• « On nous appelait les prisonniers politiques » : des gilets jaunes incarcérés racontent
    https://www.bastamag.net/gilets-jaunes-prisonniers-politique-colere-sociale-detention-justice

    Plus de 400 gilets jaunes, condamnés à de la prison ferme, purgent ou ont purgé leurs peines. Certains ont accepté de raconter à Basta ! leur découverte de l’univers carcéral, une expérience qui marque les personnes et souvent déstabilise les familles. Tout en laissant une trace profonde sur le mouvement. En plus d’un an près de 440 gilets jaunes ont été incarcérés pour des peines de un mois à trois ans. Cette répression, menée sur le plan judiciaire et carcéral, a bouleversé leurs vies et celles de leurs (...) #Résister

    / #Luttes_sociales, #Justice, #Droits_fondamentaux, #Le_mouvement_des_gilets_jaunes, A la une, #Enquêtes, Classes (...)

    #Classes_populaires

    https://seenthis.net/messages/820898 via Basta !


  • Le nouveau système de retraite est un piège pour les syndicats (Romaric Godin, Mediapart, 13 janvier 2020)
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130120/le-nouveau-systeme-de-retraite-est-un-piege-pour-les-syndicats?onglet=full

    Les syndicats, limités à la gestion du désastre

    (…) Mais cela va encore plus loin. Car le dernier piège se referme avec l’article 3 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale de 2020 voté l’automne dernier. Cet article met fin au principe de la loi Veil de 1994 qui établissait la compensation de toutes les baisses de cotisations par l’État. Le gouvernement peut désormais, sans en aviser les partenaires sociaux, décider de réduire les cotisations sociales et choisir ou non de les compenser.

    Or, l’article 1 du projet de loi organique sur les retraites, s’il fixe le cadre financier par la règle d’or, ne donne aucune garantie sur les ressources. On ne rétablit pas le principe de la compensation. Si donc, comme c’est hautement probable, le gouvernement poursuit sa politique de compétitivité-coût par la baisse du coût du travail, le conseil d’administration du CNRU sera chargé d’ajuster le système par des mesures qui font payer les retraités ou les futurs retraités. Ce sera d’abord l’allongement de la durée du travail grâce à l’âge d’équilibre qui reste bien dans le projet de loi pour le système par points et imposera ainsi un système de bonus/malus. L’âge d’équilibre augmentera avec l’espérance de vie (article 10).

    Ce sera ensuite la baisse du taux de remplacement des retraites par rapport au dernier salaire. De ce point de vue, le projet de loi en son article 9 offre certes une garantie en promettant une évolution positive des taux d’acquisition et de service (ou de conversion) des points acquis. Mais c’est en réalité une faible protection. D’ici à 2045, les deux taux seront compris entre l’inflation et le revenu moyen par tête. À partir de 2045, ils seront par défaut égaux au revenu moyen par tête. On assure que cette situation est meilleure que la revalorisation à l’inflation actuelle.

    Mais il existe trois réserves. D’abord, les retraites de l’ancien système continueront à être revalorisées au niveau de l’inflation, ce qui va concerner pendant longtemps une grande majorité des retraités (les premières pensions issues en partie du système par points arriveront en 2037). Ensuite, la revalorisation au salaire moyen est la règle en Allemagne et cela n’a pas empêché une forte chute du taux de remplacement des salaires et même une baisse de la moyenne des pensions versées pour deux raisons : l’éclatement du marché du travail et la modération salariale. Les réformes du marché du travail vont donc jouer contre les futurs retraités.

    Enfin, l’article 9 prévoit que le gouvernement aura finalement la main sur les taux d’acquisition et de service « en l’absence d’approbation » d’une délibération du CA de la nouvelle caisse de retraite universelle. Bref, l’État pourra, pour financer sa politique de compétitivité, réduire le taux de service du point.

    Autrement dit : le système de retraite qui sera en place dès 2022 sera un système géré par les coûts et uniquement par les coûts. C’est d’ailleurs le vrai intérêt du système par points dit à cotisations définies. Les cotisants ignorent absolument le montant de leurs pensions et le taux de remplacement jusqu’au moment de leur retraite. C’est donc ce critère qui sert de variable d’ajustement. Pour s’en convaincre, on rappellera que les régimes complémentaires par points existant en France ont vu leur taux de remplacement se réduire d’un tiers entre 1993 et 2018.

    Le système est centré sur l’équilibre financier et non sur le maintien du niveau de vie des retraités qui n’est pas évoqué dans le projet de loi. Et comme les syndicats n’auront aucune maîtrise, ni aucune garantie sur les ressources, ils ne seront que les gérants du désastre ou les accompagnateurs de l’ajustement du système par les retraités.

    Accepter un tel système revient donc purement et simplement à accepter cette logique : le maintien d’un coût du travail faible permettra de créer assez d’emplois et de richesses pour équilibrer le système sans baisser le niveau de vie des retraités. C’est donc un aveu de confiance dans la logique de la politique de l’offre et de la défiscalisation du capital comme politique économique. Cette confiance semble étrange. Les cas suédois et allemand montrent que les retraités ont fait les frais de cette logique avec l’explosion du risque de pauvreté chez les personnes âgées de ces deux pays. C’est pourtant le choix implicite de la CFDT.

    De ce point de vue, le gouvernement a remporté samedi 11 janvier une éclatante victoire. Car s’il a, pendant des mois, multiplié les concertations et chercher des compromis, ce n’est pas réellement par hésitation ou incertitude sur la réforme elle-même. Le projet de loi publié le 10 janvier reprend très largement les conclusions du rapport Delevoye dont les grands principes étaient en réalité prêts dès 2017.

    Cette recherche du compromis ne visait donc pas à modifier le projet, mais en réalité, à faire accepter une politique économique centrée sur la compétitivité externe et la protection du capital aux syndicats. Son modèle, c’était la concertation suédoise de 1991-1992 qui avait débouché sur le système qui a constitué l’inspiration de la réforme française. Cette concertation avait créé un large consensus, allant de la droite jusqu’aux syndicats, autour de la nécessité de la stabilité financière et de la préservation du coût du travail. Mais, malgré son adhésion au système par points, la CFDT ne pouvait accepter officiellement des mesures d’économies puisqu’elle défendait une réforme de « justice sociale ». C’était sa position en novembre dernier. Dès lors, elle rejetait effectivement une logique qui est celle de la gestion par les coûts. Avec la tragicomédie de « l’âge pivot », sa position a changé.

