• Tout un programme : Pacifier Twitter, c’est le métier des « community managers » (Le Parisien, 08/03/2019)
    http://www.leparisien.fr/societe/pacifier-twitter-c-est-le-metier-des-community-managers-08-03-2019-802520

    [Introduction sur l’affaire du hijab de Décathlon finalement retiré du catalogue] (…) Fini le cliché du geek indolent, vissé à son écran pour amuser la galerie. Aujourd’hui, le « #CM » travaille en équipe, participe aux réunions stratégiques, gagne bien sa vie – jusqu’à 50 000 euros de salaire net par an. Cet homme-orchestre est à la fois communicant, publicitaire, conseiller de clientèle, spécialiste du marketing, parfois journaliste. Dans ce monde où prime l’instantanéité, il a rarement le temps de faire valider ses messages, et travaille donc sans filet.

    « Avant, les marques “publiaient”. Maintenant, elles se placent au coeur des conversations, essayant d’en tirer un maximum de profit ou évitant le plus possible d’entacher leur réputation », explique Jeremie Mani, patron de Netino by Webhelp, spécialiste de la modération (ou filtrage des messages) sur le Web, qui gère notamment les commentaires de la page Facebook du Parisien.

    Grèves, perturbations, accidents techniques… A la SNCF, les « CM » sont habitués à gérer les messages des passagers mécontents. Ils renseignent, voyageur par voyageur, répondent aux critiques en martelant quelques arguments simples et bien rodés, renvoient vers les bons interlocuteurs, et s’interdisent l’humour typique des réseaux sociaux, auquel ne sont généralement pas trop réceptifs les usagers coincés sur les quais des gares.

    Florentin Gonon, community manager de Digitick, site commercialisant des billets de spectacles, connaît des situations de crise moins intenses. « On aime ça », dit-il en souriant. Plus sérieusement, il dit appliquer une règle simple : un client mécontent (parce qu’il n’a pas reçu son billet ou parce qu’il juge un prix trop élevé) partagera ses critiques avec plusieurs autres personnes. Il ne faut donc pas le laisser se plaindre. « Si on répond poliment à un message insultant, le ton change. L’insulte est souvent un appel à l’aide. »

    Ailleurs, parfois, cette posture est moins évidente, tant on redoute de tomber dans un bavardage oiseux et de ternir l’image de l’entreprise. Les médias embauchent parfois des journalistes pour animer leurs comptes sur Twitter et Facebook, qui peuvent compter des millions d’abonnés.

    Au « Monde », par exemple, on les appelle « SME », pour social media editor (éditeur des réseaux sociaux, en anglais). Ils ont une mission éditoriale, pour valoriser les articles des médias qui les emploient, mais aussi pour faire remonter à leur rédaction les réactions et préoccupations des internautes, et même certaines informations glanées sur les réseaux sociaux. Une façon d’installer un lien avec les lecteurs et d’augmenter l’audience des journaux, plutôt qu’une recherche de « buzz » et de polémiques stériles.

    Dans les eaux glacées du Net, risque-t-on de se noyer ? Beaucoup pensent le contraire, estimant que la publicité qu’entraînent les polémiques se révèle toujours payante. Yann Amiry, de Decathlon, pourra sûrement dire bientôt si cet axiome fonctionne. Lui, en tout cas, est passé de 3 000 à plus de 28 000 abonnés sur son compte Twitter personnel.

    #modération #médias_sociaux etc.

    https://seenthis.net/messages/767176 via tbn


  • Intersyndicale du « Monde » : en défense des pigistes
    https://snjcgt.fr/2019/03/04/intersyndicale-du-monde-en-defense-des-pigistes

    L’intersyndicale demande à la direction l’ouverture de négociations sur les #pigistes, afin de répondre aux problèmes persistants qui les touchent, encore soulignés par la naissance du collectif Pigistes du Monde, deux après celle du Collectif des pigistes de Blanqui. Nous saluons le regroupement de ces rédacteurs, illustrateurs, pour défendre leurs droits et nous les soutiendrons dans leurs démarches futures.

