• Facebook’s war on free will | Technology | The Guardian
    https://www.theguardian.com/technology/2017/sep/19/facebooks-war-on-free-will
    https://i.guim.co.uk/img/media/35ee3841da89603c93a8a14cfec1b51044c96c2f/701_507_1779_1067/master/1779.jpg?w=1200&h=630&q=55&auto=format&usm=12&fit=crop&crop=faces%2Centropy&bm=normal&ba=bottom%2Cleft&blend64=aHR0cHM6Ly91cGxvYWRzLmd1aW0uY28udWsvMjAxNi8wNS8yNS9vdmVybGF5LWxvZ28tMTIwMC05MF9vcHQucG5n&s=eb91553dade9e431b048f906f5677068

    All the values that Silicon Valley professes are the values of the 60s. The big tech companies present themselves as platforms for personal liberation. Everyone has the right to speak their mind on social media, to fulfil their intellectual and democratic potential, to express their individuality. Where television had been a passive medium that rendered citizens inert, Facebook is participatory and empowering. It allows users to read widely, think for themselves and form their own opinions.

    We can’t entirely dismiss this rhetoric. There are parts of the world, even in the US, where Facebook emboldens citizens and enables them to organise themselves in opposition to power. But we shouldn’t accept Facebook’s self-conception as sincere, either. Facebook is a carefully managed top-down system, not a robust public square. It mimics some of the patterns of conversation, but that’s a surface trait.
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    In reality, Facebook is a tangle of rules and procedures for sorting information, rules devised by the corporation for the ultimate benefit of the corporation. Facebook is always surveilling users, always auditing them, using them as lab rats in its behavioural experiments. While it creates the impression that it offers choice, in truth Facebook paternalistically nudges users in the direction it deems best for them, which also happens to be the direction that gets them thoroughly addicted. It’s a phoniness that is most obvious in the compressed, historic career of Facebook’s mastermind.

    Though Facebook will occasionally talk about the transparency of governments and corporations, what it really wants to advance is the transparency of individuals – or what it has called, at various moments, “radical transparency” or “ultimate transparency”. The theory holds that the sunshine of sharing our intimate details will disinfect the moral mess of our lives. With the looming threat that our embarrassing information will be broadcast, we’ll behave better. And perhaps the ubiquity of incriminating photos and damning revelations will prod us to become more tolerant of one another’s sins. “The days of you having a different image for your work friends or co-workers and for the other people you know are probably coming to an end pretty quickly,” Zuckerberg has said. “Having two identities for yourself is an example of a lack of integrity.”

    There’s another way to describe this historical progression. Automation has come in waves. During the industrial revolution, machinery replaced manual workers. At first, machines required human operators. Over time, machines came to function with hardly any human intervention. For centuries, engineers automated physical labour; our new engineering elite has automated thought. They have perfected technologies that take over intellectual processes, that render the brain redundant. Or, as the former Google and Yahoo executive Marissa Mayer once argued, “You have to make words less human and more a piece of the machine.” Indeed, we have begun to outsource our intellectual work to companies that suggest what we should learn, the topics we should consider, and the items we ought to buy. These companies can justify their incursions into our lives with the very arguments that Saint-Simon and Comte articulated: they are supplying us with efficiency; they are imposing order on human life.

    Algorithms can be gorgeous expressions of logical thinking, not to mention a source of ease and wonder. They can track down copies of obscure 19th-century tomes in a few milliseconds; they put us in touch with long-lost elementary school friends; they enable retailers to deliver packages to our doors in a flash. Very soon, they will guide self-driving cars and pinpoint cancers growing in our innards. But to do all these things, algorithms are constantly taking our measure. They make decisions about us and on our behalf. The problem is that when we outsource thinking to machines, we are really outsourcing thinking to the organisations that run the machines.

    Facebook would never put it this way, but algorithms are meant to erode free will, to relieve humans of the burden of choosing, to nudge them in the right direction. Algorithms fuel a sense of omnipotence, the condescending belief that our behaviour can be altered, without our even being aware of the hand guiding us, in a superior direction. That’s always been a danger of the engineering mindset, as it moves beyond its roots in building inanimate stuff and begins to design a more perfect social world. We are the screws and rivets in the grand design.