    En acceptant de discuter de mesures d’économies dans le cadre restrictif de l’équilibre financier sur cinq ans, d’une gouvernance encadrée et de la préservation du coût du travail, la confédération bascule ouvertement dans le consensus néolibéral. Jadis, le réformisme entendait contraindre le capitalisme à améliorer le sort des travailleurs. Il a aujourd’hui un autre sens : accepter de soumettre davantage les travailleurs à la loi du capital en espérant que ce dernier se montrera reconnaissant. Mais cette victoire du gouvernement pourrait n’être qu’une victoire à la Pyrrhus dans un pays qui n’est pas dupe des intentions de l’exécutif.

    https://seenthis.net/messages/820660 via tbn


  • Comment les youtubeurs sont devenu les rois de la publicité native
    https://www.ladn.eu/media-mutants/tv-et-nouvelles-images/comment-youtubeurs-sont-devenus-rois-publicite-native
    https://www.ladn.eu/wp-content/uploads/2020/01/pq.jpg

    Du feat, du fun et de la confusion

    Autodérision, transparence des rapports avec la marque, créativité, adhésion des audiences... la publicité native n’a-t-elle que des qualités ? Heu... pas si simple. Elle pose aussi de vraies questions, celle de brouiller la frontière entre contenu original et message commercial.

    Je réalise que je devrais être plus précis : dans les deux cas ils faut qu’on puisse se demander jusqu’où on acceptera de tolérer l’effacement de la frontière entre divertissement et publicité. En quelques années tout a changé et je pense qu’on devrait plus en parler ????

    — Vincent MNLV ???? (@VincentMnV) December 22, 2019

    Ce sentiment de confusion se trouve notamment dans la vidéo « La réunion » du youtubeur Leopold. Cette dernière met en scène le vidéaste en réunion avec McFly et Carlito en train de réfléchir à des idées de mise en scène pour réaliser un sketch sponsorisé pour RhinoShield. Le format applique à la lettre le précepte du « feat and fun » selon lequel une vidéo YouTube fonctionne bien quand elle mélange des invités prestigieux (le feat) et du divertissement comme des challenges ou des sketchs (le fun, donc). Résultat : la vidéo cumule 1,4 millions de vues et on ne peut s’empêcher de se demander à la fin : « Attends, c’est un sketch ou une publicité que je viens de regarder ? ».

    #Publicité #YouTube #Influenceurs #Youtubeurs

    https://seenthis.net/messages/820607 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier



  • RFC 8700: Fifty Years of RFCs | Blog @stephane Bortzmeyer
    https://www.bortzmeyer.org/8700.html

    Ce nouveau #RFC marque le cinquantième anniversaire des RFC. Le RFC 1 avait en effet été publié le 7 avril 1969. Ce RFC 8700, publié avec un certain retard, revient sur l’histoire de cette exceptionnelle série de documents.

    Il y avait déjà eu des RFC faisant le bilan de la série, à l’occasion d’anniversaires, comme le RFC 2555 pour le trentième RFC, et le RFC 5540 pour le quarantième. La série a évidemment commencé avec le RFC 1, cinquante ans auparavant, et donc dans un monde très différent. À l’époque, les RFC méritaient leur nom, ils étaient été en effet des « appels à commentaires », prévus non pas comme des références stables, mais comme des étapes dans la discussion. En cinquante ans, les choses ont évidemment bien changé, et les RFC sont devenus des documents stables, intangibles, et archivés soigneusement. Logiquement, le processus de création des RFC a également évolué, notamment vers un plus grand formalisme (on peut même dire « bureaucratie »).

    Plus de 8 500 RFC ont été publiés (il existe quelques trous dans la numérotation ; ainsi, le RFC 26 n’a jamais existé…) Les plus connus sont les normes techniques de l’Internet. La description précise de HTTP, BGP ou IP est dans un RFC. Mais d’autres RFC ne normalisent rien (c’est le cas du RFC 8700, sujet de cet article), ils documentent, expliquent, suggèrent… Tous les RFC ont en commun d’être publiés puis soigneusement gardés par le RFC Editor, une fonction assurée par plusieurs personnes, et aujourd’hui animée par Heather Flanagan, auteure de ce RFC 8700, mais qui a annoncé son départ.

    Cette fonction a elle aussi une histoire : le premier RFC Editor était Jon Postel. À l’époque c’était une fonction informelle, tellement informelle que plus personne ne sait à partir de quand on a commencé à parler du (ou de la) RFC Editor (mais la première mention explicite est dans le RFC 902). Postel assurait cette fonction en plus de ses nombreuses autres tâches, sans que cela n’apparaisse sur aucune fiche de poste. Petit à petit, cette fonction s’est formalisée.

    Les changements ont affecté bien des aspects de la série des RFC, pendant ces cinquante ans. Les premiers RFC étaient distribués par la poste ! Au fur et à mesure que le réseau (qui ne s’appelait pas encore Internet) se développait, ce mécanisme de distribution a été remplacé par le courrier électronique et le FTP anonyme. Autre changement, les instructions aux auteurs, données de manière purement orales, ont fini par être rédigées. Et l’équipe s’est étoffée : d’une personne au début, Postel seul, le RFC Editor a fini par être une tâche assurée par cinq à sept personnes. Autrefois, la fonction de RFC Editor était liée à celle de registre des noms et numéros, puis elle a été séparée (le registre étant désormais PTI). Puis la fonction de RFC Editor a été structurée, dans le RFC 4844, puis RFC 5620, enfin dans le RFC 6635. Et l’évolution continue, par exemple en ce moment avec le changement vers le nouveau format des documents (voir RFC 7990). Dans le futur, il y aura certainement d’autres changements, mais le RFC Editor affirme son engagement à toujours prioriser la stabilité de la formidable archive que représentent les RFC, et sa disponibilité sur le long terme (RFC 8153).

    #histoire

    https://seenthis.net/messages/819299 via tbn


  • ORDRE NATIONAL DE LA LÉGION D’HONNEUR Décret du 31 décembre 2019 portant promotion et nomination dans l’ordre national de la Légion d’honneur
    https://www.legiondhonneur.fr/sites/default/files/promotion/lh20200101.pdf

    Au grade d’officier M. Cirelli (Jean-François), président d’une société de gestion d’actifs, ancien vice-président et directeur général délégué d’un groupe industriel énergétique. Chevalier du 25 avril 2006.