    Pour l’heure, voici les sujets que nous souhaitons voir discutés :

    – état des lieux des pigistes permanents qui devraient être régularisés au plus vite.
    – participation du journal à la couverture sociale des pigistes à l’étranger — des négociations en ce sens ont déjà eu lieu à RFI et France Médias Monde ;
    – indemnité de transport et facilités administratives, telles que prévues par la clause de revoyure de l’accord de 2017, qui devait être négocié avant juin 2018 ;
    – révision des tarifs des piges photo, illustration et définition d’une grille complète des tarifs de piges, comme dans d’autres entreprises de presse ;
    – égalité d’accès à l’information concernant l’entreprise (intranet, e-mail non discriminant, mailing listes) ;

    En moyenne, 300 pigistes participent chaque mois à la confection des publications du Monde sur tous les supports. Il est temps de s’attaquer à la précarité qu’ils vivent au quotidien.

    https://seenthis.net/messages/766365 via tbn


  • A Privacy-Focused Vision for Social Networking | Mark Zuckerberg, Facebook, 6 mars 2019
    https://www.facebook.com/notes/mark-zuckerberg/a-privacy-focused-vision-for-social-networking/10156700570096634

    Over the last 15 years, Facebook and Instagram have helped people connect with friends, communities, and interests in the digital equivalent of a town square. But people increasingly also want to connect privately in the digital equivalent of the living room. As I think about the future of the internet, I believe a privacy-focused communications platform will become even more important than today’s open platforms. Privacy gives people the freedom to be themselves and connect more naturally, which is why we build social networks.

    Today we already see that private messaging, ephemeral stories, and small groups are by far the fastest growing areas of online communication. There are a number of reasons for this. Many people prefer the intimacy of communicating one-on-one or with just a few friends. People are more cautious of having a permanent record of what they’ve shared. And we all expect to be able to do things like payments privately and securely.

    Public social networks will continue to be very important in people’s lives — for connecting with everyone you know, discovering new people, ideas and content, and giving people a voice more broadly. People find these valuable every day, and there are still a lot of useful services to build on top of them. But now, with all the ways people also want to interact privately, there’s also an opportunity to build a simpler platform that’s focused on privacy first.

    I understand that many people don’t think Facebook can or would even want to build this kind of privacy-focused platform — because frankly we don’t currently have a strong reputation for building privacy protective services, and we’ve historically focused on tools for more open sharing. But we’ve repeatedly shown that we can evolve to build the services that people really want, including in private messaging and stories.

    I believe the future of communication will increasingly shift to private, encrypted services where people can be confident what they say to each other stays secure and their messages and content won’t stick around forever. This is the future I hope we will help bring about.
    We plan to build this the way we’ve developed WhatsApp: focus on the most fundamental and private use case — messaging — make it as secure as possible, and then build more ways for people to interact on top of that, including calls, video chats, groups, stories, businesses, payments, commerce, and ultimately a platform for many other kinds of private services.

    This privacy-focused platform will be built around several principles:
    Private interactions. People should have simple, intimate places where they have clear control over who can communicate with them and confidence that no one else can access what they share.
    Encryption. People’s private communications should be secure. End-to-end encryption prevents anyone — including us — from seeing what people share on our services.

    Reducing Permanence. People should be comfortable being themselves, and should not have to worry about what they share coming back to hurt them later. So we won’t keep messages or stories around for longer than necessary to deliver the service or longer than people want them.

    Safety. People should expect that we will do everything we can to keep them safe on our services within the limits of what’s possible in an encrypted service.

    Interoperability. People should be able to use any of our apps to reach their friends, and they should be able to communicate across networks easily and securely.

    Secure data storage. People should expect that we won’t store sensitive data in countries with weak records on human rights like privacy and freedom of expression in order to protect data from being improperly accessed.

    Over the next few years, we plan to rebuild more of our services around these ideas. The decisions we’ll face along the way will mean taking positions on important issues concerning the future of the internet. We understand there are a lot of tradeoffs to get right, and we’re committed to consulting with experts and discussing the best way forward. This will take some time, but we’re not going to develop this major change in our direction behind closed doors. We’re going to do this as openly and collaboratively as we can because many of these issues affect different parts of society.

    Résumé en français : « Mark Zuckerberg veut recentrer Facebook sur les échanges privés » https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0600849596938-mark-zuckerberg-veut-recentrer-facebook-sur-les-echanges-priv

    https://seenthis.net/messages/766367 via tbn



  • Donner à voir les gilets jaunes
    https://visionscarto.net/donner-a-voir-les-gilets-jaunes

    Toute écriture sur le monde social est normative. Elle renferme sa part d’affect et, parfois, d’aspiration à un changement. De même, prendre une photographie et choisir de la diffuser est une démarche éminemment politique, même si certain·es ont la naïveté — ou font semblant — de l’ignorer. Texte et photographies de Brice Le Gall Photographe et doctorant en sociologie au CESSP-CSE de Paris. J’ai mené ce travail sur les gilets jaunes avec un ami, Thibault Cizeau, et ma compagne, Lou Traverse. Nous sommes (...)

