jpg

    La discussion autour de « l’automatisation intelligente » (l’utilisation conjointe de machines plus performantes et de l’intelligence artificielle pour remplacer le travail humain) passionne les grands cabinets d’audit comme les instituts de recherche reconnus. Aucun n’est totalement neutre dans ce débat : certains peuvent chercher à obtenir ou maintenir des subventions pour leurs départements de recherche, d’autres à sensibiliser de nouveaux clients à un enjeu présenté tantôt comme une menace, tantôt comme une opportunité. Cette récente étude d’Oxford sélectionne les experts en fonction de leur participation au NIPS et ICML - deux conférences très prisées des experts en « machine learning » qui se déroulent respectivement à Los Angeles et Sydney. Seuls 21% des 1634 scientifiques contactés ont répondu, mais les chercheurs montrent que le groupe de répondants est comparable, en termes de genres et d’origines des participants. L’étude ne précise pas si ces deux conférences, où l’on compte 84% d’hommes contre 10% de femmes, 34% de chercheurs asiatiques contre 6% du Moyen-Orient, sont représentatives de la communauté mondiale de chercheurs en intelligence artificielle.

    D’une étude à l’autre, on peut souvent passer d’un chiffre alarmiste à un phénomène marginal. Le cabinet de conseil en stratégie Roland Berger avait publié en octobre 2014 que d’ici à 2025, 20% des tâches pourraient être automatisées, menaçant 3 millions de salariés français dans les secteurs de l’agriculture, du bâtiment, des services aux entreprises et aux particuliers… Ce chiffre correspondait à l’hypothèse la plus haute du rapport. Sa méthodologie avait été vivement critiquée, car elle ne tenait pas compte des emplois créés par la robotisation et considérait qu’au sein d’une même profession, chaque emploi était identique. Cette méthodologie était elle-même tirée du travail de deux chercheurs d’Oxford en 2013, selon lesquels l’automatisation menaçait 47% des emplois aux États-Unis. La méthodologie a été par la suite déclinée dans d’autres pays, notamment par l’institut McKinsey. Résultats : 43% d’emplois en péril pour la France, 48% en Allemagne et 56% au Japon, un des pays les plus automatisables selon cette étude.

    En mai 2016, des experts de l’OCDE ont pour leur part tenté d’évaluer les tâches potentiellement automatisables. Cette adaptation a fait reculer les chiffres de la robotisation : seulement 9 % des travailleurs français présenteraient « un risque élevé de substitution », soit tout de même 2,4 millions d’emplois. Début 2017, les conclusions du rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi allaient dans la même direction : « moins de 10% des emplois cumulent des vulnérabilités qui pourraient en menacer l’existence dans un contexte d’automatisation », soit une menace réelle pour 1,49 million de salariés.

    #singularité #selon_une_étude_récente #robots #IA #travail #automatisation

    https://seenthis.net/messages/608465 via tbn



  • Young Men Are Playing Video Games Instead of Getting Jobs. That’s OK. (For Now.) - Reason.com
    http://reason.com/archives/2017/06/13/young-men-are-playing-video-ga
    https://d1ai9qtk9p41kl.cloudfront.net/assets/db/14948634509708.jpg

    Basic income proposals vary (see “The Indestructible Idea of the Universal Basic Income”), but the core idea is to provide everyone, rich or poor, with a guaranteed payment (…)

    Left unanswered is the question of what happens after one’s basic needs are provided for. (…) What, in other words, would people do with their time?

    Hurst’s research suggests that many people, or at least many low-skilled young men, would use it to play video games. Those living with and off of their parents are, in effect, already receiving a kind of basic income, administered privately at the family level. That is enough to survive, but for most people it is not enough to feel content.

    That’s where games come in.

    #jeux_vidéo #temps #travail #revenu_de_base

    https://seenthis.net/messages/607004 via Fil


  • Chris #Hedges Interviews Noam #Chomsky (1/3)

    Pulitzer Prize-winning journalist Chris Hedges speaks with Professor Noam Chomsky about working-class resistance during the Industrial Revolution, propaganda, and the historical role played by intellectuals in times of war - June 17, 14

    https://www.youtube.com/watch?v=bwRf5HHm2Mo

    – chez TRNN avec une trace écrite: http://therealnews.com/t2/index.php?option=com_content&task=view&id=31&Itemid=74&jumival=12006

    [...]