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    Jean-François Cirelli : « BlackRock a déjà près de 500 milliards de dollars investis dans des fonds ESG »
    Muriel Motte – 30 Novembre 2018 à 12h40

    Jean-François Cirelli est président de BlakRock pour la France, la Belgique et le Luxembourg

    #BlackRock

    https://seenthis.net/messages/818426 via Loutre


  • Les coupures politiques d’Internet deviennent de plus en plus fréquentes dans le monde
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_les-coupures-politique-d-internet-deviennent-de-plus-en-plus-frequentes-
    https://ds1.static.rtbf.be/article/image/1248x702/e/f/b/6be7c2925aaf96cd608249c40e9b7b15-1577114442.jpg

    Les méthodes derrière une coupure d’Internet, en particulier une coupure complète, sont assez simples. Le gouvernement ordonne simplement aux fournisseurs de services Internet (FSI) d’interrompre leurs connexions avec le monde extérieur. Comme s’ils devaient éteindre un modem domestique, mais pour l’ensemble du pays.

    Lorsqu’une coupure complète est en place, il n’y a souvent aucun moyen de la contourner. Les outils anti-censure comme les VPN ne fonctionnent pas lorsqu’il n’y a pas de connexion Internet à utiliser.

    Les autres moyens de fournir un accès à #Internet en sont encore à leurs balbutiements. Les satellites qui émettent en large bande sont coûteux et dépendent de la volonté des entreprises privées de défier les gouvernements. Les réseaux « maillés », qui utilisent des connexions téléphoniques et des routeurs pour créer une chaîne de poste à poste d’une zone coupée à l’Internet ouvert, exigent un niveau de densité de population constant qui n’est pas nécessairement en place dans de nombreuses régions, comme le Cachemire, touchées par le black-out.

    #censure

    https://seenthis.net/messages/817240 via Agnès Maillard


  • Les accidents du travail et les maladies professionnelles en hausse, Catherine Quignon
    https://www.lemonde.fr/emploi/article/2019/12/12/hausse-des-accidents-du-travail-et-des-maladies-professionnelles_6022568_169

    Selon les chiffres de l’Assurance-maladie, la sinistralité au travail est repartie à la hausse en 2018. L’Association des accidentés de la vie (Fnath) dénonce un système en état de « mort cérébrale ».

    En plein débat sur la réforme des retraites et la prise en compte de la pénibilité, l’Assurance-maladie jette un pavé dans la mare. Dévoilé le 3 décembre, son rapport annuel révèle une hausse globale de la sinistralité au travail. Les accidents du travail ont augmenté de 2,9 % en 2018 : au total, 651 103 cas ont été reconnus comme tels, dont 551 accidents mortels.

    Tous secteurs confondus, ils résultent essentiellement de manipulations manuelles (50 %) et de chutes (28 %). L’augmentation est particulièrement sensible dans le secteur des services, notamment l’aide à la personne et l’intérim (+ 5 %), suivis par les industries du bois, de l’ameublement et du papier carton (+ 4,5 %). Les secteurs les plus touchés sont le BTP, le transport et l’alimentation.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Entre opacité des chiffres et indifférence des autorités, les morts au travail encore largement ignorés
    « La reprise économique explique en grande partie cette tendance », avance l’Assurance-maladie en guise d’explication, tout en rappelant que par rapport à la population active, la sinistralité demeure à un niveau historiquement bas : autour de 34 accidents pour 1 000 salariés depuis cinq ans, contre 45 pour 1 000 il y a vingt ans. Ce sont donc les créations d’emploi qui expliqueraient en partie ce bilan, bien que les effectifs intérimaires soient en baisse depuis le début de 2018.

    Conditions météorologiques difficiles
    L’Assurance-maladie souligne aussi que la mise en œuvre progressive de la déclaration sociale nominative (DSN) a pu mécaniquement augmenter le nombre d’accidents recensés. Il s’agit toutefois d’un retournement inexpliqué par rapport à l’année précédente, marquée par un recul des accidents du travail.

    Les accidents de trajet bondissent de 6,9 % en un an, poursuivant une hausse continue depuis 2015. L’Assurance-maladie met en cause les conditions météorologiques difficiles de l’hiver dernier.

    Après trois années de baisse, le nombre de maladies professionnelles reconnues est aussi à la hausse (+ 2,1 %) avec 49 538 cas supplémentaires en 2018, dont 88 % pour des troubles musculo-squelettiques (TMS). Le nombre d’affections psychiques liées au travail poursuit aussi sa progression (+ 23 %), avec 990 cas reconnus. Cette forte augmentation s’explique sans doute par la mise en lumière plus vive de ces pathologies (dépression, troubles anxieux…) ces dernières années. Le nombre de cancers professionnels reconnus, lui, reste stable depuis 2015.

    « Naïveté », « cynisme »
    L’Association des accidentés de la vie (Fnath) a vivement réagi à ces résultats. La principale association d’aide aux victimes d’accidents du travail a dénoncé dans un communiqué un système en état de « mort cérébrale », qualifiant l’argument de la reprise économique, utilisé par les auteurs pour expliquer l’augmentation des accidents du travail, de « naïveté », voire de « cynisme ».

    Dans son rapport, l’Assurance-maladie met aussi en avant les actions de terrain des caisses régionales, qui ont effectué en 2018 des visites dans près de 50 000 entreprises. Afin de développer les actions de prévention dans les entreprises, 32 millions d’euros d’aides financières ont été accordés en 2018. La convention d’objectifs 2018-2022 de l’Assurance-maladie-Risques professionnels prévoit une montée en charge de ces aides, qui passeront au minimum de 50 millions à 85 millions d’euros.

    Enfin, autre changement notable depuis le 1er décembre : la procédure de reconnaissance des accidents du travail et des maladies professionnelles a été refondue pour plus de lisibilité. Dans cette nouvelle mouture, l’employeur n’a plus que dix jours francs pour formuler des réserves, et les délais d’instruction du dossier ont été rallongés. Des modifications qui ne seront sans doute pas sans conséquences sur les taux d’accidents du travail et de maladies professionnelles reconnues.

    #accidents_du_travail #maladies_professionnelles #letravailtue

    https://seenthis.net/messages/815445 via colporteur



  • Le gouvernement britannique autorise Amazon à accéder aux données de 40 millions de patients
    https://korii.slate.fr/tech/gouvernement-britannique-amazon-acces-donnees-medicales-40-millions-pati

    L’ONG Privacy International dénonce un accord passé entre le fabricant d’Alexa et le ministère de de la Santé qui va au-delà de l’annonce initiale. Outre-Manche, l’exécutif dirigé par Boris Jonhson essuie actuellement une pluie de critiques pour avoir validé une autorisation d’accès aux informations médicales stockées sur les serveurs du NHS (National Health Service) et mises à la disposition d’Amazon sans aucune compensation financière et sans l’accord des patient·es. En juillet dernier, Matt Hancock, (...)