    #Facebook #Algorithme #Société_calcul #Ingénierie

    https://seenthis.net/messages/630926 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • Minsk se rebiffe (très légèrement) contre le grand frère russe, par Ioulia Shukan (@mdiplo, juin 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/06/SHUKAN/57560
    https://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton57560.jpg

    (…) Minsk n’entend pas contester plus ouvertement à la Russie son statut de partenaire privilégié, même s’il reste attaché à sa neutralité dans la crise ukrainienne et, par-delà, face à la confrontation entre la Russie et l’OTAN. Il accueillera ainsi, à l’automne 2017, les manœuvres militaires russo-biélorusses #Zapad (Ouest), conformément à une tradition stratégique soviétique restaurée en 1999.

    Cette position de neutralité de M. Loukachenko tout comme son aspiration à plus d’autonomie relèvent d’une stratégie de préservation de son régime. Dans le contexte actuel, cette stratégie implique l’affirmation de la souveraineté de la Biélorussie, une politique extérieure plus équilibrée et même une certaine ouverture. Elle trouve aussi un large écho auprès de la population, qui, face au conflit entre les Deux Grands, opte pour une position de retrait : à l’été 2016, 58 % des personnes interrogées déclaraient vouloir se tenir à distance de la confrontation entre la #Russie et l’#OTAN.

    https://seenthis.net/messages/630103 via tbn


  • Les principales chaînes mondiales d’information en continu, par Cécile Marin @cecilecarto (avril 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/chaines-info
    https://www.monde-diplomatique.fr/local/cache-vignettes/L251xH300/Infographie-RT-4b629.png

    RT se place en rivale des grandes chaînes de télévision visant un public mondial par la diffusion d’informations 24 heures sur 24. Ne sont représentées ici que les chaînes (privées ou publiques) se consacrant à l’actualité internationale et ayant une audience significative à l’étranger. Ne figurent pas les chaînes plus confidentielles, comme la chinoise CGTN ou l’iranienne Press TV ; ni les chaînes financières, comme Bloomberg Television ou CNBC ; ni les généralistes, comme Telesur en Amérique latine ; ni celles dont la zone de diffusion est plus restreinte, comme la saoudienne Al-Arabiya ou l’américaine Al-Hurra.


  • Il était une fois le salarié du futur (Libération, 10/09/2017)
    http://www.liberation.fr/france/2017/09/10/il-etait-une-fois-le-salarie-du-futur_1595425

    Dominique est chanceux. A 28 ans, il vient de décrocher un CDD dans la PME située à deux pas de chez lui. Une boîte de fabrication de pièces pour automobiles où il peut exercer ses talents de fraiseur. Un CDD… de cinq ans, qu’il s’est empressé de signer. Fini, la durée maximale de 18 ou 24 mois pour les contrats à durée déterminée : la branche de la métallurgie a décidé de profiter à fond de la nouvelle loi réformant le code du travail, et de choisir la durée maximale autorisée par la jurisprudence européenne, dernier rempart, désormais, dans ce domaine.

    Son patron a aussi indiqué à Dominique que son CDD pourrait éventuellement être renouvelé plusieurs fois, avec un délai de carence réduit au minimum. Et tant pis si la banque lui a refusé son prêt immobilier pour manque de visibilité sur son avenir professionnel.

    Deux ans plus tard, comme Dominique travaille bien, son employeur le convainc de rompre d’un commun accord son CDD et d’accepter un CDI. Un CDI « d’opération ». Car là aussi, la branche a utilisé pleinement la nouvelle législation en instaurant des CDI « de chantier ou d’opération », dont la rupture intervient avec la fin des tâches prédéfinies dans le contrat. Pour Dominique, il s’agit de la mise en place des trois nouveaux robots fraîchement arrivés d’Allemagne. Une fois ceux-ci installés, le CDI s’éteindra de plein droit. Dominique est un peu déçu mais la rémunération continue de le motiver : il touche une prime de vacances et un 13e mois - les partenaires sociaux de la branche de la métallurgie viennent de l’adopter.