    #Billets

    https://seenthis.net/messages/764550 via visionscarto


  • La sortie du film Paris est à nous sur #Netflix, un film sans scénario — hélas, ça finit par se voir — ayant fait l’objet d’un financement participatif, tourné hors plateau, sur plusieurs années, dans le contexte post-attentat et Nuit debout, offre un bel exemple des limites du modèle de financement de la création française. Non pas parce qu’il aurait nécessairement du trouver des financements mais parce qu’il illustre la prégnance du scénario pour l’obtention de ces derniers.

    https://www.youtube.com/watch?v=TKVGVFUWPCE

    Paris est une fête est devenu Paris est à nous car Gallimard demandait trop d’argent pour lâcher les droits du bouquin de Hemingway.

    J’ai interrogé l’équipe du film pour mon papier sur Netflix paru dans le @mdiplo de février pour illustrer le côté « mécène antisystème » de la plate-forme, mais je ne les ai pas cité finalement. Voici leurs réponses :

    Le film que nous portons aujourd’hui sur Netflix a été pensé en réaction d’un certain cinéma français. Le principe de base de tournage était pourtant une “expérimentation”. On a cherché à ramener le cinéma dans le réel, comme a pu le faire la Nouvelle Vague. On a aussi voulu écrire le scénario tout en tournant le film. On est parti avec une trame plutôt simple et on l’a adaptée aux événements qui se déroulaient pendant les années de tournage. De fait, ce procédé excluait la présence d’un scénario “classique”, et nous disqualifiait d’office de toutes les aides disponibles en France (en pré-financement, soit le modèle de production dominant).

    Partant de là, notre modèle de production était nécessairement marginal. Devant le manque flagrant d’intérêt de l’industrie (aucune réponse à nos nombreuses sollicitations, avec un film en parti tourné), nous avons décidé de produire le film nous même, totalement en marge du système.

    Le succès de la campagne de crowdfunding nous a apporté une visibilité et une liberté de production énorme. On aurait pu penser qu’un tel engouement du public allait trouver un réel écho au sein de la profession, et pourtant… Le film a été montré à différents partenaires potentiels, et nous avons été très étonnés de leur retour. Il est important de dire que le film a davantage intéressé les grosses structures de distribution. Les distributeurs indépendants ont montrés une grande réticence face à un engouement né sur internet (un buzz). Les différents interlocuteurs nous demandaient de conformer notre film à ce qu’ils considèrent comme étant les “attentes du public” et aux poncifs d’un certain cinéma français. Il n’en était pas question pour nous. Alors qu’on essayait de capter un contexte social et politique propre aux 4 dernières années, on s’est heurté à l’incompréhension, et l’impossibilité de dialoguer avec une industrie trop sûre d’elle, et aveugle face au malaise dont on voit aujourd’hui l’expression.

    Netflix a été parmi les premiers à nous contacter. La plateforme a été la seule à reconnaître le caractère expérimental du film, et à nous encourager dans cette recherche. Leurs équipes ont suivi le projet et ont visionné différentes versions de montage, sans jamais chercher à bousculer notre manière de faire. Aucune modification du montage n’a jamais été réclamée.

    Tout ça nous a interrogés sur nos choix de distribution pour le film et on a décidé collectivement d’aller vers Netflix.

    Plus jeune on a développé notre cinéphilie grâce à internet, en ayant accès a des chefs-d’oeuvre du cinéma qui ne passaient pas en salles, à côté de chez nous. L’idée qui a émergé de nos discussions c’est que l’accès à l’œuvre prime avant toute chose. C’est-à-dire qu’en l’apportant sur la plateforme la plus fréquentée par les jeunes, on leur donne la possibilité d’avoir très largement accès à un tel film. C’est en ce sens qu’on pense que le cinéma est un art avant d’être un lieu.

    Truc amusant, un film avec le même concept, mais qui lui a passé avec succès le guichet du CNC, L’époque, sortira dans quelques temps. Sera intéressant de comparer les deux films quand il sortira (en avril 2019).

    https://www.youtube.com/watch?v=CJzqAC2xTBc

    Lire aussi « Cinéma français, la question qui fâche », par Eugenio Renzi (@mdiplo, février 2013) https://www.monde-diplomatique.fr/2013/02/RENZI/48757

    (…) Il existe pourtant un modèle implicite de ce que doit être un film d’auteur selon le CNC : c’est Le Dernier Métro (1980), de François Truffaut, qui a réinventé une « qualité française » jugée exemplaire — celle-là même que Truffaut avait auparavant dénoncée pour son académisme et sa sujétion aux scénaristes. Les choix de la commission se sont toujours appuyés sur le scénario. Mais, depuis une trentaine d’années, cette prédominance du scénario achevé comme point de départ du processus créatif, accentuée par la nécessité de privilégier une forme académique, centrée sur l’histoire et les dialogues, a conduit à une certaine uniformisation. Rappelons par exemple que pour Nanni Moretti une partie du tournage précède parfois l’écriture : Palombella Rossa (1989), Journal intime (1994)...

