• Dans les coulisses de la #modération du « 18/25 » de jeuxvideo.com
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/11/16/jeuxvideo-com-les-moderateurs-racontent-les-coulisses-du-forum-18-25_5215777
    http://img.lemde.fr/2017/11/15/534/0/3500/1750/644/322/60/0/cf6af0e_5409-73635e.ntyu45z5mi.jpg

    (…) Tous racontent l’histoire de mesures prises dans la précipitation. Les modérateurs bénévoles du « 18-25 » auraient été prévenus le jour même, par un simple message privé. « Les explications sont restées floues », raconte Mickaël, 23 ans, le vétéran de l’équipe. « Chez Webedia, ils ont été des grosses billes sur le coup, y va plus franchement Nicolas (prénom modifié), 22 ans. On n’a eu des informations que jeudi soir, après une journée entière de censure durant laquelle les utilisateurs étaient perdus – et nous aussi. »

    Dans la nuit, une équipe de modérateurs salariés (aussi appelés « administrateurs ») est entrée en action. L’un des modérateurs bénévoles parle de dix postes en CDD. Contactés pour certains par Le Monde, ces « admins » ont invariablement expliqué ne pas avoir le droit de parler à la presse.

    Leur tâche, dans un premier temps : nettoyer les forums de fond en comble, sans faire dans le détail. Les insultes sexistes ou racistes sont systématiquement supprimées, mais aussi des termes jugés polémiques, comme « féministe » ou « Shoah », indépendamment du contexte dans lequel ils sont utilisés.

    « On a perdu pas mal de sujets parlant d’Hitler par exemple, et ce sur tous les forums, précise Nicolas. Ce qui a un peu énervé le modérateur du forum Histoire, par exemple. Ça s’est assoupli depuis, heureusement : les nouveaux salariés ont reçu de nouveaux ordres. »

    Mais la brutalité paye : dans une certaine mesure, l’ordre semble être aujourd’hui à peu près revenu sur le forum « 18-25 » de Jeuxvideo.com. Si l’on y trouve encore des messages misogynes et des blagues plus que douteuses, les appels au harcèlement semblent, pour le moment, contenus.

    *Pour combien de temps ? « De ce que j’ai entendu, les CDD courent jusqu’au 31 décembre », croit savoir Nicolas. Qui ne sait pas s’ils seront prolongés à cette issue.¨ « L’un des administrateurs est pour, semble-t-il presque regretter. Mais si les contrats sont prolongés, les bénévoles comme moi n’auront plus trop de raison d’être. »

    Les bénévoles n’ont plus à s’occuper des sujets agressifs qui pullulaient ces derniers jours et ont même été invités à repenser leur rapport au forum. « Animation, sujets à débat, relais entre les utilisateurs et les administrateurs… », énumère Thomas, modérateur expatrié à Londres. L’avenir qui se dessine pour eux semble d’abord être celui de gestionnaires de communautés.

    Du calme revenu, Thomas se félicite. Lui qui « soutient la cause féministe dans tous ses aspects » dit s’être porté candidat à la modération pour en finir avec ces débordements. Il regrette que les efforts de son équipe, lors des derniers mois, aient été si régulièrement niés.

    « Nous réclamions de meilleurs outils depuis longtemps », poursuit-il. Pour les modérateurs bénévoles, ce n’est pas leur bonne volonté qu’il faut mettre en cause, mais l’évolution trop rapide des forums.

    #digital_labor

    https://seenthis.net/messages/645414 via tbn


  • Facebook a versé des millions aux médias français : la stratégie « VIP-VRP » et ses effets - Observatoire européen du journalisme - EJO
    https://fr.ejo.ch/economie-medias/facebook-remuneration-medias-francais-live-video
    https://fr.ejo.ch/wp-content/uploads/EstherVargas-dinerofacebook-bysa2.jpg

    On sait depuis 2016 que Facebook rémunère tant des personnalités que des médias pour produire des contenus sur son réseau social. Cette stratégie est désormais aussi à l’œuvre auprès des médias français (TF1, Le Figaro, Le Parisien, Le Monde, etc.) pour la production de vidéos, révèle l’enquête de Nicolas Becquet. Ces partenariats peuvent représenter jusqu’à 200’000 euros mensuels par titre. Une pratique qui pose la question de la dépendance des rédactions et ouvre la voie à un système à deux vitesses pénalisant les petits médias. Facebook assume, mais minimise l’importance de ce type de partenariat.