    Sauf que les temps sont durs. Peugeot menace de faire une croix sur les commandes, et les comptes risquent de virer au rouge. Pas très difficile, dans ces conditions, de persuader les élus du personnel de signer un accord supprimant à la fois le 13e mois et la prime. Une pratique permise par le nouveau code du travail, qui a exclu du domaine de la branche la plupart des thématiques qu’elle pouvait traiter et imposer à toutes les entreprises de son champ, avant la réforme. Dont les primes (hors travaux dangereux) et le 13e mois.

    Dominique est quand même heureux. Son salaire, 1 400 euros net par mois, est bien au-dessus du smic. Son secteur industriel paie toujours mieux que le bâtiment ou les services. Sauf que cette fois, c’est presque sûr, l’a prévenu son patron, ses concurrents sont allés plus loin dans les souplesses accordées par la nouvelle législation : Peugeot est à deux doigts de rompre son contrat avec la PME, qui représente presque 30 % du chiffre d’affaires. Pas le choix, il faut s’aligner sur les autres, au risque, sinon, de perdre un des plus gros clients.

    Mais le chef d’entreprise se rassure vite : la nouvelle loi permet de négocier de nouveaux accords de compétitivité, où tout ou presque est permis. Fini les garanties de l’ancien monde qui prévoyaient notamment que le salaire ne pouvait pas baisser. Pour « répondre aux nécessités liées au fonctionnement de l’entreprise », ou (au choix) pour « préserver ou développer l’emploi », son patron a proposé aux salariés un accord qui réduira la rémunération de Dominique au niveau du minimum conventionnel, soit 230 euros de baisse mensuelle. Et qui l’oblige également à travailler en horaires décalés. L’accord a convaincu d’autant plus facilement les salariés que c’est Philippe, le délégué du personnel, proche du patron c’est vrai, qui a négocié. Les choses ont bien changé depuis le dernier accord, quand la CGT avait mandaté un salarié et suivi de près les négociations, comme l’imposait l’ancien code du travail. Avec la nouvelle loi, plus besoin de syndicat dans les entreprises de moins de 50 salariés pour négocier et signer un accord.

    Dominique reste néanmoins (encore un peu) optimiste. Il a toujours son boulot. Et depuis huit mois qu’il bosse en CDI (« d’opération »), il a déjà installé deux robots. Ne reste plus que le troisième à mettre en place. Sauf que… Dominique ne comprend pas, il vient de recevoir une lettre qui lui annonce la fin de son contrat. « Et le troisième robot ? » s’insurge-t-il.

    Il se plaint auprès de son collègue Antoine, dans les vestiaires : « C’est totalement injustifié ! » Antoine est sympa et lui livre les dernières rumeurs qui circulent : le patron aimerait bien embaucher son petit-neveu. Et il a les compétences parfaites pour le poste… de Dominique. « Mais chut, tu ne dis rien », lui demande Antoine. Cette fois-ci, c’en est trop pour Dominique : « Un CDD de cinq ans puis un CDI d’opération, la prime de vacances et le 13e mois supprimés puis la baisse de salaire de 230 euros par mois. Et maintenant un licenciement injustifié ? » Comme Dominique n’est pas du genre à se laisser faire, il va saisir les prud’hommes. Sûr, il va arracher un beau pactole à son patron pour cette injustice.

    Quelques mois plus tard, quand les juges des prud’hommes lui expliquent, il ne veut pas y croire : oui, ils savent que c’est le petit-neveu qui a été embauché. Et oui, ils auraient voulu sanctionner le patron. Mais Dominique ne pourra pas toucher plus de trois mois de salaire en compensation. C’est le nouveau barème qui veut cela : avec trente-deux mois de présence dans la boîte, et même si le licenciement est irrégulier, il ne peut pas toucher plus de trois mois de salaire brut d’indemnités.

    Quelques mois plus tard, Dominique n’est plus seul : le patron a licencié un tiers des salariés de la boîte. L’entreprise allait mal, paraît-il. « Même si elle faisait partie d’un groupe international qui pétait le feu ? » demande Dominique à Antoine, au chômage lui aussi. Antoine ne sait pas trop quoi répondre. Mais en allant aux prud’hommes, les juges leur disent qu’ils n’ont plus le pouvoir, avec la nouvelle loi, de juger des difficultés économiques au niveau du groupe. Seulement de la France. Dominique et Antoine attendent désormais avec impatience la réforme à venir de l’assurance chômage, prochain dossier social au menu du gouvernement.