    [I]n the early 19th century, the business world recognized, both in England and the United States, that sufficient freedom had been won so that they could no longer control people just by violence. They had to turn to new means of control. The obvious ones were control of opinions and attitudes. That’s the origins of the massive public relations industry, which is explicitly dedicated to controlling minds and attitudes.

    The first—it partly was government. The first government commission was the British Ministry of Information. This is long before Orwell—he didn’t have to invent it. So the Ministry of Information had as its goal to control the minds of the people of the world, but particularly the minds of American intellectuals, for a very good reason: they knew that if they can delude American intellectuals into supporting British policy, they could be very effective in imposing that on the population of the United States. The British, of course, were desperate to get the Americans into the war with a pacifist population. Woodrow Wilson won the 1916 election with the slogan “Peace without Victory”. And they had to drive a pacifist population into a population that bitterly hated all things German, wanted to tear the Germans apart. The Boston Symphony Orchestra couldn’t play Beethoven. You know. And they succeeded.

    Wilson set up a counterpart to the Ministry of Information called the Committee on Public Information. You know, again, you can guess what it was. And they’ve at least felt, probably correctly, that they had succeeded in carrying out this massive change of opinion on the part of the population and driving the pacifist population into, you know, warmongering fanatics.

    And the people on the commission learned a lesson. One of them was Edward Bernays, who went on to found—the main guru of the public relations industry. Another one was Walter Lippman, who was the leading progressive intellectual of the 20th century. And they both drew the same lessons, and said so.

    The lessons were that we have what Lippmann called a “new art” in democracy, “manufacturing consent”. That’s where Ed Herman and I took the phrase from. For Bernays it was “engineering of consent”. The conception was that the intelligent minority, who of course is us, have to make sure that we can run the affairs of public affairs, affairs of state, the economy, and so on. We’re the only ones capable of doing it, of course. And we have to be—I’m quoting—"free of the trampling and the roar of the bewildered herd", the “ignorant and meddlesome outsiders”—the general public. They have a role. Their role is to be “spectators”, not participants. And every couple of years they’re permitted to choose among one of the “responsible men”, us.

    And the John Dewey circle took the same view. Dewey changed his mind a couple of years later, to his credit, but at that time, Dewey and his circle were writing that—speaking of the First World War, that this was the first war in history that was not organized and manipulated by the military and the political figures and so on, but rather it was carefully planned by rational calculation of “the intelligent men of the community”, namely us, and we thought it through carefully and decided that this is the reasonable thing to do, for all kind of benevolent reasons.

    And they were very proud of themselves.

    There were people who disagreed. Like, Randolph Bourne disagreed. He was kicked out. He couldn’t write in the Deweyite journals. He wasn’t killed, you know, but he was just excluded.

    And if you take a look around the world, it was pretty much the same. The intellectuals on all sides were passionately dedicated to the national cause—all sides, Germans, British, everywhere.

    There were a few, a fringe of dissenters, like Bertrand Russell, who was in jail; Karl Liebknecht and Rosa Luxemburg, in jail; Randolph Bourne, marginalized; Eugene Debs, in jail for daring to question the magnificence of the war. In fact, Wilson hated him with such passion that when he finally declared an amnesty, Debs was left out, you know, had to wait for Warren Harding to release him. And he was the leading labor figure in the country. He was a candidate for president, Socialist Party, and so on.

    But the lesson that came out is we believe you can and of course ought to control the public, and if we can’t do it by force, we’ll do it by manufacturing consent, by engineering of consent. Out of that comes the huge public relations industry, massive industry dedicated to this.

    Incidentally, it’s also dedicated to undermining markets, a fact that’s rarely noticed but is quite obvious. Business hates markets. They don’t want to—and you can see it very clearly. Markets, if you take an economics course, are based on rational, informed consumers making rational choices. Turn on the television set and look at the first ad you see. It’s trying to create uninformed consumers making irrational choices. That’s the whole point of the huge advertising industry. But also to try to control and manipulate thought. And it takes various forms in different institutions. The media do it one way, the academic institutions do it another way, and the educational system is a crucial part of it.