    #media #france #facebook

    https://seenthis.net/messages/644870 via trivoallan


  • J’apprends avec 3 jours de retard le décès du grand Edward Herman, notamment co-auteur avec Chomsky de Manufacturing Consent (1988), que je tiens pour le livre qui a eu le plus d’influence sur ce qui est devenu, en France, « la critique des médias » (ou, précisons désormais, la critique de gauche des médias…) et, pour les gens de ma génération, ce que nous avons fait et ce que nous faisons encore avec l’internet.

    Et, comme une confirmation des « filtres » qu’ils ont défini il y a près de 20 ans dans ce livre : il est fort probable que tu sois passé à côté de cette triste nouvelle…

    Noam Chomsky and Edward Herman (Oct. 1, 1993)
    https://m.youtube.com/watch?v=_D6gOowwAVY

    https://seenthis.net/messages/644704 via Nidal




  • How Facebook figures out everyone you’ve ever met
    https://gizmodo.com/how-facebook-figures-out-everyone-youve-ever-met-1819822691

    Having issued this warning, and having acknowledged that people in your address book may not necessarily want to be connected to you, Facebook will then do exactly what it warned you not to do. If you agree to share your contacts, every piece of contact data you possess will go to Facebook, and the network will then use it to try to search for connections(...)

    #Facebook #pymk

    https://seenthis.net/messages/643283 via koantig


  • Leaked Documents Expose Stunning Plan to Wage Financial War on Qatar — and Steal the World Cup
    https://theintercept.com/2017/11/09/uae-qatar-oitaba-rowland-banque-havilland-world-cup

    A plan for the United Arab Emirates to wage financial war against its Gulf rival Qatar was found in the task folder of an email account belonging to UAE Ambassador to the United States Yousef al-Otaiba and subsequently obtained by The Intercept.

    The economic warfare involved an attack on Qatar’s currency using bond and derivatives manipulation. The plan, laid out in a slide deck provided to The Intercept through the group Global Leaks, was aimed at tanking Qatar’s economy, according to documents drawn up by a bank outlining the strategy.

    The outline, prepared by Banque Havilland, a private Luxembourg-based bank owned by the family of controversial British financier David Rowland, laid out a scheme to drive down the value of Qatar’s bonds and increase the cost of insuring them, with the ultimate goal of creating a currency crisis that would drain the country’s cash reserves.

    https://seenthis.net/messages/643774 via Nidal


  • Comment YouTube s’est transformé | InternetActu.net
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/comment-youtube-sest-transforme
    /assets/images/logo_ia.png

    Longtemps, en matière de personnalisation, YouTube est resté assez timide : l’utilisateur pouvait s’abonner à des chaînes… et c’était à peu près tout. Le temps moyen passé sur YouTube ne progressait guère. Désormais (au grand drame des youtubeurs d’ailleurs), les chaînes ne dominent plus YouTube. Quand vous ouvrez YouTube, quelques recommandations proviennent encore des chaînes auxquels vous vous êtes abonnés, mais pas l’essentiel. Il vous recommande plutôt des vidéos selon des critères d’audience, de fraîcheur des contenus ou de centre d’intérêts liés aux mots clefs qui les indexent. Petit à petit, YouTube a modifié ses outils de recommandation dans le but d’augmenter le temps moyen que chacun passe à regarder des vidéos.

    Ce changement et cette réussite, YouTube le doit à Google Brain, la division intelligence artificielle de Google, à laquelle YouTube a recours depuis 2015. Alors que YouTube a longtemps recommandé des vidéos très similaires (d’autres vidéos d’un même compte ou d’un même humoriste par exemple), l’apprentissage automatisé a permis d’élargir la recommandation. Pour cela, YouTube a développé la catégorisation des vidéos (un peu comme Netflix et ses générations de catégories à la volée que décodait Ian Bogost…). Si pour l’instant elles ne semblent pas générées automatiquement, les catégories permettent de recommander des vidéos adaptées : recommander une vidéo politique à quelqu’un qui regarde de la politique par exemple.

    Google Brain s’est mis aussi à recommander des vidéos plus courtes à ceux qui se connectent à YouTube depuis un mobile et plus longues à ceux qui se connectent depuis un écran de télévision. YouTube a réalisé quelque 190 changements en 2016 et il devrait en réaliser plus de 300 cette année. Des tas de petites améliorations qui s’ajoutent les unes aux autres au fil du temps. Il a également adopté un fonctionnement plus rapide qui permet de mieux repérer les vidéos les plus récentes et identifier les vidéos virales pour mieux les recommander. Brain a eu un très fort impact : 70 % du temps passé sur YouTube est le fait des recommandations algorithmiques, estiment ses promoteurs.