    #macronie

    https://seenthis.net/messages/629497 via tbn



  • Retour du #jukendo à l’école japonaise (Le Monde, 11/05/2017)
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/11/japon-virage-a-droite-dans-l-education_5126256_3232.html
    http://img.lemde.fr/2017/05/05/87.5/0/660/330/644/322/60/0/c16a8c1_15944-1qgzwoz.b7nrn3ik9.jpg

    Le Japon célèbre sa Constitution avec un jour férié, le 3 mai. Une Constitution pacifiste que le premier ministre, Shinzo Abe, entend réviser d’ici à 2020, afin de rendre au pays toute sa souveraineté en matière militaire. En attendant, une droitisation s’opère de manière plus sournoise par ­la résurgence d’un héritage banni depuis la défaite de 1945.

    Les #arts_martiaux que l’on enseigne à l’école secondaire se sont ainsi enrichis d’une nouvelle discipline : le jukendo. Proche du kendo, la « voie de la baïonnette » est une technique de combat développée par l’armée impériale. Associé au militarisme des années 1930-1940, son retour dans les écoles suscite des controverses. D’autant que le gouvernement vient aussi de réintroduire dans le cursus scolaire l’étude du « Rescrit sur l’éducation », document de 1890 par lequel l’empereur Meiji (1852-1912) appelait ses sujets à « se ­sacrifier à l’Etat si les circonstances l’exigent ».

    Basé sur l’« art du combat à la lance » ­(sojutsu) et le maniement de la baïonnette enseigné par les missions militaires françaises au Japon entre 1870 et 1890, le jukendo (appelé alors jukenjutsu) fut interdit, comme d’autres arts martiaux, par l’occupant américain. Rétabli dès que le Japon eut recouvré son indépendance en 1952, il est aujourd’hui pratiqué par 30 000 amateurs (en majorité des militaires) avec la réplique en bois d’un fusil à l’extrémité émoussée. Selon le ­vice-président de la fédération de jukendo, Takeshi Suzuki, « les objectifs de cet art de combat sont complètement différents » de ce qu’ils étaient avant-guerre.

    via @opironet

    https://seenthis.net/messages/628889 via tbn



  • Médiarchie : ce que (nous) font « lémédias »
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-suite-dans-les-idees/mediarchie-ce-que-nous-font-lemedias
    https://www.franceculture.fr/s3/cruiser-production/2017/09/997cbba7-fe79-40bf-97dc-43a2e5af9d6c/738_f1.jpg

    http://rf.proxycast.org/1316670779496079360/16260-01.07.2017-ITEMA_21376050-0.mp3

    Notre imaginaire commun nous fait croire que nous vivons dans des « démocraties », alors qu’un regard plus distant sur la réalité de nos régimes de pouvoir suggère que nous vivons dans des « médiarchies ». C’est par cet énoncé aussi fort que lapidaire que s’ouvre le nouvel essai d’Yves Citton, sobrement titré Médiarchie.

    C’est par cette phrase de prime abord provocante et discutable que j’ai eu envie d’ouvrir la 19e saison de La Suite dans les Idées et d’inaugurer, avec vous, ce nouvel horaire, 12h45, juste après le journal de la rédaction de France Culture. Nouvel horaire et nouveau format : l’émission s’allonge de quinze minutes, et après mon entretien – aujourd’hui avec Yves Citton – nous accueillerons chaque samedi un ou une second invité, venue du monde de la culture ou du journalisme pour élargir la conversation, placer les sciences humaines et sociales en résonance avec d’autres modes de connaissance.