    #Amazon #Alexa #BigData #BigPharma #data #NationalHealthSystem-NHS #santé

    ##santé
    https://korii.slate.fr/sites/default/files/styles/1440x600/public/000_1lt98t.jpg

    https://seenthis.net/messages/815719 via etraces


  • Appel des travailleuses et travailleurs du numérique pour une autre réforme des retraites
    https://onestla.tech

    L’automatisation peut être une chance pour l’humanité : elle permet de déléguer aux machines toujours plus de tâches fastidieuses, ingrates, complexes, ennuyeuses ou non épanouissantes. Les progrès fulgurants effectués au cours des dernières décennies dans les domaines de l’électronique, de l’informatique, des réseaux et de l’intelligence artificielle permettent tous les jours un peu plus de s’affranchir du travail. Malheureusement, les monumentales richesses produites par les machines et les programmes (...)

    #éthique #bénéfices #conditions #travail #travailleurs

    https://seenthis.net/messages/815055 via etraces


  • Jen Schradie : « Internet a toujours été inégalitaire »
    https://usbeketrica.com/article/interview-jen-schradie-internet-inegalitaire (pas lu, j’archive, #hacktivisme #militer #internet)

    pour développer et poursuivre :

    « On n’imagine pas au départ combien de temps ça peut prendre de s’occuper d’une page Facebook. » Quand elle tire le bilan de son action lors du mouvement des « gilets jaunes », à l’espace Niemeyer le 19 avril dernier, Mme Priscillia Ludosky parle comme une cadre syndicale. « C’est toute une administration que l’on doit mettre en place. (…) Ça devient un métier, une deuxième vie. » Coadministratrice des deux plus grands groupes Facebook de « gilets jaunes », dont La France en colère !!! (288 000 membres fin octobre 2019), celle qui lança la pétition contre la hausse du prix du carburant qui servit de détonateur au mouvement fut propulsée en quelques jours au cœur de l’économie de l’attention. « Le mouvement a été sans conteste aidé par le nouvel algorithme Facebook, qui survalorise les contenus de groupes au détriment des contenus postés par des pages (et donc par les médias) », relevait très tôt Vincent Glad (Libération, 30 novembre 2018). Conclusion du journaliste : « Les admins de groupe Facebook (…) sont les nouveaux corps intermédiaires, prospérant sur les ruines des syndicats, des associations ou des partis politiques. » Pour rebooter la démocratie, suffirait-il de changer d’algorithme ? Un tel jugement rappelle l’emphase de l’année 2011 : « Si vous voulez une société libre, donnez-lui accès à Internet », s’emportait alors l’Égyptien Wael Ghonim, administrateur de la page Facebook à l’initiative du premier rassemblement de la place Tahrir, au début de la séquence qui précipitera la chute du président Hosni Moubarak.

    Depuis, l’eau a coulé sous les ponts (et sur les places occupées). Mme Ludosky se fait plus nuancée que ses prédécesseurs : le réseau social lui paraît bien favoriser la discussion politique — « avec tous, tous ceux qui n’ont pas de diplômes » —, jusqu’à obtenir l’attention du pouvoir, voire l’obliger à réagir ; mais elle concède qu’il faudra « forcément à un moment pouvoir sortir de la plate-forme ».

    Dans la somme tout juste traduite en français qu’elle consacre à la « sphère publique connectée », depuis le mouvement zapatiste, au milieu des années 1990, jusqu’à l’élection de M. Donald Trump, la sociologue turque Zeynep Tufekci décrit l’effet ambivalent des technologies sur la dynamique des luttes contemporaines. « Autrefois, les mouvements renforçaient d’abord leurs capacités sur une longue période avant de pouvoir organiser de grandes manifestations, résume-t-elle. Aujourd’hui, les mouvements sont d’abord organisés presque exclusivement en ligne, puis n’entament généralement le dur travail nécessaire à leur pérennisation qu’après leur premier grand moment sous les feux des projecteurs. »
    https://www.monde-diplomatique.fr/mav/168/HENNETON/61029

    https://seenthis.net/messages/815685 via tbn


  • Notre #enquête #vidéo : comment la police a #éborgné un « #gilet_jaune » le 16 novembre sur la #place_d’Italie à Paris
    https://www.lemonde.fr/police-justice/video/2019/12/11/notre-enquete-video-comment-la-police-a-grievement-blesse-un-gilet-jaune-le-

    "Le 16 novembre, à Paris, le manifestant « gilet jaune » Manuel Coisne est touché au visage par une grenade lacrymogène. Un projectile qui lui ouvre le globe oculaire gauche, et lui fait perdre définitivement l’usage de son œil.

    Grâce à la collecte et à l’analyse de plusieurs heures de vidéos, diffusées en direct ou publiées après la manifestation, et réalisées par des amateurs et des journalistes professionnels, l’enquête vidéo du Monde permet de reconstruire précisément la séquence qui a mené à grave blessure de Manuel Coisne.

    À la violence des échauffourées qui opposent manifestants et CRS à 14 h 40 succèdent au moins deux tirs de grenades lacrymogènes qui posent question. L’enquête du Monde révèle que l’un de ces tirs, effectué avec un angle de 15° et un dispositif de propulsion de 100 m, est très probablement celui qui a touché Manuel Coisne, situé 55 m plus loin.

    Dans cette affaire, une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris pour « violences volontaires par une personne dépositaire de l’autorité publique suivies de mutilation ou infirmité permanente »."

    https://seenthis.net/messages/815290 via ant1


  • Vous avez aimé ceci, vous aimerez cela
    https://www.latribune.fr/opinions/blogs/homo-numericus/vous-avez-aime-ceci-vous-aimerez-cela-834486.html

    HOMO NUMERICUS. Les algorithmes savent presque tout de nous. Ces outils omniprésents dans les nouvelles technologies iront-ils jusqu’à nous ravir notre libre arbitre ? Par Philippe Boyer, directeur de l’innovation à Covivio.

    « Inspiré de votre historique de navigation », «  Notre sélection pour vous » ou encore « Vous avez aimé ceci, vous aimerez cela » ... sont des injonctions que nous connaissons presque tous pourvu que nous achetions déjà sur Amazon, Netflix, Deliveroo et bien d’autres plates-formes numériques. Derrière ces phrases en apparence anodines se cachent une mécanique algorithmique bien huilée destinée à alimenter une stratégie de big data et d’intelligence artificielle qui vise à inciter les utilisateurs à passer toujours plus de temps, et accessoirement dépenser plus d’argent, sur ces sites.