    Pour minorer cette tendance, des dispositifs de correction ont récemment été mis en place. Quelques tenants d’un cinéma dégagé des structures narratives traditionnelles — Virgil Vernier, Thomas Salvador, Larry Clark — figurent parmi les lauréats 2012. Mais cette « normalisation », qui se manifeste aussi par des thématiques plutôt monotones, dont celle de l’obsession narcissique des menaces pesant sur l’héritage du cinéma — les films d’Assayas en sont un exemple —, est également liée au poids de la télévision. Depuis 1985, la loi oblige les chaînes à participer à la production en consacrant un pourcentage de leur budget au préachat de films de cinéma. Or elles s’orientent de plus en plus vers les films de coût moyen (entre 4 et 8 millions d’euros), destinés à ressembler aux téléfilms et au cinéma commercial : acteurs fédérateurs, intrigues sans surprise, art cinématographique réduit à sa plus simple expression. Inversement, celui qui ose une mise en scène et un propos par trop distants des règles dominantes risque la marginalisation.

    (…) A long terme, il sera de plus en plus difficile de défendre l’exception industrielle au nom d’une exception culturelle devenue presque invisible.

    #cinéma #scénario #CNC #audiovisuel #industrie_culturelle
    cc @lucile

    https://seenthis.net/messages/763470 via tbn


  • L’ensauvagement du Web, qui vient d’avoir 30 ans
    https://theconversation.com/lensauvagement-du-web-95190
    https://images.theconversation.com/files/215409/original/file-20180418-163995-1oh7cqi.png

    Qu’il est loin le temps du discours utopique sur l’Internet ! Loin le temps où des esprits enthousiastes pensaient que la technologie du world wide web avait vocation à servir les idéaux démocratiques, participatifs et autogestionnaires. On a vu, durant la décennie écoulée, combien les logiques mercantiles s’en étaient emparées ; combien certains opérateurs agissaient en prédateurs pour s’assurer un monopole ; combien les groupuscules extrémistes l’utilisaient pour répandre leur haine ; combien les terroristes l’instrumentalisaient pour attirer à eux de nouveaux adeptes ; combien les États avaient eux aussi appris à s’en servir pour en faire un support d’influence ou de déstabilisation ; combien des enfants pouvaient en faire un moyen de cyberharcèlement.

    https://seenthis.net/messages/762268 via tbn


  • Facebook moderators complain over ’Big Brother’ rules at Accenture facility in Austin - Business Insider
    https://www.businessinsider.com/facebook-moderators-complain-big-brother-rules-accenture-austin-201

    Some of Facebook’s content moderators are in revolt over new ’Big Brother’-style rules.
    In an open letter to Facebook employees, moderators from Austin, Texas complained about draconian working conditions that are eroding trust in the company.
    The letter highlights the gulf in working conditions between Facebook’s well-compensated, full-time employees and its legions of contractor content moderators.

    https://seenthis.net/messages/760569 via Fil


  • #Amazon #YouTube #Netflix, dans quel monde entrons-nous ? | Cahiers du Cinéma (Décembre 2018 – n°750)
    https://www.cahiersducinema.com/produit/decembre-2018-n750
    https://www.cahiersducinema.com/wp-content/uploads/2018/11/Couv-750.jpg

    Voir notamment l’article sur le eye tracking et ceux de Stéphane Delorme toujours très stimulants.

    Édito : « La guerre des mondes »
    https://www.cahiersducinema.com/produit/edito-n750

    Avec ce n° 750 qui ponctue l’année, nous avons voulu prendre de la hauteur. Dans quel monde entrons-nous ? Ce dossier part du constat qu’il devient impossible de penser le cinéma en dehors de l’accélération des avancées technologiques et du monde qu’elles dessinent (il faudrait dire : designent). Le cinéma entre dans un autre cycle qui pose des questions radicales. Mais on a le sentiment que les questions sont mal posées et très loin de ce qui est en train de se passer. Parler des nouvelles pratiques, de streaming, d’écrans, de séries, ne suffit pas. On fabrique moins des films et des séries que du contenu, et ce contenu est moins déversé par des canaux que commandé par des dispositifs. Il faut donc commencer par comprendre ces dispositifs. Partir du constat que Netflix a plus à voir avec Facebook qu’avec le cinéma. Comprendre que c’est Amazon, vendeur de chaussures en série, qui se lance dans la production de shows en série. Et qu’Apple se « fixe l’objectif de convertir un milliard de personnes à la VR ». Que la technologie produit le cinéma, les séries et la VR, que la Silicon Valley remplace Hollywood comme foyer imaginaire du cinéma. Le Dreamland de demain ne sera pas construit par des pionniers faisant rêver les foules, mais par des geeks manipulant les cerveaux. Il a toutes les chances de ressembler pour de vrai aux cauchemars de Ready Player One. Cette critique de la Tech n’est pas une critique d’Internet, on a dit ici ses merveilles en termes d’archives ou de création (nº 727, novembre 2016), mais le réseau disparaît sous la marchandisation, la concentration, et l’invasion vidéo. Adieu au langage : le rapport Sandvine du 2 octobre révèle que la vidéo occupe 58 % de la bande passante mondiale, dont 15 % rien que pour Netflix.