    #médias #attention (hygiène mentale, traduction automatique de data (donnée) en capta (prise), Yves Citton toujours intéressant ne serait-ce que parce qu’il lit et voyage beaucoup)

    https://seenthis.net/messages/627894 via tbn


  • Le Comité invisible et les Communs : pourrons-nous encore être « amis » ?
    https://scinfolex.com/2017/08/31/le-comite-invisible-et-les-communs-pourrons-nous-encore-etre-amis

    Sur tous ces points – et bien d’autres – le livre est indéniablement précieux. Mais c’est pourtant une profonde sensation de malaise qui m’a étreint lorsque je l’ai refermé. Car si en apparence l’ouvrage – comme A nos amis le faisait déjà – met constamment en avant le concept « d’amitié » (en affichant l’objectif de « frayer des chemins » ou « d’organiser des rencontres » entre des « mondes amis fragmentés »), il constitue avant tout une expression particulièrement acerbe d’inimitiés, frappant à peu près toutes les composantes du mouvement social. Communistes, syndicalistes, négristes, écologistes, féministes, municipalistes, acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire, militants de la Transition : tout le monde y passe successivement, dans un esprit d’excommunication – j’emploie le mot à dessein – traquant la moindre compromission avec le système économique et politique comme motif de disqualification définitive. Ironiquement, les auteurs critiquent la tendance (hélas bien réelle…) des cercles militants à s’entre-déchirer (« Chaque groupuscule s’imagine gratter quelques parts du marché de la radicalité à ses rivaux les plus proches en les calomniant autant qu’il est possible.« ), mais le moins que l’on puisse dire, c’est que le Comité Invisible tombe aussi complètement dans ce travers avec ce livre. Or le mouvement des Communs n’échappe pas à ce petit jeu de massacre et c’est ce qui me pousse à écrire sur Maintenant, parce qu’il me semble que de telles attaques appellent une réponse que je n’ai pour l’instant lue nulle part.

    #idées #commun #comité_invisible #livres
    https://scinfolex.files.wordpress.com/2017/08/couv_3063.jpg

    https://seenthis.net/messages/626133 via Supergéante


  • Simone Weil ou la brûlure de l’écoute (1909-1943)

    Redifusion de France Culture.

    Par Marie-Christine Navarro. Réalisation : Isabelle Yhuel. Rediffusion de l’émission du 16/03/1989. Avec la collaboration de Vanessa Nadjar et d’Annelise Signoret.

    Nourrie par la pensée grecque, la tradition égyptienne en Osiris, les Upanishads et la Bhagavad-Gita, bouleversée par la vérité de la Croix qu’elle vit dans son corps même, Simone Weil tente, à travers toutes les traditions mystiques non chrétiennes, de découvrir le sens universel de la rédemption christique.

    Juive malgré elle, contre elle, sa pensée rigoureuse et implacable se heurtera au judaïsme qu’elle méconnaît et balaie d’un revers de mots : c’est sans doute la limite qu’elle ne pouvait franchir et où, telle un fleuve immobile, son attention à Dieu ne se démentira jamais plus.

    Elle meurt à 34 ans, en Angleterre, en exil de tout et d’elle-même, coïncidant enfin, à son corps défendant, avec ce qu’elle avait vainement et obscurément cherché toute sa vie : être mendiante parmi les mendiants, pauvre d’entre les plus pauvres.

    Cette émission se propose de faire mieux connaître au public une pensée méconnue, exigeante, irremplaçable, qui s’inscrit dans la tradition mystique la plus pure et la plus haute : les écrits de Simone Weil se placent désormais aux côtés de ceux de Saint François d’Assise et de Saint Jean de la Croix.

    https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/simone-weil-ou-la-brulure-de-lecoute-1909-1943

    https://seenthis.net/messages/623560 via aktivulo



  • John Lanchester reviews ‘The Attention Merchants’ by Tim Wu, ‘Chaos Monkeys’ by Antonio García Martínez and ‘Move Fast and Break Things’ by Jonathan Taplin · LRB 17 August 2017
    https://www.lrb.co.uk/v39/n16/john-lanchester/you-are-the-product

    The movie Zuckerberg is a highly credible character, a computer genius located somewhere on the autistic spectrum with minimal to non-existent social skills. But that’s not what the man is really like. In real life, Zuckerberg was studying for a degree with a double concentration in computer science and – this is the part people tend to forget – psychology.