    Grâce aux multiples traces numériques que nous laissons derrière nous, nous devenons de plus en plus prévisibles au point que les applicatifs technologiques en arriveraient presque à anticiper notre propre avenir sans que nous ayons besoin d’y penser nous-mêmes, sorte de renoncement à notre libre-arbitre à « l’insu de notre plein gré ».

    Leibniz
    Pour qui s’intéresse à la philosophie, ces questions de l’affirmation de l’individu face à une entité qui dirige et décide de tout ont animé de très nombreux débats, en particulier au 17ème siècle, quand Descartes et Leibniz, philosophes de la modernité naissante, se demandaient déjà comment affirmer sa liberté face à Dieu, par nature omniscient et grand ordonnateur de toute chose. Leibnitz, est sans conteste le philosophe dont nous pourrions le plus nous inspirer aujourd’hui pour décrire la puissance des algorithmes développés par les entreprises du numérique. Qu’expose-t-il ? Dans son écrit paru en 1714, Monadologie, il oppose deux principes censés fondés l’équilibre du monde. D’une part, la connaissance scientifique, nécessairement vraie. En écrivant que la somme des angles d’un triangle est forcément égale à 180°, il s’agit-là d’une vérité universelle, que le philosophe appelle « principe de contradiction ». Et d’autre part, le « principe de raison suffisante » via lequel des événements se produisent en raison d’un nombre infini de causes qui, assemblées les unes aux autres, finissent par produire un résultat au-dessus de ce qu’un simple humain aurait été capable de penser, de prédire et a fortiori de réaliser.

    Si dans l’esprit du philosophe du 17ème siècle, cette « force obscure » se nomme Dieu, appliqué à notre quotidien du 21ème siècle, imprégné d’algorithmes, une telle « force » pourrait prendre l’appellation de « #big_data » en tant que collecte d’un nombre colossal de données qu’aucun être humain ne pourra jamais ingurgiter. C’est logiquement grâce aux corrélations établies entre toutes ces informations que l’on en arrive ensuite à la mise au point d’algorithmes, pour certains d’entre eux qualifiés de « prédictifs », en ce sens qu’ils peuvent prévoir, voire prédire, certaines de nos futures actions en nous envoyant des recommandations hyper-personnalisées.

    Sommes-nous à ce point transparents ?
    Comment se prémunir face à cette prégnance algorithmique dans laquelle nos comportements numériques sont scrutés, analysés et stockés dans les moindres détails ? Dans une vision dystopique, des algorithmes pourraient-ils finir par nous connaître mieux que nous nous connaissons nous-mêmes ? Sans que nous le sachions, se pourrait-il qu’ils fixent ce que nous pourrions faire sans que nous en ayons pleinement conscience ? Pour ne pas succomber à ce fantasmagorique futur, des débuts de réponses existent. Qu’il s’agisse de la récente législation européenne qui encadre l’usage des données personnelles (RGPD), en passant par nos actions individuelles consistant, sur les principaux moteurs de recherche, à désactiver l’affichage d’annonces basées sur ses propres centres d’intérêt, de nouveaux comportements apparaissent à l’heure d’une prise de conscience grand public de l’usage de ces données et de ses éventuels détournements (on se souvient du scandale Cambridge Analytica ayant eu pour cause la fuite de données personnelles de 87 millions d’utilisateurs Facebook).

    D’autres revendiquent même un certain « droit au mensonge numérique » visant à déjouer les moteurs de recherche à qui nous confions nos questions et nos pensées les plus intimes. S’appuyant sur les recherches Google de millions d’Américains, Seth Stephens-Davidowitz, ancien data scientist de Google, détaille combien ce « sérum de vérité numérique » qu’est le big data et les algorithmes qui sont par la suite construits sur cette matière brute, exposent nos comportements réels. Outre l’exploration de ce que le Big Data nous révèle de notre quotidien, le bien-nommé chapitre « Big Data, big n’importe quoi ? Ce que les données ne peuvent faire » décortique les limites de ce big data en prenant soin d’exhorter ses lecteurs à ne pas s’abandonner à la fatalité qui consisterait à penser que la technologie prendrait systématiquement le pas sur les humains.

    Préserver notre libre arbitre
    La quantité massive de données collectées associée aux algorithmes transforment notre rapport au monde. Ce dernier, c’est un fait, devenant toujours plus objectif, quantifié et mesurable. Face à cette situation, l’une des questions qui se pose est bien celle de la préservation de notre libre arbitre face à cette omniprésence des algorithmes. Pour Aurélie Jean, scientifique reconnue et éminente spécialiste de ces sujets, il s’agit de rappeler « qu’un algorithme ne connaîtra jamais tout de nous pour la bonne et simple raison qu’il n’atteindra jamais complètement notre inconscient. Les algorithmes nous faciliteront la vie de plus en plus à l’avenir, ils nous connaîtront davantage, mais ils ne peuvent pas se substituer à notre libre arbitre, car sans libre arbitre nous ne sommes rien. » et d’ajouter ce message de bon sens destiné, d’une certaine manière, à clore les débats, du moins les plus anxiogènes d’entre eux : « Certes les algorithmes sont plus performants que nous dans de nombreux domaines. Mais il en existe aussi de mal conçus, ou truffés de biais... Dirigeants, journalistes, consommateurs ou citoyens : tous, à notre niveau, nous devons améliorer notre culture algorithmique, et urgemment. »

    Qu’en penserait Leibniz ? Je suggère de poser la question à Google...

    https://seenthis.net/messages/814055 via Simplicissimus


  • « La langue ne ment pas » est l’adaptation télévisuelle de l’ouvrage que Victor Klemperer (1881-1960) a écrit à partir de son journal intime, pour la période 1933-1947, LTI - Lingua Tertii Imperii. Carnet d’un philologue, 1947 (pour la version en allemand). Il y décortique la novlangue des nazis et leurs procédés discursifs.
    Œuvre d’un intérêt indéniable par les temps qui courent...

    https://dl.dropbox.com/s/uujc8al9se8vggp/radio.jpg?dl=0
    Ci-dessus, une affiche publicitaire pour le Volksempfänger, la radio nationale ns, outil de la propagande de Goebbels&co.

    (Il y a eu des signalements sur seenthis, mais je ne vois pas le film.)