    (…) Mais que faire quand la technologie est l’arme massive de la politique néolibérale ? La planète se consume, et on fait croire que la dématérialisation marche par l’opération du Saint-Esprit alors que nos e-mails, textos, vidéos polluent autant que l’industrie aéronautique. Les corps s’effondrent : qui relaie les études sur le rayon bleu qui brûle la rétine de manière irréversible ? Mais pas la peine d’études scientifiques pour s’en douter : et ne sentons-nous pas que l’écran « pompe » notre force à chaque instant ? Que par un système de vases communicants nous nous vidons face aux machines ? Quand nous n’arrivons pas à suivre, par fatigue, on nous explique qu’on n’est pas assez rapide, ou, comme en Une du Monde (le 11 novembre), que « la technologie avance plus vite que le cerveau ». Nous avons titré « Dans quel monde entrons-nous ? », car nous pouvons ne pas y entrer : il faut littéralement reprendre ses esprits et affirmer que nous ne sommes ni des cerveaux ni des machines, et que nous valons infiniment plus que cette peau de chagrin à laquelle des dangers publics veulent nous réduire. 

    #écrans #svod #streaming #audivisuel #kulturindustrie

    https://seenthis.net/messages/759439 via tbn


  • Les réseaux du trading à haute-fréquence, par Alexandre Laumonier

    extrait du livre 4

    Comment gagner beaucoup d’argent en grattant quelques microsecondes dans les transmissions d’ordres d’achat et de vente — le plus rapide gagne, et tous les coups sont permis pour passer devant… les spécialistes achètent donc le droit d’installer des antennes sur les points les plus élevés du paysage entre Francfort et Londres, ou entre New York et Chicago. Et c’est la course pour s’approprier ces toits d’immeubles, ces tours militaires désaffectées…

    Géniale enquête cartographique dans les milieux de la finance internationale.

    https://visionscarto.net/enquete-reseaux-hft
    https://visionscarto.net/local/cache-vignettes/L1024xH721/4_web_suitejbf33-4941f.jpg?1549635264
    https://visionscarto.net/local/cache-vignettes/L1024xH630/microwave-to90df-d6406.jpg?1549635582
    https://visionscarto.net/local/cache-vignettes/L1020xH1024/long-linesjp6ead-23572.jpg?1549636395
    https://visionscarto.net/local/cache-vignettes/L1024xH529/AB_Services_db71-b721a.png?1549636785

    Je dois dire qu’on est très fier de la confiance d’Alexandre qui nous a confié ses “bonnes feuilles”.

    Pour commander le livre :
    http://www.zones-sensibles.org/alexandre-laumonier-4

    #enquête #cartographie #finance #réseaux

    https://seenthis.net/messages/758815 via visionscarto


  • Off : Macron est complètement à la masse.
    https://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/macron-gilets-jaunes-eric-drouet-est-un-produit-mediatique-01-02-2019-229061
    https://pbs.twimg.com/media/DyUVH1GX0AEGSVH.jpg

    Selon lui, il est évident que les Gilets jaunes radicalisés ont été « conseillés » par l’étranger. « Les structures autoritaires nous regardent en se marrant, ajoute-t-il. Il ne faut pas se tromper. On est d’une naïveté extraordinaire. [...] Le boxeur, la vidéo qu’il fait avant de se rendre, il a été briefé par un avocat d’extrême gauche. Ça se voit ! Le type, il n’a pas les mots d’un Gitan. Il n’a pas les mots d’un boxeur gitan. Nous n’avons pas construit, comme beaucoup de nations autoritaires, les anticorps au système. Donc, nous, on est des pitres ! La communication officielle ou celle de tous les mouvements traditionnels, elle est très peu active, très peu relayée. Les gens qui sont surinvestis sur les réseaux sont les deux extrêmes. Et après, ce sont des gens qui achètent des comptes, qui trollent. C’est Russia Today, Spoutnik, etc. Regardez, à partir de décembre, les mouvements sur Internet, ce n’est plus BFM qui est en tête, c’est Russia Today. »

    https://seenthis.net/messages/756905 via gjpvernant


  • Vienne, l’utopie réalisée du logement pour tous

    https://www.lemonde.fr/smart-cities/article/2019/01/29/vienne-l-utopie-realisee-du-logement-pour-tous_5416087_4811534.html

    https://img.lemde.fr/2019/01/23/1908/0/4866/2433/1440/720/60/0/27273f7_xhjuWD51vP6V1oh0RDVz6RVu.jpg

    Vienne, l’utopie réalisée du logement pour tous

    Pionnière mondiale de l’interventionnisme urbain, la capitale autrichienne a misé dès 1919 sur l’habitat social. Résultat, 62 % des Viennois en bénéficient aujourd’hui.