    https://seenthis.net/messages/622508 via Kassem


  • Torrent 411 renaît de ses cendres !
    https://www.dsfc.net/internet/torrent-411-renait-de-ses-cendres
    https://www.dsfc.net/wp-content/uploads/2017/07/t411.jpg

    Suite à l’arrestation de deux de ses administrateurs ukrainiens en Suède, le site Torrent 411 avait disparu des écrans radars le dimanche 25 juin. Depuis quelques jours, une nouvelle copie du site T411 a fait son apparition. Les efforts de la justice française et des gendarmes de Rennes, aussi louables soient-ils, sont aujourd’hui parfaitement vains

    https://seenthis.net/messages/620544 via unagi



  • La vérité sur la loi Le Chapelier - Alain Lipietz
    http://lipietz.net/spip.php?article3188

    En cet été 2017 où va se décider, par décrets-lois (« ordonnances ») de l’exécutif cette fois, mais avec le feu vert du législatif, un nouveau démantèlent de la négociation collective et de la législation sociale, il n’était pas inutile de replonger le nez dans ce qui fut la base légale, pendant un siècle de surexploitation du prolétariat, de la négociation individuelle du contrat de travail. Ce qu’on appelle parfois « uberisation », encore que l’uberisation actuelle relève plus précisément de ce qu’on appelait au XVIIIe siècle le putting-out system, c’est à dire la subordination d’artisans pseudo-indépendants au capital commercialisant leurs produits, comme pour les canuts lyonnais, mais aujourd’hui via internet.

    #syndicalisme #liberalisme

    https://seenthis.net/messages/619097 via Maïeul



  • Les puissances de l’espace
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/les-puissances-de-lespace

    Alors que de nouveaux pays, comme la Chine, l’Inde ou la Suède, investissent dans l’espace et ses technologies, où en sommes-nous des rapports entre les puissances mondiales ? La géographe Isabelle Sourbès-Verger fait le point sur la géopolitique spatiale actuelle dans cet entretien publié dans le deuxième numéro de la revue Carnets de science.

    https://seenthis.net/messages/619217 via CNRS - Le Journal (RSS)


  • Lisez « Un Monde en pièces », BD politique d’#anticipation en GIF animés | Slate
    https://www.slate.fr/grand-format/un-monde-en-pieces-148983

    Voici le premier épisode d’Un Monde en pièces, une saga à dérouler qui nous transporte sur un immense plateau d’#échecs où pions, fous, cavaliers, tours et migrantes originaires d’un jeu de dames se démènent. Nous suivons une partie se déroulant sur plusieurs saisons, entre jeux de pouvoir, chasse à l’homme, histoire d’amour et montée progressive du #totalitarisme. Les principaux personnages sont Caïn, le cavalier ; Idisse, la dame qui travaille avec la police pour ne pas être expulsée ; Jaiseth, la tour qui conseille le pouvoir ; Détroit, le pion ; Acathe, la journaliste qui travaille pour l’hebdomadaire Le Pion.

    #bande_dessinée #GIF

    https://thumbs.gfycat.com/UnconsciousSmugFrog-size_restricted.gif

    https://seenthis.net/messages/619810 via celine.a



  • « Cercle de la #raison », cercle vicieux, par Anne Dufourmantelle
    http://www.liberation.fr/debats/2017/04/27/cercle-vicieux_1565827

    (…) Ce que l’invité des Matins de France Culture prônait m’a ensuite aidé à compléter le profil des ressortissants du « cercle de la raison », ceux qui ne sont pas fous, ceux qui connaissent et savent se résoudre aux lois de la nature. Premièrement, ils savent « accepter la loi de la gravitation économique ». Deuxièmement, ils savent être « révolutionnairement modérés ». Troisièmement, ils regrettent « la révocation de l’édit de Nantes qui a privé la France d’une bourgeoisie industrielle d’éthique protestante ». Ces individus raisonnables entre tous considèrent donc que l’économie est un département de la physique des corps, ils appellent « révolution » le statu quo et enfin ils espèrent convertir cette France si lamentablement catholique (et latine) puis laïque, au protestantisme des « Pays-Bas, du Danemark et de l’Allemagne ». Voilà en effet des gens sensés et réalistes…