    Ici, l’adaption filmique en 4 parties :
    https://www.dailymotion.com/video/x13vw6


    https://www.dailymotion.com/video/x13xrd

    https://www.dailymotion.com/video/x13yin

    https://www.dailymotion.com/video/x13z50

    Sur le livre, multi-réédité et traduit :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Lingua_Tertii_Imperii

    #langage #novlangue #propagande #manipulation #troisième_Reich

    https://seenthis.net/messages/814072 via Nepthys


  • Recension de «Twitter & les gaz lacrymogènes» par Stéphane Bortzmeyer
    https://www.bortzmeyer.org/twitter-gaz-lacrymos.html

    https://cfeditions.com/lacrymo/ressources/couv_lacrymo_grand.jpg

    Beaucoup de textes ont été écrits sur le rôle de l’Internet, et des réseaux sociaux centralisés, comme Facebook ou Twitter, dans des évènements politiques. Ce fut le cas, par exemple, du printemps arabe. L’auteure explore, dans ce livre très riche et très rigoureux, tous les aspects de cette relation entre les militants et les techniques d’information et de communication. Twitter peut-il battre les gaz lacrymogènes ?

    Une des raisons pour lesquelles bien des discours sur les mouvements politiques utilisant l’Internet sont très unilatéraux est que beaucoup de leurs auteurs sont des férus de technique qui ne connaissent pas grand’chose à la politique, et qui découvrent comme s’ils étaient les premiers à militer, ou bien ils sont des connaisseurs de la politique, mais complètement ignorants de la technique, dont il font un tout, animé d’une volonté propre (les fameux « algorithmes »), et pas des outils que les gens vont utiliser. L’auteure, au contraire, informaticienne, puis chercheuse en sciences politiques, connait bien les deux aspects. Elle a étudié en profondeur de nombreux mouvements, les zapatistes au Mexique, Occupy Wall Street, l’occupation du parc Gezi, Black Lives Matter, les révolutions tunisienne et égyptienne, en étant souvent sur le terrain, à respirer les gaz lacrymogènes. (Les gilets jaunes n’y sont pas, bien que ce mouvement mériterait certainement d’être étudié dans son rapport à Facebook, mais le livre a été publié avant.) Et elle analyse le rôle de l’Internet, en chercheuse qui le connait bien, en voit les forces et les limites.

    Parmi les affordances de l’Internet, il y a le fait que beaucoup de choses sont possibles sans organisation formelle. Des mouvements très forts (comme celui du parc Gezi) ont été possibles sans qu’un parti traditionnel ne les structure et ne les dirige. Mais, bien sûr, cet avantage a aussi une face négative : puisque la nécessité d’une organisation n’est pas évidente, on peut se dire qu’on peut s’en passer. Au début, ça se passe effectivement bien, sans les lourdeurs bureaucratiques exaspérantes. Mais, ensuite, les problèmes surgissent : le pouvoir en place fait des ouvertures. Comment y répondre ? Ou bien il change de tactique, et le mouvement doit s’adapter. Et, là, l’absence d’un mécanisme de prise de décision commun se fait sentir, et beaucoup de mouvements s’affaiblissent alors, permettant à la répression de disperser ce qui reste.

    Léger reproche à l’auteure : elle ne discute pas ce qui pourrait arriver avec d’autres outils que les gros réseaux centralisés étatsuniens comme Facebook ou Twitter. Il est vrai qu’on manque encore d’exemples détaillés à utiliser, il n’y a pas encore eu de révolution déclenchée sur le fédivers ou via Matrix.

    Je n’ai donné qu’une idée très limitée de ce livre. Il est très riche, très nuancé, l’auteure a vraiment tenu à étudier tout en détail, et aucun résumé ne peut donc suffire. En conclusion, un livre que je recommande à toutes celles et tous ceux qui veulent changer le monde et se demandent comment faire. Il n’est ni optimiste, ni pessimiste sur le rôle de l’Internet dans les révolutions : « ni rire, ni pleurer, mais comprendre »

    #Zeynep_Tufekci #C&F_éditions #Stéphane_Bortzmeyer

    https://seenthis.net/messages/806399 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Mise en perspective des impacts écologiques du numérique | Raphaël Lemaire
    https://raphael-lemaire.com/2019/11/02/mise-en-perspective-impacts-numerique

    La vidéo est de loin le sujet principal quand on parle de données.
    https://raphael-lemaire.com/wp-content/uploads/2019/11/bande_passante.png
    Mais là on est dans le pur numérique. Pour comparer avec d’autres choses du quotidien, j’ai ensuite pris une métrique pour laquelle on trouve des données facilement : les émissions de GES, mesurées en kg équivalent co2.

    https://raphael-lemaire.com/wp-content/uploads/2019/11/co2_1.png
    Il faut aussi

    visualiser l’impact de la fabrication des appareils, là où se trouve vraiment le sujet des impacts écologiques du numérique

    https://raphael-lemaire.com/wp-content/uploads/2019/11/co2_2.png

    Bien sur il y a plein d’autres choses à prendre en compte, notamment l’épuisement des métaux et autres matériaux rares pour la fabrication des appareils. Ces métriques montreraient également la domination de la fabrication par rapport à l’usage.

    Laissez vos emails tranquilles, la grosse bonne action en numérique est de faire durer le plus longtemps possible les appareils et d’éviter d’acheter des gadgets. Ensuite on peut réduire son usage de vidéo ou réduire la résolution.

    #empreinte_numérique #CO2 #émissions_gaz_effets_de_serre #transition_écologique

    https://seenthis.net/messages/813454 via rumor


  • Ouverture du marché de l’électricité : souriez ! Vous êtes piégé·es ! Deux articles des Échos qui t’expliquent que grâce à la « concurrence libre et non faussée », les tarifs de l’#électricité, tous fournisseurs confondus, vont encore augmenter. Elle est pas belle la vie (en Extrême-Libéralie) ?
    Et là, y aura pas de #BlackFriday. Juste un gros risque de #BlackOut.

    Le 22/11/2019
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/lelectricite-plus-chere-faute-dacces-au-nucleaire-1149881#xtor=CS1-26

    Les prix de l’électricité devraient à nouveau augmenter l’an prochain en France. La période pendant laquelle les concurrents d’EDF peuvent demander d’avoir accès à l’électricité d’origine nucléaire, à un prix fixe de 42 euros le mégawattheure (contre environ 48 euros sur le marché non régulé) s’est achevée jeudi 21 novembre. Or la probabilité est grande que leurs demandes aient largement excédé la limite des volumes prévus par la loi.

    Le 29/11/2019
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/les-concurrents-dedf-se-ruent-sur-lelectricite-nucleaire-1152531

    Comme prévu , les concurrents d’EDF ont explosé le plafond. Ils ont demandé à avoir accès à 147 térawattheures d’électricité au tarif de l’Arenh (l’accès régulé à l’énergie nucléaire historique), bien au-delà des 100 térawattheures prévus par la loi, a annoncé la Commission de régulation de l’énergie (CRE) ce vendredi soir. Les prix de l’électricité devraient encore augmenter l’année prochaine, même si l’impact exact de ce dépassement sur les tarifs réglementés n’est pas encore connu.