    Ce qui a tout changé, explique Jim McFadden, le responsable technique des recommandations de YouTube, c’est quand le moteur de recommandation a décidé de baser ses recommandations algorithmiques non pas sur le nombre de personnes ayant cliqué sur une vidéo, mais sur le temps que les gens passaient à la regarder, le fameux time watch. Le temps passé sur YouTube a alors augmenté de 50 % par an (et ne cesse d’augmenter à un rythme soutenu). Pour YouTube, le fait de regarder une vidéo est devenu un indicateur de sa qualité, tout comme le nombre de liens pointant vers une page a été le critère principal de qualité du pagerank de Google Search.❞

    Pour Todd Beaupre, responsable de la découverte chez YouTube, le moteur de recommandation de YouTube réussit à la fois à croiser ce que vous avez déjà aimé (essentiellement les catégories liées aux contenus sur lesquels vous avez passé du temps) avec ce qui est à la mode et populaire (lié aux mêmes catégories).
    Plutôt que d’élargir les choix, beaucoup reprochent à YouTube d’être très enfermant, notamment du fait de son choix de recommander ce que d’autres ont également regardé et sur lequel ils ont passé du temps. Ces choix de conception ne sont pas sans biais

    C’est moi qui souligne :

    La popularité et l’ addictivité semblent être devenues des critères forts de la recommandation chez YouTube, plus fort que la personnalisation déterminée par les like et dislike (qui semblent n’avoir plus aucun impact), les abonnements ou l’historique de navigation.

    En fait, tous les algorithmes des médias sociaux se désintéressent des choix de l’usager. Ainsi quand on suit une Page de Facebook, cela ne veut aucunement dire que l’on reçoit des informations de nouveautés sur cette page...

    En fait, ce n’est plus la « bulle de filtre » composée de notre réseau social qui est en jeu, mais une « bulle individuelle fabriquée par algorithme ». Le Meilleur des mondes quoi.

    #YouTube #Recommendation #Algorithme

    https://seenthis.net/messages/643234 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • L’Enfer de Dante | L’atelier fiction
    https://www.franceculture.fr/emissions/latelier-fiction/lenfer-de-dante

    Le groupe Syd matters propose sa vision de l’Enfer de Dante, avec une œuvre musicale composée pour cinq musiciens et pour la Maîtrise de Radio France. « L’Enfer » est la première partie de la « Divine comédie » de Dante, écrite au début du XIVe siècle. Dans un grand poème épique et allégorique, Dante nous fait traverser l’Enfer tel qu’il se l’imagine : cavité conique remplie de pécheurs, de diables et de monstres qui nous mène jusqu’au centre de la terre où règne Lucifer. Durée : 53 min. Source : France Culture

    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11984-29.11.2016-ITEMA_21150064-0.mp3

    https://seenthis.net/messages/547853 via Rezo



  • RFC 8280 : Research into Human Rights Protocol Considerations

    Ce #RFC très politique est le premier du groupe de recherche #IRTF #HRPC, dont le nom veut dire « Human Rights and Protocol Considerations ». À première vue, il n’y a pas de rapport entre les #droits_humains et les protocoles réseau. Les premiers relèvent de la politique, les seconds de la pure technique, non ? Mais, justement, le groupe HRPC a été créé sur la base de l’idée qu’il y a de la politique dans le travail de l’#IETF, que les protocoles ne sont pas complètement neutres, et qu’il était nécessaire de creuser cette relation complexe entre protocoles et droits humains. Le premier RFC analyse le problème de base : « #TCP/IP est-il politique ? »

    http://www.bortzmeyer.org/8280.html

    #droits_de_l_homme #DUDH

    https://seenthis.net/messages/641927 via Stéphane Bortzmeyer


  • Inside X, Google’s Moonshot Factory |The Atlantic (novembre 2017)
    https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2017/11/x-google-moonshot-factory/540648

    (…) The decline in U.S. productivity growth since the 1970s puzzles economists; potential explanations range from an aging workforce to the rise of new monopolies. But John Fernald, an economist at the Federal Reserve, says we can’t rule out a drought of breakthrough inventions. He points out that the notable exception to the post-1970 decline in productivity occurred from 1995 to 2004, when businesses throughout the economy finally figured out information technology and the internet. “It’s possible that productivity took off, and then slowed down, because we picked all the low-hanging fruit from the information-technology wave,” Fernald told me.