    Ce qui me frappe, moi qui ne crois pas appartenir au « cercle de la raison », c’est que l’on trouve raisonnable justement que 200 personnes soient aussi riches que 3 milliards dans ce monde. Ce qui me frappe c’est que l’on trouve raisonnable de ne pas donner raison aux sages femmes de ce pays qui, depuis plus d’un an, ne font pas grève pour le plaisir mais pour obtenir des conditions de travail décentes. Ce qui me frappe, c’est que l’on trouve raisonnable de ne pas satisfaire la demande justifiée des auxiliaires maternelles en crèche ou des infirmières, rincées par le sous-effectif, car ce sont elles qui sont en première ligne sur le front de notre sacro-sainte égalité. Ce qui me frappe c’est que l’on trouve raisonnables les méthodes managériales qui poussent tant de gens à souffrir au travail et parfois à en finir, ce qui me frappe c’est de trouver raisonnable de continuer d’appeler Europe ce grand projet de liberté et de paix éclairées, la technocratie Bruxelloise.

    Martin Buber a écrit que c’est en rendant impensable toute alternative à un ordre des choses qu’on participe à une #hégémonie qui a pour propriété de susciter la #violence et la destruction. La doxa qui consiste à ostraciser toute pensée transversale à une orthodoxie couve une menace. On a vu comment « le cercle de la raison » a pondu en une trentaine d’années un parti qui a la peur pour patrie et le ressentiment pour exutoire. Parce que le devoir de faire barrage à cette réaction vindicative était le plus sûr moyen pour ce « cercle » de se répliquer au pouvoir ? Les cercles ne sont pas seulement creux, il leur arrive d’être vicieux.

    #macronie

    https://seenthis.net/messages/620479 via tbn


  • La vassalisation des #médias par #Facebook continue. Sera-t-elle un jour contestée ?
    https://qz.com/1038396/publishers-are-desperately-pivoting-to-video-but-they-should-be-standing-up-to-f

    Facebook has overwhelming scale and resources. But its desire for more video, its invitations to Instant Articles: these are not opportunities. They are the whims and the self-interested pleas of a tyrant.

    I know publications have to work with Facebook: Facebook has unquestionable scale, and if publishers want access to it, they’ll need to give up something. But they don’t need to pivot on command. As Matthew Ingram notes, “Facebook is taking some sustained fire for its dominance of the advertising industry (along with Google), with the News Media Alliance arguing its members should be exempted from antitrust laws so that they can present a combined front in bargaining with the digital giants.” It might be time for publications to band together to stand up to Facebook—rather than be taken, one by one, into Facebook’s crushing embrace.

    via @fil

    https://seenthis.net/messages/618085 via tbn




  • La terrifiante enquête photographique sur les « ravages » de Monsanto dans le monde - Sud Ouest.fr
    http://www.sudouest.fr/2017/07/15/la-terrifiante-enquete-photographique-sur-les-ravages-de-monsanto-dans-le-m
    http://images.sudouest.fr/2017/07/15/5969eec966a4bd51311d123f/golden/le-livre-publie-chez-actes-sud-retrace-cinq-ans-d-enquete.jpg

    Des villes fantômes ravagées par la pollution, des générations d’enfants handicapés : une enquête photographique de longue haleine, présentée aux Rencontres d’Arles et publiée par Actes Sud, accuse le géant de l’agrochimie américain Monsanto.

    https://seenthis.net/messages/615155 via Agnès Maillard


  • Inventing the Recording | The Public Domain Review
    http://publicdomainreview.org/2017/07/12/inventing-the-recording
    http://publicdomainreview.org/wp-content/uploads/2017/07/sound-thumb.jpg

    o the question “When were recordings invented?”, we might be tempted to answer “1877” — the year when Thomas A. Edison was first able to record and playback sound with a phonograph. But what if we think of recordings not as mere carriers of sound, but as commodities that can be bought and sold, as artefacts capable of capturing and embodying values and emotions; of defining a generation, a country or a social class? The story then becomes one that unfolds over three decades and is full of many layers and ramifications. Without Edison’s technological innovations, recordings would have certainly never existed — but hammering out the concept of recording were also a myriad of other inventors, musicians, producers and entrepreneurs from all over the world. Most of them were enthusiastic about being part of a global revolution, but they worked in close connection with their milieu too, shaping recording technologies and their uses to relate to the needs, dreams, and desires of the audiences they knew.