    This is not a new observation. There’s actually an interesting essay by—Orwell’s, which is not very well known because it wasn’t published. It’s the introduction to Animal Farm. In the introduction, he addresses himself to the people of England and he says, you shouldn’t feel too self-righteous reading this satire of the totalitarian enemy, because in free England, ideas can be suppressed without the use of force. And he doesn’t say much about it. He actually has two sentences. He says one reason is the press “is owned by wealthy men” who have every reason not to want certain ideas to be expressed.

    But the second reason, and the more important one in my view, is a good education, so that if you’ve gone to all the good schools, you know, Oxford, Cambridge, and so on, you have instilled into you the understanding that there are certain things it wouldn’t do to say—and I don’t think he went far enough: wouldn’t do to think. And that’s very broad among the educated classes. That’s why overwhelmingly they tend to support state power and state violence, and maybe with some qualifications, like, say, Obama is regarded as a critic of the invasion of Iraq. Why? Because he thought it was a strategic blunder. That puts him on the same moral level as some Nazi general who thought that the second front was a strategic blunder—you should knock off England first. That’s called criticism.

    [...]

    #industrialisation
    #media #histoire #Geschichte #institution
    #USA #England #Angleterre
    #Grande-Bretagne #Great_Britain #Großbritannien
    #Allemagne #Germany #Deutschland

    #contrôle #Kontrolle
    #résistance #Widerstand
    #working_class #ouvriers #Arbeiterklasse
    #éducation #Bildung
    #intellectuels

    https://seenthis.net/messages/268273 via oAnth


  • Peter Thiel Wants to Inject Himself With Young People’s Blood | Vanity Fair
    http://www.vanityfair.com/news/2016/08/peter-thiel-wants-to-inject-himself-with-young-peoples-blood
    http://media.vanityfair.com/photos/579fb0bd82b926ca1e593833/16:9/w_1200,h_630,c_limit/peter-thiel-blood-thief.jpg

    Given Thiel’s obsession with warding off death, it comes as no surprise that the Silicon Valley billionaire is interested in at least one radical way of doing it: injecting himself with a young person’s blood.

    #sang #capitalisme #vampires

    https://seenthis.net/messages/606488 via Nicolas


  • Laurent Alexandre : « Bienvenue à Gattaca deviendra la norme »
    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/06/02/31003-20170602ARTFIG00207-laurent-alexandre-bienvenue-a-gatacca-deviendra-l
    http://i.f1g.fr/media/figaro/orig/2017/06/02/XVM65e51ac8-47a1-11e7-8097-86070d75c1d7.jpg

    La puissance publique n’a pas pris la mesure de la révolution en cours : la loi va devoir se réinventer pour encadrer l’#IA et donc notre vie. La gouvernance, la régulation et la police des plateformes d’IA vont devenir l’essentiel du travail parlementaire.

    (…)

    Ayant comme premier objectif sa survie, toute IA forte se protégera en cachant ses intentions agressives et en attaquant préventivement. L’augmentation de nos capacités intellectuelles semble à #Elon_Musk la seule solution, avec le développement de colonies sur Mars, pour éviter que l’humanité tout entière soit exterminée d’un coup.

    (…)

    Quel est le but ultime de l’humanité, de la science ? Pour Clément Vidal, la réponse à
    Le seuil de 300 ans n’a aucun sens. En réalité, l’espèce humaine va devenir immortelle. Dans 100 ans ou 500 ou 1000 ans. Peu importe. La vraie question est celle du prix.
    cette dernière question est claire : le but ultime de la science est de combattre la mort de l’Univers, par la création artificielle de nouveaux univers. Après la mort de la mort, la science se consacrerait à combattre la mort de l’Univers. La #cosmogénèse artificielle mobiliserait toute l’énergie de l’humanité dans les prochains milliards d’années. Après la régénération de nos organismes vieillissants, la régénération cosmologique viserait à rendre l’Univers immortel ou substituable.

    (…)

    On ne sauvera pas la démocratie si nous ne réduisons pas les écarts de #QI. Des gens augmentés disposant de 180 de QI ne demanderont pas plus mon avis qu’il ne me viendrait à l’idée de donner le droit de vote aux chimpanzés.