    #vienne #otto_neurath #logement #urban_matter Autriche

    https://seenthis.net/messages/757072 via Reka



  • Pourquoi il faut (sérieusement) s’intéresser à Fortnite – Signaux Faibles
    https://signauxfaibles.co/2018/12/26/pourquoi-il-faut-serieusement-sinteresser-a-fortnite
    https://signauxfaiblesco.files.wordpress.com/2018/12/db64f-planeur.jpg

    Pourquoi donc s’intéresser à un jeu vidéo lorsque l’on n’est pas soi-même joueur, ni proche de cet univers qui peut légitimement laisser de marbre ?

    Parce que Fortnite, phénomène de l’année avec plus de 200 millions de joueurs à fin novembre (en hausse de 400% par rapport à janvier), soit plus que le nombre d’habitants qu’un pays comme la Russie, constitue l’un de ces mouvements de fond qui préfigurent demain.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéos #Fortnite #Sony #Google #Amazon #Epic_Games #socialisation #enfants #ado

    https://seenthis.net/messages/754075 via RastaPopoulos


  • At Netflix, Radical Transparency and Blunt Firings Unsettle the Ranks
    https://www.wsj.com/articles/at-netflix-radical-transparency-and-blunt-firings-unsettle-the-ranks-1540497174

    Une récente enquête du Wall Street Journal menée auprès de dizaines de salariés ont mis en lumière un management pour le moins… original chez Netflix : on y est mieux payé qu’ailleurs, on y pratique la transparence (des salaires, de l’information) mais on peut aussi s’y faire virer du jour au lendemain si l’on ne passe pas le « keeper test », au cours duquel les sous-chefs doivent se demander s’ils se battraient pour garder tel ou tel salarié. En cas de réponse négative, c’est la porte.

    Le patron de Netflix, diplômé de Stanford en informatique, ex-membre du CA de Microsoft, toujours membre du CA de Facebook, est décrit comme « peu encombré par les émotions ». Il partage sa philosophie d’entreprise en slides. Ca s’appelle « Freedom & Responsability » et ça affiche 20 millions de visites à ce jour : https://fr.slideshare.net/reed2001/culture-1798664

    https://seenthis.net/messages/753879 via tbn


  • #Netflix Reports Paid Customers Rise on Strength Overseas
    https://www.wsj.com/articles/netflix-reports-paid-customers-rise-on-strength-overseas-11547759799

    Companies including AT&T Inc.’s WarnerMedia and Walt Disney Co. are preparing their own content-streaming services to launch later this year. They will be competing with Netflix to sign up consumers and stock their services with content.

    Their entry could drive up Netflix’s programming costs even further, including for popular reruns.

    “We want to win,” [On n’avait pas remarqué] said Netflix Chairman and Chief Executive Reed Hastings when asked about all the new competition. On the company’s earnings call, Mr. Hastings said the goal is still to provide a better environment with incredible content and “no advertising.”

    Netflix said Thursday it was “ready to pay top-of-market prices for second run content.” At the same time, it is making more of its own content in-house as it aims to be less reliant on outside suppliers for original shows and movies.

    Dans son dernier rapport trimestriel — toujours très suivi, ça me fait penser aux Keynote d’Apple —, on apprend notamment :

    – que la firme, qui ne cesse de professer la #transparence, notamment en interne, mais l’est très peu quand il s’agit de communiquer des #chiffres de visionnages de tel ou tel contenu, va commencer à le faire, mais on s’en doute de manière très ciblée.
    – qu’évidemment elle n’a rien contre les salles de cinéma en soi, à condition de ne pas être contrainte par des obligations de financement de la création et les règlementations type "chronologie des médias" en France ; elle communique donc sur le nombre de cinéma qui ont diffusé Roma : 900 en tout. « People love films… at home AND in theaters. »
    – que la techno utilisée pour l’épisode interactif de Black Mirror, dont on a pas mal parlé ici a été baptisée « Branch Manager ».

    Source : https://s22.q4cdn.com/959853165/files/doc_financials/quarterly_reports/2018/q4/01/FINAL-Q4-18-Shareholder-Letter.pdf

    #SVOD #industrie_culturelle

    https://seenthis.net/messages/753809 via tbn


  • Toujours intéressant les professions de foi : ici celle de Netflix, chapitre « Competition ».
    https://www.netflixinvestor.com/ir-overview/long-term-view/default.aspx

    We compete for a share of members’ time and spending for relaxation and stimulation, against linear networks, pay-per-view content, DVD watching, other internet networks, video gaming, web browsing, magazine reading, video piracy, and much more. Over the coming years, most of these forms of entertainment will improve.