    Edison initially believed that the phonograph would be most demanded in offices and companies: recorded sound, he thought, would make business communication easier by doing away with the ambiguities of written language. However, the Improved Phonograph and Perfected Phonograph, which he both launched in 1888, took recording technologies in a different direction. Audiences turned out not to be interested in the phonograph because of its practical uses, but because it entertained them: the first phonograph parlor opened in San Francisco in 1889, and was soon followed by thousands others all over the United States. In Constantino’s native Spain — more rural, less industrialized — phonographs were paraded around cities and towns instead and temporarily installed in civic centres, schools, hotels and churches; for a modest fee, locals from all social classes were able to acquaint themselves with the latest discoveries of science.

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    It was not the thrill of listening to internationally famous performers and speakers that drew audiences to these phonographic sessions. Accounts suggest that phonograph operators were most successful when they recorded local musicians and speakers in front of the audience and then immediately played back the impressed cylinder. It was this, the act of recognizing familiar voices, that ultimately astonished audiences and persuaded them that the phonograph could reproduce reality as it was. A writer for the Madrid newspaper La correspondencia de España wrote after attending a phonographic session in November 1892 that: “We were truly surprised to hear several pieces that the phonograph reproduced with incredible accuracy and purity. […]. Not even a single note or chord is lost. Even the most delicate fioriture are repeated.”

    De l’invention à la diffusion

    The phonograph became a domestic appliance with the successive launches of the Spring Motor Phonograph, the Edison Home Phonograph, and the Edison Standard Phonograph between 1896 and 1898. With this came the need for a constant supply of professionally produced, well-crafted recordings that could lure upper- and middle-class phonograph owners back to the shops again and again. The recording as a commodity was born — but it still had to be embedded with values and meanings potential buyers could relate to; values and meanings that resonated with ideas they might have had about themselves, but also connected them to the powerful narrative of the global revolution brought over by recording technologies.

    In turn-of-the-century Spain, buying a wax cylinder meant identifying as a member of an emerging middle class who was no longer interested in indulging in luxury for luxury’s sake, but was committed to the country’s economic and social advancement through the dissemination of science and technology. Many owners of gabinetes were themselves part of this emerging middle class, such as electrician Julián Solá in Madrid, and opticians José Corrons in Barcelona, Obdulio Bravo-Villasante in Madrid, and Pablo Lacaze in Zaragoza.

    In the era of the gabinetes, though, wax cylinders still differed from modern recordings in one crucial aspect: they could not be duplicated in a reliable and effective way. Most surviving recordings from that time are one-offs. If a gabinete was faced with an unprecedented demand for, say, recordings of “La donna è mobile” by Constantino, the only way to satisfy customers would be to hire Constantino to record several takes of the aria, all different from each other. It was unrealistic for the Spanish industry to rely on a few outstanding or well-known performers to meet the demand, and so, alongside with Constantino, a multiplicity of lesser known, jobbing singers ventured into the recording industry with a modicum of success. Some singers of the era, in fact, are only known to us in connection with the recording industry.

    The gabinetes’ enthusiasm and commitment, though, did not help them survive when the gramophone, which recorded on reproducible discs, took hold in Spain after Compagnie Française du Gramophone opened a Spanish branch in 1903. They resisted for a couple of years, but by 1905 many had closed down and the rest were operating as subsidiaries of the Compagnie or other multinationals such as Pathé and Odéon. Constantino, who had by then embarked on an international career in Eastern Europe and America, recorded zarzuela arias for the Barcelona branch of Pathé in 1903, followed by G&T in Berlin, Edison Records in Italy, Pathé and Odéon in Paris, and Victor and Columbia in the United States. Many of his colleagues who had thrived during the era of the gabinetes found themselves unable to compete against better or more established singers, and went back to the stage.

    #Grammophone #Musique #Recording #Histoire #Domaine_Public #passionnant

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