    (…)

    Jusqu’où augmente-t-on notre cerveau avec les #implants_intracérébraux d’Elon Musk ? Jusqu’où fusionne-t-on neurone et transistor ? Quel droit donne-t-on aux machines ? L’émergence de nouvelles créatures biologiques ou électroniques intelligentes a des conséquences religieuses : certains théologiens, tel le révérend Christopher Benek, souhaitent que les machines douées d’intelligence puissent recevoir le baptême si elles en expriment le souhait.

    #transhumanisme #Laurent_Alexandre

    https://seenthis.net/messages/606756 via baroug



  • Comment des partis politiques peuvent cibler des électeurs avec des pubs occultes ("dark ads") sur Facebook. La résistance s’organise au Royaume-Uni
    Facebook’s Role in European Elections Under Scrutiny - The New York Times (abonnement requis)
    https://www.nytimes.com/2017/06/07/technology/facebook-britain-election-europe.html

    Facebook provides little information on how political parties use ads to reach undecided voters on the site. And concern has been growing since the American presidential election about the company’s role in campaigns, including about how politically charged fake news is spread online.

    Le site web « Qui me vise ? » : https://whotargets.me
    #elections #publicité #advertising #Facebook #dark_ads #Royaume-Uni #propagande #occulte

    https://seenthis.net/messages/606160 via David Sharp


  • Quand quelqu’un arrive à rester assis plus de deux minutes avec une autre personne sans céder au besoin irrépressible de vérifier qui a liké la photo de son plat de lasagnes sur Instagram, ou si deux amis parviennent à échanger des idées de plus de 140 caractères sans se traiter de nouveau Hitler, hé bien désormais ça porte un nom façon déviance sexuelle : sapiosexual.

    The Hottest Body Part ? For a Sapiosexual, It’s the Brain
    https://www.nytimes.com/2017/06/02/nyregion/the-hottest-body-part-for-a-sapiosexual-its-the-brain.html?_r=0

    She has had relationships she describes as purely sapiosexual, in which there was no sex, just intense conversation. One man was nowhere near her physical type, but the first time they met, he began reciting poetry by Rainer Maria Rilke. “I was so amazed at how fluid the whole conversation was,” she said. “I could feel something happening inside me.”

    The next time they saw each other, he took her to an art exhibit and gave her all of Rilke’s books. Since then, Rilke has been one of her favorite poets. In such relationships, she said, “I access my wisdom and love and ability to analyze in this incredible way, and they do, too.”

    https://seenthis.net/messages/604663 via ARNO*


  • How to Call B.S. on Big Data: A Practical Guide - The New Yorker
    http://www.newyorker.com/tech/elements/how-to-call-bullshit-on-big-data-a-practical-guide
    http://www.newyorker.com/wp-content/uploads/2017/06/Nijhuis-Big-Data-2-1200-630.jpg

    Bergstrom believes that calling bullshit on data, big or otherwise, doesn’t require a statistics degree—only common sense and a few habits of mind. “You don’t have to understand all the gears inside a black box in order to evaluate what you’re being told,” he said. For those who were unable to enroll in INFO 198/BIOL 106B this spring, here is some of his and West’s advice

    #big_data @lazuly

    https://seenthis.net/messages/604932 via Fil


  • Nawal Ben Aissa, figure montante de la contestation dans le Rif marocain
    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/02/nawal-ben-aissa-figure-montante-de-la-contestation-dans-le-rif-marocain_5137

    http://s1.lemde.fr/image2x/2017/06/02/768x0/5137771_6_761c_des-centaines-de-personnes-manifestent-dans-les_45b3891cc104632f2857ccfdd651f7b6.jpg

    Cheveux lâchés, micro en main, la jeune femme harangue la foule de plusieurs milliers de personnes venues se rassembler pour le cinquième soir consécutif dans le quartier de Sidi Abed, à Al-Hoceima. « Je m’adresse à tous les Marocains : le Rif saigne ! L’Etat nous opprime. Tous les droits des Rifains sont bafoués, lance la militante sous les applaudissements. Mais nous allons continuer à lutter contre cette injustice. Ils peuvent arrêter autant de militants, de jeunes et de femmes qu’ils veulent, nous n’allons pas baisser les bras. » En bas de la rue, des dizaines de véhicules de police et de forces anti-émeutes barrent l’accès au centre-ville.