    The U.S. economy continues to reap the benefits of IT breakthroughs, some of which are now almost 50 years old. But where will the next brilliant technology shock come from? As total federal R&D spending has declined—from nearly 12 percent of the budget in the 1960s to 4 percent today—some analysts have argued that corporate America has picked up the slack. But public companies don’t really invest in experimental research; their R&D is much more D than R. A 2015 study from Duke University found that since 1980, there has been a “shift away from scientific research by large corporations”—the triumph of short-term innovation over long-term invention.

    The decline of scientific research in America has serious implications. In 2015, MIT published a devastating report on the landmark scientific achievements of the previous year, including the first spacecraft landing on a comet, the discovery of the Higgs boson particle, and the creation of the world’s fastest supercomputer. None of these was an American-led accomplishment. The first two were the products of a 10-year European-led consortium. The supercomputer was built in China.

    As the MIT researchers pointed out, many of the commercial breakthroughs of the past few years have depended on inventions that occurred decades ago, and most of those were the results of government investment. From 2012 to 2016, the U.S. was the world’s leading oil producer. This was largely thanks to hydraulic fracturing experiments, or fracking, which emerged from federally funded research into drilling technology after the 1970s oil crisis. The recent surge in new cancer drugs and therapies can be traced back to the War on Cancer announced in 1971. But the report pointed to more than a dozen research areas where the United States is falling behind, including robotics, batteries, and synthetic biology. “As competitive pressures have increased, basic research has essentially disappeared from U.S. companies,” the authors wrote.

    It is in danger of disappearing from the federal government as well. The White House budget this year proposed cutting funding for the National Institutes of Health, the crown jewel of U.S. biomedical research, by $5.8 billion, or 18 percent. It proposed slashing funding for disease research, wiping out federal climate-change science, and eliminating the Energy Department’s celebrated research division, arpa-e.

    The Trump administration’s thesis seems to be that the private sector is better positioned to finance disruptive technology. But this view is ahistorical. Almost every ingredient of the internet age came from government-funded scientists or research labs purposefully detached from the vagaries of the free market. The transistor, the fundamental unit of electronics hardware, was invented at Bell Labs, inside a government-sanctioned monopoly. The first model of the internet was developed at the government’s Advanced Research Projects Agency, now called darpa. In the 1970s, several of the agency’s scientists took their vision of computers connected through a worldwide network to Xerox parc.

    “There is still a huge misconception today that big leaps in technology come from companies racing to make money, but they do not,” says Jon Gertner, the author of The Idea Factory, a history of Bell Labs. “Companies are really good at combining existing breakthroughs in ways that consumers like. But the breakthroughs come from patient and curious scientists, not the rush to market.” In this regard, X’s methodical approach to invention, while it might invite sneering from judgmental critics and profit-hungry investors, is one of its most admirable qualities. Its pace and its patience are of another era.

    #innovation #États-Unis #Google_X #Internet #histoire

    https://seenthis.net/messages/642124 via tbn


  • Corbyn snubs Balfour centennial celebration, slammed by U.K. Jewish group - Europe - Haaretz.com

    https://www.haaretz.com/world-news/europe/1.818483

    Jeremy Corbyn, head of the British Labour party, announced that he would decline an invitation celebrating the 100 year anniversary of the Balfour Declaration, the Jewish Chronicle reported on Sunday.
    Hamas tweeted the article, and commented that the UK should formally apologize and compensate Palestinians for the Balfour Declaration.
    skip - Hamas tweet

    The Chair of the Jewish Leadership Council in Britain, Jonathan Goldstein, called Corbyn’s decision not to attend the event “deeply unfortunate.”
    Corbyn and his Labour party have faced allegations of anti-Semitism since his election to the party’s helm in 2015. Corbyn is a divisive figure among Jewish voters who believe there has been a rise in cases of anti-Semitic statements by party members since then.
    Last month, Corbyn declined to attend a Labour Friends of Israel reception.

    https://seenthis.net/messages/640708 via Nouvelles d’Orient




  • Art Plages d’informations
    http://next.liberation.fr/arts/2017/10/27/art-plages-d-informations_1606264
    http://md1.libe.com/photo/1068033-planche-_landscapes_bd-5jpg.jpg

    Evan Roth raconte cette anecdote fondatrice : « Alors que je faisais un film en Suède, des baleines sont passées à l’horizon. C’était magnifique. J’ai pris des photos et les ai postées sur Instagram. Et je me suis aussitôt détesté de faire cela. J’étais bien incapable de m’asseoir deux minutes pour contempler la scène. » L’artiste américain, né en 1978 dans le Michigan, installé en France pour enseigner à l’école d’art Parsons Paris, a gardé en lui ce moment schizophrène. S’il souhaite que son exposition parisienne soit dédiée à la contemplation, il sait pertinemment que le visiteur, avec son téléphone dans la poche, est sans cesse sollicité par une consommation impulsive, addictive et panurgique des médias sociaux. Ses paysages rose bonbon, vidéos délicatement animées par le souffle du vent, un chien qui passe ou le ressac marin proposent plus qu’un moment contemplatif. Volontairement critiques, ils offrent une méditation langoureuse.