    #comme_prévu (en conchiant « la loi » pour faire plaisir aux copains) #CRE (Commission de régulation de l’énergie) #ARENH (Accès régulé à l’énergie nucléaire historique)

    https://seenthis.net/messages/813618 via Sombre


  • « Faire plus avec moins ne marche nulle part » : l’appel de 142 collaborateurs de Radio France
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/11/28/faire-plus-avec-moins-ne-marche-nulle-part-l-appel-de-80-collaborateurs-de-r
    https://img.lemde.fr/2019/11/28/313/0/4952/2476/1440/720/60/0/470141c_fU3EFyMPFR3ZTkOhRyVdImXa.jpg

    Nous, voix, collaboratrices et collaborateurs des émissions de Radio France, tenons à nous adresser collectivement au gouvernement et au ministère de la culture, dans ce moment crucial que traverse le groupe.

    Il nous importe de signaler notre inquiétude vis-à-vis de la baisse de dotation qui provoque le plan de « réorganisation stratégique » et de « départs volontaires » communiqué par la présidence.

    Nous ne sommes ni contre le mouvement ni contre le changement. Nous avons d’ores et déjà pris à bras-le-corps la transition numérique. Nous sommes sans cesse à l’affût de nouveaux publics, notamment chez les plus jeunes.

    Nous pensons cependant qu’il n’y a pas de mystère : pour remplir nos missions de service public, il faut des moyens. Radio France a déjà consenti des réductions d’effectifs sous la présidence précédente, et a réussi l’an passé à revenir à l’équilibre de ses finances après la suppression de près de 300 postes. Faire plus avec moins ne marche ni à l’hôpital, ni à l’école, ni dans les transports, ni à l’université, ni dans les lieux d’art, etc. Pourquoi cela marcherait-il à la radio ?
    Choix politique

    Diminuer la contribution à la radio publique, c’est un choix politique. Un choix de société qui nous inquiète. D’autant plus que la réforme de l’audiovisuel public, présentée par le gouvernement cet automne, ainsi que la fin de la redevance telle que nous la connaissons ne donnent aucune piste sur la manière dont il entend la financer au-delà de 2022.

    Conscients des enjeux considérables qui touchent tous les services publics de ce pays, et des souffrances de nombre de nos concitoyennes et concitoyens, il ne s’agit en aucun cas pour nous de nous draper dans la défense de catégories professionnelles, mais bien de faire battre le cœur de notre mission à destination de tous les publics. Parmi nous, certains ont des rémunérations enviables, mais beaucoup, la plupart, ont des statuts précaires (contrats d’un an, indemnités chômage, bas salaires malgré un investissement de tous les instants pour notre auditoire, de plus en plus grand). Il nous semble difficile d’accepter une baisse supplémentaire du financement public de la radio, qui seul assure la pérennité de ce service, et nous craignons que le plan annoncé ne nous permette plus de garantir cette qualité.

    #radio #grève
    Et encore #paywall parce quand des personnes engagées ou des groupes politiques veulent prendre à partie l’ensemble de la société, pourquoi se priver de le marchandiser ? L’info a un prix, oui, mais là ce sont des tribunes produites gratuitement pour diffusion large ! Libé, autre stratégie économique, ne prend pas la peine de les éditer et il reste des fautes d’orthographe assez grossières...

    https://seenthis.net/messages/813650 via Antonin




  • Peut-on chiffrer l’effet gilet jaune sur l’économie ? Par Marie Viennot (La bulle économique, France culture)
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-bulle-economique/peut-chiffrer-leffet-gilet-jaune-sur-leconomie
    https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18355-16.11.2019-ITEMA_22204812-0.mp3

    Au niveau macro-économique, la réponse est non, mais ça n’empêche pas de faire des calculs et des déclarations (d’ailleurs changeantes au cours du temps).

    Des centaines de ronds point animés, des dizaines de chansons (ici et ici notamment), 400 peines de prison ferme. 4 000 blessés... des heures et des heures de Vrai débat, de Grand débat et de parole présidentielle... le bilan chiffré du mouvement des gilets jaunes n’est pas seulement économique et ses répercussions bien plus larges.

    Mais souvenez vous, quand le mouvement a commencé, et s’est durci, ce qu’en disait le ministre des finances. Bruno Le maire, le 10 décembre. Les gilets jaunes ? Une catastrophe pour l’économie.

    C’est la réalité des chiffres. Je pense que les événements actuels devraient nous faire perdre 0.1 point de notre richesse nationale au dernier trimestre. Bruno Le Maire à RTL le 10 décembre.

    Trois mois plus tard, Bruno Le Maire doublait ce chiffre, 0.2 point de croissance en moins en 2018 à cause des gilets jaunes !

    Aujourd’hui Bercy redit 0.1. D’où vient ce chiffre ? De l’Insee.

    Pour faire cette estimation, m’écrit l’INSEE "on regarde notamment les séries de consommation, à un niveau fin, c’est à dire secteur par secteur.. et l’on tente d’isoler les variations qui vont au delà de la variabilité habituelle de ces séries mensuelles... mais ces calculs sont très incertains" reconnait l’Institut National des Statistiques, car il est impossible de construire une situation contre factuelle.

    Dit plus simplement, il est impossible de savoir ce qu’aurait été le niveau de PIB sans les gilets jaunes, puisqu’il y a eu les gilets jaunes. C’est comme quand on essai de dire quel a été l’effet de la création de l’euro sur nos économies, on ne sait pas... car on ne sait pas comment elles auraient évolué sans l’euro. On n’a pas de point de comparaison.

    Même chose pour les gilets jaunes. S’ils ne s’étaient mobilisés que dans une région, on aurait pu comparer l’évolution du PIB dans cette région et dans les régions sans gilets jaunes... mais là, non, on ne peut pas. On n’a pas de contre factuel.

    Ce manque de contre factuel n’empêche pas de faire des estimations, sinon on ne pourrait étudier l’impact d’aucune politique publique, mais il faut toujours les considérer comme des estimations, "avec toute l’incertitude qui s’y attache" insiste l’INSEE.

    Une estimation n’est pas un chiffre. Parler de réalité des chiffres comme l’a fait le ministre en décembre et en février pour la croissance n’avait donc pas de sens. À part un sens politique...