    Nawal Ben Aissa, 36 ans, est-elle le nouveau Nasser Zefzafi ? Trois jours après l’arrestation du charismatique leader du Hirak, le mouvement social qui secoue le Rif depuis sept mois, la jeune mère de famille – elle a quatre enfants âgés de 4 à 13 ans – semble en tout cas s’imposer comme la figure montante de la contestation. C’est elle qui tient désormais le rôle de porte-voix dans les manifestations qui se tiennent chaque soir après la rupture du jeûne du ramadan dans cette ville du nord du Maroc.

    …depuis sept mois…, il faut cet ingrédient people pour que ce mouvement de fond à Al Hoceima et dans le Rif émerge (un tout petit peu) dans le flot médiatique…

    https://seenthis.net/messages/603808 via Simplicissimus


  • Des ordonnances pour la réforme du #Code_du_travail
    https://theconversation.com/des-ordonnances-pour-la-reforme-du-code-du-travail-78417

    Concernant leur contenu, ces ordonnances devraient s’inscrire dans le prolongement de la loi du 8 août 2016 (dite « #loi_Travail » ou « Loi Valls–El Khomri »). En effet, cette loi prévoit une seconde loi, devant intervenir dans un délai de deux ans, destinée à décliner dans le Code du travail la nouvelle architecture des normes déjà mise en œuvre en matière de durée du travail depuis l’été dernier.

    Sur chaque sujet retenu, le Code devrait préciser les règles d’ordre public, le champ de la négociation collective et les règles supplétives applicables en l’absence d’accord.

    Il s’agirait notamment de définir les questions où les accords d’entreprises auraient priorité sur les accords de branche et sur la loi. Une nouvelle étape serait alors franchie sans que le bilan de la précédente n’ait été réalisé.

    Ces ordonnances devraient également contenir des dispositions en réponse aux recommandations formulées par le Conseil de l’Union européenne, le 22 mai 2017, demandant notamment à la France :

    · de consolider les mesures de réduction du coût du travail ;

    · d’améliorer l’accès au marché du travail des demandeurs d’emploi, notamment les travailleurs les moins qualifiés et les personnes issues de l’immigration, y compris en revoyant le système d’enseignement et de formation professionnels ;

    · de veiller à ce que les évolutions du salaire minimum soient compatibles avec la création d’emplois et la compétitivité ;

    · de poursuivre la réduction des charges réglementaires pesant sur les entreprises, y compris en poursuivant le programme de simplification.

    (Recommandation du Conseil concernant le programme national de réforme de la France pour 2016 et portant avis du Conseil sur le programme de stabilité de la France pour 2016).

    D’autres dispositions sont susceptibles de figurer dans ces #ordonnances, notamment le plafonnement des dommages et intérêts versés par les conseils de prud’hommes, en cas de contentieux, en réparation des préjudices causés par un licenciement injustifié (« sans cause réelle et sérieuse »), la fusion des institutions représentatives du personnel dans les entreprises (délégués du personnel, comité d’entreprise, comité d’hygiène, de sécurité, et des conditions de travail) et la réforme des institutions d’indemnisation des demandeurs d’emploi.

    https://seenthis.net/messages/604269 via tbn


  • Oculus Founder Plots a Comeback With a Virtual Border Wall
    https://www.nytimes.com/2017/06/04/business/oculus-palmer-luckey-new-start-up.html

    Palmer Freeman Luckey was the kind of wunderkind Silicon Valley venerates. When he was just 21, he made an overnight fortune selling his start-up, a company called Oculus VR that made virtual-reality gear, to Facebook for $2 billion in 2014. But the success story took a sideways turn this year when Mr. Luckey was pressured to leave Facebook months after news spread that he had secretly donated to an organization dedicated to spreading anti-Hillary Clinton internet memes. While Mr. Luckey (...)