    A Cape Town, Evan Roth a filmé des algues et les vagues dans des séquences ennuyeuses et sublimes de 18 minutes : elles seront forcément interrompues par les push et notifications de nos mobiles. « Mon travail n’est pas aussi beau que des baleines dans la mer mais il questionne l’idée du temps. Je ne cherche pas non plus à culpabiliser les gens, » avance-t-il.

    Pour Landscapes, sa majestueuse installation de 47 écrans verticaux - des écrans de téléphone portable et de télévision -, le plasticien s’est promené sur des rivages en Australie, à Hongkong, en Nouvelle-Zélande, au Royaume-Uni, en Suède, en France et en Afrique du Sud. Sur les plages et bords de mer, il a filmé les câbles internet sous-marins, à l’endroit où ils plongent dans les océans. En fonction des pays, ces tuyaux sont repérables par une signalétique ou totalement secrets. « On se sent très puissant quand on en touche un », confie l’artiste qui pointe leur fragilité, leur exposition à la malveillance et notre dépendance à leur perfusion. Tournées en infrarouge - la même fréquence que la transmission des données dans les câbles sous-marins -, ses images décrivent un monde doux et romantique, sous-tendu par la circulation d’informations à la vitesse de la lumière, sortes de tableaux contemporains au luminisme numérique. Evan Roth évoque l’abstraction colorée d’Etel Adnan et l’art numérique de Cory Arcangel parmi ses influences. Nostalgique des débuts d’Internet, il fait de ses panoramas verticaux une œuvre généreuse : on peut les télécharger à la maison sur nos tablettes en tapant un URL composé de coordonnées GPS. Les ruines d’Evan Roth parlent d’un espace-temps où la Toile était encore une utopie non mercantile.

    #câbles_sous-marins (sans me prononcer sur l’œuvre, j’archive)

    https://seenthis.net/messages/641045 via tbn


  • The meaning of AMP — « Très importante description de ce qu’est en vrai #AMP, le système de cache et d’accélération de pages de Google », dixit @vincib
    https://adactio.com/journal/13035

    So, to summarise, here are three statements that Google’s AMP team are currently peddling as being true:
    – AMP is a community project, not a #Google project.
    – AMP pages don’t receive preferential treatment in search results.
    – AMP pages are hosted on your own domain.
    I don’t think those statements are even truthy, much less true. In fact, if I were looking for the right term to semantically describe any one of those statements, the closest in meaning would be this:
    A statement used intentionally for the purpose of deception.
    That is the dictionary definition of a lie.

    #vassalisation

    https://seenthis.net/messages/641011 via tbn



  • #Facebook : les posts organiques bientôt exclus du fil d’actualité ?
    https://www.blogdumoderateur.com/facebook-posts-organiques-fil-explorer

    Actuellement, seuls quelques pays sont concernés : la Slovaquie, le Sri Lanka, la Serbie, la Bolivie, le Guatemala, le Cambodge et a priori la Serbie et l’Indonésie, selon les témoignages de community managers qui gèrent des pages dans ces pays. Filip Struhárik, journaliste chez Denník N (un média slovaque), a effectué une analyse des interactions reçues par 60 médias slovaques sur Facebook, via l’outil Crowdtangle. Depuis la mise à jour Facebook, l’engagement a été divisé par quatre !

    https://medium.com/@filip_struharik/biggest-drop-in-organic-reach-weve-ever-seen-b2239323413

    https://ressources.blogdumoderateur.com/2017/10/interactions-facebook-noooooooooooo.png

    Voir « vassalisation ».

    #médias_sociaux #information

    https://seenthis.net/messages/639561 via tbn


  • Congress may try to regulate political ads on Facebook (FB) like those on broadcast television — Quartz
    https://qz.com/1105987/congress-may-try-to-regulate-political-ads-in-the-internet-like-those-on-broadca

    The Honest Ads Act would require social media and internet companies that have more than 50 million monthly users to make public detailed information about any political advertiser who spends over $500 on their platforms. It would require these companies to:

    · Make public digital copies of any advertisement these groups purchase, including the dates and times published.

    · Include a description of the audience and political ad target, and the number of times it was viewed.