    Ces réserves en tête, interessons nous à l’année 2019. Là c’est l’Observatoire français des conjonctures économiques qui a estimé l’effet des gilets jaunes, plus précisément des mesures annoncées par le président en décembre.

    Le salaire d’un travailleur au smic augmentera de 100 euros par mois, sans qu’il en coute rien à l’employeur. Les heures supplémentaires seront exonérées d’impots et de charges, dès 2019. Les retraités constituent une partie précieuse de notre natione. Poiur ceux qui touchent moins de 2000 euros par mois, nous annulerons en 2019, la hausse de CSG subie cette année. Le Président de la République, le 10 décembre 2018.

    Parmi les annonces du président, certaines ont juste été accélérées... mais en tout, il y en a pour 10 milliards d’euros de pouvoir d’achat redistribués aux ménages en 2019. Du jamais vu depuis 2007, et la loi Travait Emploi Pouvoir d’Achat qui a suivi l’élection de Nicolas Sarkozy. 10 milliards qui ont eu pour effet d’augmenter la croissance de 0.3 point en 2019, selon l’OFCE.

    Au final l’effet des gilets jaunes sur la croissance est positif.

    La crise annoncée dans le tourisme, le commerce, les PME n’a pas eu lieu au niveau macro économique en tout cas. Mais comme l’écrit le rapport parlementaire sur les "coûts économiques, sociaux et budgétaires des blocages, violences et dégradations commis en marge du mouvement des « gilets jaunes »" les moyennes masquent des situations individuelles extrêmes.

    [Partie inédite en ligne]Si on regarde par secteurs... le tourisme a été touché au début de l’année, 2.5% de fréquentations touristiques en moins dans les hôtels au premier trimestre 2019. Mais quelle est la part de l’effet Brexit et de la baisse des touristes britanniques, quelle est la part de l’effet du ralentissement chinois, la part des gilets jaunes ? Là encore personne ne peut le dire précisément puisqu’il n’y a pas de... contrefactuel (vous suivez ! ).

    Pour le commerce, il n’y a pas eu de baisse de la consommation globale. Bercy reconnait une situation paradoxale. Des commerces de centre ville, là où il y avait des mobilisations ont perdu du chiffre d’affaire, mais il a pu profiter à d’autres commerces ailleurs. Le centre national des centre commerciaux évoque une hausse de son indice de fréquentation de 0.7% sur les 9 premiers mois de l’année 2019, comparé à 2018.

    Toujours niveau macro, sur les 9 premiers mois de l’années, il n’y a pas d’effet sur les défaillances d’entreprises qui sont en baisse de 0.7% sur un an, selon la Banque de France. Peut être que sans gilet jaune, la baisse serait encore plus grande, mais c’est impossible à dire.

    Ce qu’on peut chiffrer précisément en revanche, c’est le nombre d’entreprises qui ont demandé à l’Etat de bénéficier de reports de paiement d’impôt parce qu’elles étaient affectées par la mobilisation. Ce fut le cas de 6 375 entreprises, sur 4 millions 500 000 entreprises.

    Ce que l’on peut chiffrer aussi, c’est le nombre d’entreprises qui ont mis leur salariés à temps partiel et ont demandé à bénéficier d’une aide de l’Etat. Il y en a eu 5292, pour 75 000 salariés... sur 25 millions de salariés.

    On voit donc que c’est assez limité globalement. Limité, mais concentré sur certaines zones, notamment les centres des villes où il y a eu beaucoup de manifestations ; et où des commerces ont perdu du chiffre d’affaire, voire fermé leur porte.

    De façon plus structurelle, ce mouvement a pu aussi faire changer des habitudes de consommation, reporter le shopping sur les zones périphériques, il y a donc des commerces pour qui l’effet négatif des gilets jaunes risque peut s’étaler au delà de ce mouvement. [Fin de la partie inédite]

    Le problème avec les mesures d’urgence gilet jaune, c’est qu’elles ont réduit les recettes de la sécurité sociale de presque 3 milliards d’euros, et n’ont pas été compensées par l’Etat.

    Ce qu’on a donné d’une main, on l’a en partie repris... et pas à ceux/ celles qui payaient l’ISF, comme le voulaient les gilets jaunes, mais à tous les Français. En première ligne pour l’augmentation de ses moyens, le personnel hospitalier est mobilisé et en grève depuis le printemps. Il manifestait cette semaine à Paris. Le Président a promis un plan d’urgence pour l’hôpital.

    On lui serait gré d’évaluer alors le coût à long terme de la dégradation des conditions d’accueil et de travail de l’hôpital public... même si cette évaluation est difficile à faire, on ne serait pas à une estimation près, et celle ci ne serait pas de trop.

    https://seenthis.net/messages/813936 via tbn


  • Une écologie décoloniale | Afrotopiques
    https://r22.fr/antennes/afrotopiques/podcasts-afrotopiques/episode-7-malcom-ferdinand

    Dans cet épisode on rencontre Malcom Ferdinand, philosophe et auteur d’un essai qui vient de paraitre au Seuil, intitulé « Une écologie décoloniale, Penser l’écologie depuis le monde caribéen ». Malcom Ferdinand propose une conception de l’écologie radicalement en rupture avec son acception dominante. Durée : 1h10. Source : R22

    https://r22.fr/content/2-antennes/0-afrotopiques/20191027-podcasts-afrotopiques/20191006-episode-7-malcom-ferdinand/07-malcom-ferdinand-r22.mp3

    https://seenthis.net/messages/810649 via Rezo



  • Bolivia Crisis Shows the Blurry Line Between Coup and Uprising
    https://www.nytimes.com/2019/11/12/world/americas/bolivia-evo-morales-coup.html
    https://static01.nyt.com/images/2019/11/12/world/12int-bolivia1/merlin_164255727_798f62ff-14d0-4374-b3f7-616285f53ef5-facebookJumbo.jpg

    Often, they are one and the same: mass public uprisings alongside military defections that compel the resignation or removal of a country’s leader.

    But the overlapping terms often carry moral connotations that could not be more divergent: Coups, in today’s understanding, are to be condemned; revolts are to be championed.

    “People who get hung up on whether or not something is a coup or a revolution are missing the point,” said Naunihal Singh, a leading scholar of power transitions and coups. “The question is what happens next.”

    That has opened space for a kind of linguistic warfare, in which a political takeover can be portrayed as legitimate by labeling it a revolt, or illegitimate by terming it a coup.

    The narrative-building “has consequences” for what kind of government comes next, Mr. Singh said. Transitions like Bolivia’s tend to be fluid and unpredictable. The perception of legitimacy, or a lack thereof, can be decisive.

    https://seenthis.net/messages/811343 via tbn