    #Oculus #frontières #surveillance

    https://seenthis.net/messages/604267 via etraces


  • Nikos Smyrnaios : «L’objectif des #GAFAM, c’est d’absorber le marché »
    https://usbeketrica.com/article/les-gafam-contre-l-internet-leur-objectif-c-est-d-absorber-le-marche

    La thèse de votre livre repose sur le concept d’infomédiation. Vous écrivez que « l’objectif principal des #GAFAM est de contrôler la fonction d’#infomédiation ». De quoi s’agit-il ?

    Ce concept est un élément de réponse au discours sur la société d’information et la société post-industrielle. A la fin des années 1970, la théorie dominante explique que le capitalisme évolue parce que l’abondance d’information fait basculer le modèle. Mais un intellectuel, peu reconnu à l’époque, Kimon Valaskakis, voit déjà plus loin. Pour lui, le plus important, c’est la façon dont les ordinateurs vont médier ces informations. On peut définir l’infomédiation comme l’ensemble de segments d’activité et de dispositifs numériques qui permettent la mise en contact des internautes avec tout type d’informations en ligne mais aussi avec d’autres internautes.

    Le concept voyage, et est utilisé par des économistes libéraux qui voient dans les années 1990 que la valeur va se concentrer sur la valeur informationnelle. Ce qui est important, ce n’est pas la production d’information, mais celui qui va faire la médiation entre l’offre et le public. Pour eux, celui qui tirera son épingle du jeu est celui qui se placera entre la production d’information et l’utilisateur final. C’est ce qui est arrivé avec Facebook et Google.

    Mon petit apport à la théorie, c’est que la médiation ne se cantonne pas uniquement aux services en ligne. Elle se joue beaucoup plus tôt : si on arrive à contrôler l’accès à Internet, on fait de l’infomédiation. Quand Free décide d’attribuer à une télévision un numéro de chaîne spécifique sur sa box, il fait de l’infomédiation. C’est la même chose pour un système d’exploitation ou des datacenters. L’intéressant, c’est que les GAFAM sont tous au coeur de l’infomédiation, et à plusieurs niveaux. Les cinq acteurs étudiés sont présents dans tout ces segments, du fait d’une intégration verticale ou horizontale.

    #médias #critique_techno

    https://seenthis.net/messages/604283 via tbn


  • #Arte, un soupçon de censure
    http://lemonde.fr/televisions-radio/article/2017/06/03/arte-un-soupcon-de-censure_5138244_1655027.html

    Arte, qui fêtait le 30 mai ses vingt-cinq ans d’existence, se serait bien passée d’une telle polémique. C’est un film intitulé Auserwählt und Ausgegrenzt. Der Hass auf Juden in Europa (« Un peuple élu et mis à part : l’antisémitisme en Europe »), réalisé par les documentaristes allemands Joachim Schroeder et Sophie Hafner, qui a mis le feu aux poudres. La décision, prise le 26 avril par le directeur des programmes d’Arte, Alain Le Diberder, de ne pas diffuser ce documentaire de 90 minutes, produit et financé par la chaîne, a provoqué des remous outre-Rhin. Des historiens allemands, comme Götz Aly ou Michael Wolffsohn, sont intervenus dans les médias pour prendre sa défense, dénonçant « la censure » exercée par la chaîne franco-allemande.

    Le réalisateur Joachim Schroeder entendait explorer les différentes facettes de l’antisémitisme en Allemagne et en France : aussi bien l’antisémitisme d’extrême droite que celui des fondamentalistes musulmans dans les banlieues. Porté par la chaîne publique Westdeutsche Rundfunk (WDR), l’une des onze stations allemandes à alimenter Arte Deutschland, ce projet de documentaire a fait l’objet de nombreuses discussions avant d’être validé par la conférence des programmes d’Arte, en avril 2015.

    https://seenthis.net/messages/604287 via tbn


  • Nineteenth-Century Clickbait
    https://daily.jstor.org/nineteenth-century-clickbait
    https://daily.jstor.org/wp-content/uploads/2016/11/british_periodicals_1050x700.jpg

    As new technology allows us to feed a steady stream of news into our brains, are we gaining any real knowledge, or just entertaining ourselves with superficial matters?

    As Brian Maidment explained in a 2010 paper, that’s the question British elites asked in the early nineteenth century, when cheap magazines created a sudden glut of easily consumed information.