    · Disclose contact information for the ads’ purchaser, and how much they paid for the ad.

    · Make “reasonable efforts” to ensure that any political ads or messaging isn’t purchased by a foreign national, directly or indirectly.

    Political advertising on the internet is almost entirely unregulated in the US, despite strict rules that date back decades requiring broadcast television stations to disclose who is paying for political ads. When a commissioner from the Federal Election Commission suggested in 2014 that the same rules apply to political advertising on the internet, she was harassed online and off.

    With the bill, the senators aren’t attempting to solve all problems related to propaganda on the internet, just the biggest one, said McGehee. The bill is “carefully crafted,” she said.

    There’s no guarantee that the bill will pass, despite concern in Washington about Russia’s influence. Tech companies such as Facebook have spent tens of millions of dollars in recent years to lobby Congress, the Trump White House has been vehemently anti-regulation, and has called Russia’s interference in the election “fake.”

    (à suivre)
    #publicité #médias_sociaux #infoguerre

    https://seenthis.net/messages/639306 via tbn


  • L’Encyclopédie à portée de clic
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/lencyclopedie-a-portee-de-clic

    Les 28 volumes de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert sont désormais en ligne sur le site de l’Académie des sciences. Une interface numérique aboutie permet de découvrir dans toute sa richesse la plus incroyable entreprise éditoriale du XVIIIe siècle. Alexandre Guilbaud, qui a piloté le projet, nous en dévoile les grandes lignes.

    https://seenthis.net/messages/638127 via CNRS - Le Journal (RSS)


  • Sur la propriété juridique des données personnelles (et leur valeur marchande)

    https://linc.cnil.fr/vivrons-nous-demain-au-moyen-age

    Alors, nouveau système féodal ? En tout cas, il est intéressant de passer ces analyses au prisme de l’esprit du cadre européen de protection des données : le droit français (en particulier par la modification de l’article 1er de la Loi dite "Informatique et Libertés" suite à la Loi pour une République Numérique, ) et le droit européen (Règlement général à la protection des données) évitent soigneusement cette notion de propriété des #données_personnelles, qui peut paraitre séduisante de prime abord, mais est en réalité probablement une impasse : si l’expression « mes données » est une belle manière d’affirmer la souveraineté de l’individu sur ce qui le concerne au premier chef, tout ce qui vient en droit (et dans une moindre mesure en économie) avec la notion de propriété est extrêmement difficile à mettre en musique quand on parle de données, a fortiori de données personnelles. Par exemple les données génétiques d’un individu peuvent être considérées comme des données « pluripersonnelles » comme le rappelle la nouvelle publication de la CNIL sur le sujet (Le point CNIL : Les données génétiques, à la Documentation française, p. 41) : elles sont héritées et transmissibles, donc partagées avec les ascendants et descendants et peuvent porter atteintes à leurs droits. Comment dès lors "jouir et disposer de la manière la plus absolue" d’elles seul, pour reprendre la définition du droit de propriété du Code civil (article 544) ? 

    Le droit européen et français met plutôt en avant le pouvoir de contrôle des individus et leurs droits fondamentaux, par exemple par l’entremise du principe d’"auto-détermination informationnelle" et par l’existence, réaffirmée par le RGPD, des droits des individus sur les données les concernant (accès, suppression, portabilité, …). Peut-être disposons-nous déjà de la base juridique nécessaires aux Lumières du numérique ?

    Ces données ne seraient donc pas si « personnelles » ? Quid, du coup, de leur valeur ? Peut-on se contenter de dire qu’elle est extorquée par les plate-formes numériques ? Cf. Dominique Cardon dans son bouquin co-écrit avec @antoniocasilli, Qu’est-ce que le #digital_labor ? :

    Les plateformes d’intermédiation ne produisent pas un service substantiel (comme de fabriquer les contenus de programmes), mais procédural : agréger de la méta-information ou opérer de la mise en relation. J’ai parfois l’impression que dans le reproche fait à Google ou Facebook de « ne rien faire » pendant que les internautes « font le travail » peuvent s’entendre encore les présupposés de l’économie industrielle opposant le « vrai travail » au « faux service ». À ne pas prendre au sérieux l’importance cruciale prise aujourd’hui par les procédures d’intermédiation (hébergement, agrégation, classements, algorithmes, etc.), on risque toujours de penser qu’il suffirait d’agir du côté des plateformes, ou d’en créer de nouvelles d’un claquement de doigts, pour se libérer de la captation indue de plus-value par les GAFA (Google-Apple-Facebook-Amazon).