    If you think of your own behavior any evening or weekend in the last month when you did not watch Netflix, you will understand how broad and vigorous our competition is. [sic, flippant.]

    We strive to win more of our members’ “moments of truth”. Those decision points are, say, at 7:15 pm when a member wants to relax, enjoy a shared experience with friends and family, or is bored. The member could choose Netflix, or a multitude of other options.

    (…)

    Video piracy is a substantial competitor for entertainment time in many international markets. [Et merci bien.] It is free and offers very broad selection. Were video piracy to become easy, reliable, and socially acceptable, it could become our largest competitor. Global music revenues have been falling for 15 years due to large scale music piracy. Great inexpensive services like Netflix will hopefully help prevent video from following the decline of music.

    #industrie_culturelle en guerre pour capter des parts du marché mondial de l’#attention, du #divertissement et des plate-formes de #SVOD pour lutter contre le #téléchargement_illégal ou #piratage — qu’il est loin le temps où l’on réfléchissait à une licence globale.

    Comme le disait @calimaq je ne sais plus où, le rêve de licence globale a pour l’heure été réalisé par le privé, Netflix et autres GAFAM.

    https://seenthis.net/messages/753812 via tbn


  • Two companies soon to control one fifth of global content spend
    https://www.ampereanalysis.com/blog/40493941-7f03-467d-9b90-723752e04499

    Following the massive mergers of Comcast/Sky and Disney/Fox, one in every five dollars spent on content worldwide will now be spent by these two entities alone. And this concentration of spend becomes even more stark when focusing purely on the US - the proportion of US content spend controlled by Comcast/Sky and Disney/Fox jumps to nearly two in five content dollars.

    Once the dust has settled from the mergers, overall spend on content will be almost even between the two new companies. By Ampere’s estimates, the combined projected content spend between the two is set reach $43bn – with Disney/Fox spending $22bn per year on originated and acquired content and Comcast/Sky spending $21bn by the end of 2018. This is more than the combined outlay of the next ten largest content spenders in the US including OTT platforms Netflix and Amazon.

    To some extent, the increasingly level of consolidation is a reaction to the increasing power of online video platforms. Companies such as Netflix and Amazon continue to invest significantly in content, a trend which shows no signs of slowing down. We expect Netflix to spend over $8bn on a P&L basis by the end of 2018, and the streaming giant has repeatedly stated it will continue to increase its content budget. Prior to the recent mergers, Netflix was on course to catch and overtake the top Hollywood studios in terms of content spend - however, in light of the two new combined entities, Netflix would now be required to nearly triple its spend to achieve this.

    This added financial might for the incumbent broadcast and studio groups helps strengthen both entities’ positions in the global market, as well as adding protection against the rising strength of online video. Each entity controls an increasingly vast library of original content ready to be exploited through direct-to-consumer offers. Disney has already indicated it will stop licencing content to Netflix in favour of its own direct to consumer offer, a service which will have even greater appeal with the addition of Fox assets. 

    However, one other implication of this consolidation is the effect it could have on independent producers. With a shrinking number of content acquirers in the market, the competition for rights diminishes – this in turn will impact the indie sector’s ability to negotiate favourable deals.

    #industrie_culturelle

    https://seenthis.net/messages/751723 via tbn




  • Ma première manif et la grenade « GLI-F4 »
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/ma-premiere-manif-et-la-grenade-gli-f4
    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2019/01/9bf51988-d7e2-418e-9689-36fa75c880b4/838_000_1bs3ms_1.jpg

    Ils sont cadre, ouvrier ou auto-entrepreneur et ont fait leur première manif avec les gilets jaunes. A cause de la grenade #GLI-F4, cela aurait pu être leur dernière. Ils racontent leurs blessures et leur détermination. Reportage : Elodie Maillot

    #Maintien_de_L'ordre

    https://seenthis.net/messages/749846 via Davduf


  • Meilleure analyse du nouvel accord sur la #chronologie_des_médias négocié par les professionnels du secteur #audiovisuel français en décembre 2018 : « des évolutions trop timides »
    https://www.inaglobal.fr/cinema/article/nouvelle-chronologie-des-medias-des-evolutions-trop-timides-10307

    (…) Les services de vidéo à la demande par abonnement (#SVOD) passent à trois régimes de disponibilités possibles, contre un seul de 36 mois auparavant. Évolutions profondes ? sur le papier, oui. Mais dans la réalité, ces modifications risquent d’avoir peu d’effet.
     