    Two aspects of these new magazines’ appeal will sound familiar to anyone who gets their news from a phone today: they used a small format that could fit into a reader’s pocket, and they relied heavily on pictures—in this case, wood engraved images. While cheap “pulp” newspapers weren’t around yet, this way of printing illustrations reduced the cost to bring eye-catching images to a relatively broad audience.

    #magazines #presse #médias #XIXe_siècle #journalisme

    https://seenthis.net/messages/603038 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Voici pourquoi l’abus de télé rend les enfants malades
    http://www.huffingtonpost.fr/serge-tisseron/voici-pourquoi-l-abus-de-tele-rend-les-enfants-malades_a_22095859
    https://o.aolcdn.com/images/dims3/GLOB/crop/3867x2030+0+277/resize/1200x630!/format/jpg/quality/85/http%3A%2F%2Fo.aolcdn.com%2Fhss%2Fstorage%2Fmidas%2F8ae7b1e9e99427e5665fb43e3b441e90%2F200190566%2F479632417.jpg

    Par Serge Tisseron

    Deux médecins de PMI sonnent l’alarme sur le nombre de plus en plus important de jeunes enfants abandonnés de longues heures devant la télévision, et souffrant de graves retards dans leurs apprentissages et leur socialisation. Des psychomotriciens voient aussi de plus en plus souvent des enfants présentant une motricité réduite à deux gestes seulement, celui de refermer leur main sur un objet et celui de frotter avec leur index, autrement dit les deux gestes correspondant à l’utilisation d’un smartphone. Mais que font donc les écrans à nos enfants ?

    En effet, plus les enfants passent de temps devant la télévision ou seuls devant des tablettes, et moins ils en ont pour les jeux créatifs, des activités interactives et d’autres expériences cognitives sociales fondamentales. Des compétences telles que le partage, l’appréciation et le respect des autres, qui sont des acquisitions enracinées dans la petite enfance, s’en trouvent menacées.

    Bien sûr, ces mêmes technologies permettent aux enfants qui y ont été introduits au bon moment et de la bonne façon d’entreprendre quelque chose de neuf que nous n’avions pas forcément prévu, et les prépare à la tâche de renouveler le monde. Mais pour faire passer le message que les écrans sont une formidable opportunité pour l’enfant en âge scolaire, il faut commencer par dire qu’une vie quotidienne interactive à l’âge préscolaire est indispensable pour développer les compétences cognitives et relationnelles qui joueront plus tard un rôle clé dans cette entreprise. Et l’inverse est tout aussi vrai. Les indispensables campagnes destinées à mettre en garde contre les dangers des écrans chez les enfants d’âge préscolaire devraient toujours s’accompagner de conseils pour permettre leur utilisation raisonnée et créative chez les enfants d’âge scolaire, comme nous le faisons depuis 2008 dans la campagne des balises 3-6-9-12[7]. Sinon, il y a un grand danger d’accréditer auprès des parents l’idée que les écrans seraient un produit toxique auxquels les jeunes développeraient une catastrophique « addiction ».

    C’est finalement la solitude et le sentiment d’abandon qui amènent des parents à laisser de longues heures leurs enfants devant des écrans. Quand des parents sont trop marqués par la frustration, le sentiment de déshumanisation et la rage impuissante, comment pourraient-ils s’occuper de leurs enfants ? Ils ne peuvent même pas les voir, et encore moins leur sourire. C’est pourquoi se limiter à conseiller la limitation du temps d’écran serait se donner bonne conscience facilement et en même temps commettre une grave erreur. Ce serait confondre la cause réelle, à savoir la misère sociale et le désespoir de ces parents souvent isolés, avec le moyen par lequel ils tentent de rendre leur vie supportable, à savoir les écrans. Et ils seraient légitimement en droit de penser que leurs problèmes sont ignorés.