    Sans effet réseau, sans artefact de mise en relation, sans algorithme de recommandation, sans métrique de visibilité, nos productions numériques ne seraient plus du travail extorqué, mais elles auraient aussi perdu leur visibilité, leur réputation, les gratifications de l’échange et les honneurs du commentaire, bref, elles seraient sans aucune valeur, ni monétaire ni symbolique. Ce raisonnement d’économie « industrielle » fait comme s’il existait une valeur « unitaire » des productions individuelles, ou des données, des internautes, alors que, à l’unité, ces productions, ou ces données, sont sans valeur aucune. C’est leur transformation par un mécanisme d’agrégation, de calcul, de comparaison, de filtre, de classement ou de recommandation qui leur confère un sens (pour les internautes) et une valeur (pour les plateformes). Le service rendu par la plateforme, qui consiste à agréger les interactions et à automatiser la révélation d’une « intelligence collective » des productions unitaires grâce à des algorithmes, est négligé ou minoré dans ces travaux, alors que c’est lui qui rend valorisable le travail gratuit des internautes.

    https://seenthis.net/messages/638633 via tbn


  • Who’s Afraid of George Soros? – Foreign Policy (10/10/2017) http://foreignpolicy.com/2017/10/10/whos-afraid-of-george-soros

    BUCHAREST, Romania — Last winter, in the middle of anti-corruption demonstrations, a television broadcaster accused George Soros — the Hungarian-born, Jewish-American billionaire philanthropist — of paying dogs to protest.

    The protests in Bucharest, sparked by dead-of-night legislation aimed at decriminalizing corruption, were the largest the country had seen since the fall of communism in 1989. Romania TV — a channel associated with, if not officially owned by, the government — alleged the protesters were paid.

    “Adults were paid 100 lei [$24], children earned 50 lei [$12.30], and dogs were paid 30 lei [$7.20],” one broadcaster said. 

    Some protesters responded by fitting their dogs with placards; others tucked money into their pets’ coats. One dog stood next to a sign reading, “Can anyone change 30 lei into euro?” Another dog wore one that read: “#George_Soros paid me to be here.”

    “The pro-government television, they lie all the time. In three sentences, they have five lies,” investigative journalist Andrei Astefanesei told Foreign Policy outside a gyro shop in Bucharest. “I told you about that lie, that Soros paid for dogs. ‘If you bring more dogs in the street, you get more money.’” He laughed.

    Romania TV was fined for its false claims about Soros. But the idea — that roughly half a million Romanians, and their dogs, came to the streets because Soros made them do it — struck a responsive chord. It’s similar to the idea that Soros is personally responsible for teaching students about LGBTQ rights in Romanian high schools; that Soros manipulated the teenagers who led this year’s anti-corruption protests in Slovakia; and that civil organizations and what’s left of the independent media in Hungary wouldn’t exist without Soros and his Open Society Foundations.

    The idea that the 87-year-old Soros is single-handedly stirring up discontent isn’t confined to the European side of the Atlantic; Soros conspiracies are a global phenomenon. In March, six U.S. senators signed a letter asking Secretary of State Rex Tillerson’s staff to look into U.S. government funding going to Soros-backed organizations.

    “Our skepticism about Soros-funded groups undermining American priorities goes far beyond Eastern Europe,” said a spokesperson for Utah Sen. Mike Lee, who led the initiative, when asked if there was some specific piece of evidence of Soros-funded activity in Eastern Europe that prompted the letter or if concerns were more general.

    Soros has even been linked to former NFL quarterback Colin Kaepernick, who knelt during the national anthem to protest police brutality. “Congrats to Colin Kaepernick for popularizing the hatred of America. Good work, bro,” Tomi Lahren, a conservative commentator, tweeted during the controversy. “Your buddy George Soros is so proud. #istand.”

    On Twitter, Soros has also been held responsible for the recent Catalan independence referendum and the mass shooting in Las Vegas.

    But one of the places in which suspicion of Soros is most obvious is Central and Eastern Europe. There, Soros is not unlike the Mirror of Erised in Harry Potter, except that while the fictional mirror shows what the viewer most desires, Soros reflects back onto a country what it most hates.

    In Romania, where the head of the ruling party said Soros wants to do evil, the billionaire is not to be trusted because he’s Hungarian. In Hungary, where Prime Minister Viktor Orban has reportedly declared that Soros will be a main campaign theme in next year’s general election, he’s a traitor. And everywhere, he is Jewish, his very name a nod to the anti-Semitism that runs deep throughout the region.