    Le premier régime raccourcit le délai de disponibilité à 17 mois (15 pour la dérogation) et permet ainsi de passer devant certaines chaînes de télévision. Pour en bénéficier, les services de SVOD devront respecter des conditions drastiques :
     
    – Conclure un accord de financement des œuvres avec les organisations professionnelles du cinéma comprenant : des engagements de diffusion ou de mise à disposition d’œuvres cinématographiques européennes et d’expression originale française ; un engagement financier d’investissement dans les productions françaises et européennes ; une clause de diversité des investissements (ce qui n’est pas très précis…) ; un engagement d’éditorialisation de l’offre d’œuvres cinématographiques sur le service ; un engagement de préfinancement d’œuvres européennes et d’expression originale française.
    – Conclure une convention avec le CSA.
    – Payer la taxe vidéo au CNC (ce qui est déjà le cas de tous les services qui émettent en France depuis le 1er janvier 2018).
    – Respecter un délai de 5 mois maximum d’exclusivité d’exploitation des œuvres uniquement pour les œuvres préfinancées ou achetées par les chaînes en clair ou les autres services de SVOD qui ne bénéficient pas de ces délais les plus courts (ce qui permet d’empêcher un service de vidéo à la demande vertueux de priver de diffusion un autre service qui a financé cette œuvre).
     
    Difficile de faire plus compliqué ! Quel service de vidéo à la demande par abonnement serait prêt à respecter l’ensemble de ces conditions pour bénéficier d’un tel délai ? Certainement pas les géants du secteur que sont Netflix et Amazon.
     
    Néanmoins, la nouvelle directive service de médias audiovisuels (SMA) imposera, après sa transposition en France, à tous les services émettant en France (et plus simplement depuis la France) de respecter quelques-unes de ces conditions. Les services de vidéo à la demande devront ainsi comporter un minimum d’œuvres européennes dans leur catalogue (30 % au minimum) et participer au financement de la production européenne (la directive ne précise pas à quelle hauteur).
     
    Un deuxième régime possible ramène le délai à 30 mois (28 pour la dérogation) si un accord avec les organisations professionnelles du cinéma est conclu par le service. Le service devra alors consacrer chaque année une part de son chiffre d’affaires annuel net au développement de la production d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles au moins égale à 21 % pour les œuvres européennes et 17 % pour les œuvres d’expression originale française ; présenter dans son catalogue au moins 60 % d’œuvres européennes dont 40 % d’œuvres françaises ; payer la taxe vidéo ; réserver sur sa page d’accueil une « part substantielle » au cinéma français et européen (ce que prévoit déjà le décret SMAD).
     
    Le troisième régime maintient les délais de disponibilité à 36 mois (34 pour la dérogation). Il semble très probable qu’Amazon et #Netflix restent pour le moment encadrés par ce régime. Le nouvel accord ne devrait donc pas les motiver à participer au financement du cinéma français et européen au-delà de ce que la transposition de la nouvelle directive SMA leur imposera.

    https://seenthis.net/messages/749841 via tbn


  • La prison parisienne de la Santé rouvre, avec téléphones fixes et brouilleurs
    https://actu.orange.fr/france/la-prison-parisienne-de-la-sante-rouvre-lundi-avec-telephones-fixes-et-brouilleurs-CNT000001bGI8s/photos/la-prison-de-la-sante-a-la-veille-des-travaux-le-10-septembre-2014-83def

    Après quatre ans de travaux, la maison d’arrêt de la Santé, à Paris, accueillera lundi ses premiers détenus, dans des locaux entièrement rénovés et, pour la première fois en France, équipés à la fois de brouilleurs et de téléphones fixes en cellule. L’établissement pourrait atteindre dès la fin 2019 un taux d’occupation de 150%. Source : Actu Orange

    https://seenthis.net/messages/749464 via Rezo


  • Une très artificielle intelligence artificielle
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-suite-dans-les-idees/la-suite-dans-les-idees-du-samedi-05-janvier-2019

    Derrière le mythe toujours plus médiatique de la prise du pouvoir par les machines de l’intelligence artificielle se cache la réalité de profondes transformations de l’économie et du travail. Le sociologue Antonio Casilli a mené l’enquête. Nous en avons sans doute tous fait l’expérience. En prévision d’un séjour à l’étranger, nous avons eu recours à un site internet spécialisé pour trouver au meilleur prix une chambre d’hôtel. Et depuis, des années plus tard parfois, nous continuons de recevoir dans notre (...)

    #Amazon #Netflix #algorithme #Uber #BigData #domination #travail #solutionnisme

    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2019/01/772b9db4-c209-43b4-865e-093a5c311641/838_capture-decran-2017-03-22-a-14.12.32_670.jpg

    https://seenthis.net/messages/749425 via etraces