    #écrans #télévision #éducation

    https://seenthis.net/messages/603037 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier




  • Facebook, Google, Apple… : comment les géants de la tech gagnent-ils de l’argent ?
    http://www.numerama.com/business/260130-facebook-google-apple-comment-les-geants-de-la-tech-gagnent-ils-de-

    Apple, Alphabet, Amazon, Microsoft et Facebook gagnent de l’argent : ce n’est pas nouveau. Mais avec quoi en gagnent-ils ? Une infographie résume tout. Chaque trimestre fiscal nous donne l’occasion de comprendre comment des entreprises comme Apple, Alphabet (Google), Amazon ou encore Microsoft et Facebook font entrer (beaucoup) d’argent dans leurs caisses. Si elles ne se dérangent jamais pour donner des noms obscurs à certaines catégories passe-partout (le fameux « Other Products » d’Apple bien (...)

    #Alphabet #Apple #Microsoft #Google #Amazon #Facebook #bénéfices #publicité #profiling

    ##publicité

    https://seenthis.net/messages/600544 via etraces


  • Philippe Mangeot détaille dans cet article la référence différenciée à #Foucault par trois associations de lutte contre le #sida dans les années 1990.

    Sida : angles d’attaque | @Vacarme (2005)
    http://www.vacarme.org/article456.html

    La richesse d’une pensée se mesure souvent à l’aune des usages distincts voire contradictoires qu’on peut en faire. Une telle profusion d’usages fut en tout cas le propre de la pensée foucaldienne. Et la lutte contre le sida en France dans les années 1980-1990 en est un exemple frappant. Ses trois plus grandes associations — AIDES, ARCAT-SIDA et Act Up-Paris — ont pu ainsi s’y nourrir différemment, consciemment ou non mais à chaque fois à bon droit, tout en s’opposant, se déchirant, s’alliant à l’occasion. Foucault plurivoque ? C’est une vérité de fait.

    120 battements par minute, un film de Robin Campillo, dont Philippe Mangeot a contribué à l’écriture, a été présenté le 20 mai 2017 en sélection officielle du festival de Cannes

    https://www.youtube.com/watch?v=q4Jgg4uUVqI

    https://seenthis.net/messages/600437 via tbn


  • Dans les ateliers de la #modération en continu
    http://www.humanite.fr/de-quoi-cauchemardent-les-nettoyeurs-invisibles-de-la-toile-635868

    Sarah T. Roberts, enseignante et chercheuse aux États-Unis, a rencontré ces travailleurs invisibles, qu’ils soient dans la #Silicon_Valley ou dans des centres d’appels aux #Philippines.

    Certains tentent de trouver un sens à ce qu’ils font et m’ont dit : « Je peux le supporter, je fais cela pour protéger les autres, que vous n’ayez pas à voir toutes ces horreurs. » Mais je n’ai rencontré personne qui se sente bien. Cette #violence rejaillit sur leur #vie_privée, leur sommeil. Certains ont sombré dans l’alcool ou la dépression… On ne connaît pas non plus les effets à long terme de ce travail sur les gens. Et, bien entendu, aucun de ces travailleurs n’est formé, préparé à ce qu’il va devoir regarder au quotidien. Il n’y a aucun suivi, aucune aide. Le pire est qu’ils ne peuvent même pas en parler à leurs proches. Deux d’entre eux ont récemment été déclarés en incapacité totale de travailler à la suite d’une expertise médicale et psychologique. Depuis qu’ils ont dû voir des vidéos de viols de jeunes enfants, ils souffrent de stress post-traumatique et ont demandé plusieurs fois à être changés de service. Juste avant le Nouvel An, ils ont porté plainte contre Microsoft, leur employeur. Ce sont les seuls à voir pu le faire puisque dans toutes les autres plateformes, les modérateurs de contenu sont employés par des sous-traitants, ce qui permet aux géants du Web de ne pas être tenus directement responsables. Là, ils travaillaient de plein droit pour Microsoft. On ne sait pas encore quand le procès aura lieu, mais je reste assez surprise que la multinationale ne leur ait pas versé une belle somme d’argent assortie d’une clause de non-divulgation et choisisse de se risquer en justice…

    #travail #entreprise #digital_labor via @cuisineanxious

    Autre entretien avec la dame dans Usbek & Rica
    https://usbeketrica.com/article/les-eboueurs-du-web-moderateurs-invisibles-des-reseaux-sociaux
    https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/usb-prd-upload/images/thumb_700xh/58e498f1d5dd5.png

    https://seenthis.net/messages/599738 via tbn