    Now, Soros’s effectiveness as a bogeyman for conservative governments will be put to the test, literally. This week, Hungary is holding a “national consultation,” essentially a referendum designed to condemn Soros and his views on immigration. The government-funded questionnaire will be open to the country’s adult citizens and is meant to solicit their views on the Hungarian-born Holocaust survivor.

    “George Soros has bought people and organizations, and Brussels is under his influence,” Orban said in a radio interview Friday in the run-up to the consultation. “They want to demolish the fence, allow millions of immigrants into Europe, then distribute them using a mandatory mechanism — and they want to punish those who do not comply.”

    Soros declined an interview for this article, but a spokesperson for the Open Society Foundations, the main conduit for Soros’s philanthropic efforts, chalked up the backlash to his outspokenness. “He’s a man who stands up for his beliefs,” Laura Silber, a spokeswoman for the foundation, told FP. “That’s threatening when you’re speaking out against autocrats and corruption.”

    Blame and hatred of Soros are, to borrow from Karl Marx and Friedrich Engels, a specter haunting Central and Eastern Europe. But how did an 87-year-old billionaire thousands of miles away become the region’s most famous ghost?

    #conspirationnisme

    https://seenthis.net/messages/638622 via tbn


  • Goodbye Uncanny Valley on Vimeo
    https://vimeo.com/237568588

    It’s 2017 and computer graphics have conquered the Uncanny Valley, that strange place where things are almost real... but not quite. After decades of innovation, we’re at the point where we can conjure just about anything with software. The battle for photoreal CGI has been won, so the question is... what happens now?

    CREDITS:

    Written and animated by Alan Warburton with the support of Tom Pounder and Wieden + Kennedy.
    Music by Cool 3D World (cool3dworld.com/)
    Special thanks to: Leanne Redfern, Nico Engelbrecht, Iain Tait, Indiana Matine, Katrina Sluis, David Surman, Jacob Gaboury and Daniel Rourke.

    Animated backgrounds generously provided by:

    • Quixel (quixel.se/)
    • Katarina Markovic (youtube.com/channel/UCcr4QTtAK9N96pf_Z_zVqWg)
    • Roman Senko (vimeo.com/rendan)

    Featuring work by:

    • Al and Al (alandal.co.uk/)
    • Albert Omoss (omoss.io/)
    • Alex McLeod (alxclub.com/)
    • Barry Doupe (barrydoupe.ca/)
    • Claudia Hart (claudiahart.com/)
    • Cool 3D World (cool3dworld.com/)
    • Dave Fothergill (vimeo.com/davefothergillvfx)
    • Dave Stewart (vimeo.com/davegrafix)
    • Drages Animation (youtube.com/user/drakhean)
    • El Popo Sangre (vimeo.com/elpoposangre)
    • Eva Papamargariti (evapapamargariti.tumblr.com/)
    • Filip Tarczewski (vimeo.com/ftarczewski)
    • Geoffrey Lillemon (geoffreylillemon.com/website/)
    • Jacolby Satterwhite (jacolby.com/home.html)
    • Jesse Kanda (jessekanda.com/)
    • John Butler (vimeo.com/user3946359)
    • Jonathan Monaghan (jonmonaghan.com/)
    • Jun Seo Hahm (vimeo.com/junseohahm)
    • Kathleen Daniel (duh-real.com/)
    • Katie Torn (katietorn.com/index.html)
    • Kim Laughton (kimlaughton.tumblr.com/)
    • Kouhei Nakama (kouheinakama.com/)
    • LuYang (luyang.asia/)
    • Mike Pelletier (mikepelletier.net/)
    • Nic Hamilton (nichamilton.info/)
    • Pussykrew (hybrid-universe-emulation.net/)
    • Rick Silva (ricksilva.net/)
    • Sanatorios (instagram.com/sanatorios/)

    excellente présentation des recherches actuelles en CGI, au cinéma et dans l’art
    @jasmine @elsa

    https://seenthis.net/messages/637765 via Fil


  • Les ingénieurs de Facebook et Google ont des états d’âme
    https://usbeketrica.com/article/temoignages-ingenieurs-facebook-google-economie-attention-addiction-res

    L’ex-stratège de Google a construit le système qui permet à l’entreprise de mesurer l’impact des publicités vendues dans le monde. Le jeune homme de 35 ans confie au Guardian que l’industrie de la tech est pour lui « la plus importante, la plus standardisée, et la plus centralisée des formes de contrôle de l’#attention de l’histoire de l’humanité ».

    #dissonance_cognitive #médias_sociaux

    https://seenthis.net/messages/638089 via tbn